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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1996-04-22, Collections de BAnQ.

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LE DEV( Vol.I X XXVII - N O !» 4 M O X T H K A I.I.K I.U X DI 2 2 A V III I.I !» » n de Montréal.Des hausses d’emplois ont été no-:s dans 12 des 15 régions.La Mon-•égie a produit 24 000 des 48 000 îplois au Québec, soit 42,6 % de js les nouveaux postes créés en 95.Les régions de Laval (avec 16 0 postes) et de Lanaudière (11 0) sont parmi les plus productives.Malheureusement, note le document ministère de l’Industrie intitulé La njoncture économique des régions du lébec en 1995, «ces hausses sont en rtie annulées par le recul observé ns la région de Montréal».Le mbre de personnes qui occupent un îploi dans la région de Montréal at-nt 765 000 (pour une population totale 1,8 million), une diminution de 2,9 % r rapport à 1994.Dans l'ensemble du ritoire québécois on affiche une crois-nce de 1,5 %.Ce qui fait mal à Montai, ce sont les nombreuses fermetures ¦ntreprises dans le secteur ferroviaire.5 Ml a annoncé le déménagement de n siège social à Calgary, des mises à ad à son atelier de réparation.Via Rail îmboité le pas en éliminant une cen-ne de postes.Et n’eût été de projets mme Le Centre Molson (235 mil-ns), la situation aurait été encore plus ave.Une analyse attentive de cette ¦uxième édition du document mi-stériel montre que la moitié des ré-ons affichant une progression par pport à 1994 le font grâce à des in-stissements dans les secteurs pu-ic et parapublic.Journée mondiale du livre La «drogue» la moins chère sur le marché LE DEVOIR La drogue la plus puissante et la moins chère sur le marché est incontestablement le livre, rappelait tout récemment le vice-président de l’Union des écrivains québécois, Louis Gauthier, en invitant tous les Québécois à souligner la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur, demain.Cette journée, instituée à la suite d’une résolution en ce sens de l’UNÉSCO, trouve son origine en Catalogne, où on y célèbre la Saint-Georges en offrant un livre et une rose.Elle a pour but d’encourager la lecture et de consolider toutes les structures et production et de diffusion des livres.Le président de l’Association nationale des éditeurs de livres, Antoine Del Busso, invite lui aussi les Québécois à célébrer cette journée.M.del Busso, lors d’une allocution présentée vendredi dernier à la Bibliothèque nationale, n’a pas craint de citer Robert Laffont qui a écrit: «J’ai toujours été convaincu que le livre est le plus beau cadeau que l’homme a fait à l’homme pour l’aider à vaincre sa solitude.» Pour sa part, la ministre de la Culture, elle aussi présente à une réunion du monde des livres à la Bibliothèque nationale, a rappelé que la lecture avait pris sa place au nombre des priorités de son ministère, notamment avec l’adoption éventuelle d’une politique de la lecture publique qui sera l’objet d’un colloque en novembre prochain.Mme Beaudoin a cependant rappelé que «si les Québécois aiment lire, ils n’aiment pas suffisamment lire».Il y a un certain rattrapage à faire, a-t-elle dit.L’Eglise n’est pas étrangère, selon elle, à ce retard, puisqu’elle a longtemps louangé notre héritage d’ignorance.«Les municipalités anglophones de Montréal font un plus bel effort que nous et sur le plan des collections, nous sommes un peu la honte de l’UNESCO», a-t-elle dit.Mme Beaudoin a fait état également d’une rencontre avec le maire de Montréal, M.Bourque, vendredi saint de cette année, relativement au projet d’une grande bibliothèque centrale à Montréal, où plusieurs fonctions pourraient être fusionnées.Elle a été «un peu déçue» car le maire attend toujours un rapport sur cette question tout en ne prévoyant pas autre chose que la réouverture de la bibliothèque centrale.La ministre s’intéresse aussi au projet de relocalisation de la Bibliothèque nationale dans les anciens locaux de Simpson mais «avant de quitter la rue Saint-Denis [où se trouve la Bibliothèque nationale], il faudra m’en convaincre.Qu’arrivera-t-il à cet édifice-ci», a-t-elle lancé?Nous achetons les bijoux Nous évaluons et achetons les bijoux de familles ou de personnes depuis plus de 20 ans.Nous sommes réputés pour offrir le meilleur prix et payer sur-le-champ.Que vous ayez un seul bijou ou toute une collection à vendre, venez en discuter avec nous.Tltotttpson Si Whetstone Itée 1117, rue Ste-Catherine O., bur.900, Montréal Du lundi au vendredi, de 9 h OO à 16 h 30 ¦y - 289-9761 PHOTO ROBERT SKINNER RODRIGUE GAGNON, de Val-d’Or, reçoit la visite de sa femme Cécile et de son petit-fils Martin, âgé de 3 ans, à l'hôtellerie de la Fondation québécoise du cancer, sise au 2075 rue de Champlain, à Montréal.Les deux hôtelleries de la Fondation, situées dans la métropole et à Sherbrooke, accueillent 52 semaines par année des personnes qui doivent suivre un traitement de chimiothérapie ou de radiothérapie à des kilomètres de leurs foyers.Il en coûte aux malades une quinzaine de dollars par jour pour l’hébergement, le transport et les trois repas.Au congrès d’Alliance Québec Ménard lance un appel à la coopération PRESSE CANADIENNE Montréal — Le ministred’Étatà la Métropole, Serge Ménard, a lancé hier un appel à la coopération aux membres d’Alliance Québec pour revitaliser l’économie montréalaise, en dépit du débat lingustique qui inquiète les anglophones.«Le problème n’est pas de démolir un quelconque mur entre les francophones, les anglophones et les allo-phones, parce que ce mur n’existe pas», a plaidé le ministre Ménard à l’occasion de l’assemblée générale annuelle d’Alliance Québec.«Il s’agit plutôt de construire des ponts entre nos communautés pour que nous puissions travailler ensemble au développement de cette ville.» La question linguistique ne saurait par ailleurs constituer aux yeux du ministre un frein à la croissance de l’économie montréalaise, tel que s’en inquiètent plusieurs membres de la communauté anglophone.«Si c’en est un, alors l’hiver aussi peut en être un», a raillé le ministre au cours d’un point de presse.Il a toutefois reconnu que la francisation des entreprises pouvait alourdir la tâche de certaines entreprises, mais il a ajouté que «dans le monde moderne d’aujourd’hui, une entreprise est capable d’être bilingue si elle s’en donne la peine».Compressions en Ontario Les organismes francophones cherchent des façons originales de se financer PRESSE CANADIENNE Toronto — Les compressions effectuées la semaine dernière par le gouvernement Harris dans les programmes de soutien à la communauté franco-ontarienne sont tellement profondes qu’elles mettent en péril la survie de quelque 300 organismes francophones qui reçoivent des subventions gouvernementales.Pour s’en sortir, certains organismes ont trouvé une solution originale: former des partenariats et offrir au gouvernement de livrer les services que ce dernier entend privatiser.Un exemple: l’Association française des municipalités de l’Ontario et l’Assemblée des centres culturels (ACCO) — deux organismes qui viennent de voir leur budget réduit de près de la moitié — ont entamé des pourparlers avec le ministère des Transports pour distribuer les permis de conduire de même que les guides de conduite automobile aux 500 000 Franco-Ontariens de la province.Jean-Pierre Cloutier, président de l’ACCO, reconnaît que la distribution de permis de conduire n’a pas grand-chose à voir avec la culture.«Mais c’est une business», lance-t-il.loto-quêbec VÆ Tirage du 96-04-20 1 16 17 30 44 49 Numéro complémentaire: 37 GAGNANTS LOTS 6/6 0 2 750 021,80$ 5/6+ 12 68 750,50$ 5/6 312 2115,40$ 4/6 17 571 72,00$ 3/6 325 501 10$ Ventes totales: 19 455 675$ Prochain gros lot (approx.): 5 000 000 $ Tirage du 96-04-20 3 7 22 32 33 38 Numéro complémentaire: 13 MISE-TOT 5 24 28 35 GAGNANTS LOTS 48 1 041,60S GAGNANTS LOTS 6/6 0 1 000 000,00 S 5/6+ 1 14 700,50$ 5/6 15 653,30 $ 4/6 985 46,40 $ 3/6 15 957 5$ Ventes totales: 610 675 $ Gros lot à chaque tirage: 1 000 000$ Egtra NUMÉROS 517773 17773 7773 773 73 3 Tirage du 96-04-20 LOTS 100 000$ 1 000$ 250$ 50$ 10$ 2$ E§tra Super 7 Tirage du vendredi 96-04-19 NUMÉROS 982881 82881 2881 881 81 1 LOTS 100 000$ 1 000$ 250$ 50$ 10$ 2$ Tirage du 96-04-19 8 10 13 23 35 42 43 Numéro complémentaire: 32 GAGNANTS LOTS 7/7 1 16 648 248,30$ 6/7+ 2 170 435,90$ 6/7 114 2 616,30$ 5/7 6 931 153,70$ 4/7 150 546 10 S 3/7+ 139 381 10$ 3/7 1 266395 partie, gratuite Ventes totales: 18 444 276 $ Prochain gros lot (approx.): 2 500 000 $ Prochain tirage: 96-04-26 Le modalités rfencaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste offidele, cette dernière a priorité.L’affaire ««malienne Le scandale sur la destruction de documents s’amplifie PRESSE CANADIENNE Ottawa — Des employés de la Défense nationale auraient reçu l'ordre de délier la commission d’enquête et de détruire des documents ayant trait aux événements de Somalie, et ce aussi récemment qu’au mois de septembre dernier, selon ce que rap-jxirtait hier le quotidien Ottaica Sun.Cette information apparaît dans un rapport de la police militaire sur la falsification de documents et a été confirmée par plusieurs sources.Elle révèle de plus que le scandale sur la falsification et la destruction de documents est d'une ampleur encore plus grande qu’on le croyait.Jusqu’ici la controverse ne portait en effet que sur les mois de décembre 1992 et de janvier 1993, lorsque de hauts dirigeants de la Défense auraient concocté un plan visant à renommer, falsifier et détruire des documents afin que les journalistes ne puissent les consulter en vertu de la Loi d’accès à l'information.Des enquêtes menées par la police militaire ainsi que par le Commissaire à l’information, John Grace, ont permis d’établir que ces actions faisaient partie d’un plan délibéré visant à tromper les médias.Des accusations ont été intentées contre le colonel Geoff Haswell, qui dirigeait à cette époque la section des Affaires publiques du ministère de la Défense.Le colonel Haswell a depuis accusé publiquement le chef d’état-major Jean Boyle, son prédécesseur John de Chastelain ainsi que l’actuel ambassadeur du Canada aux Nations unies, Robert Fowler, qui auraient donné leur aval à la mise en œuvre de ce plan.Ces allégations ont été démenties par les personnes concernées.Mais selon une source qui a eu accès au rapport d’enquête de la police militaire ainsi qu’une autre qui a été témoin de la falsification et de la destruction des documents, l’affaire ne s’arrête pas là.Des ordres auraient été donnés à des employés même après que le juge Gilles Létourneau, qui préside la commission d’enquête sur les événements de Somalie, eut sommé, le 21 avril 1995, le ministère de la Défense de lui remettre documents ayant trait à la mission du Régiment aéroporté en Somalie.Le lieutenant Joel Brayman, de la section des Affaires publiques, n’a pas voulu commenter cette dernière révélation, lorsqu’il a été interrogé same di, parce qu’il doit témoigner devant la commission d’enquête sur cette question.Mais lorsqu’on lui a demandé s’il y avait eu falsification et destruction de documents au cours de l’été 1995 et jusqu’au mois de septembre, il a répondu: «Je crois que c’est évident.» Qui a donné l’ordre de falsifier et détruire les documents?Quels étaient ces documents?Voilà deux questions auxquelles devront répondre les responsables des Affaires publiques de la Défense au cours des audiences de la commission d’enquête, qui reprendront dès mercredi.Les meilleurs vêtements de voyage et d’aventure au monde Ils sont conçus pour vous procurer le confort, la facilité d’entretien, la durabilité et la sécurité, mais surtout une allure formidable.Nos « durs qui durent » ont des poches secrètes et des poches sécuritaires munies de fermoirs en Velcro ainsi que des instructions d’entretien qui ne vous laisseront jamais tomber alors « Faites-leur la vie dure ! » Ti lley Endurables 158, ave.Laurier ouest 272-7791 TÉLÉPHONEZ POUR OBTENIR GFATUlTtMEST UN CATALOGUE DE COMMANDE POSTALE 1-800-465-4249 y \ A I I.K I) K V OIK.I.K I.I! N D I A V III I.I H K II [\ G10 N S Femmes et religion — 3 Les religieuses du Québec étaient-elles féministes?O n n’étudie l'histoire que pour se comprendre ou se justifier soi-même.U* passé est un vaste entrepôt que les historiens investissent et dévalisent à leur grt\ pour leur propre profit.A preuve, ces vogues récentes pour les histoires des minorités, des gais aux Noirs, souvent pratiquées par des membres de ces groupes.U* cas des femmes est sinon le plus