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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1996-01-15, Collections de BAnQ.

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Agenda culturel Page B7 Cu It mr B8 Économie Page B2 Religions Page B6 Les sports Page B5 Télévision Page B7 ?LE DEVOIE L'ENTREVUE I.£ l> i: V (MB.I.K I.V N l> I I "> -I A N V I K B I 1» » (! P I ERRE I) A I X L’homme qui pensait les arts Itinéraire d’un enfant du siècle, l’ami intime de Picasso et l’un des plus grands spécialistes de son œuvre NORMAND BAILLARGEON Pierre Daix a été un des rares, un des derniers amis intimes de Picasso.Il a aussi été l’ami de Louis Aragon, d’Arthur London, de Soljénitsyne et Paul Éluard.Mêlé à certaines des aventures politiques, intellectuelles et artistiques parmi les plus exaltantes de notre siècle, il est aujourd’hui un des plus grands spécialistes de l’œuvre de Picasso, l’auteur d’importants travaux sur l’art moderne et contemporain, un essayiste politique remarqué, le biographe d’Aragon et de Braudel et encore un romancier.Ils sont nombreux ceux qui envieront à Pierre Daix certains de ses souvenirs.Lui, pourtant, vous parlera d’abord longuement de ses combats politiques de tout jeune militant communiste, qui lui font côtoyer l’horreur de la Deuxième Guerre mondiale et le conduisent au camp de concentration nazi de Mauthausen.Né dans une banlieue rouge, au sein d’une famille très politisée, Pierre Daix s’inscrit à 17 ans au PCF.Nous sommes en septembre 1939.Le PCF vient d’être dissous, mais Daix ne se leurre pas: le pacte germano-soviétique n’est qu’une façon pour l’URSS de gagner du temps.L’enjeu demeure donc clair: il faut se préparer à faire la guerre à Hitler.À la rentrée universitaire de 1940, tout se précipite: distributions de tracts, appels à la résistance, protestations contre l’exclusion de professeurs juifs.La Sorbonne est fermée, Daix et ses amis arrêtés et incarcérés pendant trois mois: «Au sortir de prison, certains de mes camarades ont cru qu’ils pouvaient se faire tout petits et se faire oublier.La Gestapo les arrêtera en 1942: ils seront tous déportés à Auschwitz et aucun n’en reviendra.J’ai fait un choix qui m’a sauvé la vie: celui de la radicalisation de l’action, du passage à la lutte armée.» Daix participe à des attentats.Certains de ses amis sont fusillés.En 1944, il se retrouve dans une prison française qui sera livrée aux Allemands: Daix se retrouve alors à Mauthausen.«J’ai été deux fois livré aux Nazis par mes compatriotes», constate-t-il simplement.Le camp de Mauthausen sera le dernier camp de concentration libéré, le 22 avril 1945.À la Libération, le Parti confie à Daix diverses tâches et, très vite, d’importantes responsabilités.Pourtant, certains malaises se font déjà sentir.Et d’abord sur le plan de la vie intellectuelle.Nommé directeur adjoint des Éditions socialistes internationales, Daix a fait paraître une nouvelle traduction du Capital; mais il refuse un ouvrage d’histoire de la philosophie.Il raconte.«L’auteur expliquait tranquillement qu’on avait eu raison de mettre à mort Socrate, ce corrupteur de la jeunesse; que Descartes n’était rien à côté de Gassendi, le matérialiste.Et ainsi de suite.J’ai dit au Parti: “C’est un livre pour dogmatiques, sectaires et ignorants.” Silence de mort.On osait dire du mal d’un livre soviétique.Par chance, trois jours plus tard, L'Humanité publie une dépêche de Moscou condamnant ce livre.Mais c’était pour des raisons inverses des miennes: Jdanov trouvait que l’auteur faisait trop de concessions à la philosophie petite-bourgeoise!» Devenu directeur du journal Ce soir, Daix apprend le journalisme.Puis il entre aux Lettres Françaises que dirige Aragon.Le début des années 50 est marqué par de douloureuses affaires pour le militant: rupture avec Tito, affaire des Blouses blanches, procès contre des communistes français ou étrangers.Celui qui a connu London comme compagnon de détention à Mauthausen — London deviendra d’ailleurs son beau-père — n’est pas insensible à tout cela.Et pourtant, Daix reste au Parti, persuadé qu’il pourra se réformer.Et puis, n’a-t-il pas un rôle à y jouer, lui qui a l’appui et l’oreille de Tho-rez?Une autre illusion qui s’envolera, quand Daix découvrira, plus tard, qu’il servait de caution idéologique à Thorez.Mais, pour le moment, il y a encore le travail aux Lettres Françaises, qui maintient l’espoir.Dès 1955, il s’y pratique une politique de déstalinisation intellectuelle, dont l’art abstrait n’est pas le moindre des enjeux.Daix se souvient: «On a publié des photos de tableaux abstraits.On a parlé des sciences humaines.On a fait un journal honorable face au stalinisme et au brejnévisme, aux antipodes de la politique du Parti, mais étrangement soutenu par lui.» Daix ne reprendra sa liberté qu’en 1972, à la disparition des Lettres Françaises.Non sans heurts.«On m’a fait un procès en 1973.sur le thè- LJ PHOTO NORMAND BAILLARGEON Pierre Dabi: «Picasso m’a dit: “J’ai laissé dire n’importe quoi sur moi, mais, toi, je t’aiderai.” Il m’a ouvert ses archives, fourni des inédits, m’a aidé pour l’iconographie.» me: si on en croit le camarade Daix, les pays socialistes ne sont pas socialistes.» La publication du célèbre J’ai cru au matin viendra clore cet épisode de sa vie.Aujourd’hui, Daix n’est pas tendre face à l’actuel PC et à sa rénovation par Robert Hue.«Le Parti n’a pas vraiment changé, tranche-t-il.Il a tourné la page de l’Est, mais sans se remettre vraiment en cause.» Pour sa part, Dabi a choisi depuis 1972 de donner son appui à la dissidence sous toutes ses formes.En 1990, il va à Prague remettre le prix Jan-Palach, du nom de l’étudiant tchèque qui s’était immolé par le feu lors de l’invasion de son pays: Daix est alors reçu par Havel, récipiendaire de ce prix en 1984.L’art constitue la deuxième grande aventure dans la vie de Pierre Daix.Jeune homme, il a fréquenté l’Exposition surréaliste de 1938; il est allé dans les galeries d’art où l’on montre des tableaux de Picasso; il a lu Breton.Dès avant la guerre, il a découvert que tout cela correspond profondément à sa sensibilité.À la Libération, il rencontre Éluard et Aragon.Puis, c’est la rencontre qui devait peser si lourd sur son destin: celle de Picasso.Le peintre vient de terminer-Le Charnier et il voudrait connaître son effet sur un jeune militant qui revient de déportation.Ce sera Pierre Daix.qui se rend à cette occasion pour la première fois rue des Grands Augustins, à l’atelier de Picasso, pour regarder la toile.«On y voit une table et un repas abandonné.Et toute la famille qui a été tuée.Ce requiem est ce que j’attendais.Picasso m’a montré son atelier.Il y avait là une grande toile, qui est maintenant au Musée d’art moderne, représentant une casserole émaillée.J’ai dit à Picasso que cette toile à elle seule était tragique.Et il m’a dit ce qu’on a beaucoup reproduit ensuite: “Une casserole aussi, ça peut crier.”» À partir de là, les rencontres se multiplient.«A l’écart de la politique du Parti, il y avait ce jardin secret, avec Picasso, mais aussi Ernst, Miro et d’autres.» Un éditeur lui commande une biographie de Picasso.«J’hésitais, avoue Daix, sachant qu’il y avait déjà toute une bibliothèque sur le sujet et que Picasso n’aimait pas que ses amis écrivent sur lui.L’éditeur insistait.Je suis allé voir Picasso qui m’a dit: “J’ai laissé dire n’importe quoi sur moi, mais, toi, je t’aiderai.” Il m’a ouvert ses archives, fourni des inédits, m’a aidé pour l’iconographie.J’ai alors découvert que si on excluait quelques livres américains, l’essentiel restait à faire pour la connaissance de Picasso.» Au fil des publications qui suivent, notamment des catalogues, Dane renouvelle en profondeur la lecture et la connaissance de l’œuvre.Et comment réagissait Picasso?«Il aimait beaucoup, avoue Daix.Mais j’ai eu bien de la chance de l’avoir sous la main pour écrire certains de ces livres.Il n’était pas théoricien, il préférait les anecdotes; mais il était facile de parler avec lui devant des reproductions.J’ai eu aussi la chance de faire ce travail au moment où les reproductions en couleurs ont commencé à se répandre.Je lui amenais des photos en couleurs d’œuvres qu’il n’avait parfois pas revues depuis 60 ans.