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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1996-02-24, Collections de BAnQ.

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I, K I) K V II I H , I.K S S ,\ M K |> | g | K j |) | m \ ( „ f Y !•; V H I Y.\\ ! » \) » le Devoir Im chronique de Lise Bisso miette Page B3 Cinéma Page B4 Disques classiques Page B6 ¦ Théâtre Page B7 /;¦; Télévision Page B8 ' ¦ À Québec Page B8 drille télé du week-end Page B9 , Agenda culturel Page B10 I 14 ?.*• » i .1 M IJ S Q U E y Mi Alain Souchon est heureux, sçe qui n’est ,,, pas rien •àr ¦.: > • y IV&fVp’ ' S5£$7£kE2 ._______________________________ SYLVAIN CORMIER Il è^t fatigué, le Souchon.Trois jours d’entrevues quasi ininterrompus, .ce qui le place juste au-dessous dq,Ja ligne de flottaison.De fait, le régira est un peu flou.Mais le sourire qjf if esquisse faiblement est sans équivoque.Il est heureux.Read my lim .Alain Souchon est heureux.Le criàntre du mal de vivre, le jardinier du spleen, le pas beau qui disait allô-marrîan-bobo, le tragi-comédien de la riijie riche, l’inquiet maladif, le tourmenté chronique qui a inventé l’an-go;$se en fonne de refrains, celui qui a çliauté «J’suis mal à la scène/J’suis mjil en ville/ Peut-être un p’tit peu tnjp fragile» pour tous ceux qui se sentaient comme lui sans le dire, Alain Souchon regarde le bonheur enjjace et lui fait guili-guili.jÇ’pst écrit dans le livret de Défoule sentimentale, le double album live topt récemment couronné par une énorme boule dorée coupée en deux aujx! Victoires de la musique, raison de'sa razzia médiatique en ville: «N^us avons été heureux.» Nous, c’^st l’équipe de tournée, mais lui inclus.Un beau constat.A 51 ans, dont vip^t-deux de succès continu en France, après dix albums en studio et/fois en public, c’est pas trop tôt, mais c’est certainement mieux que jaihais.Ce qui est drôle, c’est que le bonjheur est venu justement en chantai}!, dès mots comme «Tout p’tit déjà c’est fou/Comme tout me foutait le dégoût».L-ébouriffé acquiesce, entre deux coups de charme à la serveuse du bar de l’hôtel.«C’est vrai, tout est là.Au fond, quand j’ai commencé à chanter, c’était pour me purger.J’avpig pas été trop gâté par la vie, | j'étais.assez malheureux.Alors, je induis mis aux chansons en déses-poji; de cause, j’ai essayé de dire les j choyés différemment, et j’ai aimé ça.I J’aille tellement faire des chansons, ! alors'que j’aime pas tellement le res-j te de la vie, la politique, le sport.Fi-! nalqment, cette espèce de mélanco-| lie,, de solitude, de peu d’enthousiasme que j’avais à l’existence a trans-| formé ma vie en petit conte de fées.» 1 Euphorique, le Souchon ÿous avez vu l’un ou l’autre des * spectacles au Spectrum, pendant les jFrgpcoFolies de Montréal à l’été 1994?C’était idem, j’en témoigne, devant 12 000 spectateurs au parking [Saint-Jean d’Acre à La Rochelle, ou devant les 7000 de la Place de l’hôtel de ville à Spa: le même Souchon aux grands gestes euphoriques, aux monologues jouissifs et un peu surréalistes qui causaient bergères, pintades et Sharon Stone personnelle (il y rii a trois sur l’album), le Souchon lanceur et receveur de balles comme dans la chanson qui amorce Défoule setffimentale, Chanter c’est lancer des bâties.«Chanter, ça m’a permis d’etre regardé, ça m’a donné les sourires des gens quand je les croise s la rue.Ce petit signe qu’on me quand on me reconnaît, c’est la te balle qui fait plaisir.» ouchon fourmille de moments hétireux qui se détachent des 000 kilomètres de plaines, de ries, de montagnes, de forêts» tra-vejisés pendant l’année de tournée./OIR PAGE B 2 : SOUCHON Concert d’ouverture : Angèle Dubeau et le flûtiste ^.Alain Marion CVj Les Jeunesses Musicales, la maison de la culture Frontenac et la Banque Nationale présentent *10.DE EA MUSIQUE POUR JEUNE m 3 AU 10 MARS 1996 4rcs -tfer 15 spectacles: Musique classique Folklore québécois, cajun et africain Moyen âge et Renaissance Musique électronique.Chant choral.Jazz Information et laissez-passer Maison de la culture Frontenac (métro Frontenac) 2550, rue Ontario Est Montréal (514)872-7882 Porte-parole officielle PEINTRE DE SAINT-HILAIRE JENNIFER COUËLLE LU art a une âme et l’art aussi pense.«L’artiste * crée un Univers dont il ne peut s’exclure [.] I Penser un Univers, lignes, formes ou couleurs; c’est créer un Univers — un Univers spiritualisé.Réaliser cet Univers, c’est sortir de son égoïsme», disait Ozias Leduc.L’art, encore, a donc un sens.Le dépassement et l’élévation de soi, ce très grand artiste d’ici a qui l’on rend aujourd’hui ses lettres de noblesse y aspirait de toute sa quiétude.A la fois peintre religieux et peintre profane, ce maître de deux siècles, d’une peinture tant éthique que plastique, fait l’objet d’une importante rétrospective inaugurée cette semaine au Musée des beaux-arts de Montréal (Le Devoir en parlait dans son édition du mardi 20 février).Né en 1864 et mort 91 ans plus tard, Ozias Leduc fut un créateur prolifique sur plus de 70 ans de carrière.Produite par le MBAM en collaboration avec le Musée du Québec, Ozias Leduc: une œuvre d’amour et de rêve, avec ses quelque 250 peintures, dessins, études, livres et vitraux, est la première manifestation de cette envergure à être consacrée au lumineux peintre de Saint-Hilaire.L’entreprise est dirigée par le professeur d’histoire de l’art Laurier Lacroix qui a agi à titre de commissaire, avec comme chargées de recherche Arlene Gehmacher et Monique Lanthier.Un comité scientifique composé de plusieurs spécialistes a également travaillé de près à la réalisation de cette exposition et de la publication exhaustive et admirablement conçue qui l’accompagne.Bien que l’histoire de l’art québécoise ait été clémente envers cet artiste aux façons symbolistes — dont les paysages, portraits, natures mortes et fresques saintes (Leduc a signé plus de trente décorations de chapelles, d’églises et de cathédrales) plaisaient à l’époque tant à VOIR PAGE B 2 : LEDUC Ozias Leduc était à la fois peintre religieux et peintre nrofane ERATO (MUSE ENDORMIE), HUILE SUR TOILE D'OZIAS LEDUC, COLLECTION PARTICULIÈRE.I I I ) [ ) I I ) ’ I ) I > I \ ) f i \ ) i +¦ i i i i » i B 2 I) K V 0 I II .L K S S A M K I) I 2 I E T l) I M A N < Il E 2 15 F É V H I E II I !» il (I LEDUC Une œuvre d'amour et de rêve SUITE DE LA PAGE B1 l’élite intellectuelle et novatrice qu'aux volontés plus conservatrices —, elle s’est appliquée à dresser un portrait plutôt pittoresque de Leduc, comme une figure isolée au fond de sii vallée.«C'est pourtant le contraire, dit le commissaire.Leduc était tout à fait intégré aux débats de société et aux enjeux culturels de son époque.Si son langage plastique était sien, ses idées n’étaient pas pour autant à rebours de celles de ses contemporains.» A l'aide, donc, de dossiers comparatifs, avec l'inclusion d’œuvres de George A.Reid et Franklin Brownell pour l'iconographie des liseurs; de Clarence Ga- „ ., , gnon et Adrien Hébert ( zias L®1*110' pour le rapport photographie-peinture; de Macdonald, Harris et M.-A.de Foy Suzor-Côté pour le paysage symboliste; et de Borduas, Lemieux, Simone Hudon et j’en passe pour le renouveau de l'art sacré, l’exposition fait sa part didactique pour situer Leduc dans un contexte commun de création.Si ces rapprochements sont pertinents d'un point de vue historique, sur le plan esthétique, notamment dans la dernière salle avec les représentations proléto-religieuses de Lemieux, Wilfrid Corbeil, Maurice Raymond et les autres, le résultat laisse à désirer.Le choc visuel est plutôt brutal après avoir été plongé dans l'univers chatoyant, harmonieux et, presque toujours, plastiquement impeccable de Leduc.Quant aux autres points de comparaison, ça va déjà mieux.Les «intrus» sont moins nombreux, et les sensibilités et styles picturaux, à l'exception peut-être du Harris aux larges plages de couleurs criardes, jurent moins fort.Les deux Leduc Dans un effort de réconcilier les productions de Leduc le peintre-décorateur de lieux sacrés et Leduc le peintre de chevalet, l’accrochage de cette exposition divisée en quatre parties — depuis les natures mortes et portraits d'avant le pèlerinage parisien de l'artiste en 1897 jusqu'à la période vis ART La Liseuse après 1922 intitulée Entre symbolisme et nationalisme, en passant par les paysages allégoriques de 1897 à 1911 et les paysages symbolistes, les portraits d'amis intimes et encore, de 1912 à 1921 — fait un aller-retour continu entre le gagne-pain liturgique de l’artiste et son œuvre laïque.«Entre l’une et l'autre de ces pratiques, explique M.Lacroix, Leduc poursuivait les mêmes rêves, les mêmes recherches et le même désir d’élévation de corps et d'esprit.Le sujet, poursuit-il, ne fait que très peu de différence finalement, le fil conducteur ici est dans la forme et l'esprit.» D’ailleurs, si paradoxal que cela puisse paraître, il semblerait que les heures passées à illustrer l'Histoire Sainte, à représenter des sujets convenus, aient permis à Leduc d'approfondir et de peaufiner sa connaissance de la ligne et de la couleur.Et hop! pour la complicité entre modernisme et catholicisme.Aussi inspiré qu’inspirant Trêve de plaisanterie, outre quelques petits agacements muséolo-giques — tels les couleurs inutilement vieillotes des murs, l’inélégance et l'effet portraits de famille de l’encadrement commun d'une série de petites pochades, et la difficulté, par endroits, de déchiffrer les chassés-croisés entre les regroupements thématiques et chronologiques —, cette exposition donne à voir la production singulière et profondément touchante d'un artiste aussi inspiré qu’inspirant Mis à part quelques portraits plus tardifs, dont celui de Florence Bindoff, daté 1931-3535, qui sont plutôt rigides et malhabiles, surtout à la lumière de la fluidité et du rendu pour ainsi dire parfait du travail antérieur de l’artiste, l'ensemble des œuvres ici exposées témoigne du coloriste exquis et du dessinateur accompli qu’était Ozias Leduc.Et pour l’aura spirituelle qui traverse son œuvre, elle y est II faut voir.Il est des choses que les mots ne peuvent rendre.Ozias Leduc: une œuvre d'amour et de rêve est en place au MBAM jusqu’au 19 mai.WftlM I ORCHESTRE SYMPHONIQUE JrJtjIrii I DE MONTRÉAL Charles dutoit Mardi Tl et jeudi 29 février 20 h LES CONCERTS GALA CHARLES DUTOIT, chef GARRICK OHLSSON, piano ADAMS DVORAK PROKOFIEV Short Ride in a Fust Machine Concerto pour piano Symphonie n° 5 Garrick Ohlsson Commanditaire le 27 : ((G w l/0 COGECO BILLETS: 19,25$, 28,00 $, 30,00$, 39,00$, 40,25 $ (taxes et redevances en sus) Tarif étudiant : 10,00 $ (Sur présentation de la carte d’étudiant à temps plein, le jour du concert) Lundi 4 et mercredi 6 mars * 20 h LES GRANDS CONCERTS CHARLES DUTOIT, chef FRANK PETER ZIMMERMANN, violon BEETHOVEN SIBELIUS BEETHOVEN Leonore J.ouverture Symphonie n° 6 Concerto pour violon Frank Pu itr Zimmermann 81 A N 0 U E Commanditaire le 6 : BILLETS: 19,25$, 28,00$, 30,00$, 39,00 S, 40,25 $ (taxes et redevances en sus) Tarif étudiant : 10,00 $ (Sur présentation de la carte d'étudiant à temps plein, le jour du concert) Mercredi 6 mars • 10 h 30 LES MATINS SYMPHONIQUES mETRO CHARLES DUTOIT, chef CHANTAL JUILLET, violon BERG Concerto pour violon MAHLER 'Symphonie n' I TM.Juiut.BILLETS : 16,00 S (taxes et redevances en sus) Tanf étudiant : 10,00 S (Sur présentation de la carte d'étudiant a temps plein, le |our du conce Billets «n vente à i’OSM / 8424951.