Le devoir, 24 décembre 1993, Cahier A
LIVRES Chrystine Brouillet: la patience de la tisserande PAGE C 10 L'ÉCONOMIE Bell s’entend avec ses techniciens PAGE B 5 LES ARTS Noël Blues, un coule d'Odile Tremblay page c 1 LE MONDE Clinton de marbre face à Castro PAGE A 6 P E R S !» E C T I V E S Le choc du réel ./ e a n D i o n I t*st sûrement un hasard mais, par les temps qui courent, peu importe l’endroit où je me trouve, quelle que soit la station de radio — ou même de télé — que je syntonise, la même pièce retentit inlassable-mentTNon, ce n’est pas Minuit, chrétiens par les disciples de Massenet ni Jingle Bells version rock-funk.Ça s’intitule plutôt I'll always be there et c’est chanté par Roch Voisine, un Canadien qui, côté cordes vocales, n’a vraiment rien à craindre de l'ascension de Preston Manning.I'-ii soi, la tonne n’a rien de très spécial.Une belle ballade pour faire chavirer lame des jeunes filles comme il s’en fait des dizaines.Mais pour quelques journalistes d’Ottawa — reconnus pour la dureté de leur carapace et la sécheresse de leur coeur—la chanson rappelle un souvenir bien particulier.C’était il y a un an.0>rs d’un dîner bénéfice du Parti conservateur à beaucoup de dollars le couvert.Brian Mul-roney avait annonce un quelconque programme de relance en plusieurs points qui devait servir de fer de lance au maintien au pouvoir de sa formation pour un troisième mandat.Du discours, on a tout oublié.Mais le vidéoclip promotionnel qui l'avait précédé était un morceau d’anthologie.On y voyait, pendant de longues minutes, Brian et Mila et les enfants se promenant d’un océan à l’autre, serrant des mains, saluant les foules en délire et vivant au coin du feu leur vie privée de famille de premier ministre.La trame sonore, vous l'aurez deviné, était III always be there.«Des plans pour que les gens votent libéral», avait relevé un collègue particulièrement versé dans le sarcasme, mettant en relief le fait que l’homme était alors tenu pour responsable de tous les maux du Canada, du taux de chômage élevé au gaspillage bureaucratique en passant par les files d’attente à l’épicerie et la voiture qui ne démarre pas le matin.Des plans que, évidemment, les Canadiens mirent en oeuvre dix mois plus tard.Pourquoi cette entrée en matière tortueuse?Simplement pour rappeler qu'on vous aurait passe la camisole de force si vous aviez annoncé, il y a un an, a) que Jean Charest serait aujourd’hui chef du PC et deuxième successeur de Mul-roney, b) que Lucien Bouchard deviendrait chef de l’opposition officielle de Sa Majesté avec Preston Manning sur les talons, et c) que Jean-Chretien-le-trudeauiste parviendrait à mettre les premiers ministres provinciaux dans sa petite Ik»che et à les faire ressortir d’une conférence économique au sommet comme d’un party des Fêtes.(Tentez le coup cette année: prédisez par exemple que, à temps pour Noël nrédif les Jean Allairet>l Ie Parti Egalité dé- preuu les tiendront la balance du pouvoir à Qué- revirements l!rC' (i,ut‘ u;s lib(‘r/,ux "V!luro"t Wf deux deputes — Gerald I remblay, le chef intérimaire, et Robert Libman — et que Jacques Parizeau, premier ministre, aura signé de multiples ententes de coopération avec Ottawa.On vous conseillera de prendre bien soin d'appeler Nez Rouge avant de quitter les lieux.) Bref, le nez collé sur la vitrine, on a tendance à oublier le déroulement des événements sur une longue période.La dernière année, parlez-en a Kim Campbell, aura démontré que l’individu est bien peu de chose en politique.Personnellement, il me suff it de cet I'll always be there qui me poursuit pour évaluer promesses, predictions et, en rétrospective, savantes analyses qui laissent entendre qu'-il fallait s’y attendre».Lu fait, on n’a même pas besoin d’une longue période |x>ur mesurer le temps qui passe.Dimanche marquera la fin du deuxième mois depuis l’arrivée au pouvoir des libé-raux, et le bilan est déjà équivoque en regard de ce qui avait été annoncé.Certes, on avait promis d’annuler le contrat d’achat des hélicoptères, et on l’a fait.On avait promis d’annuler le contrat de privatisation de l’aéroport Pearson, et on l’a fait.On avait promis de mettre sur pied un programme de rénovation des infrastructures, et on le fera.Fil revanche, on avait aussi promis de ne pas proclamer l’Accord de libre-échange nord-américain à moins d’obtenir des modifications substantielles, et on ne les a lias tout à fait eues.On avait promis de tout mettre en oeuvre pour préserver l'article XI du GATT, et on l’a fait mais sans succès.( )n avait charcuté John Crow pour ses politiques, et ou a nomme son second à la tète de la Banque du Canada.On avait promis de garder intacts les programmes sociaux, mais tout laisse' croire qu’on n’v arrivera pas.On avait promis qu'on n’invoquerait pas fam-pleur des problèmes financiers pour rajuster son tir, mais enfin, bon, voyez vous, avec un déficit de 46 milliards.1?,,.Ce ne sont pas nécessairement là des échecs.Si j’ai bonne mémoire de mes cours universitaires, on appellerait plutôt cela "le choc du reel».le meme choc du reel qui a probablement frappé le Reform Party lorsqu’il a constaté qu’on ne réglait pas la crise des finances publiques en se privant de tapis, surtout quand on a besoin d'un bureau plus grand et d'un plein salaire de chef de parti pour «rester compétitif».Ijc même choc du réel qui a probablement frappé Brian Mulroney lorsque, en janvier, il a vu des chiffres qui contredisaient de plein fouet la chanson de Roch Voisine.Comme quoi il ne faut jamais dire toujours.Si vous aviez de 1993, on vous aurait enfermé i n d i*: x les Actualités.,.A2 Agenda culturel .O* \niv »h\s liissccs .IU > lea Arts.I l Avis publics.HP Economie.Ilf> Editorial.AS Idées.A9 le Miaule.A5 Montréal.Ad Mots croisés.HP Plaisirs.Ht Politique.Al I es Sports.Il 10 •Vo“ Météo Faible neige Max: -8 I fétails en B 9 Mariage CEQ-FTQ Les centrales ont décidé de partager leurs ressources techniques et financières SYLVAIN H LA N Cil A RI) LE DEVOIR La CEQ et la FTQ travaillent depuis plusieurs semaines à la mise sur pied d’un secrétariat permanent, destiné à aiguiller leurs stratégies syndicales et à mettre en commun leurs ressources techniques et financières.Cette sorte de souveraineté-association n’a qu’un but: freiner la perte d’influence des centrales syndicales au Québec.Ce secrétariat permettra de réaliser des recherches communes et de mieux coordonner les actions et prises de position des deux centrales.Les économistes des deux organisations travailleront désormais en collaboration, alors que leurs dirigeants mettront au point des interventions plus «radicales» dans certains dossiers-clés, notamment la fiscalité.«Le mouvement syndical n'allait nulle part, il fallait réagir, explique Lorraine Pagé, présidente de la CEQ.Nous avons beau nous rassembler, faire des fronts communs, crier haut et fort nos positions dans certains dossiers, Québec n’en fait toujours qu'à sa tète.» «Aussi bien à la CEQ qu’à la FTQ, nous constatons que peu importe ce qu'on dit, personne n’écoute.On participe a des commissions parlementaires, mais on ignore nos recommandations.On propose des alternatives, mais on les écarte du revers de la main.Québec parle de concertation, mais nous écrase à coups de lois spéciales.«On parle dans le vide.On n'a plus d'influence.Depuis trop longtemps.Ft pourtant, nous représentons des centaines de milliers de Québécois.Tout cela doit changer, VOIR PAGE A 10: MARIAGE §fm1 ,T: mfm Les mythes sur le Messie DETAIL DK LA VIERGE A L'EXEAXT SL’R LE TRÔSE.ENTOUREE III SAIS IS, 1)1 MEMI INC, (1) Le petit Jésus STEP II A N K B A I L LA R (i E O N LE DEVOIR Ce premier article d’une série de trois fait le point et l’enfance de Jésus.sur la recherche entourant la naissance On le sait maintenant de façon à peu près certaine: Jésus est né avant Jésus-Christ.C’est-à-dire que si l’existence même du personnage historique n’est plus contestée que par quelques hurluberlus, il est aussi de plus en plus évident que sa naissance date de quelques années avant l’ère inaugurée par cet événement capital.Selon les plus récentes évaluations, on s’apprête- ^ mit donc demain à fêter le Noël de l’an 1997 voire de l’an 1998 ou 1999 après la mise au monde du petit Jésus.L’an 2000 ap.J.C.pourrait bien commencer la semaine prochaine.A vrai dire, la date précise de cet enfantement demeure inconnue: on sait simplement quelle ne correspond pas aux dates officiellement admises depuis des siècles et des siècles.Ce qui n’est pas exceptionnel, les dates de naissance de nombreux grands hommes de l’Antiquité demeurant tout autant approximatives.Four comprendre ces imprécisions il faut se rappeler que les Anciens, dont les premiers chrétiens et les évangélistes eux-mêmes, se sentaient moins concernes par les coordonnées temporelles des personnages importants que par l’essentiel des messages par eux livrés.Dans le cas précis de Jesus, il faut aussi remonter au Vie siècle de notre temps, jusqu’à un certain Denis le Petit, moine de son état, qui a fixe l’habitude de compter les années à partir de la naissance du Christ.Avant lui, dans l’Antiquité, on utilisait le plus souvent la date de la fondation de Rome pour 11 y sc situer dans le temps.Selon cet- te méthode, pour Denis, l’an 1 de ère chrétienne correspondait à année 754.Mais Denis s’est trompe dans ses calculs.Les savants ont donc repris la démarche en plaçant la naissance de Jésus en relation avec au moins deux événements historiquement documentés, jusque dans la Bible: la mort du roi Ilerode le Grand et le recensement commandé par le gouverneur romain Quirinius.D’après les évangiles de Luc et de Matthieu.Jésus est ne sous le régné d’Uerodc.I e chroniqueur Josephe mentionne quant à lui qu’une eclipse s’est produite quelque' temps avant que le roi ne meure.Partant de là et de quelques autres détails, on a calcule qu’il était sûrement décédé entre le 12 mars et le 11 avril de l'an VOIR PAGI A 10: JESt S La Cour d’appel donne raison au Barreau Les exercices sont corrigés selon des grilles similaires à celles utilisées lors de la correction des examens du secteur; dit le tribunal PAUL CA l! CH O N LE DEVOIR Rebondissement dans la lutte menée par un étudiant contre le Barreau du Québec: la Cour d’appel vient f de rejeter le jugement de la Cour supérieure qui avait condamné le Barreau pour ses normes et ses méthodes de correction «arbitraires».Dans une décision rendue hier, trois juges de la Cour d’appel, les honorables Bisson, Rousseau-Houle et Delis-le, rejettent le jugement de première instance prononcé par le juge Pierre Viau dans la cause de l’étudiant Paul Boyer.Dans cette affaire, qui met en cause des membres du Barreau les uns contre les autres, la Cour d’appel a procédé très rondement, puisque le jugement de première instance avait été prononcé le 8 novembre dernier, et porté en appel la semaine suivante.Dans le premier jugement, le juge Pierre Viau avait accueilli la requête d’un étudiant du Centre de formation du Barreau à Ottawa, Paul Boyer, qui contestait les notes attribuées lors d’un examen passé en janvier 1993.L’etudiant n’avait pas obtenu la note de passage' de 60% VOIR PAGE A 10: BARREAU Affaire Barnabe Québec cache le rapport à Saint-Germain Le frère de la victime blâme le travail de ses collègues policiers BERNARD PLANTE LE DEVOIR Le ministère de la Justice ne veut pas que le directeur du Service de police de la Communauté urbaine de Montréal (SPCUM), Alain Saint-Germain, ait accès au rapport d’enquête de la Sûreté du Québec sur «l’affaire Barnabe» avant d’avoir l’assurance que le rapport soit complet.Pendant que M.Saint-Germain attendait, hier, des détails qui ne sont jamais venus, l’un des frères de Richard Barnabe, qui est lui même policier, blâmait sévèrement ses collègues pour le travail qu’ils ont effectué au moment de 1’arrestation du chauffeur de taxi qui repose toujours dans un coma profond a l’hôpital.Raymond Barnabe travaille au SPCUM.Dans une entrevue accordée a un journaliste de Radio-Canada il déclare: «Pour que mon frère soit amoché comme ça, même s'il a résisté a son arrestation.tu sais un gars ne peut pas mourir.on prend l’exemple de Rodney King.ils l'ont battu aux jambes tout ça.Ils l’ont tabasse mettez-en, vous avez vu ce que cela a fait à Los Angeles.Lui (mon frère) il est cliniquement mort.» Les informations qui ont filtre sur le rapport de la SQ indiquent qu'il sera difficile, cette fois, de passer l'éponge.C’est un policier, seul, (pii aurait commencé à passer VOIR PAGE A 10: RAPPORT I)e retour mardi En raison du congé de Noël, LF DEVOIR ne sera pas publié demain et lundi.Nous serons de retour mardi. I- K I) E V (HH, L E V E iV I) K E I) I 21 I) É (' E M B It E I !) !l » A 2 EN B R E F ?HÔPITAUX: 3500 LITS FERMÉS PENDANT LES FÊTES Les hôpitaux de tout le Québec ralentiront leurs activités de 10% de plus que l’année dernière durant le temps des Fêtes.Depuis le 7 décembre et jus-qufau 15 janvier prochain, les établissements fermeront progressivement 3500 lits, dont la moitié dans la seule région de Montréal.Selon les chiffres fournis par l’Association des hôpitaux du Québec (AHQ), pour 36% de ces centres hospitaliers, ces fermetures sont effectuées pour équilibrer leur büdget.A l’AHQ, on évalue à 6 mil-lions$ les économies que tentent de réaliser les hôpitaux.D’AUTRES PANIERS DE NOËL L’organisme Jeunesse au Soleil-Sun Youth sera exceptionnellement ouvert le dimanche 26 décembre [xmr distribuer un panier de Noël à toute personne qui n’en aura pas reçu.Une vérification sera faite sur place afin d'assurer une distribution équitable.Les personnes concernées doivent se présenter aux locaux de l’organisme entre 9h00 et 16h00 avec deux pièces d’identité, p;ir exemple une preuve de revenu, d'assurance-chômage, de sécurité du revenu, un talon de chèque de paie, de pension, etc.