Le devoir, 27 avril 1996, Cahier E
L K |) K V o lit .I- K M K I) I K T I) I M A N (' Il E A V Mil.I II II II SYNDICALISME Wmfc £T!W> • • ' «tafe.Vi#** I ~:"r rim.v ,vV*«S, -iiV" 3^3 v • V*ÜS YT'v ¦ pWlS S'- •‘ Nfc.¦*ViVV,-.iN> *.* .^: 'itjgmsnt&QP Av?P #¦&&&* ss&iuss Pfl#r les chefs 's grandes les, un ieulisme veau ne as dire laisant es syndicats, tenaires ontour-nables Plus que jamais, les syndicats sont devenus des partenaires incontournables dans la vie économique, sociale et politique du Québec.À l’heure des compressions budgétaires et des réductions d’effectifs, les stratégies traditionnelles d’affrontement cèdent peu à peu la place à une volonté de concertation et de partenariat avec les gouvernements et le patronat.À l’occasion de la fête du 1er mai, Le Devoir a interrogé des leaders et militants syndicaux sur les avantages et les dangers de ce qui s’annonce comme un véritable virage dans l’approche des relations de travail et a tenté de rendre compte de quelques expériences pilotes en matière de réorganisation du travail, de partage du temps de travail ou de participation des travailleurs aux décisions des entreprises.CLAIRE HARVEY COLLABORATION SPÉCIALE Conscientes de l’impact de la mondialisation de l’économie, les trois principales centrales syndicales du Québec s’éloignent de la culture d’affrontement.Le syndicalisme traditionnel laisse place à la concertation.Pour le président de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), Clément Godbout, le principal défi que doit relever le mouvement syndical consiste désormais à créer un climat susceptible d’améliorer la situation de l'emploi.Cet enjeu est d’autant plus important, explique-t-il en entrevue, que l’État n’est plus en mesure de se charger de ce rôle.«Le secteur public et para-public est en déclin.Dans ce contexte, la réorganisation du travail et la participation des travailleurs au sein de l’entreprise deviennent deux facteurs importants pour rendre nos produits et nos services plus concurrentiels sur la scène internationale.» Le président de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Gérald Laro-se, estime lui aussi qu’il faut instaurer les conditions voulues pour que le principal mécanisme de répartition de la richesse dans la société, soit le travail, puisse de- meurer accessible à la majeure partie de la population.«Cela nous amène à nous préoccuper des choix que font les entreprises pour assurer leur survie.Le mouvement syndical se penche désormais sur les choix technologiques, la diversification des produits, bref sur tous les éléments qui peuvent faire en sorte qu’une entreprise ne soit pas obligée de fermer ses portes ou de faire des mises à pied.» La présidente de la Centrale de l’enseignement du Québec (CEQ), Lorraine Pagé, ajoute pour sa part que le mouvement syndical doit faire face aux nouveaux enjeux économiques tout en restant fidèle aux grands principes qui ont été à l’origine du syndicalisme.«Défendre nos membres, améliorer leurs conditions de travail et leurs conditions de vie nous entraîne parfois sur le terrain de la confrontation, d’autant plus que nous servons des intérêts différents.» Il faut aussi tenir compte d’un environnement changeant, poursuit Lorraine Pagé, qui oblige le mouvement syndical à aborder de nouvelles questions.«Il y a quelques années, on ne se serait pas préoccupé de l’armement ou de la pollution.Aujourd’hui, les syndicats réclament la conversion de certaines usines, de même que des mesures pour limiter la pollution de l’air ou de l’eau.On le constate, de nouvelles variables sociales, politiques et économiques modifient la façon de faire du mouvement syndical.» Gérald Larose croit lui aussi que cette évolution ne doit pas se faire au détriment des grands objectifs sociaux.