typique, du moins le ini|)ortant.L'histoire de cette.majorité est née avec le mouvement féministe et a servi tout à la fois à lui fournir des racines et à justifier ses actions.Ce qui n’en fait pas pour autant une entreprise (strictement) idéologique: les études et les publications des historiennes féministes ne sont ni plus ni moins datées, sociologiquement marquées, que les différentes démarches des disciplines historiques pratiquées maintenant ou auparavant, par qui que ce soit.Cela dit, l'essentiel concerne les découvertes, les conclusions auxquelles en arrivent les recherches.En un mot.elles viennent corriger des siècles d’aveuglement sur le passé de la moitié de l'humanité, ce qu’une historienne du collectif Femmes et religions (PUL), publié récemment, identifie comme •«le non-dit, ('incomplètement dit, le mal dit ou alors l’erroné».Jeanne, Marguerite et les autres Ia‘s recherches concernant l’histoire des communautés religieuses féminines au Québec sont particulièrement éclairantes à cet égard.D’abord, parce que les expériences de milliers, sinon de dizaines de milliers de femmes, ayant travaillé dans ces congrégations au cours des siècles ont été presque entièrement négligées jusqu’à tout récemment.L’historiographie (ou plutôt l’hagiographie) ne s’intéressait qu’aux figures d’exception, surtout celles de la Nouvelle-France, comme Jeanne Mance et Marguerite Bourgeoys.Les nouvelles biographies ont au contraire souligné les luttes de ces femmes et de bien d’autres pour gagner leur relative indépendance vis-à-vis de la hiérarchie masculine.Il est aussi intéressant d’observer que les féministes se sont d’abord penchées sur l’histoire de leurs ancêtres laïques, travailleuses salariées et autres suffragettes, en négligeant du même coup les «bonnes sœurs» pourtant hyperactives dans les secteurs de l'éducation, de la santé et du service social.En 1960-61, le Québec comptait 1834 institutions d'enseignement fondées par 67 congrégations religieuses féminines, et 105 hôpitaux totalisant 66 % des 60 IKK) lits de la province.En plus, les historiennes n’ont questionné à fond l'importance de la contribution des religieuses que dans les années 80, alors que leurs «sujets d’études» s’étaient retirés massivement de la scène sociale.Il y avait 673 religieuses québécoises en .en 1901, 35 000 en 1940, et ?55 000 en 1965; elles étaient 10 000 de moins quatre ans plus tard.Surtout, en étudiant finalement cette armée de travailleuses de Dieu, les féministes sont allées de surprise en surprise.La plus étonnante concerne la conclusion que la vie en communauté offrait des solutions de remplacement au destin féminin traditionnel et constituait même un lieux d’affirmation d’une certaine forme du féminisme avant la lettre.Ixt grande pionnière québécoise de cette thèse est l’historienne Micheline Dumont, professeure à l'Université de Sherbrooke.Elle a commencé à la développer dès 1978 et a résumé ses positions dans son dernier livre, intitulé Les religieuses sont-elles féministes?, paru il y a quelques mois, chez Bellarmin.Ce livre s’appuie aussi sur les autres recherches publiées depuis, notamment par Marta Danylewycz, malheureusement décédée très jeune (Profession religieuse, Boréal 1988).Une partie de Femmes et religions propose d’ailleurs des analyses des ouvrages paru récemment sur ce thème du féminisme et de la vie religieuse.«Les religieuses: des féministes?», y demande Ruby Heap, en résumé.La nouvelle historiographie soutient que les communautés religieuses ont contribué à une certaine promotion de la femme à l’intérieur des couvents.Mais cette contribution s’est aussi effectuée à l’extérieur des couvents, puisque en développant l’enseignement supérieur pour les tilles, les religieuses ont [.] préparé ces S tép h a n e Baillargeon ?dernières à contester la vision traditionnelle de leur place et de leur rôle dans la société Pour arriver à cette affirmation des avantages de la vie en communauté, des historiennes ont dû affirmer une perspective féministe renouvelée, capable d’aller au-delà des concepts traditionnels de l’oppression, de patriarcat, d’androcentrisme et de sexisme, développés à la toute fin des années 60 et au début des années 70 (voir le deuxième volet de cette série, «lui théologie féministe au Québec», publié la semaine dernière).Elles ont ainsi pu reconnaître les femmes comme des victimes, et en même temps souligner que les religieuses savaient, à leur manière, résister au pouvoir masculin, affirmer leur autonomie et participer au changement social.Le voile se dévoile Au Québec, entre 1840 et 1960, ce ne sont pas moins de 130 congrégations religieuses qui ont vu le jour, dont plus de la moitié dirigées par des femmes.Comment expliquer cette prolifération des vocations?«Possibilité de réalisation personnelle pour quelques-unes: permission d'exercer une fonction dans la société sous la protection du voile, fonction interdite dans la société civile, et ce de plus en plus à mesure qu’on avance dans la première moitié du XX' siècle: occasion plus ou moins consciente de contester la fonction de maternité physique tout en jouissant des avantages moraux de la maternité spirituelle: possibilité d’échapper à la pauvreté: telle a pu être la vie religieuse pour les milliers de femmes qui l’ont choisie», note Micheline Dumont avant de conclure qui si ces hypothèses étaient encore davantage fondées dans les années à venir, il faudrait conclure que «la vie religieuse a représenté, dans notre société, une avenue privilégiée pour la réalisation des aspirations des femmes, puisque cet état de vie a été le choix d’un nombre exceptionnel de jeunes filles».Cette conclusion s’appuie notamment sur l’étude des statistiques, mais aussi sur les journaux intimes et les lettres des «bonnes sœurs».La perspective basée sur les aspirations personnelles des femmes «entrées en religion» permet aussi de comprendre pourquoi elles en sont sorties ou n’ont plus choisi cette voie, à partir de la fin des années 60.«La possibilité pour les femmes de faire carrière dans la société sans pour cela prendre le voile n’est-elle pas la cause du grand nombre de départs qui affligent toutes les congrégations à vocation éducative ou sociale?», demande encore Mme Dumont.En fait, de nos jours, l’action des religieuses et le mouvement des femmes redéfinissent a nouveau leurs liens.Ainsi, en 1981, les communautés féminines canadiennes animaient et finançaient huit refuges pour femmes en difficultés, trois maisons de transition pour adolescentes, six centres de jour, sept centres de dépannage pour les femmes au foyer, deux garderies, etc.Les religieuses ont aussi des revues et des bulletins où les discussions sont franches et franchement féministes.Bref, si, historiquement, les religieuses n’ont pas toutes été féministes, elles le sont sans doute de plus en plus devenues.PHOTO ARCHIVES T E L 985-3344 ANNONCES CLASSEES F A X : 9 8 5 - 3 3 40 I «N * D » E «X REGROUPEMENTS DE RUBRIQUES 100*199 IMMOBILIER RÉSIDENTIEL 100 «150 Achat-vente-échange 160 • 199 Location 200 • 299 IMMOBILIER COMMERCIAL 200 • 250 Achat-vente-échange 251 • 299 Location 300 • 399 MARCHANDISES 400 • 499 OFFRES D’EMPLOI 500 • 599 PROPOSITIONS D’AFFAIRES ET DE SERVICES 600 • 699 VÉHICULES PMPMiliSiVmM LONGUEUR., 1009 Bellerive, collage, 4 c.c , planchers bois, très bien entretenu, super terrain paysager.Oasis de calme.Clairette Vincent.La Capitale Maître courtier, 679-3011.MÉTRO JOLIETTE, beau cottage, 3 c.c., entièrement rén„ bois franc, cour pays., 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dévider.Filet de pêche.— Stupéfie.À l'intérieur.— Ablation.Solution de samedi 5 6 7 S 9 10 U 12 ; VERTICALEMENT • -1- Aboyer.— Boette.; -2- Mannequin.BL B «SiAÈÜ^U XBP.( ¦ PAjp „ ‘B P SLER.BE] .ftA AFM6NXI ¦.d nmri BD_I TE.fimEML.> mo£res.zçki >co/Hrr ERODE/ m°rè CONDOMINIUMS CO-PROPRIÉTÉS ADJ.OUTREMONT.Superbe cendo 6 1/2,1988, gar.censtr.supérieure, très éclairé, prix réduit.5 min.mélro Laurier.Visite sur r.-v.: 278-5039.CHANTECLERC Pour les amants du golf et du ski, voici l'occasion rêvée d'acquérir un condo au pied du Mont Chanteclerc.Une c.a.c., mézzanine, bain tourbillon, loyer et terrasse.Pour seulement 79.500S.Renseignements: 381-3116.OUTREMONT.“Le Tournesol", 9e étage, 2 c.c, 2 stat.int., 5 électro.inclus.Pour occ.immédiate.Prix réduit 1996.Visite sur rendez-vous.658-6226.PARC LAFONTAINE, condo, 2 c.c., 2 sVbains, loyer, piscine, gar.Adapté pour handicapés.596-1449.SANCTUAIRE DU MONT-ROYAL Propriétaire vend magnifique condo 14e étage - 3 c.c.avec chacune sa salle de bains.2146 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tous genres Spécialité: Appareils électriques Assurance complète.253-4374 DECARIE, GERMAINE Née le 3 avril 1900, dernière survivante de la lignée d'Alphonse et de Bernadette Décarie et petite-fille de Daniel Jérémie (Philomène Leduc) tout comme de Félix Décarie (Rose de Lima Hurtubise), de la maison Rose, Germaine Décarie s’est éteinte dans la paix le samedi 20 avril.Ceux qui ont partagé les dernières années de sa vie ont été très touchés par son courage et sa grande dignité jamais démentis.Mlle Décarie rejoint aujourd’hui les siens, qu’elle a profondément aimés et tous accompagnés jusqu'à la fin au fil des ans, notamment ses sœurs, Gabrielle et Françoise, ainsi que son frère Alphonse.Germaine avait fait ses études au couvent Villa-Maria, comme sa mère et sa grand-mère finissante de la toute première promotion de l’établissement.Une cérémonie funéraire aura lieu le mardi 23 avril à 14h, en l’église de la paroisse Notre-Dame-de-Grâce.Des dons à la paroisse seraient appré-*S£iés._______________, Croix-Rouge canadienne Division du Québec 1 800 592-7649 \ o e \V-'eR Rés/Û^ A- / < 120 $ PROPRIÉTÉS CON DOM I N I U M S « MAISONS DE CAMPAGNE V CHALETS ACCURA Vigor GS, 93, vert, intérieur cuir tan, impeccable, 28,000 km.Prix: 22,500$.581-4436.VOLVO 940 GLE, 92, vert-bleu, int.cuir noir, 8 roues, 98,000 km, impeccable, 17,500$.458-1592,458-1229.Annoncez votre propriété à vendre ou à louer pendant 24 journées consécutives, sur 3 lignes de texte pour seulement 120 $.40 $ la ligne supplémentaire.L’annonce est annulable en tout temps.La facturation s’établit alors en fonction du tarif régulier, jusqu’à concurrence du tarif promotionnel.LE DEVOIR “iTf?LA MÉTÉO D'ENVIRONNEMENT CANADA Aujourd'hui Ce Soir Mercredi wm wvn max 14 max 16 îu = */ y/ f * "'.'i VENTEUX BROUILLARD PLUIEAVERSEORAGENEIGEVERGLAS Températures : MAX / MIN 6/-2 „„ Goose Bay f" Blanc Sablon ¦x- Kuujjuarapik 1/-4 *•#%* 5/-8 La Grande IV Gaspé w ¦ 5/2 Iles de la Madeleine Chibougamau 12/2 Rivière-du-Loup 15/5 ¦ 17/5 Chicoutimi Québec ni 14/5 14/0 Val d’Or Lever 5h57 Coucher 19h50 18/5 ^ , .Rivières f J> 16/8 ¦ ,18/6 3L- -J r* .-Sherbrooke Montreal Aujourd’hui Ce Soir Mardi Mercredi Jeudi __„ '/WiV wlï /i"rll HH HH HH HH Aujourd'hui Ce Soir Mardi Mercredi Jeudi y,'',r/ HH HH HH HH W/7 Météo-Conseil x 1 900 451-4455" mEnvironn.nv.rrt Cn»d.Frais applicables La météo à la source V"T-7> i.K i> k v h i h , i.E i r x D i *j *j i r h i i i «i U n LE DEVOIR LE MOPE Progrès sur le désarmement à Moscou Clinton et Eltsine discutent des traités ABM et Start-2 Moscou (Reuter) — Dans la foulée du sommet du (17 sur la sécurité nucléaire, les présidents russe et américain ont eu hier à Moscou près de cinq heures d’entretiens, dont trois en tête-à-tête, qui leur ont permis de réaliser certains progrès dans le domaine du désarmement.Bill Clinton et Boris Eltsine ont également consacré une bonne part de cette dixième rencontre bilatérale à la situation au Sud-Liban.Mais ils ont été particulièrement avares de commentaires sur ce sujet, déjà largement évoqué vendredi et samedi avec les dirigeants allemand, britannique, canadien, français, italien et japonais.«Nous avons discuté de la terrible flambée de violence au Liban et en Israël.Nous sommes convenus de la nécessité de parvenir à un cessez-le-feu et, comme vous le savez, nos ministres des Affaires étrangères (Evgueni Primakov et Warren Christopher) se trouvent en ce moment même dans la région», a simplement dit Bill Clinton lors d’une conférence de presse commune avec son homologue russe.«Le meilleur moyen d’éviter un retour de la violence est d’appliquer les accords passés entre Israël et l’Autorité palestinienne», a-t-il ajouté.Les deux hommes semblent donc avoir décidé de passer sous silence les divergences qui, à en croire un représentant américain, avaient surgi lors de leurs entretiens.Ce diplomate avait confié un peu plus tôt à l’agence Interfax, sous couvert de l’anonymat, que les discussions sur le Proche-Orient «(avaient) été franches, parfois meme assez tendues».