Le devoir, 10 février 1996, Cahier A
LE DEVOIR V « I .I.X X V I N o :$ I MO N T II K Al.U?S SAMEDI 10 ET DIMANCHE II V E V III E H I IMMi I C A II I E II S - 1.7 5 S T I* S T V V FORMES LE MONDE LES ARTS JF'" Il Paris: les grands f j Bosnie: les Américains MT \ DynamO Théâtre: # petits travaux U.J haussent le ton * WKfàr trajectoire à risque •'w J PAGED 10 PAGE A 8 wÆÊL PAGE B 1 N 1 LIVRES François Gravel: de réticences en confidences PAGE D 1 Le blues de l’OSM «Je plaide coupable» Lucien Bouchard tourne en dérision le «j’accuse» de Pierre Trudeau En entrevue cette semaine, le président de l’OSM, Pierre Brunet, nous avouait que l’orchestre, dont il préside le conseil d’administration, lançait en quelque sorte un appel à Montréal et aux Montréalais: «Ne laissez pas tomber votre orchestre.» À l’analyse du dossier et de ce discours, qui n’est pas sans rappeler celui du président des Expos de Montréal, Claude Brochu, il subsiste une question, difficile et douloureuse, mais néanmoins bien réelle: est-ce que Montréal a toujours les moyens de se payer un orchestre du calibre de l’OSM?Hamilton a vu son orchestre philharmonique, une institution vieille de 113 ans, ranger définitivement ses instruments au début du mois de janvier.San Diego n’a plus d’orchestre symphonique; celui de Vancouver est en sursis.L’Orchestre symphonique de Montréal n’est pas à la veille de plier bagages, mais un changement s’impose pour rattraper le public dans le tournant.Le président, Pierre Brunet — aussi p.-d.g.de la firme Lévesque Beaubien Geoffrion —, n’exclut pas le recours aux deniers gouvernementaux, mais que fait l’OSM pour renverser la vapeur?«On va bientôt revenir avec l’idée du fonds de dotation.C’est une solution pour le moyen et le long terme.Pour l’instant, le public doit revenir à l’OSM.Nous allons faire les choses différemment dans le domaine du marketing et des communications.Les programmes également devront changer et comporter un contenu un peu plus populaire.Mais pour créer l’harmonie, il faut aussi une volonté collective, que tous les intervenants, les individus et les gouvernements, fassent leur part.On se bat pour conserver la qualité internationale de l’orchestre.Pour ce faire, le budget — 13 millions de dollars — ne peut pas baisser plus que ça.» Voyons les chiffres.L’OSM, qui compte parmi les douze meilleurs orchestres au monde selon son président, reçoit 35 % de ses fonds des gouvernements et 65 % en cachets de tournée, billets, dons et commandites.En Europe, les orchestres dépendeqt presque exclusivement des gouvernements, et aux Etats-Unis, des dons et fondations.Ici, l’OSM arrive au troisième rang parmi les organismes culturels canadiens qui soutirent le plus d’argent en dons personnels et corporatifs, soit deux millions.«Autrement dit, poursuit Pierre Brunet, on a un aussi bon orchestre que Chicago, Cleveland et Boston, qui fonctionnent pourtant avec des budgets de 35 millions.En perspective, l’OSM fait aussi bien avec beaucoup moins.» Et comme l’équipe de baseball locale, l’orchestre risque de perdre ses meilleurs joueurs en tout temps en raison d’offres de l’étranger.C’est la réalité des petits marchés.Un des projets chers à l’OSM qui revient sur le tapis est celui d’une salle de concert.En 15 ans, on aura vu l’orchestre à huit endroits différents à Montréal.Cette fois, l’église St.James retient l’attention, quoique la rénovation d’une salle comme le théâtre Maisonneuve ne soit pas écartée.Coût: 80 millions pour une toute nouvelle salle, 40 millions pour la transformation d’un immeuble existant.Cependant, comme le dit Pierre Brunet, «l’OSM peut décider beaucoup de choses, la salle dépend des trois paliers de gouvernement».Chose certaine, déménager l’OSM, c’est changer le problème de place.L’orchestre de M.Dutoit jouerait dans une plus petite salle, certes plus facile à remplir et avec une meilleure acoustique, mais Québec se retrouverait avec un autre problème à la Place des Arts.Sérieusement déficitaire elle aussi, cette institution ne pourrait absolument pas se permettre de perdre un de ses plus importants locataires.La recherche d'une salle ne doit pas détourner notre attention du fait que le public de l’OSM n’augmente plus depuis belle lurette et qu’il serait surprenant de voir cette tendance changer.Heureusement, la direction de l’orchestre semble avoir compris le message.«Oui, le public nous oublie, nous serons donc plus présents.C’est à nous de faire ce travail», promet la directrice Michelle Courchesne.Peut-être que les Expos pourraient prêter Youppi à l’orchestre.On pourrait également échanger le chef et quelques vedettes; jouer des programmes plus accessibles; améliorer le marketing et l’uniforme des joueurs, mais un fait demeure.Inébranlable et insondable.La capacité de payer de tout un chacun ne changera pas, du simple mélomane qui achète sa place aux guichets jusqu’aux trois gouvernements.La question revient donc, incontournable et sournoise, mais toujours aussi réelle: a-t-on les moyens de garder, dans sa forme et avec sa qualité actuelles, un orchestre comme l’OSM à Montréal?Une réponse honnête devrait nous donner une bonne idée, encore une fois, de l’importance de la musique et de la culture dans notre société.m Ma r i o Cloutier ?INDEX MÉTÉO Agenda .B10 Avis publics.C9 Classées.Afi Culture.B1 Économie.Cl Éditorial.A 10 Le monde.-A8 Mots croisés___A6 Les sports.02 Montréal Ciel variable.Max: 3 Dimanche: 5 à 10 cm de neige.Max: -1.Québec Ciel variable.Max: - 5 Dimanche: ciel variable.Max: -3.Détails en B 11 PIERRE O’NEILL LE DEVOIR Au «j’accuse» de Pierre Trudeau, le premier ministre Lucien Bouchard réplique par un cours d’histoire constitutionnelle, aromatisé d’un zeste de dérision, et il plaide coupable.Après avoir rendu hommage à l’esprit démocratique des Jean Lesage, René Lévesque, Daniel Johnson père et fils, Jacques Parizeau, Claude Ryan et Brian Mulroney, «qui se sont tous pliés aux décisions majoritaires et ont tous donné raison à la volonté du peuple québécois»; après avoir souligné que Pierre Elliott Trudeau les a tous, à un moment ou à un autre, répudiés, conspués, accusés, Lucien Bouchard constate que seulement six jours après son assermentation, il a été introduit dans ce club de démocrates.«Avec eux, et tous les Québécois, je plaide coupable.» Dans un long texte, d’écriture élégante et de ton respectueux, que Le Devoir reproduit intégralement en page A 11, le nouveau chef du Parti québécois remonte l’histoire constitutionnelle du pays jusqu’en 1865, alors que les parlementaires du Bas-Canada ont accepté d’adhérer à la Confédération par un vote de 37 contre 25.Il rappelle en outre qu’aux élections générales de 1867, seulement 55 % des Québécois ont voté en faveur du Parti conservateur pro-confédérationniste.Dans le même sens, les références aux référendums de 1980 et 1995 visent à démontrer que les Québécois ont, chaque fois, respecté le verdict majoritaire, sans que personne ne propose de morceler le territoire.L’auteur du texte, soit-il historien ou politicien, illustre également son propos de l’exemple du Canada, qui a reconnu ces dernières années dans leurs frontières d’origine un grand nombre de nouveaux pays, sans proposer dans leur cas de changer les règles démocratiques ni de bousculer les frontières.«Pourquoi les Québécois n’auraient-ils pas droit au même respect démocratique?» VOIR PAGE A 12: COUPABLE VOIR AUSSI ¦ Le texte intégral de la lettre de M.Bouchard Ail ¦ Education et culture, un couple indissociable, affirme le premier ministre.A 7 Violent attentat à Londres L’IRA rompt la trêve en Ulster Londres (Reuter et AFP) — Un attentat à la bombe a fait une centaine de blessés, dont huit grièvement, hier soir à Londres, quelques minutes après que l’Armée républicaine irlandaise eut annoncé la fin de la trêve en Ulster.L’attentat, qui n’a pas été revendiqué, s’est produit dans le quartier des docks, dans l’est de la capitale.Parmi les blessés les plus atteints figurent deux policiers et une fillette de cinq ans, touchée au visage.Le premier ministre britannique John Major a condamné l’attentat, le qualifiant d’«atrocité», et a demandé à TIRA et au Sinn Fein d’en faire de même.«Ce serait une tragédie si les espoirs de paix durable des peuples de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord étaient anéantis par les partisans de la violence», a-t-il affirmé.Il a ajouté qu’il restait décidé à rétablir la paix en Ulster et qu’il ne se laisserait pas intimider par le terrorisme.Le premier ministre d’Irlande John Bruton a jugé l’attentat parfaite- VOIR PAGE A 12: LONDRES PHOTO REUTER m vi?-’ IBIlSt '• •‘.vs .v-v?