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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1993-12-17, Collections de BAnQ.

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V o I .I.x X X I V X n 2 !) 2 I o r (i n I o 8 .“> c ' I ¦* * LE DEVOIR M O N T II K A L .I.K V K N D II K I) I 17 I) K s T V y I* Ii R S P E C T I V E S Quand la Société d’admiration mutuelle prend congé.Ci i I ! e s L e s a g e Avec la confirmation d’un casino dans Charlevoix et la vente de cigarettes «à plumes» (amérindiennes) sous ses fenêtres, l’Assemblée nationale a mis fin hier à sa session automnale.Avec celle-ci prend fin également la carrière parlementaire du premier ministre démissionnaire.Dans le tumulte et le brouhaha, dans une atmosphère de crise larvée qui augure bien mal pour la suite gouvernementale et libérale des choses, sous la direction de M.Daniel Johnson.Cette dernière semaine a commencé à peu près comme la précédente avait pris fin: par une motion de suspension des règles de procédure pour bâillonner l’opposition.lx- jeudi 9, c’était pour faire passer la loi 130 par laquelle le gouvernement siphonne 1 milliards de plus chez les assurés de la SAAQ.Lundi, c’était le branle-bas de combat pour faire adopter en catastrophe une loi d’exception, la 198, pour mettre un terme aux grèves illégales dans l’industrie de la construction.Et mardi, jamais deux sans trois et pour boucler la boucle, une nouvelle clôture pour permettre à la majorité ministérielle servile de garrocher son cadeau empoisonné des Fêtes, la loi 142, aux travailleurs de la construction.Mardi, journée faste entre toutes.Après l’élection, sans surprise, du criminaliste Serge Ménard dans Laval-des-Rapides — quatre en quatre pour le PQ dans les partielles — le dévastateur rapport annuel du Protecteur du citoyen (ombudsman) jette un autre lourd pavé dans la mare gouvernementale.Puis, laissant libre cours à sa vindicte, la «marraine» de Laval, Lise Bacon, donne une sérieuse jambette au successeur de son ami Bourassa.Avant même que celui-ci ne cède son poste de chef du PLQ, en fin de journée, elle lance son «non serviam» retentissant à M.Johnson.Avec de tels amis, pas besoin d’ennemis.C’est la nouvelle du jour, plus que le «couronnement» du troisième de la dynastie Johnson, éclipsé de plus par une manif de fonctionnaires et par let range arrestation du confrère Eric Té-treault, de l’agence PC, par la police de Québec.Mercredi, le calme revenu, du moins en surface, on se serait attendu à ce que le premier ministre se ménage une |x>rte de sortie en douceur.M;iis non, le naturel revenant au galop et la période quotidienne de questions-réponses à l’Assemblée constituant la récréation favorite de ce grand collégien de fit) ans, M.Bourassa en profite pour se faire applaudir lourdement et pour dresser le panégyrique de son successeur.Il reproche même à l’opposition de n’en pas faire autant, au grand ravissement de la galerie libérale, qui ne demande pas mieux que de glorieux st> lJaycr une P‘nte c*f‘ bon sang- Excé-" ’ dée par ces enfantillages, l’opposition triste même péquiste se retire, cependant que son ’ leader parlementaire Guy Chevrette voire s’exclame: l’Assemblée nationale n’est pas une SAM (société d’admiration pitoyable mutuelle), ni les affaires courantes un moment de divertissement gouvernemental ou d’annonces partisanes.Qu’à cela ne tienne.Ne reculant devant rien pour faire bonne figure — comme celui qui, pour calmer son inquiétude, siffle en traversant un cimetière — les libéraux font la fête à leur nouveau chef.C’est un chant de l’ex-empire britannique, The Ixind of Hope and Glory, qui ponctue sa montée et sa descente au |x>dium de la chefferie.Un |X‘ii de baume sur des plaies vives de la p;ut de partisans.Et M.Bourassa, chez qui 20 ans de politique active, dont près de 15 comme premier ministre, n’ont heureuseusement pas émoussé le sens de l’ironie, fait une leçon (d’humour) au «moderne» Johnson, qui n’a que la particule oui ou non à la bouche.Quant à lui, le peut-être est un bien bel adverbe de la Langue française.A chacun son tour, le calembour.Hier matin, après l’euphorie libérale, c’était au tour des ixkjuistes de jouer les facétieux auprès de la douzaine de ministres démissionnaires, qui profiteront du changement de la garde libérale pour tirer leur révérence, plus doucement que la vice-première ministre, d’ailleurs absente toute la semaine du Salon de la race.Suis prétexte de saluer leur départ et de leur souhaiter bonne chance, les critiques pé-quistes font ressortir le douloureux échec de l’un, la cuisante défaite de l’autre, la débandade du troisième.Le portrait d’ensemble est peu glorieux, triste même, voire pitoyable, comme toute fin de régime qui n’a pu tenir ses exigeantes promesses et qui prend fin dans la confrontation, l’incertitude, l’inquiétude et le désarroi.A preuve, le maigre bilan de cette session automnale n’affiche que quelques pièces de resistance, Ix- gouvernement prétend qu’il a fait adopter l’essentiel de son menu.Pourtant, il s’est mis en route si tardivement, avec une planification si tortueuse, que des plats substantiels — notablement en matière de justice et concernant la réforme du code des ordres professionnels — sont lamentablement restés sur le carreau.Comme si, livré à des obstacles sans nombre sur le plan économique et social, ainsi qu’à ses démons internes qui ébranlent la solidarité, le gouvernement ne savait plus ou donner de la tète.Heureusement, l’atmosphère du conge des Fêtes pacifiant les «pensionnaires» de l’Assemblée, celle-ci était devenue hier, n’en déplaise à M.Chevrette, une vraie SAM.Au point que le député de Jeanne-Mance, M.Michel Bissonnet, en a profité pour présenter une loi créant l’Amicale des anciens parlementaires du Québec.Le portrait d’ensemble est peu I N I) K X Ix*h Actualité.Al Idées .Al 1 Amenda eiillurvl.1(1(1 Iv Monde AS Al moi u vs class»'vn.ltd Montréal Avis publics .Ali Mots croisés.Al Météo À Voir .1112 1 vs Sports lia ('triture .1(0 Plaisirs m Ensoleille .IM Max: 0 Kriitorial .A 10 1 létails en AG CULTURE Le grand retour des yéyés PAGE B 8 ' POLITIQUE Hausse de 2,3% des cotisations d ’assurance- chômage PAGE A 5 ÉCONOMIE Air Canada bonifie son offre à Canadien PAGE B 4 Bourassa tire sa révérence Il exhorte les Québécois à la prudence H Parizeau réclame des élections hâtives MICHEL VEN NE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC En quittant l’Assemblée nationale, hier, après y avoir mis les pieds pour la première fois en 1966 comme député et en 1970 comme premier ministre, M.Robert Bourassa a réitéré sa conviction que les Québécois ne prendront pas le risque de désintégrer le Canada pour acquérir de nouveaux pouvoirs.«Ixi prudence fait partie de nos gènes», dit-il.Il a en outre soutenu que les Québécois ne forment «pas un peuple martyre», que le Québec n’est pas misé- rable et qu’il détient déjà de nombreux pouvoirs qui sont suffisants pour lui permettre de prospérer et d’agir comme un Etat français en Amérique du Nord.«Si la situation était intenable, a-t-il convenu, le risque pourrait être justifie, de casser la fédération.» Mais ce n’est pas le cas: le premier ministre fédéral est québécois, le ministre des Finances, celui des Affaires étrangères et celui des relations féderales-provinciales sont québécois.Le chef de l’opposition aux Communes est québécois.«Dans un contexte comme celui-là, dit-il, ce ne serait pas justifiable de casser la fédération pour les pouvoirs additionnels dont on a besoin.» En jetant un oeil sur le passé, M.Bourassa a souhaité que l’on retienne de son passage à la tête du Québec qu’il a «tout fait pour protéger ses compatriotes, pour protéger l’avenir des Québécois».Son bilan, il va le défendre dans des mémoires qu’il promet de publier, sous une forme ou une autre (M.Bourassa n’aime pas écrire), pour livrer ses perceptions des événements historiques qu’il a vécus comme premier ministre.Dans ces mémoires, promet-il, il va ré- VOIR PAGE A 12: BOURASSA > , blitz orchestré par SRC, a grands renforts de pub sur les ondes, a permis d’amasser en douze heures à peu près autant de denrées qu’en avait jusqu’ici recueillies l’organisme depuis le début de sa campagne de paniers de Noël.«On est toujours acculé à ces chiffres qui disent que les Québécois ne donnent pas, mais c’est faux.En fait, les gens qui donnent ne reclament à peu près pas de reçus d’impôts car ils font plusieurs petits dons spontanés de 10$, 20$», soutient Mme 1 ucie Rémillard, directrice des communications a Centraide.Si l’on s’en tient aux déductions réclamées VOIR PAGE A 12: DONS •• * >•< 'i % m PHOTO jacwts naokav C’est à compter d’aujourd’hui que l’organisme Jeunesse au Soleil entreprendra la distribution de ses paniers de Noël.i i 8 00 737 8 fc0‘ O Of?9 SCO 4n7 fîOO 7 2 7 “l l PROPRIÉTl INttllCCTUElU IIGIRROBK RICHARD AVOCATS le mandat d’élaborer le projet.Son rapport devait être déposé demain.Mais le Comité exécutif a demandé hier au groupe de travail d’examiner le projet de loi 151 modifiant la Loi sur la qualité de l’environnement et le rapport du Groupe de travail sur Montréal et sa région (GTMR) et d’en tenir compte dans ses recommandations.le rapport final est attendu le 20 janvier prochain.Siègent sur ce groupe de travail M.Louis Roquet, directeur général de la CUM, M.Gérard Divay, directeur de la planification de la Cl IM, M.Roger Laroche, responsable du dossier environnement au Conseil central (CSN), M.David Cliche, président (l'Ecosystème P.I.R., et M.André Beauchamp, président d'Envirosage.Fin des travaux en tunnel Les travaux de restauration des tunnels entrepris en septembre dernier sur la ligne 2 (orange) entre les stations de métro Beau-bien et Berri-UQAM sont maintenant terminés.Le service normal reprendra donc dimanche prochain.Mais le 9 janvier, la STCUM entreprendra d’autres travaux d'entretien majeur dans les tunnels de la ligne 2.Cette fois-là, ce seront les stations Champ-de-Mars, Place-d'Armes, Square-Victoria, Bonaven-ture, Lucien-L’Allier et Georges-Va-nier qui seront fermées tous les dimanches et ce, jusqu’au 27 mars.La clientèle pourra se rabattre sur la ligne 1 (verte) qui passe juste un peu plus au nord ou utiliser un service spécial d’autobus sur les rues Saint-Antoine et Viger, vers l’ouest, et les rues Saint-Jacques et Saint-Antoine, vers l’est.Bruce Roberte Exposition de Noël petits formats des artistes de la paierie GALERIE 21 I.W ooilslockt St-1 .amlu'rt, Quclav iMI) I \Y7 Tel.: (51 H) 671-0078 !>S SI JACQUES MONTREAL QUI BIC U.'V .'IX.I,i.n fil Tél :(514)98 R«0»B»K ut.ii/if i/ ,/f t lu/.iH.ii/’/f i iwa-évr.m'-m ürn .4 mmm PHOTO JACOl'KS NADKAli Des centaines de syndiqués de la FTQ ont pris part, avec leurs chefs syndicaux, Clément Godbout et Fernand Daoust, à une manifestation devant le siège social de Québécor sur la rue Saint-Jacques à Montréal.La FTQ appelle au boycott du Journal de Montréal ROBERT Dl TRI SAC LE DEVOIR La FTQ a mis ses menaces à exécution et lancé, hier, un boycottage du journal de Montréal.Quelque 1100 délègues au congrès de la FTQ qui se déroule au Palais des congrès de Montréal ont voté le boycott du Journal de Montréal tout en reitérant l'appui accordé a celui qui est en vigueur depuis un mois contre le quotidien The Gazette.Les syndiqués de toutes allégeances et la population en général sont invités à ne plus acheter Le Journal de Montréal, à ne plus l’utiliser comme véhicule publicitaire et a ne plus donner d’entrevues ou de commentaires à leurs journalistes.Selon Jacques Lamontagne, du syndicat de la préparation du Journal, les négociations avaient repris il y a quelques semaines avec la direction du quotidien.Mais elles viennent de rompre sur des différends substantiels.«Nous voulons affecter le tirage du Journal», a souligne M.Lamontagne, ajoutant que le quotidien ne tire plus qu'à 275 000 copies au regard de 330 000 exemplaires d'avant le conflit.Les typographes de Tlie Gazette ont été mis en lock-out le 17 mai dernier, tandis que les employés de la préparation et de l’expédition ainsi que les pressiers du Journal de Montréal ont subi le même sort en deux étapes, le 19 septembre et le 11 octobre.Par ailleurs, la journée d'hier au congrès de la FTQ a donné lieu a une proposition demandant carrément de couper tous les liens et la collaboration avec la CSN.rapporte la Presse Canadienne.Cette proposition a finalement été amendée, afin de donner une (1er- j nière chance aux deux centrales syndicales pour civiliser leurs rapports.I.e ton de la résolution des Travailleurs unis de l'alimentation et du commerce (TUAC-FTQ) telle qu’amendée, puis adoptée, reste toutefois cinglant: on y dénonce «la magouille et le maraudage CSN» dans le domaine de l’alimentation, on la «somme de mettre fin à ses tactiques de maraudage systématique contre des affiliés de la FIT)» et on «dénonce ses actions antisyndicalistes dans le dossier Steinberg».De plus, la résolution mandate le Bureau de la FTQ pour rencontrer la CSN «afin de trouver des I moyens de civiliser les rapports entre | centrales syndicales».Si ces demarches se révélaient in- j fructueuses «et que la CSN poursui- J vait ses attaques», la FTQ sera alors I mandatée pour «remettre en question les liens avec la CSN ».En entrevue à la Presse Canadienne, le directeur québécois du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) et vice-president de la FTQ, M.Henri Massé, a résumé la grogne de ses membres à l'endroit de la C$N.