ÆS ACTUALITÉS Quatre ans de négociations entre la CSN et le Conseil du trésor Réajustement salarial moyen de 7,8% pour 5200 professionnelles du gouvernement québécois SYLVAIN BLANCHARD LE DEVOIR Les sociologues à l’emploi du gouvernement du Québec viennent d’obtenir une augmentation de salaire de 12,9%, portant leur revenu annuel à 57 527$, soit 6591$ de plus qu’actuellement.En vertu d’une entente de principe conclue avec le Conseil du trésor, la CSN a également réussi à négocier pour les bibliothécaires, les thérapeutes en créativité et les conseillères en adaptation du travail, des hausses de plus de 10% fixant leur rémunération à 54 932$.Pour les ergothérapeutes, les travailleuses sociales, et une trentaine d’autres catégories d’emploi dans le réseau de la santé et des services sociaux, les augmentations atteignent 7,85% pour un salaire annuel de 55 000$.Cet accord de principe entre la CSN et Québec touche 45 catégories d’emploi et 5160 personnes, en très grande majorité des femmes.Elles obtiennent, en moyenne, une augmentation de de 7,8%, rétroactive à janvier 90.Voila le résultat de quatre ans de discussions entre la CSN et le Conseil du trésor, sur les réajustements salariaux du personnel professionnel.Fin 89, les parties avaient convenu — lors des négociations du secteur public — que 45 titres d’emploi du personnel professionnel du réseau de la santé nécessitaient, pour des principes d’équité, certains ajustements salariaux.Des discussions suivirent.Alors que la Commission des droits de la personne est à examiner des dizaines de plaintes de discrimination salariale basée sur le sexe, la CSN crie victoire car, jusqu’à tout récemment, Québec refusait de procéder à un réajustement salarial de certains professionnels de la santé, si ces plaintes, justement, n’étaient pas retirées.Le réajustement aura lieu et les plaintes sont toujours devant la Commission! En plus d’obtenir un redressement salarial important, le personnel professionnel pourra désormais bénéficier de la reconnaissance de la scolarité, autre article de l’entente intervenue et qui fait en sorte qu’une année de scolarité équivaudra dorénavant à une année d’expérience.De même, les études de maîtrise seront reconnues dans le calcul de l’expérience.En dépit de tout cela, le problématique de la discrimination salariale faite aux femmes demeure entière, selon la CSN.«La mésentente demeure en effet sur le rangement des titres d’emploi et les échelles de traitement de référence, explique la vice-présidente de la CSN, Mme Claudette Charbonneau.«Nous avons obtenu des correcifs salariaux pour le personnel professionnel, sans être contraints de reconnaître la méthode d’évaluation du gouvernement et la validité de ses résultats.Pour nous, il n’a jamais été question de revoir le rangement de l’ensemble des titres d'emploi les uns par rapport aux autres, mais de parvenir à une réelle reconnaissance de la valeur du travail des femmes.» lui CSN a déposé 73 plaintes devant la Commission des droits de la personne, lesquelles rejoignent un bassin de 100 000 travail’euses dans les secteurs de l’éducation et de la santé, ainsi que divers organismes gouvernementaux.NOUVELLE SIGNALISATION ILYADU DANS L’AIR! >vT i Ces ventes avant Noël s’installent de plus en plus comme une tradition, et Le Château, par exemple, a tapissé ses vitrines de pancartes annonçant des réductions de 50 et même 70%.«Les soldes d'avant Noël sont devenus une pratique courante, ajoute Raymonde Cadieux, directrice de la SIDAC Saint-Hubert.La consommatrice qui payait une robe au gros prix avant Noël et qui la retrouvait réduite à 50% une semaine plus tard, elle rageait! Les magasins semblent maintenant vouloir faire de ]x*tits cadeaux à leurs habitues.» Mme Cadieux estime que sur la Plaza St-Hubert, le mois de décembre sera «légèrement mieux que l’année dernière».Elle ajoute que la saison a été «lente à partir» et que «les gens sont plus sélectifs, ils achètent moins à l’aveuglette».«Les commerçants en général s'attendent à de meilleures ventes cette année» déclare Benoît Durocher, économiste à la Banque Royale.Les ventes au détail au Québec ont connu une augmentation de 5,2% pour les dix premiers mois de l’année, par rapport à 1992.«Pourtant, dit-il, les revenus des ménages n’ont pas tellement augmenté en termes réels.Et le gouvernement provincial a été assez vorace.Mais les taux d’intérêt ont baissé.» Son collègue Denis Parisien, de la même institution, ajoute que la performance québécoise dans le domaine des ventes au détail est supérieure cette année à la moyenne canadienne, alors que l’économie québécoise est pourtant loin d’être plus prospère.«C’est vraiment surprenant, dit-il.On dirait que les Québécois sont tannés de la récession!» In hausse prévue des ventes sera cependant très inégale selon les commerçants.Denis Parisien fait remarquer que les magasins de grande surface, avec un très gros volume et une petite marge de profit, de type général comme Club Price ou spécialisé comme Toys R lis, sont en pleine expansion.«Le marché ne croit pas assez vite pour faire place à tout le monde.Ce sont les parts de marché des détaillants qui se déplacent» lettres haineuses adressées à des communautés culturelles Trente accusations portées contre une transsexuelle BERNARD PLANTE LE DEVOIR Les policiers de la Communauté urbaine de Montréal ont procédé à l’arrestation de l’auteur présumé des lettres haineuses adressées à une dizaine d’organismes des communautés culturelles après qu’une femme, Manon Paquin, soit morte sous les roues d’une rame du métro de Montréal.C'est un étudiant originaire du Tchad qui l’avait poussée.La personne arrêtée est une transsexuelle de 32 ans.Elle a comparu, hier, au Palais ch' justice de Montréal et fait face à dix accusations de menaces, dix de menaces de mort et dix de méfaits.la Couronne pourrait porter d’autres accusations en rapport, cette lois, avec le caractère haineux des propos tenus contre les membres de la communauté noire.Dans ses lettres, qui portaient le sigle de la croix gammée, elle écrivait que «les noirs étaient allés trop loin» et menaçait notamment «de tuer tous les bébés mâles de race noire».C’est cette même personne qui avait fait parvenir des lettres semblables à différents organismes à la suite de la tuerie de Polytechnique à l’automne de 1989.Elle avait alors menacé de «tuer tous les bébés mâles» des pouponnières de certains d’hôpitaux.Ix's policiers de la CUM avaient réussi à établir un parallèle entre les deux séries de lettres en retenant les services d’un graphologue.L’attention des enquêteurs avait aussi été retenue par la similarité des menaces.Dans les deux cas l’auteur visait des poupons.Dans son témoignage à la police de la CUM, la transsexuelle (elle deviendra bientôt un homme) admet être l’auteure des lettres.Elle affirme que ses intentions n étaient pas racistes, mais qu’elle en avait GAMBARD Venir cl service IcchnlqiH' (>40-A.mo (’aiheart, Montréal, centre-ville 866-3876 -AGENT OFFICIEL ROLEX- VI1.X’v assez de la violence faite aux femmes.Elle ajoute qu’elle n’a jamais voulu donner suite à ses menaces, que ce n’était qu’un moyen utilisé pour faire cesser la violence exercée contre les femmes.Elle dit aussi qu’elle «déteste les Skin Head».On sait que deux jeune Skin avaient tenté de pousser une jeune noire devant une rame de métro à la suite de la première tragédie qui avait coûté la vie à une jeune femme, Manon Paquin.Tous ces événements avaient provoqué des craintes pour bien des usagers du métro.L’étudiant tchadien, lui, s’était pendu dans sa cellule.Avant son suicide il avait expliqué aux policiers qu’il avait agi de la sorte pour se venger d’une fonctionnaire qui lui avait refusé un prêt étudiant.jfjT •À \! Bruce Roberte Exposition de Noël GALERIE stock, St-Lambert, Québec ut patate chaude du Secrétariat en environnement Chrétien joue les arbitres B E R N A R I) t> L A N T E LE DEVOIR Le premier ministre Jean Chrétien est forcé de jouer à l’arbitre entre différents ministres qui se disputent le lieu d’implantation d’un organisme fédéral qui doit créer 30 emplois.Le choix d’une ville canadienne pour l’établissement du Secrétariat en environnement prévu à l’Accord de libre échange nord-américain (ALENA) est devenu une véritable patate chaude pour le gouvernement federal.Selon les informations publiées plus tôt cette semaine par LE DEVOIR, la vice-première ministre et ministre de l'Environnement, Sheila Copps, devait annoncer hier que ce secrétariat serait implanté dans son comté à Hamilton en Ontario, alors que plusieurs autres villes, dont Montréal, souhaitaient aussi obtenir le secrétariat.Au cabinet de la ministre, on avait précisé que le choix n'était pas arrête.mais que l’annonce devait se faire •avant les Fêtes».Or, la décision vient d'être reportée au début de l’an prochain.1a* maire de Montréal, Jean Doré, qui croit que le choix de Montréal i‘st incontournable, a soutenu cette semaine qu'il avait, dans ce dossier, les appuis du ministre des Finances, Paul Martin, et du ministre des Affaires étrangères, André Ouellet, et qu’il «revenait maintenant au bureau (lu premier ministre, Jean Chrétien, de trancher la question».L’attaché de presse de M.Chrétien, Patrick Parisot, protège son patron et dément l'information: «La decision revient toujours à Mme Copps», a-t-il declare au DEVOIR.Toutefois, au cabinet du ministre André Ouellet, on précise «que les discussions se poursuivent entre ministres et qu'il reviendra sans doute au premier ministre de trancher la question.» Outre Hamilton et Montréal, d’autres villes canadiennes souhaitent obtenir le secrétariat II s’agit de Toronto, Edmonton, Calgary et Winnipeg.Le secrétariat doit employer une trentaine de personnes et assurer une certaine visibilité à la ville hôtesse sur la scène internationale.Rappelons que l'ALENA prévoit la création de trois commissions environnementales, une aux Etats-Unis, une autre au Mexique et une troisième au Canada.Journal de Montréal Yvon Lamarre demande des excuses au syndicat Il dément que le tirage du quotidien ait chuté de 35 000 copies par jour ¦ ¦ LE DEVOIR L'éditeur du Journal de Montréal, Yvon Lamarre, entend exiger une rétractation de la part du Syndical des travailleurs de l’information dont la présidente, Pascale Perrault, a affirmé au DEVOIR que le tirage de ce quotidien a chuté d’environ 35 000 copies par jour.«Sur le plan publicitaire, cela vient complètement changer la nature des choses.A ce moment-là, on peut avoir certains problèmes avec des annonceurs.Ce n’est pas la vérité et c’est ce qui est dommageable», a justifié hier M.Lamarre.Selon les chiffres fournis par ce dernier et qui remontent à la semaine se terminant le 10 décembre.Québécor a plutôt réduit de 16 000 copies son tirage, plutôt que 35 000.Pour le samedi suivant, le quotidien est passé des 385 000 copies habi tuellesà 374 0(H).Le conflit de travail au quotidien de la rue Frontenac impliquant les typographes, les pressiers et les expéditeurs, ainsi que l’appel au boycott lancé par la FTQ, auraient donc bien peu d’impact sur la vente du Journal de Montréal, selon l’employeur.Quant au fond du litige, Yvon Lamarre adopte une position qui laisse entrevoir une guerre d’usure avec les syndiqués en lock-out.