àlaPdA / 842-2112 et au Réseau Admission / 790-1245 SOUCHON Et vive les copains! SUITE DE LA PAGE B1 «C’est parfois les décors, des scènes sur la Côte d'Azur en plein air au bord de la mer, ou des arènes antiques jolies comme tout.Ou alors c’est la qualité des gens.En Bretagne, ils étaient deux cents jeunes de 15-16-17 ans qui se sont pris les mains et qui ont dansé à la bretonne sur Le Ilagad de Lahn Bihouë, une chanson pseudo-bretonne qu’on avait inventée, moi et Laurent» (Voulzy, son fidèle collaborateur).C’est comme un salut, un baiser.» — lit le Spectrum?«Ici, j’étais débutant.Je me retrouvais comme il y a vingt ans à Paris.Je me disais: les gens me connaissent pas, est-ce qu’ils vont comprendre mes histoires, ce ne doit pas être le même humour exactement, ils ont un accent, je dois avoir un accent pour eux, j’avais très peur.Et ça s’est plutôt pas mal passé, quoi.J’étais très soulagé et très heureux.» Au début, c’était nettement plus difficile, même s’il avoue avec un brin de fierté ne jamais s’être fait jeter.«J’attends ça pour la fin de ma carrière», ironise-t-il.Huées, tomates pourries, connaît pas, fût-ce les toutes premières fois, quand il s’amenait autour de 1963 dans les cabarets rive-gauche, pétri de Brel, Ferré, Brassens «et de votre Félix».Souchon rigole en se tripatouillant la mémoire.«C’était un peu cucul-la-praline, je chantais des trucs pas bien du tout qui disaient des choses pompeuses comme “Bûcheron, le manche de ta cognée a pris la forme de ta main/Mais la sueur coulant de tes bras noircit le morceau de bois” (Il rigole.) Heureusement, les gens étaient gentils.» La galère, c’était aussi courir un tour cycliste en première partie d’Antoine, en 1971.«On suivait la course; qui s’appelait Le Midi libre, et le soir, à la fin d’étape,v ils dépliaient un podium d’un camion, et je chantais deux chansons avec ma guitare, avant Antoine.Je me souviens surtout que j’avais une hépatite virale et que je ne le savais pas, je pensais que j’avais la grippe, donc je prenais du whisky pour me donner du courage, et ça ne m’arrangeait pas du tout.J’étais encore plus fatigué qu’aujourd’hui.» Ses intérieurs n'étaient pas moins chamboulés en 1975 sur la scène légendaire de l’Olympia, en lever de rideau pour Jean-Jacques Debout.«J’avais une chanson qui avait un peu marché, qui s’appelait J’ai dix ans.Un lundi, ma maison de disques me dit: mercredi, tu fais l’Olympia.Bruno Coquatrix, qui était le directeur de l’Olympia, un grand monsieur qui avait connu tout le monde, était derrière le rideau le soir de la première, comme le voulait la tradition.Il m’a dit: “tu vois, coco, ce que tu viens de faire, c’est de la merde, mais t’as quelque chose dans les yeux, ça va marcher pour toi".Ça m’avait impressionné.C’était un connaisseur.» Redevable à la confrérie D’Olympia en Olympia (il l’a fait six fois, quatre en vedette), nous voilà causant de Maxime Le Forestier, qui vient justement d’y passer, et que l’on a tous deux vu.Ce qui nous ramène au bonheur, dont Souchon est redevable un peu beaucoup à la grande confrérie des copains chanteurs, français.Fallait entendre sa liste d’épicerie aux Victoires, quand il a rappelé aux radios françaises paniquées par les quotas existence des Thomas Fersen, Dominique A., Didier Sustrac, Princess Erika, Gérald De Palmas et des Cherche-midi.Il faut aussi constater sa participation d’office aux albums collectifs, aux deux volumes de Sol En Si (Solidarité Enfant Sida), aux émissions des Restas du cœur.«On est étonnamment liés, les chanteurs français.On s’aime bien, on s’admire, il n’y a aucune concurrence.Plus ça marche pour Jean-Jacques Goldman ou Francis Cabrel, mieux c’est pour moi et pour les autres.Quand les gens vont acheter un disque de Cabrel, ils verront peut-être celui de Thomas Fersen.» 1, L'image même du bonheur.«Pour la plupart, continue-t-il, les chanteurs sont des gens attachants, qui font bien leur métier.Michel Jo-nasz a fait des choses extraordinaires, il se donne à fond pour Sol En Si.Jean-Jacques Goldman travaille comme un fou pour les Restas du cœur.Et on aime vraiment se retrouver.Pour l’émission que l’on vient de faire, j’ai chanté avec Vanes- PHOTO JACQUES GRENIER sa Paradis, et La Javanaise avec Jane Birkin et Julien Clerc.» Il sourit avep 1 ce qui lui reste de tonus musculaire.«J’ai même chanté avec Francis’et Jean-Jacques une vieille chanson.de Johnny Hallyday et Sylvie Vartan qui s’appelle J’ai un problème.C’çst Francis qui me dit: “j’ai un problème; je crois bien que je t’aime.”» L’image même du bonheur.Souvenirs d’André Breton « Il y a cent ans est né André Breton.Notre collaborateur Nairn Kattan a fait partie en 1947 et 1948 du groupe surréaliste à Paris.Il eut alors l’occasion de connaître le maître du surréalisme et de s’entretenir fréquemment avec lui.une autorité que personne ne songeait à contester.On ne demandait pas son avis.On le devinait.Dès la première rencontre, j’étais frappé par son élégance, la beauté de ses gestes et de sa démarche.Chez lui, la parole épousait, dans une parfaite harmonie, le corps et les mots choisis avec une rigoureuse précision pour leur puissance évocatrice, leur résonance musicale, semblaient lui obéir et couler de source.Il parlait d’abondance et ses phrases donnaient l’impression d’être écrites, soigneusement rédigées avec des tournures recherchés, inattendues.Comme homme, Breton correspondait parfaitement à l’écrivain que j’avais admiré à la lecture.En sa présence, j’étais médusé, sous le charme, comme si j’assistais à l’invention perpétuelle d’une langue.A l’ordre du jour, ce soir-là, la page que le quotidien Combat consacrait chaque jeudi à la jeunesse.Pour Breton, la notion de jeunesse était fascisante.Nous sortions de la guerre et de l’horreur nazie et tout ce qui pouvait les évoquer paraissait suspect.Or, les nazis, célébraient la jeunesse.L’intervention de Ramsès Younane me parut alors décisive.La jeunesse, dit-il, ne dépend pas de l’âge mais la confusion entre énergie et force pouvait conduire à des conséquences délétères.A l’issue d’une discussion longue et ardue, le groupe prit la décision de s’opposer NAIM KATTAN 'e vous présente le chef de notre groupe de Bagdad.» C’est ainsi qu’André Breton me présenta à l’assemblée lors d’une des deux réunions hebdomadaires du groupe surréaliste à Paris.J’avais 19 ans et je venais de débarquer à Paris.Quelques années auparavant, j’avais découvert le surréalisme grâce à Simon Watson Taylor, le chef du groupe surréaliste de Londres qui, pendant la guerre, faisait partie, comme artiste, des forces armées britanniques et qui avait fait un bref séjour à Bagdad.J’ai écrit alors, en arabe, plusieurs articles sur le surréalisme.A la fin de la guerre, toujours grâce à Taylor, j’avais pris contact avec Breton, à Paris, avec Marcel Mariën, qui était alors le chef du groupe belge.La réunion du groupe surréaliste de lundi se tenait au café Blanche non loin de la rue Fontaine où habitait Breton.Une salle était réservée au groupe au premier étage.Délibérations on ne peut plus formelles: ordre de jour, discours préparé par l’un des membres, discussion.Moins formelle, la deuxième réunion hebdomadaire était convoquée le jeudi après-midi au café des Deux Magots.Breton agissait en maître des lieux.Sa courtoisie, la douceur de son débit ne masquaient nullement QUATUOR MORENCY LUNDI 4 MARS À 20H SALLE PIERRE-MERCURE STÉPHANE LEMELIN 2E QUINTETTE DE FAURÉ PANNETON/ST-SAËNS 9 8 7 - 6 91 9 COMME CHEZ LES GRECS de Steven Berkoff SALLE FRED-BARRY du 21 février au 23 mars Du mercredi au samedi, 20h30 Mise en scène-Bernard Lavoie Trad /Adap -Louise Ringuet Ass /Régie-Chantal Morasse Conception-Pierre Cardinal, f Stan Kwleclen, Benoit Rousseau ^ Avec ' Anne-Marie Desbiens Alain Fournier Diane Ouimet et Aubert Pallascio •mm - u*m INI: i» m «m - soifs FraéBorry 253*8974 à cette page et de le signifier au journal.Après la réunion, je me suis précipité pour féliciter Younane.Egyptien, peintre, j’avais lu sa traduction, en arabe, d’Une saison en enfer de Rimbaud.Nous parlions notre langue commune, l’arabe et Ramsès Younane devint mon guide.Il me signala les noms des écrivains et des artistes présents à la réunion et que j’allais côtoyer par la suite: Victor Brauner, Benjamin Péret, Jacques Hérold, Bakst, Toyen, Tamaud, Gaston Criel.Des scrupules Je fis part à Ramsès de mes scrupules.Nous étions, à Bagdad, trois ou quatre à nous intéresser au surréalisme.De là qu’il y ait un groupe avec un chef! N’était-ce pas de l’ironie de la part de Breton?Ramsès n’en était pas sûr.De retour d’Amérique, Breton cherchait à reconstituer le surréalisme.Celui-ci, disait-il, était