Le devoir, 2 mars 1996, Cahier B
I.K I) K V 01 II .I.K S S .V NI R I) I K T 0 I NI A N (' Il K A M A II S I II II II LE DEVOIR *H/ © La chronique de Lise Bissonnette Page B3 Musique classique Page B3 Cinéma Page B4 Télévision Page B5 Disques classiques Page C6 Théâtre Page B7 À Québec Page B8 Jazz et blues Page B8 Vitrine du disque Page B8 Arts visuels Page B10 ?CINÉ M A Le bien, le mal, le doute et la vérité Richard Roy tourne un polar en coproduction avec la France ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Autrefois, clans son village natal de Saint-Agapit, Richard Roy allait jouer sur la voie ferrée, dite la track.Lui et ses amis plaçaient des cjpps qui s’aiguisaient au passage du tçaiit et des sous qui s’aplatissaient aussitôt.Il regardait les wagons de queue, appelés cabooses, où un homme dans une espèce de guérite ambulante surveillait les opérations ferroviaires.Des années plus tard, cette fascination pour les trains vient nour-rjç le film Caboose, habité par des tçaihs, une gare de triage et un wagon de queue converti en piquerie.Ge polar noir mâtiné de thriller psy-cbplpgique sur fond de prostitués dpsl deux sexes, flics des deux sexes aussi, revolvers, clubs de danseuses, meurtres et mystères à la québécoise sortira dans nos salles vendredi prochain.Ça faisait cinq ans qu’il n’avait pas tqurué, Richard Roy.On le sent nerveux en entrevue.Il avoue son trac, déclare que la critique l’atteint et parfois lui fait mal.Son seul et unique long métrage précédent, Moody Bea-cl}, où Michel Côté tenait la vedette, a, çté passablement éreinté par la presse, boudé par le public.Le cinéaste n’a pas tellement envie d’en parler aujourd’hui.Il ne renie pas le filin mais en sous-discours affirme que si Moody Beach était à refaire, il accélérerait le rythme.Bon! On tire uiiç Jeçon de ses erreurs.Mais un filpi malmené, ça n’aide pas à trouver des sous pour le prochain.L’équipe a travaillé en différé sur Cabote, une coproduction avec la France.11 s’est quand même retrouvé avjeç un honorable budget de 2,7 millions.28 jours de tournage, c’est peu.Sauf que cette fois, Richard Roy se sentait hyper préparé, avec 300 pages de découpages techniques.«On apprend d'un film à l’autre.» , Richard Roy considère le polar comme un genre majeur sous-traité au Québec mais qui remplit nos sqUes obscures lorsqu’il vient d’ailleurs.Un genre qui permet à ses yppx d’aborder tous les aspects de la condition humaine.Le cinéaste se dit fasciné par les personnages ayant un malaise et dont le malaise devient le moteur de l’action.Fasciné aussi par le caractère d’un manipulateur, incarné ici par Gildor, qui joue avec les autres, d’où les revirements d’action que sa conduite suscite.«Caboose n’est pas un film sur la violence, précise-t-il.Les deux personnages principaux [un policier à la gâchette facile et une apprentie policière jncapable de tirer sur quelqu’un] ont peur de la violence, chacun à leur manière.Ce n’est pas non plus un film sur la prostitution mais sur le bien et le mal, le doute et la vérité.» Près des comédiens Une fois de plus, Gildor Roy, roi du country et acteur spécialisé dans le,s rôles de «durs», incarne un tueur et un flic.Lorsqu’on mesure six pieds deux pouces et qu’on pèse 220 livres.Quant à la policière incapable de tirer sur quelqu’un parce quelle imagine avec trop d’acuité la trajectoire de la balle dans le corps humain, c’est la nouvelle vedette féminine de l’heure, Céline Bonnier.Le, film met également en scène un désaxé sexuel, ci-devant surnommé Boule de Pool et joué par James Hyndman.Richard Roy se déclare amoureux des comédiens.Il s’est lancé dans le cinéma (après des études dans cette discipline à l’Université Laval et à Concordia) parce qu’il aimait les acteurs.A l’heure d’évoquer ceux de Caboose, il les déclare tous «géants».Gildor Roy s’est imposé bien vite pour le rôle principal.Quant à James VOIR PAGE B 2 : ROY rendra aussi à 21 99 Ld Ld et à New York en octobre CHRISTIAN RIOUX CORRESPONDANT DU DEVOIR À PARIS Il y a des peintres du malheur, du déchirement et de l’angoisse.Il y en a d’autres des sous-bois humides, des brumes matinales et des ciels de printemps.Voilà peut-être pourquoi Jean-Baptiste Camille Corot, homme sans problèmes, est identifié en France aux paysages bucoliques des calendriers et aux toiles poussiéreuses suspendues au-dessus des cheminées des notaires de province.Tout simplement coupable du bonheur tranquille qu’a représenté sa vie! C’est cette image jaunie que veut faire oublier l’exposition du Grand Palais, de Paris, où l'on attend quelques centaines de milliers de personnes à partir d’aujourd’hui et jusqu’au 27 mai.À l’occasion du 200" anniversaire de sa naissance, 150 tableaux offrent, pour la première fois depuis un siècle, une vue d’ensemble de celui dont Manet écrivait: «À côté de lui, nous ne sommes rien, absolument rien.» «Nous voulons casser la réputation de monotonie qu’on a collée à Corot depuis leXIX' siècle, explique Vincent Pomarède, conservateur du département des peintures du Musée du Louvre.Corot a une œuvre très diversifiée qui surprend.» L’exposition — qui se rendra aussi à Ottawa (du 21 juin au 22 septembre) et à VOIR PAGE B 2 : COROT 1 i fl % li superstar, ni paysagiste monotone, Corot, aura attendu de souffler ses 200 bougies pour redevenir lui-même.Et envahir le Grand Palais.i 476259 5970 S A M K I) I 2 K T I) I M A N C II K I) K V 0 I l< l.K S A M A K S I II II II ROY COROT 7* 1 > .-A1 \ V v' ; ÆM4tÉi s m g Montréal underground ï Hvndman, après avoir entendu Chantal Jolis à la radio le décrire, comme un grand beau, chauve, il a voulu le rencontrer.Et voilà! Céline Bonnier l’a ébloui à l’audition.A son avis, cette comédienne possède un immense registre et n’a pas dit son dernier mot.* Après la plage de Moody Beach, Richard Roy voulait réaliser un film urbain, sur le Montréal de Xunderground.Il a bit tOUS scs repérages lui-même, se promenant a travers la ville, de la gare de triage Taschereau près de Côte-de-Lies-se aux red light districts de l’Est, trouvant une vraie chambre de prostituée pour camper l’altercation entre le maquereau et sa protégée.«Montréal! Les gens pensent que cette ville est aseptique, s’exclame-t-il.Réalise-t-on qu’il a un suicide dans le métro par semaine?Au moment où ’on se parle, quelqu’un est en train quelque part d’acheter un gun.J’ai accompagné des patrouilles de police dans leurs enquêtes.Je suis allé dans une salle de tir, me mettant dans le bain du film.Le milieu que j’ai décrit me fascine.» I^e scénario de Caboose a été composé à six mains par Richard Roy, Odile Poliquin et Michel Michaud.Mais Roy est avant tout un cinéaste de technique.Et il déclare avoir particulièrement soigné la forme pour créer une œuvre assez découpée, rythmée, qui bouge et entre dans les personnages.Il l’a voulue habitée d’atmosphères glauques, jouant avec la lumière, pour mettre des taches rouges et vertes sur l’asphalte dans les zones de prostitution, courtisant avec son directeur photo Daniel Vincelette les gros plans à l’écoute des personnages et de l’esthétique urbaine.Richard Roy est fier de son Caboose.Il veut se remettre à tourner vite, sans la longue période d’accalmie qu’il a traversée, et sauter dans un nouveau genre.Le prochain sera donc une comédie appelée Folie privée sur laquelle il laisse pour le moment planer tous les mystères.PHOTO JACQUES GRENIER Richard Roy Une présentation du ^fâtre de ¦ m udire uc m « LaManufacture L exposition du Grand Palais permet cet aller-retour entre les études, si prisées des impressionnistes, et le produit final à la facture plus classique SUITE DE LA PAGE B 1 New York (du 21 octobre au 19 janvier 1997) — comprend donc des paysages bien sûr, mais aussi des portraits, des études de visages et des nus.U\ méthode Corot Rien n’illustre mieux la méthode de Corot que la façon dont cet amoureux de la nature traitait le paysage.Ramenant des centaines d’études de ses longs voyages en Italie et en province, le «vrai» travail du poète se déroulait dans son atelier parisien.Parfois 10 ou 20 ans plus tard, Corot reprenait patiemment ses esquisses, y ajoutant des personnages mythologiques, recomposant le paysage, retouchant la lumière, toujours à cheval entre le romantisme et le réalisme.Par sa disposition soignée, l’événement du Grand Palais permet cet aller-retour entre les études, si prisées des impressionnistes, et le produit final à la facture plus classique.Trois études prises des jardins Farnèse, à Rome, (matin, midi et soir) y sont notamment réunies pour la première fois depuis 100 ans.A VIOLETTE CHAUVEAU • SOPHIE CLÉMENT • ANDRÉE DUPLANTIE • PAULE MAINGUY GINETTE MORIN • PASCALE MONTPETIT • MARIE-MADELEINE RAOULT • ISABELLE VINCENT Alise en scène SOPHIE CLÉMENT Décor FRANÇOIS-XAVIER MARANGE Costumes ÉLISABETH SAVARD Éclairages MANON CHOINIÈRE Ainsique originale LOU BABIN, BERNARD POIRIER, GUYTHOUIN Ass b tance à la mise en scène et régie DAN Y GAGNON Arc VIOLETTE CHAUVEAU • SOPHIE CLÉMENT • GINETTE MORIN LOU BABIN • BERNARD POIRIER • GUYTHOUIN DU 21 FÉVRIER AU 16 MARS 1996 MARDI AU SAMEDI À 20H / DIMANCHE À I SH RÉSERVATIONS : 523-2246 QH/dro UÉWu) I UûnHouttÉ Québec BANQUE NATIONALE ILImpériale > ^ - LA LICORNE V 4559, ave Papineau, Montréal Les commissaires ont voulu dépoussiérer Corot sans en faire pour autant le génial précurseur des impressionnistes dont on a tant parlé.Tout simplement leur aurait-il ouvert la porte, aisent-ils.«On commence à peine à interpréter son œuvre en fonction de ses origines, dit Vincent Pomarède, et pas seulement de ses contemporains.« Les experts doutent, par exemple, que les impressionnistes aient pu voir les études de Corot, mort douze ans à peine après que Manet eut peint le Déjeuner sur l’herbe.«Le Corot qu’aimaient les impressionnistes est celui du travail subtil sur le paysage diffus», dit-il.Mais ils étaient aussi gênés par son traitement classique et son lyrisme.«Si M.Corot consentait à tuer une fois pour toutes les nymphes dont il peuple ses bois, et à les remplacer par des paysannes, j,e l’aimerais outre mesure, écrivait Émile Zola.Je préfère mille fois une pochade, une esquisse faite par lui en pleins champs, face à face avec la réalité puissante.» Libre au visiteur de préférer le Corot classique à celui des impressionnistes.Mais, pour parvenir à ce portrait d’ensemble, il fallait plus qu’une grand-messe, comme le sont parfois les expositions internationales.Il fallait réunir l’Europe, qui a surtout retenu le paysagiste, et l’Amérique, passionnée de ses por: traits et de ses nus.Plus du tiers dès tableaux exposés à Paris viennent de musées américains, sans compter ceux des collections privées.Deux sont du Canada: Vue prise à Narni (Ottawa), un des premiers chefs-d’œuvre de Corot, et L’île heureuse (Montréal).Car la renommée de Corot est dup en partie aux grands collectionneurs américains.«Corot est l’auteur de 3000 tableaux dont 10 000 ont.été vendus en Amérique», écrivait un pince-sans-rire.Il fut l’un des peintres les plus copiés de son époque.Lui-même encouragea la confusion, produisant à une cadence effrénée à la fin de sa vie.Il louait ses toiles et signait, après retouches, les bonnes copies de ses élèves, et même des faux.On faisait la queue devant son atelier pour passer des commandes ou quêter une signature (certaines toiles ont été signées deux fois!).Pas surprenant que l’authenticité de nombreuses œuvres soit toujours contestée.L’exposition a permis de saisir l’ampleur du phénomène, explique Vincent Pomarède.