«On voudrait certainement en arriver à une entente, mais pas à tout prix.On peut tenir longtemps», précise-t-il.Compte tenu du jugement survenu la semaine dernière qui donne bien peu de marge de manoeuvre aux syndicats, Yvon I.amarre considère que «ces gens-là doivent changer leur façon de voir les choses».Sylvffh R Tbur à tour poète, écrivain, auteur de chansons et monologues, |âurnallslc et dramaturge.Sylvain Rivière est né en 1955 à Carlcton en Gaspésle.à A travers son œuvre, Il privilégie constamment les marginaux auxquels 11 s'identifie, de bonne grâce, avec beaucoup d'attachement et d'originalité.Il se méritait en 1990.deux prix pour l'ensemble de son œuvre, soit le prix Jovette-Bcrnler et celui du Mérite culturel gaspéslen.Ses textes ont un charme et une fraîcheur qui.toutes proportions gardées, rappellent Villon C'est une poésie du terroir, de l'arrière-pays, trufîée de néologismes cl d'archaïsmes, pleine de générosité et d'humanisme.Montréal f.uértn, 195*3 ' (22$ p.) 15,3 m *22,8 an 16,93$ AlMà Responsable: Michèle Vanter 450t, nie Drolet, Montréal (Québec) H2T 2C2 Téléplume: (314) 842*3481 Télécopieur: (514) 842-1923 g I.K I) K V OIK.I.K V K X I) K V.DI 21 I» K (' K M K lî K I II il il A 4 ?LE DEVOIR ?POLITIQUE Euthanasie: le ministre de la Justice Allan Rock invite le Parlement à revoir sa position Immigration Ottawa révise 8000 dossiers Allan Rock HOB COX PRESSE CANADIENNE Ottawa — Le Parlement devrait réexaminer sa position face au suicide commis avec assistance médicale, estime le ministre de la Justice, Allan Rock.Et selon lui, le Sénat, plutôt que les Communes, serait le forum tout indiqué pour lancer le débat.Le ministre Rock disait cette semaine qu'il lui apparaît inévitable que le Parlement doive se pencher sur cette question.«Je sais qu’on l'a étudiée par le passé, mais je crois que dans l’après-Rodriguez, il faudrait le faire à nouveau.» Il faisait allusion à la célèbre cause de Sue Rodriguez, cette femme de Victoria atteinte d’une maladie fatale, en phase terminale, qui a demandé aux tribunaux de l’autoriser à obtenir l'aide d’un médecin pour se suicider.En septembre, la Cour suprême du Canada a débouté Mme Rodriguez de sa requête et maintenu l'article du Code criminel qui rend illégal le «suicide assisté».Cette cause a mis en relief l'importance des enjeux soulevés par l'hypothèse d’une légalisation de l’euthanasie, a souligné le ministre.Le ministre a expliqué qu’il avait apprécié la suggestion de la sénatrice libérale Joan Nei-man, à l’effet que la Chambre haute se penche sur l’euthanasie.«Cela pourrait être très utile», a-t-il dit.Par le passé, les députés ont étudié la question et ont rejeté l’idée de légaliser l’euthanasie.L’occasion la plus récente s’est présentée en mars 1993, alors qu’une résolution proposant que le Parlement légiféré sur ce sujet a été rejetée par 140 voix contre, et 25 pour.Les projets de loi sur cette question ont tou- jours été une initiative de députés, pas du gouvernement.Et les projets de loi des députés - de quelque nature qu’ils soient — ne deviennent presque jamais loi.Les gouvernements antérieurs ont eu tendance à éviter le sujet, qui pourrait s’avérer aussi controversé que l’avortement ou la peine de mort.Le ministre a indiqué que son ministère n’a aucun projet de loi relatif à l’euthanasie dans ses cahiers.Et il pourrait s’écouler un certain temps avant que le gouvernement libéral ne s’attaque à la question — celle-ci ne fait pas partie de ses priorités.Au cours de la campagne électorale, le premier ministre Jean Chrétien a indiqué qu’ii serait prêt à laisser les députés voter selon leur conscience, plutôt que selon la ligne du parti, sur un projet de loi sur le «droit à la mort».Ottawa (PC) — Le ministre de l’Immigration, Sergio Marchi, a ordonné une révision spéciale de certains dossiers d’immigration datant de plus d'un an.Les fonctionnaires devront en effet réviser 8000 de ces demandes, accordant la priorité aux conjoints et aux , membres de la famille immédiate d’immigrants déjà reçus,* 5 a révélé M.Marchi.|} Cette révision des listes ne s’appliquera toutefois qu’aux personnes qui ont formulé une demande au Canada seulement, ce qui ne représente qu’un faible pourcentage du nombre de demandes annuelles déposées en vertu du programme de réunion des familles.«Ce sont ceux qui attendent depuis le plus longtemps qui verront leurs cas étudiés.Toutes les autres demandes — celles qui n’ont pas trait à un membre de la famille proche — seront étudiées ultérieurement», a expliqué le ministre.Les fonctionnaires ont jusqu’au 31 mars prochain pour rendre compte de ce dossier.Pas question pour Parizeau de ressusciter le thème du «bon gouvernement» Contre l’«anthropologie» électorale «On ne reviendra plus jamais à 1976», dit le chef du PQ PHOTO JACQUES NADEAU Ixs choses et les gens ont tellement changé, dit M.Parizeau.I*».;» » 1993, une année charnière pour les souverainistes A N I) K É B E L L E M ARE PRESSE CANADIENNE Québec— En prévision des élections générales de 1994 au Québec, Jacques Parizeau trouve que ce serait un «anachronisme» que de revenir à 1976 avec la bonne vieille formule rassurante «élisons d'abord un bon gouvernement et on vous consultera plus tard sur la souveraineté du Québec», comme l’avait fait René Lévesque pour chasser les libéraux de Robert Bourassa du pouvoir.Souverainiste de la lignée des «purs», le président du Parti québécois estime que ce serait presque faire insulte aux électeurs que de leur proposer encore cette sorte de marché de la peur.Dans une entrevue a la Presse Canadienne.il explique que «revenir avec une telle formule c'est quasiment de l’anthropologie.Les choses et les gens ont tellement changé».M.Parizeau, qui avait démissionne du Cabinet Lévesque en 1984 pour protester contre la mise en veilleuse de l’objectif de la souveraineté par M.Lévesque, semble convaincu que «la perception que le régime actuel nous condamne à l’immobilisme est beaucoup plus avancée qu’elle l'était en 1976».A cette époque, ajoute le leader souverainiste, des gens pensaient: ou bien c’est un bon gouvernement et on ne parle pas de souveraineté, ou bien si on parle de souveraineté c’est une sorte d’hypothèque par rapport a un bon gouvernement.«Dix-sept ans plus tard, on est capable de dire et de démontrer: vous voulez que ça avance, vous voulez que l’on puisse revenir à un niveau d’emploi correct, repartir la progression du revenu des gens, bien pour être capable de faire ça, il faut que la souveraineté se réalise.Parler d’un bon gouvernement d’abord serait un anachronisme.On ne reviendra plus jamais à 1976.» «Les gens n’ont plus peur comme en 1970, 1973, 1976.l'affaire de la Banque Royale pendant la campagne référendaire de 1992 a été le test alors qu'on a cherché à flanquer la frousse aux Québécois; il y en a qui ont ri et d’autres qui sont allés chercher leur dépôt à la banque.Voilà un signe des temps qui ne peut mentir», estime M.Parizeau.Si le PQ prend le pouvoir, il écrira une «constitution transitoire» en relation avec une déclaration de souveraineté qui sera soumise plus tard au peuple par voie de référendum.Entretemps, le PQ devra se préparer en vue u scrutin de 1994 et se frotter à un nouvel adversaire en la personne de Daniel Johnson, chef libéral et premier ministre successeur de Robert Bourassa.M.Johnson arrive dans un contexte qui n’est pas sans rappeler ceux de Kim Campbell cette année, de Pierre-Marc Johnson (1985), John Turner (1984), qui ont pris la direction de leur parti au gouvernement depuis un certain nombre d’années.De l’avis de M.Parizeau, on ne peut comparer tout à fait les situations de Campbell et Johnson.«En devenant premier ministre, Mme Campbell a cherché à se distancer des politiques du gouvernement Mulroney dont elle était membre depuis quatre ou cinq ans seulement.» «M.Johnson, lui, a été depuis 1985 en plein centre des politiques du gouvernement Bourassa, des décisions controversées tout en occupant des postes importants.Il ne peut donc prendre ses distances.Il ne sera donc pas facile pour lui de prétendre qu'il est un homme nouveau avec des idées nouvelles aux prochaines élections», selon le chef du PQ.L’échiquier politique prendra un nouveau visage en 1994 avec l’entrée en scène d’une troisième formation politique, le Parti Action Québec (PAQ) dirigé par l’ancien président de la commission juridique du Parti libéral du Québec, Jean Allaire.S’il a le temps de s’organiser, de recruter des candidats de qualité, le PAQ pourrait gruger dans la clientèle potentielle du PQ, comme des libéraux nationalistes ou déçus du fédéralisme canadien.M.Parizeau tente de se convaincre que le PAQ n’effectuera pas de grandes brèches dans les appuis à son parti.Il est d’avis que îa démarche de M.Allaire «n’est qu’une sorte de nostalgie des débats ambigus des années passées».«Je trouve ça dommage parce que çe genre d’ambiguïté nous a fait beaucoup de tort comme société, confie-t-ii.Là, ça se clarifie depuis quelque temps avec, d'un côté, un Parti iibéral qui se déclare profondément fédéraliste et, en face de lui, le Parti québécois prônant la souveraineté avant, pendant et après les élections.Et voilà que se pointent d’autres tenants de la pénombre heureuse.C’est vraiment dommage.» Le leader souverainiste avoue avoir ressenti de l’inquiétude au début de décembre «parce qu’ils (sympathisants du PAQ) se disaient tous souverainistes mais.juste assez pour venir chercher des gens de notre côté, chercher une sorte de pénombre dans l’expression du jeu politique, de la superstructure».Québec (PC) — L’année 1993 a été une année charnière pour les souverainistes québécois.Sur la lancée du référendum canadien d’octobre 1992 (l’accord de Charlottetown), ils n’ont cessé d’accumuler des victoires aux élections complémentaires et que dire de l’élection de 54 députés du Bloc québécois au scrutin fédéral du 25 octobre dernier.I-es convictions des tenants de la souveraineté ont été renforcées et ils ont repris l’habitude et surtout le goùl de gagner.C’est du moins ce qu’affirme le président du Parti québécois, Jacques Parizeau, dans une entrevue de fin d’année qu’il a accordée à la Presse Canadienne.«C’est dans ce sens-là que ça été extraordinaire l’assurance donnée aux souverainistes par ce triomphe du Bloc.Il a réconforté des gens qui souvent se disaient entre 1981 et 1990 que le PQ et la souveraineté ne pouvaient plus avancer.«Ce n’est plus le cas depuis une couple d'années et aujourd'hui plusieurs ne demandent plus si la souveraineté se réalisera mais plutôt quand ça va arriver», ajoute-t-il.C’est un véritable pari qu’a pris le chef péquiste, confie-t-il, quand il a décidé avec ses collaborateurs de lancer le Parti québécois tête baissée dans la mêlée électorale l'automne dernier pour appuyer le Bloc.VL Parizeau rappelle que peu de temps avant le déclenchement de la campagne électorale, les médias anglophones affirmaient que le Bloc et le Reform Party allaient s’envoler en fumée le jour de l’élection.•Je n’oublierai jamais cette époque-la.Les gens qui ne voulaient pas regarder apres la défaite référendaire (octobre 1992) conti nuaient de ne pas vouloir regarder ou comprendre.Donc j’ai fait le pari qu'avec le Bloc, ça pourrait être une immense victoire si tout le PQ embarquait derrière lui.sans trop savoir ce qui se passait dans l’ouest.C’était un risque calculé parce qu’on savait dans quelle aventure on se lançait.«Il faut dire aussi que j’avais développé avec Lucien Bouchard, en dépit de tout ce qu’on pouvait raconter dans les journaux, des rapports d’amitié très très soiides, un climat de grande de confiance et j'ai trouvé ça épatant.On n’avait plus besoin de se faire de dessins, on se comprenait très bien.