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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier D
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1996-04-20, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR Littérature québécoise Page D3 Essais Page D4 Grille télé du week-end Page D7 ?Peindre à Montréal Page D8 Formes Page D10 l !) !l II A V II I I.I) I M A X C Il E 2 0 K T I.K S S A M K I) I I) K V O I il Richard Ford, explorateur de la contingence Des propos, et le dernier roman, du lauréat du prix Pultitzer de littérature et du PEN/Faulkner 1996 SYLVIANE TRAMIER LE DEVOIR Il y a dans la vie des circonstances fortuites qui donnent des idées.Quand on est né à Jackson, au Mississippi, par exemple, et qu’on a passé sa jeunesse à quelques pâtés de maisons de la grande dame de la littérature américaine Eudora Wel-ty, alors, être écrivain devient concevable.C’est peut-être ce voisinage qui a inspiré, de manière niinale, la vocation de Richard "Je ne la fréquentais et ne la connu sais pas non plus.Mais avoir vêt dans la même rue qu’elle a, je en suscité mon désir d’écrire», disai lors d’une interview en octobre d nier, à l’occasipn de son passage Montréal.Son demieij roman, publié exacte-'1 ment le 4 juillet dernier auxjfEtats-Unis dans sa version originale Independence Day et qui vient de paraître en français sous le titre Indépendance, a remporté la semaine dernière le prix Pulitzer de littérature et cette semaine le prix PEN/Faulkner 1996.C’est la première fois qu’ auteur obtient les deux récom penses la même année.«Meilleur écrivain américain de sa génération», ont dit de lui des critiques.«Ça leur passera!», rigole Richard Ford, qui n’aime pas les superlatifs et préfère qu'on le trouve to plement «bon».Avec Indépendance, il nous offre son œuvre la plus accomplie, celle d’un écrivain dans la plénitude de ses moyens.On y retrouve Frank Bascombe, le héros d’Un week-end dans le Michigan, ex-journaliste sportif reconverti dix ans plus tard daps l’immobilier dans une petite ville du New Jersey, essayant tant bien que mal de se remettre d’un divorce mal vécu et du remariage de sort épouse («Il n’est pas toujours aisé de comprendre le choix de votre ex-épouse quand elle se remarie, à moins que ce soit avec vous», rumine-t-il), caressant le vague espoir de se remarier avec elle, accablé du désarroi dans lequel les intermittences du cœur et la précarité de l’existence plongent les quadragénaires.Sa liaison1 avec sa nouvelle «belle amie» bat de l’aide, ses clients, à la recherche de la demeure de leurs rêves, se laissent traîner de mauvaise grâce dans des visites de maisons à vendre, en ressortent frustrés et lui cassent les pieds.Jour de l’indépendance L'action du roman se déroule au cotffik d’un seul week-end, celui de la fête de l’indépendance, le 4 juillet 1988, sur fond de défilés de majorettes, de feux d’artifice et d’affiches électorales (George Bush affronte Michael Dukakis).Le congé de la fête nationale se prête parfaitement à unè escapade récréative et éducative et ùn sérieux tête à tête entre le père, Frank Bascombe, et son fils Paul,'âgé de 15 ans, qui vit avec sa mère dans le Connecticut et qui hésite, entre une délinquance frondeuse ét une irrépressible propension à ressasser des idées noires à propos de la mort de son frère aîné inconnu et de celle de son chien Toby.Of1 O >.VOIR PAGE D 2: FORD Douze chefs- œuvre YY ur légitimer une littérature contemporaine Ë JB CLÉMENT TRIJDEL LE DEVOIR Y*, our désigner les ouvrages d’abord facile que l’on trouve dans les gares, les Italiens di-I sent: libri gialli (livres jaunes).I Cette veine de littérature est à l’an-WF tithèse de celle qu’explore l’essayiste français Guy Scarpetta.Fort exigeant dans son pari de suggérer douze «chefs-d’œuvre» contemporains, Scarpetta commence par les Versets sataniques de Salman Rushdie, écrivain qui vaut d’être retenu par-delà le drame que lui vaut une fatwa iranienne, et inclut une étude tout en nuances du Sablier de Danilo Kis; ce dernier, par l’entremise d’un personnage mélangeant paranoïa et lucidité, voire humour, fait revivre la persécution des juifs au temps des nazis.Cela donne une dissection coiffée du titre: L’Âge d’or du roman.Il y a chez ce journaliste-professeur-écrivain une recherche de repères mondiaux dans l’art.On lui doit d’ailleurs un essai intitulé Éloge du cosmopolitisme (même collection, épuisé).Il s’en explique: «Si on veut comprendre la valeur d’un roman français, il faut le comparer à ce qui se fait ailleurs.» Il procède aussi par mise en contexte, par des liens avec d’autres arts (cinéma, peinture, musique).Dans le concret, la construction très soignée de certains romans «ressemble à une symphonie ou à un opéra».Toute sa vision est fortement influencée par le cinéma «qui m’a beaucoup éclairé sur ce qui se passe dans le roman», au point qu’il téléphonera à Milan Kundera pour vérifier si un film de Jean Renoir (La Règle du jeu) a pu influer sur ce «divertimento à la française» qu’est La Lenteur, roman paru l’an dernier chez Gallimard! Scarpetta avoue ne pas se faire d’illusions: l’univers médiatique est envahi par une culture «prédigérée», ce qui ne devrait pas décourager quiconque d’aborder les romans novateurs qui, «forcément, bousculent les habitudes».Il ne «faudrait pas se laisser décourager par une ponctuation un peu inhabituelle», comme dans L’Acacia où Claude Simon a un chapitre qui court sur une seule phrase; on peut apprendre à apprécier cette audace et «il n’y a aucune raison pour que les œuvres d’art ne soient pas un lieu d’invention», fait-il en renvoyant critiques et enseignants à leur rôle de guides en la matière.Choix subjectif, arbitraire?Si l’on veut, mais «j’ai surtout voulu résister au lieu commun selon lequel le véritable âge d’or du roman se situait derrière nous».VOIR PAGE D 2: SCARPETTA [W V IP B I! ^ -IJf; PHOTO JACQUES GRENIER I.E DEVOIR La critique n’est pas ennemie de la création r $ « ;Ne manquez pas notre cahier spécial lit: »•* » |t«t Le samedi 18 mai Journée des MUSÉES activités culturelles d’été en région Tombée publicitaire: le vendredi 10 mai 1996 A A LE DEVOIR ctivités à l’occasion de la .Journée des musées montréalais du 26 mai prochain, ainsi qu’à Québec, Ottawa.Hull et en région.ctivités culturelles d’été en région et dans les grands centres.1 il i I) 2 I.K I) K V OIK.I.K S S A M K I» I 2 O f.T I) I M A \ (' Il K ï I A V KM.I !» !» '» J I) V FORD Roman dense mais jamais bavard v.i TTÉRATURE ÉTRANGÈRE SUITE DE I.A PACE D 1 Quand le désespoir est trop fort.Paul aboie.Il est aussi taraudé par une curieuse manie qui le rend fou et qui consiste à «penser qu'il pense», c'est-à-dire à s’appliquer a conserver continuellement à l’esprit le fil de ses pensées.Paul vient de casser la ligure à son beau-père et il doit passer devant un juge |xnir mineurs |x>ur le vol de trois boîtes de préservatifs ultra-larges dans un supermarché et l’agression de la caissière.Il est grand temps pour Frank Bascombe d’avoir avec son fds une discussion à la faveur d’une tournée en voiture des Halls of Fame du basketball à Springfield et du baseball à Cooperstown.Mais comment être un père, ferme et bienveillant à la fois, lorsqu’on n’est soi-même sûr de rien?(«Mon voyage à moi conduit vers un point qui reste à déterminer, mais au sujet duquel je garde bon espoir», dit Frank.) L’affaire s’engage plutôt mal lorsque Paul, installé sur le siège du passager, demande à son père: «Au fait, est-ce que tu considères ta vie comme un échec total?» Grave question que Frank Bascombe examine .avec toute la lucidité d’un désespéré en mode mineur.Ce voyage qui se veut édifiant — et en prévision duquel Bascombe a envoyé à son fils un exemplaire d’/la-tonomie de Ralph Waldo Emerson et de la Déclaration d'indépendance — tourne plutôt mal.Pourtant, le père et le fils y auront fait ensemble quelques pas dans l’apprentissage de l’indépendance, c’est-à-dire, selon la .définition qu’en donne Richard Ford, «le fait d’être suffisamment libre pour prendre le risque de se lier aux autres; non pas détaché, mais libre de se créer de nouveaux attachements».Indépendance est un roman dense, mais jamais bavard, fort tout en étant ^L ¦j:k: r; .-L.Poésie d’action Richard Ford d’une belle sobriété.Méticuleusement, le narrateur poursuit le fil de son récit au rythme de la conscience, dévoilant dans des phrases légères et graves le sentiment diffus qui l’habite d’inadéquation devant les exigences de la maturité.Parce qu’il est originaire du sud des Etats-Unis, on a voulu voir en Richard Ford un nouveau représentant de «l’école sudiste».Comme il vit une partie de l’année au Montana, on rg Kiskéya Hélène Lépine Chroniques de l’envers d’une île roman.147 p.18$ Kiskéya, l'Ilispiiniula des géographes, tpie se partageai Haïti et la République dominicaine, devient dans les Chroniques de l’envers d'une île terre de découvertes, de promesses, d'amours, d'angoisses et de vérités dix et pour Laurence.Etrangères toutes deux, elles tentent d’y élire domicile.Kiskéya saura-t-elle être l'étape finale, le havre rêvé pour ces deux femmes aux vies méandreuses?Louise Dupré La memoria Un roman superbe et profond dont on sort remue 224 P- 22,95$ Lou'se Dupré memoria XYZ éditeur 1781, rue Saint-Hubert, Montréal (Québec) H2L 3Z1 abc de lalittératuré Téléphone : 525.21.70 • Télécopieur: 525.75.37 PHOTO JACQUES NADEAU l’a affublé de l’étiquette d’écrivain minimaliste de «l’école de Missoula», avec Raymond Carver, James Crumley et Thomas McGuane.Richard Ford trouve plutôt stupides cette tentation classificatrice et revendique plutôt l’influence de William Faulkner, bien sûr, mais aussi de Henry James, Thomas Hardy et Jane Austen.Comme beaucoup des personnages de ses romans et de ses nouvelles, Richard Ford est un «oiseau migrateur», adepte de l’itinérance, sinon de l’errance.Le déplacement occupe une large place dans ses œuvres et dans sa vie.11 partage son temps entre La Nouvelle-Orléans, où sa femme Kristina est urbaniste pour la municipalité, le Mississippi, le Montana et Paris.Peut-être était-ce prédestiné pour un fils de représentant de commerce?