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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1996-04-13, Collections de BAnQ.

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I.K l> K V OIK.I.K S S A M KOI I A K T 0 I M A X < Il K I 4 A V K I I.I II I» O Dix-huit jours 14 productions dont la moitié sont étrangères ¦ ».près d'une ptaine fetionsdàns une dizaine de lie iliV ifcJ ,5u K , •b »r*t MICHEL BÉLAIR LE DEVOIR Henri Dès a toujours le vent dans les voiles.' ! Depuis vingt ans qu’il chante pour les enfants, sa popularité n’a jamais , été aussi grande.Il accumule les grands prix et les disques d’or de-.puis 1982.En France seulement, au moins trois écoles ont été baptisées de son nom et il a fait la une de tous les magazines pour enfants.Il en est : déjà à son dixième album de chansons originales et toutes les télés francophones repassent ses clips sans se lasser; je l’ai vu avec Albert le Vert dans une chambre d’hôtel à Abidjan.Ici, au moins deux générations d’enfants connaissent toutes ses chansons par cœur.Pas mal pour un grand Suisse à baskets qui aura 56 ans bien sonnés en décembre prochain.En ce petit matin d’avril aux allures de novembre, il débarquait à peine d’une tournée de deux mois en France: 20 fois l’Olympia en décembre et des salles immenses de 2000, 3000, même 5000 places «en province»; 13 000 kilomètres à sillonner le pays avec les chansons de son nouveau disque, Far West.Et partout, toujours, des foules délirantes; il faut avoir assisté à l’un de ses spectacles pour savoir le plaisir que les enfants prennent à chanter à tue-tête avec lui.Rien qu’à voir, il a toutes les raisons du monde d’être un peu essoufflé, le tonton à moustache.D’autant plus qu’il n’arrête pas d’avoir des projets: c’est lui, je le jure, qui a prononcé le mot CD-ROM le premier.Il est même allé jusqu’à me donner rendez-vous sur deux sites Internet.en prétendant qu’il ne connaissait rien à tout cela.Essoufflé peut-être mais toujours aussi chaleureux, il s’est mis à parler de son public avec une sorte de lueur bleue au fond des yeux.N’ayez crainte, à la veille d’une série de neuf représentations de son nouveau spectacle aux quatre coins du Québec, Hen’i, comme dit mon fils de .trois ans qui vient «d’accrocher», est fin prêt à sauter encore une fois dans la mêlée.Demande en mariage Mais justement, après toutes ces années, on peut se demander ce qui fait encore carburer Henri Dès., «Oh vous savez, moi j'observe, explique Henri le sec.Les petites choses, ‘les petits riens qui font la vie de tous les jours et que les enfants doivent apprendre un par un.Tous ces petits détails qui me branchent sur ce que je pourrais appeler le souvenir instinctif de mon enfance à moi.Je vois mes chansons comme une sorte de pendant A toute l’information négative qui Tombe sur la tête des enfants.A mes •débuts, la presse parlait de moi comme d’un grand frère.Puis, comme •on est passé ensuite à l’époque des % * VOIR PAGE B 2: DÈS ,91 r •r •£ » :> *Î1 âi ¦h I y ¦f! lt •9) j; {i 5! (ft> I T Hcmwh— | -*v ¦7WUT1 Enfance, il 7 • zone protégée Henri Dès, le grand Suisse à baskets, est au Québec pour une tournée de neuf spectacles.Et voilà même qu’il \ envahit Internet! 1m chronique de Lise Hissonnette Page B3 Musique classique Page B3 Cinéma Page B4 Disques classiques Page B6 Théâtre Page B7 Télévision Page B8 Jazz et blues Page B8 Vitrine du disque Page B8 ?BflMMMI le World Stage Festival est de retour.PHOTO © NEIL LIBBERT L’actrice britannique Fiona Shaw défend seule, sur les planches torontoises, The Waste Land, une adaptation théâtrale du grand poème de T.S.Eliot dirigée par Deborah Warner.Il sera aussi possible de voir cette pièce à Montréal les 24, 25, 26 et 27 avril au Rialto.peine u eue pusec ; Coup de théâtre ^ TA.A A ! J à Toronto HERVÉ GUAY Toronto est-il en train de damer le pion à Montréal sur le plan du théâtre avec son World Stage Festival, comme cela a été le cas dans le domaine cinématographique avec le Toronto International Film Festival?La question vaut la peine d’être posée si la réponse, elle, n’est pas aussi simple qu’elle en a l’air.Sur papier, tout au moins, Toronto et son Du Maurier World Stage (DWS) ont supplanté Montréal et son festival de théâtre.Soyons précis: l’événement to-rontois surpasse le montréalais en ce qui a trait à la durée sur laquelle il s’échelonne, au nombre de représentations et de spectacles et au niveau des assistances qu’il attire.Les deux festivals sont à peu près à égalité pour ce qui est du budget total (1,6 million de dollars) et des pays éüangers qui y participent.Cependant, Toronto se concentre nettement sur l’art dramatique anglo-saxon tandis que Montréal continue d’être plus ouvert au théâtre des pays francophones ou joué en langue étrangère.Quant à la partie artistique de l’affaire, il serait bien hasardeux de porter un jugement catégorique.Pourtant, le Festival de théâtre des Amériques a ouvert le bal en 1985, précédant d’une année celui lancé par le Harbourfront Centre.Et il dominerait peut-être encore aujourd’hui en taille si on lui en avait donné les moyens.A sa première année, par exemple, le FTA avait présenté 28 spectacles.Mais depuis trois ans, les budgets n’ont pas bougé, et de spectacles, le festival n’en pré- sente plus que 12.En revanche, la directrice de l’événement, Marie-Hélène Falcon, fait un peu profiter les Montréalais des retombés non seulement du DWS mais du Carrefour international de Québec (du 8 au 21 mai) en produisant en tout trois productions invitées par ses homologues torontois et québécois.Un festival imposant Ce qui est sûr, en tous cas, c’est que ce sixième DWS est imposant.Dix-huit jours de théâtre, 14 productions dont la moitié sont étrangères, près d’une centaine de représentations dans une dizaine de lieux différents.A cela viennent s’ajouter onze conférences données par des artisans du spectacle prestigieux.Le DWS offre également plusieurs lectures, un petit volet cinéma, des classes VOIR PAGE B 2: TORONTO ** -T auGESU 1200, rue Bleury — Métro Place des Arts (sortie Bleury) baOfip MAGNEtfg i(sortieBleury) A AA A comment te dire Le nouveau disque de ,alxJTLfp MAGNER 2,3 et 4 mai 1996 à 20h Billeterie: 861-4036 • Admission: 790-1245 •f 058544 B 2 I.V.I) K V OIK, I.K S S A M K U I I \\ K T 0 I M A N ( Il E I 4 A V K I I.I » » K TORONTO Un festival dont la survie est loin d'être assurée SUITE DE LA PAGE B 1 de maîtres, deux expositions et une rencontre de critiques.Le festival In dut même un hommage à un ancien critique dramatique du Globe and "/mil et de la Gazette, le Montréalais Herbert Whittaker.Une chose impensable à Montréal, où on est encore très frileux de ce côté-là.Si le FTA a boudé le Canada anglais en 1!)P est, lui, plu tôt bien représenté au DWS avec deux de ses magiciens de la scène.D’abord, Gilles Maheu et sa compagnie Carbone 14 ojit ouvert le festival jeudi avec Les Ames mortes.C’est d'ailleurs la deuxième fois que la troupe y donne un spectacle en pre-fnière mondiale.En 1992, on y avait ihvité son Café des aveugles.La semaine d’après, c’est au tour de Robert Lepage de faire son entrée en scène dans la Ville reine.Dès le 20 avril et pour huit jours, il jouera pour fa première fois la version anglaise de son Elseneur.Rappelons que ce ipe< tut le avait été ban bernent reçu à Montréal, tout comme il l’a été ré cemment à Paris où U Monde, qui a soutenu Lepage par le passé, a émis des réserves sur cet opus.Par ailleurs, le volet international du.festival est plutôt bien garni.L'Ecosse, notamment, y est a l’honneur avec (leux troupes, le I ravel se Theatre et te TVon Theatre.Cette dernière compagnie était venue jouer à Montréal par le passé un inoubliable Iss Belles-sœurs, adapté en slang écossais.Son directeur, Michael Boyd, signe cette fois The Trick is to Keep Breathing, basé sur le roman de Janice Galloway.Il s’agit d’une jeune femme que la noyade de son amant entraîne au bord de crise de nerfs.De son côté, le Traverse Theatre présente un spectacle qui roule déjà depuis 1991.Bondagers se passe au XIX' siècle et six fermières y rêvent de venir s’établir au Canada.C’est plutôt bien choisi en l’occurrence.PQO MlfôlCA Mardi, 23 avril 1996, 20h —Piano j violon, violoncelle 14 variations sur un thème original, op.44, Beethoven Trio n° 2 en ut mineur, op.66, Mendelssohn T r io en s o l mi ne u r, o p.3, Ç h a us s on Renseignements:PR0 MUSICA, tél.845'0532 Billets:25 $, 18$ (étudiants: 12$).cft> p|lacerdesl‘Arts,ine,,Ve Réservations : (514) 842-2112.Taxes incluses.Redevance de 1,25 $ '(-Maxes)* sur tout billet de plus de 10 $.hi Grande-Bretagne est aussi du voyage, représentée notamment par deux femmes de théâtre qui ont fait leurs preuves.D’abord, l’actrice Fiona Shaw, à la feuille de route impressionnante (rôles-titres, de Richard II, Hedda Gabier et Electre) mais connue surtout pour son rôle de maman irlandaise dans My Left Foot.Elle défend The Waste Land, une adaptation théâtrale du grand poème de T.S.Eliot datant de 1922.C’est Deborah Warner, avec qui elle a beaucoup travaillé, qui dirige ce one-woman show, qu’il sera aussi possible de voir à Montréal les 24,25,26 et 27 avril au Rialto.Ça promet.Côté curiosité, Patrick Tucker, de l’Original Shakespeare Company, vient diriger des comédiens torontois dans la Mégère apprivoisée.Dans sa technique qui se veut fidèle à l’usage éli-sabéthain, le directeur de cette compagnie réunit sur scène des comédiens qui n’ont jamais répété ensemble.A surveiller également, la figure de proue du théâtre sud-africain, Athol Fugard, qui s’amène à Har-bourfront Centre avec Valley Song.Il y avait une décennie qu’il n’avait pas mis les pieds sur scène.L’auteur-ac-teur-metteur en scène se reprend en interprétant deux rôles dans cette pièce où un grand-père et sa petite-fille reçoivent la visite d’un écrivain ambigu et menaçant.Cela se passe dans l’Afrique du Sud de l’après-apartheid.De l’étranger, le festival accueille encore une troupe franco-suisse, Que-Cir-Que, qui, dit-on, renouvelle l’art du cirque.Nos voisins du Sud sont aussi présents avec Road Movie de la compagnie Starving Artists.De Cuba, le Teatro Escambray propose une tragédie très visuelle, Moral Ambiguities.Comme il se doit, le DWS est aussi une vitrine importante pour le théâtre anglo-canadien, dont on prise assez les auteurs au Québec mais pas du tout l’esthétique, jugée d’ordinaire peu novatrice.Ça reste à voir.De ce côté, il y a un contingent de quatre spectacles: Hysteria Passio.A lin$ in tki Sand, Riot ot Hieh Ufi Ceux-ci sont produits en collaboration avec le festival.Enfin, si le DWS témoigne de la vitalité de la vie culturelle torontoise, sa survie esi loin d’être assurée dans l’Ontario conservateur d’aujourd’hui, qui mène la vie dure aux artistes.Rappelons que le festival se déroule dans un centre culture] auquel on a coupé sévèrement les vivres et qui n’a été sauvé que par la peau des dents l’an dernier.Le sort d’Har-bourfront Centre, et par conséquent celui de son festival de théâtre, dépendent à présent du gouvernement fédéral.A cet égard, un médiateur doit remettre incessamment un rai> port sur son financement à long terme.A cause du spectre de la ferme-ture de ce poumon culturel de Toronto, ce sixième festival pourrait même être le dernier, car si le centre disparaît, il en sera de même du DWS.Personne à Montréal ne s’en réjouirait.L’heure est plutôt au partenariat entre les divers intervenants culturels.Mais cela rendrait d’autant plus crucial l’autre grand rendez-vous bisannuel de théâtre canadien qu’est le Festival de théâtre des Amériques.En fait, Toronto reste le dernier grand festival de théâtre actuel de langue anglaise en Amérique du Nord à la suite des déconvenues de Chicago et de Los Angeles.Toujours est-il qu’en attendant en mai le Carrefour international de théâtre de Québec, qui cherche aussi son morceau de ciel bleu dans le paysage changeant des festivals de théâtre nord-américains, c’est sur Toronto que les gourmands de drame devront mettre le cap, et ce, pendant encore quinze jours.Ceux qui n’en ont ni les moyens ni le temps peuvent se consoler: festival ou pas, Montréal leur propose en ce moment en guise de consolation une fin de saison à faire rougir le plus exigeant des festivaliers.êëëëêëëëëëëëëëëëëëëë ë ê APPLAUDI PAR PLUS DE 500 000 SPECTATEURS À PARIS, NÎMES, ZURICH, SYDNEY.OPUS PRODUCTIONS PRÉSENTE À MONTRÉAL EN GRANDE PREMIÈRE NORD-AMÉRICAINE TURANDOT PUCCINI L'OPÉRA LÉGENDAIRE DE | LE MÉÇA-SPECTACLE DE L'ANNÉE ! Plus de 600 personnes sur scène.3 SOIRS SEULEMENT 18-19-20 MAI AU STADE OLYMPIQUE LA FÉERIE EXOTIQUE, ÇRANDIOSE! Chanteurs réputés, danseurs, chœurs, acrobates, décors spectaculaires, son et lumière éblouissants.De Venise à Pékin TURANDOT vous attend.AVEC L'ORCHESTRE MÉTROPOLITAIN LES GRANDS BALLETS CANADIENS RÉSERVEZ DÈS MAINTENANT au Réseau Admission 790-1245 ou 1-800-361-4595 Billets pour groupes : 935-5161 ou 1-800-361-8020 BILLETS A PARTIR DE 45 $ ë ë ê ë ë ë ê ê ë ë ë ë ë ê ë ë ë Marriott CHÂTEAU CHAMP! AIN ma ld!s£aie este (Tlic (Valette LAUDER DÉCOUVREZ LA MAGIE DE TURANDOT EN COMPOSANT GRATUITEMENT LE 514-790-9999 DES Apprendre en s’amusant S DITE DE LA PAGE B 1 “nouveaux pères", on m a aussi collé cette étiquette.Maintenant, cela tourne plutôt autour du tonton qui chante pour les enfants.Au bout du compte, je suis un peu tout cela.Mes enfants à moi sont devenus des adultes, mais je continue à faire des chansons pour les enfants parce que cela m'intéresse et que, visiblement — un grand sourire ici — ça les intéresse aussi.» Mais le monde a bien changé depuis 20 ans.La violence tartine les écrans de télé à longueur de journée.U* tissu social s’est effrité et le chômage est une réalité aussi quotidienne que la garde partagée ou ce que les Américains ont nommé les DIPS (pour double income parents) et leurs enfants à clé.Qui forme aujourd'hui le public d’Henri Dès?«Oui c’est juste, la société a beaucoup changé au cours des dernières années.Mais pas l’enfance.L'enfance est une réalité intérieure, une zone protégée.Avec tout ce que cela comporte de difficultés, d’apprentissage, de magie et de naïveté.Heureusement d’ailleurs.Vous savez, je reçois encore des demandes en mariage de petites filles de quatre ans.D’ailleurs mon public, il est d’abord et surtout constitué par les enfants de quatre à sept ans.Avant, on accroche aux mélodies ou aux rimes.Après, on s'éloigne lentement mais sûrement pour passer à autre chose.Mon “vrai" public, c'est d'abord celui-là.Avec les parents, bien sur.» Phénomène intéressant qui vient souligner l’étonnante longévité de l’idole des enfants, son premier public d’il y a 20 ans revient le voir.avec ses enfants.Le pur plaisir de chanter Henri Dès est un grand optimiste.Non pas qu’il joue à l’autruche ou qu’il se ferme les yeux.11 faut l’entendre dénoncer la vague du «politically correct», le puritanisme ou la violence nichée au cœur même du moindre dessin animé.Non.Tonton Henri est un optimiste parce qu’il chante.Et quand on lui demande où il parvient à trouver son inspiration après avoir fait le tour de la même cour pendant 20 ans, il parle.du plaisir de chanter.«Chanter est un plaisir pur.Et comme tous les plaisirs purs, c’est gratuit.