Le devoir, 16 mars 1996, Cahier A
La Francophonie, passerelle pour Fmivers - (’allier spécial 19 10 F 0 N I) F Vol.I.,\ X ,\ V I - X I) (i I ARTS Sylvie Drapeau dans le rôle d'Hedda Gabier PAGE H 1 M I) X T II i: A I.I.K S S A M EDI I H E T D I M A N < IIE 17 M A II S I !l H li 5 ( A II I E II I .!» T I' T V Q ?LIVRES Le Second Violon d’Yves Beau chemin PAGE I) 1 J.- LES ACTUALITÉS L'image verte de Montréal est surfaite PACK A 5 BOMBARDIER L'ÉCONOMIE Un TGV pour Bombardier page es I* lî K S I* lî C T I V E S Le nouveau fantôme L’histoire du Canadien de Montréal bat au lythme de celle du Québec.Plusieurs historiens ont ainsi jugé la célèbre émeute de 1955 exemplaire du nationalisme québécois naissant.Comment peut-on penser, d’un point de vue sociohistorique, le déménagement de la Sainte-Flanelle vers le centre-ville de Montréal?Jean Pichet te Le CH a longtemps profité d’un monopole très particulier, gracieuseté de Harry Sinden.Après avoir vu son équipe être terrassée année après année par des Glorieux qui trouvaient toujours le moyen d’échapper à la mauvaise fortune, le directeur-gérant des Bruins de Boston a trouvé une «explication» aux déboires de son équipe au Forum: les fantômes des anciens du Canadien.On sait déjà que ces revenants n’ont pas été transportés au nouveau Forum.Et cela n’a rien à voir avec l'impossibilité de trouver d’efficaces ghostbusters, pour reprendre le titre d’un film connu.On n’a pas déménagé les fantômes parce que ceux-ci se sont évaporés depuis longtemps, dissous dans une réalité qui n’a que faire des symboles hérités du passé: après tout, les fétiches ne sont vendus aux enchères, comme on l’a vu cette semaine au Forum, qu’après avoir perdu leur pouvoir «magique».La tradition se, meurt, au Forum comme ailleurs.A l’ère des joueurs-entrepreneurs, un autre spectre hante les murs de la nouvelle résidence des Glorieux: celui de la compétitivité financière, transformée en épouvantail, sous le vocable de la dette.Et si ce nouveau fantôme ne peut aucunement contribuer à ramener la coupe Stanley à Montréal, il réussit à répandre la peur partout.11 devient amusant, dans cette optique, de remarquer que le déménagement du Forum a lieu une semaine après le dernier budget fédéral et quelques jours avant la Conférence sur le devenir social et économique du Québec.Ces trois événements sont en effet marqués au sceau d’une même hantise: celle de la contrainte financière.Bien sûr, celle-ci ne constitue pas une invention récente.Le Canadien du temps de Sam Pollock, comme le gouvernement québécois à l’époque de Jean Lesage ou le gouvernement fédéral à celle de Lester B.Pearson, devait respecter certaines contraintes économiques.Cela tombe sous le sens.Ce qui a profondément changé, c’est que le hockey comme le politique sont tous deux en train de s’assujettir complètement à une logique qui les vide peu à peu de ce qui les constituait dans leur spécificité.Que le langage sportif envahisse l’espaçe politique ne devrait alors surprendre personne.A la limite, toutes les activités tendent en effet à se réduire en un ensemble de flux financiers à équilibrer.Et à l’inverse, il n’est pas étonnant qu’une équipe de sport professionnelle, vantant les avantages de sa présence pour l’ensemble de la communauté, en vienne à courtiser les gouvernements pour se faire accorder divers avantages fiscaux.sous menace de déménager ailleurs en cas de réponse négative.Les délirantes hausses salariales dans à peu près tous les sports professionnels traduisent un abandon de la logique sportive à celle des relations strictement commerciales ne respectant que les «lois du marché».L’agent d’un joueur de basketball américain a même brandi le spectre, il y a quelques semaines, d’un salaire annuel de 100 millions de dollars (sic) pour son poulain! Cela ne fait que confirmer les équipes de sport professionnelles de la nécessité de se trouver de nouvelles sources de revenus: des stades plus grands, équipés de loges corporatives générant des revenus substantiels, y contribueront, pendant que les contrats de télévision déplacent — au sens propre et au figuré — la compétition dans de nouvelles arènes.Les pressions du marché, en modifiant en profondeur les cadres de la compétition, sont en train de faire de l’esprit sportif une illusion du passé: avec l’honneur, les trophées charrient maintenant des flots de dollars.C’est pourquoi les organisations sportives sont prêtes à ouvrir toutes grandes les valves financières pour atteindre leur but, quittes à essayer d’endiguer les dégâts avec les moyens du bord.Elles n’ont pas le choix, dit-on, pour demeurer compétitives.Les politiciens n’affirment pas autre chose.A les entendre, la mondialisation entraîne des pressions fiscales à la baisse qui nous condamneraient à d’inévitables et douloureuses compressions dans les programmes sociaux.On oublie alors de dire qu’en absorbant la réalité, les flux financiers réduisent au folklore les «bras meurtris qui vous tendent le flambeau»: de bons placements suffisent à attiser la flamme.Peu à peu réduite à un ensemble de relations d’affaires, l’identité d’une équipe sportive devient vacillante.Si cela guette le Canadien, qu’adviendra-t-il, plus largement, du Québec?INDEX MÉTÉO Agenda .B12 Avis publics.C8 Classées.09 Culture.B1 Économie.Cl Éditorial.Al O Le monde.A8 Mots croisés.C9 Les sports.Cl2 Montréal Ensoleillé avec passages nuageux ies deux jours.Max: 0 et 4 Québec Ciel variable samedi, ensoleillé dimanche.Max: 0 et 3 Détails en C9 Adieu Forum! PHOTO JACQUES NADEAU >.r.v F ' Skli: ' ’ fBkà: ïÉffll ?" - MAURICE RICHARD a fait ses adieux hier au Forum de Montréal en se joignant au défilé qui s’est déroulé de la rue Atwater jusqu’à l’entrée du Centre Molson, rue Saint-Antoine.Des milliers de personnes ont salué la quarantaine de joueurs et les 900 figurants, qui formaient ce défilé d’adieu.Le Canadien inaugure son nouveau stade intérieur avec le match de ce soir.Voir nos pages spéciales C 10, C11 et C12.La droite américaine à la recherche d’un second souffle Le «Dixie Express» n'a pas rapporté les appuis escomptés par Pat Buchanan SYLVIANE TRAMIER LE DEVOIR Bouchard songe à des élections anticipées PIERRE O’NEILL LE DEVOIR Parce cjue l’opposition libérale met en doute sa légitimité, une reconnaissance qu’il juge essentielle à la mise en œuvre des politiques gouvernementales les plus urgentes, Lucien Bouchard songe à déclencher des élections générales hâtives.Faisant le bilan de la session de deux jours que son caucus venait de compléter hier à Montréal, en vue de la rentrée parlementaire du 25 mars, il a fait savoir qu’il ne pourra plus tolérer que le chef de l’opposition, Daniel Johnson, le considère comme «une moitié de premier ministre».L’indignation du chef péquiste a trait à la reprise des travaux de l’Assemblée nationale, la semaine dernière, alors que M.Johnson l’avait qualifié de «premier ministre désigné».M.Bouchard y voit là un incident lourd de sens qui ne peut laisser lettre morte.«S’il persiste à contester ma légitimité, s’il pense que je ne peux pas agir parce que je n’ai pas l’autorité pour ce que nous allons entreprendre, bien il m’obligera à faire des élections».VOIR PAGE A 12: ÉLECTIONS Le grand happening de la saison politique Lundi s’ouvre à Québec le plus grand happening de la saison politique, la Conférence sur le devenir social et économique du Québec.Cette réunion au sommet, réunissant l’élite québécoise recrutée dans les classes politique, sociale, syndicale et patronale, tentera de regrouper tous ces intérêts divergents au sein d’un nouveau pacte social québécois, d’amener tout le monde à pousser dans la même direction.Pour le nouveau gouvernement Bouchard, ce forum sera l’occasion de tester ses capacités à rallier des intérêts parfois opposés autour d’un engagement au nom de l’intérêt général.Tout part avec de bonnes intentions, le discours de chacun empruntant aux mêmes impératifs du rééquilibrage des finances publiques, de la relance de l’emploi sur des bases nouvelles et du renforcement de la compétitivité du Québec, synonyme de création de la richesse.Nos informations en page C 1 m SOCK) ÉCONO MIQUE Le retrait cette semaine du milliardaire Steve Forbes de la course à l’investiture républicaine aux États-Unis ne laisse plus en lice que deux candidats, Bob Dole et Patrick Buchanan.Bob Dole, sénateur du Kansas et leader des républicains à la Chambre haute du Congrès, devance largement son adversaire pour le nombre de délégués déjà recueillis en vue de la Convention nationale au mois d’août prochain.Patrick Buchanan ne peut plus guère espérer à présent renverser la situation en sa faveur.Mais sa campagne, qu’il entend poursuivre, aura marqué le Parti républicain et la droite américaine en quête d’une équipe gagnante aux élections présidentielles.Après sa victoire aux élections primaires du New Hampshire, Patrick Buchanan avait prophétisé le départ de «l’express de Dixie», qui devait l’amener du Corn Belt au Bible Belt et placer sa candidature sur orbite.Mais comme l’ont montré les primaires en Caroline du Sud, en Géorgie, au Mississippi, au Tennessee et au Texas, ce train est resté à quai et Patrick Buchanan a rencontré ses pires déconvenues là où VOIR PAGE A 12: DROITE Washington Montana Dakota du Nord Wisconsin Dakota du Sud New York Nebraska Nevada Illinois I Ind Colorado Missouri Kansas Kentucky Californie Caroline du Nord Tennessee Aruona Alabama pas rapporte au candidat Buchanan les votes sur lesquels il comptait.Un fonds de 25 milliards pour l’Afrique L’ONU mobilise ses agences pour un plan de dix ans Genève (AFP) — L’ONU a lancé hier un projet sans précédent pour sauver l’Afrique du sous-développement grâce à l’injection de 25 milliards de dollars sur dix ans et la mobilisation de toutes ses agences contre la pauvreté et la maladie.Les priorités de l’Initiative spéciale sur l’Afrique sont l’éducation et la santé, mais elle se propose aussi de réformer les méthodes de gouvernement, d’accélérer la croissance économique et de garantir un approvisionnement en nourriture et en eau.«Nous voulons dire solennellement à l’Afrique qu’elle n’est pas abandonnée», a déclaré le secrétaire général Boutros Boutros-Ghali depuis Genève à l’occasion du lancement de l’opération qui associait les dirigeants de l’Organisation de l’unité africaine (OUA) à Addis-Abeba.