«Il faut contrer la croyance voulant que l’ensemble de la sphère économique et sociale corresponde au diktat du capital financier, signale-t-il.Si le mouvement syndical ne s’oppose pas à cette vision, c’est toute^ la société qui va en souffrir.On reconnaît qu’il faut redresser les finances publiques, mais on n’y parviendra que fi tout le monde est mis à contribution.L’Etat ne doit pas s’effacer devant le patronat qui tente de se soustraire à cette responsabilité.» Lin constat que partage Clément Godbout, qui voit l’émergence d’un nouveau syndicalisme, mais non d’un syndicalisme complaisant «Nous ne sommes pas encore dans un contexte d’adoration mutuelle où tout va bien.Nous devons demeurer vigilants, apporter les changements qui s’imposent, sortir des impasses et se battre s’il le faut.Nous avons des intérêts convergents, mais il existe aussi des points sur lesquels nous ne serons jamais d’accord.» Front commun Face à ces intérêts contradictoires, les trois leaders syndicaux ont de plus en plus tendance à faire front commun.C’est d’ailleurs ce qui s’est produit lors de la conférence socio-économique qui s’est tenue à Québec à la fin du mois de mars dernier.Le trois centrales ont fait des pressions pour que le gouvernement étale sur quatre ans la réduction du déficit.«De concert avec les groupes communautaires et populaires, le mouvement syndical doit désormais peser de tout son poids pour contrer le courant néolibéral que prônent le gouvernement, les marchés financiers et les entreprises», signale Lorraine Pagé.Même son de cloche de la part de Clément Godbout qui admet toutefois que certains pensent que le mouvement syndical est en train de laisser tomber les travailleurs.«Nous tentons de trouver des solutions réalistes, or tout le monde n’est pas nécessairement d’accord avec cela.Mais ce qui importe c’est que la solidarité entre les membres ne soit pas minée par le débat.» Devant le désengagement de l’Etat, Gérald Larose estime lui aussi qu’il est essentiel que le mouvement syndical canalise son énergie vers des luttes importantes pour toute la société, au lieu de diluer son influence en se divisant.«Nous partageons les mêmes orientations sur le plan de la fiscalité, du développement économique, de l’équité salariale, des droits pour les minorités, de même que pour le maintien de services publics», conclut-il.ILLUSTRATION BRUCE ROBERTS t f&m 'Æ: mm r Le partenariat peut constituer un piège pour le mouvement ouvrier Selon certains experts, le mouvement syndical est en train de dilapider son héritage en jouant le jeu du patronat Rendre la syndicalisation accessible aux petits groupes «Le syndicat doit préserver son autonomie par rapport à la direction de l’entreprise.Il ne faut pas qu’il s’identifie au patronat.» CLAIRE HARVEY COLLABORATION SPÉCIALE Vers le milieu des années 80.le mouve-ment syndical a adopté de nouvelles stratégies axées sur un partenariat accru avec la partie patronale.En privilégiant cette attitude, des experts craignent que l’on assiste à un recul sur le plan des acquis sociaux et de la défense des intérêts des travailleurs.Selon Jacques Rouillard, professeur au département d'histoire de l'Université de Montréal, les changements économiques structurels des dernières années ont exercé des pressions directes sur le mouvement syndical.«En raison de la hausse du taux de chômage et de la mondialisation des marchés, le mouvement syndical est devenu moins critique envers le système capitaliste.Il a été forcé de diminuer les exigences salariales pour privilégier le maintien de l’emploi et, dans une certaine mesure, il s’est mis à collaborer avec le patronat.» Cette évolution était nécessaire, car le mouvement syndical ne pouvait plus défendre adéquatement les intérêts des travailleurs, signale Michel Grant, professeur en relations du travail à l’école des sciences de la gestion de l’Université du Québec à Montréal.«Aujourd’hui, ces intérêts sont étroitement liés aux intérêts de l’entreprise, surtout en ce qui concerne l’emploi.Le mouvement syndical devait donc changer de tactique et tenter de participer à la gestion de l’entreprise puisqu’une entreprise qui fait des profits est capable d’améliorer les conditions de travail de ses employés.» Ce nouveau rôle que joue le mouvement syndical peut toutefois constituer un piège, poursuit Michel Grant.