Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Page(s) complémentaire(s)
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (5)

Références

Le devoir, 1993-12-11, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
FONDE EN 191 O LE DEVOIR Vol.I X X X I V X o 2 8 7 LES ARTS Théâtre: New York «off» PAGE C 1 I* K R S P E CT I V E S GATT, GATT, GATT.GOLF J e a ii - R o b e r t S a n s f a ç o n C’est au galop que se déroule la dernière ronde de négociations du GATT à Genève.L’entente commerciale d’une envergure jamais vue qui paraissait impossible il y a tout juste deux semaines, semble aujourd’hui en bonne voie d’être conclue.Dans nombre de secteurs, le Canada s’en tire bien.Mais pour l’agriculture et la culture, rien n’est certain.Le GATT (Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce), ce sont 115 pays, dont 70 en développement, qui s’échangent chaque année l’équivalent de quelque 3 700 milliards de dollars de biens et de services, soit lequiva-peu moins que la moitié du PIB américain.Depuis sa création en 1947, l’accord a permis de réduire les droits de douane d’une moyenne de 40% qu’ils étaient à une moyenne de 4%, et bientôt de 3%.Si certaines productions nationales plus sensibles à la concurrence étrangère sont encore protégées par des tarifs douaniers excessivement élevés (par exemple, le Canada voudrait imposer un droit de douane de 300% sur les importations de beurre), d’autres biens franchissent depuis longtemps les frontières sans aucun tarif.Mais pendant ces quarante années, les pays ont trouvé d’innombrables moyens aussi subtils les uns que les autres, des normes d’hygiène les plus pointilleuses aux généreuses subventions, pour favoriser les entreprises nationales au détriment des concurrents étrangers.C’est donc pour éliminer le plus grand nombre possible de ces barrières non-tarifaires, ou les remplacer par des tarifs quantifiables qu’il sera possible de réduire progressivement, que l’on a entrepris cette nouvelle ronde.De plus, a la demande des Américains, mais aussi des Européens, les pays ont convenu d’étendre le champ d’application des règles d'échange à de nouveaux secteurs de l’économie mondiale, tels l’agriculture, l’aéronautique et les services C'est ainsi que le Japon et la Corée viennent d’accepter d’ouvrir leurs marchés au riz étranger, une concession symbolique de première importance qui a forcé le président coréen à présenter ses excuses sur les ondes de la télévision nationale.De son côté, la France a finalement dit oui à une version remaniée du préaccord de Blair House interyenu l’an dernier entre l’Europe et les Etats-Etl detLX l biis, une entente qui devrait ralentir la guerre mondiale des céréales ren-semaines, due possible grâce aux milliards en , , subventions des gouvernements, on a regie plus Quand aux Etats-Unis, ô surprise ! ri > lift |, ils ont finalement accepté la création ue lluges que ci’un mécanisme international pour le nenrl int W règlement des différends commer-D ‘ " riaux.Quand on sait jusqu’à quel ix)int sept dernières '(‘s Américains tiennent à leur pouvoir * ‘ de décider de ce qui constitue une in- années fraction aux règles commerciales, on comprend l’importance de cette concession pour le reste du monde.Grand exportateur de céréales et premier fournisseur des Etats-Unis pour de nombreux autres produits, le Canada profitera de ces deux ententes.Comme il profitera aussi de l'abolition des tarifs sur les pâtes et papiers, le bois et les produits pharmaceutiques, résultat des négociations des derniers jours.Par contre, comme on s’y attendait depuis un certain temps, le risque est grand d’assister au démantèlement du fameux système de «gestion de l’offre» qui protège les producteurs de lait, de volaille et d’oeufs.Barrière non-tarifaire par excellence, les quotas de production de lait ou de poulet seraient donc remplacés par des tarifs douaniers, eux-mêmes appelés à diminuer progressivement au cours des ans.Comme ces fameux «quotas» valent des centaines de milliers de dollars sur le marché, on comprend le ministre fédéral de l'Agriculture de faire des pieds et des mains pour