«L’état de non-permanence n’est pas le sujet de mes livres, mais c’est vrai que j’ai un sens très aigu de la contingence de l'existence, et que souvent le déplacement est çource de grand réconfort», dit-il.Agé de 52 ans, Richard Ford fait partie de la génération rparquée par la guerre du Vietnam.«A l’âge de 19 ans, je pensais que c’était mon devoir d’aller me battre pour mon pays.» D’ailleurs, en 1964, il s’engage dans les Marines, puis il est démobilisé pour hépatite.«Le Vietnam, j’ai essayé d’y aller et je n’ai pas réussi.Et puis en 1968, j’avais changé d’avis, et je ne trouvais plus que je devais faire cette guerre.Alors, il a fallu que je concilie tout ça et le fait que les Etatç-Unis étaient toujours mon pays.Ecrire, c’était aussi une façon pour moi de me colleter avec cette expérience», dit-il.INDÉPENDANCE Richard Ford, traduit de l’Américain par Suzanne V.Mayoux Éditions de l’Olivier Paris, 1996, 574 pages UNE AUTRE VIE Poèmes par Taslima Nasreen, traduits du bengali et adaptés par France Hhattacharya et André Velter Éditions Stock, Paris, 1996,131 pogts N AÏ M KATTAN On ne peut pas lire les poèmes de Taslima Nasreen sans penser à la femme qui, malgré elle, a fait les manchettes des journaux.Médecin de formation, Nasreen a décidé de se consacrer à l’écriture.Mal lui en prit.Ki publication de son roman luijja en 1993 a provoqué, dans son pays le Bangladesh, l’in-des intégristes musulmans qui ont obtenu une fatwa la condamnant à mort.Réfugiée en Suède puis en Allemagne, elle attend encore un procès car elle fait l'objet d’une accusation de blasphème.Il serait vain et en quelque sorte injuste d’appliquer à ces textes des critères purement littéraires.Pour Taslima Nasreen, l’écriture est un acte.Politique, social, oui, bien sûr.Mais c’est aussi une affirmation, un cri.Pour les lecteurs et les lectrices de son pays, et ils sont nombreux car ses livres sont populaires, il s’agit d’un appel, pour ne pas dire d’un cri, de ralliement.Pour nous, qui la lisons en traduction, il s’agit d’un témoignage, d’une prise de position très courageuse.En Dieu nulle croyance.Ainsi commence son premier poème: Autobiographie.Un coup d’envoi qui donne le ton à tout le recueil.Mots simples, phrases dépouillées, nulle recherche de subtilité.S’il y a lyrisme, il faut le chercher dans la brutalité des paroles, directes, lapidaires.Si Taslima Nasreen évite les écueils de la littérature engagée, les pièges du discours attendu, de la langue de bois, c’est qu’elle parle constamment à la première personne.Elle est femme et elle lutte pour la liberté dans un pays qui n’en a cure.Elle s’insurge contre les conditions faites aux femmes, réduites en objets: Au bazar, rien n’est meilleur marché que les filles././ Même un chien bâtard ose aboyer de temps en temps / Mais les filles bon marché portent un cadenas sur la bouche, / Un cadenas doré.£É Elle constate mais ne se contente pas de prendre acte.Elle réagit, se révolte: Une meute de chiens te poursuit Sache qu 'ils ont la rage./ Une meute d’hommes te poursuit / Sache qu’ils ont la vérole.Oui, les femmes sont opprimées.D abord par la promesse d’un monde futur meilleur, par l’espoir d'un paradis.mais: «Le paradis des femmes est aux pieds des hommes.» Victimes, les femmes ne doivent pas se contenter de se lamenter, de se plaindre car: Iss femmes peuvent donner la liberté aux femmes.Ix*s textes les plus attachants de ce recueil «ont ceux où Taslima %-reen s’assume et s’exprime en font que femme, à part entière: Lç dpeir d’amour m’a prise au cœur / Jp me veux la compagne de celui / Qui mettra sur mon corps / Un lourd parfuvt de tubéreuse.i.Elle donne libre cours à son désir et chante la sensualité dans un» liberté qui est à la fois candeur et lyrisme: Sitôt qu’un homme me touche / Je brise mon enfance endormie et m'éveille/ C'est tout d’un coup l’orage dans mon océan./ Je sens l’ivressefie l'amour dans mes veines et momsang, / Im nature me met en résonance,; en harmonie, / Moi qui suis son sicav de fantaisie.' > Si elle est candide, Taslima Nfcis-reen est sans naïveté.Elle serait/au contraire, plutôt incrédule et sa suspicion la conduit au seuil du pessimisme: Je ne crois plus aux amours d'un mois ou deuil / Alorssitu m'aimes / Que ce soit au moins pour un an.i,.Reçue de par le monde par des hommes et dgs femmes célèbres, enthousiastes qui l’entourent de spins et d’affection, Taslima Nasreen ne se fait pas d’illusions.Elle est en exil et elle est seule: L'hiver boréal mord à peine la fille venue des moussons, / Mais il est un feu qui montre mille dents: celui qui déchire la très solitaire, la Unite seule, / L’abandonnée que je suis.y- Si le livre de Taslima Nasreen nous remue, c’est qu’il nous rappelle que si, dans la majeure partie du monde, les femmes partagent la pauvreté et la misère des hommes, elles souffrent de surcroît de l’oppression qu’ils font peser sur elles.>,(; • m il, b PHOTO JACQUES GRENIER Taslima Nasreen SCARPETTA SUITE DE LA PAGE D 1 L’auteur donne au moins trois exemples de romans qui, tout en renouvelant le genre, aident à découvrir le non-dit que masque souvent une rhétorique lénifiante.L’Autriche fut-elle vraiment la «victime» du nazisme et de Hitler?Thomas Bernhard, dans Extinction, avec tout son talent d’imprécateur, présente plutôt cette société comme «complice».S’agissant du Japon traumatisé par la défaite, Kenzabu-rô Oé, clans Le Jeu du siècle, excelle à présenter «une radiographie quasi clinique des investissements inconscients les plus troubles.(sadomasochistes surtout) dans une société privée de ses repères symboliques».Que dire d’un Carlos Fuentes, ce Mexicain dont l’invention verbale, clans Christophe et son œuf, produit un roman foisonnant et baroque — c’est un fœtus qui nous sert de guide — sur un pays au bord de l’Apocalypse (dette, corruption, fascination de la mort.comme si elle était «éroti-sée», etc.) asaaamœeaBfflBg wzEExam Concours 20e anniversaire 20 prix de $200.00 • Certificat cadeau échangeable contre marchandise seulement DISQUES COMPACTS, LIVRES, CASSETTES, DISQUES, BD OUVERT 7 JOURS lOh à 22h 3694 St-Denis, Montréal CHOIX ET QUALITÉ 713 Mont-Royal Est, Mil Métro Sherbrooke 849-1913 Métro Mont-Royal 523-6389 idkjffi'jssin Autant Fuentes, lorsqu’il intervient dans le débat politique — il signe couramment des chroniques dans La Jornada —, fait appel à la raison et apporte des matériaux aux débats de l’heure, autant il peut être débridé et ludique dans ses fantasmes, fait remarquer Scarpetta qui note le même écart entre la prestation politique d’un Vargas Llo-sa, qui a déjà brigué la présidence de son pays, et la fiction qu’il signe: Tante Julia et le scribouillard.Le Pérou apparaît ambigu et plein de paradoxes clans le tout dernier roman de Vargas Llosa: Ultima dans les Andes, où se produisent des enlèvements dont on ne sait trop s’il faut les attribuer à la guérilla maoïste ou à un retour du refoulé, d’une religion cruelle menant à ces événements bizarres, à des sacrifices.En passant, Scarpetta reconnaît à ces deux auteurs et à tous les autres le droit de s’engager en politique; contrairement à ce qui avait cours dans les années 50 ou 60, l’engagement ne devrait pas être un devoir, selon lui.Le palmarès Scarpetta retient deux ouvrages de Kundera: L’Immortalité et Im lenteur .Il nous fait goûter La Contrevie (Philip Roth) et les Romanesques d’Alain Robbe-Grillet ainsi que Paysages après la bataille, de Juan Goytisolo, dont on peut se demander s’il jouit ou pas des répercussions déstabilitrices de l’immigration clans un quartier de Paris.En tant que directeur de la revue La règle du jeu, Scarpetta est enclin à une approche technique et à un certain jargon (méta-narration, déréalisation, etc.) qui peut rebuter.Il s’en défend presque, en entrevue, son intention n’ayant jamais été de faire «élitis- nu RF MARIE-VICTOR1N SCIENCE, CULTURE ET NATION lettei choisis et présentés pur )\és (linijras Ces textes permettront au lecteur de découvrir une pensée vigoureuse, celle du frère Marie-Victorin, qui contraste avec les discours conservateurs auxquels on limite trop souvent l’éventail des idées exprimées au Québec d’avant-guerre.«Pour Marie-Victorin, la spécialisation scientifique et la culture générale, loin de s’exclure, se fécondent mutuellement [.].Science, Culture et Nation mérite un grand détour.» Robert Saletti, Le Devoir.Yves Gingras, qui a choisi et présenté ces textes, est professeur d'histoire à l'UQAM.192 pages • 24,95 $ Boréal Qui m’aime me lise.te» ni de restreindre à des privilégiés l’accès aux œuvres analysées.Nationalisme et internationalisme En fin d’entrevue, parce qu’on; l’y invite, ce n’est qu’avec une prudence extrême que Guy Scarpetta i s’aventure — après «un troisième,sé-\ jour rapide au Québec» — à réfléchir sur le nationalisme d’ici.Lqin de lui l’idée de se faire donneufde leçons, mais il ne peut être que conséquent avec l’ensemble de ses écrits et réclamer qu’on ne.traite pas du phénomène artistique ¦«uniquement en termes d’appartenance linguistique ou nationale».Reconnaissant le «talent immense» d’un Hubert Aquin, il glisse: «Il faut savoir le comparer mondialement à Faulkner par exemple, pour lui donner toute son importance.» Adolescent boutonneux —, il en fait des gorges chaudes — Scarpptta avait eu l’audace d’approcher Jacques Brel, de le qualifier! de «grand poète».Il fut vite rembarré: «P’tit con, tu frais mieux de lire Ili\n-baud.» Lüi qui sait apprécier l’humour caustique de maints écrivains a souri discrètement l’autre jour,en découvrant, dans une librairie montréalaise, les Fables de La Fontaine dans le rayon «littérature étrangère».Scarpetta dit comprendre la légitimité du combat mené pour le maintign d’une société francophone; sans donner dans l’antiaméricanisme systématique, il concède qu’il faille résister à ce «cinéma hollywoodien dont, le but est de détruire tous les autres cinémas».Sa boussole lui fait mettre le cap sur l’esprit d’ouverture qui permet de «relativiser les différentes littératures nationales» sans les conlpar-timenter à l’extrême.Persuadé que «la critique n’est pas ennemie de la création»4 Guy Scarpetta va répétant qu'«u.nfftj t n’est vivant que si les gens autpulde lui sont capables de lancer desldébâts passionnés, de créer autouPdlja création elle-même de la bagatye, voire un ton de partipris».