Ça, les enfants le savent d’instinct même s’ils ne sont pas à l’âge de tout comprendre.Chanter bien, chanter mal, chanter fort ou chanter faux, ce n'est pas important; c’est le plaisir qu'on met à chanter qui compte.C'çst d'ailleurs ce qui se passe pendant dus spectacles.C'est magique.Aussiti>t qu'ils reconnaissent la chanson, 1rs enfants se mettent à la fredonner eiùr tortillant sur leur siège.Et chaque fitis que je leur demande de chanter avrt moi, la salle explose.Si Ton chantait plus, le monde irait sans doute un phi mieux.» Le tonton à moustache aime tellement chanter qu’en plus de ses dix albums à lui il a repris sur deux disques toute une série de chansons traditionnelles, Les Trésors de notre enfance.Il a aussi tourné un vidéo — Cache-cahe avec Albert le Vert — et un dessin animé de ses chansons les plus connues — Les Bêtises — qüe les enfants n’arrêtent pas de demander, qu’il pleuve ou non.Et comme il n’est pas réfractaire aux nouvelles technologies quand elles supportent un projet intelligent, il vient de signer un accord avec une compagnie-israélienne qui produira un CD-ROM ludo-éducatif à partir de ses chansons.Apprendre en s’amusant, ce pourrait d’ailleurs être la devise d’Henri Dès.S’il n’était pas si Suisse, il avouerait peut-être que c’est le projet de sa vie.Plusieurs l’ont compris.Pour s’en convaincre, on n’a qu’à aller consulter les deux sites Internet qui lui sont consacrés.Le premier— http://www.worldnet.fr/henrides — est un site français qu’on pourrait décrire comme une présentation générale de l’artiste et de son oeuvre.On y trouve aussi des renseignements d’ordre pratique comme des horaires de tournée ou des adresses de distributeurs.Mais le site québécois — http://cyberscol.cscs.qc.ca/pro-jets/henri-des/accueil.htm — qu’on trouvera à l’enseigne de Cyberscol est une petite merveille de pédagogie.On y retrouve des contenus di; dactiques et des scénarios d’apprentissage adressés aux enseignants du premier cycle de l’élémentaire et soulignant la richesse des textes d’Henri Dès.Le site est merveilleusement conçu et rayonne de ces «moments de bonheur unanimes» qui caractérisent bien le personnage: Ceux qui en doutent encore n’oril qu’à essayer de mettre la main sur les derniers billets qui restent poïif les spectacles du 16 avril à la salfè Pierre-Mercure et du 18 avril à la salle André-Mathieu à Laval.Bonile chance! 1 Hydro} ¦Quebec Tous les mercredis soirs de mai, 20h ‘ i.Studio-théâtre du Maurier Ltée cn V?"IB à !» p?6/,6Ji,8Jî.ï112 , A .et Réseau Admission / 514 790 1245.1 PI3C6 des ArtS Redevance et frais de service.ôn semble _.^\maii série du orintemns h mu heures ni mil) Britten JT soprano direction musicale Raymond Dessaints £ a* Salle Pierre-Mercure 300, bout, dr Unlsonnmr Est fUJ métro Rrrri-l (MIL sortie SI-Denis abonnements disponibles rCSPIldtIQIIS %7-tif11!) s^cl3>Pnur étudiants MNÜI m C1D I.K t) K V 0 I H .LES S A M K l) I I 3 K T I) I M A S (' Il E I I A V KM.I I» » » On se sent petit En Italie, Us Belles-Sœurs de Michel Tremblay s’appellent U Cognate et sont en voie de devenir un classique, grâce à la mise en scène d’une artiste célèbre, Barbara Nativi.Après avoir été présentées 250 fois dans 80 villes, elles triomphaient à Rome le 26 mars dernier.Soirée de jubilation pour la Délégation du Québec en Italie, mais aussi dernier plaisir du condamné.Le lendemain, jour de budget au Québec, le couperet tombait.Le gouvernement annonçait la fermeture de la moitié de ses 21 représentations à l’étranger et la DQI, contre toute attente, était de la charrette.On se sent petit.En novembre dernier à Rome, grâce aux bons offices de la Délégation, j avais pu participer au Mois du livre français dans le monde, un événement international où se pressaient, devant un public débordant d’intérêt, des auteurs français, africains, québécois.Place Navone, une grande galerie transformée en librairie pour l’occasion présentait des centaines de titres québécois.Pilotée par le délégué, Jacques Vallée, et par la directrice des affaires publiques qui se dédouble en agent culturel, Daniella Renosto, Québécoise établie au pays de son père, je n’avais pu en quelques jours que subodorer l’étonnante présence culturelle du Québec en Italie.Je me souviens notamment d’une chaleureuse tournée des bonnes galeries romaines, en compagnie de l’artiste Myriam Laplante.Daniella et Myriam travaillaient de toute évidence avec des bouts de ficelle mais elles y arrivaient, nous étions partout reçues comme des amies.Pour elles, pour la dizaine d’employés de la Délégation installée dans les locaux LISE BISSONNETTE ?les plus modestes qui soient, c’est la fin.J’étais rentrée avec plein de projets en tête, des arrimages qui semblaient faciles et possibles.Tout ce qu’on sait aujourd’hui, c’est qu’une sous-commission de coopération culturelle avec l’Italie s’occupera, de Québec, de tenir les engagements déjà pris.Après, ce sera au petit bonheur la chance.N’y comptons pas trop.Le triste sort de la Délégation du Québec en Italie dément tous les beaux discours de «l’ouverture du Québec au monde» depuis trente ans, et c’est, ironie majeure, un gouvernement souverainiste qui y met fin, qui se contente des «ambitions de nos moyens», selon l’expression laconique et plate du nouveau ministre des Affaires internationales, Sylvain Simard.Ix premier «bureau commercial» du Québec était né à Milan sous le gouvernement libéral de Jean Lesage, en 1965, dans les effluves euphoriques de la Révolution tranquille.En 1982, le plus célèbre de nos délégués en Italie, l’abbé Jean Martucci, inaugurait les bureaux de Rome qui allaient assumer des fonctions politiques et culturelles, et l’encadrement de l’immigration.Depuis, d’innombrables artistes québécois ont profité de ce développement naturel des «affaires extérieures» d’un Québec qui commençait à comprendre que le rayonnement d’un pays passe par l’exportation de sa culture, un autre beau discours creux inscrit aujourd’hui, sur papier dévalué, dans la politique culturelle officielle, Daniella Renosto m’a remis une compilation des événements culturels qui ont une composante québécoise en Italie, en ne la croyant pas exhaustive.On y trouve, pour la dernière année, quelque deux cents manifestations, où la Délégation a joué un rôle dans près de la moitié des cas.Cela va de la place régulière oite à la dramaturgie québécoise dans le prestigieux Festival Intercity jusqu’à la véritable adulation qui entoure les tournées de troupes québécoises de danse, en passant par une étonnante industrie de l’édition, qui traduit non seulement nos auteurs les plus connus — Marie-Claire Blais, Jacques Godbout.Nicole Brossard — mais aussi nos poètes dont j’ai eu l’impression qu’ils étaient souvent mieux étudiés là-bas qu’ici.Une cinquantaine de profes-seurs s’occupent d’études québécoises au sein de quinze universités italiennes et le célèbre Centre d’études québécoises de l’Université de Bologne n’a même pas son équivalent en France.Tout cela ne s’effondrera pas du jour au lendemain, bien sûr, mais qui peut jurer de l’avenir après que se seront fermées, le 30 avril, les portes du seul canal institutionnel que nous avions bâti sur place?On se sent petit.Pour quelques sous, littéralement, et en véritables barbares, nous renonçons surtout à un hé- ritage exceptionnel.J’emprunte ici à un beau discours que prononçait Jacques N’allée en septembre dernier, à l'occasion du Festival Oriente Occidente, qui présentait trois troupes de danse québécoise contemporaine.Ix> délégué évoquait ces intangibles qui font l’amitié particulière entre des pays.Les langues sœurs «issues d’une même source, d’une civilisation commune».I.es dizaines de milliers de Québécois qui sont d’origine italienne et qui se sont si bien intégrés ici.Ix* «facteur Eglise» qui aura fait de Rome, pendant si longtemps, «une des grandes villes-références de la culture québécoise», où se sont formés tant des nôtres.C’est ce vieux mais solide substrat qui fait que l’Italie se reconnaît si bien dans no§ Belles-Sœurs, qui ont plus de succès de Rome à Cagliari que de Paris à Bordeaux.Et ce sont les ruptures parallèles avec les valeurs anciennes qui peuvent expliquer pourquoi nos avant-gardes sont reçues là-bas avec tant de complicité naturelle, sans la réserve et parfois la condescendance qui marque encore trop souvent nos relations avec les milieux culturels français.Nous avons commis des erreurs, notamment en nq collaborant pas d’assez près avec la communauté italienne du Québec, qui devrait se révolter de l’insouciance avec laquelle on met la clé dans la porte, comme s’il ne s’agissait que de Bogota ou de Düsseldorf, délégations commerciales avant tout.Mais tout cela aurait pu être corrigé si nous avions continué à miser sur une présence essentielle, qui grandissait sans cesse.Nous préférons incendier la place en attendant le grand jour où le Qué: bec y construira une ambassade.Elle aura bel air sur des fondations en ruine.M U S I Q U E CLASSIQUE DU 9 AVRIL AU 4 MAI A 20h30 EN BREF ?CONCERT BAROQUE Après son récent succès dans Car- ; mina Burana, on pourra redécouvrir-le dynamisme du chef Nicole Paie- I ment et l’heureuse association de ; l’Ensemble vocal et de l’Atelier de musique baroque de l’Université de .Montréal dans un grand concert choral baroque.Plus de 30 choristes joindront leur talent à celui de 15 musiciens ce soir à l’église Saint-Do-minique.Au programme: la Messe de requiem de Campra et Dixit Dominas de Vivaldi.-?- ÀL’OSQ De son côté, l’OSQ présentera mardi un concert dédié à trois visions de l’Amérique, celles de Varèse, Kom-gold et Dvorak.Le soliste invité sera le violoniste Gil Shaham et l’orchestre sera dirigé par Pascal Ver-rot.Le compositeur Denys Bouliane fera une brève présentation intitulée Nouvelles Amériques dans le foyer de la salle Louis-Fréchette dès 19hl5, le soir même du concert.Enfin, l’ancienne violoncelliste de l’ensemble Les Violons du Roy de Québec, Bridget MacRae, participera ce printemps à la prestigieuse Académie européenne Mozart de Cracovie, en Pologne.Elle rejoindra d’autres jeunes espoirs musicaux du monde qui approfondiront pendant six mois leurs connaissances du répertoire solo et de chambre.M.C.Quand gestion et musique font bon ménage SKSiSIdev CHARLES DUTOIT ISSU.Ani présente LES CAUSERIES OSM Lundi 15 et mardi 16 avril • 18 h 45 Animateur : Richard Turp Invités : Jacques Lacombe, Christine Vauchel Hall central de la Place des Arts fIL Salle Wilfrid’Pelletier Place des Arts W U Billets en vente à l’OSM / 842-9951, à la PdA / 842-2112 et au Réseau Admission / 790-1245.____ MARIO CLOUTIER LE DEVOIR A imez-vous la musique ba-^xxroque?» Voilà la question que posaient les responsables de l’Orchestre baroque de Montréal quand ils ont consolidé leur conseil d’administration en décembre dernier.L’interrogation peut paraître simpliste, voire futile, mais il s’agissait d’un préalable, d’une condition sine qua non qui cherchait à mesurer dès le départ le degré de l’intérêt des personnes sollicitées ainsi que leur volonté réelle d’implication.On comprend mieux du coup le sérieux de la situation.Le cofondateur et directeur artistique de l’orchestre, Joël Thiffault, avouait d’ailleurs en entrevue l’automne dernier sa préoccupation pour la situation économique difficile dans le domaine de la musique, en général, ,et dans le cas de l’OBM, en particulier.“ Mais le printemps s’annonce maintenant beau et chaud.La formation termine sa saison régulière £e soir par un concert bénéfice Consacré à la musique de Jean-Sébastien Bach et de ses fils.Mieux ëncore, les nouvelles provenant du ïront financier s’annoncent meilleures.En 1995-96, on aura assisté à une croissance des commandites, du nombre d’abonnements (près du double) et à une réduction du déficit, rendue possible par une compression importante des dépenses administratives.L’orchestre, qui comprend de 17 à 40 musiciens selon le répertoire, a fait du chemin en sept ans.Depuis sa création en 1989, l’OBM 'aura joué devant plus de 75 000 personnes et aura donné plus de 200 représentations tant à Montréal et à travers le Québec qu’en France.' «Consolidation était le mot d’ordre cette année, lance la directrice administrative Nicole Charbonneau.11 fallait réagir en mai dernier.La situation financière n’était pas dramatique, mais il y avait alerte rouge.Le but premier était de [Soutenir les artistes et la qualité de l’orchestre; le défi, de faire l’interface entre le langage financier et artistique.» Plus facile à dire qu’à faire, pen-;sera-t-on.Mais la démarche porte ses fruits et vaut la peine qu’on s’y attarde un peu étant donné le paysage accidenté qui se trouve dans lia lucarne de nombre d’organismes culturels présentement, pas seulement les petites entreprises et pas ;uniquement en musique.Mandatée par le Conseil québécois de la musique l’an dernier îpour donner un coup de pouce à LOBM, Nicole Charbonneau est issue du milieu théâtral.Elle dirige ;une petite firme de gestion artistique, La Tour à pistons, qui résume sa philosophie avec un slogan évocateur; «.au service du geste artistique».Engagée à temps partiel et pour un an à l’OBM, elle y travaille à temps plein et dit avoir un engagement moral avec le groupe pour une autre année.Maintenir la qualité «La qualité de l’Orchestre baroque est reconnue et Joël Thiffault Va chercher le meilleur de tous les musiciens.C’est une inspiration pour tous.A partir de là, il fallait tout de même installer des changements majeurs.Nous avons établi un plan triennal qui, au lieu de désigner les coupables du sous-financement, par exemple, nous a permis fie penser plutôt en termes de solutions.» Dans cette nouvelle approche qui yeut porter l’attaque sur tous les fronts — financement, promotion, diffusion et création — les subven-tiônneurs et les commanditaires de- Lundi 15 et mardi 16 avril • 20 h LES GRANDS CONCERTS CHRISTOF PERICK, chef PHILIPPE BIANCONI, piano SCHREKER LISZT MENDELSSOHN BEETHOVEN Prélude pour un drame Concerto pour piano n° 2 Le Songe d’une nuit d’été, ouverture Symphonie n° 4 Philippe Bianconi Commanditaire le 16 : BILLETS : 19,25 $, 28,00 $, 30,00 $, 39,00 $, 40,25 $ (taxes et redevances en sus) Tarif étudiant : 10,00 $ (Sur présentation de la carte d'étudiant à temps plein, le jour du concert) Dimanche 21 avril • 14 h 30 LES CONCERTS DU DIMANCHE JACQUES LACOMBE, chef ANGELA HEWITT, piano BRAHMS Ouverture tragique GRIEG Concerto pour piano WAGNER Prélude et enchantement du Vendredi Saint de • Parsifal» DVORAK Trois Danses slaves Jacques Lacombe BILLETS : 12,25 5, 14,25 S, 16,50 S, 18,25 S, 20,00 S (taxes et redevances en sus) Tarif étudiant : 10,00 $ (Sur présentation de la carte d’étudiant à temps plein, le jour du concert) grands principes de gestion et de les adapter en travaillant avec des partenaires qui ont un intérêt partagé, un intérêt qui n’est pas que pé-cunier.Si un homme d’affaires québécois peut faire le tour du monde avec un produit de qualité, pourquoi pas un artiste?» Un «tout Bach» en concert bénéfice À 20h ce soir dans la magnifique église de la Visitation du quartier Ahuntsic, le concert bénéfice de TOBM est un «tout Bach» particulier.En reprenant des œuvres du père et de ses fils, la prestation devrait en fait démontrer qu’un conflit de générations ne se solde pas toujours par une catastrophe! Au programme: de Jean-Sébastien Bach, le Concerto pour clavecin en mi majeur et la sinfonia de la Cantate Am Abend aber desselbigen Sabbats; de Carl Philipp Emanuel Bach, la 6e Symphonie en mi majeur et le premier Concerto pour flûte en la majeur, de Wilhem Friede-mann Bach, la Symphonie en ré', et de Jean-Chrétien Bach, l’andante de la Symphonie op.3, n° 6 en sol majeur.L’orchestre réunira pour l’occasion 16 musiciens.Les solistes seront Grégoire Jeay à la flûte et Joël Thiffault au clavecin, lequel assumera également la direction de l’ensemble.Un cocktail-bénéfice suivra ce concert.On peut réserver au 849-9272.viennent des partenaires.Et ce n’est pas qu’un mot vide.Pour Nicole Charbonneau, la gestion culturelle est une profession.Trouver le bon mot, bien établir la communication relève alors de la plus haute importance.