trouver une solution satisfaisante pour les agriculteurs.S'il n’y parvient pas, il aura des dizaines de milliers de producteurs aux trousses, chacun revendiquant une compensation de l’Etat pour la perte sèche due à la mort des quotas.N’est-ce pas là le message à peine voilé, la menace même, que lui adressait le président de l'U PA cette semaine ?Du côté de l’audiovisuel, de la culture, rien n’est réglé.D' Canada appuie la France (ou l’inverse?) dans sa volonté d’exempter le cinéma et la télévision des règles normales établies pour le secteur des services, mais les Etals-lbiis insistent pour qu’une partie des taxes perçues lois de la projection de films américains reviennent à ses producteurs.A quelques jours de l’échéance du 15 décembre, il demeure donc impossible d’évaluer l'étendue des gains et des pertes de cette gigantesque partie de troc.En deux courtes semaines, on a réglé plus de litiges que pendant les sept années qu’a duré la présente ronde de négociations, chacun des protagonistes ayant réservé ses dernières munitions, ses concessions les plus sensibles, pour l’heure des ultimes tractations.Aujourd'hui même, les ministres dg Commerce du groupe sélect de la «quadrilatérale» —Etats-Unis, Europe, Japon et Canada— se rencontrent à Genève pour faire le point.Quant aux premiers ministres, on les dit tous aux aguets, prêts à intervenir.Tous.sauf M.Chretien qui termine une partie de golf en Floride.I N I) E X VI |(Rn»s Agenda culturel .CH 1ivres 1)1 # e* Ann.dwMfat .111 1 le Monde.AH .V 1 es Arts .Cl Montréal A3 Météo Avis publies .BP Mots croisas BP Neige Économie .Ht Politique A6 Max: -3 Editorial .AK) les Sports.BI2 1 fétails en lîl 1 MONTH ÉA I.I.E S SAMEDI II ET DIMANCHE 12 DECEMHI1E M) il I ('AIMERS 1.3 0 S + l'I'S + IV() LIVRES Le nouveau Grand Livre de la musique L'ÉCONOMIE # Deux banques récompensées pour leur prudence MONTRÉAL Une salle de 450 places pour Carbone 14 page: d t ’AGE B 1 ’AGE A 3 Médecine-choc pour la région de Montréal Le rapport Pichette plaide en faveur d’un nouvel ordre politique KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Le Montréal métropolitain se fait servir une médecine-choc.C’est en effet à un nouvel ordre politique que le Groupe de travail sur Montréal et sa région convie 102 municipalités dans son rapport rendu public hier.D' GTMR propose de réaménager complètement les structures actuelles, question de regrouper les forces pour créer davantage de cohésion.La création d’un organisme régional décisionnel, la Région métropolitaine de Montréal, constitue d’ailleurs la première des 105 recommandations du rapport.La Région métropolitaine de Montréal serait dirigée par un Conseil métropolitain composé de 21 élus municipaux.Les maires des villes de Montréal, Iuival et Lon-gueuil y siégeraient d’office.Des commissions permanentes sur lesquelles se retrouveraient des élus de divers paliers de gouvernement et des représentants des milieux socio-économiques de la région, assisteraient le Conseil métropolitain dans son travail de concertation et de planification.Cette superstructure chapeauterait quatre Organismes intermunicipaux de services (OIS) —un pour les basses-Laurentides, deux sur la Rive sud et un regroupant 29 municipalités de l’ile de Montréal— auxquels s’ajoutent la'Ville de Laval.Cette formule de gestion de services communs (en vertu d’une délégation de compé- tences des municipalités) serait rendue obligatoire.Du coup, le Groupe de travail sur Montréal et sa région suggère d’abolir les 12 Municipalités régionales de comte (MRC) ainsi que de transformer profondément la Communauté urbaine de Montréal en réduisant ses fonctions à celles d’un OIS.De plus, les 12 membres du Groupe considèrent essentiel que les gouvernements provincial et fédérai adaptent leurs actions a la formule retenue.Il est également recommandé que le Montréal métropolitain ne forme désormais qu’une seule région administrative plutôt que cinq.