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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Références

Le devoir, 1996-02-13, Collections de BAnQ.

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?FONDÉ EN 19 10 ?- I.K M A RDI I 3 F E V R I K R I D !» (i N o 3 (> ?I.X X XVII M (I N T II E A I.T o r o il I o PERSPECTIVES Le casse-tête A quelques semaines du dépôt du très attendu rapport Fortin-Bouchard sur la réforme du régime de la sécurité du revenu, une réalité aussi inquiétante qu’incontournable s’impose: les seuls gouvernements qui ont réussi à diminuer lç nombre des leurs sujets qui vivent aux crochets de l’Etat sopt ceux qui ont tout simplement coupé dans le vif.A l’heure des compressions budgétaires et des nouveaux records à l’aide sociale, le Québec peut-il ne pas emboîter le pas?L’Alberta a réduit de moitié les effectifs des assistés sociaux depuis 1993, lorsque la tronçonneuse du premier ministre Ralph Klein s’est abattue sur les prestations des 95 000 ménages de la province qui en dépendaient.Vroum, et le chèque mensuel s’est vu d’un coup retrancher 19 %, laissant 459 $ à un prestataire sans enfant.Vroum, et on annule illico les prestations de ceux qui refusent de participer aux programmes d’employabilité.Vroum, et on force les prestataires sous-scolarisés à se tourner vers les bourses d’étudiants.Les vrombissements se font aussi entendre en Ontario où la «révolution du gros bon sens» de Mike Harris a néanmoins du retard en regard de celle de son mentor Klein.A peine élu en juin dernier, le gouvernement a retranché 21,3 % aux prestations des 650 000 ménages bénéficiant de la sécurité du revenu.Une personne seule touche maintenant une prestation de 195 $ par mois, à laquelle s’ajoute une allocation logement qui ne peut dépasser 325 $.Ensuite, M.Harris a instauré une ligne téléphonique 1-800, question d’encourager les délateurs à dénoncer leurs voisins prétendument fraudeurs.Le consentement à des visites à domicile est devenu «une condition d’admissibilité»; les bénéficiaires V qui refusent «sans raison valable» l’entrée aux «boubous macoutes» yf pi ontariens perdent leurs prestations.Les résultats de cette médecine de cheval: depuis juin dernier, moment où les nouvelles mesures ont été annoncées — elles ne sont entrées en vigueur qu’au 1er octobre — le nombre d’assistés sociaux a diminué de 120 000, soit de 9 % .dans la province voisine pour s’élever en janvier à 1,2 millions (617 000 ménages).L’exministre Jeanne Blackburn, tout comme son successeur Louise Harel et le premier ministre Lucien Bouchard, ont beau prétendre que le Québec n’empruntera jamais la voie impitoyable des Klein et Harris.Au moment où M.Bouchard amorce son grand exercice d’assainissement des finances, la clientèle atteint des sommets inouïs à l’aide sociale.Comme Le Devoir le rapportait en décembre, les fonctionnaires du ministère prévoient que 840 000 Québécois vivront de l’aide sociale en mars prochain, comparativement à 799 500 en octobre dernier.Les compressions de 180 millions de dollars (sur un budget de 4,2 milliards) à l’aide sociale annoncées en décembre, ne seraient-elles qu’un avant-goût de ce qui nous attend?Voilà la question à laquelle Pierre Fortin et Camil Bouchard, les co-présidents du comité d’experts constitué par Mme Blackburn, achèvent actuellement de trouver une réponse.Aussi désagréable que soit le discours idéologique qui alimente les réformes ailleurs, es- Konrad Yakabuski ?Aide sociale: y a-t-il d’autres solutions que la pérons que MM.Fortin et Bou-0 chard auront du moins étudié, tronçonneuse, l’esprit ouvert, les expériences al-bertaines et ontariennes.Car, outre le fait de créer de belles statistiques, la question est de savoir si ces «succès» ont tout simplement déplacé le problème?Combien d’ex-assistés sociaux albertain ont gravité vers la Colombie-Britannique, qui se plaint de ce que, en 1995, 650 nouveaux demandeurs de l’extérieur de la province se présentaient CHAQUE SEMAINE aux bureaux de l’aide sociale?Combien d’assistées sociales ont dû retourner auprès de leur conjoint violent qu’elles avaient fui auparavant?(Au Québec, on sait qu’une assistée sociale sur cinq se retrouve à la sécurité du revenu à cause de la «perte» de son conjoint.) Combien d’ex-prestataires ontariens et albertains ont véritablement réintégré le marché du travail, s’étant rendu compte qu’il n’était plus «payant» de dépendre de l’aide sociale?Combien de ces ex-bénéficiaires seront tout simplement introuvables, perdus dans les rangs gonflants des sans-abri?Voilà autant de bémols qui assombrissent les révolutions Klein et Harris.Mais à moins de se résigner à l’existence d’un nombre sans cesse record d’assistés sociaux au Québec pendant plusieurs années à venir, il va falloir autre chose que le réchauffé que le gouvernement nous sert depuis quelque temps: des programmes (mal nommés) d’employabilité tant vantés des dernières années.Tant MM.Fortin et Bouchard que Mme Harel le savent.Déjà, sous l’ancien gouvernement libéral en 1994, un rapport interne du ministère de la Sécurité du revenu concédait que «des programmes d’intégration à l’emploi ont produit peu d’impacts significatifs.Pour certains groupes, la participation à des programmes entraîne des effets de rétention à la sécurité du revenu».Les dernières mesures annoncées par Mme Blackburn avant de quitter ses fonctions — la suppression du barème de disponibilité, la mise en œuvre des programmes AGIR et OPTIONS visant à instaurer des «services légers» pour aider les prestataires dans la recherche d’un emploi — émanent toutes de ce rapport pourtant «libéral».C’est ainsi que le nombre de prestataires participant aux programmes d’employabilité du ministère a baissé de 14,8 % en 1994 et de 6,3 % en 1995 pour se situer à 42 000 personnes — sur 550 000 adultes prestataires.Y aurait-il d’autres solutions que de sortir la tronçonneuse?Le fardeau de la preuve pèse lourdement sur les épaules de MM.Fortin et Bouchard.INDEX MÉTÉO Agenda.B6 Avis publics.A4 Classées.B6 Culture.B8 Économie.B2 Éditorial.A6 Le monde.45 Mots croisés.B6 Les sports.B5 Montréal Ciel variable avec 30 % de possibilité d'averses de neige.Max: -10 Québec Ciel variable.Max:-18 Détails en B 6 POLITIQUE Bouchard rabroue Irwin et Dion PAGE A 4 AVENIRS L’école à la garderie ou la garderie à l’école?PAGE B 1 LES ACTUALITÉS Quand le suicide fait plus de ravages que la route PAGE A 2 Julie au pays des pommiers CF Cable-Vidéotron PHOTO JACQUES NADEAU LE PLAISIR d’entrer dans les livres n’est pas le privilège exclusif de Fanfreluche, comme l’a constaté la petite Julie, âgée de 5 ans.Elle s’est retrouvée dans le corps d’une petite fille tombée d’un pommier, réduite 40 000fois, qui peut contempler dans toute leur splendeur les pistils et les étamines d’une fleur de pommier.Cette bande dessinée, grandeur nature, peut être explorée dans une salle d’exposition du monde végétal, «chlorophylle», au Jardin botanique de Montréal.0*L 0 0 Loyauté, intégrité, obéissance La priorité du nouveau chef d'état-major: insuffler un nouveau sens des responsabilités aux officiers supérieurs Les petits actionnaires de CFCF trancheront ROBERT D UTR1SAC LE DEVOIR \ A son corps défendant, CFCF devra soumettre, d’ici 21 jours, la méga-transaction envisagée avec Vidéotron au vote de ses actionnaires.Dans un jugement unanime rendu hier, la Cour d’appel du Québec a en décidé ainsi, renversant le jugement de première instance.Cogeco Câble, actionnaire minoritaire avec 9,5 % des actions subalternes de CFCF, vient ainsi de gagner une manche dans la partie de bras de fer qui l’oppose à la famille Pouliot, l’actionnaire majoritaire.Mais, pour ce prétendant éconduit de CFCF, la partie n’est pas gagnée pour autant.Pour la direction de CFCF, qui vient d’essuyer un revers majeur, ce sont d’autres délais, dans la meilleure des hypothèses, qui s’ajoutent à la conclusion de cette transaction de 720 millions et son approbation par le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC).Au palais de justice en fin d’après-midi hier, le président et chef de la direction de CFCF, Adrien Pouliot, VOIR PAGE A 8: CFCF Frais de scolarité Un gel «irresponsable», estiment les recteurs PAUL CAUCHON LE DEVOIR Pour faire face à d’imminentes compressions budgétaires, les universités devront revoir en profondeur leurs stratégies pédagogiques et la façon même d’enseigner.Et il leur faudra sûrement revoir les frais de scolarité, dont le gel actuel est « irresponsable».C’est ce que soutient Pierre Reid, recteur de l’Université de Sherbrooke et président de la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ).Tout