bien vivant et son influence s’étendait aux quatre coins du monde.Et puis, à l’époque, Bagdad c’était encore l’exotisme.Ramsès me conseilla surtout de ne pas contredire Breton.Certaines soirées réservaient pour moi des surprises et je me perdais dans les méandres de débats à propos du comportement de tel ou tel surréaliste.Je me trouvais parmi des personnages éminents et leurs controverses me ramenaient à mes conflits d’écolier! Cependant, je buvais les paroles de Breton quand il nous faisait part de ses découvertes.Ainsi, deux séances furent consacrées à l’écrivain mauricien Malcolm de Chazal.Breton nous lisait des pages de textes pour la publication desquels il allait intervenir chez Gallimard.Et il y avait la soirée d’hommage à Swedenburg, le précurseur.A part les amitiés nouées et dont certaines sont toujours vivaces, ce qui me reste aujourd’hui de ces soirées c’est la soif de liberté que, paradoxalement, Breton n’hésitait pas à imposer de toute son autorité.Nous vivions alors à l’heure du marxisme et de l’existentialisme, de la mode et de ses ukases.Breton nous insufflait un esprit de fraîcheur et d’indépendance.Le surréalisme vivait de son inconditionnel appel à la liberté et ne survivrait pas s’il succombait à des mots d’ordre.André Breton PHOTO ARCIpypT *1 ’ Je m’étais absenté des.réunîdns pendant deux semaines.A mon retour, Breton m’accueillit avec ttne chaleur inusitée.Les bras autour jdel mes épaules: « Alors, cela va mieux?me demim da-t-il.Je ne comprenais pas.— Oui», balbutiai-je.Pour Breton, la liberté,se défendait aussi par la discipline et çéllel qu’il exigeait était l’assistance aux ré-, unions.Je ne pouvais donc m’absenter que pour cause de maladie.De | plus, son idée fie la liberté ne pouvait se dissocier de l’éthique.J’ai mis-clu temps à comprendre tout le s b in qu’on mettait au cours des réuniçm à condamner le comportement,¦per sonnel de tel ou tel surréaliste, -fps-sent-ils à l’étranger.Il existait unjieji entre la malhonnêteté personnelle et celle de l’esprit.On ne pouvaittgàs être un artiste libre en même temps qu’un escroc.J’ai compris aussi-que le respect scrupuleux voué par Bréton à la langue française, et il est-in-déniablement l’un des grands-Stÿ-listes de notre époque, relevait fi’un même souci, d’une semblable volonté de discipline.Obéir aux réglèijfie la grammaire était, pour lui, unél gence éthique.L’artiste ne doit-refuser les débordements du rêve èt du désir s’il sait les saisir, s’il estfapte à les inscrire, quitte à les harnaché»'.Il ne suffisait pas à Breton de niêttre en question l’art et la littérature fie son temps.Il en proposait d’autres.MUSICI i lyrusici J Jr ni’.,h,.,! Solistes KEVIN MCMILLAN, baryton ELEONORA TUROVSKY, violon Billets: 18,50 S 14,50 S 13$ Tares en sus Ü; 555.ntt SbtrkNki Oml , Le jeudi 7 mars, 20 h Rota Hartmann Dvorak Mahler Mahler NORTEL C——* prmcrfê1 tttn IW-tM Concerto pour cordes Concerto pour violon et orchestre à cordes Nocturne, opus 40 Lieder eines fahrenden Gesellen Chants d un compagnon errant (arr.par Schoenbergl Adagietto de la 5e symphonie #CBC ¦ISSU Vf.' Articulé* 844 TT 2172 CLICHÉ RÉPÉTÉ A ÉCLAIRAGE DIFF K v IM It .I.Il S S A M K l> I 2 K ï I» I M A N ( || K 2 5 K K V It I K It I !» Il ti 111 Ci-gît une librairie ¦.1970-1996 ti-gît la Librairie Encyclopédique dont le souvenir ira en rejoindre tant d'autres au cimetière des belles et fausses idées que les Québécois se font de leur culture.Ainsi aurait pu se lire la modeste annonce que son propriétaire, Denis Houle, publie en nos pages pour annoncer plus sobrement son solde de fermeture.J’y suis passée un midi, coupable de rafler à moitié prix quelques ouvrages anciens de François Hertel dont je tente depuis peu de rapailler tout l’œuvre.L histoire est simple et brutale.Il y a d’abord le loyer.Ixt librairie est sise rue Sainte-Catherine en face de la station de métro Beaudry, et les propriétaires de l’édifice ne cessent de faire monter les enchères même si les locaux vides se multiplient alentour.Il y a ensuite la récession, terminée pour les banquiers mais pas pour les commerçants; Denis Houle a mangé toutes ses économies, en espérant une éclaircie, avant de déclarer forfait.Il y a enfin la clientèle.Installée dans le quartier de la télévision depuis 1980, la librairie «ancienne et moderne» a connu de beaux jours mais n’a cessé, depuis le tournant des années quatre-vingt-dix, de perdre des fidèles au fur et à mesure des compressions de personnel à Radio-Canada, à Télémétropole, à Radio-Québec.N’empêche, la mathématique des loyers, de la récession, et des damnées coupures ne saurait tout expliquer.Des centaines de salariés de la radio et de la télévision publique et privée passent encore dans le coin, LISE HISS O N N K T T K ?certains y vivent, ce sont même eux qui ont revitalisé le quartier en y rénovant les modestes duplex et triplex d’un est du centre-ville à l’abandon.S'y est aussi confirmé, depuis une dizaine d’années, le village gai dont la population consomme normalement plus de produits culturels que la moyenne.Mais par un étrange phénomène, cette agglomération d’habitants plutôt scolarisés et cultivés a fait apparaître une kyrielle de bars et de restaurants et chassé la vie artistique.Le Ouimetosco-pe, populaire cinéma de répertoire, a fermé ses portes, ainsi que le théâtre Félix-Leclerc.D’autres libraires «anciens et modernes» ont quitté le quartier où le plus célèbre d’entre eux, M.Caron, avait donné ses lettres de noblesse à leur commerce.C’est étrange, rappelle M.Houle, mais l’arrivée de l’Université du Québec à Montréal a eu le même effet pervers au Quartier latin.La Librairie encyclopédique, il l’avait d’abord fondée en 1970 rue Saint-Denis, entre la rue Maisonneuve et la nie Ontario.Il y en avait une dizaine dans le quartier.L’UQAM s'est construite et un jour de printemps, en 1980, le propriétaire a exigé le double du loyer.Les libraires ont fui l’un après l’autre, remplacés là encore par les bars et restaurants.Iü nie Saint-Denis est devenue une gargote à ciel ouvert, dont la seule vie intellectuelle se cache à la Bibliothèque nationale, qui ne rêve elle aussi que de déménager.Où vont émigrer nos libraires, en attendant d’être encore délogés par quelque développement intellectuel?Les havres se font rares.Rue Amherst, François Côté a fermé boutique pour la deuxième fois en une dizaine d’années.Tout près, son collègue Giacomo Falconi pourrait faire de même et s’établir comme plusieurs autres à la campagne; ils réduisent les frais et se contentent désormais d’offrir les livres par catalogue à des clients qu’ils rencontrent une fois l’an à la Foire du livre ancien.Denis Houle, pour sa part, n’a même pas les moyens d’en faire autant.Il verra en avril, à la fin.Ft il ignore encore où ira le fonds qu’il n’aura certes pas entièrement soldé.Il y restera de tout, des livres d’art et des missels, d’obscures revues épuisées et des poèmes en recueils jaunis mais non découpés, du Minou Drouet et du Fugè-ne Achard, des œuvres d’avant-hier et des œuvres d’autrefois, le best-seller au bout de sa route et le compte d’auteur qui n’a jamais décollé.Parfois des trésors: il m’est arriyé d’acheter les trois tomes des mémoires de Georges-Emile Lapalme, premier valeureux titulaire du ministère des Affaires culturelles, pour découvrir de retour à la maison qu’il s’agissait d’exemplaires corrigés tout au long de sa main.Ce sont des secrets qui vous prennent à témoin, ces livres qui ont appartenu à d’autres, cet Hertel qui signe un envoi au sculpteur Robert Roussit ou à une Julie inconnue.On ne les lit pas de la même façon.Peut-être est-ce le rapport aux livres, justement, qui menace les librairies anciennes.Di littérature prend le trajet des yaourts, périmés après date lixe.«Je suis désolé, je n’ai pas encore lu votre livre», disent aux écrivains des lecteurs contrits, convaincus que le scribe leur en voudra de ne pouvoir causer de sa dernière œuvre.Comme si les éditeurs mettaient de la laitue en marché, et comme si le livre était une affaire de «saison littéraire» au terme de laquelle la prose perdra de sa fraîcheur et le propos romanesque de son intérêt.Pourtant je vous jure que parcourir Cent ans d'injustice?, l’opuscule où François Hertel faisait l’autopsie de la fédération canadienne il y a près de vingt ans, à contre-courant de l’euphorie de l’Expo, m’a replacé les idées post-référendaires mieux que tout ce qui en spécule aujourd’hui.Mais il y a pire encore que d’oublier ceux qui avaient tout prédit de nos petites histoires.Le plus pervers, comme le répète mon amie Clémence, c’est de ne plus lire Alfred Desrochers.11 est là le poète, tragique et fort, parmi les livres anciens que les jeunes pensent «usagés», au sens des voitures.Plus elles ferment, les librairies qui le tiennent, plus nous le perdons, lui et les autres de même grandeur.Quand Denis Houle décrochera son écriteau, il y aura un vide plus grand que celui de la vitrine, sur la Catherine qui noie son chagrin au bar.LA VITRINE DU DISQUE La stérilisation de la musique soul en trois compacts SYLVAIN CORMIER SOUL TRAIN 25TH ANNIVERSARY HALL OF FAME Artistes divers Coffret, MCA S old Train, c’est depuis vingt-cinq ans Y American Bandstand afro-américain.American Bandstand?Mais si, mais si, rappelez-vous, la légendaire émission de télé, née à Philadelphie dans les années cinquante, qui fit danser le rock’n’roll, le twist, le jerk, le hully gully, le hustle et le disco à l’Amérique, animée pendant près de trois décennies par Dick Clark, c’est-à-dire jusqu’à ce que Y America’s Oldest Teenager se trouve finalement trop vieux et se recycle dans les émissions de bloopers et la vente par correspondance d’oldies but goodies.Le succès d’American Bandstand et de ses ersartz n’a jamais tenu qu’à un seul et unique principe, inlassablement répété, génération après génération, par les ados qui s’y trémoussent, pour lesquels la valeur intrinsèque d’une chanson se résume à un seul critère: i>+m > A.,- * » ’4.' y‘ * IféwS® Ml h|Bw 1 moi ANGELS “Séduisant, étonnant!” — VjIctk I turn-.SAIl I.BONIÔUK! realnr MONTAND GARCIA AUTEUIL BÉART MONTAND SCHNEIDER ROMY SCHNEIDER HStHDEIDER MONTAND PICCOU m.PICCQLI F.PERIER Cynisme européen, rêve américain John Malkovich (Mr.Hyde) empêche Julia Roberts (Mary) de crier lors d’une rencontre impromptue dans la maison du Dr Jekyll.La servante de Mister Hyde PHOTO CUVE COOTE MARY REILLY Réalisation: Stephen Frears.Scénario: Christopher Hampton d’après le roman de Valerie Martin.Avec Julia Roberts, John Malkovich, George Cole, Michael Gambon, Kathy Staff, Glenn Close.Image: Philippe Rousse-lot.Musique: George Penton.118 min.Au Faubourg (v.o.) et au Berri (v.fi).ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Il aura été souvent porté à l’écran le roman de Louis Stevenson Docteur Jekyll et Mister Hyde, par F.W.Mumau et Victor Flemming notamment.Et l’imagerie fantastique, les brouillards londoniens du XIX' siècle qui baignaient cette histoire de dé- doublement, face ombre et lumière d’un même homme, ont marqué l’imaginaire collectif.Comment renouveler le thème au cinéma?En n’adaptant plus Stevenson, mais le roman qu’a publié en contrepoint Valerie Martin, racontant la même histoire du point de vue de la servante Mary Reilly, au départ fort heureuse d’avoir trouvé une place de tout repos chez l’honorable docteur Hyde.Et en confiant la réalisation du film à Stephen Frears, le réalisateur des Liaisons dangereuses et de My Beautiful Laundrette à la fois familier du film d’époque et de l’œuvre d’auteur, cinéaste achevé qui chevauche constamment les genres.Sauf que voilà, Frears a manifestement tenté de répéter l’exploit des “Un film magnifique/ • Odile Tremblay, LE DEVOIR “Dans ün style dépouillé, réduit à l’essentiel, Claude Sautet signe son film le plus abouti.” - Luc Perreault, LA PRESSE “Un très très très beau film.” > - Franco Nuovo, Bon Dimanche TVA “.Un film sensible et rigoureux: servi par un fabuleux comédien.” - Eric Fourlanty, VOIR “Un film intelligent et raffiné.” - Francine Grimaldi.CBF Bonjour “Sautet au top!.L’un des meilleurs films français de l’année.” • L'Événement du Jeudi Emmanuelle Béart • Michel Serrault Jean-Hugues Anglade \xm N\é\\es Prix DeUuc Lou» Prix Nelly et Mr.Arnaud Un film de CLAUDE SAUTET gas» Liaisons dangereuses, avec les mêmes acteurs: Malkovitch, Glenn Close; le même scénariste: Christopher Hampton; le même directeur photo: Philippe Rousselot, le même directeur artistique: Stuart Craig.Une voie périlleuse.Car qui cherche à répéter une formule, descend en général un cran plus bas.Soyons justes.Le film a ses vprtus, un climat d’abord.Tourné à Edimbourg et à Londres, Mary Reilly courtise les clairs-obscurs, les ruelles embrouillardées, les intérieurs sombres et lambrissés, une atmosphère suffocante et intimiste qui épouse bien le thème et l’époque.En vedette Julia Roberts et John Malkovich.Elle sera la servante dévouée à son maître, tirée du ruisseau après un passé douloureux où un père ivrogne la torturait, abusait d’elle.Il sera cet homme honorable, délicat et attentif, attiré par Mary mais muselé par ses bonnes manières, qui possède la face ombre que l’on sait, une propension à se transformer après absorption d’un élixir sinon en loup-garou, du moins en un être fantasque, immoral et violent, assoiffé de sang et de stupre.Et la servante se laissera troubler par Mr Hyde.C’est de lui qu’elle rêvera la nuit venu, car la servante est double, à l’instar de son maître.Stephen Frears a nuancé le double personnage masculin, en montrant l’universalité de sa bipolarité.Plutôt que de transformer totalement le docteur à l’heure du loup en lui faisant pousser des poils partout et en modifiant sa physionomie, il présente un John Malkovich parfaitement reconnaissable, plus jeune et chevelu, mais lui-même.C’est plutôt l’énergie qu’il dégage qui est différente.Le travail de l’acteur fut d’exprimer ces facettes avec le rictus dans la bouche et l’éclair dans le regard propres à Mister Hyde et ab- sents du registre du bon docteur.Mais Malkovich est au naturel un acteur assez inquiétant et le contraste entre ses deux physionomies semble insuffisamment marqué pour frapper les esprits et convaincre.Julia Roberts, actrice dotée d’un visage si intéressant, n’a pas un grand registre, mais elle s’y meut à l’aise.Ici sans passion manifeste, jouant d’intériorité, de ses grands yeux humides, mais faute d’avoir la profondeur requise, elle semble finalement assez statique, Quant à Glenn Close, qui tient le rôle secondaire d’une maquerelle, on regrette que les cinéastes aient souvent tendance à la cantonner depuis Fatal Attraction dans les rôles de femmes sexuellement agressives, souvent de pures compositions, ici à la bouche vermeille, saisissante, abstraite et caricaturale.Le cinéaste n’a pas voulu enfoncer le clou de l’horreur et du suspense à l’heure où le monstre sanguinaire frappe d’innocentes victimes.Il y a du sang mais pas trop et les rebondissements ne chevauchent nullement de gros sabots.Frears voulait que le film soit surtout une incursion psychologique en nuances et en demi-tons.Démarche louable, mais qui fait perdre ses griffes à l’histoire.Le scénario a gommé ses temps forts, s’est dilué en des zones grises et s’enroule sur lui-même sans secouer le public.Le thème réclamait ces chocs répétés, ces sommets de terreur, ces plages de silence.En bref, on se retrouve avec un Mary Reilly visuellement très réussi dans la gamme sombre, mais un peu ennuyeux, pas assez profond dans son incursion psychologique pour prendre le relais de l’horreur en nourrissant l’intrigue de façon souterraine, et sans le registre d’effets qui confère son sens au film d’horreur.BEFORE AND AFTER De Barbet Schroeder.Avec Meryl Streep, Liam Neeson, Edward Fur-long, Julia Weldon, Alfred Molina.Scénario: Ted Tally.Image: Luciano Tovoli.Montage: Lee Percy.Musique: Howard Shore.Hollywood Pictures, États-Unis, 1995.Au Imcws.MARTIN BILODEAU Bien que Before and After ne soit pas l’œuvre la plus aboutie de la période hollywoodienne du Français Barbet Schroeder, on y reconnaît tout de même la touche du réalisateur de Reversal of Fortu ne et de Kiss of Death, à savoir son cynisme bien européen, qui idéalise le rêve américain {before), pour ensuite l’écraser d’un grand coup de poing {after).Schroeder réalise ici un film sur la perte d’innocence d’une famille modèle, qu’un mensonge aurait pu sauver et que la vérité a brisée.Dans cette famille idéale que dépeint Schroeder (et qui rappelle celle de Cape Fear, de Scorsese), les membres qui la composent sont étrangers les uns aux autres, vivent dans une maison cossue dont le confort repose essentiellement sur l’argent et les apparences.Ben (Liam Neeson), le père, est un sculpteur renommé au tempérament vif, sinon bourru.Carolyn (Meryl Streep), la mère sensible et compréhensive, est une pédiatre appréciée de sa petite communauté du Massachussets.Leur progéniture leur ressemble: Jacob (Edward Furlong) est un adolescent rebelle et Judith (Julia Weldon) est une jeune fille empathique.Le meurtre d’une adolescente, duquel est soupçonné Jacob, divise le couple.Convaincu de la culpabilité de son fils, Ben efface tous les indices qui pourraient l’incriminer.Convaincue de son innocence, Carolyn s’active à faire toute la lumière sur l’affaire.Or, la vérité, qu’elle apprend au détour d’une confession, n’est pas très convaincante et risque de jeter un blâme sur Ben, qui a éliminé les pièces à conviction.Une histoire montée de toutes pièces serait préférable pour innocenter et le fils, et le père.C’est du moins ce que prétend l’avocat (Alfred Molina) qui défend Jacob.Carolyn reste cependant convaincue que la vérité reste, au pays de l’Oncle Sam, la seule planche de salut.Elle aura tout le temps d’y réfléchir.Beaucoup d’éléments discordants composent la trame de Before and After.Pour appuyer la réflexion amère que font Schroeder et le scénariste Ted Tally {Silence of the iMmbs) sur les fondements de la nation américaine, sur le dysfonctionnement de son système judiciaire, ceux-ci proposent des personnages qui, bien que campés par des acteurs de premier ordre, n’échappent pas à un certain psychologisme.Le gamin, par exemple, manque de profondeur.Liam Neeson s’en tire à meilleur compte, incarnant un Ben physique autant que vulnérable.Meryl Streep, en machine à larmes, convainc à moitié dans ce Beaucoup rôle étroit où elle n’exploite que la d’éléments moitié de son immense talent.En- discordants fin, Alfred Molina, , , dans le rôle-char- composent la nière de l’avocat, ., représente toute trame (le ÎSkS*™ Before and fondements, de After ses sujets; ce personnage, mi-Dieu mi-Diable, est malheureusement desservi par un scénario qui néglige d’en exploiter toutes les nuances.Au-delà de l’histoire du meurtre, en surface du film, Schroeder met au jour l’hypocrisie et l’émotivité démesurée des américains, allant même jusqu’à faire allusion à la Chasse aux sorcières; bouleversés par le meurtre de la jeune fille, les habitants de la petite ville de Nouvelle-Angleterre (le choix du lieu n’est pas innocent) réclament en effet la tête du gamin, et enjoignent la famille de quitter les lieux.Comme quoi la présomption d’innocence et le droit à la justice, principes stipulés dans la Constitution, ne font pas le poids devant la perspective exutoire d’un lynchage collectif.Tout comme Schroeder — qui n’a rien du tâcheron naïf tel que les cultive Hollywood — sait pertinemment que l’étude d’une petite communauté à laquelle il s’est livré, non sans heurts, reste emblématique d’un phénomène comparable à l’échelle nationale.PHOTO JAMES,BRIDGES Consternés en apprenant que leur jeune fils aurait commis un meurtre, Meryl Streep et Liam Neeson tentent de mettre de l’ordre dans leur vie à jamais transformée.?rirmiff»1 grimii Une histoire d’amour que vous n’oublierez jamais! LE DEVOIR LE Musée DE ARGARET Version franvaisctlc MARGARETS MUSEUM n ** Rtalist* par DIOTt KilIlSCll oi'îftiVuno VERSION FRANÇAISE mmm VERSION ORIGINALE ANGLAISE Films de h utet e (Nelly & ud) ma Ne manquez pas notre cahier spécial Le samedi 16 mars SCHNEIDER pirmr.i sont , .disponibles \V>/ chez ARIHg * 4?