Le devoir, 30 mars 1996, Cahier B
I.K I) K V OIK, I.K S S A M K l> I » O Y T l> I M A N C II K A I M A It S I II II II ?Le Devoir ?Lise Bissonnette Page B 3 Musique classique Page B 3 Cinéma Page B 4 À l’écran Page B 6 Disques classiques Page B 7 Danse Page B 8 Québec Page B 9 Variétés Page B 10 Télévision Page B10 Vitrine du disque Page B 11 ?T H É À T 2rJ mm ».«H Le terrible premier pas / Elise Guilbault dans Variations sur un temps de David lues au Quat’sous GILBERT DAVID Elle a joué Shakespeare, Racine, Feydeau, Beckett, Genet, Iones-éo, Mishima.Du côté québécois, on l’a vue dans La Maison suspendue, La Trilogie des Brassard et, en première moitié de saison, dans Alberti-ne en cinq temps de Tremblay.Elle a été également, avec un égal bonheur, Sœur Hélène dans Les Dernières Fougères de Michel D’Astous, Isabelle Warwick dans Les Reines de Normand Chaurette, Marina dans Marina, le dernier rose aux joues de Michèle Magny, Diane dans Natures mortes de Serge Boucher.En 1991, elle a interprété de manière stupéfiante la Candy de Brad Fraser dans Des restes humains., sous la direction d’André Brassard.Au théâtre, le nom d’Elise Guilbault est associé depuis une dizaine d’années au grand répertoire comme à la création.Elle a tourné plusieurs films, notamment avec Michel Langlois et Léa Pool, et joué régulièrement à la télé.C’est ce qu’on appelle une valeur sûre.Mais, plus encore, c'est une interprète habitée par un démon qui la conduit vers les arcanes de la transfiguration et qui la pousse, s’il le faut, à toutes les impudeurs.La musicienne en elle — cinq âhs de piano, trois ans de violon — l'amène à trouver les harmoniques d’un rôle, à jouer des rythmes et des tons, à faire vibrer les mots.Son registre est large.La comédienne que je rencontre entre deux services de répétitions pour Variations sur un temps de Da-vjd Ives, que met en scène Pierre Bernard au Théâtre de Quat’sous, veut bien évoquer ses débuts dans le métier, après sa sortie de l’Écol,e nationale de théâtre en 1985.Elise Guilbault a fait partie, en effet, de la troupe du Théâtre français que dirigeait André Brassard au Centre national des arts à Ottawa au milieu des années quatre-vingt.Brassard a été son guide — certains diraient son mentor — dans le passage, tou-jèurs périlleux, des classes de jeu aux planches professionnelles.«André a eu la sagesse de me confier d’abord de petits rôles, se souvient-elle, et j’ai bien fait de commencer par le commencement.» En 1987, Brassard lui a attribué son premier grand rôle, celui de Leïla dans Les Paravents, qui l’a révélée au public rïiontréalais.1 II faut sayoir qu’Elise Guilbault est éntrée à l’École nationale après une audition où elle avait proposé rien de moins qu’une scène tirée de Phèdre de Racine.Cela en disait déjà long sur sqn tempérament passionné en fixant d’entrée de jeu un horizon qui réunirait des personnages hors du commun.L’élève de l’atelier Gaétan La-brèche avait senti l’appel des grands rôles dramatiques, sinon tragiques.VOIR PAGE B 2: GUILBAULT Élise Guilbault LES ALLERS-RETOURS aÆ/a D’ULYSSE TV V Wmm aflBsga ÜÜË Ü Une exposition montée en trois lieux rend hommage à Ulysse Comtois, figure inclassable de l’art contemporain au Québec JENNIFER COUËLLE nclassable, cet artiste au prénom à l’épreuve de tout.Un véritable phénomène qu’Ulysse Comtois, qui se dresse confiant contre vents et marées de l’histoire des styles.Il fut tour à tour ami des automa-tistes, de leurs mouchetures et de leur tachisme, preneur du pointillisme, de la géométrie plasticienne et mondria-nesque à laquelle il se frotte d’ailleurs toujours.Il fit aussi un saut du côté de la figuration et ouvrit une parenthèse d’art modulaire et amovible.N’ayant que faire de la chronologie esthétique, ce peintre et sculpteur au regard limpide fait des «ismes» de l’art moderne des muses intemporelles d’expérimentations.En 1978, le, Québec l’honorait du prix Paul-Émile Borduas; dix ans plus tôt, le Canada le propulsait aux côtés de Molinari pour tenir le fort à la Biennale de Venise.Depuis plus de quarante ans de production et de nombreuses années d’enseignement, ce Montérégien, jadis Montréalais, est précédé, infailliblement, de sa curiosité.Montée en trois lieux par la commissaire Mona Hakim, l’exposition Ulysse Comtois: parcours synthétique rend aujourd’hui hommage à une figure singulière de l’art moderne et contemporain au Québec.Rencontré cétte semaine à la galerie Plein Sud de Longueuil, l’un des trois espaces-hôtes de cette présentation tripartite également en place au centre Expression de Saint-Hyacinthe et au Haut 3° Impérial de Granby, l’artiste explique ses allers-retours stylistiques en termes d’épistémologie esthétique.Rien de moins! De quoi clouer le bec aux historiens de l’art.«Les artistes ont pris l’habitude de laisser au soin des historiens et écrivains de théoriser sur l’art, mais ça ne veut pas dire pour autant qu’ils ne s’intéressent pas aux problèmes fondamentaux de leurs disciplines.En ce qui me concerne, l’art n’est pas expressif mais instrumental, c’est un outil cognitif, non pas de soi mais des disciplines elles-mêmes et de leurs origines.Je travaille avec lui en spirale, Ulysse Comtois devant sa Sculpture polychrome, Plus haut, Suites florentine 30, 1993.quand une question me semble épuisée, constituée de clins d’œil à la manière je la mets sur la tablette, je passe à un de.Des pastiches, donc?Non pas.De autre mode, puis, plus tard, si j’y vois au- la dérision?Encore moins.Au contraire, trement, j’y reviens.» cet artiste travaille avec le sérieux mé- Si la production de cet original thodique d’un chercheur scientifique.«Il contient sa part de griffes Comtois, dont n’est rien qui soit définitivement acquis ses sculptures de bois polychrome et la- ou arrêté, il y a toujours place pour re-qué et ses célèbres colonnes d’acier cin- voir, reprendre et même corriger», dit trées de disques et de modules mobiles celui qui nomme Suites florentines sa sé-réalisées au cours des années cinétiques rie de toiles horizontales traversée de ré-1960 et 1970, il reste qu’une part consi- seaux de lignes et de plans qui suggè-dérable de son œuvre prolifique est rent, à l’instar de la naissance toscane de la perspective, la présence d’une troisième dimension.«Vraiment, ce qui m’intéresse le plus, insiste l’artiste, c’est la méthodologie des langages artistiques.L’art est aussi une science humaine, et tous les humains sont capables de science.Ils n’ont besoin que de leurs propres yeux pour faire des constats et des vérifications.C’est faux de croire qu’il revient à quelques individus de décider et compartimenter des soi-disant vérités.L’autorité, glisse-t-il, je n’y crois pas.» Selon la commissaire Mona Hakim, c’est précisément cette position individualiste adoptée par l’artiste qui lui donne la liberté de chercher et d’explorer comme il l’entend.«Il est parfaitement conscient, dit-elle, qu’en faisant revivre, par exemple, les droites horizontades et verticales de Mondrian dans les années 1990, il se situe tout à fait hors champ, à l’écart du discours de la norme artistique.Mais justement, il s’en balance.Car ce sont les systèmes qui le motivent, les systèmes de l’art et, à la limite, ceux aussi de la photos Jacques greniek vie, de l’univers.» C est d ailleurs 1965, et près de la toile Carrefour 10, 1993.^ ^ g = ULySSE b ii Concert et cocktail-bénéfice de l’Orchestre Baroque de Montréal Le samedi 13.avril 1996 à 20 heures BACH ET SES FILS: OEUVRES VARIÉES Église ilç la Visitation 1S47.boni.Gouin Ksi.Montreal Pris des billets: Concert et c' * S3 UVIMCmfwlMi- TM MP.L« Cjnt*i*r TT t'Lmürfi fini sous les images, de la musique gitane en fond sonore, des mariées qui volent, des enlèvements au son de la trompette, des chimpanzés quasi humains, des héros qui frisent la caricature, pas tout à fait ignobles, mais presque, opportunistes, jaloux, bagarreurs, passionnés.Le seul personnage blanc sera un simple d’esprit qui ne comprend rien aux joutes des puissants, contemple les déchirements des autres, subit leurs foudres.On évoque Le Temps des gitans pour l’exubérance des images, mais Underground constitue un projet beaucoup plus ambitieux, épopée lyrique et historique, chant du chaos d’un pays en flamme qui eût pu être noir, mais dérive à tout instant du côté’de la farce grinçante, avec clins d’œil au théâtre, à l’opéra, à la comédie musicale et à l’imagerie de Chagall.L’histoire d’amour, les histoires d’amour plutôt qui mettent en cause toujours la même femme, ajoutent au grotesque de l’affaire car Nataljia (Mirjana Jocovic) est comme une poupée sans libre arbitre qui va où le vent la pousse, aime celui qui la prend, génère des catastrophes jusqu’à ce qu’un remords tardif ne l’étreigne un moment après avoir tant magouillé avec l’oppresseur.Le décor oppressant et sordide du