Le devoir, 18 avril 1996, Cahier B
Agenda culturel Page B6 Culture Page B8 Économie Page B2 Les Sports Page B5 LE I.K I) K V 0 I II .I.K .1 K IM) I IS A V IM I.I II II II Le Fleuve Un nouveau quotidien pour le Bas-Saint-Laurent JEAN PICHETTE LE DEVOIR Le Bas-Saint-Laurent aura son quotidien bien à lui à compter de la mi-mai.Et Le Fleuve, le der-nier-né des journaux québécois, entend bien occuper longtemps une place qu’il estime pour l’instant vacante dans l’est du Québec.«Ceux qui disent qu'il n’y a pas d’identité régionale assez forte dans le Bas-Saint-Laurent ont tout compris, opine Louis Belzile, directeur de l’information du quotidien.C’est justement pour ça qu’on va être là.Si on fait l’équation média et identité régionale, c’est un fait qu’il n’y a aucun média, public ou privé, qui couvre d’un seul trait toute la région.C’est ce que nous entendons bien faire.» En proposant de construire cette «place publique régionale», les promoteurs du nouveau journal veulent ainsi permettre à une structure régionale déjà présente de prendre conscience de son existence.«Le pari qu’on fait, c’est que nos lecteurs et nos lectrices vont redécouvrir leur région, vont la voir comme ils ne l’ont jamais vue.Il va pro-bablement y La toponymie de plusieurs régions se modifie peu à peu Les promoteurs veulent permettre à une région de prendre conscience de son existence information de avoir un effet d’exotisme qui risque d’être très intéressant», ajoute M.Belzile.Parmi la trentaine d’employés recrutés au cours des derniers mois, 26 sont réunis au sein de la nouvelle Coopérative des travailleurs-travailleuses en l’Est, principal bailleur de fonds du quotidien.Le Fleuve dispose d’un capital de tout près de un million de dollars pour débuter ses activités, incluant un investissement de 150 000 $ du Fonds investissement-développement régional Desjardins.Alors que les médias se plaignent partout d’une diminution du marché publicitaire, la direction du nouveau quotidien croit fermement qu’il lui est possible d’aller chercher sa part du gâteau.«Finalement, c’est le public qui va choisir.Et nous faisons aussi le pari que quand nous serons établis, nous aurons des annonces nationales, de Montréal ou de Toronto, qui passent actuellement par des médias nationaux, parce qu’il n’y a pas de média régional.Après tout, depuis le départ des trois stations de Radio-Canada de la région, en 1990, l’assiette publicitaire dont elles disposaient n’a pas encore été récupérée.Il y a là un potentiel disponible certain.» Avec un bassin de population de 200 000 personnes, incluant le Ka-mouraska, M.Belzile croit qu’il est possible d’attirer un lectorat de plus de 20 000 personnes, même si le tirage initial prévu est d’environ 10 000 exemplaires, disponibles tôt le matin en kiosque ou livrés à domicile.«Il suffit d’appliquer à la région la même équation qu’on applique au lectorat du Québec, soit 14,28 % de la population qui seraient des consommateurs de notre journal.» Installé à Rimouski, le quotidien comptera une douzaine de journalistes, également présents à Riviè-re-du-Loup, Matane et Mont-Joli.La devise du journal pourrait s’énoncer ainsi: «penser globalement, agir localement».S’intéressant tant aux questions politiques que culturelles et sportives, Le Fleuve , qui comptera notamment Victor-Lévy Beaulieu comme collaborateur, entend ainsi animer l’espace public de l’est du Québec.L’avenir dira si cet espace polycen-tré saura susciter le dialogue.Les multiples voies du rapiéçage des municipalités Les diverses régions du Québec doivent rationaliser des services, dans un contexte de réduction des postes budgétaires JEAN PICHETTE LE DEVOIR La toponymie de plusieurs régions du Québec se modifie peu à peu, au gré des fusions ou des annexions de certaines municipalités.Mais on ne redessine pas la carte des municipalités en un tournemain.A l’occasion du lac-à-l’épaule du monde municipal, au lac Saint-Pierre, les 23 et 24 mai prochains, le ministre des Affaires municipales, Rémy Tru-del, devrait rendre publique sa politique de renforcement et de consolidation des communautés.Mais seul l’usage dira si le monde municipal est prêt à pousser dans la même direction que le gouvernement Le Québec, on l’a dit et répété en maints lieux, compte trop de municipalités, avec ses 1401 entités desservant une population de sept millions de personnes, 800 de ces administrations locales regroupant moins de 500 habitants.Si le secteur de la métropole connaît depuis quelques années des débats animés sur la question du regroupement des services et de l’éventuelle création d’un organisme régional décisionnel qui chapeauterait les municipalités, les diverses régions du Québec sont elles aussi confrontées au problème de la rationalisation des services, dans un contexte de réduction des différents postes budgétaires.Et là comme ici, les voies à emprunter ne font pas toujours consensus, loin s’en faut Ainsi, les citoyens du quartier Casgrain-D’Amours, à Saint-Patrice-de-la-Rivière-du Loup, ont décidé dimanche, dans une proportion de 80 %, d’annexer leur coin de ville à Rivière-du-Loup, ce qui pourrait assurer à tous l’accès aux services d’aqueduc et d’égout.Comme le permet la Loi sur l’organisation du territoriale municipal, les résidents de ce secteur de la petite agglomération de 3200 personnes ont demandé à l’administration municipale de Rivière-du-Loup de lui proposer un règlement en vue de permettre cette annexion.En entérinant cette proposition, les 145 citoyens du quartier pourraient enfin arriver à leurs fins, un projet de regroupement municipal des deux localités ayant été rejeté en juin dernier, par voie ré- férendaire, avec 57 % des voix.Mais la partition n’est pas encore chose faite et elle est contestée par les élus de Saint-Patrice auprès du ministre Trudel, qui doit donner son aval au projet.«Saint-Patrice encercle presque totalement Rivière-du-Loup, ce qui choque beaucoup cette dernière parce que ça rend difficile son développement.C’est pour ça que ses administrateurs voudraient bien mettre la main sur l’ensemble du territoire, par une fusion, et qu’ils nous ont fait des propositions, qui n’étaient toutefois pas acceptables», explique Pierre Rivard, conseiller municipal du quartier Casgrain-D’Amours.L’acquisition par Rivière-du-Loup, dans le cadre du projet d’annexion, de terrains vacants le long de la route 185 rend inacceptable la proposition sur laquelle les citoyens viennent de se prononcer, ajoute le conseiller, en précisant ne pas avoir d’objection de principe à une fusion des municipalités, en autant que chacune y trouve son compte.La mairesse de Rivière-du-Loup, Denise M.Lévesque, reconnaît bien sûr le droit de la paroisse de Saint-Patrice de contester la grandeur du territoire devant être annexé.«Mais il est très difficile de contredire la volonté de 80 % des citoyens d’un secteur.D’autant plus que cette contestation porte principalement sur le terrain 800 des administrations locales regroupent moins de 500 habitants Rémy Trudel vague compris dans le projet d’annexion, et non sur celui où habitent les citoyens.Mais cela est tout à fait ridicule.On va se retrouver dans la même situation dans dix ans puisqu’ils dépendent de nous pour avoir des services.» La pédagogie du regroupement La volonté du ministère de diminuer le nombre d’entités administratives—deux fois moins nombreuses en Ontario — risque ainsi de se buter sur les défenseurs, nombreux, de leur autonomie.Sans compter tous ceux qui craignent à tort ou à raison, que des hausses de taxes résultent d’une telle cure d’amaigrissement Si le ministère n’entend pas forcer les municipalités à se regrouper, son projet du mois prochain proposera tout de même une carte suggérant de nombreux regroupements.