«Ce que nos syndicats reprochent j le plus, c’est les declarations publiques j à l'emporte-pièce de la CSN contre j certains syndicats FIT).» M.Massé cite des dossiers comme la vente de Steinberg — où des syndi- I cats CSN et FTQ se sont affrontés —, les négociations du secteur public, le ¦ siege social de la FTQ, le projet de loi 116 sur le déplafonnement de la durée des conventions collectives, tous des dossiers où il y a eu frictions.Ix congrès de la FTQ prend fin aujourd’hui.La saison des Fêtes AUBERGE HATLEY • Vacances-neige • 30 km de pistes de ski de randonnée à partir de l'Auberge • Ski alpin à proximité • Le charme d'une vieille demeure • 25 chambres • l oyer, bain tourbillon ou sauna Noël : Dîner traditionnel Randonnée de traîneau à chevaux Messe de minuit suivie de canapés et champagne Jour de l'Anj^ dl décembre : dîner gastronomique de la St-Sylvestre 10 services, orchestre, feux d'artifices, cotillons, etc.SKI DE RANDONNÉE, SKI A1.P1N, PATINAGE Les plaisirs de l'hiver pour les gourmets-gourmands RELAIS & Cl IATEAUX POUR RESERVATIONS C.l’.330, North Hatley, Que.IOB 2C0 Tel.: (819) 842 2451 FORFAITS ENCORE DISPONIBLES CUM Le maire Paquet présidera la Commission de développement LA l R E NT SOUMIS LE DEVOIR Le maire de Ville Saint-Laurent, M.Bernard Paquet, présidera dorénavant la Commission de développement économique de la Communauté urbaine de Montréal (CUM).M.Paquet succède ainsi à M.Nunzio Diseepola, ex-maire de Kirkland, élu depute fédéral de Vatt-dreuil sous la bannière libérale.Au cours de scs travaux cette semaine, le Conseil de la CUM a procédé à diverses designations parmi les représentants des municipalités autres que Montréal au sein des differentes commissions et organismes de la Communauté.Ainsi, le maire d'Outremont, M.Jean Pominville, fait son entrée à la Commission de développement économique.Le maire d’Anjou, M.Richard Quirion, abandonne la vice-présidence de la Commission de l'aménagement pour siéger comme simple membre à celle de l’environnement.11 est remplacé par le maire de Saint-Ixonard, M.FrankZampino.Siégeront aussi à l’environnement les maires de Lachine et de Sainte-Geneviève, MM.Guy Dicaire et Jacques Cardinal.Quant à lui, le maire de Pierre-fonds, M.Marcel Morin, entre à la Commission de la sécurité publique.Le conseil de la CUM a également nommé le maire de Montréal-Est, M.Yvon Labrosse, au Conseil métropolitain du transport en commun.Le maire de l'ile Bizard, M.Jacques Denis, agira comme remplaçant.Les deux hommes occuperont également un siège au conseil d’administration de la Société de transport de la Communauté urbaine de Montréal (STCUM).Cols bleus Passez à la caisse LE DEVOIR Le syndicat des cols bleus de Montréal et onze syndiqués sont poursuivis par la Ville pour des dommages de 32 000$.Le 13 septembre dernier, une manifestation de ce groupe d’employés avait dégénéré en actes de vandalisme a l’hôtel de ville montréalais.Quelques semaines plus tard, les autorités municipales avaient réclamé au syndicat le remboursement des portes de chêne argenté qui avaient été défoncées, soit 25 000$.La facture étant demeurée impayée, la Ville a déposé hier une requête en Cour supérieure.NOUVELLE PARUTION Ullt! MIKMtll* UN MOJIT im».,u,iim nini oc» >»•« UN PROJET DE LIBERTÉ L'essai littéraire au Québec (1970-1990) Janusz Przychodzen Dans les années 60, on parlait souvent de l'emprise du «texte national» sur la conscience de l'écrivain québécois, Aujourd’hui, Janusz Przychodzen nous propose de parler d'un nouveau paradigme, celui de «texte transnational», où on perçoit une vision du réel beaucoup plus ouverte à l'idée de l'exploration d'un autre culturel.L'auteur nous montre comment la quête de la liberté dans l'essai québécois des années 60-70, s'est constituée, ees derniers temps, en un véritable discours de l'indépendantisme individuel.213 gages • 2.?5 INSTITUT QUÉBÉCOIS DE RECHERCHE SUR LA CULTURE 14, rue Haldlmand, Québec G1R 4N4 Téléphone: (418) 643-4695 Télécopieur: (41B) 646-3317 Réforme Robillard A I h !•: voir.\ K V II I! K DI 17 I) K ( I-; M u |{ |.; | q q ;t 1 FT E S A C T lî A LIT E S Côté tient promesse II annonce la création de quatre projets pilotes de sages-femmes M 1 C 11 E 1, VENN E DE NOTRE ,15 U R EAU DE QUEBEC Le ministre de la Santé, M.Marc-Yvan Côté, a tenu promesse et procédé, hier, à l’annonce des quatre projets pilotes de la pratique des sages-femmes qui complètent la liste de huit projets prévus à la loi.Les quatre projets retenus sont ceux du CLSC Lac-Saint-Louis à Montréal, du CLSC SOC dans l’Es-trje, du CLSC Le Norois au Sague-nay-l.ac-Saint-Jean et du CLSC Chutes-de-la-Chaudière I)esjardins, sur la rive sud de Québec.Ces quatre projets s’ajoutent à ceux déjà annoncés du CLSC des Draveurs dans l'Outaouais, du CI.SC Côte-des-Neiges à Montréal, du CLSC de la Milis dans le Bas-Saint-Luirent et de celui du centre hospitalier de Povungnituk, dans le Grand Nord québécois, lequel est opérationnel depuis 1986.En Chambre, M.Côté a rappelé que le premier projet de loi qu’il avait présenté, à titre de ministre de la Santé, en 1989, était celui concernant la pratique des sages-femmes.-Je l'avais fait volontairement pour démontrer qu’il fallait que le système de santé prenne un virage», dit-il.Hier, il faisait remarquer que l'annonce ries quatre projets serait sans doute l'un des derniers gestes qu’il posera en public comme ministre de la Santé, avant de quitter ses fonctions et la politique active le 11 janvier, au moment de l’assermentation du nouveau gouvernement Johnson, le 16, une fêle monstre sera organisée en son honneur.Le ministre insiste sur l’importance d’aller de l’avant avec ces projets, dont l’évaluation sera faite en 1998.¦'C’est une volonté exprimée par les femmes a travers le Québec, dit le ministre sortant.Ce courant est venu parce que les médecins n'ont pas su s’adapter a cette réalité.» Aujourd’hui il leur lance un appel à la collaboration: “Il est impératif que tous travaillent de façon à per- mettre que les projets évoluent dans des conditions sécuritaires et continues», dit-il.Le projet du CLSC Lac-Saint-Louis se déroulera à l'extérieur de l’hôpital, comme la plupart des autres, et s’adressera à une population à majorité anglophone.Celui du CLSC SOC, en Estrie, sera implanté dans la Maison St-Vincent, laquelle est reliée par une passerelle à un hôpital.Celui du Norois bénéficiera de nouveaux locaux aménagés à un demi-kilomètre de l’hôpital d'Alma.Celui des Chutes-de-la-Chaudière répond à une demande dans une région en boum démographique.Au total, 15 projets ont été soumis au comité devaluation avant la date limite du 23 septembre.Les critères ayant présidé au choix furent: le degré d’autonomie de la pratique des sages-femmes, la continuité des soins, la sécurité de la mère et de l’enfant à naître, l’organisation administrative et professionnelle, le soutien de la communauté et le réalisme du projet.Un accouchement réalisé dans le cadre des projets pilotes coûtera environ 70% du coût d’un accouchement traditionnel, évalué à 3500$.Les sages-femmes autorisées à y participer devront être acccréditées et répondre à des critères de compétence et de formation.La loi n’autorise toujours pas les accouchements à domicile.Mais le ministère annonçait, discrètement, au mois de mai, dans une annexe de la politique de périnatalité, la création prochaine d’un groupe de travail dont le mandat sera de documenter la situation et de formuler des recommandations.Le ministre Côté s’était résolu à examiner l’avenue de l’accouchement à la maison «compte tenu que cette pratique existe au Québec mais en l'absence de tout encadrement».M.Côté a déjà évalué à 1000, le nombre d’accouchements pratiqués dans la clandestinité au Québec chaque année.avis de demande d’un permis d’alcool Régie des alcools, des courses et des jeux Toute personne, société ou groupement visé dans l'art.60 du Code de procédure pivile peut, par écrit motivé, assermenté et transmis a la Régie, s’opposer à une demande de permis ci-après énumérée, dans les 15 jours de la présente publication, ou s'il y a eu opposition, intervenir en faveur dans les 30 jours de cette publication.Cette opposition ou intervention doit être adressée a: La Régie des permis d'alcool du Québec.1 rue Notre-Dame est.suite 9.200.Montréal.Québec H2Y 1B6 SERVICES DE RESTAURANT PHM INC.Pizza Hut 5387, Rivard Montréal Dossier: 1075-043 3095-6858 QUEBEC INC.Chez Bruno-Pier Enr.3779.rue Wellington Verdun Dossier: 1074-988 1 Restaurant pour vendre 1 Restaurant pour vendre 7065, boul, Langelier St-Léonard 3779,rue Wellington Verdun Nom et adresse Nature de la Endroit SERVICES DE 1 Restaurant 2800 du requérant demande d exploitation RESTAURANT pour vendre Remembrance PHM INC.Lachine 2970-4202 AutoNation 2687.Pizza Hut QUEBEC INC.de spectacles Wellington 5387.Rivard Bar Pall Mall Enr.dans un Bar Montréal Montréal 2687, Wellington Dossier: 1074-574 Montréal Dossier: 226-571 SERVICES DE 1 Restaurant 3838.Cote RESTAURANT pour vendre Vertu 2970-8203 2 Restaurants 43-45, 90e PHM INC.St-Laurent QUEBEC INC.pour vendre Avenue Pizza Hut Piazza Gousta dont 1 sur Lasalle 5387.Rivard 43-45.90e Avenue terrasse Montréal Lasalle Dossier: 1074-657 Dossier: 927-038 *- SERVICES DE 1 Restaurant 7070.2962365 1 Restaurant 825, Décarie RESTAURANT pour vendre Sherbrooke Es CANADA INC.pour vendre St-Laurent PHM INC.Montréal Chien Chaud Pizza Hut Biere 5387.Rivard des Pinettes Enr.Montréal 825.Décarie Dossier: 1074-616 St-laurent Dossier: 996-892 PLACEMENTS Autorisation 3802 & 3814, SERGAKIS INC.de spectacles Notre-Dame BRASSERIE LE Changement 540, chemin Picasso dans 1 Bar Ouest BOUCANIER INC.de catégorie St-Jean Restaurant et Bar avec danse Montréal Bar Le Boucanier de Taverne a La Prairie Le vieux St-Henri 540.chemin bar 3800 Notre-Dame St-Jean Ouest La Prairie Montréal Dossier: 233-536 Dossier: 237-685 2862-2785 1 Restaurant 7401, boul.PALLADINI.1 Bar 1765.rue QUEBEC INC.pour vendre Newman Karme Centre Restaurant B.N.O.Local 21/22.BarS & S.Montréal 7401.boul.Lasalle 1765.rue Centre Newman Montreal Local 21/22.Dossier: 925-636 Lasalle Dossier; 1073-980 CLUB Permis 59.rue Ste- METROPOLIS additionnel 1 Catherine Est RALAISOA.2 Restaurants 3788, Laval INC bar avec danse Montréal Georges pour vendre Montréal Métropolis et spectacles Restaurant 1413.rue St- dans L Exotic Dominique amphithéâtre et 3788.Laval Montréal consommation Montréal Dossier 185-678 dans les gradins Dossier; 368-175 plus les 2 bars avec danse et 163414 1 Bar avec 1426.Stanley spectacles CANADA INC danse et Montréal existants a être Bar Obsession spectacles exploités dans 1426.Stanley amphithéâtre Montréal avec Dossier: 337-097 consommation dans les gradins CAFE CLIN 1 Restaurant 1429 rue D OEIL LL.INC.pour vendre Amherst 3096-2559 1 Bar 3325.Ch.de Cale Clin d Oeil Montréal QUEBEC INC.la Reine-Marie LL.Inc Pizza Mella Bar Montréal 1654.Wolte app 8 Restaurant Montréal 555.boul St- Dossier 1074-384 Martin ouest Suite 201.Laval 2424-9626 1 Restaurant 5295, avenue Dossier 1074-996 QUEBEC INC pour vendre du Parc Champion Montréal NATHALIE 1 Restaurant 1028, rue ¦ Billards Enr LEROUX, RENE pour vendre Ste-Hélene 5295.avenue DUSSAULT Longueuil du Parc Restaurant Chez Montréal Toi Dossier: 1075-027 1028.rue Ste- Helene HALABi Wapb t Bar avec 405.boul Curé Longueuil Salle de danse et Labelle Dossier 720-193 .Réception Asmar spectacles Laval 1J1505.Legendre ;,pucst if4ontreal La président et directeur general (glossier 1074-699 Qhielaln K i «flamme avocat Québec Déductions fiscales pour frais de garde d’enfants La Cour suprême dit non Les deux juges féminins font dissidence Fin des audiences publiques JEAN DION DE NOTRE BUREAU D'OTTAWA Une personne, lut-elle une femme travaillant de manière autonome, ne peut obtenir de déduction fiscale pour ses frais de garde d’enfants en incluant ceux-ci dans ses dépenses d’entreprise.C’est la conclusion à laquelle en est arrivée hier la Cour suprême du Canada, dans un jugement partagé — sept juges masculins pour, deux féminins contre — qui confirme une décision antérieure de la Cour d’appel fédérale.L’appelante, Elizabeth Symes, mère de famille, exerçait le droit a temps plein a titre d'associée dans un cabinet d’avocats de Toronto.Au cours des années 1982 à 1985, elle avait engagé une gardienne d’enfants, et dans ses déclarations personnelles de revenu, déduit le salaire versé à la gardienne à titre de dépenses d’entreprise.Revenu Canada avait d’abord accepté les déductions pour les deux premières années, puis en avait rejeté i’ensemble, forçant Mme Symes à recourir aux tribunaux.Elle avait eu gain de cause en Cour fédérale.Hans cette affaire, deux questions étaient soumises au |)lus haut tribunal du pays.1) les frais de garde d’enfants sont-ils déductibles à titre de dépenses d’entreprises?et 2) dans la négative, y a-t-il violation des droits a l égalité prévus par la Charte canadienne des droits et libertés?S’exprimant au nom de la majorité, le juge Frank Iaco-bucci a fait ressortir que l’analyse traditionnelle de la Loi de l’impôt sur le revenu amenait à penser que les frais de garde d’enfants tombaient dans le champ des dépenses personnelles.A la question: «a-t-on engagé les dépenses en vue de tirer un revenu de l’entreprise ou de faire produire un revenu à l'entreprise?», il faudrait donc répondre non.«Bien qu’il soit clair que l’appelante n’aurait pas engagé les frais en question si elle n’avait pas eu son entreprise, il est tout aussi évident que le besoin auquel répondent les frais de garde d’enfants existe indépendamment de l’activité d’entreprise poursuivie par l’appelante», écrit le juge.Or, comme la loi n’établit le barème des déductions liées à la garde d’enfants qu’en fonction du revenu, il n’est pas non plus fondé de croire qu’une femme pourrait, à titre de femme, se prévaloir de telles déductions.Selon le juge Iacobucci, «bien qu'il soit évident évident que les femmes assument une part disproprotion-née de la garde des enfants dans la société, il n’a pas été établi que les femmes paient une part disproportionnée des frais de garde d'enfants.(.) La preuve que les femmes paient les coûts sociaux ne suffit pas à établir que ce sont elles qui paient les frais de garde d’enfants», et, en conséquence, quelles sont l’objet de discrimination en vertu de la Charte.A l’inverse, les deux juges dissidentes, Claire L’Heu-reux-Dubé et Beverley McLachlin, se sont dites d'avis que «l'interprétation tarditionnelle de “dépense d’entreprise" a été formulée en fonction de la situation des hommes d’affaires et de la façon dont ils font des affaires.(.) Ix soin des enfants est un élément essentiel de la capacité des femmes de gagner un revenu.L’appelante a été “logique sur le plan commercial” en engageant une gardienne d’enfants.» La juge L’Heureux-Dubé a ajouté que le fait de «refuser les frais de garde à titre de dépense d’entreprise a clairement une incidence différente sur les femmes» et porte atteinte au droit à l’égalité garanti par la Charte.Québec (PC) — La ministre de l’Education Lucienne Robillard, a mis un terme, hier, aux audiences publiques sur ses propositions de réforme de l’enseignement primaire et secondaire en réaffirmant l'urgence d’agir et en promettant de ne pas se laisser influencer par les as, pects politiques de son projet.