Ça évitait les erreurs de mes prédécesseurs, qui travaillaient sur du noir et blanc.» Partant de là, Daix abordera Manet, Rodin, Braque, Derain et fera de nombreuses incursions dans toute l’histoire de l’art moderne.Son plus récent ouvrage consacré au maître espagnol est un monumental dictionnaire Picasso en deux volumes, paru chez Bouquins.Dans son travail sur l’art, la biographie occupe une place de choix.Dane s’en explique volontiers: «Les biographies, si elles ne sont pas anecdotiques, sont un puissant instrument de travail théorique et de réévaluation de l’époque et de l’art.Il s’agit d’expliquer comment, par exemple, Picasso est devenu Picasso.Je suis contre l’histoire de l’art qui emprisonne les choses dans l’art.Bien sûr, il fallait faire une histoire de l’impressionnisme.Mais ça n’explique pas pourquoi il y a eu l’impressionnisme, ni pourquoi ce n’est qu’en France qu’il y a eu l’impressionnisme.Les biographies, faute d’une histoire globale, permettent d’arriver à une histoire des mentalités, à une histoire des structures idéologiques et artistiques qui sont en œuvre.Et c’est pourquoi j’en ai beaucoup fait.» On comprend mieux, dans ce contexte, ce qui pourrait autrement passer pour un paradoxe: Pierre Daix vient de publier une biographie de Fernand Braudel, le théoricien de la Nouvelle Histoire, ennemie de l’histoire tant biographique qu’anecdotique.«De manière générale, et cela vaut pour tout le monde, les mutations qui nous attendent seront plus considérables encore que celles que nous avons connues.» Et le Front national?Pierre Dane est né en 1922, en banlieue parisienne, de parents fonctionnaires.Ces origines modestes ne l’empêchent pas d’aller au Lycée Hen-ri-IV, où il prépare le baccalauréat.Dane évoque avec nostalgie ces années de lycée, au cours desquelles il sait déjà qu’il veut se consacrer à l’histoire de l’art, même s’il ignore que ses études seront brutalement interrompues par la guerre.Revenant sur ces années, Dane reconnaît volontiers à quel point la formation reçue au lycée aura été importante pour lui, fournissant repères et moyens culturels.L’adulte réfléchit alors sur l’égalité des chances dont a bénéficié l’enfant d’origine modeste et la compare à la situation qui prévaut aujourd’hui.«Il ne faudrait certes pas dire que l’égalité des chances s’est amoindrie, constate-t-il.Mais il reste qu’avec l’accroissement extraordinaire du nombre des étudiants dans les universités, se multiplient à présent les filières qui sont des impasses, sur fond de l’illusion de l’absence de ségrégation, pendant que joue à plein la sélection par l’échec.Il me semble qu’au sein de la minorité qui accédait aux études supérieures autrefois, l’égalité des chances était plus respectée qu’aujourd’hui.» Un spectre hante la France: le Front national de Jean-Marie Le Pen, parti d’extrême droite que certains n’hésitent plus à assimiler au fascisme et au nazisme.Il était inévitable de demander à Pierre Daix, qui a combattu la bête et tiré bien des enseignements de ses engagements sociaux et politiques, ce qu’il pense de la montée du Front national qui recueille à présent 15 % des suffrages des électeurs français.On ne s’en étonnera pas: l’auteur de la biographie de Braudel cherche à penser ce phénomène d’extrême droite française dans la longue durée, chère au maître à penser de la Nouvelle Histoire.Sa réflexion n’en présente que plus d’intérêt, ainsi démarquée des analyses ponctuelles et atomisées du lepénisme qui ont cours et qui masquent mal le désarroi généralisé de l’intelligentsia et de la classe politique face à ce fléau.«Depuis la Terreur blanche de la restauration, en passant par l’affaire Dreyfus jusqu’au régime de Vichy, la France intégriste a toujours existé.Aujourd’hui, dans le contexte de la mondialisation des marchés et des problèmes économiques, la France mesure sa fragilité.Il y a actuellement une remise en cause de l’identité de la France, qu’on pouvait tenir pour acquise.«Elle est contemporaine du fait que la France, à cheval entre l’Europe du Nord et du Sud, est aussi liée par son histoire à la Méditerranée: elle reçoit aujourd’hui ses problèmes d’identité et ceux du monde arabe.Le Pen est une réaction à ce problème d’identité; il est fort là où elle est menacée.Il a réussi, dans le contexte actuel, à réunir diverses tendances de la droite française: il n’a pas converti grand monde, mais il a réussi à faire consensus entre toutes ces tendances autour de ses politiques.» Et craint-il cette montée du lepénisme?«Je ne crois pas à son accession au pouvoir», avoue-ra-t-il.Mais Daix n’en est pas pour autant optimiste.Il ajoutera aussi: «De manière générale, et cela vaut pour tout le monde, les mutations qui nous attendent seront plus considérables encore que celles que nous avons connues.» N.B.¦*> PHOTO ARCHIVES Vanité, 1946.«Les biographies, si elles ne sont pas anecdotiques, sont un puissant instrument de travail théorique et de réévaluation de l’époque et de l’art.Il s’agit d’expliquer comment, par exemple, Picasso est devenu Picasso.» t i 4 I.K I) K V 0 I It .I.K I.Il N' I) I I r» .1 A N V I K It I II II II IS Z > LE DEVOIR ?- ECONOMIE Date Heure Lieu 15-01-96 09h30 Calgary 15-01-96 14h00 Vancouver 16-01-96 16h00 Toronto 16-01-96 11 hOO Saint-John 16-01-96 14h00 Oldcastle 17-01-96 11 hOO Toronto 17-01-96 14h00 Vancouver 18-01-96 09h30 Vancouver 18-01-96 14h30 Toronto 18-01-96 11 hOO Toronto 18-01-96 11 hOO Montréal 18-01-96 16h30 Toronto CETTE SEMAINE A LA BOURSE Semaine du 14 au 20 janvier 1996 ASSEMBLÉES GÉNÉRALES Nom de la Compagnie Banque de Montréal Timberwest Forest Ltd Devtek Corporation Fundy Cable Ltd International Group Inc.Canadian Satellite Ecuadorian Minerais Corp.Baja Gold Inc.Canwest Global Communications Corp.Continental Bank ot Canada Corby Distilleries Ltd Franc-or Resources Corp.OFFRE EN ESPÈCES 7RAX PETROLEUMS LIMITED(TRL) Valeur: Actions ordinaires Modalités: Une filiale d’ARCH PETROLEUM INC.a fait une offre en espèces visant la totalité des actions ordinaires en circulation de la société susmentionnée.Le taux est de 0.71$ pour chaque action ordinaire de TRAX PETROLEUMS LIMITED soumise.CANADIAN MAPLE LEAF FINANCIAL CORP.(CNF.A) Valeur: Actions de catégorie A Modalités: Nous vous informons d'une offre en espèces de Steven Funk (président et chef de la direction) et Paul Clough (directeur de la société et président et chef de la direction de la filiale principale de la société, IMPERIAL PARKING LTD) visant à acquérir la totalité des actions de catégorie A de la société susmentionnée, au prix de 2.65$ par action.Une réunion des actionnaires de la société aura lieu à la fin du mois de février.L’offre des actionnaires sera faite, sous réserve de l’approbation des actionnaires et de l’organisme de réglementation, au début du mois de février.MARK RESOURCES INC.(MKC) Valeur: Actions ordinaires Modalités: La société PEMBINA ACQUISITION CORP.a fait une offre en espèces visant à acquérir la totalité des actions ordinaires en circulation (y compris les droits qui y sont associés) de la société susmentionnée.Taux: Le taux est de 7$ pour chaque action ordinaire de MARK RESOURCES INC.soumise.Date d’échéance: Le 19 janvier 1996 Note: Les débentures convertibles 7% échéant ie 15 avril 2002 et 8% échéant le 30 novembre 2004 de MARK RESOURCES INC.peuvent être converties en actions ordinaires selon les modalités suivantes: 1) approximativement 74.07 actions ordinaires de MARK RESOURCES INC.(équivalent à un prix de conversion de 13.50$ par action ordinaire) pour chaque tranche de 1000$ de capital de débenture 7% échéant le 15 avril 2002 de MARK RESOURCES INC.convertie; 2) approximativement 80 actions ordinaires de MARK RESOURCES INC.(équivalent à un prix de conversion de 12.50$ par action ordinaire) pour chaque tranche de 1000$ de capital de débenture 8% échéant le 30 novembre 2004 de MARK RESOURCES INC.convertie.REMBOURSEMENT TOTAL D’UNE ÉMISSION CANADIAN NATIONAL RAILWAY COMPANY Valeur: 13%, échéant ie 15 novembre 2004 Taux: 100% du capital plus une prime de 45.88$ et des intérêts courus et non versés de 24.22$ par tranche de 1000$ de débenture (total: 1070.10$) Date de remboursement: Le 22 janvier 1996 CANADIAN NATIONAL RAILWAY COMPANY Valeur: 12.25%, échéant le 1er mai 2005 Taux: 100% du capital plus une prime de 50.44$ et des intérêts courus et norr versés de 27.52$ par tranche de 1000$ de débenture (total: 1077.96$) Date de remboursement: Le 22 janvier 1996 APPEL DE REMBOURSEMENT PARTIEL TORONTO EATON CENTER Valeur: 9.5%, échéant le 1 er février 2000 Taux: 100% du capital Date de remboursement: Le 1er février 1996 INTERNATIONAL CETEC INVESTMENTS INC.(ICT.PR) Valeur: Actions privilégiées Taux au prorata: 0.14286 Prix: 0.42$ par action Bate de remboursement: Le 19 janvier 1996 RACHAT TOTAL D’UNE ÉMISSION COOPÉRATIVE FÉDÉRÉE DU QUÉBEC(CFU.PR.A) Valeur: Actions privilégiées de premier rang, série 1 Taux: 25.75$ pour chaque action privilégiée de série 1 rachetée.: Date de rachat: Le 15 février 1996 .Date de paiement: Le 20février 1996 PRIVILÈGE D’ÉCHANGE PROVINCE DE L’ONTARIO 'Valeur: Obligation d’épargne à intérêts annuels, échéant le 1er mars 2000 ¦ Modalités: Nous vous informons du privilège d’échange en cours sur le titre ^susmentionné.Un montant équivalent en capital de débenture d’obligation d’épargne à intérêts composés échéant le 1er mars 2000 de la PROVINCE DE : L’ONTARIO pour chaque obligation d’épargne à intérêts annuels échéant le 1 er mars 2000 échangée de la PROVINCE DE L’ONTARIO (taux d’intérêt actuel pour les deux séries: 8%).Date de soumission: Le 31 janvier 1996 Note importante: Avant le mois de mars 1996, le taux d’intérêt sur les obligations d’épargne à intérêts peut être modifié( pour la période du 1er mars 1996 au 1er mars 1997).Le taux d’intérêt sur les obligations d’épargne à intérêts composés ne sera jamais inférieur à 7% en 1996 et en 1997.CHANGEMENT DE DÉNOMINATION SOCIALE ET REGROUPEMENT D’ACTIONS QUARTZ MOUNTAIN GOLD CORP.