«Et d’ici l’automne, peut-être dès juin, le ministre va dépêcher des équipes ]x?dagogiques pour expliquer aux communautés concernées comment fonctionneraient ces regroupements», précise Renée-Claude Boivin, attachée de presse du ministre.Les administrations locales qui accepteraient de donner suite aux recommandations du ministre pourraient toutefois profiter d’avantages fiscaux, encore à préciser.De rudes discussions sur ces suggestions sont néanmoins à prévoir, comme l’indiquent les réactions récentes de plusieurs maires de la région de Sherbrooke, à la suite de la révélation, par des médias locaux, de l'intention du ministère de proposer de faire de la MRC de Sherbrooke — et de trois localités contiguës — une seule municipalité, qui compterait plus de 145 000 résidents.La volonté du ministre d’aller de l’avant dans ce dossier ne s’en trouve toutefois pas entamée, comme en témoigne sa décision, annoncée la semaine dernière, d’autoriser une étude de faisabilité sur le regroupement des municipalités de Cap-à-l’Aigle et La Malbaie.Cette décision n’a de prime abord rien de bien original.si ce n’est que les deux municipalités concernées sont séparées par une bande de 1,5 kilomètre, qui appartient à Rivière-Malbaie.La loi interdit en effet le regroupement de municipalités qui n’ont aucun territoire attenant «Le ministre a accepté l’idée d’une étude de faisabilité parce que ce projet est très cher aux deux municipalités depuis longtemps, note Mme Boivin.Après cette étude, il verra ce qu’il y a lieu de faire.» Cap-à-l’Aigle, qui compte plus de 700 habitants, avait voulu se joindre à la fusion de La Malbaie et de Pointe-au-Pic, l’année dernière.L’ancien ministre des Affaires municipales, Guy Chevrette, avait toutefois refusé de permettre un tel accroc à la loi.La décision de M.Trudel pourrait ainsi confirmer, si besoin était, son intention d’accélérer la dynastique des regroupements.A cet égard, «le ministre ne s’est pas fixé de chiffre précis, conclut Mme Boivin.Le but est de favoriser le plus grand nombre de regroupements par des incitatifs.Mais comme il n’est pas question de forcer les municipalités à se regrouper, on préfère ne pas fixer d’objectif précis.» Une visite à Ozias Leduc Deux régions offrent aux amateurs de peinture des lieux saints peints par celui qui s'est éteint il y a déjà plus de 40 ans Malheureusement pour Montréal et Québec, mais tant mieux pour les régions, on ne déplace pas facilement une église.Alors que les deux premières accueillent à tour de rôle cette année la première grande rétrospective du maître Ozias Leduc, deux régions offrent aux amateurs de peinture des joyaux artistiques du Québec: des lieux saints points par celui qui s’est éteint il y a déjà plus de 40 ans.La chapelle privée de l’évêque, située dans le Palais épiscopal de la Ville de Sherbrooke, constitue peut-être le plus grand chef-d’œuvre de décoration religieuse de Leduc.Derrière les murs d’un édifice religieux comme il en existe plusieurs au Québec, gît un trésor dont de nombreux Sherbroo-kois ignorent même jusqu’à l’existence.Ils auront bientôt la chance de découvrir cette caverne d’Ali Baba, à l’occasion de visites organisées par le Musée des beaux-arts de Sherbrooke, dans le cadre d’une exposition visant à faire connaître le riche legs artistique laissé dans les Cantons-de-l’Est par Ozias Leduc.Une vingtaine d’œuvres de l’artiste seront présentées au public, du 15 juin au 1er septembre, afin de favoriser une meilleure compréhension du travail du maître, exécuté pour le compte de M8r Paul Larocque, en 1920-21, avec l’aide d’un jeune assistant, alors inconnu, du nom de Paul-Emile Bor-duas.Des pochoirs, des dessins, des photos — tout un îlot sera consacré à Leduc et à la photographie — et des correspondances de Leduc permettront également de lever le voile sur une de ses œuvres largement mécon- nue, dont la décoration de l’église Saint-Edmond, au sud de Sherbrooke, malheureusement victime comme d’autres avant elle du travail de sape des iconoclastes.Cette occasion rarissime de visiter une chapelle unique devrait combler les amateurs de l’œuvre de Leduc, d’autant plus qu’une autre exposition, actuellement en cours jusqu’au 29 avril, au musée Pierre-Boucher, à Trois-Rivières, présente également une série de pochoirs, photos et dessins du maître, préparant notamment à la visite de l’église Notre-Dame-de-la-Présentation, à Shawinigan-Sud.La première partie de l’exposition comprend une présentation d’Ozias Leduc et ses üens avec M11 Albert Tessier, le fondateur du musée Pierre-Boucher, en 1929, et présente entre autres une série d’œuvres sur le père Jacques Buteux, commandées par Mgr Tes-sier.L’église de Shawinigan-Sud, entièrement décorée par Leduc, pourra quant à elle être visitée du 15 juin au 15 septembre.Elle offre notamment à la vue des visiteurs six tableaux représentant différents aspects du travail dans la région.Avec la chapelle de Sherbrooke, elle complète admirablement l’exposition en cours au Musée des beaux-arts de Montréal, et elle devrait convaincre ceux qui en douteraient encore que la vie culturelle québécoise ne s’est jamais cantonnée aux villes de Montréal et de Québec.Il ne restera alors aux sceptiques qu’à prendre acte du fait que la vie artistique en régions n’a pas non plus cesr sé à la mort de Leduc.J.P.SOURCE: LES ARTS SACRÉS AU QUÉBEC L’annonce de Marie corédemptrice, une huile sur toile d’Ozias Leduc dans la chapelle privée de l’archevêché de Sherbrooke.Mauricie-Bois-Francs-Drummond Grogne autour des états généraux sur l’Education La Commission nationale des états généraux sur l’Education, qui a entamé à Jonquière, la semaine dernière, son cycle de consultations régionales, serait-elle incapable de faire place à la spécificité des régions?Alors qu’il s’apprête à accueillir la Commission nationale, la semaine prochaine, le comité organisateur des assises régionales sur l’Education de la région Mauricie-Bois-Francs-Drummond semble en douter.Le coprésident de la Commission nationale, Robert Bi-saillon, se défend d’être incapable de prendre en compte la volonté des régions.«Ce n’est pas sérieux de nous accuser de faire du mur à mur alors que 15 régions sur 16 appuient le mode de représentation que nous avons retenu.» L’objet du litige: une sélection des différents organismes appelés à participer à la consultation qui sera identique d’une région à l’autre, conformément au vœu de la Commission nationale.