«Mon idée n’est pas encore totalement faite», a-t-elle précisé après s’ètre réjouie de constater qu’il y beaucoup d’intervenants qui son( venus, au cours des six derniers, jours lui dire leur accord à la presque totalité de ses propositions.Mme Robillard a toutefois indiqué qu'il lui fallait maintenant attendre l’avis du Conseil supérieur de l’Education avant de prendre des décisions.zj'ai noté, a-t-elle çonfié, que les.changements dans l’Education sont toujours difficiles et exigeants, «J’ai aussi noté, a poursuivi la ministre, que le monde de 1 education est fort préoccupé par les jeunes qui éprouvent des difficutés scolaires et des troubles d’apprentissage, alors que le monde de l’extérieur du système exige davantage de changements.» Remblayage suspect dans les plaines inondables de Lachenaie et de Charlemagne Le MENVIQ montre les dents La Wellington Investment Corp se retrouve avec un avis d’infraction sur les bras LOUIS-GI I.I.ES F R A N C O E U R LE DEVOIR Les inspecteurs du ministère de l'Environnement du Québec (MENVIQ) ont constaté récemment que la compagnie Wellington Investment Corp, de Montréal, avait enfreint la Loi de l’environnement et ses règlements en remblayant ou en laissant remblayer illégalement ses terrains situés dans la plaine inondable des municipalités de Charlemagne et de Lachenaie.Et en y opérant un dépotoir illégal.C'est ce qu’affirme l'«avis d’infraction» envoyé à Wellington Investment, le 8 décembre dernier, par le directeur régional du ministère, M.Pierre Paquin.Ce dernier a alors ordonné aux propriétaires de ces vastes terrains en zone inondable de «cesser immédiatement» toute forme de travaux de remblayage a cet endroit.D’autre part, le ministère a donné jusqu'à ce soir à Wellington Investment pour lui soumettre un «plan des correctifs» quelle entend apporter a ces remblayages avec des matériaux illégaux dans une zone inondable.Selon le porte-parole régional du MENVIQ, M.Jacques Roux, «aucun plan ne nous est encore parvenu», du moins jusqu’à hier.Ces terrains, habituellement inondés au printemps par les crues, sont protégés de'plusieurs façons pour permettre à la faune de s’y reproduire et, par la suite, de s’y alimenter.Les zones inon- dables sont protégées en vertu d’une entente fédé-rale-provinciale, qui a débouché la mise en place d’une politique provinciale de protection des rives et de règlements de zonage que doivent faire a|> pliquer les municipalités en cause.L’avis d'infraction du MENVIQ a été envoyé à Wellington Investment quatre jours après la publication par LE DEVOIR d’un dossier sur le remblayage du secteur, au nez et a la barbe des autorités de Lichenaie et de Charlemagne.Un photographe du DEVOIR avait même été empêché de photographier de près les matériaux qu’un rem-blayeur était en train de déverser sur ces terrains.Charlemagne et Lachenaie ont même convenu de présenter une requête au ministre des Affaires municipales, M.Claude Ryan, pour qu’il modifie leurs frontières et celles de leurs MRC respectives, ce qui visait à légaliser après coup les remblayages et y permettre la construction de résidences.La visite des inspecteurs du ministère de l'Environnement pourrait modifier quelque peu les projets des promoteurs de Wellington Investment, qui se proposent de construire à cet endroit plusieurs groupes de condos.Selon l’avis d’infraction du MEN Vit), l’inspection du 6 décembre a permis d’identifier le dépôt de «contaminants» dans ce milieu naturel.Au sens de la loi, des matériaux d’excavation de maisons ou de rues, des matériaux de construction comme de l’asphalte ou du ciment, et même le dépôt de terre saine sont considérés comme un «contaminant» lorsqu’ils sont susceptibles «d’altérer de quelque manière la qualité de l'environnement».Ixs inspecteurs ont aussi constaté l’existence d’opérations de remblayages non autorisées préa-lablement par leur ministère.Li présence de matériaux de construction sur le site les amène d'autre part à conclure a l'existence a cet endroit d’un «système de gestion des déchets sans certificat de conformité ni de permis d’exploitation», soit la définition juridique d’un dépotoir illégal.Le site en question se trouve pratiquement a la jonction des rivières l’Assomption et Des Prairies, soit dans une zone alluviale importante |)our la reproduction et l’alimentation des espèces aquatiques et ailées.Un récent rapport du Plan d’action Saint-Liurent dressait un lourd bilan de la destruction des milieux humides dans le corridor fluvial et en particulier dans la région de Montréal malgré les règles de protection environnementale.Ix* ministère a aussi avisé Wellington Investment qu’il prendrait les «mesures appropriées» si cette société ne se conformait pas à son «Avis Mais même si la compagnie s’y conforme, d’ailleurs, le ministère n'entend pas renoncer aux recours prévus pour les infractions constatées jusqu’ici.Travailler n’est pas toujours payant Hausse des frais de scolarité Soupir de soulagement parmi les étudiants PAUL CAtlt'IlON LE DEVOIR Ottawa (PC) — Plusieurs prestataires de l’aide sociale gagnent davantage que s'ils travaillaient, surtout parce que le salaire minimum est si bas, affirme un rapport publié hier par le Conseil national du bien-être social.«la chute dramatique du pouvoir d’achat des personnes payées au salaire minimum depuis le milieu des années 70 est certainement l’une des principales raisons qui font que pour bien des gens, travailler n’est pas toujours payant», dit l’organisme, qui conseille le gouvernement fédéral sur les questions qui concernent les personnes a bas revenus.Le rapport, qui porte sur les ré- gimes d'aide sociale de toutes les pro vinces et du Yukon, a identifié une sérié d’obstacles au travail, comme les taxes élevées ou le coût élevé de la garde des enfants.La valeur relative des emplois payés au salaire minimum et des prestations d’aide sociale varie grandement selon la région et le type de ménage étudiés.Par exemple, il n’y avait qu’au Québec, en 1992, qu’il était plus payant pour un chef de famille mono parentale de travailler que de rester «sur le bien-être».Le Québec a un programme spécial de soutien du salaire à l’intention des parents.Partout ailleurs, les chefs de famille monoparentale y gagnaient à ne pas travailler.Net soulagement chez les étudiants, «étonnement et déception» chez les universités: la hausse des frais de scolarité, annoncée mercredi jiar la ministre Lucienne Robillard, n’a pas atteint h' niveau d’augmentation qui aurait suscité la forte colère des étudiants.et qui aurait aidé les universités a remplir leurs coffres.Mais les deux groupes s’entendent pour dire que la décision de la ministre ne regie aucunement le problème des financement du réseau universitaire.Pour l’Organisation nationale universitaire (ONU), en haussant les frais à 1,9% le gouvernement «agit avec précaution pour limiter l’impact de ces mesures sur l’accessibilité de l’enseignement supérieur au Québec».La hausse de 1,9%, qui correspond à l’indice des prix a la consommation, représentera, pour chaque étudiant, un montant supplémentaire de 31$ pour 1994-1995.L'ONU estime que le gouvernement a ainsi reconnu ses arguments.«Il a probablement évalué que soulever le mouvement étudiant, c’était un jeu qui n’en valait |>as la chandelle», déclare Serge Charlebois, porte-parole de l’()NU.«Nous n’acceptons pas cette hausse, mais nous allons pouvoir vivre avec», ajoute-t-il.Il reste que l’ONU et l’ensemble du mouvement étudiant entendent continuer leur campagne pour exiger du gouvernement le développement de solutions de rechange au financement des universités.De son côté, la Conférence des recteurs et des principaux des uni versitésdu Québec (CREPIR)) a fait part hier de sa réaction d’«étonne-ment et de de déception».Puisque le gouvernement québé cois avait annoncé dans son dernier budget son intention de rattraper la moyenne canadienne des droits de scolarité, les universités s'attendaient a ce que le gouvernement «franchisse un pas significatif dans cette direction».La CREPIJQ a rappelé que les droits de scolarité étaient inférieurs de quelque 700$ au Québec par rapport à la moyenne canadienne, et elle estime qu'en 1994-95 cet écart se creusera encore.Claude Hamel, président de l’Université du Québec et président de la CREPIJQ, croit maintenant que le gouvernement devra «trouver ailleurs les moyens de pallier le soiis-linanecmenl des universités».A titre d’exemple, l'Université Laval empochera 1,3 million$ de moins que prévu en frais de scolarité en 1994-1995.«C’est une année d’élections», a souligné avec ironie le recteur de l’université Laval, Michel Gervais, apres avoir déposé hier son rapport annuel faisant état d’un léger surplus pour 1992-1993.L’université préparait ses budgets en fonction d’une hausse de 5% des frais de scolarité, soit environ 2,3 millionsS, compte tenu que les droits se sont (’-levés a 16,27 millionsS en 1993.En supposant que Québec laisse les universités encaisser au complet la hausse de 1,9%, la hausse annon cee représente moins de I millions pour Laval.Une différence de 1.3 millions d’avec les prévisions.Pour leur part, les membres de la Commission jeunesse du Parti libo rai du Québec pavoisaient hier, se disant «heureux et fiers de la bataille qu"ils’ viennent de gagner».Selon les jeunes libéraux, la décision de madame Robillard est sage et garante d’avenir.«En fait, le gou vernement libéral a choisi de ne pas hypothéquer davantage l’avenir des jeunes Québécois, mais plutôt de trouver des alternatives autres que celles ‘pelletées’ sur le dos des étudiants.AVIS À TOUS NOS LECTEURS Durant la période des Fêtes, 1.1 DEVOIR ne sera pas publié les jours suivants: Samedi 25 décembre Lundi 27 décembre Samedi 1 er janvier Lundi 3 janvier Veuillez prendre note que les bureaux du Service a la clientèle seront ouverts de 7h30 a 16h00 les vendredis 24 et 31 décembre.Vous partez en vacances?Soyez prévoyants! Si vous désirez suspendre la livraison de votre journal durant les vacances des Fêtes, veuillez nous en aviser au moins trois (3) jours a l'avance.U: DKVOIIt Service a la clientele (514)985-3355 Extérieur de Montréal: 1-800-463-7559 (Avec 1‘resse Canadienne) I !•: I) K V 0 I H .I !• V I.X h II K I) I I |> Ÿ.( K M II I! E I II II LE DEVOIR POLITIQUE Manifestation devant l’Assemblée nationale de détaillants de l’est du Québec \ A bas les «cigarettes à plumes» Québec fermera les yeux sur la consommation personnelle de tabac de contrebande Cotisations d’assurance-chômage Hausse de 2,3% en 1994 Axworthy déposera au début de l’année un projet de refonte du système de sécurité sociale Québec (PC)— La contrebande de cigarettes continuera d’être illégale mais il n'y aura plus de pénalités pour ceux qui possèdent de telles cigarettes à des fins d’usage personnel, selon un projet de loi que l’Assemblée nationale a adopté hier à la suggestion du ministre du Revenu, Raymond Savoie.“Cette infraction sera notée mais il n’y aura pas d'amende.On ne voulait pas d’abus ou d’histoire», a déclaré M.Savoie en expliquant le contenu du ptojet de loi à la presse a son arrivée à l’Assemblée nationale.Le projet de loi ouvrira la porte à de nouveaux rtloyens d’intervention, accordant plus de pouvoirs aux corps policiers.Les mandats de perquisition seront plus faciles à obtenir.1 M.Savoie a rappelé que la possession de marijuana à des lins personnelles avait été décriminalisée et qu’il fallait prendre ce fait en considération avant d’imposer des amendes pour simple possession de cigarettes de contrebande.Ix* maintien des amendes pour les cigarettes «nous embarquait dans quelque chose de kafkaien», a dit M.Savoie.M.Savoie a dit aussi espérer une diminution des taxes sur le tabac à compter de janvier, une décision que le premier ministre Robert Bourassa a refusé de confirmer quelques heures plus tard.L’annulation des taxes québécoises sur les cigarettes en réduirait le prix d’un dollar du paquet, a indiqué le ministre.Pendant ce temps, une cinquantaine de marchands détaillants de l’esl du Québec défiaient le froid pour venir crier à l’injustice et montrer leur mécontentement au gouvernement au sujet de la contrebande de «cigarettes à plumes» qui leur fait perdre à chacun des milliers de dollars et met souvent leur commerce en péril.Rassemblés en face du parlement, quelques-uns habillés en indien avec piumes sur la tête et lançant des cris, arborant des pancartes, ils ont vendu par dérision des cigarettes (légales) au prix de la contrebande, soit 3$ le paquet et 20$ le carton pour protester contre ce qu’ils qualifient de deux poids deux mesures.Ix“s marchands s’étaient procuré pour 10000$ des cigarettes qu’ils ont revendues a moitié prix, accusant une perte de 5000$.Le président de l’Association des marchands de l’est du Québec (AMDEQ), Claude Ferland, a dit que «les Indiens font 14$ de bénéfice par carton de cigarettes alors que les marchands et dépanneurs travaillent parfois de 18 à 20 heures par jour pour beaucoup moins de profits que ça».Le président de l’AMDEQ a dit, fair coquin, qu’il n’y a pas de danger que la police vienne les arrêter «parce que ce sont des cigarettes légales et j’ai dans ma poche la facture de l’achat ».M.Ferland et le député péquiste de Montmorency, Jean Filion, se sont adresses aux manifestants.M.Filion a suscité la réprobation de ces commerçants envers le gouvernement en dénonçant le projet de loi du ministre du Revenu, Raymond Savoie, qui enlève les amendes variant entre 200$ et 1000$ aux personnes qui achètent des cigarettes illégales.Nouvelle bisbille à la SSJB-M Le président Jean Dorion dans Veau chaude BERNARD PLANTE LE DEVOIR La bisbille est de nouveau prise à La Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal (SSJB-M).La fronde est portée notamment par certains membres dits «traditionalistes» qui s’opposent, encore une fois, a leur président.Cette fois, on reproche au président de la SSJB-M, Jean Dorion, et à «ses hommes de main» (le conseil général) d’avoir forcé, sans consultation, la restructuration de l’organisme en imposant la fusion de plusieurs sections locales.Leur nombre vient de passer de 23 à 14.L’ex-vice-président de la section Ahuntsic, Jean Rémillard, accuse Jean Dorion d’avoir passé par dessus la tête de la commission des présidents qui recommandait, à 15 contre 6, de reporter le projet aux assemblées générales de sections, en janvier et février, et de le soumettre en atelier spécial lors de l’assemblée générale annuelle de 1994:«ü (Jean Do- rion) a préféré faire un coup de force en imposant son diktat impérial».Les fusions se sont faites, à la fin novembre, mais la résistance persiste.I )es membres ont notamment transféré le compte bancaire de la section Ahuntsic et réquisitionné certains biens.La SSJB-M réplique et veut maintenant expulser quatre personnes de ses rangs.Le dossier est entre les mains d’avocats.Le président de la SSJB-M, Jean Dorion, affirme qu'il avait l’aval de la très large majorité des membres de la société pour mettre à exécution son projet de refonte.Il précise que la commission des présidents n’est qu’un organe consultatif.En outre, dit-il, nous avons invité, en octobre, les sections à nous faire part des mo-dificatiofis quelles souhaitaient que l’on apporte au projet de fusions, «certaines ont préféré ne pas se présenter.» Ix*s fusions, dit-il, permettent de réaliser des économies et d’établir un équilibre entre les composantes de la SSJB-M.Certaines sections avaient trop d’influence en proportion du nombre de leurs membres, des présidents ne représentaient qu’une cinquantaine de personnes, alors qu’ailleurs on en comptait jusqu’à 500.Il affirme que ceux qui s’opposent aux fusions «sont actifs, mais pas très nombreux.C’est toujours la même clique, ajoute-t-il, celle des ultra-conservateurs qui cherchent à avoir ma tête.L’an dernier ils ont demandé a l’inspecteur général des institutions financières d’enquêter sur la direction de la SSJB-M, mais ça n’a pas eu de suite».Rappelons qu’à ce moment les traditionalistes s’opposaient à ce que la direction puise dans les fonds de certaines de ses fondations.Cette requête était signée par 33 membres de la SSJB-M.Le groupe s’était aussi opposé en 1992 à l’admission de Néo-Québécois dans les rangs de la SSJB-M.Ces vieilles querelles entretiennent les empoignades actuelles.Ixi lutte autour du projet de fusion a commencé à la mi-septembre.Elle a donné lieu à des périodes