%, X# %'fl îll HlWV 380 ave.Laurier i.• [Sl4] 270 2318 COTRE LAVAI «*777* ¦frmcniMIIWn AUTEUIL BONNAIRE Quelques jour$| plus de 3000 Films à la location et a la vente .emaine nternational de la rancophome Tombée publicitaire le i °' mars 1 996 Le devoiii 1, K S M |J S T S ?: chef-d'œuvre ?: très bon ?: bon **: quelconque ^ ?: très faible : pur cauchemar DEAD MAN WALKING ?1/2 On sort commotionné de ce bouleversant Dead Man Walking.Deuxième long métrage du comédien Tim Robbins, d’une maîtrise exceptionnelle, tiré d’une histoire vécue, il raconte le rapport entre une religieuse et un condamné à mort pour meurtre et viol qu’elle accompagnera jusqu’à son exécution dans le pénitencier de La Nouvelle-Orléans.Magistralement interprété par Susan Sarandon et surtout Sean Penn dans la peau du criminel endurci, irrécupérable et pourtant fragile, filmé avec respect, sensibilité, humanité supérieure, Dead Man Walking évite tous les clichés du thème et nous livre une œuvre coup-de-poing, d’une puissance émotive qui lpisije pantois.A l’Egyptien.Odile Tremblay -* i LEAVING LES VEGAS ?Mike Figgis livre un lancinant blues éthylique dans ce film impressionniste racontant la dérive quasi initiatique d’un homme ayant tout perdu ; et qui se noie dims l’alcool à I^as Vegas.Magistralement interprétée par Nicolas Cage, sur une musique envoûtante de Figgis lui-même, cette œuvre à petit budget, sensible, humaine, aux résonances bukows-kiennes, résonne comme un moment libre de cinéma.Au Loews.Odile Tremblay BROKEN ARROW ?1/2 , DeJohnWoo, ce cinéaste de films d’action venu de Hong-Kong et en qui Hollywood reconnaît, ajuste titre, un immense talent.John Tra-i volta et Christian Slater prêtent leurs traits à deux pilotes de bombardiers .soudain devenus, ennemis lorsque le , premier vole à l’Etat deux têtes nucléaires et réclame au Pentagone une rançon, faute de quoi.Ce thriller musclé et spectaculaire laisse les : spectateurs rivés à leur siège.Ça n’a rien de surprenant, venant du réali-, sateur de The Killer et du scénariste de Speed.Au Langelier, Centre-ville, Crémazie et Côte-des-Neiges.Martin Bilodeau I M SALAM CINÉMA ?1/2 Une fiction ayant des allures de pur documentaire réalisée par le cinéaste iranien Mohsen Makhmalbaf.Son film montre la foule de Téhéran se ruant sur des auditions, poussée par le rêve éperdu de «jouer dans un film».L’Iran se dessine en arrière-plan, à travers les visages des aspirants-comédiens, leur détermination.C’est drôle, touchant, un peu répétitif, mais follement vivant.Les jeunes filles surtout, dont les fortes personnalités percent l’écran, sont merveilleuses.Au Parallèle.Odile Tremblay ERREUR SUR LA PERSONNE ?Un étonnant premier long métrage du Québécois Gilles Noël.Etonnant, parce que ce polar psychologique manifeste une vraie vision d’auteur, substance rare de nos jours.Un policier blessé (Michel Côté) se laisser fasciner par une jeune femme (Madia Grenon) dont il fait la filature.Mais malgré une symbolique parfois appuyée, une distribution inégale, une ligne dramatique ténue, le film regorge de trouvailles insolites, de mystère, d’intelligence et mérite vraiment le détour.Au complexe Desjardins.Odile Tremblay ÉPERTOIRE DAVID LEAN à l'impérial Les deux plus grandes œuvres du grand cinéaste David Lean, Lawrence of Arabia, sont présentées samedi, 19 et Docteur Zhivago, dimanche, 15h.Décédé en 1994, l'Anglais David Lean a légué au répertoire d’immenses films-fleuves — des épopées à grand spectacle mais toujours personnelles — dont il s’est fait le spécialiste dès 77te Bridge on the River Kwai, et jusqu’à Passage to India.Martin Bilodeau PANORAMIQUE SUR LE FILM-OPÉRA au Goethe-institut Le Goethe présente, les jeudis et vendredis soirs, une série de films-opéra basés sur des œuvres de Mozart, Wagner.Strauss, Shoenberg.La rétrospective (qui se poursuit jusqu'au 5 avril) propose cette semaine (jeudi 20h et vendredi 18h30) une version récemment redécouverte du Mariage de Figaro réalisée en 1949 en RDA par Georg Wildhagen.Chanté en allemand par Kma Berger et Willi Domgraf-Fassbânder, cet opéra de Mozart risque de ravir à la fois les mélomanes et les cinéphiles.Martin Bilodeau l K I» K V U I It .I K S S A M K I» I 2 I K T l> I M A K (' Il K •> | K V It I K It I !l il I! H 5 À L ' É C R A N Babe, de Chris Noonan est en nomination pour sept Oscars, ht remise aura lieu le 25 mars.^ Les cinq candidats à l’Oscar du meilleur film (États-Unis) qui sera décerné le 25 mars 1996.BABE (7 nominations) ?De Chris Noonan.Voici enfin un film intelligent pour toute la famille, qui ne prend pas les enfants pour des cons et les parents pour des éducateurs spécialisés.Babe, un jeune cochon sauvé de l’abattoir, se retrouve sur une ferme et se lie d’amitié avec tout ce qui y bouge, notamment un berger qui lui apprendra à garder les moutons.Ce film poétique et à l’humour savoureux — il faut entendre les animaux bavarder entre eux — porte sur la tolérance et la cohabitation pacifique.Le cadre enchanteur de la Nouvelle Galles du Sud se prête parfaitement au climat merveilleux de l’ensemble.Au Palace.Martin Bilodeau BRAVEHEART (10 nominations) ?Mel Gibson s’est lancé dans une aventure épique relativement réussie, en dépit de ses personnages développés à la Disney et de ses dia- logues trop souvent truffés d’anachronismes.Braveheart est ce héros écossais du XIII' siècle qui a repoussé l’occupant anglais sur son propre teiritoire, au péril de sa vie.Les scènes de combat sont spectaculaires et dirigées avec poigne par un Gibson qu’on peut désormais qualifier de réalisateur.Avec Mel Gibson, Sophie Marceau et Patrick McGoo-han.Au Centre Eaton, Angrignon et Famous Players 8.Martin Bilodeau IL POSTINO/LE FACTEUR (5 nominations) ?De Michael Radford.Cela faisait des lunes qu’un long métrage en langue étrangère n’avait pas été mis en nomination aux Oscars dans la catégorie meilleur film.Il Postino accède à cet honneur après avoir connu un remarquable (et inattendu) succès public.Elle est bien touchante cette relation entre le poète chilien Pablo Neruda (Philippe Noiret) et un facteur d’un petit village italien (Massimo Troisi, décédé depuis).Le film raconte le parcours d’une amitié sincère trahie.Un jeu fin, une histoire émouvante.Mais on s’étonne tout de même qu’un bon film égal mais pas supérieur à d’autres bon films du même ordre connaisse un tel succès.Au Loews.Odile Tremblay SENSE AND SENSIBILITY (7 nominations) ?D’Ang Lee.Un film scénarisé par Emma Thompson où, dans l’Angleterre victorienne, l'actrice tient le rôle principal d’une jeune femme de famille ruinée qui s’éprend d’un pasteur.Prestation faite de retenue qui explore les rêves d’amour et les aspirations frustrées d’une société de castes où les femmes ne sont pas maîtresses de leurs sorts.Un film réussi mais qui ne convainc pas parce qu’Emma Thompson est trop âgée pour le rôle ou parce que cet univers sent un peu le déjà vu.Au Faubourg.Odile Tremblay APOLLO 13 (9 nominations) ?De Ron Howard.Basé sur le récit autobiographique de Jim Lovell, ce film pleurnichard et édifiant s’embourbe dans son scénario qui cherche à exploiter à l’infini l'impact dramatique d’une histoire qui demande plus de recul.Ron Howard prouve ici qu’il est un véritable dictateur de sentiments et un nationaliste ronflant.Avec Torn Hanks, Kerin Bacon, Bill Paxton, Ed Harris (nominé), Gary Sinise et Kathleen Quinland (nommée).Martin Bilodeau L E S C É S A R Les six candidats au César du meilleur film (France) qui sera décerné le 2 mars 1996.NELLY ET M.ARNAUD (11 nominations) ?Sans doute le meilleur film de Claude Sautet, son plus épuré sur une performance magistrale de Michel Serrault.Le comédien campe un juge à la retraite qui au soir de sa vie s’éprend d’une jeune femme en rupture de couple (Emmanuelle Béart) qui tape son autobiographie.Hors des clichés du thème, avec pudeur, le film courtise le non-dit et parle en filigrane de la peur de l’autre, des relations humaines à réinventer, du temps qui fuit.Une mise en scène subtile, une interprétation brillante et un Serrault époustouflant.Au Centre-Ville.Odile Tremblay LA CÉRÉMONIE (7 nominations) ?De Claude Chabrol.Une noire mécanique parfaitement huilée, sur parfum de tragédie.La Cérémonie, que son auteur qualifie de dernier film marxiste, donne la vedette à Sandrine Bonnaire en bonne à tout faire analphabète et à Isabelle Huppert en postière au lourd passé qui veut faire payer les riches.Au programme: des squelettes dans les placards, des mystères jamais révélés, une famille de nantis à la fois paternaliste et méprisante, et une logique de vengeance qui donne froid dans le dos.La mise en scène est sans faille, le jeu des acteurs remarquable et l’ensemble, un coup de maître.Odile Tremblay LA HAINE ( 10 nominations) ?Certainement le film le plus surprenant de l’année.Sans doute aussi la plus belle leçon de cinéma, donnée par un p'tit gars de 28 ans.Devant cette offensive, les spectateurs sont appelés à réagir, à entonner avec lui cet hymne gospel en hommage à la jeunesse des banlieues.Kassoritz a voulu donner la parole à des gens qui ne l’ont habituellement pas, et dont les médias déforment le discours.Pour y parvenir, il éveille les peurs, puis les dissipe pour mieux défoncer le mur de nos attentes.Un film-choc, à voir absolument.Sur vidéocassette.Martin Bilodeau LE HUSSARD SUR LE TOIT (10 nominations) ?Après le triomphe de Cyrano, Jean-Paul Rappeneau s'attaque au roman de Jean Giono, qui fit reculer tant de cinéastes.Il le fait avec le panache qui convenait à un projet onéreux, avec une foule de figurants en costumes sur une Provence du XIX1 siècle hantée par une délirante imagerie de mort.Car Le Hussard sur le toit raconte la montée du choléra à l’heure où un beau hussard fait la rencontre de l’amour.Les figures centrales dAngelo et de Pauline de Théus sont brillamment interprétées par le fougueux Olivier Martinez et la subtile Juliette Binoche, La beauté des images, la force de l’interprétation, la qualité de la reconstitution d’époque font de ce film une brillante réussite.Odile Tremblay GAZON MAUDIT (5 nominations) ?Josiane Balasko a écrit et réalisé Gazon Maudit, en plus d’y interpréter une lesbienne bohème qui séduit une provençale négligée par son mari.Un film fort drôle, plein d’esprit, qui pousse assez loin la relation amoureuse qui se développe, lentement mais sûrement, entre deux personnages de femmes attachants et bien écrits.Un film savoureux, interprété avec brio par des comédiens de calibre, dont Victoria Abril et Alain Chabat.Sur vidéocassette.Martin Bilodeau LE BONHEUR EST DANS LE PRÉ (6 nominations) ?1/2 D’Etienne Chatiliez, réalisateur de La vie est un long fleuve tranquille, une comédie française dans la plus pure tradition rabelaisienne et épicurienne (à la sauce moderne — sur fond de stress professionnel et de télévision qui gobe les émotions de la vie).Michel Serrault incarne un homme d’affaires mal marié qui change d’existence et découvre les joies d’un amour champêtre.Drôle, pas bête, un brin macho, un tantinet grivois avec des répliques percutantes sur un scénario qui déboule.Au Complexe Desjardins.Odile Tremblay un tilm de PHILIPPE LE GUAY -pr ?