en reconnaissant que le déficit du gouvernement québécois est inacceptable et que le budget de l’éducation semble de plus en plus visé par les autorités politiques, le niveau de compressions qui attend les universités lui apparaît «exorbitant», dit-il (des informations circulent voulant que les universités absorbent au moins 100 millions de dollars de compressions pour 1996-1997).Mais devant une telle situation, Pierre Reid fustige les Pierre Reid "f- JOCELYN COULON LE DEVOIR Le nouveau chef d’état-major des Forces armées canadiennes (FAC), le général Jean Boyle, a pris au début du mois de janvier le commandement d’une institution démoralisée.Les militaires ne font plus confiance à leurs officiers supérieurs et l’opinion publique se montre de plus en plus cynique envers l’armée.Le général Boyle s’est donc fixé comme priorité d’insuffler un nouveau sens des responsabilités au sein du leadership militaire et de rajeunir son équipe.D’ailleurs, dès la semaine prochaine, le ministère de la Défense nationale annoncera la nomination de 10 à 18 nouveaux officiers supérieurs au rang de général ou d’amiral.Ces nominations affecteront l’armée de terre, l’aviation et la marine.Autant d’officiers prendront leur retraite.Le général Boyle a été nommé commandant des FAC à la fin décembre par le premier ministre Jean Chrétien.Il a succédé au général John de Chastelain qui avait occupé ce poste depuis 1989, sauf en 1993 où il avait été ambassadeur du Canada à Washington.Le jour de sa nomination, le général Boyle a affronté pour la première fois les journalistes et, événement inhabituel, s’est vu demander s’il n’avait pas caché des documents dans l’affaire somalienne.Boyle a répliqué que non, mais il était visiblement embarrassé.«Je suis tout à fait conscient qu’il existe dans l’opinion publique une perception négative des forces armées, dit-il, lors de l’entrevue qui s’est déroulée à ses bureaux d’Ottawa la semaine dernière.Je veux changer cette perception.Mais je suis aussi très conscient que les militaires ont perdu un peu la foi envers leurs officiers supérieurs.Tous les rapports que je reçois m’indiquent qu’une petite minorité de 20 % des soldats font encore confiance au leadership militaire.Ce n’est pas sain à un moment où les forces armées doivent gérer la décroissance de leurs effectifs et se transformer face aux défis du prochain siècle.» Agé de 48 ans, Boyle, ceinture noire de judo et amateur de golf et de bicyclette, a embrassé la carrière militaire en 1967.Il a fait des études d’économie au Royal Military College de Kingston avant d’intégrer l’aviation en 1972.Pilote, le général Boyle a été commandant d’escadrille à Bagotville puis commandant de la division aérienne à Baden, en Allemagne, entre 1989 et 1991, avant de retourner à Kingston pour diriger le collège où il avait étudié.De 1993 jusqu’à sa nomination il y a quelques semaines, il a occupé au ministère de la Défense nationale les postes de sous-ministre adjoint à la Politique et aux Communications puis au Personnel.Contrairement à son prédécesseur, le général de Chastelain, le nouveau chef d’état-major ne veut pas devenir un personnage public.Grà- Le général Jean Boyle VOIR PAGE A 8: CHEF VOIR PAGE A 8: RECTEURS Coup de barre maison pour l’ONF «Nous avons privilégié la production au détriment de la distribution» ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Deux semaines après la bombe Juneau qui recommandait pour lui une profonde restructuration, l’ONF révélait hier par la voix de sa présidente Sandra MacDonald ses propres perspectives d’avenir.Conserver l’édifice de Côte-de-Liesse, réduire le nombre de créateurs permanents pour miser sur les pigistes, sabrer dans 50 % des coûts d’administration ou de services non reliés à la production, se débarrasser du laboratoire, transformer l’infrastructure technique pour passer à la technologie numérique en réseau.Et ne déménager qu’une partie du volet anglophone à Toronto, soit 'équivalent d’un ou deux producteurs et d’un million de dollars.Tels sont quelques-uns des coups de barre annoncés par une Sandra MacDonald manifestement épuisée hier après-midi au moment de sa rencontre avec la presse.La présidente avait passé la matinée à expliquer ce plan de relance à ses troupes consternées.La journée avait été rude.«Cette transformation globale de l’Office a réclamé neuf mois de travail.Il y aura une période d’ajustement VOIR PAGE A 8: ONF « « « I.K I) K V OIK, L K M A II I) I I II K K V II I K II I I) I) Il LE ACTUALITES Dole devance Buchanan en Iowa Des Moines (Reuter) — Le chef de la majorité républicaine au Sénat, Bob Dole, a remporté hier les caucus de l’Iowa, qui mar-uent le coup d’envoi de la campagne prési-entielle américaine de 1996, selon les premiers résultats.Selon des résultats portant sur le dépouillement de 56 pour cent des bulletins de vote, Bob Dole recueille 28 pour cent des suffrages, suivi de l’ancien commentateur de télévision Pat Buchanan (24 pour cent) et de l’ancien gouverneur du Tennessee Lamar Alexander (17 pourcent).Le vote était organisé dans 2142 lieux de consultations — cafés, domiciles privés, presbytères etc.— et était ouvert aux 130 000 militants du Parti républicain.Ces premiers caucus ont lieu alors même que les Républicains fêtent l’anniversaire du fondateur de leur parti, Abraham Lincoln.Le prochain test aura lieu le 20 février avec les primaires du New Hampshire.(Dans les caucus, ne votent que les militants des partis concernés, tandis que lors des primaires, votent tous les électeurs inscrits le désirant).A compter de maintenant, et pendant six semaines, caucus et priqiaires vont se succéder dans l’ensemble des Etats-Unis côté républicain pour élire les délégués qui éliront le candidat républicain à la Maison-Blanche, qui sera opposé au démocrate Bill Clinton, candidat à sa réélection.La convention républicaine, au cours de laquelle aura lieu cette élection, se tiendra du 12 au 15 août à San Diego.RECTEURS «Du ménage, nous en avons fait» SUITE DE LA PAGE 1 sités à long terme, il faudra restructurer en «solutions simplistes» proposées pour réduire les coûts dans les universités.«Faire du ménage dans l’administration universitaire, c’est vraiment une solution simpliste, lance-t-il à l’occasion d’une entrevue accordée au Devoir.Du ménage nous en avons fait, et s’il le faut nous en ferons encore.Mais quand bien même on couperait de 75 % les salaires des recteurs du Québec, cela représenterait une goutte d’eau.Alors que 100 $ de plus en frais de scolarité [par étudiant], c’est une grosse somme.» M.Reid voit mal comment on pourrait éviter de toucher aux frais de scolarité.«Il faudrait d’abord décider de cesser de couper dans l’éducation, explique-t-il.Au Québec, on a voulu mettre plus d’argent dans les universités et maintenir les frais de scolarité moins élevés.Mais si le gouvernement met moins dans les universités, il ne peut pas continuer à geler les frais de scolarité.Sans argent supplémentaire, on ne pourra plus se payer la même qualité d’enseignement.» Pierre Reid s’en prend à la «rectitude politique», dit-il, qui empêche d’aborder cette question.«Je ne suis jamais arrivé à m’asseoir avec l’ex-ministre Jean Garon pour discuter de la question, ni avec M.Rebello [François Rebello, président de la Fédération étudiante universitaire].Je ne dis pas qu’il faut procéder à une hausse tout de suite.Mais est-ce responsable de ne même pas vouloir en parler?A quel moment le maintien des droits de scolarité à leur niveau actuel commencera à nuire à la qualité de la formation?Nous avons la responsabilité de prévoir la qualité de l’enseignement pour ceux qui suivent, pas seulement pour ceux qui actuellement ne veulent pas payer plus.» Le récent rapport de la commission des États généraux sur l’éducation conseillait plutôt aux universités de mieux fonctionner en réseaux et en collaboration pour la gestion de leurs programmes, afin d’économiser.M.Reid rappelle qu’un comité spécial de la CRÉPUQ travaille à ce type de collaboration inter-établissements, mais il invite tout le monde à se méfier des solutions toutes faites.