souterrain contraste avec les mensonges soyeux du monde du dessus.Et le jeu des acteurs kusturiciens, du haut de leurs gueules de truands mâtinées de gitans, excessifs, distan- ciés, les Miki Manojlovic, les Lasar Ristovski aussi déments que l’imagerie époustouflante des images, participent au maelstrom surréaliste.Le film a ses longueurs, quoique raccourci de vingt minutes depuis son lancement à Cannes, où il récolta la Palme d’or, mais certains pans paraissent tout de même interminables.La fresque est trop nourrie comme une église gothique qui cumule une débauche d’éléments, quelques-uns à peine visibles quoique enchevêtrés dans les autres.Mais les scènes clés, celle du zoo, le mariage, la dernière Cène viennent à chaque fois secouer, remettre à flot la barque en délire.Underground par sa puissance, sa vitalité, l’immense talent de Kusturica qui dit signer avec lui le dernier film de sa vie comme le plus important livre une fresque grandiose et indispensable qui fait pâlir bien des films contemporains.On a reproché au cinéaste d’avoir réalisé avec lui une œuvre de propagande pro-serbe.Le belle affaire! Pour avoir vu le film deux fois, je n’y ai lu qu’un profond plaidoyer contre l’intolérance, la violence et les extrémismes de tous poils.Et si on laissait les artistes créer en paix en transcendant leur passé et leurs influences, fussent-ils Serbes ou suppôts de Satan- Avis aux cinéphiles: le film sort cette semaine en version doublée française.11 faut attendre le 5 avril pour voir la version originale avec sous-titres anglais.En portant à l’écran cette œuvre de William Shakespeare, le réalisateur Richard Loncraine et le comédien Ian McKellen — qui avait joué Richard III sur les planches londoniennes, dans une mise en scène de Richard Eyre — ont cherché à capter le caractère emblématique et universel du personnage, bien avant de le situer à une époque précise.Si, dans le film, les expressions du fascisme dans l’Europe du XX' siècle, de Hitler au conflit bosniaque, sont à l’avant-scène de ce récit shakespearien qui se déroule cinq siècles plus tôt, c’est néanmoins dans une Angleterre imaginaire que se situe l’action de Richard III.Une Angleterre réinventée par le cinéma, pour le cinéma, par un réalisateur qui, de son propre aveu, n’entend rien au théâtre et a toujours évité d’aborder l’œuvre du célèbre écrivain de la Renaissance.Par conséquent, Richard III est un film dont le sujet est autant l’œuvre de Shakespeare (écourtée pour les besoins du film et de la vision des auteurs) que le film lui-même en tant qu’objet d’art lisse et poli.Un film magnifique, baroque, férocement drôle, dont les débordements esthétiques, leur emprise sur l’histoire, font écho aux gestes du personnage de Richard III, à son emprise, brève mais combien dévastatrice, sur l’Histoire.Après avoir abattu l’époux de Lady Anne (Kristin Scott Thomas), Richard Gloucester (Ian McKellen) l’épouse et manigance pour ravir le trône de l’Angleterre, qu’occupe son frère aîné Edward Qohn Wood).Grâce à son charisme de dictateur et ses mises en scène machiavéliques, Richard reçoit l’appui de bon nombre de sujets, qui l’aident à assassiner Clarence (Nigel Hawthorne), son frère cadet, provoquant le trépas chez le roi à la santé délicate.Le trône lui est accordé bien qu’Edward ait engendré trois héritiers, encore mineurs, et épousé une Elizabeth (Annette Be-ning) farouchement opposée à l’accession au pouvoir de son beau-frère en qui elle a toujours reconnu un intrigant.C’est le début, pour Richard III, d’un règne sanguinaire de deux ans au cours duquel seront éliminé tous ses opposants, ainsi que tous ses complices devenus gênants.Charismatique et terrifiant, ce Ri chard III bossu, au visage ravagé, au bras gauche atrophié, frappé d'ostra cisme comme l’Homme Eléphant, effrayant comme le Capitaine Crochet, évoque toutes les manifestations fas-cisantes qui ont marqué le monde| contemporain, réel ou imaginaire.Victime du pouvoir, évincé, raillé par la monarchie, il devient bourreau sanguinaire, écrasant avec une violence expiatoire tout ce qui lui résis-1 te.Sa ressemblance marquée avec" Hitler n’est certes pas fortuite; pour montrer que le totalitarisme a plusieurs visages et que ses manifestations remontent à l’Antiquité, les scénaristes ont en effet dû l’identifier à son expression la plus notoire.Loncraine a, en conséquence, pris pour modèles les films de guerre anti-nazis tournés à Hollywood dans les années 40 et 50, avec contre-plongées pour magnifier les figures militaires importantes, caméra au sol pour illustrer la démarche autoritaire des officiers qui arpentent les couloirs, plans-bustes ornés d’épaulettes dominées par des visages antipa-— thiques et intimidants, etc.Hitchcoc-I | kien dans ses choix de cadrages et sa F profondeur de champ — notamment dans cette chute finale qui conduit Richard III dans la mort et qui cite Vertigo —, le réalisateur de Brimstone and Treacle, plus habitué au tournage de spots publicitaires qu’aux somptueuses entreprises de longue haleine, sème à tout vent dans le but, manifeste, de faire de son film une œuvre hybride quoique personnelle, dont la prise sur le réel, sur le temps, sur les modes, serait impossible.Il y parvient de façon magistrale, parfois au risque de passer rapidement sur ¦ l’histoire de Richard III, dont les F deux années de règne sont déballées à la vitesse de l’éclair; au risque aussi de passer outre la pièce de Shakespeare, ici nettoyée de ses longues tirades et de ses descriptions trop ¦ connotées dans le temps.Un film d’acteurs, Richard IIP Oui et non.Magistralement dirigés, ceux-ci demeurent, au même titre que la photographie fluide de Peter Biziou, la spectaculaire direction artistique de Tony Burrough, les instruments d’un film narcissique, à l’image de son personnage.Enfin, mis dans la bouche de comédiens | aux accents disparates, les vers de Shakespeare composent une musique linguistique déroutante, rappelant, finalement, que tout cela n’était qu’un film.Un film beau et tendre THROUGH THE OLIVE TREES Réalisation et scénario: Abbas Kiarostami.Avec Hossein Rezai, Mohamad Ali Keshavarz, Farhad Kherad-mand, Zarifeh Shiva, Tahered Lada-nia.Image: Hossein Djafanan.V.o., s.-t.anglais.Au Parallèle.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR On se demande pourquoi cette excellente œuvre iranienne qui fut présentée en 1994 à Cannes et au FFM ne sort que deux ans plus tard clans une salle montréalaise.Through The Olive Trees n’a pourtant rien d’un fond de tiroir, loin s’en faut.Le film est aussi beau que tendre, raffiné, d’une sensibilité frémissante, avec pour trame une tragédie, un petit village d’oliveraies qui fut secoué quelques années plus tôt par un meurtrier tremblement de terre en saignant et ruinant la communauté.S’y superpose une poignante histoire d’amour non réciproque.Quand le cinéaste Abbas Kiarostami tournait And Life Goes On, il s’aperçut qu’une de ses jeunes actrices avait des problèmes avec son partenaire dont elle avait éconduit la demande en mariage.Le cinéaste a alors constaté que ce qui se déroulait en coulisses était parfois plus intéressant que l’histoire filmée.Kiarostami désirait aussi faire un film sur le film et a saisi l’occasion pour le faire.!Through The Olive Trees sera donc l’histoire d’un tournage, dans ce petit village ravagé par un séisme où de jeunes paysans tiennent de petits rôles tout en vivant leurs propres ennuis et leurs idylles malheureuses.Hossein, un maçon analphabète brûle pour Zarifeh, fille fière et éduquée plus ne ôuuu turns a la location et a la vente ARTH & five.Laurier 0.• 270 2318 que le cinéaste lui a donné comme partenaire dans une scène conjugale.Et entre les prises, il lui fait des déclarations passionnées, essaie de la convaincre que pauvreté n’est pas vice et qu’un jour il aura sa maison où elle sera dorlotée avec amottr.Mais le silence et le mépris sont le seul écho qu’il recueille.Entre-temps, la caméra nous fait visiter le village ravagé et jamais reconstruit où la misère est omniprésente, çù les nomades dans leurs tentes essaient de survivre, où les lézardés des maisons laissent passer le jour.Contrastant avec ces paysages buco-liques ensoleillés où les oiseaùx chantent et où les branches des oliviers dansent sous le Un film vent, où la natu- ., re reprend ses QUI a des droits sur la _____ .brique et la allures de "'cîfilm ayant documentaire des allures de documentaire et évoquant les dessous d’un tournage pose un regard subtil sur les malheurs des villageois, ne s’appesantit jamais, mais laisse filtrer leur détresse à travers des petites remarques et des à-côtés: la robe de rechange que la jeune fille n’a pâs, les dizaines de kilomètres à pied que font les enfants pour assister au tournage, et tous ces personnages sans domicile fixe faisant une apparition sur le plateau, avant de Retourner à leur errance.L’amour malheureux d’Hossein constitue le pivot du film et le comédien a des regards butés, suppliants ou égarés, une éloquence touchante et pathétique pour séduire sa flamme, rendant le film profondément humain, émouvant.Farhad Kherad-mand incarne le cinéaste, rôle que Kiarostami n’a pas voulu se réserver pour lui-même, et il a cette autorité naturelle mêlée de bonté qui rend son caractère fort et vraisemblable.Through The Olive Trees est une œuvre superbe, tout en nuances, en petites touches, en tendresses pour îes personnages, sur un cadre enchanteur mais un canevas tissé de tragédie. I) K V o I it :iurc uFACTEUR (ilPoSTÎHO)ÇI; VI MStON FRANÇAISE V.OmaiNAU SOUS-TITRES ANOLAIS Wj3MB EWMSg UN TRIO EBLOUISSANT!” LE FIGARO MAGAZINE “Allez voir ce film qui roule à cent à l’heure! J’ai beaucoup ri la i|p***V première fois, encore ! plus la deuxième: mà r 1 ms ALLEZ RIRE COMME M*.3 VOUS N'AVEZ PAS RI u | ¦ DEPUIS LONGTEMPS.!" % M BERNARD PIVOT, ta* *£ ' Æ BOUILLON DE CULTURE GRAND PRIX DU JURY CARMEN MAURA SABINE AZÉMA EDDY MITCHELL MICHEL SERRAULT «?1/2 ORGASME AU BOUT DE LA LENTILLE.SUBLIMEMENT ÉMOUVANT: À VOIR ABSOLUMENT •Daniel Rioux.Le Intimai df Montreal ?