^DOLOYSTEæoj Un film vibrant servi par une distribution très forte.D'une beauté poignante.Odile Tremblay -Le Devoir Daniel Toscan Du Plantier et Pierre Olivier Bardet présentent Ying Huang Richard Troxell UTT£RFi_V Un fiLm de Frédéric Mitterrand -frlXHs pr: »film Màüflil yiUlilYlii-jJjîiyifüHÉS r mma Un hlm de Pierre Plante [MME! RE©N?D ESjSMfBH les productions du qOç _ ., , .}TOS inc ?no» HATEA UGUAY «H«l PUUKHmHT «HW lOSt-Jeanlastntt # & CARREFOUR #eltrtr*.SHERBROOKE ?$TE.THERE$E*W444 Pton^Tkmt ?& ï±3± TTd bzuæjm EiaïaFBn 11 "1^J IV i r 'ùèiwVi .'A v o- i r MADAME BUTTERFLY ?Frédéric Mitterrand porte à l’écran le célèbre opéra de Puccini avec une sensibilité merveilleuse et une grande pureté formelle.Sur une distribution sans faille des voix très belles, des silences éloquents, le film s’est mis à l’écoute de la moindre émotion frémissante.Sa caméra collée aux visages, aux gestes de cette histoire d’innocence trahie qui dépasse le mélo pour devenir poignante, sous le doigté si fin de Mitterrand.Au Parisien.Odile Tremblay RESTORATION ?De Michael Hoffman.Une fresque historique remontant le cours du milieu du XVir siècle, en Angleterre, sous le règne de Charles II (Sam Neill) si féru de découvertes scientifiques et de galanteries.Une jeune médecin (Robert Downey Jr.) passe de la cour du roi aux épidémies du siècle, côtoie le faste et la misère.Œuvre d’images, de costumes et de décors, davantage que performance d’acteurs, Restoration, sur une ligne narrative assez floue — et un thème qui rappelle Le Hussard sur le toit en moins fin — brosse pourtant un intéressant portrait de cette époque de contrastes.Au Loews.Odile Tremblay MESMER ?Roger Spottiswoode raconte la vie de Franz Anton Mesmer, ce médecin viennois qui fit fureur dans les salons du XVIIIe siècle avec ses traitements (surtout de l’hystérie) basés sur le mimétisme animal.La mise en scène rigoureuse, la forte présence d’Alan Rickman en Mesmer dépasse la dualité charlatan ou visionnaire du personnage pour en faire un être habité et complexe.Au cinéma Alexis-Nihon.Odile Tremblay DIS-MOI OUI ?1/2 D’Alexandre Arcady, qui se consacre pour la première fois à une comédie sentimentale pour raconter l’histoire d’une gamine, atteinte d’une tumeur au cerveau, qui accapare un pédiatre coureur de jupons.Le scénario prévisible, arrosé de bons sentiments, reprend les conventions hollywoodiennes.Une distribution étonnante quoique sous-utilisée (dont Valérie Kaprisky, Claude Rich et Anouk Aimée) entoure l’excellent Jean-Hugues Anglade.Au complexe I )csjardins.Martin Bilodeau BEAUTIFUL GIRLS ?1/2 Beautiful Girls s’ajoute à la liste déjà longue des films de copains-perdus-de-vue-qui-se-retrouvent.Iœ réalisateur Ted Demme reprend ici les thèmes habituels, se gardant bien d’emprunter des sentiers inexplorés.Bien que plusieurs bons acteurs, dont Timothy Hutton et Matt Dillon, confèrent crédibilité à leurs personnages, les situations convenues et les impasses dramatiques empêchent le film de s’élever au dessus de la moyenne.Lima Thurman et Rosie O’Donnell sont aussi de la partie.Martin Bilodeau WHITE SQUALL ?1/2 Du grand réalisateur Ridley Scott (Blade Runner, Thelma and Louise) ne survit ici que le technicien habile.Cette histoire véridique d’un navire-école qui a sombré au cours d’une tempête tropicale, coûtant la vie à six personnes, serait bouleversante si le scénario n’avait pas à ce point simplifié les personnages et navigué sur des flots de larmes.Le réalisateur se livre néanmoins à des prouesses de mise en scène qui rachètent partiellement l'entreprise.Avec Jeff Bridges dans le rôle du capitaine qui ne fracasse rien.Martin Bilodeau Gestion d’organismes culturels Le diplôme de 2e cycle pour gestionnaires et professionnels des milieux des arts et de la culture Admission Trimestre d’automne 1996 Date limite: 1er avril Conditions d’admissibilité : diplôme de 1er cycle universitaire de préférence dans un domaine artistique ou diplôme de l’École nationale de théâtre, du Conservatoire d’art dramatique ou du Conservatoire de musique avec une moyenne d’au moins 70 %; expérience de travail pertinente d’au moins 2 ans.30 crédits.Temps complet ou temps partiel.(514) 340-6151 TflTcîfrïU niLEliu L’esprit d’entreprise « I I I I.K I) K V III It .I.K S S A M K I» I K T H I M A N ( Il K 2 "» V K V II I K It I !» !l II DISQUES CLAS8IQ U E S Riche semaine made in Canada FRANÇOIS TOUSIGNANT RICHARD STRAUSS LIEDER Richard Strauss: un récital de 22 mélodies par la soprano canadienne Edith Wiens, accompagnée au piano par Rudolf Jansen Us Disques Radio-Canada, collection Musica Viva MCVD1090 Voici un magnifique enregistrement pour tous les amoureux de la voix, de la musique de Richard Strauss, du genre musical qu’est le lied ou de la musique tout court.Les amateurs de poèmes symphoniques, d’opéras à grands effets oublient souvent que Strauss a composé un nombre imposant de mélodies tout au long de sa vie.C’est d’ailleurs avec ce genre qu’il devait terminer sa «carrière» avec les célébrissimes Quatre derniers lieder, qui ont la particularité d'être composés avec accompagnement d’orchestre (certains autres lieder furent orchestrés soit par Strauss, soit par des émules, mais ils firent tous conçus pour voix et piano).Ce genre plus intime parsème la biographie du compositeur; ils sont presque tous écrits pour sa femme Pauline et retracent bien l'évolution de la vie privée de Strauss, des chants d’amour à ceux de bonheur, des berceuses pour ses enfants aux envois et impressions qui jalonnèrent sa vie d’homme plutôt que celle d'artiste.RICHARD STRAUSS LIEDER E PITH VV i r ns SOPRANO Ruhoir IANSI \ PIANO La plupart de ces mélodies sont tout aussi redoutables, vocalement parlant, que les plus grands rôles d’opéra.Aucune faiblesse n’y est permise et un sens raffiné du style modulant du compositeur est essentiel pour en faire autre chose que des bluettes sentimentales.Edith Wiens et Rudolf Jansen maîtrisent cet art-là avec une élégance et une subtilité peu communes.Que de belles choses n’entend-on pas ici! Cette version de 22 mélodies de Strauss est à mettre en parallèle avec ce qu’ont fait les plus grands.Sur un piano limpide et flou tout à la fois, comme si le pianiste dominait la matière, la voix d'Edith Wiens s’ouvre, s’enfle, reste toute douce, répond à la moindre sollicitation des notes ou des vers — et il y en a de magnifiques: Goethe, Dehmel, Achim von Amim.Strauss avait un goût littéraire sûr — qu’elle doit chanter.Tout au long du disque, on est charmé par sa voix juste et précise, son intelligence et sa très grande musicalité.Pas un reproche à faire à ce duo qui a la main si heureuse.Une très belle petite heure de musique intime.JOHANN KHUNAU: SONATES BIBLIQUES Luc Beauséjour, orgue et clavecin Les Disques Radio-Canada, collection Musica Viva MCVD 1086 Vous allez trouver que je vous parle beaucoup de Luc Beauséjour, mais il en vaut la peine, croyez-moi.Le style avec lequel il aborde cette musique oubliée est assez impressionnant pour que mes oreilles assez rébarbatives à ce genre soient séduites.Il faut dire que l’alternance orgue-clavecin aide un peu; trois sonates sont en effet prises à l’orgue et les trois autres au clavecin.Celles pour orgue sont d’une imagerie descriptive beaucoup plus facile et naïve que celles pour clavecin.Ainsi, Le Combat de David et de Goliath ou Gédéon, sauveur d’Israël font sourire par leur esprit gentiment enfantin.C’est fait avec une telle fraîcheur qu’on se prend à presque regretter les jours heureux de notre jeune âge.Les sonates pour clavecin sont, étonnamment, plus «spirituelles» et intérieures.Tomberais-je dans le cliché en disant que Luc Beauséjour semble plus à l’aise à cet instrument qu’à l’orgue?Je ne le crois pas.Ce musicien semble en effet avoir besoin de jouer avec la résonance Tohiim AÇvhruut Jucmu ’Biblique» I ‘BiMkaltfontlu des cordes pour que fleurisse son art de l’ornementation et que son sens du phrasé s’épanouisse pleinement.Quand il touche l’orgue, son jeu se fait plus sec, moins subtil, comme si son oreille était emprisonnée dans la réalité concrète du son sans cet espace vide de la corde qui s’éteint en vibrant et qui le force à mieux user de son imagination.Une rareté intéressante donc, et qui nous donne en prime le plaisir d’entendre exceller un grand artiste.PIANO MUSIC OF CLARA AND ROBERT SCHUMANN Robert Schumann: Arabeske, op.18; Variations sur un thème de Clara Wieck (troisième mouvement de la Sonate en fa mineur, op.14); Carnaval de Vienne, op.26.Clara Wieck-Schumann: Scherzo en ré mineur, op.10 n l; Quatre pièces fugitives, op.15; Prélude et fugue en si bémol majeur, op.16 n" 2; Variations sur un thème de Robert Schumann, op.20 Angela Cheng, piano Les Disques Radio-Canada, collection Musica Viva MCVD 1087 Voici un disque comme il s’en lancera