(QZMG) .Valeur: Actions ordinaires Modalités: La société susmentionnée deviendra QM MINERALS INC.Le regroupement d’actions est de une nouvelle action pour 7.5 anciennes actions., Date de l’assemblée: Le 31 janvier 1996 INTERNATIONAL ONWORD LEARNING SYSTEMS INC.(IOL) Valeur: Actions ordinaires Modalités: La société mentionnée ci-dessus deviendra CATALYST VENTURES INC.Le regroupement d’actions est de une nouvelle action pour quatre anciennes.Date de l’assemblée: Le 26 janvier 1996 REDBIRO GOLD CORP.(RBD.A) 'Valeur: Actions ordinaires de catégorie A Modalités: La société REDBIRO GOLD CORP.prévoit changer sa dénomination sociale pour REDBIRD MINERALS INC.Le regroupement est de une nouvelle action pour cinq anciennes actions.Date de l’assemblée: Le 26 janvier 1996 Les renseignements contenus aux présentes proviennent de sources que nous croyons dignes de foi mais nous ne pouvons pas en garantir l'exactitude.Ce document, étant un bulletin d'information, pourrait s'avérer incomplet.La CSN a pris le virage des affaires Le syndicat célèbre cette année son 75’ anniversaire Fondaction, le fonds de développement de la centrale concentrera son action sur les entreprises qui s’inscrivent dans une démarche de gestion participative et celles qui manifestent un souci pour l’environnement.CLAUDE TURCOTTE LE DEVOIR La Confédération des syndicats nationaux (CSN) célèbre cette année son 75'' anniversaire.Sa participation au fil du temps à de nombreux conflits de travail et autres batailles à portée socio-politique a suscité presque inévitablement l’impression qu’elle attachait une importance moindre à l’aspect économique de la réalité.Rien de plus faux, affirme-t-on à la CSN, en se référant aux accomplissements passés et aux préoccupations présentes.En ce moment, on est en train de mettre au point avec les institutions réglementaires concernées les derniers détails de «Fondaction, le fonds de développement CSN pour la coopération et l’emploi».La première réunion de son conseil d’administration vient tout juste d’avoir lieu et on espère même que le lancement officiel et concret de ce fonds pourra avoir lieu avant la fin de ce mois, de telle sorte que Fondaction serait alors en mesure d’accueillir les premiers dépôts avant la fin de février et permettre une déduction fiscale admissible en 1995.Ce fonds qui offrira en vertu de la loi des avantages fiscaux semblables à ceux du Fonds de solidarité FTQ aura également une mission de protection et de création d’emplois, mais il concentrera son action sur les entreprises qui s’inscrivent dans une démarche de gestion participative (les coopératives) et celles qui manifestent un souci pour l’environnement.Le développement de ce fonds s’appuiera sur îes membres des 2200 syndicats locaux, mais restera ouvert aux participants extérieurs.Pour son fonctionnement, Fondaction pourra compter sur un ensemble d’instruments mis en place en collaboration ou à l’initiative de la CSN au fil des décennies, ce dont parle avec enthousiasme Léopold Beaulieu, trésorier de la CSN depuis 1976.Il souligne à gros traits ia participation de la CSN à l’effort d’émancipation économique des Québécois et à la création «d’outils collectifs portant sur toutes les conditions de vie» qui ont façonné le caractère distinct du Québec.Endettement des familles Dans les années 1920, les syndiqués de la CTCC (créée en 1921 et ancêtre de la CSN) ont participé à la naissance des caisses populaires dans les sous-sols d’église; en 1944, des ouvriers de Québec ont lancé la SSQ, une compagnie d’assurances collectives pour les soins médicaux, laquelle possède aujourd’hui un portefeuille de 1,5 milliard et 1,2 million de bénéficiaires; la CSN est encore présente au conseil d’administration de la SSQ.Voyant l’endettement des familles dans les années 1960, la CSN met des ressources importantes (dont André Laurin et Pierre Ma-rois) pour le développement des associations coopératives d’économie familiale (ACEF) et des caisses d’économie.Plus de 200 groupes de travailleurs affiliés à la CSN participent à la vie d’une soixantaine de ces caisses faisant partie des 124 qu’on retrouve dans ia Fédération des caisses d’économie Desjardins et dont les actifs dépassent deux milliards.M.Beaulieu a lui-même contribué à la fondation de la Caisse d’économie des travailleurs à Québec, qui avec la Caisse d’économie des syndicats nationaux à Montréal totalisent des actifs de 160 millions; la CSN elle-même utilise ces deux caisses pour ses propres affaires.Le trésorier rappelle que la CSN a logé gratuitement dans ses locaux de Sherbrooke la fédération naissante des caisses de cette région et qu’elle a fait de même pour la fédération de Montréal pendant deux ans aussi.Dans les années 80, constatant les nombreuses et fort importantes fermetures d’entreprises, la CSN a mis sur pied le Groupe de consulta- tion pour le maintien et la création d’emplois, avec la mission d’analyser la situation des entreprises, de mener des études de faisabilité, voir au redémarrage en coopérative de travail, etc.A ce jour, neuf entreprises ont été lancées avec un financement total de 20 millions provenant des caisses et de la SDI; leur chiffre d’affaires atteint 24 millions.Le Groupe de consultation est intervenu dans 275 dossiers touchant 6500 emplois.1 m CSN est représentée au conseil d’administration du Groupe lequel conserve néanmoins une personnalité distincte de la centrale syndicale.En 1988, voyant l’insuffisance des régimes publics pour la retraite (42 % de ses syndiqués du secteur privé n’avaient rien en prévision de leur retraite), la CSN a suscité la création de Bâtirente, qui est le régime enregistré d’épargne-retraite de la CSN; 15 509 cotisants de 306 groupes y ont déjà investi 65 millions.La SSQ assure la gestion de ce REER collectif, dont le rendement se situe parmi les meilleurs au Canada.Fondaction, qui arrive maintenant, utilisera les caisses d’économie comme institution bancaire; Bâtirente prendra charge de la gestion sécuritaire de 40 % de l’actif, comme le veut la loi, alors que le Groupe de consultation aura la responsabilité des diagnostics d’entreprises dans lesquelles il faudra investir ou pas.La SSQ agira comme fiduciaire.En somme, «c’est rester collé aux réalités», ajoute Léopold Beaulieu, qui ne voit pas dans l’arrivée de Fondaction le résultat d’une génération spontanée, mais le fruit d’un long cheminement.Avec la diminution de la taille des entreprises La centrale doit se réorganiser Les transformations qui surviennent dans les entreprises ont des répercussions directes dans le monde syndical, comme en témoigne l’évolution de la CSN depuis une trentaine d’années.En 1967, le nombre moyen de membres par unité syndicale affiliée à cette centrale était de 221; il est maintenant de 96.En fait, 58 % des syndicats affiliés, soit près de 1300 sur 2200, ont moins de 50 membres.La raison de cette évolution est fort simple: 90 % des nouvelles entreprises ont moins de 20 employés.Cela a inévitablement des conséquences très concrètes sur toute l’organisation syndicale.Dans son rapport aux congressistes en 1995, le comité exécutif de la CSN souligne que le recrutement de nouveaux syndicats se fait dans des lieux de travail de plus en plus éclatés, que le nombre de conventions collectives à négocier et le volume global de services à fournir augmente constamment; il en va de même des coûts.«Ce sont des données objectives auxquelles nous ne pouvons échapper, sous peine qu’il ne soit JRjelsiis & affaires RELAIS & CHATEAUX LA FINE FLEUR DES MAÎTRES HÔTELIERS ESTRIE NORTH HATLEY AUBERGE HATLEY Grand Prix National de la Gastronomie 1993 et 1994 «La Table d’Or».Un relais pour les gourmets-gourmands.Le charme d’une vieille demeure bourgeoise perchée sur une colline dominant le Lac Massawippi.25 chambres dont certaines avec foyer, balcon et bain tourbillon.Forfait conférence incl.3 repas, 2 pauses-café, la salle de conférence et service.150 S p.p.occ.simple/jour ou 125 S p.p.en occ.dble/jour.Tél.: (819) 842-2451 Fax.: (819) 842-2907 SAINTE-ADELE LAURENTIDES ____________________________________ HÔTEL L’EAU À LA BOUCHE Hôtel-Restaurant 4 diamants CAA, La Table d’Or des Laurentides, Table de Bronze au Grand Prix National de la Gastronomie 1993,25 chambres luxueuses, vue sur les pentes de ski.