üi prçtive est facile à établir puisque;*à quelques exceptions près, les romanciers choisis sont «un peu, forcément, de mauvais esprits».11 arrive à Scarpetta de recommander à des jeunes qui connaissent pqu ou prou les péripéties de la guerre civile d’Espagne de lire Pour qui sonne le glas, de Hemingway.C’est confronté au Mal quasi absolu — le génocide des juifs — qu’il adopte le ton le plus grave, à propos de l’œuvre de Kis (Sentier): «Pb'ur tin romancier, aucun sujet ne doit être t(i-bou, contrairement à ce que prétendait Adomo.Mais il ne faut tomber iii dans le pathos ni dans la simplification extrême.Il est très facile dé faite pleurer, de provoquer un sentiment d'horreur.on a même parlé de \a Shoah-business.Ce qui est moins évident, c’est, à travers la médiation d't\n esprit un peu trouble — E.S., le fiejr-sonnage centra! de Sentier, divague par moments, en se déplaçant de (a Hongrie à la Yougoslavie — mais le lecteur finit par saisir une époque, àn peut même commencer à rire un peu, ce qui est la preuve d’une tragédie en partie surmontée.» L’ÂGE D’OR DU ROHAN Guy Scarpetta, Grasset, coll.Figures.Paris, 1996,342pages ; - CLICHÉ RÉPÉTÉ À ÉCLAIRAGE DIFFÉRENT.EN RAISON OU TEXTE MAL IMPRIMÉ i Histoire de la Commission des écoles catholiques de Montréal Frarteit Bossu t ¦À CECM d’hier à auiourd hui .MONTANT MONTANT MON TANT: TOTAL CRÉDIT «le-10% du total.u IuYkli.iin atliAl ACHAT Orj.IVR^K sixi.kmknt ¦JT" Xves$eaU' LES LENDEMAINS QUI LISENT.D’un livre à l’autre, l’écrivain ne cesse d’affiner son art de conteur.[.] Je me suis régalé.Jacques Allard, Le Devoir Le roman [.] contient tout comme les précédents : des personnages plus vrais que nature, une aventure écolo-politico-policière, un climat enraciné dans la géographie montréalaise et un mélange étonnant d’éléments réels, tirés de l’actualité récente [.].Raymond Bertin, Voir Le Second Violon, un grand cru.Pierrette Roy, La Tribune Yves Beauchemin nous montre une fois de plus son immense talent d’écrivain et de conteur.Gilles Crevier, Le Journal de Montréal Le Second Violon 560 pages ?24,95$ LIBRAIRIE HERMÈS [Elisabeth Mareliautloii, libraire «née pour unç petite librairie» 1120, rue laurier Ouest Qutremont H2V 2L4 Tel.05 H) 27-1-3669 Télécopieur (51-t) 27-1-3660 lionne jusqu'au 31) juin tie l'an !2()()() de 9lrà22h, 562jour,< par année Raymond Paul Six visages de Charles Nouvelles • l'HEXAGONE Boréal Qui m'aime me lise.400 pages • 29.95 $ LA ÜNTâ.IION DU DESTIN Francis Bossus, Éditions Pierre Tisseyre, Montréal, 19%, 208 pages ISABELLE RICHER ’C' rancis Bossus a de la suite dans les idées.Après La T Couleur du rêve, en 1993, où un petit groupe de villageois décidaient d’agir ixiur secouer le destin et ranimer leurs rêves abandonnés, l'auteur revient trois ans plus tard avec une variation sur le même thème.lit tentation du titre, c’est celle de Jules Souvillon pour l’argent facile, les petits délits, les associations de malfaiteurs.Mais c’est plus encore la tentation de céder a son rêve de toujours.celui d’écrire.Ne serait-ce qu’un petit conte vaguement philosophique coiffé d’un titre pour faire rêver les enfants: U Castor bleu.Avant d’écrire la première ligne de cette histoire, Souvillon fera mille détours et son parcours croisera plusieurs personnages qui lui apprendront beaucoup sur son compte et celui de ses semblables.Le talent sûr de Francis Bossus lui permet de nous conduire, à la suite de Souvillon, d’un endroit à l’autre, d’une histoire à l’autre, sans nous égarer et sans que notre intérêt ne s’effiloche.Pourtant, les occasions ne manquent pas pour qu’on s'interroge sur ce cheminement plutôt tortueux et finalement peu plausible.Mais voilà l’habileté de l’écriture de Bossus, le lecteur prend goût à ces petites aventures qui se déroulent entre Montréal, Miami, le Yucatan et la côte normande.L’histoire dans l’histoire Souvillon n’a pas 30 ans et il est déjà dégoûté de n’avoir pas d’argent ni d’avenir.11 perd un emploi minable dans un magasin de chaussures et devient secrétaire chez le vieux Charles Ix)ugarel,qui lui dicte ses souvenirs.Le vieillard, riche à craquer, a des lubies.11 lui arrive de réveiller son secrétaire en pleine nuit pour poursuivre son récit autobiographique.Malgré les milliers de dollars qu’il lui offre en guise de compensation, Ivougarel ne parvient pas à retenir Jules Souvillon qui refuse l’argent gagné honnêtement et quitte la maison du vieux militaire.S’amorce alors le périple du jeune homme qui fera la connaissance de Prosper, Camerounais vivant à Miami depuis qu’il a fui son village natal après avoir volé les économies de ses parents.Prosper est plein de rage, de haine, de violence même dans l’amour qu’il voue à sa belle Martiniquaise.Il se raconte à son nouvel ami et lui ex- plique que s'il commet des larcins, c'est parce que les gens s'attendent à ce qu’il soit violent puisqu’il est nègre.Jules, en fils de bonne famille, est sidéré par cette théorie fumeuse mais il suivra tout de même Prosper sur la route du crime, se réjouissant chaque fois de récolter tant d'argent si facilement et tremblant de plonger dans cette vie dangereuse.Après le Français (Lougarel) et le Camerounais (Ifros-per), son parcours à l’allure initiatique le mettra en présence de l’Italien Silvio (îardini et de sa sœur Sophia.Chaque rencontre lui vaudra de nouvelles réflexions sur le sens du destin.Prosper se croit protégé par une bonne étoile qui guide son destin: Sophia, elle, lui confie que le mot -destin- l’effraie.«Il faut oublier le hasard, qui nous déteste peut-être, et faire son destin.» Au gré des aventures.Souvillon choisira le sien.Mieux, il l’inventera un peu en écrivant de longues lettres à ses parents dans lesquelles, pure fiction, il se raconte en enjolivant la réalité.Grâce à un dernier coup plus payant que les autres, le futur ex-minable, comme il se décrit ironiquement lui-même, récolte suffisamment d’argent pour tenir un bon moment et commencer la rédaction de son premier conte.Fables du temps présent La construction du corps de ce roman est répétitive.Chaque personnage fait le récit de sa vie, de ses petits espoirs, de ses souvenirs à Souvillon.Véritables stations pour le héros qui va de l'un à l’autre, grappillant de petits extraits qu'il gardera en mémoire.Cette structure itérative évite la redite et donne son charme au récit de l’apprentissage qui se déroule sous nos yeux.Malgré l'aspect quelque peu naïf des personnages (ce sont tous des ratés sympathiques), le lecteur débusquera une grande humanité dans leurs faiblesses, leurs amitiés ou leur franchise.Avec Francis Bossus, une voix indépendante s’élève dans la littérature québécoise.Entreprise il y a bientôt 30 ans, son œuvre affiche une belle cohérence aussi bien dans les thèmes et la langue que dans le ton.Ses personnages s’interrogent sur les questions fondamentales qui chatouillent l’humain depuis toujours: la volonté, la liberté, le destin, mais sans jamais sombrer dans la grandiloquence ni dans les leçons de vie façon nouvel âge.Bossus nous offre ses courts récits comme de petites fables sur le temps présent.Il traite de grandes vérités en les romançant, les enveloppant, les parant en véritable écrivain qu’il est.La tentation du Destin ROMAN fiHmiNS .I 111 «KL nSM.YRI BONHEUR, OISEAU RARE ROHAN POINTILLISTE Claire Dé, «Étoiles variables», XYZ, 1996,138 pages SIX VISAGES DE CHARLES Nouvelles, Raymond Paul, les Éditions de l’Hexagone, Montréal, 1996, 103 pages Quelle chance il a de ne parler que de grandes œuvres, me disais-je en écoulanl Guy Scarpetta lors de sa conférence publique à l’UQAM, lundi dernier.Comme dans L’Âge d’or du roman, il était d’abord à son plaisir de lecture, à sa passion du roman contemporain, proposant tout de suite une critique de «résistance», au risque d’un contrat qui se ferait combat de lecture.Bien sûr, il n’a pas repris les magnifiques analyses de son dernier livre où il commence par les Versets sataniques de Rushdie et termine avec Christophe et son oeuf de Fuentes.Sans compter la dizaine d’autres ouvrages importants dont l’énumération dit déjà l'ampleur du programme: La Contrevie de Roth, L’Immortalité et La Lenteur de Kundera, la Tante Julia et le Scribouillard de Llosa, YAcaciade Simon, Paysages après la bataille de Goytisolo, Sablier de Kis, le Jeu du siècle de Kenzaburô Oé, Romanesques de Robbe-Grillet et Extinction de Bernhard.L’auteur d’Éloge du cosmopolitisme (1981) avait même un écrivain québécois à citer comme faisant partie de son répertoire mondial: Hubert Aquin («un très grand, à l’échelle mondiale»).Là-dessus, une anecdote (comme les aime l’essayiste de L’Impureté et le joyeux praticien de la critique impure): lors d’un dîner, nous devions tomber d’accord sur le chef-d’œuvre du Québécois, Neige noire, lequel réalise en bonne partie ce roman blasphématoire que j’évoquais récemment.Le grand critique d’images et de textes y aura sans doute retrouvé ce cinéma du romancier (et ce roman du cinéaste) propre à l’expression contemporaine.Et vous l’aurez deviné: votre chroniqueur, depuis toujours aquiniste, n’en fut pas chagrin.L’œuvre aquinienne ne réalise-t-elle pas de façon exemplaire (jusque dans son impureté voulue) le roman propre au XXe siècle: le roman penseur et artiste, si aisément musicien et cinématographe, toujours in progress?Et puis, j’ai beau publier mes improvisations hebdomadaires sous une rubrique nationale, je prétendrai toujours lire d’abord le roman contemporain, compte tenu, bien évidemment, de la complexité de l’origine locale, de son regard, pour tout dire: la mixité qui nous est propre, ce prisme de la francité, de la canadianité et de l’américa-nité par où passe d’abord historiquement l’expérience québécoise.Notre comparatisme existentiel, celui dont on s’est si peu avisé en critique.Quand arriverai-je d’ailleurs moi-même à bien parcourir cet espace premier de lecture?En écoutant le conférencier, je me demandais aussi comment j’allais encore passer de ces «grandes œuvres» à l’ordinaire de la semaine.Je venais de ranger plusieurs titres dont Le Désir fantôme (Julie Stanton, Leméac) et La Vie comme une image (Jocelyne Saucier, XYZ), dont je n’ai pas compris l’intérêt (la littérarité) .Et j’avais retrouvé deux parutions récentes: Bonheur, oiseau rare, le der- dans la scansion des massacres de Sarajevo, du Bangladesh ou de l’Ouganda.Mais Amour vaincra! dit tout de menu* le