«Au départ, les bailleurs de fonds trouvaient que notre image ne correspondait pas à la qualité de notre produit.Nous l’avons revue.Du fait, nous avons développé des objets de promotion qui parlent au secteur privé, qui savent les rejoindre.» Mme Charbonneau ne possède pas de recette miracle.Elle ne se fait pas d’illusions non plus.«Dans toutes les actions entreprises, nous avons toujours un plan B qui est déjà prêt.Dans le milieu culturel, une mission accomplie ça n’existe pas.On se promène d’un port à l’autre et on repart.En même temps, on n’est pas victimes de nos choix.On a choisi de travailler dans le culturel, se plaindre n’est pas la solution.» Ce pari du pragmatisme passe inévitablement par le «bon gros bon sens» et la directrice administrative ne conçoit pas d’autres façons de travailler.Cette approche trouve d’ailleurs écho au conseil d’administration qui réunit 11 membres impliqués et d’une équipe de bénévoles enthousiastes.«On ne demande pas que de l’argent aux gens qu’on approche.On considère surtout leurs expériences et leur expertise en leur offrant en retour une transparence de tous les instants.Il en résulte un beau climat de confiance souhaitable à tous dans le milieu culturel par les temps qui courent.» La partie n’est donc pas finie et gagnée, mais le tempo semble meilleur pour reprendre un terme musical.Le premier disque de l’OBM, consacré aux concertos de l’opus 3 de Geminiani, sortira à la rentrée d’automne.Des tournées suivront et auparavant, cet été, l’orchestre jouera à Sainte-Adèle, Hull et Montréal.La saison prochaine devrait comprendre six nouvelles activités, dont la poursuite de l’intégrale Haydn.«Notre ambition de saine croissance n’est pas irréaliste.Nous travaillons comme l’orchestre et avec l’orchestre.Il s’agit de prendre de prodrome .* de ROBERT GRAVEL avec Chantal Baril, Jacky Boileau, Joël Côté, Diane Dubeau, Robert Gravel, Jean-François Ladouceur, Jacques L'Heureux, Éric Loiseau, Nathalie-Ève Roy, Luc Senay, Christian Vanasse concepteurs Jean Bard, Sylvie Morissette, Christian Gagnon une production du Nouveau Théâtre Expérimental BILLETS 15$ RÉSERVAnONS 521-4191 L’Orchestre baroque de Montréal et son directeur artistique Joël Thiffault. B 4 I.K I) K V (MH.I.K S S A M K l> I I It E T D I M A V (' Il K I I A V It I I.I » » Il 13 T "T K3 MEILLEURE ACTRICE - SUSAN SARANDON *•» 'p y.SUSAN SEAN SARANDON PENN UN FILM DE TIM ROBBINS LA DERNIÈRE MARCHE nrsloi irmcilie de "DEAD MAN WAIKINC PolyGram VERSION FRANÇAISE \mn LAVAI (Galeries) mm 1S4S tow.le Ceibutief * TERREB0NNE«ism4|STE-THERESE979 10/1 ChMHNSaCAUm• N IPIMIIU-TINIÈM.^([ITnPTyi rar™ .FMgfiæa Tula8™1 rrvrg^irTWI IR.'Tl' nflii tzrffalMMHri aussi en version originale anglaise aux cinémas EGYPTIEN.LACOROAIRE, MAIL CAVENDISH.CARREFOUR LAVAL.FAMOUS PLAYERS 0 POINTE-CLAIRE K-FIjMS AMÉRIQUE en collaboration avec ÿ U LES .10 JOURS l)U El IM EUROPÉEN présente M 'j, K-FIIJ1 I.ES Le comment et le pourquoi (el perquè de tôt plegat) érotiques Un film de Ventura Pons Contes philosophiques et «Un film intelligent, savoureux el drôle.- Éric Fourlanty VOIR Sam.el dim.: 2:15 • 4:05 • 5:55 - 7:45 - 9:35 Sem.: 7:45-9:35 O K-FIIMS AMÉRIQUE en collaborait,m avec (1 LES 30 JOURS DU FILM EUROPÉEN ^ présente Ascenseur pour l’échafaud un film île LOUIS MALLE am JEANNE MOREAU niusii[uuîle MILES DAVIS NOUVELLE COPIE RESTAURÉE Le chef-d'oeuvre de Louis Malle ¦Après tant d années, c’est donc dune véritable primeur qu'il faut parler II faul voir el revoir Ascenseur pour l'échafaud.-Serge Dussault LA PRESSE Sam.et dim.: 2:00 - 3:50 - 5:40 - 7:30 - 9:20 Sem.: 7:30 - 9:20 TRIOMPHE TOTAL AU BOX-OFFICE NUMERO 1 PARTOUT ILIPPE $ ' * la comédie graijd public de PATRICE LECONTE COMPLEXE 288-3141 DESJARDINS WmI* O rn^rni iig m ?ce GAGNANT AUX OSCARS Philippe Noiret Massimo Troisi Un film de Michael Radford LE (IL PQSTMO) MIRAMAX ALLIANCE • VfRIIOH F8XNÇAI8C V OWIQXAL1 >OU8-ma«t*NQl»H - PARISIEN «AUX •NO S** C rlhmimr | • A THIfWY M CAMAY mwn Kùum M SWCE F1YDÜA* r MfiHl LiCONTT mXM M SütCf RtYDMAN w«M wxu csmpoui n œ*vw pu AM6EU0UE r JfAN CLAUOf NACHON ov ionw JOCUi HACHE Mcma M u nrxMrm E0UAA00 SE«W A/C ou MMOBB fYWI MAUSS»* MfCnur M fWXTtm Ht*W BWCHETT1 pnomtr» MUM M0*«UE GUERRIER ClPMacnaaUUMAnnmUCTmS MRUIS CE*mBM»Ft£NCSÉHArOaUf«MRHÔNE Aim Z0U0U RUtt OCFGL «o^mmsatmuu 105.7 fm ALLIANCE “?COMÉDIE ABSOLUMENT PISSANTE QUI FAIT PENSER AU LOUIS DE FUNÈS DIS BELLES ANNÉES: FOUS RIRES GARANTIS! DES COMÉDIENS DE CHOC ABSOLUMENT HILARANTS.Ne cherchez plus: l’antidote au blues de l’hiver vient d’arriver avec en prime TROIS MONUMENTS DU CINÉMA FRANÇAIS.” Normand Provencher, LE SOLEIL “Un film du PLUS HAUT BURLESQUE avec LES TROIS GRANDS de la COMÉDIE PURE: UN DÉLIRE qui rappelle les MARX BROTHERS! On ne peut que se laisser gagner par la BONNE HUMEUR CONTAGIEUSE DE CETTE COMÉDIE GRAND PUBLIC SAVOUREUSE.” Odile Tremblay, LE DEVOIR “UNE TOURNÉE MÉMORABLE DANS LA LIGNÉE DES VIRÉES CÉLÈBRES À-LA-YVES ROBERT!” Luc Perreault, LA PRESSE JEAN ROCHEFORT JEAN-PIERRE MARIELLE “.TROIS MONUMENTS V?DU CINÉMA FRANÇAIS.” W% t LE SOLEIL I JfÉSv m et la participation de MICHEL BLANC avec CATHERINE JACOB PHOTO BO HENRY 5?^ JAMES AND THE GIANI PEACH Réalisation: Henry Selick.Scénario: Kan v Kirkpatrick, Jonathan Roberts et Steve Bloom d'après le roman de Roald Dabi.Avec nul Terry,Joanna Lumley, Miriam Margolyes.Images: Pete Kozachik et Hiro Nari-ta.Musique: Randy Newman.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Ceux qui ont adoré A Nightmare Before Christmas, les délirantes animations de l'équipe d’Henry Sfe-liek réconciliant Noël et l’Halloween, retrouveront avec un plaisir renouvelé ces splendides marionnettes qui font le délice de tous les âges.Adapté du roman de Roal Dahl, James and the Giant Peach, cette plus récente production de Disney constitue une envolée onirique et visuelle chevauchant Alice au pays des merveilles, une version moderne de Jacques et la fève géante et Us aventures du baron Munchhaiissen.Le film s’est éclaté dans un feu d’artifices d’effets et d’images, mêlant les figurines à des séquences tournées avec des acteurs de chair et d’os, et nous livrant une animation qui témoigne des vraies prouesses que ce secteur avant-gardiste du cinéma réalise aujourd’hui.Place aux mésaventures du pauvre petit James, dans sa maison juchée sur une butte quelque part en Angleterre.Ses parents sont morts dévorés par un méchant rhinocéros.Voici l’orphelin adopté par deux méchantes tantes revêtant toutes les caractéristiques des sorcières de contes de fées.Leur activité principale consiste à poursuivre à coups d’insecticide le moindre spécimen velu et pattu qui passe à leur portée, une araignée surtout, que James protège sous son aile et qui lui rendra au centuple ses bontés pour elle.Autre joie de leur vie d’adultes hargneuses: asservir et persécuter le pauvre petit garçon.James se croit l’enfant le plus seul et le plus malheureux du monde avant qu’un génie et ses amis les in- line scène tirée de James and the Giant Peach, d’après le roman de Roald Dahl.sectes né volent à son secours en lui jurant une amitié à la vie, à la mort.Comment cette faune hétéroclite en arrivera, désormais animée, à flotter sur l’océan Atlantique à bord d’une pêche géante ayant poussé sur l’arbre devant la maison, puis à transformer leur vaisseau en ballon en le faisant tirer par des goélands, pour atterrir finalement à New York, grosse pêche dans grosse pomme, c’est le voyage onirique auquel le film vous convie.Sympathique clin d’œil entre-temps à l’imagerie macabre de A Nightmare Before Christmas, par le moyen de pirates squelettes prisonniers de leur épave nau- fragée au fond des eaux.Place à des décors surréalistes, à un bal de démons et merveilles, où magie et horreur, fantastique et féerie dansent une valse folle.Les insectes animés ont des costumes superbes, avec un criquet musicien particulièrement esthétique, une araignée fileuse et aguichante (sous laquelle se cache la voix de Susan Sarandon), une coccinelle cuisinière dans sa cape à pois, tous bestiaire et petit garçon insérés en de spectaculaires prises de vue, où lune et étoiles filantes prennent la forme de jouets loufoques.Le film nous servira une vue aérienne plongeante sur New York, à l’heure où la pêche géante se pique sur la pointe de l’Empire State Budding, bondissant de l’animation au réel et du réel à l’animation avçc un bonheur et une souplesse de haute voltige.C’est tout l’univers du conte qui n’en finit plus de prendre des bains de jouvence en animation et qui se renouvelle aujourd’hui avec beaucoup plus d’imagination que la fiction.Il faut dire que des équipés monstres y travaillent.James and the Giant Peach a réclamé deux ans de travail et 150 artisans pour ces 180 marionnettes qui se révèlent les véritables vedettes de ce film succulent.Au pays des démons et merveilles rom c.T*> Du mime réalisateur que L'ENFANT LION LE MAITRE DES ft UN FILM DE PATRICK CRANDPERRET ma* nn: La Triade de un film de Zhang Yimou ^stral Retour à la case Hamlet «Le deuxième conte africain de Grandperret séduit par son souffle, sa justesse et sa rigueur.' un film intelligent, un film respectueux.» - Le Monde «Un film pour enfants plein de paysages sublimes, de bêtes fauves, d’enfants débrouillards qui réussiront là où les adultes échouent.» -France-Soir Proxy.Même constatation cette fois à travers A Midwinter's Tale survenu après le très très raté mais lourd de prétentions Frankenstein, dans lequel Branagh avait manifestement égaré sa griffe.A Midwinter’s Tale ramène Branagh à ses origines, lui le comédien shakespearien formé sur les' planches qui porta plus tard à l’écran des œuvres du grand Will comme Henry V et Much Ado About Nothing.Son film qui raconte la mise en scène d'Hamlet, ouvre une porte cocasse, fraîche, pathétique, drôle et contemporaine sur les petites misères d’une production à trois sous.En noir et blanc, avec un budget limité, sur son propre scénario mais-sans s’y diriger lui-même, Branagh signe une oeuvre d’humour, de souplesse, de charme fou.A Midwinter’s Tale dit les déboires de Joe, un afe-teur sans le sou (Miéhael Maloney) qui entreprend de monter avec ses derniers sous cet Hamlet où il se donne le rôle du prince danois, en: engageant six acteurs plus ou moins inexpérimentés — et d’ailleurs à moitié givrés — pour incarner 24 personnages dans une vieille église de village décrépite qui tiendra lieu de théâtre, où l’on espère attirer le, public.Seule sa productrice (Joan Collins) croit en Joe.Lui-même en doute parfois.C’est un regard très tendre et souvent désespéré qui est porté ici sur la condition précaire des comédiens, mais aussi sur la vie moderne.À travers cette faune loufoque qui compose la troupe improvisée, tous les drames humains, les ruptures, les deuils, les désarrois, les jeux de caractères entrent en scène.Il y a le grincheux cynique (Richard Briers), le conventionnel et égocentrique (Nicholas Parrel), la grande folle Qohn Sessions), la bonne fille au cœur d’or malmenée par la vie Oulia Sawalha), la colorée et excentrique costumière (Celia Im-rie).Tous se débattant avec une pièce qui les dépasse, mais la magie du théâtre aidant.Les acteurs sont autant de types humains poussés à une caricature; justifiée par la drôlerie du propos, mais avec habileté et finesse.Leurs explosives interrelations font naître.l’amour, les rivalités, les complexes, les découragements, l’espoir aussi.Et Hamlet en fond de scène rappelle à tous la dérision des empoignades humaines.Le noir et blanc répond au thème, l’art qui manque de moyens, en plus de soutenir l’esthétisme de souplesse qui caractérise A Midwinter’s Tale.C’est l’humour des dialogues très british en enfilades qui apparaît délicieux.Le film est traversé par l’esprit, un vent de dérision, des incursions dans le cynisme, le délire, sur un portrait de société porté par des détresses financières qui sont, comme on sait, le sel de la vie d’artiste à qui Branagh rend ici un hommage adorable et dépourvu de la préten-J tion et de la quête de l’effet pour let • fet qui caractérisaient ses récentes productions.JACQUES DUTRONC ERWAN BAYNAUP A MIDWINTER'S TALE (AU BEAU MILIEU DE L'HIVER) Réalisation et scénario: Kenneth Branagh.Avec Michael Maloney, Richard Briers, Mark Hadfield, Nicholas Farrell, Gerard Horan, John Sessions, Celia hnrie, Hetta Chamley, Julia Samalha.Image: Roger Lamer.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Il est toujours intéressant de voir un cinéaste après une incursion plus ou moins réussie dans le film à grand déploiement, revenir à un genre plus modeste et quasi artisanal, en une sorte de rafraîchissant retour aux sources.Ça donne généralement des bons résultats, comme si l’échec ramenait l’humilité et le sens créatif des premiers jours.On l’a vu dernièrement avec le délicieux Fargo des frères Coen qui succédait au plus commercial The Hudsucker PHOTO DAVID APPLEBY A Midwinter’s Tale (Au beau milieu de l’hiver), réalisé par Kenneth Branagh.Au Beau Muciatil Maintenant à l’affiche! *, Befweett Tke Devil and Ike Deep Blue Sea Un film de Morion -Hansel Rea VERSION FRANÇAISE V.O.ANGLAISE S.T.FRANÇAIS Milieu -Jeff Craig, SIXTY SECOND I-a nouvelle comédie KENNETH BRANAGH tVttti Ann ntimitiH bkahaüH \ DE L HIVER csifeic Æ.(v.f.de A MIDWINTER’S TAJJE) DISTRIBUTION VERSION ANGLAISE K IP iriiifi •ôirifch'IlC.TJ nni DOLBY STÉrëDl r PHOTO ARCHIVE Maki THEATRE D'AUJOURD'HUI e r n a i o n a en coproduction avec Le Musée d'art contenporain de Montréal 'ÜÜt, * Conservatoire d’art cinématographique poursuit ce week-end sa rétrospective des films d’Henri-Georges Clouzot.dont la filmographie regroupe un nombre incroyable de films importants.Le Salaire de la peur (ce soir.21h) et Quai des Orfèvres (demain, 21h) en sont.Ce dernier marque la sortie du purgatoire pour Clouzot, que les autorités françaises, après la libération, avaient qualifié de traître à la nation en prétextant que Ix Corbeau, tourné en 1943, serait un film de propagande anti-française.Quoi qu’il en soit, la comédie policière Quai des Orfèvres (1947) confirme le talent de Clouzot ixnir les histoires sordides et les personnages ambigus.louis Jouvet, magistral, y incarne un inspecteur de police qui circule dans les coulisses d’un music-hall, bien décidé à éclaircir les circonstances entourant le meurtre d’un vieillard.Dans un registre complètement différent, Ix Salaire de la peur, que Clouzot a tourné en Amérique latine en 1953, raconte l’histoire de quatre journaliers qui acceptent de conduire une cargaison de nitroglycérine à travers la jungle, au péril de leur vie.Un suspense haletant, une photographie exceptionnelle, une excellente interprétation d’Yves Montand ne sont que quelques-unes des nombreuses raisons pour lesquelles il faut voir ce film.M.B.IMAGES DES HELLÈNES À L’IMPÉRIAL Dans le cadre de sa rétrospective des films ayant marqué l’histoire de la Grèce, l’impérial propose Alexandre le Grand (ce soir, 19h), réalisé en 1980 par Théo Angelo-poulos.Non, il ne s’agit pas d’une adaptation du récit historique sur la conquête de la Grèce par les Perses mais plutôt d’un drame contemporain qui se déroule à Athènes, avec pour principal personnage un justicier qui prend des diplomates en otage.C’est beau et long, paraît-il (210 minutes).Côté curiosités, Angelos (demain, 21h), de Yorgos Katakouzinos, dénonce l’hypocrisie face à l’homosexualité.Le film tourné en 1982 se déroule dans un milieu de travestis et fait allusion à un héros tragique de la mythologie hellénique.Comme la plupart des films de cette rétrospective, Angelo est présenté dans sa version originale avec sous-titres français.M.B.LE REGARD D’ULYSSE Pendant qu’à l’impérial se poursuit, jusqu’à la fin du mois, une rétrospective consacrée au cinéma grec, le Cinéma Parallèle présente, jusqu’à mardi, Le Regard d’Ulysse, œuvre-fleuve de Théo Angelopoulos, grand prix du jury à Cannes l’année dernière.Un cinéaste effectue un pèlerinage dans les Balkans à feu et à sang.Son périple le conduit à Sarajevo, où il compte retrouver, sous les combles de la cinémathèque détruite, des bouts de pellicule sur lesquels sont captées les premières images en mouvement des Balkans.Un film poétique et déroutant, sur une musique ample signée Eleni Karaindrou — dont la bande sonore est enfin disponible à Montréal.M.B.Billetterie 282-3900 CLICHÉ RÉPÉTÉ À ÉCLAIRAGE DIFFÉRENT.EN RAISON OU TEXTE MAL IMPRIMÉ I t: it i: v n i it .i i \ M I I) I I il I I I) I M \ X ( Il I II A V nil.I II !! li OSCAR SUSAN SEAN PA Q N A NT MEILLEURE ACTRICE - SUSAN SARANDUN PolyGram SARANDON PtNN UN FILM DE TIM ROBBINS U DERNIÈRE MARCHE nrilci trinciiie Re duo man waikinc VfcHSION FHANÇAISfc iaiiaasi i:.