«On nous a proposé de présenter un modèle de consultation, ce que nous avons fait, en respectant les paramètres fixés par la Commission, explique Paul Lemire, président de l’organisation mauricienne.Et voilà que celle-ci refuse notre proposition, sous prétexte que la représentation doit être la même dans toutes les régions, afin de garantir le caractère démocratique du processus.» Au terme de cette consultation, les différentes organisations de la région avaient proposé,un modèle de conférence comprenant 60 représentants.A l’occasion d’une conférence téléphonique avec les présidents régionaux, le 12 mars, à laquelle M.Lemire n’avait pu participer, la Commission nationale a finalement proposé et obtenu que son modèle de 43 représentants soit appliqué partout.M.Bi-saillon a par la suite rencontré les représentants de la région dissidente, qui lui ont fait part de leur mécontentement Ils n’ont toutefois pas réussi à le convaincre de modifier le schéma retenu.Les représentants de la région Mauricie-Bois-Francs-Drummond participeront néanmoins à la consultation afin de faire entendre leur voix au niveau national.Ils reverront donc M.Bisaillon, les 24 et 25 avril, avec un nombre de sièges toutefois moins élevé que ce qu’ils désiraient J.P• csnI [SCI h Ne manquez pas notre cahier spécial Le samedi 27 avril LE DEVOIR g* yndicalisme Tombée publicitaire: le vendredi 19 avril 1996 —>-»-: A1C Le ECONOMIE L’auteur de Being Digital devant le Groupe Innovation Après-référendum Numériques jusqu’au bout des doigts L’argent s’ajoutera bientôt aux autres entités qui s’échangent dans le cyberespace, prédit Nicholas Negroponte Le FMI prévoit une reprise de l’économie canadienne ROBERTDUTRISAC LE DEVOIR Tandis que les gouvernements et les médias s'inquiètent des obscénités qui circulent sur Internet, un événement formidable, dont les conséquences seront énormes, se prépare dans le cyberespace : l'arrivée de l'argent numérique.C'est l'avertissement qu'a lancé Nicholas Negroponte, directeur du Media Lab du Massachusets Institute of Technology et auteur du best-seller Being Digital, au cours d'une allocution livrée, hier, à Montréal dans le cadre de la conférence annuelle du Groupe Innovation.«L'argent numérique deviendra réalité d'ici six mois», prédit M.Né-groponte.«Ce sera beaucoup plus important que de savoir si Jake Baker a ie droit d'afficher son message dans un ridicule forum de discussions».Le chercheur et chroniqueur de la revue Wired faisait référence à la mésaventure de cet étudiant du Michigan qui, après une dénonciation en provenance de Moscou, s'est fait écrouer sans possibilité de cautionnement pour avoir envoyer un texte scabreux dans un forum de discussions d'Internet du genre altsex.bestiality.Par la suite, il fut innocenté par le juge qui ne lui a reconnu qu'un seul tort : «avoir écrit un essai en mauvais goût», rappelle M.Negroponte.Obcénités au Tennessee Moins chanceux fut ce couple de Cupertino en Californie, les Thomas, dont l'ordinateur abritait des données informatiques légales en Californie mais jugées obscènes au Tennessee.Le shérif du coin a obtenu son extradition et le couple fut condamné au Tennesse.Autre exemple cité par M.Negroponte : ce clerc pakistanais qui a demandé aux autorités américaines l'extradition de Madonna et Michael Jackson pour qu'ils soient jugés à Téhéran parce qu'ils ont contrevenu à la loi islamique fondamantaliste.Ces événements contradictoires révèlent une réalité : «Dans le cyberespace, il n'y a rien de local», affirme M.Negroponte.C'est vrai aussi pour l'argent numérique qui permettra d'effectuer des «micro-paiements» sur le net — 5 cents pour obtenir une information ou 25 cents pour obtenir un mini-logiciel, par exemple —comme des transactions plus importantes, autant d'échanges dépassant les frontières et bouleversant nos conceptions du commerce international.Ce monde, où on s'échangent des bits, inépuisables, plutôt que des atomes, des biens physiques que l'on doit remplacer si on s'en défait, est impossible à policer, selon le directeur du Media Lab.Quant à la tentative du Congrès américain de punir la diffusion de pornographie avec l'adoption du bill Exon, du nom du sénateur qu'il l'a proposé, elle sera jugé inconstitutionnelle par les tribunaux, prédit-t-il.«Les sénateurs et réprésentants qui s'opposaient à cette loi n'ont pas eu le courage de la défaire au Congrès.Ce qu'il ont fait, c'est de rédiger une loi tellement mal foutue que la Cour l'annulera.La Cour se chargera du sale travail qu'ils n'ont pas voulu faire», estime-t-il.Relevant qu'il y a trois ans seulement, les grands de l'informatique, IBM ou Intel, statuaient qu'il n'y avait pas de marché pour les ordinateurs personnels à la maison, M.Negroponte rappelle ceci: les médias rapportent que 45 % ou 50 % des ordinateurs vendus aujourd'hui sont destinés au foyer.Mais ces données sont erronées et sous-estiment le phénomène, selon lui.On doit ajouter à ces chiffres les ordinateurs portables fournis par l'employeur et qui se retrouvent à la maison ainsi que les ordinateurs obsolètes de l'entreprise qui sont cédés à l'employé.En fait, ce qu'il faut retenir, selon M.Negroponte, c'est que 85 % des adolescents en Amérique du Nord ont accès à un ordinateur à la maison.Pas mal pour un marché qu'on estimait inexistant il y a peine trois ans et demi.Entre ces jeunes et les personnes âgées qui se mettent à l'informatique — 30 % d'entre elles possèdent un ordinateur, on retrouve ceux que M.Negroponte qualifie de «sans-abris numériques (digital homeless)» qui ne sont pas dénués d'éducation, ni de moyens financiers.«En fait, ce sont les sans-abri numériques qui font les lois ou qui dirigent nos entreprises», dit-il.Si l'argent numérique n'aura pas vu le jour avant cette année,,c'est qu'il est encore illégal aux Etats-Unis d'exporter la technologie cryp- tographique qui assure la sécurité des transactions et que l'utilisation même de la cryptographie est tout simplement illégale en France.«Les seules personnes qui disposent d'une bonne sécurité sur le net, ce sont les trafiquants de drogues et les terroristes», souligne M.Negroponte.Et les banques qui n'ont pas à se soumettre à ces lois.Dans sa boule de cristal, M.Negroponte entrevoit la mort de la télévision interactive.«M.Rogers ne m'aime pas.Les expériences [en télévision interactive] sont inutiles.Internet, c'est la télévision interactive.Aujourd'hui, ils le reconnaissent.» Dans un avenir plus lointain, dans cinq ou huit ans, «les ordinateurs disparaîtront en tant qu'objets», prédit le directeur du Media Lab qui mène des expériences en ce sens.On portera sur soi les ordinateurs, dans ses souliers ou dans sa montre, et on se serrera la main pour se transmettre des données.Chirac a «du culot» Quant à l'uniformisation des cultures que favoriserait Internet, Nicholas Negroponte n'y croit pas.«Internet n'est pas un phénomène impérialiste.Aujourd'hui, de 40 % à 50 % des échanges sur le net ne se font pas en anglais.» M.Negroponte s'indigne de voir le président français Jacques Chirac parler, au Sommet de la Francophonie tenu au Bénin, de la promotion du français sur Internet.«Il a du culot de parler de protection du français [en Afrique] quand le français a été imposé aux Africains à la pointe du fusil.Internet va au contraire favoriser les langues africaines.» On portera sur soi les ordinateurs, dans ses souliers ou dans sa montre, et on se serrera la main pour se transmettre des données Pour récupérer des millions de dollars auprès des récalcitrants Le fisc intensifiera ses efforts /''V uébec (PC) — Le ministère québécois du Revenu continuera ae multiplier et d’intensifier les efforts en 1996-97 pour tâcher d’aller récupérer des millions de dollars dans les goussets des récalcitrants (travail au noir, contrebande de l’alcool, tabac,carburant et autres sources d’évasion fiscale).En 1995-96, le ministère s’était fixé pour objectif premier une cueillette de 226 hiillions de dollars, révisée à la hausse (334 millions), mais c’est finalement 370 millions de dollars qui sont entrés dans les coffres du Trésor.Pour l’année financière qui vient de commencer, le ministère du Revenu entend aller chercher encore au moins 226 millions en revenus chez les contribuables peu enclins à respecter la loi de l’impôt.