discours, inspiré |iar les amants tragiques de Sarajevo.lit plupart des haïkus n’inclinent guère à la contemplation quoiqu'ils soient souvent agréables.ta nouveauté de cette formule romanesque réside peut-être surtout dans la seconde lecture (non linéaire) à laquelle on est invité en accrochant au hasard quelques exemples.Erotique: «Te mouiller, t'ouvrir, / te fouir, te fouiller, m’enfouir, / jouir de ton plaisir».Fleuri: «Tout sérieux, les lys / nous tirent leur langue orange / et montent la garde».Politique: «Gras et à l’abri, / des hommes d’Etat paradent, / paraphent, sourient / tueurs plus qu'en série, / sanguinaires en cravates./ Et nous immobiles.» Tendance bien accusée Les Six visages de Charles illustre par ailleurs une tendance bien accusée des recueils de nouvelles paraissant depuis quelques années.Seraient-ils d’ailleurs plus nombreux au Québec qu’ailleurs dans l’espace francophone?Dieu sait si on aime en tout cas, ici, travailler sur les liens pouvant exister entre des récits théoriquement indépendants.Une vraie mise en texte de la souveraineté-association! Un travail forcené sur les «parties» ou sur la partition, comme on voudra.Dans l’ouvrage de R.Paul, les principaux motifs récurrents tiennent au prénom des Charles dont on fera connaissance et au chien de compagnie aussi, toujours au rendez-vous.Et il y en a d’autres, ponctuels, qui ménagent les transitions ou certaines redondances comme le veut la loi du romanesque.L’ennui, c’est qu’on les trouve dans une machine narrative bien froide (parfois à la Duras ou à la Brossard) dans des descriptions abstraites qui s’enchaînent, de mise en abyme en mise en abyme.De tiroir en tiroir, la commode n’est plus commode.Un curieux effet de récit en représentation fixe émerge, fait d’images sur images, de clichés et de tics, sans richesse verbale ou événementielle.Sans histoire qui retienne: les Roxane, Françoise, Estelle, Léa ou Jacques ne me touchent pas.Et puis la langue est parfois incertaine: «bain» confondu avec «baignoire», «ami de garçon», «repas chauds», autant de faits verbaux étonnants, non distanciés de l’anglais d’origine.Les amateurs de nouvelles n’auront donc pas ici les solides histoires d’un Paul Zumthor.Ni l’originalité de Sylvie Massicotte (voir son récent Voyages et autres déplacements) ou les jeux du remarquable recueil de Monique Proulx {Les Aurores montréales) où le montage interne et externe s’accorde parfaitement à l’histoire racontée.Souveraineté de l’écriture qui se bat contre les clichés, ceux des médias ou même la bien-pensance littéraire, comme le dit encore G.Scarpetta.J’y reviendrai.En abordant des thèmes tels que la démocratisation de l’enseignement, le rôle de l’Eglise, l’influence des institutions politiques, la mission sociale, les inégalités socioéconomiques entre les hommes et les femmes ou entre les francophones et les anglophones, ce livre nous fait mieux comprendre les liens qui unissent l’éducation et la société.Robert Gagnon est professeur au département de t’UQAM.Spécialiste en histoire de l’éducation et en histoire des sciences et de la technologie, il a publié /’Histoire de l'École Polytechnique de Montréal, La montée des ingénieurs francophones (Boréal 1991).nier ouvrage dt* Claire Dé, sous-titré roman pointilliste et le recueil de nouvelles de Raymond Paul, directeur de la collection «Fictions» à l’Hexagone.D'un cote, la fantaisie altiste, bien affichée, de l’autre: le travail plus accusé de l’écriture, forcément un peu programmateur, comme on s’y attend de la part d’un «éditeur» qui publie.Où se trouvait le neuf, comme le voudrait Scarpetta, aux deux plans de l’expérience humaine relatée et de la formule esthétique?Je me posais la question en la relativisant puisque la quête de la novation me paraît idéologiquement marquée, disons: «moderniste», de cette modernité définie par le «progrès» dont on est un peu revenu par les temps qui courent.On peut être de cet avis sans êtrç pour autant un écologiste enragé.A cela s’ajoutait le rappel de Claude Duchet, — inventeur de la sociocritique, de passage lui aussi à l’UQAM —, à savoir que la rupture n’est pas fréquente dans le changement.Qu’il s’agit plutôt de glissements progressifs, comme l’a dit aussi Robbe-Grillet.Que les discours et les formes s’étalent, se superposent, s’affrontent et ne dominent que dans le flou et la contradiction (voir son «sociogramme»).Beau contrat, donc, que de s’engager à dénicher le «neuf», tout en ayant, en outre, l’œil sur la scène internationale.Conclusion: il me semble que les deux ouvrages lus pour aujourd’hui sont deux exercices où le premier a du charme et l’autre moins qui se regarde un peu trop aller.Le Bonheur de Claire Dé se donne dans un récit de douze mois et autant de chapitres où chacun propose quelques dizaines de haïkus (bien calibrés), à raison de quatre la page (à quelques exceptions près).Voilà pour la .formule pointilliste.Cela marche.A l’ironie et à l’humour, avec un sens certain de l’observation.Penserez-vous que la symétrie assez appuyée du genre risque d’ennuyer?L’auteur vous a devancés en variant considérablement le type et la quantité de haïkus par chapitre.L’histoire de la rencontre amoureuse de deux éclopés, — il est devenu aveugle alors qu’elle devenait stérile —, se développe L I T T Ê II A T lî lî E ÿ l! E II E C 0 I S f L’ordinaire d’un chroniqueur Quand le destin s’appelle Prosper. I) 2 I K I) K V o | Il .I K \ \| | Il I '• ’ i «Les bélugas, d’une part, ont une très 1 : grosse réserve de graisses où s’accumulent particulièrement les produits toxiques.D’autre part, les plus gros animaux, comme le rorqual, mangent proportionnellement moins que le béluga et consomment donc moins qu’eux de poissons toxiques.» Milieu hostile à tous points de vue.L’été dernier, l’équipe de Pier- * ' re Béland a mesuré que l’environ- * neinent sonore des bélugas à la ' hauteur de Tadoussac est plus, bruyant que le seuil de tolérance humain.«Il faudrait notamment , qu’un gros bateau, plutôt que des dizaines de petits, embarquent les nombreux touristes pour l’observation de bélugas.» Au fil des siècles, depuis Jacques Cartier qui en vit de beaux spécimens, jusqu’à la chasse massive des années 1920, le béluga a tantôt été jugé ennemi numéro un des morues, tantôt proie lucrative entre ; toutes.Avant 1979, date à laquelle ¦ ' le gouvernement a jugé bon de protéger l’espèce, les seuls égards D envers les bélugas étaient rendué dans le but d’aider les Inuit.Les Bélugas ou l’adieu aux baleines •1 s’étend davantage sur l’histoire de ces bêtes au fil des siècles, en dé* taille les principales caractéristiques en une fiche technique de plusieurs pages, le tout rehaussé d’une vingtai- >'• ne de dessins de l’homme qui plantait des arbres, Frédéric Back.On préférerait qu’il s’agisse d’un roman-fleuve tant on craint une triste fin.n :I'Oq MU* irfril Imu LES BÉLUGAS OU L'ADIEU AUX BALEINES Pierre Béland Libre Expression, illustrations de ’ ’ Frédéric Back Montréal, 1996,266 pages * »l 1 C.'-M ]m'I Ain?T * lUO .Hénitaqe pnine.w J’adore dessiner des labyrinthes! Je t’en ai fabriqué un cette semaine: E55AIE DE LE RÉSOUDRE! Le labyrinthe de la forêt LES HERBES ROUGES / POÉSIE Sur \a page couverture du livre de Mireille Levert, on voit le Petit Chaperon rruge gui marche sur le chemin de la forêt, suivie par le grand méchant loup.Vite, tu dois aider le Petit Chaperon rouge à trouver le chemin gui mène à la maison de sa grand-mère.LE PETIT CHAPERON ROUGE Mireille Levert Tu connais l’histoire du Petit Chaperon rouge et du grand méchant loup?Grâce aux merveilleuses illustrations de Mireille Levert, la magie de cette histoire vieille comme le inonde nous emporte tout au fond de la forêt pour une J|fc grande aventure.Poste ta réponse avant le 12 mai 1996 et cours la chance de gagner un des dix exemplaires de l’album Le petit chaperon rouge.Inscris ton nom, ton âge.ton adresse complète et le numéro du jeu.Les dix gagnants seront choisis au hasard parmi les bonnes réponses, le 16 mai 1996 à midi.Les réglements détaillés du concours sont disponibles au siège social des éditions Héritage.Les Éditions Héritage inc.Concours LE DEVOIR/éditions Héritage 300, rue Arran, Saint-Lambert (Québec) J4R1K5 ¦¦¦¦¦¦Ml I.K II K V 0 I It .I.K S S A M K I» I 2 0 K T I* I M A X < Il K I A V III I.I l> I» II t«»,s 1 , L*«'*ï5» Librairie LA GRANDE LIBRAIRIE DU NORD DE Conteurs ccmadiens-lrançais Anthologie colligée par Adrien Thério Conteurs jns-français (1936-1967) Adrien' TVPOll 416 p., 15,95$ Gérard Bessette, Roch Canier, Adrienne Choquette, Pierre Dagenais, Jacques Ferron, Madeleine Ferron, Roger Fournier, André Giroux, Alain Grandbois, Madeleine Grandbois, Jean Hamelin, Anne Hébert, François Hertel, Albert Laberge, Félix Leclerc, Roger Lemelin, Wilfrid Lemoine, Andrée Maillet, Claire Martin, Suzanne Paradis, Jacques Renaud, Jean-Jules Richard, Ringuet, Gabrielle Roy, Jean Simard, Yves Thériault, Adrien Thério, Roger Viau.