«Corot avait une conception très moderne de la propriété artistique.Il se considérait propriétaire de l’image, de l’idée.»- », Victime du succès À l’opposé d’un Cézanne ou d’un Van Gogh, Corot est donc victime dp son succès.Fils de bons bourgeois parisiens, couvé par ses parents jusi qu’à 50 ans, il n’a rien du peintre tor; turé.Il connaît la célébrité et le succès de son vivant et double la fortune familiale.«La vie de Corot est peut être ce qui se rapproche le plus du bonheur», dit Michael Pantazzi, conservateur du Musée des beaux; arts du Canada, à Ottawa.Loin des polémiques, sa seule pas; sion restera toute sa vie la nature; découverte à l’adolescence dans les forêts de Normandie.«Je pense que l’infortune m’a obligé de me réfugiçr sous la voûte du ciel et les ombrages épais, et me placer le mieux possible pour assister au concert des oiseaux, écrivait-il quatre ans avant sa mort.Auprès de cela, de ces quiétudes, que sont les petites tempêtes indurables que fabriquent les hommes!» Toujours et encore, le bonheur tranquille! , i Les Canadiens pourront voir l’exposition après les Français et avant les Américains.Le Musée des beaux-arts du Canada, à Ottawa, attend plus de 100 000 visiteurs cet été, essentiellement des touristes du Québec et de l’Ontario.Le musée n’en est pas à.sa première grande collaboration internationale puisqu’il avait présenté l’exposition Degas il y a quelques années.Le budget canadien est d’epvi-ron un million de dollars.Sans tomber dans le cirque qu’avait suscité la rétrospective Cézanne cet automne, la nouvelle exposition est entourée de toute une série d’événements.La Bibliothèque na; tionale de France y va d’une surprenante exposition de dessins et de clichés-verre, une technique de gravure sur verre opaque qui sert ensuitp de négatif pour tirer des photos.Passionné de photographie, Corot fut je premier à utiliser cette nouvêjîe technique.Outre le CD-ROM habituel, le Théâtre 14 présente une pif" ce sur la vie du peintre intitulée tout simplement Corot.Ni superstar, ni paysagiste monotone, Corot aura attendu de souffler ses 200 bougies pour redevenir Iqi-même.L’exposition permet de rt’si-tuer l’homme dans son temps.luje époque où le XXr siècle n’avait fiais encore entamé sa course frénétigije contre la montre.Chagall ne cilait-il pas Corot en exemple: «Aux exciro.j’ai envie de dire: calmez-vous, faites comme Corot, soyez ordinaire!» I.K I) K V U I It .I.K S S .\ NI K H I 2 K T H I M A X (' Il K :i M A II S I il il li l Jne mine d’or S i l'envie nu; prenait de devenir partitionniste, je déguerpirais avec le coin du Québec que j'aime le plus et j’aurais de quoi défendre son autonomie.J’ai appris depuis peu que l’Abitibi n’est pas une région québécoise «de souche», car le Québec l’a annexée en 1898 après l'avoir âprement disputée à l'Ontario pendant quinze ans.J’aurais dû le savoir plus tôt, je suis mortifiée, mais on m’a enseigné l’histoire comme on l’enseigne encore à vos enfants, c'est-à-dire si peu que pas.Ma nouvelle science est fort étendue, une vraie mine d’or comme son sujet y mène.Je l’ai acquise dans l’ouvrage Histoire de l'Abitibi-Témiscamingue, la septième des imposantes monographies que l’Institut québécois de recherche sur la culture (l'IQRC devenue récemment l’INRS-Culture et société) consacre aux régions du Québec.Celle-ci est l’œuvre de sept chercheurs de différentes disciplines, qui ont travaillé sous la direction d’Qdette Vincent.A moins d’être historien, chacun a des idées confuses sur ses origines, des bribes glanées durant l’enfance et l’adolescence au hasard des conversations d’adultes, des clichés qui s’installent en vrac dans la mémoire.Je croyais le Témiscamingue rural et l’Abitibi minier, l’histoire de la colonisation du Nord-Ouest défait mes catégories étanches.J’apprends que j’habitais littéralement à la ligne de partage des eaux et je me promène en pensée dans un paysage dont les vallons et les buttes prennent soudain un sens.Tous ces villages où mon père nous remorquait durant ses excursions de chasse, je comprends pourquoi ils portent les plus beaux noms français — La- « r-»,i i s s o N N I-: ?verlochère, Angliers, Guérin, Palmarolle, Rollet, Béarn — alors que notre civilisation fut largement américano-ontarienne.Bref, j’ai avalé ces 763 pages comme si j'entrais par la grand-route dans un pays nouveau que j’ai pourtant toujours connu.Etrange voyage.Avec sa part de regret, comme il se doit.Si l’école m’avait enseigné d’où je viens, j’aurais connu par surcroît l’histoire du monde.Car celle de l’Abitibi-Témisca-mingue va de la glaciation jusqu’à l’Accord nord-américain de libre-échange, en passant par la civilisation amérindienne, la ruée vers l’or, les deux guerres mondiales, la grande dépression, et le reste.On n’est jamais isolé.Entre les «fros» et les «D.P.» comme on appelait les étrangers qui comptaient pour le cinquième des habitants de ma ville natale, il y avait la différence entre l’Europe de l'entre-deux guerres et celle de la guerre froide.Je l’ai ignoré.Nous aurions pu prendre sur place les leçons de l’histoire avant de les glaner éparses dans des livres, une fois devenus adultes.En comprenant le che- min de l’or, du cuivre et de l’épinette, en apprenant les parties de bras de fer qui se sont jouées autour de leur contrôle et de leur exploitation, nous aurions su beaucoup plus tôt que l’aliénation du Québec n'était pas qu’une frileuse affaire de langue et de religion fabriquée par des élites apeurées.Rien ne sert de récriminer aujourd'hui.Nous avançons.Eussent-ils voulu nous éclairer, les enseignants d'autrefois n'auraient disposé que de bien peu d’outils.Les histoires régionales que met au monde l’IQRC sont si riches et si complètes — il y en a encore quatre en chantier — que personne ne peut plus se défiler.Quand on se décidera à remettre l’histoire au programme des écoles primaires et secondaires, il ne restera qu’à les transformer en manuels accessibles, pour permettre aux enfants d’aller du connu à l’inconnu.Qui se cache derrière les cheminées d’une fonderie, une usine de bois de sciage, ou une coopérative dont le passé «communiste» fut aussi catholique, à l’époque où le capitalisme ne se masquait pas encore sous le fumeux nom de libéralisme.Ne croyez pas que les auteurs-chercheurs de l'IQRC soient militants.Les commentaires sont les miens.Eux, ils s’en abstiennent plutôt.On sent qu’ils ont voulu accumuler le plus de données possibles, éclairer le plus vivement.ht lumière est parfois trop blanche.Des statistiques, on en bouffe plus que des photos d’époque, ou que des évocations du climat.C’est là ma seule chicane, toute petite, avec eux.A force, ils finissent par flirter avec une histoire officielle, qui fait si bien la chasse aux mythes qu’elle en évacue les vérités non mesurables.Ainsi je veux bien que l’aventure de la colonisation, en Abitibi, n’ait pas abouti uniquement aux terres de roches et à la misère, qu'elle ait été à l'origine d'une agriculture sans cesse en progrès, encore vivante, parfois prospère.Mais quand je lis qu'en 1950,66 Ai des termes de l’Abiti-bi-Témiscamingue ne généraient toujours «pas assez de revenus pour faire vivre une famille convenablement», cela ressemble bel et bien à quarante ans de misère depuis l’ouverture de la région, et aux histoires si navrantes que racontait mon père en rentrant de son modeste commerce ou de ses réunions de la caisse populaire.De même je veux bien qu’on n'insiste pas trop sur le côté red light qu’avaient nos villes — l’Abitibi contemporain est bien ombrageux à cet égard — mais il est dommage que de trop prudentes périphrases évacuent une façon sulfureuse de vivre qu'on observait encore à l’œil nu bien après la Révolution tranquille, et qui distinguait notre pays des paroisses pieuses et chastes égrenées le long du Saint-Laurent.Moi.j’aimais bien.L'amas de chiffres et de sigles qui font l’histoire administrative et institutionnelle ont ainsi tendance à masquer la vie, comme les bungalows tout neufs cachent de plus en plus les trembles, autour de mon lac Bruyère.Mais qu'importe, l’armature de notre histoire est là.Aux romanciers, aux chansonniers, aux cinéastes de lui redonner sa passion.Je leur conseille de lire aussi Histoire de Val d'Or, un ouvrage récemment publié par la Société d’histoire de Val d’Or, qui fait vraiment de l'histoire officielle cette fois, mais dont l’iconographie abondante rend merveilleusement le climat d’un hier si jeune, si baroque, si lointain déjà.M U S I Q U E CLASSIQUE Éviter les dangers de l’acquis Richard Raymond poursuit à son rythme sa carrière internationale MARIO CLOUTIER LE DEVOIR Comme ça, le pianiste montréalais Richard Raymond promène un air distrait qui fait croire qu’il est un musicien comme les autres, la tête un peu dans les nuages.Mais attention, le jeune musicien de 30 ans a plus que jamais les deux pieds sur terre et il n’a jamais été aussi occupé qu’en cette saison 1996-1997.«J’ai une grosse année, fait-il simplement au bout du fil, de retour de New York où il répétait cette semaine avec l’American String Quartet, la1 formation qui l’accompagnera dimanche au Ladies’ Morning Musical Club.D’octobre à avril, je prends part à une quinzaine de concerts, dont dix prestations comme soliste.» Au LMMC, il interprétera avec le réputé ensemble américain le Quintette pour piano et cordes op.44 de Schumann et le Quintette pour piano et cordes op.81 de Dvorak.L’American String Quartet jouera, pour sa part en début de concert, le Quatuor op.76 n° 1 de Haydn.L’après-midi s’annonce donc des plus variés, un peu à l’image de la saison que connaît Richard Raymond.Le récipiendaire du premier prix du Concours international de musique de Montréal en 1992 ne s’en vante surtout pas.Seulement, 1996 est une année dont il peut se montrer fier.Et il se dit bien que, s’il peut passer à travers ça, il n’aura plus peur de rien.Chose certaine, il n’a surtout pas peur de travailler et il ne manque pas de confiance en lui non plus.«La confiance, ça se bâtit, mais ce n’est jamais acquis.Se tenir pour acquis, c’est un jeu dangereux qui ne donne rieq.Il faut voir une carrière comme un éternel recommencement dans une constante ascension.On pense que les choses vont lentement, on se retourne et on voit le chemin parcouru.Ce n’est vraiment pas ennuyeux.» Né à Campbellton au Nouveau-Brunswick, Richard Raymond a reçu des premiers prix en piano et en musique de chambre durant ses études au Conservatoire.Il détient une maîtrise, deux autres diplômes et plusieurs prix accumulés depuis 1990: Montréal, OSM, Radio-Canada, Van Cliburn.Mais, encore une fois, les prix ne représentent rien sans le travail, selon lui.