épiques.Certains traditionalistes accusent notamment Jean Dorion de tripoter les règlements pour défaire des décisions prises en assemblée.Dans une lettre, un membre de la section Ahuntsic, Jacques Bergeron, abreuve d’injures le président et les dirigeants «despotes» de la SSJB-M.Il n’hésite pas à comparer son président à l’ex-député conservateur Bob Horner qui voulait faire expulser d’Ottawa les gens du Bloc québécois.M.Dorion s’en prend lui au nationaliste à tendance xénophobe défendu par Jacques Bergeron:«La conception du nationalisme que nous défendons actuellement à la SSJB-M n’est pas celle des écorchés vifs et j’ai l’appui de l’immense majorité des membres là dessus.Je trouve que ceux qui gravitent autour de M.Bergeron ont cette mentalité d’écorchés vifs.» Ixs assemblées générales des nouvelles sections sont prévues pour la fin janvier.En mars, la SSJB-M se réunit en congrès.Le poste de Jean Dorion sera en jeu.J E AN DI O N DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Les cotisations des travailleurs et des employeurs au régime d’as-j surance-chûmage connaîtront une hausse moyenne de 2,3% à compter du 1er janvier prochain, puis seront gelées pour 1995.C’est ce qu’a fait savoir hier le ministre fédéral des Ressources humaines, Lloyd Axworthy, qui a du même coup annoncé qu’il déposerait au début de l’année une proposition de refonte en profondeur du système d’assurance-chômage et de sécurité sociale canadien.Pour les deux années qui viennent, le taux de cotisation par tranche de 100$ de rémunération assurable passera donc de 3,00$ à 3,07$ pour les employés, et de 4,20$ à 4,30$ pour les employeurs.Ixt rémunération hebdomadaire assurable maximale augmentera de son côté de 4,7%, passant de 745$ à 780$.Ixt hausse de 7 cents par 100$ assurable, ou 2,3%, représente l’augmentation minimale permise en vertu de la Loi sur l’assurance-chômage pour que le régime s’autofinance.Hier, tant M.Axworthy que son collègue des Finances, Paul Martin, ont souligné à plusieurs reprises que le dernier budget conservateur avait anticipé un taux de 3,10$.Les salariés à haut revenu — plus de 40 560$ annuellement — seront les plus touchés, puisqu’ils verront ieurs cotisations annuelles augmenter de 83,20$, de 1162,20$ à 1245,40$.Cela représente une hausse de 7,1%.Mais «80% de ceux qui paient des cotisations ne sont pas à ce niveau», s’est empressé de souligner M.Axworthy.Quant aux employeurs, ils devront souscrire 116,48$ de plus pour chacun de leurs employés dont le salaire se situe au delà du maximum assurable.Le plafond de leurs cotisations par employé passera de 1637,08$ à 1743,56$.Ces hausses devraient permettre à Ottawa de percevoir 800 millions$ supplémentaires par année au titre de l’assurance-chômage.Ix* budget annuel du régime est de l’ordre de 20 milliards$, et il doit fonctionner avec une dette accumulée de plus de 6 milliards$.Déjà, pour 1994, les nouvelles rentrées ne devraient pas suffire à éponger un déficit prévu de près de 500 millions$ imputable à un taux de chômage qui, aux alentours de 11%, demeure élevé.Pour justifier une telle stratégie d’augmentation/gel, le gouvernement a invoqué tantôt l’ampleur du déficit fédéral, tantôt la nécessité de ne pas écraser indûment les contribuables et les petites entreprises.M.Axworthy a ainsi dû se défendre de vouloir, contrairement au credo libéral, imposer une forme de «taxe sur la paie» qui contribuerait à freiner la création d’emplois.«Nous faisions face à un dilemme.Nous devons composer à la fois avec un cadre fiscal restrictif et tenter de créer des emplois.Je pense que nous en sommes arrivés à une proposition qui satisfait les deux objectifs.» «Le taux de cotisations n’affecte pas substantiellement le cadre fiscal immédiat, mais en même temps il envoie le signal que nous mettons une limite à la taxe sur la paie.C’est pour cela que nous avons pensé que i’augmentation à 3,07$ devra être gelée pour deux ans», a dit le ministre.Dans les milieux d’affaires, on craignait qu’une nouvelle hausse des cotisations ne vienne rétrécir la marge de manoeuvre dont les entreprises, surtout les PME, disposent.M.Axworthy s’est plutôt dit d’avis que la formule retenue offrait au contraire une «période de stabilité» en attendant qu’une réforme plus globale n’intervienne.«Ce n’est pas une solution parfaite, mais compte tenu du court laps de temps que nous avons eu pour travailler là-dessus, en n’ayant pas la chance de rebâtir le système comme cela devrait être fait, c’est la meilleure solution», a-t-il déclaré.La décision d’Ottawa a aussitôt été dénoncée par le Bloc québécois, qui prône un gel des contributions pour 1994.Selon le Bloc, «le gouvernement doit démontrer la pertinence de ses dépenses avant de percevoir de nouvelles taxes».L’immersion en langue anglaise Le CLF invite Robillard à la prudence MICHEL VEN NE DE NOTRE BUREAU DE QUEBEC Dans un avis transmis à la ministre de l’Education, Mme Lucienne Robillard, le Conseil de la langue française invite à la prudence quant au recours à l’immersion comme méthode d’apprentissage de la langue anglaise.lx- Conseil incite par ailleurs la ministre à «aller encore plus loin» que ce quelle propose elle-même pour renforcer l’enseignement du français au primaire et au secondaire.En outre, le CLE recommande d’envisager d’offrir aux élèves ayant atteint les objectifs d’apprentissage de l’anglais langue seconde dès je début du secondaire, la possibilité (Éétudier une troisième langue.I.e Conseil estime qu’avec la signature d’un accord de libre-échange avec le Mexique et la mondialisation de l’économie, l’apprentissage d’une troisième langue deviendra tôt ou tard incontournable.Le Conseil partage l’objectif de Mme Robillard d’améliorer l’enseignement de l’anglais langue seconde.Mais il invite à la prudence quant aux moyens proposés, écrit-il, et quant au «message public qui tend à survaloriser une méthode parmi plusieurs autres, l’immersion».il suggère cinq critères a tenir compte avant de proposer cette méthode à des élèves, notamment s’assurer que les élèves qui participe- ront à ces programmes aient déjà une bonne maîtrise du français, et éviter que le choix de cette méthode remette en cause la pratique normale du français comme langue de communication dans l’école.Pour les francophones, il faut «éviter que l’amélioration de l’apprentissage de l’anglais ne se répercute de façon négative sur l’apprentissage du français».L’objectif doit être l’acquisition par les élèves d’un • bilinguisme additif» (qui implique d’abord une maîtrise suffisante de la langue maternelle) et non d’un «bilinguisme soustractif» (qui s'accompagne d'attitudes dévalorisantes par rapport à la langue maternelle).Pour les allophones, dans les classes multiculturelles et multilingues de Montréal, où il arrive que l’anglais serve de lingua franca, il faut éviter de mettre ces élèves en situation de «double immersion» prévient le Conseil, puisque ces élèves sont déjà dans une situation d'apprentissage du français comme une langue seconde pour eux.Le CLF suggère d’évaluer les répercussions des programmes d'enseignement de l’anglais sur leur apprentissage du français et sur leurs attitudes envers le français et les francophones.lx‘ conseil suggère par ailleurs à la ministre de pousser encore plus loin ses projets de réforme de renseignement du français au primaire et au secondaire.Il recommande entre autres d’augmenter la fréquence des activi- GAMBARD \ mir ci service Ivchnii|iiv (i ((I A, (lie ( alhnifl.Montreal, centre-ville 866-3876 -AGENT OFFICIEL ROLEX- tés d’écriture et de réduire la tâche de l’enseignant.Il suggère de procéder à une sélection rigoureuse des nouveaux professeurs de français et de prévoir pour eux une formation plus étoffée.Ainsi que de vérifier le niveau de connaissances linguistiques des profs déjà en poste et.au besoin, d’élaborer un programme de recyclage en français.Ix1 Conseil croit que des activités de lecture dirigée doivent faire partie des activités pédagogiques, et qu’il ne faut pas limiter les lectures proposées aux grands auteurs mais les étendre à des types de textes comme on en rencontre dans la vie courante.Il recommande d’augmenter le temps consacré à l’apprentissage du français à l’école.Et de faire en sorte que l’ensemble des enseignants, de toutes les matières, prennent aussi en charge la qualité du français.Resultats loto q u é b e c I .4m.tt  Tirage du 93-12-1 S 11 25 28 29 33 43 Numéro complémentaire.GAGNANTS LOTS 6/6 3 783 813.10 $ 5/6+ 4 176 357,90 $ 5/6 256 2 204,40 $ 4/6 15 438 70,00 $ 3/6 302 282 10,00 $ Ventes totales 1 7 1 68 21 9,00$ Prochain gros lot (approx ) 2 500 000,00 $ Prochain tirage 93-12-18 EQtra Tirage du 93-12-15 NUMÉROS LOTS 787219 87219 7219 219 19 9 100 000$ I 000 $ 250 $ 50 S 10 S 2 $ TVA, le réseau des tirages Les modalités ri encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.De nouveaux hélicoptères pour De Chastelain?Washington (PC) — À moins de modifier son rôle en matière de défense, le Canada aura besoin de nouveaux hélicoptères.C’est ce qu’a affirmé hier l’ambassadeur du Canada aux Etats-Unis John de Chastelain, qui assumera le poste de chef de l’état-major de la défense dès le premier janvier prochain.Il avait occupé cette position pendant trois ans avant d’être nommé à l’ambassade canadienne, il y a moins d’un an.M.de Chastelain rencontrait hier matin les journalistes canadiens en poste à Washington pour faire le point sur l’année qui se termine bientôt.Il a cependant été interrogé sur ses nouvelles fonctions, et sur les conséquences de l’annulation du programme d’acquisition d’hélicoptères EH-101.M.de Chastelain a fait valoir que.comme ces nouveaux hélicoptères ne devaient pas être prêts avant plusieurs années, les Forces armées prévoyaient utiliser les vieux Sea King (rendant ce temps.Il a toutefois ajouté que ces appareils finiront par être poussés à leurs limites.«A moins que nous ne changions radicalement ce que nous faisons dans le domaine des opérations de sauvetage et dans celui du combat naval, le gouvernement devra se donner un nouveau programme d’hélicoptères», a-t-il déclaré.M.de Chastelain a affirmé que lors de son premier mandat en fait de chef d’état-major, il avait trouvé frustrant de commencer avec un budget, et de voir le gouvernement le réduire à chaque année.Serge Chaplet la librairie Smith du Ci du Carrefour Laval (3035, bout.Carrefour) pour dédicacer son livre vendredi, 17 décembre de 18 h 30 à 20 h 30 I20 pages 14,95 J Un ouvrage présentant les meilleures caricatures parues dans Le Devoir.L_ ' A IN IN É E Il APLLAU prcsaittilii’ii tic Purr, liiiurgiiult I.li I) K VOIR, I I \' !•: X I) I! !•: I) I I I» K < K NI B I! K I !) il :î A (j TEL.: 985-3344 AVIS PUBLICS F A X : 9 8 5 - 3 3 4 0 CANADA.PROVINCE DE QUEBEC.DISTRICT DE MONTRÉAL.COUR SUPÉRIEURE, NO: 500-05 004-319-925.102389 CANADA INC., Partie demanderesse, -vs- VAMVAKOUUAS, GEORGE, Partie défenderesse.Le 29!ème jour de décembre 1993.à 10h00, au 4973 René Côté, Chomedey.district de Laval, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de: VAMVAKOULIAS, GEORGE saisis en cette cause, consistant en 1 récepteur Maranlz modèle SR.640 et acc., I lecteur double cassette Fisher et acc.; 1 magnétoscope vidéo Sylvania VHS el acc.: t aspirateur Electrolux et acc.el autres articles.Conditions: ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISÉ.Information: FRANÇOIS BOURQUE, huissier, 514-848-0979, Fax.848-7061.FRANÇOIS BOURQUE & ASSOCIÉS.HUISSIERS, 31, rue St-Jacques Ouest.RC, Montréal.Québec, H2Y 1K9 AVIS DE VENTE À L'ENCHERE (Art.1979 (i) du Code civil du Bas-Canada) Dans l’affaire de: Caisse Populaire Jean-Talon Créancière Et: Plomberie R.Mailhot Inc.Débitrice AVIS est donné par les présentes que la CAISSE POPULAIRE JEAN-TALON procédera à la vente des biens ci-dessous décrits sur lesquels la créancière détient un nantissement commercial consenti par la débitrice le 3 juin 1993 et dont acte fut dûment enregistré aux bureaux d'enregistrement des divisions de Laval et Montréal sous les numéros respectifs 828324 et 4615624 en conformité aux dispositions du Code civil du Bas-Canada.DESCRIPTION DES BIENS — 1 Honda Accord 1989 blanche; et — 1 Camion G.M.C.Diésel 1988 rouge La vente à l'enchère aura lieu le 21 décembre 1993 de I2h00 à 13h00.au 1600, rue Normand, Ville Lachine, Conditions: Vente selon les termes affichés et/ou annoncés a l'ouverture de la vente.Paiement comptant ou chèque visé à l'achat Prise de possession selon toute entente à intervenir.Les taxes sont en sus.Mise à prix: Honda Accord 8 000,00S Camion G.M.C.5 000,00$ Monsieur André Demers LES ENCHÈRES D’AUTO ST-PIERRE Téléphone: 489-9745 AVIS PUBLIC «The Restated Employees’ Pension Plan of Progress Brand Clothes Inc.and Park Hall Inc.» Numéro d’enregistrement: 22672 Le régime «Restated Employees' Pension Plan of Progress Brand Clothes Inc.and Park Hall Inc.», qui couvrait les employés salariés non syndiqués à temps plein de Progress Brand Clothes Inc.a été terminé totalement le 3I décembre I987.Avis est donné par les présentes à tous les participants actifs et inactifs, à tous les bénéficiaires actuels ainsi qu'à toute personne qui croit avoir des droits en vertu du «Restated Employees' Pension Plan of Progress Brand Clothes Inc.and Park Hall Inc.» que le Régime est en voie de liquidation.À la date de terminaison, le régime de retraite comportait un excédent d’actif.La compagnie a soumis un projet d’entente relativement à la répartition de cet excédent d'actif en date du I7 décembre I993.Toute personne qui.sans avoir reçu le projet d'entente et l'avis l’accompagnant, croit avoir des droits au titre du Régime ou de la Loi sur les régimes complémentaires de retraite, est invitée à les faire valoir dans les soixante (60) jours auprès de la Régie des rentes du Québec à moins qu'il n'y ait recours à l’arbitrage pour faire décider qui aura droit à l’excédent d'actif, auquel cas les intéressés auront jusqu’à la date où l’affaire sera prise en délibéré pour faire valoir leurs droits.Tous ceux dont les droits au titre du Régime de retraite ont été acquittés, avant le 3I décembre I987.par le biais d’un contrat constitutif de rente conclu avec un assureur, ainsi que ceux qui.désignés comme bénéficiaires aux termes d’un tel contrat, conservent encore des droits en vertu de ce contrat sont considérés comme des participants ou bénéficiaires, pourvu qu’ils agissent dans les délais indiqués plus haut.Toute personne qui peut justifier de ses droits en tant que participant ou bénéficiaire, peut obtenir une copie du projet d'entente en faisant la demande à: Monsieur Richard Guttman 2904942 Canada Inc 7080.avenue du Parc Montréal (Québec) H3N IX6 Le cas échéant, cette personne peut faire connaître son opposition au projet d’entente par écrit à la Régie des rentes dans un délai de soixante (60) jours de la publication du présent avis à l'adresse suivante: Régie des rentes du Québec 2635.boul.Hochelaga Sainte-Foy (Québec) GIK 7S9 MOIS CROISÉS 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 HORIZONTALEMENT 1- Aplomb.