«Je ne comprend pas l’attitude de Warren Christopher», aurait dit Boris Eltsine au début des entretiens.Selon l’agence, les deux hommes sont convenus, au moment de se séparer, de s’entretenir dans deux jours par téléphone de la situation dans la région.PHOTO AP Les présidents Bill Clinton et Boris Eltsine se sont promenés hier autour du Kremlin à Moscou.Hier, ils ont préféré s’étendre longuement sur les dossiers du désarmement et de la sécurité européenne.«Nous avons confirmé qu’il nous fallait progresser vers la ratification du traité Start-2 et renforcer le traité ABM de 1972», a dit Boris Eltsine.Compromis sur le traité CFE Selon Bill Clinton, les entretiens ont permis de faire des «progrès importants» dans la distinction entre les systèmes antimissiles interdits par le traité ABM et les armes défensives de théêtre qui ne le sont pas.Concernant la réduction des arsenaux conventionnels en Europe, Bill Clinton a re- connu la persistance de divergences entre Moscou et Washington sur l’interprétation du traité CFE de 1990.Mais il a aussitôt ajouté que les deux pays «travaillaient dur» pour trouver une solution mutuellement acceptable avant le mois de mai, date à laquelle l’accord doit être reconduit.Les Russes insistent pour que soient relevés les plafonds de limitation applicables dans le Caucase où, en raison de la guerre en Tchétchénie, ils entretiennent cinq fois plus de chars que ne l’autorise le traité.Selon Boris Eltsine, les Etats membres de l’OSCE seraient prêts à laisser provisoirement Moscou «procéder à certains redéploiements» de ses arsenaux convention- nels dims le cadre général du traité.En retour, la concentration de matériels russes pourrait être réduite ailleurs.11 n’a pas donné plus de précisions, mais ces réductions pourraient concerner l'enclave de Kaliningrad, limitrophe de la Utua-nie et de la Pologne, où sont stationnées la plupart des troupes et des armements retirés d’Allemagne.Cette question sera tranchée en mai.Droit de veto russe sur l’OTAN?Selon Boris Eltsine, le président Clinton a promis de faire en sorte que le processus d’élargissement à l’Est de l'Alliance atlantique ne soit pas «accéléré».«Peut-être devrions-nous ensuite conclure un accord stipulant qu'aucun nouveau pays ne pourra entrer dans l’OTAN sans l’accord de la Russie?», a lancé le chef du Kremlin.Bill Clinton n’a pas directement réagi à ces propos, mais a souligné que sa position sur l'OTAN demeurait inchangée.Concernant la Tchétchénie, Bill Clinton s’est contenté de rappelé qu’il était pour une solution pacifique au conflit Contre toute évidence, le chef du Kremlin a de nouveau affirmé que toutes les opérations militaires avaient cessé depuis le 31 mars.L’armée russe lutte seulement contre «les bandes armées qui continuent à faire la loi dans certaines régions de Tchétchénie (.) et à empoisonner la vie de beaucoup de gens», a-t-il dit Bill Clinton a rappelé qu’il soutenait le processus de réformes mis en oeuvre par son hôte.Quant à Boris Eltsine, qui remettra son mandat en jeu le 16 juin, il affiche une confiance inébranlable dans l’issue du scrutin.Avant son départ, le président américain s’est également entretenu avec des dirigeants de l’opposition russe, dont le candidat communiste.Les combats avec le Hezbollah Israël propose une trêve L’abbé Pierre dans l’embarras PERSPECTIVES Un sommet utile La réunion des huit grandes puissances sur la sûreté nucléaire a rempli ses principaux objectifs MARI ELLE EUDES AGENCE FRANCE-PRESSE Moscou — Le sommet du G7 sur la sûreté nucléaire a rempli ses principaux objectifs, en unissant notamment la Russie et l’Occident dims la lutte contre le risque atomique dans le monde, mais les nouveaux partenaires devront confirmer le catalogue de bonnes intentions dressé vendredi et samedi.«Nous sommes allés, contrairement à ce que l’on craignait, au delà du simple show médiatique.Et rnrne s’il n’y a eu aucune annonce spectaculaire, un pas politique important a été franchi», relevait un diplomate occidental.La rencontre a consacré une prise de conscience officielle de la Russie de la gravité du danger nucléaire et des engagements à se plier aux normes de sécurité internationale, «une avancée concrète», selon ce diplomate.La communauté internationale a reconnu de fait que la Russie jouait un rôle incontournable dans la diminution du risque nucléaire et que sans sa participation active, rien ne ixmvait être résolu.Moscou a promis de souscrire à la Convention internationale de 1994 sur la sûreté nucléaire, qui prévoit que les signataires introduisent dans leur droit les obligations internationales.Elle a promis d’adhérer à la Convention de Vienne (1963) sur la responsabilité civile nucléaire.Elle s’est engagée d’ici la fin de l’année à proscrire définitivement toute immersion de déchets radioactifs en se pliant à la Convention de Londres (1993).«Le fait que la Russie ait annoncé son intention de rejoindre le niveau international de norme de sécurité est important.Le chemin sera long, mais le pas politique est franchi», relève un spécialiste occidental.Un pas en avant, un pas en arrière La principale réussite du G7+1 (Allemagne, Canada, États-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie, Japon, plus la Russie), est aux yeux de plusieurs experts la décision prise par tous, y compris la Russie qui y était jusque là réfractaire, de signer «avant fin septembre» un Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (CTBT).«Cet accord est un énorme pas en avant (.) Quatre des cinq puissances nucléaires sont désormais d’accord sur l’option zéro», reconnaît Josh Handler, responsable du désarmement auprès de Greenpeace en Russie Le seul État nucléaire à ne pas s’être engagé sur ce point reste la Chine, que Boris Eltsine va tenter de convaincre lors de sa visite les 24 et 25 avril.Les écologistes ne sont pas satisfaits.«En ce qui concerne les problèmes nucléaires civils, (le sommet) a marqué un grand pas en arrière.En particulier, face à la nécessité d’éliminer la menace des réacteurs nucléaires de l’ex-URSS», selon Greenpeace.«La déclaration finale relève que les réacteurs qui ne sont pas aux normes de sécurité requises devront être mis à niveau, alors que jusqu’à présent on appelait à leur fermeture.C’est un retournement des positions antérieures du G7», regrette Greenpeace.Il reste dans l’ancien empire soviétique 26 réacteurs ne répondant pas aux nonnes occidentales (11 de type WER et 15 RBMK de type Tchernobyl).«Quel que soit le montant des investissements consacrés (à une remise à niveau des normes), ces réacteurs ne seront jamais sûrs», estime Dima Litvinov, responsable nucléaire à Greenpeace Russie.«Personne n’attendait de miracles» et la communauté internationale n’a pas encore les moyens financiers de ses exigences sécuritaires, relevait un diplomate.Le simple fait que ce sommet ait eu lieu a permis de sonner le tocsin, comme le résumait le logo de la réunion choisi par le Kremlin (une cloche et son battant).Les écologistes auraient souhaité une accélération du car lendrier de fermeture de Tchernobyl, plutôt qu’une confirmation du memorandum de décembre dernier promettant d’un côté une fermeture d’ici 2000 et de l’autre une assistance financière internationale de trois milliards de dollars.Mais les résultats concernant la centrale ukrainienne ne sont pas négligeables.Le président ukrainien Leonid Koutchma, invité du sommet, a fait un geste en s’engageant à fermer dès cette année le réacteur numéro un de Tchernobyl, l’un des deux réacteurs encore en activité 10 ans après la plus grave catastrophe de l'histoire du nucléaire.EN BREF ?LE SINN FEIN RÉFLÉCHIT Londres (AFP) — Le Sinn Fein décidera bientôt de sa participation éventuelle aux élections prévues en Irlande du Nord pour ouvrir la voie à des négociations multipartites sur l’avenir de la province, a affirmé hier Gerry Adams, le leader du parti.Dans des déclarations à une radio irlandaise, M.Adams a affirmé qu’il s’efforçait d’arriver à un accord avec le SD LP, le parti nationaliste modéré de John Hume, sur une position commune.Mais il a souligné que chacun d’entre eux déciderait de sa position finale.-?- MORT DE ROBERT HERSANT Paris (Reuter) — Robert Hersant, patron du plus grand groupe de presse français, est décédé hier après-midi à l’âge de 76 ans, a-t-on appris dans son entourage.«Il est mort subitement à son domicile de Saint-Cloud», a dit Yves de Chaisemartin, directeur général du Figaro, l’un des fleurons de son groupe.Il n’a pas précisé les causes du décès.Damas (AFP) — Israël a proposé hier une trêve immédiate au Liban avant la conclusion d’arrangements de sécurité, mais pour être effectif, lç cessez-le-feu attendait l’aval de Damas où le secrétaire d’État américain Warren Christopher est retourné en soirée après des entretiens à Jérusalem.M.Christopher devait rencontrer le président syrien Hafez al-Assad ce matin, avant de repartir en Israël pour transmettre la réponse syrienne.Le secrétaire d’État doit retourner à nouveau en Syrie demain,,selon M.Nicholas Bums, porte-parole du département d’État.Hier soir, des membres de la délégation de M.Christopher ont rencontré des responsables syriens.«Nous travaillons sur un cessez-le-feu et sur un texte écrit d'un arrangement élargi» sur la base des arrangements tacites de juillet 1993 entre le Hezbollah pro-iranien et Israël, qui stipulaient que les deux parties s’abstiennent de bombarder les populations civiles, a déclaré M.Burns à l’AFP à Damas.«Mais la question est de savoir qui va signer ce texte», a-t-il ajouté.Parallèlement, les dirigeants libanais et syriens se sont concertés lors d’entretiens téléphoniques sur les efforts diplomatiques en cours et la proposition israélienne d’une trêve, selon une source officielle Jibanaise.Cette proposition a été soumise au président Élias Hraoui par {’ambassadeur des États-Unis au Liban, Richard Jones.La Syrie qui maintient quelque 35 000 soldats au Liban, a été tout le wee-kend le centre d’iptenses activités diplomatiques impliquant, outre les États-Unis, la France, ï’Union européenne, la Russie et l’Iran, principal allié du Hezbollah pro-iranien visé par l’offensive israélienne au Liban.Le chef de la diplomatie iranienne Ali Akbar Velayati a déclaré hier soir à la télévision syrienne avoir eu «de bons entretiens» avec le secrétaire général du Hezbollah, cheikh Hassan Nasrallah, qu’il avait rencontré à plusieurs reprises depuis son arrivée vendredi soir à Damas.M.Velayati a également exprimé l’espoir que «les efforts de la Syrie et des pays de l’Union européenne aboutiront à mettre un terme à l’agression israélienne contre le Liban».La proposition israélienne, appelée à arrêter les hostilités engagées depuis le 11 avril par l’État hébreu contre la formation intégriste libanaise, a été annoncée au terme de deux entretiens de M.Christopher avec le premier ministre israélien Shimon Peres à Jérusalem, après une rencontre la veille à Damas avec M.Assad.Par ailleurs, M.Peres a annoncé hier la création d’une commission d’enquête militaire sur le carnage perpétré par ï’armée israélienne à Cana, au Liban sud, a-t-on appris de source gouvernementale.M.Peres a indiqué lors de la réunion hebdomadaire du cabinet que cette commission interne serait dirigée par un général de brigade et que ses conclusions seraient portées à ïa connaissance du gouvernement._ Quatre-vingt-dix-huit civils ont été tués jeudi à Cana lors du pilonnage par l’artillerie israélienne d’un campement de réfugiés qui s’étaient mis sous la protection des Casques bleus de l’ONU.Le chef d’état-major adjoint israélien, le général Matan Vilnaï, a reconnu à la radio qu’un «faute avait été commise» par les artilleurs israéliens qui avaient ouvert le feu.Mais il a estimé qu’une telle faute ne justifiait pas la création d’une commission d’enquête nationale, les «artilleurs ayant répondu à des tirs du Hezbollah, provenant de la proximité du campement».