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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1996-05-03, Collections de BAnQ.

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Vol.L X X .\ V I I No 10 4 T VQ / Toronto IS LE DEVOIR M 0 N T R K A I,.I.E V E N D II E I) I 3 M Al I !) !) (i SR c T I» S PERSPECTIVES Absurbanisme La Ville de Montréal a jonglé cette semaine avec une idée jugée «farfelue» et «impensable»: déménager la colonne Nelson, monument emblématique du Vieux-Montréal, dans l’ouest de la ville.Elle a eu tôt lait de se raviser, les remontrances des fonctionnaires municipaux et de nombreux citoyens ne lui laissant guère d’autre choix.la colonne Nelson l’a échappé belle.Mais qu’adviendra-t-il des autres richesses du patrimoine montréalais, que l’administration Bourque considère avec une désinvolture manifeste?Depuis la prise du pouvoir par Vision Montréal, à l’automne 1994, le maire vert et son équipe ont largement fait la promotion du développement durable, du recyclage et du compostage.La Ville, souligne le programme du parti, «doit être la gardienne de la richesse du patrimoine naturel».Et le patrimoine urbain, M.Bourque?Héritage Montréal, un organisme voué à la sauvegarde du patrimoine, a identifié près d’une cinquantaine de «problèmes patrimoniaux» concernant la métropole.Ainsi, le couvent Saint-Isidore, cité monument historique comme l’un des derniers témoignages de l’ancien village de Longue-Pointe, tombera vraisemblablement sous le pic des démolisseurs.Idem pour le Montreal Hunt Club, qui se trouve sur le site du patrimoine du mont Royal.L’édifice centenaire, de style néo-Queen Ann, est en état de délabrement avancé, et l’hôpital Sainte-Justine, son propriétaire, veut s’en débarrasser.Dans le secteur Villa-Maria, c’est le réaménagement du monastère du Précieux-Sang qui pose problème.Des citoyens s’opposent en effet à un projet de développement résidentiel qui ne tiendrait pas compte de la dimension historique du secteur.Et c’est sans compter l’état pitoyable des cinémas York et Séville; la démolition de l’édifice B&B, sur la rue Saint-Urbain; celle du 1000, boulevard Saint-Laurent; et tutti quanti.Voilà autant de gestes regrettables que Dinu Bumbaru, porte-parole d’Héritage Montréal, apparente à de «l’absurbanis-me».«Le problème avec l’administration actuelle, c’est que plutôt que de trouver une solution, elle préfère un autre mot qui se termine en “tion”, et c’est démolition», déplore-t-il.Visiblement, l’administration Bourque manque de cohérence en matière de patrimoine.L’exemple du déménagement avorté de la colonne Nelson en témoigne à souhait L’idée consistait à déplacer le monument, qui commémore la victoire de l’amiral Nelson à Trafalgar, sur l’avenue du même nom, cjans le quartier Côte-des-Neiges.A la limite, faudrait-il déménager la place Jacques-Cartier aux abords du pont du même nom?«La commémoration n’est pas une simple illusion: elle fait partie des artifices par lesquels les sociétés libres se donnent une forme et une unité», a déjà écrit avec justes- B riait Myles Visiblement, Montréal manque de .» „ se Philippe Raynaud, professeur à cohérence en runiversité de Lille.mprièrp dp déménageant la colonne Nel- iiidueie u son> quj domine \a piace Jacques- natrimninp Cartier depuis près de deux siècles, E l’administration Bourque aurait en quelque sorte pris la liberté de récrire l’histoire de Montréal.Le monument dédié à l’amiral Nelson — et non pas au général Nelson, comme l’a affirmé à tort le maire Bourque — fut érigé en 1809, à la suite d’une souscription populaire.C’est ainsi que l’amiral Horatio Nelson, qui n’a pourtant jamais mis les pieds sur le continent américain, a fait son entrée sur le New Market, qui allait plus tard devenir la place Jacques-Cartier.Pour M.Bumbaru, également membre du Conseil international des monuments et des sites (ICOMOS), cette affaire démontre la nécessité pour Montréal de se doter d’une politique du patrimoine.Une politique dans laquelle la diversité du patrimoine montréalais serait pleinement reconnue.Une politique qui pourrait éclairer le simple employé col bleu chargé de l’entretien des monuments, tout comme le haut fonctionnaire et le politicien qui prennent les décisions.La Ville et le ministère de la Culture se sont engagés à investir en parts égales une somme de 30 millions sur une période de quatre ans dans des projets de revitalisation et de restauration d’édifices patrimoniaux et d’espaces publics du Vieux-Montréal.Sans politique du patrimoine, fait valoir M.Bumbaru, «c’est risqué pour le patrimoine et pour les finances publiques».En dépit du contexte économique, le débat sur la sauvegarde du patrimoine doit s’élever au delà des coûts et des idées spontanées.Synonyme de richesse nationale, le patrimoine survivra après tout aux générations et aux politiciens.Pérennité: «état, caractère de ce qui dure toujours ou très longtemps», dit Le Petit Robert.Pérennité, un concept qui fait cruellement défaut dans les engagements de Pierre Bourque, qui disait ceci en matière d’habitation: «Autant il est souhaitable de préserver de la démolition les édifices qui font partie du patrimoine, autant il est nuisible de s'opposer à la démolition de bâtiments sans intérêt» «Souhaitable», une nuance subtile, Un mot qui pèse un peu moins que «fondamental».A quand une politique du patrimoine?INDEX .Agenda .B7 Avis publics.A4 Classées.B6 Culture.B9 Économie.-46 Éditorial.-48 Le monde.-45 Mots croisés.—44 Les sports.B6 MÉTÉO Montréal Ennuagement Risque d’averses en fin de journée.Max: 15 Québec Ensoleillé avec passages nuageux.Venteux.Max: 15 Détails en A 5 À VOIR Perdus dans l'espace au Lion d'or PAGE B 10 MONTRÉAL Petites centrales: un subterfuge entériné par le MEF PAGE A 3 PLAISIRS Les vêtements de la seconde chance PAGE B 1 Pour bloquer la tenue du prochain référendum Ottawa songe à collaborer avec Guy Bertrand Aux Québécois de décider de leur avenir, dit Bouchard JEAN DION KONRAD YAKABUSKI LE DEVOIR Le gouvernement fédéral songe sérieusement à intervenir dans le recours judiciaire qu’a intenté l’avocat Guy Bertrand afin d’empêcher la tenue d’un référendum qui permettrait au Québec de déclarer unilatéralement sa souveraineté.Aucune décision finale n’a encore été prise par Ottawa dans ce dossier potentiellement explosif qui commencera d’être entendu le 13 mai prochain par la Cour supérieure du Québec, mais il appert qu’une participation aux travaux du tribunal a reçu le feu vert du «trio constitutionnel» du gouvernement Chrétien, formé des ministres Stéphane Dion, Marcel Massé et Allan Rock.VOIR PAGE A 10: BERTRAND Le blues du bourgeon / 3 i PHOTO JACQUES NADEAU IA FILLE au saxo joue le blues du bourgeon au parc Lafontaine.Andrée Lachapelle a pris son heure de dîner hier pour jouer un hymne au printemps qui tarde à arriver.Entre neige et pleine lune, le nordet l’oblige à porter sa veste de tweed.Les feuilles n’apparaissent pas encore aux arbres et les oiseaux n’ont pas l’air d’être tous revenus du Sud.Le diable est-il allemand?Un nouveau livre sur l’Holocauste suscite une polémique aux proportions internationales Pendant que la France se dégoûte des mensonges négationnistes colportés par le «philosophe» Roger Garaudy dans son dernier livre, les Etats-Unis et l’Allemagne s’engagent dans une autre polémique concernant la Shoah, déclenchée cette fois par la publication de Hitler’s Willing Executioners.Daniel Jonah Goldhagen, de l’université Harvard, y développe une thèse simple mais crue: les «Allemands ordinaires» — et non seulement une poignée de fanatiques nazis — ont participé de plein gré à ce crime d’entre les crimes contre l’humanité.STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR Juin 1942.Un bataillon formé d’environ 500 «policiers de réserve» du Reich vient d’arriver dans la région de Lublin, en Pologne.Un matin, près du ghetto de Jozefow, le major Trapp rassemble ses hommes, de bons petits bourgeois de Hambourg, en général trop vieux pour servir dans l’armée régulière.L’officier explique leur pre- mière mission: regrouper et tuer les 1500 juifs de la ville, sans exception.Il demande ensuite aux objecteurs de se manifester et promet de les protéger.À peine une douzaine de policiers quittent les rangs pour être assignés à des tâches moins compromettantes — chauffeur de camion par exemple.Les autres, tous les autres Allemands se I» O L I T I Q U E VOIR PAGE A 10: ALLEMANDS PHOTO PC Jean Chrétien, cuisiné sur la question de la TPS, au cours d’un point de presse en compagnie du président sénégalais Abdou Diouf, en visite au Canada.Martin contredit Chrétien La TPS a continué de faire des vagues hier à Ottawa.Jean Chrétien refuse toujours de reconnaître qu’il a manqué à sa promesse de l’abolir, évoquant maintenant des «actes de Dieu» pour tenter de mettre fin à la polémique.Mais Paul Martin ne lui a pas rendu service en déclarant aux Communes que le gouvernement libéral tout entier est lié par l’aveu qu’«une erreur de bonne foi» a été commise à l’aube des dernières élections.Lire notre reportage en page A 4 Paris a peur de Mordecai Richler+ L écrivain est écarté pour des raisons politiques d'une tournée en France CHRISTIAN RIOUX CORRESPONDANT DU DEVOIR À PARIS Ly écrivain québécois anglophone Mordecai Richler a r été écarté pour des raisons politiques de la semaine consacrée à la littérature canadienne-anglaise qui débutait hier à Paris par une rencontre et la projection d’un film à l’Opéra Bastille.C’est ce que confirment plusieurs sources dans les milieux canadiens à Paris et au ministère de la Culture français, comme le déclarait l’auteur de L’Apprentissage de Duddy Kravitz au journal Le Monde dans son édition d’hier.Mordecai Richler «estime avoir été “snobé”, supprimé de la liste par l’ambassade du Canada — qui ne souhaitait pas le voir faire à Paris des déclarations anti-Québec intempestives», écrit la journaliste Nicole Zand.«Ce sont les Français qui ont fait le choix» des auteurs qui prononceront des conférences c)ans une dizaine de villes françaises, se contente de dire Emile Martel, ministre chargé des Affaires culturelles à l’ambassade.Ailleurs, dans les milieux canadiens haut VOIR PAGE A 10: RICHLER Valery Fabrikant met sa captivité à profit Il publie dans une revue scientifique californienne un article sur la «fissuration» JEAN CHARTIER LE DEVOIR T Talery Fabrikant vient de publier un article intitulé V «Solution d’un problème complexe de fissuration» dans une revue scientifique de l’université Stanford, en Californie.Le rédacteur en chef de l'International Journal of Solids and Structures, Charles Steele, a reçu un projet d’article de la prison de Donnacona, près de Québec, intitulé «A Solution To a Complex Problem on Cracks» et accompagné d'un dossier sur la condamnation de l'auteur à une peine d’emprisonnement à vie pour quatre meurtres, une tentative de meurtre et la prise de deux otages.Le rédacteur en chef de cette revue a dit hier qu’il a hésité à publier le texte.Après avoir consulté le comité de rédaction, celui-ci a considéré n’avoir pas à porter un jugement moral sur l’auteur.Cette revue est publiée par VOIR PAGE A 10: FABRIKANT Mordecai Richler Valéry Fabrikant » Québec ss MICHEL VENNE DE NOTRE.BUREAU DE QUEBEC Partir à la chasse aux fraudeurs du fisc en fouillant sans gêne et sans contrainte dans les fichiers informatiques de n’importe quel ministère minerait la confiance des citoyens envers le gouvernement et tate+quâbec Tirage du 96-05-01 pourrait coûter aussi cher que cela ne rapporterait à l’Etat.Telle est la mise en garde faite hier par le président de la Commission d’accès à l’information, Paul-André Comeau, au cours d’une discussion en commission parlementaire.M.Comeau manifestait les inquiétudes de la CAI, qui agit comme chien de garde de la vie privée au Québec, à l’égard d’une motion adoptée par les députés de la commission du budget et de l’administration de l’Assemblée nationale, le 28 février dernier.Cette motion recommande au gou: vemement de permettre au ministère du Revenu d’accéder au contenu des fichiers des autres ministères sans contrainte.Les députés croient qu’en ouvrant les dossiers au fisc, il sera plus facile de combattre l’évasion fiscale.M.Comeau affirme que la Nouvelle-Zélande a emprunté cette voie pour réaliser que les bénéfices escomptés étaient bien inférieurs aux attentes à cause des coûts engendrés par ce genre d’opération.En comparant les fichiers de différents ministères, le fisc néo-zélandais n’est parvenu à récupérer que six millions de dollars sur les 22 millions qu’il croyait trouver, alors que l’opération lui a coûté le double de ce que cela lui a rapporté, soit 12 mil- Uexception juive Les banques suisses acceptent de lever le secret entourant les avoirs des victimes de l'Holocauste REUTER New York — Des représentants des banquiers suisses et des dirigeants du Congrès juif mondial (CJM) ont signé hier un accord créant une commission indépendante afin de régler le litige sur les biens déposés dans des coffres suisses par des juifs pris dans l’extermination nazie.L’accord, qui tient en deux pages, charge cette instance paritaire — trois membres choisis par les Suisses, trois choisis par la communauté juive — d’étudier les demandes au cas par cas.Dans la tourmente nazie de la Seconde Guerre mondiale, de nombreux juifs d’Europe centrale et