¦ IPv Les secouristes transportent une femme blessée dans l’attentat à la bombe qui a secoué un quartier de l’est de Londres.Le premier ministre britannique John Major a condamné l’attentat, le qualifiant d’«atrocité», et a demandé à TIRA et au Sinn Fein d’en faire de même.MONTRÉAL Pas de ministre pour Montréal, tranche Chrétien PAGE A 3 POLITIQUE Pensions de retraite: aux Canadiens de choisir PAGE A 5 Entrevue avec le secrétaire général d’Amnistie internationale La répression au service d’Arafat et Rabin «On viole les droits au nom de la paix», dit Pierre Sané Le processus de paix israélo-palestinien semble aller bon train.Yasser Arafat est élu président de son Autorité; en Israël, l’assassinat de Yitzhak Rabin renforce les rangs des partisans de la paix.Mais sur le terrain, quelque chose cloche.C’est en tout cas l’avis d’Amnistie internationale, selon qui la situation des droits et libertés ne s’est pas améliorée.Tout au contraire, affirme Pierre Sané dans une entrevue exclusive au Devoir depuis Jérusalem.La drôle de guerre contre Mackenzie King Les Québécois étaient-ils aussi opposés à la conscription que nos livres d’histoire le prétendent?Un nouveau livre égratigne les idées reçues Cinquante ans après la fin de la Deuxième Guerre mondiale, l’histoire de l’attitude des Canadiens français face à ce conflit continue de nous interpeller.Les francophones étaient-ils antiparticipationnistes?Suivaient-ils massivement les leaders les plus nationalistes?Admiraient-ils aveuglément les régimes autoritaires du type de celui que le maréchal Pétain dirigeait en France?Trois historiens viennent d’exhumer des Archives nationales des sondages réalisés entre 1941 et 1943 qui remettent en cause bien des clichés.JOCELYN COULON LE DEVOIR Le 27 avril 1942, les Canadiens se pro-, noncent par référendum sur l’établissement de la conscription pour le service outre-mer.Le résultat est sans équivoque: la province de Québec vote NON à 71 % alors que le reste du Canada dit OUI à 78 %.Les francophones font front commun dans leur rejet d’une mesure qu’ils estiment inique et déloyale.Au Québec, durant toute la campagne référendaire, les chefs fédéralistes sont vilipendés pour avoir renié la promesse faite deux ans auparavant par le premier ministre Mackenzie King de ne pas imposer la conscription.Les leaders nationalistes et les anticonscriptionnistes, eux.sont acclamés comme des sauveurs.Mais les francophones sont-ils si réfractaires aux décisions adoptées par le gouvernement fédéral et si hostiles aux politiciens qui les imposent?Pas si sûr.Trois mois après le référendum controversée, le tout nouveau Canadian Institute for Public Opinion commande un sondage pour déterminer quelles sont les différences d’attitude entre les Canadiens français et les Canadiens anglais sur la guerre et les affaires internationales.Cette enquête, effectuée à la suggestion de journaux affiliés à l’Institut et de ministères, vise surtout à connaître l'état d’esprit des Canadiens français.Il révèle des chiffres étonnants.Ainsi, à la question «qui, à votre avis, est la personnalité canadienne la plus marquante aujourd’hui?», les francophones plébiscitent Mackenzie King à 50 %, alors que les leaders nationalistes, qui ont mené la campagne contre la conscription, re- Mackenzie King VOIR PAGE A 12: KING FRANÇOIS BROUSSEAU LE DEVOIR Le processus de paix israélo-palestinien?Une manœuvre d’élites politiques au nom de laquelle on réprime sans merci dissidents, islamistes, journalistes, militants des droits civiques et autres libres-penseurs.Une période au cours de laquelle les répressions, bavures et actions policières arbitraires n’ont pas cessé, au grand dam de populations qui attendaient bien davantage de «la paix».Selon Pierre Sané, secrétaire général d’Amnistie internationale, patron de la plus grande et de la plus célèbre organisation humanitaire du monde, dont les rapports et admonestations tous azimuts font autorité depuis plus de 35 ans, «tout cela affecte la crédibilité du processus et mine ses appuis populaires».Tant les dirigeants israéliens que leurs nouveaux partenaires palestiniens sont, selon lui, à blâmer pour cette politique néfaste.Les uns et les autres, selon M.Sané, «sont d’accord pour dire que la poursuite du processus israélo-palestinien justifie le sacrifice des droits sur l’autel de la sécurité et de la paix».Autrement dit, affirme Amnistie internationale, l’obsession sécuritaire dans cette région du monde justifie la confiscation des libertés.Qui plus est, cette politique du «on ne fait pas d’omelette sans casser des œufs», de la répression sans pitié de toute dissidence, est fortement appuyée par les puissances étrangères.Ainsi, déclare M.Sané, l’Autorité palestinienne est sous constante pression, non seulement de la part d’Israël mais également de la part de Washington, pour appliquer une main de fer dans la répression de l’opposition — islamiste mais pas uniquement islamiste — aux accords de paix israélo-palestiniens.VOIR PAGE A 12: RÉPRESSION Pierre Sané, secrétaire général d’AI. ppp* I A 2 I.K I) E V il I It .|.K S S A M EDI I 0 E T I) I M A N C HE II F K V H I E H I H I» « * L E S A C T U A LIT E S EN BREF ?ARTHUR DEVRA PAYER (Le Devoir) — Le premier ministre du Quebec Lucien Bouchard recevra finalement une somme de fit) (XX) $ de la part de l’animateur radiophonique André Arthur en guise de dédommagement pour les propos tenus par le controversé animateur à l’égard de M.Bouchard et son épouse, sur les ondes de CHRC et CKVL Cette entente à l’amiable, notifiée cette semaine au Palais de justice de Montréal, met ainsi un terme à la poursuite de 1,4 million de dollars entamée en juillet dernier par celui qui était alors chef du Bloc québécois et son épouse Audrey Best.Cette action en justice faisait suite à des propos, qualifiés de mensongers pâr la poursuite, tenus entre le 27 juin et le 7 juillet dernier.Ix^-roi» Arthur avait notamment affirmé que M.Bouchard avilit une liaison avec la veuve de l’ex-premier ministre du Québec, Corinne Côté-Lévesque, et que son épouse, Audrey Best, avait quitté le domicile conjugal.M.Arthur n’en est pas à ses premiers démêlés avec la justice pour des pro po's tenus sur les ondes.Depuis 1979, il a dû faire face à plps d’une trentaine de poursuites en diffamation totalisant des réclamations de plusieurs millions de dollars.-?- MANDAT DE GRÈVE (Lp Devoir) — Les membres de l’Association des étudiants diplômés employés de McGill (FNEEQ-CSN) en ont assez dç voir piétiner les négociations pour le règlement de leur première convention collective.Afin d’accélérer les négo dations, ils ont voté jeudi soir, dans une proportion de 65 %, un mandat de grève d’une journée.L’association regroupe quelque 800 étudiants de deuxième ou troisième cycle, qui accomplissent différentes tâches, telles la correction, le tu-torat, les démonstrations en laboratoire ou renseignement Depuis le milieu des années 80, les salaires de ces étudiants, qui détiennent tous au moins un diplôme de premier cycle, n’ont pas augmenté, pendant que ceux des autres employés de l’université connaissaient des hausses annuelles variant de 2 à 7 %.Un mythe à détruire Il est complètement faux de penser que les Québécois qui ne sont pas «de souche» sont les ennemis du PQ, affirme le conseiller au programme PHOTO ARCHIVES Le conseiller au programme du Parti québécois, Giuseppe Sdortino.PIERRE O’NEILL LE DEVOIR Il faut purger le Parti québécois du nationalisme étroit qui l’habite pour lui préférer un nationalisme civique, progressif et inclusif, estime le conseiller au programme.«Pour que le PQ demeure un grand parti, il faut qu’il soit représentatif de toutes les composantes de la société.Sans renoncer à la souveraineté, il doit rechercher la contribution de tous ceux qui font bouger la société, sans distinction d’ethnicité, de nationalité ou d’origine.Ce nationalisme étroit que certains colportent à l’intérieur du parti, il faut s’en défaire», a déclaré au Devoir Giuseppe Sdortino.En vue du congrès d’orientation de l’automne prochain, le conseil exécutif du parti a adopté à sa dernière réunion un plan d’action pour favoriser un rapprochement avec les communautés ethnoculturelles, un document qui sera soumis aux membres du conseil national, les 24 et 25 février à Québec.Ce préalable réconforte Giuseppe Scior-tino, qui ne sera toutefois complètement satisfait que lorsque les grands principes se traduiront dans une action concrète du parti et des dirigeants gouvernementaux.Il a confiance dans le nouveau chef et premier ministre Bouchard, «un homme de parole», qui a promis de tout faire pour assurer cette réconciliation avec les communautés ethnoculturelles, mais il lui paraît néanmoins indiqué de lui rappeler ses engagements.«Il faut qu'il tienne parole et il est bon de temps en temps de lui faire souvenir.» M.Sdortino sait que les préjugés ont la vie dure et il constate qu’il se trouve encore trop de péquistes qui croient que ces efforts sont peine perdue et que le mur de l'incompréhension est infranchissable.A son avis, ce scepticisme tient principalement à un mythe qu'il faut absolument détruire, celui selon lequel les Québécois qui ne sont pas «de souche» sont massivement et irréversiblement opposés à l’idée de la souveraineté et ennemis du Parti québécois.