«Ça s’était développé un peu plus tôt parce qu’on se voyait avec nos femmes assez fréquemment et on développait ce genre de rapports personnels.Mais avant un temps encore récent, nous ne nous connaissaions presque pas, nous ne fréquentions pas exactement les mêmes milieux, vous voyez ce que je veux dire», poursuit M.Parizeau assis à son bureau au lendemain de l’ajournement des travaux de l’Assemblée nationale.Ix chef de l’opposition à l’Assemblée nationale n’a cependant pas toujours eu cette belle assurance dans les mois qui ont précédé l’appel au peuple par la première ministre Kim Campbell.Il avoue sans détour qu’il a eu un peu peur «d'être obligé de faire encore un détour», en parlant de la cause souverainiste, en raison de ce qu’il a .appelé le phénomène Campbell.«Au cours de l’été, ce phénomène Campbell allait brouiller le débat politique sur le plan de la constitution et sa réforme, sur le plan de la souveraineté du Québec, explique-t- il.«Pendant trois ou quatre mois, c’était complètement gommé.Mme Campbell se promène partout, elle est applaudie, elle assiste à toutes sortes d'événements sociaux.Elle impressionne beaucoup de gens et elle est très agréable cette femme qui n'a pas beaucoup d’idées à présenter mais se présente elle-même très bien.«Je ne vous cacherai pas que pendant ces mois-la, je me suis dis: bah encore un détour (rire) et puis voilà que la campagne électorale s’est mise en branle.» MIUF Le PQ demande à Gil Rémillard d’intervenir Québec (PC) — La députée péquiste de Terrebonne, Jocely-1 ne Caron, presse le ministre de la Justice, Gil Rémillard, d’intervenir afin de prendre les moyens d’assu-' rer la survie de la Fédération des comités des victimes de la MIUF, la mousse isolante d’urée-formaldéhy-1 de.La fédération risque fort de disparaître le 31 décembre prochain par suite du refus de l’Office de la protection du consommateur de lui attribuer la subvention annuelle de fonctionnement de 10 000$ dans le cadre du programme d’aide aux organismes de protection du consommateur.Dans une lettre au ministre, la députée Caron explique qu’elle trouve inacceptable cette décision de l’office, «étant donné la nature1 particulière du mandat de cet orga-' nisme qui constitue la seule ressource efficace pour les victimes».1 Mme Caron ajoute, en s’adressant à M.Rémillard: «En tant que ministre responsable de la protec-' tion du consommateur, comment pouvez-vous cautionner cette décision discrétionnaire de l’office alors que toute la dynamique reliée au dossier de la MIUF n’est pas encore solutionnée avec la décision de votre gouvernement de financer l’appel des six causes-types?».Voeux de Noël et du Nouvel An du premier ministre Bourassa éA uébee (PC) — Le dernier mes-W sage de Noël et du Nouvel An de M.Robert Bourassa à titre premier ministre du Québec: «J’ai le grand plaisir de vous offrir mes voeux les plus chaleureux à l’occasion de la saison des Fêtes, période de l’année propice à la réflexion et à J’échange.«A l’aube de 1994, cet espoir revêt une signification toute particulière et constitue une richesse qu’il nous ap-partient de cultiver.En effet, notre progrès futur réside autant dans nos attitudes que dans notre vision des choses.Manifester notre confiance en l’avenir, c’est déjà franchir le premier pas pour en assurer la maîtrise.«A l’époque de la mondialisation des échanges, la recherche de l’ex-çellence doit inspirer notre action.A travers les défis auxquels nous sommes confrontés, nous devons y voir une chance de mettre à l’épreuve notre capacité à renforcer les fondements de notre société et asseoir notre prospérité sur des bases’ solides et durables.Nous pouvons ainsi envisager les grands enjeux contemporains avec la ferme1 conviction que nos efforts vont porter fruit.«Le message que je voudrais vous1 laisser, au moment où je quitte mes fonctions, en est un de profonde gratitude.Durant près de quinze ans, j’ai eu l’honneur d’assumer la direction du gouvernement, convaincu que le Québec réunit les atouts essentiels à la recherche de son développement et de son progrès.Même dans les moments les plus difficiles, je me suis toujours senii privilégié de pouvoir donner le meilleur de moi-même dans la défense et la protection des intérêts supérieurs dit Québec.Je veux donc vous exprimer ma plus vive reconnaissance.«Au nom du gouvernement du Québec, je souhaite à tous mes compatriotes un très joyeux Noël et une nouvelle année sous le signe du bonheur, de la santé et de la prospérité.» Nos commanditaires (par ordre alphabétique) Caisse Populaire d’Outremonl, Collège Français, Fidelity Investments, Glacier Le Bilboquet, Global Strategy, Restaurant La Moulerie, Gérald Tremblay (Député provincial d'Outremont), et la Ville d'Outremont J°yt"x/éT HnCbI De toute l'équipe de Télévision Outremont à tous les citoyens d'Outremont.Nous en profitons aussi pour remercier tous nos commanditaires pour leur soutien et nous leur souhaitons une année 1994 des plus prospèresl Tiu-omm i VIDÉOTRON Câble 9 L'équipe de Télévision Outremont Sabrina Amsellcm, Jacques Bazinet, Stéphane Bourassa, Frédéric Chevalier, Manouane Couillard, Raymond Décary, Dominique Dumais, Sylvie Fisel, Marie Claire Hélie, Stéphane Hogue, Yvan Honorât, Christian Jutras, Francis Piquette, Isabelle Poirier, Sylvain Proteau, et Grégoire Valcour C.F.765, Outremont.(Québec).H2V 4N9.Tél.: 27Ô-Ô003.Fax: 27&-&004 Lun.23h,, Mar.J0h., Sam.lÔh. I I l> I v II I II .I K V K \ |) U K I) I 2 1 I) I ( !•: M It It K I !I E R S P E C T IVES PHOTO ARCHIVES Deng Xiaoping ÎéLv' •Ml Mais où est donc Deng?Le Petit Timonier n'a pas été vu en public depuis janvier PHILIPPE MASSONNET A G E N C E F RANCE-PRESS E Pékin — La sortie électorale de Deng Xiaoping, mercredi, annoncée par la presse officielle mais sans aucune image du patriarche, n’a fait qu’épaissir le mystère entourant le dirigeant suprême chinois, âgé de 89 ans et qui n’est pas apparu en public depuis janvier.Deng est donc allé voter pour élire les délégués du quartier ouest de Pékin à l’Assemblée nationale populaire.C’est du moins ce que la télévision et la plupart des journaux officiels affirment.Voilà onze mois que les médias n’avaient pas relaté une sortie de celui qui n’occupe plus de poste officiel depuis 1990 mais reste le maître vénéré du pays tout en étant invisible.«La question est de savoir si Deng est allé à l’urne ou si l’urne est venue à lui», a commenté hier un diplomate occidental.«L’annonce de son vote permet d’abord de faire savoir .qu’il est vivant et qu’il s’intéresse toujours aux affaires publiques.Mais le fait qu’on ne l’ait pas vu laisse supposer soit qu’il s’agit d’une mise en scène et qu’en réalité il ne s’est pas déplacé, soit que son état physique est trop pitoyable pour qu’il apparaisse sur le petit écran», a-t-il ajouté.Deng a été cité mercredi soir par la télévision juste après le secrétaire général du parti communiste et chef (le l’Etat, Jiang Zemin, et avant son grand rival conservateur Chen Yun, âgé de 88 ans.Certains analystes avancent que le Petit Timonier a pu être filmé en train de mettre son bulletin dans l’urne mais que les autorités ont finalement décidé de ne pas passer des images d’un Deng très faible, qui auraient inquiété les téléspectateurs.D’autres estiment que, sous la pression des clans réformateur et conservateur, il n’était pas possible de diffuser des images de Deng et de Chen avec l’un des «dirigeants immortels» apparaissant beaucoup plus malade que l’autre.Les journaux d’hier n’ont fait qu’approfondir le mystère car si le Quotidien du Peuple affirmait, comme l’a fait la télévision, que Deng «est allé voter», d’autres indiquaient seulement qu’il «a voté».Vote par procuration Dans les milieux de la presse chinoise, on murmure que «l’architecte en chef» des réformes économiques ne s’est pas présenté au bureau de vote de Zhongnanhai, le siège du parti et du gouvernement, mais qu’il a voté par procuration.Des journalistes chinois estiment aussi que Deng résiste au culte de la personnalité et qu’il a tenu a faire savoir qu’il est un citoyen ordinaire accomplissant son devoir civique.«Si Deng est suffisamment en forme, il n’y a aucune raison pour qu’il n’apparaisse pas», a estimé pour sa part un diplomate.C’est ce qui s’était passe le 22 janvier lorsque la télévision l’avait montré à Shanghaï présentant ses voeux de nouvelle année à ses compatriotes.Ix* patriarche était certes apparu frêle au bras de sa fille Deng Kong, il avait le regard vague, mais il était là.Depuis, son absence prolongée a alimenté les rumeurs sur une dégradation de sa santé.Les services secrets américains ne lui accordent même que quelques mois à vivre.Cependant sa famille et ses proches assurent qu’il va bien et un journal de Hong Kong a même rapporté qu’il a effectué une inspection de Pékin en minibus fin octobre.Tous les observateurs s’accordent à penser que le vrai test pour Deng sera le Nouvel An chinois, le 10 le vricr.S’il n’apparait pas autour de cette date, comme le veut la tradition, les Chinois seront alors vraiment in quiets car ils savent que l’après Deng est bourré d’incertitudes.Dix jours à peine après les élections législatives L'État c'est moi, pourra dire Eltsine Le président russe se prépare à concentrer entre ses mains l'essentiel des pouvoirs L’agence Itar-Tass, qui était autrefois la voix officielle du Kremlin, pourrait retrouver ce rôle après le rétablissement de certains de ses privilèges par décret du président Boris Eltsine.Ix1 texte, publié hier par l’agence elle-même, précise qu’Itar-Tass, première agence du pays, recevra d’importantes subventions de l'Etat et que ses employés auront le statut de fonctionnaires.Le président russe a en outre demandé aux ministères et aux organismes d’Etat de fournir à l’agence Itar-Tass toutes les informations officielles dont ils disposent avant d’en informer les autres médias.Dans d’autres décrets signés mardi, Eltsine, a aussi ordonné la création d’un nouveau département ministériel pour superviser de nouvelles commissions d’Etat sur les médias et nommé le «père de la perestroika», Alexandre* Iakovlev, à la tête de la radio télévision, qui contrôle l’ensemble de la diffusion audiovisuelle.Moscou (AFP) — A peine dix jours après les élections législatives en Russie, le Kremlin a pris des mesures — comme le démantèlement du ministère de la Sécurité ou l’instauration d’un contrôle présidentiel direct sur les media russes — montrant que le président Boris Eltsine se prépare à concentrer entre ses mains l’essentiel des pouvoirs d’Etat.Lorsque plusieurs responsables, dont Boris Eltsine, lui-même ont annoncé la mise en oeuvre dupe restructuration massive des services de l’Etat, ils ont affirmé officiellement qu’il s’agissait de se débarrasser des derniers vestiges du totalitarisme soviétique afin de transformer la Russie en un Etat de droit.Selon des indications publiées par la presse, la présidence envisagerait aussi d’autres mesures qui la mettrait a l’abri de toute contestation, comme une restructuration de l’armée qui consisterait a nommer a des postes-clef des fidèles de M.Eltsine.Mais toutes ces mesures, dont certaines ont été d’ores et déjà officiellement annoncées, comme le démantèlement du ministère de la Sécurité, alors que d'autres font l'objet de rumeurs, aboutiraient en premier lieu a gne concentration de l’essentiel du pouvoir d'Etat entre les mains du Kremlin, ce que ses dirigeants reconnaissent moins volontiers.Ainsi, lorsque le président Eltsine a démantelé mardi par décret le ministère de la Sécurité, plaçant 80 % de ses effectifs sous un contrôle présidentiel direct, il a assuré que ce ministère ne correspondait plus aux changements intervenus en Russie et que, comme les anciens organes de sécurité de l’ancienne URSS dont il était le successeur, il s’était avéré «non réformable».Mais Boris Eltsine reprocherait surtout au ministère d’avoir été incapable de prévoir les résultats des élections législatives du 12 décembre, notamment le succès des ultra-nationalistes du Parti libéral démocratique de Vladimir Jirinovski, selon les commentaires suscités a Moscou par ce décret.Cette version a été alimentée par des informations publiées par la presse russe, selon lesquelles le ministre de la Sécurité Nikolai Golouchko avait rencontré M.Jirinovski à plusieurs reprises à l’époque où il était l’adjoint de l’ancien président du KGB Vladimir Krioul-chkov, l'un des protagonistes du putsh d’août 1991.Des rumeurs affirment que M.Golouchko, un allié de M.Eltsine, serait limoge en tant que chef de l’ensemble des services de securité.Selon