«C’est important d’en avoir, mais ça n’assure rien.Beaucoup de gens sont excellents lors des concours, d’autres s’éliminent d’eux-mêmes dès le départ.Le plus important c’est après, quand on se retrouve seul avec la partition.C’est là qu’il faut avoir des idées, être convaincu et convaincant.» Parmi les idées chères au pianiste qui se matérialisent ces temps-ci, un deuxième disque, tout Liszt, sor- ! & Un Quatuor Claudel renouvelé MARIO CLOUTIER LE DEVOIR Pour la deuxième année consécutive, le Quatuor Claudel produit une série de deux concerts à Montréal.L’an dernier, le conce sciplinaire Autour de Camille avait conquis le , .r son origi- nalité en alliant musique, projections et poésie.Cette année, la formation fera appel à deux solistes invités, la soprano Natalie Choquette et le violoncelliste Yegor Dyachkov.Ce soir, à la salle Pierre-Mercure, le premier des deux événements offrira également l’occasion aux mélomanes de revoir le Quatuor Claudel sous une forme renouvelée.Ija.formation jouera en fait pour la première fois à Montréal avec deux nouvelles musiciennes: Annie Parent, alto, et Annie Gadbois, violoncelle.Pour leur part, Elaine Mardi, violon, et Marie-Josée Arpin, violon, sont toujours au poste.Le concert de ce soir saura mettre leur talent en évidence lors de la présentation du Concerto pour deux violons, alto et violoncelle d’Alfredo Casella (1883-1947) et le Quatuor op.10 n° 2 en ré mineur de Luigi Boccherini (1743-1805).Intitulée Con Passione, cette soirée italienne qui mettra en vedette notre divine diva Natalie Choquette comprend également l’interprétation de deux motets de Vivaldi, avec Geneviève Soly au clavecin.Enfin, le poème nostalgique II Tramonto de Respighi complète le programme.Six musiciennes de qualité, quatre compositeurs italiens.La soirée s’annonce passionnante! I UlMtfj I ORCHESTRE SYMPHONIQUE "AIIj I DE MONTRÉAL Charles dutoit PHOTO JACQUES GRENIER «C’est bien beau le rêve, mais cela veut dire se mettre aussi de la pression sur les épaules.J’aime bien avoir les deux pieds sur terre parce que la tête dans les nuages ne donne rien.» Faire ce qui est possible dans le moment présent, voilà le sage credo de Richard Raymond tira au mois de juin sur étiquette SRC.Le premier, incluant la Sonate n° 32 en do mineur de Beethoven, avait été salué chaleureusement par la critique il y a deux ans.Dans son année de rêve, M.Raymond a joué, ou jouera, à New York, Lyon, Vancouver et Washington, sans oublier une tournée montréalaise avec l’Orchestre Métropolitain.C’est ce qu’il appelle un bon équilibre.«C’est bien beau le rêve, mais cela veut dire se mettre aussi de la pression sur les épaules.J’aime bien avoir les deux pieds sur terre parce que la tête dans les nuages ne donne rien.Il faut montrer de la persévérance tous les jours parce que la vie de musicien n’a jamais été chose facile.» Faire ce qui est possible dans le moment présent, voilà son sage credo.Et Richard Raymond veut mettre l’accent sur sa carrière de soliste en ce moment.«C’est ce qui est le plus important pour moi présentement, mais, fait-il du même souffle, il faut être à l’aise dans tous les styles et dans toutes les circonstances.Ce n’est à ce moment là qu’on peut vraiment savoir et décider d’un plan de carrière.» POUR LA PREMlÈRrFOiS EN AMÉRIQUE ft présence # ci:m hi: nation ai.ni-s arts \ M I « I \ \ ! UitsT ; \7: i HHtttHH UiG«id*iiMM«mtli4f 17:00tMiltvjMn" imiii IrMupü* tltI»MÜnpl,• mirpnnMà., , ,T.JB, ;-:* (Précipité) Chorégraphie pour dix danseurs JT de Laura Balis et Cinzia Romiti « Le I6marsà20h au Studio de L'Agora de la danse le I4marsà20h30 au Théâtre du Centre national des Arts Yl T\r T I niVfr «•«» < IHKRII K ISI IA lit Li U.ijjt sis-Sis()o ifrUAV» I l M KIMtlwi u»\||NMO\ QUATUOR MORENCY ¦hhhhm LUNDI 4 MARS À 20H SALLE PIERRE-MERCURE STÉPHANE LEMELIN 2E QUINTETTE DE FAURÉ panneton/st-saLns 9 8 7 - 6 919 i musicu nritrr.il n rovsm Billets: 18,50$ 14,50$ 13$ Taxes en sus ït Salle de concert Pollack Pollack concert hall 555.rue Sherbrooke Ouest - Le jeudi 7 mars, 20 h Solistes KEVIN MCMILLAN, baryton ELEONORA TUROVSKY, violon Rota Concerto pour cordes Hartmann Concerto pour violon et orchestre à cordes Dvorak Nocturne, opus 40 Mahler Lieder eines fahrenden Gesellen Chants d'un compagnon errant (arc par Schoenberg) Mahler Adagietto de la 5e symphonie U présente LES CAUSERIES OSM Lundi 4 et mercredi 6 mars • 18 h 45 Recontres pré-concert interactives, bilingues et gratuites Animateur : Pierre Lapalme Invités : Michel-Pierre Boucher et Carole Bogenez Hall central de la Place des Arts Lundi 4 et mercredi 6 mars • 20 h LES GRANDS CONCERTS CHARLES DUTOIT, chef FRANK PETER ZIMMERMANN, violon • v: fi BEETHOVEN SIBELIUS BEETHOVEN Leonore 3, ouverture Symphonie «° 6 Concerto pour violon Frank Peter Zimmermann Commanditaire le 6 : BANQUE : CÏBC BILLETS : 19,25 S, 28,00 $, 30,00 S, 39,00 $, 40,25 $ (taxes et redevances en sus) Tarif étudiant : 10,00 S (Sur présentation de la carte d'étudiant à temps plein, le jour du concert) Mercredi 6 mars • 10 h 30 LES MATINS SYMPHONIQUES mETRO CHARLES DUTOIT, chef CHANTAL JUILLET, violon BERG Concerto pour violon MAHLER Symphonie n° l, «Titan » Chantal Juillet BILLETS : 16,00 S (taxes et redevances en sus) Tarif étudiant : 10,00 $ (Sur présentation de la carte d’étudiant à temps plein, le jour du concert) Billets en vente à l'OSM / 842-9951, à la PdA / 842-2112 et au Réseau Admission / 790-1245 NfcRTEL iff CBC iican ; ti- Articulée 844*3*2172 S0Z } ) I.I-: I) K V OIK.I.K S S A M K I) I 2 K T H I M A X (' Il K II M A It S I II II II •ê ‘Jim» A*A Radio •X# Québec l>: Ih:voih "tp1 vm NOMINATIONS AUX CESARS'96.“Dans un style dépouillé, réduit à l’essentiel Claude Sautet signe son film le plus abouti.” - Luc Perreault, LA PRESSE VERSION FRANÇAISE CENTRE EATON 985-5730 1705 Ste-Catherine 0.?&¦ I ICENTRE-VILLE 849-fjlm 2001 Uanrefsité.métro Mcftll * ©& “Séduisant, étonnant!” ANGELS a>» INSEtTS Valeric I cijric.SAIUT.BONJOUR! Philip Haas Un film de Frédéric Mitterrand prim a film PARISIEN 866-3856 480 Sle-Catherine 0.?Sélection officielle CANNES 95 «J'avais 20 ans.Je ne laisserai oersonne dire que c eslle plus bel âge de la vie» | Paul ta] MELVIL SOPHIE GAEL BOUCHEZ POUPflUD HUBHV MOREL [LE5 ROSERJZ SHUffl&ES j nu ni y ne L'AFFICHE! I p r i m a film -Af-CB XLK ?LUUMHMgl avec Lucie LAURIER et Dominic DARCFUIL Patrick LABBÉ Caroline NÉRON Rémi LAURIN OUELLETTE Patrie* DUBOIS Manon MICLETTE Sylvie LÉONARD Alex PILON Sert* PILON icénorlo et dialogui Sylvie GROULX et Jacquet MARCOTTE direction artistique Mari«-Caro(« DE BEAUMONT ton Richard BESSE mutique André DUCHESNE et René LUSSIER r+olliotlon Sylvie GROULX monta f* montage ion production Jacques LEDUC Fernand BÉLANGER Claude BEAUGRAND Monique LETOURNEAU L’Office national du film du Canada présente un film de Sylvie GROULX Debout seulement.et pas trop longtemps Un regard neuf UP CLOSE AND PERSONAL (Intime et personnel) De Jon Avne!.Avec Robert Redford, Michelle Pfeiffer, Stockard Channing, Joe Mantegna, Kate Nelligan.Scénario: Joan Didionjohn Gregory Dunne.Image: Karl Walter Lindenlaub.Montage: Debra Neil-Fisher.Musique: Thomas Newman.Touchstone Fictures, Etats-Unis, 1996.Au Ijoews (v.o.) et au Parisien (v.f ).MARTIN BILODEAU Lorsque deux vedeltes de la stature de Robert Redford et de Michelle Pfeiffer se rencontrent à l’écran, on peut être certain de plusieurs choses: d’abord, que le scénario se livrera à toutes les contorsions nécessaires pour leur donner une part égale du gâteau, une répartition juste des bons mots; aussi, que leur histoire d'amour (inévitable) s'appuiera sur leur personnalité de star (le choc des étoiles?) et non sur des critères pré-établis et traités dans le scénario.Enfin, que les personnages qui gravitent autour du noyau seront malmenés par le scénario et balayés au montage, même si ceux-ci revêtent les traits de Stockard Channing, Joe Mantegna et Kate Nelligan.Car en reléguant au trente-sixième sous-sol des acteurs de calibre, on multiplie par dix la crédibilité des deux vedettes principales.Elémentaire.Up Close and Personal, c’est ce que les Américains qualifient de «feel good movie», soit un film qui a pour principale fonction de procurer un plaisir inoffensif aux spectateurs; PHOTO KEN REGAN Warren Justice (Robert Redford) et Tally Atwater (Michelle Pfeiffer) en grande conversation.Emmanuelle Béart Michel Serrault Jean-Hugues Anglade __ Un film de G CLAUDE SAUTET DAUPHIN 721-6060 2396 Beaubien es! ?© 2330 bout.Le Carr Une histoire d’amour que vous n’oublierez jamais! LE DEVOIR 1QS,7 fm LE Musée DE ARGARET Version française de MARGARET'S MUSEUM Réalisé par RcUlSCIl orm/ounoN VERSION ORIGINALE ANGLAISE un film de .,______, PHILIPPE If GUAY aEtegggaJ «P Daniel Toscan Du Plantier et Pierre Olivier Bardet présentent Ying Huang Richard Troxell B/Aaclc\me UTT^RFUV comme la fin justifie les moyens, qu’importe si le film emprunte les avenues les plus invraisemblables pour y parvenir.La jeune et naïve Tally Atwater (Pfeiffer), ex-serveuse de Casino à Reno (peut-on être plus évocateur?) rêve de devenir journaliste pour la télévision.Warren Justice (Redford) n’est plus très jeune, mais son charme opéré autant que la salle de nouvelles qu’il dirige à Miami pour le réseau IBS.Il offre à Tally sa première chance et fait d’elle une professionnelle.Le réseau de télévision propose à Tally un poste de reporter à Philadelphie, juste au moment où les deux tourtereaux s’avouent leur amour.Qu’importe, vocation avant tout, Tally accepte et Warren reste à Miami, mais pas pour longtemps.Voyant qu’elle s'écrase lamentablement, intimidée par une journaliste senior (Channing) qui se consacre à la faire échouer, Warren prend congé et vient la superviser.Un mariage et un reportage à scandale plus loin (le film cherche à nous faire croire que la télévision agit comme outil de dénonciation sociale), voilà Tally promue sur le réseau national.Comme une centaine de films déjà faits Le film de Jon Avnet (Fried Green Tomatoes), qui s’inspire librement de la vie de la défunte Jessica Savit-ch, rappelle une centaine de films hollywoodiens, à commencer par A Star Is Born, où la jeune ambitieuse dépasse son mentor, et My Fair Lady, où un homme en mal de défis transforme une rescapée de la rue en femme du monde.Ces derniers films se livraient toutefois à une étude de caractère à travers une lente et souvent douloureuse progression.Dans Up Close and Personal, Tally Atwater, qu’on reconnaît d’abord à son tailleur rose bonbon moulant, ses talons aiguille, sa chevelure de larges dimensions et son manque flagrant de culture, se transforme sous nos yeux, en un temps record et sans effort apparent, en une journaliste de la trempe de Connie Chung, désormais «ac-cro» aux tailleurs Gucci et arborant une coiffure sobre quoique sophistiquée.Parallèlement, et dans une volonté dé-mocratique d’équité, le récit s’attarde au cheminement rédempteur de Warren (on apprendra qu’il a foiré par le passé) et à ses rencontres avec les dirigeants du réseau — c’est le regard obligé du côté de Network et Broadcast News, qui s’inscrit très mal dans ce qui demeure avant tout une comédie sentimentale.Les personnages secondaires révèlent les principaux clichés du milieu dépeint, mettant en relief, par la même occasion, la pureté de Tally et Warren, consumés par le feu sacré.Ainsi, Stockard Channing incarne une journaliste arriviste, Kate Nelligan une reporter désenchantée, et Joe Mantegna un agent qui pousse vers le haut les futures vedettes du petit écran — histoire de dénoncer (?!) le glamour et le mercantilisme des médias.Comme la plupart des films de producteurs, celui-ci n’échappe pas à la règle du désengagement artistique, du nivellement formel et de la standardisation des images.Le seul objectif reste de mettre en valeur les attributs physiques des deux héros, insistant sur la beauté de leurs visages et la fermeté de leurs corps.Or, les rares scènes de lit — ce film est d’une pudeur indescriptible — ne fonctionnent pas; la chimie entre les deux personnages opère en effet seulement lorsque ceux-ci sont debout.Couchés, ça frise le «freak show».Up Close and Personal est un film qui a pour principale fonction de procurer un plaisir inoffensif aux spectateurs J'AIME, J’AIME PAS Réalisation: Sylvie Groulx.Scénario: Sylvie Groulx.GiUei Marcotte.Avec Lucie Imrier, Dominic Darcueil, Rémi iMurin-Ouellette, Patrice Dubois, Patrick Ixibbé.Image: Jacques Leduc.Musique: André Duchesne, René Lussier.Au complexe Desjardins.