«Quoi qu’il en soit, a expliqué hier le ministre délégué au Revenu, Roger Bertrand, il est clair que le ministère entend intensifier encore davantage cette année l’exploitation des données disponibles à l’interne et le recours aux technologies de l’information.Cette orientation rejoint les préoccupations fort légitimes du Vérificateur général.» Au cours de l’étude des crédits de son ministère, M.Bertrand a rappelé que c’est entre 1,1 milliard et 1,4 milliard que le gouvernement perd chaque année au profit de l’économie souterraine et du travail au noir.C’est pourquoi le ministère accentuera aussi ses efforts pour obtenir et utiliser les renseignements disponibles à l’externe, comme dans d’autres ministères et organismes gouvernementaux, afin de mener à bien son action de récupération de l’argent qui lui est dû.Selon le ministre Bertrand, l’utilisation accrue des croisements entre les fichiers du ministère du Revenu et ceux d’autres ministères et organismes du gouvernement permettra inévitablement une détection plus systématique et efficace des erreurs, de la délinquance et de la fraude.«ON VOUS RECOMMANDE D'INVESTIR DANS UN QUOTIDIEN QUI SAIT SUR QUEL PIED DANSER.» En devenant actionnaire de la Société de placement en entreprise québécoise (SPEQ-LE DEVOIR INC.), vous manifestez votre appui à un quotidien qui a une direction claire et originale.Un quotidien qui participe au maintien et à l’enrichissement de la culture québécoise.En devenant actionnaire, vous contribuez financièrement à 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investira dans LE DEVOIR INC.NOM: _______________________________________ ADRESSE :___________________________________ TÉLÉPHONE :__________________________________ E NOTE: Veuillez faire parvenir ce coupon à Roger Boisvert, 2050, rue De Bleury, 9' étage, Montréal (Québec) H3A 3M9 Tél.: (514) 985-3333 Téléc.: (514) 985-3310.LE DEVOIR MARIE TISON PRESSE CANADIENNE IXTashington — Le regain de V V confiance qui a suivi le référendum québécois devrait permettre à l’économie canadienne de reprendre du poil de la bête au cours de 1996.C’est du moins ce qu’indique le Fonds monétaire international (FMI) dans l’édition printanière de ses Perspectives économiques mondiales.Il faudra cependant attendre à 1997 pour pleinement constater ce regain.A l’instar d’un ralentissement attendu pour les économies des pays industrialisés, le FMI prévoit en effet que l’économie canadienne ne connaîtra qu’une croissance de 1,9 % en 1996.Mais en 1997, l’économie devrait croître de 2,9 %.Parmi les sept pays les plus industrialisés, seul le Japon devrait faire mieux avec une croissance de 3,1 %.«Après avoir vu les inquiétudes des marchés financiers baisser d’un cran au sujet du déficit fiscal canadien et du statut du Québec, nous voyons les taux d’intérêt à court terme diminuer au Canada, pour descendre même en-dessous des taux aux Etats-Unis», a déclaré Michael Mussa, le directeur du département de recherche, au cours d’une conférence de presse hier matin.«Ce qui arrivera au cours des années à venir dépendra de l’évaluation que l’on fera du sentiment populaire québécois à l’approche d’éventuels référendums», a-t-il ajouté.Dans son rapport, le FMI indique qu’en 1995, le Canada a connu une croissance de 2,2 % en 1995.C’est beaucoup moins que la croissance de 4,6 % que le pays avait connu en 1994.C’est également moins que le taux de croissance de 4,3 % que le Fonds prévoyait au début de 1995.L’organisation financière internationale explique que le rythme de la reprise économique s’est ralenti de façon marquée au Canada en 1995.Elle pointe du doigt divers facteurs, y compris le débat constitutionnel au Canada.Le FMI note ainsi qu’à plusieurs occasions au cours de l’année, l’incertitude politique et les inquiétudes au sujet des efforts de consolidation fiscale ont créé des tensions sur les marchés financiers, entraînant une hausse des taux d’intérêt et une pression à la baisse sur la devise I canadienne.Elle explique que les taux d’intérêt I élevés, auxquels il faut ajouter la di-1 minution du revenu disponible, l’ert-1 dettement élevé des consommateurs I et les coupes dans les achats gouver-1 nementaux, ont affaibli la demande I intérieure.¦ • I Le, ralentissement économique I aux États-Unis a également ralenti la I croissance des exportations.«A la suite du référendum d’oc-1 tobre au Québec, le niveau de I confiance s’est amélioré et les taux I d’intérêt ont baissé de façon signifi-1 cative, ce qui devrait permettre au I rythme de l’activité économique de I reprendre au cours de 1996», écrl-1 vent les auteurs du rapport semes-1 triel de près de 200 pages.Le FMI note également que le I gouvernement fédéral et les pro-1 vinces ont diminué de façon appré-1 ciable leurs déficits fiscaux au cours I des dernières années.11 prévoit qüe I le Canada pourra continuer dans cette veine, grâce à une compétitivité accrue.Il attribue ce gain de compétitivité à une baisse de la devise cana-1 dienne, des gains en productivité, | une restructuration industrielle et ¦ une hausse modeste de la demande I intérieure.Le FMI croit que le taux de chô-1 mage au Canada devrait atteindre 9,6 % en 1996, pour redescendre à 9,2% en 1997.Il se situait à 9,5% en 1995.Le taux d’inflation, qui était de 1,9% en 1995, devrait diminuer à 1,3% en 1996, pour revenir à 1,9% en 1997.Voir aussi en page B 4 ¦ Le FMI s’inquiète du «dérapage» I des dépenses sociales La construction de j logements restera faible i en 1996 i Québec (PC) — Le niveau de construction de logements neufs va demeurer faible cette année.On prévoit pour 1996 la mise en chantier de 22 000 à 27 000 unités, soit à peine plus que l’an dernier où il y en a eu 21800.«Mais ce ralentissement amorcé depuis quelques années va permettre de résorber partiellement le taux d’inoccupation des logements à louer», a indiqué hier le ministre des Affaires municipales et responsable de l’habitation, Rémy Trudel, lors de l’étude annuelle des crédits de son ministère.Le taux de vacance varie de 6,8 à 7 % actuellement, selon les logements du Québec.Ce taux devrait être réduit à 6 %, selon les prévisions du ministère.La tendance depuis huit ans a été de moins construire de logements neufs mais d’investir plus dans la rénovation.Les investissements pour la construction résidentielle neuve ont chuté de 5,1 milliards à 2,2 milliards entre 1987 et 1995 tandis que les dépenses en rénovation ont augmenté de 2,9 milliards à 3,3 milliards au cours de la même période.Cette difficulté dans le domaine de l’habitation se poursuit en dépit d’un certain nombre de programmes mis en place l’an dernier pour aider la relance de l’habitation.Un programme appelé Rénove rendait disponible 50 millions pour encourager la rénovation résidentielle.Il restera des fonds jusqu’en août dans ce programme, selon le ministre Trudel.Un autre fonds de 50 millions$ a été débloqué pour la revitalisation des vieux quartiers des villes.Ces deux programmes ont ensemble permis la rénovation de 48 000 logements, généré des investissements de 500 millions et permis