«Le temps est venu de forger un nouveau partenariat» entre l’ONU.la communauté internationale et l’Afrique, a-t-il dit.Placé sous la responsabilité financière de la Banque mondiale, cet ambitieux plan rise à maximiser les énergies et ressources des différentes agences des Nations VOIR PAGE A 12: AFRIQUE Franchement, est-ce que j'ai une tête à ne pas prendre l'avenir au sérieux?» L’avenir n’est pas une notion intemporelle.Pour le constater, il suffit de poser sa main sur la tête d’un enfant.On comprend alors à quel point l’avenir est proche.Tout proche.C’est en pensant à tous ces enfants qu’Alcan, avec la complicité de ses employés, travaille à leur bâtir une société meilleure.Son souci constant de préserver les ressources et son engagement ferme en matière d’environnement se traduisent par une augmentation de sa capacité de recyclage.De plus, en investissant dans la modernisation et l’expansion de ses installations, Alcan améliore la qualité du milieu de travail de ses employés de même que l’environnement des communautés où elle est installée.Alcan contribue également à la conception de produits mieux adaptés aux besoins actuels et futurs des citoyens en stimulant le développement de nouveaux marchés, comme celui de l’automobile.Alcan prend vraiment l’avenir très au sérieux.L» AVENIR EST SI PROCHE ¦ m â ALCAN waMMSMM Colloque annuel Desjardins, entreprise ou mouvement ?CLAUDE TURCOTTE LE DEVOIR Desjardins: une entreprise et un mouvement?On se IHtse la question cette lin de semaine à l’occasion du neuvième Colloque annuel sur les leaders du Québec contemporain présenté par l’Université du Québec à Montréal.Il n’est toutefois pas certain qu'on en arrive à une réponse claire au cours de ces assises.Iü question est porteuse d’un débat, comme on a pu le sentir dès hier soir à la séance d'ouverture.Roland Parenteau, professeur émérite aux HEC et conférencier hier soir, rappelait qu’en 1973, il reprochait à Desjardins d’étre un géant endormi, en intervenant trot) peu dans l’économie malgré les réserves énormes qu'il possédait.Il reconnaît maintenant que tout cela a bien changé, mais qu'une autre question se pose maintenant: est-ce encore un mouvement?M.Parenteau répond par l’affirmative, mais il voit tout de même un paradoxe.Selon lui, «les caisses modernes sont tout à fait différentes des caisses anciennes, du point de vue des opérations et des modes de fonctionnement, mais elles sont aussi tout à fait différentes des autres institutions financières contemporaines sur le plan de leurs objectifs».Lise Bissonnette, la directrice du Devoir, qui a dit avoir été «élevée dans la religion Desjardins» puisque son père fut président de la Caisse populaire de Rouyn pendant une trentaine d’années, a soutenu que Desjardins s’adapte au changement «mais, ajoutait-elle, on ne peut dire qu’il le provoque, qu’il se considère le moteur de nouvelles valeurs avec la même force que ses fondateurs se considéraient les gardiens des anciennes valeurs».Dans une conclusion qu’elle a qualifiée d’«inachevée», Mme Bissonnette s’est abstenue de trancher la question.«Il se peut que j’aie tort et que l’absence de consensus, son impossibilité, dans une société avancée et diverse comme la nôtre, condamne effectivement un vaste mouvement comme celui des caisses populaires à n’être plus que le meilleur accompagnateur possible d’un changement qui se définit ailleurs.» Elle a plutôt retourné la question: «Mais dans ce cas, où est désormais la différence entre un mouvement et une entreprise?» Claude Béland, président du Mouvement Desjardins, qui participait également à cette table ronde, a soutenu pour sa part que sur le plan entreprise, Desjardins est «sur la bonne voie» et qu’avec ses 1400 conseils d’administration et ses 1900 dirigeants bénévoles, Desjardins est «une organisation différente dans le système financier québécois».Sur le plan «de son âme ou de son esprit», M.Béland a mentionné qu’une coopérative doit être à l’image de ses membres, lesquels ont deux moyens de faire connaître leurs besoins et leurs volontés: l’adhésion libre, ce qui implique que la sortie est aussi libre que l’entrée; il y a aussi la règle démocratique.En revanche, sur le plan des services et même de certaines valeurs, a poursuivi M.Béland, c’est autre chose.Les membres peuvent aller chez les concurrents.«Ils passent volontiers du système coopératif au système capitaliste pour 1/8 de 1 %», constate le président.Même chose pour la carte Visa.On en a discuté pendant 12 ans chez Desjardins, mais quand on constaté que 80 % des membres avaient une carte de crédit d’un concurrent, on s’est rapidement adapté.I.K I» K V (M It .I K M LUI 1 li L I II I M A \ t II L I -* LE DEVOIR «- M .V II S I II II li a a ROGER ROY llorlKt*r hiiiiuiirr ‘Mv I4 (uuilmu rr Out' Montréal lint 2M0 Situe «nul du ( N fi 314 861 4400 Zodiac L’échéance sera devancée Trudel est déjà prêt à proposer une carte des fusions BRIAN MYLES LE DEVOIR Le ministre des Affaire municipales Rémy Trudel a avancé hier les aiguilles de l’horloge des fusions, annonçant son intention de rendre publique «d’ici quelques semaines» la carte des regroupements |x>s-sibles sur Tile de Montréal.M.Trudel a ainsi devancé l’échéancier fixé par son prédécesseur Guy Chevrette, qui prévoyait identifier à l’automne seulement les villes qu’il serait souhaitable de fusionner sur Hie de Montréal et dans les agglomérations urbaines.M.Trudel a plutôt décidé de rendre les deux cartes des fusions — l’une pour les paroisses, MRC et municipalités de |x>tite et moyenne tailles, l’autre pour les agglomérations —en même temps.«On est assez avancés», a justifié le ministre, désireux d’«amorcer le travail assez rapidement».Reprenant le discours de M.Chevrette, le ministre Trudel a précisé qu’il n’avait pas l’intention d’imposer les fusions aux quelque 1250 municipalités du Québec.«C’est sur une base volontaire, a-t-il dit.Une consolidation forcée peut avoir des ré- sultats pervers, tout à fait contraires à ce qu’on recherche.» «On va mettre les faits sur la table avec nos partenaires et on va leur laisser la chance de s’exprimer», a ajouté M.Trudel, qui préfère désormais parler de «consolidation des communautés naturelles» plutôt que de fusions.Le ministre Trudel rencontrait.hier à Montréal, les membres de la Table Québec-municipalités, auxquels il a annoncé son intention de tenir, d’ici la fin mai, le fameux «lac-à-l’épaule du monde municipal», reporté en raison du remaniement ministériel à Québec.Le ministre s’est engagé à pousser encore plus avant le dossier de la décentralisation vers les municipalités, ce qui a réjoui les représentants de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) et de l’Union des municipalités régionales de comté (UMRCQ).M.Trudel a cependant joué de prudence dans ses propos, soulignant que personne ne serait épargné par les compressions budgétaires envisagées au sein du gouvernement Bouchard.«Nous «On va mettre les faits sur la table avec nos partenaires et on va leur laisser la chance de s’exprimer» sommes tous confrontés à un effort de compressions, a-t-il prévenu.Tout le monde va jouer dans le film.» «Il ne saurait être question de mouvement de délestage massif et unilatéral sans que nous ne revoyions ensemble l’organisation du territoire et les responsabilités», a toutefois nuancé le ministre.Le président de l’UMQ, le maire de üival Gilles Vaillan-court, s’est montré satisfait de la «volonté ferme» manifestée par M.Trudel à l’égard de la décentralisation.«Ça m’a agréablement surpris», a-t-il dit.üi présidente de l’UMRCQ.Jacinthe B.Simard, a souligné pour sa part quelle demeurerait «vigilante» au sujet de la décentralisation.«On ne veut pas recevoir que des factures, a-t-elle prévenu.Si on nous transfère des pro-grammes, on veut avoir le pouvoir de gérer ces enveloppes-là de façon fi és autonome.» M.Trudel s’est par ailleurs montré sensible au dossier des relations de travail dans le monde municipal.11 a cité l’exemple particulier de la Ville de Montréal et de ses cols bleus, qui sont à couteaux tirés depuis plus d’un an.«Il y a une problématique, au niveau de l’employeur, extrêmement importante», a-t-il (lit, soulignant que le Code du travail «souffre d’un certain nombre d’inadaptations» en ce qui a trait aux rap|)orts de force dans les négociations et à la conclusion d’ententes.M.Trudel et son homologue du Travail, Matthias Rioux, tentent présentement de trouver une solution aux problèmes liés à l’arbitrage des différends chez les policiers et les pompiers, au maintien des services essentiels d;uis les municipalités et à l’application de l’article 45 du Code du travail.En vertu de cet article, les entreprises qui concluraient des ententes de partenariat avec des municipalités seraient tenues de faire respecter les conventions collectives en vigueur.Le ministre veut donner aux municipalités, comme à leurs employés, des «instruments permettant d’atteindre un équilibre» et de «gérer correctement les relations de travail et les conventions collectives».11 exclut cependant l’usage de «moyens massue» tel le droit de lock-out, réclamé par le maire Bourque dans le passé pour mater nrr «ES PHOTO JACQUES GRENIER Trois employés du Casino de Montréal distribuent des tracts à la clientèle.Ils protestent contre les compressions récentes de personnel.La CSN estime qu’il s’agit là tout simplement d’information diffusée aux clients sur le service offert.La période d’arbitrage s’achève Le climat s’échauffe au Casino LE DEVOIR Le syndicat des employés du Casino de Montréal a protesté hier contre les réductions de postes effectuées en période d’arbitrage.Des tracts ont été distribués aux clients faisant état du manque de personnel.Quelque 33 séances d’arbitrage ont eu lieu jusqu’à maintenant et la direction fait valoir son point de vue auprès de l’arbitre Denis Tremblay.Auparavant, le syndicat a exposé ses revendications et l’arbitre est sur le point de prendre le dossier en délibéré.On s’attend à une décision dans les prochaines semaines.En tout, on compte quelque 2000 employés au Casino de Montréal, dont 1400 syndiqués avec la CSN.Le syndicat des croupiers a déjà conclu une entente avec la direction.Depuis février 1994, le syndicat CSN est accrédité mais les deux parties ne se sont pas entendues sur un contrat de travail.À la mi-avril, on s’attend au dépôt d’une première convention imposée.La période actuelle est d’autant plus importante que le Casino de Hull ouvrira ses portes dans deux semaines.Le président du syndicat CSN Yves Veillette reconnaît que le maraudage est déjà commencé à Hull entre la CSN et le syndicat SCFP.La course à l’accréditation touche les 800 employés qui vien-nerjt d’y être recrutés.A Montréal, tout devait être réglé le 1" décembre dernier mais ne l’est pas encore.Une petite manifestation tenue hier n’a pas perturbé le déroulement des opérations du casino.L’adjoint au président de la Société des casinos, Patrice Tardif, n’était pas impressionné par cette manifestation.