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Sylvie Groulx, qui n’avait jusqu’ici signé que des documentaires, lait le grand saut dans le film de fiction, avec ce J’aime, j’aime pas, mariage du vidéo et du film.Mariage mixte qui constitue aussi un signe des temps.Le marché de l’image se voit envahi par la vidéo qui entre dans le flanc du cinéma, le tasse dans son propre champ.J'aime, j'aime pas témoigne donc de cette relation visuelle désormais incestueuse, comme l’avait fait avant elle Micheline Lanctôt à travers Deux Actrices.11 témoigne aussi de la condition de ces mères adolescentes qui vivent tant bien que mal, et pas si mal parfois, leurs responsabilités précoces.Dans un film un peu facile, pas toujours abouti mais vivant, Sylvie Groulx nous entraîne dans cette fiction aux allures de documentaire où un étudiant Thomas fasciné par Winnifred (Lucie Laurier) une jeune modèle la prie de tenir le premier rôle dans la vidéo qu’il réalise pour son cours de cinéma.Elle a 17 ans et un bébé, a été abandonnée par le père, mais rêve encore de lui et du désert où son Roméo s’est évaporé en ne lui donnant plus de nouvelles.Mais l’étudiant tombera amoureux de son actrice, «comme d’autres avant lui», lui fait remarquer son collègue: Woody Allen, Ingmar Bergman, etc.Fort de cette illustre filiation, il brûle de livrer les images du siècle, mais laisse tomber ses pompeux scénarios de départ pour se coller au réel de cette jeune fille de caractère, qui mène sa maternité tambour battant et refuse toutes les victimisations que la société voudrait lui voir endosser.C’est Thomas qui mûrira au contact de Winnifred, modifiant sa vision du monde, dans la confu- SOUKCE IXION COMMUNICATIONS Lucie Laurier, dans J'aime J'aime pas.sion que lui apporte son implication émotive et ses fonctions de réalisateur.* Le film repose sur les épaules de Lucie Laurier, comédienne toujours juste et vibrante, d’un naturel fou crevant le moindre écran qui se présente devant elle.Le reste de la distribution paraît plus faible.Dominic Darcueil dans le rôle de Thomas est linéaire et les acteurs dans leur ensemble ne font guère le poids auprès des figures féminines même secondaires.Il y a une cinéaste femme là dessous et on sent sa griffe.Entre le film et le vidéo, le réel et la fiction, le film jongle assez finement avec les ambivalences et les changements de tons, montre les drames, les angoisses et les joies d’une jeune fille intense qui n’a pas envie d’être enfermée dans une statistique sur les mères adolescentes.Il aurait pu pousser son propos, pénétrer la psychologie des personnages en profondeur, gagner en force et en originalité de style sur cette trame finalement rabâchée de la vidéo dans le film.Mais le film a su du moins éviter le ton didactique (il s’inscrit dans la série Familiarités de l’ONF) des commandes à thème, et on ne sent jamais l’œuvre-faisant-la-lumière-sur-le-vécu-des-jeunes-mères-célibataires qui l’aurait rendue exaspérante.Une fraîcheur surnage.C’est déjà beaucoup.L'initiation IE PLUS BEL ÂGE Réalisation: Didier Haudepin.Scénario: Claire Mercier et Didier Haudepin.Avec Élodie Bouchez, Melvil Poupaud, Sophie Aubry, Gaël Morel.Image: Jean-Marc Fabre.Musique: Alexandre Desplat.Ih25.Au Parisien.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Quel univeçs exotique que celui auquel s’ouvre Le Plus Bel Agel Au Québec, on a l’impression d’être à mille lieues de ces classes françaises préparatoires aux grandes écoles où un étudiant sur cinquante franchira le cap de l’admission.Des milieux presque concentrationnaires où certains élèves couchent sur place dans des chambres dortoirs, poursuivant des études follement exigeantes, farouchement compétitives, où les jeux de pouvoirs et les rites d’initiation sadiques ont la partie belle.Et qui paraissent bien loin des passoires de nos universités dans lesquelles de vrais analphabètes s’engouffrent avant de décrocher leurs diplômes haut la main.Infiniment plus dangereuses aussi ces écoles françaises.Car les étudiants, chauffés à blanc, parfois dérapent.Sur un film doté d’indéniables qualités techniques, des moments forts et d’un thème riche et inédit, Didier Haudepin ne parviendra guère à nous intéresser à sa faune estudiantine, faute de héros sympathiques à nous mettre sous la dent, faute surtout d’identifications possibles — barrière culturelle oblige — à leurs mœurs scolaires.On vivra leurs amours et leurs détresses, leurs épreuves aussi, sans compatir vraiment.Dommage! Au premier plan, Delphine, l’actrice Élodie Bouchez héroïne des Roseaux sauvages de Téchiné.Elle vient SOURCE LES 30 JOURS DU CINEMA EUROPEEN Élodie Bouchez et JVlelvil Poupaud, dans Le Plus Bel Age.d’un milieu populaire, aspire à des études supérieures1 en littérature et pénètre un monde dont elle ne connaît pas les règles.Un jeune séducteur manipulateur Axel la fascine depuis qu’elle a assisté au suicide de sa compagne Claude, une élève de classe supérieure.Pourquoi ce geste?C’est à travers une relation trouble avec le jeune homme en abus de pouvoir, et l’exploration des arcanes de cette école décidément pétrie de secrets inavouables qu’elle fera l’expérience initiatique de l’âge adulte, sur une corde dramatique.Claude, la suicidée, est l’exaltée du trio, l’idéaliste qui croit en la justice et l’amour et qui un beau jour fera une atroce découverte qui la conduira à la mort.En trame, toute l’horreur du bizutage, ces rites d’initiation féroces pleins de merde et d’humiliation auxquels sont soumis quelques souffre-douleurs soigneusement choisis parmi les rangs des nouveaux.Mais Claude (jouée par Sophie Aubry) est par certains côtés chipie, excessive et tranchante.Ses émois ont peine à nous atteindre.Axel (Melvil Poupaud) se révèle un personnage franchement exécrable, petit fasciste séducteur qui joue de ses charmes popr asservir les femmes.Quant à Élodie, malgré sa forte présence, son personnage lui colle mal à la peau et ses rapports psychologiquement sado-masos avec Axel paraissent artificiels.Tourné avçc art, en plusieurs plans, Le Plus Bel Age pèche par un rythme qui s’essouffle.Trop de paroles, trop de temps morts, et des redites, comme ces vidéos où Claude palabre et que Delphine se projette ad nausedm.Mais certains moments très forts, le suicide, la scène de bizutage rattrapent notre attention au détour.Le Plus Bel Age est un film à la forme travaillée mais qui manque de tonus, oii l’on cherche à s’identifier aux personnages sans vraiment y parvenir.Ces tragédies nous captivent sur le plan intellectuel mais ne passent pas l’écran.13 ANS + I.E I) K V 0 I H .I.K S A M K I» I 2 K T l> I NI A X C II K 3 M A K S I II I) li PHOTO CHUNK LALONDE cfe François Nocher et Francine Berge Traduction : Anna Christophoroff v- mise en scene: imac cii avciic t Yves Desgagnés .Patricia Nolin ^Gilbert Sicotte p{\*4iUA\A ,*.£ MJ tixdj concepteurs : Martin Ferland Michel Beaulieu François Barbeau Claude Lemelin Jean-Marie Guay IC.tr* LTÏ/~t4 WiUf CS.’ BANQUE UUKVTlENNt Maurier en collaboration avec V THÉÂTRE DU RIDEAU VERT réservations: 844-1793 du 27 février au 23 mars 14-15-16 MARS 20h SPÉCTRUIH 93 i ?: chef-d'œuvre ?: très bon ?bon ?(|IR‘|C01H|UC‘ ___m ?: très faible ^W)' : pur cauchemar DEAD MAN WALKING ?1/2 On sort commotionné de ce bouleversant Dead Man Walking.Deuxième long métrage du comédien Tint Robbins, d’une maîtrise exceptionnelle, tiré d’une histoire vécue, il raconte le rapport entre une religieuse et un condamné à mort pour meurtre et viol qu’elle accompagnera jusqu’à son exécution dans le pénitencier de La Nouvelle-Orléans.Magistralement interprété par Susan Sarandon et surtout Sean Penn dans la peau du criminel endurci, irrécupérable et pourtant fragile, filmé avec respect, sensibilité, humanité supérieure, Dead Man Walking évite tous les clichés du thème et nous livre une œuvre coup-de-poing, d’une puissance émotive qui laisse pantois.A l’Egyptien.En nomination pour l’Oscar du meilleur acteur, de la meilleure actrice et du meilleur réalisateur.Odile Tremblay NELLY ET M.ARNAUD ?Sans doute le meilleur film de Claude Sautet, son plus épuré sur une performance magistrale de Michel Serrault.Ije comédien campe un juge à la retraite qui au soir de sa vie s’éprend d’une jeune femme en rupture de couple (Emmanuelle Béart) qui tape son autobiographie.Hors des clichés du thème, avec pudeur, le film courtise le non-dit et parle en filigrane de la peur de l’autre, des relations hu-¦ maines à réinventer, du temps qui fuit.Une mise en scène subtile, une interprétation brillante et un Serrault époustouflant, qui devrait rafler le César du meilleur acteur, décerné ce ' soir (le film compte 10 nominations, dont meilleur film, réalisateur, actri-' ce).Au Dauphin et Centre-Ville.O.T.BABE ?pe Chris Noonan.Voici enfin un film ‘intelligent pour toute la famille, qui ne prend pas les enfants pour des cons et les parents pour des éducateurs spécialisés.Babe, un jeune cochon sauvé de l'abattoir, se retrouve sur une ferme et se lie d'amitié avec tout ce qui y bouge, notamment un chien Berger qui lui apprendra à garder les moutons.Ce film poétique et à l'humour savoureux—il faut entendre les animaux bavarder entre eux — .porte sur la tolérance et la cohabitation.Le cadre enchanteur de la Nouvelle Galles du Sud se prête parfaite-„ ment au çlimat merveilleux de l'ensemble.A voir absolument.En nomi-j nation pour sept Oscars, dont 1 meilleur film et meilleur réalisateur., |Au Palace.Martin Bilodeau ANGÉLO, FRÉDO ET ROMÉO Un pur navet signé Pierre Plante.Un ^.furoncle sur le nez du cinéma québé-,, cois.Cette basse comédie prenant le public pour un crétin donne la vedette à Martin Drainville, Benoît Brière ‘et Luc Guérin dans une série de ,3[ sketches imitations sots et ratés, liés .L entre eux par une bouillie qui ne sau-:^(ait prétendre au titre de scénario., Drainville y incarne un rien-du-tout ,, nouveau riche se faisant arnaquer par un faux producteur de cinéma (Brière).Privés de répliques cohérentes et de direction, ces comédiens éprouvés se révèlent nuis, in-, , capables d’arracher un rire et réduits ,, à des mimiques grotesques servies à .contretemps.O.T.BROKEN ARROW ?1/2 De John VVoo, ce cinéaste de films d’action venu de Hong-Kong et en qui Hollywood reconnaît, ajuste titre, un immense talent.John Travolta et Christian Slater prêtent leurs traits à deux pilotes de bombardiers soudain devenus, ennemis lorsque le premier volt* a l’Etat deux têtes nucléaires et réclame au Pentagone une rançon, faute de quoi.Ce thriller musclé et spectaculaire laisse les spectateurs rivés a leur siege.Ca n’a rien de surprenant, venant du réalisateur de The Killer ri du scénariste de Speed.Au Bern et Centre-ville.M B.SALAM CINÉMA ?1/2 Une fiction ayant des allures de pur I documentaire réalisée par le cinéaste iranien Mohsen Makhmalbaf.Son I film montre la foule de Téhéran se ruant sur des auditions, poussée par le rêve éperdu de «jouer dans un film».L’Iran se dessine en arrière-plan, à travers les visages des aspirants-comédiens, leur détermination.C’est drôle, touchant, un peu répétitif, mais follement vivant.Les jeunes filles surtout, dont les fortes personnalités percent l’écran, sont merveilleuses.Au Parallèle.O.T.BEFORE AND AFTER ?Ix* réalisateur français Barbet Schroeder poursuit à Hollywood son analyse de la société américaine et du rêve qui la cimente.Bien