«Le bombardement constitue une erreur militaire et professionnelle, mais non un crime», a soutenu le général qui a promis que «la vérité ne serait pas masquée».Il apporte son soutien aux thèses révisionnistes de Roger Garaudy Paris (AFP) — Le soutien appuyé apporté par l’abbé Pierre, figure emblématique de la lutte contre ia pauvreté et la discrimination en France, à Roger Garaudy, auteur d’un ouvrage qui met en doute l’ampleur du génocide commis par les nazis contre les juifs, suscite des remous en France.En Suisse, l’universitaire, auteur et député Jean Ziegler, a mis son prestige dans la balance en volant en fin de semaine au secours de Roger Garaudy, 83 ans, au nom de ïa liberté d’expression, tout en prenant toutefois ïe soin de souligner qu’il «récuse totalement le révisionnisme».Dans un livre de 230 pages, intitulé Les mythes fondateurs de la politique israélienne, Roger Garaudy, ancien dirigeant communiste converti à l’islam, met en cause «le dogme des six millions» de juifs exterminés par les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale.Il dénonce «les méfaits d’une mythologie sioniste» fondée sur «l’exploitation politique, par une nation qui n’existait pas lorsque furent commis les crimes, de chiffres arbitrairement exagérés pour tenter de prouver que la souffrance des uns était sans commune mesure avec celle de tous les autres et la sacralisation tend à faire oublier des génocides plus féroces».Il évoque la «Shoah Business», qualifie de «mythe» et de «roman» le journal d’Anne Frank, à’«interminable navet», Shoah de Clpude Lanzmann, et dénonce les «faux apocalyptiques» d’Élie Wiesel.Le livre publié par l’éditeur négationniste La Vieille Taupe en janvier dernier, a valu aussitôt à Roger Garaudy des poursuites en justice de la part du Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP), pour négation des crimes contre l’humanité.Mais c’est surtout la caution apportée aux thèses de Garaudy par l’abbé Pierre, âgé comme lui de 83 ans, un homme au-dessus de tout soupçon qui jouit d’une immense popularité auprès des Français, selon les sondages, qui a mis le feu aux poudres, surtout dans un contexte de conflit ïibano-israélien.Non content d’apporter dans une lettre son soutien moral à un «ami de 40, 50 ans», l’abbé Pierre, tout en rappelant qu’il avait risqué sa vie sous l’occupation allemande en aidant à faire passer les juifs en Suisse, a multiplié au cours du week-end des déclarations à la presse et à la télévision, en souscrivant aux thèses controversées de Garaudy et critiquant la politique israélienne.L’abbé Pierre, qui avoue n’avoir fait que «parcourir» le livre de Roger Garaudy et se défend d’être «manipulé», déplore «l’accumulation de souffrances infligées aux Palestiniens».«La violence n’a-t-elle pas supprimé la promesse», dit-il, ajoutant que «le peuple d’Israël n’a-t-il pas, en partie pour cela, manqué sa véritable mission de porter à la terre entière la foi qui est la sienne?» LIBERIA Des otages sont libérés Monrovia (AFP) — La force ouest-africaine de paix a obtenu hier la libération de 127 personnes, dont 71 étrangers, retenues au camp Barclay de la capitale libérienne, annonce un commuriiqué publié par l’ECOMOG qui s’est félicitée du respect du cessez-le-feu.Soixante-dix huit ressortissants étrangers, dont une majorité de Libanais, avaient déjà été libérés samedi après avoir été retenus pendant quinze jours dans cette caserne des Forces armées libériennes (AFL), l’ancienne armée régulière.Ces libérations entrent dans le cadre d’un plan de cessez-le-feu proposé par la présidence collégiale libérienne et accepté par les dirigeants de la communauté Krahn du camp Barclay.Charles Taylor et Alhaji Kromah, tous deux membres de la présidence collégiale et dont les forces encerclent le camp depuis quinze jours, ont ordonné samedi à leurs hommes de se retirer du centre-ville et de se présenter au rapport hier, apprend-on de bonnes sources.«Le cessez-le-feu est globalement respecté», a déclaré un porte-parole de l’ECOMOG deux jours après le début de son application.«Nous espérons que cette fois-ci, les factions vont faire preuve de bonne volonté et de sincérité pour le maintien du cessez-le-feu», a ajouté le porte-parole.L’accord de cessez-le-feu avait été négocié avec les dirigeants des factions Krahns et des représentants des civils présents dans ce camp, épicentre depuis quinze jours des combats qui opposaient les combattants de Charles Taylor et Alhaji Kromah, aux Krahns rassemblés derrière le général Roosevelt Johnson.LE DEVOIR Ne manquez pas noire cahier spécial m e d i J* tS nvironnement v e ci d r ,e d i A V H I I.I !» il li I.K I» K V o I It I.I! N I» I E I) I T 0 R I A L La déconstruction Lise Bissonnette Prévisible, inévitable, la pagaille le dispute à la panique dans les milieux d’éducation qui préparent leurs budgets en absorbant plus de 550 millions de compressions en 1996-97, tout en attendant pire l’année suivante.On barricade des bouts du système de neuf milliards, on met le feu à d’autres, chacun y va de sa recette de déconstruction.Rien n’est plus contraire à l’esprit de réforme qui demeure théoriquement à l’ordre du jour de l’éducation.e cherchez pas de principe logique dans ces compressions, il n’y en a pas.En publiant ses prévisions de dépenses, le 27 mars dernier, l’État indiquait simplement une répartition des sacrifices selon la taille des clientèles, ce que le jargon nomme des «compressions paramétriques»: l’enseignement primaire et secondaire absorbera presque la moitié des compressions, l’enseignement postsecondaire le quart, et le reste ira rogner la machine un peu partout.Une fois la mesure imposée d’en haut, le système s’est décentralisé par magie.Ce sont les administrations locales — commissions scolaires, collèges, universités — qui décident aujourd’hui de l’endroit où passer le bistouri.La plupart commencent par s’attaquer aux services administratifs mais il est presque impossible d’épargner les services éducatifs.Alors chacun y va au jugé.Les uns font sauter les pré-maternelles, les autres l’éducation aux adultes, les autres encore font disparaître des programmes entiers.Et quand ça grince, on fait comme le président de la Commission des écoles catholiques de Montréal, Michel Pallascio, qui vient de massacrer les services d’alphabétisation: on dit aux mécontents de s’adresser au ministère, qui les renverra bien sûr à la CECM.Il n’y a plus en vue un seul être humain responsable de ses actes, ils sont tous des exécutants de la volonté d’autrui.Tout aussi douloureuses, les compressions dans les services de santé ont été bien mieux ordonnées.Le premier objectif des fermetures d’hôpitaux était certes de réaliser des économies, mais on pouvait aussi, dans ce cas, parler de «rationalisation», mot dont abusent aujourd’hui les auteurs de simples cures d’amaigrissement.Le système de santé se réorganise à partir du principe du «virage ambulatoire», socialement souhaitable.Il en va de même, de façon plus modeste, pour les fermetures de prisons provinciales qu’on arrime à une réforme des sentences, donc à un début de révision du rôle du système carcéral.En éducation, rien de tel, pas l’ombre d’un plan.Le quantum des compressions de 1996-97 a été décidé avant même le lancement de la Commission des états généraux de l’éducation et c’est pourquoi il s’est abattu sur un milieu sans boussole, qui «coupe» au hasard.Et les boussoles qui manquent sont élémentaires.Le système s’est développé sur l’erre d’aller depuis trente ans, au gré d’une demande sociale fluctuante.L’État n’a jamais réexaminé le principe de répartition des ressources énormes qu’il consacre à l’éducation.Ainsi les dépenses per capita pour les élèves du primaire et du secondaire sont-elles à peu près du même niveau au Québec qu’en Ontario, alors qu’elles sont nettement plus élevées pour les inscrits au collège et à l’université.Qui en a décidé ainsi?Personne, il n’y a là que la résultante de décisions incohérentes au fil des ans, au hasard des bouts de réforme qu’imposaient des gouvernements successifs.Mais ce déséquilibre est-il bien ce que nous voulons encore alors que notre école secondaire essuie un taux d’échec anormalement élevé et contribue à produire du chômage?Malgré les cris d’orfraie des universités, il est possible que l’effort qu’on leur demande soit trop faible eu égard à celui qu’on exige des commissions scolaires, responsables de l’enseignement de base.Nous nous retrouvons ici devant un important choix de société qui n’est débattu nulle part dans les instances décisionnelles, et qui vient pourtant de s’effectuer par des mesures mécaniques.L’État sabre aussi sans avoir d’idée des besoins d’ensemble du système, même dans un avenir très proche.L’un des grands virages qui se profile aujourd’hui en éducation — analogue à celui du virage ambulatoire en santé — est celui des services à la petite enfance, mis en lumière au Canada par les propositions de la Commission royale sur l’éducation en Ontario (1994).Après deux ou trois décennies de rattrapage dans la scolarisation des clientèles adultes ou presque, le plein est presque fait dans les collèges et les universités.La priorité n’est plus la hausse de fréquentation des études postsecondaires mais la lutte contre l’échec précoce au secondaire, qui frappe encore près du tiers de la population en Amérique du Nord.Et le meilleur moyen de lutter, c’est de prévenir en égalisant les chances entre individus, notamment à l’entrée à l’école et même avant.Or comme ce virage n’est pas décidé ni même amorcé au Québec, il est des commissions scolaires qui sabordent aujourd’hui leurs services à l’enfance sans réfléchir plus avant, comme le gouvernement a failli lui-même le faire en abolissant la subvention aux familles défavorisées pour les services de garde en milieu scolaire, avant de se raviser.Ainsi va l’improvisation, qui se répète à des centaines d’exemplaires ces jours-ci dans tout le Québec.On pourrait multiplier les exemples de choix fondamentaux qui auraient dû précéder une aussi importante opération de compressions.On ne réussirait qu’à mettre en lumière la résistance du ministère de l’Éducation, depuis des années, à réexaminer l’ensemble d’un système qui accapare le quart des ressources de l’État, et à en actualiser les vecteurs, comme le système de santé s’y préparait depuis longtemps.Le chaos' qui en résulte pour la présente année financière pourrait n’être qu’un début, puisque des compressions plus énormes encore s’annoncent pour l’an prochain, alors qu’augmentera le «pelletage» fédéral dans la cour du Québec, avec d’autres réductions des paiements de transfert.Le défi est d’accélérer la réflexion pour éviter que ne se répète, à plus vaste échelle, la déconstruction anarchique à laquelle nous assistons cette année.< Les États généraux de l’éducation n’ont pas été conçus pour cette tâche, ils sont un instrument de consultation plutôt que de recherche.En élargissant récemment leur mandat pour leur demander de définir des «priorités», la nouvelle ministre de l’Éducation, Mme Marois, cherchait d’évidence à se donner une boussole, qui lui viendra en août avec le rapport de la Commission.D’ici là, le ministère devrait au moins instituer un mécanisme de surveillance des compressions, notamment dans les commissions scolaires qui sont aux abois et qui risquent de compromettre l’avenir.Le système d’éducation procède sans boussole aux compressions de dépenses Bel et bien une astuce Je viens de lire votre édito de ce jour, qui soutient avec brio le rapport produit par le Parti libéral sur la question des commissions scolaires au Québec.Il est vrai que l’approche préconisée (un amendement constitutionnel bilatéral Québec-Ottawa) est probablement la plus réaliste et s’avérera efficace pour régler le problème.Je soutiens donc cette approche pour son pragmatisme.Cependant, je ne puis m’empêcher de sursauter quand vous affirmez que cette solution «ne constitue pas une astuce».Je soutiens pour ma part que l’astuce est présente, dans la mesure où la question fondamentale de la laïcité de l’enseignement public au Québec, qui est tout de même la raison fondamentale de vouloir l’élimination des commissions confessionnelles, n’est pas abordée dans le processus d’amendement partiel proposé.Quant à moi, je suis choqué qu’un pays aussi moderne que le nôtre n’ose pas encore aborder la question de 5a laïcité au grand jour, par référendum pourquoi pas! Muni du soutien non équivoque du peuple, un gouvernement québécois pourrait aller chercher ensuite l’amendement constitutionnel idoine avec assurance, et surtout sans équivoque quant à ses motifs.Au lieu de quoi, une négociation furtive avec Ottawa, qui évite de faire des vagues, laissera la question résolue en pratique, mais dans l’ombre sur l’essentiel, qui reste je crois le LETTRES -4- principe de laïcité des États modernes.Richard Loulou Professeur Montréal, 12 avril 1996 Le syndrome de la semelle trouée Il y a quelque temps, un nouveau groupe de pression voyait le jour.Il