orientale avaient mis leurs avoirs à l’abri dans des coffres helvétiques.Après la guerre, les descendants des victimes de la solution finale se sont heurtés au secret bancaire dans leur demande de restitution de ces sommes d’argent.Le compromis signé à New York par Georg Krayer, qui dirige l’Association suisse des banquiers (ASB), et Edgar Bronfman, président du CJM, marque un revirement complet des positions défen- dues par les institutions financières de la Confédération, puisque les banques acceptent d’ouvrir leurs livres de comptes à des auditeurs désignés par la commission.Il met fin à un litige ouvert en septembre dernier par le CJM qui entendait déterminer le montant exact des avoirs mis à l’abri des nazis dans des coffres helvétiques par des juifs disparus dans les camps de la mort.Au début de l’année, l’ASB avait indiqué que 32 millions de dollars appartenaient probablement aux juifs disparus dans les camps de la mort.Un chiffre qualifié de défi à la crédibilité par le président du CJM.Edgar Bronfman précisait que ces avoirs ne se présentaient pas sous la seule forme de billets de banque, mais qu’y figuraient également de l’or et des œuvres d’art.Le président américain Bill Clinton avait promis «son plein soutien moral et politique» aux démarches entreprises par le CJM.Le Sénat des Etats-Unis avait par ailleurs décidé d’enquêter sur la question — deux initiatives qui ont pesé dans le changement d’attitude de l’ASB.Sud de Lanaudière Un projet de cégep mort-né ?Le Conseil supérieur de l'éducation remet tout en question PAUL CAUCHON LE DEVOIR Le Conseil supérieur de l’éducation (CSE) recommande à la ministre de l’Education de ne pas créer de cégep autonome dans le sud de Lanaudière à partir du Collège de L’Assomption.Le CSE se trouve ainsi à remettre en question un projet qui avait été piloté par l’ancien premier ministre Parizeau et qui avait été adopté par le conseil des ministres en janvier dernier.Dans un avis diffusé hier, le Conseil supérieur de l’éducation, un organisme consultatif, ne s’est pas montré impressionné par l’état d’avancement du projet au niveau gouvernemental: il constate qu’il n’existe aucun consensus dans la région de Lanaudière sur l’utilité et la façon de créer un tel établissement collégial dans le sud.Le CSE évoque également des raisons budgétaires pour rejeter le projet gouvernemental.La ministre Pauline Marois avait demandé cet avis en février dçrnier, peu ^près sa nomination à l’Education.A son cabinet hier, on se contentait d’affirmer qu’il n’y aurait pas de commentaires pour le moment.Le document du CSE rappelle que le projet de créer un campus collégial dans le sud de Lanaudière fait partie du paysage depuis plusieurs années.En 1988, un comité avait même été créé dans Lanaudière pour susciter l’implantation d’un campus à Repentigny, campus rattaché au cégep de Joliette.En août 1994, en campagne électorale, Jacques Parizeau, député de L’Assomption, promettait de doter le sud de Lanaudière d’un campus collégial public qui ne nuirait pas au Collège de L’Assomption, un collège privé.Iœ projet de transformer la section collégiale du Collège de L’Assomption en cégep public autonome fut alors avancé, projet qui suscita l’opposition de tous les milieux à Joliette, qui ont toujours plaidé pour la création, dans le sud de Lanaudière, d’un ou deux campus collégiaux rattachés au cégep de Joliette.Le projet du premier ministre Parizeau était adopté au conseil des ministres, le 3 janvier dernier, et repris par le ministre Jean Garon.Québec prévoyait même de verser au nouveau cégep une subvention annuelle de 8,3 millions, un montant pris dans l’enveloppe budgétaire des autres cégeps.Le CSE demande maintenant à la ministre de ne pas aller plus avant et de procéder à des études plus poussées sur les besoins de formation dans la région.Le CSE soumet également une autre grande recommandation aux partenaires de la région de Lanaudière: il leur faudra se concerter davantage sur les différents aspects du développement de leur région.Dans son argumentation, le CSE note que le taux de passage et le taux d’admission des élèves du sud de Lanaudière sont absolument équivalents à ceux du reste du Québec.On ne peut donc pas parler d’un «grave problème d’accès aux études collégiales».De plus, en analysant la situation des cégeps environnants dans le nord de Montréal, à Laval et dans les Uurentides, le CSE remarque que tous sont situés dans un rayon de 50 kilomètres (la distance à parcourir pour les étudiants étant généralement de 30 kilomètres).C’est davantage la disponibilité partielle et inégale des transports en commun et le temps de transport que la distance proprement dite qui peuvent nuire à renseignement collégial, ajoute-t-on.Le CSE remarque aussi qu’il n’y a pas de données disponibles sur l'impact réel d’un tel projet sur les établissements existants.L’organisme constate pourtant que dans le sud de Lanaudière, le bassin de recrutement d’élèves pourrait éventuellement être suffisant pour assurer la viabilité d’un nouvel établissement collégial public, mais «plus particulièrement dans environ dix ans».Au Collège de L’Assomption, le recteur, Normand Therrien, étudiait l’avis hier, et sans vouloir se prononcer pour le moment, il a toutefois répété que «toutes les études démontrent que s’il y a un campus public à Repentigny, notre collège meurt».La Fédération des cégeps accueillait «avec satisfaction» l’avis du CSE, rappelant que la situation financière très difficile dans laquelle se trouvent les cégeps exige que l’on retienne les solutions les moins coûteuses pour répondre aux besoins de la population.Pour les mêmes raisons, la Fédération voudrait voir le gouvernement annuler la décision de construire.un nouveau cégep dans l’ouest de l’île de Montréal.EN BREF ?SOUPÇONNÉS D’AVOIR DÉTROUSSÉ DES JOUEURS (PC) — Trois hommes dans la ving- I,•tine cl une adolescente de llians ont été arrêtés relativement à un vol commis la semaine dernière contre un gagnant du Casino de Montréal et une tentative de vol du même genre survenue mercredi matin.Les policiers de la Communauté urbaine de Montréal (CUM) ont effectué une perquisition dans une résidence de Uval et ont mis la main au collet de trois suspects.Iœ quatrième s’est livré à la police hier.Ils sont soupçonnés d’avoir volé un homme d’affaires de Toronto, qui avait gagné 3000 $ au Casino, le 22 avril.Ce vol avait été commis à Pointe-Claire.Selon la police, les suspects pourraient être les : auteurs de plusieurs vols du genre.-?- UN COLLÈGUE DE RINGMA EN REMET (PC) — Un deuxième député réformiste a apporté des éclaircissements aux propos selon lesquels il était norj mal dans certains cas que les employeurs établissent une discrimina-1 tion contre les homosexuels.David : Chatters avait fait ces commentaires mardi à une station de radio de sa circonscription albertaine, un jour 1 après que son collègue Bob Ringma eut soulevé toute une polémique avec ses propres remarques au sujet' des gays et des lesbiennes.Au cours d’une interview radiophonique, M.¦¦¦' Chatters a soutenu que la société ’t établissait une discrimination contre0 toutes sortes de gens et avec raison, y compris l’interdiction faite aux jeunes d’obtenir un permis de conduire ou de boire de l’alcool jus- ; qu’à un certain âge.Hier aux Communes, M.Chatters a affirmé que ; ses remarques ne visaient pas à pro- , mouvoir la discrimination contre qui que ce soit et il a protesté contre le fait que certains de ses propos n’avaient pas été repris par la station de radio.ONTARIO: QUERELLE AUTOUR DU «STOP» » * *} (PC) — Alors que le débat linguistique refait surface au Québec, son voisin ontarien est aux prises avec une nouvelle querelle sur les panneaux d’arrêt bilingues.La communauté franco-ontarienne vient de s’apercevoir que depuis août 1993, les municipalités n’ont plus le droit d’utiliser des panneaux bilingues, j sur lesquels sont écrits les mots «ar- ; rêt» et «stop».C’est la petite munici- : palité de Rayside-Balfour près de Sudbury qui s’en est aperçu lorsqu’un fonctionnaire lui a dit que ses panneaux bilingues allaient à l’encontre de la réglementation du ministère des Transports.L’Association française des municipalités de l’Ontario (AFMO) s’insurge contre la situation.Ce week-end dernier, lors d’une réunion de son conseil, l’AFMO a adopté une résolution demandant au gouvernement de revenir sur sa décision.Anne MacLau-glin, porte-parole du ministère, a indiqué qu’elle ignorait la raison du changement (adopté par l’ancien gouvernement) mais a fait remarquer que le mot «stop» était un mot utilisé dans les deux langues.Centres d’hébergement Le PQ n’aurait créé que 350 des 2000 places promises ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Malgré ses engagements électoraux, le gouvernement du Parti québécois n’aurait toujours pas livré les 2000 places d’hébergement promises aux personnes âgées qui doivent toujours faire face à d’interminables délais d’attente pour obtenir le gîte dans les centres d’accueil publics.Voilà du moins ce que soutient le directeur de la Fédération québécoise des centres d’hébergement et de soins de longue durée du Québec, qui croit que tout au plus 350 des 1000 places promises l’an dernier ont été créées.«L’an passé, 2000 places ont été annoncées, et 35 millions de dollars.Pour les 1000 premières places annoncées, il n’y en aurait environ que 350 réalisées.Pour les mille autres, nous n’avons vu aucun budget annoncé dans les crédits cette année», a soutenu hier Claude Vézina, président de la Fédération.Selon M.Vézina, la région de la Montérégie, qui devait recevoir le gros des sommes prévues pour développer de nouvelles places, a plutôt englouti cinq des 12,8 millions disponibles pour améliorer les places déjà existantes.L’excédent aurait été injecté dans les soins à domicile pour les personnes âgées, dispensés par les CLSC.«L’argent prévu a été utilisé pour donner des soins à ceux qui sont déjà là», soutient M.Vézina.Or, plus de 5000 personnes sont en attente d’une place dans les centres d’accueil publics du Québec, qui abritent environ 37 000 usagers.Compte tenu du manque de places, la priorité est maintenant accordée aux aînés en lourde perte d’autonomie.De 7000 à 8000 personnes âgées sont aussi hébergées dans les centres d’accueil privés détenant un permis du ministère de la Santé et des Services sociaux.Mais malgré le régime minceur imposé au milieu de la santé, il semble que les usagers et leurs familles affichent toujours un fort taux de satisfaction à l’égard des centres d’hébergement publics.De façon générale, ce taux moyen de satisfaction frôle 85 %, quelle que soit la taille de ces centres, qu’il ne faut surtout pas confondre avec les multiples ressources privées, voire clandestines, qui pullulent au Québec et qui offrent l’hébergement, sans aucune forme, de permis, à 65 000 personnes âgées.A en croire un sondage réalisé auprès de 595 usagers par la Fédération québécoise des centres d’hébergement, il n’y aurait pas d’histoire d’horreur dans le réseau des centres publics.Les usagers s’estiment satisfaits à plus de 90 % du fait que les produits toxiques et les médicaments soient rangés sous clé, que leurs proches puissent les visiter en tout temps et que le personnel les traite avec considération, respect, bienséance et confidentialité.Toutefois, la qualité et la suffisance de la nourriture, l’absence de stabilité dans le personnel et l’aménagement des aires communes de séjour semblent moins appréciés, récoltant des taux de satisfaction en deçà de 80 %.«Malgré tous les efforts faits pour reproduire le milieu de vie, c’est difficile de recréer la cuisine maison en institution.Toutes ces données seront un instrument très efficace pour nous servir à améliorer les services», a souligné hier Jean-Marc Roy, président de la Fédération des centres d’hébergement.La chasse informatique aux fraudeurs du fisc La Commission d’accès à l’information s’inquiète avis de demandes relatives à un permis ou à une licence JEUX AMUCO Permis 3425, Pierre INC.additionnel de Bernard Billard de l'Est Enr.3425, Pierre Bernard Montréal Dossier: 1003-177 1 Bar dans Centre Sportif Montréal LANGLOIS, Permis 940, île des RAYMOND additionnel de Moulins BOUCHARD, LOUIS CHAMPAGNE, HERVÉ Restaurant Casse-Croûte au Bourgère 940, Ile des Moulins Terrebonne Dossier: 1034-339 1 Bar sur terrasse Terrebonne RESTO-CASINO 3 Bars et 2 1, Avenue INC.Restaurants du Casino Casino de pour vendre île Notre- Montréal dont 1 avec Dame, 1, Avenue du Casino île Notre-Dame, Montréal Dossier: 1053-214 danse et spectacles Montréal BARBACH, EL HOUSSINE Café Bar Berkane 6580, Boul.St-Laurent Montréal Dossier: 1085-349 1 Bar 6580, Boul.St-Laurent Montréal 9027-7583 Addition Bar 1720-1726, QUÉBEC INC.Bar-Spectacles le Grand-Café 1720-1726, Rue St-Denis Montréal Dossier: 1103-605 sur terrasse Rue St- Denis Montréal SAN Permis 3951, St- KETHESWARAN additionnel Denis ATHAN, ROSELINE AUDATE Aquarela du Brésil 3951, St-Denis Montréal Dossier: 1175-157 1 Restaurant vendre sur terrasse Montréal 9014-2431 Changement 190, QUÉBEC INC.de catégorie Complexe Café Baroque de 1 Desjardins 190, Complexe Restaurant Suite 202 Desjardins Suite 202 Montréal Dossier: 1185-032 pour vendre à 1 Bar Montréal ALLARD.MARIO Permis 275, Rue Garage Café additionnel de Hickson 275, Rue Hickson Verdun Dossier: 1218-882 1 Restaurant pour vendre avec spectacles sur Terrasse et Changement de capacité du Restaurant vendre existant Verdun FORGET.1 Restaurant 350, St-Paul JACQUES Forget 350, St-Paul Est Montréal Dossier: 1279-702 pour vendre Est Montréal BOUTIQUE 1 Restaurant 20, Rue Des TRISTAN ET vendre et 1 Seigneurs ISEUT INC.Café America 20.Rue Des Seigneurs Montréal Dossier: 1282-136 •Bar sur terrasse Montréal AU CAFÉ Restaurant 358 B.STRASBOURG INC.Au Café Strasbourg Inc.358 B, Notre-Dame Repentigny Dossier: 1282-151 vendre Notre-Dame Repentigny LES ALIMENTS Restaurant 6544, PASTA TRE COLORI INC.Les Aliments Pasta Tre Colon Inc.6544, Somerled Montréal pour vendre Somerled Montréal Dossier 1282-839 MATHEOS.1 Bar 2113, DIMITRIS Rachel Est Bar Jimmy Montréal 2113.Rachel Est Montréal Dossier 1282-953 PERNA.1 Bar 2199.Bout.MICHAEL 1 Restaurant de Bkxs Resto Bar Red- vendre Laval Eye 2199.Bout, de Btots Laval Dossier 1283-068 2867-1634 1 Restaurant 5734.QUÉBEC INC pour vendre Sherbrooke Double Pizza Ouest fN DG.) Montréal 5734.Sherbrooke Ouest Montréal Doss*er 1283^258 Le président et directeur général Ghislain K.