«Le syndicat doit préserver son autonomie par rapport à la direction de l’entreprise.Il ne faut pas qu’il s’identifie au patronat.Il doit demeurer fidèle à ses propres objectifs, qui diffèrent de ceux que poursuit le patronat.C’est le seul moyen de veiller à la fois sur les intérêts du syndiqué et du syndicat.» PHOTO HUGUETTE MARTEL Michel Grant, professeur en relations du travail à l’école des sciences de la gestion de l’UQAM.À ce chapitre, le mouvement syndical a réalisé certains gains sur le plan de la réorganisation du travail, mais ces gains ont obligé les travailleurs à faire de gros sacrifices, note Jacques Rouillard.«Depuis le début des années 80, on observe un accroissement de la richesse collective, mais on invite les salariés à faire des concessions pour préserver leur emploi.Le résultat: le salaire réel des travailleurs diminue depuis 1981.Les travailleurs contribuent donc à augmenter la productivité dq l’entreprise, sans en retirer d’avantages.» A noter, le produit intérieur brut du Québec a augmenté de 2 % par année et la productivité en moyenne de 1,3 % depuis 1984.Depuis une dizaine d'années, certains travailleurs acceptent des gels et même des réductions de salaire pour préserver leur emploi.Ce facteur ne signifie toutefois pas que le patronat ait récupéré tous les avantages qu’il avait consentis auparavant, explique Michel Grant.«Lors de la récession du début des années 80, le premier réflexe du patronat a été de mater le mouvement syndical.Ensuite, le patronat s’est rendu compte que la qualité des ressources humaines était primordial pour accroître la productivité des entreprises, ajoute-t-il, et qu'il fallait plutôt impliquer les travailletu s dans l'organisation du travail.» Jouer le jeu du patronat Sur ce point.Bernard Brody, professeur à l’école aes relations industrielles de l’Uni-versité de Montréal, croit que le mouvement syndical joue actuellement le jeu du patronat.«La mission des syndicats est d’améliorer les conditions économiques du travail, et non de se rabattre sur la réot gani sation du travail.11 existe un conflit inhé-rent entre les deux parties, celui du partage du surplus.Actuellement, on est en train de taire cette réalité.On oublie qu’une meilleure redistribution de la richesse repose sur un rapport de force et que le partenariat ne pourra jamais remplacer adéquatement ce rapport de force.» Il faut dire que lg mouvement syndical n’a guère lè choix.A l’heure où le Québec compte des dizaines de milliers de chômeurs, l’opinion publique influence également les travailleurs.«Le climat d’insécurité, les compressions successives, le désengagement de l’Etat sont autant de facteurs qui poussent les gens à devenir plus individualistes, remarque Bernard Brody.Dans ce contexte, le mouvement syndical n’est plus capable de parvenir à mobiliser les syndiqués pour réviser à la hausse les conventions collectives.» A cela s’ajoute la médiatisation hystérique du déficit qui î un impact important sur la population, renchérit Bernard Brody.«Pour les citoyens, il faut absolument s’attaquer au déficit.La question de l’emploi est reléguée au deuxième plan.Or, on se fait un tort énorme en acceptant que le gouvernement impose des compressions dans les services publics, ou encore qu’il effectue des mises à pied massives.Pis encore, on soutient des politiciens qui ne font que parler de création d’emploi, sans même essayer des maintenir les emplois qui existent déjà.» Rappelant que les travailleurs d’aujourd’hui ont bénéficié des gains qui ont été obtenus grâce aux luttes menées dans les années 30, Bernard Brody signale qu’on avait un héritage syndical à conserver, mais qu’on est en train de le dilapider.