«En soi, dit-il, il n’y a rien de mal à avoir plusieurs programmes dans les universités.Si c’est fait de façon économique, c’est un plus, parce que la population a plus de choix.» «On peut toujours déplorer qu’il y ait trop de programmes en théologie par rapport au nombre d’étudiants potentiels, ajoute-t-il.Mais les salaires représentent 80 % des dépenses d’une université, pour des employés conventionnés avec permanence.Fermer un programme, cela implique qu’on continue à payer des professeurs, et qu’on perde des étudiants qui payent.Donc, on augmenterait le problème financier.» «Si l’on veut comprimer les coûts, ajoute-t-il, une fois qu’on a coupé les bouts de crayons, il faut nécessairement qu’il y ait des gens qui partent.C’est la raison pour laquelle on offre des retraites et des préretraites.La situation est plus facile à gérer dans un département où bon nombre de personnes sont au bord de la retraite.Nous tentons actuellement d’identifier ces endroits et de chercher des solutions.» En fait, Pierre Reid soutient que pour véritablement restructurer le budget des univer- i______________________ profondeur la pédagogie, et concevoir une nouvelle stratégie pédagogique axée sur une plus grande autonomie des «apprenants» dans leur formation, sur une formation moins compartimentée et plus intégrée, et sur l’avènement de nouveaux outils pédagogiques.Dans un monde en plein bouleversement, où les communications ratissent la planète, où les emplois changent et où la permanence au travail se raréfie, l’université devra préparer les étudiants à être plus autonomes, explique-t-il.«Les étudiants doivent être prêts à^ap-prendre vite, les connaissances doivent être mieux intégrées d’un secteur à l’autre, pour faire face aux défis d’un monde en changement constant, explique-t-il.Il ne s’agit pas de tomber dans l’utilitarisme: le défi n’est pas de former quelqu’un pour sa première job, le défi consiste à le former pour que sa première job soit plus intéressante, ou pour qu’il puisse créer sa première job.» «Plusieurs études montrent que dans l’avenir on trouvera un nombre moins élevé de professeurs par étudiant, continue-t-il.Si un professeur passe une demi-heure par semaine avec des groupes qui représentent la moitié de la taille des groupes actuels, et que le reste du temps le groupe, plus nombreux, est encadré par le professeur assisté de 4 ou 5 étudiants diplômés, on peut, finalement, faire des économies.» Le président de la CREPUQ va plus loin.«On peut imaginer un professeur et des accompagnateurs, étudiants en maîtrise, avec un gros groupe d’étudiants, et qui utilisent le multimédia, dit-il.On peut imaginer quatre professeurs d’une même faculté qui conçoivent un programme multimédia où les etudiants pourront cliquer de leur ordinateur sur la présentation du professeur qui leur convient le mieux.On peut même imaginer les meilleurs spécialistes de plusieurs universités réunis ensemble pour concevoir un tel cours.Les étudiants pourraient continuer à fréquenter un campus, parce qu’un campus c’est important comme milieu de vie, mais le gain de coût viendrait de ce qu’on aura moins besoin de professeurs pour les étudiants.Les professeurs pourront d’ailleurs passer plus de temps avec les étudiants plus difficiles, susceptibles de décrocher.» Tout en convenant qu’il ne s’agit pas là d’une formule universelle, et que «dans plusieurs cas les cours magistraux demeureront», M.Reid estime que ces formules nouvelles doivent être explorées.«Nous devons donc nous interroger sur la tâche professorale, ajoute-t-il.Depuis 20 ans les principaux critères pour décider de l’engagement d’un professeur concernaient la recherche, et les subventions que ce professeur allait chercher.Bien sûr, en recherche nous devions faire un énorme rattrapage, et nos chercheurs compétitionnent maintenant sans problèmes sur la scène mondiale.Mais on ne s’est pas assez préoccupés de pédagogie.Le balancier commence à repartir de l’autre côté.» Enfin, Pierre Reid remarque que le marché de la formation continue et de la formation sur mesure est «en pleine explosion», et qu’il représente une source de revenus importante pour les universités.«Il y a là un marché extraordinaire, où les universités devront s’imposer encore plus.Parce que la formation, c’est ce que nous savons le mieux faire.» Eloyan défend son projet BRIAN MYLES LE DEVOIR La présidente du comité exécutif de la Ville de Montréal, Noushig Eloyan, a défendu hier les demandes de l’administration municipale qui veut obtenir des pouvoirs accrus du gouvernement du Québec.L’administration Bourque-Eloyan a l’intention de s’adresser à Québec pour obtenir des modifications à la Charte de la Ville de Montréal.Ces modifications accorderaient davantage de pouvoirs au comité exécutif, ce qui fait dire à l’opposition que le maire de Montréal, Pierre Bourque, s’improvise en fait «roi de Montréal».Hier en marge du conseil municipal, Noushig Eloyan a promis que les modifications à la Charte de la Ville seront exigées «en toute transparence».«La très grande majorité de ces amendements [sont imputables] à des clauses devenues désuètes», a déclaré hier Mme Eloyan en réaction aux nombreuses critiques.André Uvallée, le chef de l’opposition officielle à l’hôtel de ville, a accusé l’administration Bourque-Ëloyan de vouloir «réduire les pouvoirs du conseil municipal».Mme Eloyan soutient pour sa part que les modifications ont pour but d’«accélérer le processus de la décision».«C’est toujours dans l’intérêt des contribuables», dit-elle.La privatisation des services municipaux a par ailleurs suscité un débat vigoureux, hier soir à l’hôtel de ville.André Lavallée a même avancé un chiffre pour la privatisation de l’eau potable à Montréal.La facturation de l’eau s’élèverait en effet à 365 $ par unité d’habitation annuellement, selon le chef du RCM.Sous l’administration du maire Jean Doré, le RCM avait envisagé de privatiser l’eau potable.L’idée avait par la suite été rejetée sur la base d’une étude datant de 1993 et sur laquelle M.Lavallée appuyait hier son argumentation.Pierre Bourque a pour sa part repoussé du revers de la main les chiffres avancés par M.Lavallée.SUITE DE LA PAGE 1 constatant la défaite, a indiqué que sa compagnie obtempérera et tiendra une assemblée d’actionnaires d’ici 21 jours.Manifestement peu enthousiaste à l’idée de contester ce jugement en Cour suprême, M.Pouliot n’a pas écarté totalement cette pgssibilité.Mais une procédure ne manquerait pas de repousser encore plus loin les échéances.M.Pouliot a indiqué que cette décision «ne ferait que retarder d’un mois la transaction», CFCF n’étant pas en mesure de se présenter à l’audience de juillet du CRTC.De son côté, le président et chef de la direction de Cogeco Câble, Louis Audet, s’est dit «satisfait du jugement qui reconnaît que notre démarche est pleinement justifiée».Cogeco Câble demandait un vote séparé des deux catégories d’actions à la majorité des deux tiers, mais elle doit se contenter d’un vote à majorité simple, ce qui place haut la barre pour contrecarrer la transaction.Dans son jugement, la Cour d’appel, réunissant les juges Louis LeBel, Jean-Louis Baudouin et André Biron, qui a signé l’avis de 43 pages, a statué que CFCF devra permettre à l’ensemble de ses actionnaires, toutes catégories confondues, de voter, à majorité des deux tiers, sur la vente de sa filiale CF Cable à Vidéotron, une entente de principe conclue le 18 novembre dernier.En outre, la Cour d’appel stipule qu’un vote, à majorité simple, doit se tenir pour chacune des deux catégories d’actions de la compagnie, soit les actions à droits de vote multiple détenues entièrement par Jean Pouliot et les entreprises qu’il contrôle, et les titres subalternes qui sont cotés à la Bourse.C’est ce vote des actionnaires minoritaires qui est déterminant.CFCF La famille Pouliot détient environ 20 % des actions subalternes de CFCF.Si on ajoute ces actions à leur bloc de contrôle, la famille détient une emprise sur 65 % des droits de vote, ce qui règle le cas, pour tout dire, du vote de l’ensemble des actionnaires se prononçant à la majorité des deux tiers.Après que la famille Pouliot eut voté son bloc d’actions de contrôle en faveur de la transaction, reste celui des actions subalternes.Avec 20 % de ces titres, les Pouliot se retrouvent à égalité avec leurs opposants déclarés, Cogeco et le courtier new-yorkais Oppenheim & Co, qui possèdent ensemble près de 20 % des actions subalternes.En d’autres termes, les Pouliot, tout comme Cogeco et Oppenheim, devront convaincre à leur cause respective les détenteurs d’un peu plus de 30 % des actions subalternes.Or certains investisseurs institutionnels détiennent ensemble ces fatidiques 30%.Les paris sont ouverts.«Nous croyons que l’assemblée des actionnaires va approuver la transaction, a dit M.Pouliot.Si j’ai réussi à convaincre les sept membres indépendants du CA [conseil d’administration de CFCF], je peux convaincre les actionnaires.» «On ne peut pas prédire le résultat C’est ça, la démocratie corporative», estime pour sa part M.Audet.Cogeco Câble a déjà étendu son offre d’acheter toutes les actions de CFCF à 20 $ l’action, soit 11,50 $ au comptant et une action de Cogeco Câble.Cette offre est sujette à ce que soient déposées 90 % des actions de chacune des catégories, une condition qui ne peut être remplie si la famille Pouliot persiste dans son refus de vendre son entreprise.