Le devoir, 8 janvier 1996, Cahier B
mmmmm Agenda culturel Page B7 Culture B8 Économie Page B2 Religions Page B6 Sports Page B5 Télévision Page B7 ?L'ENTIi VUE M I C H EL LES S A R D Un homme et son passé Le spécialiste du patrimoine québécois soupèse les héritages historiques dans notre présent STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR rotéger, c’est sacrifier.En ce sens que la préservation suppo-H se un effort, une dépense et une perte plus ou moins sensibles et consenties.Et cette préservation demande des sacrifices, tout comme la non-préservation implique un sacrifice.Pour nos civilisations obsédées de futur et de progrès, le patrimoine fait même partie d’une vaste mécanique socialement organisée pour «sauver» moralement ou matériellement ce qui disparaîtrait sans cela.Mais ici même, dans cette société autrefois si catholique, le goût du sacrifice n’est décidément plus ce qu’il était.Les beaux villages de la Belle province sont maintenant passés à l’aluminium.Les encans et les greniers québécois sont bourrés de petits et de grands trésors dont finalement personne ne veut.«A New York, j’ai vu des fauteuils Morris achetés cinq piastres au Québec vendus pour 5000 dollars», lance le professeur Michel Lessard, du département d’histoire de l’art de l’UQAM.Notre société a besoin de se reprendre en main.Souvent je me dis qu’on a manqué le bateau avec l’art contemporain.On n’a pas réussi à éduquer nos concitoyens pour qu’ils aiment cet art.Ce serait dommage qu’on rate le coche avec le patrimoine.» Pourtant, tous les petits Jésus de plâtre savent que ce fou de patrimoine en a fait des efforts pour éduquer ces concitoyens et les convaincre de faire des sacrifices.Oubliez la tour d’ivoire: voilà un formidable pédagogue qui a fait bénéficier des milliers de ses compatriotes de ses recherches.Des antiquaires et des collectionneurs bien sûr, mais aussi des chasseurs occasionnels de trésors d’autrefois et des propriétaires de maisons anciennes.«Oui, c’est vrai: je suis un éducateur populaire», dit fièrement l’auteur d’une quinzaine de manuels et de beaux livres sur la culture matérielle et l’histoire de là photographie au Québec.Le Québec en chantier Il a commencé à publier au début des années 70 (voir le texte ci-contre).Dans La Maison traditionnelle au Québec (Editions de l’Homme), publié en collaboration avec l’architecte Gilles Vilan-dré, en 1974, il a par exemple décortiqué une demeure ancienne de fond en comble, expliqué comment isoler les vieilles maisons de pierres, faire un crépi ou réparer les charpentes pourries.«Le Québec était alors un grand chantier de restauration, explique M.Lessard.J’ai moi-même dirigé plusieurs chantiers.Je ne dis pas que j’ai stimulé le mouvement, mais j’ai donné un petit élan et participé à la conservation du patrimoine bâti dans toutes les régions du Québec.Je l’entends cent fois par année: “M.Lessard, c’est grâce à vous que j’ai acheté et restauré ma maison.”» En 1976, Michel Lessard a décidé de poursuivre son œuvre pédagogique et patrimoniale en se lançant dans la production de films pour Radio-Canada sur la culture matérielle, de la maison québécoise au meuble québécois, des tech- Michel Lessard: «On a manqué le bateau avec l’art contemporain.On concitoyens pour qu’ils aiment cet art.Ce serait dommage qu’on rate le niques de conservation des aliments à la fabrication du beurre.La première série de 13 documentaires est réalisée avec Fernand Dansereau (Shehaweh) et Yolande Rossignol.D’autres font appel à François Brault et Jean-Claude La-brecque.Au total, lui et ses compagnons de pellicules en ont tourné une cinquantaine.