éditeur Une forêt pour Zoé 1 XYZ éditeur 1781, rue Saint-Hubert, Montréal (Québec) H2L 3Z1 L abc delà littérature Téléphone: 525.21.70 • Télécopieur: 525.75.37 CONFERENCES Le mardi 30 avril 1996 à 19h30 Monsieur André Naud Catholique et libre suivi du lancement de son livre Un aggiornamento et son éclipse La liberté de la pensée dans la foi et dans l’Église Le mardi 7 mai 1996 à 19h30 Père Lucien Coutu La prière et le silence à l’école de l’Orient chrétien suivi du lancement de son livre La méditation hésychaste A la découverte d’une grande tradition de l’Orient Ces conférences auront lieu à U Auberge de l’Oratoire 3840, chemin Queen Mary, Montréal Entrée gratuite TYPOi ROMAN I! SOURCE INTERNATIONAL PORTRAIT GALLERY Edith Wharton À l’ombre Célébrer la fin des idéologies tistiques françaises montrant une spectaculaire hausse du bénévolat et les réactions morales que les populations occidentales imposent à leurs leaders au nom de la philosophie des droits de l’homme.Mais une question, lancinante depuis l’aube de la modernité, revient ici: est-il possible de fonder une morale sur autre chose que sur des transcendances, religieuses ou politiques?Nous n’en avons pas le choix, dit Ferry.11 faut accepter ce fait que l’homme se retrouve seul pour affronter les expériences cruciales de l’existence.11 ne suffira pas de nous inventer de nouvelles transcendances, politiques ou religieuses, pour combler le vide.Ferry avertit qu’il serait risqué pour la liberté, par conséquent pour l'humanisme, de se lancer à corps perdu dans quelque écologie profonde, new age, ou encore un syncrétisme orientalisant.Mais ici encore (comme dans l’exemple du bénévolat), la réalité telle qu’il nous la présente peut nous rassurer: une morale et une spiritualité laïques deviendraient des horizons accessibles.Une hypothèse est centrale dans l’essai de Ferry: la question du sens se recomposerait lentement sur la base d’un double processus, d’où l’humanisation du divin et la divinisation de l’homme.Anthropologie et idées chrétiennes Le premier mouvement est celui qui a fait naître la philosophie des droits de l’homme de la cuisse du christianisme.L’anthropologie moderne, aussi nouvelle soit-elle, est en grande partie le fait d’une sécularisation d’idées chrétiennes.Mais les Lumières se sont construites contre la religion, contre ses «superstitions».Et il y a encore des divergences fondamentales entre la doctrine catholique officielle et la philosophie des droits de l'homme.Notamment cette antinomie (que Ferry explique en référence à une récente encyclique), entre vérité révélée, et les vérités découlant de la Raison humaine.Dans cet élan, Ferry procède à une double réhabilitation.De Descartes d’abord, dont il défend le procédé rationnel de l’examen de toute proposition qui s’offre à elle.De la modernité aussi, dont il souligne que son projet fut dévoyé en notre siècle.Mais Ferry se méfie de ceux qui, sans nuances, en font la source de tous nos malheurs.La modernité, Ferry l'affirme, |X‘ut se réduire à l’injonction «de refuser les arguments d’autorité».Voilà un fondement de la morale laïque.Le second courant procède en quelque sorte d’une révolte métaphysique: il y aurait divinisation de l’humain.Conséquence, d’abord, de l’individualisme grandissant qui, avec l’essor du capitalisme, a fait bientôt de chaque homme un individu, délesté de son lignage familial.Puis délesté aussi du poids de la communauté, se considérant unique, capable (notamment à cause de la conception moderne de l’amour) de faire son destin.Ferry offre de belles pages sur ce L’homme-Dieu ou le Sens de la rie processus, puisant aux classiques de a nouvelle histoire et notamment du fameux l.'amour et l'Occident de Denis de Rougemont.Dans l'humanisme, affirme Ferry, il y a transcendance, une transcendance non plus verticale, mais horizontale, centrée sur l'humain.A notre époque, des sacrifices sont concevables (contrairement à ce qu'affirmait Lipovetsky).Ceux-ci ne seraient maintenant exécutés qu’en fonction de l’idéal de la vie humaine, conformément à la liberté humaniste.impliquant donc un choix personnel, celui du sacrifié.Ce n’est plus la nation, la «race», le divin qui le justifie, mais la souffrance ou la dignité de simples humains.L'humanitaire, à défaut d’être une politique, contient en germe une spiritualité, une morale laïques.Ix‘ corps humain constitue le nouvel espace du sacré: «Il ne s’agit plus tant de libérer la corporéité en nous (comme dans les années soixante) que de la préserver d’éventuelles atteintes émanant des puissances cumulées de la science, de l’industrie, et du commerce.» La question: sommes-nous tous devenus humanistes?Sûrement pas, mais il est indéniable que nous baignons dans cette «ambiance» idéologique de l’idéalisation de l'homme.Et qu’elle est porteuse d’espoir.Pour joindre l’auteur de cette chronique: arinnov@riq.qc.ca m4 ÜTYPO uLASSIQl Micheline La Fiance Le Fils d’Ariane tooH Louise Maheux-Forcier Une forêt pour Zoé 210 p.12,95 S «Un saut périlleux, terriblement gratuit et sauvage, d’une grande perfection formelle.» - Reginald Martel, La Presse Micheline La France Le fils d’Ariane 112 p.9,95$ «Une grande maîtrise de l’art d’écrire et une grande sensibilité face à l’existence des hommes.» - Chantal Gamache, XYZ d’Henry James GILLES ARCHAMBAULT ?LE FUS E! AU1RES NOUVELLES Edith Wharton, traduit de l’anglais par Anne Rolland, Gallimard, collection «L’Etrangère», Paris, 1995, P 221 pages Etrange destin que celui d’Edith Wharton.Elle commence à écrire à 11 ans mais ne publie son premier roman qu’à 40.Née dans une famille de la haute société du New Jersey, elle finira sa vie en France.Quand elle meurt près de Paris en 1937, à 75 ans, elle a pu assister à l’écroulement d’un monde.Celui du raffinement bourgeois ou de ce qui passe pour tel.Je ne serais pas autrement surpris d’apprendre que, pour la grande majorité des lecteurs d’aujourd’hui, la littérature d’Edith Wharton paraisse démodée.Les héros et les héroïnes de l’auteur d'Ethan Frome sont la plupart du temps issus de la bourgeoisie.Très souvent, ils sont ruinés ou le deviendront.La manière d’Edith Wharton est à rapprocher de celle d’Henry James.Notre romancière était au reste une familière du grand Américain et de Paul Bourget.Comment s’étonner alors qu’elle fasse son miel des raffinements psychologiques?On ne se tue pas à la tâche pour assurer la quotidienne dans ce monde décadent.On met à sec des fortunes qu’ont amassées des ancêtres bâtisseurs.Et on a alors tout le loisir de se demander si on aime ou si on est aimé et de se passionner pour des intrigues dont la pertinence n’est pas toujours évidente.Les trois nouvelles réunies sous le titre du Fils ont à voir avec i’amour maternel.Le Pélican, qui est de 1898, raconte l’histoire de Mrs Amyot, conférencière mondaine, qui ne tire son épingle du jeu qu’en profitant de l’apitoiement des autres.Elle s’affiche comme mère pourvoyeuse alors qu’elle n’est qu’une pitoyable bêcheuse.Les Lettres (1930) nous apprennent le désarroi d’une femme, Lizzie West, qui découvre longtemps après que son mari n’a même pas ouvert les missives qu’elle lui avait fait parvenir, et qu’il prétendait pourtant avoir lues avec émotion.La vérité, c’est qu’il en voulait à sa fortune.Elle décide alors de quitter le foyer conjugal en compagnie de ses enfants.C’est en 1933 qu’Edith Wharton publie Le Fils.Là encore, c’est une supercherie qui est à la base de l’intrigue.Mrs Glenn, devenue veuve, part à la recherche d’un fils qu’elle avait jadis confié à l’adoption.Elle finit par retracer un couple, les Brown.Avec la complicité de leur fils, ces derniers se font passer pour les parents adoptifs.Ce coup monté a l’argent pour moteur.Il s’ensuit pourtant une fascinante histoire de sujétion.Non seulement Mrs Glenn est-elle ravie de retrouver un fils qu’elle croyait perdu, mais elle tombe sous l’emprise de ce couple d’escrocs.Le rapprochement avec James est inévitable.Norcutl, le narrateur, a le comportement de la plupart des narrateurs jamésiens.Il dit «je», mais ne dévoile rien sur sa personne qui ne relève pas du banal le plus total.C’est par les confidences, les conversations-banales ou non, que se révèle la vérité.Sous la plume d’un écrivain médiocre, le récit n’aurait aucun intérêt.Mais Edith Wharton sait y faire.De cet écrivain merveilleux auquel elle nous fait penser, elle a retenu cette stupéfiante habileté à suggérer plutôt qu’à dire.Son écriture a un charme certain.Il est de ces auteurs qui n’ont pas d’âge.D’Henry James auquel elle fait penser, Edith Wharton a retenu cette stupéfiante habileté à suggérer plutôt qu’à dire l'HOMME DIEU OU IE SENS DE IA VIE Luc Ferry, Grasset, Paris, 1996, 246 pages.Luc Ferry est sans doute un des plus grands essayistes francophones contemporains.Feu ont un tel talent.Dans les centaines d’auteurs qui ont écrit sur l’écologie, aucun ne l’a fait avec autant de perspicacité et de lucidité que Ferry.Pour son Nouvel Ordre écologique, nulle surprise qu’il ait remporté tant de prix: Médicis de l’essai, Jean-Jacques Rousseau de la ville de Genève.L’écologie, il l’a littéralement démontée.Et a démontré de façon claire l’anti-humanisme latent de certaines de ses branches.Mettre tous les «étants» sur le même pied banalise l’homme, lui donne une valeur égale à une mouche ou une roche.Au reste, avertit Ferry, plusieurs écologismes cherchent à refaire le coup du «grand dessein», de la grande utopie salvatrice, dans notre monde en manque de transcendance, et donc en manque de sens.Cette question du sens affleurait à la fin du Nouvel Ordre écologique.Elle revient ici comme thème central du nouvel essai de Ferry, L’homme-Dieu ou le Sens de la vie.La question du sens «semble avoir déserté la place publique», écrit l’auteur.Conséquence, dans un premier temps, d’une fuite des dieux, voire de la «mort de Dieu», diagnostiquée par Nietzsche au dernier siècle.Conséquence, plus récemment, des désillusions idéologiques de ce siècle.La question (du sens de la vie) fut récupérée par le politique, par les utopies, qui promettaient de A N T O I N E K O H 1 T A I I.L K ?conduire à l’établissement du paradis sur terre.L* marxisme?Une religion séculaire.Mais la question fut aussi évacuée par Freud et la psychanalyse, qui affirma que l’angoisse moderne face au sens relevait de la maladie mentale: «Montaigne et les stoïciens névrosés?», s’interroge Ferry.La fin des idéologies s’accompagne, note aussi l’auteur, d’une sorte de démission philosophique: on enseigne maintenant la philosophie non pas comme une recherche de réponse à la question du sens de la vie, mais comme une simple histoire des idées.