«Ils ne sont que trois à manifester, mais ils n’ont pas le droit de faire ça.Ils tentent d’influencer l’arbitre.» SOYONS PRÊTS POUR LA SAISON 1996-97 INVITATION À LA MÉLOMANIE Une série de huit cours d’initiation à la grande musique Approche dynamique basée sur l’écoute Documentation abondante fournie Claudio Ricignuolo de l’Orchestre Métropolitain Coût: 200 S Séances d’information gratuites Renseignements: 385-5015 Montréal et Rive-Sud session printemps Le 21 mars 1996 de 8 h à 10 h au local D-R200 du pavillon Athanase-David de l’UQAM 1430, rue Saint-Denis Universités : L’urgence de modifier leur mode de gestion et de fonctionnement Camille Limoges Professeur au Département d’histoire de l’UQAM R.S.V.P.: 987-3031 Université du Québec à Montréal TOULCH ¦ ' S, T E S M - E; T Q PT O Des lunettes pour être vu.rue Saint-Denis Montréal 849-0559 4021, Saint-Laurent Montréal 849-1433 1327, Greene Westmount 937-0446 OLIVER PEOPLES LOS AM.ri F-S I il II li A I I.K U t: V I» I II , l.K A M uni I li H T II I M A X Ml H I NI A II L E S A C T 11 A LIT E S * Les assises nationales sur Péducation sont repoussées à septembre .D’ici là, Pauline Marois mettra à jour le plan de travail visant à la mise en place de commissions scolaires linguistiques PAUL CAUCHON LE DEVOIR Les assises nationales des états généraux sur l'Education se tiendront en septembre prochain plutôt qu’en juin, histoire de donner le tfmps aux commissaires de bien préparer leur bilan, qui sera présenté par lit ministre de l’Éducation au sommet sbcioéconomique de l’automne.Entre-temps, la ministre Pauline is entend remettre à jour d’ici juin le plan de travail qui permettrait la mise en place de commissions scolaires linguistiques, j La ministre Marois a annoncé hier cps modifications au calendrier de la Commission des états généraux après avoir confirmé il y a quelques jçurs que le mandat des commissaires était élargi.; Après avoir publié en janvier dernier un Exposé de la situation qui résumait les débats tenus l’été dernier apx états généraux, les quinze commissaires de la Commission devront maintenant publier un deuxième document vers la fin juin, qui indiquera les principales tendances relevées aux assises régionales.Ces assises régionales, qui débutent ces jours-ci, doivent se poursuivre en mars et en avril dans chaque région du Québec.U* processus des états généraux devait ensuite se terminer par la tenue d’assises nationales en juin, mais la ministre les repousse maintenant au début septembre afin de permettre à tout le monde de bien s’y préparer sur la base du document qui sera produit par les commissaires en juin.Ces assises nationales seront d'ailleurs organisées par la Commission elle-même, qui dressera la liste des invités et présidera les débats.Dans les deux semaines suivant les assises nationales, la Commis* sion devra ensuite remettre à la ministre un *• rapport-bilan•• qui doit «relater et rapporter les consensus, identifier là où il y a des blocages et des divergences, et identifier l’ordre des priorités que je devrais retenir», explique Mme Marois.La ministre déposera elle-même ce rapport-bilan à la conférence socioéconomique de l'automne, convoquée par le premier ministre Bou- chard, et elle soumettra alors les hypothèses d’action qu’elle entend privilégier pour donner suite aux états généraux.Mme Marois a ajouté hier qu’elle attache «suffisamment d’importance aux travaux tenus par les états généraux pour que cela ait une impact concret sur les choix du gouvernement».C’est pourquoi, lors de la conférence socioéconomique de l'automne, il est important que tous les partenaires «puissent retenir avec nous les priorités identifiées».Mme Marois, une ancienne ministre des Finances bien au fait des problèmes financiers du gouvernement, a toutefois ajouté qu’il faudra tenir compte des contraintes budgétaires: «A moins qu’on me dise qu’on peut hausser les impôts ou augmenter le déficit, il faudra être cohérent» (avec l’ensemble de l’action gouvernementale).Commissions scolaires linguistiques Par ailleurs, la ministre Marois a exprimé hier son intention de mettre à jour d’ici juin un plan de travail visant la mise en place de commissions scolaires linguistiques.Mme Marois a expliqué qu'à l'automne 1994, un premier plan de travail avait fait l’objet de discussions à la suite du rapport du comité sur la restructuration scolaire présidé par i’ex-recteur de l’Université Concordia, Patrick Kenniff.Référendum oblige, ce plan de travail avait été suspendu.La ministre cherche maintenant un consensus sur cette question.«Il existe une volonté ferme d’aller dans le sens des commissions scolaires linguistiques sur le territoire québécois», déclare-t-elle, tout en se montrant consciente que l’actuelle direction politique de la CËCM à Montréal peut bloquer l’unanimité tant recherchée.Mme Marois entend faire le tour des groupes intéressés à cette question, dont laCECM.Pour procéder à la mise en place de commissions scolaires linguistiques, Pauline Marois a évoqué la possibilité de négocier un amendement constitutionnel bilatéral avec le fédéral.ACURA un temps par mois ¦ I M A V ( Il K 17 M A H S I II II II A 7 Réforme de l’aide sociale Uex-ministre Bourbeau préconise un mélange des rapports Fortin et Bouchard KONRAD YAKABUSKI DE NOTRE .BUREAU DE QUEBEC L> ex-ministre libéral responsable ' de la dernière révision de l’aide sociale, André Bourbeau, invite le gouvernement |)é-quisle à puiser dans chacun des rapports divergents de Pierre Fortin et Camil Bouchard sur la réforme de la sécurité du revenu.Selon M.Bourbeau, une approche plus rigoureuse envers les fraudeurs, comme le propose M.Fortin, dégagerait les millions nécessaires pour améliorer les revenus de l’ensemble des petits salariés, comme le recommande M.Bouchard.«Je serais plus porté à suivre les recommandations de M.Fortin, quoique je croie qu’il y a moyen d’aller un pas dans la voie de M.Bouchard.Mais il faut que les capacités financières soient générées à même le programme», a affirmé hier le député de Laporte, le père, en 1989, de la plus importante réforme de l’aide sociale jamais effectuée au Québec.Bien que la réforme Bourbeau ait établi pour la première fois la parité dans les prestations des assistés sociaux de moins de 30 ans avec celles de leurs aînés, l’ex-ministre se dit maintenant favorable à la recommandation de M.Fortin de réduire de 20 % les chèques des prestataires de moins de 25 ans et sans enfants à charge, soit 100 $ sur l’allocation actuelle de 500 $ par mois.L’ancien gouvernement libéral avait mis fin à la pratique selon laquelle les moins de 30 ans ne touchaient qu’un «petit barème», d'environ 160 $ par mois, parce que les avis juridiques qu’il avait sollicités estimaient qu'il prêtait le liane à des contestations en justice.En effet, certains prestataires avaient invoqué la Charte des droits et libertés pour dénoncer ce qu’ils qualifiaient de mesures discriminatoires.M.Bourbeau remet maintenant en cause cette décision.Des 72 000 jeunes de moins de 25 ans qui touchaient de l’aide sociale en novembre dernier, à peine 9000 étaient inscrits a un programme d’employabilité ou de rattrapage scolaire.«Après quelques années, ce qui me perturbe, c’est de constater que le fait d’accorder à un jeune de 18 311s un montant de 500 $ par mois pourrait avoir un effet pervers, qui est de l’inciter à quitter les études», a-t-il fait remarquer.Il s’agit en effet du raisonnement qu’emploient M.Fortin et Francine Séguin dans le rapport minoritaire qu’ils ont remis jeudi à la ministre de l’Emploi et de la Solidarité, Louise Hare).M.Fortin et Mme Séguin préconisent également que Québec retire les prestations à tout assisté social qui ne s’inscrit pas dans une démarche visant à rehausser son employabilité ou à reprendre ses études.Selon les mesures annoncées en décembre dernier par l’ex-ministre Jeanne Blackburn, un prestataire qui refuse une mesure qui lui est offerte par son agent de l’aide sociale voit son chèque réduit de 150 $.La pénalité maximale peut atteindre 300 $ dans le cas d’un deuxième ou André Bourbeau Bourbeau est lui aussi d’avis qu’il faille serrer la vis aux prestataires qui ne participent à aucune mesure d’employabilité Version préliminaire du futur règlement sur les déchets Québec entend bannir les décharges perméables LOUIS-GILLES FRANCOEUR LE DEVOIR Québec songe à mettre fin à l’enfouissement des déchets dans les sites d’enfouissement perméables, comme les sablières, qui se sont multipliés à travers la province depuis 1978 et qui coulent souvent de toutes parts.Ce changement majeur aux règles régissant l’enfouissement des déchets apparaît dans la version préliminaire du futur Règlement sur la mise en décharge et l’incinération des déchets, que vient de divulguer le ministère de l’Environnement et de la Faune (MEF) dans le cadre de l’enquête générique sur les déchets.Cette audience, centrée sur la philosophie du MEF plutôt que sur les vues des citoyens, deviendra encore plus ciblée avec le dépôt des moyens que le ministère entend mettre de l’avant.Le ministère pourrait bien mettre le feu aux poudres avec certains comités de citoyens et groupes environnementaux en proposant de normaliser la construction et le fonctionnement des incinérateurs à déchets domestiques et spéciaux.Le projet de règlement ne précise pas si la procédure d’audiences publiques, qui s’applique aux projets d’incinération et aux éventuelles «décharges techniques», permettra au gouvernement d’aller au-dessus des normes de ce règlement.Un ingénieur du Service de la gestion des résidus solides du MEF, M.René Binette, a déclaré hier soir au Devoir que les normes proposées constituaient, dans l’esprit des gestionnaires, «un minimum» et non un maximum.Mais il a été incapable de montrer dans le règlement le passage qui le préciserait Les incinérateurs autorisés devraient fonctionner à une température constante de 1000 degrés centigrades pour respecter la norme de 0,5 nanogramme (milliardième de gramme) par mètre cube pour les dioxines et furannes, des molécules hypertoxiques et cancérigènes qu’émettent la plupart des vieux incinérateurs municipaux.Pour M.Binette, le recours à l’incinération n’est pas contradictoire avec les objectifs de recyclage du document d’orientation gouvernemental.sur lequel |X)rte l’audience générique: «Il y aura toujours des déchets à éliminer, dit-il, et, contrôlée par des normes sévères, l’incinération a toujours sa place dans notre esprit.» Quant aux futures «décharges» qui vont remplacer