-.- * 5a»% • ;l,UUJ»f «IINAU m *®3 TARREFOUR LAVAL.FAMOUS PLAYER! MWiM|UVÂl(Gjlenes)ttH ih—» ItCxUtw 255 5551] lt400NÔTü>•¦« 4* lyt__# K TERREBONNE ohm ISTE-THERESE IBM ChMMR ém CéMw G & ¦ Flu iMf >fi»f • & u R-LILMS AMÉRIQUE en collaboration avec I FS JO JOURS DU HLM El ROULI S Q présente Le comment et le pourquoi (el perquè de tot ployât) Un t iIni de Ventura Pons v.o.catalane avec sous-titres français Contes philosophiques et érotiques « Un film intelligent, savoureux et ilrâle.- Éric Fourlanly VOIR Sam.et dim.: 2:15 - 4:05 * 5:55 - 7:45 • 9:35 Sem.: 7:45 • 9:35 (MJ R‘FILMS.1 MF.RIQLFrncollaborationavec ¦ LES JO Wl RS IK HIM EL ROUÉES M présente Ascenseur pour l'échafaud un film .1.- LOI IS MAI.I.E «vrr JEANNE MOREAl uiibii|iip ilt* MILKS I)A\ IS NOUVELLE COPIE RESTAURÉE Le chef-d'oeuvre de Louis Malle •Après tant d'années, c 'est donc d une véritable primeur qu il faut parler II faut voir et revoir Ascenseur pour l'échafaud.-Serpe Dussault L\ PRESSE MM! Sam.et dim.: 2:00 - 3:50 • 5:40 • 7:30 • 9:20 Sem.: 7:30 • 9:20 TRIOMPHE TOTAL AU BOX-OFFICE NUMÉRO 1 PARTOUT ! ILIPPE V"*/.STE-ADELE 229-7655 Cinéma Pine * ?le:- GAGNANT AUX OSCARS EEE2MZLZ1 rrn; n r ti!i41 ""TTTl lt‘irf*V 111 UNA L C »OU« flTWR» A MO CEITAE EATA MW?» *»—rrffl IrïT-r—ÇhS Philippe Noiret Massimo Troisi Un film tic Mit had Radford LE 0t POST1NO) MIRAMAX irll'i ALLIANCE “.TROIS MONUMENTS DU CINÉMA FRANÇAIS.” LE SOLEIL CATHERINE JACOB et la participation de MICHEL BLANC la comédie grahdpublic de PATRICE LECONTE THIfMtY « GANAY Mium vjwk m STAGE FAYDMAR n PATAlCE LfCOPfTE Mt’X* ‘A SERGE HtYOMAA mm* xui avwi rr ;«xr»i h» AHGEUQUf r JEAN CLAUDE NACHON 00 nan ju JOEliE HACHE RMCrm 9» j ncxuMi E0UAA0G SEAM AEC otf A'JAAn* IVAN MAUSS»* îRCTia M "to/rt* HE N Al BAICHETTI nv>f.n* «JW MONIQUE GUEAAIER CMNCTOi LAM8AAT PAOOUCUOHS Mt RUAS CENTRE EUMPEEN D*EMATOCMPH«UE RHONE AIPES ZOUtOU RLMS m nvrjttm mr.C0RMAGE1 105.7 fm ALLIANCE “?COMÉDIE ABSOLUMENT PISSANTE QUI FAIT PENSER AU LOUIS DE FUNÈS DES BELLES ANNÉES: FOUS RIRES GARANTIS! DES COMÉDIENS DE CHOC ABSOLUMENT HILARANTS.Ne cherchez plus: l’antidote au blues de l’hiver vient d’arriver avec en prime TROIS MONUMENTS DU CINÉMA FRANÇAIS.” Normand Provencher.LE SOLEIL “Un film du PLUS HAUT BURLESQUE avec LES TROIS GRANDS de la COMÉDIE PURE: UN DÉLIRE qui rappelle les MARX BROTHERS! On ne peut que se laisser gagner par la BONNE HUMEUR CONTAGIEUSE DE CETTE COMÉDIE GRAND PUBLIC SAVOUREUSE.” Odile Tremblay, LE DEVOIR “UNE TOURNÉE MÉMORABLE DANS LA LIGNÉE DES VIRÉES CÉLÈBRES À-LA-YVES ROBERT!” Luc Perreault, LA PRESSE JEAN ROCHEFORT JEAN-PIERRE MARIELLE y* tv Au pays des démons et merveilles JAMES AND THE CIAN1 PEACH Réalisation: Henry Selick.Scénario: Karey Kirkpatrick Jonathan Roberts et Stère Bloom d'après le roman de Roald Paid.Arec Raid Terry, Joanna Lumley, Miriam Margolyes.Images: Rete Kozachik et Hiro Nari-ta.Musique: Randy Newman.01)1 LK TREMBLAY I.K DEVOIR Ceux qui ont adoré A Nightmare Before Christmas, lus délirantes animations de l’équipe d'Henry Selick réconciliant Noël et l'Halloween, retrouveront avec un plaisir renouvelé ces splendides marionnettes qui font le délice de tous les tiges.Adapté du roman de Roal Dabi, James and the Giant Reach, cette plus récente production de Disney constitue une envolée onirique et visuelle chevauchant Alice au pays des merveilles, une version moderne de Jacques et la fève géante et Les aventures du baron Muncliliaiissen.Le film s'est éclaté dans un feu d’artifices d'effets et d’images, mêlant les figurines à des séquences tournées avec des acteurs de chair et d’os, et nous livrant une animation qui témoigne des vraies prouesses que ce secteur avant-gardiste du cinéma réalise aujourd’hui.Place aux mésaventures du pauvre petit James, dans sa maison juchée sur une butte quelque part en Angleterre.Ses parents sont morts dévorés par un méchant rhinocéros.Voici l’orphelin adopté par deux méchantes tantes revêtant toutes les caractéristiques des sorcières de contes de fées.Leur activité principale consiste à poursuivre à coups d’insecticide le moindre spécimen velu et pattu qui passe à leur portée, une araignée surtout, que James protège sous son aile et qui lui rendra au centuple ses bontés pour elle.Autre joie de leur vie d’adultes hargneuses: asservir et persécuter le pauvre petit garçon.James se croit l’enfant le plus seul et le plus malheureux du monde avant qu’un génie et ses amis les in- sectes ne volent à son secours en lui jurant une amitié à la vie, à la mort.Comment cette faune hétéroclite en arrivera, désormais animée, à flotter sur l’océan Atlantique à bord d’une pèche géante ayant poussé sur l’arbre devant la maison, puis à transformer leur vaisseau en ballon en le faisant tirer par des goélands, pour atterrir finalement à New York, grosse pêche dans grosse pomme, c’est le voyage onirique auquel le film vous convie.Sympathique clin d’œil entre-temps à l’imagerie macabre de A Nightmare Before Christmas, par le moyen de pirates squelettes prisonniers de leur épave nau- fragée au fond des eaux.Place à des décors surréalistes, à un bal de démons et merveilles, où magie et horreur, fantastique et féerie dansent une valse folle.Les insectes animés ont des costumes superbes, avec un criquet musicien particulièrement esthétique, une araignée fileuse et aguichante (sous laquelle se cache la voix de Susan Sarandon), une coccinelle cuisinière dans sa cape à pois, tous bestiaire et petit garçon insérés en de spectaculaires prises de vue, où lune et étoiles filantes prennent la forme de jouets loufoques.Le film nous servira une vue aérienne plongeante sur New York, à l’heure où la pêche géante se pique sur la pointe de l’Empire State Building, bondissant de l'animation au réel et du réel à l'animation avec un bonheur et une souplesse de haute voltige.C’est tout l’univers du conte qui n’en finit plus de prendre des bains de jouvence en animation et qui se renouvelle aujourd’hui avec beaucoup plus d’imagination que la fiction.Il faut dire que des équipés monstres y travaillent.James and the Giant Reach a réclamé deux ans de travail et 150 artisans pour ces 180 marionnettes qui se révèlent les véritables vedettes de ce film succulent.Une scène tirée de James and the Giant Peach, d’après le roman de Roald Dahl.Retour à la case Hamlet A MIDWINTER'S TALE (AU BEAU MILIEU DE L'HIVER) Réalisation et scénario: Kenneth Branagh.Avec Michael Maloney, Richard Briers, Mark Hadfield, Nicholas Farrell, Gerard Horan, John Sessions, Celia Imrie, Hetta Charnley, Julia Samalha.Image: Roger Lanser.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Il est toujours intéressant de voir un cinéaste après une incursion plus ou moins réussie dans le film à grand déploiement, revenir à un genre plus modeste et quasi artisanal, en une sorte de rafraîchissant retour aux sources.Ça donne généralement des bons résultats, comme si l’échec ramenait l’humilité et le sens créatif des premiers jours.On l’a vu dernièrement avec le délicieux Fargo des frères Coen qui succédait au plus commercial The Hudsucker Proxy.Même constatation cette fois à travers A Midwinter's Tale survenu après le très très raté mais lourd de prétentions Frankenstein, dans lequel Branagh avait manifestement égaré sa griffe.A Midwinter’s Tale ramène Branagh à ses origines, lui le comédien shakespearien formé sur les planches qui porta plus tard à l’écran des œuvres du grand Will comme Henry V et Much Ado About Nothing.Son film qui raconte la mise en scène A'Hamlet, ouvre une porte cocasse, fraîche, pathétique, drôle et contemporaine sur les petites misères d’une production à trois sous.En noir et blanc, avec un budget limité, sur son propre scénario mais sans s’y diriger lui-même, Branagh signe une oeuvre d’humour, de souplesse, de charme fou.A Midwinter’s Tale dit les déboires de Joe, un acteur sans le sou (Michael Maloney) qui entreprend de monter avec ses derniers sous cet Hamlet où il se donne le rôle du prince danois, en engageant six acteurs plus ou moins inexpérimentés — et d’ailleurs à moitié givrés — pour incarner 24 personnages dans une vieille église de village décrépite qui tiendra lieu de théâtre, où l’on espère attirer le public.Seule sa productrice (loan Collins) croit en Joe.Lui-même en doute parfois.C’est un regard très tendre el souvent désespéré qui est porté ici sur la condition précaire des comédiens, mais aussi sur la vie moderne.A travers cette faune loufoque qui compose la troupe improvisée, tous les drames humains, les ruptures, les deuils, les désarrois, les jeux de caractères entrent en scène.11 y a le grincheux cynique (Richard Briers), le conventionnel el égocentrique (Nicholas Barrel), la grande folle (John Sessions), la bonne fille au cœur d’or malmenée par la vie (Julia Sawalha), la colorée et excentrique costumière (Celia Initie).Tous se débattant avec une pie ce qui les dépasse, mais la magie du théâtre aidant.Les acteurs sont autant de types humains poussés à une caricature justifiée par la drôlerie du propos, mais avec habileté et finesse.Leurs explosives interrelations font naître l’amour, les rivalités, les complexes, les découragements, l’espoir aussi.Et Hamlet en fond de scène rappelle à tous la dérision des empoignades humaines.Le noir et blanc répond au thème, l’art qui manque de moyens, en plus de soutenir l’esthétisme de souplesse qui caractérise A Midwinter’s Tale.C’est l’humour des dialogues très british en enfilades qui apparaît délicieux.Le film est traversé par l’esprit, un vent de dérision, des incursions dans le cynisme, le délire, sur un portrait de société porté par des détresses financières qui sont, comme on sait, le sel de la vie d’artiste à qui Branagh rend ici un hommage; adorable «•! dépourvu de la prétention et de la quête de l’effet |xmr lef fet tpii caractérisaient ses récentes productions.PHOTO DAVID APPLEBY A Midwinter’s Tate (Au beau milieu de l’Iiiver), réalisé par Kenneth Branagh. I.I I) Y.V nil!.I I A XI MM I A I I IM NI A \ I II I II A V III I I !• ü H li  Fargo, des frères Coen.?: chef-d'œuvre ?: très bon ?: bon *?: quelconque ?: très faible : pur cauchemar FARGO ?1/2 Le dernier-né des frères Coen fait un retour à la première manière, simple, percutante, épurée, de Blood Simple, loin des effets spectaculaires de leurs dernières productions.Fargo est un polar féroce et désopilant, racontant l’enlèvement d’une femme orchestré par son mari ppur toucher la rançon du beau-père.Etude de mœurs implacable des Américains kitsch de Minneapolis (la ville natale des Coen), galerie de portraits croustillante, l’humour s’y marie à l'horreur dans un suspense ficelé au poil.Un grand cru.Au Faubourg.Odile Tremblay ANTONIA’S LINE ?1/2 Uiie merveilleuse chronique de village racontée et filmée par la Hollandaise Marleen Gorris.Le film, qui vient d’obtenir l’oscar du meilleur film étranger à Hollywood, suit trois générations de femmes des années 40 à la fin des années 80, dans un coin rural des Pays-Bas.Ces dames sont résolument non conventionnelles.Elles n’en font qu’à leur tête, aiment qui bon leur semble et recueillent toutes les âmes perdues du lieu, simple d’esprit, philosophe misanthrope, etc., ce qui donne l’occasion d’une merveilleuse galerie de portraits.Drôle, un brin subversif, d’un féminisme tissé d’humour et de générosité.Au Loews.O.T.LE MAÎTRE DES ÉLÉPHANTS ?De Patrick Grandperret.Ce film tantôt grave, tantôt léger parle des rapports difficiles entre un homme et un fils, sur fond d’Afrique noire où le premier travaille comme gardien de résolve et oii le second est venu l’y retrouver après le décès de sa mère.Une intrigue écolo-politique s’immisce dans cette étude psychologique pour enfin l’occulter complètement Les images superbes, la musique envoûtante, l’interprétation de Jacques Dutronc et Er-wan Baynaud effacent en majeure partie ces quelques bavures.Martin Bilodeau CURTIS’S CHARM ?Premier long métrage du Montréalais d’origine John L’Ecuyer, Curtis’s Charm, inspiré d’une nouvelle de Jim Carroll (77te Basketball Dianes), est un film axé sur les dialogues que s’échangent Curtis, héroïnomane paranoïaque, et Jim, récemment désintoxiqué.Dérive surréaliste dans un no man’s land urbain, mise en contact de deux univers parallèles, Curtis’s Charm est un film ambitieux et à la forme très soignée.Un peu schématiques, les personnages sont toutefois sauvés par d’excellents interprètes.M.B.LES GRANDS DUCS ?Cette comédie de Patrice Leconte donne la vedette à trois ténors français, Philippe Noiret, Jean Rochefort et Jean-Pierre Marielle, ici travestis en comédiens sur le retour, ratés, cabotins, qui décrochent des rôles dans une pièce de boulevard de dernier PHOTO MICHAEI-TACHETr ordre au titre évocateur Scoubidou.De péripéties rocambolesques en magouilles, cette farce burlesque ne fait pas toujours dans la dentelle.N’eût été de la présence de ces acteurs chevronnés, elle tiendrait de la comédie facile.Mais le triumvirat, à coups de pitreries, nous fait rire.On en pardonne la composition invraisemblable de Michel Blanc en vilain producteur et les dialogues pas toujours à la hauteur.Au Complexe Desjardins.O.T.LE COMMENT ET LE POURQUOI ?De Ventura Pons.Ce film d’une rare élégance formelle, inspiré de nouvelles de l’écrivain catalan Quim Monzo, se divise symétriquement en quinze saynettes différentes, chacune abordant un thème relié aux rapports amoureux fia volonté, le doute, la jalousie, etc.).Quelques moments très drôles, d’autres merveilleusement émouvants, ponctuent ce film au traitement inégal, parfois froid et prétentieux.Le film atteint son sommet avec la performance de l’excellente Rossy De Palma — connue pour ses rôles dans les films (l’Almodovar.Au Dauphin.M.B.THE STAR MAKER (MARCHAND DE RÊVES) ?Giuseppe Tomatore à qui on devait déjà Cinéma Paradiso fait un retour au cinéma sur le cinéma à travers les aventures d'un escroc incarné par Sergio Castellito qui fait faire des bouts d’essais aux paysans de la Sicile en leur promettant la gloire au bout (et en empochant leurs sous).Un portrait intéressant du petit monde misérable de la Sicile des années 50, un bel hommage au cinéma, mais une intrigue prévisible, une idylle un peu courte, qn film qui verse dans la facilité.A l’Égyptien (v.o.avec sous-titres anglais) et au Complexe Desjardins (v.f.).O.T.FAITHFUL ?1/2 De Paul Mazursky, spécialiste des rapports matrimoniaux depuis Bob and Carol and Ted and Alice.Huis clos opposant une femme suicidaire et un tueur à gages embauché par son époux pour la supprimer, puis entre l’époux rentré du travail et l’épouse encore sur deux pattes.Adaptation peu imaginative d’une pièce de théâtre signée Chazz Pal-minteri, qui joue le truand, ce film mettant aussi en vedette Cher et Ryan O’Neil reste aussi élégant que superficiel, aussi plaisant qu’anodin.A sujet effleuré, comédie ratée.Au Faubourg.M.B.PRIMAL FEAR (TERREUR EXTRÊME) ?1/2 De Gregoiy Hoblit.Film à procès soulevé par le raz-de-marée O.J.Simpson, Primal Fear parle, très subtilement, de la médiatisation des procès criminels, à travers l’histoire d’un avocat-vedette à la morale élastique qui capitalise sur son image de marque pour disculper ses clients, ici un jeune homme accusé du meurtre de l’archevêque de Chicago.Bien que rondement menée et filmée avec style, l’intrigue à l’avant-plan repose sur une recette éprouvée; l’arrière-scène est tapissée d’une bien peu crédible histoire d’amour.M.B.