— Cheval-vapeur.2- Contigu — Oui — Hectare 3- Grossier.— Verbal.4- Lui.— Engorgeons de sable 5- Constituant des peintures —Action.6- Masse de minéraux exploitable Possédé 7- Sur la croix.— Ville de Bolivie 8- Vraie.— Victoire de Napoléon 9- Oblat-Marie Mathématicien suisse — Jardin d'animaux 10- Nouveau — Chlore — Dispersé.11- Sentiment de curiosité Cérémonial.12- Décapite Carnivore d'Afrique.VERTICALEMENT 1- Mois.— Raillerie 2- Trait.3- Situé — Nid — Enlève 4- Objet d'usage domestique.— Sert à lier 5- Gaie.— Profit.6- Orifice du rectum.— Substance osseuse 7- Doubler un pion — Thorium 8- Cobalt — Léser 9- Au Moyen Âge.moine chargé d'une école.— Prairie 10- Masse de pierre.— Strophe de onze vers 11- Fredonne — Artère du coeur 12- Danseur — Risqué Solution d’hier Afi / rEMt.M O L I NE il lema TOU Z I NC ETE.P.[N t O N] NOC-EBi / L CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE MONTRÉAL, COUR DU QUÉBEC, NO: 500-02-012174-913.Ville de Ste-Geneviève, Parlie demanderesse, -xs- Lise Isabel L.N.Aulo Enr, Pallie délenderesse Le 29ième jour de décembre 1993, à 11 hOO.au 360 Sénécal, Ile Bizard.district de Montréal, seront vendus par autorité de Justice, les biens el effets de Lise Isabel, saisis en celle cause, consislanl en: I piano brun el acc.; 2 divans en tissu gris; t television RCA 29" noir, et meuble noir; 1 système de son Crown el acc.el meubles et haut-parleurs; 1 bultel en bois naturel; 1 labié de cuisine en bois el 6 chaises; 2 chaises rouges el noires en tige; 2 tables de salon blanches et noires; 1 bullet en bois brun el miroir; 1 bureau en mélamine blanche CONDITION ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISÉ.Information: Pierre Foisy, huissier, (514)654-6511.GAUCHER.TESSIER S ASSOCIÉS, HUISSIERS, 264 rue De Boisbriand.Repenligny, Qc, J6A 8A1 Avis est par les présentes donné que le contrat de vente en date du 29 novembre 1993, à LA BANQUE TORONTO-DOMINION de toutes dettes, présentes ou futures, payables à G.& P.ENTRETIEN DE VOIE FERRÉE i CONSTRUCTION LTÉE / G.& P.RAILWAY MAINTENANCE & CONSTRUCTION LTD a été enregistré au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de Chambly.le 3e jour de décembre 1993, sous le numéro 951687.Ce 8e jour de décembre 1993.LA BANQUE TORONTO-DOMINION, CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-05-015677-931 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT PROTONOTAIRE ADJOINTE 2756-8039 QUÉBEC INC Partie demanderesse c 2628-8050 QUÉBEC INC, Partie délenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à 2628-8050 QUÉBEC INC., de comparaître au greffe de celte Cour situé au 1 est.rue Noire-Dame, Montréal, salle 1110, à dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal Le Devoir.Une copie a été remise au greffe à l'intention de 2628-8050 QUÉBEC INC.Lieu: Montréal Date: 08 décembre 1993 GISELE DE MADDELEIN.Protonotaire adjointe PRENEZ AVIS que MEGA OXYGENE INC,, une compagnie légalement constituée en vertu de la Loi sur les compagnies el ayant son siège social à Saint-Hubert, province de Québec, demandera à l'Inspecteur général des institutions financières la permission de se dissoudre dans le cadre d une réorganisation corporative.Pour plus de renseignements, contacter John Baine, président, MEGA OXYGENE INC.au (514)676-0223.DATÉ à Montréal, Québec, le 15e jour de décembre 1993, Les procureurs de la compagnie.McCarthyTÉTRAULT PANAnA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE LONGUEUIL NO: 505-04-001336-932 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT LE PROTONOTAIRE ADJOINT JENNIFER HAMILTON, Partie requérante -vs- NORMAND MARTIN, Paitie intimée ASSIGNATION PAR ORDRE DE LA COUR: L'Intimé, Normand Martin, esl par les présentes, requis de comparaître au greffe de celte Cour situé au 1111 esl, Jacques-Cartier à Longueuil.dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal LE DEVOIR Une copie de la reguèle pour garde d'enlant a élé remise au greffe à l'intention de la partie intimée.Longueuil, ce 6 décembre 1993 ELIZABETHS.GOBEILLE.PROTONOTAIRE ADJOINT.Me Francine Gendron 20 rue Lemoyne ouest Longueuil.(Québec) J4H1V3.PRENEZ AVIS que la compagnie LES CONSTRUCTIONS TREVI INC demandera à l'Inspecteur général des institutions financières la permission de se dissoudre.Montréal, le 8 décembre 1993.CUCCINIELLO CHAMPAGNE CALANDRIELLO, Les procureurs de la compagnie PAMAnA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-05-016856-930 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT Protonotaire adjoint CAISSE POPULAIRE SACRÉ-COEUR DE VALLEYFIELD.Partie demanderesse c.NICHOLAS WLANDI, Partie défenderesse -et- LE RÉGISTRATEUR DE LA DIVISION D’ENREGISTREMENT DE MONTRÉAL, Mis-en-cause ASSIGNATION ORDRE est donné à Nicholas Wlandi de comparaître au greffe de cette coût situé au Palais de Justice de Montréal, 1 rue Notre-Dame est, salle 1.100, dans les trente (30) jours de la dale de la publication du présent avis dans le journal LE DEVOIR, Une copie du Bref d'Assignation el Déclaration a été remise au greffe à l'intention de NICHOLAS WLANDI.Lieu: Montréal Date: 14 décembre 1993.DOMINIQUE DIBERNARDO, P.a.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-12-161996-875 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT PROTONOTAIRE ADJOINTE SONAN YAPO, Partie demanderesse c.LOUISE (NORRIS) NORIS, Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à LOUISE (NORRIS) NORIS de comparaître au greffe de cette cour situé au 10 est, rue St-Antoine, à Montréal, Québec, salle 2.17, à 9h15 de l'avant-midi, le 20 janvier 1994 Une copie de la requête en modification de garde d'enfants a été remise au greffe à l'intention de Mme Louise (Norris) Noris.Lieu: Montréal, Québec Date: 13 décembre 1993.GISELE DE MADDELEIN, PROTONOTAIRE ADJOINTE.PANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-02-031074-938 COUR DU QUÉBEC (Chambre Civile) PRÉSENT PROTONOTAIRE ADJOINT TOUR AMERICANADA INTERNATIONAL INC., Partie demanderesse c.VOYAGES FIGARO INC., Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à VOYAGES FIGARO INC.de comparaître au greffe de cette cour situé au 1 est rue Notre-Dame, salle 1.100, dans les TRENTE (30) jours de la date de la publication du présent avis dans LE DEVOIR.Une copie du bref d'assignation a été remise au greffe à l’intention de VOYAGES FIGARO INC, Lieu: MONTRÉAL Date: 9 décembre 1993.DOMINIQUE DIBERNARDO, P.A.Pour plus d’information, veuillez communiquer avec Me Paul Unterberg au 934-0841.Avis public Ville de Montréal Service du greffe Avis est donné que le Conseil municipal, à son assemblée du 10 décembre 1993, a adopté les règlements suivants: 9490 Règlement modifiant le Règlement concernant l'occupation du domaine public (31891.9491 — Règlement modifiant le Règlement concernant les permis et taxes spéciales ou personnelles sur les commerces, occupations et acti vités (5568).9492 Règlement modifiant le Règlement sur le Centre de tri et d'élimination des déchets (8369).Le Greffier, LÉON LABERGE Hôtel de Ville Montréal, le 17 décembre 1993 Transports Québec Québec APPELS D OFFRES ET DE CANDIDA TUBES Les appels d offres qui suivent correspondent aux contrats de services auxiliaires (type A), de construction (type C), de déneigement (type D), de services professionnels (type P) et aux autres contrats non spécifiés précédemment (type S).À moins d'indications plus précises, pour les contrais de types C el D, sont admis à soumissionner les entrepreneurs dont le principal établissement (place d’affaires) est s/fi/e au Québec, qui possèdent une licence de la Regie des entreprises de construction du Quebec dans la ou les catégories pertinentes (lorsque cette licence est exigée) et qui ont commande a leur nom propre une copie du dossier d'appel d'offres du contrat.A moins d indicationsplus précises, pour les contrats de types A et P, seules les personnes physiques, les sociétés ou corporations ayant une place d affaires au Québec et possédant les Qualifications minimales requises décrites dans les documents d'appel d'offres sont admises a présenter une offre de services Ployr!e?t de typ63 A et p> lorsaue le fournisseur compte plus de cent employés, il doit être détenteur à une attestation émise par le ministère des Approvisionnements et Services, ai effet au II s engage à implanter un programme d'accès d légalité conforme d la Châtie des droits et libertés de la personne, si le contrat lui est adjuge.L obligation explicitée précédemment s applique pour tout sous-contrat d'un montant de 100 OOO $ ou plus et s adressant à un sous-contractant ayant plus de cent employés.Pour tous les types de contrats, on peut obtenir une copie du dossier d'appel d’offres moyennant la somme indiquée a la rubrique «coût du dossier*• lorsque applicable Ce coût incluant les taxes est payable en especes, cheque visé ou mandat-poste à l'ordre du ministre des Finances et est non remboursable Les intéressés peuvent obtenir les renseignements et les documents pertinents en s adressant aux bureaux suivants: QUÉBEC Service des contrats Ministère des Transports 700, boul.René-Lévesque Est 20Ê étage Québec (Québec) G1R 4Y9 Tél : (418)644-8848 OU MONTRÉAL Service des contrats Ministère des Transports 35, rue de Port-Royal Est 1m étage Montréal (Québec) H3L3T1 Tél : (514) 873-6061 Le Ministère ne s engage à accepter ni la plus basse ni toute autre soumission ou offre reçue.Le sous-ministre, Georges Lalande A Contrat no: 4274-93-0401 Service de gestion (entretien et nettoyage) d une halte routière et I exploitation d un service de cantine mobile a la halte routière située sur autoroute 20 (voie nord), dans la municipalité de Bermères, s d MRC Les Chutes de la-Chaudière, circonscription électorale de Les Chutes de la Chaudière Seuls les entrepreneurs ayant leur principale place d'affaires située dans la circonscription électorale ou est localisée la halte routière ou dans les circonscriptions électorales adja centes sont admis a soumissionner et qui ont commandé à leur nom propre une copie du dossier d appel d offres du contrat I es circonscriptions électorales admissibles sont Les Chutes-de-la Chaudière, Lévis, Beauce Nord et Lotbimère Garantie de soumission exigée: chèaue visé 5 000 S Coût au dossier 20 $ 50um,ssi0ns au bureau de QUÉBEC prendra fin le mardi, 11 janvier 1994 a 15h alors que débutera l'ouverture des plis AVIS PUBLICS HEURES DE TOMBÉE POUR LA PÉRIODE DES FÊTES RÉSERVATION ET MATÉRIEL ÉDITION DU SAMEDI REPORTÉE AU VENDREDI 24 ET 31 DÉCEMBRE Publication du 24 décembre: mercredi 22 déc.16h.Publication du 28 décembre: jeudi 23 déc.16h.Publication du 29 décembre: vendredi 24 déc.12h.Publication du 30 décembre: vendredi 24 déc.15h.Publication du 31 décembre: mercredi 29 déc.16h.Publication du 4 janvier: jeudi 30 déc.16h.Publication du 5 janvier: vendredi 31 déc.12h.Publication du 6 janvier: vendredi 31 déc.15h.À noter que nos bureaux seront fermés les lundi et mardi 27 et 28 décembre et les lundi et mardi 3 et 4 janvier 1994.Tél.: 985-3344 Fax 985-3340 AVIS DE DEMANDE DE DISSOLUTION LES CRÉATIONS MARSOLAIS INC.PRENEZ AVIS que la compagnie LES CRÉATIONS MARSOLAIS INC, demandera à l'Inspecteur général des institutions financières la permission de se dissoudre.SIGNÉ A MONTRÉAL, ce 15 décembre 1993.ROBERT MARSOLAIS, Président de LES CRÉATIONS MARSOLAIS INC, CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE LAVAL NO: 540-12-001386-937 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT PROTONOTAIRE ADJOINT FRANÇOISE FORT-VALAIRE, Partie demanderesse c.YVON MONNOEUVRE FORT, Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à YVON MONNOEUVRE FORT de comparaître au greffe de cette cour situé au PALAIS DE JUSTICE DE LAVAL, COUR DU QUEBEC, CH CIVILE, 2800, BOUL, ST-MARTIN OUEST, CHOMEDEY, LAVAL H7T 2S9, salle 1.100, dans les trente (30) lours de la date de la publication du présent avis dans le journal LE DEVOIR, Une copie de la déclaration en divorce a été remise au greffe à l'intention de YVON MONNOEUVRE FORT Lieu: Montréal Date: 8 décembre 1993 DIANE NADEAU.P.A.C.S, AVIS est donné, conformément à l'article 1571d du Code civil, qu'une convention de cession et transport général de toutes créances, comptes de livres, réclamations et demandes, actuels et futurs, de SOFITEX INTERNATIONAL INC, FAISANT AFFAIRES ÉGALEMENT SOUS LES NOMS ET LES RAISONS SOCIALES DE L'HORIZON/LES STORES ERICSON DU CANADA INC./ERICSON BLINDS OF CANADA INC/LES STORES ERICKSON DU CANADA INC./ERICKSON BLINDS OF CANADA INC./L'HORIZON/TISSUS SADMAR ayant sa principale place d'affaires au 1981, Place Thimens, Ville St-Laurenl, Québec H4R 1K8 en faveur de Banque République Nationale de New York (Canada) datée du 29 juillet 1993, a été enregistrée au bureau d'enregistrement de la division d'enregistrement de Montréal le 4 août 1993, sous le numéro 4633331 Le 15 décembre 1993.Banque République Nationale de New York (Canada).GESTION CAROL BARIL INC PRENEZ AVIS que la compagnie •GESTION CAROL BARIL INC." demandera a l'Inspecteur général des institutions financières la permission de se dissoudre Quebec, le 1er novembre 1993.CAROL BARIL, le président VENTES EN JUSTICE Conditions et renseignements 1.Les ventes judiciaires ont lieu aux adresses ci-dessous mentionnées.2.L’enchérisseur doit en payer le montant immédiatement et en argent comptant ou chèque visé.3.Il est préférable de téléphoner au bureau de l’officier instrumentant le matin de la vente en cas d’annulation.La Chambre des huissiers du Québec AVIS DE DÉCÈS Par télécopieur Avant16h00 985-3340 Après16h00 et la fin de semaine 985-3360 LA MÉTÉO Signer sa carlo de don d'organes.cVsl pour la vie.LA FONDATION DIANK IIKIIKKT t5it) t)ti.r).o:i.‘t:t Prévision à long terme pour Montréal Aujourd'hui Ce soir Samedi Dimanche Lundi min -7 iLN’tu» flHOUMAHI' fi • HfclUE UMAOL ¦ t "' .i Yedowkntfe >t John, Edmonton 3/12 Vancouver Caïqary/ ¦ on utkatoon | Montréal NeqitM WuuMpof Ott.wîW ait LAki I Lmpt-rattires : MAX / MIN ntres d ® Centrât de prtttlon : ® Haut* Balte Environnement Canada Situation générale Un anticyclone gardera un ciel clair sur la plupart des régions du Québec aujourd hui et demain Par contre, les régions de la Basse Côte-Nord seront touchées par un faible creux barométrique auiourd hui Pour ce qui est des températures elles demeureront tout près ou même au dessus des normales aujourd'hui el demain A noter cependant qu'un système en provenance des Grands Lacs apportera des nuages sur l'extrême ouest québécois demain Régions Abitibi-Témiscamingue Pontiac Gatineau et Lièvre Ensoleillé Mm de 12 â - 15 Max de - 3 à - 6 Demain ennuagement Min 11 Max 2 Réservoirs Cabonga et Gouin Ensoleillé avec passages nuageux Mm de - 17 à 19 Max de - 4 à - / Demain ensoleillé avec passages nuageux Mm 16 Max 4 laurentides Ensoleillé Mm de 13 a 16 Max de ?