nos traditionnels «sites d’enfouissement», elles pourront recevoir toute une série de déchets «spéciaux» jusque-là mis à part en raison de leur dangerosité supérieure.Mais cela est acceptable, selon le MEF, dans la mesure où la sécurité des nouvelles décharges sera supérieure aux techniques d’enfouissement — même celles réservées aux déchets spéciaux — qu’autorise le règlement actuel, une antiquité en service depuis 1978.Le MEF part du principe que les nouvelles décharges devront bénéficier d’un «double niveau» de sécurité.On définit un niveau de sécurité comme étant obtenu par un mètre d’argile ou l’équivalent, soit une membrane synthétique de 1,5 cm d’épaisseur.Le fond des sites devra répondre à ces critères d’étanchéité, ainsi que les parois et le recouvrement final.Tout lixi-viat devra être récupéré par les systèmes de drainage imposés.Les biogaz, moins intenses si les municipalités compostent l’essentiel des matières organiques, devront être aussi systématiquement récupérés et brûlés.Les décharges les plus importantes devront être équipées d’un système d’aspiration, ce qui limitera leur contribution à l’effet de serre.Le MEF permettra d’installer de* pareilles décharges jusqu’à 50 mètres des cours d’eau, un acte de foi et de cohérence, explique M.Binette, dans la nouvelle technologie imperméabilisante.Le MEF obligera les propriétaires des sites à tester leurs installations, décharges et incinérateurs à intervalles réguliers, mais il leur laissera la possibilité de faire ces tests au moment et avec les consultants de leur choix.Les promoteurs pourront même être dispensés des analyses postfermeture si tout va bien pendant cinq ans, ce qui pourrait empêcher la détection de fuites causées par le vieillissement des matériaux, reconnaît M.Binette.Le règlement prévoit le dépôt de garanties pour couvrir l’exploitation courante des sites.Mais il ne définit pas les contributions par tonne de déchets que le MEF conservera en fiducie pour couvrir les dégâts qui pourraient survenir après la fermeture d'une décharge.Les nouvelles décharges pourront recevoir toute une série de déchets dangereux jusque-là mis à part d’un troisième refus.Or, M, Bourbeau croit, comme M.Fortin et Mme Séguin, qu'il faut être plus exigeant envers les 215 000 prestataires — sur les 450 000 adultes «aptes» au travail — qui ne participent actuellement à aucune mesure d’employabilité.«Il faudrait leur serrer la vis.S’ils refusent, on devrait éventuellement les couper.» Supplément de revenu L’ex-ministre libéral accueille favorablement l’idée de M.Bouchard et des deux autres signataires du rapport majoritaire.Alain Noël et Vivian Labile, d’offrir un supplément de revenu à l’ensemble des travailleurs à faible revenu.Il s'agirait en effet d’un élargissement de l’actuel programme APPORT, instauré par le gouvernement Bourassa, qui fournit de tels suppléments aux petits salariés avec enfants afin de rendre le travail, même au salaire minimum, plus intéressant que l’aide sociale.«APPORT, c’est vraiment le pont entre l’aide sociale et le marché du travail», dit-il.M.Bouchard propose un nouveau programme PART (Prestation ajustée aux revenus de travail) qui permettrait aux assistés sociaux seuls de garder 32 % de leurs gains de travail tant que leur revenu annuel total n'aurait pas atteint 10 000 8.Les travailleurs qui gagnent moins que cette somme auraient également droit à un supplément jusqu’à ce que leur revenu atteigne 10 (HH) $ dans le cas d’une personne seule et 15 500 8 Emir un couple sans enfants, Actuel-•ment, le gouvernement réduit de 1 8 la prestation d'aide sociale pour chaque dollar qu'un prestataire gagne grâce au travail au delà de 174 8.Il s’agit d’un taux d'imposition implicite de 1(H) %.M.Bouchard évalue le coût du programme PART à 350 millions si la totalité des |XTsonnes admissibles devaient s’en prévaloir; M.Fortin chiffre plutôt la facture à 500 millions.Il s’agirait pour M.Fortin d’une dépense injustifiée.Pour sa part, M.Bourbeau croit que le gouvernement serait en me- sure de financer un tel programme en récupérant les sommes actuellement dues en raison des fraudes à l’aide sociale.Ce montant, selon M.Bourbeau, se chiffrerait à au moins 12 % de l’enveloppe de la sécurité du revenu, qui s'élève à 1.2 milliards.Le rapport de M.Bouchard, reprenant les données du ministère, évalue les ¦tro|>-payes» à 15 %.Mais dans la plupart des cas, ils découlent d'erreurs administratives — surtout liées a la complexité du système — et non pas de cas (le fraude.«Un contrôle parfait |contre la fraude] représenterait une tâche monumentale, dont les coûts dépasseraient de loin les économies engendrées», tranche le rapport Bouchard.La Vieille Meuble audio-vidéo REPRODUCTION DE MEUBLES D’ÉPOQUE SUR MESURE aux couleurs d’origine ou au choix Mobilier de chambre, de salle à manger, meuble d’appoint, secrétaire, chaise et articles de décoration, etc.1er arrivés 1 er servis Avec supplément: Aussi disponible en Fini antique bleu - vert - rouge etc.*t»r» * cl—i.—jJÉK h Armoire en pin massif Du lundi au samedi de 9 à 17 h.Ouvert le dimanche de 11 h à 17 h.15, rue Lesage, Sainte-Thérèse prop.Pierre Basilières 437-4207 i NOTRE MEILLEUR INVESTISSEMENT AU CANADA Pour Plus D'information l*l Développement des ressources humaines Canada Human Resources Development Canada Canada Visitez votre Centre d’emploi du Canada, (maintenant Centre de ressources humaines du Canada) -voir l'adresse dans les pages bleues de l’annuaire téléphonique.Pour obtenir une brochure sur l'initiative Objectif emplois d’été pour étudiants, appelez le 1 800 935-5555.Internet : http://hrdc-drlic.gc.ca/hrdc/jeune/ Subventions salariales Placement carrière-été offre aux entreprises publiques et privées de même qu’aux organismes sans but lucratif des subventions salariales pour leur permettre de créer des emplois offrant une expérience liée au domaine d’intérêt des étudiants.Les employeurs doivent soumettre leurs projets au plus tard le 12 avril 1996.On peut se procurer les formulaires d’inscription dans les Centres d’emploi du Canada (maintenant appelés les Centres de ressources humaines du Canada).Centres d'emploi du Canada POUR ÉTUDIANTS* Plus de 300 bureaux seront en fonctionnement d’un bout à l’autre du pays du mois de mai jusqu’en août.Près de 1 000 étudiantes et étudiants seront embauchés pour aider plus de 350 000 jeunes à se trouver un emploi d’été.Les employeurs peuvent y afficher sans frais toute offre d’emploi.Surveillez l’ouverture prochaine d’un centre dans votre région.* Bureaux de placement étudiant en Alberta et Centres d’emploi pour les étudiants et pour les jeunes au Manitoba.L’avenir du Canada passe par les jeunes.Ces emplois d’été les aideront à développer les compétences et l’expérience nécessaires pour mieux s’intégrer au marché du travail de demain.Nous incitons les employeurs à faire leur part et à créer des emplois.L’initiative Objectif emplois d’été pour étudiants est un investissement dans l’avenir de notre société, aussi rentable pour les employeurs que pour les étudiants.Les étudiants en profitent : prêts aux étudiants entrepreneurs, jumelage employeurs et étudiants, sendees et conseils en matière de recherche d’emploi par le réseau de Centres d’emploi du Canada pour étudiants.En créant plus d'emplois CET ÉTÉ, NOUS INVESTISSONS DAVANTAGE DANS NOTRE AVENIR.Le Gouvernement du Canada donne la priorité aux jeunes.C’est pourquoi nous avons doublé le budget consacré à la création d’emplois d’été à 120 millions de dollars.Ainsi, plus de 60 000 étudiantes et étudiants canadiens pourront se trouver un emploi.Enfin, davantage de subventions salariales sont offertes aux employeurs. i » it k v » i it , i i A M > It I I ti n It I M A X I IIK 17 M A II S I II II II ü: Devoir LE MONDE Les nerfs des Taïwanais mis à rude épreuve Pékin annonce une troisième série de manœuvres aéronavales U Pentagone u eu des entretiens «publies et privés» avec les uutnrités chinoises sur leurs intentions concernant Taiwan et a conclu qu'il n'y avait pas de risque d’invasion de 111e, a indiqué hier un porte-parole du Pentagone.«Lore de conversations privées et publiques, les Htats-l'nis ont reçu l'assurance des Chinois qu'ils ne préparent aucune action militaire contre Taiwan», a déclaré le capitaine Mike Doubleday, porte-parole adjoint du Pentagone.(Reuter) — La Chine a soufflé hier le chaud et le froid clans le conflit qui l’oppose aux dirigeants de Taïwan, rassurant d’un côté les Etats-Unis sur ses intentions pacifiques et annonçant de l’autre une troisième série de manœuvres près de Pile durant l'élection présidentielle du 23 mars.Pékin a annoncé hier la fin des essais de missiles sol-sol M-9 à proximité de Pile, assurant que les quatre tirs effectués depuis le 8 mars avaient été couronnés de succès.Parallèlement, le Pentagone déclarait que la Chine avait assuré aux Etats-Unis, lors de conversations publiques et privées, quelle «n’avait l'intention de prendre aucune mesure militaire contre Taïwan».Les manœuvres d'intimidations chinoises se poursuivent pourtant au large de Taïwan où dirigeants et habitants gardent leur sang-froid.Des exercices aéronavals à tirs réels se déroulent depuis mardi dernier dans le détroit de Formose et ce.jusqu’au 20 mars.Le ministère taïwanais de la Défense a signalé par ailleurs des séances d’entrainement de l'armée de l’air chinoise au large de la côte sud-est de Taïwan, dans la zone de Pingtan, non loin des iles de Matsu et Wuchiu, soit bien plus au nord que le périmètre annoncé.Les ha- bitants de Matsu se sont livré hier à des exercices de défense civile.U*s nerfs des Taïwanais seront de nouveau mis à l'épreuve à partir de lundi avec le début d’une deuxième série de manœuvres aéronavales dans le détroit de Formose.beaucoup plus près de Pile que les exercices actuels.Ils se dérouleront jusqu'au 2f> mars, soit deux jours après l'élection présidentielle.Affichant fermeté et sérénité, le président sortant Lee Teg-hui, qui brigue un deuxième mandat, a poursuivi hier sa campagne électorale dans Pile et tourné en dérision les gesticulations chinoises.