«Il n'y a jamais eu de cadre d’aménagement et de VOIR PAGE A 12: MONTRÉAL Le flop des bébés-dollars t r t \ ifs *• ' 4 PHOTO JACQUES NADEAU Les premiers enfants nés à l’ère des bébés-dollars ont aujourd'hui cinq ans.Entourées de leur mère Danièle Auclair, Adrienne (à droite), et Justine (à gauche) font partie de ces 3ème et 4ème enfants sur qui Québec a fondé, en 1988, le gros des efforts de sa politique pro-nataliste.Les mesures pro-bambins n’ont pas fait de miracles La courbe des naissances lorgne à nouveau vers le bas ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Les premiers poupons de l’ère des bébés-dollars ont aujourd’hui cinq ans.Sauvé de la dénatalité le Québec?Pas vraiment.Ixjs mesures pro-bambins du gouvernement n’ont pas fait de miracles.Depuis trois ans, l'indice de fécondité est au beau fixe et la courbe des naissances lorgne à nouveau vers le bas.Cette année, il naitra au Québec environ 4500 bébés de moins que l’an dernier.Après un mini baby-boom, le rythme des naissances est passé de 98 000 en 1990, à 97 000 en 1991, 96 000 en 1992 et chutera à près de 92 000 en 1993.Récession, effets démographiques, bien des facteurs jouent dans la balance de la natalité.Au premier rang, on constate que les femmes en âge de procréer sont de moins en moins nombreuses dans la population.Aujourd’hui, plusieurs spécialistes s’entendent pour dire que les bébés-dollars, ces bonis à la naissance instaurés en 1988 par Québec pour stimuler la natalité, ont eu peu ou pas d’effets sur la décision des Québécoises d'avoir ou non des enfants.«Ces allocations n’ont pas vraiment eu d’impact sur les taux de natalité.Car la hausse a été entraînée par les naissances de premiers et deuxièmes enfants.Dans ces VOIR PAGE A 12: MIRACLES Les Génies débarquent à Montréal ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Gagneront, gagneront pas les courses des prix Génie, les 32films brefs sur ('demi Goulet de François Girard pour fêter après Cannes l’année piano du cinéma?Le suspense dure jusqu’à dimanche soir.Ils auront mis quatorze ans avant d’arriver à Montréal.Quatorze années pour descendre de Front Street au boulevard Rcne-l.évesque, en changeant de langue au passage.Demain soir à la télé de Radio-Canada, à 19h30, le 14e gala des Génies, les «Oscars canadiens», première dans leur histoire, seront octroyés en terre québécoise.Qui plus est, en français.Avec Lucien Bouchard en selle à Ottawa, et le référen- dum dans la lorgnette, l’événement a des odeurs politiques.Montréal devrait s’en tirer avec les honneurs de la guerre.Après tout, la métropole québécoise pose à l’experte nationale du gala toutes catégories, le spectacle annonce dimanche une performance de Robert Ixjpage, à grand renfort d’effets spéciaux.Sons et lumières.Et Marc Labrèche, à l’animation.On marquera le coup, promettent les responsables.Du temps, de l’énergie et des jeux de diplomatie, David Novek, le président de l’Académie, section Québec, en a mis pour rapatrier le morceau à Montréal.Au départ, plusieurs de Les Russes aux urnes demain Des électeurs confus dans un pays en déroute .1 E N N I F E R A L L E Y N COLLABORATION SPÉCIALE Moscou — Il ne reste que quelques heures avant que les Russes se prononcent sur l'avenir de leur pays en déroute.En plus d’élire les candidats qui formeront le nouveau parlement, les quelque 107 millions d’électeurs devront également répondre à la question référendaire: «Acceptez-vous la constitution de la Fédération russe?».Mais comme beaucoup de questions référendaires, sa formulation ambiguë laisse la population confuse et certains se demandent s’il s'agit de la constitution présente (en vigueur depuis 1961) ou de celle que propose le président Boris Eltsine.C’est dans ce climat de confusion que se déroule depuis le 21 novembre, la campagne électorale de ces premières législatives dites démocratiques.Bien que 13 partisse partagent l’arène et que les choix soient nombreux, la population russe ne semble pas partager l’excitation ressentie en Occident à l'égard de cette apparition de la democratic en Russie.