«C’est faux.» Le conseiller au programme du PQ fonde cette conviction sur une analyse socioé-lectorale différente de la situation.Selon lui, il ne faut pas parler d’allophones mais d’allogènes et il ne sont pas seulement 450 000 mais plus d’un million.Ce sont ceux qui, n’étant pas Québécois de souche, ont néanmoins choisi de vivre et de s’intégrer tantôt à la majorité francophone, tantôt à la minorité anglophone.Il en conclut que lorsque vient le temps des élections, ces allogènes votent sensiblement dans le même sens que les deux grandes communautés linguistiques.Dire que ces allogènes sont responsables de la défaite référendaire, c’est, croit-il, une fausseté.Et il est convaincu qu’ils adhéreront de plus en plus nombreux à la cause souverainiste pourvu qu’on les traite avec respect.«On ne peut pas s’attendre à ce qu’ils viennent souper s’ils n’y sont pas invités.» Quoi qu’il en soit, de son poste de conseiller au programme, Giuseppe Sdortino entend bien continuer à se battre pour vaincre les préjugés qui persistent contre les néo-Québécois.Il rêve d’un parti ouvert au multiculturalisme.Son franc-parler, un trait de sa personnalité pour lequel il est connu, lui a valu dans le passé bien des embêtements.Aux élections de 1994, il est venu bien près de remporter l’investiture du comté de Mercier, contre la direction du parti.On a tenu une seconde convention et c’est finalement Robert Perreault qui a été choisi candidat officiel du parti.Il ne lui aurait pas déplu de tenter sa chance dans L’Assomption ou La Prairie, mais on l’a ignoré.Sa profession d’avocat le comble mais la politique le passionne.«Quand vous pognez la piqûre, c’est pour de bon.» «Ce nationalisme étroit que certains colportent à l’intérieur du parti, il faut s’en défaire» La semaine dernière; Sprint Canada a fait parvenir par erreur de la documentation en anglais à des consommateurs francophones.Veuillez nous excuser pour cet incident.’ Vous pouvez avoir l'assurance que nous mettons tout en œuvre pour éviter qu'une telle situation ne se reproduise dans l'avenir.Installée au Québec depuis 1986, Sprint Canada est un chef de file en matière de télécommunications interurbaines.En plus d'offrir à la population québécoise une gamme complète de produits et de services en matière de téléphonie, Sprint Canada conçoit ici tout son matériel promotionnel et ses campagnes publicitaires à l'intention de sa clientèle francophone.Sprint Canada et tous ses employés ont à cœur de toujours mieux servir la population québécoise et nous comptons bien poursuivre cet objectif d'excellence.Sprint Canada 400, rue Bridge, Montréal (Québec) H3K 2C3 150, boulevard René-Lévesque Est, bureau 201, Québec (Québec) CIR 5B1 Pour recevoir de la documentation en français ou pour toute question ou commentaire, n'hésitez pas à communiquer avec nous au 1 800 845-6294, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.i 4 I.K I) K V 0 I It .I.K S S A M KHI I 0 K T l> I M A N (' Il K II K K V II IKK I H 0 ü |tM| Si /Sa a (fe "i,ns ut pays! «Pectatei ¦ Montrée/.- ¦ *® p“ sVbiSt?m de s,S"er un ¦ '^S'nab/e ^^o/ënaleg, B PUr état de grâce^°ig°,{r est “n B New York: V0,r I con)prendt/oUren scène ou/ ¦ m°uveS ^ locateur n B «est ue//e 2es('fner«'e et /* ur du Bs''Perbes.5S^Prètess'ant B ®frceione; I •^¦ÀSSi I par/s: fes,4’* Vè«e: SS» ,as pour touUe SL?» I M A X C II K II F K V K IKK I » I M A X (' Il K II K Y V H IKK I H !• (i A .1 -* LE DEVOIR ?- POLITIQUE Pensions de retraite Aux Canadiens de décider Conflit chez Bridgestone-Firestone Chevrette intervient ¦; Les ministres des Finances ont été incapables de s’entendre JEAN DION DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA avenir du régime public de pen- i sions de retraite est désormais entre les mains des Canadiens, qui devront déterminer s’ils préfèrent payer plus, recevoir moins ou doser ies deux.Incapables de faire l’unanimité sur ce dossier potentiellement explosif, les ministres fédéral et provinciaux des Finances ont conclu hier leur réunion prébudgétaire de deux jours en renvoyant la balle dans le camp des citoyens.Ils ont publié un document commun énumérant les différentes options qui s’offrent au pays, qui sera confronté d’ici 20 ans à un épuisement de son fonds de retraite si le statu quo est maintenu.Puisque tout le monde ne s’entend que sur un élément, à savoir qu’«il faut agir vite», comme l’a répété hier le ministre fédéral Paul Martin, une ronde intensive de consultations pancanadiennes sera donc lancée dès la mi-mars.Ses modalités restent toutefois à être annoncées.Au Québec, qui dispose d’un régime de rentes autonome, c’est sous l’égide d’une commission parlementaire de l’Assemblée nationale que le gouvernement prendra le pouls de la population.De part et d’autre, on espère déga- ger un consensus qui permettrait aux régimes réformés d’entrer en vigueur le 1" janvier 1997.«Les échéanciers seront courts», a déclaré le ministre d’Etat à l’économie et aux finances du Québec, Bernard Iandry.Le document fédéral-provincial présente une dizaine d’hypothèses destinées à contrer l’assèchement anticipé des caisses publiques de retraite.Les estimations actuarielles d’Ottawa prévoient en effet que, si le montant des prestations demeure en l’état, le Régime de pensions du Canada (RPC) sera en faillite en 2015 à moins que le taux de cotisations ne triple d’ici 2030.Déjà, il est prévu que ce taux passera de 5,6 % (actuel) du revenu assurable à 10,1 % en 2016, mais cela reste insuffisant vu l’accélération du vieillissement de la population.M.Martin a assuré que le processus de consultation serait sérieux et que ni Ottawa ni les provinces n’avaient encore fait leur lit.«C’est un document pour établir un dialogue et il n’y a pas d’option qui ait la préférence de quelque gouvernement que ce soit», a-t-il dit.Tout changement au RPC doit recevoir l’aval de deux tiers des provinces formant au moins deux tiers de la population canadienne.Québec, de son côté, s’est déjà prononcé en faveur d’une hausse des contributions à son régime de pen- sions (RRQ) et du maintien des versements aux individus.Hier, M.Landry a précisé que le RRQ était beaucoup mieux capitalisé que le RPC et que, en conséquence, «il sera plus facile pour nous d’atteindre nos objectifs».Parmi les options que renferme le document, qualifié par M.Martin de «condensé raisonnable des possibilités qui s’offrent à nous» et par M.Landry de «document de qualité»: ¦ une réduction des prestations — pour les nouveaux retraités seulement — afin de tenir compte de l’accroissement de l’espérance de vie.Le taux des prestations passerait ainsi de 25 à 22,5 % des gains, soit une réduction nette d’environ 75 $ par mois.Le taux de cotisation à long terme, lui, s’en trouverait ramené de 14,2 à 12,95 %; ¦ une augmentation de la période de cotisations nécessaire pour toucher une pension.Actuellement, les cotisants peuvent «déduire», dans le calcul de leurs gains à vie, 15 % du nombre d’années au cours desquelles ils n’ont pas travaillé ou ont touché de faibles revenus entre 18 et 65 ans.Le taux d’exclusion pourrait être abaissé à 10 %, pour une diminution de 0,3 point de pourcentage du taux général de cotisation; ¦ une hausse de l’âge d’admissibilité.Sous condition d’un préavis de cinq à dix ans et d’une entrée en vigueur progressive du nouveau systè- me — élévation du seuil d’admissibilité de trois ou quatre mois par année —, l’âge légal de la retraite pourrait passer de 65 à 66 ou 67 ans.Dans ce dernier cas, les gains coti-sables à long terme chuteraient de 0,6%.D’autre part, la période moyenne de versement des prestations serait réduite de 10 %; ¦ une indexation partielle des pensions.Un taux d’indexation égal au taux d’inflation moins 1 % pourrait être envisagé, ce qui abaisserait le taux de cotisation de 1,3 point de pourcentage.Cette mesure pourrait être limitée à une certaine période, les dix prochaines années par exemple; ¦ diverses réformes aux effets variables sont également sur la table en ce qui a trait aux aspects subsidiaires du RPC: resserrement des conditions d’admissibilité aux prestations d’invalidité, aux pensions de conjoint survivant et aux prestations de décès.Pour le reste, les ministres ont convenu du caractère «constructif» de la réunion.Mais plusieurs provinces — Québec, Ontario, Colombie-Britannique, Saskatchewan — ont ouvertement fait part de leur «déception» face à l’attitude d’Ottawa en matière de paiements de transfert au titre des programmes sociaux.Elles réclament que le fédéral fasse le ménage dans ses propres dépenses avant de songer à leur refiler la facture de son déficit.Pettigrew et la partition PHOTO JACQUES GRENIER '^0Êifà \ "I,.