> SCFGL w-ggsd un film de Etienne Clwtiliez.ios,7«m nlisntcur de La vie est un long fleuve mmtpiillcet Tutie Danielle ?Judy Gcrstel.Toronto star Lee Bacchus, Vancouver Province MH WH ?John Chllin.Montreal Gazette Bruce Kirkland.Toronto Sun PHILIPPE NOIRET «LE MEILLEUR FILM DE TORNATORE DEPUIS i CINÉMA PARADISO: LUMINEUX!» -Éric FourUnty.VOIR RETOUR AU PARADIS!» -Odile Tremblay, U Devoir JEAN-PIERRE MARIELLE JEAN ROCHEFORT MIRA SORVINO EST RIEN DE MOINS QU'IRRESISTIBLE!" L -Entertainment Weekly , "MIRA NOUS PROCURE UN PLAISIR i DEMONIAQUE: SA PERFORMANCE EST SENSAS,.,” fi -Rolling Stone / "MIRA A LE LOOK, LE CERVEAU, v ' LE COEUR ET LE TIMING!" ( ¦Boston Globe ., f/;V -Toronto Star / t in KsL CATHERINE JACOB la comédie grand public de PATRICE LECONTE scfgl EN ATTENTE DE CLASSEMENT V.F.de Mighty Aphrodite Un film de Woody Allen ALLIANCE DES LE 5 AVRIL! version anglaise version française ANS PALME D'OR CAN UN FILM DE EMIR KUSTURICA avec: LAZAR RISTOVSXI S1M0S1AC EUT SIMM SRDANTODORÔVIC MA1MM01 HUMPATOC son: MAMORODIC misée: FRANÇOIS GROBLX BRIOïARRÉE imtagesoa: SIMM te: MM MOI.IRKA, costumes: MOJSAUPASOI montage image: BRAMA CRPERAC image: VMOFIMC musique originale composée et pnxFaite par GORAN BREGOVIC jour KAMARAD PRODDCTIONS - EDITIONS POLYGRAM MUSIC histoire: DOSAS KOMI scénario : DISAN EOICEI et MR MÜCA coprodudicn : CBY 2000 i PAHDORA FILMS / NOTOFEM „ en association avec BARRAHDOT STODIOS Ce film a été soutenu par PM FOHDS HAIE® et par LS FORDS EüRIAGES du CORSE DE LMOPE producteurs associés : MSA CATOI / KARL BAOMGARTHER prtÈcîeur exécutif : PERRE SPE5GLER ta film réalise par 3ER KÜSMCA fl H ALLIANCE EN EXCLUSIVITE TOUS LES JOURS: 1:00 - 4:30 - 8:00 G A G N A NTT LE PLUS GRAND SUCCES FRANÇAIS DE '96 POURSUIT SA RONDE TRIOMPHALE.O S C A R S *96 ATTACHEZ-VOUS BIEN: LES TROIS BARONS DE LA COMÉDIE FRANÇAISE VOUS CONVIENT À UNE TOURNÉE AUSSI MÉMORABLE QUE DÉLIRANTE ! BjHWjsaimnHjKnimragjTBf 705 O.» fcliiwimt»» »(), une nouvelle série de huit émissions intitulée Le Util îles internautes explorera les nouvelles technologies et la civilisation virtuelle qui s'ouvre à nous.A découvrir absolument! Pour répondre aux nombreuses demandes de nos auditeurs qui veulent écouter le soir des personnalités du monde culturel tracer leur autoportrait et commenter leurs parcours professionnel, l'excellente émission Qui êtes-vous ?présentée les lundi, mardi et mercredi à 9 h sera diffusée en reprise à 22 h 04.Écoutez la différence, encore et toujours, et joyeuses Pâques! /c/c £/mu/#é//o /mefj» YvanAsseltn / Directeur général des programmes de la chaîne culturelle FM SAMEDI 30 MARS 6 h 04 LA GRANDE FUGUE Musique, calendrier des événements et des émissions musicales du week-end.l ue émission de Gilles Dupuis.to h RAYON MUSIQUE L'animatrice Francine Moreau et ses invités posent un regard critique sur l'univers du disque classique.) Réal.Michèle Vaudrv.12 h RADIOJOURNAL 12.h 10 DES MUSIQUES EN MÉMOIRE Édition magazine.Nouveautés discographiques et calendrier des activités en musique traditionnelle.Anim.Elizabeth Gagnon.Réal.Lorraine Chalifoux.13 h 30 L'OPÉRA DU METROPOLITAN Salome de R.Strauss.Distr.Catherine Malfitano, Hanna Schwarz, Kenneth Riegel, Mark Baker, Bernd Weikl, choeur et orchestre, dir.Donald Runnicles.Pré-rideau : llujka Smojé.Fit complément de programme : documentaire avec la soprano Monique l’agé sur les différentes étapes de la production delà Flûte enchantée de L'Opéra de Montréal.Récital avec Leila Chalfoun, sop.et Claudette Ilenys, p.Entrerne en direct de Salzhourg avec le ténor québécois Pierre Lefebvre qui sera Roderigo dans Othello de Verdi, dirigé par Claudio ¦ Abbado, au Théâtre d'opéra de Salzhourg.Anim.Jean Deschamps.Réal.Maureen Frawlcy.Vous pouvez venir écouter cet opéra au siudio 12 de la Maison de Radio-Canada à Montréal.MOI), bout.René-I.éresqne list (entrée principale).Veuille: vous présenter dix minutes aranl le début del émission.17 h TRIBUNE DE L'ORGUE Raymond Daveluv, orgue de Sainl-Jcan-Baptisie.' Récital marquant son 50' anniversaire de tltulariat.Anim.Normand Séguin.Réal.Jacques Boucher.18 h RADIOJOURNAL 18 h 10 LE PETIT CHEMIN Musique classique, chansons, jazz, folklore, poésie et extraits tie pièces de théâtre.Lite émission de Jean Deschamps.20 h PRÉSENCES Concert de musique contemporaine.Anim.Mario Paquet.Réal.Hélène Prévost 21 h 30 CORRESPONDANCES Actualités culturelles de France, de Suisse, de Belgique et du Canada.Anim.Danielle Laurin.Réal.André Corriveau.22 h JAZZ SUR LE VIF À LA CHAPELLE lai direct de la Chapelle historique du lion-Pasleur de Montréal.Mathieu Bélanger, dar., Jean-François Groulx.p Anim.Francine Moreau.Réal.-coord.Daniel Vaclion.23 h LE NAVIRE .NIGHT » Explorations, créations, diffusions, mais surtout, une volonté d être à l'écoute, de naviguer, nuit après nuit, dans des espaces inouïs \iiim.Mario Paquet.Réal.Hélène Prévost et Mario Gauthier.O h 04 LE CLUB DE MINUIT l'n pianiste vous convie à partager ses emotions et ses étals d ame par ses commentaires et les musiques qu'il joue pour vous Real Guylaine Picard et Claire Bourque.lalmigranunalionilenuileslamqinstvdemisskiHs originales produites par lu RtidtoAXI cl démissions du FM présentées en reprise DIMANCHE 31 MARS 6 h 04 LA GRANDE FUGUE 10 h CARTE BLANCHE Musiques sublimes et commentaires captivants, line émission de Georges Nicholson.11 h LES VOIX DU MONDE citant choral, cantates, messes, motets.Une émission de Claire Bourque.12 h RADIOJOURNAL 12 h 10 LA GRANDE SCENE DU DIMANCHE En direct du studio 17 de la Maison de Radio-Canada à Montréal.Michel Vais s'entretient avec les critiques Marie l.abrecquc (Voir), Denis Langelier et Paul Toutanl (Radio-Canada) et Louise Vigeant (RevueJeu) des niècesIledda (tabler (TNM), Tempête sur le pays a Pgi pie (Licorne), F.xodos (Veillée) eil.aMarché (Imago).Réal.Line Meloche./.e public esl in ri lé à assister à I émission ci à participer à la discussion.Pour ce faire, con/inne: mire présence auprès du Sendee des relations arec l'auditoire en composant te (514) 597-7787 (de9 h à I6I>30).13 h 30 CONCERT DIMANCHE Orchestre symphonique du Saguenay-Lac-Saint-Jean, dir.Jacques Clément; Marie-Josée Simard, perc.: Symphonie n"6 « Le Malin » de Haydn; Prelude à (’après-midi d'un faune été Debussy\Vallcr;A'wwwtT Sight on The Hirer de Delius; Concerto en sol pour vibraphone.marimba et orchestre à cordes de Laurin ; Pacanepour une infante défunte de Ravel ; DansesImpulaires roumaines de Bartok.Anim.Line Body.RéaLjcatl-Marc Gagnon.Réal.-coord.Michèle Vaudrv.15 h LE TEMPS PERDU.Ileiner Müller.A l'occasion de la présentation, à l'Espace Go à Montréal, de Quartett, dans une mise en scène de Brigitte Haentjens, l'émission est entièrement consacrée au grand homme de théâtre allemand, mort le 30 décembre 1995.V participeront les comédiens Marc Béland.Anne-Marie Cadieux.Jean-Louis Millette et Marthe .Turgeon, et les compositeurs Robert Normandeau et Alain Thibault, qui ont signé des oeuvres pour des productions de Ileiner Müller à la scène.Une émission de Stéphane Lépinc.16 h 30 L'HISTOIRE AUJOURD'HUI Un arrière-plan historique des grandes questions d'actualité.Anim.Mario Proulx.Real.Pierre Lambert 17 h 30 UNE VIE DANS LE SIÈCLE Inv Keith Spicer, président sortant du CRTC (dern.de 2).Int.Denise Bombardier.Réal Claude Godin.18 h RADIOJOURNAL 18 h 10 INVITATION AU CHÂTEAU En direct du Château Laurier à Ottawa.Inv.l'Ensemble Pentaèdre, quintette à vent formé des musiciens du Nouvel Ensemble moderne.Anim.Normand Latour.Réal André Massicotte.19 h LES JEUNES ARTISTES Ensemble de Université d'Ottawa, dir David Currie : la Création du monde de Milhaud; tktandre de Varèse: I.Histoire du soldai de Stravinsky Anim.Normand Latour.Réal.Geneviève Sardà.Réal.