«Je ne les crois pas, explique Gleb Pishkounov», un employé de 24 ans chez DHL Courrier.Il n’y a pas un seul candidat qui me représente vraiment.Ils sont soit trop radicaux avec leurs réformes, soit trop conservateurs avec leurs idées de restaurer l’empire soviétique, tout ce que j’espère c’est que les communistes n'obtiendront pas trop de votes.» Un des rares à me témoigner son opinion, les autres préférant se taire lorsque le sujet est lancé.Gleb ne cache pas son pessimisme: «Pour nous, cette campagne n’est qu’un jeu: entre ce qu’ils disent et ce qu'ils font, la fosse est profonde,» ajoute-t-il.Cette campagne, contrairement aux campagnes nord-américaines, est plutôt discrète.lx‘s partis, financés principalement par des investisseurs privés, pour la plupart des banques préférant garder l'anonymat, ne disposent pas de budgets aussi faramineux.Ainsi, ce ne sont pas des murs placardés d’affiches ou des billets de faveur distribués stratégiquement mais bien des messages télévisuels ou radiophoniques qui tentent d’influencer l’opinion publique.En effet, la campagne se joue majoritairement le soir, sur les ondes de la chaîne nationale Ostenkino, alors que les différents partis se disputent les précieuses minutes d’antenne électorale.Mais comme le rapportait le Moscow Times, la semai- «Le pays est en ruines, Eltsine n'a tenu aucune de ses promesses et vous me demandez de voter pour sa constitution» VOIR PAGE A 12: RUSSIE Autres informations en page A 8 VOIR PAGE A 12: GÉNIES Une scène de Trente deux films brefs sur (demi Gould, le grand favori de la course. ACTUALITES r MONTREAL «Un nouveau pacte fiscal devra aussi être conclu SUITE DE LA PAGE 1 développement de la région», justifie le président du Groupe de travail, Claude Lichette.Ix- maire de Montréal, Jean Doré, abonde dans le même sens.«Jusqu’à maintenant, on a travaillé de façon morcelée; on s’est pilé un peu sur les pieds.Le rapport qui nous est proposé est audacieux, visionnaire et porteur d'avenir», affirme M.Doré pour qui, il est clair que l’élimination du chevauchement de certains services permettra une réduction appréciable des coûts.Le regroupement des services policiers de base est l’un des exemples présentés.«Il reste que c’est une plomberie qui sera difficile à mettre en place et qui ne fera pas l’unanimité.Mais il faut cesser les luttes entre municipalités, sinon c’est l'asphyxie de la région à plus ou moins brève échéance», soutient le président du Comité exécutif de la Communauté urbaine de Montréal, Michel Hamelin qui qualifie le rapport du Groupe de travail de courageux.«Un nouveau pacte fiscal devra aussi être conclu entre le gouvernement du Québec et les municipalités afin notamment de diversifier les sources de revenus des municipalités», peut-on lire dans le document.On y recommande que Québec verse aux municipalités «la pleine compensation tenant lieu de taxes à l’égard des immeubles des réseaux de l’éducation post-secondaire et des affaires sociales», «une aide financière couvrant le coût du transport scolaire et à la CUM une compensation pour les fonctions spécialisées exercées par son service de police».Quant au financement de la superstructure, M.Lichette propose entre autres d’imposer un «droit d’un dollar sur les nuitées dont le produit sera versé dans un fonds métropolitain de promotion touristique».Il recommande également de hausser les droits sur les immatriculations pour couvrir les dépenses du réseau routier de la région montréalaise.Les 102 municipalités seraient aussi appelées à contribuer en déboursant une quote-part équiva- lant à 3C par 100$ de richesse foncière.Tout ce train de mesures doit prendre forme dans les plus brefs délais selon le président du Groupe, Claude Lichette.«Il faut agir rapidement parce que le temps joue contre ce rapport, dit-il.Ça va dépendre de la volonté des citoyens de la région pour qu'il y ait des suites.» Ix maire de Laval, Gilles Vaillancourt, ne se montre pas si pressé.