«Ils ont peur (des élections), c’est pour cela qu’ils veulent les empêcher», a déclaré le chef de l'Etat à Taïpeh.Timides concessions Pékin accuse Lee Teng-hui de chercher à obtenir l’indépendance de Pile à la faveur du scrutin.Soucieux de mettre un terme à l’escalade, le ministre taïwanais des Affaires étrangères a laissé entendre hier que Taïwan pourrait modérer ses ambitions diplomatiques.principal point de friction avec Pékin qui considère Pile natio naliste comme une province renégate depuis 1949 et lui dénie le droit d'entretenir des relations avec l’étranger.Fredrick Chien a indiqué que le président Lee ne prévoyait pas de déplacements à l’étranger pour le moment.Sa visite aux Etats-Unis, l’an dernier, avait provoqué la colère des dirigeants de Pékin.Taïwan a noué des relations diplomatiques avec 31 pays.Chien a néanmoins souligné que Taïpeh comptait toujours retrouver le siège qu’il a perdu en 1971 à l’ONU au prolit de la Chine.Le chaud, puis le froid: Pékin a éprouvé hier cette même tactique en écartant implicitement l’hypothèse d’un affrontement direct avec Taïwan tout en martelant ses avertissements belliqueux.Dans un entretien publié hier par le Quotidien du peuple, le premier ministre Li Peng prône en effet une accélération du développement économique de la province du Fujian, située en face de Taïwan.Le Fujian a constitué durant des décennies la ligne de front chinoise face aux nationalistes ainsi qu’une zone de stagnation économique.A la fin des années 1950, des pilonnages ont opposé les deux camps, qui se sont livré une guerre de propagande avant de s’accommoder d’un statu quo à la fin des années 1980.Mais Pékin a de nouveau adopté un ton martial aujourd’hui en publiant dans le Quotidien de l’Armée populaire de libération et le Quotidien du peuple un avertissement stipulant que Pékin ne laisserait pas une seule parcelle de son territoire lui échapper.Les troupes chinoises sont en état d’alerte et sûres de vaincre l’armée nationaliste taïwanaise, ajoute l'éditorial.Des mises en garde qualifiées de «mauvais calcul» par Taïpeh qui estime que Pékin ne réussit qu’à s’aliéner la communauté internationale en multipliant les démonstrations de force.Financement illégal de la campagne présidentielle de 1994 Enquête pénale contre trois ministres colombiens Bogota (AFP) — La crise politique colombienne s'est subitement aggravée hier avec l’ouverture d’une enquête pénale contre trois importants ministres qui seraient impliqués dans le financement illégal de la campagne présidentielle de juin 1994.Le procureur général a en effet annoncé l’ouverture d’une enquête pénale contre les ministres de l’Intérieur Horacio Serpa, des Affaires étrangères Rodrigo Pardo et des ' Communications Juan Manuel Tur-bay, qui devront répondre de leur rôle dans cette campagne dont le financement provenait en partie du Cartel de la cocaïne de Cali et qui dépassait les montants autorisés.Ils seront entendus, en leur qualité de ministres, par la Cour suprême de justice dès la semaine prochaine, a annoncé le Parquet.Cette enquête pénale ne signifie cependant pas que les ministres seront incarcérés ni qu’ils doivent re- noncer à leur poste, a précisé le Parquet.La présidence colombienne a aussitôt déclaré, dans un court communiqué, qu’elle «réaffirmait sa confiance absolue» en ces trois hommes et qu’elle était «convaincue de leur innocence».Le président Ernesto Samper fait lui-même l’objet d'une enquête parlementaire pour déterminer sa responsabilité dans ce financement illicite, tandis que plusieurs personnes de son entourage, dont l’ex-ministre de la Défense Fernando Botero sont en prison et seront jugées pénalement.Le chef de l’État, lui, devra se soumettre à un processus complexe allant de la commission parlementaire d’accusation à un jugement en plénière du parlement puis au sénat et enfin, si jugé coupable, La présidence est convaincue de leur innocence à une décision de la Cour suprême.Le ministre de l’Intérieur, Horacio Serpa.a été accusé par l’ex-trésorier de la campagne, Santiago Medina, d’avoir été au courant du financement de la campagne par des dollars provenant du Cartel de la cocaïne de Cali et d’avoir ensuite aidé à couvrir les faits.L’ex-ministre de la Défense Fernando Botero, qui fut le directeur de la campagne et qui est incarcéré, a pour sa part accusé M.Serpa d’avoir «tout fait pour cacher ce qui s’est passé pendant la campagne».Fernando Botero et M.Medina sont d’accord pour affirmer que les ministres des Affaires étrangères et des Communications ignoraient la présence de l’argent du Cartel mais que tous deux savaient que les plafonds des dépenses de la campagne autorisées par la loi étaient largement dépassés.Sommet de la paix Mandela hué par les chefs zoulous Kwakhangela Mankengane (AFP) — Le sommet de la paix destiné à mettre fin à la violence politique qui ravage le KwaZulu-Natal a tourné court hier, après une rencontre houleuse entre le président Nelson Mandela et les nationalistes zoulous du parti Inka-tha (IFP).Le chef de l’État a été hué et chahuté par les 300 chefs tribaux, en majorité acquis aux vues du chef de l’In-katha (IFP) Mangosuthu Buthelezi, son rival, dès son arrivée au palais Kwakhangela du roi des Zoulous Goodwill Zwelithini, au nord de cette province.Au corn’s de cette réunion, une première entre ses participants, la plupart des dirigeants traditionnels ont rejeté la convocation d’un «imbizo», que souhaitait préparer le président Mandela.Il s’agit d’un rassemblement convoqué par le roi avec les chefs traditionnels zoulous.Il aurait revêtu un caractère historique avec la présence de MM.Mandela, Buthelezi et des dirigeants politiques de la province.Cet imbizo devait déboucher sur un appel à la paix émanant des plus hauts dirigeants concernés par la région, pour en finir avec la lutte sans merci que se livrent le parti de M.Mandela, le Congrès National Africain (ANC), et l’IFP pour le contrôle de la province.En dix ans, 20 000 personnes en sont mortes, a souligné le président «Je passerai un sacré savon à quiconque se comportera comme un animal, tuant des enfants, des femmes et des vieillards innocents», a prévenu le président en réponse aux «hou» et «Hamba» (dehors) que lui criaient les chefs.«Certains d’entre vous pensent avec leur sang [de guerrier zoulou] et non avec leur cerveau», a-t-il ajouté.D’ethnie xhosa, M.Mandela se retrouve ainsi placé au cœur d’une discussion entre le roi et Bhutelezi, son oncle, avec lequel Goodwill a rompu ses liens depuis deux ans.Le chef de l’IFP se présente désormais comme le véritable sauveur des Zoulous.Anglais langue seconde Programmes d'immersion - Été 1996 Pour garçons et filles de 14 à 17 ans et pour adultes de tout âge.Programma pour jeurw* Sautons de trois semaines 23 juin au 13 juillet 14 juillet au 3 août • Beau campus au coeur de l'Estrie • Programme établi depuis 17 ans • Cours et activités en anglais • Résidences modernes • Sessions axées sur le développement de la communication orale J\JüL Programme pour adultes Sessions de six jours 26 au 31 mai 30 juin au 5 juillet 7 au 12 juillet 14 au 19 juillet Champlain Regional College Lennorville (Qc) J1M 2A1 Tél: («19)564-3684 Télécopieur; (819)564-5171 jïaLtl Centre de lecture rapide COURS INTENSIF 22 au 24 mars 1996 Collège Jean-de-Brébcuf 5 places disponibles i4) 484*9962 I VENTE DE FIN DE SAISON • (ihs'/Oi/A' \ .J • • &xihta/om ** • v • (jo/ff/t/e/A' //(f/'czM FIVE «Matrimonial» BONALDO La maison des idées nouvelles 105 St-Paul ouest, 3‘fmr étage, Montréal Tél.: (514) 287-9222 Groupe Bonaldo avec l’aimable participation de Bonaldo Casa (Italie) vous invite à profiter d’un rabais substantiel sur la promotion du lit «FIVE».2a/o~ 1996s taxes incl./ tissu microfibre Le lit FIVE comprend: • Base de lit queen/matrimonial • Têtes de lit ajustables • Tablettes de service ajustables 15 au 30 mars inclusivement Livraison débutant mai 1996 Quantité limitée 50% À 70% D E R A B Al S 277, av.Laurier O.5107, av.du Parc 277-7558 383, St-Jacqucs O.Centre de Commerce Mondial 281-7999 PHOTO ARCHIVES ; Michel Noir en 1987.18 mois vec sursis?Michel Noir retient son souffle Lyon (Reuter) — Le procès de Michel Noir et de ses anciens adjoints pour «abus de confiance» devant le tribunal correctionnel de Lyon s’est terminé hier et le jugement a été mis en délibéré au 10 mai.L’ancien maire de Lyon et ses adjoints RPR de l’époque, Serge Guinchard et Jean-Paul Bonnet, sont poursuivis pour le financement par différentes associations gigognes dé l’activité politique de Michel Noir, contrairement à leur objet social.Le procureur adjoint Thierry Cretin a requis hier une peine de 18 mois de prison avec sursis et 150 000 FF (près de 40 000 $)d’amende contre Michel Noir et une peine de principe «non amnistiable» pour les deux adjoints.Pour lui, Michel Noir est le «dénominateur commun de ces associations dont il avait le pouvoir de di rection.On frôle le recel d’abus de biens sociaux, que n'a pas retenu le, ' parquet alors qu’on l’accuse d’acharnement».Rejetant les accusations ' de mener un procès politique, le procureur adjoint a précisé que les ' autres groupes politiques faisaient ‘ l’objet «de procédures en cours».’ A l’origine de ce procès: des pièces recueillies lors de l’instruction de l’affaire Botton par le juge Philip- ; pe Courroye concernant l’utilisation de 1986 à 1992 de plus de 8 millions de FF (près de 2 millions $) de sub- ' vendons de la mairie et de la conj- ’ munauté urbaine, argent censé , contribuer au fonctionnement dê.: tous les groupes politiques.Huit associations «noiristes» sont ' accusées d’avoir utilisé ces fonds pour ' financer spécifiquement la carrière politique de Michel Noir.Les avocats de la défense ont plaidé la relaxe des trois prévenus en soulignant qu’il n’y avait pas eu «d’enrichissement personnel» des accusés.«Vous ne pouvez pas contrôler le fonctionnement des partis politiques, c’est contraire à la constitution, sinon on arrive à un gouvernement des juges», a lancé M Jean-Félix Luciani, avocat de Serge Guinchard, «J’ai le sentiment d’une injustice profonde.Le procureur a eu un comportement injuste par rapport au droit.Il s’agit d’un procès politique», a déclaré M" François Saint-Pierre, défenseur de Michel Noir.; L’ancien maire de Lyon a déjà été condamné dans le cadre de l’affaire Botton par la cour d’appel de Lyon à 18 mois de prison avec sursis, 200 000 FF (50 000 $)' ' d’amende et une inégilibité de cinq ans pour «recel d’abus de., confiance».ms avez en tête d’entreprendre des études supérieures?Communiquez avec Info-Campus au (613) 562-5742 en précisant la discipline qui vous intéresse.ECOLE DES ETUDES SUPERIEURES ET DE LA RECHERCHE 115, rue Séraphin-Marion, C.P.450, suce.A, Ottawa (Ontario) KIN 6N5 Internet: http:/Avw\v.uotta\v;i.ca/~eesr.sgsr/ I.I I» I V il | It .! K \ M Mil I ti t I I» I M A X t II t.I M A It it it A !) M 0 XI) E N HOMMAGE AUX 16 ENFANTS Dunblane (AFP) — Le premier ministre britannique John Major et le chef de l’opposition travailliste Tony Blair sont venus ensemble hier rendre hommage aux Ht enfants massacrés par un tueur fou mercredi dans l'école de Dunblane.L’image (les deux rivaux politiques unis dans lu douleur montrait plus que tout autre l’horreur partagée par tout le pays devant ce drame où 16 enfants de cinq et six ans et leur maîtresse ont été tués en quelques minutes dans le gymnase de l’école primaire de cette petite ville écossaise.Visiblement très émus, John Major, son épouse Norma, et Tony Blair se sont d’abord rendus dans la matinée à l’hôpital de Stirling, où cinq enfants et deux institutrices sont toujours hospitalisés.Puis ils ont pris la route pour Dunblane et son école où ils ont passé plus d’une heure et demie.Ils ont parlé au directeur de l’école Ron Taylor, 45 ans, aux instituteurs et aux membres du conseil d’administration.John Major et Tony Blair sont restés quelques minutes dans le gymnase dévasté, où rien n’a été touché depuis le drame de mercredi.Norma Major est restée à l’extérieur.DRAPEAU BLANC POUR UN NARCOTRAFIQUANT Bogota (Reuter) —Juan Carlos Ramirez Abadia, un trafiquant de drogue notoire qui avait récemment pris la tête du cartel de Cali, s’est rendu hier aux autorités colombiennes, a annoncé la police.