«Nous aurons marqué l’histoire en acceptant un recul énorme, tant sur le plan économique que social», conclut-il.CLAIRE HARVEY COLLABORATION SPÉCIALE En trois ans, le taux de la présence syndicale a diminué au Qué-boc de près de S t e taux était (le 11' X en 1995 comparativement au record Mstorioue de 19.7 11 en 1902 Face a cette situation, le trio CEQ CSN-ITQ entend adopter de non celles stratégies pour recruter les petites entreprises et le personnel à statut précaire l e taux des effectifs syndicaux e$t de 37 % au Canada et de 17 % aux Etats-unis.Avec 483 000 membres — une augmentation de 8000 membres par rapport à l’an dernier — la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) demeure la plus grosse centrale du Québec.Le président, Clément Godbout, attribue la chute générale des effectifs syndicaux à la mutation de la grande entreprise et à l’augmentation du taux de chômage.«Les endroits où il y avait des milliers de travailleurs sous un même toit n’existent plus.On assiste à une multiplication de petites unités d’accréditation.» P'ace à la transformation que subit l’emploi, M.Godbout se dit inquiet de la législation actuelle qui ne permet pas la syndicalisation d’une main-d’œuvre de plus en plus importante.«On doit nous permettre de recruter les travailleurs autonomes, les personnes qui travaillent à la maison, les travailleurs occasionnels, bref une foule de gens qui n’ont pas actuellement accès à la syndicalisation.Le Code du travail doit être réécrit pour correspondre à l’évolution de l’emploi.» Un avis que partage la présidente de la Centrale de l’enseignement du Québec (CEQ), Lorraine Pagé, qui ajoute que l’ALENA plaide vigoureusement en faveur d’une syndicalisation .accrue.«A défaut d’y parvenir, les conditions de travail propres au Mexique, à l’Amérique du Sud et à certaines régions au sud des Etats-unis auront une influence sur les conditions de travail du Québec.De nouvelles stratégies pour remédier à la baisse des effectifs syndicaux Or, le sort de la main-d’œuvre québécoise ne s’est pas amélioré au cours des dernières années.En témoignent la croissance des emplois précaires et les augmentations de salaire qui ne suivent pas le coût de la vie.Ces raisons méritent qu’on fasse jS m % # vi h §4 (i îaNC' ^QUrrlTlON *TEMPS DE TRAVAIL • Sa.salariale • ASSURANCE • " ^cur!-L'SÉCURITÉ *DROIT DU rTe^°' d emploi • assurance-^ .CENTRALE DES SYNDICATS DÉMOCRATIQUES Le cahier spécial «Syndicalisme» est publié par le quotidien Le Devoir.COORDINATION Paul Bennett COLLABORATION Claire Harvey Isabelle Rivest Luc Rhéaume Rachel Duclos RÉVISION Christine Dumazet MISE EN PAGES Yves d’Avignon DIRECTION ARTISTIQUE Roland-Yves Carignan CONSEILLÈRE PUBLICITAIRE Christiane Legault BmB Consultants syndicaux en relations de travail Jean-Pierre Auger • René Beaupré • Gaëtan Breton • Suzanne Milo Formation syndicale Santé et sécurité du travail Négociation Arbitrage Gestion des organisations syndicales 1073, rue St-Denis, Montréal (Québec) H2X 3J3 b Tél: (514) 844-1347 1-800-663-2262 Télec: (514) 844-8037 i__________________________________________________________ Le syndicalisme contribue à valoriser la démocratie locale.De plus, dans une société obnubilée par la lecture de la pauvreté à travers la richesse ostentatoire d’une minorité, le syndicalisme demeure le seul levier social porteur d’une redistribution possible des richesses collectives par, entre autres, l’objectif d’obtenir une transparence relationnelle, entrevue à travers une rigueur et une diffusion d’informations dans les secteurs public et privé.La performance recherchée constitue un partage de la richesse collective pour synchroniser la richesse à la pauvreté, d’où la disparition future d’un écart social inhumain entre les groupes.Syndicat des Professeurs de l’Etat du Québec £ (J 6 CJ % O S Allen Gottheil (514) 481-7270 ) 4 A ¦¦¦¦¦¦—s-m—mmma&Êè&Ê I.K |) K V il I It .I.K ¦ S A M K l> I i 7 Y.I II I M A,X (' Il Y i S V\ I)I( A USM A V II I I.I il II II Le nouveau credo du gouvernement Bouchard L’économie sociale, une solution au chômage?