à 0 Demain ensoleillé le matin suivi d un ennuagement graduel Mm 17 Max 2 Ottawa.Hull et Cornwall Ensoleillé Mm de -10 à 12 Max d*: 2 à 0 Demain ensoleillé le rnatm suivi d un ennuagement graduel Min 1 Max 1 Montréal Trois Rivières et Orummondville Ensoleillé Mm de 10 à 13 Ma» 0 Demain ensoleillé le matin suivi d un ennuagement graduel Mm / Max t Québec et Beauce Ensoleillé Mm de 14 à • 16 Max 5 Vents de 1b .1 30 km-h Demain ensoleillé avec passages nuageux Mm -12 Max 3 Estne Ensoleillé Min de - IG a 19 Max de - 3 à - 1 Demain ensoleillé avec passages nuageux le matin suivi d'un ennuagement graduel Mm 14 Max ü Lac St Jean et La Tuque ( nsoleillé avec passages nuageux Mm de 17 à 20 Ma* 8 Demain ensoleillé avec passages nuageux Mm -15 Max f, Saguenay, réserve faunique des Laurentides et Charlevoix Ensoleillé avec passages nuageux Mm d«: 16 à 19 Max de / a 9 Demain ensoleillé avec passages nuageux Mm 12 Max 4 Reserve faunique des laurentides Ensoeillô Passages nuageux en après midi Mm de 17.1 20 Max do H à 10 Demain ensoleillé avec passages nuageux Mm 16 Max 6 Rivière du I oup ce soir Dégagement Vents de 20 a 40 km/h f nsoleillé Passages nuageux en après midi Mm de 12 ,1 15 Max G Vents de 15 .1 30 km h Demain ensoleillé avec passages nuageux Mm 10 Max 4 Rimouski.Matapédia, Ste Anne des Monts et parc de la Gaspésie Ensoleillé le matin Ciel variable par ta suite Mm de - 12 .1 15 Max - 6 Vents de 15 a 30 km h Demain ensoleillé avec passages nuageux.Mm 1?Max 1 Gaspé et parc Forillon ( nsoleillé le matin Ciel variable par la suite Min de 12.1 14 Max 0 Vents de 15 à 30 km h Demain ensoleillé avec passages nuageux Mm 12 Max 4 Côte Nord et baie des Chaleurs Ensoleillé Mm de 12 à 15 Max 0 Demain ensoleillé avec passages nuageux Min 14 Max 4 Baie Comeau Ciel devenant variable suivi de 30 % de probabilité d averses de neige Mm de 13.1 16 Max 3 Vents de 15 à 30 km h Demain ensoleillé Mm de 14 K V I) I H .I |{ V K x |) || K |) | I |) K * K M I! Il | | !l !) ;| LE DEVOIR IJ MON! A * L'Irlande divisée 4L _ Royaume! Uni Ëà *¦ BELFAST ¦ DUBLIN 150 km Population : 1,57 million Province dépendant du Royaume Uni AU|tes (population totale .54 millions) Protestants Violence: Calholiques nombre de lues dans le conllit interne 1988 1989 1990 1991 1992 1993 (au 15 déc.) République d'Irlande (Eire) Population : 3,55 millions (en 1992) dont 3,2 millions de catholiques (90%) Q.u- < I* E H S I* K C T I V E S Espoirs irlandais Le Sinn Fein se déclare ouvert Malval ne fait plus les commissions d'Aristide Il refuse de remettre une lettre de congédiement à Cédras Port-au-Prince (AFP) — U- premier ministre haïtien démissionnaire Robert Malval a annoncé hier qu’en accord avec son gouvernement, il ne remettrait pas au chef de l’armée, le général Raoul Cédras, sa lettre de révocation signée du président Jean-Bertrand Aristide et a appelé ce dernier à revenir sur sa décision pour des raisons de sécurité.M.Malval a également reproché au président constitutionnel une «fuite délibérée» de son entourage ainsi que les conditions dans lesquelles cette décision a été piise.«J'ai reçu de vous deux lettres datées du 14 décembre 1993 que vous adressez aux généraux Cédras et (Jean-Claude) Duper-val (commandant en chef adjoint) relatives à la mise à la retraite de l’un et à la prise en charge du commandement ad interim des Forces armées d’Haïti par l’autre», note M.Malval dans sa lettre au président Aristide, rendue publique hier à Port-au-Prince.«Je relève une fois de plus que vous avez engagé le gou-v e r n e m e n t sans le consulter et cela à la veille même de sa démission», souligne-t-il.«Cette pratique dans ce cas précis prend l'allure d’un piège qui risque de se refermer sur l'ensemble des membres du gouvernement», poursuit M.Malval en soulignant que «la règle dans ce domaine indique clairement que le Conseil des ministres, devait être consulté sur l’opportunité de ces deux mesures».«Vous ne l’avez pas fait et c'est par voie de presse que les membres du gouverne- ment ont appris que la remise de ces deux | lettres à leurs destinataires constituerait le j dernier acte officiel du gouvernement Mal- { val», écrit-il, affirmant qu'il «y a là une fuite délibérée venant de votre entourage, coin- j me le précise la dépêche annexée à la présente et qui a pour objectif de mettre l’ensemble du gouvernement dans une situation délicate et périlleuse».«Les ministres (.) réunis en Conseil (.) ont décidé unanimement, de ne pas remettre les lettres à leurs destinataires.Ils vous prient instamment au nom de leur sécurité, de celle de leurs familles et de celles de tous ceux qui dans le pays luttent pour la démocratie de surseoir à votre décision en attendant la claire réactivation de l’accord de l'île de Governors Island», conclut M.Malval.Le général Cédras avait été nommé chef de l’année par intérim par le président Aristide le 2 juillet 1991, pour un mandat de trois ans éventuellement renouvelable.Robert Malval: le conflit est désormais ouvert ¦ Au lendemain de la signature d'une déclaration conjointe des premiers ministres britannique et irlandais sur l'ébauche d'un plan de paix en Irlande du Nord, les signes d'ouverture se sont multipliés hier.Le président du Sinn Fein Gerry Adams a déclaré qu'il allait «prendre en considération» cette déclaration, pendant que les Mandes manoeuvres se préparaient à Londres, où l'on reut parler concrètement du désarmement de l'IRA.LE MONDE L’avenir dira si la «déclaration de Downing Street» aura constitué la première étape vers la pacification de l’Irlande du Nord et, qui sait, vers la réunification de l’île.11 se peut aussi qu’elle soit considérée par les principaux acteurs du drame — les groupes paramilitaires, et notamment l’Armée républicaine irlandaise (IRA) — comme un faux-semblant.En signant conjointement un appel à la cessation des hostilités et une invitation à engager une véritable négociation, les deux chefs de gouvernement britannique et irlandais John Major et Albert Reynolds ont, en tout état de cause, imprimé leur marque dans une histoire mouvementée et sanglante.Jamais en effet, Londres et Dublin ne sont allés aussi loin dans les concessions mutuelles.Celles-ci apparaissent, dans le contexte politique et confessionnel d’aujourd’hui, largement symboliques.Mais la place du symbole est prépondérante, compte tenu de l’opposition passionnelle des deux «traditions», catholique et protestante, d’Irlande du nord.Car bien que conditionnelle, l'acceptation par Londres du principe de la réunification marque un tournant.Paradoxalement, c’est là que réside la meilleure chance de succès.S’ils croient qu’au bout d’un processus — certes long et incertain — l’idéal des retrouvailles de la «nation irlandaise» est à portée, les «Républicains» de LIRA peuvent accepter l’offre de paix: le gouvernement britannique leur propose une place à la table des négociations, à une condition, que la violence cesse pendant trois mois.Pour un Etat de droit confronté depuis 20 ans au terrorisme, cette «ouverture» en direction des poseurs de bombes n’est pas mince.Londres semble faire sienne la thèse selon laquelle toute une génération de militants de LIRA serait lassée de la violence.Or, rien n’est moins sûr.Outre que les groupes paramilitaires «loyalistes» (protestants) sont aujourd’hui responsables de davantage de meurtres que les «Républicains», LIRA et sa branche politique, le Sinn Fein, pourraient considérer qu’en acceptant de renoncer à sa souveraineté sur la province, la Grande-Bretagne avoue sa faiblesse et reconnaît implicitement que la violence paie.S'ils ont, au surplus, le sentiment que Ixndres essaie de les duper par le biais d’un référendum d’autodétermination sur la réunification, une partie des «nationalistes», jusque-là modérés, pourraient bien sombrer eux aussi dans l’extrémisme.L’espoir est fragile, mais comment ne pas saluer le courage de ceux qui l’ont ainsi fait naître, John Major et Albert Reynolds?«L'affaire Gregory»: la fin d'un sordide feuilleton qui a tenu la France en haleine depuis 1984 Villemin condamné, l'énigme reste entière Dijon (AFP) — Le long et sordide feuilleton de l’affaire Gregory, ce petit garçon de 4 ans assassiné en 1984 dans un village de l’est de la F'rance, s’est achevé hier par la condamnation de son père Jean-Marie Villemin à 5 ans de prison, dont un avec sursis, et l’immense frustration d’une énigme non résolue.Il pourrait cependant être libéré avant la fin de l’année, pour avoir déjà purgé 33 mois de détention préventive et grâce aux remises de peine.Le père de Gregory comparaissait devant la Cour d’assises de Dijon pour avoir tué le 29 mars 1985 son cousin Bernard htroche qu’il soupçonnait du meurtre de son fils, retrouvé six mois plus tôt les pieds et poings liés, dans les eaux froides de la Vologne, une rivière des Vosges, qui coule à Ixpan-ge.Ce procès qui dans des circonstances normales aurait duré trois jours, s’est prolongé pendant sept semaines.Il est apparu en effet que seule la reprise totale du dossier pouvait permettre de lever le voile sur la plus grande énigme criminelle des dix dernières années.Qui a tué le petit Gregory?l^as, l’exercice s’est révélé vain.Et ce en dépit d’échanges virulents entre les parties en présence, où la boue et la haine accumulées pendant neuf ans par les familles \x-roche et Villemin, ont rejailli au grand jour, mais sans rien trahir leurs secrets ou de leurs mensonges.Ije président Olivier Ruyssen voulait aussi tenter de réduire les innombrables dérapages qui ont entouré l’affaire, que ce soit l’incompétence de la magistrature, le zèle de certains policiers ou le voyeurisme des médias.Si bien que le procès de Dijon offrait un tableau hallucinant: Jean-Marie Villemin, l’accusé, après un premier témoignage déchirant sur son «merveilleux enfant», est apparu comme un personnage secondaire, témoin d’un psychodrame qui se déroulait dans la salle d’audience, ou les témoins, eux, faisaient figure d’accusés.Le «corbeau» garde son secret On a cherché à identifier le «corbeau», auteur de 800 lettres et coups de téléphone menaçants aux différents membres de la famille.Sa voix nasillarde et sarcastique, a glacé l’assistance lors de la diffusion d’un enregistrement.On sait que le corbeau et l’assassin de Gregory ne font qu’un.Mais qui?Lors du procès, des témoignages d’experts graphologues ont innocenté Bernard Laroche qui avait été, le premier, accusé du meurtre de l’enfant, incarcéré, puis relâché par le juge Lambert, avant d’etre abattu par Jean-Marie Villemin.Pourtant l’emploi du temps de Laroche, le 16 octobre 1984, date de la disparition de Gregory, laisse de grandes zones d’ombres.Mais Laroche est mort.Certains experts pensent encore que Christine Villemin, la mère de Gregory, pourrait bien être le corbeau, donc l’assassin.Mais, après avoir, elle aussi été accusée du meurtre de son fils, elle a bénéficié d’un non-lieu début 1993.Enfin Murielle Bolle, belle-soeur de Bernard Laroche, qui l’avait accusé dans un premier temps d’avoir enlevé Gregory en voiture, était revenue sur ses aveux.Elle avait, disait-elle, été intimidée par les gendarmes.Et durant le procès, elle a persisté dans cette dernière version.Et tout à coup, c’est comme si on se rappelait de l’existence de Jean-Marie Villemin.Alors, le procureur requiert, à la stupéfaction générale, la lourde peine de «pas moins de dix ans de réclusion criminelle», invoquant la dangerosité potentielle de l’accusé.la défense demande l’acquitemenl.Puis vient l’ultime requête de Villemin, entre deux sanglots, peut-être la touche la plus humaine de ces sept semaines : «Christine et moi (.) ça fait neuf ans (.) que nous vivons un véritable calvaire (.) Nous l’aimions (Gregory), plus que tout au monde (.) Ne nous séparez pas (.) je vous en supplie, assez de souffrance!» Mais, condamné à 5 ans de prison, dont un avec sursis, Jean-Marie Villemin doit retourner derrière les barreaux.Pour quelques mois, ou quelques semaines, selon les remises de peines dont il pourra bénéficier.A l’énoncé du verdict, il a blêmi, tandis que son épouse Christine était décomposée.La liberté n'a plus la cote Washington (AFP) — Pour la première fois depuis cinq ans, les libertés dans le monde ont connu un recul en 1993, avec l’accroissement d’un demi-milliard du nombre de personnes vivant dans des sociétés répressives, selon une étude privée publiée hier à Washington.Depuis l’année dernière, 18 pays, dont l'Egypte, l’Indonésie et le Nigeria, ont fait leur apparition dans la liste des pays «non libres» établie par Freedom House, qui compte 55 pays Ix pourcentage de la population mondiale vivant dans une «société libre» se situe à 19%, le plus bas depuis 17 ans, selon l’organisation.«Le temps d’une rapide expansion démocratique semble révolu», a déclaré, au cours d’une conférence de presse.Bette Bao Lord, présidente de l'organisation de défense des droits de l'homme basée aux Etats-Unis.La Macédoine reconnue D’APRES AFP L’Allemagne, la Grande-Bretagne, l’Italie et le Danemark ont simultanément annoncé hier l'ouverture de relations diplomatiques avec Skopje, capitale de la Macédoine.la Grèce, férocement opposée à un tel geste, a encaissé le coup en grinçant les dents, quinze jours avant sa présidence de l’Union européenne.«C’était attendu, mais il s’agit d’un mauvais coup contre la solidarité européenne», a dit le porte-parole du gouvernement, M.Evangélos Vénizé-los, qui la veille, révélant cette decision concertée, avait fait part du vit mécontentement» de la Grèce.Il a réaffirmé qu’Athènes ne reconnaîtrait «jamais» la Macédoine, sous ce nom ou l’un de ses dérivés.Les Grecs l'accusent, entre autre maux, d’usurper un nom appartenant au patrimoine hellène depuis Alexandre le Grand, et de nourrir des visées ex-pansionistes sur la province limitrophe grecque de Macédoine.Une note diplomatique de protestation a été remise aux pays qui échangent des ambassadeurs avec «l'ex-ré-publique yougoslave de Macédoine» (FYROM), le nom officiel provisoire adopté par le nouveau pays depuis son entrée à l’ONU, le 8 avril dernier.7635 homicides en 1993 Rio suspend son vol pour protester contre la violence Rio de Janeiro (AFP) —Aujourd’hui à midi pile, Rio de Janeiro, avec ses 9,5 millions d’habitants, s’arrêtera à l'appel du mouvement «Viva Rio» poui deux minutes de silence et de réflexion sur la violence, l’un des principaux fléaux de cette ville où pas moins de 7635 homicides ont été enregistrés en 1992.Pour que chaque citoyen carioca s’engage dans la campagne de nonviolence, il lui suffira de s’habiller en blanc et de rejoindre l’un des «points de paralysie» prévus aux quart es coins de la ville.Au centre-ville, plusieurs monuments dont la Candelaria, l’ancienne cathédrale, seront «enlacés» par la population, invitée à se donner la main tout autour.Le téléphérique (pii mène au célèbre Pain de Sucre s’arrêtera à midi au milieu du trajet et une pluie de pétales de roses sera lancée de ses cabines.Toutes les cloches des églises sonneront à piidi moins dix pour si taire à midi.A midi et deux minutes, elles résonneront de plus belle poui fêter l’événement.Tonte la circulation sera stoppée avec l’aide des policiers.Les feux resteront au rouge pendant les deux minutes.1 xs nombreux tunnels qui traversent les • monies de la ville 1 seront fermés un ! peu avant midi! imur que personne n'y soit bloqué pendant les deux minutes.Autobus et taxis couperont leurs moteurs n midi pile tandis que les membres 1 des écoles de j samba rythmeront les secondes, du compte à re ' bours, un peu j avant midi, sui leur énormes tambours dims les prin : cipaux endroits de concentration.Même la Bourse des valeurs ch Rio paralysera ses opérations financières pendant les deux minutes.Ix , président de la Fédération des indus ! tries a exhorté toutes les entreprises à suspendre leurs activités.Dockers, professeurs, employé# de banques, commerçants, toutes, les catégories professionelles oc même le président Itamar Franco qui sera àjuiz de Fora, ont promis d’arrêter toute activité pour adhérer à la campagne de non-violence.