«Il faut avoir le sens de la diligence sans bousculer personne.Il faut prendre le temps de partager l’information», considère M.Vaillancourt qui prévoit par ailleurs des tensions quant à l’abolition de certaines structures.En janvier prochain, les maires de Laval, Montréal, Ixmgueuil ainsi que la présidente de la Conférence des maires de la banlieue de Montréal se rencontreront pour discuter des suites à donner à ce rapport remis au ministre des Affaires municipales, Claude Ryan.Ce dernier devrait commenter le document au début de la semaine prochaine.MIRACLES Québec a fait un constat d'échec SUITE DE LA PAGE 1 cas, les allocations étaient vraiment symboliques», estime Mme Janet Dorozynski, professeur à Concordia et auteure d’une thèse sur les femmes et les politiques démographiques du Québec.L’effet mini-boom de 1987-90 a aussi été expliqué par la vague des mères baby-boomers qui avaient retardé de quelques années leur projet de fonder une famille.En mai 1988, le ministre des Finances Gérard D.Levesque édictait son premier budget «famille», doublé de bébés-bonis, espérant voir grimper l’indice de fécondité de 1,4 à 1,8.En 1987, l’indice avait plongé à 1,37, faisant du Québec l’un des endroits les moins féconds sur la planète.A l’époque, le gouvernement Bourassa alloua 500$ pour le premier enfant, 500$ pour le second et 3000$ pour les enfants subséquents.Depuis, les bébés-bonis sont restés les mêmes pour le premier enfant, ont atteint 1000$ pour le second et 8000$ pour le troisième enfant.«Si on n’agit que sur le 3ième enfant, on n'arrivera pas à influer sur l’indice de fécondité.C’est trop marginal.En fait, on n’a jamais fait d'analyse sérieuse sur les facteurs réels qui ont influencé les gens à avoir des enfants.Aucun biîan n’a été fait de ces mesures», estime Mme Madeleine Rochon, démographe au ministère de la Santé et des Services sociaux.De fait, depuis cinq ans, on constate une hausse sensible et croissante des naissances de troisièmes et quatrièmes enfants qui a atteint 15%.Effet de la politique?On ne sait trop.Mais ces enfants ne représentent environ que 15% de l’ensemble des nouveaux-nés au Québec.Tout compte fait, la grande majorité des familles (deux enfants ou moins) ne reçoivent qu’une somme symbolique.D’autres spécialistes, comme Renée Dandurand, anthropologue à l’Institut québécois de recherche sur la culture (IQRC) trouvent même dangereuse l’idée d'une politique axée sur le troisième enfant de la famille.«On sait que le troisième enfant, c’est le seuil où les femmes abandonnent le marché du travail.C’est peut-être bon pour la natalité, mais est-ce bon pour les femmes?», avance-t-elle.Ni le Conseil de la famille et ni le Secrétariat à la famille n’ont fait à ce jour de bilans officiels de cette politique.Ixs deux organismes se fondent sur la hausse des bébés de 3ième et 4ième rang pour dire que la politique a eu les effets escomptés.«On ne dit pas de laisser dans l’ombre les premiers et le deuxièmes enfants.En fait, nous n’avons pas de position particulière sur ce sujet», explique M.Jean-Lierre I.amoureux, secrétaire du Conseil de la famille qui croit que cette politique a permis d'accorder plus d’importance à la famille dans la société.Mais en coulisses, des indices donnent toutes les raisons de croire que Québec a fait un constat d’échec du côté «pro-nataliste» de ces mesures.Le Secrétariat à la famille, qui relève directement du bureau du premier ministre, est à revoir l’ensemble des programmes qui touchent la famille.Les mesures sont-elles équitables, bien ciblées, suffisantes?Autant de réponses à ces questions seront fournies dans un nouveau plan d’action du gouvernement sur la famille qui doit être déposé à l’automne 1994.De plus, les travaux d’un comité interministériel sur la population créé pour trouver des solutions au problème de la dépopulation au Québec viennent d’achopper.Les divergences entre les tenants de la natalité et ceux de l’immigration auraient mené à l'éclatement du comité.Selon certaines sources, le gouvernement aurait tacite- ment fait le choix de l’immigration pour pallier plus rapidement et à moindre coût le problème de la dénatalité du Québec.Austérité budgétaire oblige.Lour qu’une politique incite vraiment les femmes qui souhaitent — mais ne peuvent — mettre au monde des enfants, il faudrait un effort considérable.