de maintenir 6000 emplois dans la construction.De plus, le gouvernement procède à la construction de 1200 logements sociaux dans un secteur où le besoin est criant.Le gouvernement fédéral a mis fin en 1993 à sa participation au logement social; le Québec évalue à 120 millions le manque à gagner à ce niveau.M.Trudel a cependant indiqué que les fonds (35 millions$) que le gouvernement consacre au logement social ne pourront pas être augmentés à cause de la situation budgétaire.1 ' " ¦ Train de vie réduit à la SHQ Par ailleurs, la Société d’habitation du Québec (SHQ) a réduit Sûfi train de vie afin de se conformer aux directives du gouvernement.1 Le nombre d’employés de l’organisme | a été réduit de 118 depuis 1992.Le tout s’est fait par le biais de postes vacants non comblés, de mise à pied d’occasionnels et du non renouvellement de contractuels, a ex- j pliqué le président de la SHQ, Jean- | Paul Beaulieu.Enfin, le ministre Trudel a rappelé qu’à compter du 1" juillet proi-chain, un changement à la loi forcera un propriétaire de logement à utiliser une copie du bail-type émis par la Régie du logement.La mesure vise à protéger les locataires car tous les droits des locataires sont inscrites sur le bail-type.HH WM Afrique du Sud (rand) 0,3427 Hong-Kong (dollar) 0.1809 Allemagne (mark) 0,9008 Indonésie (rupiah) 0,000606 Australie (dollar) 1,1043 Italie (lire) 0,000892 Barbade (dollar) 0,7035 Jamaïque (dollar) 0,037 Belgique (franc) 0,045057 Japon (yen) 0,01253 Bermudes (dollar) 1,3767 Mexique (peso) 0,2016 Brésil (real) 1,4552 Pays-Bas (florin) 0,8301 Caraïbes (dollar) 0,5206 Portugal (escudo) 0.00910 Chine (renminbi) 0,1686 Royaume-Uni (livre) 2,0483 Espagne (peseta) 0,01118 Russie (rouble) 0.000285 États-Unis (dollar) 1,3567 Singapour (dollar) 0,9875 Europe (ECU) 1,7330 Suisse (franc) 1,1374 France (franc) 0,2653 Taïwan (dollar) 0.0518 Grèce (drachme) 0,00587 Venezuela (bolivar) 0,00483 SOURCE BANQUE DE MONTRÉAI- HHHI A1C I.K I) K V U I II .I.K .1 K I’ l> I IS A V It I I.I II II II B 3 ?< CONOM E Le survie de Kenworth tient à un mince fil La lettre de Paccar au ministre Landry laisse peu d’espoir pour un sauvetage de l’usine GÉRARD DÉKUHÉ LE DEVOIR EN BREF ?FAIBLESSE DU SECTEUR MANUFACTURIER Ottawa (PC) — Le secteur manufacturier a traîné la patte au l anada, en lévrier, mais manifeste des signes encourageants pour l'avenir.Statistique Canada a révélé que les produits manufacturés livrés ont chuté de 1,3 % à 32,2 milliards en février, après avoir bénéficié de gains modérés au cours des trois mois précédents.L’agence fédérale souligne d’ailleurs que les livraisons de produits manufacturés n’ont connu aucun véritable mouvement soutenu à la hausse depuis janvier 1995.lit faiblesse de ce secteur économique en février s’est surtout signalée dans la pâte et le papier, où les prix ont chuté, ainsi que dans le domaine des véhicules motorisés.la livraison des véhicules motorisés pourrait se révéler encore plus faible, en mars, à cause de la grève dans l’usine de treins de Dayton, en Ohio, qui a provoqué la fermeture temporaire de plusieurs usines d’assemblage au Canada.Par ailleurs, les commandes non encore remplies ont grimpé de 0,7 % à 33 milliards en février, soit une troisième hausse mensuelle consécutive à ce chapitre.-?- IBM HAUSSE SON BÉNÉFICE DE 9 % Armonk (AFP) — IBM a annoncé une hausse de 9 % de son bénéfice net au premier trimestre, à 1,35 milliard contre 1,24 milliard un an auparavant, sur un revenu de 16,6 milliards, en hausse de 5 %, selon un communiqué publié à son siège d’Armonk.Le bénéfice net par action s’est établi à 2,48 $ US contre 2,12 $ US, supérieur de huit cents aux prévisions des analystes.Le groupe a annoncé un relèvement de son dividende trimestriel à 35 cents contre 25 cents auparavant.Après postes extraordinaires découlant des acquisitions dans le secteur du logiciel, le bénéfice net d’IBM tombe à 774 millions, ou à 1,41 $ US au premier trimestre de 1996.-?- NOMBRE RECORD DE VISITES Ottawa (PC) — Statistique Canada a indiqué que les étrangers ont fait un nombre record de séjours au Canada en février dernier.On a en effet signalé 1,4 million de visiteurs étrangers qui ont séjourné au moins une nuit au Canada.Par ailleurs, après être demeuré stable depuis deux ans, le nombre d’Américains à séjourner au Canada a grimpé de 2,1 % en février comparativement au mois précédent Le nombre de séjours comprenant au moins une nuit de visiteurs venant d’autres pays que les Etats-Unis a par ailleurs grimpé de 3,8 %.Les voyages en voiture d’une seule journée des Américains au Canada ont atteint les deux millions, soit le niveau le plus élevé des 15 dernières années.A l’inverse on signale 311000 séjour?de Canadiens dans des pays étrangers autres que les Etats-Unis au cours de ce même mois.Le nombre de voyages d’au moins une nuit des Canadiens aux Etats-Unis a par ailleurs totalisé 1,3 million.-4- JEAN COUTU: BÉNÉFICE EN HAUSSE (PC) — Le Groupe Jean Coutu a annoncé hier qu’il avait terminé les neufs premiers mois terminés le 29 février 1996 avec un chiffre d’affaires de 1,2 milliard, en hausse de 37 % sur la période équivalente de l’année dernière.Le bénéfice net s’est accru de 10 % pour atteindre 36,4 millions, (neuf cents par action) par rapport a 33,1 millions, (63 cents par action) en 1995.Alors que l’industrie québécoise de la vente au détail de produits pharmaceutiques a accusé un recul de 7 % en 1995, le Groupe fait remarquer que le chiffre d’affaires de ses 228 succursales a progressé de 3 % depuis le début de l’exercice.Le sauvetage de Kenworth par un renversement de Paccar de sa décision de fermer l'usine de Sainte-'fhérèse ne tient plus qu'à un mince fil.U* vice-premier ministre Bernard Landry a reçu hier une lettre de la multinationale qui laisse peu d'espoir quant au succès de ce scénario.«On peut toujours s'encourager du fait que Paccar n'a pas encore dit non», a ajouté Luc Desnoyers, directeur québécois des Travailleurs canadiens de l'automobile.«Mais je me refuse encore à employer le mot positif en qualifiant l'état actuel de la situation», a-t-il renchéri.Bernard Iandry, impliqué dans le dossier depuis l’annonce de la fermeture de l’usine mardi dernier, a précisé hier à l'Assemblée nationale qu'il venait de recevoir une lettre des dirigeants de Paccar «qui n'était pas très encourageante pour les travailleurs de l'usine de Kenworth.Cette lettre ne permet pas de conclure à un très grand espoir de réouverture dans les conditions qui prévalaient avant dans cette usine.» Mais les portes ne seraient pas définitivement fermées.