«Il est difficile de prédire l’avenir.J’ai vu maintes fois des compagnies se mettre en vente et d’autres options se réaliser», a évoqué M.Audet.Contrairement au juge Irving Halperin de la Cour Supérieure, qui rendait jugement le 11 janvier dernier, la Cour d’appel a estimé que CFCF, en cédant ses actifs de câblodistribution, vendrait une partie substantielle de ses actifs.La Loi fédérale sur les sociétés par actions stipule qu’une telle vente «substantielle» requiert l’approbation des deux tiers des actionnaires.En outre, les statuts de la CFCF indiquent qu’une telle vente doit être approuvée par les actionnaires votant séparément par catégorie.Et, dans ce cas, ce sera à la majorité simple, ont tranché les juges.La Cour d’appel estime que le juge Halperin a erré, notamment, en ne tenant compte que de l’aspect «quantitatif» de la transaction, et non pas de la valeur «qualitative» des actifs touchés.Contrairement au juge Halperin qui a renvoyé dos à dos les deux experts cités par les parties, la Cour d’appel a jugé que l’analyste Michel Perreault était crédible puisqu’il n’avait d’autre intérêt dans la cause que d’avoir été payé pour produire un rapport et de témoigner.L’expert cité par CFCF, le courtier Claude Michaud, de ScotiaMcLeod, ne l’était pas; il a un intérêt dans la transaction puisque sa firme touchera des honoraires à sa conclusion.L’analyste Michel Perreault, en se basant sur les bénéfices d’exploitation générés par la télédiffusion et la câblodistribution chez CFCF, estime la part de cette dernière activité à 80 % de la valeur de la compagnie.«La transaction projetée constitue une réorientation fondamentale qui touche au cœur même de l’entreprise et elle affecte substantiellement l’existence et l’objet de la société», écrit le juge Biron dans son avis.ONF 150 pertes d’emploi SUITE DE LA PAGE 1 exigeante et difficile pour les personnes concernées» a-t-elle expliqué en accouchant d’un projet qui devrait lui permettre de récupérer 20 millions sur deux ans.Sandra Macdonald présentera son plan de changement à son conseil d’administration à la mi-mars.«Nous avons privilégié la production au détriment de la distribution qui avait grevé une part excessive du budget.L’Office veut relever le défi de produire le même nombre de films avec des moyens réduits.» En plus de redéfinir les règles de l’administration, le plan réclame un investissement neuf dans les nouvelles technologies numériques, ainsi que des compressions de personnel.«Environ 450 personnes travaillent à l’Office à Montréal.D’ici, deux ans, il y en aura 300.» Où tomberont les têtes?Surtout au laboratoire qui fermera, dans les services techniques, nous dit-on.Un peu partout finalement.On prévoit couper 3,3 millions du côté de la distribution, 2,5 dans celui de l’administration, un million dans la production.Côté resserrement des infrastructures sur Côte-de-Liesse, l’édifice Grierson sera fermé et le personnel concentré dans l’édifice MacLaren.Sandra Macdonald juge qu’un déménagement de Côte-de-liesse au Centre Ville eût été coûteux et superflu.Au cours des deux prochaines années, il n’est, révèle-t-elle, pas question de fermer le cinéma et le centre de vidéocassettes de la rue Saint-Denis.Ils demeureront en poste, du moins au cours des deux prochaines années.Mais le lieu est décrété très coûteux par la présidente de l’Office qui se dit en quête des partenaires financiers pour en partager les coûts.L’ONF désire se rapprocher de la relève, notamment en faisant de plus en plus appel à des pigistes.Sandra MacDonald assure que les cinéastes indépendants continueront à recevoir une aide en services techniques (désormais sur une base financière), même si une sous-traitance est assurée par des laboratoires privés.La question d’un éventuel déménagement du volet anglophone à Toronto, dont la rumeur était persistante, a soulevé plusieurs questionnements.Et bien que la commissaire ait déclaré qu’il n’avait jamais été question d’un exode massif vers la Ville Reine, des doutes furent soulevés quant aux projets à long terme de l’Office soupçonné de préconiser le départ des Anglais en douce, en évitant simplement de faire une coupure radicale.On se souvient que le rapport Juneau déposé à la fin du mois dernier recommandait de son côté le déménagement de tout le volet anglophone à Toronto et la fermeture pure et simple du centre de production de Côte-de-Liesse.Les projets d’avenir de Sandra MacDonald sont moins outran-ciers.Mais ce plan n’a pas valeur de poli- tique.«Ce sont des propositions» précisait-elle hier prudente.Reste à voir si Sheila Copps entérinera les recommandations MacDonald plutôt que celles de Juneau.Reste à voir aussi de quel côté Paul Martin penchera dans ses propositions de budget.Mais à la fin de la conférence de presse, manifestement non prévus par l’équipe de la direction, une poignée de cinéastes consternés venaient crier leur révolte aux journalistes, protestant que plan Juneau ou plan MacDonald c’est bonnet blanc et blanc bonnet et que les deux options signifiaient la perte de l’âme de l’Office.Les employés de l’Office s’étaient fait servir le plan MacDonald dans la matinée et demeuraient sous effet de choc, persuadés que le but de l’exercice est de mettre les créateurs dehors et de transformer l’ONF en un centre de production comme les autres.«Ce plan est absurde pour le cinéma, assurait la cinéaste Tahani Rached.On ne propose que des réformes techniques et nul ne se préoccupe du contenu et de la qualité des films.» Aux yeux des réalisateurs de l’Office, couper dans la permanence des créateurs, c’est perdre le noyau dur d’excellence et fragiliser les contenus.«Les trois quarts des films de l’Office sont actuellement faits par des pigistes, renchérissait Michel Murray.Et ça n’améliore pas les choses.On déplace le problème en faisant porter le fardeau de la faute sur les créateurs.» CHEF «Cela va en effrayer certains» SUITE DE LA PAGE 1 ce à ses succès pendant la crise d’Oka et la guerre du Golfe, de Chastelain avait acquis une stature politique à tel point que le premier ministre de l’épçque, Brian Mul-roney, l’avait nommé ambassadeur aux États-Unis.Boyle n’a pas l’intention de suivre les traces de son prédéces- SCUT.«ri y a une génération entre les idées militaires du général de Chastelain et les miennes, dit-ils.J’ai vu les siennes.On verra les miennes.» Pour s’attaquer aux dégâts causés par l’affaire soma-lienne sur le moral des troupes et aux effets de la réorganisation des forces armées sur la vie des militaires, le général Boyle tient absolument à insuffler un nouveau sens des responsabilités aux officiers supérieurs.«L’affaire somalienne nous fait très mal, dit-il.Mais il faudra aller au bout de cette affaire.D’ailleurs, j’espère ue la Commission d’enquête sur la Somalie produira es recommandations substantielles sur ce qui s’est déroulé avant, pendant et après le déploiement de nos sol- dats dans ce pays.Ces recommandations, j’en suis convaincu, vont nous aider à réorganiser les forces armées et réintroduire le sens des responsabilités.» Le Régiment aéroporté du Canada s’est déployé en Somalie de décembre 1992 à juillet 1993 dans le cadre d’une intervention humanitaire américano-onusienne.Alors qu’ils étaient en poste dans le centre de ce pays, les soldats canadiens ont tué quatre civils somaliens.Si certains soldats ont été condamnés par des cours martiales pour ces crimes, l’affaire somalienne n’est pas terminée pour autant Depuis deux ans, plusieurs militaires ont accusé des officiers supérieurs d’avoir tenté d’étouffer l’affaire.Dans un premier temps, le ministre de la Défense nationale, David Collenette, a dissous le Régiment aéroporté en janvier 1995.Puis, l’été dernier le ministre a mis sur pied une commission d’enquête sur les actions et les décisions des Forces armées et de la Défense nationale sur le déploiement des soldats en Somalie.Mais la démoralisation que vivent actuellement les militaires n’est pas seulement le résultat de l’affaire somalienne.Bien au contraire.Le gel des salaires depuis 1991 et les réductions importantes de personnel ont durement affecté la vie des militaires canadiens.Selon le Livre blanc sur la défense, publié il y a deux ans, les effectifs de la force régulière devront être réduits à 60 000 militaires et le nombre de civils à 20 000 d’ici 1999.Cela représente l’élimination d’environ 14 000 emplois militaires et 5000 emplois civils par rapport à 1994.