«Chu-peta» («Sucette»), 32 ans, s’est rendu à la brigade antidrogue à Cali, ville du sud-ouest de la Colombie qui a donné son nom à la plus puissante organisation de trafic de drogue du monde.Selon le chef de la police nationale, le général Rosso Jose Serrano, Ramirez contrôlait les opérations du cartel de Cali depuis l’arrestation l'été dernier de six de ses sept principaux dirigeants.La police recherche toujours Juan Carlos Ortiz Escobar, alias «Lame de rasoir», considéré avec Ramirez comme le nouveau chef du cartel de Cali.MINISTRE RECHERCHE Bonn (Reuter) — Le Parquet fédéral de Karlsruhe a annoncé hier qu’un mandat d’arrêt pour meurtres avait été délivré, à sa demande, à l’encontre du ministre iranien du Renseignement, Ali Fallahiyan — une initiative qui risque de compliquer les relations déjà délicates entre Téhéran et l’Union européenne.Ali Fallahiyan est soupçonné d’avoir commandité l’assassinat en 1992 à Berlin de trois leaders en exil du Parti démocratique du Kurdistan, dont son secrétaire général, et de leur traducteur mais Téhéran nie toute responsabilité.Le procureur fédéral estime que de sérieux soupçons pèsent sur Fallahiyan, qui dirige le ministère du Renseignement de la depuis 1989 et avait annoncé quelques semaines avant l’attentat de Berlin qu’il pourchasserait les dirigeants du PDK-I jusqu’à l'étranger.Embarrassante pour Bonn, premier partenaire commercial de Téhéran, cette affaire éclate à peine 48 heures après le sommet antiterroriste de Charm el-Cheikh.BLOCUS LEVE Jérusalem (Reuter) — L’armée israélienne a annoncé hier la levée de l’interdiction de circulation entre villes et villages autonomes palestiniens imposée il y a dix jours à la suite de quatre attentats-suicide de Hamas qui ont fait 58 morts en Israël.La levée de ces mesures, «sauf dans un petit nombre de secteurs où se posent des problèmes de sécurité», n’affecte en rien la fermeture de la frontière entre Israël et les territoires autonomes décidée le premier attentat, le 25 février.Le blocus des agglomérations autonomes, autour desquelles l’armée israélienne reste responsable de la sécurité aux termes des accords d’autonomie avec l’OLP, avait été imposé après le quatrième attentat, le 4 mars, à Tel-Aviv.SANCTIONS CONTRE LE BURUNDI?Genève (AFP) — In communauté internationale doit envisager des sanctions contre le Burundi si les autorités ne mettent pas fin à «un génocide au compte-gouttes» de la population civile, déclare le rapporteur spécial de la Commission des droits de l’homme de l’ONU sur ce petit pays d’Afrique de l’Est.Dans son rapport rendu public hier et qui sera soumis à la commission qui se réunit pour six semaines à Genève à partir de lundi, le Brésilien Paulo Sergio Pinheiro demande à la communauté internationale de s’exprimer d’une seule voix pour adresser un message clair et concerté aux autorités de Bujumbura.Si «ce langage de fermeté» n’est pas entendu, «la communauté internationale se réserverait le droit d'adopter des mesures ou sanctions appropriées» en conformité avec la charte de l'ONU, ajoute le rapport.Pas question de réarmer la Bosnie Washington fait cavalier seul en voulant financer une armée de 50 000 hommes v ’1- - *« Ankara (AFP) — Les Etats-Unis ne sont pas parvenus hier à An-I kara à convaincre leurs partenaires européens, arabes et musulmans de s'engager immédiatement dans le réarmement de la Fédération croate-musulmane de Bosnie.Washington avait estimé à 800 millions $ la mise* sur pied d'une armée forte d’environ 50 000 hommes au sein de la Fédération croato-musul-marie — l'une des deux entités politiques de la Bosnie avec la Republika Srpska — pour rétablir un équilibre | militaire entre les parties.Avant même la conférence d’Ankara, qui a réuni pendant une journée 32 pays dont 11 de l’Union européenne et 11 arabes ou musulmans — une première liste officielle ne mentionnait que 29 pays participants —, les Etats-Unis ont annoncé une contribution de 100 millions $ pour l’achat d’équipement militaire.La Turquie, qui accueillait cette conférence dans un ancien hôtel de luxe transformé en maison des hôtes du gouvernement, l’Ankara Pa-las, a annoncé une contribution de deux millions de dollars consacrés à la formation d’officiers de la future armée de la fédération.L’Union européenne avait indiqué, avant la tenue de cette conférence, qu'elle n’annoncerait aucune contribution pendant les travaux.Le représentant italien, en tant que président en exercice de l’UE, a souligné que cette conférence risquait d’envoyer un «mauvais signal» à celle qui se déroule actuellement à Vienne sur le contrôle et la limitation des armements en ex-Yougoslavie.Cette conférence de Vienne, prévue dans le,s accords de paix négociés à Dayton (Etats-Unis), doit s’achever à la mi-juin.Toutefois, les Etats-Unis s’estimaient fondés à organiser une telle réunion à Ankara, le jour même où, selon la résolution 1021 du Conseil de sécurité de novembre dernier, l’entrée d’armes légères en Bosnie, tant du côté de la Fédération que du côté serbe, est devenu légal.C’est |x>urquoi Strobe Talbott, le secrétaire d’Etat adjoint américain, comme son collègue James Pardew, représentant spécial pour les Balkans, ont particulièrement insisté sur l’importance d'un équilibré militaire en Bosnie.«On ne peut iras construire une force militaire efficace en une nuit», a expliqué ce dernier pour justifier la conférence d'Ankara avant même la fin .de celle de Vienne.A cet égard, le communiqué final souligne que «la sécurité et la stabilité ((Luis la région) requièrent la création d'un équilibre» militaire» entre les différentes forces en présence.«Si nous pouvons mettre en place une armée crédible de 50 000 hommes au sein «lit sécurité de la fédération, a expli- qué un diplomate arabe et la stabilité ayant requis l’anonymat, .au lieu des 280 000 (dans hommes actuellement, , < .v nous aurons contribué au la région) désarmement.» L’ancien chef de la di-requierem piomatie bosniaque, Mo- la création d’un ïa"led Prést*m a Ankara en huit que repre- équilibre sentant spécial de la prési- dence bosniaque, avait militaire» avancé le même argument en séance à huis clos.«Nous ne sommes pas déçus (par le résultat de la conférence).Il s’agit d’un début et nous attendons de futurs contacts bilatéraux», avec les pays participants, a-t-il dit.L'ensemble des participants ont néanmoins insisté sur la nécessaire transparence des opérations de réarmement de la Fédération.«Il faut faire preuve de transparence dans ces opérations pour n’attribuer que ce qui est nécessaire», a souligné le représentant marocain à la conférence, Nacer Ben-jelloun, représentant permanent de son pays auprès de l’ONU à Genève.Certains des observateurs des pays de l’UE présents à Ankara ont admis que cette conférence n’avait pas le caractère agressif qu’ils craignaient.Mais, a précisé l’un d’eux sous couvert de l’anonymat, «nous préférons mettre d’abord l’accent sur la reconstruction civile plutôt que militaire».k, i Mw« *:•••- ______________IB * i PHOTO AH Flan de paix ou non, tous les moyens sont bons pour s'éloigner de Grozny, théâtre de tous les bombardements.Eltsine a une nouvelle solution pour la Tchétchénie Moscou (Reuter) — U* président Boris Eltsine a annoncé hier que le Conseil de sécurité avait mis la dernière main à un plan qui.selon le Kremlin, devrait permettre un réglement pacifique du conflit tchétchène.Le chef de l’État n’a donné aucun détail sur le contenu de ce qu’il a qualifié lui-même de «projet», rappelant qu’il le ferait à la télévision dans le courant du mois, «afin que chaque Russe comprenne bien de quoi il s’agit».Le Conseil de sécurité — qui regroupe la plupart des membres du gouvernement et des conseillers du président—s’est une nouvelle fois réuni hier pour faire le point sur la situation en Tchétchénie.«Malgré certaines nuances dans leurs positions, les participants ont été unanimes sur l’essentiel», souligne un communiqué du Kremlin diffusé hier soir.«C’est-à-dire, premièrement, que les conditions sont maintenant propices à un revirement cardinal de la politique fédérale en vue de résoudre la question tchétchène par des méthodes non violentes, strictement politiques.Deuxièmement, que ce plan répond aux exigences de la sécurité nationale.» La présidence ajoute que le contenu du plan «de paix» sera rendu public «une fois tenu compte des remarques faites par les participants à la réunion (du Conseil de sécurité)».Quelques heures avant la réunion, le ministre de l’Intérieur avait exclu tout retrait rapide des troupes fédérales, estimant que cela serait contraire aux intérêts de Moscou.«Un retrait rapide, ainsi que le pro- posent certains, provoquerait un em chainement de conséquences posant une menace directe pour l’Etat russe», avait déclaré Anatoli Koulikov de-vaut les dépptés de la Chambre basse (Douma d’Etat).