se donnait pour mission de faire office de chien de garde en regard de l’administration des finances publiques.Certes, l’histoire de la réception en l’honneur de Richard Drouin, exprésident d’Hydro-Québec, a de quoi choquer.Cependant, dans le domaine de la gestion des finances publiques, tout n’est pas toujours aussi simple.Considérant par exemple que plusieurs entreprises privées jouissent de contrats gouvernementaux, allons-nous nous mettre à les scruter à la loupe en exigeant qu’elles redonnent au gouvernement une juste part d’impôt, mais bien plutôt qu’elles s’adonnent au rituel démagogique du «look» de la misère obligée.Attaquer les hommes publics au nom de leurs privilèges matériels et non en raison d’une absence de vision à long terme, c’est leur laisser croire que, si on les critique, c’est à la façon puérile de celui qui le fait simplement parce qu’il ne les a pas.En d’autres termes, c’est contribuer à une certaine forme de mépris des classes politiques à l’égard du peuple.S’il est vrai que nous avons les gouvernements que nous méritons, il ne faudrait cependant pas oublier, que, comme l’écrivait John .Saul, «mépriser la politique en démocratie équivaut à se mépriser soi-même».Or, faire de la politicaillerie c’est aussi cela, le mépris de la politique.Yvan Petitclerc Montréal, 2 avril 1996 Suggestion pour Stéphane Dion Récemment, le ministre fédéral Stéphane Dion, à la suite d’une rencontre avec le premier ministre mani-tobain, Gary Filmon, disait rechercher une nouvelle appellation pour remplacer l’expression «société distincte».Il proposait «société différente» pour ainsi désigner le Québec.Pourquoi alors ne pas y aller avec la formule «nation différente»?N’utilise-t-on pas l’énoncé «premières nations» pour référer aux autochtones?Ces spécifications pourraient être incluses dans la Constitution canadienne, avec les pouvoirs s’y rapportant.Cette nouvelle approche aurait l’avantage de rejoindre les souverainistes mous, les fédéralistes conditionnels et ainsi une vaste majorité de Québécois.En fait, n’est-il pas illusoire de faire une telle proposition, sachant que Meech et Charlottetown ont échoué, et qu’une majorité de nos compatriotes canadiens semblent non réceptifs à accorder des pouvoirs particuliers aux Québécois leur permettant de protéger leur différence?Pierre Marquis Petit-Matane, 11 avril 1996 — .SlvM •#*¦* A .—A.• «¦ IÀ Peng, c’est droits de l’homme en mandarin?M! L1 efbQtte ou cou BUVAIT Fare i dbs ÊuÉeeeS’ V DE Six JOURS! Yip+f 114«0 LE MONDE - j peng est ]e premier mi- Lnistre de la Chine.Avant, il a été boucher.C’était en 1989, place Tian An Men.Cette semaine, M.Li lL==J Peng est venu faire son petit tour en France, au pays des droits de l’homme.En Chine, on torture et on emprisonne à gogo.C’est même souvent sur les ordres de M.Peng qu’on arrache des ongles, qu’on envoie les chars d’assaut sur les étudiants ou qu’on flingue les indésirables.Car la Chine, en matière de droits de l’homme, connaît surtout celui du condamné à mort de payer la balle qui lui mettra du plomb dans la tête.Après quoi, droits de l’homme à la chinoise obligent, on le juge.Après.Car comme le dit un dicton chinois: jugement d’abord, procès ensuite.La France accueille pourtant M.Peng à bras ouverts.C’est même elle qui l’a invité.Pourquoi?Mais pour signer des contrats et faire des affaires, pardi! Trois milliards de dollars de contrats pour des airbus: on ne crache pas là-dessus.«Signez ici, M.Peng, et soyez sans crainte: on n’ira pas vous emmerder avec nos lubies occidentales, genre droits de l’homme et autres fadaises.» La Chine, spécialiste des droits de l’homme à crever en cellule achète donc des airbus à la France, spécialiste des droits de l’homme d’affaires.C’est de la politique internationale.Mais n’allez pas dire que les dirigeants français sont des salauds.Car c’est très subtil tout ça et pour comprendre il faut avoir fait des études.Et si vous dites «salauds», voici ce que vont vous expliquer les gens instruits de ces choses — tous les médias m’ont chanté cette leçon pendant des jours: j’ai donc eu largement le temps de l’apprendre.On lui dira donc ceci, au sentimental droits-de-l’hommiste: «Tes gentil, mais t’as pas la tête politique, pauvre petit Car droits de l’homme et libéralisme vont de pair.En augmentant les échanges économiques, on travaille, en même temps, à la promotion des droits de l’homme.C’est pas beau, ça?Tu n’y avais pas pensé, hein, à celle-là?Voilà d’ailleurs pourquoi nous sommes là, nous: pour penser à ces sortes de choses à ta place.Allez viens que je t’explique le doux com- NORMAND BAILLA R GEON ?merce et toutes ces belles idées qui font la joie de vivre.Et dis-toi bien, pauvre naïf idéaliste, que si nous ne vendons pas nos airbus aux Chinois, d’autres le feront à notre place.Ce qui serait mauvais pour notre économie, certes, mais aussi, peut-être, pour les droits de l’homme en Chine.Car ces nouveaux vendeurs pourraient ne pas avoir de ces droits une conception aussi élevée que nous.C’est que, et pour finir mon pauvre petit lapin, tes droits de l’homme ne sont pas vraiment universels et ils s’incarnent diversement selon les cultures.Mais c’est un sujet très difficile, ça, et je n’ai pas le temps de t’expliquer tout Mais quand tu seras grand, tu comprendras mieux.» Et gnangnangnan et gnangnangnan.Bon.Mais arrêtez de me prendre pour un pignouf: j’ai compris l’essentiel du message.C’est tout simple.Primo: les droits de l’homme sont relatifs.Ici, les droits de l’homme, ça exclut la femme.Plus loin, ça comporte l’ablation des mains aux voleurs.Ailleurs encore, ça comprend la torture.Secundo: tout a un prix.Exemple: les droits de l’homme, dans un pays qui compte un milliard d’habitants, ça vaut tout juste trois milliards de dollars de contrats.Ce qui fait trois dollars par personne, si je compte bien.Vous voyez bien que je ne suis pas complètement bouché.Jouer l’universalisme des droits de l’homme contre les relativismes n’est pas une partie gagnée d’avance, je le sais bien.Je n’ignore pas les embûches et les difficultés qui guettent celui qui prend résolument le parti de cet universalisme.Mais parlons net: s’agit-il de cela, ici?Bien sûr que non.On est à cent lieues de ces débats légitimes et c’est à bon droit qu’on peut se scandaliser du cynisme de ces politiciens qui troquent l’universalisme des droits de l’homme, dans ce qu’ils ont de moins indéniablement contestable, pour d’alléchants contrats.Tout cela avec la complicité du reste de la planète.Tranchons-en: on universalise les droits de l’homme mais on mondialise des marchés.Il y a une nuance, elle est de taille.Et la philosophie de bottine relativiste qu’on nous sert pour faire avaler la pilule n’y change strictement rien.Revenons plutôt à la question du fondement philosophique de l’universalisme des droits de l’homme.C’est vrai: elle n’est pas facile à traiter.Mais si je me refuse à entendre aussi bien le discours de légitimation du petit commerce que les arguments relativistes qu’on nous assène d’un peu partout, cela tient à.Mais à quoi, au juste et au fond?C’est difficile à formuler.Mais je veux bien essayer quand même.Je tiens toute compromission relativiste avec l’universalisme des droits de l’homme pour dégradante, pour une atteinte grave à une certaine idée de l’humanité.Laquelle?Pourquoi?Pas facile de répondre à ces questions.Emmanuel Lévinas va m’aider.Il parlait d’un «humanisme de l’autre homme», sur quoi fonder l’éthique.Il disait, si j’ai bien compris, que cette éthique impliquait un autrui obsédant, m’imputant une responsabilité irrécusable, comme un traumatisme, m’imputant une responsabilité à laquelle on ne peut pas se dérober.Ce n’est pas très clair?Trop philo-sophico-jargonneux?Comment vous dire, alors?Essayons ceci.Je ne veux d’autant rien entendre à ces margoulins qui me chantent les louanges du libéralisme pacificateur et du relativisme des droits de l’homme que ma fille est morte cette semaine.Êlle avait quoi?Dix ans, douze?Elle vivait au Liban.Elle était dans une ambulance sur laquelle est tombée une bombe israélienne.Vous l’avez sûrement vue: sa belle tête, hélas tout ensanglantée, a fait la une de tous les journaux.Cette petite fille, c’était l’«autre» de Lévinas.Cette petite fille, c’était la mienne.La vôtre aussi.C’est ce que Lévinas voulait dire, je crois bien.du temps pour s’amuser la proportion d’hommes et de femmes qui ont déclaré ne plus avoir le temps de s’amuser reflète fidèlement la moyenne de temps libre restant aux hommes et aux femmes durant le cycle de vie.Témoignant de l’écart au chapitre du temps libre, les femmes étaient proportionnellement plus nombreuses que les hommes, sur une grande partie du cycle de vie, à déclarer n’avoir plus le temps de s’amuser.Les parents de la génération du baby-boom étaient les plus nombreux à partager cette impression.Plus de la moitié des mères occupées temps plein (53 %) et plus du tiers des pères de la géno ration du baby-boom (36 %) se disaient trop occupé pour se distraire.On ne peut qu’émettre des hypothèse quant à l’incidence à long terme de cette réalité sur la vi familiale.L’emploi du temps des Canadiens, Statistique Ca nada, déc.1995 LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BODRASSA LE 10 JANVIER 1910 Directrice LISE BISSONNETTE Rédacteur en chef BERNARD DESCÔTEAUX Vice-president, finances et administration FRANÇOIS THOUIN Directeur de l'information CLAUDE BEAUREGARD Directeurs adjoints de l'information PIERRE BEAULIEU, GUY TAILLEFER, NORMAND THÉRIAULT Rédacteur en chef adjoint JEAN-ROBERT SANSFAÇON Directeur artistique ROLAND-YVES CARIGNAN 2050, rue de Bleury, 9' étage, Montréal (Québec) H3A 3M9.Tél.: (51 4) 985-3333 FAIS CE QUE DOIS I.K H K V 0 I II .I.K I.I X H I 2 2 A V III I.I tt II (I A 7 À l’université Les missions de recherche et d’enseignement On a toujours dit que l’une était nécessaire pour enrichir l’autre; tout à coup, on laisse entendre le contraire ' Des pères guichets automatiques: un euphémisme À croire que les femmes sont les seules à subir les misères de notre société, qu’elles sont toujours fines, douces, fragiles.face à des brutes ISABELLE P O Y A U Aubergiste à Saint-André-de-Kamouraska ¦ PIERRE W.BÉLANGER Université Laval, Québec omme plusieurs commentateurs l’ont déjà souligné, le rapport des Etats généraux sur l’éducation (EGE), Exposé sur la situation constitue un document de travail d’une grande qualité qui soulève des questions incontournables par toutes les instances politiques et ce, à tous les niveaux du système scolaire.Pour ma part, j’qi particulièrement apprécié que les Etats généraux maintiennent le cap sur l’égalité des chances et y consacrent le plus long chapitre.Le rapport appelle cependant des commentaires sur plusieurs questions, y compris celle de l’accessibilité et de l’égalité des chances.Je me limiterai ici à une seule: les missions de recherche et d’enseignement à l'université.De ce qu’ils ont entendu à ce sujet, les membres de la Commission retiennent que la mission d’enseignement «fait figure de parent pauvre du système».Devant cette constatation, rien à dire.Le problème date d’ailleurs de bien avant l’accroissement, relativement récent, des activités de recherche des professeurs-chercheurs.Dans les questions à débattre, la Commission demande si «la mission de recherche de l’université est survalorisée au détriment de la mission d’enseignement».Je souligne «au détriment de», parce que cette locution introduit de l’ambiguïté, sinon un piège, dans la discussion.Traditionnellement, on a toujours dit que la recherche était nécessaire pour enrichir l’enseignement, etc.Et puis tout à coup, on laisse entendre que la recherche peut nuire à l’enseignement Rappelons que la situation est très variable selon les disciplines.En sciences de l’éducation, la recherche fait aussi figure de parent pauvre comme le souligne la Commission, mais cela n’en fait pas pour autant un domaine où fleurit la qualité de l’enseignement Paradoxalement, la Commission, dans son mandat initial, n’avait pas les ressources financières pour entreprendre ou «commander» des recherches en éducation afin de donner l’heure juste sur l’état de la situation.Pour les fins de la discussion, gardons analytiquement distinctes les missions de recherche et d’enseignement Recherche subventionnée et recherche commanditée Au cours des dix dernières années, la proportion de professeurs participant activement à des recherches subventionnées et commanditées, serait passée de 30-40 % à 50-60 % à l’Université Laval.