«De nombreux soldats estiment que les officiers supérieurs sont incapables de faire face aux conséquences de la restructuration des forces armées et de s’occuper adéquatement du personnel.Il faut donc changer notre façon de gérer cette énorme machine qu’est l’armée», dit-il.Ainsi, le général Boyle estime que les officiers supérieurs, à tous les échelons, doivent redécouvrir le sens des responsabilités face à leurs soldats.«Il y a trop de directives au sein des forces armées qui enlèvent à un commandant la responsabilité de prendre certaines décisions, dit-il.Par exemple, prenons le cas du rapport d’évaluation personnel de chaque militaire.Au- jourd’hui, il n’y a pas de face-à-face entre le commandant et son subordonné lorsque vient le temps de discuter d’une promotion.Le commandant remplit un formulaire qui est ensuite traité par la bureaucratie à Ottawa.C’est très impersonnel.Il faut changer cette culture bureaucratique et accorder plus de pouvoir au niveau local.» Ën déléguant de nouvelles responsabilités, le chef d’état-major est conscient qu’il va rencontrer des obstacles de la part de certains officiers au sein de la hiérarchie.«Cela va en effrayer certains, dit-il.Il y aura une période d’adaptation.Mais je veux qu’à la fin de mon mandat [dans trois ou quatre ans] les relations entre officiers et soldats aient changé.» Le général Boyle a déjà commencé sa campagne pour changer les mentalités au sein des forces armées.Lors de visites aux bases de Valcartier, Montréal, Winnipeg et Halifax, il a rencontré des milliers de soldats et leur a prêché son credo: retrouver les valeurs militaires de loyauté, d’intégrité et d’obéissance qui ont si bien servi les forces armées dans le passé.Le devoir LES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 9H00 À 16H30 2050, RUE DE BLEURY, 9E ÉTAGE, MONTRÉAL.(QUÉBEC) H3A RENSEICNEHENTS H ADMINISTRATION : (S14) 985-3333 PUBLICITÉ AVIS PUBLICS (514)985-3344 4 ANNONCES CLASSÉES (514)985-3344 4 PUBLICITÉ (514) 985-3399 / télécopieur (514) 985 3390 NUMÉRO SANS FRAIS 1-800-363-0305 SERVICE DES ABONNEMENTS Let ttmim it télepkctf* uiiiiti tMl uliklti peer II tirrkt it lltniiM par ciaeltl tt PMI l« tkMHMatl pejtMl DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H00 A 16H30 Montréal (514) 985-3355 / télécopieur (514) 985-3390 Extérieur (sans frais) 1 800 463-7559 LE DEVOIR e« publié par LE DEVOIR toc.dont le üe*e aocial eu «tué au numéro 2060 de Bleury.9t étage.MontrtaUQuél mJomabMM pubbée* dan» LE DEVOIR.LE DEVOIR e»l diilribué par Meaaagerin Dynamique*, dnrmon do Groupe Quebect *) H3A3M9.11e*t imprimé parles Imprimerie Quebetor LaSaDe.7743 de Bourdeau, dirôion de Imprimerie» Québécor Inc, 612 ouest nie Saint-Jarques.Montréal.L'Agence PrtaaeCanacfieiine est wtwfeée à emplojreretidifluserles Inc.900 bout Sl-Martin ouest Lan] Ensoi de publication — Enregistrement no 0858.Dépit légal Bibliothèque nationale du Québec.Téléphone général (514) 9853333.aerrice 4 la cSeMélr; (514) 9853355: pubbrité (514) 9853399.D1C I.E It E V OIK.I.E M A II I) I I » E E V It IKK I 0 it li LE DEVOIR LES SPORTS Canadien 3, Sharks 0 EN B H E F ?Turgeon, Rucinsky, Thibault.(i U Y ROBILLARD v PRESSE CANADIENNE A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire, et c’est un peu ce qu’a fait le Canadien hier au Forum en disposant 3-0 des Sharks de San José, la deuxième pire équipe de la Ligue nationale après les Sénateurs d’Ottawa, qui l’avaient battu 5-3 deux jours plus tôt.C'est le 26' but de Pierre Turgeon qui a tranché, marqué à l’occasion du sixième avantage numérique du Canadien, à la septième minute de la troisième période.Il a déjoué Chris Terreri d’un beau lancer du poignet, bas et du côté du bâton, après avoir profité d’une belle passe de Martin Rucinsky.Rucinsky, son 20e, et Turgeon, son 27e, ont complété le pointage avec des buts dans le filet abandonné en fin de match.Le Canadien avait entrepris ce dernier engagement avec plus de vigueur, après avoir retraité à son vestiaire sous les huées à la fin de chacune des deux premières périodes.Des huées bien méritées, qui s’étaient faites entendre dès la huitième minute, pour une équipe désorganisée, dont les passes étaient souvent imprécises.Les plus sévères ont même hué jusqu’à la fin.Le Canadien continue donc d’en arracher à domicile, malgré les exhortations répétées de Mario Tremblay, qui comprend mal que ses joueurs y jouent beaucoup plus mal qu’à l’étranger.On peut d’ailleurs se demander pourquoi il n’a pas utilisé son quatrième trio, composé de Turner Stevenson et Donald Brashear entourant Sébastien Bordeleau, pour tenter de réveiller les autres.L’opposition n’était pas très forte mais Jocelyn Thibault, lui, a continué d’être à la hauteur quand on a eu be- soin de lui, surtout dans les premiers instants du match.Son blanchissage était son troisième en seulement 20 matchs avec le Canadien, au cours desquels il a conservé une fiche de 12-6-1.Les trois étoiles ont été Thibault, Terreri et Turgeon.Maple Leafs 4, Penguins 1 Quand Mario n’est pas «Ixj Magnifique», les Penguins de Pittsburgh jouent comme une équipe ordinaire.Mario Lemieux a connu une soirée difficile et les Maple Leafs de Toronto en ont profité pour battre les Penguins 4-1, hier.Tandis que Lemieux n’a pas été un facteur, son coéquipier Glenn Murray a disputé un match qu’il voudra sans doute oublier au plus tôt.Avec le pointage 1-1 tard en deuxième période, Murray a mérité des pénalités consécutives et les Maple Leafs ont marqué sur les deux jeux de puissance.Doug Gilmour, Dave Andreychuk, Kirk Muller et Mats Sundin, ce dernier en désavantage numérique, ont touché la cible chez les Maple l>eafs, qui ne gagnaient qu’une deuxième fois en 13 rencontres.C’était par ailleurs leur premier gain en sept matchs à domicile.L’ancien défenseur des Maple Leafs, Dimitri Mironov, a été l’unique buteur des Penguins qui ont éprouvé toutes sortes de problèmes en avantage numérique.Ron Francis a mérité une aide, sa 853e en carrière, une de plus que le directeur général des Flyers de Philadelphie Bobby Clarke, au 10e rang de l’histoire.Lemieux a été peu visible, passant la majeure partie de la soirée le long des bandes.Peu créatif à l’attaque, il n'a décoché aucun tir au but en première période, un en deuxième et deux en troisième.Sénateurs 4, Islanders 1 A Uniondale, Torn Chorske a enfilé deux buts et Damian Rhodes a repoussé 29 lancers, quand les Sénateurs d’Ottawa ont disposé des Islanders de New York par la marque de 4-1.Les Sénateurs signaient ainsi une deuxième victoire d’affilée pour la première fois depuis le mois d’octobre.Samedi soir, ils avaient battu le Canadien 5-3 au Forum.Chorske a ouvert la marque en début de première alors que les Sénateurs jouaient à court d’un homme.Pavol Demitra (2e) et Dave Archibald (2e) ont ensuite creusé l’écart à 3-0 en fin d’engagement.Chorske a porté la marque à 4-0 à mi-chemin du deuxième tiers en y allant de son septième but de la saison.Le remède Burns Toronto (PC) — Pat Bums a finalement trouvé la raison des insuccès de ses Maple Leafs de Toronto.Il s’agit de l’influence négative qu’exercent sur ses joueurs les journaux et la radio AM.Burns a donc décidé de les interdire dans le vestiaire.Plus question pour les joueurs d’écouter les postes AM ou de lire les journaux avant ou après les séances d’entraînement.«Nous tentons n’importe quoi pour nous en sortir», a dit Bums au sujet des récents ennuis des Maple Leafs, qui présentent un dossier de 1-8-3 à leurs 12 derniers matches.«H ne sert à rien de maugréer.Essayons de trouver les allumettes, allumons quelques chandelles et voyons ce qui se produira.» Bums n’a pas eu à attendre longtemps pour savoir si son idée d’interdire les journaux et la radio AM était la bonne.Ses hommes recevaient hier soir les Penguins de Pittsburgh et leur as Mario Lemieux Nouveau n° 1 du tennis mondial Muster n’est pas un leader à rabais Monaco (Reuter) — Le hasard du calendrier de l’ATP a fait hier de Thomas Muster le 13e' numéro un mondial de l’histoire du tennis masculin, mais l’Autrichien refuse d’être présenté comme un leader à rabais.Le vainqueur de Roland-Garros, âgé de 29 ans, a certes glané l’essentiel de ses succès sur terre battue.H a certes supplanté Andre Agassi grâce au report d’une semaine du tournoi de San José que l’Américain avait enlevé l’an dernier.Mais le solide hurleur de fond de court ne veut s’en tenir qu’aux faits.Même s’il ne conserve son titre qu’une semaine, il est numéro un.