-coord.Michèle Patry.20 h LE LIEU COMMUN ET LE DÉJÀ VU Anthropologie de la vie moderne.Réitérions sur notre epoqùe.Anim.Serge Bouchard et Bernard Arcand Réal François Ismert CBJ-FM 100,9 Chicoutimi CBAL-FM 98,3 Moncton CBF-FM 100,7 Montréal 21 h RADIOS D'EUROPE Chemins de terre par Jean-Marc Falcombello.Jean Gigon, restaurateur, raconte ses souvenirs et parle de l'été de la Saint-Martin.Prod.Radio Suisse romande.Mise en ondes : Hélène Savoie.22 h JAZZ SUR LE VIF À LA CHAPELLE En direct de la Chapelle historique du Bon-Pasteur de Montréal.James Gelfand, p., Michel Donato, cb.Anim.Francine Moreau.Réal.-coord.Daniel Vaclion.23 h LE NAVIRE « NIGHT .0 h 04 ÉMERGENCES Hervé Sérieyx.conseiller en management, discute des forces dé changement qui traversent les organisations.Richard Cummings présente le livre Colère à deux roix.Peter Roche de Coppens livre une réflexion tout personnelle sur « l'axe vertical de la conscience » et la comédienne Lise Tliouin présente son livre autobiographique De l'autre cédé des choses.Réal.Claude Cubai nes.LUNDI I- AVRIL 6 h 07 LES PORTES DU MATIN A votre réveil, une voix, un rire, une musique.et c'est parti pour la journée! Météo, calendriers culturels régionaux et radiojournaux ponctuent ce rendez-vous musical quotidien.Anim.Carole Trahan.Réal.Diane Malicux.Le succès de la semaine du IS au 22 mars esl : l.es l’ara pluies de Cherbourg (Su lie pour harpe el orchestre) de Michel Legrand.Interprètes : Catherine Michel, hp.Orchestre, dir.Michel Legrand.Etiquette : AUVIDIS TRAVELLING K 11)20.9 h QUI ÊTES-VOUS?Jean Lesage s’entretient avec le compositeur Gilles Tremblay (l,c de 3).Réal.-coord.André Major.9 h 30 TOUT POUR LA MUSIQUE En direct du palais Montcalm à Québec.Entrevues sur l'actualité musicale au pays et dans le monde : disques, concerts, publications.Toute la place est faite à la musique et la parole est donnée aux musiciens.Anim.Sylvia L'Écuyer.Réal.Martine Caron.Il H 30 LUNDI, C'EST DRAMATIQUE L'Ange de la mort, de Jean-Marie Lelièv re.Distr.Markita Boics, Jean-Raymond Châles et Christian Saint-Denis.Réal.Jean-Pierre Saulnier.12 h RADIOJOURNAL 12 h 10 MIDI-CULTURE Magazine de l'actualité culturelle nationale.Réal.-coord.Claude Godin.12 h 45 LA CORDE SENSIBLE Le choix musical des auditeurs.Anim.André Vigeant.Réal.Laurent Major.14 h LES FEUX DE LA RAMPE Festival Haydn.Walid Akl.p.: Les Sept Dernières Paroles du Christ.Sonate il” 39 Hob.XVI.24, Sonate n" 12 Hob.XM 12 exsudante et variations llob.XVII/6.Anim.Normand Séguin.Réal.Anne Dubois.16 h 05 L'EMBARQUEMENT Chefs-d'oeuvre, insolite, paroles, musiques el chansons.Anim.MyraCree.Réal Marie-Claude Sénécal.17 h RADIOJOURNAL 17 h 15 L'EMBARQUEMENT (suite) 17 h 50 1, 2, 3.NOUS IRONS AU BOIS Vignettes radiophoniques consacrées aux récits d'enfants.Une émission de Cynthia Dubois.18 h LE MONDE SELON GEORGES Une émission de Georges Nicholson qui vous fait découvrir son univers musical.19 h CHANSONS EN LIBERTÉ Saint-Gcmiain-des-Piés, toujours.Avec entre autres : Brigitte Fontaine.Boris Vian.Mouloudji.Cora Vaucaire.Serge Rcggiani.Juliette Gréco et Catherine Sauvage.Une émission d'Elizabeth Gagnon 20 h RADIO-CONCERT Concert enregistre le 14 août 1995 â l'église du Gesit à Montreal Scliola Gregoriana de Cambridge, dir Marv Berrv.Hélène Panneton, org : Vêpres de la Vierge op.IS de Dupre Anim.Michel Keable.Real Richard Lavallée.Réal.-coord.Christiane LeBlanc.I 22 h RADIOJOURNAL CBOX-FM 102,5 Ottawa-Hull écoutez LA DIFFÉRENCE A LA CHAÎNE CULTURELLE FM DE RADIO-CANADA~| Ç ^ SRC •{§»> Radio FM 22 h 04 QUI ETES-VOUS ?Voir à 9 h.22 h 34 X Y JAZZ De Vancouver, André Rhéaumc vous propose une randonnée quotidienne au coeur du jazz.Réal.Dominique Soutif.0 h 04 JARDINS SOUS LA NUIT Paysages sonores variés pour les promeneurs nocturnes.Une émission de Danielle Charbonneau.MARDI i AVRIL 6 h 07 LES PORTES DU MATIN 9 h QUI ÊTES-VOUS?Jean Lesage s’entretient avec le compositeur Gilles Tremblay (2' de 3).9 h 30 TOUT POUR LA MUSIQUE 11 H 30 LA NOUVELLE DU MARDI L'Infirme Junius, extr.de Plisse le cycle des mères.de Stéphane-Albert Boulais.Lcct.Serge Dion.Réal.Claire Couture.12 h RADIOJOURNAL 12 h 10 MIDI-CULTURE 12 h 45 LA CORDE SENSIBLE 14 h LES FEUX DE LA RAMPE Festival de musique ancienne d’Utrecht 1994.Ensemble lluclgas.dir.Paul Van N'evel : Lamentations eXMissa lie Uxssusd.emenlalioJeremiaeProphelae de Robelo.16 h 05 L'EMBARQUEMENT 17 h RADIOJOURNAL 17 h 15 L'EMBARQUEMENT (suite) 17 h 50 1, 2, 3, NOUS IRONS AU BOIS 18 h LE MONDE SELON GEORGES 19 h CHANSONS EN LIBERTÉ Parcours libre.20 h RADIO-CONCERT Concert enregistré le 9 novembre 1995 au Centre Woodruff d’Atlanta, Géorgie.Choeur et Orchestre symphonique d’Atlanta, dir.Robert S\n\e-.Staba! Mater acScrèà,Stabat Mater &e Szymanowski:.'Stabat Mater Ae Poulenc.Anim.Michel Keable.Réal.Odile Magnan.22 h RADIOJOURNAL 22 h 04 QUI ETES-VOUS ?Voir â 9 h, 22 h 34 X Y JAZZ O h 04 JARDINS SOUS LA NUIT MERCREDI 3 AVRIL 6 h 07 LES PORTES DU MATIN 9 h QUI ÊTES-VOUS?Jean Lesage s'entretient avec le compositeur Gilles Tremblay (dern.de 3).9 h 30 TOUT POUR LA MUSIQUE 11 h 30 TOUTE UNE HISTOIRE POUR UN MERCREDI L'Homme nu.de Dan Simmons, raconté par Jean Pettigrew Réal.Lise Létourneau.12 h RADIOJOURNAL 12 h 10 MIDI-CULTURE 12 h 45 LA CORDE SENSIBLE 14 h LES FEUX DE LA RAMPE Festival de musique ancienne d't trecht 199 t.I" partie : le Parlement de musique, dir Martin (lester : (délations de Brossant Sonate ai sol min dejacquel de la Guerre: Leçon III de ténèbres.MoleI - O ms mîmes - et Miserere de Charpentier, l'partie Le Concert spirituel, dir.Hervé Nïquet : Messe des morts à 4 mie.Confdebur libi à 4 tvie.Msi quia Dominas à 4 mie et Transfige didcissime Jestt à 4 voie de Charpentier.16 h OS L'EMBARQUEMENT 17 h RADIOJOURNAL CBV-FM 95,3 Québec CJBR-FM 101,5 Rimouski 17 h 15 L'EMBARQUEMENT (suite) 17 h 50 1, 2, 3 NOUS IRONS AU BOIS 18 h LE MONDE SELON GEORGES 19 h CHANSONS EN LIBERTÉ Soirée brésilienne avec Maria Béthania, Gaetano Veloso, Nazarc Ferrera et d'autres.i 20 h RADIO-CONCERT Concert enregistré le H) février 199b à lasalle Rcdpath de l'Université McGill à Montréal.Ensemble Arion avec la participation de Christine Brandes et Wanda Procvshyn.sop.Christine Moran, vl.baroque, Allan Laforêt, fl.baroque, Sylvain Bergeron, luth et théorbe.Oeuvres de F.Couperin : Sonate el suite en trio « La Françoise », Troisième Leçon de Ténèbres pour le Mercredi saint.Motel Regina Coeli.Pièces jxmr clavecin du Troisième Ordre.Le Rossignol en amour du Quatorzième Ordre, .1 its sérieux ex Quaire I èisels du psaume Mirabilia leslominia tua ».Anim.Michel Keable.Réal.Claire Bourque.22 h RADIOJOURNAL 22 h 04 QUI ÊTES-VOUS ?Voir à 9 h.22 h 34 X Y JAZZ 0 h 04 JARDINS SOUS LA NUIT JEUDI 4 AVRIL 6 h 07 LES PORTES DU MATIN 9 h UNE VIE DANS LE SIÈCLE Inv.Jean-Paul Lallier.maire de la ville de Québec, ancien ministre au gouvernement Bourassa ( I " de 2).Int.Denise Bombardier.Réal.Claude Godin.9 h 30 TOUT POUR LA MUSIQUE En direct du Café-Spectacles du palais Montcalm à Québec, récital du hautboïste Philippe Magnan.Réservations : (418) 694-3398.I 11 h 30 LE BAL DES INTERNAUTES Voyage virtuel, pays virtuel, communauté virtuelle, enseignement virtuel.Sommes-nous en train de créer un espace où le monde s'irréalisc ?Une émission de Jean-Pierre Denis.12 h RADIOJOURNAL 12 h 10 MIDI-CULTURE 12 h 45 LA CORDE SENSIBLE 14 h LES FEUX DE LA RAMPE Festival de Wallonie 1993.Choeur des Tallis Scholars, dir.Peter Philips : Missa super bella amptril altéra à S voie: lamentation III/mur le jeudi saintexTuisuntcoeliàPmixAeLassiis-.Lamenta-lions de W hy te:Juslerum Animae.Salve Regina à P mix ex Alma Redemptoris à P roix de Lassus.16 h 05 L'EMBARQUEMENT 17 h RADIOJOURNAL 17 h 15 L'EMBARQUEMENT (suite) 17 h 50 1, 2, 3, NOUS IRONS AU BOIS 18 h LE MONDE SELON GEORGES 19 H CHANSONS EN LIBERTÉ Actualités.20 h RADIO-CONCERT Concert enregistré te 30 mars 1996 à l'église Saint-Jean-Baptiste de Montréal.Choeur Saint-Laurent.Ottawa Cantata Singers.Orchestre symphonique d'Ottawa, dir.Iwan Edwards; Monica Wiclier.sop.Gaétan laperrière.bar : Requiem allemand op.t5 de Brahms.Anim.Michel Keable.Réal.Claire Bourque.22 h RADIOJOURNAL 22 h 04 JE VAIS ET JE VIENS ENTRE TES MOTS Exploration tragi-comique de l'univers érotique en cette fin de XV siècle Avec Cynthia Dubois el Alexandre Hausvaler.Une émission de Cynthia Dubois.23 h X Y JAZZ 0 h 04 JARDINS SOUS LA NUIT VENDREDI 5 AVRIL 6 h 07 LES PORTES DU MATIN 9 H DEUX SOLLICITUDES 11' de 24.Victor-Lévy Beaulieu et Margaret Atwood abordent la littérature canadienne dansson ensemble et discutent de l'opposition des intellectuels anglophones au libre échange en matière culturelle, plus, spécifiquement dans l'édition.Présent Francine' Marchand.Réal.Doris