*** Spécial Forfait d’affaires *** du dimanche au jeudi : 42,50 $ par personne, par nuit, occ.double, incluant luxueuse salle de réunion, café en permanence, équipement d’audio-visuel et service.Tél.sans frais de Mil: 514-227-1416 ou 229-2991.Fax: 229-7573 MONTÉRÉGIE SAIN T-MARC-SU R-LE-RICHELIEU HÔTELLLERIE LES TROIS TILLEULS À St-Marc-sur-Ie-Richelieu.Une hostellerie paisible et confortable, dans une demeure d’un autre âge, sur le bord de la rivière Richelieu, où le personnel n’a qu’un seul désir: satisfaire.Lauréat national «Mérite de la Restauration».5 salles de réunions disponibles.Nous avons différents forfaits à vous proposer.856-7787 VIEUX-QUÉBEC confortable en a ff aires III* «««»» HÔTEL LE PRIORI AU CŒUR OUVIEUX POUT • IS, SAULT-AU-MATEIOT, QUÉ8EC GIK JT7 CHAUMES, SUITES ET SAILE DE REUNION RÉSERVATION I-41i-it2-)«*2 FAX l-RII-tfl-tll] TASSE Tassé & Associés, Limitée trop tard quand nous dériderons de réagir», lit-on dans ce rapport.On a au cours d’un congrès spécial ramené le nombre de conseils centraux de 22 à 13, ce qui correspond aux régions administratives gouvernementales.Léopold Corri-veau, le trésorier de la CSN, ne cache pas que certains regroupements de fédérations seraient souhaitables pour des raisons économiques et stratégiques.«Des débats sont en cours et devraient conduire à des reconfigurations, mais il est trop tôt pour conclure», ajoute-t-il.Pour le moment, il y a neuf fédérations délimitées selon les secteurs professionnels: affaires sociales, commerce, construction, communications, etc.La CSN comprend 2200 syndicats locaux, 210 000 membres cotisants et 25 000 autres membres, dit affiliés, c’est-à-dire qui ne cotisent pas en attendant de reprendre le travail.Cette centrale compte 650 employés (près de 300 à Montréal) parmi lesquels on retrouve notamment des ingénieurs, des avocats, des sociologues, des économistes, des actuaires et même un service d’informations d’une douzaine de journalistes.Questions d’argent Les cotisants acquittent une somme qui varie entre 1,8 et 2 % de leur salaire à trois instances, dont 0,72 % à la Confédération, 0,50 % en moyenne à leur fédération propre et 0,06 % à leur conseil central.En gros, la Confédération reçoit la moitié des cotisations perçues, ce qui représente 40 millions par année.L’ensemble des syndiqués à la CSN paient donc 80 millions annuellement pour maintenir leur affiliation à cette centrale.En fait, les états financiers de la Confédération portent sur deux ans.Dans le rapport pour l’exercice 1992-1994, sont inscrits des revenus de 80 millions, dont près de 42 millions pour le budget de fonctionnement et plus de 38 millions pour le fonds de défense professionnelle, dans lequel on peut puiser en cas de grève, lors de négociations, pour la défense des malades, pour la lutte à l’alcoolisme, etc.La CSN met aussi à la disposition des conseils centraux 11 millions; elle a un système de péréquation qui lui permet de redistribuer 8,5 millions aux fédérations dont les revenus sont inférieurs à la moyenne à cause de syndicats trop petits.Son budget prévoit en somme 20 millions pour l’appui aux négociations, ce qui englobe la péréquation, les frais légaux, les campagnes à tous les niveaux et les colloques.«Les formes de lutte se transforment et il est bien important de bien connaître la réalité de son entreprise et de son économie régionale», explique Michel Rioux, conseiller à l’information.Pour sa part, M.Beaulieu n’hésite pas à parler d’une «crise du travail» et de son corollaire inévitable dans l’optique de la CSN, à savoir «une tâche syndicale majeure».Le comité exécutif de la CSN présente pour sa part la problématique de la façon suivante: «Comment continuer de rendre possible et viable la syndicalisation à l’ensemble des travailleurs, quelle que soit la taille des lieux de travail?Comment composer nos propres unités locales afin de leur offrir des sendees adéquats, tout en protégeant leur autonomie et leur spécificité»?Quand on ajoute à cela les effets inéluctables d’une récession, qui a entraîné plusieurs pertes d’emplois, le gel des salaires, des réouvertures de conventions collectives et quoi encore, on comprend mieux pourquoi la CSN a déclaré au cours de l’exercice 1992-1994 un déficit de 833 319 $; celui-ci aurait été toutefois de 3,5 millions, n’eût été d’une aide de 2,6 millions provenant du fonds de soutien extraordinaire, qui est une sorte de bas de laine dans lequel on va puiser dans les situations plus corsées.Cet «excédent accumulé» est actuellement de 31 millions.Au total, la CSN possède des actifs de 58 millions.Pour ce qui est de l’avenir, le comité exécutif mentionne que «les réalités aux plans économiques, syndical et dans le monde du travail ont beaucoup évolué depuis 25 ans et il s’avère indispensable au nom même des idéaux que nous défendons d’apporter les ajustements et transformations requis à notre mouvement dont les caractéristiques sont uniques en Amérique du Nord».La baisse du taux de syndicalisation, même si elle est moins fo#e au Québec et au Canada qu’aux Etats-Unis et en Europe, inquiète tout de même les leaders syndicaux.La CSN a pour sa part entrepris une vaste enquête avec l’aide de professionnels universitaires, afin de mieux cerner les enjeux et les défis.«Nous sommes dans un processus de redéfinition des stratégies depuis sept ou dix ans, mais il ne s’agit en aucune façon d’une redéfinition des objectifs de démocratie et d’équité pour les travailleurs», explique François Lamarche, sociologue à la CSN.f/oyaged d’(^f{£fair eo ou de (PV, > VOYAGI CONTINENTS Obtenez les meilleurs prix en appelant notre personnel qualifié, pour l'Europe ou ailleurs avec toutes les compagnies aériennes réputées Vifc.»*»!.» 1980.rue Sherbrooke 0.bur 100 Mtl Tél.: (514) 935-2900 Fax: 935-1174 aunr VOYAGES rr TRAVEL 'Vlrwihflf, lv « f 1, K |) E V 0 I H , I.K L ü N I) I I « V .1 A X V I K It I !» !» ti 11 3 ECONOM I* O H T HAIT 1» M E Un spécialiste du polissage des métaux perce sur les marchés étrangers Thetford Mines (PC) — Si on leur avait dit qu’en moins de huit ans, leur entreprise ferait ses débuts sur le marché international, les patrons d’Alumifab auraient sans doute été sceptiques.Pourtant, en 1995, Alumifab compte des clients prestigieux et vient de décrocher deux contrats poulie Costa Rica.Alumifab se spécialise dans le brossage et le polissage de métaux, ainsi que dans la conception et la fabrication d’accessoires en aluminium, en laiton et en acier inoxydable.En 1988, Denis Leclerc, Jacques Roberge, Pierre Grondin, (Mario Turgeon devait se joindre à eux l’année suivante), venaient de perdre leur emploi dans le secteur minier et décidaient de fonder leur entreprise.Denis Leclerc avait derrière lui 28 ans d’expérience en ferblanterie dans le secteur minier pendant que Jacques Roberge pouvait compter sur une certaine expertise dans le brossage et le polissage des métaux.Tous deux ont décidé de «s’acheter» un emploi.En adoptant un slogan comme «Votre conception, notre défi», Alumifab montrait qu’elle n’hésite pas à s’attaquer à des réalisations hors norm es.Aujourd’hui, l’entreprise «reçoit de plus en plus d’appels de designers et d’architectes qui ont des choses à nous proposer, qui savent que ce qui sort des nonnes nous intéresse», faisait remarquer le directeur des opérations, Pierre Grondin.Alumifab vient de percer timidement le marché international avec deux contrats au Costa Rica pour des accessoires de tables de jeu.«Les mêmes composantes que nous avons produites pour le Casino de Montréal et celui du Ma-Alumifab a nmr Richelieu», a souligné M.Grondin.montré Alumifab réalisera toute la signalisation du casino qu’elle de l’Outaouais.Cette présence dans les casinos per-n’hésitait pas mettrait bientôt à Alumifab , de prendre une place im- à s attaquer portante chez nos voisins , j du Sud.a des Alumifab a aussi contri- / .bué à la réalisation du nou- réalisauons veau Forum de Montréal i en fabriquant, à titre de hors normes sous-traitant, les panneaux de revêtement extérieur en aluminium.Ils sont aussi derrière le revêtement en aluminium du hall d’entrée de l’Hôtel Reine Elizabeth, les mains courantes de l’Hôtel de ville de Sainte-Foy et de l’aérogare de l’Ancienne-Lorette, l’aéroport de Mirabel, le camp spatial de Ville Laval et Softimage.En 1995, le chiffre d’affaires de l’entreprise se chiffrera à 2 millions.Le nombre d’employés a atteint 23 et Alumifab a maintenant des bureaux à Montréal et à Québec où l’entreprise compte sur des gérants de projets.Par ailleurs, on a amorcé l’implantation des normes ISO 9000.