«Même pour le premier enfant, les jeunes font maintenant un calcul sérieux.Les conditions sont très difficiles.Lour avoir un réel effet sur la natalité, il faudrait tellement investir qu’on n’en a pas les moyens», croit M.Lamoureux.Des parents comme Mme Danièle Auclair, mère de quatre enfants, ne lèvent pas le nez sur le coup de pouce que leur a donné le gouvernement au troisième enfant.A la naissance d’Adrienne, en 1988, elle a pu bénéficier d’un versement de 400$ aux trois mois grâce au bébé-boni versé au 3e enfant.Justine, la petite dernière de 18 mois, pourra aussi jouir des mêmes allocations jusqu’à l’âge de 6 ans.«Ça n’a jamais influencé notre décision d’avoir ou non un 3ème ou un 4ème enfant, confie Danièle.Les allocations, ça aide toujours un peu.Mais il y aurait tellement d’autres priorités, comme faire payer moins d’impôts aux familles.Il y a aussi quelque chose d’illogique à payer des taxes sur des souliers d'enfants.Lour les grosses familles qui ont beaucoup de dépenses incontournables, les taxes sont très lourdes à porter.» Des groupes comme la Fédération des femmes du Québec ont déjà pressé le gouvernement de mettre plus d’argent dans les services de garde et des programmes à long terme plutôt que d’aider les familles à coup de petits bonus.Mais en ces temps de disette, non seulement le frein est-il mis sur le développement des places en garderie, mais toutes les autres mesures sont sur la sellette.Y compris les bébés-bonis.RUSSIE 95% des jeunes ne s'intéressent pas aux élections SUITE DE LA PAGE 1 ne dernière, le temps alloué aux candidats a été distribué de façon excessivement injuste.Ainsi, le député premier ministre Egor Gaidar (et auteur des réformes instaurées par Eltsine) a reçu 28 minutes pour Le choix de la Russie, alors que Vladimir Zhirinovski et son Larti démocrate-libéral recevait 17 minutes.Suivait le dirigeant du parti communiste Gennadi Zyuganov avec six minutes d’antenne alors que Gregori Yavlinsky, réformiste plus modéré, devait se contenter de 10 secondes! Mais ce n’est pas tout.Apres avoir finalement déterminé une durée fixe et égale pour tous les partis, c’est le contenu qui a été révisé.Le président Boris Eltsine a Signer su earte de don d'organes.c’est pour la vie convoqué les 13 partis en lice la semaine dernière et a menacé de retirer le temps d’antenne alloué gratuitement aux partis qui s’en serviraient pour critiquer ouvertement les actions du gouvernement ou la constitution.Si l'opposition ne peut s’exprimer, et si la critique est tenue en laisse, on se demande si les électeurs seront dimanche, réellement en mesure de faire un choix informé.En intervenant dans le processus électoral.Le président et ses acolytes démontrent une incompréhension inquiétante de ce qui rend des élections démocratiques.De plus, en admettant que la constitution soit acceptée lors du référendum, il risque de lui manquer un élément essentiel à sa survie: la crédibilité.Les Russes ne sont pas dupes.Alexandre Oison, directeur de la Fondation de l’opinion publique, confiait récemment dans une entrevue, que les journaux russes publient les chiffres et les informations qui conviennent le mieux a leur position.Ainsi,«trois quotidiens se sont servi des résultats d’un sondage conduit par notre bureau sur le pourcentage qu’obtiendrait le Larti le choix de la Russie aux prochaines élections», dit-il.«Moskovski Komsoniolets rapporte 37%, Moskovskye No-vosti 27% et Nezavisimaya 16%.Notre bureau avait prédit 22%.! Alors comment voulez-vous vous faire une idée juste de la situation?Encore faut-il vouloir s’en faire une.Une enquête menée par le Moscow Times auprès des étudiants de l’Université de Moscou révèle que 95% des jeunes ne s’intéressent pas du tout aux élections.Saturés de promesses volatiles et choqués par le comportement de leur chef lors du saccage de la Maison Blanche surve-nu le 4 octobre dernier, les jeunes ont |>erdu le peu d’intérêt qu’ils avaient encore en 1991 pour la politique de leur pays.«J’ai participé aux dernières élections, j’ai voté pour Eltsine car je croyais en lui, mais il a fait tant d’erreurs depuis et la situation est devenue si chaotique aujourd'hui, que je ne veux plus en entendre parler» confie un chauffeur de taxi de 28 ans qui étudie le jour a l’Institut de recherches spatiales de Moscou.Tout comme lui, les ouvriers d’une usine de Samara, en Russie centrale n’hésitent pas a crier leur mécontentement.