«J’en rêvais, c’est devenu une réalité», a-t-il déclaré dans une interview organisée par l’ATP.Avec 4474 points, Muster précède Pete Sampras de neuf points.Agassi, qui a perdu tous ses points de San José, se retrouve troisième avec 4379 points.Les deux Américains n’ont pas été tendres envers Muster, estimant que sa consécration était plus mathématique que sportive et qu’il devait s’imposer sur d’autres surfaces pour mériter son rang.Muster a remporté 33 de ses 35 succès sur terre battue.«Tout ce que je peux dire est que j’ai gagné plus de matchs sur surface rapide que Pete et Andre n’en ont gagné sur terre battue.Je n’ai pas acheté mes points au supermarché du coin et je n’ai pas triché pour les obtenir», a-t-il répliqué.«S’ils veulent redevenir numéro un, il leur faudra gagner plus de points que moi.Ce qu’ils pensent ne m’intéresse pas, c’est ce que l’ordinateur dit tous les lundis qui est la réalité», a-t-il ajouté.Muster, qui a remporté 12 titres sur terre battue l’année dernière, dont Roland-Garros, a précisé qu’il ne se considérait pas comme un spécialiste pour autant «J’ai gagné pas mal de tournois sur dur.Peut-être pas les plus importants comme les tournois du Grand Chelem, mais j’ai gagné un gros tournoi en salle à Essen et j’ai été demi-finaliste en Australie», a-t-il dit Pourtant, l’Autrichien, dont la carrière avait failli être brisée par un accident de la circulation en 1989, a admis qu’il devait améliorer son jeu sur les surfaces rapides.«Mon prochain objectif doit être de m’améliorer encore sur les autres surfaces.Un autre de mes objectifs est de bien jouer sur herbe et j’aurai cette année le temps de me préparer correctement pour obtenir de meilleurs résultats à Londres», a-t-il dit En 11 ans de carrière, Muster n’a participé que quatre fois à Wimbledon, perdant à chaque fois dès le premier tour.Mais il a déclaré qu’il n’entendait pas sacrifier en 1996 sa surface de prédilection, s’apprêtant même à jouer plus qu’en 1995, où il n’avait pourtant pas chômé.Muster étrennera son rang de numéro un à Dubai tandis que Sampras et Agassi en découdront à San José.Arrivé au sommet à 29 ans, Muster a confié qu’il avait eu deux idoles dans le tennis, l’Argentin Guillermo Vilas, comme lui un vrai «crocodile» et, de façon plus surprenante, le Français Henri Leconte, qui est tout ce qu’il n’est pas: expansif, imprévisible, parfois génial.«J’aime le mélange de l’agressivité qu’on trouve chez Henri et des capacités de renvoyeur de Guillermo», a-t-il dit.FORMULE 1 II*.- AAftVt Miftntit; a b-cV» •wa» mm ¦ 3£ÿt&' ai Villeneuve luttera pour le titre dès sa première saison PHOTO REUTER Jacques Villeneuve et Damon Hill présentaient hier à Estoril la nouvelle Williams-Renault FW18, plus raffinée et d’un niveau supérieur.La domination de l’écurie serait-elle à ce point évidente.Estoril (AP) — Le pilote québécois Jacques Villeneuve n’est pas entré dans les rangs de l’écurie Williams-Renault, en Fl, pour jouer les seconds violons.Son coéquipier Damon Hill, vice-champion du monde .lors des deux dernières saisons, le sait bien.Il faut donc s’attendre à une saison hautement compétitive au sein de l’écurie britannique.Villeneuve s’amène sur le circuit de la Fl avec quelques trophées fort éloquents.H est champion en titre de Formule Indy ainsi que des 500 milles d’Indianapolis.«Il n’y avait aucune raison pour que je me joigne à une équipe à titre de deuxième pilote après avoir gagné en Amérique, affirme Villeneuve.Je fais de la course automobile parce que je veux gagner.«J’ai une voiture et un moteur gagnants.alors il ne me reste plus qu’à faire mon travail.» Hill a terminé deuxième derrière l’Allemand Michael Schumacher lors des deux dernières années.Puisque Schumacher est passé de Benetton-Renault à Ferrari, et qu’il devra donc se familiariser avec une nouvelle voiture cette saison, Hill aimerait bien profiter de l’occasion, à 35 ans, pour être enfin couronné champion.Mais il ne doit pas compter sur Villeneuve pour lui céder le passage.«Nous allons chacun faire de notre mieux.Nous ne sommes pas là pour nous entraider, déclare Villeneuve.Il faut juste savoir tirer le maximum de chaque occasion qui se présente, en course, aux essais, etc.«C’est dommage, mais le contexte fait en sorte qu’il est presque plus important de battre votre coéquipier que n’importe qui d’autre.Si vous n’y parvenez pas, après quelques années vous n’avez plus aucune valeur.» Hill est d’ailleurs bien conscient qu’il ne doit pas attendre de cadeaux de la part de Villeneuve.«Même si Jacques a encore beaucoup à apprendre en Fl, il est certainement un élève très doué.Il a l’intention de faire sa marque», affirme Hill.La nouvelle Williams-Renault D’autre part, Hill a eu l’honneur d’effectuer les premiers tours de piste avec la nouvelle voiture de Williams-Renault, la FW18, hier sur le circuit d’Estoril.L’ingénieur en chef de l’écurie, Adrian Newey, s’est dit satisfait du nouveau bolide.«Nous avons pris la FW17B, qui était une voiture compétitive, et l’avons raffinée et développée pour l’amener à un niveau supérieur, tout en respectant les nouveaux règlements, a-t-il expliqué.Puisque la 17B était une voiture compétitive, il était important de travailler à partir de celle-ci, et non de développer une toute nouvelle voiture.«La boîte de vitesses est légèrement supérieure à la 17B et elle a bien répondu à l’entraînement la semaine dernière, en combinaison avec le nouveau moteur Renault V10 RS08, avec Jacques Villeneuve au volant.» L'Italienne Isolde Kostner en plein vol.PHOTO REUTER Championnats du monde de ski; super-géant féminin Kostner prend le large Sierra Nevada — Le chronomètre a confirmé l’impression visuelle: l’Italienne Isolde Kostner n’a eu qu’à se laisser glisser, tout au long de la piste du super-géant pour devenir championne du monde de la spécialité, hier, en Sierre Nevada.Mais quel talent dans cet exercice.Sur une neige très rapide, la technique particulière de l’Italienne, qui lui permet de garder le plus souvent possible ses skis bien à plat et fait l’admiration de ses rivales, lui a offert une avance confortable sur la Suissesse Heidi Zurbriggen (66 centièmes) et l’Américaine Picabo Street (71 centièmes).En outre, quand elle s’est élancée, Isolde Kostner savait que l’Allemande Katja Seizinger.tenante du titre, championne olympique de descente et victorieuse des deux derniers super-géant disputés à Val-disère (France), avait été contrainte à l’abandon.Une faute de carre après 20 secondes de course, inhabituelle à ce niveau de la compétition et inattendue chez une telle championne, a été à l’origine du premier choc des 24e Championnats du monde, vécu en direct par le Roi et la Reine d’Espagne, venus sans façon se mêler au public dans la tribune.«Le haut de mon corps a tourné un peu trop, a expliqué Seizinger, et je n’ai rien pu faire.Du coup, je ne suis pas surprise par la victoire d’Isolde.» Plus surprenant, en revanche, était ce podium où ne figurait ni une Allemande, ni une Autrichienne, qui s’étaient partagées les succès en Coupe du monde depuis le début de la saison.Isolde Kostner (20 ans), promise à un bel avenir, a accueilli ce premier titre avec un calme étonnant.Certes, l’année de ses 18 ans, elle avait eu son comptes d'émotions fortes.Première victoire en descente (avec le dossard 40) à Garmisch, lors de la course endeuillée par l’accident mortel de l’Autrichienne Ulrike Maier.et deux médailles de bronze (en supergéant et en descente) aux Olympiques de üllehammer.Elle avait vraiment commencé à faire parler d’elle entre ces deux événements, terminant deuxième du super-géant et troisième de la descente des épreuves disputées en Sierra Nevada et qui devaient être une répétition des Mondiaux programmés alors pour l’année suivante.Ce super-géant, qui avantageait à l'évidence les spécialistes de la vitesse, a confirmé que la piste, au demeurant parfaitement préparée, manquait de réelles difficultés.Si rien ne change d’ici à dimanche, Kostner sera de nouveau redoutable dans la descente.D’ailleurs, l’Américaine Picabo Street, interrogée à ce propos, a cité le nom de l’Italienne en premier.«On devrait retrouver les mêmes dix premières, ajoutait-elle.J’ai cité d'abord Isolde parce quelle a gagné aujourd’hui.» 100 M EN 10 SEC 05 le Namibie» Frankie Fredericks a battu hier le record du monde de 100 mètres en salle, avec un temps de 10 sec 05 secondes, au cours de la réunion de Tampere, en Finlande.L’ancien record était détenu depuis l’an dernier par le Nigérian Oiapade Adeniken (10 sec 13).Frankie Fredericks avait été médaillé d'argent du 100 mètres aux Jeux olympiques de Barcelone en 1992.