que Before and After ne soit pas son meilleur film, il reste que le regard lucide qu’il pose sur cette histoire de famille modèle, soudain frappée d’ostracisme par sa communauté lorsque le fils adolescent est soupçonné de meurtre, demeure celui d’un brillant sociologue et d’un cinéaste inspiré.Au Loews et Pointe-Claire.M.B.ERREUR SUR LA PERSONNE ?Un étonnant premier long rpétrage du Québécois Gilles Noël.Etonnant, parce que ce polar psychologique manifeste une vraie vision d’auteur, substance rare de nos jours.Un poli- Plates, les samedis! Mucha Grenon et Jacques Vallée dans Erreur sur la personne.cier blessé (Michel Côté) se laisser fasciner par une jeune femme (Ma-cha Grenon) dont il fait la filature.Mais malgré une symbolique parfois appuyée, une distribution inégale, une ligne dramatique ténue, le film regorge de trouvailles insolites, de mystère, d’intelligence et mérite vraiment le détour.Au Complexe Desjardins.O.T.ANGELS AND INSECTS ?L’Américain Philip Haas a réalisé un film très.britannique, sur fond de manoir anglais de l’époque victorienne, où des aristocrates décadents attirent un gentil roturier dans leurs filets.Par un habile parallèle, le film oppose le monde des insectes à celui des hommes.De belles images, un jeu juste, mais une oeuvre un peu trop sage.Au Faubourg.O.T.MARY REILLY ?1/2 Stephen Frears, le réalisateur des Liaisons dangereuses, signe ici un contrepoint à Docteur Jekyll et Mister Hyde de Stevenson.Il s’est basé sur le roman de Valerie Martin qui prenait le point de vue de la servante pour raconter cette célèbre histoire de dédoublement.Des belles images, une atmosphère oppressan- te et prenante,dans les rues de Londres et d’Edimbourg.Mais Frears a voulu répéter l’exploit des Liaisons dangereuses, en faisant jouer John Malkovitch et Glenn Close dans une production d’époque.Il l'a fait un cran plus bas.Ni Malkovitch ni Julia Roberts qui lui donne la réplique ne sont convaincants.Iœ cinéaste en refusant d'enfoncer le clou de l’horreur pour jouer la carte psychologique a édulcoré l’histoire qui se dilue en des zones grises un peu ennuyeuses.O.T.UNFORGETTABLE ?1/2 Pour sa première réalisation à Hollywood, John Dahl, le brillant réalisateur de Red Rock West et de The Last Seduction, s’est laissé séduire par son budget pour raconter l’histoire d’un médecin qui, bien qu’acquitté du meurtre de sa femme, dissipera les soupçons qui pèsent encore sur lui en pénétrant la mémoire de la défunte.Ponctué de spectaculaires images qui illustrent la mémoire telle que perçue par le héros, Unforgettable s’égare dans son récit tentaculaire qui reprend certains éléments clés du film noir, omettant toutefois de développer la psychologie des personnages.Avec Ray Liotta et Linda Fiorentino.Aux cinémas Eaton et Angrignon.M.B.VISCONTI AU CONSERVATOIRE Le Conservatoire présente ce dimanche deux films du cinéaste Luchino Visconti, L’Etranger (19h) et L’Innocent (21h).Ce ne sont peut-être pas là les films les plus significatifs de l’œuvre de Visconti, mais ceux-ci demeurent emblématiques de la démarche à la fois romantique et réaliste du réalisateur de Mort à Venise.L’Étranger est une adaptation du roman de Camus, et met en vedette Marcello Mastroianni dans le rôle de Meursault.L’Innocent, dernier film du réalisateur mort peu après le tournage, raconte avec une joliesse presque excessive la passion d’un homme ruiné par sa fierté.Avec Giancarlo Giannini et Laura Antonelli.M.B.PARSIFAL Jeudi et vendredi à 18h30, le Goethe-Institut présente le film-opéra Parsifal, d’après Wagner, porté au grand écran en 1982 par l’Allemand Hans Jürgen Syberberg.Deux jeunes acteurs, un homme et une femme, interprètent tour à tour le rôle de Perceval le Gallois, ce héros parti à la recherche du Graal.Le réalisateur aurait introduit avec grand succès des éléments de la mythologie du XXe siècle à ce récit médiéval inspiré du récit de Chrétien de Troyes.Aux dires des mélomanes, ce film-fleuve d’une durée de plus de quatre heures constitue un pur chef-d’œuvre.Le film sera présenté par Réal La Rochelle, critique de cinéma et mélomane réputé.M.B.LES ROSEAUX SAUVAGES/WILD REEDS (1994) Le Cinéma du Parc présente cette semaine (dans sa version originale sous-titrée en anglais) ce superbe film d’André Téchiné, récipiendaire de quatre Césars — dont celui du meilleur film et du meilleur réalisateur.A travers ce film qui a pour cadre la France paysanne de 1962, au crépuscule de la Guerre d’Algérie, Téchiné raconte sa jeunesse, évoquant le paysage moral et politique qui a façonné sa façon de voir la vie en abordant parallèlement son éveil sexuel et politique.A voir et à revoir.Tous les jours à 14h45 et 19h, plus une projection supplémentaire à 23h30 ce soir.M.B.Le Théâtre de la Source présente Au Théâtre de l’Esquisse 1650, Marie-Anne (est) Réservations 527-5197 Les samedis et dimanches 17-18 et 24-25 février 2-3 mars à 14 h 00 De l'Egypte ancienne aux templed h moine,i tibétaine, mono le fabuleux voyage De Don Gato le Chat! TÜEI TMtiTUM vm BMAUCt HtfKMU Ville de Montréal | T out pour lui rien pour moi.Tout pour le dimanche rien pour le samedi.I-e trafic est tellement intense, certains dimanches soirs, que le téléspectateur est forcé de faire des choix déchirants.Prenons dimanche dernier: Being at home with Claude, une soirée Othello, un Pivot exceptionnel, les 35 ans de Télé-Métropole.Sans parler des films de qualité un peu plus tard en soirée.Bref, de quoi manger tout son |x>p com et.si* pré-parer des munitions pour le samedi soir suivant en enregistrant ce qu’on est forcé de rater.Car il faut le dire, le grand vide du samedi soir, c’est pas drôle.Abrutissement garanti.Bien sûr, il y a le traditionnel hockey de la Société Radio-Canada, que, soit dit en passant, un nombre grandissant de femmes regardent.Mais si on n'aime pas le hockey?Télévision Quatre Saisons a bien essayé de profiter du grand vide en offrant Sonia Benezra à 20h le samedi.Mais l’émission ne lève pas.Est-la faute de Sonia (maladroitement intercalée entre deux films)?Ou les téléspectateurs sont-ils tout à fait décidés, le samedi, à bouder le petit écran?C’est, encore une fois, la question de l’œuf ou de la poule.Mais une chose est certaine, le phénomène S’observe en France comme aux Etats-Unis: les téléspectateurs, même fidèles, ont besoin de reprendre leur souffle, de faire autre chose au moins une fois par semaine.Normal de passer un tour quand on regarde une moyenne de 25 heures de télé par semaine, dont 11,9 en soirée! Et les téléspectateurs choisissent le samedi, spontanément.Ceux qui veulent frapper le million de téléspectateurs (en dehors des joutes de la Coupe Stanley) se rabattent systématiquement sur une autre soirée.Mais la question demeure, à savoir pourquoi faut-il concentrer les émissions culturelles de qualité à I* A O I.K DES K I V I F K K S ?l’intérieur d’une plage de quelques heures?Encore là, les etudes ont parlé et les directeurs de programmation ont tiré leurs conclusions.Ce n'est que le dimanche soir, disent presque unanimement ces derniers, que les téléspectateurs, reposés, sont prêts à recevoir un produit cul turel.Un membre de la SRC soutient que lui lui lui Human Step, présenté aux Beaux Dimanches, qui a séduit 346 (HH) téléspectateurs, n'aurait pas connu pareille écoute le lundi soir.Radio-Québec l’a appris à ses dépens.Il y a quelques années, il a voulu faire différent en présentant une émission culturelle le mardi soir.Rideau.Mal lui en pris: l’émission ne leva pas.«Le succès ne fut pas à la hauteur de nos attentes», dit pudiquement le responsable de la programmation de Radio-Québec, Paul Breton.Il ajoute en guise d’explication que «nous avions les blockbusters (lire les téléromans] dans les jambes».Cela dit, ce dernier se montre très conscient des pro blêmes de trafic culturel du dimanche soir et «nous sommes en réflexion là-dessus».Plaisir de lire, d’ailleurs, est une émission qui a pâti du trop grand achalandage.L’émission attirait un peu plus de téléspectateurs dans la case du samedi soir que dans celle du dimanche où elle loge présentement.Mais, règle générale, les experts disent qu’une émission qui attire 500 000 personnes le samedi, doublera souvent son auditoire le dimanche.Récemment, la critique en télévision du journal Iu> Monde qualifiait de «désespérante» la programmation du samedi soir.On ne l’invitera pas à ve- Gestion d’organismes culturels Le diplôme de 2e cycle pour gestionnaires et professionnels des milieux des arts et de la culture Admission Trimestre d’automne 1996 Date limite: 1er avril Conditions d’admissibilité : diplôme de 1er cycle universitaire de préférence dans un domaine artistique ou diplôme de l’École nationale de théâtre, du Conservatoire d’art dramatique ou du Conservatoire de musique avec une moyenne d’au moins 70 %; expérience de travail pertinente d’au moins 2 ans.30 crédits.Temps complet ou temps partiel.(514) 340-6151 WEfiD nnsLiu L’esprit d’entreprise m ma K T I) I M A X (' Il K It M A II S I II II II H (i I.K I) K V 0 I II .I.Y.S S A M K IM 2 I) I S g II K S C L A S 8 I Q U K S Du piano avant toute chose FRANÇOIS TOUSIGNANT YEFIM BRONFMAN/PROKOFIEV Serge Prokofiev: Sonates pour piano nu 2 en ré mineur, op.14, n 3 en la mineur, op.28 «D’après de vieux cahiers», n 5 en do majeur, op.38 et n° 9 en do majeur, op.103.Yefim Bronfam, piano.Sony Classical SK 53273 T e vous l’avais promis, revoici Yefim Bronfman dans le J troisième et dernier enregistrement de son intégrale clés sonates pour piano de IYokofiev.Elle risque bien de s’imposer comme une grande réussite dans les annales discographiques.Précision, netteté, agressivité et ro-üîance, toutes ces qualités sont en superlatif chez ce pianiste dans ce répertoire.Dans la troisième sonate, on pense à Richter.Malgré une capacité digitale fabuleuse et une puissance remarquable, la virtuosité ne se fait jamais gratuite.Curieusement, on se prend à penser qu’en dépit des différences d’époque, l’esprit de Prokofiev est au moins aussi fantasque que celui de Schumann.Revirements brusques de la musique, changements abrupts de caractère, grandes lignes chantantes qui dominent un tumulte harmonique.Sans romantisme cependant: l’interprète reste fidèle à l'esprit motoriste du compositeur.Cela donne une deuxième sonate décapée de tout ce qui la rend parfois lassante.Quand on arrive à la cin- Y EFIM brÜi&an Piano Sonatas k Inv icrsonatcn S o n aies pour piano V os.2, 3, .5 il- P ciuième, l’ironie mordante et noire prend tous ses droits sous ces doigts.Le désespoir est un peu tamisé dans la neuvième sonate.Ix> premier mouvement me semble un peu trop serein et on dirait que le pianiste ne veut pas prendre de risque dans les traits-fusées du second.Sans pour autant trahir la partition, un peu plus d'imagination à l’emporte-pièce aurait plus stimulé.Le troisième mouvement est ce qu'il y a de plus réussi.Quel lyrisme sans complaisance, et quelle sonorité découvrons-nous ici.Des graves brouillés juste comme il faut pour qu’on perçoive comment s’organise le grognement.Pour finir, des demi-teintes debus-systes que la prise de son rend à merveille et un pianiste qui a du souffle.Tout pour faire rêver.Verra-t-on un jour les trois disques réunis en un coffret?On se le souhaite.THE ART OF ALFRED BRENDEL Cinq coffrets consacrés à la musique soliste et concertante de Liszt, Beethoven, Schumann, Brahms, Haydn et Mozart avec Alfred Brendel au piano.Philips 446 921,446 922,446 923,446 924 446 925 Alfred Brendel fête ses soixante-cinq ans cette