-SL-, * LE GOUVERNEMENT Chrétien est opposé à la partition du territoire du Québec et c’est même la Constitution canadienne qui protège ce territoire.Mais si le Québec devenait souverain, ça pourrait être une autre histoire.Ces commentaires ont été émis hier à Montréal par le nouveau ministre fédéral de la Coopération internationale et responsable de la Francophonie, Pierre Pettigrew.Invité à préciser sa pensée, il a laissé entendre que la protection du territoire québécois ne valait que tant que le Québec demeurerait au sein du Canada.Rochon réplique à Dingwall «Ottawa ne peut nous faire perdre ce qu’il n’a jamais contrôlé» KONRAD YAKABUSKI DE NOTRE,BUREAU DE QUEBEC Le ministre de la Santé Jean Rochon croit que son homologue fédéral David Dingwall fait preuve ou bien d’«une mauvaise connaissance» du système de santé ou bien «de mauvaise foi» en prétendant que la souveraineté du Québec mettrait en péril le régime universel d’assurance-maladie dont bénéficient actuellement les Québécois.Selon le ministre Rochon, la sortie de M.Dingwall relève plus de la «présumée stratégie d’intimidation et de harcèlement» qui agite les ténors fédéralistes ces dernier temps que de la vérité.Elle fait notamment fi du fait que la santé demeure une compétence exclusive des provinces et de la réalité selon laquelle le rôle d’Ottawa dans son financement va rapidement en diminuant, a fait remarquer le ministre Rochon hier.Le gouvernement fédéral «ne peut pas nous faire perdre ce qu’il n’a jamais contrôlé», a-t-il tranché en déplorant que son vis-à-vis fédéral commence son mandat sur un si mauvais pied.M.Dingwall, nommé à la Santé lors du remaniement ministériel effectué le mois dernier par le premier ministre Jean Chrétien, a fait savoir cette semaine que le gouvernement fédéral entend vanter plus activement auprès des Québécois les avantages dont ils jouissent en faisant partie de l’ensemble canadien, notamment l’accès universel à des soins médicaux.«Je crois que ça renforce l’argument en faveur d’une fédération forte et unie, a déclaré M.Dingwall dans une entrevue accordée à la chaîne Southam.Nous nous devons d’en parler.Nous ne pouvons pas garder le silence ou dire [que] tout le monde est en faveur de l’assuran-ce-maladie et qu’ils ignorent ce qui leur arriverait s’ils ne l’avaient pas.» Pour le ministre québécois de la Santé, toutefois, la logique de son vis-à-vis fédéral ne tient tout simplement pas debout.Il n’existe pas un système de santé canadien mais dix régimes provinciaux — dont celui du Québec, qui est,conçu, géré et financé à 70 % par l’État québécois en vertu de la responsabilité exclusive que lui accorde la Constitution dans ce domaine.Qui plus est, ajoute le docteur Rochon, la part fédérale dans le financement du régime québécois va en diminuant avec les compressions dans les paiements de transfert aux provinces annoncées dans le dernier budget fédéral.Venez au Musée des beaux-arts de Montréal découvrir la face cachée de Modigliani.373 dessins, précieusement conservés par le Dr Paul Alexandre, vous feront découvrir un visage captivant et surtout inconnu de ta vie et de l’art de ce grand artiste.Montréal est la seule étape nord-américaine de cette exposition qui a déjà attiré près d’un million de visiteurs.Vous avez jusqu'au 28 avril pour profiter de ce téte-à-téte très intime avec Modigliani.Amedeo Modigliani (1884-1920) D’origine italienne, Modigliani Modigliani plusieurs visages Ki b y \ ';i ! 1 \ H1 N il -4 1 J 1 décide de poursuivre sa carrière à Paris en 1906.C’est alors qu’il rencontre le Dr Paul Alexandre qui deviendra son ami et son confident, son admirateur le plus fervent et un de ses rares acheteurs.Séparés par la guerre en 1914, les deux amis ne se reverront plus.modigliani inconnu dessins de ta collection Paul Alexandre du 1" février au 28 avril 1996 Crédits : Tête de femme de face avec chignon, collier, boucles d'oreilles (i gauche); Tète de profil (en haut i droite); Tète et épaules de face avec fronge (en bas à droite).c Marot.Bruxelles e Photographie H.Maertem.Bruges Trois façons de découvrir Modigliani À l'achat de votre billet, vous pouvez participer gratuitement aux visites commentées de l’exposition (tous les mercredis), assister à une conférence sur Modigliani (auditorium Maxwell-Cummings, le mercredi 21 février à 18 h) et voir le vidéo « Enquête sur la vie, l’œuvre et le destin de Modigliani» présenté dans une salle à la fin de l’exposition.A la manière de Modigliani Papa pose, fiston dessine.Ou l’inverse.Ou les deux essaient de dessiner maman, devenue pour un instant le modèle vivant à reproduire.Aux ateliers Dimanches-Esso, parents et enfants apprendront à dessiner comme Modigliani.Les ateliers ont lieu à 13h, 14h, 15h et 16h, au Carrefour du Pavillon Jean-Noël Desmarais, et sont gratuits.Offrez-vous un souvenir de Modigliani Après l’exposition, n’oubliez pas de faire un saut à ta Boutique et à la Librairie du Musée.À la Librairie, vous trouverez entre autres le livre-catalogue de l’exposition Modigliani inconnu: dessins de la collection de Paul Alexandre.Il est riche en documents inédits et reproduit la totalité des dessins réunis par Paul Alexandre (234,95 S relié et 74,95$ broché).Vous pourrez aussi choisir parmi plusieurs objets originaux inspirés de l'œuvre de Modigliani: bijoux, affiches, cravates, cartes.dont un magnifique loft-poster en vente exclusivement à la Boutique du Musée.M MUSÉE DES BEAUX-ARTS DÉ MONTRÉAL Ouvert du mardi au dimanche de 11 h à 18h (jusqu'à 21 h le mercredi).Billets en vente aux comptoirs Admission: (514) 190-1245 ou 1 800 361-4595.Pavillon Jean-Noel Desmarais.1380.rue Sherbrooke Ouest.Autobus 24 ou station métro Cuy-Concordio.Infirmation: (514) 285-2000 Fükmu Hrrsri LE DEVOIR Tout au long de la journée, hier, le député-ministre Guy Chevrette a multiplié les contacts en vue d’explorer la possibilité de trouver un reglement au conflit de la Bridgestone-Firestone.Une grève des 734 travailleurs affiliés à la CSN force depuis la fin août le fabricant de pneus à travailler à 20 % de sa capacité, grâce à son personnel cadre.Cette semaine, les syndiqués ont rejeté à 83 % les offres de la société dont le siège est à Nashville; leurs dirigeants se sont dits inquiets notam- ment de l’absence de discussions sup; un protocole de retour au travail}, Après avoir rencontré hier des syndic qués et des élus de divers niveau^ (maires, préfets de municipalité régté, nale de comté) M.Chevrette s’est eni, (retenu environ deux heures avec les.porte-parole de la compagnie.Au bureau du ministre, àjoliettft, on a confirmé que M.Chevrette, consacrerait toute la fin de semaine à explorer les voies de solution et la manière de rapprocher les parties.Il est prévu qu’il donne une conté', rence de presse à Juliette lundi après-, midi.,jq -rftj creatio mit, Inscription Procurez-vous le formulaire d’inscription aux bureaux de la Société Radio-Canada ou en composant le (514) 597-7531 Date limite : 15 avril 1996 cor Radi°et télévision Les catégories Radio • Dramatique (30 minutes) • Nouvelle (30 minutes) • Poésie (15 minutes) Télévision • Dramatique (scénario de 55 minutes) Les prix A la radio • Premier prix : 5000 S dans les trois catégories • Deuxième prix 3000 S dans les trois catégories - Diffusion à la chaîne culturelle FM - Publication dans Le Devoir (nouvelle et poésie) À la télévision • Quatre prix de 2000 S - Diffusion dans le cadrc des Beaux Dimanches (plus le cachet de diffusion) LE DEVOIR Dans la grande tradition des concours de création de Radio-Canada, la chaîne culturelle FM et la télévision de la Société Radio-Canada s’associent pour lancer les GRANDS PRIX SOCIÉTÉ RADIO-CANADA DES SCÉNARISTES, NOUVELLISTES ET POÈTES I.K I) K V 0 I H , I.K S S A M KOI I O K T I) I M A N C il K II K K V II I K II I II II es animaux de compagnie aussi ont besoin de soins dentaires.Les chats ont aussi des dents.des soins dentaires sont nécessaires dès qu'un des symptômes suivants est décelé : • des gencives rouges ou enflées • une mauvaise haleine • une alimentation difficile Chat s Montreal Clinique vétérinaire pour chats Charles Bradley D.V.M.[g] 1830, rue Sherbrooke o.