Humais.9 h 30 LA MUSIQUE TOUT SIMPLEMENT La Passion selon saint Jean.d'Arvo Part interprétée par l'Ensemble Hilliard.Réal.Martine Caron.11 h À L'ECRAN L'actualité cinématographique.Anim.Francine Laurendeau et Jean-Claude Marineau.Réal.Francine Laurendeau.12 H RADIOJOURNAL «h 12 h 10 LA CORDE SENSIBLE Le Chemin de la croix de Dupré (sur un texte S de Paul Claudel) : Pierre Grandmaison, â I l'orgue de la Basilique Notre-Dame à Montréal el André Vigeant.récitant; extr.Slabal Mater de Pergolesi : Sébastian Hennig, sop.René Jacob., haute-contre, Ensemble vocal et instrumental Concerto v ocale, dir.René Jacob.14 h LES FEUX DE LA RAMPE Festival de Schvvctzingeil 1995.Choeur de la Radio de Stuttgart, Konrad Richter, p.Stefan Johannes Bleicher, org., dir.Rupert Huber; Susannc Mcibucr, mezzo.Ernst-W: Latter, bar.Helmut Kiihule, b., Annette Ruoff et Rosvvïlha l ischcr.sop.: Via crucis (Chemin de la croix) de Liszt; Missa pro dçfunctis’ de Cavalli.1 6 h LA MUSIQUE TOUT SIMPLEMENT Passion selon saint Matthieu de Schütz.17 h RADIOJOURNAL 17 h 15 LA MUSIQUE TOUT SIMPLEMENT (suite) Messe en si min.de Bruckner.Une émission de Michel Berland.17 h 50 1, 2, 3, NOUS IRONS AU BOIS 18 h LE MONDE SELON GEORGES 19 h CHANSONS EN LIBERTÉ Poèmes de sainte Thérèse de Lisieux mis cil! musique et chantés par Pierre Eliane.S 20 h RADIO-CONCERT Concert enregistré le t avril 1995 à la Philharmonie de Berlin Académie de Musique ancienne de Berlin, Choeur de chambre de Rias.dir.Marcus Creed; Ruth Ziesak.sop.Andreas Scholl, haute-contre; James Taylor, t.Nathan Berg, bar.b : Passion selon saint Jean BWV 245 de J.S.Bach.Anim.Michel Keable.Réal.Christiane LeBlanc.i* } 22 h RADIOJOURNAL 22 h 04 LES DÉCROCHEURS.D’ÉTOILES La marginalité, la différence, la nuit, les poètes, les j cultures vivantes.Regards sur notre société, avect Pierre Falardcau: les carnets d'un chauffeur de taxi.! avec Claude Boulet: les jeunes et la société, avec; Guillaume Vaillancourt; collaboration de Denise; Boucher Montréal, ville défaite.En deuxième! heure : les » bums » de bibliothèque' Après minuit : les plus beaux textes d'un poète de la rue.' Yves Boisvert.Anim.Michel Carneau.Réal Jean-Gagnon 1 h 04 JARDINS SOUS LA NUIT il ti i BV i r BULLETINS DE NOUVELLES Du lundi ail vendredi 6 h.22 h.minuit.I h.2 h.5 h.4 h et 5 h.Samedi et dimanche 6 h.7 h.9 h.minuit.I h.2 h.3 h.4 h et > h.EnnnU tp://wvbw.src-mîl (om/radiofm/intro.htm ii il CBF-FM 90,7 Sherbrooke CJBC-FM 90,3 Toronto CBF-FM 104,3 Trois-Rivières fil CLICHÉ RÉPÉTÉ A ÉCLAIRAGE DIFFÉRENT.EN RAISON DU TEXTE MAL IMPRIMÉ 80 4 0^0256857003 I.K I) K V 0 I II .I.K A M I.I> I U 0 K T I» I M A X ( Il I.3 I M A II il il i; DANS E La danse en avril: de la tradition à l’avant-garde ANDREE MARTIN En avril, ne te découvre pas d'ui l’un fil.» Mais rien n’empêche de courir les salles de spectacles pour voir de la danse tous azimuts.Dans le domaine, il.y aura largement de quoi s’occuper.Électriques, éclectiques.langoureuses ou anarchiques, les œuvres présentées au courant du mois d’avril auront de quoi satisfaire les plus curieux comme les plus difficiles, les traditionalistes, les tenants du mélange des cultures, ou encore les amoureux d'une avant-garde bien mûrie.la chorégraphe, dont on connaît les œuvres puissantes et personnelles telles que Braise blanche, Vierge noire, Elle ne se montre qu'aux siens, etc., mais aussi la grande interprète qu’est Louise Bédard; un charme constamment renouvelé, une délectation des sens.Entre le périple, l’errance et la pérégrination à travers des lieux et des personnages imaginaires, cette nouvelle œuvre s’annonce déjà comme un incontournable du printemps.Ia\s valeurs plus que sûres Dans la seconde moitié de ce beau mois de printemps, tous les regards se tourneront du côté du Théâtre La Chapelle.Et avec raison.Du 17 au 21 avril, Marc Boivin (interprète pour Jean-Pierre Perreault, Ginette Laurin, etc.) sera à nouveau sur les planches pour présenter Ec-céité, dans le cadre du Volet Interprètes VII de Danse Cité.I-a coutume voulant que ce volet soit l’occasion pour un danseur de choisir son ou ses chorégraphes, Marc Boivin en a profité pour réunir, clans une même soirée, trois créateurs hautement appréciés du public montréalais: Jean-Pierre Perreault, Louise Bédard et Sylvain Ëmard.Composé de deux solos et d'un duo, dansé aux côtés de Lucie Boissinot, le programme imaginé par l’un de nos interprètes masculins les plus polyvalents et les plus dignes prendra la forme d’un triptyque.Une soirée entre unité et diversité, qui risque fort de faire vibrer nos cordes les plus sensibles.Suivra tout de suite après, du 25 avril au 5 mai, un spectacle solo très attendu de l’incomparable Louise Bédard.Cartes postales de Chimère mettra en avant-plan non seulement À la croisée des cultures Pour une cinquième année.Ascen-danse est de retour à Tangente.Fait nouveau par contre, la direction de la série, dont le but est de faire découvrir les tendances de création s’inspirant de différentes cultures à travers la planète, a été confiée à Mamata Niyogi-Nakra, de la Fondation Kala Bharati.Autour du thème «Saisons du monde», six chorégraphes se partageront les deux séries de spectacles en apportant à chacune d'elles leur bagage culturel.Du 11 au 14 avril, Francine Aubry, une Québécoise formée en danse contemporaine et balinaise, nous offrira un solo intitulé Continuum-, Maria Castello, originaire de l’Argentine, présentera En busca del ala perdida, un duo pour une danseuse et un flûtiste, tandis que Mamata Niyogi-Nakra assurera la part plus traditionnelle du programme avec Seasonscape, une œuvre de Bharata Natyam (danse classique de l'Inde).Quant aux soirées du 18 au 21 avril, elles seront marquées elles aussi du sceau de l’exotisme, avec II pleut dehors.j'ai soif, une pièce multimédia de la chorégraphe mexicaine Rocio Becerril, le duo Osheron de l’Iroquois-Moab Gaétan Gingras, et Sequia de Jorge Sandoval, une chorégraphie pour cinq danseurs explorant les dynamiques du flamenco.PRO MUÔICA CONCERT BÉNÉFICE avril 1 9 9 6, 2 Oh- ÜSic* ¦jstiEha t LLJL vit 11 1 pi.a n i s t e, in t er prête Ha y, an, Schubert, Beethoven.«Zimerman: grandeur et, intimité, audace et simplicité et, avant tout plénitude et intériorité.« -THE LONDON TIMES——-— Information: PRO MUSIC A, tél.845*053 2 Billets :45 $, 40 $ n Théâtre Maisonneuve (étudiants: 30$). K V ni lt .I.i: A m t: i» i M A II S La symphonie du quotidien À la salle Multi de Méduse, un Simul/Artaud à l'atmosphère étonnamment dense KKMY CHARKST CORRESPONDANT A QUEBEC SIMUl ARTAUD Projet conçu sous la direction de Robert Faguy, installation spatiale et scintigraphique de Lucie Fradet, traitement vidéo de Mario Villeneuve et Fabrice Montai, éclairages de Sonia Robertson, textes et voix de Gilles Ar-teau, performance de Nicole Champagne, Robert Faguy, Sylvain Mious-se et Fabrice Montai, traitement sonore de Martin Meilleur et Jocelyn Robert.Une production d'Arbo Cyber Theatre (?), en collaboration avec Obscure.Installation vidéo présentée à la salle Multi de Méduse jusqu’au 7 avril, du mercredi au dimanche, de 12ha 17h.Performance courte durée (une heure), les 5 et 6 avril, à 20h.Performance marathon (13 heures), le 31 mars, de 8li à 21li.A ue penserait-on de nos activités W quotidiennes si on en regardait 13neures consécutives telles que prises sur vidéo par une caméra épiant tous nos mouvements?N’en déplaise aux concepteurs de Louis 19, qui imaginaient une émission télé continuellement rivée sur un seul homme, on serait surtout frappé par la banalité de nos gestes, par la quantité de temps passé à faire presque rien, par la routine de l’ensemble.Avec leur projet Simul, en route depuis 1989, les membres de la troupe Arbo Cyber Theatre (?) se sont toutefois demandé s’il n’y avait pas quelque chose de plus théâtral, un sens du rituel, voire une «symphonie du quotidien» à faire émerger de ces tranches de vie filmées.C’est ainsi qu’au fil des ans, ils ont filmé douze journées de 13 heures, suivant diverses personnes au fil d’une journée: un étudiant, un peintre en bâtiment, une coiffeuse de Montréal, un graveur de Moncton, un musicien de Toronto et une préposée aux bénéficiaires de l’hôpital psychiatrique Ro-bert-Giffard, etc., chacun des films étant relié à l’une des manifestations thématiques du Simul.Conscients, en effet, que la mise en boîte d’une journée «normale» provoquait, par la seule présence de la caméra, certains ajustements de comportement, par un niveau relatif d’autocensure ou de sens de la représentation, Robert Faguy et ses acolytes ont en effet placé le travail sous le signe de deux mots qui donnent son nom au projet: simulation et simultanéité.La simulation par l’effet de demi-vérité contenu dans les journées Aimées et la simultanéité par la présentation des journées vidéo dans un contexte scénogra-phique et en