année et pour l’en féliciter la maison Philips lui offre une réédition de nombre des incalculables enregistrements faits chez elle.Cadeau de taille: il s’agit de cinq coffrets de cinq disques chacun qu’on retrouve dans un élégant boîtier qui offre en prime l’enregistrement de la suite L’Arbre de Noël de Liszt, le premier de Brendel, réalisé en 1951-52.On fait donc le tour de 45 ans de carrière au disque.Cela nous permet aussi de se faire une idée juste de l’artiste et de son évolution.Chaque coffret est consacré à un «genre» stylistique bien précis.Le premier comprend trois sonates de Haydn ( dont la 501, en do majeur, et la 52' en mi bémol majeur) et Y Andante con variazioni en fa majeur.Fort peu me direz-vous; c’est que Brendel se donne maintenant comme objectif de «réhabiliter» la musique de Haydn, de la réenregistrer et de plus la donner en récital.Le reste du coffret est consacré à Mozart: quatre sonates et sept concertos, avec l’Academy of Saint-Martin-in-the-Fields dirigée par Sir Neville Marriner.Parfois un peu sage, toujours bien joué.Le second ensemble est tout entier dédié à Beethoven.Quelques morceaux favoris, dont Fiir Elise naturellement!, quelques « grosses » sonates, les deux ensembles de variations importants (Diabelli et Eroica) et les deux derniers concertos pour piano.Le troisième est pour Schubert, naturellement (ah! ces trois ultimes Sonates.) et le quatrième propose des pages de Liszt.On y trouve la deuxième version enregistrée de la célèbre Sonate, dont le pianiste dit que c’est lp plus réussie.Egalement les deux concertos pour piano avec le LPO sous la baguette de Haitink, les trois Années de pèlerinage et des pièces tardives.Pour finir la musique de Brahms (encore une fois, les deux concertos pour piano en plus des quatre Ballades op.10) et de Schumann.Un bel éventail de la production de ce compositeur avec encore une fois de grands succès: la Fantaisie op.17, les Kreisleriana, le concerto etc.Brendel, je le laissais supposer plus haut, a choisi lui-même les œuvres et les versions qu’il souhaitait qu’on édite sur ce coffret de luxe.Cela est donc fidèle à sa pensée.Car ici, il faut dire qu’on a affaire à un intellectuel du piano, qui sait ce qu’il fait, sans jamais se laisser trop emporter par un moment d’égarement: à peine semble-t-il tolérer le frisson.La passion n’est pourtant pas absente; les morceaux de Liszt le montrent bien, là ou Brendel fait parler l’harmonie et résonner le piano en maître incontesté du clavier transcendant.Il faut rappeler que.c’est en défendant ce répertoire que le pianiste a acquis une réputation internationale dans les années 50.On pourrait toujours aimer un peu plus de ceci ou un peu moins de cela, mais l’écoute laisse toujours satisfait.Comme il s’agit de réédition, quel est donc l’avantage de ces coffrets?Pour le mélomane débutant, il est certain: s’assurer d’obtenir d’excellents enregistrements d’œuvres incontournables du répertoire pianistique, et à relativement bon marché.Cela constitue une très bonne base de discothèque pour apprivoiser la musique de piano des XVIII' et XIX'' siècles.En plus la présentation est remarquable: dans un emballage au toucher satiné, cinq disques vous attendent, chacun rangé dans une enveloppe individuelle.On gagne donc beaucoup d’espace.Chaque coffret prend moins de place que deux disques ordinaires La seule petite réserve vient du nettoyage de certaines plages qui aurait pu être mieux fait, histoire de couper un peu de souffle sur certains enregistrements analogiques.|of k3 ALFRED BRENDEI EMMANUEL AX/BRAHMS Johannes Brahms: Sonate pour piano n 2 en fa thesemineur, op.2; Fantasien op.116; Klavierstückeop.J18.Emmanuel Ax Piano.Sony Classical SK 69 284 Deux extrêmes temporels et esthétiques que les pièces interprétées ici.Avec la fougue uszüenne des premiers mouvements de la deuxième sonate en fa diese mineur, alors que le style se tourne vers Schumann, et les dernières «œuvres de vieillesse» comme les appelait Brahms lui-même, on est en présence de deux mondes.La sonate exploite celui de la jeunesse ardente et dévorante, toute tournée vers l’extérieur en un flamboiement virtuose tant dans l’écriture que dans la conception.Ses proportions monumentales — près de trente minutes — et ses grandes difficultés techniques font qu’on ne l’entend que rarement, surtout à cause de son contenu musical qui pèche par une trop grande prégnance des influences.L’ombre des géants qu étaient alors Liszt et Schumann hante cette musique écrite a l’époque ou Brahms les courtisait un peu tous les deux.Il faut donc une conviction profonde plus qu un grand amour du compositeur pour bien défendre cette page.Emmanuel Ax a de la virtuosité à revendre sans aiTiver à gommer les quelques incongruités de la composition.Les effets pianistiques sont très beaux, mais on s ennuie un peu.Les pièces des opus 116 et 119 sont autrement réussies.Le feutré de la prise de son sert bien le jeu tout en nuances.Ici, le pianiste montre une fantaisie bien spéciale, se permettant des rubatos et des arpègements de certains accords qui donnent un ton sensuel a l’harmonie et mettent discrètement en relief la polyphonie.Trop de pianistes restent malheureusement sourds à ces jeux de contrepoint dont Brahms n’a pas été avare dans ces quelques ultimes pages.On ressort de l’écoute enrichi et ravi.On ne sait pas s il faut parler de la beauté du son qui comble l’oreille, de la magie inventive de Brahms dans l’harmonie et de sa science contrapun-tique qui stimule l’intelligence, ou de la vraiment très belle interprétation qu’Emmanuel Ax en donne.Un beau moment musical.HORAIRE FM Semaine du 2 au 8 mars 1 996 A LA CHAINE CULTURELLE FM DE RADIO-CANADA SRC «II* Radio FM SAMEDI ï MARS 6 h 04 LA GRANDE FUGUE Musique, calendrier des événements el des émissions musicales du week-end.line émission de Gilles Dupuis.10 h RAYON MUSIQUE L'animatrice Francine Moreau el ses invités posent un regard critique sur l’univers du disque classique.Réal.Michèle Vaudry.12 h RADIOJOURNAL 12 h 10 DES MUSIQUES EN MEMOIRE Sfl Concert enregistré le 25 janvier dernier à la * Maison de la culture Frontenac dans le cadre de la série Mémoires vives.I n goût d'Irlande et Une imitation àentrer dans toutes les musiques, qu'elles soient d’Irlande, des Appalaches, d'Europe de l’Est ou d’Amérique latine.Anim.Elizabeth Gagnon.Réal.Lorraine Chalifoux.13 h 30 L'OPÉRA DU METROPOLITAN Aida de Verdi.Distr.Nina Rautio, Doiora Zajick, Michael Sylvester, Juan Pons, Paul Plishka, Hao Jiang Tian, choeur et orchestre, dir.Christian Badea.1er entracte : jeu-questionnaire avec Daniel Moisan, Jean-Luc Routhier et Edgar Fruitier.2' entracte : François Tousignant.3' entracte : Renée Rouleau, de la Guilde de L’Opéra de Montréal et Chantal Lambert, de l’Atelier lyrique de L’Opéra de Montréal.Anim.Jean Deschamps.Réal.Maureen Frawley.Vous pouvez venir écouter cet opéra au studio 12 de la Maison de Radio-Canada à Montréal, 1400, bout.René-Lévesque Est (entrée principale).Veuillez vous présenter dix minutes avant le début de l'émission.17 h 30 TRIBUNE DE L'ORGUE Anne-Marie Forest, orgue Wolff de la salle Redpath à Montréal.Oeuvres de Michel Corrette.Anim.Normand Séguin.Réal.Jacques Boucher.18 h RADIOJOURNAL 18 h 10 LE PETIT CHEMIN Musique classique, chansons, jazz, folklore,poésie et extraits de pièces de théâtre.Une émission aejean Deschamps.19 h 30 CORRESPONDANCES Actualités culturelles de France, de Suisse, de Belgique et du Canada.Anim.Danielle Laurin.Réal.Anarc Corriveau.i 20 h LE NAVIRE « NIGHT ¦> En direct de l’Agora de la danse à Montréal, émission présentée dans le cadre du Festival Musiques-Échange Québec-Belgique, organisé par Codes d’Accès et tenu du 23 février au 3 mars 1996.Quatre duos de musiciens improvisateurs.l’n musicien belge est jumelé à un musicien québécois pour un momentde risque et d’échange.Chaque duo improvise pendant une trentaine de minutes.Musiciens : Anne Deforce et James Darling, vie.; Slavck Kwi et Claude Lépine, inlruments inventés et percussion ; Todor TodorofF et Diane Labrosse, échantillonncurs, bande et traitement; Piet Jorcns et Michel F.Côte, percussion.Anim.Mario Paquet et Fabrizio Gilardino.Réal.Hélène Prévost.22 h JAZZ SUR LE VIF Concert enregistré dans le cadre du Festival international de jazz de l’Union européenne de Radiodiffusion 1995.1" partie : Daniclius Praspaliauskis Quintet (Lituanie).2e partie : Week-en Guitar Trio (Estonie).Anim.Francine Moreau.Réal.-coord.Daniel Vachon.O h 04 LE CLUB DE MINUIT Un pianiste vous convie à partager ses émotions et ses états d ame par ses commentaires et les musiques qu’il joue pour vous.Réal.Guylaine Picard et Claire Bourque.la programmation de nuit est composée d émissions originales produites par la Radio AM el d émissions du EM presentees en reprise DIMAMCHI a MARS 6 h 04 LA GRANDE FUGUE 10 h CARTE BLANCHE Musiques sublimes et commentaires captivants.Une émission de Georges Nicholson.11 h LES VOIX DU MONDE Chant choral, cantates, messes, motets.Une émission de Claire Bourque.12 h RADIOJOURNAL 12 h 10 LA GRANDE SCÈNE DU DIMANCHE En direct du Studio 17 de la Maison de Radio-Canada àMontréal.Actualités théâtrales.Michel Vais s’entretient avec les critiques Marie Labrecque, Robert Lévesque, Paul Toutant et Louise Vigcant.Ils discuteront des pièces de théâtre Tchékhov, Tcbekhova.La Faim.Le C)gf\eclCoeur-léger, coeur-lourd.Réal.Line Melodic.Le public est invité à assister à l'émission et à participer à la discussion.Pour ce faire, confirmez votre présence auprès du Service des relations avec l’auditoire en composant le (514) 597-7787 (de 9hàl6b30).13 H 15 CONCERT DIMANCHE Michèle Gagné, sop., Geneviève Beaudry, vl., Jean René, alto, Vincent Bernard, vie., Brigitte Poulin, p.: Quatuor de Mahler\ Allegro de Schnittke; Dos Ilitch derhangenden Garten op.15 de Schoenberg;g«r/-tuor op.47 de Schumann.Anim.Francine Moreau.Réal.-coord.Michèle Vaudry.14 h 25 SYMPHONIE PORTUAIRE En direct du Vieux-Port de Montréal.Création du compositeur Claude Schryer.Plusieurs sirènes de bateaux, les sirènes ei les cloches de deux locomotives et les cloches de la basilique Notre-Dame seront, pour la deuxième année consécutive, les exécutantes de cette musique portuaire.Anim.Mario Paquet.Réal.Hélène Prévost.15 h LE TEMPS PERDU.Nouvelles écritures espagnoles.Entretien avec Annie Morvan, directrice de la collection Domaine espagnol aux Éditions du Seuil et commentaires sur les ouvrages récents de Félix de Azua, Juan Marsé, Manuel Vasqucz Montalban, Antonio Molina et Arturo Percz-Revcrte.Une émission de Stéphane Lépine.16 H 30 L'HISTOIRE AUJOURD'HUI Un arrière-plan historique des grandes questions d’actualité.Anim.Mario Proulx.Réal.Pierre Lambert.17 h 30 UNE VIE DANS LE SIÈCLE Inv.Jacques Grandmaison, théologien et sociologue (oern.de 2).Int.Denise Bombardier.Réal.Claude Godin.18 h RADIOJOURNAL 18 h 10 INVITATION AU CHÂTEAU En direct du Château Laurier à Ottawa.Inv.Virtual Max (xylophone et marimba).Anim.Normand Latour.Réal.André Massicotte.19 h LES JEUNES ARTISTES Paul Vaillancourt, perc.Jean Desmarais, p.: Changes de inàs.Rimbasly de McCarthy; The Clown de Smeaton; Esquisses d ime histoire maritime de Vaillancourt.Anim.Normand Latour.Réal.Geneviève Sarda.Réal.