«Ix pays est en ruines, Eltsine n’a tenu aucune de ses promesses et vous me demandez de voter pour sa consti- tution» lance un ouvrier en colère, lors de la visite d’un candidat indépendant dans cette usine de province.Lour Vladimir Nikolayev, 47 ans, ingénieur et sa fille Lena, 24 ans, les discours télédiffusés chaque soir, n’ont rien de nouveau.«Tous ces politiciens s’empressent de nous répéter ce qui devrait être fait mais aucun d’entre eux ne dit comment faire!» dit-il.On aurait tendance à croire que les membres de la classe moyenne seraient parmi les plus fervents participants de ces grandes élections et pourtant, les promesses électorales ne semblent pas réussir à traverser les murs de méfiance et d’incrédulité que les électeurs ont érigés au fil du temps.La réforme n’est donc peut-être pas si populaire en Russie qu’elle le laisse entendre.Menée de façon très radicale depuis deux ans, elle a conduit à une dégradation vertigineuse de la qualité de vie en Russie et ceux qui en souffrent aujourd'hui ne sont pas d’humeur à aller voter.Ixs plus enclins à se présenter aux bureaux de scrutin sont les gens d’affaires qui profitent de cette nouvelle économie de marché ou du moins de cette période de transition pour créer des entreprises qui deviennent rapidement fructueuses.«J’espère que les Russes vont voter en faveur des mesures réformistes, car c’est la seule façon d’atteindre une stabilité.Ça risque de prendre du temps mais il ne faut pas arrêter le processus qui est en cours» soutient Tanya Louchakova, 36 ans, gérante d’un grand magasin d’appareils électroniques du centre-ville.Tenant à peu près le même discours, Eltsine s’est adressé à la population jeudi soir, dans un message télévise: « Tant et aussi longtemps que la constitution ne sera pas acceptée, nous ne serons pas a l’abri d’une guerre civile (.).Il n’en tient qu’a vous de choisir le retour de la paix et du calme en Russie.Si adoptée, la nouvelle constitution fournirait les fondations de la société post-communiste que Boris Eltsine a promis de construire.Ixs politiciens qualifient ce vote de «crucial».Il ne reste plus qu'a espérer que la population, malgré la fatigue et la désillusion quelle a démontré en cours de campagne, participe suffisamment aux élections pour qu’elles reçoivent ajuste titre la qualification de «premières élections législatives démocratiques en Russie».!* 3 GÉNIES Pour l'alternance Toronto-Montréal SUITE DE LA PAGE 1 nos producteurs locaux souhaitaient conserver les Génies à Toronto.«Rien de tel pour le rayonnement du cinéma québécois hors de ses frontières», estimaient-ils.Mais No-vek répondait que Montréal est après tout la pierre angulaire du cinéma canadien et qu’à tout seigneur tout honneur, notre cinéma rayonnerait aussi bien ici qu’à 'Toronto.Il a gagné son point.Le milieu ontarien ne s’est pas trop fait tirer l’oreille, dit-il.11 a eu envie de se faire voir chez nous lui aussi.Lour l’avenir, l’Académie envisage l’alternance Toronto, Montréal.si le Canada reste uni, il va sans dire.En terre anglophone ou pas, le Québec a l’habitude de performer aux galas des Génies.Et même d’envoyer plus souvent qu’autrement le Canada anglais sur son propre tapis rouge.Arcand raflait 12 statuettes en (K) pour Jésus de Montréal, huit quatre ans plus tôt pour Le Déclin, Jean-Claude Lauzon connut son heure de gloire en 88 avec 13 génies pour Un zoo la nuit.Huit statues à Mankiewicz grâce aux Bons débarras en 81, six Tannée suivante à Gilles Carie et ses Plouffe.Mais dès l'époque héroïque des Canadian Awards, en 49, année de leur fondation, Un homme et son péché partait avec un trophée.Vous me direz que pour mal faire, cette année n'en est pas une faste |xwr le cinéma québécois.Soit! Larmi les fi-nalistes pour le meilleur film 1m Florida de Mihalka et Le Sexe des étoiles de Laide Baillargeon.On a déjà vu plus mordant.Du côté canadien anglais, la concurrence n'est guère féroce non plus.Soit le gentil The Lotas Eater de Laul Shapiro