-Laftamme.avocat Nom et Nature de Endroit adresse la demande d’exploitation du requérant LES INVESTISSEMENTS vendre R.BAILLARGEON 1 Bar INC.Restaurant L’Entrecôte 8960, Boul.Langelier Saint-Léonard Dossier: 159-558 1 Restaurant 8960, Boul.9027-0232 QUÉBEC INC.La Mézzanine 2515, Boul.Le Corbusier Laval Dossier: 182-790 902Ç-4128 QUEBEC INC.Les Bains Douches 5777, Boul.St-Laurent Montréal Dossier: 183-376 CAFÉ NANKING MONTRÉAL INC.Nanking Café 50, Lagauchetière Ouest Montréal Dossier: 187-823 RESTAURANT APPENZEL INC.Restaurant Appenzel 67, St-Antoine Est Montréal Dossier: 247-387 L’ASSOCIATION JAMAÏCAINE DE MONTRÉAL INC.L’Association Jamaïcaine de Montréal Inc.4065.Jean-Talon Ouest Montréal Dossier: 289-793 ALLARD LUCIE Le Nasty Bistro Bar 796, Boul.Curé Labelle Laval Dossier: 343-384 116481 CANADA Ltée.Bar Ahuntsic Enr.10710.Boul.3t-Laurent Montréal Dossier: 382-952 PICHETTE.DIANE CHAMPAGNE.DANIEL Restaurant Des Ormeaux 2864.Rue Des Ormeaux Montréal Dossier: 577-957 Addition Bar Changement de capacité d’un Bar danse projection de films et spectacles Changement capacité d’un Bar spectacles Permis additionnel 1 Bar Langelier Saint- Léonard 2515, Boul.Le Corbusier Laval 5777, Boul.St-Laurent Montréal 50, Lagauchetière Ouest Montréal 1 Restaurant 67, St-pour vendre Antoine Est et 2 Bars dont Montréal 1 sur terrasse Club avec danse 4065, Jean-Talon Ouest Montréal Autorisation 796.Boul.de spectacles Curé dans 1 Labelle Restaurant Laval vendre existant et 1 Restaurant vendre additionnel sur terrasse Permis 10710, Boul.additionnel de St-Laurent Bar Montréal Permis additionnel 1 Restaurant pour vendre sur terrasse 2864.Rue Des Ormeaux Montréal RESTO BAR Addition Bar 100, Rue JACKTS danse Dubois Resto Bar Jack/s Changement Samt- 100.Rue Dubois de capacité Eustache Saint-Eustache du Restaurant Dossier 860-312 vendre existant LE CINTRA 2 Bars 2180.De La RESTAURANT INC.Montagne Montréal Le Fouquets 2180.De La Montagne Montréal Dossier 995-969 2961-9350 AdcMonA 3250.Boré QUÉBEC INC Bars Crémazie Les Boards Bogeys Est 3250.Boul Montréal azie Est Dossier 1001-460 lions.Si le gouvernement donne ce pouvoir au ministère du Revenu, il irait, ajoute M.Comeau, «à l’encontre de l’esprit et de la lettre» de la Loi sur l’accès à l’information et la protection des renseignements personnels adoptée à l’unanimité de l’Assemblée natiœ nale en 1982.Cette loi n’empêche pas les ministères de s’échanger des renseignements mais elle balise ce genre d’exercice.La loi est bâtie de manière à reconnaître chaque ministère comme un compartiment séparé des autres.Pour qu’un renseignement passe d’un compartiment à l’autre, il faut une entente entre les organismes qui soit approuvée par la Commission d’accès à l’information.: Or, la résolution adoptée par les dé1 putés de la commission du budget et de l’administration recommande au gouvernement de «statuer sur la prééminence de la Loi sur l’impôt, afin de permettre au ministère du Revend •’ d’obtenir de façon globale les informé; fions incluses dans les fichiers des or:‘ ganismes gouvernementaux et des: ministères possédant de tels fichiers».Appliquée telle quelle, cette sugge^' tion a pour effet de soustraire le fisc’à! l’application de la loi sur la protection j des renseignements personnels.Cette motion a été adoptée au terme d’un échange avec le sous-mi-’ nistre au Revenu, Pierre-André Paré.• sur la question de la lutte au travail' au noir et à l’évasion fiscale.Au cours de cet échange.M.Paré avait estimé que posséder une maison ou une automobile et pratiquer une profession sont -des privilèges* (sic!) que l’Etat devrait pouvoir référer à des contribuables qui ne paient • pas leurs impôts, tel que le rapportait Le Devoir du 6 avril.I Les affaires et-fa-vie-ë7 , (ë t/i^ ors de votre prochaine rencontre d'affaires, ^^^-'-infermez-vos clients et vos partenaires -des-étonnantes surprises que leur réserve le monde-ddemaw^u ^ Les Sensorielles Vintempo Une autre façon de voir ie-rn- $ Pour en savoir plus: (514) 277-6066 Régie des alcools, des courses et des jeux Toute personne, société ou groupement de personnes visé à l’article 60 du Code de procédure civile (L.R.Q., c.C-25) peut, dans les quinze jours de la publication du présent avis, s'opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionné, en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit assermenté qui fait état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s'il y a eu opposition, dans les trente jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou cette intervention doit être accompagnée d'une preuve attestant de son envoi au demandeur ou à son procureur, par courrier recommandé ou certifié ou par signification à personne, et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, Bureau 9.200, Montréal (Québec) H2Y1B6.30 32 39 40 42 44 méro compiémantaira: 29 GAGNANTS LOTS 6/6 6 2 541 886,90 $ 5/6+ 14 112 447,20$ 5/6 619 2 034,60$ 4/6 28 246 85,40$ 3/6 520 065 10$ Vente* totales: 34 879 395 S Prochain gros lot (approx.): 2 500 000 S Stra Tirage du 96-05-01 NUMÉROS LOTS 750049 100 000$ 50049 1000$ 0049 250$ 049 50$ 49 10$ 9 2$ TVA.le reseau des tirages Le medial* i________________) L SOUL.Ot MAISONNEUVE I rom/* oc UOMTACAL SUC SAINTE - CATMEA1ME Principalement, le projet vise à: • permettre l’occupation du bâtiment par les établissements de vente au détail et de services autorisés dans la catégorie de zonage C.4, soit celle autorisée le long de la rue Sainte-Catherine; - maintenir l’autorisation actuelle d’occuper le bâtiment A des F ns d’équipements de sport et de loisirs taréna.piscine, activités de loisirs communautaires ou socioculturelles); - ne pas aménager d’unités de stationnement ni d’unités de stationnement pour vélos.Ce projet déroge à la réglementation municipale quant aux usages autorisés et aux unités requises de stationnement et de stationnement pour vélos.Conformément au Règlement sur la procédure d’approbation de projets de construction, de modification ou d’occupation et sur la Commission Jacques-Viger (R.R.V.M., c.P-7), tout intéressé qui désire formuler des commentaires relativement à ce programme doit le faire par écrit au plus tard le 17 juin 1996.en mentionnant le numéro de référence 96 0056590.à l’attention du greffier, bureau R-005.hétel de ville, 275, rue Notre-Dame Est, Montréal H2Y 1C6.Pour obtenir la documentation d’information, veuillez communiquer avec le Service de l'urbanisme au 872-5985 ou vous la procurer au Bureau accès Ville-Marie.sis au 303, rue Notre-Dame Est.Montréal, le 3 mai 1996 Le greffier, Léon La berge l'Inspecteur général des inslitulions financières de la province de Québec la permission d'obtenir sa dissolution.Montréal, le 1er mai 1996.MARTINEAU WALKER Procureurs de la compagnie CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-12-229752-963 COUR SUPÉRIEURE PRESENT GREFFIER ADJOINT LUDMILA TUTUNIK Partie demanderesse -c- VLADIMIR PAHTIN Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à VLADIMIR PAHTIN, de comparaître au greffe de cette Cour situé au 1 est, rue Notre-Dame, Montréal, salle 1.100, dans les trente (30) jours de la dale de la PROVINCE DE QUEBEC VILLE DE LAVAL APPEL D’OFFRES AVIS est par la présente donné qu’on recevra à l’hôtel de ville de Laval, des soumissions pour l’exécution des travaux suivants: SOUMISSION NO.7480 L-9256 SOUMISSION NO.7483 L-8762 Travaux d’égout pluvial, de drainage, préliminaires de rue et de pavage sur une partie de l'avenue de Bois-de-Boulogne et des rues de Langeais, de Gascogne et de Touraine ainsi que sur une partie du lot 336 du cadastre de la paroisse de St-Martin, ex-ville de Chomedey.Travaux de restauration de conduites d'égouts sur la montée Major et la rue de Dinan par la méthode de robot - secteur Laval-des-Rapides.Seules les soumissions identifiées clairement sur l'enveloppe extérieure quant au numéro de la soumission et au nom de l'entrepreneur, présentées sur les formules préparées à cet effet et remises sous pli cachetées au Greffier de Ville de Laval à 1 Place du Souvenir, Chomedey, Ville de Laval, avant la 11e heure, mardi le 21 mai 1996 seront ouvertes à 12 h 00 (midi) en la salle du Conseil de l'hôtel de ville.Seront considérées toutes soumissions préparées sur les formules fournies par la Ville de Laval et qui seront trouvées conformes aux conditions énumérées audit cahier des charges.Les plans, cahiers des charges et formules de soumissions, de même que tout autre renseignement d'ordre technique pourront être obtenus au Service de l'environnement et de l’ingénierie.3 Place Laval, bureau 300, Chomedey.Ville de Laval, du lundi au jeudi inclusivement, et ce.de 8 h 15 à 12 h OO (midi), moyennant un dépôt de 60.00 S non remboursable.La Ville de Laval se réserve toutefois le privilège de n'accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions et de riencourir aucune poursuite ou réclamation pour frais ou perles subis par les soumissionnaires.DONNÉ A LAVAL ce 3 mai 1996 Me Guy Collard, greffier umL publication du présent avis dans le journal Le Devoir.Une copie de la déclaration de divorce a été remise au greffe à l’intention de VLADIMIR PAHTIN.Lieu: Montréal Date: 30 avril 1996 MICHEL MARTIN, G.A.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL N0:500-12-229805-969 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT GREFFIER ADJOINT DAME MARIA SILVESTRE Partie demanderesse -c- MALBERTOBLAS Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à MALBERTO BLAS, de comparaître au greffe de cette Cour situé au 10 rue Saint-Antoine Est, Montréal, salle 1.100 dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal Le Devoir.Une copie de la déclaration de divorce a été remise au greffe à l'intention de MALBERTO BUS.Lieu: Montréal Date: Ce 30 avril 1996 MICHEL MARTIN, G.A.AVIS AUX CRÉANCIERS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE (ART.102) Dans l'affaire de la faillite de : GEORGES BAZINET (SR), demeurant au : 2259, rue Hochelaga.en la Ville de Montréal, province de Québec H2K 1H5.AVIS est par les présentes donné que GEORGES BAZINET (SR) a déposé une cession le 24 avril 1996 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 10 mal 1996 A 9 h, au: Bureau du Syndic 10, Grand Boulevard Bureau 202 lia Parrot (Québec) et que.pour avoir le droit de voter, les créanciers doivent déposer entre nos mains avant l'assemblée, les preuves de réclamation et.au besoin, les procurations.Daté t Ile Perrot (Québec), ce 29e iour tfevri 7996 PIERRE ROY it ASSOCIÉS INC.¦ SYNDIC 10.Grand Boulevard le Perrot (Québec) J7V 7P8 Téléphone : (514) 453-9857 Ligne MTL : (514) 497-9290 Téléc.: (514) 453-2134 CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-12-229773-969 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT GREFFIER ADJOINT DAME DANIELLE ALEXANDRE - Partie demanderesse -c- MONSIEUR CLAUDE BLAISE Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à M.CLAUDE BLAISE, de comparailre au greffe de celle Cour situé au 10 rue Saint-Antoine Est, Montréal, salle 1.100 dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal Le Devoir.Une copie de la déclaration en divorce el de l'avis de dénonciation des pièces a été remise au greffe à l'intention de M.CLAUDE BLAISE.Lieu: Montréal Date: Ce 29 avril 1996 MICHEL MARTIN, G.A.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-12-229774-967 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT GREFFIER ADJOINT MOUYSENGLIM Partie demanderesse -c- SOMBOUN OUDOMRAK Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à SOMBOUN OUDOMRAK.de comparaître' au greffe de cette Cour situé au 1 est, rue Notre-Dame.Montréal, salle 1.100, dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal Le Devoir.Une copie de la présente déclaration de divorce a été remise au greffe à l'intention de SOMBOUK OUDOMRAK, .: Lieu: Montréal Date: 29 avril 1996 MICHEL MARTIN, GA I.a suit * e des a v s * se Iron v e, , .9 en p a £ e ’ A 7 4 » I.E I) E V OIK.1.E V E N l> It E l> I K M Al I 11 II (I A !