* Conservatoire d’art dramatique * .^R].de Montréal cr dm présenté Une petite musi de Hugh Wheeler Paroles et musique de Stephen Sondheim Traduction, adaptation française et direction musicale de Yves Morin Mise en scène de Fernand Rainville assistance à (a mise en scène de Réiean Bouraault du 12 au 20 avril 1996 à 20 h f relâche le 14 avril) au studio-théâtre Jean-Valcourf 100.rue Notre-Dame Est f métro Champ-de-Mars) Entrée : 4.00 S fdon versé au fonds de secours des élèves) Réservation : f5!4) 873-5813 I Gouvernement du Québec Ministère de la Culture I et des Communications Québec U U A I.' K c K A N R É I" K R T O 1 K K CLOUZOT AU CONSERVATOIRE (BIS) U» Conservatoire d'an cinématographique poursuit ce week-end sa rétrospective des films d'I lenri-Georges Clouzot, dont la filmographie regroupe un nombre incroyable de films importants, h Salaire de la peur (ce soir, 21h) et Quai des Orfèvres (demain, LM h) en sont.Ce dernier marque la sortie du purgatoire pour Clouzot.que les autorités françaises, apres la 1 iberalion, avaient qualifié de traître à la nation en prétextant que h: Corbeau, tourné en 1943, serait un film de propagande anti-française.Quoi qu’il en soit, la comédie |X)liciere Quai des Orfèvres (1947) confirme le talent de Clouzot pour les histoires sordides et les personnages ambigus.I-unis Jouvet, magistral, y incarne un ins|xrteur de police qui circule dans les coulisses d’un music-hall, bien décidé à éclaircir les circonstances entourant le meurtre d'un vieillard.Dans un registre complètement différent, h' Salaire de la peur, que Clouzot a tourné en Amérique latine en 1953, raconte l’histoire de quatre journaliers qui acceptent de conduire une cargaison de nitroglycérine a travers la jungle, au péril de leur vie.Un suspense haletant, une photographie exceptionnelle, une excellente interpretation d’Yves Montand no sont que quelques-unes des nombreuses raisons pour lesquelles il faut voir ce film.1/.B.IMAGES DES HELLÈNES À L'IMPÉRIAL Dans le cadre de sa rétrospective des films ayant marqué l’histoire de la Grèce, l’impérial propose Alexandre le Grand (ce soir, 19h), réalisé en 1980 par Hiéo Angelo-poulos.Non, il ne s’agit pas d’une adaptation du récit historique sur la conquête de la Grèce par les Perses mais plutôt d’un drame contemporain qui se déroule à Athènes, avec pour principal personnage un justicier qui prend des diplomates en otage.C’est beau et long, paraît-il (210 minutes).Côté curiosités, Angelos (demain.21 h), de Yorgos Katakouzinos, dénonce l’hypocrisie face à l’homosexualité, lx* film tourné en 1982 se déroule dans un milieu de travestis et fait allusion à un héros tragique de la mythologie hellénique.Comme la plupart des films de cette rétrospective, Angelo est présenté dans sa version originale avec sous-titres français.M.B.LE REGARD D'ULYSSE Pendant qu’à l’impérial se poursuit, jusqu a la fin du mois, une rétrospective consacrée au cinéma grec, le Cinéma Parallèle présente, jusqu’à mardi.Le Regard d’Ulysse, œuvre-fleuve de Théo Angelopoulos, grand prix du jury à Cannes l’année dernière.Un cinéaste effectue un pèlerinage dans les Balkans à feu et à sang.Son périple le conduit à Sarajevo, où il compte retrouver, sous les combles de la cinémathèque détruite, des bouts de pellicule sur lesquels sont captées les premières images en mouvement des Balkans.Un film poétique et déroutant, sur une musique ample signée Eleni Karaindrou — dont la bande sonore est enfin disponible à Montréal.M.B.’ V • .:• ; .¦ y-: V/ Harvey Keitel dans Le Regard d’Ulysse.PHOTO ARCHIVES Albert Miliaire L'extraordinaire Albert Miliaire enfourche sa bécane volante pour un magnifique voyage dans les étoiles.Au Théâtre d’Aujourd’hui du 16 au 2K avril, 20 heures les dimanches 21, 2H avril, 15 heures Billetterie 282-3900 l.ES MUSTS Richard III, un film de Richard lzincraine, avec Annette Henning et Maggie Smith.PHOTO AKCIIIVI : Robert Downey UNDERGROUND ?1/2 Cette fresque délirante remontant quarante ans d’histoire yougoslave et culminant sur la tragédie bosniaque est magistralement orchestrée par le cinéaste du Temps des gitans.Emir Kusturica signe ici sa grande œuvre, un film hautement baroque et allégorique où un tyran enferme des gens dans un souterrain pendant qu’il fait la noce au-dessus et se rit de leurs souffrances.Des longueurs, mais un souffle puissant, des scènes d’anthologie et, di-sons-le, du génie, porté par une œuvre niaqique, habitée, un raz-de-marée d’images et de symboles, qui constitue un vibrant plaidoyer contre les extrémistes et les guerres de toutes eaux.Le cinéaste yougoslave affirme qu’il signe avec Underground son dernier film.V.o.s.-t.anglais au Faubourg.O.T.DEAD MAN WALKING ?1/2 On sort commotionné de ce bouleversant Dead Man Walking.Deuxième long métrage du comédien Tim Robbins, d’une maîtrise exceptionnelle, tiré d’une histoire vécue, ii raconte le rapport entre une religieuse et un condamné à mort pour meurtre et viol qu’elle accompagnera jusqu’à son exécution dans le pénitencier de La Nouvelle-Orléans.Magistralement interprété par Susan Sarandon (oscar de la meilleure actrice) et surtout Sean Penn dans la peau du criminel endurci, irrécupérable et pourtant fragile, filmé avec respect, sensibilité, humanité supérieure, Dead Man Walking évite tous les clichés du thème et nous livre une œuvre coup-de-poing, d’une puissance émotive qui laisse pantois.A l'Égyptien, Brossard.O.T.RICHARD III ?De Richard Loncrainc.Adaptation shakespearienne libérée de toute contrainte spatiotemporelle, cette œuvre baroque, clinquante, souvent ' J désopilante, est avant tout un bel objet, un film narcissique, à l'image du personnage de Richard III.ce roi charismatique et terrifiant qui a ravi à se> frères le trône de l'Angleterre pour ji transformer l'Albion en champs de ; bataille ensanglantés.Loncrainc et V Ian McKellen, coscénariste et inter- 'J prête (magistral) du rôle-titre, ont .¦ j capté le caractère emblématique et ; 3 ji itdejj; r - m -i universel du personnage, faisant i lui une synthèse des expressions du r fascisme dans l'Europe du XX' siècç| £ Tourné, non sans ironie, comme drames de guerre anti-nazis que (luisait Hollywood dans les années Richard III est un film personnel, 1 • » d'pne richesse exceptionnelle.A l’Egyptien (v.o.) et au Bern (v.o.) M.B.le «fs ( (:|)r$ iees 40j BETWEEN THE DEVIL AND THE DEEP BLUE SEA ?1/2 i! S g » n Un film subtil, en équilibre sur unjraJ très ténu.Réalisé par la Belge Ma>| j rion Hânsel d’après une nouvelle dCI l Grec Kavvanis, il dit la rencontre sujj un cargo craquant amarré au port de Hong-Kong d’un marin opiomandJ (Stephen Rea) et d’une petite Chi-j ÏJ noise de onze ans qui sert à bord J jj (Ling Chu).Il est égaré et désespiNJji ré, elle porte en elle toute la sagesèç?millénaire de la vieille Chine.Le film» tissé de silences, de petites touches,! sur une ligne narrative très floue, en j est un sur le contact humain et la ré-i demption par la générosité d’une en-J fant.Cette œuvre épurée, habitée, * impressionniste rejoindra surtout ; les sensibilités féminines.Au Centre! Eaton.O.T.yc de Roch Carrier Mise, en nom: pnula de vasconcelos Mise en texte .jean-Frédéric Messier Nathalie cïaude cliris Heyerdahl Maqe-f rance Marcotte suivie JMoreau rrançois papmeuu ¥.eni parjker «^ Marcel pomerlo* “ Mario sairît^Amqnd “ ^paul-Antoine Taillefej Dr.COil ET ACCESSOIRES j nay mon d-M ari us Boucher, Costumes lyiaryse Bienvenu Éci.auiac.es jean-charles Martel Conception sonoke Marc pessau Iles Direction duoio Michel vincent 3Èj )ll I I II K T l> I M A X (' Il E I I A V Mil.I H !» Il IRIS I) I S Q S S I Q U L’art de (re)découvrir le violon, son répertoire et ses interprètes FRANÇOIS TOUS Hi NANT MOZART - VIOUNKONZERTE W.A.Mozart: Concerto pour violon et orchestre en ré majeur, KV.271a (27li); Concerto pour violon et orchestre en ré majeur, KV.218; Sonate pour piano et violon en si bémol majeur, KV.454.David Garret, violon; Itamar Golan, piano; Orchestre de chambre d'Europe, dir.Claudio Abbado.DGG 447110-2 Décidément, ce petit bonhomme étonne.Son premier disque, enregistré à l’âge de quatorze ans, avait un programme ambitieux: la sonate «le Printemps» de Beethoven et la redoutable Partita en ré mineur de Bach.Pour son deuxième enregistrement, alors qu’il n’est guère plus âgé, le programme est encore plus étonnant: deux concertos pour violon de Mozart.D’habitude, les jeunes violonistes s’attaquent aux concertos de Vieuxtemps, Bruch, Mendelssohn, bref, à tout ce qui est idiomatique dans l’écriture et pas trop chargé musicalement, histoire de mettre en valeur la virtuosité précoce et de faire oublier que l’àme n’a pas encore pris son envol.Les concertos pour violon de Mozart sont d’une autre trempe.Non pas qu’il s’agisse de chefs-d’œuvre du genre — loin de là — mais parce qu'on y trouve plein de petites et grandes beautés subtiles qui ne sont pas à la portée du premier archet venu.Et il y a aussi le fait que Mozart n’est pas encore arrivé à la maîtrise de la forme et du genre concertant qui le rendra le maître incontesté du concerto pour piano.Ceux pour violon sont plus des expériences de jeunesse, mais des expériences géniales quand même, qui demandent de grands moyens musicaux et une bonne dose d’adolescence frondeuse et rêveuse pour que l’esprit passe la rampe.Les «vieux» violonistes, sauf David Oistrak, les jouent pour ne pas montrer une technique qui devient déficiente, et les participants de concours nous ennuient royalement la plupart du temps en s’y frottant.David Garret a pour lui cet esprit tout à la fois frondeur et naïf, si caractéristique du Mozart salzbourgeois, mélange de galanterie et d’impétuosité.Le résultat sonore est impressionnant! Le jeu est d’une perfection absolue: justesse, précision des attaques, subtilité du phrasé, nuances irréprochables.Techniquement, tout est au point, et on est aussi ravi qu’à l’audition de ce qu’un de mes collègues appelle «les petites poupées orientales».,-—- l trillllllu l'h> O MOZART-VIOUNKONZERTE VIOLIN CONCERTOS CONCTNTOS POUR VIOION K Jl» K JII.I THE CHAMBER ORCHESTRA OH EUROPE DAVID GARRETT-CLAUDIO ABBADO L, — , OIOITAL ,.;w.s~——~.La différence vient du sens musical très sûr et déjà incroyablement mûr de cet encore adolescent.Avec lui, on part sur les ailes du rêve, pour utiliser un cliché qui a ici toute sa place.Aussitôt la musique commencée, on sait qu’on ne voudra pas qu’elle s’arrête.A l’oreille si uniquement fine du compositeur, Garret joint la sienne, une oreille de musicien, tout intérieure, qui sent ce qu’est la musique, où elle va, comment elle doit s’infléchir en fonction du parcours de l’harmonie, du déroulement de la forme.On entend donc ici cette forme d’intelligence de l’oreille si typiquement musicale qui éblouit sans faire d’éclat et récolte l’approbation de tous les publics.11 faut admettre que le chef n’y est pas étranger.Abbado est probablement le seul qui pouvait si bien stimuler et sentir les dons de son soliste.Son «accompagnement» est d’une vitalité juvénile sans comparaison, d’une tendresse adolescente qui nous rappelle les amours de nos seize ans.Il rend l’Orchestre de chambre d’Europe souple et énergique, participant au discours de plein droit aux bons moments, se faisant accompagnateur discret lorsque nécessaire, le faisant chauffer jusqu’au point où on attend l’arrivée du soliste avec une ferveur impatiente.En cela, les deux mouvements lents sont presque une révélation.On ressort de cette écoute attentive avec la certitude d’avoir redécouvert quelque chose de la musique.Pour compléter ce généreux disque tant en musique qu’en durée — près de soixante-quinze minutes: investissement rentable en plus —, une des dernières sonates pour piano et violon.C’est l’appellation d’époque, et qui vaut toujours: le piano domine, le violon accompagne.Il faut donc aussi un excellent pianiste.Ce n’est pas tout à fait le cas.On retombe au mode charmant, sans guère aller plus loin.C’est mignon mais décevant après les concertos.Programmez-donc votre lecteur pour commencer l’écoute de ce disque par la sonate et ensuite découvrir la vraie beauté, la surprise des concertos.VERACINI - SONATE Francesco Maria Veracini: Sonates pour violon seul et basse; Sonata prima (sol mineur, Opera Prima), Sonata VIII (mi mineur, Opera Seconda) Sonata Sesta (mi mineur, Opera Prima), Sonata XII (ré mineur, Opera Seconda).Enrico Gatti, violon; Guido Morini, clavecin; Alain Gerveau, violoncelle.Arcana A 27 Du violon d’un autre genre celui-là, à la mode baroque, qui fera grincer des dents ceux qui ne jurent que par la richesse du violon moderne.Qui ravira tout amateur de «sensations fortes» cependant, car il y en a encore dans ce répertoire.Ecouter la Sonata Sesta ainsi interprétée est une expérience inoubliable, que ce soit pour les vertiges de la Fantasia, les coups d’archet si originaux et expressifs de l’Alemanda, ou encore les effets d’échos si ingénument émouvants — aujourd’hui on dirait enfantins — de la Giga.Après cela, comme valeur ajoutée, on se délecte des inventions formelles du compositeur.Veracini, après tout, passait en son temps non seulement pour un des plus grands virtuoses du violon mais en plus comme un compositeur assez excentrique qui savait tirer des larmes du plus profond de tous les cœurs.Cet enregistrement nous montre aussi toute sa science d’écriture, comme dans la Sonata XII, elle s’ouvre sur une passacaille, en mineur, basse descendante, pour se fermer sur une chaconne, oscillant entre majeur et mineur, motifs ascendants, et qui réintégrera le «thème» de la passacaille.Tout avec plein d’effets de musique paysanne, de liesse populaire de ce qu’on imagine être un carnaval de la Renaissance italienne.Dans la même sonate, le Capriccio Cromatico va donner le vertige — ou la migraine — à bien des plancheurs HORAIRE FM Semaine du 13 au 19 avril 1996 SAMEDI 13 AVRIL ! 6 h 04 LA GRANDE FUGUE ! Musique, calendrier des événements et des émis-sions musicales du week-end.Une émission de Gilles Dupuis.10 h RAYON MUSIQUE L'animatrice Francine Moreau et ses invités posent i un regard critique sur l'univers du disque classique.Réal.Michèle Vaudry.12 h RADIOJOURNAL 12 h 10 DES MUSIQUES EN MÉMOIRE '} De Toronto : la musique traditionnelle arabe du t, Moyen-Orient.Inv.Georges Sawa, avec la partici- pation de l’Ensemble de musique traditionnelle ! arabe de Toronto dans un récital enregistré au studio Glenn-Gould.Anim.Claude Naubert et Elizabeth Gagnon.Réal.Simone Fadel.Réal.-coord, à Lorraine ChaJifoux.13 h 30 L'OPÉRA DU METROPOLITAN Andréa Chénier de Giordano, üistr.Aprile Millo.Luciano Pavarotti.Juan Pons, choeur et orchestre, dir.James Levine.Inv.aux entractes : Pierre Vachon, Maurice Tourigny, Nicholas Joël et Liliane Blanc.Anim.Jean Deschamps.Réal.Maureen Fravvley.