«De plus, la Russie perdrait son prestige sur la scène internationale en montrant qu’elle est incapable de remplir ses obligations en matière de lutte contre le terr orisme.» les séparatistes tchétchènes sont officiellement considérés par le Kremlin comme des «bandits» et des «terroristes».Boris Eltsine a profité de sa présence qu sommet de Charm el-Cheikh-, en Égypte, pour tenter d’intemationaf liser le problème tchétchène en appelant la communauté mondiale à le soutenir dans sa lutte contre l’irrédentisme caucasien.Réunion lundi à Genève des «frères ennemis» Le processus de paix examiné à la loupe Sarajevo (Reuter) — Les dirigeants de Bosnie, Croatie et Serbie rencontreront lundi à Genève les représentants du Groupe de contact sous l’égide du secrétaire d’État américain Warren Christopher pour une nouvelle réunion de suivi de l’accord de paix de Dayton.Déterminés à maintenir la pression sur les ex-belligérants yougoslaves, les États-Unis ont convoqué cette réunion à la hâte afin de relancer le processus de paix en Bosnie, mis à mal par les dissenssions croa-to-musulmanes et les tensions dans les anciens faubourgs serbes de Sarajevo.Warren Christopher, actuellement en Israël, sera à Genève de dimanche à mardi pour rencontrer des négociateurs de la conférence sur le désarmement à propos du futur traité d’interdiction des essais nucléaires (CTBT) que Washington voudrait voir boucler d’ici la fin juin.Une nouvelle réunion sur la Bosnie, prévue elle de longue date, aura lieu le 23 mars à Moscou entre les dirigeants des Balkans et les ministres des Affaires étrangères du Groupe de contact (États-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie, Allemagne).Le président serbe Slobodan Milosevic, le président croate Franjo Tudjman et le vice-président bosniaque Ejup Ganic seront présents lundi à Genève.Le président bosniaque Alija Izetbegovic est actuellement souffrant.La fin de semaine de Pâques à Ottawa! } Suites à partir de par nuitée’ Amenez toute la famille! Tout prêt ! • Studios, suites d une et de deux chambres à coucher • Cuisines entièrement équipées • Piscine intérieure et centre de forme physique • Stationnement souterrain • Enfants de 18 ans ou moins demeurent gratuitement dans la suite de leurs parents • Service aux chambres et restaurants Tout près ! • Revivez l'histoire canadienne en visitant les édifices du Parlement • Régalez-vous à la cabane à sucre • Visitez les nombreux musées nationaux • Vivez une aventure familiale à la ferme expérimentale • Visitez le Marché Byword Tarifs en vigueur du jeudi 4 avril au lundi 8 avril 1996 T j - ~ • ¦ I * ’Occupation simple ou double, Sujet à la disponibilité.PLACE MINTO SUITE HÔTEL iVM Mn -JÎ’ÎSS; 1 Ëê&it B &f ÿ;:Sî, 4M 2$ .*1**1 A iiiîsjij 3 ISiïZi’ B ÏË r*m •> Réservations: 1-800-267-3377 (613) 782-2350 À deux pas de la colline parlementaire 433 ouest avenue Laurier, Ottawa, (Ontario) KIR 7Y1 (613) 232-2200 rente-cinq pouce A, grande queu tre têteô et une arande aueuie.Avec ôon écran séant, ses deux haut-parleurs intégrés et ses deux haut-parleurs satellites.ce téléviseur Toshiba commande le respect.Greffez-y ce magnétoscope stéréo Toshiba à quatre têtes et vous voilà face à un ensemble de cinéma maison terrrriblement performant.FS \p+* ( g bonnes raisons d'acheter chez Fillion ) Service-conseil pour vous orienter vers le meilleur achat.Livraison, installation et démonstration à domicile gratuites.Réparation ou remplacement en cas de défaut de fabrication.Service d’aide et de dépannage par téléphone.Centre de réparation sur place avec techniciens qualifiés.Prêt d'appareil à nos clients en caà de panne.Garantie du meilleur prix : remboursement de la différence, plus io%.4 salles de démonstration audio-vidéo.Ouvert le dimanche.C inéma laiâon TOSHIBA Téléviseur 35" TST Perfect.Image dans l’image.2 HP satellites.7C0 lignes.Décodeur de sen ambiephenique Dolby -Surround Prises HP auxiliaires.3 enfrm A/V.2 entrées S Vhs.CNîçEqo Magnéfcôccpe VHS stéréo Hifi.VCR+.4 têtes autonettoyantes.Affichage trilingue à l’écran.Cntrees AA'aranf et amère.Rembobinage ultrarapide.M671 4&P 5730, rue Sherbrooke £&t - Près du métro Cadillac - 254-6041 - Stationnement « On connaît la musique.»- A 10 I.K I) K V U I It .I.F A M K U I I li K T II I M A \ I II K 17 M A II S I II II our le sénateur, 28 % seulement pour Patrick Buchanan; au Texas, Bob Dole remportait les suffrages de 46 % des membres de Ja droite religieuse, Patrick Buchanan 36 %.A quoi tient cette relative défaveur du Sud américain, réputé conservateur et profondément religieux, pour le candidat ultraconservateur.aux discours imprégnés de moralisme et aux accents de prédicateur?Comment le sénateur Dole, qui n’électrise pourtant pas la droite religieuse, a-t-il néanmoins réussi à obtenir en bonne partie son appui politique?Ceîa découle principalement de la conversion de cette droite religieuse à la politique active au cours des dix dernières années, et en particulier de la démarche de la Coalition chrétienne, née en Virginie mais aujourd’hui influente dans la sphère politique de tout le pays.En même temps qu’un mouvement de rejet des institutions se répandait dans la droite américaine (illustré par des phénomènes qui vont de la constitution de milices paramilitaires farouchement anti-Etat fédéral au retrait des enfants des établissements scolaires), la droite religieuse s’est constituée en puissant lobby politique et a mis sur pied des organisations dont l’appui est indispensable aux candidats à des fonctions publiques.En cherchant à accroître son influence politique, la Coalition chrétienne a évolué.D’idéologue, son directeur Ralph Reed est devenu pragmatique, conscient que, tout bien considéré, le sénateur Bob Dole est un meilleur candidat que Patrick Buchanan contre le président Clinton.En stratège avisé, pour qui la priorité est de renvoyer le démocrate Bill Clinton en Arkansas et renforcer la victoire des républicains de 1994 au Congrès par l’élection d’un président républicain à la Maison-Blanche en 1996, Ralph Reed a donné son appui au sénateur Dole.Le sénateur du Kansas, de son côté, a su trouver grâce aux yeux de la droite religieuse sans brandir la Bible à tout bout de champ.Pendant que Patrick Buchanan faisait campagne en prononçant des discours enflammés, Bob Dole exhibait son «carnet de notes» décernées par la Coalition chrétienne.L’organisation attribue à chaque politicien une note pour la manière dont il a voté sur des projets de loi portant sur les causes favorites de la droite conservatrice.En général, les républicains se montrent «meilleurs» que les démocrates aux tests de la droite religieuse.A l’aune de la Coalition chrétienne, le président Bill Clinton est recalé et le sénateur du Massachusetts Ted Kennedy est un cancre.Le sénateur Bob Dole, quant à lui, est un fort en thème: il proclame une note de 100 %! Parmi ces sujets qui sous-tendent la «révolution conservatrice» figurent en bonne place l’avortement, la fiscalité et la défense des valeurs chrétiennes.Sur la question de l’avortement, Patrick Buchanan a lu droite religieuse a accordé un soutien inattendu à Bob Dole à qui la nomination républicaine est pratiquement acquise.adopté la position la plus radicale des deux candidats républicains: il prône l’interdiction pure et simple de l’avortement et souhaite l’inscrire à la Constitution.Iœ sénateur Dole s’est déjà prononcé en faveur d’une interdiction constitutionnelle de l’avortement.Plus récemment, il a quelque peu assoupli sa position en admettant l’avortement dans les cas de viol et d’inceste et lorsque la vie de la mère est en danger.Si la droite religieuse appuie Bob Dole, elle n’entend pas lui laisser entièrement les coudées franches pour le choix de son colistier, qui peut s’avérer crucial dans la course à la Maison-Blanche.En principe, le candidat à la vice-présidence permet d’apporter au ticket du parti un équilibre, idéologique qu géographique (un candidat à la présidence venu d’un Etat du Nord et son colistier originaire du Sud, par exemple).Dans le cas présent, les républicains aimeraient pouvoir adjoindre à Bob Dole un colistier qui jouit d’une forte popularité dans l’opinion.L’idéal pour eux serait de pouvoir convaincre le général Colin Powell de revenir sur sa décision de ne briguer aucun mandat en 1996.L’ancien chef d’état-major de l’année américaine est tenu en grande estime par une majorité d’Américains, et sa présence aux côtés de Bob Dole pourrait rallier un certain nombre de suffrages des Noirs.Mais Colin Powell, partisan du libre choix en matière d’avortement, est sans doute trop «libéral» pour l’aile droite du Parti républicain, qui n’a pas l’intention de se faire imposer un colistier qui n’aurait pas son appui.C’était bien là le sens du message du directeur de la Coalition chrétienne, Ralph Reed, quand il affirmait: «Le fort soutien dont [Bob Dole] dispose dans les milieux religieux conservateurs suggère qu’il a besoin d’un candidat compatible avec sa propre base électorale.» A bon entendeur.El Periodico s’adresse à une clientèle latino-québécoise (Le Devoir) — Un nouveau mensuel, dont le tiers environ a un contenu culturel, vient d’apparaître dans les kiosques.El Periodico est gratuit.L’équipe entend servir une clientèle «latino-québécoise».Cette publication entend demeurer un journal indépendant «qui respectera la liberté d’expression et d’opinion, luttant pour la justice sociale».La directrice et rédactrice en chef, Zaida Castro, invite les lecteurs à lancer les débats qui leur tiennent à cœur dans la communauté, et signale en vrac, dans une première «salade critique», la question de la réduction de la dette publique et les conséquences des restrictions budgétaires sur les services de santé, l’aide sociale, l’éducation et l’immigration.Le directeur de production est Denis Proulx et le directeur artistique, André Barbeau.De présentation soignée, ce tabloïd insère quatre articles sur Internet, cette «toile d’araignée» des communications, sur Windows 95 et sur le Web; il rend aussi hommage à un écrivain d’origine espagnole, Manuel Betanzos Santos, décédé en 1995 (il s’était fait le champion des liens entre hispanophones, aux Philippines notamment), et au sculpteur québécois Michel Foucault.L’anthropologue et travailleur communautaire Jorge Guerra s’inquiète de l’abondance des décrocheurs et des analphabètes au Québec; il affirme que des éducateurs latino-américains compétents se butent à des obstacles qui les empêchent de se glisser dans un système «qui n’est pas pensé pour les immigrants».Le Mexique attire l’attention par la construction d’une société civile «zapatiste», le Venezuela par l’œuvre de Romulo Gallegos, Dona Barbara.Le nouveau mensuel, dont le premier numéro est tiré à 15 000 exemplaires, a installé sa rédaction à Lachine (132, 18e avenue) et le numéro de son téléphone-télécopieur est le (514) 639-6361.f ELECTIONS Une loi sur l’équité salariale SUITE DE LA PAGE 1 À en juger par son ton et sa mine, le premier ministre n'était pas d'humeur à plaisanter.Il ne jouait pas pour la galerie.Sa menace semble sérieuse et les Québécois pourraient bien se retrouver sous peu en pleine campagne électorale.D autant plus que le prétexte serait de mise pour balayer les libéraux de la carte électorale.Mais le premier ministre prétend que ce n’est pas ce ciu’il cherche.Il dit souhaiter se rendre au bout du mandat obtenu par M.Parizeau, ce qui reporterait les élections en 1999 et empêcherait d’ici là la tenue d’un nouveau référendum.