> ?Le devoir - LE MOP Eltsine se rendra en Tchétchénie Le président russe veut rencontrer les leaders indépendantistes Moscou (AFP) — Le président russe Boris Eltsine a annoncé hier qu’il se rendrait en Tchétchénie à la mi-mai, et qu’il était prêt à rencontrer des indépendantistes, affichant à un mois et demi de l’élection présidentielle sa volonté de lancer une nouvelle fois un processus de paix.Ce sera, le premier voyage du chef de l’État en Tchétchénie depuis que cette république du Caucase russe a proclamé son indépendance en 1991, et surtout depuis le début de la guerre il y a plus de seize mois.Cette visite a pour but «de remercier les militaires qui ont fait un grand travail, de rencontrer les anciens (de Tchétchénie, dont le pouvoir est reconnu dans chaque village) et de donner une impulsion aux négociations» de paix, a précisé M.Eltsine, dans une interview à la télévision de Iaroslavl (300 kilomètres au nord-est de Moscou) reprise par l’agence Interfax.«Je suis prêt à rencontrer l’oppo- Le massacre de Cana Israël aurait visé le QG desFidjiens i Londres (Reuter) — L’armée israélienne a délibérément visé le QG du contingent fidjien de la FI-NUL à Cana, dans le sud du Liban, .où sont morts le mois dernier plus Î00 Libanais, a rapporté hier la lettre hebdomadaire d’information Jane’s qui cite les conclusions d’une enquête de l’ONU.A Washington, les autorités américaines ont rejeté les conclusions de l’ONU: «Cela n’est pas notre version des événements», a déclaré le porte-parole du département d’Etat.«Je n’ai pas de raison de penser que les Israéliens ne disent pas la vérité dans leur façon de présenter les choses», a-t-il dit à la presse.Selon Jane's l’équipe d’enquêteurs du général néerlandais Frank Van Knappen, désigné par le secrétaire général de l’ONU pour mener l’enquête, a trouvé 25 tirs d’obus dont çept au moins étaient munis de «fusées de proximité» permettant à l’obus d’éclater à quelques mètres du sol avec un effet antipersonnel.«Les obus ont explosé à environ sept mètres au-dessus du sol afin de tuer et de mutiler le maximum de personnes», ajoute la lettre d’information.Israël a toujours affirmé avoir ris-posté aux tirs du Hezbollah.Selon Jane’s, une unité israélienne avait demandé une couverture pour se protéger des tirs du Hezbaollah, mais le bombardement qui avait touché la base de l’ONU a commencé 15 minutes plus lard, «longtemps après le départ» des combattants.Le général Moshe Ya’alon, le chef des services militaires de renseignements, a déclaré que ses hommes savaient que des réfugiés civils se trouvaient dans le camp de la FINUL.Selon la lettre d’information, le premier ministre Shimon Peres a nié que l’armée était au courant de la présence de civils.sition» (les indépendantistes), ce qui est «une preuve de notre bonne volonté», a ajouté le président russe.M.Eltsine avait annoncé le 31 mars un plan de paix qui prévoyait des négociations avec les séparatistes, mais par médiateurs interposés, ainsi que l’arrêt des opérations militaires russes.Celles-ci ont en fait redoublé d’intensité.Mais, à moins de sept semaines du scrutin présidentiel, Boris Eltsine est toujours distancé dans les sondages par le leader communiste Guennadi Ziouganov.Le conflit tchétchène, ses 40 000 morts civils, ses 10 000 morts militaires russes, est l’une des principales erreurs que lui reprochent ses électeurs.En se rendant en Tchétchénie, Boris Eltsine s’attaque à l’un des gros morceaux de sa campagne électorale.Mais sa visite risque de se cantonner à une tournée purement électoraliste.Le dossier divise en effet militaires et civils, et aucune des deux parties en guerre ne veut s’être battue pour rien.Boris Eltsine a précisé à nouveau hier que le sort futur de la république tchétchène ne pouvait sortir du cadre de la Fédération de Russie, rejetant à priori toute idée d’indépendance.Cette insistance, si elle plaît aux militaires, ne peut que gêner la mise en place d’un réel processus de paix.Le chef de l’État n’a en outre pas précisé quelles personnalités il était prêt à rencontrer, et notamment s’il serait d’accord pour voir le nouveau chef du mouvement rebelle, Zelimkhan Iandarbiev.Il avait toujours refusé de rencontrer le leader de la cause indépendantiste, le général Djokhar Doudaiev, considéré comme un criminel par la justice russe, et mort dans un bombardement le 21 avril.Son successeur ne fait l’objet d’aucunes poursuites, ce qui pourrait faciliter des pourparlers directs.Mais Iandarbiev est un indépendantiste farouche.Et les commandants militaires tchétchènes se sont dit unis derrière lui.Le plus modéré d’entre eux, Aslan Mas-khadov, s’est montré mardi soir aux côtés de M.Iandarbiev.Moscou ne peut donc pas espérer diviser pour régner.Quoi qu’il en soit, Boris Eltsine devrait rencontrer, après les fêtes du 9 mai, la veuve du général Doudaiev, Alla Doudaïev, selon l’agence Interfax citant des sources bien informées.Elle ne précise pas si ce sera lors de cette visite.Pour montrer sa détermination, il faudra aussi à Boris Eltsine s’aventurer au-delà de l’aéroport de Grozny, véritable camp retranché du gouvernement pro-russe.Or la population de la capitale risque de lui réserver un accueil pour le moins mitigé.La haine contre la direction russe s’est encore renforcée avec les bombardements qui ont suivi l’annonce du plan de paix.U Des électeurs de la ville de Bahr, dans l’État du Bihar, en Inde, faisaient la queue hier pour voter.PHOTO AP Élections mouvementées en Inde New Delhi (AFP) — Plus de cent millions d’indiens ont participé hier à la deuxième phase d’élections législatives qui décideront du sort du parti du Congrès et de ses rivaux nationalistes hindous, tandis que des incidents sporadiques liés au vote faisaient sept morts.Le Congrès du premier ministre P.V.Narasimha Rao et le Bharatiya Janata Party (BJP) ont tous deux réaffirmé leur conviction de sortir victorieux de cette bataille cruciale pour le pouvoir à New Delhi.Le porte-parole du Congrès, Vithal Gadgil, a déclaré que la plus ancienne formation politique indienne obtiendrait «une majorité confortable» au Parlement qui compte 545 sièges et formerait un gouvernement sous la direction de M.Rao.Il a rejeté les prédictions des sondages qui donnent l’avantage aux nationalistes hindous du BJP et écarté les spéculations selon lesquelles M.Rao serait contraint, après les élections, à abandonner la tête d’un Congrès en proie à de graves dissensions.«Il n’est pas question de changer la direction du parti», a-t-il dit.Le candidat du BJP au poste de premier ministre, Atal Behari Vajpayee, a voté à Lucknow, capitale de l’Uttar- Pradesh, État le plus peuplé d’Inde et baromètre de la vie politique indienne.Il s’est déclaré certain de voir bientôt son parti diriger, pour la première fois, le gouvernement indien.Le BJP a vivement pris à partie M.Rao pour avoir déclaré à plusieurs reprises qu’une victoire du BJP conduirait l’Inde à l’anarchie et à l’éclatement.Ce sont les propos d’un «homme qui mène sa dernière bataille le dos au mur», a déclaré son porte-parole.Selon les estimations disponibles, 50 à 55 % des quejque 220 millions d’indiens appelés à voter hier dans 17 États et territoires de l’Union se sont rendus aux urnes.En raison de l’immensité de la tâche logistique pour faire voter 600 millions d’électeurs, le scrutin a été divisé en trois phases.Il a commencé le 27 avril et se poursuivra le 7 mai.Les bulletins de vote ne commenceront à être dépouillés que le 8 mai et les résultats devraient être disponibles vers le 10 mai.Le vote d’hier s’est dans l’ensemble déroulé dans le calme, a déclaré M.S.Gill, responsable de la Commission électorale.Peres dissipe les craintes de l’OLP sur Hébron Dérive autoritaire en Croatie Tudjman déclare la guerre à l’opposition Okucani (AFP) — Le président croate Franjo Tudjman a déclaré hier la guerre à {’opposition et a appelé au renforcement de l’unité nationale dans un discours virulent prononcé à Okucani, à l’occasion du premier anniversaire de la reconquête par l’armée croate de la Slavonie occidentale.M.Tudjman, arrivé en hélicoptère en provenance de Zagreb au stade d’Okucani — une ville de Slavonie occidentale — s’est adressé sous un soleil de plomb à des milliers de Croates 'et de soldats venus l’accueillir dans une ambiance de fête foraine.' Après une minute de silence dédiée aux victimes de la guerre, il a attaqué avec une rare violence l’opposition croate, l'accusant de ne pas respecter «l'ordre constitutionnel croate défendu dans le sang versé par les victimes croates pour la patrie (.) comme c'est le cas à Zagreb».Le Conseil municipal de Zagreb a été dissous mardi par le gouvernement croate en raison d'une «illégalité» commise dans ses travaux.L'opposition.pourtant triomphante dans la capitale croate, a élu à quatre reprises un maire, toujours rejeté par le président Tudjman.qui peut légalement contester la nomination du maire de Zagreb.Emporté par une colère grandissante, M.Tudjman a défendu sa fermeté envers la faible opposition en Croatie, n’hésitant pas à la comparer au parti nazi dans les années trente en Allemagne.«La montée du nazisme en Allemagne a été possible en raison du manque de fermeté de la démocratie et de l’Europe, et nous devons empêcher ceux qui ne représentent pas la majorité de prendre le pouvoir en Croatie», a-t-il déclaré en brandissant un poing, vivement applaudi par les membres de son gouvernement présents à ses côtés sur une tribune improvisée.La Croatie «ne peut se permettre qu’une mésentente interne remette en question l’existence même de la Croatie et de son peuple», a-t-il dit •Il a fallu défendre l’idée de la souveraineté croate, dont personne ne voulait à l’étranger (.) Nous n 'avons pu réaliser ce but qu'avec une politique de réconciliation nationale, et f appelle tout le peuple croate à la réconciliation et à la reconstruction de la Croatie».a encore déclaré M.Tudjman.Jérusalem (Reuter) — Shimon Peres s’est dit convaincu que l’agression d’un rabbin par des Palestiniens, mercredi à Hébron, était une raison supplémentaire pour hâter le processus de négociations avec l’OLP afin de régler définitivement le sort de la Cisjordanie.Prévues par l’accord historique de 1993 sur l’autonomie transitoire des territoires occupés, ces négociations, qui portent également sur le statut futur de Jérusalem, s’ouvriront dans les délai dimanche à Taba, station égyptienne de mer Rouge.Israël sera représenté à cette séance inaugurale par Uri Savir, directeur général du ministère des Affaires étrangères, et l’OLP par Mahmoud Abbas, principal artisan, avec Peres, des négociations secrètes d’Oslo qui ont abouti à l’accord de 1993.Les deux parties devraient s’entendre sur un ordre du jour avant d'ajourner leurs discussions — qui devraient durer deux bonnes années — au lendemain des élections israéliennes du 29 mai, déclare-t-on de source palestinienne.Aux termes de la «déclaration de principes» signée à la Maison-Blanche en septembre 1993.Israël est censé avoir auparavant achevé son évacuation partielle de Hébron où il continuera néanmoins à protéger quelques 400 colons purs et durs.L’agression à coups de poignard d’un rabbin âgé dans ce foyer de tension persistant faisait craindre aux dirigeants de l’OLP qu’Israël n’en prenne prétexte pour retarder la remise de la ville à l’Autorité palestinienne qui aurait déjà du avoir lieu en mars.Mais, retour de Washington et Paris, le chef du gouvernement israélien a dissipé leurs craintes en soulignant qu’il tiendrait sa promesse à Yasser Arafat, comme celui-ci avait tenu la sienne en faisant supprimer de la charte palestinienne les appels à la destruction d’Israël.L’agression du rabbin Nissim Gou-dai, qui a été grièvement blessé, ne fait que souligner la nécessité d’évacuer Hébron, a souligné Peres, en ajoutant: «Pourquoi faudrait-il que nous gardions les 160 OOO habitants arabes de Hébron?» Shimon Peres doit discuter aujourd’hui avec les responsables de l'armée et de la sécurité de la mise en oeuvre pratique de cette évacuation, apprendon de source israélienne.En revanche, Peres annonce, dans une interview au Nouvel Observateur.que le bouclage des territoires autonomes restera en vigueur jusqu’aux élections.E N B K K F ?DÉMISSION AU PÉROU Lima (AFP) — 1 jv président de l’Institut péruvien de sécurité sociale (IPSS), Luis Castaneda Lossio, a remis hier sa démission; il est en complet désaccord avec le projet du président Fujimori de privatiser un Institut qui a charge de huit millions de Péruviens à très faible revenu.«On ne peut pas inscrire la médecine à la Bourse avec pour effet que seuls ceux qui ont plus de revenus puissent y avoir accès; privatiser (la sécurité sociale) serait un geste cruel», a notamment affirmé le démissionnaire, considéré comme le meilleur membre de la fonction publique depuis sa nomination par Fujimori il y a cinq ans et demi.La voie semble maintenant libre pour que l’IPSS passe au secteur privé, le président Fujimori ayant déjà donné le ton en avril lorsqu’il a désigné comme ministre de la Santé un entrepreneur privé du secteur des assurances.-?- LES ÉVÊQUES DÉNONCENT LE RÉGIME Varsovie (AFP) — Les évêques polonais ont dénoncé hier le retour aux pratiques communistes de la coalition ex-communiste au pouvoir, dans un communiqué publié à l’issue d’une Conférence plénière de l’épiscopat à Varsovie.Dans ce document, les évêques se sont inquiétés des «tentatives de plus en plus fréquentes de soumettre la vie sociale et culturelle aux mêmes règles qui, dans le passé, avaient déjà fait beaucoup de tort à la vie de la nation».Ils ont dénoncé notamment «la tentative de soumettre le système de l’éducation nationale aux principes d’une idéologie compromise».L’épiscopat a déploré également le «manque de références aux valeurs nationales et chrétiennes» dans le projet de la nouvelle Constitution polonaise en cours d’élaboration au Parlement.