«Il faut s'assurer que les emplois créés ne soient pas des transferts du secteur public», dit Pierre Paquette ISABELLE HIVEST COLLABORATION SPÉCIALE Développer l’économie sociale pour combattre le chômage.Depuis le sommet socio-économique de mars dernier, c’est devenu le credo du premier ministre Lucien Bouchard.Ce nouvel engouement a été bien accueilli par la CSN.«Mais il faut s’assurer que les emplois créés ne soient pas des transferts de postes du sectj • * public», ajoute aussitôt Pierre Paquette, secrétaire général du Conseil central.«Pour nos membres, en particulier ceux qui ont été victimes du "virage ambulatoire" dans le domaine de la santé, c’est inquiétant», ajoute-t-il.Ali Québec, il existe quelque 3600 groupes populaires et communautaires qui œuvrent dans le secteur de l’économie sociale.Ces organismes rendent des services inestimables aux personnes les plus démunies: assistés sociaux, femmes victimes de violence, personnes atteintes du sida, nouveaux arrivants.la liste est longue.Ils ont .développé des ressources en santé mentale et en alphabétisation qui ont répondu à des besoins laissés de côté tant par le secteur privé que par le gouvernement.Ilxmr travail est essentiel.Mais tous sans exception tirent le diable par la queue.Une bureaucratie gigantesque les contraint à consacrer une bonne partie de leurs maigres ressources à la recherche de financement.Une véritable course à obstacle, qui les empêche parfois : i de remplir leur mission.: Pour disposer de la main-d’œuvre qui leur est indis- pensable, ces groupes ont souvent recours aux pro-¦ grammes PAIE et EXTRA, des mesures d'employabilité I pour personnes assistées sociales.Ces derniers souf-f frent de nombreuses lacunes.D’abord, il s’agit de me-j sures de courte durée: six à neuf mois.Ce temps écoulé, I l’organisme doit reprendre les démarches à zéro pour I trouver de nouveaux employés.Et il est très rare que les I mesures de réinsertion débouchent sur un véritable em-! ploi.Dans la très grande majorité des cas, les partici-! pants passent d’un programme à l’autre, sans grand es-I poir d’en sortir.PHOTO JACQUES GRENIER U 1 a 4 -km A h Les éducatrices en garderie ne gagnent pas encore une fortune., mais ils sont syndiqués.Les femmes au premier rang Les femmes se retrouvent massivement employées des groupes communautaires et populaires.Aussi, lorsque la marche «Du pain et des roses» contre la pauvreté culminait devant l’Assemblé nationale de Québec en juin 1995, les porte-parole demandaient à la ministre Relations du travail Conseil Rédaction Négociation Formation Arbitrage Jean Paquette Avocat, c.r.i.Téléphone:(514) 229-7357 Télécopieur: (514) 229-3111 Cleary Martel avocats Richard Cleary René Martel 1259, rue Berri, bureau 730 Téléphone (514)987-0995 Montréal (Québec) H2L 4C7 Télécopieur (514) 987-0996 76892 42/ Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec Bureau de Montréal 507, Place d'Armes, bureau 305, Montréal (Québec) H2Y2W8.Tél.: (514) 849-1103 • 1-800-463-6341 Bureau de Québec 7, rue Vallïère, Québec (Québec) G1K 6S9 1-800.-463.5079 Tel.: (418) 692-0022 t I t i t.:| LE MONDE DU TRAVAIL AU QUEBEC THE WORLD OF LABOUR IM QUEBEC BIBLIOGRAPHIE • BIBLIOGRAPHY e M°JVDB Dv TRAVAIL QVtBtc "" would j °1 LABOUR I* QUÉBEC i .""'WlIBuVi i A James Thwaites et André E.Leblanc 15996, 620 pages, ISBN 2-7605-0885-4.DA-885 l;e travail.les travailleurs.les travailleuses.le milieu ouvrier.le mouvement syndical.des sujets passionnants qui remplissent les pages de nos revues et livres.La preuve : 5 700 titres y sont répertoriés.; Sources essentielles pour tous ceux et celles qui s’intéressent au monde du travail.Titres en français et en anglais, mais aussi dans d’autres langues.Des milliers d’articles, de livres, de thèses, de documents audio et audio-visuels, ainsi que les journaux du monde ouvrier.Work.workers.the labour milieu.the labour movement.a fascinating subject that increasingly fill the pages of our journals and books.The proof : the present edition inculdes a remarquable 5 700 titles.Sources essential for anyone interested in the world of work.Titles