«Nous nous donnons trois ans pour y arriver.Présentement, nous nous assurons de transmettre des données très précises aux travailleurs.Il arrive très souvent en industrie qu’un pourcentage élevé des erreurs proviennent du fait que les consignes du patron n’étaient pas assez claires», confesse Pierre Grondin.Une société allemande projette une usine de 140 millions au Québec Lévis (PC) — La compagnie allemande Degussa projette de construire une usine de fabrication de peroxyde d’hydrogène, au coût de 140 millions, dans la région de Québec.L’usine serait implantée soit dans le parc industriel de Saint-Ro-muald, tout près de la raffinerie Ultramar, ou quelque part dans le port de Québec.La décision finale sur l’emplacement n’a pas encore été prise.Une fois en marche, ce nouveau complexe pétro-chimique fournira du travail à une soixantaine d’employés sur une base régulière.Durant la période de construction, il est question de quelques centaines d’emplois.En outre, plusieurs emplois indirects seraient créés par la présence de l’usine, assure Régis Labeaume, le responsable du projet pour Degussa.«Il y a encore bien des négociations à compléter avec les gouvernements avant que le projet ne soit présenté au conseil d’administration de l’entreprise», a indiqué, hier, M.Labeaume.Une chose est sûre toutefois.La région de Québec a gagné la bataille çontre l’Alabama, dans le sud des Etats-Unis, qui voulait également cet- te usine qui alimentera en peroxyde d’hydrogène tout l’est du continent nord-américain.Degussa a déjà investi plus de 700 millions dans un complexe pétro-chimique en Alabama.«Nous avons fait une étude d’opportunités.Le fait que des entreprises étrangères comme Ultramar, Glaver-bec, Daishowa et Lauralco aient investi ici a joué en faveur de la région de Québec», a-t-il expliqué.Autre facteur de localisation, c’est la présence de plusieurs usines de pâtes et papiers au Québec.Fait à partir de gaz naturel, le peroxyde d’hydrogène remplace de plus en plus le chlore, un produit polluant, dans le blanchiment de la pâte de bois.D’autre part, Degussa bénéficiera d’une aide financière des gouvernement supérieurs pour l’implantation de sa nouvelle usine de peroxyde.Les ministres fédéral et provincial de l'Industrie et du Commerce, John Man-ley et Daniel Paillé, ont confirmé, hier, que Degussa est une des quatre entreprises qui se verront offrir une aide totalisant 45,7 millions pour la réalisation de projets industriels au Québec.Ces projets devraient permettre de créer environ 1000 emplois.En promettant un millier de nouveaux emplois Volkswagen répond au «pacte de l’emploi» Wolfsburg (Reuter) — Affirmant sa volonté de répondre au pacte pour l’emploi proposé par les syndicats allemands, le constructeur automobile Volkswagen AG envisage la création d’un millier d’emplois cette année en Allemagne.Un porte-parole du groupe a précisé que ces nouveaux emplois concerneraient dans un premier temps les services importants pour l’avenir du géant de l’automobile, comme les recherches technologiques sur les carburants.Cette annonce précède d’une journée celle des intentions du groupe de devenir la première entreprise répondant au pacte pour l’emploi présenté par le syndicat allemand IG Metall.L’organisation syndicale souhaite conclure avec le patronat un accord échangeant la stricte indexation des salaires sur l’inflation en 1997 contre la promesse de créer 300 000 emplois en trois ans.Avec 100 000 employés répartis sur six sites de production implantés en Allemagne occidentale, Volkswagen AG affiche une progression de ses ventes d’automobiles de 4,6 % en Europe occidentale en 1995, et détient désormais 16,8 % de ce marché.DEVISES ÉTRANGÈRES (EN DOLLARS CANADIENS) Afrique du Sud (rand) Allemagne (mark) Australie (dollar) Barbade (dollar) Belgique (franc) Bermudes (dollar) Brésil (real) Caraïbes (dollar) Chine (renminbi) Espagne (peseta) États-Unis (dollar) Europe (ECU) France (franc) Grèce (drachme) 0,3977 Hong-Kong (dollar) 0,1817 0,9439 Indonésie (rupiah) 0,000617 1,0504 Italie (lire) 0,000895 0,7058 Jamaïque (dollar) 0,0374 0,047119 Japon (yen) 0,01295 1,3797 Mexique (peso) 0.2006 1,4908 Pays-Bas (florin) 0,8671 0,5224 Portugal (escudo) 0.00945 0,1694 Royaume-Uni (livre) 2,1079 0,01162 Russie (rouble) 0.0003 1,3630 Singapour (dollar) 0,9817 1.8037 Suisse (franc) 1,202 0,2752 Taïwan (dollar) « 0.05158 0.00606 Venezuela (bolivar) 0,00484 SOURCE BANQUE DE MONTRÉAL «Dans le temps, j’étais jeune et zélée» Le manque d'intérêt guette les habitués des voyages d'affaires w La mémoire est une faculté qui oublie, on connaît le refrain.Mais on oublie aussi parfois le refrain.Qui se souvient, par exemple, de son premier voyage d'affaires et de la «distance» entre cette expérience et aujourd’hui?Pour sa part, Pam Arway, vice-présidente principale et directrice générale des services de voyages d’Amex Canada, s’en souvient.Lors d’une conférence prononcée à Toronto le 16 novembre dernier, elle aborda son auditoire, constitué de «gens d’affaires chevronnés» et de «voyageurs d’expérience», en demandant: «Dans quel état d’esprit étiez-vous la veille?» «Je me souviens comment je me sentais, enchaîna-t-elle.Ce n’était pas du tout comme partir en vacances.Je suis allée m’acheter une housse à vêtements qu’on peut monter à bord pour avoir l’air d’une habituée.J’avais en main mon avance en devises étrangères.J’ai bourré mon porte-document de papiers afin de pouvoir travailler dans l’avion.» Ajoutant qu’elle avait en tête «un tas de choses importantes» concernant le voyage en question (quel pourboire donner au chasseur qui porterait les bagages à la chambre?Comment s’y prendre aux ré' unions d’affaires qui allaient suivre?Corn ment traiter avec des collègues étrangers?), elle a conclu cette introduction de son exposé, qui portait sur les tendances des voyages d’affaires au Canada, en disant: «Maintenant, je commande un gin tonie et j’essaie de dormir un peu.» Après avoir laissé la salle rire un peu, elle observa: «Dans le temps, j’étais jeune et zélée.C’était tout nouveau et très stimulant.» Pour la majorité des voyageurs d’affaires, tout cela appartient au passé, à un passé presque oublié.Pour eux, un voyage d’affaires, ce n’est rien de nouveau ni de stimulant mais plutôt une corvée, un poids dont il ferait bon souvent se débarrasser.Vous l’aurez deviné, ce sont des voyageurs blasés.Les compagnies aériennes et hôtelières l’ont bien compris: elles dépensent des trésors d’imagination et conçoivent une incroyable panoplie de gadgets pour accélérer les procédures et gommer les irritants, pour donner en quelque sorte l’illusion 1 AIRFRAME Wtm PHOTO ARCHIVES Les compagnies aériennes et hôtelières ont bien compris le problème: elles dépensent des trésors d’imagination et conçoivent une incroyable panoplie de gadgets pour accélérer les procédures et gommer les irritants, pour donner en quelque sorte l’illusion qu’il n’y a pas de voyage.qu’il n’y a pas de voyage.Allez dans un aéroport et regardez autour de vous.Dans les salles d’attente ou dans les couloirs de circulation (qu’on qualifiait joliment jadis «de pas perdus»), il est facile de les distinguer des voyageurs dits ordinaires qui voyagent pour leur plaisir, pour partir en vacances ou découvrir la planète.Ils ont le pas pressé ou, au contraire, tout à fait nonchalant.Indifférents à ce flot humain et à ?toute son activité, ils savent où ils vont, ce qu’ils ont à faire et ne se laissent en rien distraire par ce qui se passe autour d’eux.Pour eux, le voyage fait partie du travail, est même imposé par le travail.D’où le manque d’intérêt.Une telle réflexion comporte toutefois sa part de chausse-trapes.Elle sous-entend, en effet, que le travail, surtout lorsqu’il est associé au voyage, peut être associé à l’ennui, à l’absence de motivation.Et, de là à penser que la qualité du travail No r m a n cl Cazelais puisse s’en ressentir, il y a un pas aisé à franchir.«J’étais jeune et zélée», notait Pam Arway.De nombreuses entreprises, ainsi que le révèlent certaines études, ont saisi que, s’il faut gérer attentivement les comptes de voyage, il est tout aussi important de faire en sorte que les voyages d’affaires de leurs employés soient identifiés à des activités agréables, à des expériences intéressantes.Ne serait-que que pour compenser le sentiment de déjà-vu qui peut se transformer en mauvaises habitudes, sinon en ras-le-bol.C’est ce que nous étudierons plus attentivement dans une chronique ultérieure.Dans les aéroports, on distingue au premier coup d’œil les voyageurs blasés de ceux qui partent en vacances CARRIERES ET PROFESSIONS Le Collège Saint-Alexandre requiert les services d’une Directrice générale ou d’un Directeur général Établissement d’enseignement privé, dirigé par une corporation régie par la Loi sur les corporations religieuses, le Collège Saint-Alexandre offre le cours secondaire de formation générale pour les filles et les garçons de la région de l’Outaouais (externat).Le défi : Sous l’autorité du Conseil d’administration, vous serez le principal administrateur du Collège et assumerez toutes les fonctions de gestion de l’ensemble des programmes et des ressources.Vous aurez à poursuivre le Projet éducatif en privilégiant ia qualité de l’éducation des élèves et en consolidant la mission du Collège.Les exigences : 1.Vous possédez un diplôme universitaire de deuxième cycle ou l’équivalent et un brevet d’enseignement du MEQ.2.Vous avez six ans d’expérience dans le monde de l’enseignement dont au moins trois à titre de gestionnaire.3.Vous démontrez une vie personnelle en conformité avec l’orientation confessionnelle du Collège.Foi active et engagement.4.Vous faites preuve de leadership, de vision stratégique et d’esprit créatif.5.Vous êtes un excellent communicateur.Vous pourrez travailler dans un cadre participatif et vous aurez à gérer le changement.Les conditions de travail : Selon les conditions de travail du Directeur général (ou de la Directrice générale) en vigueur au Collège.L’entrée en fonction : Le lundi 5 août 1996.Veuillez faire parvenir votre curriculum vitae au plus tard le vendredi 2 février 1996 au : Président du Conseil d’administration Concours D.G.