«L’objectif, c’était d’aller chercher un savoir traditionnel avec des gens qui le maîtrisaient encore, explique le professeur.J’ai travaillé avec des personnes âgées et je dois dire — c’est vraiment terrible — qu’elles sont toutes mortes aujourd’hui.» Tout ce travail se situait aussi sur un arrière-fond politique évident.Les films particulièrement, qui ont été produits en pleine fièvre nationaliste, après la prise du pouvoir par le «pi-quiou».«Ils étaient tous construits pour les minutes de la fin baptisées L’Envoi, où l’on récupérait le thème à des fins d’assumance identitaire et de fierté nationale, avoue M.Lessard.On tournait 25 minutes de film pour cinq minutes d’Envoi.On briefait le collectif.On l’accrochait par les tripes par rapport à son caractère propre.En bout de piste, on tirait des conclusions fortes.» Après le référendum de 1980, Michel Lessard fait le point et décide de réorienter ses intérêts.Professeur au département d’histoire de l’art à l’UQAM depuis 1978, il décide finalement d’abandonner le champ de la culture matérielle.«Je sentais que l’intérêt collectif pour la culture matérielle diminuait, explique-t-il.Le design, l’art contemporain, prenaient de plus en plus de place, légitimement.Mes cours sur l’art ancien se vidaient.L’argent n’était plus disponible pour des projets dans ce domaine.Je n’avais plus le choix: je devais passer à autre chose.» Ce sera la photographie, l’histoire de la photo au Québec, un riche domaine qu’il explorait déjà un peu par l’entremise de ses films.Le prof Lessard pousse même le zèle jusqu’à déposer un doctorat de 1200 pages sur l’histoire du studio des Livernois, à Québec, dans une perspective ethnohistorique.Rien ne lui échappe: la séquence de l’histoire technique du médium, son développement commercial, ses mutations esthétiques, le tout sur une période d’environ 120 ans.La photo s’expose, présentée au Musée du Québec, en 1987, à résumé ses conclusions pour le grand public.Plus récemment encore, il a aussi publié deux beaux livres sur la photographie à Montréal, en collaboration avec ses étudiants (Montréal, Métropole du Québec et Montréal au XX' siècle).«Il y a dans nos dépôts d’archives une richesse exceptionnelle, dit-il.On connaît le fonds de William Not-man, bien sûr.Mais il y en a beaucoup d’autres.Par exemple Conrad Poirier, qui a légué 26 000 images extraordinaires.C’est Doisneau, c’est Cartier-Bresson.Mais c’est à Montréal.» Il rêve maintenant de publier une grande synthèse sur l’histoire générale de la photographie nationale, qui serait accompagnée d’une grande exposition: «Tout est prêt, dans mon ordinateur.» Et depuis le début de la décennie, son éditeur (Les Editions de l’Homme) lui a commandé une nouvelle série sur les objets anciens du Québec.Deux magnifiques volumes de cette trilogie sont déjà parus: La vie domestique et La vie sociale et culturelle, qui vient tout juste de sortir des presses.Il se dégage de ces ensembles sur les objets et sur les images une nouvelle vision de nos origines.«Je trouve qu’on a toujours focalisé sur les caractères français qui nous définissent, ex-plique-t-il.Dans les années 30, [Marius] Barbeau et [Gérard] Morissette valorisaient la vieille maison française, la vieille église rurale française.On a répété le même phénomène autour de la Révolution tranquille.Comme si on sentait que face à la menace continentale, l’américanité, la seule résistance possible était dans ces racines.» A cette nostalgie directement dépendante du complexe de la Conquête, obsédée par la ruralité et la francité, Michel Lessard oppose maintenant :> PHOTOS JACQUES NADEAU n’a pas réussi à éduquer nos coche avec le patrimoine.» une nouvelle vision beaucoup plus riche où la spécificité québécoise, jamais niée, est progressivement forgée par un triple héritage, français bien sûr, mais aussi britannique (dès 1790) et américain (dès 1850).