¦ oïy (514) 939-2287 Le mois national de la santé dentaire des animaux de compagnie t • I I ! I I l\f II SI marie allaire puCrXrormi SOLDE jusqu a 70% sur la collection automne/hiver (1h BASLER I.15UL rue Fleur) Ksi.Mmilréal II2K LSI» ' (.TM) 31W-4BOB Du 1" au 29 février 1996 ¦ex, iru&tx de, de formations Le Centre St-Pierre Parler en public Maîtrisez vos peurs.Apprenez à tirer profit du trac et à synthétiser vos idées pour des interventions publiques efficaces.3, 10, 17, 24 avril, 1” et 8 mai 1996 (18 heures) • Coût 160$ fl la découuerîe de soi Atelier de croissance personnelle où vous découvrirez que votre corps, vos émotions, vos pensées, vos relations sont autant de lieux d'expression de ce désir d'être soi.Les lundis 4, 11.18, 25 mars et 1" avril (15 heures) • Coût 70S L'inuentaire hyers-Briggs Beaucoup utilisé dans le monde des affaires, cet instrument psychométrique permet le développement de la synergie en valorisant les différences.23,24 et 25 février (12 heures) • Coût 125$ Interuention en situation de conflit Perfectionnement en organisation communautaire pour vous apprendre à vivre les conflits de manière à maximiser leur impact positif.2 et 3 mai (14 heures) • Coût 100$ Formatwr agréé S.Q.D.M.POUR INFORMATION ETIN$CRIPT10N Secrétariat (514) 524-3561 M 8 K |) K V I) 1 It , I.K S S A M K D I I 0 K T I) I M A N U HE II F K V II I E II I H H » LE E N B K E F ?TODOR JIVKOV ACQUITTE Sofia (AFP) — L’ex-dictateur communiste Todorjivkov, 85 ans, qui avait été condamné à sept ans de prison pour (^toumement de fonds en faveur de ses proches, a été acquitté hier par la plus haute instance judiciaire en Bul-jr^e, a annoncé son avocate Reni Isanova.L’Assemblée générale du collège pénal de la Cour suprême qui compte^ membres a annulé un verdict antérieur datant de li)94 et estimant que l’accusation contre M.Jivkov et son pjgs proche collaborateur Milko Balev est «inconsistante, selon Mme Tsanova.MM.Jivkov et Balev ont été condamnés en septembre 1992, en première instance, respectivement à sept et à deux ans de prison.M.Jivkov était accusé d'avoir autorisé l’achat à des prix bas d appartements et de voitures de luxe à des membres de sa famille et de son entourage.M.Balev était accusé de falsification de documents et de détournement de fonds.DIVISION AU SEIN DU FIS Paris (Reuter) — Le Front islamique du salut algérien a dénié hier toute représentativité à Anouar Haddam, président de la délégation parlementaire du FIS en exil, qui a annoncé jeudi son intention de rentrer bientôt en Algérie.L’instance exécutive du FIS à l’étranger affirme dans un communiqué diffusé à Paris être seule habilitée à exprimer les «positions politiques responsables» du mouvement avec ses chefs emprisonnés comme Abassi Ma-dani et Ali Belhadj.«M.Anouar Haddam ne représentant aucune de ces instances et ne jouissant d’aucune présence ou influence politique à l’intérieur ou à l’extérieur du pays, ses positions et ses déclarations ne reflètent donc que ses positions personnelles», ajoute le communiqué.Anouar Haddam avait déclaré lors d’une conférence de presse à Stockholm que l’«objectif principal» de son retour en Algérie était de «débloquer la situation».FORBES TALONNE DOLE Des Moines (AFP) — L’affaiblissement de la position du sénateur Robert Dole et la montée en puissance du milliardaire Stebe Forbes dans la course à l’investiture républicaine pour l’élection présidentielle de 1()96 ont été confirmés hier par un nouveau sondage.A trois jours des caucuses de l’Iowa, véritable coup d’envoi de la campagne électorale, Bob Dple était crédité de 24 % des intentions de vote dans cet État, ne devançant que de deux points Steve Forbes, n y a encore quelques semaines M.Dole dépassait régulièrement la barre des 45 % des intentions de vote dans toutes les enquêtes publiées.Les caucuses de l’Iowa, lundi, vont désigner 25 délégués pour la convention républicaine de San Diego, en août prochain.LE SOUDAN SEVIT Khartoum (AFP) — La justice soudanaise a lancé hier un mandat d’arrêt contre trois intégristes égyptiens dont l’extradition vers l’Éthiopie a été exigée par l’ONU, a annoncé l’agence soudanaise SUNA.Le Soudan reconnaît ainsi officiellement pour la première fois que les trois intégristes, recherchés pour leur implication présumée dans un attentat manqué contre le président égyptien Hosni Moubarak en juin 1995 à Addis Abeba, pourraient se trouver au Soudan.Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté le 31 janvier une résolution condamnant formellement le Soudan pour son soutien au terrorisme et l’a sommé d’extrader «sans plus attendre» les trois hommes — Moustapha Hamza, Hussein Ahmed Chéhata Ali et Iz-zat Yassine — réclamés par Addis Abeba.LES SOUHAITS DE LE PEN Moscou (AFP) — Le dirigeant français d’extrême droite Jean-Marie Le Pen a souhaité hier à Moscou la victoire de l’ultranationaliste Vladimir Jirinovski à l’élection présidentielle de juin en Russie.Aux journalistes qui lui demandaient si Jirinovski ferait un bon président pour la Russie, Le Pen a répondu: «Je le souhaite, je le souhaite pour elle.» «Je fais confiance [à M.Jirinovski] pour régler tous les problèmes de la Russie», a déclaré le président du Front national, interrogé à son arrivée à Moscou.Le Pen vient assister au mariage religieux de Vladimir Jirinovski, qui sera célébré samedi à Moscou, 25 ans après le mariage civil entre le dirigeant ultrationaliste et sa femme Galina.PAS D’ARGENT POUR LES RWANDAIS Genève (AFP) — Le Haut Commissariat aux réfugiés (HCR) a déclaré hier qu’il n’avait plus d’argent pour continuer son aide à quelque deux millions de Rwandais réfugiés au Zaïre, en Tanzanie et au Burundi.Un porte-parole du HCR a averti que l’armée zaïroise ne devait pas forcer les réfugiés à partir lorsque les autorités de Kinshasa fermeraient comme elles l’ont annoncé deux camps abritant près de 240 000 personnes.Le HCR avait rapporté jeudi que le gouvernement zaïrois fermerait à partir de ce week-end les camps de Kibumba et Kishu-sha.250 gendarmes doivent être déployés à l’extérieur pour empêcher tout débordement.«Nous ne voulons pas voir se répéter la situation» qui s’est produite le mois dernier dans un camp du nord-est du Burundi, Ntamba, où l’armée a pénétré de nuit et provoqué par ses menaces la fuite vers la Tanzanie voisine de 17 000 personnes, a dit le porte-parole, Ron Redmond.Le Zaïre a promis au HCR que les 250 gendarmes ne pénétreraient pas à l’intérieur et formeraient un cordon sanitaire à l’extérieur pour empêcher des débordements, a-t-il ajouté.LE MONDE Menace sur le processus de paix en Bosnie L’armée américaine hausse le ton envers les Serbes Holbrooke arrive demain dans les Balkans Un prince à Sarajevo À Sarajevo (AFP) — Le chef de l’armée américaine, le général John Shalikashvili, a averti hier les Serbes de Bosnie que menacer la force multinationale était une «grave erreur», dans le but de couper court à la crise actuelle.Dans le même temps, le principal artisan de la paix en ex-Yougoslavie, Richard Holbrooke, a été appelé d’urgence à son chevet et il doit arriver demain dans la région.La mise en oeuvre d’une solution pacifique en Bosnie-Herzégovine traverse en effet sa crise la plus aiguë avec la rupture du dialogue entre l’armée des Serbes de Bosnie et le commandement de l’IFOR.Le chef de la composante terrestre de l’IFOR, le général Michael Walker, a indiqué à Sarajevo qu’il n’y avait eu hier aucun contact à haut niveau avec la structure militaire serbe et considéré cela comme un signe «de mauvais augure».Le «premier ministre» des Serbes de Bosnie Rajko Kasagic a ajouté à la confusion en assurant que la hiérarchie politique continuerait de négocier avec l’IFOR et avec le haut représentant civil Cari Bildt.«Nous allons continuer à discuter avec Bildt et avec l’IFOR mais nous ne pouvons pas continuer de discuter avec la Fédération croato-musulmane tant que nos officiers ne seront pas libérés», a-t-il dit.La détérioration soudaine de la situation a été illustrée par les violences subies par quatre civils bosniaques rossés jeudi par des poli- ciers serbes de Bosnie à Sarajevo, selon les médias bosniaques.Deux photographes de presse ont également été enlevés jeudi par la police serbe, qui a été autorisée par l’IFOR et les médiateurs internationaux à demeurer dans les quartiers serbes de Sarajevo jusqu’au 19 mars.L’un d’eux a été libéré hier.Ce sont les premiers gestes de représailles des Serbes après l’arrestation de deux de leurs officiers par les autorités bosniaques, qui les accusent de crimes de guerre.Le TPI approuve Ces interpellations, qui ont provoqué l’embarras de l’IÉOR, ont toutefois été implicitement approuvées par le Tribunal pénal international (TPI), chargé de poursuivre les auteurs d’exactions en ex-Yougoslavie.Le TPI a demandé le maintien en détention du général Djordje Djikic et du colonel Aleska Krsmanovic en attendant de réunir plus d’information.Le chef militaire des Serbes de Bosnie, le général Radko Mladic, a exigé pour reprendre une coopération totale avec l’IFOR la libération de ces deux officiers, le général Djordje Djukic et le colonel Aleksa Krsmanovic, arrêtés le 30 janvier à Sarajevo.Plus tôt dans la semaine, les Serbes avaient déjà annoncé qu’ils suspendaient tout contact avec les autorités de la Fédération croato-musulmane.Le «ministre» de la Justice de la République serbe de Bosnie, Marko Arsovic, avait également averti que si les officiers n’étaient pas libérés, les civils bosniaques ne seraient pas en sécurité dans les quartiers serbes de Sarajevo.