in English and French, and even in other languages.Thousands of articles, books, theses, audio and audio-visual sources, as well as the labour press.Presses de l'Université du Québec POUR COMMANDER: Distribution de livres Univers 845.rue Marie-Victorin.Saint-Nicolas (Qc) G0S 3L0 Tél.:(418)831-7474/Interurbain : 1-800-859-7474 Télécopieur : (418) 831-4021 Consultez notre catalogue sur Internet : www.uquebec.ca/puq/puq.html de la Sécurité du revenu et de la Condition féminine de l’époque, Jeanne Blackburn, d’investir massivement dans le réseau communautaire, afin de développer des emplois d’utilité collective.U*s femmes demandaient, entre autres, des postes syndicables, d’une durée d’au moins trois ans, pour remplacer les six à neuf mois offerts par les mesures actuelles.En réponse à leurs revendications, le gouvernement a proposé que les postes deviennent permanents.Mais les participants aux mesures de réinsertion occuperaient la fonction pendant 52 semaines, un sursis de trois à six mois.Etant donné l’état du marché du travail, plusieurs craignent que le cercle vicieux — aide sociale, programme de réinsertion puis retour à l’aide sociale — ne perdure.«C’est extrêmement dévalorisant et déprimant pour les personnes qui participent à ces programmes, déplore Louis Roy, président de la Fédération des affaires sociales de la CSN.Les penseurs de notre réseau québécois auraient peut-être besoin de ce genre de stages.», ajoute-t-il.Québec a aussi opté pour un développement de l’économie sociale articulé sur le «virage ambulatoire».Déjà, des services qui étaient offerts par des employés de CLSC sont maintenant assurés par des personnes assistées sociales, dans le cadre des mesures d’employabilité.Ils sont encadrés par des Corporations intermédiaires de travail (CIT), des groupes communautaires surtout concentrés dans le secteur du maintien à domicile.En plus d’être précaires, les postes de travail sont déprofessionnalisés et sous-payés comparativement aux conditions en vigueur au public.« Workfare» québécois Développer l’économie sociale.L’idée n’est pas nouvelle.Avec la révolution tranquille, des initiatives de «prise en charge» par le milieu ont commencé à foisonner.A cette époque, on a mis sur pied des coopératives de travail et d’habitation, ainsi que le réseau des garderies.Aujourd’hui, les éducatrices ne gagnent pas une fortune, mais leurs emplois sont stables et syndiqués.Selon Pier- re Paquette, la même chose pourrait se produire dans d’autres domaines.«11 ne faut pas avoir une vision misérabiliste de l’économie sociale, explique-t-il.Certains secteurs pourraient s'autofinancer.En environnement, par exemple, les activités de récupération et de recyclage sont génératrices de revenus.Pourquoi les abandonner à l’entreprise privée?» Mais voilà qu'au Saguenay, le ministre de la Santé, Jean Rochon a lancé un projet-pilote, «Défi-autonomie», qui a réalisé un transfert de services publics à des CIT.U> ministre souhaite maintenant l'extension du projet à l’échelle de la province.«Une façon de dire que le gouvernement veut se débarrasser de tout un pan de services publics», estime Roy.De plus.Jean Rochon annonçait, le 16 avril dernier, que 17 (XX) postes permanents et jusqu’à 30 000 postes occasionnels seraient abolis d’ici trois tins dans le secteur de la santé.«Que va-t-il advenir de la détresse psychologique de ces gens?s’inquiète Ixntis Roy.1rs femmes sont doublement pénalisées par le virage ambulatoire, ajoute-t-il.Elles sont parmi les premières à subir les compressions de postes, puisqu'elles forment 75 % de la main-d’œuvre dans le secteur de la santé.Et ce sont surtout les femmes qui auront à prendre en charge les tâches délestées par l’Etat.» Louis Roy se méfie de l’intérêt soudain du gouvernement pour l'économie sociale.