«Mon travail sur la photo m’a beaucoup aidé à comprendre qu’on avait une image rurale et tronquée de nous-mêmes, dit-il.On a un XIXe siècle industriel et un XXe siècle ajusté au monde.» La culture matérielle ne ment pas Ce qui repose autrement la fameuse question identitaire et politique qui préoccupe le savant et sa collectivité.«On veut s’assumer politiquement parce qu’on veut protéger ce qui nous caractérise, mais on ne nomme pas ces particularités, on ne les définit pas, juge-t-il.Ainsi, il n’y a pas un francophone dans le monde qui jouit comme nous d’influences britanniques et américaines aussi fortes, depuis si longtemps.On les observe dans la maison, la cuisine, l’aménagement intérieur, partout.La culture matérielle ne ment pas.» Cette vérité de l’objet, c’est donc celle de l’ouverture au monde, souvent à partir de détails en apparence insignifiants, mais en fait chargés de leçons sur les liens du Québec et du monde.De la plume d’oie au stylo à bille se condense la mutation d’une société vers sa modernité.Ce qui ne nie pas, au contraire, l’apport non francophone au Québec.«La contribution anglophone a été déterminante et stimulante à plusieurs égards», note-t-il en déplorant encore une fois qu’on arrive mal à nommer cet héritage positif.«On a toujours focalisé sur le rapport colonisé-colonisa-teur.Mais il faut du temps pour changer les mentalités.» Le professeur commence par exemple à s’intéresser aux legs matériels des communautés italienne, juive et chinoise à Montréal.Il sent aussi que les prochaines an-néés seront passionnantes à cet égard.Une nouvelle génération de chercheurs va se pencher sur ces problèmes.Une nouvelle perception savante de la société québécoise semble en gestation.«L’université, les classes de jeunes, forment un baromètre terrible de nos préoccupations, dit-il.Il y a présentement un très vif retour à l’assumance identitaire, à un questionnement du passé.Le balancier qui a donné à l’art contemporain la place centrale au cours des dernières années est en train de revenir vers autre chose, vers le passé.» L’histoire des objets et l’objet de l’histoire Le Québec d’antan, c’est les charrettes plus l’électricité.La famille de Michel Lessard itou, avec en bout de ligne, un professeur qui réfléchit à tout ça.«Agriculture, chemin de fer, électricité et éducation, il me semble qu’on a là toute la dynamique de l’histoire du Québec condensée dans ces élans», résume le professeur de l’UQAM avant de déballer son arbre généalogique-synthèse.Un de ses grands-pères était agriculteur puis est devenu train master quand le rail s’est étendu dans tout l’est de la province, à la fin du XIXe siècle.Sa mère était institutrice.Son père, électricien, a participé à l’électrification rurale du Québec puis à l’effort de guerre, comme patron d’environ 3000 employés, dans les chantiers maritimes de la région de Sorel.C’est là, en 1942, que Michel Lessard est né.Mais avant de se décider à se spécialiser en histoire matérielle du Québec, le fou de patrimoine a rêvé devenir archéologue.Il se passionnait pour les civilisations précolombiennes et a commencé par faire un baccalauréat en histoire, avec une spécialisation en sociologie et en anthropologie, au début des années 60.