(Vivement la renaissance de la philosophie politique, à laquelle Ferry participe, comme les Taylor et Manent.) L’apparence de l’évacuation de la question du sens de l’espace public par la fin des transcendances rend-il notre monde moins moral pour autant?Il semble bien que non, à lire Ferry.Suivant le sociologue Lipovetsky dans son étude Le Crépuscule du devoir, non sans diverger d’opinion avec lui sur certains aspects, il souligne plusieurs progrès dans l’attitude morale.Pour preuves, les sta- MONTRÉAL LES PETITS BONHEURS D’OCCASION ÉMISSION SPÉCIALE DU 20 AVRIL VENEZ ASSISTER À CETTE RENCONTRE ANIMÉE PAR JEAN-CLAUDE GERMAIN AU PROGRAMME De 12h30 à 13h30 Débat sur la censure avec Claude Jasmin, Anne Dandurand, Nathalie Collard et Pascale Navarro De 13h30 à 14h30 Le métier de critique avec Réginald Martel et Robert Chartrand De 14h30 à 15h30 Débat avec Hélène Girard et Alain Stanké des éditions Boréal et Stanké 1691, rue Fleury est, Montréal » Tél.: (514) 384-9920 • Fax.: (514) 384-4377 Tous les jours de la semaine 9 K à 21 h 30 I.K I) K V 0 I H .I.E S S A M K It I 2 0 K T l> I M A X (' Il K ï I A V It I I.I II II II I V R E S LITTÉRATURE JEUNESSE T R U F () M I S T O Trois héroïnes pour trois nouveaux auteurs CARMEN EN FUGUE MINEURE Carole Fréchette, Im courte échelle, coll.Romain, 1996,148 pages COMME LA FLEUR DE NÉNUPHAR Madeleine Arsenault, Québec/Amérique, coll Titan.1996,140 pages LE SECRET DE MADAME LUMBAGO Gilles Tibo, ill.par l/mise-Andrée Ixiliberté GISÈLE DESROCHES Trois premiers romans jeunesse.J’allais dire trois nouveaux auteurs, mais ce n’est pas tout à fait Vrai.Carole Fréchette écrit déjà du théâtre.Sa pièce Us Quatre Morts de Marie lui a valu le prix du Gouverneur général 1995.Gilles Tibo a déjà créé plusieurs albums jeunesse dont il assurait et l’écriture et l'illustration.Quant à Madeleine Arsenault, ses trois premières nouvelles sont diffusées à la radio.Pour tous les trois, c’est le premier roman.Trois beaux départs! Et tous les trois proposent un héros féminin.Celui de Carole Fréchette s’appelle Carmen, a presque 15 ans et est très timide.Au point où un exposé oral devant la classe en ce matin de Saint-Valentin lui apparaît comme une montagne.Surtout après le geste qu’elle a osé hier.Elle va mourir de honte devant Simon Krasinski.Sur le chemin de l’école, elle fait demi-tour et commence une fugue qui durera à peine 24 heures.Ses parents n’en n’auront même pas connaissance.Mais ces quelques heures de liberté seront déterminantes pour elle.Sa rencontre fortuite avec Manu, le chanteur, sa réponse au reporter qui l’interviewe sur la rue, sa participation improvisée au spectacle de Manu, sa nuit blanche, la transformeront L’impression d’être transparente, désolante de banalité, de ne pas compter, s’estompera peu à peu, à mesure que Carmen osera.Même son impulsion de s’emparer de bâtons de route n’est pas anodine.Chaque nouvelle audace est accompagnée de touches de rouge: de la barrette rouge qu’elle laisse au fond de sa poche jusqu’au rouge à lèvres passion dévorante avec lequel elle paie son hamburger, il y aura le rouge du chandail de Manu qui teinte de Carol* Frechette Carmen en fugue mineure rose toute sa brassée de linge, le rouge fureur de vivre avec lequel Angélo la barbouillera gentiment pour qu’elle fasse plus vieille, le rouge infini avec lequel elle signera son nom sur le mur de l’appartement de Manu pour dire «j’existe».Le portrait de cette Carmen, si différente de celle du célèbre opéra que son père voit en elle, est touchant, juste, aussi vrai que nature.Il se précise au fil des événements, à mesure que Carmen ge découvre et s’affirme elle-même.Emouvante lecture! Pour Madeleine Arsenault, c’est plutôt la couleur jaune ambré qui se donne à lire.C’est la couleur que l’auteure donne à la vie douce, confortable.Et c’est nettement celle qui triomphe, mais ça n’est pas évident tout de suite.Beaucoup de couleurs à traverser d’abord.Des couleurs plutôt sombres telles qu’une «peur mauve» ou une «colère bleue», mais surtout la couleur noire des orages.C’est qu’Emma, 13 ans, vit avec une belle-mère exigeante qu’elle ne réussit pas à encaisser.Les affrontements s’intensifient.Le départ de son complice de frère précipite la crise.Emma se sauve, réussit à rejoindre sa mère, pauvre, dépressive et seule.Le père d’Emma récupère sa fille en miettes.La rencontre d’un amoureux lui redonne des ailes qu’un nouvel affrontement vient à nouveau rogner.Tentative de suicide.Trou noir.Brassage d’émotions.L’image du nénuphar est belle: «Les pieds dans la merde et le reste au sole il." Comme la fleur du nénuphar rsi une Striure d’eau tumultueuse, de courant fort avec des rochers qui affleurent.De belles images auxquelles se raccrocher comme au-taill (le bullet s.Noémie, l’héroïne de Gilles Tibo, navigue en eau plus calme.Elle est plus jeune aussi.Fière de ses sept ans et 3/4, Noémie parle de sa gardienne, Mme Lumbago, qui est aussi sa meilleure amie.Ses parents sont toujours débordés.Alors Mme et M.Lumbago sont sa vraie famille, finalement.Ils sont «nés dans l’ancien temps», «tellement vieux qu’ils doivent regarder des photos pour se souvenir de leur jeunesse».Noémie soupçonne que dans la maison de Mme Lumbago se cache un trésor et invente mille ruses pour le découvrir, allant même jusqu’à faire le grand ménage.Mme Lumbago ne sait pas trop lire, croit Noémie, pas très bien compter non plus, alors la petite fille prend bien son temps pour réciter ses leçons afin que Mme Lumbago apprenne.Une relation tendre et sans pareille.Une chaude complicité jusque dans le chagrin.Car c’est auprès d’elle que Noémie vivra son premier deuil.De ces chroniques de vie tendres et charmantes se dégage un portrait attachant, joli, bien cerné, comportant juste ce qu’il faut de naïveté pour être crédible et laisser croire à l’impossible.Le total de 164 pages fera peut-être peur ,aux enfants de sept ans et 3/4.A moins qu’ils ne soient des lecteurs exceptionnels.Or, il est très rare que les lecteurs soient confrontés à des héros ou héroïnes plus jeunes qu’eux.Dans ce cas, il y aura peut-être exception.De très gros caractères ont été choisis, les chapitres comportent au plus cinq ou six pages et au moins une illustration.Les lecteurs de huit à dix ans auront juste assez de recul pour apprécier la naïveté de Noémie et sa ferveur.Et lorsqu’il sauront que trois autres Noémie sont en préparation, ils auront hâte, comme moi.onconr couierlnre LE DEVOIR • • ' • B .¦/ .illcmenl Exceplionne l'émission sous lu 1 couverture sera diffusée les lundis | 22 et 29 avril 23 b 48.:hains a Courez la chance de gagner: er Deux billets d’avion à destination de Genève sur les |)rix ailes de swissair e Deux bons d’achats: .1000$ Chez Oampigny pi'IX .1000$ Chez RENAÜD-BRAY Les "best-sellers" de l’année offerts par les éditeurs et remis par LA LIBRAIRIE Z11—.-, » DU SQUARE et HERMES » Pour se qualifier au tirage, les participants doivent identifier correctement le livre d’où sera tirée la phrase mystère qui sera lue en ondes lors de l’émission Sous la, couverture, le dimanche à 16 h ¦ Chaque participant doit faire parvenir le bon de participation suivant à: Concours Sous la couverture - Le Devoir a/s Journal le Devoir, 2050, rue De Bleury, 9” étage, Montréal, (Québec) H3A 3M9 chaque semaine, un gagnant recevra 4 ouvrages présentés lors de l’émission*.et un abonnement à la revue littéraire Lettres québécoises ia revue de ' actualité littéraire •Gracieuseté de la librairie de la semaine: Librairie Garneau Les Galeries Chagnon 300, Côte du passage Lévis (Québec) (418) 837-5538 Gagnant(e) de la semaine du 31 mars: Madame Lucie Charest Sillery (Québec) 20-4593-17 Les règlements de ce concours sont disponibles au journal Le Devoir.SRC *!§!' Télévision LE DEVOIR Réponse Nom 1 1 1 | Adresse i i i Ville Code postal i i Téléphone (Bur.) (Rés.) (Téléc.) 2204 1 1 Le virtuose des histoires de sang Avant tout, il y a Russell H.Greenan, l’un des rares signataires de polars qu’il faudrait inventer, fabriquer, confectionner si Dieu ou ceux qui s’occupent de l'intendance inhérente à la création du bipède ne lavaient pas Inven té.Greenan n'est pas un as des histoires de sang, il est mieux que ça.Il est un virtuose.C’est une opinion?Et comment que c’est une opinion! Mais une opinion qui s’est forgée comme constituée après lecture de tout ce que cet étrange M.r Greenan a composé.Et croyez-nous, les partitions sanguino-passionnelles que cet homme a signées sont des chefs-d’œuvre.Rien de moins.Il en est ainsi parce que Greenan est un maître de l’intrigue, un maître du style.Un écrivain qui a le respect du lecteur-lectrice ou vice et versa en évitant d’instiller dans ses bouquins ces tics comme ces trucs si chères aux Ellis Peters de ce monde.Vous savez.ces trucs qui consistent à nous prendre, mine de rien, pour des empaffés en signalant à la page 342 que le crime a été commis en imbibant de cyanure les poils du chimpanzé qui habite le lieu du méfait Tout cela pour signaler quoi?Ceci: Rivages poursuit la réédition des romans que Greenan avait refilés aux Editions sombres crapules en publiant ces joursci U nuit du jugement dernier.Auparavant, Rivages avait resorti C’est arrivé à Boston, la Vie secrète d’Algernon Pendleton, et Sombres crapules qui avait donné son nom à la maison d’édition qui, la première, avait eu le chic de faire de Greenan son champion.On n’a pas relu Im nuit du jugement dernier.Mais on se souvient fort bien qu’on s’était régalé avec cette histoire se déroulant, comme la forte majorité des histoires de Greenan, à Boston.On avait été séduit Séduit et subjugué.L’histoire?«Ce week-end dans un hôtel particulier de Boston se présentait sous les meilleurs auspices.Mais il s’avère que l’invitation est un squat et le propriétaire légitime, Richar Pearlmother, est furieux.