et le paraît-il, moins scintillant (pas vu) Harmony Cats de Sandy Wilson.Reste 'Trente deux films brefs sur Glenn Gould de François Girard, grand favori de la course, qui réconcilie d’ailleurs les deux solitudes, étant le film d’un Montréalais sur un Torontois.Les dieux sont avec lui.Evidemment, bien des lauriers différents se verront remis à cette soirée génie.On peut parier sur Colin Feore dims Trente deux films brefs pour la palme d'interprétation masculine.Sur Sheila McCarthy dans The hitus Eaters pour son équivalent féminin.Sur François Girard ou Atom Egoyan au titre de meilleur réalisateur.Les images d’Alain Dostie dans le film de Girard risquent de se mériter le prix de caméra et Agaguk celui des costumes.Et le gagnant est.Ixs paris sont ouverts.Les Génies ont connu leurs hauts et leurs bas au cours de leur histoire.Des récompenses octroyées aux meilleurs films canadiens, il en existe depuis 1949, à l’époque radiodiffusées.Ixs prix canadiens sont déjà venus à Montréal, avant qu’ils ne s'intitulent Génie.En 53 d’abord (sans grand éclat) puis en 73, dans un climat politique assez trouble, non couverts ou presque par la presse locale qui les boycottait.Expérience malheureuse demeurée jusqu’ici sans lendemain.En 80, l’Organisation des Canadian Awards cherchait à redorer le blason d’un événement.un peu terni.lx‘ nom génie est sorti du chapeau au cours de discussions de corridors.Furent évoqués Aladin et sa lampe merveilleuse avec tout le côté magique de l’affaire.Ix* terme est resté.Mais il y a trois ans, les Génies se posaient des questions sur leur identité, décidaient de changer de cap, de moins miser sur le retentissement d'un film, plus sur sa qualité.Plutôt que de faire appel à tous les 2(KX) membres de l’Académie pour la remise des prix, on décidait de créer des jurys de 120 personnes environ, d'organiser des fins de semaine de visionnements, de resserrer les critères de sélection, bref d’être plus professionels.Mini scandale à l’Académie On ne débarque pas à Montréal impunément.En 93, les Génies sont secoués par un mini scandale.Ix- documentaliste Michel Moreau, réalisateur d'Une enfance à Natash-quan, alertait quelques médias cette semaine et poussait les hauts cris devant l’Académie des Génies.Son film se retrouve parmi les cinq en nomination pour le meilleur long métrage documentaire.Or, selon les règlements de l’Académie, c’est le producteur Yvon Provost qui est invité recevoir la palme.Et Moreau de protester au nom du principe d’exclusion du cinéaste.Qui est propriétaire d’un film?le producteur, comme U' veut la loi américaine (el la coutume des Génies) ou l’auteur du film, comme en France?Au Canada, tout le débat se situe au moment de le redéfinition du droit d’auteur (dont la loi est actuellement débattue), quand les cinéastes ont peur de perdre leurs droits au profit de la production.Oeuvre ou produit, un film?Moreau demande à l’Académie de remettre les Génies conjointement au réalisateur et au producteur (comme on le fait pour les prix Gémeaux).Ix débat n’est pas neuf.Yves Simoneau avait déjà protesté de la même manière en 84 quand son Pourquoi l'étrange monsieur Zo-lock.avait reçu le prix du documentaire au nom de son producteur.Il était allé, choqué, protester sur l’estrade, revendiquant sa paternité.Ix1 Comité des règlements de l'Académie se penche sur la plainte de Michel Moreau.On verni le résultat de ses réflexions l’an prochain.GG:-G.collection jiitMud d'üppMHtifftye du fuMCCdi M pHtHàibC Matériel conforme au document de précisions du programme de français au primaire Trace la me à une nouvelle génération de matériel pour l'enseignement du “ français au primaire de la 1n à la 6e année.1re année ?Manuel d’apprentissage A ISBN 2-7608-5243-1 (128 pl ?Manuel d’apprentissage B ISBN 2-7608-5244-X ?'ill iA tSI’i II est uupum* ;mt les In.prunenr (jm I- .- .r |.,dl* /.Il dx liumd* an divine.u d.Iiiipiiint n< •.Qu*Im< or ln« .M / ynam»rpi« s.division du (rroui* Qurbr.'.f In» .in.nl IiI.*,i>i m Liurrnt I nv-.i de puMu alun !• nu gisirenw-ht no or* * hepoiWval ltiltlioilie
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.