parallèle avec divers éléments de performance.Depzuis le Simul Hors les Murs de 1989, des éléments thématiques ont été liés â des artistes comme Tinguely, Michael Snow ou Francis Bacon, le Si-mul/Snow et le Simul/llacon ayant été présentés respectivement â Toronto, dans le cadre du Michael Snow Project en 1994, et a Montréal lors des 20 jours du théâtre â risque de 1990.Au lil des ans, un processus d’accumulation est devenu de plus en plus évident dans la démarche.Les journées vidéo devenant de plus en plus nombreuses, la simultanéité s’insère dans leur seule présentation, avant même que les éléments de performance ne viennent s’ajouter.D'autant plus que, par exemple, le Simul/Vexations inspire par Erik Satie a donné lieu à une journée vidéo lors de sa présentation', ce qui permet de voir les écrans des journées précédentes au travers de ce nouvel écran.Les couches d’information se multiplient d’autant et l’idée de simulation en prend également de la graine.La part d’Artaud C’est ainsi qu’on en arrive aujourd’hui au Simul/Artaud — place, on l’aura deviné, sous le signe du singulier homme de théâtre Antonin Artaud — aboutissement de sept ans de démarche présenté à la salle Multi du complexe Méduse jusqu’au 7 avril.Une présentation divisée en trois parts, soit une installation vidéo, une performance courte d’une heure et une performance marathon de 13 heures, qui occupera toute la journée de demain.L’installation vidéo a en soi tout ce qu’il faut pour retenir l’attention.Les douze journées vidéo y sont présentées simultanément en accéléré, suivant un cycle d’une heure.Chaque écran est installé sur un élément scé-nographique lié â un élément important de la journée vidéo qu’il soutient.Par exemple, le peintre en bâtiment de la journée numéro 3 travaille sur un escalier pendant plusieurs heures, l’installation est donc la reconstitution de cet escalier.Pour illustrer le passage du temps, des jeux d’éclairages se déplacent sur l’espace scénographique, en soulignant particulièrement la présence de douze sphères de verre, éléments récurrents de l’écriture d’Antonin Artaud, en particulier dans ses scénarios de film.L’effet de cette présentation en ER de Henrik Ibsen Une pièce puissante! Une grande actrice entourée de comédiens exceptionnels.I Ce spectacle vaut le détour! MONTRÉAL CE SOIR.SRC Un voyage fascinant! | Sylvie Drapeau une grande, grande, grande actrice.SALUT BONJOUR, TVA Un spectacle à voir! MIDI CULTURE.SRC I Des interprètes remarquables.Sylvie Drapeau, un volcan sous un iceberg.Je vous invite à aller voir Hedda Gabier.ART LA LOI.SRC Une grande pièce, des décors j somptueux, des comédiens excellents.Vraiment la pièce à voir! CITÉ ROCK DÉTENTE DU19MAR8 AU 13 AVRIL 1996 THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE .IMBDIACÔMl 4 avril soirée 5 avr Hydro VjV 0ué Québec 5 avril soirée gPjUrrawHTNEV r i TEXTE FRANÇAIS DE NORMAND CHAURETTE MISE EN SCÈNE DE LORRAINE PINTAL avec SYLVIE DRAPEAU DENIS BERNARD GERMAIN HOUDE PIERRE LEBEAU JULIE McCLEMENS JANINE SUTTO HUGUETTE OLIGNY ET LES CONCEPTEURS RAYMOND-MARIUS BOUCHER FRANÇOIS BARBEAU GUY SIMARD CATHERINE GADOUAS MICHÈLE GAGNON ASSISTANCE À LA MISE EN SCÈNE ET RÉGIE ALAIN ROY ê MONUMENT-NATIONAL '1182, boul.Saint-Laurent Réservations: 871-2224 Admission: 790-1245 cirée 12avn|soirée AfHTTHEY Autoportrait d’Ântonin Artaud Av '-Y, ky i VAA- w concentré des journées vidéo génère à lui seul une atmosphère étonnamment dense, soutenue par certains éléments sonores: des textes réalisés par Gilles Arteau, des bruits restitués de la bande son originale des journées, certains éléments musicaux, etc.Le pari d’une «symphonie du quotidien» y est indéniablement gagné, l’analogie musicale semblant particulièrement appropriée pour cette accumulation étrangement harmonieuse de lignes cinématographiques individuelles.Les performances ont ensuite la mission d’animer en direct cet espace vidéographique et scénographique déjà bien rempli.Dans les performances courtes, l’action est particulièrement marquée par la pré sence d'un faux animateur radiophonique commentant le déroulement des opérations.I )ans la performance marathon, un événement marquant à chaque Simul, ne serait-ce que par la capacité d'endurance qu’il demande des acteurs participants, diverses actions viennent agir en commentaire des journées vidéo, présentées celte seule fois en temps réel.Ces actions cherchent aussi à répondre au thème de cette étape du projet.L’idée de la folie, le rapport très immédiat au corps et l’utilisation très brute de la voix sont ici des elements marquants du travail des comédiens d'un Simul dédié à Artaud.La reconstitution plus ou moins liilèlc de l’assassinat de Marat dans son bain, scène que Ton retrouvait dans le Napoléon d'Abel Gance auquel Artaud avait participé, sera aussi un autre clin d'œil au programme.La description d'un projet aussi multiforme que le Simul ayant inévitablement ses limites, on ne saurait trop conseiller au public d'aller y voir par lui-même et de se laisser surprendre.A noter qu'on peut toujours entrer et sortir librement de la presentation d’un Simul, et même circuler au milieu de l’installation et de la performance; pour la performance marathon, la plupart des spectateurs entrent, sortent pour prendre une bouchée, s'assoient parfois avec leur journal en gardant un œil sur la scène.Bref, ils ajoutent leur couche de quotidien à une symphonie qui en a (léjà pas mal accumulé.Salvador Pour un public un peu plus général mais également à la recherche d’un théâtre sortant de l’ordinaire, les productions les Gros Becs présentent de leur côté, ce soir à 19h et demain à 15h, au théâtre Périscope, Salvador ou hi montagne, l'enfant et la mangue, une pièce de Suzanne Le-beau mise en scène par Gervais Gau-dreault pour le théâtre du Carrousel.L’auteure a remporté le prix Francophonie jeunesse en 1994 pour ce spectacle très applaudi où Ton raconte l’histoire d’un enfant d’Amérique latine qui a grandi pour devenir écrivain et qui revient, par les détours de son esprit, vers les lieux de son enfance.O PL/S PRODUCTIONS PRÉSENTE TURANDOT P U C C I N I L'OPÉRA.?LE SPECTACLE.LE MÉGA-ÉVÉNEMENT ! MISE EN SCÈNE, DÉCORS, COSTUMES : VITTORIO ROSSI CHORÉGRAPHIE : PIETER VAN DER SLOOT EN QRANDE PREMIÈRE NORD-AMÉRICAINE 18,19 ET 20 MA11996 AU STADE OLYMPIQUE DE MONTRÉAL Danse, chœurs, acrobates, experts en arts martiaux, son et lumière.Plus de 600 personnes sur scène font de cette superproduction lyrique un méga-évènement incomparable et surtout inoubliable ! À NE PAS MANQUER CE PRINTEMPS A MONTRÉAL.Pour plus d'information: 514-252-4141 Billets en vente à tous les comptoirs du RÉSEAU ADMISSION et par téléphone : 514-790-1245 • 1-800-361-4595 Billets pour groupes : 514-935-5161 • 1-800-361-8020 L'ORCHESTRE MÉTROPOLITAIN LES GRANDS BALLETS CANADIENS mb (Die Oasctfc TCŒA '"»iaie esieeiauder INFO-LIGNE TURANDOT : 514-790-9999 Harriott CHÂTEAU CHAMPLAIN 2] ! CLICHÉ RÉPÉTÉ À ÉCLAIRAGE DIFFÈRENT.EN RAISON OU TEXTE MAL IMPRIMÉ B 10 I* K I» K v OUI , I.K S S .\ M K I) I 0 U K T I» I M A X C II K A | M A II S I !» Il (I VARIÉTÉS CO N S E R V A TOI R E DE MUSIQUE DU QUÉBEC L'Orchestre symphonique et la Chorale du Conservatoire de musique de Montréal, les chorales de l'école secondaire Pierre-Laporte et de l'école Joseph-François-Perrault sous la direction de Louis Lavigueur présentent STRAUSS, MOZART, POULENC, CHAUSSON ET SAINT-SAËNS le mardi 2 avril 1996 à 20 heures Église Saint-Jean-Baptiste 4237, rue Henri-Julien, Montréal ENTREE LIBRE Gouvernement du Québec Ministère de la Culture et des Communications Québec a a u a Pour Nanette Workman, le temps de la réussite commence à 50 ans UNE À UNE Nanette Workman Disques Double SYLVAIN CORMIER Réussir.En anglais: to Dans la bouche de Na «C’est l’album qui me ressemble le plus, et pourtant, c’est la première fois où je ne m’occupe de rien d’autre que chanter.» PHOTO JACQUES GRENIER «Je suis prête.J’ai l’expérience, je sais qui je suis, je sais que je peux chanter sur n’importe quelle scène, avant, avec ou après n’importe qui.Je veux réussir pour moi et pour mon fils.» make it big.mette Workman, malgré toutes ces années passées dans nos contrées, il y a des mots qui ont plus de mordant, plus de chien dans sa langue maternelle de southern girl du Mississippi Delta.Il fallait voir l’incendie dans son regard quand elle a proféré ce mot-là: «/ wanna make it BIG.» On aurait dit l’incendie qui a rasé sa maison d'Ormstown en janvier 1995.De fait, c’est le même feu.