«Il y a un mince rayon de lumière pour les travailleurs et, dans les heures qui viennent, nous allons continuer à tra- vailler sur des solutions ix)ssibles.» Cette lettre ferait ressortir la curiosité de la direction de Paccar, qui voudrait comprendre davantage la jxisition du gouvernement québécois d:ms ce dossier à la lumière des discussions menées la semaine dernière et de l'envoi, vendredi, d'une lettre à l'entreprise de Seattle.Dans cette lettre, le gouvernement proposait une approche globale d'analyse du problème et des voies de solution «pouvant mener à la réouverture de l'usine sur des bases nouvelles».Dans sa réponse, Paccar aurait précisé également qu'elle déléguerait une équipe, sur place, la semaine prochaine, une visite qui a été confirmée hier par M.Landry.Le vice-premier ministre a ainsi indiqué qu’il recevra, la semaine prochaine, la visite des dirigeants de la Paccar de Seattle «pour tenter de limiter les effets désastreux d'une fermeture de cette nature», a-t-il pris soin de nuancer.Le gouvernement pris à partie Pendant que l'on consacre toute ses énergies au plan A d'un hypothétique sauvetage de Kenworth — le plan B étant articulé autour d'une éventualité que le Fonds de solidarité puisse intervenir avec l'aide d'un partenaire —, l'opposition libérale est tombée hier à bras raccourcis sur le gouvernement, l'accusant de s'être traîné les pieds durant la grève de huit mois déclenchée au début d'août et de ne pas être intervenu dès octobre dernier, au moment où Paccar annonçait la mise à pied de 600 des 850 travailleurs de l'usine.Le député libéral de Lafontaine, Jean-Claude Gobé, a rappelé au ministre du Travail qu’en octobre 1995 les journaux avaient fait état d’un envoi de 600 avis de licenciement à son usine de Sainte-Thérèse.Matthias Rioux a expliqué que le ministère du Travail ne s’était iras inquiété outre-mesure puisque des avis de mises à pied n’ont rien à voir avec un avis de fermeture.«Il y a eu des avis de licenciements de l’entreprise aux travailleurs, mais de là à fermer la boîte, comme on l’a appris au cours des derniers jours, c’est une autre histoire.Jamais, le sous-ministre qui a eu l'occasion de rencontrer le syndicat et le représentant de l’entreprise à Sainte-Thérèse n’a pu supputer, pour un instant, qu'il y aurait fermeture de l’usine.» D'autant plus qu'à ce moment-là, et même si les prévisions faisaient état, pour 1996, d'un ralentissement de l'ordre de 30 % dans la demande de nouveaux camions, le président du conseil et chef de la direction de Paccar, Charles M.Pigott, faisait ressortir, en octobre dernier, la production record de l'entreprise en 1995 (avec 40 000 unités) et ne cachait pas son optimisme pour 1996, malgré le recul à prévoir de la demande.81 % des sociétés résidentes sont contrôlées par des Canadiens LE DEVOIR Selon la plus récente classification effectuée par Statistique Canada, 80,8 % des sociétés résidentes au Canada étaient sous contrôle canadien.Et le plus grand empire canadien en termes de sociétés contrôlées est le Groupe Ed-per, des frères Bronfman, avec quelque 320 entreprises sous sa coupe.L’empire de The Edward and Peter Bronfman Group étend ses tentacules dans les domaines des ressources naturelles, des services financiers, de l’énergie, de l’immobilier et des banques d’affaires.Sous Brascan, Edper regroupe notamment Noranda, Trilon, London Insurance et Great Lakes Power.Statistique Canada a dénombée que les 24 entreprises qui se sont classées en tête dans le répertoire «Liens de parenté entre sociétés», un document de 1200 pages réunissant plus de 70 000 sociétés au Canada publié hier, étaient contrôlées par des Canadiens et regroupaient 2574 sociétés, outre Edper, parmi les plus importantes on retrouve le Groupe Irving, le Groupe Weston, le Groupe Desjardins, le Groupe Desmarais et le Groupe Reichmann.«Au total, donc, 80,8 % des sociétés résidentes du Canada figurant dans ce rapport étaient sous contrôle canadien, a ajouté l’agence gouvernementale.Les entreprises sous contrôle américain en représentaient 9,9 % tandis que celles sous contrôle britannique et japonais en représentaient 2 et 1 % respectivement.» Quant à la première place au sein des entreprises sous contrôle étranger, elle revient à B.A.T.Industries Pic, du Royaume-Uni, qui contrôle 65 sociétés dont les activités principales de situent dans le domaine bancaire et dans les produits du tabac.Au premier des entreprises sous contrôle américain vient Cadillac Fairview, avec ses 45 sociétés œuvrant principalement dans le secteur immobilier.Autre observation intéressante de Statistique Canada: le gouvernement français contrôle 59 sociétés au Canada, au troisième rang après les gouvernements du Canada et du Québec pour le nombre de sociétés contrôlées par des administrations publiques.Le gouvernement français contrôle 59 sociétés canadiennes actives «principalement dans le secteur bancaire et la fabrication d’aluminium».Pratt & Whitney et SNECMA mettront au point un moteur PRESSE CANADIENNE Les entreprises Pratt & Whitney du Canada et SNECMA, de France, viennent de signer un protocole d’entente dans le but de mettre au point un moteur spécialisé, destiné aux avions régionaux.La nouvelle a été annoncée par voie de communiqué depuis Paris hier, puis confirmée à Montréal par Pratt & Whitney.Il s’agit bien d’un protocole d’entente et non d’un contrat définitif, indiquait Francine Osborne, porte-parole pour Pratt & Whitney du Canada.Pour cette raison, les deux entreprises ont convenu de ne faire aucun commentaire «tant qu’on n’aura pas quelque chose de définitif».L’alliance transatlantique permettra de profiter de la technologie respective de chacun, ainsi que de la capacité manufacturière des deux grands motoristes mondiaux.SNECMA et ses filiales conçoivent, mettent au point, fabriquent et vendent des moteurs d'avion de haute technologie, à vocation militaire et civile.Pratt & Whitney est un des leaders mondiaux dans la construction de moteurs à turbines destinés au marché de l’aviation générale et régionale, ainsi que des hélicoptères.L’entreprise est une filiale de United Technologies Corporation, de Hartford, au Connecticut.La turbosoufflante visée par le protocole d’entente est un moteur à réaction pour jet, par opposition à un turbopropulseur, qui fonctionne à hélices.Des compagnies aériennes de partout dans le monde ont mis en service près de 6000 appareils qui sont propulsés par des moteurs fabriqués par SNECMA et Pratt & Whitney.Apple accuse une perte de 740 millions Cupertino (AFP) — Apple Computer, le fabricant des micro-ordinateurs Macintosh, a annoncé une perte nette de 740 millions au deuxième trimestre de son exercice, contre un bénéfice de 73 millions un an auparavant.Le chiffre d’affaires est en baisse de 18 %, à 2,18 milliards de dollars, contre 2,65 milliards à la même période de 1995.La perte nette, dont Apple avait annoncé l’ampleur fin mars, est imputable à une dévalorisation comptable des stocks, pour 388 millions, et à des charges pour restructuration de 130 millions après impôts.: Sur le semestre, Apple a enregistré une perte nette de 809 millions (6,55 $ US action), contre un bénéfice net de 261 millions de dollars (2,14 $ US l’action) à la même période de 1994-95.Le chiffre d’affaires s’est contracté à 5,33 milliards contre 5,48 milliards.Du même souffle, Apple a annoncé la suppression de 2800 emplois, soit 16 % des effectifs, dans les 12 mois à venir.COUP D'ŒIL BOURSIER Les risques d’un marché haut MICHEL CARIGNAN COLLABORATION SPÉCIALE Les jours se suivent et ne se ressemblent pas.Après plusieurs jours de hausses modérées sur toutes les bourses, hop! la correction soudaine! Les soubresauts très volatiles sont fréquents quand les marchés sont hauts.C’est pour cela que nous avons élaboré plusieurs mises en garde dans les dernières semaines.Le retour à la hausse de l’industriel n’avait rien de fantastique, l’indice étant toujours dans sa formation baissière  et B.Le TSE 300, qui a perdu la moitié de l’industriel américain, montre quand même pas mal d’hésitation à continuer au-dessus de sa résistance.Seules les communications ont continué à la hausse.La plupart des autres secteurs sont restés plus ou moins stables ou se sont repliés.Les minières et les pétrolières, parmi les secteurs les plus forts et déjà en tendance haussière, se sont repliés très faiblement.Les industriels et le détail en plein décollage se sont contentés de regarder passer l’émotion du moment et n’ont presque pas bougé.La gestion s’est corrigée sans toutefois briser aucune règle.Les forestières, qui envoûtaient les investisseurs depuis plusieurs jours, ont trouvé preneur au début de la séance mais l’humeur générale a fini par refroidir même ceux-là.Les transports et les aurifères, qui n’ont pas participé à la tombola des derniers jours, continuent de rêvasser au bord d’un précipice.Mieux vaut garder un œil de ce côté.La partie n’est donc pas encore jouée.Pour le moment, le mouvement bais-sier n’est pas assez important pour changer d’avis.Ce n’est toujours pas le Pérou pour acheter mais on ne vend plus si on a sévi un peu dans le portefeuille durant les deux ou trois derniers mois.