-?- BILAN NÉGATIF POUR CHIRAC Paris (Reuter) — Cinquante-trois pour cent des Français jugent le bilan de l’action de Jacques Chirac négatif un an après son élection, selon un sondage Ipsos-Le Point.Cette enquête montre que 39 % d’entre eux portent un jugement positif et que 8 % ne se prononcent pas.Elle a été réalisée auprès d’un échantillon de 937 personnes les 19 et 20 avril.Les mécontents se recrutent surtout parmi les sympathisants communistes (89 %), socialistes (77 %), Front national (55 %) et écologistes (54 %).En revanche, les proches du KPR (73 %) sont satisfaits du chef de l’Etat, devant les sympathisants UDF ((56 %).LES MÉDIAS, OUTIL DU PROLÉTARIAT Pékin (Reuter) — lu Chine a publié hier un nouveau dictionnaire du journalisme qui présente les médias comme un outil du prolétariat «Idéologiquement très orthodoxe, le dictionnaire insiste sur la notion de classe de la presse communiste, ses principes prolétariens et son role de porte-parole», écrit l’agence de presse Xinhua.Le dictionnaire est «essentiel pour les journalistes.Il peut apprendre aux jeunes l’ABC du métier», ajoute Xinhua.Les médias chinois existent pour épouser la cause communiste, rappelle ce nouveau guide.«Il rappelle aux gens l’objectif de la presse révolutionnaire (.) L’injonction de Mao selon lequel la presse du Parti doit propager inconditionnellement la ligne politique et les orientations du comité central du Parti».Depuis l’arrivée des communistes au pouvoir en 1949, il n’y a aucune télévision, radio ou journal indépendant en Chine.-?- CONTROVERSE SUR UN COLLOQUE New York (Reuter) — Au moment où l’ONU est au bord de la faillite, des diplomates s’interrogent sur le bien fondé de l’envoi de personnalités en Papouasie Nouvelle-Guinée pour participer à un séminaire sur la décolonisation.En son temps fer de lance de l’accession à l’indépendance de pays colonisés, la commission de la décolonisation a ralenti ses activités ces dix dernières années, mais l’Assemblée générale lui alloue régulièrement des fonds.Le séminaire, prévu du 12 au 14 juin à Port Moresby, devrait coûter environ 150 000 dollars.Interrogé sur l’opportunité d’organiser une réunion dans le Pacifique, le sous-secrétaire général Mar-rack Goulding a répondu que certains membres de la commission contestaient au secrétariat de l’ONU le droit de leur suggérer de ne pas exercer les activités pour lesquels ils ont été mandatés.Le président de la commission, Alimany Pallo Bangura, ambassadeur de la Sierra Leone, a déclaré que le gouvernement de Papouasie Nouvelle-Guinée avait invité la commission et qu’il ne voyait pas de raison de décliner cette invitation.Lors du séminaire tenu l’an dernier à Trinité et Tobago, les membres de la commission elle personnel de l’ONU affecté à l’organisation de la réunion étaient plus nombreux que les représentants des territoires concernés.VENTEUX BROUILLARD PLUIE AVERSE ORAGE NEIGE VERGLAS Goose Bay Blanc Sablon Kuujjuarapik ¦ 5/-6 La Grande IV Sept-îles ¦ 9/4 îles de la Madeleine /'//,?** Chlbougamau 61-3 " Rivière-du-Loup p 14/3 14/0 ¦ J Chicoutimi y k Québec ¦ 10/-2 Val d’Or 16/3 Trois-Rivières ¦ ,17/3 lherbrooke mtréal min 5 max 'ENVIRONNEMENT CANADA Temperatures : MAX / MIN O Lever 5h40 Coucher 20h02 Aujourd'hui Ce Soir Samedi Dimanche Lundi max *14 'l'i'f’ij1 2 SS ma* 13 Aujourd'hui Ce Soir Samedi Dimanche Lundi 17 ™n 3 mai 13 Météo-Conseil x 1 900 451-4453- ¦?I EmiioorwmwtCiwdi Frais applicables ^ lwl La météo i ta source Aujourd'hui Ce Soir "Samedi Dimanche Lundi I, K D E V 0 I H , I.K V E N l> It K I) I » M Al I II I) II A (i LE DEVOIR ECONOMIE XXH ISE-300 DOW JONES SCAN OR -13,231 -33,94 -76,95 -0,08 +0,80 2472,65 5117,19 5498,27 73,38 394,10 ÉTATS-UNIS Une croissance plus forte que prévu.Washington (Reuter) — L’économie américaine a connu une croissance plus forte que prévu de 2,8 % au premier trimestre 1996, grâce à une consommation élevée, a annoncé hier le département du Commerce.Le produit intérieur brut (PIB) a progressé de 2,8 % en taux annuel, après une croissance de 0,5 % seulement au quatrième trimestre de 1996, selon l’estimation du département.Les économistes de Wall Street anticipaient en moyenne 1,8 %.Le département du Commerce a attribué cette progression à une forte augmentation des dépenses de consommation — 3,5 % après 1,2 % au quatrième trimestre — et une hausse des investissements des entreprises (12,1% contre 3,1 %) Les achats de nouveaux ordinateurs ont ainsi contribué à hauteur de 0,8 % au PIB, a souligné le département.Hors ordinateurs, le PIB a progressé de 2 % après une contraction de 0,3 % au quatrième trimestre 1995, selon le ministère.Le commerce extérieur a en revanche été un point noir, avec une hausse de 9,2 % des importations au premier trimestre, largement supérieure à celle de 2,7 % des exportations.inquiète les marchés I: ew York (Reuter) Les valeurs américaine ont chuté lourdement hier après que l’annonce d’une croissance du PIB nettement plus forte que prévu, de 2,8 %, au premier trimestre, eut entraîné une vague de dégagements sur les effets du Trésor, l’emprunt à 30 ans passant la barre fadidique des 7 %, à 7,06 %, emporté par les inquiétudes à la veille de la statistique d’avril du chômage.Le Dow Jones des industrielles a chuté de 76,95 points, soit 1,38 %, à 5498,27, la 22' plus forte baisse de son histoire.Après dix records d’affilée, l’indice Nasdaq Composite recule de 21,41 points (1,78%) à 1178,25.La croissance du PIB dépasse d’un point entier les 1,8 % auxquels s’attendaient les analystes et s’ajoute à plusieurs données économiques publiées récemment, nettement au-dessus des prévisions elles aussi.Les boursiers estiment toutefois qu’il faudrait une surprise considérable pour que la statistique de l’emploi suscite d’aussi fortes réactions sur les marchés financiers aujourd’hui que celles de février et mars.Alors que l’on s’attend en moyenne à 129000 nouveaux emplois non-agricoles, David Shulman (de Salomon Brothers), estime qu’il faudrait un chiffre nettement supérieur à 200 000 pour que le marché s’en trouve ébranlé.Les éléments préparatoires à un relèvement des taux se mettent en place, dit un autre professionnel, qui attend cette hausse fin 1996 ou début 1997.70 emplois perdus à Montréal Incompréhension autour de la fermeture de CAST GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR CAST Camionnage fermera ses portes le 1er juillet, retirant leur emploi à au moins 70 des 84 employés que comptent ses effectifs, pour s’en remettre entièrement à la sous-traitance auprès d’autres camionneurs.«On a fait l’analyse.Les marges bénéficiaires n’étaient tout simplement pas là.De plus, l’équipement est trop vieux.Il aurait fallu investir cinq millions dans le renouvellement de la 1 flotte de camions et des châssis», a souligné le directeur général de CAST Camionnage, Gilles Beaupré, qui ajoute: «Lorsque quelqu’un vous offre de faire le travail au même prix ou moins, sans que la compagnie ait à faire les investissements requis.» CAST Camionnage, devenue officiellement une filiale du Canadien Pacifique en janvier 1995, dispose d’une flotte de 56 camions, dont 39 sont dans un état de désuétude avancée.Les 17 autres unités, plus récentes, ne répondent toutefois pas aux besoins pour les longs trajets.«Nous recevons 1700 conteneurs par semaine à Montréal.Déjà, avec 56 camions, nous ne pouvons absorber tout ce volume, l’excédent étant alors confié à des camionneurs privés, a : renchéri M.Beaupré.Nous faisons, en fait, 55 % du travail, la partie re§-, tante étant confiée à l’extérieur.» A .partir du juillet, ce sera 100 % du travail qui sera confié à l’extérieur.Cette décision retirera leur emploi à 70 employés syndiqués, affiliés aux Teamters (FTQ).«Notre mandat, notre priorité, c’est de conserver l’emploi de nos membres, et non de négocier les modalités des primes de séparation», a insisté Richard Lamou-reux, des Teamsters.«Les employés ¦ touchés ont 45 ans, en moyenne, et ¦ ont entre 15 et 25 ans d’expérience.Nous allons nous battre jusqu’au .bout, même si l’entreprise ferme tout de même ses portes.» C’est l’incompréhension totale autour de cette fermeture.«Après la fermeture du siège social de CP Rail à Montréal, c’est à notre tour.Nos salaires oscillent autour de 16,61 $ l’heure.Dans les installations de CAST à Détroit et à Chicago, les gars gagnent 15 $ US l’heure.Ce n’est donc pas une question de rémunération», a fait remarquer Richard Lamoureux «Quand l’entrepri- se nous disait qu’elle connaissait des difficultés, nous avons toujours écouté.Ce fut le cas en 1991.Nous avons alors accepté un gel des salaires, nous avons lait une croix sur les augmentations salariales accordées pour chacune des deux années suivantes en retour d’une pronjesse de modernisation de la flotte.» A peine 30 % de la flotte fut effectivement renouvelée en 1994, «mais pas avec le bon équipement», alors que CAST modernisait au même moment la totalité de sa flotte à ses installations de Détroit et de Chicago.«Nous savions que l’entreprise traversait une autre période difficile.Lorsque la décision de fermer fut prise, en mars dernier, c’est le syndicat qui a fait les démarches auprès de l’employeur pour trouver des avenues de solution, a souligné le représentant syndical.Nous étions prêts à rouvrir la convention.Nous leur avons proposé également d’examiner la possibilité que les chauffeurs de l’entreprise achètent leur véhicule.Nos propositions sont demeurées lettre morte.Tout ce qu’ils nous ont dit, c’est que le CP ne voulait plus mettre un sou dans l’entreprise.» «Même si les syndiqués voulaient réduire leur salaire, cela ne réglait pas le problème de rentabilité, a rétorqué Gilles Beaupré.Certains camionneurs nous ont effectivement offert de demeurer à contrat, mais cela ne nous éviterait pas d’investir dans le renouvellement des châssis à conteneur.Nous continuons tout de même d’examiner toutes les possibilités.» CAST Camionnage, exploitée en tant que centre de profit distinct entièrement dédié aux activités conteneurs du CP à Montréal, est devenue une filiale du CP en janvier 1995.Ce conglomérat venait de recevoir l’aval de l’Office national des transports à une transaction, contestée alors par le CN, impliquant l’acquisition de CAST Amérique du Nord, propriétaire de cinq porteconteneurs.Ajoutant ces bateaux à sa propre flotte de 15 navires, le CP prenait le contrôle de plus de 80 % du transport par conteneur au Port de Montréal, qui enregistre le plus important trafic de ce genre au Canada Cette acquisition, dont le coût est évalué à 70 millions, a été effectuée après que CAST Amérique du Nord eut mené à terme une restructuration qui a eu pour effet de faire passer ses effectifs de 800 à 500 personnes.¦ HMIi Afrique du Sud (rand) 0,3322 Hong-Kong (dollar) 0,1814 Allemagne (mark) 0,8912 Indonésie (rupiah) 0,000608 Australie (dollar) 1,1204 Italie (lire) 0,0009 Barbade (dollar) 0,7077 Jamaïque (dollar) 0,03719 Belgique (franc) 0.0443 Japon (yen) 0,01305 Bermudes (dollar) 1,3774 Mexique (peso) 0,2033 Brésil (real) 1,4624 Pays-Bas (florin) 0,8159 Caraïbes (dollar) 0.5238 Portugal (escudo) 0,009 Chine (renminbi) 0,1696 Royaume-Uni (livre) 2,0481 Espagne (peseta) 0.01104 Russie (rouble) 0,000284 États-Unis (dollar) 1,3627 Singapour (dollar) 0.9977 Europe (ECU) 1.7247 Suisse (franc) 1,1162 France (franc) 0.2640 Taïwan (dollar) 0.05206 Grèce (drachme) 0.00587 Venezuela (bolivar) 0,003015 La dette a grimpé de 35% en trois ans Toutes administrations publiques confondues, les comptables agréés calculent que le Québécois moyen doit plus de 20 000 $ PRESSE CANADIENNE Vous l’ignoriez peut-être mais, de 1992 à 1995, votre déficit cumulé, en tant que contribuable, a grimpé de 35%.En fait, vous étiez endetté de 14 885 $ en 1992 et vous l’étiez de 20 030 $ en 1995.Aujourd’hui, en 1996, vous l’êtes encore un peu plus.Cette sombre évaluation provient de l’Ordre des comptables agréés du Québec, qui vient de publier, pour la quatrième année consécutive, son bilan financier personnel du citoyen québécois.Pour calculer la dette du citoyen québécois moyen, l’Ordre compile les données émanant de toutes les administrations publiques auxquelles il paie des taxes et impôts: les gouvernements d’Ottawa et de Québec, avec leurs sociétés, le secteur parapublic, les municipalités et les commissions scolaires.En fait, l’Ordre applique les mêmes règles que les comptables utilisent pour préparer les bilans financiers des entreprises privées.Il définit ici le déficit cumulé comme étant la partie des dettes et des engagements qui n’est pas couverte par l’actif.