-96 Collège Saint-Alexandre 850, avenue Principale Gatineau (Québec) J8V1E7 N.B.: Le Collège souscrit au principe de l’équité en matière d’emploi.•FORMES* Chaque samedi, sovez aux premières loges du design.DIRECTEUR(TRICE) GÉNÉRAL(E) CENTRE HOSPITALIER UNIVERSITAIRE DE QUÉBEC Le Centre hospitalier universitaire de Québec (CHUQ) est à la recherche d’un(e) directeur(trice) général(e).Le Centre hospitalier universitaire de Québec est un hôpital universitaire et ultra-spécialisé à caractère supra-régional.Il est également un hôpital général desservant la majorité de la population de la région de Québec en courte durée.C’est un établissement d’enseignement universitaire en médecine, en sciences de la santé et un centre de recherche clinique, fondamentale et évaluative.Le CHUQ, issu de la fusion de trois établissements, gère plus de 340 millions $ de budget, 8 000 employés et 700 médecins.RESPONSABILITÉS Sous l’autorité du conseil d’administration et en collaboration avec l’Université Laval, le(la) titulaire de ce poste est responsable de l’administration de l’établissement, du développement et de l’application des politiques, programmes et activités reliés à la réalisation des différentes missions du centre, le tout en conformité avec la loi et ses règlements, des politiques et des décisions du conseil d’administration.Son grand défi est de réussir la fusion de trois établissements et de développer un centre hospitalier universitaire.EXIGENCES Le(la) titulaire de ce poste doit détenir un diplôme universitaire de 2‘ cycle en administration, en sciences de la santé ou l’équivalent.Il(elle) doit posséder une expérience de gestion d’au moins 15 ans, dont 5 ans dans un poste d’encadrement supérieur, de préférence dans le milieu universitaire de la santé et des services sociaux.PROCESSUS DE SÉLECTION Le(la) candidat(e) retenu(e)sera soumis(e) à un processus rigoureux de sélection qui tient compte de la complexité de la fusion, l’importance de l’établissement et les défis à relever dans un environnement de restrictions budgétaires et d’amélioration continue des services aux usagers.RÉMUNÉRATION Selon la politique de rémunération en vigueur dans le secteur de la Santé et des Services sociaux : classe salariale du poste - 28.INSCRIPTION Vous devez faire parvenir votre candidature en joignant votre curriculum vitae détaillé et les documents pertinents avant 17 h, le 3 février 1996, au: Président du Comité de sélection Concours d’un(e) directeur(trice) général(e) du CHUQ CHUQ - Pavillon Saint-François d’Assise 10, rue de l’Espinay, Bureau B1 520 Québec (Québec) G1L3L5 f I) I.i: I) K V I I .1 A X V IKK I n II II LE DEVOIR INFORMATIQUE Commander son ordinateur à distance ANDRÉ SALWYN Tous ceux qui possèdent un ordinateur et qui désirent se mettre en contact avec un autre ordinateur qu’il soit à la maison, au bureau, sur un réseau ou même sur un service en ligne, disposent désormais d’un outil fort utile, pcANYWHKRK32 conçu par l’entreprise Norton (Symantec), bien connue pour ses Antivirus et disques-docteurs.La possibilité de télécommander un ordinateur n’est certes pas nouvelle mais ce que le logiciel pcANYWHE-RE32 offre de vraiment valable c’est qu’il permet de prendre le contrôle complet de l’ordinateur que l’on appelle, de transférer des fichiers et même de télécharger des programmes.La version 32 bits qui vient de sortir est une version écrite spécifiquement pour Windows 95 et Windows NT mais qui est aussi compatible avec plusieurs autres systèmes d’exploitation.C’est un logiciel qui s’installe très facilement et qui utilise intelligemment l’interface du programme d’application téléphonique (TAPI), ce qui lui permet de reconnaître instantanément le type de modem utilisé.Un autre avantage du logiciel que l’on note tout de suite est, qu’étant une application multifilière, il permet d’utiliser le clavier ou la souris même pendant que les données affichées à l’écran sont mises à jour.Ceci accélère substantiellement les opérations.L’image que le logiciel présente à l’écran est très conviviale.Grâce à la barre de huit boutons placés au haut de l’écran on peut lancer le programme, transformer l’ordinateur en ordinateur hôte, utiliser la télécommande, transformer l’ordinateur en passerelle ou voie d'accès au réseau utilisé, accéder à un service en ligne et mettre fin à la session.Une fois entré en contact avec l’ordinateur hôte, pcA-NYWHERE32 fait apparaître l’image de l’écran de ce dernier, un peu comme si on se trouvait soi-même devant cet écran.La technique utilisée pour accélérer les échanges est double.Tout d’abord, le logiciel ne transmet que ce qui change à l’écran et ces changements dans l'image sont compressés avant d’être envoyés.Malgré son architecture 32 bits, pcANYWHERE32 requiert de la patience.En effet, si le transfert de fichiers, par exemple, se fait assez rapidement et cela en dépit du fait qu’ils font l’objet d’un examen de la part du programme Norton Antivirus intégré dans le logiciel, la sélection d’une application sur le menu Démarrer de Windows 95 prend du temps.Il semble que le logiciel ne soit pas aussi performant lors de la transmission de menus déroulants, probablement en raison de la vitesse de déroulement et aussi de la complexité des images.On arrive quand même à accélérer les choses en envoyant des commandes pendant le rafraîchissement des images à l’écran.Puissance et liberté d’action Aussi ennuyant soit-il, cet inconvénient ne doit cependant pas faire oublier les grands avantages qu’offre le programme.C’est, en effet, un programme puissant et qui offre une très grande liberté d’action à son utilisateur.Le fait même d’être en mesure d’accéder à son ordinateur de travail et de l’utiliser (qu’il soit à la maison ou au bureau) à partir d’un petit ordinateur portatif utilisé dans une chambre d’hôtel à des centaines voire des milliers de kilomètres n’a pratiquement pas de prix pour un homme ou une femme d’affaires.Il faut dire aussi que les concepteurs du nouveau logiciel se sont souciés de l’aspect sécuritaire des communications en ne permettant l’accès à un ordinateur que sur l’entrée de mots de passe.D’autres détails intéressants: la possibilité de programmer à distance l’ordinateur hôte pour qu’il se débranche automatiquement après une période d’inactivité d’une durée donnée, la possibilité de limiter le nombre de fois que l’ordinateur source peut appeler l’ordinateur hôte si la ligne est occupée.Il n’est pas nécessaire que les ordinateurs utilisés fonctionnent tous avec le même système d’exploitation.On peut très bien contrôler un ordinateur fonctionnant sous Windows 95 ou Windows NT à partir d’un ordinateur portatif fonctionnant sous Windows 3.1.De plus ces ordinateurs peuvent être équipés de processeurs différents mais dans ce dernier cas, il est évident que la vitesse de traitement des données ne sera pas nécessairement la même.Le prix de détail suggéré de pcANYWHERE32 est de 150 $ US.La mise à jour pour ceux qui possèdent une version plus ancienne de ce logiciel ne devrait coûter qu’une soixantaine de dollars.Pour plus de détails sur produit, on peut consulter le site de Symantec sur Internet à l’adresse: http://www.symantec.com/ Pour joindre l’auteur: salwyn@ulix.com ERGONET Le «NET» plus Ultra ERGONET met à la disposition de votre entreprise une gamme complète de services spécialisés et dédiés à l’industrie d’INTERNET.— ,J Planification et analyse de site Web S Conception de page Web # Intégration et gestion de serveurs Web (local ou en hébergement) 4) Intégration des bases de données corporatives 4P Prototypage :• 4* U B*rqu* B'u«*IWs l*fntwrt où j‘«i *ctr*( U.