\oiis limit e: t enir écouler cet opéra au studio 12 de la Maison de Radio-Canada à Montréal.1400.boni.René-Lévesque Est (entrée principale).Veuille: vous présenter dix minutes avant le début de l'émission.: ; 17 h TRIBUNE DE L'ORGUE Récital de Jean Ladouceur à l'occasion de l’inauguration de l’orgue de l’église Saint-Pierre-Apôtre : L de Montréal Anim.Normand Séguin.Réal.Jacques ^ : Boucher.J 18 h RADIOJOURNAL J « 18 h 10 LE PETIT CHEMIN Musique classique, chansons, jazz, folklore, poésie et extraits de pièces de théâtre.Une émission de Jean ; Deschamps -, 20 h PRÉSENCES ¦* Concert de musique contemporaine.Anim.Mario > Paquet.Réal.Hélène Prévost.; 21 h 30 CORRESPONDANCES » Actualités culturelles de France, de Suisse, de * Belgique cl du Canada.Anim.Danielle Laurin.Réal.» ' André Corriveau.r 22 h JAZZ SUR LE VIF * Du Yardbird Suite à Edmonton : Gary Bartz Quartet.S Anim.Michel Charron.Réal.Dominique Roy.Réal.- » coord.Daniel Vachon.4 23 h LE NAVIRE « NIGHT » ",.Explorations, créations, diffusions, mais surtout, j ; unevolontéd'élreàl'écoute.denaviguer.nuilaprès ¦ nuit, dans des espaces inouïs.Anim.Mario Paquet.5 * Réal.Hélène Prévost et Mario Gauthier.'# * ' 0 h 04 LE CLUB DE MINUIT ,J Un pianiste vous convie à partager ses émotions et ses états d'âme par ses commentaires et les ; musiques qu’il joue pour vous.Réal.Guylaine Picard et Claire Bourque.La programmation de nuit est composée d’émis-, sions originales produites par la Radio AM et > • d émissions du FM présentées en reprise.DIMANCHE 14 AVRIL « 6 h 04 LA GRANDE FUGUE *•10 h CARTE BLANCHE •i ' Musiques sublimes et commentaires captivants.* , Une émission de Georges Nicholson.11 h LES VOIX DU MONDE { Chant choral, cantates, messes, motets.I neémis-n - sion de Claire Bourque < 12 h RADIOJOURNAL ' 12 h 10 LA GRANDE SCÈNE DU DIMANCHE En direct du Studio 17 de la Maison de Radio-; Canada à Montréal Michel Vais s'entretient avec • • les critiques André Ducharme (L'Actualité).Michel Harvey (CIBL).Denis Langelier (SRC) et Solange Lévesque (Jeu), des piècesQiiarletl.Thérèse, l'ont et Simon.The Dragonfly of Chicoutimi.Variations sur un temps et Rtinmf à Chioggia.Réal.Line Meloche.Le public est invité à assister à l’émission et à participer à la discussion.Pour ce faire, confirme: votre présence auprès du Service des relations avec l'auditoire en composant le (514) 597-7787 (de 9hàl6h30).13 h 30 CONCERT DIMANCHE Ensemble Proteus composé de Yehonatan Berick, vl., Douglas McNabney, alto, et Antonio Lysy, vie.: Trois Adagio et fugues à trois voix K.404a d’après « Le Clavier bien tempéré -» deJ.S.Bach de Mozart; Variations Goldberg BAYV 988 (arrang.pour trio à cordes de S.Sitkovetsky) deJ.S.Bach.Anim.Line Body.Réal.Jean-Marc Gagnon.Réal.-coord.Michèle Vaudry.15 h LE TEMPS PERDU.Jean Genet.À l’occasion du 10* anniversaire de sa mort, toute l'émission est consacrée à l'auteur du Journal du voleur, du Miracle de la rose, des Bonnes et des Paravents.Au sommaire : un entretien de Jean Fugère avec Edmund White, auteur d’une biographie de Genet, un parcours de l’oeuvre et des extraits de plusieurs romans et pièces lus par les comédiens Marc Béland, Vincent Davy, Diane Lavallée et Christiane Proulx.Une émission de Stéphane Lépine.17 h L'HISTOIRE AUJOURD'HUI Un retour dans le passé pour mieux comprendre le présent.Anim.Mario Proulx.Réal.Pierre Lambert.17 h 30 UNE VIE DANS LE SIÈCLE Inv.Jean-Paul Lallier (dern.de 2).Int.Denise Bombardier.Réal.Claude Godin.18 h RADIOJOURNAL 18 h 10 INVITATION AU CHÂTEAU En direct du Château Laurier à Ottawa.Inv.Patrick Roux, guitariste.Anim.Normand Latour.Réal.André Massicotte.19 h LES JEUNES ARTISTES Catherine Paradis-Thcrrien, p.: Feuille d’album de Mendelssohn; Sonate n" 5 de I).Scarlatti; Rhapsodie op.79 n” 2 de Brahms; Les Fous de Bassan de Dubois; Suite en forme de sonate de Jongcn.Quatuorvocal Practorium la ta la,je ne Pose dire de Certon; Mignonne allons voir si la rose de Costcley; //es/ bel et bon de Passereau; Voiqdugay printemps de Lejeune; Elgrillo de Des Prés; Ô vin en vigne etMalona miacara de Lassus; La Guerre, Au vert boys et le Chant des oyseattLx de Janequin.Anim.Mario Paquet.Réal.-coord.Michèle Patry.20 h LE LIEU COMMUN ET LE DÉJÀ VU Anthropologie de la vie moderne.Réflexions sur notre époque.Anim.Serge Bouchard et Bernard Arcand.Réal.François Ismert.21 h RADIOS D'EUROPE Les juifs, les chrétiens et le cochon.Documentaire préparé par Anik Schuin et Nancy Ypsolantis, de la Radio Suisse romande.Mise en ondes : Hélène Savoie.22 h JAZZ SUR LE VIF Du Yardbird Suite â Edmonton : T.S.Monk Sextet.Anim.Michel Charron.Réal.Dominique Roy.Réal.-coord.Daniel Vachon.23 h LE NAVIRE « NIGHT » 0 h 04 ÉMERGENCES Hervé Sérieyx explique les principes de la pensée-complexe.Les auteurs Pierrette Gagné et Michel Lefèvre présentent leur livre Le Futur présent, qui traite de l’individu et de l’organisation dans la nouvelle économie.Richard Cummings commente le livre d’Edward de Bono Réfléchir mieux.Peter Roche de Coppens suggère « fa crise comme occasion de changement ».Le psychiatre Jean-Charles Crombez propose - une pragmatique de l’intervention.entre la puissance et l’impuissance.» Anim.Richard Cummings.Réal.Claude Cubaines.LUNDI 1S AVRIL i h 07 LES PORTES DU MATIN À votre réveil, une voix, un rire, une musique.et c'est parti pour la journée! Météo, calendriers culturels régionaux et radiojournaux ponctuent ce rendez-vous musical quotidien.Anim.Carole Trahan.Réal.Diane Maheux.Le succès de la semaine du I" au 5 avril est : Requiem de Fauré interprété par l’Ensemble vocal et instrumental de Lausanne, sous la direction de Michel Corboz.Étiquette : FNAC 592097.9 h QUI ÊTES-VOUS?Richard Salesscs s'entretient avec l’historien Emmanuel Le Roy Ladurie (1" de 3).Réal.-coord.André Major.9 h 30 TOUT POUR LA MUSIQUE En direct du palais Montcalm à Québec.Entrevues sur l'actualité musicale au pays et dans le monde : disques, concerts, publications.Toute la place est faite à la musique et la parole est donnée aux musiciens.Anim.Sylvia L'Écuyer.Réal.Martine Caron.11 h 30 LUNDI, C'EST DRAMATIQUE Participation de la Radio Suisse romande au prix Paul-Gilson 1995 '.Le Malentendu, dcJcan-Pierre Demure.Mise en ondes : Line Meloche.12 h RADIOJOURNAL 12 h 10 MIDI-CULTURE Magazine de l’actualité culturelle nationale.Réal.-coord.Claude Godin.12 h 45 LA CORDE SENSIBLE Le choix musical des auditeurs.Anim.André Vigcant.Réal.Laurent Major.14 h LES FEUX DE LA RAMPE St.Lawrence Quartet et Anton Kuerti, p.: Cinq Fugues K.405 de J.S.Bach/Mozarl; Quatuor à cordes n“ 4 de Barlok; Quatuor pour piano et cordes op.15 de Fauré.Anim.Normand Séguin.Réal.Anne Dubois.16 h 05 L'EMBARQUEMENT Chefs-d’œuvre, insolite, paroles, musiques et chansons.Anim.Myra Crée.Réal.Marie-Claude Sénécal.17 h RADIOJOURNAL 17 h 15 L'EMBARQUEMENT (suite) 17 h 50 1, 2, 3, NOUS IRONS AU BOIS Vignettes radiophoniques consacrées aux récits d’enfants.Une émission de Cynthia Dubois.18 h LE MONDE SELON GEORGES Une émission de Georges Nicholson qui vous fait découvrir son univers musical.19 h CHANSONS EN LIBERTÉ Parcourt libre « Vélo-vacances » avec entre autres Yves Montand.Jacques Brel, Raoul Barboza, Jean-François Khémcner et Georges Mouslaki.Une émission d’Élizahcth Gagnon.20 h RADIO-CONCERT Concert enregistré le 23 mars 1996 à la salle Rcdpath de l’Université McGill à Montréal.Musica Camerata : Luis Grinliauz et Myriam Pellerin, vl.Steven Larson, alto.Caria Antoun.vie.Michael Dumouchel, clar., Berta Rosenohl, p.: Fantaisie el variations pour clarinette, violon et violoncelle de Moschcles; Sonate /mur clarinette et piano de Guastavïno: Quintette pour piano et cordes de Sibelius.Anim.Michel Keable.Réal.Odile Magnan.Réal.-coord.Christiane LeBlanc.22 h RADIOJOURNAL 22 h 04 QUI ÊTES-VOUS ?Voir à 9 h.22 h 34 X Y JAZZ De Vancouver, André Rhéaume vous propose une randonnée quotidienne au coeur du jazz.Réal.Dominique Soulif.0 h 04 JARDINS SOUS LA NUIT Paysages sonores variés pour les promeneurs nocturnes.Une émission de Danielle Charbonneau.MARDI 16 AVRIL 6 h 07 LES PORTES DU MATIN 9 h QUI ÊTES-VOUS?Richard Salesses s’entretient avec l’historien Emmanuel Le Roy Ladurie (2r de 3).9 h 30 TOUT POUR LA MUSIQUE de contrepoint et d’hannonie, tout en entraînant les ait valeurs de musique langoureuse vers des régions moins exsangues de ce sentiment.• i On fait ici une très belle découverte.Non seulement celle d’un compositeur dont le Ixirgo, archi connu et ressassé dans toutes sortes d’arrangements, a malheureusement nui à une réelle compréhension.La musique florentine a du sang fougueux dans les veines, et un cœur qui bat à un tempo pas toujours morfondu.Cela arrive, et alors on s’épanche tel Roméo devant la beauté de Julicti te, mais la vie nous fouette de nouveau et l’ardeur reste ce qu’il y a de plus intense.Les trois interprètes sont d’une énergie peu commune.Toute sagesse bienséante est bannie de leur jeu, au profit d’une vigueur qui rappelle celle de Fabio Biondi et son Europa Galante lorsqu’ils nous ont fait redécouvrir les Quatre Saisons de Vivaldi.Le baroque italien, vu par le prisme de l’Italie, prend une verdeur et une fougue que les sérieux «baroqueux» du Nord auront peut-être du mal à suivre.• - Il vous faut surtout lire l’excellent dialogue inventé par Enrico Gatti qui constitue la moelle du livret qui accompagne ce disque.C’est un cours absolument magistral sur la musique et la sensibilité, où l’interprète serait auteur, maniant la plume avec autant de talent que l’archet.Et, par-dessus le marché, il semble s’y connaître en cuisine Ah! l’Italie.F RANG E S C O M ARIA .SgO VERACINI ® F i 6 rc nti no SONATE I ,\ Violhio.solo, e Basso I H A ENRICO US GATTI r*” GUIDO MORINI ibhfc.ALAIN GERVREAU MK HUI.MER N n NEIMTEVK écoutez ladifférence À LA CHAINE CULTURELLE FM DE RADIO-CANADA SRC > Radio FM 11 h 30 LA NOUVELLE DU MARDI Le même rêve et Un bruit familier, de Martin Thibault.Interprète : Serge Thibodeau.Réal.Lucie Ménard.12 h RADIOJOURNAL 12 h 10 MIDI-CULTURE 12 h 45 LA CORDE SENSIBLE 1" parlie : Orchestre philharmonique de Radio France, dir.Olivier Grangean; Mstislav Rostropovitch, vie.: Ouverture « Polyeucle » de Dukas; Fantaisie de concert de Daniel-Lesur; Concerto n” 6 G.479 de Boccherini; Suite pour orchestre op.33 de Roussel.2e partie : Concerto llaliano, dir.et civ.: Rinaldo Alessandrini; Rossana Bertini et Gemma Bertagnolli, sop., Maurizio Naddeo, vie.: 0 corne seigentile.Lettera amorosa etNon è digentil core de Monteverdi; Odi Euterpe de Caccini; Lamenta di Arianna de Monteverdi; Era l’anima mia, Non mi negate ohimè, Canmna, Enlro nave dorato et Begli occhi io non provo de Frescobaldi.16 h 05 L'EMBARQUEMENT 17 h RADIOJOURNAL 17 h 15 L'EMBARQUEMENT (suite) 17 h 50 1, 2, 3, NOUS IRONS AU BOIS 18 h LE MONDE SELON GEORGES 19 H CHANSONS EN LIBERTÉ Passe le temps.20 h RADIO-CONCERT En direct du Grand Théâtre de Québec.Orchestre symphonique de Québec, dir.Pascal Verrot; Gil Shaham, vl.: Intégrales de Varèse; Concerto pour violon op.35 de Korngold; Symphonie n° 9 « Nouveau monde » de Dvorak.Anim.Renée Hudon.Réal.Chantal Bélisle.22 h RADIOJOURNAL 22 h 04 QUI ÊTES-VOUS ?Voir à 9 h.22 11 34 X Y JAZZ 0 h 04 JARDINS SOUS LA NUIT MERCREDI 17 AVRIL 6 h 07 LES PORTES DU MATIN 9 h QUI ÊTES-VOUS?Richard Salesses s’entretient avec l’historien Emmanuel Le Roy Ladurie (dern.de 3).9 h 30 TOUT POUR LA MUSIQUE 11 h 30 TOUTE UNE HISTOIRE POUR UN MERCREDI Regarde: comme elles courent, de Robert Bloch.Interprète : Yvon Thiboutot.Réal.Lucie Ménard.12 h RADIOJOURNAL 12 h 10 MIDI-CULTURE 12 h 45 LA CORDE SENSIBLE 14 h LES FEUX DE LA RAMPE Festival international de Lanaudière 1995.Scbuberliade.Kevin McMillan, bar., Richard Ray mond, p.Quatuor Claudel, Marie-Andrée Benny fl., Zbigniew Borowicz, cb.: Quatre Lieder.thème et variations sur - Trockne Blumen », Trois Lieder.extr.Quatuor - Der Tod and das Müdcben », KlavierstiickcD.946,Quatre lieder.exU.Quintette - Die Forelle ».16 h 05 L'EMBARQUEMENT 17 Fi RADIOJOURNAL 17 h 15 L'EMBARQUEMENT (suit*) 17 Fi 50 1, 2, 3 NOUS IRONS AU BOIS 18 Fi LE MONDE SELON GEORGES 19 h CHANSONS EN LIBERTÉ Une âme de cow-boy 20 h RADIO-CONCERT Concert enregistré le 23 avril 1995 à Berlin.Ensemble Concerto de Cologne, dir.Marcus Creed; .Alison Browner, mezzo, Russell Smytlie, bar., Susan Grillon et Deborah York, sop.Ruby Philogen.cont.Jeffrey Francis, t., Raff Popken, haute-contre : extr.The Fairy Queen et Dido and Aeneas de Purcell.Anim.Michel Keable.Réal.Odile Magnan.22 h RADIOJOURNAL 22 11 04 QUI ÊTES-VOUS ?Voir à 9 h.22 h 34 X Y JAZZ O h 04 JARDINS SOUS LA NUIT JEUDI 18 AVRIL 6 h 07 LES PORTES DU MATIN iS 9h UNE VIE DANS LE SIECLE âS Inv.Fernand Dumont, sociologue (1" de 2).s Int.Denise Bombardier.Réal.Claude Godin.9 h 30 TOUT POUR LA MUSIQUE 11 h 30 LE BAL DES INTERNAUTES Voyage virtuel, pays virtuel, communauté virtuelle, enseignement virtuel.Sommes-nous en train de créer un espace où le monde s’irréalise ?Une émission de Jean-Pierre Denis.12 h RADIOJOURNAL 12 h 10 MIDI-CULTURE 12 h 45 LA CORDE SENSIBLE 14 h LES FEUX DE LA RAMPE lrc partie : Festival international de Bergen 1995.Bryggen Consort composé de Frode Thorscn, fl.à bec et fl.traversière; Markku L.Mikkola, viole de gambe et vie.baroque; Hans Knut Svecn, dv.et org.: Troisième Suite de Hotteterre; La Sylva de Forqueray; Sonate en ré min.de Philidor; extr.Pièces de clavecin en concert de Telemann; Sonate en ré min.de Hacndel.2' partie : Festival de musique ancienne d’Utrecht 1994.Les Musiciens du Louvre, dir.Marc Minkowski : Hipjtolyte et Aride de Rameau.16 h 05 L'EMBARQUEMENT 17 h RADIOJOURNAL 17 h 15 L'EMBARQUEMENT (suite) 17 h 50 1,2, 3, NOUS IRONS AU BOIS 18 h LE MONDE SELON GEORGES 1 9 h CHANSONS EN LIBERTÉ Actualités.20 h RADIO-CONCERT Concert enregistré le 21 avril 1995 au Gewandhaus de Leipzig.Orchestre du Gcwandhaus, dir.Kurt Masur; Waltraud Meier, mezzo : Wcsendonck l.ieder et Prélude et liebesloil de - Tristan el Isolde » de Wagner; Symphonie n” 3 de Bruckner.Anim.Françoise Davoine.Réal.Claire Bourque.22 h RADIOJOURNAL 22 h 04 JE VAIS ET JE VIENS ENTRE TES MOTS Exploration tragi-comique de l’univers érotique en cette fin de XX' siècle.Avec Cy nthia Dubois cl Alexandre llausvatcr.Une émission de Cynthia Dubois.23 h X Y JAZZ O Fi 04 JARDINS SOUS LA NUIT VINDRIDI 19 AVRIL 6 h 07 LES PORTES DU MATIN 9 h DEUX SOLLICITUDES 13' de 24.Margaret Atwood interroge Victor-Lévy Beaulieu sur son enfance et son adolescence.Il est notamment question des difficultés d’etre gaucher dans une société où la majorité utilise la main droite.Présent.Francine Marchand.Réal.Doris Dumais.9 h 30 TOUT POUR LA MUSIQUE 11 h À L'ÉCRAN L’actualité cinématographique.Anim.Francine Laurendeau et Jean-Claude Marineau.Réal.Francine Laurendeau.12 h RADIOJOURNAL 12 h 10 MIDI-CULTURE 12 h 45 LA CORDE SENSIBLE 14 h LES FEUX DE LA RAMPE Orchestre symphonique de Québec, dir.Pascal Verrot; Louis Lortie, p.: Symphonie n” 1 « Le Printemps » de Schumann; Concerto n” 2 de Liszi; le Sacre du printemps de Stravinski.Anim.Renée Hudon.Réal.Chantal Bélisle.16 h 05 L'EMBARQUEMENT 17 h RADIOJOURNAL 17 h 15 L'EMBARQUEMENT (suite) 1 7 h 50 1, 2, 3, NOUS IRONS AU BOIS 1 8 h LE MONDE SELON GEORGES 19 h CHANSONS EN LIBERTE Extraits du spectacle de Marie-Claire Séguin, Présence, donné au théâtre de La Licorne à Montréal à l’automne 1995.Celle-ci était accompagnée de Marie-Claire Simard, vie., et de Paul Klopstock, p.20 h RADIO-CONCERT 1" partie : Julian Armour, vie., Dale Bartlett, p.: Sonate en mi min.n” 5 de Vivaldi; Variations sur « Bei Militent, tvelchc Liebeflihlen » extr.de « La Flûte enchantée » de Mozart de Beethoven; Elegy de Rathburn; Silver Birch Variations de Cable; Kleine Suite op.23 de Busoni; Introduction et polonaise brillante de Chopin.Anim.Normand Latour.Réal.Geneviève Sarda.2' partie : Les Grandes Soirées dramatiques.A la gauche de Dieu, de Robert Marinier.Interprètes : Ginette Chevalier ét Rocli Castonguay.Une femme et un homme vivent un passion clandestine.Réal.Claire Coulure.22 h RADIOJOURNAL 22 h 04 LES DÉCROCHEURS.D'ÉTOILES La marginalité, la différence, la nuit, les poètes, les cultures vivantes.Regards sur notre société, avec Pierre Falardeau; les carnets d’un chauffeur de taxi, avec Claude Boulet; un comptable chez les humains, avec Léo-Paul Lauzon; collaboration de Denise Bouclier : Montréal, ville défaite.En deuxième heure : le monde des inventeurs et des patenteux.Après minuit : les plus beaux textes de Jacques Prévert, dits par Michel Garncau et Stéphane Jacques (2' de 3).Anim.Michel Garneau.Réal.Jean Gagnon.1 11 04 JARDINS SOUS LA NUIT INFO»CULTURE Du lundi au vendredi : 8 h 55, 12 h 40 et 16 h.Ne manquez pas Die Wallcüre, de Wagner, qui clôturera la saison 1995-1996 de L'OPÉRA DU METROPOLITAN le samedi 20 avril prochain à 12 h.La distribution comprend Deborah Voigt, Gabriele Schnaut, Hanna Schwarz, Placido Domingo, Robert Haie et John Macurdy, choeur et orchestre sous la direction de James Levine.BULLETINS DE NOUVELLES I)u lundi au vendredi : 6 h, 22 h, minuit, I h, 2 h, 3 h, 4 h et 5 h.Samedi et dimanche : 6h,7h,9h, minuit, I h, 2 h, 5 h.4 h et 5 h.CQllitlp://www.srtmll.tom/rodiolm/intro.htm jî, « * j i tvik ¦hbB \ 0 t, « * j Maison Théâtre présente lune production du ThéâtfS dll PspyrUS [Bell Du 10 au 21 avril 1996 Uandredi, 12 avril à 19 h 30 S^dMjçjitfilà 15 h ûMJÈÊæSÊ&vÈÊ*3i£t 15 h Samedi, 20 awiW 15 Dimanche, 21 avril à 1 Texte : Rose Hansé, d'après Hulul d'Arnold Lobel Mise en scène : Didier de Neck Avec : Bernard Chemin Les concepteurs : Pierre-Alain Breeveld, Bernard Chemin, Damien Chemin, Christine Flasschoen, Didier de Neck, Rose Hansé Renseignements : A8! MAISON TH 255, rue Ontario Est, Montréal.Métro : Berri-UQAM BANQUE nationale LE DEVOIR * s on* CARBONE Î4 présente une nouvelle création de Gilles Maheu .du 23 avril au 11 mai à V \usine© Usine C 521-4493 Admission 790-1245*Info-Groupe 521-4198 Pu T2 au 27 avril vendredis et samedis, 20 h De retour à Montréal, l’éblouissante production ARLEQUIN; SERVITEUR ; Lj*â Il DEUX MAλP DE CARLO GOLDONP > MISE EN SCENE SERGE DENONCOURT a\7ec Robin Aubert Claude-Michel Coailier Nathalie Costa Karen Hader Martin Héroux Joël Marin David Savard «.