«Au total, les dettes et les engagements représentaient près du double de la valeur des éléments d’actif matériels et financiers que nous possédons.» L’endettement du Québécois moyen n’a pas fini de croître, même si les gouvernements clament haut et fort qu’ils assainissaient enfin les finances publiques.D’après l’Ordre, en 1996, le citoyen québécois devra encore 21 280 $ et même 22 375 $ en 1997.Uniquement en intérêts sur la dette, le Québécois moyen déboursait 200 $ par mois en 1995.C’est presque le même montant que pour l’ensemble des prestations pour l’aide sociale, l’assurance-chômage, les prestations fiscales pour enfants et les pensions de viellesse.L’Ordre prévoit toutefois une lumière au bout du tunnel, au cours des deux prochaines années.En 1994, le déficit annuel des administrations publiques a diminué, puis s’est stabilisé en 1995.En 1996 et 1997 cette fois, la baisse devrait s’intensifier, grâce aux mesures prises par les gouvernements.L’organisme rappelle que l’équilibre budgétaire constitue une condition essentielle au redressement des finances publiques à plus long terme.En plus de rédiger son bilan financier du citoyen, l’Ordre a publié un autre document, «Une question de confiance», dans lequel il prêche pour une plus grande transparence en matière de finances publiques.L’Ordre conseille aux gouvernements d’améliorer la qualité des prévisions sur lesquelles se fondent les DÉFICIT PUBLIC CUMULÉ PAR CITOYEN QUEBECOIS 18 690$ 20 030 $ 21 280 $ 22 375$ 16 835$ 14 885$ I.il liW »Bi fill! |||| lliiii i1 ’: : : ; ?» «iülj i i|iü « il lié I I! liillillllini; 1992 1993 1994 1995 1996 1997 (+13,1%) (+11%) (+7,7%) (+6,2%) (+5,1%) mm Données réelles Estimations budgets.Les ministres et la haute administration publique devraient rendre des comptes sur l’écart entre leurs hypothèses de départ et la réalité de leurs dépenses, si tel est le cas.L’organisme suggère également de constituer des budgets distincts pour les dépenses courantes et les immobilisations, en mettant l’accent sur la comparaison entre les revenus et les dépenses, plutôt que sur les mesures fiscales.L’Ordre propose même de consacrer dans une loi le droit à l’information des citoyens sur le budget et d’émettre des rapports périodiques.L’Ordre représente 16 000 comptables agréés au Québec, la moitié exerçant en cabinet, l’autre moitié oeuvrant au sein des entreprises, des administrations publiques et dans l’enseignement Bernard Landry lance Placements Québec Le nouveau service vise à accroître à cinq milliards le stock des obligations d'épargne ANDRÉ BELLEMARE PRESSE CANADIENNE Québec — Le ministère des Finances du Québec vient de mettre sur pied un nouveau service financier, Placements Québe», destiné aux épargnants québécois et qui permettra au gouvernement d’accroître la part de financement de ses opérations auprès de la population.«C’est à eux que nous souhaitons verser les intérêts sur nos emprunts», a expliqué, hier en conférence de presse, le ministre des Finances, Bernard Landry, en lançant ce nouveau service émanant de son ministère en compagnie du sous-ministre Alain Rhéaume et d’autres officiers du ministère.Après un appel de propositions, la Banque Nationale a obtenu le mandat d’implanter et de gérer Placements Québec.Il s’agit d’un mandat de cinq ans.Le gouvernement s’est fixé comme objectif d’atteindre cinq milliards d’ici à trois ans chez les citoyens.Les bureaux de Placements Québec, situés sur la Grande-Allée, non loin du parlement, abriteront 39 employés de la Banque Nationale et 12 du ministère des Finances pour as- surer le fonctionnement et répondre aux questions des gens.D’après le ministre Landry, il ne s’agit pas pour le gouvernement de concurrencer d’une manière ou d’une autre les institutions bancaires et financières dans le domaine de l’épargne mais, au contraire, de travailler en partenariat avec elles.Il a précisé que Placements Québec irait chercher pas plus de 15 % de l’augmentation annuelle des épargnes des Québécois.«Cette nouvelle approche d’émission de nouveaux produits et de modernisation de la commercialisation permettra au gouvernement de diversifier ses sources de financement et ses instruments d’emprunt et d’émettre également des produits qui correspondront mieux aux besoins des citoyens», a dit M.Landry.Ce dernier a ajouté qu’en intensifiant le financement directement auprès des épargnants québécois, cela consti- En 1985, 12 % des emprunts du gouvernement étaient constitués d’obligations d’épargne.Cette proposition est tombée à 3 % en 1996 tuera une source de financement naturel pour le gouvernement et plus stable que le marché des capitaux.«Le stock des obligations d’épargne se situe maintenant à 1,6 milliard $ et on veut l’augmenter à 5 milliards $ d’ici à trois ans, ce qui permettra de faire passer la proportion de notre dette en produits d’épargne de 3 % à 9 %.» «Nous voulons demeurer modestes et éviter de drainer une trop forte partie de l’épargne québécoise.En d’autres termes, nous ne voulons pas faire de vagues et ce que Ross Perrot (ex-candidat à la présidence des Etats-Unis) appelait un big sucking sound.On veut plutôt rétablir tranquillement une position historique sans faire de vagues ni perturber le marché», a ajouté le ministre des Finances.Quant aux obligations d’épargne, offertes aux citoyens depuis 1963, elles correspondent de moins en moins aux besoins de la population, selon M.Landry.En 1985, 12 % des emprunts du gouvernement étaient constitués d’obligations d’épargne.Cette proposition est tombée à 3 % en 1996.Les marchés financiers ont évolué depuis les années 60 et, entre autres, les régimes enregistrés de retraite suscitent de plus en plus l’intérêt.Les obligations d’épargne demeurent néanmoins dans la gamme des produits financiers et, cette année, elles offriront les mêmes avantages.Leur taux de rendement sera rendu public bientôt par le ministre des Finances au début de la campagne d’émissions qui aura lieu de la mi-maj au 1er juin.A compter de cette année cependant, les détenteurs des nouvelles obligations recevront, en remplacement de leurs certificats traditionnels, des états de compte trimestriels leur permettant de suivre la valeur du capital et des intérêts accumulés relatifs à leur placement.Lors de la prochaine émission des obligations, tous les citoyens sans exception pourront adhérer à un nouveau mode d’épargne au moyen de prélèvements périodiques dans un compte détenu auprès d’une institution financière, a,assuré le ministre des Finances.E N BREF ?LES PAPETIÈRES À 92 % DE LEUR CAPACITÉ En mars dernier, l’industrie canadienne du papier journal a fonctionné à 92 % de sa capacité, en regard de 99 % un an plus tôt.Pour ce mois, la production s’est établie à 768 000 tonnes, soit 4,6 % de moins que le volume de mars 1995.Le total des expéditions des producteurs canadiens s’est chiffré à 747 000 tonnes, ce qui reflète une baisse de 6,2 %.A la fin de mars, les stocks détenus par les producteurs canadiens s’établissaient à 414 000 tonnes, soit 21000 tonnes de plus que le mois précédent.Durant le premier trimestre de 1996, la production s’est accrue de 5,2 % comparativement à celle de la période correspondante de 1995, pour atteindre 2,33 millions de tonnes.Ainsi pour ces trois mois, l’industrie a fonctionné à 95 % de sa capacité, comparativement à 93 % un an plus tôt.Le total des expéditions a régressé de 0,9 %, pour se situer à 2,2 millions de tonnes.tion ont totalisé 50,9 millions, comparativement à 48,8 millions pour la période correspondante de 1995.Au cours du premier trimestre, les frais de recherche et de développement se sont élevés à 6,9 millions, en hausse de 2 millions sur les 4,9 millions de la période correspondante de l’an dernier.Au 31 mars 1996, l’actif total de la Société s’établissait à 535 millions, comparativement à 276.3 millions un an auparavant.L’encaisse et les placements temporaires s’élevaient à 295,7 millions, par rapport à 55,1 millions.Le fonds de roulement a plus que triplé pour se fixer à 344,2 millions, contre 102.4 millions.BioChem a terminé le trimestre avec un avoir des actionnaires de 381,1 millions, pour un actif de 535 millions, ce qu ire-présente un taux de capitalisation de 71 %.aux oesoins ae la population, selon sure le ministre des Finances.Le prix élevé du papier I rogne le profit de Southam SUZANNE DANSEREAU (les journaux) ne survivrons que si : DE MONTREAL LE 3TC S’AVERE PROFITABLE POUR BIOCHEM BioChem Pharma a réalisé des profits nets au cours du premier trimestre de 1996 principalement grâce aux redevances sur les ventes du 3TC.Une rentabilité accrue des activités diagnostiques a aussi été un facteur positif.Le bénéfice net a atteint 1,4 million, ou 3 cents par action, pour les trois mois terminés le 31 mars 1996, comparativement à une perte nette de un million ou deux cents pour le même trimestre l'an dernier.Les produits d'exploita- MAGASINS LE CHÂTEAU: RECUL SENSIBLE DU BÉNÉFICE IpC) — Les Magasins Le Château du Canada a annoncé hier que pour l’exercice terminé le 27 janvier 1996, les ventes totalisaient 142 millions de dollars, en regard de 159,8 millions pour l’exercice antérieur.Le bénéfice net s’établissait à 1,5 million, ou 33 cents par action, contre 4,6 millions, ou 1,10 $ par action, il y a un an.Le conseil d'administration a par ailleurs décrété un dividende trimestriel de 7,5 cents par action subalterne de catégorie A avec droit de vote et par action de catégorie B avec droit de vote, payable le 31 mai aux actionnaires inscrits en date du 17 mai 1996.SUZANNE DANSEREAU PRESSE CANADIENNE Toronto — A cause de la hausse du prix du papier journal, la compagnie Southam a rapporté des profits moins élevés pour le premier trimestre de 1996.La plus importante chaîne de journaux au Canada a rapporté hier des profits de 2,4 millions comparativement aux 3,4 millions enregistrés lors du premier trimestre de 1995.Dans un discours livré lors de l’assemblée annuelle des actionnaires, le président de la compagnie, William Ardell, a expliqué que Southam avait réussi à réduire de 8,5 % son utilisation de papier, mais que le coût a augmenté de 50 %, ce qui a fait grimper sa facture de près de neuf millions.Et il a prédit qu’en dépit d’une stabilisation des prix prévue pour 1996, les coûts seraient encore entre 10 et 15 millions plus élevés cette année.N’eut été de ce facteur, Southam aurait connu une meilleure performance financière, a poursuivi M.Ardell: les résultats du premier trimestre dénotent en effet une hausse de revenus dans les secteurs de la publicité (4 %); du tirage (9 %) et des communications d’affaires (11 %).Globalement, les revenus de Southam se sont accrus de 5 % par rapport au trimestre de l’an dernier, soit à 249 millions contre 236 millions.En 1995, Southam avait affiché d’importantes pertes de 53,4 millions $.M.Ardell a mentionné par ailleurs que la rationalisation suivait son cours chez Southam.La compagnie entend mettre 750 personnes à pied did trois ans.En même temps, elle compte améliorer la qualité du contenu journalistique qu’elle produit.car selon le président, «nous (les journaux) ne survivrons que si nous retournons à la qualité de contenu que nous affichions dans les années 70.» Lors de la période de questions, le président du syndicat qui représente les 5000 employés de Southam, Peter Murdoch, est intervenu pour dénoncer ce qu’il croit être un paradoxe.«Les journalistes sont stressés (par les mises à pied) et on leur demande de maintenir la même qualité de travail», a-t-il déclaré.M.Ardell a indiqué que Southam, tout en rationalisant, créerait des emplois dans les nouveaux projets qu’elle entend développer.L’entreprise vient entre autres d’ouvrir des sites pour ses journaux dans l’Internet.En partenariat avec Radio-Canada, elle a soumis un projet de canal de nouvelles au CRTC et elle compte donner de l’expansion à son agence de presse Southam News, dans le but éventuel de vendre ses nouvelles à d’autres publications.Southam détient 18 quotidiens, incluant Tlie Montreal Gazette, The Ottawa Citizen, The Calgary Herald, The Vancouver Sun et The St.Catka-rines Standard dont la vente vient d’être conclue cette semaine.La compagnie est en partie détenue par deux autres géants des communications, Power Corp.et Hollin-ger.Cette semaine, Hollinger a acheté sept journaux dans les Maritimes.Selon Peter Murdoch, ce geste représente une menace pour la démocratie, car il augmente considérablement la concentration de presse au Canada.En réponse à son inquiétude, les patrons de Southam ont défendu Hollinger, hier: «Hollinger n Intervient pas dans la politique éditoriale df ?SCS journaux-, a déclaré André Desmarais, coprésident du conseil d’administration de Southam. I.K II i: V 0 1 II , I.K V K K II It I; I) I II M Al I II II II T É L .: 9 8 5 • 3 3 4 4 AVIS PUBLICS F A X : 9 8 5 - 3 3 4 0 A 7 CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE JOLIETTE, COUR MUNIÇIPALE NO: 95052245 • BREF D'BXÊW'ON • VILLE DE CHARL,.MAGNE, Partie çlemanderesae, -va- MARTIN GARCEAU.Partie défenderesse.Le 14lème jour de mai 1996, à 11h00, au 3488, ARTHUR GENEREUX, MONTRÉAL.Oc, dlalricl de Monlréal.aeronl vendue par autorité de Justice, lea biena et ellela de MARTIN GARCEAU.aalaia en cette cauae.consistant en: t Véhicule Volkswagen Jetta, couleur noir, imm.YRG 169 Qc et acc.Conditions: ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISÉ.Informations: Michel Panneton, huissier du district de Monlréal, GAÉTAN ROV 8 ASSOCIÉS, HUISSIERS, (514)471-8078.955 bout.Des Seigneurs, S-21.Terrebonne Qc.J6W3W5.CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE TERREBONNE, COUR DU QUÉBEC.NO: 715-02-000195-940 -AVIS PUBLIC ROLLAND DORE 8 ALS, Partie demanderesse -va- VALMONT LELIEVRE.Partie défenderesse.Le 15léme jour de mai 1996, é 10h00, au 494 RUE LAFONTAINE, APP.8, REPENTIGNY, P.Q., district de JOLIETTE, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de