«Je serai contraint de demander à notre police d’exercer des représailles, c’est-à-dire de traiter de la même façon les citoyens de la Fédération qui entreront sur nos territoires», avait-il déclaré.Les Bosniaques opt assuré détenir huit Serbes en tout alors que les Serbes assurent que les détenus sont au nombre de onze.Face à cette situation, le commandant en chef de l’armée américaine a haussé le ton lors d’une rapide visite à Tuzla, dans le nord-est de la Bosnie, quartier général du contingent américain.«Je pense que toute menace contre l’IFOR est une violation grossière des accords de Dayton», a-t-il déclaré en réponse à une question sur l’existence de rumeurs à ce sujet.«Quiconque imagine qu’il peut menacer l’IFOR et pense que cela est sans conséquence commet une grave erreur.Nous n’hésiterons pas à nous montrer extrêmement résolus à l’égard de ceux qui nous menacent», a-t-il ajouté.Cette visite du général Shalikasvili intervient à dix jours de la fin du déploiement du contingent américain, qui devrait compter quelque 20 000 soldats.Fr PHOTO REUTER LE PRINCE Charles a visité hier la bibliothèque de Sarajevo, un imposant édifice du XIX' siècle en partie détruit par un incendie consécutif à des bombardements serbes, et a exprimé son «horreur» face à l’état de destruction dans lequel se trouve la capitale bosniaque.Une manifestation tourne au drame à Grozny Grozny (AFP) — La manifestation des indépendantistes tchétchènes a pris hier, à son sixième jour, un tour dramatique avec la mort de trois personnes dans des circonstances mal éclaircies.Elles ont été tuées lorsque trois explosions ont retenti sur la place du palais présidentiel, que les manifestants occupent depuis dimanche dernier pour réclamer le retrait des forces russes de la petite république du Caucase.Selon le commandement en chef russe en Tchétchénie, cité par l’agence Interfax, les déflagrations ont été provoquées par des explosifs que des indépendantistes tentaient d’amener sur la place à travers les barrages de police.Un membre des forces spéciales de la police russe (OMON) et deux civils ont été tués, selon cette source, qui ii’a pas expliqué ce qui avait déclenché les explosions.Trois policiers et quatre civils ont été blessés.De son côté, un témoin présent lors des explosions a affirmé à l’AFP que le drame s’était produit lorsque trois grenades avaient été tirées.Selon Khamid Akhtaïev, un manifestant qui a ensuite quitté les lieux, deux des grenades ont explosé au beau milieu de la foule des protestataires et une troisième sur les bords de la rivière Sounja, qui coule à l’extrémité sud de la place.Ce témoin a indiqué avoir vu sept blessés légers et deux autres très grièvement atteints sur la place, devant les ruines du palais présidentiel, détruit pendant les combats de l’hiver 1994-95.La police interdisait aux journalistes tout accès à la place, mais la tension était perceptible depuis le dernier barrage accessible aux journalistes, situé à une centaine de mètres de la manifestation.Environ 200 OMON russes en armes bloquaient par groupes d’une quarantaine toutes les rues débouchant sur la place, faisant face aux barricades érigées par les manifestants, qui criaient des slogans en faveur de l’indépendance et agitaient des bâtons.Plus loin, un deuxième cordon de police du gouvernement tchétchène prorusse empêchait la population de s’approcher des lieux.Des tirs en l’air se faisaient parfois entendre.Les forces de l’ordre avaient encerclé la place tôt dans la matinée, après s’être reculées jeudi soir.Elles avaient alors exigé des manifestants qu’ils se dispersent avant hier matin.Plusieurs centaines de manifestants se trouvaient toujours sur la place.Us étaient environ 2000 selon une source tchétchène citée par Interfax.Dans la soirée, le ministère de l’Intérieur tchétchène parlait de quelque 250 personnes.Les autorités tchétchènes prorusses avaient durci le ton jeudi face aux partisans indépendantistes qui défient Moscou depuis dimanche.Jeudi soir, un responsable du gouvernement tchétchène prorusse, Charfoutdine Lorsanov, avait accusé à la télévision locale les forces de l’ordre tchétchènes de ne pas prendre «les mesures nécessaires pour mettre fin à la manifestation dans le centre de Grozny», selon ITAR-TASS.A Moscou, le président russe Boris Eltsine a réitéré hier matin son intention de mettre un terme à la guerre.«Je ne veux pas la guerre, les militaires n’en veulent pas non plus, ni la population.Le monde ne la veut pas», a déclaré le président dans une déclaration télévisée à l’ouverture au Kremlin d’une réunion du Conseil présidentiel, un organe consultatif.La visite de Jean-Paul II en Amérique centrale Pauvreté et protestantisme laissent le pape muet San Salvador (Reuter) — Le message de paix et de réconciliation apporté par Jean-Paul II en Amérique centrale a été dans l’ensemble bien accueilli mais on y a noté également.son mutisme sur deux problèmes qui «interpellent» l’Eglise, le paupérisme et le protestantisme, A chacune des trois étapes de sa tournée — Guatemala, Managua et San Salvador —, le souveraip pontife a été reçu chaleureusement par des chefs d’Etat catholiques fervents et acclamé par des foules enthousiastes.En retour, le Saint Père a distribué ses félicitations à ces trois pays pour avoir su retrouver le chemin de la paix et de la démocratie après avoir servi longtemps de champs de manœuvres aux protagonistes de la guerre froide.Mais il n’aura pas répondu aux attentes de ses ouailles centraméricaines, dont deux des grands sujets de préoccupation concernent la paupérisation et la montée des sectes protestantes qui débauchent quotidiennement par milliers les fidèles de Rome.Ni au Guatemala, au Nicaragua ou au Salvador, pays où les paysans ne gagnent parfois que deux petits dollars par jour, le souverain pontife n’a tracé les voies à suivre pour sortir de l’ornière ces pays dévastés par la guerre.Au Salvador, il a tendu rapidement à un collaborateur, sans aucun commentaire, une pétition remise par de jeunes catholiques qui dénonçaient «le système de mort du néolibéralisme» qui condamne les gens à «vivre frustrés et sans but».Avant de partir de Managua il s’est contenter de déclarer laconiquement que «l’Église n’a pas de réponse technique à ces problèmes» bien qu’elle tienne à «dire son mot dans la promotion de la solidarité internationale et l’éveil de la conscience».Le pape a néanmoins tutoyé la politique en imputant aux idéologies de l’extrême gauche et de l’extrême droite la responsabilité d’avoir transformé l’Amérique centrale en champ de bataille durant les années 1980.Se souvenant d’avoir été «chahuté» par les dirigeants de Managua lors de son dernier voyage au Nicaragua, il DENTISTE DENTUROLOGISTE • Service de dentisterie esthétique • Service de chirurgie buccale ET IMPLANTS DENTAIRES (PAR SPÉCIALISTE) • Service de prothèse sur implant Dr Michel Lefort, D.M.D.Guylaine Brouillette, D.D.1832 Sherbrooke ouest, Montréal, Qc H3H 1E4 tél.: 939-2600 Dr.Robert Prescott & Associés (Omnipraticiens) Liposuccion (Anesthésie locale) Greffes de cheveux au laser Traitement des rides au laser •CoUagène •Varices ‘Obésité JK.ï‘2.Sherbrooke Ouest.Montréal (Quéljci’) I 131 I I Ivt Tél.; (514) 935-6616 Fax: (514 ) 933-2104 s’est aussi autorisé à comparer la période des sandinistes au pouvoir, dans les années 1980, à une «nuit noire».C’est également à Managua que Jean-Paul II a fait une de ses rares références «au terrible fléau de la pauvreté et de l’ignorancç» qui accable la région.Le chef de l’Église catholique a par ailleurs ignoré la puissance des sectes évangéliques qui, au Guatemala, attirent dans leurs temples un bon quart de la population.Le gouvernement a contraint les stations de radio protestantes à diffuser en direct les interventions du pape mais elles ne se sont pas privées d’exprimer leurs désaccords.«Nous aimerions juste dire à nos auditeurs que nous sommes en complet désaccord avec tout ce qui vient d’être dit», a ainsi déclaré l’animateur de Radio Cultural FM après un discours du pape.Zélés, les évangélistes ont également défiguré ou arraché les affiches du pape apposées à l’occasion de sa visite à Guatemala, illustrant la «concurrence» agressive à laquelle le Vatican doit maintenant faire face dans cette région du monde.CLINIQUE CAPILLAIRE INTERNATIONALE INC.& membre associé Hairfax Céline Simard, dir.consultante Intégrateur- VOLUMATEUR La Micro-Greffe • Une technique sûre et efficace • Une intervention chirurgicale mineure •UN RÉSULTAT PERMANENT 1832, Sherbrooke Ouest, Montréal (Québec) H3H 1E4 (Métro Guy) Tel.: (514) 935-6616 ¦¦¦¦¦¦ A1C I.E I) K V 0 I R .I.E S S A M EDI I 0 E T D I M A X (’ HE II E E V II I E H I II II I LE DEVOIR ?s Mandela appelle à Vunité , PHOTO REUTER LE PRESIDENT sud-africain Nelson Mandela sene la main de son vice-président, Frederick de Klerk.Hier, M.Mandela a ouvert la session du Parlement pour l’année 1996 en appelant au développement de l’économie et à l’amélioration de l’éducation, de la santé et de la lutte contre la criminalité pour que l’Afrique du Sud «devienne le pays de nos rêves».Il a aussi lancé un appel à l’unité.