à voir absolument tant ce spectacle respire le plaisir du théâtre et la ferveur du jeu le.plus généreux.» Robert Lévesque, Le Devoir « La quintessence de la Commedio dell’arte!» René-Homier Roy « Un énorme coup de cœur» Mi0piX~oulonibéfSF(t2 Une coproduction 11%,’: ‘ des Enfants de Baichuî W du Théâtre de l’Opsis CONCEPTEURS Pascale.Deschè/Tes, Pascale Déry, Martin Labrecque, Daniel Ross et Nadine Deschênes | 514 790 1245 22% de réduction les samedis 1 800 361-4595 RÉSERVATIONS NCT: 253-8974 Compagnie é â t r a l e Nouvelle WÊmÉûsÈf Traduction: Olivier Reichenboch mis© en scène: Guillermo de Andrea IiKp§Pérrette Robitaille, Raymond Bouchard, p^fep'Raymond Legault, Sophie Clément, Mr|play, Normand D'Amour, Guy Jodéln, t« Jacques, Gilles Profo^Stéphane Bru|ofte, jmj Dumaresq, Luc ThérlajrfP^ Castonguoy el Beaulieu V théâtre du rideau vert En coproduction avec le CENTRE NATIONAL DES ARTS BANQUE LAURENTKNNE réservations : 844-1793 du 9 avril au 4 mai Le don d’ubiquité L’Opsis monte Tableau d’une exécution d’Howard Barker GII.HKKT DAVID Alain Fournier mène plusieurs carrières de front.L’attachée de presse qui veillait à caser notre rendez-vous m’avait dit à la blague: «Cet homme a un horaire de premier mi-iristre!» Quand je rencontre le principal intéressé, dans la belle salle toute ett colonnades du théâtre de la Bibliothèque, et que je lui répète la boutade, il prend la chose en riant: -11 arrive en effet que je sois un peu débordé.Mais j’aime tellement travailler avec les gens qui ont des projets précis que je m’arrange pour participer à tout ce qui me plaît, quitte à avoir des journées de fou.» Ces derniers mois, Alain Fournier, qtii est auteur, acteur, metteur en scène, professeur en jeu et directeur du module d’art dramatique de l’üQAM, n’a pas manqué de pain sur la planche.Le mois dernier, on a pu le voir interpréter Fddy avec une ironie cinglante dans Comme chez les Grées de Stephen Berkoff.Il répète présentement le rôle du peintre Schwarz dans la Lulu de Wedekind, que monte Denis Marleau au Théâtre du Nouveau Monde.Et il vient de signer la mise en scène de Tableau d’une exécution de Howard Barker, une production du Théâtre de l’Opsis qui prend l’affiche le, mardi 16 avril — première le 18.A travers tout ça, il a trouvé le moyen de donner ses cours et d’assumer ses fonctions administratives à l’UQAM où il pilote, entre autres, une réforme du programme de baccalauréat en art dramatique.Depuis vingt-cinq ans qu’il cultive son don d’ubiquité, Alain Fournier a réalisé plus de 70 mises en scène — dont le tiers environ dans différentes écoles de théâtre —, il a joué à la scène et au petit écran, écrit chansons, poèmes et pièces, par exemple jusqu’aux os!, un texte destiné aux adolescents, créé en 1993 par Le Clou et qui a fait tout un tabac.Il est de la distribution de L’Histoire de l’oie, depuis sa création par Les Deux Mondes en 1991, et cela l’a conduit en France, au Mexique, en Belgique, en Ecosse, en Allemagne, en Suisse, en Angleterre, en Irlande et dans différentes villes canadiennes.Il a réalisé en 1986 un brillant collage de différentes œuvres axées sur le mythe faustien sous le titre Faust Performance, traduit en 1988 Mensch Meier de Franz Xaver Kroetz qu’il a mis en scène à Ottawa, monté en 1990 Déséquilibre — le défi pour DynamO Théâtre, un spectacle qui a connu à ce jour plus de 200 représentations un peu partout dans le monde, fine descente en rafting A 44 ans, sa boulimie naturelle n’est pas près de s’arrêter.«Je n’ai jamais eu de plan de carrière, avance-t- PHOTO JACQUES GRENIER Alain Fournier, auteur, acteur, metteur en scène, professeur en jeu et directeur du module d’art dramatique de l’UQAM.il, et j’ai embarqué dans différentes aventures au fur et à mesure qu’elles se présentaient, me laissant guider par le goût d’explorer.Par exemple, j’aime le jeu corporel et j’ai sauté sur l’occasion de faire un spectacle de théâtre acrobatique avec DynamO.Mais je m’intéresse aussi à la création de textes et j’ai mis en scène trois pièces de Gilbert Dupuis, parce que j’y trouve un ancrage social dans une écriture non réaliste.Je suis attiré également par la performance comme forme non conventionnelle, telle que les Chinois de Dossier Zéro ont pu le proposer lors du dernier Festival de théâtre des Amériques.Je travaille d’ailleurs présentement sur un projet en ce sens sous le titre de Migrations terroristes.» Cet éclectisme apparent n’inquiète pas outre mesure notre homme, du moment qu’il sent la possibilité de mettre à l’essai de nouvelles formes.Il n’a donc pas pu résister à l’offre de l’Opsis de venir y monter Scenes from an Execution (1984), une pièce du Britannique Howard Barker, dans la traduction française de Philippe Régniez.Tableau d'une exécution raconte l’histoire d’un tableau, commandé par la république de Venise à la femme peintre Caladia pour célébrer la bataille de Lépante (1571) qui a vu une coalition occidentale anéantir la flotte turque, au large de cette ville grecque, fortifiée par les Vénitiens.Cette victoire de la Sainte Ligue contre les musulmans, Caladia lui donne une signification provocante en peignant une fresque qui dénonce l’horreur du massacre et qui donne une image repoussante des va-t-en-guerre de la cité lacustre.Contestataire et intempestif Barker, dont l’Opsis a déjà produit Possibilités en 1989, est un dramaturge contestataire et intempestif.Son univers fortement contrasté fait volontiers écho à la dramaturgie jaco-béenne, aux intrigues noires et aux personnages excessifs.«On ne verra jamais le tableau dont il est question tout au long de la pièce, précise le metteur en scène, parce que l’important est dans les discours qui s’affrontent au sujet de la fonction de l’art.11 ne faut pas y voir un drame biographique ou historique parce que Barker s’intéresse avant tout à la façon dont un objet d’art est révélateur des contradictions sociales et des luttes entre le pouvoir et l’artiste.Mais ce n’est pas une œuvre édifiante, en noir et blanc, car l’artiste qu’est Caladia n’est pas elle-même sans faiblesses.De son côté, le doge doit naviguer à travers tout le jeu des opinions — Venise est une démocratie — et il envie la liberté de cette femme artiste, tout en se méfiant de son intransigeance.» Fournier insiste sur le côté trépidant de cette histoire qu’il compare à une descente en rafting.«Tous les personnages sont emportés dans le torrent de l’intrigue qui multiplie les obstacles.J’ai voulu épouser un rythme assez vif, avec des plages ici et là.C’est une sorte de thriller qui réclame des acteurs constamment sur le qui-vive.Par ailleurs, j’ai voulu que l’éclairage joue un rôle important Festival de théâtre amateur FUSION THÉÂTRE NEUF présente son 13e festival du 16 au 27 avril 1996 350, rue Saint-Joseph Est, Québec 16-17 avril Il Campletlo 18 avril Urgence : c'est un S.O.S.19 avril Le ruban blanc 20 avril Les entourloubettes d'Armand 21 avril La sans nom 23 avril Aujourd'hui peut-être 24 avril Magnlficus 25 avril Le vrai monde 26 avril La visite ou surtout sentez-vous pas obligés de venir 27 avril L'auberge des morts subites Renseignements et billetterie : 691-7400 )SEPHLAVERGNE H.IOTHÊQUE GABR1ELLE-R0T mis il stiîitc ci fis -é "québec Gouvernement du Québec Ministère des Affaires municipales 1 •L dans le découpage de l'action, et aussi des personnages, en séparant par exemple la tête du corps, je me suis inspiré de la gestuelle et de la lumière de peintres de la fin du XVIe siècle, sans m’interdire des références à des peintres contemporains, parce que Barker met lui-même des anachronismes dans la bouche de ses personnages.On verra par exemple Caladia travailler sa toile à la manière d'un Pollock en plein action painting.» Avec Louise Campeau à la scénographie, le metteur en scène a voulu se servir de l’espace étagé du théâtre de la Bibliothèque, avec ses galeries, ses colonnes — que l’on a reproduites pour structurer le lieu central — et son plancher ouvragé en tuiles.Les costumes ont été conf iés à Luc J.Béland et les éclairages à Yvon Baril.\xx distribution comprend la solide Annick Bergeron dans le rôle principal de Caladia.Elle sera entourée par Jean Petitclerc.François L’Ecuyer, Jacques Rossi, Anne-Marie Desbiens, Sylvain Scott et Marie-Josée Forget, chargée également de la direction musicale.Après les pièces d’Edward Bond et de Stephen Berkoff, la scène montréalaise continue de faire entendre avec Barker la voix critique de la dramaturgie britannique contemporaine.On serait bête de s’en priver.Ce théâtre-là ne parle jamais pour ne rien dire.À noter T os lecteurs sont priés de noter ” qu’ils trouveront l’agenda culturel et la grille télé du week-end en pages 6 et 7 du cahier D.U MARCHE Ce spectacle-solo de Suzanne Iiuv tagne vaut surtout pour rintrospection lucide à laquelle elfe se livre.11 faut cependant être en forme pour pouvoir goûter sa performance puisque l'an-cienne d’omnibus et du Pool bouge sur un jx-tit praticable en récitant un monologue qui dure plus d’une heure.Aride et exigeant, mais il s’agit de réflexions intéressantes.Dernière représentation au Théâtre La Chapelle.EXODOS 1: LA CITÉ Pour une autre semaine, Michel Monty et sa compagnie Trans-Théâtre présentent à la Veillée le ' premier pan d’une trilogie encore en* chantier.Un drame politique dont f les personnages sont univoques et "j l'analyse un ihti courte.Dommage 1 parce que le metteur en scène fait preuve d’une esthétique assez maîtrisée.VARIATIONS SUR UN TEMPS Pierre Bernard met en scène pre- >' mière comédie au Quat’sous.A son habitude, il nous fait découvrir un au* teur.un Américain, spécialiste de la ' courte pièce, David Ives.Mais comme un bonheur n’arrive jamais seul, Elise Guilbault et Luc Picard y montrent aussi des dons comiques étonnants.D’ailleurs, tout est bien diuis ce spectacle.Signalons tout de même le beau décor à la, Magritte que signe Claude ¦ Coyette.A l’affiche jusqu’au 11 mai.THE DRAFONFLY OF CHICOUTIMI Au Théâtre d’AujourdTiui, Jean-Louis Millette reprend jusqu’au 2 mai le solo merveilleux dans lequel il avait ébloui ' l’an dernier au Festival de Théâtre des Amériques.Ce comédien formidable fait de Gaston Talbot, un mutique qui retrouve la parole à 40 ;uis, mais en anglais, un personnage aussi fantas- *'¦ tique et étrange que le nom d’animal que lui a accolé Larry Tremblay.; Hervé Gtiay I.K l> K V 0 I It .I.K S S A M KOI I It fi T l> I M A N C II K I I A V It I I.I I» » Il B 8 LA VITRINE DU DISQUE Entre les applaudissements, Bashung brille; sous les cris, Bruel grappille SYLVAIN CORMIER CONFESSIONS PUBLIQUES Alain Bashung Barclay En France (et de plus en plus chez nous), une tournée d’artiste majeur ne va pas sans album live, pur obiet-souvenir, complément sonore de la vidéocassette, du programme, du T-shirt et du pin's.L’intérêt.pour le non-aficionado, est plus que relatif: le répertoire change peu d’un live au suivant, et les versions n’ont pas suffisamment évolué depuis le studio pour justifier l’achat.Ce n’est cependant pas vrai pour tout le monde, et certainement pas vrai du tout pour Alain Bashung.En voilà un qui sait attendre son heure.Cinq ans séparaient Tour Live 85 de Tour Novice, et il a fallu patienter sue ans pour Confessions publiques, double témoin du périple 1994-95: les dédoublements de titres sont ainsi minimisés, les versions beaucoup plus réinventées que simplement rafraîchies, de sorte que chaque live de Bashung est une véritable expérience d’écoute.