probablement des centaines en cette année commémorant le centenaire de la mort de Clara Schumann.Habituons-nous, je sens que la mode des anniversaires n’est pas près de quitter le monde de l’édition discographique.La construction du programme est intéressante en ce qu’elle montre bien les liens artistiques qui unissaient les époux Schumann, au-dessus de leur passion amoureuse.Musique de lui sur des thèmes d’elle et vice-versa, musique d’elle sur des thèmes de lui.On ne saurait être plus romantique! Les œuvres de Clara semblent encore mal supporter la comparaison avec celles de son mari; à l’exception de la troisième des quatre Pièces fugitives, où une sensibilité originale s’épanouit, on la sent qui veut «faire comme»; fait étonnant pour une virtuose, la virtuosité est curieusement souvent absente de la musique présentée ici.On y trouve plutôt un grand intérêt pour le contrepoint moti-vique, comme le montre ce cadeau qu’elle fit à Robert avec ses Variations op.20, datant de 1853, dernière offrande avant que celui-ci ne soit interné.Angela Cheng, lauréate du Concours international de Montréal en 1988, n’a aucun problème technique, joue très bien, a du beau son et est bien enregistrée.Il lui manque cependant cette touche d’imagi- C/fhteLl Chêne Piano c/VJumc of Clara U ‘/(obert ^chumann nation et de fantaisie sans laquelle la musique ne fait cpie rester belle sans prendre de sens.On se procurera donc ce disque pour la curiosité du répertoire ou l'intelligence de sa construction.En attendant qu’inévitablement cette année, on trouve une autre version des œuvres de Clara, plus sentie.Peut-être est-ce là ma sensibilité d’homme qui parle.Quand aux œuvres de Schumann, hormis l’intérêt de suivre la carrière d’une pianiste d'ici, on trouve facilement mieux ailleurs.TELEMANN Georg Philipp Telemann: Douze Fantaisies pour flûte sans basse Claire Guimond, flûte baroque Analekta AN2 8053 Lancé en «grande pompe» à l’émission Rayon musique la semaine dernière, alors qu'on a enfin pu entendre le chaleureux sourire de Claire Guimond, ce disque a atterri sur mon iecteur.Encore du baroque, me suis-je dit.Et de la flûte seule à part ça! De plus, je ne mange que très rarement à la table de Telemann.Quand le repas est apprêté par Claire Guimond, on y prend cependant goût.Tout ce qui participait à la grande réussite des Sonates de Bodin de Boismortier, de ses enregistrements avec l’Ensemble Arion, on le retrouve sur ce nouveau disque de la maison Analekta.Justesse, belles inflexions du souffle et du son, et surtout, surtout ici comme elle est seule, une compréhension de l’organisation harmonique; et de la direction des phrases.Interprétées ainsi, aucune de ces douze fantaisies n’ennuie.Naturellement, l’écoute complète du disque se révèle fastidieuse: l’instrument est limité; en petit groupe de deux à quatre pièces, cela passe néanmoins fort bien et fait connaître de très agréables moments.Pas comme musique d’atmosphère, au contraire: il faut écouter attentivement pour saisir toutes les nuances et subtilités dont est capable l’interprète.D’autant plus que, puisque c’est vraiment bien enregistré, on ne manque rien de ce que; Claire Guimond nous offre si généreusement.Même si la sépia de la pochette est rébarbative — elle camoufle le sourire de l’artiste et rend la lecture difficile —, passez outre ce handicap pour découvrir encore une fois un autre aspect de cet art fascinant qu’est la musique.TELEMANN Oi GC1MOND HORAIRE FM Semaine du 24 février au 1er mars 1 996 A LA CHAINE CULTURELLE FM DE RADIO-CANADA 1 SRC Radio FM SAMEDI 24 FEVRIER 6 h 04 LA GRANDE FUGUE Musique, calendrier des événemenls el des émissions musicales du week-end.Une émission de Gilles Dupuis.10 h RAYON MUSIQUE L’animatrice Francine Moreau et ses invités posent un regard critique sur l’univers du disque classique.Également au programme, les découvertes et nouvelles tendances touchant le marché de la musique, et un dossier musical préparé par Catherine Perrin.Réal.Michèle Vaudry.12 h RADIOJOURNAl 12.h 10 DES MUSIQUES EN MÉMOIRE Édition magazine.Nouveautés discographiques et calendrier des activités en musique traditionnelle.Anim.Élizabeth Gagnon.Réal.Lorraine Chalifoux.15 13 h 30 L'OPÉRA DU METROPOLITAN Cosifan lutte de Mozart.Distr.Carol Vaness, * Susanne Mentzer, Cecilia Bartoli, Jerry Hadley, Dwayne Croft, Thomas .Allen, choeur et orchestre, dir.James Levine.Inv.à l’entracte : Irène Brisson et Maurice Tourigny.Anim.Jean Deschamps.Réal.Maureen Frawley.Vous pouvez venir émuler cet opéra au studio 12 de la Maison de Radio-Canada à Montréal, 1400.bold.René-Lévesque Est (entréeprincipale).Veuillez vousprésenlerdix minutes avant le début de l 'émission.17 h TRIBUNE DE L'ORGUE Inauguration de l’orgue de Saint-Pierre-Apôtre avec le titulaire, Jean Ladouceur.Anim.Normand Séguin.Réal.Jacques Boucher.18 h RADIOJOURNAL 18 h 10 LE PETIT CHEMIN Musique classique, chansons, jazz, folklore, poésie et extraits de pièces de théâtre.Une émission de Jean Deschamps.20 h PRÉSENCES Concert présenté par la Société de musique contemporaine du Québec le 9 février 1995 à la salle Pierre-Mercure de Montréal.Créations etgamelan.Evergreen Gamclan Club, Louise-Andrée Baril, p., Estelle Lemire, ondes Martenot, Ensemble de la S.M.C.Q., dir.Walter Boudreau : Daughters of the lonesome Isle (1945) dejohn Cage, Palace (1993) de Jon Siddall, Materia prima d’Estelle Lemire, L’Angoisse des machines (I9B9) d’Alain Thibault.l'Arbre de Borobudur (1994) de Gilles Tremblay.Anim Mario Paquet.Réal.Hélène Prévost.21 h 30 CORRESPONDANCES Actualités culturelles de France, de Suisse, de Belgique et du Canada.Anim.Danielle Laurin.Réal.André Corriveau.22 h JAZZ SUR LE VIF Concert enregistré lors du Festival international de jazz de l’Union européenne de radiodiffusion 1995 : jukka Linkola Tentet (Finlande) .Anim Francine Moreau.Réal-coord.Daniel Vachon.23 h LE NAVIRE « NIGHT » Des lieux, des sons, des musiques, des mots, des gens.Explorations, créations, diffusions, mais surtout, une volonté d’être à l’écoute, de naviguer, nuit après nuit, dans des espaces inouïs.Anim.Mario Paquet Réal.Hélène Prévost et Mario Gauthier.0 h 04 LE CLUB DE MINUIT Un pianiste vous convie à partager ses émotions et ses états d ame par ses commentaires et les musiques qu’il joue pour vous Réal Guvlaine Picard et Claire Bourque laImigrammahon de nuit est am/rrée démissions originales/mxluites/iar la Radio.AM et démissions du IM présentées en reprise DIMANCHR 23 FÉVRI1R 6 h 04 LA GRANDE FUGUE 10 h CARTE BLANCHE Musiques ‘ublimrs et commentaires captivants.Une émission de Georges Nicholson 11 h LES VOIX DU MONDE Chant choral, cantates, messes, motets.Une émission de Claire Bourque.12 h RADIOJOURNAL 12 h 10 LE 4-DIMANCHE Grand débat et échanges d’idées sur des questions de fond.Anim.Georges Leroux.Réal.François Ismert.13 h 30 CONCERT DIMANCHE Quatuor Arthur-LeBlanc composé de Hibiki Kobavashi et Nadia Francavilla, vL, Jean-Luc Plourde, alto.Érkki Lahesmaa, vie.: Quatuor n” 10 D.87 de Schubert; Quatuor n° 4 op.83 de Chostakovitch; Quatuor n° 10 op.74 « Les Harpes » de Beethoven.Anim.Sophie Boucher.Réal.Brigitte Lavoie.Réal.-coord.Michèle Vaudrv.15 h LE TEMPS PERDU.|H Milan Kundera.À l’occasion de la parution rlp l’pssfli H’F.va IpfirandKundera, la mémoire I de l’essai d’Eva IxGnnAKundera, la mémoire du désir, toute l’émission est consacrée à l’au leur de L’Insoutenable légèreté de l'être, des Testaments trahis et de La Lenteur.Inv.Éva LeGrand et François Ricard.Led.Vincent Davy.Une émission de Stéphane Lépine.16 h 30 L'HISTOIRE AUJOURD'HUI Un retour dans le passé pour mieux comprendre le présent.Anim.Mario Proulx.Réal.Pierre Lambert.17 h 30 UNE VIE DANS LE SIÈCLE Inv.Jacques Grandmaison, théologien et sociologue (1" de 2).Int.Denise Bombardier.Réal.Claude Godin.18 h RADIOJOURNAL 18 h 10 INVITATION AU CHÂTEAU En direct du Château Laurier à Ottawa.L’animateur Normand Latour s'entretient avec des musiciens qui nous font connaître leurs passions secrètes.Inv.Trio de hautbois formé de Josée Marchand, Pierre-Vincent Plante et Lise Beauchamp.Réal.André Massicotte.10 h LES JEUNES ARTISTES Quintette op.5 composé de Sofia Gentile et Sophie Laville, vl., Anne Beaudry, alto, Sheila Hannigan, vie., Sophie Lussier, p.: Quintette en ré min.de Bridge.Élise Deschamps, mezzo, Lorraine Prieur, p : Net cor piu non mi sento de Paisiello; frauenliebe un leben op.42 de Schumann;67jnn-sons de négresse de Milhaud.Anim.Mario Paquet.Réal.-coord.Michèle Patry.20 h LE LIEU COMMUN ET LE DÉJÀ VU Anthropologie de la vie moderne.Réflexions sur notre époque.Anim.Serge Bouchard et Bernard Arcand.Réal.François Ismert.21 h RADIOS D'EUROPE Chemins de terre par Jean-Marc Falcombello.Josée Knébcl.Promenade dans la cour et visite de certaines pièces du château de la Sarraz.Au cours de cet entretien, c’est aillant du château qu’il s'agit que de Josée Knébel.une femme touchante qui sait nous peindre des souvenirs en couleur.Prod.Radio Suisse romande.Mise en ondes : Hélène Savoie.22 h JAZZ SUR LE VIF Concert enregistré lors du Festival international de jazz de l'Union européenne de radiodiffusion 1995 : Esbjorn Svcnsson’s Trio (Suède).Anim.Francine Moreau.Réal.-coord.Daniel Vâchon.23 h LE NAVIRE « NIGHT » 0 h 04 ÉMERGENCES L'animateur nous initie à la - pensée parallèle -d'Edward de Bonn Lucette Leclerc raconte que l'important.- c’est la conscience ».Rose Dufour présente le colloque Oser I imagination dans nos politiques et nos pratiques Anim.Richard Cummings.Real.Claude Cubaines.LUNDI 26 FÉVRIII 6 h 07 LES PORTES DU MATIN À votre réveil, une voix, un rire, une musique el c'est parti pour la |oumée' Météo.caJendnersAul turels régionaux et radiojoumaux ponctuent ce rendez-vous musical quotidien.Anim Carole Trahan.Réal Diane Maheux Le succès de la semaine du 12 au 16 février est : Fantaisie en fa min.op.103 D.940 de Schubert, interprétée par Mariajoao Pires et Hüseyin Sermet, piano quatre mains.Etiquette ; Erato 2292453242.9 h QUI ÊTES-VOUS?Jacques Boucher s’entretient avec l'organiste et compositeur Raymond Daveluy (1" de 3).Réal.