(Malgré moult démarches, je n’ai pu obtenir de données précises sur le nombre de professeurs engagés et non engagés dans la recherche subventionnée et commanditée dans les universités du Québec.) Cet accroissement est probablement attribuable surtout à l’augmentation de la recherche commanditée plutôt que la recherche subventionnée.Nous sommes alors renvoyés au problème soulevé par la Commission de la trop grande dépendance de l’université à l’endroit de recherches trop étroitement utilitaires et à certains abus.Mais y a-t-il trop de professeurs qui «font» de la recherche à l’université alors que, théoriquement, tous sont investis de la double missiQn universitaire de recherche et d’enseignement?A mon avis, la PHOTO ARCHIVES Un laboratoire de génie clinique à l’École Polytechnique, réponse est négative et va de soi.Que les jeunes professeurs soient incités à développer activement des recherches en début de carrière ne constitue pas une politique insensée.Sauf exceptions, ils ne sont pas nécessairement de «bons» enseignants au premier cycle, tout préoccupés qu’ils sont encore par le sujet «pointu» de leur recherche doctorale.L’enseignement «fait figure de parent pauvre».Cette affirmation est probablement correcte, encore qu’il faudrait la nuancer à partir de données de recherche (encore!).Mais cette question renvoie davantage à une problématique de l’université de masse et d’une nouvelle définition sociale de la jeunesse, souvent en situation de précarité, qu’à l’opposition enseignement contre recherche.Même lorsqu’il se faisait peu de recherche à l’université, les professeurs ne se bousculaient pas pour donner des cours de premier cycle à de grands groupes.Il faut souligner aussi qu’il existe d’excellents chargés de cours, meilleurs que certains professeurs réguliers.Penser «valoriser» l’enseignement en faisant signer des engagements symboliques aux professeurs relève de la pensée magique plutôt que des connaissances des conditions sociales d’exercice de la fonction d’enseignement et des rapports sociaux aux étudiants.Ce sont ces conditions sociales qu’il faudrait explorer par des recherches.Pourquoi ne pas former des «équipes d’enseignement» pour les cours «101», comme il existe des équipes de recherche sous la direction d’un chercheur senior, par exemple?Pourquoi, dans les campagnes de financement, ne pas cibler des fonds et des primes pour l’enseignement?Je déborde l’essentiel de mon propos.Comme on l’a bien souligné, il existe des incitatifs réels et concrets pour la recherche et surtout les publications savantes.Ce sont elles qui déterminent la position sociale d’un professeur dans la communauté scientifique.Il en existe aussi pour les professeurs-administrateurs.Laissons de côté la haute administration; d’autres s’en chargent Un directeur de département reçoit une prime de base fixe.A celle-ci s’ajoute (selon une formule complexe) un montant variable selon le nombre de professeurs rattachés à son département et le nombre de crédits-étudiants «donnés» par les enseignements de ses professeurs.De plus, il est facile de justifier l’absence de publications pour cause de gestion devant un comité de promotion formé d’administrateurs «primés».Quant à la gestion des études et des programmes d’études, les primes sont symboliques lorsqu’elles existent.Quant à l’enseignement, les primes vont aux gestionnaires.Les professeurs d’université sont des êtres sociaux comme les autres, à la poursuite de leurs intérêts.Finances publiques et emploi La fracture sociale En quoi la classe politique et technocratique issue de la Révolution tranquille est-elle moins déconnectée des réalités que ses prédécesseurs duplessistes?JEAN-FRANÇOIS DELISLE Mouvement Action-chômage 1 lr ans son éditorial du 12 mars D dernier, Michel Venne a raison de parler d’aveu d’impuissance de la part du gouvernement pé-quiste vis-à-vis du dossier des B il- finances publiques et de l’em- I ploi.M.Venne souligne aussi avec à-pro-I pos le contraste existant entre le discours 1’ que tenait la direction péquiste (et blo-I; quiste) pendant le référendum d’octobre | dernier où tout semblait possible pourvu 1; qu’on vote OUI, et celui qu’elle tient au-E jourd’hui, marqué au sceau d’un rallie-I ment facile et désabusé aux politiques | économiques néolibérales dénoncées B hier encore.On pourrait tout aussi bien taxer cette I attitude de cynique; un cynisme d’autant f plus corrosif pour la crédibilité de la clas-! se politique auprès de la population que ! les politiciens ne pouvaient ignorer l’état | réel des finances publiques et la difficulté I de mettre en oeuvre des mesures sociales | qui vont à contre-courant des méthodes I néolibérales; ce qui n’a pourtant pas em-| pêché les péquistes de miser dans leur I propagande sur l’insatisfaction populaire B par rapport à l’actuelle situation du mar-| ché de l’emploi pour la rallier à leurs ob-I jectifs nationalistes.Comme aussi, avant I eux, les libéraux lors de la campagne i électorale fédérale de 1993 au cours de la-I quelle ils avaient promis de stimuler l’éco-I nomie et de créer des emplois pour résor-! ber le déficit et la dette publique; une fois B au pouvoir, tombent les masques et vive I le ralliement de la direction libérale à la I ligne de pensée de l’OCDE (la reprise économique viendra de la réduction du déficit et pour y arriver, «des sacrifices» sont nécessaires, bien entendu.).Pour l’essentiel, scénario similaire en France où, à l’occasion des présidentielles de 1994, Jacques Chirac se fait élire sur la promesse de réduire «la fracture sociale» résultant du chômage de masse; et puis, en octobre 1995, brusque retournement de veste et annonce-surprise de compressions draconiennes dans le secteur de la santé et de la protection sociale pour rétablir l’équilibre compromis des finances publiques; avec le résultat que l’on connaît.Trois pays, entre autres, une même ligne de conduite de la part de leurs dirigeants: doit-on alors parler de mépris de peuple?Après tout, on le sait bien, les sans emploi ne réagissent guère collectivement.Mais posons-nous la question suivante: «Combien de temps encore cette relative passivité durera-t-elle?» Revenons chez nous.Du côté péquiste (mais aussi libéral), on se gargarise des progrès que la Révolution tranquille aurait permis à la société québécoise d’accomplir par contraste avec la supposée «Grande noirceur» duplessis-te.La Révolution tranquille aurait fait faire au Québec une sorte de «grand bond en avant», notamment au plan de la démocratisation des institutions politiques et scolaires.Sans doute.Mais à en juger par le long aveuglement et la relative soumission de nos décideurs vis-à-vis du courant idéologique néolibéral depuis 15 ans, en quoi la classe politique et technocratique issue de cette «révolution» est-elle moins déconnectée des réalités sociales que ses Ne pourrait-on imaginer un marché du travail souple, certes, mais où souplesse ne signifierait pas appauvrissement et marginalisation pour les travailleurs?prédécesseurs duplessistes?Au delà du changement d’époque et du contexte politique différent, n’existerait-il pas une remarquable continuité d’attitude entre les deux classes par rapport aux travailleurs, aux sans-emploi?«Le pouvoir ne se partage pas», «la Reine ne négocie pas avec ses sujets», «les pauvres sont des irresponsables», ces expressions traduisent bien une forme de mépris qui court depuis toujours à l’enconùe des travailleurs, surtout des non-organisés.Bien sûr, le pouvoir ne se partage qu’avec les bailleurs de fonds-Claude Béland, président du Mouvement Desjardins, avouait candidement que les principaux leaders économiques (comme lui!) ne connaissent pas de solutions à l’épineux problème du sous-emploi.Comme si les militants communautaires et syndicaux n’avaient pas pris leur vraie mesure depuis longtemps.M.Venne soutient dans son texte que le gouvernement manque de lumière à ce sujet.J’ajouterais qu’il lui faudrait peut-être une bonne décharge électrique, genre crise sociale, pour lui imposer un influx d’imagination et de motivation là-dessus.Sans prétendre avoir trouvé la pierre philosophale du plein emploi, on peut tout de même suggérer quelques pistes de solution.On parle beaucoup de partage du travail, de recyclage de la main-d’œuvre et de formation, des thèmes rebattus depuis des années et en général pas très prometteurs pour une véritable lutte au chômage.Une partie importante de la solution résiderait dans une politique à long terme d’expansion économique fondée sur une politique monétaire accommodante et sur une relance de la consommation pour resolvabiliser les exclus.Mais comme la politique monétaire relève d’Ottawa, il faut se rabattre sur des mesures plus partielles.L’une d’entre elles, et non des moindres, ne serait-elle pas la «déprécarisation» de l’emploi?N’est-il pas absurde et contre-productif que des centaines de milliers de travailleurs et de travailleuses doivent alterner contrats temporaires ou sur appel et recours à l’assurance-chôma-ge ou à l’aide sociale pour survivre?Ce système de morcellement du marché de l’emploi se justifie-t-il vraiment par une nécessaire «flexibilité» due à la mondialisation des marchés et à la crise des finances publiques ou ces raisons ne représenteraient-elles pas plutôt un alibi commode dans bien des cas pour nos gestionnaires afin de maximiser leurs profits sur le dos des employés?La question mérite un examen approfondi.Il y a là matière à débat public, surtout quand on pense que le droit du travail est assez largement de compétence provinciale.Ne pourrait-on imaginer un marché du travail souple certes, mais où souplesse ne signifierait pas appauvrissement et marginalisation pour les travailleurs?Ceux-ci pourraient peut-être cumuler des revenus d’emploi et une forme ou une autre de revenu minimum garanti?Ou alors, l’indemnisation du chômage pourrait prendre une autre forme que celle de modestes prestations d’assurance-chômage de plus en plus temporaires et de maigres prestations d'aide sociale.N’est-il pas urgent d’entamer la discussion?Avis à M.Béland.e texte intitulé «Des pères guichets automatiques» publié dans la page «Idées» du 17 mars 1996 m’a donné l’impression de lire noir sur blanc (enfin!), et de façon bien articulée, ma propre analyse du débat sur la pension alimentaire des pères séparés de leurs enfants, ièrement d’accord avec l’auteur de cet article, et si je prends le temps de l’écrire, c’est que je suis une femme.Je ne suis pas, actuellement, directement concernée par ce débat, ce qui — je pense — me donne un certain recul et me permet d’envisager la situation d’un parent comme de l’autre.Certes, on pourrait me répondre que, par conséquent, je ne sais pas de quoi je parle, mais du moins mon regard n’est-il pas tronqué par l’émotivité.Ce qui me dérange le plus dans ce débat, dans les prises de position que l’on entend régulièrement et dans les mesures que prend notre gouvernement, c’est la victimisation des femmes.Les femmes sont toujours présentées comme des victimes — pauvres, seules, sans défense, réprimées par le sexe opposé.C’est à croire que nous, les femmes, sommes les seules à subir les misères et les absurdités de notre société, que nous n’avons rien dans le crâne ou dans les tripes pour assumer notre vie comme tout un chacun, que nous sommes toujours fines, douces, fragiles.face à des brutes.On nous présente par ailleurs les pères séparés comme des bourreaux, des êtres humains sans sentiments, incapables non seulement d’aimer leurs enfants, mais aussi de les élever et d’en prendre soin, comme des individualistes qui font la belle vie et gagnent beaucoup d’ar: gent tandis que leur ex-conjointe doit «trimer» pour s’acquitter du bien-être des enfants.Enfin, tout nous porte à croire qu’avoir ses enfants auprès de soi est une charge terrible et non une joie et un privilège par rapport à celui qui ne les a pas, et que le père s’est débarrassé de cette charge, qu’il s’en est lavé les mains, qu’il n’a jamais souhaité, lui, avoir ses enfants près de lui au quotidien.L’amour des pères et des enfants Mais ce n’est pas comme cela que ça se passe dans la «vraie vie».Je connais des femmes qui ont tout fait pour écarter le père de la vie de leurs enfants, sans aucun égard pour l’amour que les enfants portent à leur père (et que le père porte à ses enfants, bien sûr), qui utilisent la pension alimentaire pour leur propre bien-être, qui ont refusé la garde partagée alors qu’elle était possible — en sachant très bien qu’aucun juge ne l’accorderait au père