un officier de l'ex-KGB, il pourrait être nommé a la tête d’un nouveau service de contre-espionnage composé de 20 % des effectifs de l’actuel ministère.Epuration Ixt dissolution du ministère de la Sécurité permettrait surtout une épuration au sein de ses effectifs visant les adversaires du president Eltsine, et donnerait au Kremlin carte blanche pour décider de la marche à suivre.M.Choumeiko, actuel ministre de l’Information, a déclaré que les agences ITAR-TASS et RIA deviendraient «des agences d'Etat, complètement indépendantes».L’agence I TAR-TASS a réagi à cette déclaration en estimant que ces deux notions étaient «pratiquement impossibles à concilier».L’importance que le Kremlin accorde au contrôle des media avait été illustrée en octobre lorsque les troupes loyales à Boris Eltsine se sont violemment affrontées aux rebelles armés partisans de l’ancien Parlement dissous qui tentaient de s’emparer de la tour de la television centrale Ostankino.Des responsables du Kremlin avaient reproché la semaine dernière aux media d’avoir ' consacré trop de place à Vladimir Jirinovski, affirmant ainsi que les organes d'information., avaient leur part de responsabilité dans la ; poussée électorale de l’extrême droite.Selon des rumeurs persistantes, M.Eltsine envisagerait également une restructuration air, plus haut niveau de l’armée, qui propulserait if des postes élevés de la hiérarchie des alliés du président, subordonnés au Kremlin.Le quotidien «Kommersant» a affirmé mardi qu’une liste de quelque 30 hauts responsables militaires limogeables — dans laquelle figurerait le nom du ministre de la Defense Pavel Grat-chev — a été présentée au président Eltsine.Le quotidien a fait état d’un plan de restructuration de l'année prévoyant que le président Eltsine nomme à la fois le ministre de la Defense et le chef de l’état-major général, qui recevraient directement leurs ordres du Kremlin.Le président Eltsine a affirmé mercredi qu’un tiers de l’armée avait soutenu M.Jirinovski.«C’est beaucoup, cela nous inquiète et les mesures adéquates sont en train d’être prises», a-t-il dit.* » , It.% SHE K * t7 J* PHOTO AFP Pendant que le canon grondait en Bosnie, dans le sud de la Croatie, où s'affrontent majorité croate et séparatistes serbes, tout était calme à quelques heures de Noël.Pourparlers sans résultat sur la Bosnie-Herzégovine Une trêve comme toutes les autres Berlusconi se jette dans la fosse aux lions Objectif déclaré: battre les «communistes» italiens Bruxelles (Reuter) — les pouqxir-lers de Bruxelles sur la Bosnie se sont achevés hier sms résultat, a déclaré le médiateur européen David ( )wen, qui avait espère régler la crise avant Noël.lx‘s belligérants se rencontreront à nouveau a Genève le 15 janvier, date à laquelle expire la trêve couve nue mercredi et qui devait entrer en vigueur hier.Les combats se sont poursuivis toute la journée en Bosnie A Saraje vo, de violents échangés d'artillerie ont commence des l'aube entre Serbes et Musulmans.Selon Radio Sarajevo, l’armée lx>s niaque musulmane a tue >0 soldats croates et en a capture quatre autres hier au cours d’une bataille dans I.» environs de Vite/, en Bosnie centra le.La radio a également signak ' morts cl fil blesses dans les rang- musulmans * esdet niéres ’ i heures Di trêve Noël est le seul résultat tangible des négociations organisa -mercredi et jeudi a Bruxelles, aUX quelles participaient egalement le président serbe Slolx>«lan Milosevic, son homologue croate Eranio Itnli man et le- ministres d* - \ti.nn s étrangères de IT Inion européenne.A l'issue des discussions, le leadet serbe de Bosnie Radovan Karad/ic a menace de retirer toutes s.s prn|msi lions de concessions teiriloriales -i les Musulmans n’acceptaient pas un m cord de pæx lors de la reprise des imurparlers le 15 janvier.Au cours d’une conférence de presse a Bruxelles, il a assuré que les Musulmans bosniaques ne voulaient pas de la paix et que les N rts - ne trouvaient attendre davantage.Radovan Karadzic a accuse la communauté internationale d’igno-rw les violences provoquées par les Musulmans à Sarajevo et de mettre l a.> m -m les v iolences perpétrées p.o b - Serbes, qu’il a présentées i omme des ai te- d’autodéfense.I es Serbes de Bosnie, a-t-il souligne.ont.«.epte toutes les requêtes de Ô mon européenne, allant jusqu’à admettn l'octroi d’un tiers du terri-toiie bosniaque aux Musulmans.I e- Gmales de Bosnie ont pour leui part.«.pté du bout des lèvres une l.i ville de Montai -oit pnovisoire-m< ul administrée par l'Union, pour .vu.i -a partition entre Croates et Musulmans Ils ont précisé qu’une commission internationale sc réuni-t .nt pi.h bamement pour determiner l eli mille .le l.l .olle pl.ICl'e SOUS le contrôle des I kutze.\ Zagreb, l< présidait fudiman a m > ô-.l ai ni.- bosniaque d’avoir donné I orrin à ses soldats de tuer femmes, entants et v ieillards croates a li gloire d’Allah».Milan (AFP) — Président du groupe de communication Fininvest et du club de football italien Milan AC, Silvio Berlusconi met tout son savoir-faire au service de la politique en lançant un «mouvement d’opinion», destiné à réaliser son seul objectif déclaré : battre les forces de gauche — «les communistes» — aux élections législatives au printemps.Les bureaux fraîchement retapés, les téléphones, les cafetières, les photocopieuses, les fax, les lélévisions, les magnétoscopes sont prêts, pour accueillir et former aux techniques de la communication, les dizaines et bientôt les centaines, en attendant les milliers, de personnes de la société civile (notaires, avocats, médecins, chefs d’entreprises.) ayant déjà souscrit à «Forza Italia» (En avant l'Italie).Tous ont entre 35 et 50 ans.Tous subissent une formation accélérée pour apprendre à parler en public, à donner des interviews télévisées, à répondre à leurs éventuels contradicteurs, à paraître.Animateur du mouvement.Edoar-do Ainbrogio Temtzzi, fit) ans, ex-démocrate- chrétien, a été recalé : «Berlusconi dit que je ne peux pas passer à la télé parce que j’ai une tête de métallurgiste».üi méthode déplaît aux communistes.«Non à la politique de la télécommande», a lancé Refondation communiste.«La formation n'est pas idéologique», assure le secrétaire général de l’Association nationale Forza Italia (ANFI) Antonio Codignoni, 46 ans, président du groupe Fininvcst-Fran-ce.et ex-directeur général de la Cinq, la défunte chaîne de TV commerciale française de Silvio Berlusconi.Sous ce slogan, «Forza Italia», que scandent les supporters du Milan AC, des clubs sc sont constitués du nord au sud du pays.Ils seraient à ce jour 500, affirme Antonio Codignoni, soit autant de candidats potentiels aux prochaines législatives.«L’objectif est d’avoir 2000 clubs d’ici la fin de l’année, et à terme d’en avoir 8000, un par ville», précise-t-il.Silvio Berlusconi, dont les activités en Italie s’étendent de la télévision commerciale (trois chaînes) à la publicité, de l’édition à la presse, de la grande distribution au football en passant par les sociétés d’investissements financières, devrait pour sa part annoncer «aux environs du 10 janvier» qu’il descend lui-même dans l’arène politique.Pas vraiment à la joie du cinéaste Bernardo Bertolucci («Le dernier empereur»), qui déclare : «La télévision Fininvest déverse depuis quinze ans des tonnes de sous culture, créant de fausses valeurs, nuisibles à l’éducation des jeunes».«Sua Emittenza» ne se lance pas dans le vide.Dès juillet dernier, alors que les Italiens étaient désorientés par les effets des affaires de corruption sur la classe politique, ses services de marketing ont lancé une vaste étude de marchés «qualitative et quantitative» pour sonder leurs besoins et leurs aspirations.«Cette radiographie a été facilitée par l'implantation économique du groupe Fininvest dans tous les grands secteurs de la consommation», souligne Antonio Codignoni.Diagnostic : l’Italie est délabrée, les Italiens déroutés.Constat des hommes de Silvio Berlusconi : «il faut construire une force politique capable de s’opposer aux anciens communistes du Parti démocratique de gauche (Pds).car ce sont les mêmes hommes, la même organisation, la même idéologie».A défaut de programme, «Forza Italia» se veut «libéral-démocratique».«A l’Italienne, pas à la Russe», précise Antonio Codignoni.Enquête sur une transaction Clinton ne cache rien Il ordonne à son avocat de remettre tous les documents B', Washington (AFP) — Le président Bill Clinton a ordonnén hier à son avocat de remettre à la Justice tous les documents sur des investissements qu'il a effectués < avec son épouse dans une société < immobilière liée à une Caisse* d’épargne ayant périclité, a indiqué : la Maison Blanche.Ces documents avaient été conservés par la Maison Blanche à l’issue d’une perquisition effectuée dans le bureau d’un conseiller du président, Vincent Foster, qui s’était suicidé le 20 juillet dernier, a» précisé dans un communiqué le di : recteur de la communication de la,, présidence, Mark Gearan.La Maison Blanche avait dû ad- ¦ mettre récemment que, contrairement à ce qu’elle avait affirmé, ces documents personnels n’avaient pas été fournis à la justice américaine qui enquête sur les liens entre le couple présidentiel et la G Whitewater Development Corp., une société immobilière de l’Arkansas.«Aucun membre du département de la Justice n’a suggéré l’existence de fraudes concernant les investissements des Clinton dans la Whitewater Corp.», souligne M.Gearan.«Ix* président a volontairement décidé de fournir ces documents pour qu’ils puissent être utilisés par les enquêteurs du département de la Justice», conclut son communiqué.pÉS U L T A T S MLTicjBi Tirage du CD 4 9 17 26 32 37 « U Numéro complémentaire GAGNANTS LOTS 6/6 2 1 132 987,40 $ 5/6+ 10 67 979,20 $ 5/6 455 1 195,20 $ 4/6 20 512 50.80 $ 3/6 344 488 10,00 $ Ventt-v lot,il.1 7 726 288,00$ Prochain gros lot (approx ): 2 500 000,00 $ Prochain tirage: 93-12-25 EQtra îïRiï NUMÉROS LOTS 104078 100 000$ 04078 1 000 S 4078 250 $ 078 50 $ 78 10 $ 8 2 S T V A le réseau des tirages Les modalités d encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.Anti»¦ 10b é 17bJ0 J irivfiS1’ 5>- ANS % LA TÉLÉVISION INTERNATIONALE REDACTEURS EN CHEF Le samedi à 18 h 30 Animee par Simon Durivage, une émission qui réunit, chaque semaine, journalistes, politicologues et diplomates des cinq continents pour un tour d'horizon des grands événements dans le mondse à TV5, câble 15*.» Produit par Larry Shapiro -Les Affaires Mondiales, en collaboration avec TV5.• * Peut varier.Consultez votre cablodistributeur.Le monde est à vous ! I- E I) E VOIR, L E V E N I) li E I) I 21 I) K < E M 15 R E I !) !) 3 A (5 EN BREF ?KOHL «FINI» POLITIQUEMENT?• LE MONDE- Clinton de marbre face à Castro Bonn (AFP) — À dix mois des prochaines élections générales, 53% des Allemands souhaitent voir à la chancellerie le chef du parti social-démocrate (SPD) Rudolf Scharping, contre 37% en faveur du chancelier Helmut Kohl, selon un sondage de l'institut Infas réalisé pour la télévision publique.I^e même sondage révèle que 56% de Allemands pensent que le chancelier Kohl est politiquement «fini», et moins d’un électeur sur trois se dit satisfait de l’action du gouvernement (31% contre (58% qui pensent que les mesures gouvernementales contre le chômage sont insuffisantes).En cas d’élections générait s immédiates, le SPI) l'emporterait facilement sur les l Inions chrétiennes-démocrates du chancelier.Le SPD est crédité de 37,5% à 46% des intentions de vote selon les instituts de sondage, contre 33 à 34% pour les chré-lit ns démocrates.1994 sera une super-année électorale en Allemagne avec 19 scrutins importants.En octobre auront lieu les élections législatives qui décideront de la composition du gouvernement.-?- VEIL FAIT LA MANCHE POUR BALLADUR Paris ( \FP) — Le ministre d’Etat français aux Affaires sociales, Simone Veil, a invité ses collègues du gouvernement à mettre la main au portefeuille pour offrir, à l’occasion des fêtes de Noël, un cadeau au premier ministre, Edouard Balladur, en témoignage de leur «admiration».Avec l’approche des fêtes s'achève une .année que nous avons tous vécue intensément autour d’Edouard Balladur», écrit Mme Veil dans une lettre, dont le fac simile a ét* publié hier par le quotidien Libération.