-coord.André Major.9 h 30 TOUT POUR LA MUSIQUE En direct du palais Montcalm à Québec.Entrevues sur l’actualité musicale au pays et dans le monde : disques, concerts, publications.Toute la place est faite à la musique et la parole est donnée aux musiciens.Concerts en direct le premier vendredi de chaque mois au Café-Spectacles du palais Montcalm.Réservations : (418) 694-3398.Anim.Sylvia L'Écuyer.Réal.Martine Caron.11 h 30 LUNDI, C'EST DRAMATIQUE Dramatiques originales ou adaptations d’auteurs canadiens.Réal.Line Meloche.12 h RADIOJOURNAL 12 h 10 MIDI-CULTURE Magazine de l’actualité culturelle nationale.Anim.Réjane Bougé.Réal.-coord.Claude Godin.12 h 45 LA CORDE SENSIBLE Le choix musical des auditeurs.Anim.André Vigeant.Réal.Laurent Major.14 h LES FEUX DE LA RAMPE Quatuor Claudel, Dale Bartlett, p.: Quintette avec pianoendomin.op.I ieüohnmyv,Quintette avec piano op.81 de Dvorak.Anim.Normand Séguin.Réal.Anne Dubois.16 h 05 L'EMBARQUEMENT Chefs-d’œuvre, insolite, paroles, musiques et chansons.Anim.MyraCree.Réal.Marie-Claude Sénécal.17 h RADIOJOURNAL 17 h 15 L'EMBARQUEMENT (suite) 17 h 50 1, 2, 3, NOUS IRONS AU BOIS Vignettes radiophoniques consacrées aux récits d'enfants, line émission de Cynthia Dubois.18 h LE MONDE SELON GEORGES Une émission de Georges Nicholson qui vous fait de découvrir son univers musical.19 h CHANSONS EN LIBERTÉ Parcours libre, line émission d'Élizabclh Gagnon.20 h RADIO-CONCERT Concert enregistré le 8 février 1995 à la salle Pollack de l’Université McGill à Montréal.I Musici de Montréal, dir.Yuli Tiirovsky; Charles Neidich, clar.: Suite Danses et airs antiques n” 3 de Res pigh i ; /im-tasia.sullinguaggioperduto de Mo/cticli ; Omcerto de Copland; Quintette à cordes en do D.956 de Copland.Anim.Françoise Davoine et Michel Keable.Réal Richard Lavallée.Réal.-coord.Christiane LeBlanc.22 h RADIOJOURNAL 22 h 04 LUNDI, C’EST DRAMATIQUE Voir à 11 h 30.22 h 34 X Y JAZZ De Vancouver, André Rhéaumc vous propose une randonnée quotidienne au coeur du jazz.Une place spéciale est accordée aux musiciens qui font vibrer la scène canadienne du jazz.Réal.Dominique Soutif.! O h 04 JARDINS SOUS LA NUIT Paysages sonores variés pour les promeneurs nocturnes.Une émission de Danielle Charbonneau.MARDI 27 FÉVRIER 6 h 07 LES PORTES DU MATIN 9 h QUI ÊTES-VOUS?Jacques Boucher s'entretient avec l’organiste et compositeur Raymond Daveluy (2" de 3).9 h 30 TOUT POUR LA MUSIQUE 11 h 30 LA NOUVELLE DU MARDI Lecture et interpré Léo Thériault de Fiction Réal 12 h RADIOJOURNAL 12 h 10 MIDI-CULTURE 12 h 45 LA CORDE SENSIBLE 14 h LES FEUX DE LA RAMPE Orchestre national de Russie, dir.Mikhail Plctnev : Suite n" 3 de Tchaikovski; Adelaide ou te langage desfleurs et extr.Daphnis et Chloé de Ravel; Berceuse héroïque de Debussy.16 h 05 L'EMBARQUEMENT 17 h RADIOJOURNAL 17 h 15 L'EMBARQUEMENT (suite) 17 h 50 1, 2, 3, NOUS IRONS AU BOIS 18 h LE MONDE SELON GEORGES 19 h CHANSONS EN LIBERTÉ Soirée Fernandel à l'occasion du 25' anniversaire de sa mort.20 h RADIO-CONCERT Concert enregistré le 3 novembre 1995 à la Cathédrale de la Sainte-Trinité à Québec.Quatuor Orléans et Julie Triquet, vl., Bridget MacRac, vie:, Claude Soucy, p.: Sonate en sol pour violon et piano, Trio avec piano en la min.et Quatuor à cordes en fa de Ravel.Anim.Renée Hudon.Réal.Chantal Bélisle.22 h RADIOJOURNAL 22 h 04 LA NOUVELLE DU MARDI Voir à 11 h 30.22 h 34 X Y JAZZ 0 h 04 JARDINS SOUS LA NUIT MERCREDI 28 FÉVRIER 6 h 07 LES PORTES DU MATIN 9 h QUI ÊTES-VOUS?Jacques Boucher s’entretient avec l’organiste cl compositeur Raymond Daveluy (dern.de 3).9 h 30 TOUT POUR LA MUSIQUE 11 h 30 TOUTE UNE HISTOIRE POUR UN MERCREDI Gérard Poirier \WEdouard Mills et Georges Benton, de Mark TVvain.Réal.Lucie Ménard.12 h RADIOJOURNAL 12 h 10 MIDI-CULTURE 12 h 45 LA CORDE SENSIBLE 14 h LES FEUX DE LA RAMPE Festival international de Lanaudièrc 1995.Juliette Kang,vl.,Jean Saulnier, p.-.Sonate en sol K.379 de Mozart;.1Sonateàc Corigliano;,Vn/«7o de Lutosiawski; Sonate (1922) dejanaeek \7,igeunenceisen op.20 de Sarasate.16 h 05 L'EMBARQUEMENT 17 h RADIOJOURNAL 17 h 15 L'EMBARQUEMENT (suite) 17 h 50 1, 2, 3 NOUS IRONS AU BOIS 18 h LE MONDE SELON GEORGES 19 h CHANSONS EN LIBERTÉ La colère.20 H RADIO-CONCERT T partie : concert enregistré le 16 janvier 1995 à la Galerie Montcalm de Hull.Ensemble du Jeu Présent, dir.Panlo Bellomia; Pauline Vaillancourt, sop.: Bouchara de Vn m.Chiaroscuro de Gcllman, Derives I de Boulez, Nocturne de McPhee 2" partie : concert enregistré le 26 juillet 1995 dans le cadre du 2' Festival de musique de chambre d’Ottawa.Extr.d'un concert consacré aux compositeurs d'Ottawa.Mark Friedman, vl .Julian .Armour, vk.Steven Dann.allo.JoannaG'Frocrcr.II.Peler Smith, clar.Nicholas Atkinson, tuba.Andrew DinLs et Dina Namer, p.: Three Preludes de Morley; Choreographic Sketches de Fleming; Scherzo pour piano de Karam.Wedding Serenade de Gcllman.Berceuse de Fleming.Tango de Cardy Anim Normand Latour.Réal Geneviève Sarda.22 h RADIOJOURNAL 22 h 04 TOUTE UNE HISTOIRE POUR UN MERCREDI Voir à II h 30.22 h 34 X Y JAZZ O h 04 JARDINS SOUS LA NUIT JEUDI 29 FÉVRIER 6 H 07 LES PORTES DU MATIN 9 h UNE VIE DANS LE SIÈCLE Inv.Jacques Grandmaison, théologien et sociologue (dern.de 2).Inv.Denise Bombardier.Réal.Claude Godin.9 h 30 TOUT POUR LA MUSIQUE 11 h 30 LANGUE ET SOCIÉTÉ Pour comprendre les langues et les sociétés qui les parlent, il faut non seulement s’intéresser aux questions proprement linguistiques, mais aussi chercher ce qui constitue ces sociétés.Anim.Guy Rochette.Réal.Jean-Pierre Saulnier.12 h RADIOJOURNAL 12 h 10 MIDI-CULTURE 12 h 45 LA CORDE SENSIBLE 14 h LES FEUX DE LA RAMPE Orchestre du Gewandhausde Leipzig, dir.Jiri Kout; Sharon Kam, clar.: extr.Rusé petit renard de Janacek; Concerto K.622 de Mozart; Symphonie n" 7 de Dvorak.16 h 05 L'EMBARQUEMENT 17 h RADIOJOURNAL 17 h 15 L'EMBARQUEMENT (suite) 17 h 50 1, 2, 3, NOUS IRONS AU BOIS 18 h A PROPOS DE L'HISTOIRE DES NOIRS DU QUEBEC A l'occasion du Mois de l'histoire des Hoirs, l'historien Jacques Lacoursière et scs invités, Paul Brown, auteur de l.'Hisloirc des Hoirs au Québec et Daniel Gay, auteur de Des em-I p rein tes noires sur la neige blanche : les Hoirs au Québec (1750-19011), nous conteront et nous expliqueront celte histoire peu connue de tous : les Noirs au Québec avant 1900; la vague d’immigration africaine après 1950, et la vague antillaise après 1950.Réal.Jean Gagnon.19 h CHANSONS EN LIBERTE Actualités.20 h RADIO-CONCERT En direct de la Place des Arts à Montréal.Orchestre symphonique de Montréal, dir.Charles Dutoit; Garrick Ohlsson, p.: Short Ride in a last Machine d’Adams; Concerto en sol op.33 de Dv orak; Symphonie n" 5 de Prokofiev.Anim.Michel Keable et Françoise Davoine.Réal.Christiane LeBlanc.22 h RADIOJOURNAl 22 h 04 JE VAIS ET JE VIENS ENTRE TES MOTS Exploration tragi-comique de l’univers érotique en cette fin de XV siècle.Celle année, les protagonistes Camille Flanagan et Stéphan Mirôn voyagent non plus chacun de son côté, mais ensemble.Véritables anthropologues de l'amour, ils étendent leur quête tant personnelle que professionnelle aux us et coutumes des autres peuples et partagent leurs découvertes avec les auditeurs.Avec Cynthia Dubois et Alexandre Hausvaler.line émission de Cynthia Dubois.23 h X Y JAZZ O h 04 JARDINS SOUS LA NUIT VtMDDIDI 1 " MARS 6 h 07 LES PORTES DU MATIN 9 h DEUX SOLLICITUDES 6' de 24.Margaret Atwood relaie à Victor-Lévy Beaulieu son retour au pays en 1963 après des études à Boston Présent Francine Marchand Réal Doris Dumais iag 9 h 30 TOUT POUR LA MUSIQUE àjj En direct du Café-Speclades du palais ¦2 Montcalm: récital du pianiste Dang Thai Son, 1 p.Réservations ; (418) 694-3398.11 h 30 A L'ECRAN L’actualité cinématographique.Anim.Francine Laurendeau et Jean-Claude Marineau.Réal.Francine Laurendeau.12 h RADIOJOURNAL 12 h 10 MIDI-CULTURE 12 h 45 LA CORDE SENSIBLE 14 h LES FEUX DE LA RAMPE Trio Arthur Grumiaux : Luc Devos, p., Philippe Koch, vl., Luc Dewez, vie.: Trio « Dumlty » de Dvorak; Deux Pièces en trio de Jongcn; Trio n" 1 op.99 de Schubert.Anim.Renée Hudon.Réal.Chantal Bélisle.16 h 05 L'EMBARQUEMENT 17 h RADIOJOURNAL 17 h 15 L'EMBARQUEMENT (suite) 17 h 50 1,2, 3, NOUS IRONS AU BOIS 18 h LE MONDE SELON GEORGES 19 h CHANSONS EN LIBERTÉ Concert des récentes retrouvailles du groupe Beau Dommage enregistré au Forum de Montréal en 1995.20 h RADIO-CONCERT Concert enregistré le 23 janvier 1996 à la Place des Arts de Montréal dans le cadre de la série Pro Musica.Janina Fialkowska, p.Fantaisie en fa min.op.49, Impromptu en fa dièse op.36,Mazurka en ta min.«Noire temps », Nocturne en mi bém.op.55 n” 1, Sonate en si bém.il” 2 op.35 » Marche funèbre » et Vingt-quatre Préludes op.28 de Chopin.Anim.Françoise Davoine.Réal.Claire Bourque.22 h RADIOJOURNAL 22 h 04 LES DÉCROCHEURS.D'ÉTOILES La marginalité, la différence, la nuit, les poètes, les cultures vivantes.Regards sur notre société, avec Pierre Falardeau; les carnets d’un chauffeur de taxi, avec Claude Boulet; les jeunes et la société, avec Guillaume Vaillancourt; collaboration de Denise Boucher : Montréal ville défaite.F.n deuxième heure : un groupe d’hommes assez spéciaux : le collectif des hommes contre la violence et le sexisme.Après minuit : les plus beaux textes d’Émile Cioran, avec Michel Garne.au et Marcel Sabotirin.Anim.Michel Garneau.Réal.Jean Gagnon.1 h 04 JARDINS SOUS LA NUIT INFO-CULTURE Du lundi au vendredi : 8 h 55, 12 h 40 e» 16 h.Dimanche prochain à 14 h 25, ne manquez pas la SYMPHONIE PORTUAIRE, qui sera créée par Claude Schryer en direct du port de Montréal.Sirènes de bateaux ou autres, cloches de locomotives', cloches de la basilique Notre-Dame seront, pour la deuxièmê; année consécutive, les interprètes' de cette musique portuaire.BULLETINS DE NOUVELLES Du lundi au vendredi : 6 h.22 h, minuit.I h.2 h.3 h.4 h et 5 h.Samedi el dimanche 6h.7h.9h.minuit.I h.2 h.3 h.-4h et 5 h.dHCni http://www .src-mtl.com/radiofm/intro.htm ¦i m w '• B (li",S tUI J,,,cs Ala/ieu •
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