«Après ma première année à l’Université Laval, j’ai été engagé par le ministère des Affaires indiennes pour faire des fouilles dans l’est du Canada.Ce fut mon premier contact avec des objets du passé qui éclairent notre provenance.Et je me suis rendu compte qu’il y avait énormément de travail à faire ici même.» Le champ des éludes en histoire matérielle rurale est alors pratiquement vierge.Jean Palardy et Robert-Lionel Séguin commencent à peine à diffuser des études qui vont en susciter bien d’autres et qui vont surtout lancer le grand public dans une grande chasse aux trésors ruraux.En même temps, on développe alors de nouveaux outils didactiques pour permettre aux élèves et aux étudiants d’assimiler les notions de temps et d’espace de façon inductive, en partant du «concret» pour ensuite remonter vers les notions abstraites.Michel Lessard, qui enseigne depuis 1965 dans des écoles normales dirigées par des communautés religieuses, décide de travailler à la conjonction de ces deux tendances, celle de l’histoire des objets et de l’objet de l’histoire.Pendant ses temps libres, à la fin des années 60, il «fait» donc les antiquaires, prend des photos, Ut énormément.Ce qu’il ramasse lui sert dans ses cours.Puis, en 1971, il décide de publier une première synthèse, d’abord destinée aux norma-ljennes: L’Encyclopédie des antiquités du Québec, aux Editions de l’Homme.«Les Québécois étaient alors fascinés par leur héritage français et leur ruralité.Chaque maison qui se respectait avait son rouet, son armoire ancienne.Moi, je n’étais pas un collectionneur et je ne l’ai jamais été.Pour moi, c’était une passion intellectuelle et pédagogique.Mais bon, je pense que ce livre a répondu à un besoin.» .A tel point qu’il est resté sur la liste des best-sellers de La Presse pendant une bonne année, à la grande surprise de son auteur.«Deux, trois semaines après la parution, j’ai croisé une amie qui m’a annoncé la nouvelle.Chez nous, on lisait Le Devoir.En fait, je ne savais même pas ce que c’était qu’un best-seller.» L’ouvrage a vite été traduit et publié aux Etats-Unis.L’année suivante, son éditeur lui a commandé L’Encyclopédie de la maison québécoise.«Je l’ai écrit en quelques mois, avec la documentation que j’avais accumulée.J’ai forgé la typologie, défriché le terrain.Mais c’était de l’ordre de l’intuition plus que de la démonstration scientifique.Quand je regarde ces livres, maintenant, je me dis que ce sont des péchés de jeunesse.Il fallait avoir du front.» Depuis, il a repris tout ce travail, notamment dans le cadre de ses recherches universitaires — il enseigne à l’UQAM depuis 1978.«J’ai 53 ans.La cinquantaine, c’est un moment de passage vécu facilement pour certains, difficilement par d’autres.Ton corps change.Tu connais tes forces et tes faiblesses.Tu traces des bilans sur tes réalisations.Tu sais parfaitement où tu vas t’en aller pour les années qui restent.C’est là que je suis rendu.» S.B.Le professeur commence à s’intéresser aux legs matériels des communautés italienne, juive et chinoise à Montréal.Ne manquez pas notre uiAii LE DEVOIR Pespectives ECCN • MIQUES 1 A1C B 2 I.K I) K V 0 I H .I.K I.IT N I) I K .1 A N V IKK I !» Il II LE ECONOMI E CETTE SEMAINE A LA BOURSE Semaine du 7 au 13 janvier 1996 ASSEMBLÉES GÉNÉRALES Nom de la Compagnie Date Heure Lieu MICC Investments Ltd 08-01-96 14h00 Toronto Dreco Energy Services Ltd 09-01-96 09h30 New York Minorca Inc.(Ressources) 09-01-96 11 hOO Toronto Armistice Ltée (Ressources) 11-01-96 16h15 Toronto Goodfellow Inc.11-01-96 11 hOO Montréal Laidlaw Inc.11-01-96 11h00 Toronto Nelson Gold Corp.Ltd 12-01-96 09h30 Bermuda Treminco Resources Ltd 12-01-96 10hOO Vancouver OFFRE EN ACTIONS INVERNESS PETROLEUM LTD.