qui en fait la demande.Je connais des hommes qui ressentent une véritable détresse parce qu’ils ne voient leurs enfants que quatre jours par mois, qui voulaient la garde partagée mais qui se sont fait débouter en cour, qui se font harceler par la mère de leurs enfants pour payer — en plus de la pension — l’habit d’hiver, le cours de karaté, le camp de vacances., qui doivent se plier aux exigences de la mère parce qu’elle tient «le gros bout du bâton» et qu’ils ne veulent pas perdre le contact avec leurs enfants.Les cas extrêmes, les cas litigieux, les cas où le père a abandonné ses enfants, les cas où la mère et les enfants sont dans une situation de détresse à cause du désintérêt du père, sont une minorité.Au nom de ces situations d’urgence, on détruit les chances de .trouver des solutions harmonieuses au moindre conflit gorgé d’émotivité.Des pratiques bureaucratiques et coercitives, des lois lucratives pour le gouvernement (merci Mme Thibau-deau), des sanctions déshumanisées ne laissent prévoir que davantage de haine, de dégoût, de désespoir, chez les parents comme chez les enfants.Ces femmes qui crient à l’injustice et qui, semble-t-il, ne s’en sortent pas, seraient-elles prêtes à laisser leurs enfants à leur père?Seraient-elles prêtes à travailler 40 heures par semaine pour laisser un tiers de leur salaire entre les mains du père de leurs enfants et de payer en outre des impôts sur cet argent dont elles ne savent pas si l’usage qui va en être fait va améliorer le bien-être de leurs enfants?Seraient-elles prêtes à payer sans avoir dé pouvoir sur les décisions qui concernent l’éducation, la santé, les loisirs de leurs enfants?Des pères relégués au rang de guichet automatique: oui, l’expression n’est pas trop forte.Ce n’est pas avec ce genre de concepts que nous en arriverons à une société plus juste, que nous permettrons aux couples déchirés de renouer le dialogue, que nous verrons grandir des enfants équilibrés.Et ce n’est pas en faisant des femmes des victimes que nous parviendrons à une véritable égalité des sexes.e suis L’ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes à l’information générale et métropolitaine: Sylvain Blanchard, Paul Cauchon, Jean Chartier, Louis-Gilles Francœur (environnement), Kathleen Lévesque, Caroline Montpetit, Brian Myles, Isabelle Paré, Louis Lapierre (adjoint an directeur de l’information), Konrad Yakabuski; Jean-Pierre Legault (responsable des pages thématiques), Diane Précourt (pages éditoriales, responsable de la section Tourisme)', Martin Duclos et Christine Dumazet (relecteurs); ; Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes); à l’information culturelle: Michel Bélair (responsable).Stéphane Baillargeon, Mario Cloutier, Paule des Rivières, Louise Leduc, Benoît Munger, Odile ! Tremblay; à l’information économique: Gérard Bérubé (responsable), ’ Robert Dutrisac, Claude Lévesque, Serge Truffaut, Claude Turcotte; à ’ l’information internationale: Sylviane Tramier (responsable), François Brousseau (éditorialiste), Jocelyn Coulon, Clément Trudel; à l'information politique: Pierre O'Neill, Jean Dion (correspondant parlementaire à Ottawa), Gilles Lesage (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec), Michel Venne (correspondant parlementaire à Québec); à l'information sportive: Yves d'Avignon; Marie-Hélène Alarie (secrétaire à la rédaction); Marie-Claude Petit, Julie Tremblay (commis).La documentation: Gilles Paré (directeur); Brigitte Arsenault, Manon Derome, Serge Laplante (Québec).Rachel Rochefort (Ottawa).LA PUBLICITÉ ET LE MARKETING Martine Dubé (directrice), Daniel Barbeau (directeur adjoint), Yves Williams (responsable, avis publics et annonces classées), jacqueline Avril, Jean de Billy.Brigitte Cloutier.Gyslaine Côté, Marlène Côté, Sylvie Hanna.Christiane Legault.Jacques A Nadeau, Guylaine Ouellet, Micheline Ruelland, Monique Verreault (publicitaires); Sylvie Laporte, Nathalie Lemieux, Pierrette Rousseau, Micheline Turgeon; Michèle Bouchard (secrétaire).LA PRODUCTION Jocelyn Arsenault (directeur des approvisionnements, distribution et produc- ¦ tiori), Michael Schneider et Marie-France Turgeon (responsables de la ¦ production).Claudine Bédard.Johanne Brunet, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Marie-Josée Hudon, Sylvain Lesage.Christian Vien, Olivier Zuida.SERVICE À LA CLIENTÈLE Johanne Brien (responsable).Chrystian Guy (responsable à la promotion des abonnements).Manon Blanchette-Turcotte, Monique I.'Heureux.Lise Lachapelle, Ra-chelle Leclerc-Venne.L’ADMINISTRATION Yves Bouthiette (contrôleur), Dany Dépatie (adjointe à l’administration et coordonnatrice aux U ressources humaines).Nicole Carmel (responsable des services comptables).Jeanne-d’Arc Houde (secrétaire à la direction); Céline Fu-roy, Ghislaine Lafleur, Nathalie Perrier.Danielle Ponton.Danielle Ross.LE CONSEIL DU DEVOIR INC.Yves L Duhaime (président).LA FONDATION DU DEVOIR Marcel Couture (président).Roger Boisvert (vice-président exécutif et directeur général). A 8 ________________I, K I) K V 0 1», I.K I, I! X I) | 'j j A V H I l I » » « -?LE I___?-3 I rifTlTT A T T m T /(¦ M I I I i l I ^ Contre l’«abus de démocratie» Quelque 1000fédéralistes exigent de Chrétien qu’il empêche la tenue d’un troisième référendum BRIAN MYLES LE DEVOIR Manifestant leur attachement à un Canada uni, près d’un millier de fédéralistes se sont réunis, hier à Montréal, pour exiger du premier ministre Jean Chrétien qu’il empêche la tenue d’un troisième référendum sur la souveraineté du Québec.L’invitation avait été lancée à tous les groupes fédéralistes de la province par le Comité québécois pour le Canada, qui compterait quelque 4000 membres, et qui juge «illégale» toute démarche référendaire permettant au Québec d'accéder à la souveraineté.Hier, les conférenciers du comité n’ont pas été tendres à l’égard du chef du Parti libéral du Québec, Daniel Johnson, et du premier ministre Jean Chrétien.Ce dernier a été sommé de mettre un terme à la «menace continuelle de sécession», qui serait responsable de l’instabilité économique du Québec et, plus particulièrement, du déclin économique de Montréal.«On demande à Jean Chrétien de donner des assurances aux fédéralistes.On lui demande de dicter les règles de conduite et de déclarer le processus (référendaire) illégal», a lancé Aaron Makovka, un des porte-parole du comité.«On ne peut plus avoir une autre fois un abus de démocratie», a-t-il ajouté.Non seulement les politiciens fédéralistes doivent empêcher à tout prix la tenue d’un troisième référendum sur la souveraineté du Québec, mais ils doivent également mettre de côté la notion de société distincte, suggèrent les porte-parole du comité.«La société distincte, moi personnellement, je ne crois pas à ça, avoue Jean Brière, un homme d’affaires.Nous sommes Canadiens.La langue, c’est un outil de travail.» Fondé il y a trois mois, le Comité québécois pour le Canada, qui se veut paradoxalement apolitique, est en faveur de la partition du Québec en cas de souveraineté.Des conférenciers du regroupement ont par ailleurs manifesté leur sympathie pour l’avocat Guy Bertrand, SODEC oui avait tenté — sans succès — d'obtenir une injonction de la Cour supérieure pour faire annuler la tenue du référendum du 30 octobre dernier.Même s’il avait rejeté la demande de Me Bertrand, le juge Robert lisage avait tout de même affirmé dans son verdict que la démarche entreprise à l’époque par le gouvernement péquiste était «manifestement illégale».Pour Brent Tyler, du Comité spécial pour l’unité canadienne, Ottawa aurait dû brandir ce jugement de la même façon que les manifestants agitaient hier l’unifolié.«Mais il [le gouvernement) n’a rien fait, a-t-il dit.Le rassemblement, qui s’est déroulé au Palais des congrès, avait également pour but de démontrer aux politiciens qu’il existe des amants du Canada au Québec, et que ces derniers n’appuieraient jamais le projet souverainiste, «séparatiste» même, du gouvernement Bouchard.«On en a assez du projet des séparatistes, a lancé Aaron Makovka.C’est un projet qui est dépassé, la réponse au référendum était NON et il faut accepter ce NON aujourd’hui.C’est ça la démocratie.» «C’est le temps de bâtir pur l’an 2000 et de commencer à travailler ensemble: Québécois, anglophones, francophones, saxophones, ça fait rien», a ajouté cet avocat.L'assemblée a débuté par l’interprétation de 1 «hymne nationale» (sic) du Canada, plongeant l’auditoire dans une ambiance qui ressemblait étrangement a celle d un match de hockey.Pour en ajouter, Jean Brière a comparé 1 évolution politique du Québec des 15 dernières années, ponctuée de deux référendums, à une série éliminatoire.«Il peut y en avoir des référendums, a dit M.Bnere.Je ne sais pas si c’est un trois dans cinq, un quatre dans sept ou un cinq dans neuf, mais j'ai compris que ce n’était pas un deux dans trois.» «Dans mon livre à moi, il n’y a pas un vote sur la terre qui va faire que moi, je vais changer ma citoyenneté», a-t-il tranché.Le Comité québécois pour le Canada a promis d’organiser d’autres événements à caractère public au cours des prochains mois.ITALIE «On veut encourager l’audace, les nouvelles approches et la qualité de l’écriture» SUITE DE LA PAGE 1 les gros rendez-vous de cinéma, côté financement des longs métrages, le jeu se corse.En l’absence d’un investissement conjoint des deux institutions, un film ne peut être tourné au Québec.Il est à craindre que les politiques de la SODEC et de Téléfilm ne se rejoignent alors que dans un créneau assez limité et qu’elles ne s’opposent dans le cas des productions hyper-commerciales et certaines œuvres très pointues, nuisant ainsi au financement de plusieurs films.Lors de sa première année d’activité, la SODEC avait continué à utiliser les anciens programmes de la SOGIC.Depuis le 1" avril, elle gère donc ses propres programmes maison, établis en accord avec le Conseil du cinéma et de la télévision, formé par des personnalités issues du milieu de la création, de la production et de la distribution.Le plan d’orientation attend encore le sceau du conseil d’administration de la SODEC, qui devrait donner — ou non — son aval mercredi.Premier virage: du côté des programmes au niveau de la production en cinéma et télé, l’aide à la scénarisation ne sera plus accordée exclusivement aux maisons de production mais également aux scénaristes eux-mêmes, lesquels pourront représenter, après fignolage, le même projet plus d’une fois, histoire de mieux le polir avant de trouver produc- teur.«On veut encourager l’audace, les nouvelles approches et la qualité de l’écriture, pierre angulaire d’un bon film», explique, Suzanne Laverdière en précisant que l’État n’a plus les moyens de financer des échecs et que les scénarios des films québécois constituent souvent leur principale faiblesse.10 % de l’enveloppe globale, soit grosso modo un million, iront à la scénarisation.Quant aux maisons de production, elles seront subdivisées en secteur privé et en secteur indépendant.Des fonds d’environ 200 000 $ seront débloqués pour ce dernier secteur, longtemps mal servi.La SODEC veut encourager l’écriture de quatre longs métrages par année chez les indépendants.Elle entend aussi privilégier une approche budgétaire cohérente.