«Nous ne pouvons ni guérir ni construire si d’un côté les riches considèrent les pauvres comme des hordes insupportables et si de l’autre côté, les pauvres restent assis à attendre la charité», a-t-il averti dans son discours d’ouverture de la troisième session du nouveau Parlement multiracial.Moscou veut renouer des liens militaires avec les pays de l’Est Belgrade (AFP) — Le ministre russe de la Défense, le général Pavel Gratchev, a évoqué hier à Belgrade l’éventuelle création «d’un nouveau pacte militaire» afin de prévenir l’élargissement de l’OTAN aux pays de l’Est de l’Europe.«La Russie tentera de convaincre par des moyens politiques et diplomatiques ses partenaires occidentaux que la poursuite de l’élargissement de l’OTAN à l’Est est inacceptable», a déclaré le général Gratchev lors d’une conférence de presse.«Bien entendu, a-t-il poursuivi, il est possible qu’ils (nos partenaires) ne nous comprennent pas et qu’ils continuent sans nous à régler la question de cet élargissement».Dans ce cas de figure, selon le général, «la Russie n’aura aucune autre issue que d’examiner des mesures appropriées afin de renforcer sa défense».L’une de ces mesures serait, selon le ministre russe, «de rechercher des partenaires, parmi les pays de l’Europe centrale et de l’Est ainsi que de l’ex-URSS, pour créer un éventuel pacte militaire».Une autre mesure consisterait à «rechercher un partenariat plus étroit avec des pays de l’Est (.), de nous déplacer nous aussi à l’Est», a déclaré le général Gratchev, sans nommer ces pays.De son côté, Pavle Bulatovic, ministre yougoslave de la Défense, a estimé que la République fédérale de Yougoslavie (Serbie et Monténégro) ne «devait pas se presser pour décider si elle allait oui ou non adhérer au Partenariat pour la paix», offert par l’OTAN aux anciens pays de l’Est BANQUE MONDIALE « GUERIN annonce à sa vaste clientèle qu’il est le distributeur officiel des publications de la Banque Mondiale (pas de TPS) via l’Agence de distribution Guérin (A.D.G.).-?- Claudette Cousineau responsable Distributeur: A.D.G.4501, rue Drolet Montréal (Québec) H2T 2G2 Téléphone: (514) 842-3481 Télécopieur (514) 842-4923 GUÉRIN République dominicaine L’intolérance persiste envers les Haïtiens CLÉMENT TRU DEL LE DEVOIR Il y a près de 60 ans, en octobre 1937, un vent de folie raciste soufflait sur la République dominicaine.Plus de 30 000 Haïtiens y furent alors massacrés, du temps du dictateur Rafael Trujillo qui disait craindre une autre «invasion» haïtienne, semblable à celle du XIXe siècle qui avait marqué le début d’une occupation de 21 ans.En 1937, il y avait un test linguistique: «Prononce correctement le mot perejil» (persil, en espagnol) sinon tu deviens une statistique de l’épuration ethnique! Le climat d’intolérance envers les Haïtiens persiste toujours en République dominicaine, rappelle un rapport de la National Coalition for Haitian Rights (NCHR) dont le siège est à New York, et ce, malgré le paradoxe du besoin de main-d’oeuvre bon marché, tant dans l’industrie du sucre que pour la construction et pour la culture du riz, du tabac et du café.A Population at Risk, daté de fé- vrier 1996, est le cinquième rapport que publie en sept ans la NCHR sur cette question.Son principal rédacteur est Patrick Ganivan qui se trouvait, jeudi, à Montréal, avec l’une desconseillères de la coalition, Sandrine Desamours, pour sensibiliser davantage la population à une situation de «semi-esclavage».Ganivan constate peu de «progrès sérieux», malgré les promesses répétées de l'actuel président Joaquin Balaguer, de normaliser le statut des ressortissants haïtiens vivant dans cette République, soit à titre de réfugiés, soit comme «travailleurs temporaires» munis d’une carte bleue, soit comme habitants le pays sans être munis de documents d’identité Gcédula), soit enfin comme enfants nés en territoire dominicain et ayant droit en théorie, selon l’article 11 de la Constitution, à la nationalité dominicaine.Les Dominicains voteront en mai lors d’élections présidentielles.Est-ce susceptible de faire évoluer le dossier?Pas vraiment, répond Patrick Ganivan, car la relève politique est, dans l’ensemble, de l’école de îxMisèe qui ne prend pas en compte les appels répétés de l’Organisation internationale du travail (OIT), de l’Union européenne, des Etats-Unis et de très nombreuses organisations non gouvernementales qui, depuis 15 ans, dénoncent l'exploitation qui a cours dans les bateyes ou champs de cannes à sucre.Le rapport de la NCHR fait état de tracas quotidiens infligés aux Haïtiens en terre dominicaine: extorsion, intimidation, insécurité vis-à-vis d’employeurs qui se servent souvent de l’armée ou de gardes champêtres pour les maintenir en état de sujétion.Les rafles sont nombreuses, les déportations forcées fréquentes, ce qui mène la coalition à recommander en premier lieu à Santo Domingo de confier à un organisme indépendant de faire un recensement de tous les Haïtiens sur son territoire, puis de voir à prendre des mesures concrètes pour que soit respecté le droit d’organisation et de négociation.Ceux et celles qui sont frappés d’un ordre de déportation devraient aussi avoir droit à une audition, etc.Mme Desamours dit avoir noté, lors de son séjour en octobre, un seul point encourageant: les enfants ne sont plus conscrits de force dans les bateyes.üi délégation dont elle faisait partie a pu s’entretenir avec des responsables de l’Immigration, de l’armée et des leaders dans le champ de la défense des droits.Il y eut une tentative d’intimidation le 25 octobre; la NCHR rencontrait des Haïtiens dans une église du batey Gotuel quand des hommes en uniformes ont tiré des salves en l’air! Au nom de la coalition, Patrick Ganivan suggère que des pressions soient faites pour que Port-au-Prince et Santo Domingo passent des accords bilatéraux quant au sort de quelque 500 000 citoyens de seconde zone et que les puissances amies fassent pression pour que, dans l’ensemble des Antilles, on assiste à une politique concertée sur les migrations et sur le développement économique.défi U STOCKAGE EN ROCHE PROFONDE: .EST-CE UNE MÉTHODE SURE ET ACCEPTABLE POUR LES DÉCHETS DE COMBUSTIBLE NUCLÉAIRE H AU CANADA?.^:sAA- Faites connaître votre opinion La commission fédérale d'évaluation environnementale chargée d'examiner le concept d'Énergie atomique du Canada limitée tiendra bientôt des audiences publiques portant sur le stockage permanent des déchets de combustible nucléaire au Canada.Plus la commission recevra de commentaires, plus elle sera en mesuré de formuler des recommandations qui tiennent compte de votre opinion et de celle de tous les Canadiens.Votre opinion est importante L'aspect sécuritaire du stockage des déchets de combustible nucléaire a toujours constitué une préoccupation de premier ordre.Le stockage en roche profonde est-il sûr?Quelles répercussions ce type de stockage entraînera-t-il aujourd'hui et pour l'avenir?À partir de quels critères devrait-on choisir une méthode sûre de stockage?Pour en connaître davantage La gestion et le stockage sûr des déchets de combustible nucléaire nous tient tous à coeur.Même si * vous n'avez pas participé au débat jusqu'à ce jour, essayez de prendre part à l'une des audiences qui vous convient le mieux.Inscrivez-vous à l'avance.Les personnes qui désirent faire une présentation doivent d'abord remettre leurs documents par écrit à la commission.Calendrier des audiences de la phase I Toronto (Ontario) du 11 au 15 mars du 27 au 29 mars Pickering (Ontario) du 25 au 26 mars Thunder Bay (Ontario) du 29 au 30 avril Sudbury (Ontario) le 1er mai Chalk River (Ontario) le 2 mai d> : r:u 'Tu o H •)rî 'jLw '3xTI HOP i’i : TI ’OiY: 133 «.ûîil ( r' : » M».»|J ^i/ïb 4 C\ \ 3(.» làlcf ,fen i •a; ovcf thib n t IOi j )H) no.» Ain Pour connaître l'endroit et l'heure des audiences, veuillez communiquer avec : Tous peuvent participer La commission répartira les audiences en trois phases.La première phase aura lieu en Ontario durant les mois de mars, avril et mai et portera sur les moyens sûrs et acceptables de stocker les déchets de combustible nucléaire.Les phases II et III auront lieu plus tard au cours de l'année et porteront sur d'autres questions.Nous vous invitons à y participer.La commission demande une soumission écrite avant le 1er mars -1996, que vous preniez part ou non aux audiences.La commission examinera toutes les soumissions et les considérera au même titre que les présentations faites au cours des audiences.I Guy Riverin, Secrétaire de la commission OU Ghislaine Kerry, Agent d'information Examen du concept de gestion et de stockage des déchets de combustible nucléaire Agence canadienne d'évaluation environnementale 200, boulevard Sacré-Coeur Hull (Québec) K1A0H3 Guy Riverin Tél.