Ça tombe mal parce que cet homme élégant qui se gargarise de citations la- tines est un cinglé.Très cujjain avec un énorme tigi e baptisé* Tamerlan, il dirige un dub où sont reconstituées, avec-une précision maniaque, les scènes les plus sanglantes de l’histoire — jusqu'à ce que mort s'ensuive, en général, dans des décors somptueux et d’épouvantables souffrances.» C’est ce qui est écrit sur la page de garde.Cela étant, le Pearlmother est cingle jusqu a quel jjomt?Jusqu’à celui de la mégalomanie.A preuve, la page 132: «Il y a soixante-dix ans, le Royaume-Uni était la premiere nation de la planète.Ce n’est plus a présent qu un cadavre en pleine décomposition.Pourquoi?Parce que la classse dirigeante a fait taire ses instincts naturels pour mieux s imprégner des chimères de ces altruistes forcenés.Subitement, tout un chacun n’a plus eu qu’une envie — devenir bon, s'autosacrifier sur l’autel de l’humanitarisme.Des que les gens tournent ainsi le dos à la réalité, ça finit forcément en catastrophe, hein?On ne badine pas avec la nature.» Bon.Ecoutez: en toute sincérité, si vous avez envie de lire un polar, procurez-vous, toutes affaires cessantes, un Greenan.laissez tomber le reste.Tout le reste.Achetez Im Nuit du jugement dernier.Si vous ne le trouvez pas, achetez Sombres crapules ou C’est arrivé à Boston.Incidemment, ce dernier constitue une excellente introduction à l’œuvre de Greenan.Qu’il fuie la notoriété ne nous empêche pas de savoir qu’il est génial.Greenan, c’est mieux que Ellroy et même que James Lee Burke.Parce que l’héritier de Raymond Chandler, c’est lui._ .En terminant, soulignons que Folio vient de sortir la biographie que Pierre Assouline avait consacrée à Simenon.Si on aime la littérature au sens, pour faire BCBG, le plus large, il faut lire cette brique.C’est une référence.LA NUII DU JUGEMENT DERNIER par Russell H.Greenan, Rivages, 453 pages SIMENON par Pierre Assouline, Folio, 1060 pages LETTRE Léo et Le Pen Je viens de lire dans le cahier Livres du Devoir de samedi 23 mars l’article sur la mort de Léo Mallet («Léo est mort»), en forme d’hommage au talent de l’auteur de romans policiers.Je n’y aurais vu aucun inconvénient si l’auteur de cette nécrologie enthousiaste n’omettait pas d’informer son lecteur sur quelques travers regrettables et condamnables de celui qu’il décrit comme un «être atrabilaire (.) anarchiste (.), troskys-te.».En ne se servant que d’une seule source comme il l’avoue lui-même (La Vache enragé, l’autobiographie de Léo Mallet), l’auteur pourrait faire passer l’écrivain pour un simple misanthrope, ce qui n’est pas grave en soi.Il oublie de dire, pour la pleine information des lecteurs québécois, qu’à la fin de sa vie le «père» de Nestor Bur- ma a cautionné les thèses d’extrême droite de Jean-Marie Le Pen et du Front national pour lesquels allaient toutes ses sympathies politiques.Léo Mallet ne s’en cachait d’ailleurs pas qui déclarait dans les colonnes du quotidien Libération en 1985: «Les Arabes m’emmerdent, je ne les aime pas, et je les tiens tous pour des cons! Les Gitans commencent à me faire chier, parce que, eux, ils sont drôlement racistes! On se demande ce que l’on a reproché à Hitler!» Nous ne sommes pas loin des propos récents et malvenus d’un juge québécois! D’ailleurs, la demande d’un élu socialiste de la mairie de Paris pour que l’on donne le nom de Léo Mallet à une rue du XIIIe arrondissement soulève en ce moment même la polémique en France.Manque d’information de la part de l’auteur de l’hommage sans réserve ou aveuglement d’un admirateur de l’écrivain?Il me semble que vos lecteurs méritent de connaître toute la vérité sur Léo Mallet.Achmy Halley journaliste indépendant Réplique Monsieur, puis-je humblement vous signaler que le nom de Léo s’écrit Malet, avec un L.Pour le reste, je vous rappellerai que sur la fameuse entrevue accordée à Libération, le vieux Malet avait expliqué par la suite qu’elle était le fruit de son caractère provocateur et qu’elle ne traduisait pas du tout le fond de sa pensée politique.Trufo Misto L’Harmattan ouvre une filiale à Montréal LOUISE LEDUC LE DEVOIR L’éditeur et diffuseur L’Harmattan, spécialisé dans la littérature francophone hors de France, aura pignon sur rue à Montréal à compter du 1er mai.Cette maison, dont le catalogue compte une vingtaine de titres, notamment en sciences humaines, ouvrira du même coup une librairie rue Saint-Jacques.Cette maison d’édition ouverte en 1975 lutte depuis ses tout débuts pour des idées qui lui sont chères: le soutien des mouvements de libération nationaux, la défense des minorités, de la démocratie.Elle continue aujourd’hui de relever le courageux pari d’offrir une tribune aux écrivains et intellectuels du Tiers-Monde.Parmi ses zones géographiques de pré- dilection, l’Afrique et le monde arabe arrivent bons premiers, tandis que les peuples d’Asie et d’Amérique latine sont de plus en plus considérés.Comment expliquer l’ouverture d’une succursale à Montréal dans un climat aussi morose?Isabelle Quentin, de L’Harmattan, rappelle qu’avec la faillite de Diffusion Ver-mette, les libraires ne pouvaient plus s’approvisionner en titres de L’Harmattan et de la Banque mondiale de développement.C’est donc pour combler cette carence que L’Harmattan s’installe ici.Avec des titres comme U Financement de la petite entreprise en Afrique ou Formation d'une élite paysanne au Burkina Faso, L’Harmattan fait dans le pointu.Certains universitaires lui ont déjà reproché de privilégier la quantité de titres à leur qualité.Les éditeurs, eux, rappellent que leur préoccupation principale est de permettre l’émergence d’une littérature locale, de donner une chance, par exemple, à l’écrivain du Mozambique d’être édité et entendu.Malgré le dynamisme de L’Harmattan, les intellectuels des pays en développement sont encore aujourd’hui très peu entendus.Selon l’UNESCO, les capacités d’édition entre monde développé et en développement demeurent très inégales.On produisait encore en 1991, selon les dernières statistiques disponibles, neuf fois plus de titres dans les pays industrialisés que dans le Tiers-Monde.Devenez un auteur à succès! Amusante petite enquête qu’a menée Marie-Claude Petit, du Montréal Campus.Il y a quelque temps, elle lisait dans un quotidien une petite annonce de «L’École de rédaction» promettant à ses étudiants de devenir des auteurs à succès en moins de trois ans.L’inscription à ce cours par correspondance, dont l’administration est basée à Ottawa, coûte 749 $.Les statistiques de réussite?Les diplômés les plus célèbres de l’école?Secret de Polichinelle! L’auteur québécois de best-sellers Mark Fisher (de son vrai nom Marc-André Poissant), dont les romans ont été traduits en une vingtaine de langues, doute du sérieux de l’offre.Il soutient même que des études en littérature à l’université ne lui ont pas beaucoup apporté.Alors, auteur à succès par correspondance.w EST-SE LL ERS LES LIBRAIRIES DE LA CAPITALE ROMANS QUÉBÉCOIS 1.LE SECOND VIOLON, Yves Beauchemin - éd.Québec/Amérique 2.LES AURORES MONIRÉALES, Monique Proulx - éd.du Boréal 3.LE ROMAN DE JULIE PAPINEAU, Micheline Lachance - éd.Québec/Amérique 4.LA NUIT DES PRINCES CHARMANTS, Michel Tremblay - éd.Leméac/Acles Sud «r ESSAIS QUÉBÉCOIS I.HISTOIRE POPULAIRE DU QUÉBEC, Jacques Lacoursière - éd.Septentrion (2 volumes) 2.LE CAUCHEMAR AMÉRICAIN, Robert Dole - éd.VLB 3.LIONEL GROULX ET L'APPEL DE LA RACE, Pierre Hébert - éd.Fides «T ROMANS ÉTRANGERS I.LE TESTAMENT FRANÇAIS, Andreï Makine - éd.Mercure de France (prix Goncourt) 2.LE MONDE DE SOPHIE, Jostein Gaarder - éd.Seuil 3.LE LIVRE DE SAPHIR, Gilbert Sinoué - éd.Denoël 4.HYMNES À L'AMOUR, Anne Wiazewsky - éd.Gallimard «r ESSAIS ÉTRANGERS 1.ALBERT CAMUS, UNE VIE, Olivier Todd - éd.Gallimard 2.SAINT-LOUIS, Jacques LeGoff - éd.Gallimard 3.LE COMPAGNON DU DOUTE, John Saul - éd.Payot «r LIVRE JEUNESSE 1.CYRUS, L'ENCYCLOPÉDIE OUI RACONTE, Christiane Duchesne et Carmen Marois - éd.Québec Amérique (4 volumes) «r LIVRE PRATIQUE 1.INTERNET, Arnaud Dufour - éd.PUF, coll.«Que sais-je» «r LE COUP DE COEUR 1.KATERINA, Aharon Appelleld - éd.Gallimard 171, me Rideau Ottawa.Ontario, K1S9P1 - (613) 241-7287 * LA TELE DU WEEKEND .\ M K/J / SOIR “ ^ A A ^ üO* PAU LE DES RIVIÈRES L'AVENTURE DES COMPAGNONS DE SAINT-LAURENT Si vous avez raté ce documentaire de Jean-Claude Labrecque, voilà une chance de vous reprendre.On y retrace, à travers des archives et des témoignages, l'histoire de la première troupe de théâtre au Québec, avec le père Émile Ugault.Canul I), 15h CELUI OUI CHANTE Cette émission retrace la carrière de Michel Berger à travers ses chansons et les témoignages de France Gall, l.uc Flamondon, François Mitterrand, etc.TVS, 10H3O UN CANADIEN A MOSCOU Jacques Bissonnet poursuit ses reportages sur la vie des Fusses depuis la chute du communisme.Ce soir, il nous parle des jeunes femmes russes qui se cherchent des maris à l'étranger dans l'espoir de fuir leur pays.RDI, I9h30 HOCKEY S'il vous faut votre hockey le samedi, vous pouvez vous tourner vers la chaine sportive qui présente le match de l'Avalanche du Colorado, avec Patrick Foy, et des Canucks de Vancouver.RDS, 19h30 .In KEWiIÏI 0 2 4 |6| 7 O 9 m 12 (D Perfecto C?(6|(D Québec Actualités Olnventions de la vie Inventions de la vie Olmpact Branché Le Téléjournal Raison Passion / Louise Roy, Robert Lafond (18:20) Olympica Cinéma/TU SERAS UN HOMME.(4) avec Robert De Niro, Ellen Barkin Le Téléjournal Nouvelles du sport (22:20) Cinéma/TEQUILA SUNRISE (3) avec Mel Gibson, Michelle Pfeiffer (22:50) O®® O CD 9 ŒlOfiO® S® Vidéo rock détente Si Agenda Interactif fil Le Championnat des quilles Fleurs et Jardins/ Pommiers colonnades; acériculture; parfait à l'érable Le TVA Cinéma / L'AIGLE DE FER (5 avec Jason Gedrick, Louis G issett, fils Cinéma/CHRISTINE (5) avec Keith Gordon, Jonn Stockwell Le TVA/TVA Sports/ Loteries (23:44) / Pub (23:57) LBDQEdS (3® (4® Garfield et ses amis Les Tribulations du cabotin Les Nouvelles Aventures de Skippy Les Contes du chat perché Omni Science Droit de parole « Janette.tout court/ Corneau dans la fosse aux lionnes Cinéma /ÉCHAPPEMENT LIBRE (4) avec Jean-Paul Belmondo, Jean Seberg Points de vue (22:40) (2) (4) a® ED (3® (4® Pub Passion plein air Grand Journal U) Hebdo Sports (17:40) Cinéma / L'ENFANCE MISE A PRIX (4) avec Lea Thompson, Mary Tyler Moore Sonia Benezra / Maurane, Michel Rivard, Louise Forestier, Daniel Lavoie Cinéma / L ARME FATALE 2 (4) avec Mel Gibson, Danny Glover Le Grand Journal (23:28) Passion plein air (23:58) OO (3D Boxing News Busy Bodies Hockey / Avalanche - Canucks Saturday Report Country Beat (22:47) Cinéma/THE BROWNING VERSION (23:47) Personal Best æs® (Q .Player's Toyota (16:00) Babylon 5 Newsline Regional.Wheel of.E.Now Dr.Quinn, Medicine Woman The Show Home Court Lonesome Dove CTV News Nightline Championship Wrestling Puise Country Prof.Star Trek: Deep Space Nine Star Trek: Voyager Puise CB |13) (22} Wide World of Sports News ABC News Wheel of.Jeopardy! Citykids All-Star Celebration Cinéma/ENCINO WOMAN avec Corey Parker, Jay Thomas News Tales from.Olympic Gold Do the Work Hard Copy ABC News Home Videos Star Trek: Deep Space Nine Baywatch CB tel Golf / MCI Classic (15:00) News CBS News Entertainment this Week Dr.Quinn, Medicine Woman Touched by an Angel Walker, Texas Ranger News Hercules Wheel of.Jeopardy! Pub (23:35) CB a® Basketball NBA / Pacers - Bulls (15:30) NBC News Home Improv.Malibu Shores Hope & Gloria Home Court Sisters Saturday Night Live Inside Edition Siskel & Ebert 8Q (57) Marcia Adams Best of Kerr Frug.Gourmet Lawrence Welk Show Austin City Limits Keeping Up Appearances Pole to Pole Cinéma /1VITELLONI (3) avec F.Interlenghi, F.Fabrizi Malone Washington Wall Street .Previews Inside Albany Arts Auction 57 CB ED Batman &.Bugs Bunny & Tweety Show News Focus Ontario Jake and the Kid I Myster.Island I Red Green Jag (The Marshal Global News | Saturday Night | Bananas Today's Spec.Wildside Pumped! McManus National Geographic Cinéma / THE TROUBLE WITH HARRY (3) avec S.MacLaine I Conver.