Ça vaut la peine de garder l’œil sur les forestières.Après le mouvement à la hausse des derniers jours, un peu de stabilité pendant quelques jours, avec des volumes qui diminuent, montrerait que ceux qui ont acheté (des institutions) ont décidé de les garder.Après le mouvement de stabilité, si les titres repartent à la hausse traversant la résistance A et la tendance baissière B, on aurait la confirmation d’un revirement à plus long terme, mais pas avant.NEW-YORK INDUSTRIELS (X-DJ1 NYSE) 5750.00 150 Jours -5500.00 5250.00 -5000.00 17 Avr 5549.93 BOURSE DE TORONTO TSE 300 (X-TT TSE) 150 Jours 5000.00 4750.00 4500.00 U 17 Avr 5062 90 s Oct Nov Déc Jan Fév Mar Avr Volume Ferme Var.Van (000) ($) (%) BOURSE DE MONTRÉAL XXM:lndice du marché 20342 2440.20 -15.84 -0.6 XCB:Bancaire 4749 2885.84 -11.86 -0.4 XCO:Hydrocarbures 4730 1973.18 +4.53 0.2 XCM:Mines et métaux 5535 3335.58 -27.11 -0.8 XCF: Produits forestiers 2541 2489.05 -15.63 -0.6 XChBien d'Équipement 4281 2518.82 -8.45 -0.3 XClhServices publics 3766 2042.06 -4.19 -0.2 BOURSE DE TORONTO TSE 35 26212 262.11 -1.40 -0.5 TSE 100 * 305.93 -1.61 -0.5 TSE 200 * 310.53 -0.32 -0.1 TSE 300 55767 5062.90 -22.46 -0.4 Institutions financières 5317 3779.93 -17.99 -0.5 Mines et métaux 5919 5513.28 -35.36 -0.6 Pétrolières 10669 5299.73 +0.02 0.0 Industrielles 7564 3505.78 -4.44 -0.1 Aurifères 5227 12194.35 -132.18 -1.1 Pâtes et papiers 5942 4291.26 +2.71 0.1 Consommation 2881 8032.73 -63.60 -0.8 Immobilières 268 1532.66 -0.53 -0.0 Transport 1649 5136.02 -37.67 -0.7 Pipelines 1582 3997.80 -8.23 -0.2 Services publics 2087 3670.28 -8.36 -0.2 Communications 3471 9022.11 +27.86 0.3 Ventes au détail 2093 4023.85 -6.42 -0.2 Sociétés de gestion 1093 5850.11 -121.24 -2.0 BOURSE DE VANCOUVER Indice général 43597 1165.16 +0.79 0.1 MARCHÉ AMÉRICAIN 30 Industrielles 48220 5549.93 -70.09 -1.2 20 Transports 7639 2201.07 +17.05 0.8 15 Services publics 5291 208.29 -0.07 -0.0 65 Dow Jones Composé 61151 1816.39 -8.30 -0.5 Composite NYSE * 344.56 -1.72 -0.5 Indice AMEX 575.49 -7.31 -1.3 S&P 500 * 641.61 -3.39 -0.5 NASDAQ * 1120.87 -4.05 -0.4 LES PLUS ACTIFS DE TORONTO Volume Haut Bas Ferm.Var.Var.Compagnies (000) (S) (S) ($) ($) (%) BLACK SWAN GOLD 18121 1.25 0.80 0.83 -0.22 -21.0 PURE GOLD RES INC 17870 0.41 0.29 Q.30 +0.03 11.1 SIKAMAN GOLD RES 5761 0.14 0.09 0.13 +0.04 44.4 MINERAL RES CP 3261 0.09 0.08 0.09 +0.01 12.5 RANGER OIL LTD 2404 10.45 9.70 10.35 +0.65 6.7 NOVA CP 2178 13.55 13.20 13.50 +0.05 0.4 THOMSON CP (THE) 1722 22.25 22.00 22.25 +0.20 0.9 DIAMOND FIELDS 1592 40.35 39.90 40.15 -0.15 -0.4 STRIKE ENERGY INC 1554 3.50 3.45 3.46 -0.04 -1.1 TRANSCDA 1439 19.25 19.10 19.20 -0.05 -0.3 GESTIONS TOR.(X-MG TSE) 150 Jours PAPETIERES TOR.(X-PF TSE) TRANSPORTS TOR.(X-TR TSE) 150 Jours AURIFERES TOR.(X-GL TSE) 150 Jours 13000.00 12000.00 10000.00 17 Avr 12194.35 DECISION-PLUS VIDEOCASSETTE GRATUITE Deux heures éducatives qui pourraient changer votre vie (514)392-1366 COMMUNICATION TOR.(X-CM TSE) 150 Jours -9000.00 -8500.00 -8000.00 lilllllllll.¦ 1111 i 11111 MINES ET METAUX TOR.(X-MM TSE) 150 Jours 5500.00 - 5250.00 -5000.00 -4750.00 PETROLIERES TOR.(X-OG TSE) 150 Jours / -5250.00 -5000.00 -4750.00 -4500.00 Inllllilllllllllllllll ,11 il DETAILS (X-MR TSE) -4000.00 PRODUITS INDUSTRIELS TOR.(X-IP TSE) 150 Jours » -3500.00 -3250.00 -3000.00 LES PLUS ACTIFS DE MONTRÉAL Volume Compagnies (000) Haut (S) Bas (S) Ferm.(S) Var.($) Var.(%) BRESEA RES LTD 1390 16.10 15.25 15.60 +0.35 2.3 DONOHUE INC A 918 17.70 17.40 17.55 - - MAPLE LEAF FOODS 803 7.00 6.75 6.85 -0.25 -3.5 IMASCO LTD 611 25.80 25.50 25.65 - - MISPEC RESOURCES 497 3.85 3.10 3.19 +0.29 10.0 CRESTAR ENERGY 452 24.95 24.50 24.50 -0.50 -2.0 DIABIOR EXPLO INC 439 1.21 1.10 1.15 -0.05 -4.2 DOMTAR INC 419 10.80 10.50 10.50 -0.10 -0.9 DENISON MINES LTD 403 0.40 0.38 0.40 +0.01 2.6 AIR CANADA 368 5.60 5.30 5.30 -0.15 -2.8 T 61006 H 4 I.K It K V II I It .I.K J K |! I> I I K ,\ V Itll.I II II II Dans les pays industrialisés Le FMI s’inquiète du «dérapage» des dépenses sociales N A long terme, la situation des finances publiques est encore plus préoccupante à cause du vieillissement de la population, souligne le Fonds JEAN-LOUIS SANT1NI AGENCE FRANCE-PRESSE Washington — Ix* Fonds monétaire international (FMI) s'inquiète du dérapage des dépenses sociales dans l’ensemble des pays industrialisés qui accroît dangereusement leur endettement et handicape leur croissance en faisant monter les taux d’intérêt.A long ternie, cette situation, déjà délicate, est encore plus alarmante en raison de la diminution attendue des recettes fiscales qui résultera de la réduction du nombre des actifs du fait du vieillissement de la population, avertit le Fonds dims son rapport sur les perspectives économiques mondiales publié hier.Le montant des transferts sociaux y compris les retraites, les subventions et le paiement des intérêts sur la dette publique, est passé dims les pays industrialisés de 8 % de leur produit intérieur brut (PIB) en 1960 à 17 % en 1980 et à 21 % en 1992.En France, en Italie, en Norvège et en Suède, il a dépassé 30 %.Cç fossé grandissant entre les dépenses et les revenus de l’Etat a entraîné un gonflement important de la dette de ces pays.De 1980 à 1985, cet endettement a bondi de 40 % de lçur PIB à environ 70 %.La majorité d’entre eux, dont les Etats-Unis, le Japon, la France, l’Allemagne et l’Italie, ont enregistré un doublement de leur dette relativement à leur PIB alors que pour la Grèce et l’Espagne ce ratio a été multiplié par quatre ou cinq.Parmi les pays qui sont le plus endettés, on compte le Canada, l’Italie, la Belgique et la Grèce avec une dette proche ou dépassant 100 % du PIB en 1995, précise le Fonds.En accroissant les risques inflationnistes, des défi- cits budgétaires et des endettements publics élevés, on provoqué une augmentation des taux d’intérêt réels qui ont des conséquences néfastes sur les investissements et l’activité économique dans ces pays.Citant différentes études, le FMI affirme que le dérapage des finances publiques dans les pays industrialisés depuis ces quinze dernières «u> nées a entraîné une hausse des taux d’intérêt réels variant de 1 à 2,5 points, voire davantage.Se penchant sur les causes de l’explosion des dépenses sociales, le FMI estime qu’outre l’augmentation du nombre clés retraités, la trop grande générosité des prestations sociales avec notamment l’élargissement du nombre des