(IES) Valeur: Actions ordinaires Modalités: La société RIGEL ENERGY CORP.a fait une offre en actions visant à acquérir toutes les actions ordinaires en circulation de la société susmentionnée.Le taux est de 0.625 action ordinaire de RIGEL ENERGY CORP.pour chaque action ordinaire d’INVERNESS PETROLEUM LTD.soumise.Date d’échéance: Le 11 janvier 1996 Note: Un actionnaire peut choisir de faire un choix avec RIGEL ENERGY CORP.en vertu des clauses du paragraphe 85(1) de la Loi de l’impôt sur le revenu.Une option permettrait à l’actionnaire qui fait le choix d’effectuer un roulement partiel aux fins de la loi précitée.Les adhérents qui désirent effectuer ce choix doivent retirer leurs titres et les soumettre directement à l'agent des transferts.REDSTONE RESOURCES INC.(RR) Valeur: Actions ordinaires Modalités: La société FRANCO-NEVADA MINING CORP LTD a fait une offre en actions visant à acquérir la totalité des actions ordinaires de la société susmentionnée.Le taux prévu est de 0.05 action ordinaire de FRANCO-NEVADA MINING CORP LTD pour chaque action ordinaire de REDSTONE RESOURCES INC.soumise.Date d’échéance: Le 19 janvier 1996 PROLONGATION DE L’OFFRE D’ÉCHANGE WIC WESTERN INTERNATIONAL COMMUNICATIONS LTD Valeurs: Actions de catégorie A avec droit de vote Actions de catégorie B, convertible, sans droit de vote Modalités: Nous vous informons d’une deuxième prolongation de l’offre d’échange de CW ACQUISITION INC.(filiale à 100% de CANWEST GLOBAL COMMUNICATIONS CORP.) visant à acquérir la totalité des actions de catégorie A avec droit de vote et les actions de catégorie B sans droit de vote, convertibles, en circulation de la société susmentionnée.Le taux de l’échange est de 24$ de capital de billet rachetable 10% de CW ACQUISITION INC pour chaque action de catégorie B convertible sans droit de vote de WIC WESTERN soumise.Date limite pour soumettre les instructions au service du crédit: Le 8 janvier 1996 Date d’échéance: Le 12 janvier 1996 Note: L’offre n’est valable que si au moins 66 2/3% des actions de catégorie A avec droit de vote et le même pourcentage d’actions de catégorie B convertibles sans droit de vote de WIC WESTERN, ou 66 2/3% de l’ensemble des catégories d’actions sont soumises à l’offre, sous réserve du jugement final relativement à la convertibilité des actions de catégorie B convertibles sans droit de vote en actions de catégorie A avec droit de vote.ÉMISSION DE DROITS DE SOUSCRIPTION BANFF BREWERY CORP.(BBW) Valeur: Actions ordinaires Modalités: Les modalités sont de un droit pour chaque action ordinaire détenue; cinq droits plus 0.25$ permettent de souscrire à une action ordinaire additionnelle de BANFF BREWERY CORP.Au Canada seuls les résidents de l’Alberta recevront leurs droits.L’émission de droits ne s’adresse pas aux résidents des États-Unis, de leurs territoires ou de leurs possessions.Les privilèges de sursouscription et de majoration sont disponibles.Date d’échéance: Le 19 janvier 1996 RHONDA MINING CORP.(RDM) Valeur: Actions ordinaires Modalités: Seuls les résidents de la Colombie-Britannique, de l’Alberta et de l’Ontario recevront leurs droits.L’émission n'est pas offerte aux résidents des États-Unis, de leurs territoires ou possessions.Plus de détails suivront dans un prochain avis.REMBOURSEMENT TOTAL D’UNE ÉMISSION ONTARIO HYDRO Valeur: 10.25%, échéant le 29 janvier 2001 Taux: 100% du capital Date limite pour soumettre les dépôts et les retraits au service du crédits Le 11 janvier 1996 Date de remboursement: Le 29 janvier 1996 VENTE FORCÉE 20/20 FINANCIAL CORP.