«Tous les films ne sont pas grand public et ne peuvent aller chercher trois millions.Nous voulons diversifier le financement des longs métrages.» Les primes à la qualité et à la continuité dévolues par la SOGIC à des œuvres portées à l’écran n’ont pas été reconduites et les enveloppes (350 000 $) seront attribuées à de nouveaux projets.Pour l’aide à la production, l’accent sera d’abord mis sur le long métrage de fiction et le documentaire dans des créations ayant un point de vue d’auteur.En production de séries et de miniséries, la SODEC entend désormais être présente aussi au moment de la préproduction et non seulement en fin de parcours afin de contrôler la qualité des émissions.Le programme d’aide aux jeunes créateurs, reconduit pour l’instant, sera révisé au cours de l’année.Mais pour le court et le moyen métrage, l’institution prévoit explorer des formes narratives et visuelles originales en finançant désormais également les films de cinéastes qui se sont pas admissibles à l’aide aux jeunes créateurs.Exit pour cette catégorie l’obligation d’être financé au préalable par un télédiffuseur et un distributeur.Au chapitre de la promotion et de la diffusion, la SODEC mettra l’accent sur le secteur privé dans les régions en soutenant la production de copies de films et la promotion du cinéma hors des grands centres.Par ailleurs, une aide aux exploitants de salles à 100 % québécoises sera accordée pour la première fois sous forme de soutien à la diffusion d’œuvres nationales et d’une cinématographie peu projetée, en aidant les cinémas parallèles, pour la rénovation des équipements, et les exploitants de salles, histoire de les encourager à prendre des risques en matière de diffusion régionale.L’aide à la scénarisation ne sera plus accordée exclusivement aux maisons de production Le programme d’aide aux jeunes créateurs, reconduit pour l’instant, sera révisé au cours de l’année CIRQUE Un objectif: «trouver les meilleurs au monde» SUITE DE LA PAGE 1 Dans les cirques traditionnels, le directeur jouait le rôle du recruteur.Le bureau de création du Cirque du Soleil, qui innove aussi de ce point de vue, emploie une trentaine de personnes, dont plusieurs dépisteurs: Gilles Ste-Croix lui-même et ses adjoints, spécialisés dans l’acrobaüe ou la jonglerie.Leur objectif commun se résume à une simple formule: «trouver les meilleurs au monde».Souvent, ces perles rares envoient des cassettes et des dossiers de leurs numéros.Le quartier général de Montréal en a déjà engrangé plus de 800.Mais il faut tout de même aller se rendre compte par soi-même, sur place, dans les festivals ou les écoles.Pour l’équipe de M.Ste-Croix, la planète des acrobates est en casting perpétuel.En Chine seulement, on compte au moins une centaine d’écoles de cirque.La France en compte une soixantaine.D’autres encore, et parmi les plus réputées sont à Moscou, Budapest, Bucarest et Kiev, en Corée en Australie, au Portugal et en Italie.Les artistes de Quidam, le nouveau spectacle du Cirque du Soleil, sont originaires d’une dizaine de pays et d’autant d’écoles.«Le renouveau du cirque passe par elles», dit le recruteur qui en a visité des dizaines et des dizaines et qui peut établir des classifications pointues des forces nationales: les Russes et leurs numéros aériens, les Français et la jonglerie, les Portugais et l’équilibre.«Les numéros de familles sont devenus ringards: le père enseigne au fils et l’innovation est réduite, précise-t-il.Au contraire, dans les écoles, qui coopèrent d’ailleurs beaucoup entre elles, on forme des artistes avec les meilleurs entraîneurs et on forme en plus des artistes complets, qui savent aussi jongler, jouer, danser.» Le directeur de création arrive «d’un circuit de clowns» qui l’a conduit du sud de la France à la Russie, en passant par l’ancienne Allemagne de l’Est.Au début de la décennie, il s’est même rendu en Mongolie.«Je suis allé dans un festival en Chine et j’ai rencontré le directeur d’une école de contorsion, qui m’a invité en Mongolie, explique-t-il.Les Mongols avaient déjà une tradition d’amuseurs publics, des numéros de dressage de yacks ou de chameaux, par exemple, et surtout de contorsion, puisqu’ils sont les véritables créateurs de cet art.Sous l’influence des Russes, une école est venue structurer cette tradition.J’ai donc rencontré la grande prêtresse de la contorsion, sur place, dans un petit local, à peine chauffé par un poêle à bois.» Il a finalement ramené deux petites contorsionnistes, qui ont connu un succès fou dans Alegria.Les jeunes prodiges ont voyagé avec leurs parents et leur entraîneuse, qui s’est aussi improvisée maîtresse d’école.Elles font toujours partie du spectacle, au Japon.Mais les génies en herbe ne sont pas toujours plus verts sur le terrain des lointains voisins.Ici même, à Montréal, l’École nationale du cirque (ENC) produit aussi du mieux et du meilleur.«Il sort de là environ une dizaine d’individus, pour deux ou trois numéros par année», résume Çilles Ste-Croix.Nous sommes toujours intéressés par ces numéros.» À preuve, celui des cerceaux aériens, présenté dans Quidam, par les Québécoises Geneviève Bessette, Martyne Dubé et Émilie Grenon-Emiroglou.Au total, sur les 52 artistes de ce spectacle, cinq artistes sont diplômés de l’ENC.Les dénicheurs de talents surveillent aussi de près les gymnases olympiques, puisque depuis 1992 le Cirque du Soleil monte ses propres tours de force.Les montagnes de muscles peuvent être transformées en bêtes de piste, par les entraîneurs, en moins d’un an.«On prend une chenille et le jour de l’ouverture du spectacle, on présente un fabuleux papillon avec des ailes de trois étages», résume le directeur, en citant son collègue Franco Dragone, metteur en scène.En juin, à Montréal et à Toronto, l’équipe de création organisera des auditions pour les tram-polinistes et les gymnastes au sol.Une vingtaine d’athlètes seront alors sélectionnés.Et sur quel critère se basera-t-on pour différencier ces athlètes tous capables de multiplier les triples vrilles?«On ne regarde pas le salto, mais ce qu’il y a derrière.On fait faire des impros et d’autres jeux pour découvrir ceux qui ont du chien et le guts de faire des conneries.» Il explique aussi que ces athlètes sont «au top» pendant deux ou trois ans et que le cirque leur fait des offres quand ils s’apprêtent à se retirer de la compétition internationale.C’est le cas du gymnaste Yves Lacoste, qui a fait partie de l’équipe olympique canadienne dans les années 80 et qui présente un numéro de main à main dans Quidam.Philippe Chartrand, médaillé d’or à Séoul (1988), est toujours actif, à Las Vegas.Tout cela ne doit pas laisser croire que le directeur de création triomphe sans gloire, parce qu’il vaincrait sans péril.La compétition est au contraire féroce, notamment de la part du Ringling Bros, des États-Unis.Le Gilles Ste-Croix de ce cirque à trois pistes s’appelle Tim Holt.Les deux recruteurs internationaux se croisent souvent dans les festivals et sont même devenus amis.«On s’assoit ensemble, on regarde une performance et il me dit, sourire en coin: “ça serait bien chez vous”.Et je sais que quand il me dit ça, c’est qu’il l’a déjà.» Mais le Québécois aussi lui fait «des coups» en faisant signer des contrats à des artistes avant de se rendre à des festivals.Il se vante par exemple d’avoir «arraché» le numéro de double fil de fer inclus dans Saltimbanco.Par contre, le cirqueux Gilles Ste-Croix refuse de dire ce qu’il a déniché dernièrement avant son concurrent et qu’on pourra voir dans les prochains spectacles du Cirque du Soleil.«Je ne peux pas en parler, dit-il en rigolant, Tim Holt serait capable de lire Le Devoir, juste pour me nuire.» SUITE DE LA PAGE 1 La Chambre des députés comprend 630 sièges, et le sénat 315.Les deux instituts de sondages, l’Abacus et Directa, sont en revanche d’accord pour donner la majorité à l’alliance de centre gauche au Sénat, ce qu’ont confirmé les premières projections de résultats.Celles-ci, effectuées par Abacus à partir des premiers dépouillements des bulletins de vote, ont donné 44,9 % à l’alliance de centre gauche, et 39,3 % au Pôle des libertés.La Ligue du Nord obtiendrait 9 % des voix.Ces premières indications sur le résultat des élections ont été accueillies avec une prudente satisfaction par la gauche alors que les responsables de la droite s’abstenaient de faire des commentaires.«Cette fois-ci, c’est la bonne.Nous avons gagné», a affirmé le président du groupe progressiste [ex-communiste] à la Chambre des députés sortante, Luigi Berlinguer.Ce serait la première fois depuis la Deuxième Guerre mondiale que la gauche ex-communiste, alliée avec les chrétiens-démocrates, remporterait les élections.Le secrétaire national du parti Refondation communiste (extrême gauche marxiste), Fausto Bertinotti, a déclaré hier soir que son mouvement était prêt à faire naître un gouvernement de centre gauche dirigé par Romano Prodi.«Nous confirmons que nous sommes prêts à faire naître le gouvernement Prodi.Sa durée de vie dépendra de sa capacité à gagner la confiance des travailleurs et de Refondation communiste», a-t-il dit.M.Bertinotti a rappelé que son parti a conclu un simple accord électoral avec l’Olivier, mais que celui-ci avait très bien fonctionné, donnant vie à «une alternative de gauche» face à une «droite autoritaire».Un gouvernement de l’Olivier aura besoin de l’appui de Refondation communiste pour disposer d’une majorité dans le nouveau Parlement.Un porte-parole du mouvement «Renouveau Italien» du président du Conseil Lamberto Dini, qui semble avoir franchi la barre des 4 % de voix nécessaires pour être représenté à la proportionnelle, s’est félicité de ce résultat.Par contre, l’ancien président du Conseil Silvio Berlusconi, chef du Pôle des libertés, s’est refusé à tout commentaire.Le chef de la Ligue du Nord, Umberto Bossi, a estimé que c’est «le compromis entre grands partis» qui a gagné à Rome, et qu’il n’y a rien de bon à attendre d’une victoire du centre gauche ou de la droite.«Ce sera un parlement de transition», a-t-il pronostiqué.Le dirigeant de l’Alliance nationale (post-fasciste), membre «du Pôle des libertés», le sénateur Giulio Ma-ceratini, a jugé «décevants» les estimations dont le Pôle est crédité.Selon lui, cependant, le score important réalisé par Refondation communiste «a fait perdre sa bataille à l’Olivier», qui avait basé sa campagne sur «l’autonomie» par rapport à cette force marxiste.Les résultats définitifs complets des élections ne sont pas attendus avant la fin de la journée aujourd’hui.Tard en soirée hier, la prudence a peu à peu fait place à l’enthousiasme dimanche soir dans les rangs de l’Olivier, l’alliance de centre gauche donnée en tête après les élections législatives, alors qu’un climat pesant s’installait dans les rangs du centre droit.«Il faut encore attendre», confiait Sara, 24 ans, enroulée dans un drapeau vert aux couleurs de l’Olivier au milieu d’une foule de plusieurs milliers de personnes, rassemblées place des Saints-Apôtres à Rome.Souriante mais prudente, cette jeune Romaine est approuvée par ces camarades qui se méfient des premières estimations, donnant pourtant une assez confortable avance à l’Olivier.Le numéro deux de l’Olivier, M.Walter Veltroni, ne dit pas autre chose lorsqu’il prend la parole devant les télévisons, retransmises sur le grand écran dressé au milieu de la place.«Il faut attendre d’évaluer les résultats définitifs», dit-t-il, ajoutant tout de même que l’Italie avait fait le «choix de la reconstruction».Il est alors ovationné.Faites parvenir vos dons au: 'efuge des jeunes de Montréal Refuge des jeunes, 3767, rue Berri, Montréal (Québec) H2L 4G7 Tél.: (514) 849-4221 La rue n'esl pas un jeu! Pour les jeunes itinérants de Montréal, le Refuge des jeunes représente une halte où ils peuvent trouver un souper, un lit, un petit déjeuner, une douche et rencontrer des gens qui les aideront à s'en sortir., Çette armée encore, le Refuge des jeunes vous invite à donner pour atteindre son objectif de 125 000 $.Donnez-leur un lieu et des rencontres oui pourront faire / b X ] tourner la chancè./-—J—_L.§£ / H- ' _ Le Refvge des jeunes: pour qu'ils ressent de survivre et recommencent enfin à vivre Vous trouverez ci-joint mon chèque/mandanl au montant de:_______________________ Veuillez cocher cette case si vous désirez un reçu pour vos lins d'impôt ?Nom:___________________________________Adresse: _ __________________________ LE DEVOIR LES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H30 À 17H00 2050, RUE DE BLEURY, 9E ÉTAGE, MONTRÉAL, (QUÉBEC) H3A 3M9 RENSEIGNEMENTS ET ADMINISTRATION : (514)985-3333 ?PUBLICITÉ AVIS PUBLICS (514) 985-3344 ANNONCES CLASSÉES (514) 985-3344 PUBLICITÉ (514) 985-3399 / lélécopleur (514) 9853390 NUMÉRO SANS FRAIS 1 800-363-0305 SERVICE les numéros d» téléphone surent! ?sont valables poot le service de livraison per camelol et pont les eboneemenls postaux.DES ABONNEMENTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H00 A 16H30 Montréal (514) 985-3355 / lélécopleur (514) 985-3390 Extérieur (sans frais) 1 800 463-7559 LE DEVOIR est publié par LE DEVOIR Inc.dont le siege social est situé au numéro 2050 de Bleury, 9e étage, Montréal.(Québec).H3A 3M9.n est imprimé par les Imprimerie Quebecer LaSalle.7743 de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc.612 ouest rue Saint-Jacques.Montréal.L’Agence Presse Canadicnne est autorisée i employer et à diffuser les informations publiées dans LE DEVOIR.LE DEVOIR est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc.900 boul.St-Martin ouest.Laval.Envoi de publication — Enregistrement no 0858.Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.Téléphone général: (514) 985-3333; service à U clientèle: (514) 985-3355: publicité: (514) 985-3399.A1C
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