VALMONT LELIEVRE, saisis en celte cause, consistant en: 1 automobile Ford Taurus, bleue.1992, 4 portes, licence QC ZOO 311.Conditions: ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISÉ Information Maurice Simard, huissier du district de Terrebonne.GUINDON 8 ASSOCIÉS.HUISSIERS, (819) 326-7707, Fax: 326-6972.22, Rue Ste-Agathe.Slo-Agathe-des-Monts, Qc.J8C CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC.DISTRICT DE MONTREAL, COUR MUNICIPALE DE SAINT-LÉONARD NO: 170384 - DEMANDE DE PAIEMENT ET AVIS DE VENTE • LA VILLE DE ST-LÉONARD, Partie Demanderesse, -vs- CENTRE D ARMOIRE DE CUISINE DELTA INC Partie déiendeiesse Le 14e jour de mai 1996, étOhOO, au 6898.JARRY EST, MONTRÉAL, Qc, district de Montréal, seront vendus par autorité de Justice, les biens et elfets de: CENTRE D'ARMOIRE DE CUISINE DELTA INC .saisis en cette cause, consistant en: t Poêle avec lour ,G.E, 1 réfrigérateur: t distributrice à eau.Et autres.Conditions: ARGENT COMPTANT e( ou CHEQUE VISÉ.Information: MICHEL DI FIORE, huissier du district de Montreal, MACERA 8 ASSOCIÉS.HUISSIERS.514-848-0979, FAX: 848-7016 31, rue St-Jacques ouest, rez-de-chaussée.Montréal, Québec.H2Y 1K9 CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC, EAL, MUNICIPALE DE SAINT-LÉONARD.DISTRICT DE MONTR COUR NO: 0012-32695 - BREF D'EXECUTION ¦ LA VILLE DE ST-LÉONARD, Partie Demanderesse, -vs- SOURI ILYESS, Partie défenderesse.Le 13e jour de mai 1996, àtlhOO.au 7457, ELYSÉE, ST-LÉONARD.Oc.district de Montréal, seront vendus par autorité de Justice, les biens et elfets de: SOURI ILYESS, saisis en celte cause, consistant en: t Véhicule automobile de marque Hyundai, modèle Excel.Conditions: ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE Transports Québec Québec a a ?o lLi APPELS D'OFFRES ET DE CANDIDATURES Les appels d'offres qui suivent correspondent aux contrats de services auxiliaires (type A), de construction (type C) et de services professionnels (type P).Contrats de type A et P: seules seront considérées les offres présentées par des fournisseurs possédant les qualifications requises et ayant un établissement au Québec ou, le cas échéant, dans une province ou un territoire visé par un accord intergouvememental.On peut obtenir une copie du dossier d'appel d'offres moyennant le paiement du montant indiqué à la rubrique « Coût du dossier »; ce coût, qui inclut les taxes, est payable en espèces, par chèque ou mandat poste à l'ordre du ministre des Finances et n’est pas remboursable.Pour consulter ou obtenir les documents: f Québec Service des contrats Ministère des Transports du Québec 700, bout.René-Lévesque Est 2e ^age Québec(Québec) G1R 4Y9 Téléphone: (418) 644-8848 Montréal Service des contrats Ministère des Transports du Québec 35, rue de Port-Royal Est 3" étage Montréal (Québec) H3L 3T1 Téléphone: (514)873-6061 Contrats de type C: seules seront considérées les soumissions présentées par des entrepreneurs ayant un établissement au Québec ou, le cas échéant, dans une province ou un territoire visé par un accord intergouvememental, et qui sont titulaires de la licence requise par la Loi sur le bâtiment.Les entrepreneurs doivent commander le dossier d'appel d'offres en leur nom.Le ministère des Transports ne vend plus les dossiers d'appels d'offres pour les contrats de type C; les entrepreneurs doivent désormais les commander par l'entremise des systèmes électroniques d'appels d’offres CIEC de Transcom (1 800 482-2432) ou SIOS, de la Société de gestion des systèmes d'information (1 800361-4637) qui publient également le présent avis d'appel d'offres.On peut toutefois consulter les dossiers au Service des contrats du ministère des Transports aux adresses mentionnées précédemment.Pour tous les types de contrats, les soumissionnaires doivent commander une copie du dossier d’appel d’offres au même nom que celui sous lequel ils entendent soumissionner.En outre, une garantie de soumission peut être exigée sous forme de cautionnement ou sous forme de chèque visé, de mandat, de traite, de lettre de garantie irrévocable ou d'obligations payables au porteur, le montant de la garantie est indiqué à la rubrique « Garantie de soumission exigée ».Le Ministère ne s'engage à accepter aucune des soumissions ou des offres reçues.Le sous-ministre, Yvan Demers, ing.C Contrat no 5410-96-0201 — Reconstruction du pont des Fèves dans la municipalité de Saint-Paul-de-Châteauguay IBeauharnois-Huntingdon).Longueur de 0,2 km.Garantie de soumission exigée: 76 600SIcautionnementI ou 38300$ IautreI Réception des soumissions: salle des soumissions de Montréal.Clôture de l’appel d’offres et ouverture des soumissions: Montréal, le mercredi29 mai 1996, 15 h.C Contrat no 5410-95-0603 — Correction, reconstruction en partie et la pose d’une couche d’usure sur l’autoroute 20, dans les municipalités de Tlle-Perrot et de Pincourt IVaudreuil).Longueur de 6,6 kilomètres.Garantie de soumission exigée: 92200$ Icautionnement) ou 46100$(autre) Réception des soumissions: salle des soumissions de Montréal.Clôture de l’appel d’offres et ouverture des soumissions: Montréal, le mercredi29 mai 1996, 15 h.P Contrat no 5100-95-CA01 — Effectuer, au cours de la période d’avril 1996 à mars 1999, des çomptaggs de circulation et des enquêtes origine-destination dans les directions de Laval-Mille-lles, de Tlle-de-Montréal, de l’Est-de-la-Montérégie et de l’Ouest-de-la-Montérégie du Ministère des Transports.Coût du dossier: 20$ Réception des offres: salle des soumissions de Montréal.Clôture de l’appel d’offres et ouverture des offres: Montréal, le mercredi 29 mai 1996, 15 h.VISE.Inlormalxn.GIUSEPPE VITALE, huissier du district de Montréal.MACERA 8 ASSOCIÉS, HUISSIERS, 514-848-0979, FAX 848-7016.31, rue St-Jacques ouest, rez-de-chaussee, Montréal.Québec H2Y1K9 CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-05-018398-964 COUR SUPÉRIEURE BANQUE LAURENTIENNE DU CANADA Partie requérante -c- ULTIMA FINANCE INC.-et- ROBERT McMAHON -et- RAYMOND CHARETTE Partie intimée AVIS A: ROBERT McMAHON A: RAYMOND CHARETTE.PRENEZ AVIS que les procureurs de la partie requérante ont déposé au greffe de la Cour supérieure du district de Montréal, au 10 rue Saint-Antoine Est, Montréal, une copie d’un préavis d'exercice d'un droit hypothécaire en vue d'une prise en paiement (art.2757 et ss.et 2778 C c Q ) A moins que vous n'ayez remédié aux défauts dénoncés audit préavis dans un délai de soixante (60) jours à compter de l'inscription de ce préavis au Bureau de la Publicité des droits, il pourra être procédé suivant la loi.Montréal, le 29 avril 1996 DOMINIQUE DIBERNARDO, G.A.MES GUY GILBERT.AVOCATS 770, Sherbrooke ouest Bureau 2200 Montréal, Oc.PRENEZ AVIS que STEFFI RAHKEFFITT KATOHA domiciliée au 4525 Royal, Montréal, Québec, H4A 2M9.présentera au Directeur de l'état civil une demande pour changer VILLE DE MALARTIC PROGRAMME D'ASSAINISSEMENT DES EAUX LOT N° 1 INTERCEPTEURS PRINCIPAL ET LAURIER ET CHEMIN D'ACCES DE LA STATION D'EPURATION DOSSIER N 0821-A/B AVIS D’APPEL D'OFFRES La Ville de Malartic.recevra des offres pour la réalisation du lot N 1 du projet d'assainissement des eaux, tel que décrit ci-dessous, avant 15 heures, le 4 juin 1996, à l'hôtel de Ville de Malartic, au 901, rue Royale, Malartic (Québec): - Partie «A» - Travaux d'assainissement Fourniture et installation de conduites d'égout sanitaire et pluvial (200 à 1650 mm de diamètre), incluant la remise en état des lieux et la construction d'une nouvelle structure de chaussée (excluant trottoirs, bordures et pavage), sur environ 1055 mètres linéaires de rues vis-à-vis les tranchées des travaux d'assainissement, construction d'un chemin d’accès d'environ 1350 mètres linéaires, incluant infrastructures de drainage, ainsi que divers autres travaux connexes.- Partie «B» - Travaux municipaux Fourniture et installation de conduites d'égout sanitaire et pluvial (200 à 900 mm de diamètre), de conduites d'aqueduc (100 à 250 mm de diamètre) incluant la remise en état des lieux et la construction d’une nouvelle structure de chaussée (excluant trottoirs, bordures et pavage), sur environ 1185 mètres linéaires de rues vis-à-vis les tranchées des travaux municipaux, ainsi que divers autres travaux connexes.DISPONIBILITÉ DES DOCUMENTS Les documents sont disponibles chez SOPRIN Experts-Conseils inc., 1032, 3e Avenue Ouest, Val-d’Or (Québec) J9P 1T6, téléphone (819) 825-1353, télécopieur (819) 825-1130 à partir du 6 mai 1996.Un paiement de 175,00 $ (taxes incluses) non remboursable, par chèque visé ou mandat payable à l'ordre de SOPRIN Experts-Conseils inc.est exige pour les documents.LIEU DE CONSULTATION À l’hôtel de Ville de Malartic, ainsi que chez SOPRIN Experts-Conseils inc., à Val-d'Or.GARANTIE DE SOUMISSION (2 REQUISES) Chèque visé, tiré sur une institution bancaire ou une caisse populaire faisant affaires au Québec, ou cautionnement de soumission, équivalant à 10% du montant soumissionné, accompagné d’une lettre d’engagement d'une compagnie d’assurance garantissant les obligations de l'entrepreneur pour gages, matériaux et services pour une valeur de 100% (50% gages, 50% matériaux et services) du prix du marché, valide pour quatre-vingt-dix (90) jours, et ce pour chacune des deux parties «A» et «B» du contrat.OUVERTURE DES SOUMISSIONS L'ouverture des soumissions se fera à l'hôtel de Ville de Malartic, immédiatement après l’heure de clôture.S'il est de l’intérêt de la Ville de Malartic, celle-ci peut passer outre à tous vices de forme ou défauts mineurs que peut contenir la soumission.La Ville de Malartic ne s’engage à choisir ni la plus basse, ni aucune des soumissions et ce, sans aucune obligation de sa part envers les soumissionnaires.Aucune soumission par télécopieur ne sera acceptée.Réjean Hamel, directeur général Ville de Malartic son nom en celui de STEFFI RAHKEFFITT ROSENTHAL.Montréal, le 12 avril 1996 STEFFI RAHKEFFITT KATOHA (Demandeur).Prenez avis que Diane Michaud en sa qualité de mère, domiciliée et résidant au 10250, rue Plaza, ville de Montréal-Nord, Québac.H1H 4L8, présentera au directeur de l'état civil, une demande de changement de nom de KIM AYOTTE en celui de KIM AYOTTE MICHAUD.VENTE SOUS CONTRÔLE DE JUSTICE CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTREAL COUR SUPÉRIEURE NO: 500-05-010503-959 CAISSE D’ÉCONOMIE DES POMPIERS DE MONTREAL - Requérante -C.ANNIE-PIER BLACKBURN et JEAN LEWIS et - Intimés - BERNARD ROCHELEAU et RÉMILLARD MOQUIN NADEAU INC.et YALE KLINE LEVITSKY FELDMAN INC.- Mis-en-cause - VENTE PAR APPEL D'OFFRES En ma qualité de personne désignée par le Tribunal en vertu d’un jugement rendu le 20 mars 1996 et agissant au nom du propriétaire, j’entends procéder à la vente de l’immeuble ci-après décrit à la suite d'appel d'offres: DÉSIGNATION Un emplacement ayant front sur la rue Lafontaine, en la Ville de Montréal, connu et désigné comme étant le lot numéro CINQ CENT SEPT de la subdivision officielle du lot originaire numéro VINGT-TROIS (23-507) aux plan et livre de renvoi officiels du Village d'Hochelaga.circonscription foncière de Montréal.Avec bâtisse dessus construite portant les numéros 3656, 3658, 3660 et 3662 rue Lafontaine, Montréal, province de Québec, H1W 1V6.CHARGES ET CONDITIONS DE VENTE: 1.Le montant de la mise à prix est fixé à SOIXANTE-TROIS MILLE DOLLARS (63 000,00 $); 2.Chaque soumission devra être accompagnée d'un chèque visé payable à l'ordre de Gilles Durand en fidéicommis, au montant de 63 000,00 $; 3.Les chèques accompagnant les soumissions qui ne seront pas acceptées seront remis aux soumissionnaires après l'ouverture des soumissions; 4.La vente sera faite sans aucune garantie légale et la personne désignée ne sera tenue personnellement à aucune obligation incombant au vendeur en vertu de la loi; 5.L'acheteur, dont la soumission aura été acceptée devra passer l'acte de vente dans les vingt (20) jours suivant la date où il aura été avisé que sa soumission est acceptée, ce délai étant de rigueur; 6.L’acheteur paiera les frais relatifs à l'acte de vente et aux droits de mutation le cas échéant.Toutes offres sous enveloppes cachetées adressées à moi-même, sur lesquelles la mention suivante devra y apparaître: Offre - vente par appel d'offres - PROPRIÉTÉ: 3656-3658, 3660, 3662 Lafontaine, Montréal devront m’être transmises par courrier recommandé (ou remises de main à main) au moins 24 heures avant l’ouverture des soumissions, le 16 mai 1996, à 14:00 heures à la Caisse d'Économie des Pompiers de Montréal, 2600, boul.St-Joseph Est, Montréal (Québec) H1Y 2A4.Toute offre reçue après cette heure ne pourra être considérée.L’immeuble pourra être visité le 14 mai 1996 entre 13 heures et 17 heures.Repentigny, ce 30e jour d'avril 1996 Gilles Durand PERSONNE DÉSIGNÉE 397, rue Notre-Dame Repentigny (Québec) J6A 2T2 (514) 657-1620 # VILLE DE L MONTRÉAL-NORD APPEL D’OFFRES SCELLEMENT DE FISSURES Dos soumissions dans des enveloppes scellées portant inscription: «SOUMISSION - SCELLEMENT DE FISSURES -CONTRAT NO 598- adressées au bureau du greffier à l'Hôtel de ville do Montréal-Nord seront reçues jusqu à seize heures trente (16 h 30), le Mardi 14 mai 1996 pour les travaux suivants: CONTRAT NO 598: Scellement de fissures sur diverses rues de la ville (quantité: 24 OOO m) Ne seront considérées que les soumissions préparées sur les formules fournies par le directeur du Génie de la Ville.Ces formules