(TTF) Valeur: Actions ordinaires Modalités: AGF MANAGEMENT LTD.a acquis plus de 98.9% des actions ordinaires de la société susmentionnée.Conformément à l’article 188, alinéa 188(2) c) de la Loi sur les sociétés par actions de l’Ontario, les actionnaires doivent, soit : 1) Céder leurs actions à l’initiateur selon les modalités de l'offre, soit 14.25$ pour chaque action ordinaire de 20/20 FINANCIAL CORP.soumise ou 11.25$ plus 0.225 action privilégiée de catégorie B sans droit de vote d’AGF MANAGEMENT LTD pour chaque action ordinaire de 20/20 FINANCIAL CORP.soumise.Ou 2) Exiger le paiement de la juste valeur de leurs actions en vertu des paragraphes 188 (13) à 188 (21) de la loi précitée.Date d'échéance: Le 10 janvier 1996 PLAN D’ENTENTE INTERNATIONAL PEDCO ENERGY CORP.(IPP) LATERAL VECTOR RESOURCES INC.(LVR) Valeur: Actions ordinaires Modalités: Nous vous informons d’un plan d’entente entre les sociétés susmentionnées.Le plan propose un taux de 0.994 action ordinaire de LATERAL VECTOR RESOURCES INC.ou 0.6959 action ordinaire de LATERAL VECTOR RESOURCES INC.plus une action spéciale de LATERAL VECTOR ACQUISITION INC.(filia!e à 100% de LATERAL VECTOR RESOURCES INC.) qui sera immédiatement rachetée à 0.418$.Les renseignements contenus aux présentes proviennent de sources que nous croyons dignes de foi mais nous ne pouvons pas en garantir l'exactitude.Ce document, étant un bulletin d'information, pourrait s'avérer incomplet.TASSE Tawé & Associés.Limitée Caisses populaires Le grand remue-méninges des bénévoles CLAUDE TURCOTTE LE DEVOIR Les 18 730 dirigeants bénévoles du Mouvement Desjardins participent actuellement à une vaste réflexion sur leur rôle au sein des caisses populaires dans des structures et des responsabilités qui sont demeurées les mêmes depuis près d’un siècle, c’est-à-dire telles qu’établies par Alphonse Desjardins lui-même.Mais le monde a changé, tout comme les membres des caisses.L’importante consultation qui est en cours connaîtra son point culminant lors du 16e congrès des dirigeants qui aura lieu à la fin de mars à Montréal et auquel participeront près de 4000 dirigeants bénévoles élus ainsi que les directeurs généraux des caisses populaires et d’économie Desjardins.Ce congrès, dont on s’attend qu’il ait «un effet d’éveil», aura pour thème «Un rôle, une place pour chacun et chacune» et vise à favoriser la contribution optimale des dirigeants bénévoles dans les caisses.Au Québec, on compte 17 352 dirigeants bénévoles dans 1320 caisses.Une majorité, soit 56,3 %, ont 50 ans et plus, 37,3 % ont entre 35 et 49 ans, 6,4 % ont entre 18 et 34 ans.Un dirigeant élu sur quatre est une femme; en l’espace de 10 ans la proportion des femmes chez les élus est passée de 11,99 à 23 % au sein des conseils d’administration, de 7,6 % à 17,8 % dans les commissions de crédit et de 20,2 à 32,5 % dans les conseils de surveillance.L’exercice en cours ne vise pas spécifiquement à établir l’équilibre entre les sexes, les âges et les ethnies dans la composition de ces divers conseils et commissions; d’autres démarches et mesures ont été prises déjà pour aider à corriger cela, dans le respect de la démocratie qui a plutôt tendance à suivre L’importante consultation culminera au prochain congrès des dirigeants à la fin mars l’évolution de la société elle-même.La démarche entreprise s’inspire en fait d’une préoccupation, celle de «la pertinence de la structure démocratique et décisionnelle de la caisse», selon les termes utilisés par le président du Mouvement, Claude Béland, qui pose le problème dans les tenues suivants: faut-il maintenir le modèle actuel en redéfinissant les champs de responsabilité de chaque instance ou faut-il plutôt créer de nouvelles instances?La structure conçue par Alphonse Desjardins et qui est toujours en vigueur comporte un conseil d’administration, une commission de crédit