-?- BAILEY VICTORIEUX le Canadien Donovan Bailey a remporté le 60 mètres lors de la rencontre d’athlétisme en salle Gunma International, hier.Bailey a réussi un temps de 6 sec 59, pour devancer par six centièmes l’Américain leroy Burrell.Bailey avait établi vendredi un record du monde du 50 mètres, avec un chrono de 5 sec 56 lors de la rencontre de Reno au Nevada.RILEY CONTRÔLÉ In nageuse australienne Samantha : ;/ Riley, qui détient le record du monde du 100 mètres brasse, a subi un contrôle antidopage positif, a annon: ; , cé hier un responsable de la Fédération australienne de natation.In Fl NA a ouvert une enquête, a-t-il précisé.Des traces de dextropropoxyphène ont été relevées dans les urines de la nageuse lors d’un test ef- ' fectué en décembre dernier aux championnats de natation (petit bassin) de Rio de Janeiro.Riley aurait pris un médicament contre la migrai-ne qui contenait du dextropropoxyphène.La championne est passible, ! au maximum, de deux ans de sus- ’ 'l pension.-?- INFANTE SUCCÉDERAIT À MARCHIBRODA Les Colts d’Indianapolis puiseront vraisemblablement dans leurs rangs pour trouver un successeur à l’entraîneur-chef Ted Marchibroda, congédié la semaine dernière après qu’il eut refusé une offre de prolongation de contrat.Il semble que Lin-dy Infante, le coordonnateur à l’offensive des Colts la saison dernière, .• héritera du poste.«Lindy est le seul candidat à qui j’ai parlé et il est le seul à qui j’ai l’intention de parler», a déclaré le directeur des opéra- ;.; lions de football chez les Colts, Bill • ! Tobin.la nomination d’infante devrait sur- ’: venir dès cette semaine.Ancien en- ; traîneur-chef des Packers de Green.Bay, Infante a été à l’écart de la NFL ' -durant trois ans avant de se joindre aux Colts la saison dernière au poste de coordonnateur de l’offensive.HOCKEY LIGUE NATIONALE Dimanche Calgary 2 Edmonton 4 Colorado 5 Philadelphie 3 Rangers 6 Tampa Bay 2 Hartford 5 Dallas 3 St.Louis 2 Floride 2 t Anaheim 4 New Jersey 2 Hier San José 0 Montréal 3 Ottawa 4 NY Islanders 1 Pittsburgh 1 Toronto 4 Ce soir Calgary à Washington St.Louis à Tampa Bay Los Angeles à Detroit Winnipeg à Vancouver Les meneurs (Parties d'hier non comprises) B P Pts Lemieux, Pit 47 69 116 Jagr, Pit 45 58 103 Francis, Pit 23 63 86 Sakic, Col 37 44 81 Messier, Ran 37 42 79 -orsberg.Col 21 58 79 3retzky, LA 14 63 77 Lindros, Phi 36 40 76 Selanne, Win-Ana 26 49 75 Mogilny, Van 44 30 74 Verbeek, Ran 37 35 72 Weight, Edm 17 54 71 Sandstrom, Pit 35 33 68 (ariya, Ana 30 36 66 Fleury, Cal 28 36 64 Hull, StL 31 32 63 :edorov, Det 23 39 62 îrind’Amour, Phi 16 46 62 Turgeon, Mon 25 36 61 LeClair, Phi 27 33 60 CONFÉRENCE DE L’EST Section Nord-Est Mj G P N BP 8C P Pittsburgh 55 33 18 4 252 184 70 Montréal 56 28 22 6 178 169 62 Hartford 54 23 25 6 157 171 52 Boston 52 22 23 7 183 191 51 Buffalo 54 22 28 4 156 173 48 Ottawa 55 11 42 2 128 215 24 Section Atlantique NY Rangers 56 33 13 10 205 155 76 Floride 55 33 15 7 189 149 73 Philadelphie 54 27 16 11 189 143 65 Washington 54 26 21 7 155 143 59 New Jersey 54 24 23 7 139 131 55 Tampa Bay 53 22 23 8 159 178 52 NY Islanders 54 15 31 8 157 209 38 CONFÉRENCE DE L'OUEST Section Centrale Detroit 52 38 10 4 192 113 80 Chicago 57 30 16 11 198 152 71 , , ! Toronto 56 24 22 10 167 165 58 Mi St.Louis 55 22 23 10 149 159 54 Winnipeg 53 23 26 4 187 193 50 Dallas 55 15 29 11 153 194 41 Mj Section Pacifique Colorado 56 30 16 10 219 156 70 i|! Vancouver 55 20 21 14 199 186 54 Calgary 56 20 25 11 161 171 51 LosAng 56 18 26 12 185 201 48 Edmonton 53 19 28 6 142 197 44 Anaheim 55 19 31 5 153 183 43 I.K I) K V 01 It .I.K M A K I) I I A F K V It IKK I 0 I) Il B 7 Le Métropolitain, enfin ! ORCHESTRE MÉTROPOLITAIN Ludwig van Beethoven: Missa solem-nis en ré majeur, op.123.Henrietta Schellenberg, soprano; Maria Popescu, mezzo-soprano; Mark DuBois, ténor; Gary Relyea, basse; Orchestre métropolitain et Chœur de l'Orchestre métropolitain, dir.Jacques Mercier.Église Saint-Jean-Baptiste, le 11 février 1996.FRANÇOIS TO IISIGNANT Œuvre monumentale, regorgeant de difficultés plus que périlleuses et demandant une tenue artistique supérieure, telle est la définition la plus simple que l’on pourrait faire de la Missa Solemnis de Beethoven.Comme une phare, elle attire tous les chefs.Devant ses problèmes plusieurs résistent ou ne se croient pas à la hauteur, tel Furtwângler qui refusa toujours de l’enregistrer.On imagine le défi que cela est pour le Métropolitain de monter cette partition.Défi fièrement relevé.w\ Jacques Mercier a une vi- ^Slpr sion assez dynamique de cette messe.Je ne saurait être constamment d’ac- ^ f cord avec lui, mais je dois reconnaître que cela fonctionne assez souvent.Le Kyrie et le Gloria ont été irréprochables.Même chose pour le Credo jusqu’à la coda Et vitam venturi.Ici, la tension tombait complètement.Après les beautés auxquelles on ne commençait toujours pas à s’habituer, c’était un peu décevant, sans qu’on en tienne vraiment rigueur.Le Sanctus a lui aussi été pris dans un tempo assez allant, comme le Benedictus, ce deuxième concerto pour violon de Beethoven.Si une certaine intériorité manquait, on gagnait en vie et en lumière, en joie.La musique de Beethoven fait plus souvent qu’on ne le pense appel à ce sentiment, et ici le chef a fait mouche, secondé par une Denise Lupien qu’on ne se lassait pas d’entendre.Rendu à Y Agnus Dei, la musique est devenu plus ordinaire, presque indifférente, jouant plus sur les effets militaires que sur le contenu dramatique.Il est vrai cependant que la paix demandée par Beethoven n’est pas celle de l’âme: c’est la paix politique et guerrière attendue par l’artiste qui a été confiné dans un cage lors de l’invasion napoléonienne.La qualité technique a alors sauvé la soirée.L’orchestre était spécialement en forme.Les cordes précises, les percussions présentes et, enfin, les vents — bois comme cuivres — avaient la tenue et le mélange qu’il faut.Quel changement avec les concerts précédents de cette saison.Quand un chef sait les faire s’écouter et les faire travailler, le résultat est formidable.Cela parlait de partout, toujours clairement, tant dans les parties polyphoniques que dans les «rôles de soutien», sans que personne ne semble isolé ou laissé à lui-même.Il y avait là un très bel orchestre, pas une réunion de musiciens doués.Le chœur a aussi surpris.Que de beaux effets de crescendo et de diminuendo n’a-t-il pas réussis sous la baguette éclairée de Jacques Mercier.Le chef joue de lui avec virtuosité, allant chercher des effets de masses efficaces dès le début de la messe.Il manquait un peu de puissance par moment, une impression qui tient probablement plus de l’habitude de l’écoute de disques.Ou alors de la gradation pas encore tout à fait maîtrisée des montées dramatiques.Les oppositions dynamiques étaient, elles, pleinement réussis, et les divers fugatos et fugues d’une clarté remarquable.Les syncopes agitaient la musique comme si elle était neuve.Le quatuor vocal, en grande forme, était tout aussi bon, lui qui a excellé dans cette partition monstrueuse.Saluons spécialement la prestation à pied levé de Henrietta Schellenberg.Dans ces conditions, tant d’aisance stupéfie.Son aigu est splendide; on se serait cru emporté sur les ailes d’un ange.Maria Popescu tient toutes ses promesses, même si elle a parfois la part ingrate dans les emplois d’alto.Ses implorations dans le Miserere ont beaucoup ému.Mark Dubois était aussi en voix; si l’écriture ne l’épargne guère, il en est aiguillonné et chante avec grande autorité.Quand à Gary Relyea, un peu timide au début, ce n’est que dans le Credo qu’il a vraiment commencé à se faire entendre pour prendre sa place dans Y Agnus Dei.Il faut espérer que le Métropolitain ne quittera pas le niveau où il arrive; avec ce genre de chef, il montre qu’il peut de grandes choses.LETTRES -*- Histoire de dinde et de respect Monsieur Cormier, J’ai pris connaissance de votre fielleux et dégoulinant commentaire sur l’album d’Isabelle Boulay.Selon vous, les Diane Dufresne, Marie Carmen, Mitsou, Louise Forestier, Mario Pelchat, Marie-Claire Séguin, Gaston Man-deville, Daniel Lavoie, Jo Bocan ou Sylvie Bernard sont des dindes.D’après vous, mes chansons qui tournent à la radio tous les jours depuis des années sont programmées, demandées et écoutées par des dindes.D’après vous, les deux Félix et le Génie que j’ai reçus comme auteur-compositeur m’ont été attribués par d’autres dindes.Et enfin, Isabelle Boulay, à qui on a offert un contrat de disque en France avant même qu’elle ne soit connue ici, et cela avec mes chansons, est une dinde de plus que je me farcis.Que