-coord.Michèle Patry.20 h LE LIEU COMMUN ET LE DÉJÀ VU Anthropologie de la vie moderne.Réflexions sur notre époque.Anim.Serge Bouchard et Bernard Arcand.Real.François Ismert.21 h RADIOS D'EUROPE Les Chemins de terre par Jean-Marc Falcombello.L absintlie.Pierre-André Delachaux nous offre son engouement pour cet alcool.Prod.Radio Suisse romande.Mise en ondes : Hélène Savoie.22 h JAZZ SUR LE VIF Concert enregistré dans le cadre du Festival de jazz de l’Union européenne de Radiodiffusion 1995 : Pierre Courbois Quintet (Pays-Bas).23 h LE NAVIRE « NIGHT » O h 04 ÉMERGENCES * Chanvre en ville » ou les usages insoupçonnés du chanvTe, avec .André Fautera.* Vers la maîtrise des énergies-.un exercice guidé par Daniel Zekkout Le Dr Luc Bessette présente le congrcs A/édet me 2001 portant sur la médecine et les nouvelles technologies .Anim.Richard Cummings.Réal Claude Cubaines.LUNDI 4 MARS 6 b 07 LES PORTES DU MATIN A votre réveil, une voix, un rire, une musique.el c’est parti pour la journée! Météo, calendriers culturels régionaux et radiojournaux ponctuent ce rendez-vous musical quotidien.Anim.Carole Trahan.Réal.Diane Maheux.Le succès de la semaine du 19 au 23 février est : Stabat Mater, de Vivaldi interprété par James Bowman, haute-contre, Académie de, musique ancienne, dir.Christopher Hogwood.Étiquette : OISEAU LYRE 4143292.I 9 h QUI ETES-VOUS?Hélène Pedneault s'entretient avec Gilles Vigneault (r de 3).Réal.-coord.André Major.9 h 30 TOUT POUR LA MUSIQUE En direct du palais Montcalm à Québec.Entrevues sur l’actualité musicale au pays et dans le monde : disques, concerts, publications.Toute la place est faite à la musique et la parole est donnée aux musiciens.Concerts en direct le premier vendredi de chaque mois au Café-Spectacles du palais Montcalm.Réservations : (418) 694-3398.Anim.Sylvia L'Écuyer.Réal.Martine Caron.i 11 h 30 LUNDI, C'EST DRAMATIQUE Avec le bruit des chaînes dans les os, d’Olivier Choinière.Adaptation radiophonique inspirée des Nègres blancs d’Amérique, de Pierre Vallières.Le Québec des années 40 et 50.La rue Frontenac, le rêve ouvrier de la petite maison privée à Ville Jacques-Cartier, le collège, la famille, la prison à New York dans les années 60, les rêves, l’utopie.Avec Yvan Bienvenue, Micheline Lanctôt, Thierry Bourgault-D’Amico, Harry Standjofski, Margot Campbell et François L’Espérance.Présent.Pierre Falardcau.Réal.I Jean Gagnon.12 h RADIOJOURNAL 12 h 10 MIDI-CULTURE Magazine de l’actualité culturelle nationale.Anim.Danielle Laurin.Réal.-coord.Claude Godin.12 h 45 LA CORDE SENSIBLE Le choix musical des auditeurs.Anim.André Vigcant.Réal.Laurent Major.14 h LES FEUX DE LA RAMPE Musica Camcrata : Trio op.17 de C.Schumann; Trio de Baccwicz; Quatuor de Eggleston; Quintette op.67 de Beach.Anim.Normand Séguin.Réal.Anne Dubois.16 h 05 L'EMBARQUEMENT Chefs-d’oeuvre, insolite, paroles, musiques et chansons.Anim.Myra Créé.Réal.Marie-Claude Sénécal.17 h RADIOJOURNAL 17 h 15 L'EMBARQUEMENT (suite) 17 h 50 1, 2, 3, NOUS IRONS AU BOIS Vignettes radiophoniques consacrées aux récits d’enfants.Une émission de Cynthia Dubois.18 h LE MONDE SELON GEORGES Une émission de Georges Nicholson qui vous fait découvrir son univers musical.19 h CHANSONS EN LIBERTÉ Portrait de Serge Gainsbourg.Une émission d’Élizabeth Gagnon.20 h RADIO-CONCERT Concert enregistré le 13 août 1995 au Licdcrhallc de Stuttgart.Orchestre allemand de jeunesse, dir.Bernhard Klee, Choeur Carl von Ossietzky, Berlin, Choeur ¦ Latvija - de l’Académie de musique, Riga; Claudia Barainski, sop., Cornelia Kallisch, mezzo, Thomas Randle, t.Martin Sncll.b : Requiem K.626 (fragment jusqu’à la S' mesure du Lacrimosa) deMozartorch.F Rcytr.Cantidi vitad amure : Sttl/tonte di Hiroshima de Nono; Requiem K.626 de Mozart Anim.Françoise Davoinc.Réal.-coord.Christiane LeBlanc.22 h RADIOJOURNAL 22 h 04 LUNDI, C'EST DRAMATIQUE Voir à 11 h 30.22 h 34 X Y JAZZ De Vancouver, André Rhéaumc vous propose une randonnée quotidienne au coeur du jazz.Réal.Dominique Soutif.0 h 04 JARDINS SOUS LA NUIT Paysages sonores variés pour les promeneurs nocturnes.Une émission de Danielle Charbonneau.MARDI 5 MARS 6 h 07 LES PORTES DU MATIN 9 h QUI ÊTES-VOUS?Hélène Pedneault s’entretient avec Gilles Vigneault (2'de 3).9 h 30 TOUT POUR LA MUSIQUE 11 h 30 LA NOUVELLE DU MARDI Lecture et interprétation de textes de fiction.12 h RADIOJOURNAL 12 h 10 MIDI-CULTURE 12 h 45 LA CORDE SENSIBLE 14 h LES FEUX DE LA RAMPE Orchestre symphonique de Montréal, dir.Charles üutoit; Eldar Ncbolsin, p.: Scherzo capriccioso de Dvorak; Concerto pour orchestre de Bartok; Concerto pour piano il" I de Tchaikovski.16 H 05 L'EMBARQUEMENT 17 h RADIOJOURNAL 17 h 15 L'EMBARQUEMENT (suite) 17 h 50 1, 2, 3, NOUS IRONS AU BOIS 18 h LE MONDE SELON GEORGES 19 h CHANSONS EN LIBERTÉ Verlaine.20 h RADIO-CONCERT Concert enregistré le 29 juillet 1995 à, Eisenach, Allemagne.Louis Lortie, piano solo.Raimonds Spogis, bar.(lauréat du Concours international Schumann 1993), Christiane Dickel, p.1" partie : Blumenstiick et Carnaval op.9 de Schumann.2' partie .AufFliigen des GesangesAc Mendelssohn; DieLotosblume et Lehn deine Wang an mine Wang de Schu mann ; Fin Tichtenbaum stent einsam de Liszt ; Warum siiul denn die Rosen so blab de Cornelius; Vergi/let sind nwine Lieder Ac lis/i,Mir triiumtc tvn einein.KônigskindeUyrisches intermezzo d'après le poème de 11, Heine de Vi'olf; Hein Angesicht et Mein Wagen mllel langsam de Schumann.3' partie: Attf Fliigen des Gesanges de Mcndelssohn-Liszt; Widmung de Schumann-Liszt; Préhule en do min.op.23 n” 7 cl Étude-Tableau op.39 n° 5 de Rachmaninov;/;«/TO/«/)ft/ en sol bâti.op.51 et Ballade no 4 op.52 de Chopin.Anim.Françoise Davoinc.Réal.Christiane LeBlanc.22 h RADIOJOURNAL 22 h 04 LA NOUVELLE DU MARDI Voir à 11 h 30.22 h 34 X Y JAZZ 0 h 04 JARDINS SOUS LA NUIT MKRCRBDI 6 MARS 6 h 07 LES PORTES DU MATIN 9 h QUI ÊTES-VOUS?Hélène Pedneault s’entretient avec Gilles Vigneault (dern.de 3).9 h 30 TOUT POUR LA MUSIQUE 11 h 30 TOUTE UNE HISTOIRE POUR UN MERCREDI Revivre la passion du récit : se faire raconter une histoire par une équipe de comédiens chevronnés.12 h RADIOJOURNAL 12 h 10 MIDI-CULTURE 17 h 45 LA CORDE SENSIBLE 14 h LES FEUX DE LA RAMPE Trio Jean Paul : Trio en fa op.80 de Schumann; Trio (1972) de Rihm; Trio en do Hob.XV/27 de Haydn: Trio en ré op.70 n* I de Beethoven.16 h OS L’EMBARQUEMENT 17 h RADIOJOURNAL 17 h 15 L'EMBARQUEMENT (suite) 17 h 50 1, 2, 3 NOUS IRONS AU BOIS 18 h LE MONDE SELON GEORGES 19 h CHANSONS EN LIBERTÉ Baudelaire.20 h RADIO-CONCERT Concert enregistré le 22 janvier 1996 à Winnipeg.Musiciens de l'Orchestre symphonique de Winnipeg, Choeur de l'Université du Manitoba, dir.Henry Engbrecht, Membres de l'Ensemble Hilliard, Sarah Leonard, sop., Rogers Covey-Crump et John Polter, t., David James, haute-contre, Danid Moroz, n.: Magnificat, Prates.Sarah Was Ninel)' Years Ola, Es Sang vorLangenJahrcn.Stabat Mater de Part.Anim.Françoise Davoinc.Réal.Richard Lavallée.22 h RADIOJOURNAL 22 h 04 TOUTE UNE HISTOIRE POUR UN MERCREDI Voir à 11 h 30.22 h 34 X Y JAZZ 0 h 04 JARDINS SOUS LA NUIT JIUDI r MARS 6 h 07 LES PORTES DU MATIN 9 h UNE VIE DANS LE SIÈCLE Inv.Pierre Danscrcau, écologiste (1" de 2).Int., Denise Bombardier.Réal.Claude Godin.9 h 30 TOUT POUR LA MUSIQUE 11 h 30 LANGUE ET SOCIÉTÉ Pour comprendre les langues et les sociétés qui les parlent.Anim.Guy Rochette.Réal.jean-Pierre Saulnler.12 h RADIOJOURNAL 12 h 10 MIDI-CULTURE 12 h 45 LA CORDE SENSIBLE 14 h LES FEUX DE LA RAMPE Choeur de la Radio de Berlin, Orchestre symphonique allemand, Berlin, dir.Eliahu Inbal; Julia Varady, sop., Stella Doufexis, mezzo, Valentin Prolai, t., Peter Rose, b., Arvid Gast, org.: Sinfonietta op.60 et Messe glagolitiqtie Ac)wx.cW 16 h 05 L'EMBARQUEMENT 17 h RADIOJOURNAL 17 h 15 L'EMBARQUEMENT (suite) 17 h 50 1, 2, 3, NOUS IRONS AU BOIS 18 h LE MONDE SELON GEORGES 19 h CHANSONS EN LIBERTÉ L’Herbier, de Marcel Proust.S 20 h RADIO-CONCERT 5S] Concert enregistré le 20 février 1996 à la Place JS des Arts de Montréal.Orchestre symphonique I de Montréal, dir.Charles üutoit; Yo-Yo Ma.Il vie.: Concerto en do op.37 de Korngold ||l | première à l’OSM I ; Concerto de Goldschmidt >1 (première à l’OSM); Concerto en si min.|9 op.104 de Dvorak.Réal.Odile Magnan el I Christiane LeBlanc.22 h RADIOJOURNAL 22 H 04 JE VAIS ET JE VIENS ENTRE TES MOTS Spectacle enregistré lors d’une tournée effectuée à Rimouski et à Chicoutimi les 27 et 29 février derniers.Avec Cynthia Dubois et Alexandre Hausvater.Une émission de Cynthia Dubois.23 h X Y JAZZ O h 04 JARDINS SOUS LA NUIT VBNDRIDI • MARI 6 h 07 LES PORTES DU MATIN 9 h DEUX SOLLICITUDES 7' de 24.Toujours à Toronto chez Margaret Atwood, Victor-Lévy Beaulieu s'entretient avec cdlc-ci des different; thèmes qui ont parcouru son oeuvre et du grand succès AeLa Femme comestible, qui lui valu une reconnaissance nationale et internationale.Présent.Francine Marchand.Réal.Doris Dumais.9 h 30 TOUT POUR LA MUSIQUE 11 h À L'ÉCRAN L’actualité cinématographique.Anim.Francine Laurendeau et Jean-Claude Marineau.Réal.Francine Laurendeau.12 h RADIOJOURNAL 12 h 10 MIDI-CULTURE 12 h 45 LA CORDE SENSIBLE 14 h LES FEUX DE LA RAMPE André Moisan, clan, Jean Desmarais, p.: Sonate op.120 n” I de Fantaisies op.43 de Gadc; Sonate de Poulenc; Suite hébraïque n° 1 de Glick; Sonatina d’Horow itz.Anim.Normand Latour.Réal.André Massicotte.16 h 05 L'EMBARQUEMENT 17 h RADIOJOURNAL 17 h 15 L'EMBARQUEMENT (suile) 17 h 50 1, 2, 3, NOUS IRONS AU BOIS 18 h LE MONDE SELON GEORGES 19 h CHANSONS EN LIBERTE À l’occasion de la Journée internationale des femmes : concert d’Anne Sylvestre.20 h RADIO-CONCERT Concert enregistré le 1" juin 1994 en Allemagne.Manfred-Michael Junius et Gerhard Kissel, surbahar, Kalmalcsh Maïtra, pakliawaj, VG.Jog, Madhuri Chattopadhyay et George Lindcrmeycr, vl., Tanmoy Bose, tabla et Pankaj Chattopadhyay, tanpura.Concert de « Raga » indien présenté à la mémoire d’Alain Daniélou, célèbre musicologue, spécialiste des musiques Indiennes, décédé en janvier 1993Map clComposilionsAc Dcsli Raga; Alapjor, Jhala.Gai dans Jhaptal et Tintai Ac Agcshri Raga.Anim.Michel Keable.Réal.Lorraine Chalifoux.22 h RADIOJOURNAL 22 h 04 LES DECROCHEURS.D'ETOILES Regards sur notre société, avec Pierre Falardcau; les camels d’un chauffeur de taxi, avec Claude Boulet; la collaboration de Denise Boucher : Montréal, ville défaite.En deuxième heure : certains des plus beaux textes de Simone Monet-Chartrand, dits par Rita Lafontaine.Après minuit : des textes poétiques d’auteurs féminins avec Charlotte Boisjoli, Diane Dttbcau et Michel Garneau.Anim.Michel Carneau.Réal.Jean Gagnon.1 h 04 JARDINS SOUS LA NUIT INFO-CULTURE Du lundi au vendredi.: 8 h 55, 12 h 40 et 16 h.Redécouvrez l'univers fantastique de Tintin.Stéphane Lépine et ses invités présenteront une émission entièrement consacrée à Hergé à l'occasion du 50” anniversaire de la parution du journal Tintin.LE TEMPS PERDU.le dimanche 10 mars à 15 h.BULLETINS DE NOUVELLES Du lundi au vendredi : 6 h, 22 h.minuit, I h, 2 h, 3 h.4 h et 5 h.Samedi et dimanche : 6h.7h.9h, minuit.I h.2 h.5 h.4 h et > h IZl hltpV/www.src-mll.com/rodiofm/intro.hlm mm 90S* * ll iÙ.M am HANDEL TELEMANN ÜFiyi ord.18,95 Claries ord.21,50 MUMOVt )i.• o»«< VINCI Mr, mill .HUIIIT KOUNOI • HMD TAOHMAOUt En nomination pour le meilleur film NC COMCDIK ANE BAL/ flw b portiopcliofi 4s T1CKY HOLGADO "Hii'fiK assuras" ii Dim ".Une comedle (oulsslvs.Une tsblo sexuelle et sentimentale a Is lois drele et Ingenleuse.' asset sue* iiHietl JOSIANE BALASKO VICTORIA ABRIL ALAIN CHABAT Rétrospective des Ce s ardu, meilleur filin; dis p o n it) 1 e chez fl r t hi vidéo 'LES ROSEAUX SAUVAGES 1ST UN DIS PLUS MAUX FILMS A NOUS VENIR DE FRANCE." G*àmm OE s CÉSARS! liWkw * WoHrst rW^uvf co I AUÎN LÜ Lfl IW«A -1 DEPARDIEU MÀRIÉLLi: • n.