«J’ai pensé, poursuit-elle, qu’il me revenait de prendre l’initiative de demander a chacun de participer à un cadeau que nous pourrions offrir collectivement au premier ministre et qui lui manifesterait notre admiration pour la manière dont il a animé notre équipe».«Compte tenu des circonstances et du caractère surtout symbolique de notre geste, je pense que nos contributions personnelles pourraient se situer autour de 1000 FF.(169,5 dollars)», suggère Mme Veil.Cette lettre, datée du 17 décembre, a été diversement appréciée dans les ministères, où elle a parfois provoqué l’hilarité.Certains ont ironisé en suggérant que Simone Veil était «tombée sous le charme» d'Edouard Balladur.-?- MEURTRES INC.EN COLOMBIE Bogota (AFP) — Vingt cinq mille personnes ont péri de mort violente en Colombie au cours de l’année 1993, ce qui fait du pays le recordman du monde en l’espèce, a révélé mercredi Juan Londono, le ministre de la Santé.Selon le ministre ce triste bilan a en outre laissé entre 40 et 50 000 orphelins et entre 10 et 15 000 veuves, et représenté une perte pour l’économie nationale de 250 mil-lions$.Le procureur de Bogota a ajouté qu’à chaque heure du jour et la nuit une personne était tuée dans la capitale, 36% de ce total par arme à feu, 10% par arme blanche et 14,1% dans des accidents de circulation.Maigre consolation pour la Colombie, ces chiffres sont cependant à la baisse par rapport à ceux de l’an passé puisque 27 100 personnes avaient péri de mort violente en 1992.-?- CONTÉ CONTENT DE SES ÉLECTIONS Conakry (Reuter) — Le président Lansana Conté a remporte les premières élections pluralistes en Guinée, selon les résultats officiels publiés hier.Le ministre de l’Intérieur, Alseny René Gomez, a déclaré que le président sortant avait recueilli 50,93% des suffrages au premier tour des élections de dimanche dernier.Des opposants, des observateurs étrangers et des dirigeants religieux avaient demandé sans succès à Lansana Conté de reporter le scrutin afin d'en améliorer l’organisation.Face au refus présidentiel, l’opposition a appelé au boycott et promis de pertuber les opérations de vote.Au moins trois civils et un soldat ont été tués dimanche pendant le scrutin.Alpha Condé, de l’Assemblée des peuples guinéens, arrive derrière Conté avec 20,85% des voix suivi par Ma-madou Ba de l’Union de la Nouvelle république (13,11%) et par Siradiou Diallo, du Parti du renouveau et du progrès (11,6-1 %).Les trois autres candidats n’ont recueilli chacun que 1,5% des suffrages.-?- GUÉRILLEROS PÉRUVIENS À L'OMBRE Lima (AFP) — Quelque 5800 guérilleros du Sentier Ijj-mineux et du Mouvement Révolutionnaire Tupac Amaru (MRTA) ont été capturés depuis janvier 1992, «grâce à la stratégie anti-terroriste du gouvernement» péruvien, a-t-on indiqué hier de source officielle.Selon le Commandement conjoint des Forces armées, le résultat obtenu au cours des 22 derniers mois est meilleur que celui obtenu au cours des onze années précédentes, période pendant laquelle 5.403 militants de ces organisations avaient été arrêtés, b-journal officiel El Peruano, ajoute que «le terrorisme qui a durement frappé le pays au cours des 13 dernières années a entrainé la mort de plus de 25.(XXl Péruviens, civils ou militaires».-?- FIN D'UNE CENSURE LIBANAISE Beyrouth (AFP) — I>es autorités judiciaires libanaises ont autorisé hier la réouverture d’une télévision privée chrétienne interdite de diffusion depuis près de huit mois, a-t-on annoncé de source officielle.la décision du tribunal autorise la reprise des activités de la télévi- j sion International Communication Network (ICN) •dans le cadre des libertés publiques, de la Constitution et ries règlements, en évitant le brouillage des émissions de toute autre station de télévision».Le proem* ur de la République avait justifié la fermeture de la ICN le 29 avril dernier en l’accusant d’avoir «porté atteinte a la sécurité de l’Etat et de ses dirigeants».L’interdit, le premier de ce type depuis la fin de la guerre au I.iban en 1990, avait provoqué des protestations dans la presse.I-e propriétaire de la ICN, Henri Sfeir, candidat malheureux a l’élection présidentielle proche de l'opposition du général Michel Aoun qui vit en exil en France, avait dénoncé une «atteinte aux libertés démocratiques au Liban».Une cinquantaine de stations de télévision privées, dont une dizaine émettant au niveau national, fonctionnent au Liban sans licence, Unir activité est tolérée «de facto», en attendant la publication d'une loi en cours d’élaboration qui doit régulariser leur statut.ATTENTION, VOIIÀ LE CHAT! Washington (Reuter) — Plongée dans les présumés ac-cro* s matrimoniaux du couple présidentiel, la presse américaine -orl également ses griffes a l'encontre de V b s, le chat de la fille de Bill Clinton, Chelsea.Selon o nains journaliste cks aurait été relégué dans les sou Mils de la M.(, ai Blanche pour avoir endommagé par .es coups de patte ravageurs le mobilier historique di la demeure présidentielle.Il n'en est rien, a tenu a répliquer Neel baltimore, porte-parole de Hillary (.lin-ton, tout en reconnaissant que Socks ne pouvait plus pénétrer dans la salle a manger de gala, ou il s’était infère i d'un peu trop près a une reproduction en pain d’epice de la Maison Blanche L orthodoxie de sa politique cubaine commence cependant à faire C’est muni d’un passeport espagnol, portant une perruque et en se faisant passer pour une touriste que la fille de Fidel Castro, Alina Fernandez Revuelta, a fui Cuba «secrètement» dimanche en laissant sa fille de 16 ans derrière elle, «C’était une évasion», a-t-elle affirmé hier au cours d’une conférence de presse à l'objet de critiques Colombus (Géorgie), en souhaitant que les autorités cubaines permettent à sa fille de la rejoindre.Interrogée sur l’avenir du régime de Fidel Castro, elle a déclaré : «Je ne compte pas combien de jours il lui reste.Ma seule préoccupation est le nombre de jours qui me séparent de mes retrouvailles avec ma fille.» ALAIN FRAC H ON LE MONDE Washington — En dépit de quelques gestes récents témoignant d’une approche un peu plus pragmatique, le démocrate Bill Clinton poursuit à l’égard du vieux «lider» de La Havane la même politique que ses prédécesseurs républicains: affrontement idéologique et maintien de l’embargo commercial.L’arrivée de Mme Fernandez Revuelta aux Etats-Unis, jusque-là retenue contre son gré dans son pays, témoignerait d’un léger assouplissement à Cuba.Fidel Castro parait décidé à laisser partir certains de ses opposants, fussent-ils membres de sa propre famille (une de ses soeurs est installée depuis longtemps aux Etats-Unis, une autre au Mexique).S’il faut y voir une tentative du régime cubain pour amadouer Washington, elle a peu de chances d'être couronnée de succès.L’administration Clinton est décidée à maintenir l’embargo commercial à l’encontre de Cuba, tant que M.Castro ne fera pas un geste significatif pour démocratiser son régime.Avec l’arrêt de l’aide du bloc de l’Est à La Havane, les conséquences de cet embargo, mis en place en 1960, se font de plus en plus lourdement sentir sur la population, qui subit un surcroît de souffrances économiques et sociales.Bill Clinton disait récemment: «Les États-Unis estiment que les pressions qu’ils exercent à l’encontre de Cuba sont, dans une certaine mesure, à l'origine des quelques très modestes ouvertures que nous avons observées en provenance de ce pays».Cependant «je ne vois pas d’indication», poursuivait M.Clinton, «laissant entendre que le gouvernement Castro serait désireux d’opérer le genre de changement que nous attendons avant que nous-mêmes changions de politique».Durant sa campagne électorale, M.Clinton avait approuvé le vote par le Congrès de la loi dite Torricelli (du nom d'un élu démocrate du New Jersey) prévoyant un renforcement de l’embargo.Cet automne encore, à l’assemblée générale des Nations Unies, les Etats-Unis ont fait la sourde oreille alors que leurs alliés leur demandaient de lever ou d’assouplir l’etpbargo.A la position de fond de l’administration s’ajoutent des arguments qui tiennent surtout à la situation politique aux États-Unis; désir de ne pas s’aliéner la puissante et très anticastriste communauté cubaine de Floride (et du New-Jersey), volonté de ne pas prêter le flanc aux accusations de «mollesse» fréquemment portées contre un démocrate à la Maison Blanche.L'orthodoxie de la politique cubaine de l'administration Clinton commence, cependant à faire l'objet de critiques — dans des cercles, il est v/ai, encore très restreints.Le Washington Post rapportait récemment que cette politique ne, faisait plus ]’unanimité au département d’Etat.L’été dernier, le chef de la section des intérêts américains à bi Havane, Alan Flanigan, révèle le Post, a suggéré de faire un geste à l'égard de La Havane, dans l'espoir de pouvoir préparer l’après-Castro.lisser des liens Il s’agirait de commencer à tisser quelques liens au moment où le régime tente de libéraliser son économie.«Faire quelque chose qui montre que les Etats-Unis ont un autre objectif qu’étrangler le peuple cubain»,,disait un fonctionnaire du département d’État.Cette position est soutenue par un mouvement de «dissidence» qui se manifeste au sein de l’opposition immigrée anticastriste à Miami, notamment dans les milieux d’affaires.Autour d’hommes tels qu’Eloy Guttigrrez Menoyo, ce mouvement appelle les Etats-Unis à nouer un dialogue politique avec la Havane pour amorcer l’après-Castro et favoriser une transition pacifique .Appuyés par des défenseurs des droits de l’homme Cuba, comme Eliùardo Sanchez, les «dissidents» exhortent l’administration à plus de flexibilité et à lover, au moins partiellement, l’embargo.Un éditorial du quotidien populaire USA Today défendait récemment la même ligne, faisant valoir qu’il n’y avait pas eu d’embargo à l'encontre de régimes latino-américains dont le bilan en matière de respect des droits de l’homme n’était guère plus glorieux que celui du régime de Castro.Sans début de rapprochement avec Cuba, les États-Unis ne seront pas en mesure d’empêcher la transition tragique que prévoit un des scénarios de la CIA pour l'après-Castro: bain de sang, guerre civile, chaos et dizaine de milliers de Cubains fuyant vers les côtes de Floride.Quelques fléchissements ont été observés ces derniers mois.Les deux pays viennent de conclure un accord pour le rapatriement à Cuba de 1500 criminels cubains de droit commun émigrés aux Etats-Unis en 1980; Cuba vient d’autoriser des policiers des États-Unis à venir chercher sur l’île deux trafiquants de drogue américains.f x‘s militaires américains de la base de Guantanamo (sud-est de Cuba) préviennent l’état-major cubain en cas de manoeuvres: La Havane et Washington ont conclu un accord sur le partage des recettes ducs à l’ouverture de lignes téléphoniques entre les deux pays, etc.Ces quelques frémissements ont provoqué la colère de la principale organisation cubaine anti-castriste de Miami, la Fondation nationale eubano-américaine, que dirige Jorge Mas Canossa.Persuadée que le régime cubain vit ses derniers moments, elle entend que l’embargo soit maintenu, intégralement.Aristide convoque Conférence le 15 janvier à Miami des «groupes démocratiques» D’APRÈS AFP Washington — Le président en exil d'Haïti, Jean-Bertrand Aristide, a convoque une conférence sur Haiti pour le 15 janvier a Miami, a indiqué hier un de ses porte-parole.La conférence — qui devrait étudier les moyens de restaurer la démocratie en Haïti et examiner le problèmes de réfugiés — est ouverte «aux groupes démocratiques d’Haïti», a la Commission intermaéricaine des droits de l’Homme et aux organisations internationales s’occupant des réfugiés et ne prévoit pas la participation des militaires haïtiens, a ajouté le porte-parole, M.Michael Bames.L’initiative du président Aristide ap-parait comme une réponse au plan du Premier ministre démissionnnaire, Robert Malval, d’organiser a Port-au-Prince une conférence de «réconciliation nationale» avec la participation de toutes les parties en conflit Le président en exil a rejeté l’idée d’une conférence à Port-au-Prince en faisant valoir que la sécurité de ses partisans ne pouvait y être garantie, a indiqué M.Barnes en rappelant en outre que les militaires haïtiens avaient refusé de recevoir mercredi une délégation militaire des «quatre pays amis d’Haïti» (France, Canada, États-Unis et Venezuela).La délégation des «quatre pays amis» a remis aux autorités haïtiennes un memorendum avertissant le chef de l’armée, le général Raoul Cédras, que si d’ici le 15 janvier des mesures n’ont pas été prises pour mettre en oeuvre l’accord de Governors Island (sur le retour du président Aristide en Haïti) l’actuel embargo militaire et pé-trolier pourrait être transformé en embargo commercial.Par ailleurs Aristide s’est inquiété mercredi de la situation «critique» des réfugiés qui quittent Haïti, estimant que «leur droit a fuir un État dominé par la violence» ne pouvait être ignoré.