*rt«rl UBi* (n* grlff* Qi>j«*ir.»iio>» oui peretiiejitxtuellenem le Web.Enfin, si celo vau» vrflwnl problème, vous pouvei *imi meppeler Ceaffreg Çboudoir, en ¦irb bref, J'oi 3Q02S«*.it-jft oui» louh'i» » krieux-, je »uj* rklisoteur muHlnirdio.eifigiiref-ve'jiqgp je me suis dêeouverl u'»e jviur lr dwiçfi de pretence v/eb.font »et« Ou il est question du Sens de b Die et (foutres futilités .Mille perdon: pour ne p» voue offrir plw d’imeçce dîlirentee ou de 'JPECs bien jointifs" comme j’oi entendu récemment, rr.su je n'el eu que tolw nuits pour préparer cette petite chronique.et puis c'est I I ’> I N V I K II I II II II li S ?LE DEVOIR ?CULTURE M U S I Q U E C L A S S I Q U E MARIO C L O U T I E R ?Le piano avant tout Rien ne sert de vous cacher cc que vous avez déjà deviné, c’est-à-dire tout le plaisir que nous avons à nous retrouver les vendredis ou samedis soirs en la centenaire Maison des jardins de Sainte-Dorothée pour assister à un concert intime.Ce chaleureux havre sonore qui redonne son vrai nom à l’expression «musique de chambre» a préparé sa programmation hivernale autour du Steinway Cottier qui trône au salon.Prêté par la famille du regretté Alfred Laliberté en attendant sa niche permanente à l’église Unitarian, l’instrument a été réparé par le co-propriétaire des lieux Olivier Esmonde-White, ci-devant technicien ès piano.Une douzaine de variétés de bois ont servi à la fabrication de ce magnifique Steinway, centenaire lui aussi, qui est tapissé de dessins d’instruments de musique et de gravures au nom de compositeurs célèbres: Scarlatti, Mozart, Beethoven.L’instrument se trouve en transit à la Maison des jardins pour quelques mois encore.Outre Dang Thai Son qui y a joué en fin de semaine, les deux prochains mois verront donc défiler une variété de musiciens et de concerts tous plus intéressants les uns que les autres.Les 26 et 27 janvier, les épicuriens de la musique de chambre pourront d’abord savourer des œuvres de Schumann et Brahms avec les premières chaises de l’OSM: Rolf Bertsch, piano, Richard Roberts, violon, et John Zirbel, cor.En février, l’on pourra célébrer la Saint-Valentin avec deux excellents jazzmen, le pianiste James Gelfand et le contrebassiste Michel Donato.Et à la fin du mois, deux soirées réuniront les quatre mains du duo Dominique Morel-Douglas Nemish qui interpréteront Bach, Schubert, Fauré et Brahms.En mars, la Maison des jardins encouragera la relève en présentant la jeune pianiste Minna Re Shin qui a déjà été remarquée en tant que soliste avec l’OSM et I Musi-ci.Enfin, une soirée toute spéciale de littérature et de musique saluera la fin de l’hiver sous le thème «L’érotisme du printemps».Cet événement mettra en vedette la comédienne Geneviève Rioux, le pianiste Louis Bemier et l’harmoniciste Louis Bemier.Avant l’été, ce nouveau centre culturel incontournable à Laval verra défiler d’autres excellents musiciens.Ont déjà confirmé leur présence, la pianiste Lorraine Desmarais et la violoniste Mireille Proubc.A suivre.Renseignements et réservations: (514) 629-1572.Anonymus en tournée L'ensemble de musique médiévale Anonymus de Québec annonce ses activités de tournée pour la période hiver-printemps 1996.La formation présentera donc en tournée le concertée des Jugleors — Jongleurs, ménestrels et goliards de Paris (qui constitue le programme de son dernier DC) dans les principales villes du pays et dans trois villes américaines.Du 2 février au 28 avril, Anonymus se produira ainsi dans les plus prestigieuses séries de musique ancienne au Canada, à Toronto, Calgary, Edmonton, Vancouver et Victoria.Les cinq musiciens s’arrêteront à Montréal les 10 et 11 avril prochains.Mozart-Brahms L’Orchestre Symphonique de Laval reprend le collier vendredi soir à la salle André-Mathieu de Laval en présentant des œuvres de Mozart, Symphonie concertante pour violon et alto, Brahms, Symphonie n° 2, et Louie, Songs of Paradise.Sous la direction du chef et directeur artistique Jean-François Rivest, l’OSL accueillera les solistes Jutta Puchhammer-Sédillot, alto, et Martin Foster, violon.Hindemith au Conservatoire Pour célébrer le 100' anniversaire de Paul Hindemith (1895-1963), la classe d’alto du Conservatoire de musique de Montréal présente Une soirée Plindemith, vendredi à 19h à la salle Gabriel-Cusson du Conservatoire.Le professeur de la classe d’alto, Robert Verebes, propose au public un programme comprenant cinq sonates et Trauermusik pour alto et orchestre à cordes.Rappelons que la date limite d’inscription au concours d’admission pour l’année scolaire 1995-1996 est fixée au 2 février.La formation musicale professionnelle (DEC, études supérieures) comprend les disciplines suivantes: instruments d’orchestre, art vocal, guitare, clavecin, orgue, piano, ondes Martenot, saxophone, direction d’orchestre, écriture, composition, composition électroacoustique, analyse et histoire de la musique.EN BREF ?LE CAC SE RAVISE (Le Devoir) — Le Conseil des arts du Canada a récemment annoncé que les organismes de formation en arts de la scène, qui devaient perdre leurs subventions d’exploitation au terme de l’année financière 1996-97, récupéreront la moitié des subventions initiales.L’annonce de cette décision fait suite a la table ronde organisée par le Conseil des ressources humaines du secteur culturel en novembre dernier.mmmummimm ¦ V'V.•: PHOTO YVES RENAUD Guy Nadon (à gauche) et Michel Bérubé (dans le rôle de Christian) au quatrième acte de Cyrano.Nadon et le fatal cartilage CYRANO DE BERGERAC D’Edmond Rostand.Mise en scène d'AliceRonfard.Décorde Raymond-Marius Boucher.Costumes de François Barbeau.Éclairages de Michel Beaulieu.Musique de Jean Sauva-geau.Avec Guy Nadon (Cyrano), Sophie Prégent (Roxane), Michel Bérubé (Christian), Paul Savoie (de Guiche), Jacques Girard (Ragueneau), Jean-François Casabonne (Le Bref), Claude Gai (Montfleury), Raymond Legault, Hedwige Herbiet, Marie-Hélène Thibault, Manon Brunette, Claude Despins, Sébastien Delorme, Pascal Auclair, Éric Chabot, Érik Duhamel, Michel Monty et Francis Vachon.Une production du TNM, à l’affiche de la salle Pierre-Mercure jusqu’au 10 février.ROBERT LÉVESQUE LE DEVOIR Quand ce journal — que vous tenez entre vos mains — a été fondé, le «triomphe» de Cyrano datait de 13 ans et le créateur du rôle, Coquelin aîné, venait de mourir.Je crois bien qu’autant nos éditions de 1910 sont à nos yeux de pures archives désencrées autant ce gros boulevard romanesque est aujourd’hui le tyrannosaure théâtral français que l’on s’acharne à revisiter, régulièrement, car après Gilles Pelletier et Albert Miliaire, voici Guy Nadon qui assume le fatal cartilage.Les triomphes ont la vie dure lorsqu’ils consacrent à ce point l’habileté d’un genre.Mais je n’ai jamais vu dans Cyrano — le dernier surgeon de la comédie en vers, déjà désuet à sa création — autre chose qu’une opération de grande habileté théâtrale que Rostand, par ailleurs piètre dramaturge, a porté au plus haut degré de réussite.Jacques Copeau écrivait dans son Journal, parlant de l’«opportunisme mercantile de Rostand» qu’il exécrait: «ce don funeste entre tous à la sincérité poétique: l’ingéniosité littéraire».L’ingéniosité verbale, en effet, commande l’œuvre entier de Rostand, elle en est la rai- son d’être et l’unique intérêt.Cyrano appelle tellement le triomphe que la salle de première, jeudi dernier au TNM, a fait l’ovation au comédien Guy Nadon qui avait traversé ses trois heures de scène dans ce qu’il faut bien appeler un «mauvais soir» (il serait d’accord), la gorge prise, les moyens retenus, escamotant le tiers de son texte, survivant avec l’aide d’un micro (paraît-il) qu’il aurait abandonné après l’entracte (?), bref un demi-Nadon qui a tout de même su profiter de cette machine.Lorsqu’on aura un Nadon entier, qu’est-ce que ce sera! On monte Cyrano pour deux raisons: offrir une occasion de bravoure à un comédien de tempérament (Nadon est le plus grand du genre, ici, il est ce qu’était Albert Miliaire dans les années 60), ou renflouer la caisse, car ce théâtre accrocheur est de garantie «populaire».Payant pour l’acteur, payant pour la salle, Cyrano est la quintessence du théâtre de consommation rapide, et rien n’a été autant exploité que ce pic, que ce cap, qui est au théâtre français ce que Ja tour Eiffel est à la ville de Paris.A 99 ans, cependant, la pièce de Rostand n’aura jamais la jeunesse — étemelle — des comédies de Molière et de Shakespeare.Cerise trop mûre sur le gâteau mal cuit du théâtre du XIXe siècle, Cyrano de Bergerac est une œuvre aveugle.En 1897, quand Rostand la fait porter au théâtre de la Porte Saint-Martin où l’attend le triomphe que lui fera un Paris cocardier, il ne faut pas oublier que la France est divisée par l’affaire Dreyfus et que Rostand refuse de prendre publiquement position; qu’Oscar Wilde est en prison et que Rostand se fout bien qu’il y reste; que Claudel a déjà écrit Tête d’or, que Jarry a fait créer Ubu-roi à l’Œuvre l’année précédente et qu’André