(22:05)1 Cinéma / MR.AND MRS.SMITH (4) (22:15) | (TSN) Wk Baseball Indy Lights Hockey Week World of Golf Sportsdesk NHL Sat.Night I Boxe / Mike Tyson - Frank Bruno Sportsdesk (as® La Série Baseball / 9e manche (15:30) Sports 30 Hockey / Avalanche - Canucks Sports 30 Billard (SD 30 Millions.Journal suisse Visions/Gour.Thalassa Journal FR2 Celui qui chante Aura tout vu! I Bon Week-end] Journal Visions.Géopo.(23:15) (ËE Ma sorcière.Radio Enfer Studio Techno Hartley./Studio (18:45) Mégabogues Ciel d'Afrique (ME Musique vidéo (13:00) VoxPop Perfecto Fax Cimetière CD ConcertPlus / Radiohead Livel Musique vidéo Bouge de là BlackOut (MM) British Airwaves II (16:00) Rock & Roll Revolution British Airwaves II 1996 Brit Awards (19:55) British Airwaves II Brit Pop Now CsB Le Village des damnés (15:40) Le Septième Étage (17:20) Crooklyn Pendant ton sommeil Le Couloir de la mort (22:45) (m) Yogi Bear Rocko's Life Spider-Man Squawk Box Captain Power Goosebumpsl Are You Afraid I Video &.Cinéma / BILLIE (5) avec Patty Duke, Jim Backus Super Dave.Dog House SB La Bande.Jeux Safari Miroir, Miroir Watatatow ] (SBD Bul.de santé Aujourd'hui Bulletin jeunes Box-office Griffe Monde ce soir Un Canadien.Reportages / Gardiens de l'Ayatollah Le Téléjournal Scully renc.Enjeux / D’argent et d'eau fraîche Éd.Week-end Branché CB Ray Bradbury Grands Crimes du XXe siècle Samedi de rire Ray Bradbury Le Goût du monde Biographies: J.Edgar Hoover Histoire du bas de nylon En rappel: Yvon Deschamps Navarro / Enlèvement demandé ¦c [} n B MA- L'ENFANCE MISE À PRIX (4) (Stolen Babies) É.-U.1993.Drame social de K.Lmcu ville avec L’a Thompson, Mary Tyler Moore et Kathleen Quinlan.En 1947, une travailleuse sociale de Memphis soupçonne un réseau d'adoption d'enfants de pratiques illégales.TQS 18h TU SERAS UN HOMME.* (4) (This Boy's Life) É.-U.1993.Drame psychologique de M.Caton-Jones avec Fobert De Niro, Ellen Barkin et Leonardo DioCaprio.Croyant trouver en lui le modèle idéal pour son jeune fils, une divorcée se remarie avec un homme qui se révèle tyrannique et très violent.SRC 19h30 L'ARME FATALE 2 (4) (L’thal Weapon 2) É.-U.1989.Drame policier de F.Donner avec Mel Gibson, Danny Glover et Joe Pesci.Deux inspecteurs disparates poursuivent des truands qui se révèlent être des agents sud-africains protégés par leur immunité diplomatique.TQS 21 h TEQUILA SUNRISE (3) É.-U.1988.Drame policier, de F.Tourne avec Mel Gibson, Michelle Pfeiffer et Kurt Russell.Un détective de la brigade des narcotiques surveille un vieil ami qui serait lié à un mystérieux criminel mexicain.SRC 22h50 ^* u > f r‘ " U.IIP J m 1/ HOCKEY Troisième match de la série Canadien-Rangers, au Centre Molson.Radio-Canada, 15h DECOUVERTE Les recherches menées sur la méla-tonine, une pilule miracle qui aurait toutes les qualités.Aussi, la biologie du saumon.Radio-Canada, 18hl5 « H Q U PAÜLE DES RIVIÈRES SERVICES SECRETS Première de quatre.L’auteur Aubert Pallascio anime cette série sur l’histoire des services secrets américains et de leurs agents.De Lincoln à Roosevelt, nous apprendrons que les tâches de ces héros secrets ont bien évolué.Canal D, 20h THE PASSIONATE EYE Cinq femmes qui ont grandi dans les années 60 comparent la réalité de leur vie avec la vie dont elles rêvaient lorsqu’elles étaient jeunes filles.Newsworld, 20h OCIDSl mczDo ?DIDO® CD Hockey / Canadiens - Rangers (15:00) Le Téléjournal Découverte (18:15) Les Beaux Dimanches/ Le Show de l’Ecole nationale de l'humour Cinéma / HALFA0UINE L’ENFANT DES TERRASSES (3) avec Selim Boughedir, Mohamed Driss Le Téléjournal Le Point (22:20) / Nouvelles du sport (22:45) Cinéma/LA CAPTIVE DU DESERT (3) avec Sandrine Bonnaire, Dobi Koré (23:15) am® oo® cd usa® (4® Automag Plus CD Interactif Vins et Fromages Les Dinosaures m Festival western St-Quentin Le WA Chacun son tour Drôle de vidéo Cinéma / LE FLIC DE BEVERLY HILLS (4) avec Eddie Murphy, Lisa Eilbacher Le.WA/ L'Evénement (22:18) WA Sports (22:39) Loteries/ Complète- ment marteau (23:05) Finances (23:34) g® a® (M) (3® (3® Cinéma /DOT ET LE KANGOUROU (4) Dessins animés (16:00) Albert, le 5e mousquetaire Zap Les animaux ont aussi un sexe Vivement dimanche! / Portrait de Sam Borenstein Plaisir de lire (21:05) Cinéma /LES MOTS PERDUS (5) avec Rita Dell, Myriam Belhadj (21:35) Retour à Samarkand (23:10) cams® 60(3® (4® Pub Pas si bête que ça! Le Grand Journal Écoute-moi / Le Québec, en amour avec l’humour Arcand / Georges Whelan Taxi L'Heure JMP Cinéma /ENQUÊTES INTERNES (4) avec Richard Gere, Andy Garcia Le Grand Journal (23:29) Cinéma/MONTY PYTHON.(23:59) BO ffl Hockey / Canadiens - Rangers (15:00) Magical World of Disney The Nanny Hockey / Blues - Maple Leafs Sunday Report Venture (22:56) / Nation’s (23:23) Sunday Night CBC News ® a® CD Basketball NBA / Magic - Hornets (15:00) Newsline Family Play.Funniest Home Videos The New Adventures of Superman Cinéma/HARVEST OF FIRE avec Patty Duke, Lolita Davidovich CW News Nightline Puise Travel, Travel Puise GD I13J (22) International Skating Challenge (15:00) A Passion to Play News ABC News Cinéma/THE ROOKIE (5) avec Clint Eastwood, Charlie Sheen News (23:28) ABC News Home Videos Videos (23:28) ® © Golf/MCI Classic (15:00) CBS News M*A*S*H 60 Minutes Touched By an Angel Cinéma /HARVEST OF FIRE avec Patty Duke, Lolita Davidovich News/Sein.Limits (23:45) News CBS News News Pub (23:35) ® Q® Basketball NBA / Magic - Hornets (15:00) Pub NBC News Dateline NBC 3rd Rock from the Sun NewsRadio Mad About You Frasier Law & Order Sightings News News Extra (23:35) ED (57) Adam Smith Legendary Trails All Creatures Great & Small Wild America | Naturescene Nature / Warts & All Bramwell (3/4 Messen.from Moscow (3/4) Chandler & Co.Burt Wolf Victory Garden Today's Ed.Ghostwriter Arts Auction 57 CD 03 Video Pen Pals Bugs & Tweety Show News Sportsline 60 Minutes 3rd Rock.Simpsons Mad About.Frasier The "X" Files Global News Sportsline Battle.(16:00) Imagineland Press Gang Cinéma / SABRINA (4) avec A.Hepburn, H.Bogart Heartbeat / Wild Thing Inside the Line The Best of Studio 2 Allan Gregg View from.(TSN) Hockey / Flyers - Lightning (14:30) Sportsdesk NHL Playoff NASCAR /Goody’s 500 Hockey Midget / Air Canada Cup (RGS) Int.de France athlétisme (15:30) Ski / Nationaux Jeep Eagle Sports 30 Planche neige Gala du sport NASCAR / First Union 400 Superstars WWF Sports 30 Mag.olymp.(Si Monde (15:30) Journal suisse Visions/Gour.L'École des fans Journal FR2 Faut pas rêver Bouillon de culture 7 sur 7 (21:40) Journal Visions Savoir.(23:15) (SB Ma sorcière.petite peste Covington.Animalement Max Glick Marshall et.Salty ] (ME M.vidéo (13:00) Flashback Fax Box-office Musique vidéo VJ invité: Patricia Paquin Musique vidéo (MM) VideoFlow R.S.V.P.Combat des Clips Rock & Roll Mojo Working MuchMusic Countdown MuchEast SB Le Silence des jambons (16:45) L'Enfer blanc (18:05) Jefferson à Paris Le Professionnel (22:20) IS® Snowy (16:00) Woodpecker Garfield and.Hamster Rupert Flipper Small Talk Anti-Gravity Hypernauts Felix the Cat Rough Guide Streetnoise Dog House | m Jeux Safari Miroir, Miroir Watatatow SE) Rédacteurs.Aujourd'hui Bulletin jeunes Accent franco.D'lci Monde ce soir Griffe Reportages / Guerre du poisson Le Téléjournal Scully RDI Entrée des.Horizons.Éd.Week-end Espace libre ® .nylon (16:00) En rappel: Yvon Deschamps Objectif Aventure Têtes d'affiche: W.C.Fields Services secrets Jazz: 100 Ans de jazz / Sonny Terry & Brownie McGhee Cinéma/TAUREAU (5) AU PETIT ÉCRAN LE FLIC DE BEVERLY HILLS (4) (Beverly Hills Cop) É.-U.¦ 1984.Comédie policière de M.Brest avec Eddie Murphy, Usa : Eilbacher et Steven Berkoff.Témoin du meurtre d’un ami, un jeune détective de Detroit se ' rend à Los Angeles pour trouvert; les coupables.TVA 20h ENQUETES INTERNES (4) (Internal Affairs) É.-U.* 1990.Drame policier de M.» Figgis avec Richard Gere, Andf Garcia et Nancy Travis.Un j nouvel enquêteur de la police * découvre qu’un collègue est l’auteur de crimes graves.TQS 21h MONTY PYTHON, LE SENS DE LA VIE (4) (Monty Python’s The Meaning of Life) G.-B.1983.Comédie satirique réalisée et interprétée par Terry Jones avec John * Cleese et Michael Palin.Di- " verses étapes de la vie depuis la naissance jusqu’à la mort.TQS 23h59 LA CAPTIVE DU DÉSERT* (3) Fr.1990.Drame poétique de R.Depardon avec Sandrine Bonnaire, Dobi Koré et Isai Koré.Enlevée par des rebelles ' nigériens, une jeune Française doit suivre la caravane de ses ravisseurs dans le désert.SRC 23hl5 (1) Chef-d'œuvre (2) Excellent (3) Très bon (4) Bon (5) Passable (6) Médiocre (7) Minable.t K V IM H .I K S S A M K |) I g II K T II I M A X (' Il K g I A V Kll.I » » « ARTS VISUELS Un mariage plus ou moins réussi PEINDRE À MONIREAt, 1915 1930 Musée du Québec Parc des Champs-de-Bataille, Québec Jusqu'au 5 mai PHOTO UQAM Affiche de l’exposition des peintres de la montée Saint-Michel de 1941, de J.O.Legault.JENNIFER COUËLLE Ils s'appelaient Ernest Aubin, Elisée Martel.Jean-Onésime Legault.Narcisse Poirier, Joseph-Octave Proulx, Joseph Jutras, Jean-Paul Pépin et Onésime-Aimé Léger.Us sont nés à la fin du siècle dernier et ont peint Montréal, son tissu urbain, ses terres et ses environs durant les années 1920.Chevalet à l’épaule et couleurs sous le bras, ces copains ont fait du domaine boisé de la montée Saint-Michel, auquel ils ont emprunté leur nom de bannière, un de leurs sites de prédilection.En place jusqu’au début du mois prochain au Musée du Québec, avant de prendre la route PEINTRES j DE LA j MONTÉE j ST-MICHEL En collaboration avec LES BELLES SOIREES de l'Université de Montréal BERLIN À la découverte des musées de Berlin animé par Mme Monique Gauthier du 27 mai au 7 juin 1996 3189,00 $ p.p.occ.double iViViVi Seul l'encadrement pédagogique est sous la responsabilité de l'Université de Montréal AU PAYS DES DUCS DE BOURGOGNE animé par Mme Marie Claude Deprez Masson | du 30 mai au 12 juin 1996 ê 2998,00 $ p.p.occ.double Information et réservations:
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