«Pendant que nous continuons a chercher une solution a la crise politique, la communauté internationale devrait concentrer ses énergies sur le problème des réfugiés», écrit le président Aristide dans un communiqué.«Au cours de ce mois seulement, plus de 2(K) Haïtiens fuyant la répression dans notre pays ont été retournés aux mains de leurs oppresseurs», ajoute le président constitutionnel d'Haïti, dans une allusion implicite a la politique américaine à l’égard de ces réfugiés.En novembre, neuf réfugiés haïtiens ont disparu en mer, selon le président Aristide.Cette declaration fait suite a la div parition lundi d’une jeune mère et de son bébé qui avaient fui Haïti a bord d’un bateau.Selon les témoignages des autres passagers, la jeune femme se serait jetée a l’eau avec son enfant apres avoir réalisé que ce dernier était mort D’autre |>art, dans un communiqué distinct, le gouvernement haïtien réitéré son soutien a l'aide humanilai re internationale en Haïti, indiquant que «des discussions sont actuellement en cours» |H>ur iiermettre la div tribution de i arbitrant aux organisations humanitaires non-gouvememen-laies présentes en I laïti vv PHOTO AP Ix?Père Noël brandissait hier le drapeau palestinien à Gaza: depuis les accords de Washington, cet emblème noir, vert, blanc et rouge a fleuri dans les territoires occupés.Palestiniens et Israéliens pataugent dans leurs pourparlers Querelle de drapeaux à Bethléem D'APRES AFP ET REUTER Les négociateurs israéliens et palestiniens réunis depuis mardi à Versailles (ouest de Paris) se sont séparés hier sans parvenir a dégager un compromis de nature à faciliter l’application du plan d’autonomie dans la bande de Gaza et a Jéricho.Après s’être réunis successivement au Caire, a Oslo, puis à Paris, Israéliens et Palestiniens se retrouveront à leur point de départ, en décidant de se rencontrer a nouveau au Caire.Cette réunion se déroulera lundi, a-t-on précisé auprès des délégations.Auparavant, Ahmad Koréf (Abou Alaa), chef du département économique de l’OLP et membre de la délégation palestinienne avait indiqué quelle se tiendrait mardi.«I-es discussions n’ont rien réglé et les principaux points litigieux demeurent», notamment la question du contrôle des points de passage de Gaza et Jéricho avec les pays voisins, a affirmé M.Korei, l’un des principaux artisans de l'accord israélo-palestinien d’Oslo.U-s autres points de désaccord portent sur l'étendue du territoire de Jéricho et sur le déploiement de l’armée israélienne hors des implantations juives dans les régions sous autonomie palestinienne.La position israélienne est plus nuancée.«De nouvelles idées ont été présentées par les deux parties.Un accord existe sur certains sujets, d’autres (idées) nécessitent encore d'etre débattues», a déclaré jeudi le porte parole de l’ambassade israélienne à Paris, Daniel Shek.Ce dernier n’a pas précise les points de désaccord.Avant de se retrouver au Caire, les négociateurs vont maintenant effectuer chacun de son côté des consultations a Jérusalem et au siège de l'OLP a Tunis.1rs deux delegations ont notamment exa mine au cours de leurs pourparlers un dont ment de compromis.Ce document prévoit une «présence» pales tinionne aux points de passage, les Israéliens exerçant une surveillance a distance «par des moyens électroniques», a-t-on appris Les Israéliens, tout en acceptant de faire certaines concessions aux Palestiniens, insistent sur le fait que les questions frontalières relèvent de leur sécurité extérieure, conformément à la Déclaration de principes signée le 13 septembre au Caire, et doivent donc rester sous ieur unique responsabilité.U‘s Palestiniens insistent sur la «coordination» entre les deux parties en ce qui concerne les points de passage.On estime auprès des négociateurs qu’il existe de «bonnes chances» pour que les (.eux parties finissent par s’entendre.Le sommet entre le président syrien Hafez al-Assad et le président Bill Clinton le 16 janvier a Genève en vue de débloquer les négociations de paix entre la Syrie et Israël devrait inciter Israéliens et Palestiniens à conclure rapidement leurs pourparlers, précise-t-on.Par ailleurs, les premières célébrations de Noël depuis six ans a Bethléem, site de la Nativité, sont sont menacées par une querelle au sujet du drapeau palestinien.L’emblème national avait été hissé sur la mairie, place de la Crèche, mais des soldats iv raéliens l’ont amené dans la nuit, suscitant la colère des édiles qui menacent d’annuler les fêtes.Ils ont consulte le QG de l’OLP à Tunis, qui leur a demandé de refaire flotter le drapeau sur la mairie, a déclaré à Reuter le maire ad joint Hanna Nasser.Défiant les autorités d’occupation, de jeunes militants se sont chargés d’exécuter celle instruction dans le courant de la journée.«Nous allons fermer la municipalité et tout annuler s'ils insistent pour amener le drapeau», a grondé hier le maire Elias Freidj lors d’une séance houleuse du conseil municipal.Freidj a affirmé à Reuter que l’ordre d’enlever les drapeaux palestinien des bâti merits publics des territoires occupés émanait du premier ministre Rabin lui-même.I )cpuis la signature de l’accord d'autonomie le 13 septembre, l'embleme national palesti nion — noir, vert, blanc et rouge — a fleuri partout en Cisjordanie et dans la bande de ( iaza.Noël n'a pas été célébré à Bethléem depuis le déclenchement de l'intitula en décembre 1987.Entre Français et Américains Nouvelle polémique sur le sida Washington (Reuter) — Une nouvelle polémique entre chercheurs français et américains sur le sida a éclaté hier au sujet d’un article dans lequel une équipe de l’Institut Pasteur annonce avoir découvert une nouvelle molécule qui aide le virus HIV à infecter les cellules.«11 n’y a pas un mot de vrai dans tout l’article.Tout est a jeter», a dit à Reuter Joseph Sodroski, professeur de pathologie à l’école de médecine de Harvard et à l’institut de cancérologie Dana-Farber.L’équipe de l'Institut Pasteur, dirigée par le professeur Ara Hovanes-sian, publie pour la première fois les résultats de ses recherches dans le numéro à paraître aujourd'hui de la revue américaine Science.Ces résultats avaient été en partie dévoilés lors d’une conférence en octobre.Les chercheurs de l’Institut Pasteur pensent que les cellules sanguines pourraient se prémunir contre le virus du sida si l’activité de la molécule récepteur CD 26était inhibée.Si tel est le cas, cette découverte pourrait contribuer à la recherche pour un vaccin contre le sida.Une autre molécule-récepteur, baptisée L 1) 4, avait déjà été identifiée mais les chercheurs avaient dans l’idée qu’un autre récepteur ou agent, au moins, aidait le HIV a infiltrer les cellules.Ix- professeur Luc Montagnier, qui le premier a isolé le HIV en 1983 a l’Institut Pasteur, a pris la défense de l’equipe du Dr I lovanessian.«Si l’on prend chaque donnée séparément, ce n’est peut-etre pas convaincant.Mais si les données sont prises dans leur ensemble, tout cela se tient très bien», écrit-il dans un autre article publié par Science.« I rois fois zéro égalent zéro.On ne bâtit rien de convaincant en met faut cote a cote trois fragments de preuve insuffisants», estime pour sa part le professeur Sodroski.1 )cs chercheurs américains, parmi lequel Sodroski, possèdent (les don nées semblant montrer que le CD 26 n aide pas le 111V a infecter les ccT Iules.«Les résultats sont faux.Ils ne sont pas reproductibles par quelqu un d’autre», poursuit Sodros ki.Ucttc polémique rappelle celle qui éclata dans les années 80 quant a la paternité de la découverte du virus HIV que se disputaient Luc Monta gnier ci le chercheur américain Ro berl Gallo, du National Institute of I lealtli.I bornas Schultz, virologue au ( hosier Beatty laboratories (Au gleterre), étudie le processus d’infcc lion du HIV.Dans le même numéro de Science, il s'avoue lui aussi «1res sceptique» quant a la validité des ré sullatsde l'équipe française.••Il se trouve que bon nombre des experiences ne m’inspirent pas confiance», écrit-il.la controverse s'étend à la revue elle meme qui juge bon de justifier la publication des conclusions des re cherches f rançaises.••( et article a été revu très minu-Iieusenienl pai des chercheurs n* i minus au sein, et a l’extérieur, de la < oniiiiuriaut(¦ des spécialistes du HIV», souligne Barbara Jasny, rune des responsables de l'équipe éditoriale de Science. , P® • 7 4'à-i^ : £.: • vv.:•¦»,;•• ¦>: •;ii pain pour tous, et pour gite, au moins l’équivalent d’une creche où trouver chaleur et quiétude, voilà le couplet d’une nouvelle Marseillaise, le premier commandement des démocrates et des humanistes, peut cire le glas de la postmoralité Je n’ai pas la loi, je m’en conlesse auprès de Dieu, mais je reconnais a feulant de Belhleem une nature riche et singulière, quelque chose d’irradiant Jésus.as isole.Jésus, gamin moral.Je le salue bien bas, je souffle même sur lui, entre âne et boeul, comme sm les braises d’un adulte prochain charge de rcchaullei monde où, de temps en temps, il lait aussi froid qu’au fond d’un puits désaffecte.WmUfi 30* Nancy Huston CANTIQUE DES PLAINES v;// s st v llMIiAC JACQUES LANCTÔT VLB Éditeur u risque de me mettre a dos une partie de la communauté littéraire, je dis c’est assez! A l’occasion de l’attribution du prix du Gouverneur général du Canada à Nancy Huston, pour son roman Cantique des Plaines, et de la riposte où cinq éditeurs affirmaient qu’il s’agissait du mauvais prix à la mauvaise personne, nous avons voulu non pas défendre nos auteurs de façon mesquine mais bien faire respecter certaines catégories et règles imposées par le Conseil des Arts du Canada, dont celle du roman où il est dit qu’il doit s’agir d’une oeuvre originale écrite en français.Ft voila qu’on nous accuse de manquer de respect, d’être cheaps, de vouloir fermer ie territoire du Québec, d’être des ••nationaleux», de mal défendre la littérature québécoise, de vouloir créer une escouade de surveillance et faire des écrivains des otages d’une idéologie opprimante, et j’en passe.J’ai édité, à VLB Editeur, plusieurs auteurs étrangers, des auteurs canadiens-anglais — voir la rubrique -Littérature étrangère» • dans le dernier numéro de Nuit blanche, où l’on a classe le roman cite de la Canadienne Nancy Huston —, des auteurs uruguayens, des auteurs argentins, etc., et je continue bon an, mal an de publier, en traduction, deux ou trois livres — romans, essais ou poésie.Mais j’ai aussi publié en traduction, sans l’aide du Conseil des Arts du Canada, ni dans le cadre du programme d’aide a la traduction, ni dans le cadre du programme d’aide a l’édition — j’ai bien essaye a l'époque de protester et d'intervenir auprès du CAC pour faire changer sa politique, mais telles étaient les règles: il fallait que l'auteur soit un citoyen canadien ou un immigrant reçu pour bénéficier d’une aide quelconque, peu importe son génie —, des auteurs aussi connus que Julio Cortazar, dont les entretiens, Les révélations d’un cronope, ont été traduits en français par un ami pour trois fois rien.Voilà un bel exemple, parmi d’autres, de defense respectueuse d’une oeuvre exemplaire.Et je mets au défi tous ces soudains défenseurs de la littérature et du chef-d’oeuvre (on parle de «vierge offensée», dans mon cas, faut le faire!) d’en faire autant.C’est-à-dire de traduire, pour le plaisir et aussi pour la nécessité de voir l’oeuvre traduite en français, un ouvrage sans aide financière aucune, et je m’engage moi aussi à la publier sans aide financière, si elle satisfait aux exigences de notre politique éditoriale.Alors seulement je croirai à leur grande générosité et à leur très large ouverture d'esprit.Marie José Thériault va jusqu’à sortir du chapeau du magicien un Marco Micone qui n’en demandait pas tant.Mais pour un Marco Micone polyglotte, combien d’autres italophones ou autres, élevés dans les «trois ou quatre langues» — italienne, patois, anglaise, française — qui n’arrivent pas à en maîtriser correctement une seule.J’en ai connu, et je peux fort bien comprendre cette difficulté, puisque moi-même, a l’instar de bien d’autres Québécois, j'ai été élevé et éduqué dans une langue bâtarde, joualisante et anglicisée a l'extrême, celle de tous les jours et qui est tellement différente, malheureusement, de la langue littéraire.Mais puisque nous sommes dans les catégories et que Marie José Thériault soulève la question: original, contrefaçon, traduction, copie, premier jet, et pourquoi pas plagiat — ce n’est certes pas nous qui allons inspecter, par-dessus l’épaule de l’écrivain, sa table de travail, comme on nous a accusés de le faire, mais quelqu’un d'autre, certes, pour pouvoir parler ainsi de «premier jet» —, est-ce que cette même personne défenderesse du multilinguisme pourrait me dire s’il s’agit de traduction, d’emprunt, de pastiche, de plagiat, etc., lorsque le même Marco Micone publie un long poème intitule Speak What, calqué en tous points sur le célébré Speak White de l'écrivaine Michèle Lalonde, sans que celle-ci — ni l’éditeur, d’ailleurs — ait été consultée?Je crois, pour ma part, en l'écrivain engagé (cela vaut aussi pour l’éditeur engagé), ce vilain mot qui fait tant frémir les postmodernistes, du sous-bouffon Martineau, à Voir, aux âmes sensibles qui n’en finissent plus de défendre l’art pour l’art, en passant par les tenants du «transculturalisme», ce salmigondis indigeste par lequel on veut nous faire croire.150 ans après le rapport de Ixird Durham, que nous sommes toujours un peuple sans culture ou avec si peu.si peu, qu'on pourra y mêler à peu près n’importe quoi.Certes, nous ne sommes pas — pas encore?