et un conseil de surveillance.Or, le conseil d’administration voit son pouvoir diminuer à mesure que s’accroissent l’interdépendance entre les caisses et l’importance de la place prise par les employés permanents.Plusieurs pensent en outre que le conseil d’administration dans la plupart des caisses, sinon toutes, est «trop centré sur l’opérationnel et que le pouvoir et la force qu’on lui reconnaît ne sont pas suffisamment exploités dans les orientations de la caisse concernant la satisfaction des besoins et les désirs des membres, le développement des coopératives et les engagements envers le milieu».Cette remarque est extraite du document de réflexion envoyé à tous les bénévoles par les organisateurs du congrès à la Confédération des caisses.La commission de crédit est l’instance la plus mal perçue par les membres; on lui reproche sa lenteur de décision, ses indiscrétions, sa partialité et une dépersonnalisation dans les négociations.Certains proposent donc un nouveau partage des responsabilités.Enfin, le conseil de surveillance est une instance inconnue de la plupart des membres.^c\/oycigeo d’(^{ffc cured ou Obtenez les meilleurs prix 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Bleury, 9e étage, Montréal (Québec) H3A 3M9 ou par télécopieur.;: (514) 985-3330.Nous remercions à Vacance les personnes qui soumettront leur canilhlatare.Seules celles dont la candidature aura été retenue pour une entrevue recevront un accusé de réception.73026.100 Doyenne des universités canadiennes et des universités francophones en Amérique, l'Université Laval appuie le progrès et l'ouverture de la société en alliant formation de qualité ët développement du savoir.| UNIVERSITE: i LAVAL -LE SAVOIR DU MONDE PASSE PAR Kl ANALYSTE DES MARCHES AGROALIMENTAIRES Le Groupe de recherche en économie et politique agricoles (GREPA) de l’Université Laval est à la recherche d’un ou d’une analyste des marchés agroalimentaires.La personne retenue devra très bien connaître les techniques de recherche dans ce domaine et avoir une bonne connaissance du secteur agroalimentaire.Dans le cadre de son mandat, elle devra particulièrement : — développer et réaliser un programme de recherche dans le domaine du marketing des produits agroalimentaires (étude de marché); — participer à la gestion du GREPA ; — participer à des activités d’extension auprès des intervenants et intervenantes du milieu.Cette personne aura de préférence un diplôme de deuxième ou de troisième cycle dans un domaine approprié et un minimum de deux années d’expérience dans les études de marché.Elle démontrera à la fois beaucoup d’autonomie et une grande capacité de travail en équipe.Elle pourra travailler en français et en anglais.Ce poste est ouvert pour une période de deux ans et il est renouvelable.Il offre des conditions compétitives avec le marché.Faire parvenir votre curriculum vitae avant le 19 janvier 1996 à: Michel Morisset, directeur GREPA Faculté des sciences de l’agriculture et de l'alimentation Pavillon Paul-Comtois, bureau 4318 Université Laval, Cité universitaire Québec (Québec) GIK 7P4 Courrier électronique: 4102grep(h vml.ulaval.ca Faculté des sciences de l'agriculture et de l'alimentation Fil entend Département; d'économie • rurale ¦ ; GREPA de wn Pmeramme d'«m à l'rgalilr.ITniverûté Uni «*wm I» moiti* de «r« pmln nmitt à l'tntapiMiil de ¦ Fn jctiwd ntc In exigence» du mmicicrr de ITiranigrjiim dn cctie offre eu druinér en ptwwné aux c iloidnt\ cl cifovcn* * * et aux TtsKicntcs et rendent* permanent*, .ht ( jn>jj A1C I.K 1) K V OIK.I.K I.IT N DI K .1 A N V IKK I II II
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