«Aussi longtemps que j’aurai la légitimité, l’autorité, le gouvernement pourra s'occuper des choses pressantes.Et ça va prendre un certain temps pour relancer l'emploi, redresser les finances publiques et protéger les programmes sociaux.Mais ce n’est pas moi qui ai obtenu le mandat populaire d'être premier ministre.M.Johnson m’a appelé premier ministre clésigné, il m’a fait sentir que je n’avais pas l’autorité, que je ne devais pas m’énerver, que je n’étais qu’une moitié de premier ministre.Aussitôt qu’il va contester mon autorité, il y apra des élections.» A l’occasion de ce caucus, les députés ont débattu de tous les grands dossiers de l'heure.Ainsi, on a appris que le projet de restructuration tarifaire d'Hydro-Québec n’a pas été entériné.Désireux d’obtenir de nouvelles données, les députés ont demandé et obtenu que l’évaluation finale soit faite lors d'un caucus ultérieur.Ils souhaitent préalablement prendre connaissance du plan de compressions que le gouvernement a exigé de la direction d’Hydro-Québec.Sur le redressement des finances publiques, il y a eu consensus: privilégier les compressions budgétaires plu- tôt que d’accroître le fardeau fiscal des Québécois.Il a été en outre convenu que le gouvernement devra procéder à «une amélioration radicale» de la perception de ses revenus.Et qu’il devra agir avec plus de sévérité pour diminuer les abris fiscaux.M.Bouchard a également lais-sé entendre que son gouvernement, dans le but d’harmo-niser ses politiques fiscales avec celles du fédéral, pourrait baisser le plafond des REEK.U* premier ministre a par ailleurs promis que, d’ici le 15 mai, le gouvernement dé|x>sera à l'Assemblée nationale un projet de loi sur l’équité salariale.«Tout le monde a parlé de la condition féminine.On a tourné en rond.On a philosophé.Cette fois-ci, nous allons agir par une loi.» Il s’est aussi montré disposé à examiner en parallèle la question des taxes sur la masse salariale des entreprises.le chef péquiste a causé un certain émoi chez ses militants quand il a annoncé, jeudi, son intention de modifier l’article 1 du programme pour y enchâsser l’entente tripartite du 12 juin, prévoyant une offre de partenariat économique et politique au Canada anglais.Faisant partie du paysage souverainiste surtout depuis la campagne référendaire, ce concept rassembleur a reçu la bénédiction des députés.Mais il n’aura fallu que 24 heures pour que s’élèvent les cris désapprobateurs de la base militante.Les questions des journalistes ont permis une fois de plus de vérifier la solidité des convictions souverainistes de l’ancien ministre fédéral.Il en ressort que la souveraineté n’est pas l'unique voie constitutionnelle acceptable pour Iatcien Bouchard.Il a admis hier qu’il ne serait pas complètement fermé à un projet de renouvellement du fédéralisme.De sorte que si Ottawa soumet une proposition aux provinces, il l’évaluera au mérite.«Si c’est prometteur, si c’est inventif, si cette fois-ci ça peut déboucher, on la regardera».AFRIQUE Des objectifs définis SUITE DE LA PAGE 1 unies et de la communauté internationale pour aider la seule région du monde où l’on prévoit une aggravation de la pauvreté dans les dix ans à venir.La population y augmente aussi plus rapidement qu’ailleurs et des guerres civiles continuent d’y décimer les populations.En même temps, l’ONU estime qu’il faut profiter d’une chance cruciale pour le continent.«Depuis quelques années, l’Afrique, en dépit des difficultés lourdes et persistantes qui sont les siennes, a engagé un courageux combat pour la paix, pour le développement, pour la démocratie et pour le respect des droits de l’homme», a ajouté M.Boutros-Ghali.Quatre-vingt pour cent des ressources estimées jusqu’à 25 milliards de dollars pour mener à bien ces réformes sur une décennie proviendront d’une redistribution de l’argent existant vers les objectifs définis.«Plus importante mobilisation de soutien international pour le développement d’une région du monde, l’Initiative spéciale contient des actions pratiques, traduction de priorités définies par les dirigeants africains, qui doivent faire une différence majeure pour l’avenir du continent», ajoute l’ONU.La santé et l’éducation sont les principaux domaines d’intervention prévus par le plan qui comprend 14 composantes regroupées en quatre grands thèmes.Le projet vise à donner un enseignement de base à tous les enfants africains, en particulier les filles et les femmes, alors que la moitié des Africains adultes sont illettrés et incapables d’acquérir une qualification nécessaire au développement économique.La partie éducation du projet représente plus de la moitié (12,5 à 15,5 milliards) des 25 milliards de dollars prévus.Un effort particulier est aussi prévu pour réduire les principales causes de mortalité en améliorant l’accès aux soins de base.Sont visés le paludisme, les maladies sexuellement transmissibles, le sida, la tuberculose et les principales maladies de l’enfance.Les trois autres thèmes d’action visent l’établissement de la paix avec un rôle accru de l’OUA et une accélération du développement économique, l’amélioration de la gestion publique, la sécurité alimentaire et l’approvisionnement en eau.Le secrétaire général de l’ONU et les chefs de ses grandes agences comme l’OMS, l’UNICEF, l’UNESCO, le HCR et la FAO s’engagent dans une campagne d’un an pour mobiliser la communauté internationale sur le projet.«Je ferai en sorte que nos engagements soient honorés sans défaillance», a promis M.Boutros-Ghali.«J’ai l’intention de veiller personnellement à ce que nos objectifs s’incarnent dans la réalité et se traduisent dans des réalisations concrètes» pour la vie quotidienne des Africains, a ajouté le secrétaire général de l’ONU.La Banque mondiale a accepté de se charger de mobiliser l’essentiel (plus de 85 %) des ressources nécessaires à l’initiative.La part du lion proviendra d’une redéfinition des priorités des budgets des pays africains et d’une réorientation de l’aide au développement.20 % d’argent nouveau doit aussi être dégagé malgré la crise financière de l’ONU et les restrictions sur l'assistance au Tiers-Monde.Face à ce défi, l’ONU veut innover en coordonnant étroitement les actions de ses différentes agences spécialisées, en associant le secteur privé à l’effort financier global et en invitant les gouvernements et les pays donateurs à coopérer sur des programmes d’investissement ciblés.M.Boutros-Ghali s’est engagé à «présenter périodiquement à la communauté internationale des bilans clairs et sans complaisance».Par ailleurs, à Dakar, le président du Sénégal Abdou Diouf s’est félicité hier soir de l’initiative de l’ONU pour aider l’Afrique, qui constitue, selon lui, «un événement d’une grande importance».«Cet événement, a-t-il déclaré dans un message radiotélévisé, réaffirme la nécessité d’éviter la marginalisation de l’Afrique et d’accompagner encore davantage les efforts que nos pays ont consentis dans le sens du redressement économique comme dans celui de l’ancrage de la démocratie.» Le président Diouf a déclaré que l’Afrique «ne veut pas continuer à dépendre de l’aide», tout en liant le succès d’un tel changement d’attitude à une augmentation de la part du continent dans le commerce international.Young veut relancer le projet de garderies Ottawa (PC) — Le ministre du Développement des ressources humaines Doug Young se dit prêt à mettre de «l’eau dans son vin» pour ressusciter un programme de garderies.Et il n’est pas question, a-t-il précisé hier aux Communes, qu’Ottawa intervienne dans ce champ de compétence provinciale en utilisant son pouvoir de dépenser.Selon lui, cette nouvelle façon de procéder respecte l’engagement du discours du Trône.La proposition fédérale qui prévoyait un programme de garderies financé à parts égales par Ottawa et les pro- vinces pour créer 150 000 places, a été écartée par la majorité des provinces peu avant Noël.«Il n’y a pas de blâme dans cette affaire, a signalé M.Young hier aux journalistes.Les provinces ont regardé la proposition du gouvernement du Canada qui visait peut-être à établir un système national de garderies et elles ont dit non.Je comprends pourquoi.Non seulement on a compris, mais on a répété l’engagement dans le discours du Trône à savoir qu’on ne fera pas ça dans le futur, non seulement pour ce qui est des garderies, mais dans n’importe quel autre secteur.» Dr.Robert Prescott & Associés-(Omnipraticiens) Liposuccion (Anesthésie locale) Greffes de cheveux au laser Traitement des rides au laser •Collagène •Varices «Obésité 1832, Sherbrooke Oliest, Montréal (Québec) H3H I VA Tél.: (514) 935-6616 Fax: (514) 933-2104 k_I [ CLINIQUE CAPILLAIRE INTERNATIONALE INC.& membre associé Hairfax INTÉGRATEUR- VOLUMATEUR La Micro-Greffe 1832, Sherbrooke Ouest, Montréal (Québec) H3H 1E4 (Métro Guy) Tél.: (514) 935-6616 Céline Simard, dir consultante • Une technique sûre et efficace • Une intervention chirurgicale mineure • Un résultat permanent DENTISTE DENTUROLOGISTE • Service de dentisterie esthétique • Service de chirurgie buccale et implants dentaires (par spécialiste) • Service de prothèse sur implant Dr Michel Lefort, D.M.D.Dr Pierre Arès, D.M.D.Guylaine Brouillette, D.D.a 1832 Sherbrooke ouest, Montréal, Qc H3H 1E4 Tél.: 939-2600 Guy, sortie St-Mathieu LE DEVOIR LES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H30 À 17H00 2050, RUE DE BLEURY, 9E ÉTAGE, MONTRÉAL, (QUÉBEC) H3A 3M9 RENSEIGNEMENTS ET ADMINISTRATION : (514) 985 3333 PUBLICITÉ AVIS PUBLICS (514)985-3344 * ANNONCES CLASSÉES (514)985 3344 + PUBLICITÉ (514) 9*5 3399 / télécopieur (514) 9*5 3390 NUMÉRO SANS FRAIS 1 800 363 0305 SERVICE DES ABONNEMENTS les numéros lie téléphone suivants sont «niables pour le service de liirnison par camelot et peer lei abonnements postant.DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H00 À 16H30 Montréal (514) 985-3355 / télécopieur (514) 985-3390 Extérieur (sans Irais) 1 800 463-7559 LE DEVOIR est publié par IE DEVOIR Inc.dont le siejr social est situé au numéro 2050 de Bl informations publiées dans IE DEVOIR IE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiqu ILIA 3M9.H est imprimé par 1rs Impri .900 bout.St Martin ouest.Laval.Env Québécor laSalle.7743 de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc.612 ouest nie Saint-Jacques.Montréal.E'Attcnce Presse Canadienne est autorisée à employer et à diff publication — 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