— d’une culture dominante, forte, impérialiste — dans le bon sens du ternit— et exportatrice'comme la culture française, qui en ce moment tente par tous les moyens, je l’espère, de s’opposer aux accords du GA IT et du géant américain, mais à force de se taper dessus comme plusieurs le font, à force de crier au ¦nationaleux», à l’-etroitesse d’esprit», voire au racisme et au fascisme chaque fois que quelqu'un prend la defense de la culture québécoise et de notre langue, nous n'aboutirons nulle part, si ce n'est dans ce grand désespoir qui habitait Hubert Aquin.Quant à moi, j'aime mieux passer, à leurs yeux, pour un «nationaleux».un étroit d’esprit, un borne qui n'aime pas la culture rock’n’roll américaine qu'on veut nous imposer d’un Disneyland a l’autre, plutôt qu’un transculturel postmoderne.Ce qui nous ra mène pas si loin de la controverse a propos du prix du Gouverneur général.Et je redis ça suffit! Au fait, que pensez-vous de la reforme de l’enseignement au collégial, proposée par la ministre Robillard?Je préfère passer pour un «nationaleux» plutôt qu’un transculturel postmoderne.t* *;#N- Jacques l.uutôt •LSsM L’an 2000 est arrivé Jésus est né en l'an 6 avant J.-C.JEAN LA U ZO N Doctorat en sémiologie Université du Québec à Montréal .— eux et celles qui voient arriver l'an 2000 avec Cune certaine appréhension seront peut-être > étonnés d’apprendre que le deuxième niillé-F f naire commence vraisemblablement en?; 1994: autant être prêts.Par ailleurs, il en est?; il de notre calendrier comme de notre langue;?! les deux partagent un caractère conventionnel et arbi-Q traire.En soi, ils n’ont aucune signification.Rien à craindre donc de l’an 2000, sinon des peurs que l’on y saupou-.! drera.L’ère chrétienne, la nôtre, commence en principe avec la naissance de Jésus de Nazareth.Or, ce dernier | est né quelques années avant notre ère, vraisemblable-I ment en moins six avant.Jésus-Christ! Si le compte est bon, 2000 années plus tard correspondent à aujourd’hui, c’est-à-dire maintenant.Nous y sommes donc.Au temps d’Hérode En ce temps-là, on comptait les années à partir de la fondation de Rome.En l’an 1279 Urbe Condita, Denys Le Petit, moine abbé d’un monastère romain, fait le calcul qui déterminera pour les siècles à venir le calendrier occidental.Avec l’intention de préciser le moment où débuta j 1ère chrétienne, il décide de choisir l'an 754 U.C.com-; me étant l’année de la naissance de Jésus, qui devient ainsi officiellement l’année zéro de notre ère.Or, Jésus de Nazareth est né au temps d’Hérode.C’est ce que nous apprend le Nouveau Testament, notamment Mathieu 2,1.Nous savons par ailleurs qu'Hé-rode est mort en 750 U.C.Jésus ne pouvait donc pas naître quatre années plus tard tel que Denys D1 Petit l’a consigné, puisque sa naissance, selon l’évangéliste Mathieu, est contemporaine au règne d’Hérode.Jésus est donc né cinq, six ou sept ans avant notre ere, et l’an 2000 est arrivé, si c'est toujours cette naissance qui en est le fondement existen-üel.la fondation de Rome servait à ce moment de cadre | chronologique.Ainsi, un événement jugé important a été utilisé comme point de départ à l’élaboration comptable de 1ère romaine.Différentes tentatives ont vu le jour dont l'ambition aura été de remplacer le système en place par un j autre, toujours en fonction d’un point de depart diffé-j rent.On a ainsi connu les calendriers révolutionnaires français et bolchevique, ou encore celui proposé par Mussolini, son Era Fascita.Aucun n'a duré longtemps.Le départ de 1ère chronologique chrétienne, qui remplaça le système romain, aura eu comme base la i j naissance du Christ Voilà donc que si l’on y croit toujours, l’an 2000 a passe le seuil de nos portes.Par ailleurs, si l'on ne compte que les années passées après la date fixée par Denys Le Petit, on s’aperçoit étrangement que 1ère chrétienne ' débute avec une erreur de calcul.Tout compte fait, et en fonction de ce départ erroné,' l'an 2000 n’airivera pas avant la date prévue, ce qui, en soi, ne signifie pas grand-chose.On devra attendre un peu plus, mais cette fois sans Jésus; sauf que, ère chrétienne ou |ias, c’est vraisemblablement son 2000e anniversaire de naissance que nous fêtons aujourd'hui, ce ; qui, peut-être, mérite dètre souligné.L ’ É Q U I P E I) U DEVOIR L\ RF PACTION T îrnalistt-s a l'information générale et j métropolitaine Sylvain Blanchard, Paul Cauchon, Jean Char-tier.louis-Gilles I rancoeur.Louis-Guy L’Heureux, Jean-Pierre Legault.C aroline Montpetit, Bernard Morrier.Isabelle Pare.Diane Precourt, Luirent Soumis, lîuy Taillefer; Jacques Grenier et ' - Y pii gui pi;, a l'information cultu- relle Michel Belair (responsable).Stéphane Baillargeon, Roland Vu* * Carignan.Pierre Cayouette (Lit res), Paule des Ri-vien " Mane Luiru Robert leva - .Odile Tremblay à l'in- formation économique Gerard Berube (responsable), Robert Putt - te c ai; .le\e- ne.Sergt Truffaut.C laude Turcotte; A l'information internationale Francois Brousseau (éditorialiste et responsable).Antoine Chat , Jocelyn Coulon, Sylviane Framit u Ch men! Truth à l'information politique: Pierre O’Neill.Jean Pion (correspondant parlementaire our son décollage en fin de soirée hier.Sa prochaine destination serait Mineralnye Vody, une ville thermale du nord du Caucase qui se trouve a quelques cen- taines de kilomètres plus a l’est, a précisé l'agence.Toutefois, les pourparlers se poursuivaient entre les forces de l’ordre et les pirates de l’air.L’hélicoptère, qui avait décollé mercredi en fin d'aprevmidi de Rostov-sur-le-Don s’était posé vers 18h00 GMT sur l’un des aéroports militaires de la banlieue de Krasnodar (300 km plus au sud), selon la télévision centrale.Un porte-parole de l’ex-ministère de la Sécurité (dissous par Boris Eltsine mais fonctionnant encore), interrogé par l’AFI’a Moscou, a déclaré que les preneurs d’otages avaient l’intention de se rendre a Téhéran.Ixs membres du commando auraient demandé de faire les KKX) km qui séparent Rostov de la capitale iranienne en quatre étapes, via le sud de la Russie, la république de Tchétchénie et l’Azerbaïdjan.Hier soir, le président de la république indépendantiste de Tchétchénie (Caucase russe) Djokhar Doudaïev a offert sa coopération à Moscou, selon l’agence I ASS.Il s’est rendu à l’aéroport de Grozny la capitale tchétchène, pour superviser les pré-paratifs des autorités locales en prévision d’une possible escale de l’hélicoptère transportant les quatre ravisseurs et la douzaine d’écoliers pris en otages.RAPPORT Des explications laconiques SUITE DE LA PAGE 1 à tabac Richard Bamabé, devant la résidence de son frère à laval, en lui projetant la tête contre le capot d’une voiture.Le bal se serait poursuivi jusqu’en cellule avant que M.Bamabé ne soit transporté à l’hôpital.Selon différentes sources 6 policiers seraient particulièrement visés par l’enquête et des accusations criminelles — pour avoir utilisé une force excessive et avoir causé des lésions corporelles graves — pourraient être portées contre au moins quatre d’entre eux.Hier, les policiers de la Sûreté du Québec ont déposé leur rapport d’enquête à deux substituts du Procureur général.Me Sabin Ouellet et Me Denis Dionne, à Québec.Une copie a été transmise au ministre de la Sécurité publique, Claude Ryan.Le directeur du Service de police de la Communauté urbaine de Montréal (SPCUM), Alain Saint-Germain, devait également recevoir copie du rapport, mais les explications données par le SPCUM veulent que M.Saint-Germain n’y ait pas eu accès.Selon les informations qui circulent, les procureurs du ministère de la Justice et le ministre Claude Ryan ne veulent pas que M.Saint-Germain ait accès au rapport de la SQ, pas avant à tout le moins qu’ils aient l'assurance qu’il soit complet.On sait que les substituts du Procureur général ont le pouvoir de deman- der aux policiers de la Sûreté du Québec de poursuivre leur enquête s’ils jugent que certains aspects du rapport sont incomplets.Au ministère de la Sécurité publique les explications sont laconiques.L’attaché de presse du ministre Claude Ryan, François Grenon, laisse simplement tomber que les raisons qui motivent la retenue du rapport de la SQ ont été «expliquées» au directeur du SPCUM.Ici, il faut rappeler que M.Saint-Germain avait évoqué publiquement, en début de semaine, la possibilité que des poursuites au criminel soient intentées contre les policiers avant même d’avoir consulté le rapport.Celte sortie, dans les circonstances, n’était pas très sage.Cela n’empêchait pas toutefois Alain Saint-Germain de suspendre les policiers s’il le jugeait necessaire.Hier, plusieurs observateurs s’attendaient à ce que le directeur du SPC! IM prenne rapidement une décision à l’endroit des policiers impliqués dans l’affaire, mais le rapport de la SQ n’est jamais venu.Les deux substituts du Procureur général vont analyser l’enquête de la Sûreté du Québec avant d’en faire ru|> port au sous-ministre de la Justice a Québec, Michel Bouchard.C’est à ce moment qu'une décision sera prise sur les poursuites qui doivent, le cas échéant, être intentées.Ix ministre Gil Rémillard sera alors informé des intentions de ses fonctionnaires.- AVIS À TOUS NOS LECTEURS Durant la période des Fêtes, LE DEVOIR ne sera pas publié les jours suivants: Samedi 25 décembre Lundi 27 décembre Samedi 1er janvier Lundi 3 janvier Veuillez prendre note que les bureaux du Service à la clientèle seront ouverts de 7h30 à 16h00 les vendredis 24 et 31 décembre.Vous partez en vacances?Soyez prévoyants! Si vous désirez suspendre la livraison de votre journal durant les vacances des Fêtes, veuillez nous en aviser au moins trois (3) jours à l'avance.LE DEVOIR Service à la clientèle (514)985-3355 Extérieur de Montréal: 1 300-463-7559 I.K DEVOIR IIS BUREAUX DU DEVOIR SON! OUVERTS DU 1UNDI AU VENDREDI DE 9H00 A 16HI0 RENSEIGNEMENTS (514)980 3333 ADMINISTRATION (514) 985 3333 AVIS PUBIICS ANNONCES CLASSÉES PUBLICITÉ NUMÉRO SANS FRAIS (514) 985 3344 (514) 985 3344 (514)985 3399 1 800 363 0305 • Extérieur (sans Irais) • 1-800-463-7559 DU LUNDI AU VENDREDI À DE 7H30 À 16H30 2050, RUE DE BIEURY, 9E ÉIAGE, MONTRÉAL.(QUÉBEC) H3A 3M9 SERVICE DES ABONNEMENTS let numéros de téléphone tuivenlt tonl valables pour le teivite de livriiion pai (amelot el pour les abonnements postait! Montréal (514)985 3355 Il !>! * OU*1 ’ , u ;-t i I ' ! • ' 'lu .g., .ri « i situ»- au num* ro 207) (!»¦ MU-tir y '*«• < i.igr Montreal.(Qu* tx r ).HlA tM'i II es! imprimé par lis Imprimerie (Ju HH!» .1111*1
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