«Quand j’ai tout perdu, j’ai compris que c’était un signe.Que le passé ne me retenait plus, qu'il y avait seulement l’avenir droit devant.» En six ans d’entrevues, juré craché, aucune pupille n’a concentré autant de détermination.Sans la moindre parcelle d’arrogance ou de suffisance.Simplement un regard qui dit: «Mon tour est venu, watch me going.» Tout à fait le regard que l’on suppose à Tina Turner le jour où elle a quitté son tortionnaire d’Ike pour connaître la gloire que l’on sait.Toisez-moi la photo qui illustre ce texte: rien n’arrêtera plus Nanette.Mais pourquoi ce désir-là, à cinquante ans, quand on a été la douce moitié des Sonny and Cher québécois avec Tony Roman, quand on a déjà eu son lot de numéros un au palmarès québécois, quand on a été choriste pour les Stones, Joe Cocker et George Harrison, quand on est la reine du rock de chez nous?«Parce que c’est nécessaire maintenant.» Pourquoi maintenant?«Because I can handle it now.Je suis prête.J’ai l’expérience, je sais qui je suis, je sais que je peux chanter sur n’importe quelle scène, avant, avec ou après n’importe qui.Je veux réussir pour moi et pour mon fils [Jesse, huit ans].C’est important pour moi de lui donner la qualité de vie qu’il mérite, de pouvoir l’envoyer à l’université s’il le veut.» Pour y arriver, elle a convenu d’un plan de match avec Pierre Tremblay, patron de Disques Double.Phase première: se repositionner en tant que première rockeuse du Québec avec Rock & Romance, un album de refontes musclées de ses tubes paru en 1994, qui s’est valu un joli succès d’estime et un Félix.Phase deuxième: enregistrer un album de matériel neuf, destiné au Québec et à la France.Ce disque-là, tout frais arrivé sur les présentoirs, s’intitule Une à une, et c’est le meilleur de Nanette en carrière.Jamais blues, boogies, funks et ballades n’ont-ils été aussi parfaitement mariés à sa formidable voix.«C’est l’album qui me ressemble le plus, et pourtant, c’est la première fois où je ne m’occupe de rien d’autre que chanter.Je ne me suis pas mêlée des aiTangements, je n’ai rien écrit.» Même pas Jesse, une splendide ballade acoustique visiblement dédiée à son fils.«J’ai demandé à Jacques Veneruzo une chanson qui serait mon cadeau à Jesse.Quand il me l’a jouée en studio, je pleurais tellement c’était ce que je voulais dire.» Tous les textes ont été écrits pour elle.Ça paraît.Tremblay n’a vraiment pas lésiné: Une à une a été réalisé avec les moyens qu'il faut, dans le grand studio parisien où Jean-Jacques Goldman a mijoté D’Eux pour Céline Dion, avec une bonne partie de l’équipe qui a fait du dernier album de Johnny Hallyday (Lorada) l’un des grands disques français de 1995: Venemzo, Eric Benzi, Gildas Arzel C’est ledit Arzel, membre du groupe Canada, qui a tout déclenché.«On cherchait des chansons, et Pierre m’a fait écouter un album de Gildas, C’était exactement la musique que je voulais faire.Du vrai southern rock en français.» Il a suffi d’un duo Nanette-Gildas à pleins poumons aux dernières FrancoF'oliejî de Montréal, et le sort était jeté.Ecoutez Sauve-moi, leur nouveau duo sur l’album.Ces deux-là étaient nés pour partager un micro.Belle coin cidence, non?«Je ne crois pas aux coïncidences.Cet album s’est fait parce que j’ai voulu qu’il arrive.J’ai rencontré Gildas parce qu’il était temps que je le rencontre.Il était temps que je fasse cet album.Et il est temps que je sorte en France.» Georges Mary, le producteur qui a orchestré l’offensive Roch Voisine dans le vieux pays, s’y affaire.En vérité, tout est à faire: le public français connaît peu ou pas Nanette, malgré ses rôles dans Stamania et La Légende de Jimmy, les opé' ras rock de Plamondon Berger.«L’industrie, au moins, sait qui je suis.» C’est déjà mieux que les vieux fans de Johnny Hallyday, qui se souvien nent vaguement de Nanette en blonde à l’époque folle de la tournée Johnny Circus (1971-72), alors qu’elle était à la fois choriste et compagne de l’idole.«Il avait créé une étiquette de disques parce qu’il voulait lancer ma carrière.J’ai enregistré deux 45-tours en solo, Revoir ma maison et Fleur déracinée, et un autre en duo avec lui, Apprendre à vivre ensemble.J’ai fait toutes les télés, blonde comme toutes les p’tites Françaises.Ça aurait pu marcher si je n’avais pas été liée personnellement à Johnny.Notre histoire a fini en même temps que ma première tentative de carrière française.Il est revenu à Sylvie (Vartan), moi au Québec.Un jour, je raconterai tous les détails dans la version X-Rated du livre de ma vie.» Curieux destin qui, un quart de siècle plus tard, a mis les plus récents collaborateurs de Hallyday au service de Nanette.«Il n’y a pas de hasard, baby.» You said it, lady.TÉLÉVISION Jasmine, ou le mariage fiction-réalité, bis PHOTO JACQUES GRENIER «Il n’y a pas de hasard, baby.» Plutôt qu’un acteur, c’est le directeur du Service de |> lice de la communauté urbaine de Montréal, Jacques Duchesneau, oui tiendra la vedette du dernier épisode de la série policière Jasmine, le 8 mai prochain.Il y fera la promotion d’un projet d’intégration sociale auquel participeront les policiers montréalais.A la lin de l’émission, ne soyez pas surpris si des dizaines de voitures de police (des vraies) sont déployées dims les rues de Montréal pour faire la promotion de l’opération Espoir.Ne soyez pas surpris non plus si vous voyez la ministre de l’Emploi et de la Solidarité, Louise Harel, jouer aux côtés de Jasmine, la policière mulâtre qui tient le premier rôle de la série.Ce n’est plus l’exception mais désormais la règle: la réalité n’en finit plus de squatter la fiction.Le projet qui sera lancé sur les ondes dans un mois réunit le YMCA, la Commission des droits de la personne, le Service de police de la CUM, les producteur et réalisateur de la série Jasmine et le réseau TVA.Il veut mettre en relation des jeunes de diverses communautés ethniques et des policiers afin de dissiper la méfiance entre les deux groupes.Les téléspectateurs ayant sum Jasmine ont vu qu’il y a des problèmes.Pourquoi ne pas leur présenter une solution en guise de conclusion?TVA épouse la cause et fera la promotion de l’opération Espoir.Le réseau donnera un peu de son précieux temps d’antenne pour permettre des publicités de ce projet et s’assurera que les responsables du projet seront invités à ses émissions de service.Cette idée de faire déboucher la fiction sur la réalité mijote depuis longtemps dans l’esprit du réalisateur Jean-Claude Lord.Dès ses premières rencontres avec des Montréalais de diverses origines et des comédiens, le projet a pris forme et on y a bien vite associé plusieurs groupes.Aujourd’hui, il ne désire pas en parler, question de ménager l’effet de surprise et le punch final de sa fiction-réalité.La série, si elle a assené quelques coups au corps policier dans les premières semaines en mettant au jour certains de ses travers racistes, redore, tout compte fait, l’image des policiers montréalais.Le SPCUM a d’ailleurs été régulièrement consulté en cours de rédaction.Mais cela n’empêche pas la série de donner au téléspectateur une impression erronée du rôle des policiers.Les clichés y abondent, les situations sont invraisemblables et le discours est politically correct.La série, qui donnait au départ des signes de vouloir, enfin, traiter des thèmes tabous à la télé, en l’occurrence les relations entre les communautés ethniques et les policiers, verse maintenant dans la caricature.t le réalisateur Jean-Claude Lord aura beau dire qu’il a tenu son bout vis-à-vis du Service de police de la CUM, qu’il le veuille ou non, la série rehausse l’image du policier, qui en a d’ailleurs bien besoin.Bref, tout le monde y trouve son compte.Tautant plus que personne ne peut être contre la vertu ou contre la meilleure entente entre les groupes qui composent Montréal.Mais est-ce bien nécessaire de mêler ainsi la fiction à la réalité?L’une et l’autre n’en sortent-elles pas amochées?Le comédien Yvan Ponton, qui joue un chef de police dans Jasmine, n’a plus qu’à aller se rhabiller, le vrai chef de police s’amène! De dimanche à mercredi Des inform CM % sanon-coordinavon François Ayottô m imBs information continue fil Offert sur le câble Grands Les meilleurs documentaires du monde entier.reportages I» A U L E DES RIVIÈRES ?Rouli- Roulotte La Société Radio-Canada veut renouer avec un style d’émissions pour enfants qu’elle avait abandonné ces dernières années, au profit notamment des marionnettes.Elle veut recréer le rapport privilégié et complice entre l’adulte et l’enfant, qui a fait le succès des émissions passées.Le directeur des émissions PHOTOS ARCHIVES En haut, Jacques Duchesneau, le vrai chef de police; en bas, Yvan Ponton, le comédien qui incarne le chef dans Jasmine.jeunesse, Michel Lavoie, veut également retrouver une ambiance.Ainsi, la nouvelle émission qu’il mettra en ondes à l’automne pour les tout-petits, Rouli-Roulotte, présentera les aventures d’une roulotte de cirque, avec sept comédiens et des enfants.Le décor changera régulièrement puisque la roulotte fera mine de s’installer dans une ville différente à chaque émission.La SRC espère réinjecter un peu de magie, d’insolite et de rêve dans un secteur parfois trop didactique, trop politically correct.Bravo! Découverte raccourcie L’excellente émission scientifique Découverte, qu’un large public suit fidèlement, sera amputée de cinq minutes en septembre pour permettre d’allonger le bulletin de nouvelles du dimanche de cinq minutes, jusqu’à 18h20 plutôt que 18hl5.L’équipe de Découverte est déçue, estimant qu’en passant de 45 à 40 minutes, elle perd sa masse critique qui en fait un magazine digne de ce nom.Elle craint également que les producteurs étrangers, qui regimbent déjà parce que les productions qu’ils vendent à la SRC sont coupées, ne veuillent plus vendre à Découvertes.L’émission, qui a déjà perdu trois minutes l’année dernière, n’aura plus, une fois les pauses commerciales soustraites, que 23 ou 24 minutes de reportages.Et la direction de la SRC qui n’arrête pas de citer Découverte à tour de bras, comme une illustration de ce qu’elle fait de mieux.j^ÉDACTEURS EN CHEF avec Pierre Maisonneuve -¦ ¦ .