Antoine, depuis dix ans, dirige le Théâtre-Libre et propose de nouveaux rapports entre le théâtre et le public, ce que Copeau poursuivra au Vieux-Colombier.Dans l’histoire du théâtre «le gentil Rostand qui est un monstre d’inconscience» comme l’écrira Henri Ghéon dans les cahiers de la NRF, fait figure bien curieuse, il triomphe de façon démesurée et c’est un cas extrême de malentendu.Alors que fait-on de Cyrano au TNM?Un produit du théâtre professionnel montréalais, léché, superbe à l’œil, professionnel au quart de tour, signé de main de maître par le costumier, l’éclairagiste, le scénographe, mais un produit sans caractère ni tempérament.Alice Ronfard, qui nous a habitués à plus de tension en abordant Shakespeare (La Tempête) et Claudel (L’Annonce faite à Marie), n’est plus ici qu’une faiseuse sans personnalité.On a droit à un Cyrano by the book, où tout est laissé à l’initiative ambitieuse du très fougueux Nadon (qui sera évidemment formidable quand il sera en forme).Dans les entretiens qu’il a accordés aux journaux, Nadon a expliqué ce qu’il a voulu faire du personnage, qu’il tente de rendre grave, plus humain, plus blessé.Il a, personnellement, fait un travail louable qui vise à faire du Gascon un frère de Richard III, d’Othello, ou d’Alceste.Mais outre que ce travail et cette fougue ne se répercutent pas dans la mise en scène que signe Alice Ronfard, où la distribution piétine et est laissée à l’avenant (avec une erreur de distribution pour Roxane, qui n’a aucune grâce, et un quatrième acte bousillé), Cyrano est Cyrano et Rostand n’y a pas mis ce qui pourrait justifier qu’on puisse en faire autre chose qu’un caractère entier, fier, candide et cabotin.Cela dit, allez tout de même voir Nadon lorsqu’il aura retrouvé tous ses moyens, car c’est une bête de scène rare, qui trouve dans ce rôle spectaculaire et innocent l’occasion — et l’herbe tendre — d’en démordre avec le plus beau métier du monde.Quant à la caisse du théâtre, on ne peut qu’espérer quelle sonne pour que l’on nous joue à l’aise Ibsen et Wedekind et Calderon, et Strindberg et Thomas Bernhard, des dramaturges moins habiles.mais plus intéressants.DANSE Le temps retrouvé LES ÉQUINOXES S’apparentant à un amalgame de souvenir flou, la plus récente œuvre de l’artiste belge Alain Populaire (Les Formes Spirituelles) présente le corps et la chorégraphie comme s’ils sortaient tout droit d’une peinture.Quand la toile et la scène se confondent.ANDRÉE MARTIN Les œuvres d’Alain Populaire sont à la chorégraphie ce que le chant grégorien est à la musique.L’un et l’autre, impalpables et irréels, s’installent dans une zone à part où le temps et l’espace semblent tous deux suspendus.Indéniablement empreint de spiritualité, ils invitent à la méditation et nous poussent à nous abandonner un instant et à vivre la lenteur.Aussi, orç ne regarde pas une œuvre comme Les Équinoxes, on la contemple doucement, comme on ferait devant une toile de Caravaggio ou de Zurbaran.D’ailleurs il y une certaine similarité dans le traitement des corps et de la lumière, entre les chorégraphies de l’artiste I belge et les toiles (fresques) de ces peintres.Quelque chose de sombre et de brillant à la fois, qui confère une densité particulière aux êtres et les enveloppe d’un caractère spirituel.Pendant les soixante minutes de la pièce, on a souvent l’impression d’assister à un rêve où la prière se fait chair.Les quatre femmes (Nathalie Brunet, Diane Leduc, Catherine Tardif et Nathalie Valiquette) qui incarnent merveilleusement bien l’immatérialité du sacré, déploient lentement leurs corps à travers l’espace de la scène; devenu poétiquement une sorte de nulle part.Leurs gestes sont épais, et chacune des attitudes corporelles prend son temps pour naître et disparaître.Ici, lorsqu’un être souffre, il souffre totalement, et lorsqu’il s’exalte, c’est profondément qu’il s’y livre.L’imaginaire sans limite Face à cette plus récente œuvre d’Alain Populaire, le spectateur a la possibilité d’user sans limite de son imaginaire, pour ainsi donner un sens, personnel, à cette chorégraphie qui s’ancre dans l’histoire; de l’art et de l'homme.Évoquant de multiples univers, celle-ci rappelle une cathédrale gothique pure et glorieuse, un retable du moyen âge aux couleurs effacées, un amas de galaxies dans leur mouvement giratoire, le Christ portant avec peine sa croix, etc.Le «décor» sonore (c’est de cette manière que le nomme l’artiste), habitant discrètement l’ensemble de la scène et de la salle, contribue sans conteste à créer cette pluralité.Utilisant autant la voix et les babils d’un bébé, que la musique de Bach ou celle du LLibre Vermeil de Montserrat (pour n’en citer que quelques-uns), le chorégraphe crée des ambiances diverses et hybrides qui nous portent gentiment à fabuler.Ainsi, pour sa première coproduction internationale, l'Agora de la danse n’a pas eu peur d’aller au-delà des tendances actuelles et établies, afin de nous offrir une œuvre singulière qui remet en question notre manière de regarder et de vivre les choses.Iæs Équinoxes, une pause dans l’univers frénétique de notre monde occidental; à prendre telle quelle.21* Nuit des Césars Un film de Sautet en tête des nominations Paris (AP) — Le film de Claude Sautet Nelly et M.Arnaud arrive en tête des nominations de la 21' Nuit des Césars du cinéma français, qui se déroulera le 2 mars prochain.La sélection 1996 fait une bonne place aux comédies, célèbre la fraîcheur désabusée de La Haine, et rend hommage à la vigueur de deux piliers du cinéma français, Sautet et Chabrol.Avec 11 nominations, Nelly et M.Arnaud, Prix Louis-Delluc le mois dernier, pudique histoire d’amour entre une jeune femme volontaire et indépendante (Emmanuelle Béart) et un homme vieillissant (Michel Serrault), devance de peu La Haine et Le Hussard sur le toit (dix nominations), puis Im Cérémonie (sept).Ces quatre films concourront pour le César du meilleur film, avec deux autres prétendants, deux comédies qui ont obtenu beaucoup de succès: Gazon maudit et Le bonheur est dans le pré.Jusqu’ici tout va bien pour La Haine, second film de Mathieu Kasso-vitz, qui après avoir obtenu le prix de la mise en scène à Cannes et un gros succès en salles, récolte dix nominations et non des moindres, parmi lesquelles meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur acteur, meilleur scénario.Le trio du film Said, Hubert et Vincent est même réuni dans la catégorie jeunes espoirs.Rappeneau encore Après Cyrano de Bergerac et ses 10 Césars en 1991, Jean-Paul Rappeneau obtient dix nominations avec Le Hussard sur le toit, à ce jour le plus gros budget du cinéma français.Outre les principales nominations, la reconstitution de l’univers • de Giono est présente dans toutes les catégories techniques: son, photo, montage, costumes, musique, décor.La sombre Cérémonie de Claude Chabrol, ironique et cruel fait divers, est sept fois nommée, avec notamment une nomination pour le second rôle féminin pour Jacqueline Bisset, l’élégante patronne assassinée par son employée.Une fois n’est pas coutume, les jurés ont fait honneur à la comédie: souvent dénigré ou négligé, le genre est ici dignement représenté avec cinq nominations pour le piquant Gazon maudit de Josiane Balasko (qui représente la France aux Oscars), et ?ix pour Le bonheur est dans le pré, d’Étienne Chatiliez, avec Eddy Mitchell nommé pour le meilleur second rôle masculin.En revanche le champion du box-office, Les Anges gardiens de Jean-Marie Poiré avec son tandem Clavier-Depardieu et ses 5,5 millions de spectateurs, a été oublié: aucune nomination dans les 15 possibles (sur 18 catégories au total).Meilleurs acteur et actrice Pour qui le César du meilleur acteur cette année?Déjà deux fois couronné, l’imposant Michel Serrault est cette fois nommé pour son interprétation de M.Arnaud, mais tient également le premier rôle du Bonheur est dans le pré.Face à lui: le «nul» Alain Chabat de Gazon maudit, la révélation de La Haine Vincent Cassel, François Cluzet dans Ixs Apprentis, et Jean-Louis Trintignant très remarqué dans Fiesta.Le César de la meilleure actrice devrait poser, lui, des difficultés aux jurés: difficile de choisir entre Sabine Azéma (Le bonheur est dans le pré) qui a déjà elle aussi ses deux Césars; Emmanuelle Béart, la «Nelly» de M.Arnaud; Juliette Binoche, la lumineuse Pauline du Hussard sur le toit, et Sandrine Bonnaire (César 86) et Isabelle Huppert, les complices de La Cérémonie, qui pourraient comme à la Mostra de Venise se partager le prix.Mais la nouvelle génération s’apprête à prendre la relève, comme en témoigne la liste des nominations pour le meilleur espoir féminin — plus riche que la catégorie masculine: Sandrine Kiberlain, Marie Gil-lain, Virginie Ledoyen, Isabelle Carré et Clotilde Courau.LE DEVOIR Rentrée culturelle
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