- vy t U'H'* ' 1992 ¦z w ¦< O CO ^ LU S -J ZD co a 2=5 O ISABELLE " GÉRARD ADIA.NI DEPAR0IKU CLAUDEL o CQ ADJANI DEPARDIEU DEPARDIEU BALASKO DEPARDIEU WEBER CYRANO > I l / » v Dl.D.t .:/» -n rr ai »., UN FILM DE BERTRAND BUER JOSIAM BALASKO?CAROLE BOUÛl .HGERflRDDffftRDSU MANESSE ' ¦ rgTC) revoie, ¦ IVSI/llA les enfants UN^IlAtni LOUIS MALLE DELON ¦:ai»:aiisga '101XMT ' '.AEEXTOÉiS : il i NOIRET SCHNEIDER 1982 TiMniïi TnrRTiTyrar W| BOUJENAH 3 HOMMES 1 efm-(MV!.H.KINSKI FIRTH t ¥ ¦ WiUWiWWA'ÎR wM SCOLA EtTORESCOLA .r 'vrt rï 'ùï*?*\ ' ¦y.:5yay.^y;yy,yy \ MOU fl ti'j j ./- H** NU* 1984 1988 Plus de 3000 films à lu location et à la vente 1 f!U h g» tllttt'' 380 avenue Laurier Ouest [SU 2Î0 2318 Y ’•'T v • h V .if v* ‘nj' r y i* \ »! i» »• v »; 4 .?i! i’!' «.* :-a t GRAFFITI PARC DESIGN B 10 I.K D K V (MH.I.K S S A M KHI 2 K T H I M A N ( Il K A M A H S I H H II ?ARTS VISUELS Sous les cris sourds de la vie JENNIFER COUËLLE BETTY GOODWIN Musée des beaux-arts du Canada 380, Promenade Sussex, Ottawa.Jusqu’au 12 mai Depuis dix, vingt, près de trente ans, maintenant, il est une artiste qui prête une mémoire au passage du temps et des êtres.Des événements qui le bousculent, elle en retient le poids et l’empreinte.La Montréalaise Betty Goodwin a su nourrir au fil de sa production ce qui est devenu aujourd’hui une véritable esthétique du corps comme métaphore des cris sourds de la vie.Inaugurée la semaine dernière au Musée des beaux-arts du Canada (MBAC), à Ottawa, l'exposition Hetty Goodwin, signes de vie présente une vingtaine d’œuvres sur papier et sept sculptures réalisées par l’artiste au cours des cinq dernières années.Elles ont été réunies par Jessica Bradley qui agit à titre de commissaire pour cette co-production du MBAC et de l’Art Gallery of Windsor.Betty Goodwin qui, depuis déjà des lustres, expose ses œuvres annuellement, en solo ou en groupe, ici comme à l’étranger, est l’une de nos artistes les plus choyées en ce qui concerne la présentation publique de son travail.Le Musée des beaux-arts de Montréal lui consacrait une rétrospective en 1987, elle fut choisie pour représenter le Canada à la XXe Biennale internationale de Sao Paulo en 1989, et, en 1995, elle participait à l’exposition Identité et altérité, présentée à l’occasion du centenaire de la Biennale de Venise.En fait, les manifestations de Betty Goodwin, il y a longtemps qu’on ne les compte plus.Et précisément pour cela, on peut apprécier le caractère particulier de la présentation du MBAC.Sans donner dans le survol rétrospectif — il faut dire que deux rétrospectives en moins de dix ans c’eût été un peu forcé —, sans non plus nous offrir une simple mise à jour du phénomène Goodwin (la chose revient aux galeries), l’entreprise nous permet de situer les développements récents de la production de l’artiste dans un contexte de continuité temporelle, mais aussi thématique, avec ici deux de ses plus récents corpus, Im Mémoire du corps et Nerfs.Une solution idéale, quoi.D’une part, la capacité d’absorption des visiteurs n’est pas surestimée, et de l’autre, il y a là suffisamment de matière pour justifier une présentation muséale.Un coup d’œil homogène, donc, à la fois dense et éthéré, que celui que propose cette exposition.Le contraire eût été surprenant, vu la constance iconographique et l’évolution lente et sérielle de l’œuvre de Goodwin.Et d’une série à l’autre, les mêmes questions restent sans réponses, la même mélancolie fatidique d’une certaine condition humaine est observée et sans cesse reformulée.Si cette persistance a pour effet de nous rassurer sur la cohérence de la recherche à laquelle se livre l’artiste, elle n’est pas sans créer une impression de déjà-vu, un peu comme si on était devant du Betty Goodwin qui fait du Betty Goodwin.Mais bon, s’il y a ici une pointe de redondance, on n’en est pas à parler de formule.Visiblement, encore et toujours, cette artiste est engagée corps et âme dans sa création.Et comme de fait, ce sont ses œuvres plus personnelles, plus près de ce quelle semble le mieux maîtriser qui constituent le véritable plaisir de cette exposition.On y retrouve une simplicité de la forme et une justesse d’expression du sentiment qui, comme l’artiste nous y a habitués, demeurent délicatement poignantes.Un raffinement qui transparaît dans ses dessins de petit format où des corps instables, rappelant ses «nageurs» du début des années 1980, basculent au-dessus d’un cimetière de nerfs, sorte de forêt souterraine de racines enchevêtrées.Et que dire VERNISSAGE: DIMANCHE 3 MARS À 1 4H Un trio d’expositions sur le thème du portrait Heureux de vous revoir! 100 ans de photographies de gens de Lanaudière Un signe de tète.400 ans de portraits dans la collection du musée Entre les lignes.Un portrait de Wilfrid Corbeil r h— -.“h -1H i i IH11 tttffff Musée d'art de Joliette Jusqu’au 5 mai 1996 145, rue Wilfrid-Corbeil, Joliette TÉL.: (514) 756.031 1 PRIX à la mémoire GRAFF de Pierre Ayot 3,000 $ Réception des dossiers avant le 13 avril 1996, 17 heures s’adressant aux artistes en arts visuels en pleine carrière de toutes disciplines GRAFF, 963 Rachel est, Montréal, Qc, H2J 2J4 Renseignements: (514) 526-2616 Les délires mécaniques de Kim Adams Voir autrement Stan Douglas Jusqu’au 7 avril 1996.Mardi au dimanche de 11 h à 18h; mercredi de 11 h à 21 h.Métro Place-des-Arts Renseignements : (514) 847-6212 -=- MUSÉE D’ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL O Deere; _______________ c’est tou dre Sim.TA*r: \A GALERIE LINDk MERGE 1049, AV.DES ERABLES QUÉBEC (QUÉBEC) GIR 2N1 (418)525-8393 COLLECTIF DE TATELIËR SILEX DE TROIS-RIVIÈRES • «Structure synergétique» Lavis et gouaches récents RI0PELLE SOURCE MUSÉE DES BEAUX-ARTS DU CANADA Untitles (Nerves), it’ 14, de Betty Goodwin.de leur capacité de trouver l’équilibre à travers l’opposition, notamment entre la finesse de leur facture et la gravité certaine de leur sujets incertains, comme entre la schématisation des figures pâles et évanescentes et la franche définition, travaillée en strates, du lieu sombre qui les guette.L’effet est amplifié avec le grand dessin Nerfs n° 14, où cette fois la figure s’enfonce et se dévide de toute sa rougeur dans une terre nerveuse marbrée de bleu, de noir et de rosée.En début de parcours, le dessin d’une jambe repliée, d’une figure longue et fatiguée dont la tête est habitée par un corps recroquevillé nous rappellent qu’il suffit parfois de bien peu pour créer une image indélébile.Puis toüt à côté, le petit Fils investigateurs, où le fantôme d’une cage thoracique est discrètement traversé de fils métalliques, donne à son tour la mesure de la sensibilité pure dont est capable cette artiste.Sans doute la seule œuvre bi-dimensionnelle de l’exposition, avec peut-être L’énergie qui s’épuise et sa bouche pleuvant jusqu’au sol ses fils vitaux, qui supporte d’être jumelée à un élément extrinsèque.Ailleurs, accompagnés d’un couteau suspendu BU bout d’un fil, d'une pendule qui fait écho à un os, de tiges de métal qui miment des nerfs hérissés et d’un rideau en lanières de plomb, ces dessins perdent de leur franchise comme ils glissent vers une forme hésitante de maniérisme.De la même façon, on reste perplexe devant l’esthétique datée et l’appel par trop direct à l’émotion dans une œuvre, étonnement narrative pour Goodwin, qui donne à voir, entre autres, une photographie d’un vieux lit de métal abandonné,dans une pièce austère.Idem pour Evénements dénaturés, où une plaque d’acier «tatouée» de numéros morbides à la grandeur de sa surface commémorative est précédée d’une pelle.Quant à l’utilisation de la pelle.?Il faut du doigté après Dû-champ.Puis pour l’ensemble des sculptures qui, à l’image des «dessins accompagnés», errent au large du maniérisme, on passe.Car la force de Betty Goodwin, et cette exposition nous le confirme, est d’abord dans son dessin.Cependant, il est ici une très belle exception qui vaut la peine d’être soulignée, d’être vue surtout.À la fois baignoire, vaisseau, sarcophage et cavité utérine, mais rien de tout cela puisque trop étroite, la blanche et lisse, comme sait l'être le plâtre, Mer des Sargasses s'élève au centre de la salle comme un danger innocent.Aux murs, à proximité de cet immense vase aux rondeurs art déco qui, comme l’indique son titre, ne pourra rien pour ceux qui s'y introduiront, des images pénétrantes de baignoires étriquées.Un dernier bémol, muséologique cette fois, la combinaison de l'éclairage et de la vitre qui les protège, fait en sorte que devant ces dessins à la palette riche et foncée, on passe plus de temps à se regarder soi-même qu’à contempler leur facture.Et après tout cela?Bien, il est des valeurs qui restent immuables, qui résistent à l’épreuve du temps.Notamment la qualité expressive du dessin de Betty Goodwin.Par ailleurs, qu’on ait des réserves ou pas, si cette artiste se donne la liberté d'explorer les limites d’une démarche qu’elle mène avec assurance depuis déjà longtemps, c’est tout à son honneur.Car essayer autrement, risquer, c’est un Les expositions se poursuivent jusqu'au 17 mars 1996 • 1871 boulevard Industriel, Laval • 975-1188 • Mercredi au dimanche • 12h00 à 18h00 • Entrée libre • La galerie remercie Ville de Laval et le Conseil des arts et des lettres du Québec pour leur appui financier • La galerie est membre du RCAAQ* 736)3 302 Vernissage le 3 mars jusqu’au 22 mars Les plus belles estcnpes 1966-1995 Vernissage mercredi 6 mars, 18 h GALERIE SIMON BLAIS 4521, rue Clark, Mtl, (514) 849-1165 Du mardi au samedi de 10h à 17h Mj&j small i PlllMlI Soirée-conférence sur la préhistoire 12 mars, 19 h (durée 3 heures) Droits d’entrée : 7 $ Nombre de places limité Réservations au 872-9/50 Deux conférenciers prestigieux du Muséum National d’Histoire Naturelle de France sont les invités de Pointe-à-Callière.Néandertaliens et Hommes modernes de la préhistoire, par Jean-Louis Heim L’art des chasseurs paléolithiques et Le peuplement de l’Amérique, par Denis Vialou lin collaboration avec le Consulat général de France au Québec et la Mission de Coopération Scientifique Europe Amérique (M.I.C.S.EA) http/Avw er.uqam ca/nnbel/d3377.Vt/mi(sra html Musée d'archéologie et d'histoire de Montréal 3V).place Royale Angle de la Commune Vieux-Montréal PoiNTF.-À-CAIJ.iÉRE , y* s* Nord Renseignements et réservations : Téléphone : 288-0811 • Télécopieur : 288-5021 La Baie James, 15 ans plus tard;.15 févrie r— 14 a y rit 1996 À;mazon i s CIAC - Centre international d'art contemporain dé Montréal 314.rue Sherbrooke Est • Du mercredi au dimanche • De midi à 19 h • (514) 288-0811 osiun Dans le cadre de l'exposition La Baie James.15 ans plus tard : Amazonie du Nord Le vendredi 15 mars 1996 de 13 h 30 à 18 h au Centre international d'art contemporain de Montréal 314.rue Sherbrooke Est, Montréal Les développements économique et culturel des sociétés du nord et du sud du Québec PETER JACOBS Professeur titulaire à l'École d'architecture de paysage de l'Université de Montréal BERNARD ARCAND Anthropologue, professeur à l'Université Laval ANDRÉ BEAUCHAMP Spécialiste des questions d'éthique environnementale CLAUS BIEGERT Auteur de plusieurs livres sur les autochtones de l'Amérique du Nord ROMÉO SAGANASH Vice-chef des Cris (Waswanlpi) RAINER WITTENBORN Artiste et coauteur de l'exposition «The James Bay Project» et ses suites CROWNE PLAZA- Symposium bilingue : français et anglais Hmifc H’ûnfrûû • ^ lD\nrac.GOETHE-INSTITUT RRIRER ITTERBORR en collaboration avec CLflUS BIEGERT «
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