«L’esprit du mouvement se caracté rise comme étant une réaction au fatalisme et à l’indifférence», a affirme hier un membre de la Commission des citoyens de «Viva Rio», Gilberto Velho, également anthropologue.Ce mouvement s'inspire d’un autre mouvement crée il y a quelques mois à Rio pour lutter contre la faim.Mais c’est l’année dernière, quand tous les Brésiliens se sont mobilisés en masse pour la destitution de l’ex-président Fernando Collor — incidemment interdit hier par la Cour suprême de toute fonction publique pour 8 ans — qu’est né le «Mouvement pour la ci toyenneté», «point de départ d’une prise de conscience et d’un changement de mentalité», selon M.Velho.Des boursicotiers aux danseuses de samba, tout le monde s'arrêtera à midi Timide démocratie égyptienne Bahey Kl Din Hassan, militant des droits de l'homme, témoigne t I.É M E NT TR II D E E LE DE VOIR Il existe une déesse de la vérité, de la justice, de la clarté et du courage: Ma’At.Sur les bords du Nil où elle fut jadis a l’honneur, celte divinité a une tâche colossale.Bahey El Din Hassan, secrétaire de l’Organisation égyptienne des droits de la personne (FOUR) est à même d’en témoigner: il prévoit une augmentation de la violence et du nombre de victimes de cette violence, à moins que ne soit mise en route en Egypte une «vraie» réforme, impensable si» Ion lui à moins qu'on ne s’attaque à la corruption.Bien qu'il ne traite pas des questions politiques comme telles, ce journaliste militant garde comme postulat de base que seule une socie lé civile ayant autorité sur les militaires répond au modèle de démocratie qu’il souhaite, En Egypte, nombre d'abus répertories découlent du fait que ce sont le plus souvent îles tribu uatix militaires qui jugent de façon expéditive les suspects.Luttant contre le fanatisme et contre l’intolérance, l’EOIIR dénonce tout autant l'attentat contre le mi nislre de l'Intérieur qu’une liquidation de chrétiens (coptes) par des londa mentalistes musulmans ou le recours à la torture contre des détenus.Lors d'une rencontre de presse, hier à Montréal, M.Bahey a confié que le nombre des adhérents à sa ligue des droits (non reconnue légalement, mais fort active) était passé en un an de 1200 à 2300.Cet organisme fondé en 1985 vient de recevoir une subvention du Centre international des droits de la personne et du développement démocratique (préside par Ed Broadbent) pour moderniser son équipement et tenir un compte minutieux des cas de torture et de violation des droits.L’Egypte apparaît paradoxale sur plus d’un point: la source des violations se trouve pour une bonne part dans des lois et réglements dont certains remontent à l’ére ottomane, ou dans des décrets promulgués par Allouai El-Sadate pour mieux isoler les opposants politiques; bien (pie 1rs années 80 aient vu l’Etal et le citoyen ordinaire se diriger vers plus de tolérance envers certaines ideologies politiques, la tolérance religieuse a plutôt régressé.Autre paradoxe relevé par M.Bahey: l'Etat a cheminé vers une moindre censure de la presse, de la pensée et de la littérature, mais ce sont les leviers de I’«orthodoxie» is lamiste qui ont pris la relève, forçant des sanctions contre un professeur «apostat» ou persécutant des romanciers comme ‘Ala’ 1 lamed pour une oeuvre comme Le lit.Quant aux garanties de liberté de religion du citoyen, l'Etat n’a pas les mêmes standards à faire valoir, puisque des musulmans convertis au christianisme ont été soumis à la torture sans que les autorités ne bougent.M.Bahey impute même aux médias contrôlés par l'Etat la «production massive de l’extrémisme en Egypte».I.’EOUR accepte d'entendre toutes les plaintes qui lui parviennent et son secrétaire général Bahey qui vient d’accéder au directorat du CUIRS (Institut cairote d'étude sur les droits de la personne) — trouve un côté encourageant dans le lait que «nous continuons à exister et à nous manifester.sous une pression qui s’amoindrit».En 1991, le rapporteur spécial de l'ONU sur les cas de torture citait avec éloges le rôle joué par l'EOHR.Le mois dernier à Genève, un sous-comite onusien concluait qu’il fallait blâmer le Caire pour la persistance de la torture.Mais pour l’instant, «aucun policier n’a été condamné à ce jour (in Egypte pour torture».< IV TEXTE INEDIT 4,95 $ L’ETAT DU MONDE 1994 Annuaire OCOnormQue et géopolitique mondial ÉDITIONS IA DiCOUVIRTt ÉDITIONS OU f Boréal LE DEVOIR CKAC73AM O MONDE 1994 PARCE QUE LA TERRE TOURNE Le seul annuaire économique et géopolitique mondial entièrement mis à jour «.de loin la meilleure publication du genre en français.Je le recommande, sans aucune espèce de réserve, à tous ceux qui veulent élargir leurs horizons sur un monde que l’on ne connaît que trop mal.» Claude Ficher, La Presse I.!¦: I> K v () I li .I E V E X I) H E I) I 17 I) K c E M li It E | «1 K v oil!.i k v !•: x n i! i: n i i I» K I K M I! I! K | j| il :i Bill Clinton change de secrétaire à la Défense B; 1)1Al’U H S Al' I’ FIT R KIT K R Washington — Le président Bill Clinton a annoncé hier ç” la nomination de M.Bobby 1 n -!;¦ man, 62 ans, ancien directeur ad-¦ joint de la CIA, au poste de secré-B taire à la Défense.M.Inman, dont la nomination j| doit être confirmée par le Sénat, i l doit succéder à la tête du Pentago- ne a Les Aspin qui avait été, mercredi, le premier membre du cabinet Clinton à démissionner.Les Aspin avait en effet annoncé qu’il quitterait ses fonctions le 20 janvier.Agé de 62 ans, Inman a déclaré qu’il n’avait pas souhaité devenir secrétaire à la Défense et qu’il avait accepté la proposition de Bill Clinton par devoir.Le choix du président doit être approuvé par le Sénat et la Chambre des Représentants où Inman jouit d’un grand prestige.Directeur du renseignement au département de la Marine de 1974 à 1976, il était devenu vice-directeur de l’Agence du renseignement militaire (Defense Intelligence Agency) en 1976 avant de prendre la direction de l’Agence nationale de sécurité en 1977 a l’époque du président Jimmy Carter.A 46 ans, il était alors devenu le plus jeune à occuper ce poste, ou il était resté jusqu’en 1981.Avec Ronald Reagan a la Maison-Blanche, M.Inman avait été nomme directeur adjoint de la CIA, Il était resté le numéro deux de William Casey pendant 18 mois jusqu’à son retrait du service actif en 1982.L’amiral Inman s’était ensuite lancé dans les affaires, dirigeant deux sociétés informatiques à Austin (Texas) jusqu’en 1989.De 1982 à 1986, il fut président de la Microelectronics Computer and Technology Corp., une compagnie de recherche financée par le gouvernement fédéral, avant d’entrer véritablement dans le secteur privé pendant trois ans à la tète d’une société holding, la Westmark Systems Inc.Bobby Ray Inman est ne le 4 avril 1931 a Rhonesboro (Texas).Diplômé de l'Université du Texas en I960, il avait reçu sa première affectation comme enseigne dans la Navy deux ans plus tard, avant d’entamer une carrière qui l'avait mené en 1981 au grade d’amiral.Le Mémo Larousse Éd.Larousse Ord.79,95 $ 59,95 $ Coll.Contes Classiques Éd.Mango Ord.5,95$ ch.4,95 $ ch Agendas d'art Utilis (5 titres) Éd.Utilis Ord.19,95$ ch.14,95 S Il Était une Fois la Vie Éd.Deux Coqs d'Or Ord.29,95 $ 21,95$ AGENDA C; Génération X Éd.R.Laffont Ord.29,95 S 23,95 5 • Le Livre Guinness des Records 94 TF1 Éditions Ord.34,95 S 27,95$ Noël avec Lyne Fortin, soprano (d.c.) Analekta 17,99 $ Êtes-vous Né(e) sous une Bonne Étoile?Éd.Québécor Ord.19,95 S 15,95$ Venez rencontrer l'auteur du 19 au 22 déc.de 14h à 21 h et obtenez gratuitement votre carte du ciel à l'achat du livre Le bel âge pour bien manger Carnet de Route 1994 Éd.Dl.M I Ord.21,95 5 16,95 $ Coffret Impressionnisme (2 vol.) Éd.Taschen Ord.99,95$ 69,95$ ¦niltmw Le Bel Age pour Bien Manger Publ.du Québec Ord.9,95$ 7,95$ • Les Oiseaux de Chez Nous Ord.34,95 S 27,95 5 • Les Animaux du Grand Nord Éd.Héritage Ord.39,95$ 31,95 S A la découverte de l'anglais Harrap's Ord.14,95$ 11,95 5 Gaston Miron L’homme rapaillé ™:sfl Conrad Black Éd.Québec/Amérique Ord.24,95$ 19,95$ The Tchaikovsky Box (5 c.d.) A Bouquet of Classics (5 d.c.) Treasured Classics (5 d.c.) ÉMI 24,99 $ ch.Le Petit Larousse couleurs Éd.Larousse Ord.54,95 $ 39,95 $ LES CHIFFRES 'VE/tfi/Vj.Le Petit Robert 1 Éd.Le Robert Ord.69,95 $ 54,95 Livres-Jeux Éd.Courte Échelle Ord.19,95 $ ch.14,95 5 ch L'Homme Rapaillé Éd.Typo Ord.12,95$ 9,95 5 r'T7)/|y \& CWtftt ccfaàlc IkiQOt Pon* Charles Trenet — Tombé du ciel Éd.Plon Ord.39,95 $ 29,95 5 Pêche à la mouche Éd.St-Jean (.3rd.59,95 $ 47,95 $ C1BL-101,5 FM en direct du 4380 S-Denis Les petits bonheurs il’ocaision tous les samedis, de 12h30 à lh30.Fn entrevue cette semaine: NEIL B1SSOONDATH pour son roman L'inmnrme île l’Age Le Visuel (anglais-français) Éd.Québec/Amérique Ord 54,95 $ 39,95 $ Coll.Barbie (4 litres) F.P.Éditions Ord.7,95 S ch.5,95 $ ch ET SPÉCIAL LlfiftAIRICC SES 0 U P L A H ° U G U S t UVRlGUlHHtSSOK /fHONGUEK keascm Count Black (sWÎ^9 'rix en vigueur di Oampigny Carrefour Angrignon: 365-4432 Mail Champlain: 465-2242 Galeries d’Anjou: 351-8763 Centre Laval: 688-5422 371 Laurier Ouest: 277-9912 Mont-Royal 4380 St-Denis, Montréal (514) 844-2587 Stationnement et entrée à l’arrière rue Drolet TB “i V' 1 i\ s !'8artjici8 P m 7 j •am'** / .4 M* K f /?j ! fo ''Mût''* A 10 i.!¦: i> !•: v o i it .i.k v !•: x i> n k i> i 17 i> 1: 1 1 m u u \.\ «, !( :i E D 1 T 0 R I I Quatre petits jours Lise B i s s o n nette (Quatre petits jours et puis s’en vont.Ix‘s rares invités à la brévissime consultation que le ministère de l’Education vient de consacrer au «renouveau de l'enseignement primaire et secondaire» ont déjà terminé leur tour de piste.La seule utilité d’un exercice aussi superficiel aura été d’illustrer l’insuffisance criante de la réflexion ministérielle, et la nécessité de la reprendre en entier.ul 11e comprend encore pourquoi la ministre, madame Lucienne Ro-billard, traite l’école primaire et secondaire québécoise avec autant de désinvolture.Même à moitié cuite, sa réforme de l’enseignement collégial avait l’an dernier été adoptée après des consultations intensives, et une commission parlementaire avait tenu des audiences pendant près de deux mois.Ix-s cégeps sont pourtant en excellente santé si on les compare à l’école secondaire québécoise dont la performance est l’une des plus désolantes du monde industrialisé.Mais la ministre n’y est allée dans ce cas que d’un petit cahier de huit propositions décousues, et de quelques questions livrées en vrac.Dans la confusion d’une fin de session et d’un changement de garde gouvernementale, elle a tenu deux jours d’audiences à Montréal et deux à Québec.Et elle a refusé de recevoir les représentants d’organismes aussi importants que les deux plus grandes commissions scolaires du Québec, la Commission des écoles catholiques de Montréal (CÉCM) et la Commission des écoles protestantes du Grand-Montréal (CÉPGM), ce qui discrédite tout à fait sa démarche.Pour toute explication de sa cavale, elle a raconté que le milieu débattait de tous ces thèmes depuis longtemps, et qu’elle n’avait guère besoin de lumières additionnelles pour prendre ses décisions.Les cégeps avaient pourtant eux aussi débattu depuis vingt ans, et elle avilit requis beaucoup de lumières additionnelles.Il fait noir, décidément, dans son raisonnement.Comme il fait de plus en plus noir dans son projet de «renouveau».Les quelques groupes qui ont pu s’exprimer ont fait ressortir les immenses trous d’un projet qui va à hue et à dia, et souvent nulle part.Le milieu de l'enseignement primaire, qui fait parait-il partie de ce projet de «renouveau», en a été réduit a s’accrocher à quelques bouts de phrase d’une proposition qui, en pratique, l’a tout à fait ignoré.Et où est la réflexion niinistérielle sur le préscolaire, dont on sait l’influence déterminante qu’il a sur la scolarisation primaire et secondaire de la majorité des enfants?La formation des maîtres, sans laquelle il n’y a pas de réforme possible, est restée hors limites.La ministre prétend changer des approches pédagogiques, instaurer le titulariat ou le tutorat, diversifier la didactique de l’enseignement des langues, sans jamais pré riser où les enseignants se recycleront, et quelles ré formes on exigera a leur tour des programmes universitaires qui préparent les maitres.Bien des mémoires ont posé la question, sans réponse.La Centrale de l’enseignement du Quebec a souligné pour la énieme fois la grande nébuleuse du projet, qui exclut d’emblée 20 % de la jeunesse québécoise sans que la ministre en perde le sommeil.La politique officielle du gouvernement du Québec annonce quelle se contenterait, en 1997, d’un taux de diploma-tion de 80% des éleves inscrits a l’enseignement secondaire.C’est dire qu’un adolescent sur cinq est destiné Les audiences sur l’éducation auront fait voir les trous et entendre les silences.