‘ ' \ \ l*l fJ LE DIMANCHE 11H30 EN REPRISE 16h30 L'information continue ( Hlm sur lecâbfc .«^stion Culturelle recherche de subventions bourses aux artistes gestion financière comptabilité, impôts et taxes direction générale (petites entreprises) plan d’affaires CONSULTATION GRATUITE! S 514-522-2010 • ' • ' • .• ' • ] I, K |) K V OIK.I.e s S A M K I) I !» O K T l> I M A X ( Il K A I M A II S I I» Il II LA VITRINE I) U DISQUE La patiente fructification de Céline Dion FALLING INTO YOU Céline Dion Columbia (Sony) On apprenait l’autre jour, par un communiqué du légendaire réalisateur de disques Phil Speetor envoyé au magazine Entertainment Weekly, que l’enregistrement amorcé d’un album avec Céline Dion avait tourné court parce que l'entourage de la chanteuse «était plus intéressé à maintenir le contrôle sur le projet qu’à écrire l’histoire».On comprend la prudence du gérant-époux René Angelil et des gens de chez Sony: Speetor a certes été génial en son temps, créant un son bien à lui (le célèbre «Wall Of Sound») et multipliant ses «Utile symphonies for kids» qui firent la gloire des Ronettes, Crystals et autres Righteous Brothers, mais c’est également un fou paranoïaque notoire.N’empêche que c’est diablement dommage.On aurait aimé entendre ce que Speetor a tiré d’un tel coffre.La voix de Céline, plus encore que celles de Ronnie Speetor ou Darlene Love à l’époque, est l’instrument que maître Philip a cherché toute sa vie, entièrement malléable, au registre presque illimité.Gageons qu’il a pu lui faire répéter la même note vingt milliards de fois, encore plus longtemps que les six heures imposées à Tina pour l’intro de River Deep Mountain High en 1966: Céline est la plys travaillante des chanteuses de la planète pop.Dn le sait depuis D'Eux, l’album que Jean-Jacques Goldman lui a si intelligemment concocté (quatre millions d’exemplaires écoulés au dernier décompte): Céline est la meilleure quand elle est entourée par quelqu’un de valable qui sait ce qu’il veut d’elle.Laissée à elle-même, comme en spectacle, c’est généralement l’enflure, les doubles saltos renversés, les quatre fers en l’air: elle en rajoute partout, incapable de comprendre d’instinct ce que la chanson exige.Comme Whitney Houston et Mariah Carey, ses principales rivales, avec qui elle partage cette absence de prise à la terre (le ground), son don vocal doit être canalisé: c’est précisément ce que Goldman a fait, s’assurant que l’émotion d’une phrase musicale ne s’épi-vardait pas en mille acrobaties, obligeant Céline à «tenir la note» au lieu de faire des galipettes autour.Le résultat, plus que probant, a fait du bien à Céline, qui a le mérite de retenir ce qu’on lui enseigne.Falling Into You, son nouvel allium américain (déjà au sommet des classements!), en bénéficie grandement.C’est évidemment remarquable sur If That’s What It Takes, I Don’t Know et Fly, les adaptations deg chansons de Goldman.Le ton est juste, plus mesuré plus jamais: Céline a vraiment appris à refréner ses ardeurs.D’autres titres en sortent gagnants: Because You Loved Me,, la chanson du film Up Close And Personal, ainsi que la chanson-titre.Le résultat, de fait, varie selon l’entourage.Soutenue sur It’s All Coming Back To Me Now par des gens aussi compétents que Roy Bittan (claviériste du Street Band de Bruce Springsteen), Kenny Aronoff (batteur de John Mellencamp) etTodd Rundgren, la chanson à grand déploiement de Jim Steinman (collaborateur de Meat Loaf) parvient à évi- I A .NO INTO YOU d’un côté, il est vrai que son bonheur intime ne règle pas le malheur ambiant.Comme quoi, de l’autre, il arrive que la vie ne soit pas toujours tarte, malgré l’horreur générale.Même pour IjOu Reed.Et pour vous?ALHOST A10NE Chet Atkins Columbia (Sony) ter la grandiloquence.C’est évidemment moins vrai quand Céline tombe entre les grosses pattes d’Aldo Nova, subtil à la console comme Mike Tyson dans le ring, qui renforce la tendance à l'excès de la chanteuse.Et la version toutes vannes ouvertes de River Deep, Mountain High est exactement l’immense gâchis qu’un .Speetor aurait seul pu éviter.Bref, aussi loin que l’on se tienne de la Dionmania, il est difficile de ne pas admettre que Céline, la chanteuse, progresse.Dans le créneau pop adulte, où l’uniformité, les mélodies passe-partout et les arrangements pasteurisés sont la norme, elle s’applique avec une assiduité qui force l’admiration.Ce qui ne veut pas dire qu’on aime vraiment l’album, ni qu’on va le réécouter.On mesure le chemin parcouru, voilà tout.Sacrée trotte.SET THE TWILIGHT REELING Lou Reed Wàmer En 1989, il chroniquait sans fard la déchéance morale d’une ville et d’une société sur l’album New York.En 1992, il décrivait en lumière crue la maladie et la mort d’un ami sur l’album Magic And Loss.Voilà qu’en 1996 arrive Set The Twilight Reeling, un album où Lou Reed, à 54 ans, toutes rides assumées, récemment intronisé au Rock’n’Roll Hall Of Fame pour sa contribution au Velvet Underground, survivant de cent probables trépas, presque surpris d’être non seulement en vie mais heureux en ménage depuis déjà deux ans avec la performeuse Laurie Anderson, revendique le droit au bonheur.Et le bonheur selon Lou Reed, c’est s’offrir une portion généreuse de Chocolate Egg Cream (un délice d’enfant évoqué dans la première chanson du disque, l’équivalent lou-reedien de la petite madeleine de Proust).C’est aussi gratter joyeusement sa guitare électrique en faisant le plus de distorsion possible pour énerver les voisins.Et c’est décrire ce qui lui arrive avec tous les mots qu’il faut pour en rendre la profondeur et la complexité.C’est-à-dire beaucoup.Comparé au noir absolu de son univers habituel, un constat de bien-être venant de Lou Reed inonde l’auditeur comme un soleil de 15 juillet à midi.Que le plus lucide et le plus implacable des rockstars admette son bonheur sur un air cool-jazz (qui rappelle vaguement son célèbre Walk On Vie Wild Side) a de quoi donner un peu d’espoir à tous les fatalistes: «When a night city’s breeze blows across the room /And a 5 a.m.moon and sun start their swoon / You hear your lover’s breath / And not a moment too soon / You get to release all your émotions» (Hang On To Your Emotions).Lou Reed romantique?’ Mieux: Lou Reed ému.Forcément, dès la chanson suivante, sans doute gêné par tant d’impudeur, Reed se paie une attaque plus que féroce à l’endroit de l’extrême droite américaine, une petite bombe puante intitulée Sex With Your Parents Part II: «/ was getting so sick of this right wing republican shit / These ugly old men scared of tit and dick / So I tried to think of something that made me sick / And there it was - Sex with your parents».Même hargneux, on le sent de bonne humeur, le Loulou, jouissant de sa bravade.Tout l’album est ainsi balancé, de Reed désirant faire «hookywooky» avec sa blonde sur le toit d’un building (Hookywooky), au même Reed décrivant les sanglants combats à finir dans les rues de la ville (Finish Line).De fait, il n’y a qu’à ouvrir le compact pour que le contraste saute à l’œil: il y a le plastique mauve du boîtier extérieur, hideux et quasi opaque, typique du regard sombre de Lou Reed sur le monde, et à l’intérieur, au recto du livret, un Lou Reed nimbé de rayons ensoleillés, arborant un demi-sourire.Comme quoi, ALI CHAHGE Cast (Polydor) THIS WORLD AND BODY Marion (London/Polygram) THÉÂTRE D’AUJOURD’HUI P A I, M A K H S ?I > I S y I : H s Oampigny \ V':“ t CLASSIQUE 1.12 FANTAISIES POUR FLÛTE, TELEMANN, CLAIRE GUIMOND, Analekta — 2.SONATE POUR DEUX VIOLONS, TELEMANN, ANGÈLE DUBEAU, Analekta 3.PREISNER'S MUSIC, ZBIEGNIEW PREISNER , EMI- 4.A PORTRAIT, CECILIA BARTOLI, Polygram- 5.L OFFRANDE MUSICALE, BACH, L'ENSEMBLE ARION, Analekta-— 16,95 16,95 17," 16,95 16,95 jjjpMHjWëii La Céleste icyclette n_l.r
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