«Avec Confessions publiques, j’ai l’impression de redécouvrir Ba-àhung», confiait Jim Corcoran en aparté de l’entrevue publiée en ces pages la semaine dernière: venant d’un homme qui aime les mots autant qu’il n’aime pas les albums live, c’est tout dire.On comprend pourquoi: rares sont les captations de spectacles qui permettent une telle attention au texte.Le mixage est si brillamment aéré que les multiples strates atmosphériques de lap steel et de guitares country, rock’n’roll, surf et twang portent les mots au lieu de les camoufler, les laissent respirer au lieu de les étouffer, maximisant le potentiel des jeux de sens surréalistes de Volutes, Les Grands Voyageurs, A Ostende, Madame rêve, Volutes et J’passe pour une caravane (mes préférées).Pour se confesser, il faut d’abord être entendu.Si j’exagérais un tantinet, je vous dirais que la musique de Bashung agit sur les mots comme une drogue, rehaussant la capacité de réception de l’auditeur: à preuve, le voyage a beau durer deux heures, on a le goût de recommencer tout ¦ de suite.TOUR 95 - ON S'ÉTAIT DIT.Patrick Bruel BMG-Québec La première fois qu’on a vu Bruel en spectacle, on a marché à fond.Il faut avouer que c’était plutôt émouvant, toutes ces midinettes extatiques qui chantaient à la place du chanteur.Les shows de Bruel, surtout ceux des FrancoFolies de La Rochelle et du Saint-Denis en 1992, avaient donné lieu à une belle communion entre le public et son idole, que le double album Si ce soir.concert intégral tour 90-91 avait fidèlement rendu.Et puis Bruel a lancé un deuxième album studio (éponyme) en 1994, pareil au premier [Alors regarde, 1989], si ce n’est le volume accentué des guitares, et on a commencé à discerner la manœuvre, le racolage systématique, les thèmes récurrents: l’ode à l’amitié, le couplet sur la tolérance, le cri d’espoir et le mal de vivre adolescent.Cela sentait de plus en plus le calcul, le marché trop bien ciblé.Ce qu’on comprend maintenant, à la lumière d’un deuxième album live calqué sur le premier, c’est qu’on a été eu, vraisemblablement depuis le début.Que Bruel n’a sans doute jamais été qu’un manipulateur de première, et qu’il fera le coup du grand frère chic à ses admiratrices aussi longtemps qu’il le pourra.Aussi longtemps qu’elles y croiront.Aussi longtemps que ça rapportera.Cette fois, c’est tout simplement flagrant.Il y a le titre, On s’était dit., avec les mêmes points de suspension que Si ce soir.Il y a le répertoire, à moitié répété, à moitié interchangeable.Il y a une nouvelle reprise de Brel pour montrer que le chanteur fait de la vraie chanson, Fernand remplaçant le /e/du premier live.Il y a le le ton copain-copain qui n’a pas vieilli d’un jour, plus factice que jamais.Et il y a surtout les midinettes qui chantent encore et toujours à la place du chanteur, pendant que Patriiiiick fait comme si c’était la première fois, jurant qu’il s’agit de «[.] l’un des moments les plus émouvants de ma vie», comme il l’écrit dans son message aux fans, à l’intérieur du livret Je sais bien que Bruel n’est pas la première idole cousue de fil blanc, taillée sur mesure.Avec Roch Voisine et les autres, on n’est jamais dupe, et on l’accepte comme tel.Allez savoir pourquoi, on a cru pendant un moment que Bruel était ce qu’il chantait.Il faut croire qu’il nous avait séduits, comme les midinettes.Lesquelles semblent avoir rajeuni, si l’on se fie à la stridence des cris sur On s’était dit.A moins que ce ne soient leurs cadettes qui ont pris le relais et scandent à leur tour les Casser la voix, Qui a le droit et J’te l'dis quand même.Combien de temps encore Bruel sucera-t-il le bonbon avant qu’il ne fonde complètement?C’est le grand truc des G.O.: à chaque année, il y a un arrivage frais.JUNIOR HIGH Junior Brown MCG/Curb Bon.Puisque la première fois n’a pas suffi, on va le répéter.Il y a un nouveau roi de la guitare au Texas et il s’appelle Junior Brown.Plus précisément, c’est le seul et unique champion de la guit-steel, un instrument qu’il a bricolé lui-même, curieux hybride de Fender Telecas-ter et de lap steel, dont il joue en alternance avec une dextérité inhumaine.Qui plus est, l’homme arbore sous son gigantesque Stetson une authentique gueule de redneck, et il chante avec un drôle de, trémolo des histoires de police d’Etat sur des rythmes rock’n’roll, countiy et western-swing.Sympa, non?Si on vous en reparle, deux ans après la sortie de son premier album [Cuit With It, 1994], c’est que Virgin a décidé d’encourager le bouche à oreille en rassemblant sur un CD-5 trois titres recyclés dudit album (l’implacable Highway Patrol, le frénétique Sugar-foot Rag, l’ironique My Wife Thinks You’re Dead) et deux inédits (That's Easy For You To Say, une ballade country traditionnelle, et Lovely Hula Hands, une délicieuse mélopée de guitare hawaiienne).lit plus originale offrande counüy depuis le scat du regretté Roger Miller.THE BIRDS AHD THE B-SIDES Shonen Knife Virgin/EMI Shonen Knife, c’est l’improbable progéniture des Ramones et de Kyu Sakamoto (rappelez-vous, celle qui chantait Sukiyaki en 1963), trois petites Nipponnes pimpantes qui piochent du yé-yé punk depuis le milieu des années quatre-vingt, précédant la vogue kitsch d’au moins une décennie avec leurs chansons-bonbons qui font carier les dents (Fruit Loop Dreams, I Wanna Eat Choco Bars) et leurs riffs primitifs qui dégoulinent comme un cornet de crème glacée trois couleurs (Ice Cream City, Strawberry Cream Puff).Révélé à l’Amérique en 1989 par Every Band Has A Shonen Knife (Who Loves Them), un album-hommage qui rassemblait des tas de groupes altemos admiratifs, le groupe a lancé sur nos rives deux disques chantés en anglais purement phonétique, la compilation Let’s Knife (1992) et Rock Animais (1994): en voici un troisième, délicieux ramassis de faces B, de raretés et d’extraits de spectacle.Je raffole de leurs reprises des Ronettes (Paradise), Shi-relles (Boys), Kinks (Till The End Of The Day), Martha & The Vandellas (Heatwave) et des Beach Boys (Don’t Hurt My Little Sister), qui compensent largement en saveur et en calories la relative maladresse de l’exécution.Shonen Knife, c’est une gomme Bazooka qui vous éclate en plein visage.JAZZ ET BLUES Le bon Janus et le vieux sage JOE LOVANO QUARTETS LIVE AT THE VANGUARD Étiquette Blue Note RANDY WESTON Saga Étiquette Verve SERGE TRUFFAUT LE DEVOIR Joe Lovano a un son gros comme ça.Un son si énorme qu’il s’apparente aux sirènes des gros bâtiments qui voguent sur l’eau.On l’entend de loin, lTtalo-Américain né le 29 décembre 1952 à Cleveland.On le devine presque autant qu’on devinait dans le temps les sons puissants et ardents de Ben Webster et Coleman Hawkins.Il fait dans la matière brute, Joe Lovano.Si on en doute, si on a des doutes légers ou profonds, alors faut écouter son dernier album.Il s’intitule Joe Lovano quartets.Il est au pluriel, le titre de cette production Blue Note, parce qu’il y a deux quartets.Le premier se compose de Tom Harrell, trompettiste du déséquilibre, de Anthony Cox, contrebassiste ayant le chic de la contrariété, et Billy Hart, batteur très divers.Cet orchestre, ce quartet, c’est la face aventureuse de Joe Lovano.Le second quartet est plus.comment dire.est plus convenu.Plug conventionnel, plus conservateur.A la batterie, il y a Lewis Nash qui connaît son histoire du jazz jusqu’au bout des pieds.Au piano, il y a Mul-grew Miller qui maîtrise à la perfection les standards du jazz.A la contrebasse, il y a Christian McBride qui possède toutes les ponctuations qui accompagnent la note bleue depuis des lunes, depuis des lustres, depuis les débuts.Avec le premier quartet, Joe Lovano agit en toute liberté.Avec le second, notre ténor agit en fervent admirateur.En gros fan de John Col-trane, Thelonious Monk et Charles Mingus.Il est Janus, mais un bon Janus notre Joe Lovano.Un coup il affiche ses couleurs, un coup il affiche celles des autres.C’est au Village Vanguard que ces deux faces du sculpteur de l’heure ont été dévoilées et enregistrées.En fait, la dernière production de Lovano se présente sous la forme d’un double compact.Les deux sont bonnes, toutes bonnes.Parce que notre homme est un expansif.C’est ça, c’est cela qui est magique avec Lovano: il est très généreux, il décline l’enveloppe musicale du jour avec humour, il est toujours le complice des gens qui l’accompagnent.Bref, il est à la fois le patron et le soldat des aventures qu’il raconte avec les autres.Il est bien probable qu’avec ces deux nouvelles faces, Joe Lovano s’affiche comme l’un des saxos de l’heure.?Chez Randy Weston, tout est magie.Ce grand homme, car c’est un grand homme, a le style des grands conteurs.Il y a des milles et une nuits, chez Weston.C’est très sérieux.Il y en avait beaucoup dans l’album qu’il avait consacré aux maîtres africains, et il y en a passablement dans Saga qui vient de paraître sur étiquette Gitanes Jazz Pro-duçtions/Verve.A une exception près, le groupe formé par Weston pour mener à bien ses aventures égyptiennes et nigériennes est celui qui nous avait été présenté lors du dernier Festival de jazz.Billy Higgins est à la batterie, Alex Blake est à la contrebasse, Benny Powell est au trombone, Neil Clarke est aux percussions, Talib Kibwe est au sax alto, et Billy Harper est au saxophone ténor.C’est ce dernier qui est l’exception.Bon.En compagnie de tous ces bonshommes, et non bonhommes, Weston raconte ce qui se passe dans les coins divers de l’Afrique du Nord.Une fois il décrit la baie de Tanger, une fois c’est la nuit étoilée de Mbari, une fois c’est Lagos, l’autre fois c’est les trois pyramides et le Sphinx, c’est d’ailleurs lui qui orne la pochette du dernier album, l’autre fois qui n’est pas la dernière c’est les yeux de l’Africaine, et l’autre fois qui est la dernière c’est la beauté de toutes ces choses.Cela fait que Weston nous propose un éventail sonore d’une richesse inouïe.C’est splendide.C’est magni- JJédacteurs en chef avec Pierre Maisonneuve LE DIMANCHE 11 h30 EN REPRISE I6h30 L'information continue Offert uir le cible fique.C’est la musique du monde qu’il nous propose Randy Weston.A écouter silencieusement.?Dans la nuit de mercredi, au Campus, la bande du Downchild Blues Band a étalé ses blues de camionneurs avec un allant contagieux.En moins de deux, autrement dit dès le premier set, nos bonhommes moustachus et quelque peu bedonnants ont conquis les bipèdes présents en entonnant les rythmes des blues des bonhommes enclavés dans la quarantaine.She’s A TV Mama, It Hurts Me Too, I’m Working Hard et autres ballades immortelles.Ils nous ont fait le coup du When I Want To Love My Baby/She’s Never Be Around/So I Try To Love The Woman Of My Best Friend/When My Best Friend Is With My Woman Around.Bref, dans la catégorie My Next Ex-Wife, le Down-child a été champion.Champigny 1 LASSIQUE 1.PAX, ABBAYE DE ST-BENOÎT DU LAC, Anatekta - % 15,'* 2.CANTUS MARIALES, L'ABBAYE DE SAINT-BENOÎT DU LAC, Anatekta- 15,'* 3.PREISNER'S MUSIC, ZBIEGNIEW PREISNER , EMI- 17,'* 4.12 FANTAISIES POUR FLÛTE, TELEMANN, CLAIRE GUIMOND, Anatekta - 16,'* 5 ANCIENT ECHOES, CHOROVAYA AKADEMIA, BMC- 17,'* (Î lues ^'International 1 GIORGO CONTE EN CONCERT, GIORGO CONTE, Select 2.CESARIA, CES ARIA EVORA, BMG- 3 ULYSSES' GAZE, TRAME SONORE, ELENI KARAINDROU, BMG 4.THE MEMORY OF TREES, ENYA, Warner- 5 UNA FACCIA IN PRESTITO , PAOLO CONTE, Warner JW P/^ ft^NCOPHONE 1.LUCE DUFAULT, LUCE DUFAULT, Gain -3 PORTRAITS, JIM CORCORAN, Select 1 C'EST AINSI QUE J'ARRIVE A TOI, GILLES VIGNEAULT, Musicor 2.DÉFOULE SENTIMENTALE, ALAIN SOUCHON, EMI- 5 JACQUES BLANCHET, LES REFRAINS D'ABORD, Font)VOX - jPop^ ‘Anglophone 2 BEATLES ANTHOLOGY 2, BEATLES, EMI 1 FALLING INTO YOU, CÉLINE DION, Sony 3 MERCURY FALLING, STING, Polygram 4 JAGGED LITTLE PILL, ALANIS MORISSETTE, Warner 5 PAVAROTTI & FRIENDS 1H, DIVERS, Polygram- r Suggestions 1 CONCERTl CON MOLTI STRUMENTI, VIVALDI, ENS.MATHEUS, Pelleas 2 THE MAIN INGREDIENT, SHIRLEY HORN, Polygram- 3 RIMES FÉMININES, JULIETTE, Interdise- 4 JARS OF CLAY, JARS OF CLAY, BMG- 18,'* 17* 17,* 16,* 17,* 17, * 18, '* 17, * 26,* 18, * 29,'* 16,'* 17,'* 17,* 16,* 19,v> 17.* 21,* 17,” TÉLÉVISION Les enfants du père Legault Mon grand blond, on fonde.» Par ces mots envoyés à Roger Varin du marchepied d’un tramway, par un bel après-midi d’été montréalais de 1937, le père Emile Legault acceptait de se lancer dans l’aventure des Compagnons de saint Laurent, une des premières et plus influentes compagnies de théâtre québécoises.L’histoire mouvementée de cette compagnie est peu connue, en dehors des clichés tantôt dithyrambiques, tantôt dévastateurs du père Legault.Jean-Claude Labrecque lève un gros coin de voile dans son documentaire L’aventure des Compagnons de saint Laurent, présenté demain soir, 20h, au Canal D.Le long métrage s’appuie avant tout sur les témoignages des comédiens qui, en leur jeune temps, ont contracté la passion du théâtre aux côtés du père Legault.Non pas que ce dernier fut un grand homme de théâtre.Mais son enthousiasme contagieux et la vie de bohème qu’il permettait à «ses» jeunes de vivre furent marquants pour plusieurs, notamment Françoise Faucher, Guy Provost, Guy Hauffman, Jean Coutu, Thérèse Cadorette, Charlotte Boisjo-li, Hélène Loiselle, Jean Gascon, Gabriel Gascon, Jean-Louis Roux, Georges Groulx, Guy Maufette et Marie Lambert.Les règlements de la troupe du père Legault étaient stricts et clairs.Et surtout catholiques.«Le groupe des Compagnons est fondé, en esprit de foi pour la louange de Dieu et l’exaltation des Saints, par le moyen de l’art et du théâtre.» Avant et après les répétitions, les comédiens ne manquaient pas de réciter un Ave et un Pater.Pas question, en d’autres termes, d’adopter les mœurs légères des comédiens de l’Arcade.Le père Legault ne payait pas ses comédiens.Et il exigeait l’anonymat, pour préserver ses jeunes, disait-il, des tentations de l’orgueil.Mais personne ne fut longtemps dupe de cette exigence.«J’ai toujours détesté ça, confie le fougueux Jean Gascon dans une entrevue accordée à Fernand Seguin.C’est un mensonge, une tricherie que de prétendre faire un art dans l’anonymat.» Le père Legault s’assurait simplement que toute la gloire ne retombait que sur une seule personne, lui-même.L’anonymat fut abandonné en 1949.Entre 1937 et 1952, la troupe eut plusieurs maisons, dont une à Vau-dreuil où habitait Félix Leclerc, qui se joignit brièvement au groupe lorsque la troupe fit un mémorable voyage à Boston, sous la neige, dans une vieille ambulance.Une dramatisation de ce voyage est inclue dans le documentaire de Labrecque mais le réalisateur recourt très peu à ce procédé.C’est qu’il a pu mettre la main sur une quantité suffisante d’archives, qui font écho aux souvenirs des comédiens.Le réalisateur, amoureux des vieilles choses, avait notamment déterré, il y a une dizaine d’années, de vieux films traînant dans un encan, à Verchères.Quelle ne fut pas sa surprise, son enchantement de PAUL E I)ES RIVIÈRES ?découvrir des morceaux de film de l’époque des Compagnons de saint Uurent, notamment avec Ludmilla Pitoëff qui vint diriger les comédiens jusqu’à ce que le Père Legault, prenant ombrage du charisme de la dame, trouve un prétexte pour s’en défaire.Mais les comédiens, eux, avaient appris et de plus en plus ils réalisaient qu’il y avait une vie après et à côté du père Legault.Pour Gabriel Gascon, la révélation vint avec la venue de Louis Jouvet à Montréal.«Je me suis alors aperçu que je ne savais rien, même pas respirer sur un plateau.Ce fut une révélation à me jeter par terre.» Le prêtre-directeur présente lui aussi sa version des faits, par le biais d’extraits de six demi-heures de Propos et confidences, réalisées en 1974 à Radio-Canada.Tout est-il donc là, dans le documentaire?Non.On aimerait en savoir un peu plus long sur les textes joués à l’époque et sur la manière dont ils se sont inscrits dans le répertoire du théâtre québécois.Bien entendu, plusieurs noms de pièces sont mentionnés et on comprend que Racine, Molière, Marivaux et autres classiques étaient des favoris du père Legault.Bien entendu, on voit des extraits de jeu effectués avec raideur et pudeur et cela provoque un sourire.Mais à ce niveau, les commentaires restent anecdotiques.Les universités sur la sellette Notre rôle, dit un professeur affolé, n’est plus de former des gens qui réfléchiront sur divers problèmes mais des gens embau-chables.La société n’a plus besoin de jeunes avec une formation universitaire, comme il y a 30 ans, dit un administrateur.Ces réflexions servent de conclusion à un reportage consacré à la crise financière des universités, présenté demain, 21h à Radio-Canada.On y entend surtout le point de vue des recteurs qui, s’ils reconnaissent du bout des lèvres qu’il y a du gras dans les structures — en fait, les frais d’administration d’un étudiant s’élèvent à 960 $ ici et à 835 $ en Ontario —, militent beaucoup plus activement en faveur d’une hausse des frais de scolarité.Divers projets sont ébauchés: McGill songe à privatiser certaines facultés, suivant ainsi le coûteux modèle américain; pendant que plusieurs ouvrent leurs portes à tous les étudiants sans discrimination, pour obtenir de plus grosses subventions, d’autres, comme Bishop’s, haussent au contraire leurs critères d’admission.L’émission comporte quelques longueurs mais n’en présente pas moins un portrait valable de l’éducation postsecondaire dans un débat qui ne fait que commencer.portraits \ CORCORAN j _ 14 nouvelles versions incluant « LA TÊTE EN GIGUE » et « COMME CHARTRAND » « portraits est de ces disques qu’on écoutera encore dans 15 ans.» Marie-Christine Blais - La Presse « Jim Corcoran vient de faire l’aibum que nous lui réclamions tous depuis des années.» Laurent Saulnier - Voir ÆM-If Cast tout cm qua voua voûtas antandra Complexe Des|ardint rue Ste-Catherlne 0.(Montréal) Montréal • Centre d'Aclat Boulevard • Centre Eaton > Mail Cavendisn • Anjou • Galeries d'An|ou - LaSalle • Canefour Angrlgnon • (Meurent • Place Vertu • Pointe Claire - Falrvlew-Poime Claire 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