«L’Etat refuse de développer ce secteur depuis 20 ans.Profite-t-il de la montée mondiale du “workfare"?», se demande-t-il.En effet, cette réorientation survient au moment où le gouvernement fédéral vient de modifier le Régime d’assistance publique canadien (RAPC), adopté au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.Ce régime gafantissait aux individus une aide de dernier recours de l’État, sans que l’on exige un travail en retour.Il avait été adopté alors que le souvenir des camps de travail pour chômeurs de la Grande Dépression laissait encore des traces vivantes.«Le danger est présent, prévient Pierre Paquette.Mais c’est un secteur qui se développera de toute façon.C’est pourquoi il faut adopter une stratégie offensive.» iïflt Dans le virage ambulatoire, on assiste de plus en plus à 1*emergence d’une médecine à deux vitesses médecine des riches, médecine des pauvres.ji 1 • m Il faut stopper cette tendance devenue contagieuse.que vos analyses soient effectuées dans un centre hospitalier plutôt que dans un laboratoire prive, c’est vous assurer que notre système de santé continue d’offrir des servieeu accessibles a tous ü«i» - y w’zwm i Pensez-y i Les technologistes médicales fhip Urâxpncp.vital# APjm ASSOCIATION PROFESSIONNELLE DES TECHNOLOGISTS MÉDICAUX DU QUÉBEC LE SYNDICALISME : LIN OUTIL COLLECTIF POUR SAUVEGARDER A NOS ACQUIS SOCIAUX France Tardif design • 1er mai 1996 TtilV V'-.-V ¦y.•• ¦ r .r* ' CSN lais, certains s'entêtent, en dépit de ce portrait social parti lièrement dur, à multiplier des résistances et à vouloir échapper à des responsabilités sociales en invoquant que, même rentables, des entreprises devront encore procéder à des rationalisations.(Conseil du patronat du Québec, à l’occasion de la Conférence sur le devenir social et économique du Québec, mars 1996) En 1995, on comptait 408 000 personnes en chômage au Québec et on estime que plus de 100 000 autres auraient renoncé à chercher du travail.De plus, on estime que, parmi les personnes travaillant à temps partiel, 206 000 le faisaient faute d'avoir un travail à temps plein.Ce sont près de 715 000 Québécoises et Québécois qui ne peuvent apporter leur plein apport à la société.(.) En octobre 1995, plus de 477 000 ménages étaient inscrits à l'aide sociale; ces ménages regroupaient quelque 800 000 adultes et enfants.De ces personnes, 441 000 étaient des adultes aptes au travail.(Extraits du document soumis par le gouvernement à l’occasion de la Conférence sur le devenir social et économique du Québec, mars 1996) itinéraire exigeant que celui qui mène à l'édification d'un nouveau contrat social en ces temps de crise.Au fond, il nous oblige tous, sans exception, à manifester une volonté bien réelle de trouver une sortie de crise dans la perspective d'un renforcement de la solidarité sociale.Le temps est venu, pour ceux qui aujourd'hui tirent des profits d'une croissance acquise au Québec, de mettre l'épaule à la roue et d'assurer un avenir meilleur aux générations futures.Le temps est venu pour les employeurs, y compris le gouvernement, d'assumer leurs responsabilités sociales pour relever le défi de l'emploi.Pendant que ces rationalisations se font, que des fermetures fauchent des emplois, il y en a pour qui la caisse résonne de profits phénoménaux.C'est le cas des banques notamment, mais il y en a d'autres pour qui ces opérations signifient qu'elles passeront une fois de plus à la caisse.La crise de l'emploi atteint un paroxysme.Elle creuse des fossés au sein de la société.Elle crée des pressions sur les finances publiques qui mettent en cause nos grands dispositifs sociaux que sont les systèmes de santé, d'éducation et le filet de sécurité sociale; des pressions qui poussent l'État à se délester de ses responsabilités, en particulier à l'endroit des plus démunis.bsession.L'obsession du déficit doit céder la place à l'obsession de l'emploi.Car l'objectif d'assainir les finances publiques demeure un exercice vain s'il ne se fonde pas d'abord sur une politique globale l'emploi et s'il ne s'appuie pas sur une révision de la fiscalité en tant qu'outil de développement économique et social.
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