vous m’attaquiez comme auteur n’a pas d’importance.Ce n’est heureusement pas vous qui décidez de ma qualité d’auteur.Que vous vous en preniez à moi avec ce manque d’honnêteté qui vous caractérise, je m’en arrange et même avec un certain plaisir.Il ne me viendrait pas à l’esprit de pratiquer l’art de vous plaire.Mais que dans la foulée, vous fassiez passer pour des dindes les interprètes qui chantent mes chansons; que vous insultiez une jeune artiste aussi brillante et talentueuse qu’Isabelle Boulay, c’est ubuesque, cela salit le métier que vous croyez pratiquer et donne bien la mesure de votre petitesse.On aurait pu lui faire ceci, on aurait dû lui faire faire cela.Justement, on ne peut pas lui «faire faire», comme vous dites.Ses chansons, elle les choisit et soigneusement.Parce qu’elle a des choses à dire même si cela vous agace qu’elle en soit capable.Si leur contenu vous échappe, ce n’est pas vous, heureusement encore, qui décidez de sa valeur.Qu’elle ne soit pas qu’une machine à pousser des notes; qu’elle fasse la différence entre l’émotion et le vulgaire épandage de tripes sur le plancher; qu’elle refuse, au risque de ne pas plaire à tous, de se mettre aux ordres du premier petit gérant d’estrade ou petit scribouillard venu, cela démontre bien son intelligence d’artiste.Vous vous contenteriez qu’elle ne soit qu’une voix, pas elle.Et si elle avait envie de dépasser vos critères réducteurs de branché en mal d’éjaculation?Si une artiste dès le départ avait choisi de se foutre de ceux qui se croient investis du pouvoir de décider de ce qu’elle devrait faire ou penser, il faut applaudir son audace et son courage.Devra-t-elle aller se faire reconnaître ailleurs pour qu’on écoute ce qu’elle a à dire comme, c’est trop souvent le cas?Isabelle Boulay est une grande artiste.Elle n’en est qu’à ses débuts?Elle en verra d’autres malheureusement.C’est peut-être pour cela qu’elle a choisi II fallait pas comme chanson-titre de son premier album.Il y est question de la bêtise et de l’inconscience que rencontrent souvent ceux qui préfèrent l’intelligence et la dignité à l’éloge de la médiocrité et de la grosse Mol.Isabelle Boulay a dès maintenant le talent et la capacité de choisir ses mots et ses musiques.Elle a le droit de construire les châteaux qu’elle veut, sur les plages qu’elle veut.Elle a surtout droit au respect.Est-ce trop demander?Le respect, petit Monsieur.Si vous savez encore ce que cela signifie.Daniel DeShaime Auteur-compositeur de l’album d’Isabelle Boulay Enrobage et assaisonnement Monsieur DeShaime, Ceux qui me font l’amitié de lire avec une certaine fidélité mes diverses chroniques et recensions le savent bien: PHOTO ARCHIVES Isabelle Boulay j’ai la gâchette plutôt rapide sur l’épithète.Je suis, d’abord et avant tout, un fan.J’aime avec passion, je déteste avec passion.Je m’enthousiame, je m’emporte, j’en rajoute toujours un peu.C’est voulu et lu comme tel.Je n’en pense pas moins ce que j’ai écrit de l’album d’Isabelle Boulay.Seulement voilà, si je n’étais pas moi, vous auriez lu tout platement que Fallait pas est un album de chansons plates, écrites, composées et arrangées par Daniel DeShaime, un auteur-compositeur de chansons habituellement plates (malgré la valeur de leurs interprètes), et qu’Isabelle Boulay, en conséquence, est bien mal entourée, ce qui est dommage, d’autant que son début de carrière était jusque là bien enclenché.Si je n’écrivais que cela, je m’ennuierais, mes lecteurs aussi.Le reste de mon papier de vendredi dernier, ses expressions-choc, l’insipidité crasse, la dinde à farcir, c’était de l’enrobage maison, pour frapper les esprits, pour faire réagir, pour rigoler un peu, aussi.L’assaisonnement, quoi.Que vous en preniez ombrage est parfaitement naturel: le contraire m’aurait déçu.De fait, votre charge d’écorché vif me montre que vous avez plus de caractère et de verve que vos chansons en témoignent: elles pourraient en profiter.Quant à la juste mesure entre l’émotion vraie et l’épan-dange de tripes (que je dénonce depuis toujours, Lara Fabian et Céline Dion le savent assez), écoutez Ce qu’il reste de nous, le premier extrait de l’album de Luce Du-fault.La chanson est prenante, l’interprétation aussi.Donnant, donnant.Et la justesse de ton n’empêche pas le bouillonnement de la vie.Sylvain Cormier SPECTACLES Un métier ; pour une chanson : • it MARIO CLOUTIER LE DEVOIR Depuis 1993, les Rencontres internationales de la chanson offrent des activités de formation et de perfectionnement aux professionnels de la chanson francopho-; ne.A la fin de la session hiver 1996)' plus de 400 artistes, de Manon Brunet à Richard Séguin en passant par Robert Marien et Danièle Martineau, auront eu recours aux ateliers de cet organisme dirigé par Johanne F.Saint-André.«Ce que nous proposons aux auteurs, compositeurs et interprètes est une école aux murs éclatés, raconte-t-elle.Ce n’est ni un concours, ni un festival mais une façon de se donner les moyens d’être compétitifs, donc de perfectionner le travail professionnel que l’on fait.» En clair, les ateliers ne s’adres-.sent pas à des amateurs.Les candidats aux Rencontres doivent présenter un dossier étayé d’un disque , ou d’une maquette et d’une repré- ¦ sentation sur vidéo.Tout dépendant de l’atelier, les coûts peuvent : varier entre 50 $ (pour améliorer la technique vocale des aspirants motivés) et 9000 $ (pour le coaching vocal au moment de l’enregistrement d’un disque).Combien ça paie?«C’est très bon marché.Les ateliers de perfectionnement coûtent en moyenne 200 $, ce qui est peu si on calcule le salaire de bons péda: gogues comme Raoul Duguay où Guylaine Laperrière.Les chanteurs .ne nous demandent pas combien çâ coûte, mais combien ça paie.Ori a.fait faire plus de “milage” aux artistes qui sont venus chez nous que bien des concours ou des écoles : qui ont développé de petites coteries sur le plateau Mont-Royal.» Les Rencontres internationales cherchent à mettre face à face des gens qui ont un talent et une expérience avçc des artistes qui ont des besoins.A partir de là tout est possible.ou presque.Même des ateliers en France ou ailleurs au Canada.«Ce qui nous intéresse c’est l’art chansonnier, pas nécessairement de former des chanteurs pour l’industrie.Notre formule est éclatée, mais nous offrons de la formation sur mesure pour améliorer les chances des artistes d’obtenir du travail.» CLAIRE LAMARCHE Claire Lamarche reçoit le directeur du service de police de la Communauté urbaine de Montréal, Jacques Duchesneau.TVA, 16h *-> * N Q U O* PAULE DES RIVIÈRES COUNTRY CENTRE-VILLE Pierre Letourneau incarne, ce soir, l’esprit country.Radio-Canada, 19h GRANDS REPORTAGES Les intérêts en jeu dans l’industrie du parfum en France.RDI, 20h ALIEN EMPIRE Dernière partie de la série sur les insectes, produites par la BBC.Ce soir, les migrations d’insectes et leur capacité à s’adapter à des conditions extrêmes.PBS, 21h THE NATIONAL; THINKING THE UNTHINKABLE Un reportage sur la «divisibilité» du Canada.Il sera intéressant de voir comment est constituée l’émission, qui s’adresse avant tout au reste du Canada anglais.CBC, 22h BBE:fMil O®© mcDo GDIDQ® CEI Océane Watatatow Que le meilleur gagne Ce soir Country centre-ville La Facture/ Vue sans lunettes; publicité -panneaux Les Héritiers Duval Scoop Le Téléjournal Le Point (22:24) Nouvelles du sport/ Météo (23:25) Découverte am® a a ce CD OB OU d® Claire Lamarche / Rencontre avec Jacques Duchesneau.(16:00) Mongrain Le TVA Piment fort/ Dany Turcotte, Stéphane Rousseau, Lise Dion Chambres en ville Place Melrose (19:59) Le Match de la vie/À la recherche de sa mère ou de son enfant biologique; les femmes et la peur; le tango Le TVA chaBada/Joe Bocan, Sébastien Lareau TVA Sports / Loteries (23:52) / Pub (23:57) 3D 3® 3$ 35) 3D La Sagesse des gnomes La Princesse astronaute Mais où se cache Carmen Sandiego?Passe- Partout La Maison de Ouimzie Le Québec aujourd'hui On n'est pas né d'hier Consommaction Les Prix du Québec A vos affaires Fous de la pub L'Afrique de toutes façons Cinéma/NIKITA (4) avec Anne Parillaua, Jean-Hugues Anglade CDGDCED BD 3D 35) Écoute-moi (16:00) Le Grand Journal Guerre des clans Flash RoboCop Cinéma /SCARLETT (5) avec Joanne Whalley-Kilmer, Timothy Dalton (2/4) Besoin d'amour/ Gilbert Rozon Grand Journal Sports Plus Sports Plus extra /Sylvain Gauthier QQ CD Family Matters The Simpsons Fresh Prince of Bel-Air Newswatch Undercurrents Market Place the fifth estate Witness CBC News News Taxi Newsday Q Inside Qc GOSH CB Oprah (16:00) Home Videos Home Improv.Newsline Wheel of.Jeopardy! 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