à rester sur le carreau, sans la moindre qualification raisonnable, dans une société où il faut quasiment un baccalauréat pour devenir commis de bureau.Pour ces rejetés d’avance, il n'y a pas de «renouveau».Alors que le dernier rapport de l’UNESCO sur l’éducation dans le monde, paru il y a dix jours, met la question de l’égalité des chances au sommet des préoccupations des systèmes scolaires, le Québec l’évacue.Comme il évacue toute la question du contexte culturel de l’éducation, une autre préoccupation partout présente sur la scène internationale, que le Conseil scolaire de Elle de Montréal a dû rappeler un peu brutalement à une ministre qui n’y voyait aucune exigence de «renouveau».Les principes d’intégration, l’adaptation pédagogique, l’encadrement spécialisé d’une population scolaire néo-québécoise qui compte pour près de la moitié des effectifs en région métropolitaine, tout cela ne valait pas un paragraphe, une proposition, ni même une question.Quant au trou le plus profond, une béance olympique, plusieurs mémoires y ont poliment ramené son auteur.Madame la ministre a en effet décidé de remettre à plus tard la définition des «profils de sortie» de l’enseignement primaire et secondaire, ce qu’en pédagogie on appelle plus clairement des «objectifs».Autrement dit, elle ne sîiit pas où elle veut aller, ni où elle veut mener tout son monde.Elle admet que les fameux «profils», quand quelques sages les auront définis par quelque consensus magique en quelque avenir rapproché ou non, détermineront à peu près toute l’organisation de l’éducation, des programmes aux conventions collectives.Mais elle propose de changer quand même l’organisation sans s’en préoccuper pour l’instant.Enfin la plupart des mémoires, ouvertement ou entre les lignes, ont posé la lourde question des moyens, la plus interdite de cette curieuse opération.Car même en admettant un instant l’idée folle que la mobylette ministérielle puisse nous conduire a destination, encore faudrait-il un peu d’essence.La proposition touchant l’enseignement de la langue seconde exigerait de fortes ressources supplémentaires.Et la proposition touchant le titulariat et le tutorat.Et la proposition sur la «diversité» accrue des modes et des contenus de formation au deuxième cycle du secondaire.Par les temps qui courent, aucun ministre d’aucun gouvernement n'ose réclamer des crédits additionnels, de peur de paraître irresponsable devant le gouffre de la dette publique.Mais partir à l’aveugle dans un voyage qu’on ne peut se payer, gaspiller le temps et les énergies du milieu pour lui donner cette fausse impression de mouvement, ce ne saurait être plus acceptable.Dernière question, qui touche justement le gaspillage.Madame Robillard sera-t-elle toujours ministre de l’Éducation dans un mois, quand le nouveau premier ministre redistribuera les chaises autour de sa table?A quoi aura rimé cet exercice de fin de régime?Le milieu de l’éducation n’en est pas a sa première expérience du genre.Mais l’y épuiser n’a jamais été une façon honorable de l’aider.Le 6 décembre Comment penser que tout est réglé.Dans leur article intitulé «Poly, entre le sens et l’insensé», Martine Turenne et Roland-Yves Carignan écrivent: «La société, en décembre 1989, avait déjà évolué et tout le discours sur Poly n’en a tenu que partiellement compte.Il a fait de l’énormité de ce geste le reflet d'une réalité qui tend, somme toute, a disparaitre.(.) Le débat public est devenu en quelque sorte chose privée, et c’est dans les relations interpersonnelles, peut-être, que se trouvent aujourd’hui les défis a relever pour harmoniser nos rapports.» Certes, on aurait envie de croire que notre société a évolué, qu'il n’en tient qu’aux hommes et aux femmes, aux individus de faire en sorte que leurs relations soient harmonieuses.Mais comment penser que le monde a a ce point changé alors que Statistique Canada nous révélait il y a quelque temps toute l’ampleur de la violence faite aux femmes.On sait maintenant qu’une Canadienne sur deux a été violentée par un homme durant sa vie, qu'une sur quatre a déjà été violentée par son conjoint, qu’une sur dix a craint pour sa vie, que plusieurs d’entre elles ont dû recevoir des soins médicaux pour les blessures qui leur ont été infligées par un homme, que parmi les 10% de femmes qui ont dit avoir subi des actes de violence dans les 12 derniers mois, le quart avaient entre 18 et 24 ans, que six femmes sur dix ont peur de marcher seules la nuit dans leur quartier, etc.Devant ces chiffres, comment peut-on parler de gestes isolés?Devant autant de s mes violentées, devant le fan que les jeunes femmes subissent encore ces violences, c’est sur nos rapports sociaux qu’il faut s’interroger.Si la tuerie de Poly peut être qualifiée de geste dé (ïientiel, elle n’était pas moins l’extrême démonstration de la violence qu’exercent chaque jour ries hommes LETTRES -+- sur des femmes.Cette réalité, qu’on peut souhaiter ranger parmi les actes barbares, fait malheureusement encre re partie de notre présent et appelle des réponses sociales.Bien sûr, le Québec n’est pas revenu à l'âge des cavernes.Heureusement, il évolue plutôt dans le sens inverse.Mais pourquoi?Ne serait-ce pas parce que des femmes courageuses et acharnées ont créé un réseau d’aide pour les victimes et parce qu’elles ont dénoncé cette violence même si on les ridiculisait, même si on disait quelles manquaient de nuances?Ne serait-ce pas parce quelles ont réussi a alerter les gouvernements qui ont mis en place des mesures législatives dans le but de contrôler ce phénomène?Ce sont ces mesures qui aujourd’hui permettent aux femmes de nommer la violence quelles ont vécue.Ce sont peut-être aussi ces mesures qui permettent aux jeunes femmes d’identifier et de moins tolérer cette violence.Mais il faut continuer d’être vigilantes, de prendre la parole, car pendant qu’on minimise le problème, pen-dant qu’on tente de l'occulter, on ne fait que retarder le moment ou on travaillera sérieusement a éliminer le mal social qu’est la violence faite aux femmes.Et c'est bien de fléau dont nous parlaient les résultats de cette enquête.Si la violence faite aux femmes est si répandue, c’est que cela dépasse une histoire de bourreaux et de victimes.Ce qui est ici en cause, ce sont les valeurs mêmes qui sous-tendent les relations hommes-femmes.Des valeurs fondées sur les inégalités, sur des privileges pour l’un, sur la tolérance des iniquités pour l’autre.Voila ce qui existe encore, ce à quoi il faut s’attaquer, ce que nous rappelle douloureusement le 6 décembre.I .nuise Riendeau Coordonnatrice Regroupement provincial des maisons d'hébergement et de transition pour femmes victimes de violence conjugale Montréal, 6 décembre 1993 Affront à la tradition Ce qui est arrivé à Wafâa Moussiyne, le 29 novembre dernier a la Cour municipale de Longueuil, est tout a fait regrettable.Réparation doit être faite sans tarder.Nous partageons la peine de cette femme et de la communauté musulmane devant cet affront à leur tradition religieuse.Ainsi qu’il a souvent été mentionné dans les médias, le liijab — le foulard des musulmanes — est un signe important de leur appartenance culturelle et religieuse, ainsi que l'expression des valeurs féminines de modestie et de discrétion, si hautement appréciées dans leur tradition.Dans ce contexte, la demande que lui a faite le juge Alary d’enlever son hijab (Lins la cour a été perçue comme un affront et même comme un geste de discrimination.Cet incident déplorable, tout en exposant une faille importante dans l’application des Chartes canadienne et québécoise des droits et libertés, peut apporter un précieux enseignement.Posséder des chartes si impressionnantes est une chose, les vivre en est une autre.Alors qu’aujourd’hui, au Canada, particulièrement au Québec, nous réfléchissons sur la possibilité d’une «culture publique commune», avec une «culture religieuse commune», cette société sera-t-elle davantage marquée par l'exclusion que par l’accueil, par i’uniformité que par une plus profonde unité dans la diversité, par des ghettos que par une vraie communauté?L’expérience multiculturelle et multircli-gieuse qui fait maintenant partie de notre héritage devrait sûrement contribuer de façon significative a façonner notre avenir.Ce qui est arrivé a Wafâa i't aux Sikhs de Surrey nous renvoie une image de nous-mêmes qui ne jxnl certes pas nous plaire, mais que nous pouvons changer.Quand commencerons-nous, si ce n’est maintenant?Diane Willey Conseil interreligieux de Montréal Montréal, H décembre 1993 Cybersexe: le réel et le virtuel 'était prévu.Après le cybers-/ j pace et les cyberpunks, voici ¦ que l’Europe découvre, I i émoustillée, les joies du sexe digital auxquelles les - Américains ont déjà commencé à succomber, du moins si l'on en croit les propos du New York Times sur le Larry King Show.Fini les rebuffades, les angoisses du sida, enfin un érotisme sûr et propre avec le partenaire de vos rêves.II revenait d’abord a la fière Albion — et au magazine II) — de recueillir la bonne nouvelle venue de Californie.Le mois dentier, ce fut au tour des Allemands de fantasmer cybernétique-ment sur Marilyn.Et cela, en couverture du très sérieux Der Spiegel s'il vous plaît, Les Italiens, toujours friands des choses du sexe, s'y sont mis cette semaine (L'Fspresso) comme les Français d’ailleurs qui ont eu la chance de l’expérimenter pour vrai le week-end dernier lors d'un salon thématique à deux pas des Champs-Elysées.En six mois, le cybersexe concocté en manière de coup de pub par Usa Palae, féministe et rédactrice en chef du magazine Future Sex, a obtenu une légitimité mondiale.De cet engouement européen tardif, il conviendrait de faire trois observations.Primo: les Européens sont plus forts en amour, mais li s Nord-Américains les battent a plate couture lorsqu’il s’agit du sexe.Secundo: le cybersexe n’est pas assujetti aux accords du GATE Tertio: les Européens ont m.uv qué le bateau du multimédia.Les Français surtout, qui étaient leaders en la matière grâce au minitel, ont accumulé un retard de 10 ans suite aux atermoiements devant la câblodiffusion.Cette affaire démontre sur le mode de l’ironie que la maîtrise de sa spécificité culturelle passe par celle des canaux de distribution.«Dis-moi qui te distribue et je te dirai qui tu es», pourrait susurrer aux oreilles européennes Virtual Valerie, la première star porno sur CD juste avant de défaillir au plaisir virtuel.Car, s’il est vrai que le cerveau est le plus im|x)rtant des organes sexuels, il n’en demeure pas moins vrai que c’est désormais «sur le réseau» que cela se passe.Aux Etats-Unis, les Bulletin Board Service, sorte de minitel rose, accessibles par ordinateur, font flores.Il en existe plus de 92 (XK) dont les plus F U I.V I O C A C C I A ?connus sont ceux de CompuServe, d’American Online et d’Internet.On enregistre une moyenne de 35 (XX) ai> pels par mois et certains d’entre eux font un chiffre d'affaires de plus de trois millions par année, tel l’Event Ho rizon.D- mécanisme est semblable au minitel rose, forme primaire du cybersexe s’il en est, sauf que de l’autre côté de la console il n’y a pas de professionnel de la porno mais une personne ordinaire ayant envie de parler de sexe sans contrainte.Une telle liberté a préoccu-pé la Commission fédérale pour la pornographie qui s’est demandée où finit le jeu érotique et où commence l’attentat à la pudeur.Une distinction qui fait sourire au pays du Politically Correct.Mieux.Selon les sondages, 20% des Américains sont prêts a acheter l’attirail électronique publié dans le magazine Future Sex.le casque virtuel et les prothèses génitales.la firme qui doit les commercialiser voit son carnet de commandes se gonfler chaque jour.Et pour cause.Ix- mythe de l’amour avec un robot est une constante de l'imaginaire contemporain.Souvenez-vous de Woody et les robots.Point n'est besoin, à l’instar du cinéaste, d’entrer dans une machine pour éprouver des pâmoisons machiniques.Il suffit de transférer une photo de votre partenaire idéal sur ordinateur non sans l’avoir traitée préalablement de manière a lui faire prendre les pauses les plus suggestives.Vous endossez votre scaphandre digital connecté via modem au cyberspace et vous voila prêt pour l’aventure.D'ores et déjà, le marché du pomo-CD Rom est sur orbite.Après Virtual Valerie ou le Barbie’s Virtual Playhouse, c’est au tour de Donna Matrix de conquérir les coeurs en attendant Virtual Victor pour les gais.Pen- thouse propose déjà ses beautés mensuelles à ses lecteurs moyennant 130 $ par mois.Mais où allons-nous?Je vous le demande.Les chantres de cette «nouvelle technologie» ont beau .vanter les vertus de l’interactivité — un moyen additionnel d’entrer en contact avec l’autre —, ils ne sauraient plus longtemps nous faire prendre des lanternes.pour des vessies! La principale fonction de cette nouvelle idéologie — car c’en est une — est de se fixer chacun chez soi, d'éviter la rencontre transgressive qui pourrait mettre en péril le nouvel ordre médiatico-cqnsu-mériste.Légitimer le sex cocooning, c’est avoir l'assurance d’une société onanisée, qui non seulement est obnubilée par l'image de son étemelle jeunesse, ô Narcisse, mais aussi manipulable et corvéable à souhait.Quel pouvoir n'a pas rêvé d’une telle docilité?I lire que cette société existe déjà est une litote, lit moitié de nos cités sont peuplées de personnes seules et d’appareils de télévision, la fragmentation (les lâchés et des fonctions, l’effondrement de la solidarité induisent ce genre de çom-portement régressif qui nous est proposé comme le «dernier avatar de la révolution sexuelle» des années 60.En vérité, le ver était dans le fruit bien avant.C’est-à-dire depuis qu’au XVIIIe siècle, l'Europe a commencé à élaborer la modernité.Un des acteurs principaux en était le libertin, libre penseur avant d’être un libre baiseur.Di maîtrise du langage lui servait autant a séduire qu’a démonter l'idéologie religieuse de l’époque, le libjrtin est par essence dangereux pour le pouvoir parce qu'il détourne l'autre de l’ordre «naturel», subvertit la hiérarchie.C’est la vertu transgressive de la séduction.En revanche, la séduction devient mécanique lorsqu'elle tend à s’imposer comme seul instrument de jxiuvoir sur l’autre.Ix: mythe de l’union sexuelle avec la machine procède de là.Ultime manifestation d’une société vieillissante qui a achevé sa rupture avec l’ordre établi antérieur.C’est le sens (le la fameuse scene de CasanovQ de Lcllini ou le vieux dragueur (Iqnse avec.une automate.En Nouvelle-France, le libertin contre lequel fulminaient évêques et intendants jfvait pour nom: coureur de bois.A bon entendeur.A I* R 0 I’ 0 S -?— .des diplômés adultes En 1980, 15% des Canadiens âgés de 25 à 64 ans possédaient un diplôme universitaire.Cette proportion était plus élevée que dans tous les autrçs pays de l’()C1 )L excepté les Etats-Unis (23%).Apres les Etats-Unis et le Canada venaient le Japon et la Suède, ou respectivement 13 et 12% des adultes avaient un diplôme universitaire.le Portugal (4%), l'Autriche (5%), l’Italie (6%) et les Pays-Bas (6%) avaient les plus faibles proportions de diplômés universitaires.La proportion d’adultes ayant fait des eludes suitéricures non universitaires ('•tait moins élevée au Canada (15%) qu'en Australie (21%,) et en Nouvelle Zélande (22%), où de nombreux programmes sont offerts dans un cadre non universitaire.Dans la majority des pays de l'( )C! )E cependant, la proportion d'adultes ayant fait des études de ce genre était plus faible qu’au Canada/Cette proportion variait de 2% au Portugal à 12% aux Etats-Unis et a 13% aux Pays-Bas.Mais la majorité des adultes du Canada (69%) et des autres pays de !’( ICI >E n’avaient pas fait d'études universitaires ni d’études su|)éricurcs non universitaires.1 Statistique Canaria, Icnilaiiccs sociales canadiennes, Automne 199,3.LE DEVOIR !» It K A II A N V I K I (I Il K !» R I B 0 II R A S S A I, K I (I Directrice USE B LS,SONNETTE Rédacteur en chef BERNARD I) K.SC.(IT E A II X Direct o n r (I e I c g n é iï l'a (I ni i n i s I r a lion AND II É I, E CI, E It C Direct e n r de I ' i n f o r in a l i o n BENOIT A II BI N Directeurs adjoints de I ' i n form a I in n PIERRE B E A IILI LU, RO Cf If COTÉ B c il act e n r e n e h e f ail jo i n l .1 E A N lit) B E BT S A N S K A Ç0 N 2 0 â 0, r n r De B I e n r y, D e é I age, M o n l réal (Que hoe ) Il B A B M D.Te I.: (Bld) !) x tr, ;j ;j ;( ;j F A I S C E () Il E I) 0 I S I K I) V.VOIR.I.Y V K X I) Il K fi I I I) K (' Y.M II II H |
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