(frais virés) (819) 997-2244 Télécopieur (819) 994-1469 Ghislaine Kerry Tél.(frais virés) (819) 953-0179 Télécopieur (819) 994-1469 Canada I.K I) K V (MH.I.K S S A M K I» I I (I K T I) I M A X (' Il K II F K V K IKK I I» H fl A 10 y ) i M n ) i ( i LJ i l Pas dans ma cour Je a n- R o b e r t Sans fa ç o n Avec l’intensification des efforts de nos gouvernements pour contrôler leurs déficits et freiner la spirale de l’endettement, on assiste à la montée des pressions et des protestations des uns et des autres qui refusent de se retrouver au centre de la cible.Exceptionnellement, ce matin, voici un petit portrait impressionniste de la famille.S elon un sondage publié il y a deux ans par le magazine L’actualité, 60 % des Québécois seraient d’accord pour que les gouvernements adoptent une loi interdisant les déficits budgétaires, même en sachant que cela obligerait à réduire plus rapidement les dépenses.À la question «où sabrer?», les répondants avaient établi leur liste de priorités: d’abord la défense, puis les subventions aux entreprises, ensuite l’aide sociale et l’assurance-chômage.À l’éducation et à la santé, des augmentations d’impôts ou des tickets modérateurs étaient préférés aux compressions.Les gouvernements ne sont jamais insensibles à ce genre de sondage, eux qui depuis longtemps ont recours à cette technique pour naviguer dans le brouillard.Le problème, c’est que personne ne veut être lui-même victime d’un sondage, encore moins d’un budget.Depuis quelques années, quiconque gagne sa croûte au service du ministère de la Défense du Canada, doit se sentir comme un lapin poursuivi par des chiens de chasse dans un terrain vague.À tort selon certains, la défense est depuis longtemps en tête de liste des dépenses jugées superflues.Ottawa a compris le message et réduit de façon nette de 10 % en trois ans un budget parmi les moins élevés de tous les pays industrialisés.Qu’en pensent les individus et les régions affectés?Malgré cela, encore cette semaine, des milliers d’étudiants sont descendus dans la rue pour réclamer le gel des transferts fédéraux destinés à l’éducation postsecondaire et le gel des droits de scolarité pour eux-mêmes.Leur solution à l’impasse budgétaire: réduire encore de moitié les dépenses militaires, et taxer les grosses compagnies.De leur côté, les directions des universités aimeraient bien pouvoir profiter d’une augmentation des droits de scolarité qui leur éviterait de devoir mettre un frein à la croissance rapide de leurs dépenses depuis dix ans, comme nous l’a appris la Commission des états généraux.Les recteurs dépensiers?Voyons! Attention, cadres et administrateurs, la cible est mouvante.Ces derniers temps, elle s’est déplacée vers la tête.Évidemment, les professeurs des écoles, des collèges et des universités, tout comme les médecins dans les hôpitaux et les professionnels du gouvernement, sont tous d’accord pour dire que l’administration coûte trop cher.Ils sont aussi moins prompts à reconnaître qu’ils font peut-être eux-mêmes partie du problème.Du côté de la police, des négociations sont en cours pour rétablir un peu d’équité entre les agents de la Sûreté, ceux de la CUM et ceux de Sainte-Anne-du-Lac-Saint-Joseph.On nous avertit que leur patience a des limites, que le temps d’obtenir justice est venu.Et si l’argent manque, il suffit d’augmenter les impôts.Mais les policiers, pas plus que les fonctionnaires, n’ont l’intention de faire les frais des compressions budgétaires.On les comprend.Pour sortir de l’impasse, il n’y a qu’à taxer les profits des grandes entreprises et à faire disparaître les abris fiscaux des riches.Les régimes de retraite des policiers?Pas touche! Et parlant de retraite, l’expérience a montré qu’on ne Pour régler nos problèmes, pourquoi pas taxer un peu plus?touche pas au troisième âge.Pas question de faire payer les gens aisés pour leurs médicaments, ni de verser les prestations de la sécurité de la vieillesse en fonction du revenu familial.Quant au RRQ, si on a pu attendre 30 ans pour discuter de son financement insuffisant, on pourra bien attendre dix autres années pour y trouver une solution politiquement viable pour un gouvernement Au régime d’assurance-chômage, nul changement n’est davantage possible.Pas question d’augmenter le nombre de semaines de travail ouvrant le droit à des prestations, ni de pénaliser ceux qui reviennent pour la troisième ou la sixième fois sur les listes.Pas question non plus de réduire le montant des prestations pour les pêcheurs et les ouvriers de la construction dont les revenus annuels seraient supérieurs à 40 000 $.Les temps ont changé: on ne bloque plus les routes de la Gaspésie pour obtenir des droits de coupe dans la forêt publique, mais pour conserver le droit à l’autobus scolaire gratuitement tous les midis et le droit de recevoir 16 000 $ d’assurance-chômage chaque année.Avant de changer cela, on nous avertit qu’il faudra offrir un emploi stable à chacun, pas trop loin de chez lui et n’exigeant aucune formation académique.S’il le faut, offrons des subventions aux grosses compagnies pour les attirer et une fois installées, on pourra toujours reprendre la bataille contre les subventions aux grosses compagnies.Mais en attendant, il n’y a qu’à taxer celles qui font des affaires chez nous et les travailleurs qui en profitent.Même chose en ce qui concerne l’aide sociale consentie aux jeunes chômeurs.C’est un droit.aussi fondamental que celui de quitter l’école avant la fin de ses études.Au lieu de couper dans l’aide sociale et de harceler les jeunes pour qu’ils aillent chercher leur chèque au bureau, on n’a qu’à taxer les profits des grosses compagnies et réduire les dépenses du ministère de la Défense.Ou encore, créer des emplois, même si la majorité des jeunes assistés ne possèdent pas les qualifications nécessaires pour occuper ces postes.Le monde de la culture a aussi ses angoisses en ces temps de vaches maigres.Voilà qu’on parle de geler la contribution de l’Etat au moment même où un petit effort de plus permettrait de concurrencer Hollywood sur son propre terrain.Et Radio-Canada: une petite taxe sur le téléphone et le câble, quelque chose comme 23 % de la facture, et c’en serait fini des problèmes budgétaires.De toute façon, comme l’a dit M.Juneau, rien n’empêche les consommateurs de refiler la facture aux grosses compagnies de câblodistribution (interprétation libre).Cela donne des idées: pourquoi pas une nouvelle taxe sur l’essence dédiée à la construction de routes et une autre pour l’eau potable?Pourquoi pas une hausse des tarifs d’électricité, une taxe sur la vente de sa propriété et une surtaxe sur la surtaxe des revenus de plus de 30 000 $?Au fait, sur les 170 000 entreprises qui font affaire au Québec, le nombre de celles qui peuvent être considérées comme des «grandes entreprises», avec plus de 200 salariés, n’atteint pas 1000.Quant aux riches particuliers dont les revenus dépassent 100 000 $ par année, ils sont 90 000 parmi les sept millions d’habitants.Heureusement qu’on les a, sinon pour payer nos dettes, du moins pour nous servir de boucs émissaires.Pas de Québec morcelé Récemment cautionnée par Stéphane Dion et Jean Chrétien, l’idée du morcellement territorial d’un Québec souverain gagne en légitimité et provoque une dangereuse polarisation du débat public sur l’avenir du Québec et du Canada.Ce revirement nous préoccupe au plus haut point.Il est impératif de contrer la fausse impression qui se répand actuellement selon laquelle les déclarations en faveur de la partition reflètent l’opinion de la plupart des Québécois non francophones.Nous nous opposons fortement à l’idée que le territoire québécois puisse être morcelé et sommes convaincus que les prochains mois nous obligeront à consacrer le meilleur de nous-mêmes dans le renforcement des règles démocratiques qui détermineront l’avenir du Québec et les futures relations intercommunautaires.Si l’obsession des scénarios apocalyptiques persiste, l’intransigeance prévaudra et nuira inévitablement à la quête de solutions constructives.Toute action visant à accroître les chances d’un règlement démocratique et à assurer que l’avenir des Anglo-Québécois soit mieux protégé ne sera possible que si l’on met un terme à la représentation fallacieuse véhiculée ces dernières semaines dans les médias, qui suggère que l’idée du morcellement territorial du Québec dispose de l’appui écrasant de la communauté anglophone.En tant qu’Anglo-Québécois désireux de demeurer dans un Québec pluraliste, nous avons la responsabilité de participer à la recherche de solutions.Nous refusons de rester milPtc à pmilfpr 1
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