bénéficiaires explique en partie ce problème.Les allocations de chômage de longue durée, en excluant un nombre important de personnes de la force de travail, qui pourraient autrement contribuer au régime de retraite, provoquent une augmentation des impôts pour compenser le manque de contribution.De ce fait, conclut le FMI, «une réduction significative du chômage structurel contribuerait grandement à l’amélioration de la situation budgétaire en Europe» notamment.La diminution de la productivité observée depuis le début des années 70 a pesé plus lourdement sur les budgets que ne l’avaient prévu les gouvernements.Une diminution de la productivité, en entraînant une baisse générale des salaires des personnes les moins,qualifiées, se traduit une diminution de la base fiscale de l’Etat.Sur le long terme la situation des finances publiques est encore plus préoccupante en raison de l’évolution démographique, avertit le FMI.Alors que pendant la période allant de 1950 à 1990, le financement des caisses de retraites et des assurances-maladie des retraités n’a posé aucun pro- blème budgétaire en raison de l’arrivée sur le marché du travail de la génération du baby boom, la situation est nettement moins favorable pour les 50 prochaines années.U* ratio de dé|X‘ndance (les retraités — plus de 65 ans —par rapport aux actifs — 15 à 64 suis—) va ainsi doubler d’ici à 2030 dans la plupart des pays industrialisés pour se situer dans la fourchette des 30 a 50 %.D'ici à 2050, ce ratio de dépendance dépassera les 50 % chms les pays dont la population connaîtra le vieillissement le plus marqué comme surtout l’Allemagne, l'Italie et le Japon où il y aura moins de deux actifs pour soutenir chaque retraité comparativement à environ cinq aujourd'hui (huis l’ensemble du monde industriel.Le FMI a récemment estimé que le montant réel des engagements des Etats industriels pour couvrir les versements des retraites publiques dépassait en 1994,68 % de leur produit intérieur brut (PIB) à l’exception toutefois des Etats-Unis et de la Grande Bretagne où ce ratio est nettement plus bas avec respectivement 30 et 5 % environ.Cette dette «invisible» dépasse 100 % du PIB en France, en Allemagne et au Japon.Si le niveau actuel des transferts est maintenu, les pays industriels auront en moyenne une insuffisance de contributions annuelles représentant 1,8 % de leur PIB entre 1995 et 2050.Pour l’Allemagne, par exemple, ce trou atteint 3,4 %.Les futures générations de salariés devront, soit payer davantage d’impôt pour maintenir les niveaux de retraite et de couverture médicale promise ou alors il faudra réduire le montant de ces prestations.En somme, conclut le FMI, «les systèmes de retraite sont trop généreux pour les moyens financiers dont disposeront probablement les gouvernements pour y faire face.» K N HH E F AMR QUADRUPLE SON BÉNÉFICE Fort Worth (AFP) — AMR Corp, holding propriétaire d’American Airlines, l’une des premières compagnies aériennes américaines, a annoncé un quadruplement de son bénéfice net à 157 millions au premier trimestre 1996 par rapport à la même période en 1995.Le chiffre d’affaires trimestriel, en hausse de 40 %, a totalisé 4,3 milliards.Le bénéfice net par action s'est monté a 1.84 $ US contre 48 cents un an avant.Les analystes de Wail Street tablaient sur un bénéfice par action de 1,33 S US.AMR a également annoncé qu’il avait décidé de réorganiser sa filiale SABRE Group, son système de réservations informatisé, pour en faire une entité séparée.-—?—- CHUTE DU PRIX DU PÉTROLE Londres (AFP) — En baisse de plus de 4 $ US depuis le début de la semaine, le prix du pétrole Brent a chuté lourdement hier pour se retrouver à 18,50 $ US le baril sur le marché de Londres alors que les opérateurs craignent de plus en plus la conclusion d’un accord entre Bagdad et fONU au sujet d’une reprise des exportations de brut par l’Irak.La poursuite des négociations à New York au sujet de la vente de quantités limitées de pétrole en échange d’une aide humanitaire, rend le marché très nerveux.Les opérateurs s’attendent à la conclusion prochaine de ces discussions.Parallèlement, le président et le directeur général l’OPEP ont visité Bagdad hier, pour la première fois depuis la guerre du Golfe (août 1990), afin de discuter de l’éventuel retour de l'Irak sur le marché pétrolier.-»- UN MAUVAIS TRIMESTRE POUR FORD Dearborn (AFP) — Ford, deuxième constructeur automobile américain, a annoncé un plongeon de son bénéfice net au premier trimestre 1996, à 653 millions contre 1,55 milliard un an auparavant.Le bénéfice par action a chuté à 53 cents contre 1,28 $ US au premier trimestre 1995, a indiqué le groupe de Dearborn (Michigan) dans un communiqué.Le chiffre d’affaires est en légère augmentation à 36,26 milliards contre 34,78 milliards il y a un an.Société d'énergie delà Baie James TERRITOIRE DE LA BAIE JAMES APPEL D'OFFRES N° 96-0044 NOLISEMENT D'HÉLICOPTÈRES •À TERME" ET “SUR DEMANDE" Période du 1" juin 1996 au 31 décembre 1996 Prix du document : 25 $ Garantie de soumission : 75 000 $ Date et heure limites de réception des soumissions : LE 9 MAI 1996 À 15 H 30, HEURE DE MONTRÉAL % Les documents d'appel d'offres peuvent être achetés ou consultés surplace, du lundi au vendredi inclusivement, de 9 h à 12 h et de 13 h à 16 h 30 à l'endroit suivant : Société d’énergie de la Baie James SERVICE ACHATS-CONTRATS 25e étage 500, boul.René-Lévesque ouest Montréal (Québec) H2Z 1Z9 Le paiement des documents s'effectue par chèque visé ou mandat fait à l’ordre de la Société d’énergie de la Baie James et n’est pas remboursable.La Société d'énergie de la Baie James n'accepte pas de paiement en argent comptant.Une garantie de soumission au montant mentionné ci-haut est requise conformément aux exigences du document d'appel d'offres.Seules les personnes, sociétés, compagnies ou sociétés en coparticipation ayant leur siège social et leur principale place d'affaires au Québec, une base d'exploitation et des installations d'entretien et de réparations au Québec et qui ont acheté le document d'appel d'offres de la Société d’énergie de la Baie James peuvent soumissionner.Cette dernière n'est pas tenue d'accepter laplus basse ni aucune des autres soumissions.Pour obtenir le document d'appel d’offres ou pour tout renseignement supplémentaire concernant le document d'appel d'offres, veuillez communiquer avec M.Guy Laperle au (514) 879-6700.Jocelyne Fortin Chef de service Achats-Contrats MOTS CROISÉS 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 HORIZONTALEMENT 1- Garants.2- Aspect du papier.— Protège.3- Séfarade.— Bienheureux.4- Oiseau.— Informe.— Avalé.5- Bande de terre.— Muet.6- Président d’Angola (1975-1979).— Ragoût de mouton.7- Résidu de l’orge.— Ordonnance.8- Coryza.— Orifice de l'urètre.9- Reçu.— Force.10- Il va de fleur en fleur.— Brome.11- Proclamation.— Sert à lier.— Burgaudine.12- Alliage de fer.— Direction.VERTICALEMENT 1- Rattraper.—Baryum.2- Fatiguer.— Versant à l'ombre.3- Nettoyer avec la saie.— Plat.4- 5- 8- 9- 10- 11- 12- Nez.— Jouet.Richesse.— Américium.— Voile au-dessus de la hune.Incident.Déshonoré.— Époque.Excessive.— Première grande glaciation de l'ère quaternaire en Europe.Brome.— S'extasiai.Grabat.— Vente aux enchères.— Centimètre.Lien grammatical.— Claudiqua.— Parente.Ducat d'or.— Mollusque.Solution d’hier 7 3 4 S 6 7 • 9 10 11 12 peS
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