de même que les plans et cahiers des charges seront obtenus au bureau du Chef de la Division de l'Approvisionnement, monsieur Yvon Menard, à l'Hôtel de Ville de Montréal-Nord, 4243, rue de Charleroi.Veuillez noter que les heures de bureau sont les suivantes: 8 h 30 à midi et 13 h 30 à 16 h 30 du lundi au jeudi et 8 h 30 à 13 h 00 le vendredi.Chaque soumission devra être accompagnée d'un chèque visé ou d’un cautionnement de soumission au montant de 10% de la valeur totale de la soumission.Si un cautionnement de soumission est fourni, celui-ci devra être accompagné de lettres garantissant l’émission d'un cautionnement d'execution et d’un cautionnement pour gages, matériaux et services.La Ville ne s'engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions reçues, et ce, sans obligation d'aucune sorte envers le ou les soumissionnaires.Lesdites soumissions seront ouvertes à une assemblée du conseil le 14 mai 1996 à vingt heures (20 h) à la Salle des Délibérations, 11155, avenue Hébert, Montréal-Nord.Donné à Montréal-Nord Ce 3 mai 1996 Me Hélène Simoneau LE GREFFIER AVIS DE CLOTURE D'UNE HYPOTHEQUE OUVERTE Article 2715 et suivants du C.C.O.Le 29 avril 1996 à Montréal, province de Québec.CAISSE POPULAIRE DES SOURCES, compagnie régie par la Loi sur les Caisses d'épargne et de crédit ayant son siège social au 45 boulevard Brunswick, à Dollard des Ormeaux, province de Québec, H9B 1P7, créancière, représentée ici par Gilles METCALFE.Débiteur: Leon's Superior Brake Products Inç.agissant sous la dénomination sociale «Automobiles JDL Enr.» ayant sa principale place d’affaires au 4455 boulevard St-Martin Ouest, Laval, Québec, H1T 1C6; Qualification du numéro et d'inscription du droit visé L'hypothèque de la créancière résulte des actes publiés au registre des droits personnels et réels mobiliers respectivement sous les numéros 96-0005620-0003, 96-0005620-0002 le 16 janvier 1996; Dénonciation du défaut du débiteur Le montant total des dettes couvertes par les deux hypothèques ci-haut mentionnées est de QUATRE CENT QUATRE-VINGT-CINQ MILLE DEUX CENT TROIS DOLLARS ET SOIXANTE ET UN SOUS (485,203.61 $) avec intérêts au taux de 7,99% l'an et dont les intérêts totalisent la somme de DEUX MILLE QUATRE CENT DEUX DOLLARS ET VINGT-SOUS (2,402.20 $) en date du 25 avril 1996 et le débiteur est en défaut de: a) payer un découvert de compte de 35,203.61 $; b) rembourser le capital de 450,000.00 $ avec intérêts au taux de 7,99% l’an dont les intérêts totalisent la somme de 2,402.20 $ en date du 25 avril 1996; c) avoir cessé ses opérations et avoir déplacé et fait disparaître les stocks sans autorisation; La créancière hypothécaire, LA CAISSE POPULAIRE DES SOURCES, par les présentes avise qu'en date de ce jour elle clôture les hypothèques ouvertes ci-haut mentionnées afin que les effets hypothécaires ne soient plus suspendus à compter de ce jour; Montréal ce 29ième jour du mois d'avril 1996.Me Gilles METCALFE, avocat de LA CAISSE POPULAIRE DES SOURCES 1010 est, De Liège, bureau 010 Montréal (Québec) H2P 1L2 COUP D'ŒIL BOURSIER i ¦ Correction en formation MICHEL CARIGNAN COLLABORATION SPÉCIALE Une bonne compréhension des phénomènes techniques permet de voir les mouvements prendre place.On peut ainsi agir avant qu’il ne soit trop tard.Je vous ai démontré la faiblesse de la reprise haussière, ensuite le plafonnement du marché, y compris la correction des pétrolières qui a commencé avant les autres.Il y a fort à parier que la correction actuelle sera difficile à contrer et qu’elle devra faire son temps comme une bonne grippe.Tant que cette grippe ne dégénère pas en maladie respiratoire, on s’en sortira sans difficulté.Par contre, mieux vaut prendre des précautions pour limiter les risques de dégénérescence en prenant notre pilule (profits partiels) si on ne l’a pas fait lors du plafonnement d’il y a quelques jours.Comme prévu, l’indice de tous les titres de New York (NYA) s’est frappé la tête contre le plafond et est en train de tomber de l’échelle.La balance penche maintenant du côté des vendeurs, amenant aussi l’indice industriel vers son support de 5400 pour la quatrième fois.Les obligations confirment le prolongement de leur tendance baissière.Il y a début de formation d’un sommet perceptible dans plusieurs secteurs du TSE 300.Les communications, les forestières, les minières, les services publics, la consommation et les industrielles sont les plus forts secteurs des récentes semaines.Ces derniers se contentent toujours de plafonner.Les aurifères restent hésitantes.La gestion se corrige vers sa tendance.Les pétrolières sont presque déjà rendues à la ligne inférieure du couloir haussier, comme prévu.La correction est plus forte du côté américain, mais de notre côté, on n’est pas à l’abri.Si vous avez des titres qui ont déjà commencé à changer de direction avant le début de la correction, imaginez comment les investisseurs vont réagir pendant la correction.La Bourse, ce n’est pas une place pour prendre des risques.C’est un endroit pour gagner de l’argent tout en cherchant à prendre le moins de risques possible.IND COMPOSÉ NEW-YORK (X-NYA NYSE) 150 Jours 330.00 NEW-YORK INDUSTRIELS (X-DJI NYSE) 150 Jours 5500.00 5250.00 5000.00 BOURSE DE TORONTO TSE 300 (X-TT TSE) 150 Jours -5000.00 - 4750.00 -4500.00 Govern.Cdn Bond Oct2001 (OBA TSE) 150 Jours 112.50 110.00 COMMUNICATION TOR.(X-CM TSE) 150 Jours 1000.00 -8500.00 -8000.00 PAPETIERES TOR.(X-PF TSE) -4750.00 1250.00 MINES ET METAUX TOR.(X-MM TSE) -5500.00 -5250.00 5000.00 4750.00 * I 5471 97 Déc , Jan Fév PRODUITS INDUSTRIELS TOR.(X-IP TSE) 150 Jours - 3500.00 3250.00 -3000.00 2 Mal 3599.27 liUlllII AURIFERES TOR.(X-GL TSE) 150 Jours 13000.00 MJ " 2000.00 1000.00 12299.61 \ ¦A/* : llllll.MMfoAÀIII.GESTIONS TOR.(X-MG TSE) 150 Jours h -6000.00 5500.00 5000.00 2 Mai 5855.47 PÉTROLIÈRES TOR.(X-OG TSE) 150 Jours -5250.00 5000.00 4750.00 4500.00 4250.00 | Nov Déc Jan Fév Mar Avr DECISION-PLUS VIDÉOCASSETTE GRATUITE Deux heures éducatives qui pourraient changer votre vie (514)392-1366 Volume (000) Ferme Var.($) Var.(%) BOURSE DE MONTRÉAL XXM:lndice du marché 25586 2472.65 -13.23 -0.5 XCB:Bancaire 14214 2954.43 -11.01 -0.4 XCO:Hydrocarbures 2258 1909.68 -16.44 -0.9 XCM:Mines et métaux 5094 3305.90 -15.86 -0.5 XCF:Produits forestiers 959 2556.79 -10.43 -0.4 XCLBien d'Équipement 2111 2546.60 -18.72 -0.7 XCU.Services publics 4581 2107.17 -11.84 -0.6 BOURSE DE TORONTO TSE 35 25985 263.42 -1.37 -0.5 TSE 100 * 308.91 -2.00 -0.6 TSE 200 * 315.17 -2.29 -0.7 TSE 300 57447 5117.19 -33.94 -0.7 Institutions financières 11571 3848.85 -22.76 -0.6 Mines et métaux 3622 5471.97 -24,48 -0.4 Pétrolières 8802 5094.95 -42.85 -0.8 Industrielles 5340 3599.27 -28.45 -0.8 Aurifères 10295 12299.61 -51,37 -0.4 Pâtes et papiers 1802 4374.83 -26.30 -0.6 Consommation 3337 8335.87 -103.55 -1.2 Immobilières 1863 1537.17 -0.94 -0.1 Transport 1674 5178.02 -75.44 -1.4 Pipelines 890 4022.43 -15.63 -0.4 Services publics 2442 3834.70 -16.62 -0.4 Communications 3899 9234.13 -34.77 -0.4 Ventes au détail 1286 4023.57 -6.57 -0.2 Sociétés de gestion 619 5855.47 -75.34 -1.3 BOURSE DE VANCOUVER Indice général 50326 1281.08 -4.13 -0.3 MARCHÉ AMÉRICAIN 30 Industrielles 43381 5498.27 -76.95 -1.4 20 Transports 4271 2192.79 -16.57 -0.7 15 Services publics 5835 207.66 -2.30 -1.1 65 Dow Jones Composé 53488 1804.06 -20.83 -1.1 Composite NYSE * 346.21 -5.32 -1.5 Indice AMEX * 571.04 -7.98 -1.4 S&P 500 * 654.17 - - NASDAQ * 1178.33 -21.33 -1.8 LES PLUS ACTIFS DE TORONTO Volume Haut Bas Ferm.Vai.Var.Compagnies (000) (S) (S) ($) (S) m ROYAL BANK OF CDA 3415 32.60 32.25 32.50 -0.10 -0.3 j ROGERS COMM INC B 2950 13.45 13.15 13.20 -0.30 -22 • TVXGOLDCP 2733 11.65 11.15 11.45 +0.35 3.2 LYTTON MINERALS 1838 3.95 3.80 395 +0.05 1.3 i CAMBRIDGE 1798 9.75 9.60 9.75 +0.15 1.6 KINROSS GOLD CP 1788 12.20 11.85 12.10 +0.20 1.7 BARRICK GOLD CP 1748 41 85 40 90 41.10 -0.55 -1.3 j CDN IMPERIAL BK 1571 4315 42 90 43.00 -0.10 -02 TOR BK 1523 23 75 23 55 23 60 -0 30 -1.3 ! BCE INC 1379 53.45 53.25 53 35 -020 -0.4 LES PLUS ACTIFS DE MONTRÉAL Volume Haul Bas Ferm.Var.Var.I Compagnies (000) (S) (S) ($> (S) (%) BRESEA RES LTD 1363 17 55 15.45 1700 ?1.60 10.4 NA TL BANK OF CDA 1147 11 70 11 30 11 60 +030 2.7 BEAU CDA EXPLOR 1104 2 05 200 Z01 +0.01 0.5 TOR BK 946 23 75 2355 23 60 -0 30 -1.3 AIR CANADA 919 5.15 506 510 -0.10 •1.9 ROYAL BANK OF CDA 881 32 60 32.30 32 50 -015 -05 EXPLOBREXMC A 794 1 85 152 1 65 +0.15 10.0 CRISTOBAL RE S INC 705 075 042 061 +016 356 BOMBARD ER INC B 697 1925 1915 1925 - .CONMPERIALBK 563 4315 42 95 42 95 -0.10 -02 I.fi I) K V (MK.I.K V K N l> K K I) I K M Al II) Il (I A (S I) rn 0 R 1 A I J Les non-dits du Commissaire w && 23 Mém* VûŒnt avec il nrom.Lise Bisson nette «Il y a eu progrès».En titrant de cette façon le résumé du 25' rapport du Commissariat aux langues officielles du Canada, le Commissaire, Victor Goldbloom, n’a pas induit les citoyens en erreur mais il les a mis sur la mauvaise piste.Anniversaire ou pas, ce rapport ira donc rejoindre la majorité de ceux qui, en un quart de siècle, ont abouti aux limbes.ux Communes, le Bloc québécois s’est fâché net, avec le plus éculé des arguments souverainistes.Il ne saurait y avoir «progrès», estiment ses porte-parole, quand le taux d’assimilation des minorités de langue française continue à aller galopant au Canada anglais.Le Bloc oublie que sa propre politique à l’égard de la francophonie canadienne lui interdit de la déclarer morte à terme, et il a une conception bien simpliste du progrès.Le nombre est un indice lourd, il est vrai, mais la vitalité culturelle compte aussi.Quiconque connaît un tant soit peu les communautés francophones des autres provinces ne peut nier qu’elles sont plus vives et moins folkloriques aujourd’hui qu’hier.Les souverainistes, toujours si prompts à s’insulter du moindre dénigrement du Québec par une voix étrangère, font ici aux autres ce qu’ils détestent qu’on leur fasse.Toujours à cause du même ingrédient: l’ignorance.Ce qui ne donne pas raison à M.Goldbloom pour autant.Qu’il y ait eu «progrès» en 25 ans, c’est bien la moindre des choses! Il s’agit plutôt de savoir, eu égard aux exigences de la Loi canadienne sur les langues officielles, si ce progrès est suffisant.Et cela, vous ne le saurez pas.Rédigé dans la prose lénifiante qui est devenue la marque du Commissariat, le rapport déborde sur 122 pages de non-dits et de petits camouflages qui, comme d’habitude, feraient aisément croire à un lecteur étranger que «les communautés de langue officielle vivant en situation minoritaire», paraphrase pour mettre dans le même sac les francophones du Canada et les anglophones du Québec, vivent des difficultés symétriques et aussi préoccupantes les unes que les autres.Des exemples, parmi des dizaines: ¦ Les tableaux qui présentent la ventilation des 1571 plaintes que le Commissaire a traitées en 1995 disent tout sauf si elles touchaient des droits des anglophones ou des francophones.Il faut dénicher un discret paragraphe et additionner deux données pour apprendre que plus de 80 % des plaintes alléguaient une violation des droits des francophones, et qu’elles vont en augmentant.¦ Le Commissaire ne se permet aucune évaluation Dommage de voir M.Goldbloom user à son tour de fausse symétrie comparée de la gravité de ces plaintes.Or il est évident, à la lecture détaillée, que les manquements à l’égard des francophones sont infiniment plus graves et fondamentaux que les irritants qui touchent les anglophones québécois.¦ Le Québec, l’Ontario et d’autres provinces n’ont pas encore accordé la gestion de leurs écoles à leurs communautés minoritaires?Le Commissaire oublie tout à fait de vous dire que le Québec veut le faire mais en est empêché pour des raisons constitutionnelles, et que les autres prorinces font pour leur part de la résistance active.il Ije Commissaire déplore un peu la diminution des subventions aux groupes minoritaires.Mais il ne dit rien de l’effet autrement plus dur des compressions pour les communautés francophones culturellement isolées, eu égard à la communauté anglophone du Québec dont la sécurité culturelle, en Amérique du Nord, dépasse celle de la majorité francophone.¦ Le Commissaire reproduit sans bémol les plaintes d’Alliance Québec sur le décrochage scolaire et les fermetures d’hôpitaux, comme s’il s’agissait d’une vexation envers la minorité anglo-québécoise et non de situations qui touchent également tous les Québécois.On pourrait continuer longtemps.M.Goldbloom, comme ses prédécesseurs, confond son devoir d’objectivité avec l’apparence de symétrie.Et c’est l’esprit de justice qui en sort bafoué.Encore une fois, cette année, personne ne difa «officiellement» aux Canadiens qu’il n’y a aucune commune mesure entre les inquiétudes des Anglo-Québécois et les immenses obstacles à la rie en français dans les autres provinces.Personne ne dira qu’une seule langue, dans ce pays, est seconde.Lisons encore le rapport, au chapitre de l’avenir: quelle langue ont négligée nos grands penseurs de l’inforoute appelés en consultation par le gouvernement canadien?Quelle langue les fonctionnaires fédéraux ont-ils commencé par oublier en s’engageant sur cette inforoute?Cela aurait-il pu arriver à l’anglais?La symétrie est un leurre et fait le jeu de toutes les hypocrisies.Elle donne une mesure trompeuse du «progrès».Il est difficile de croire qu’un honnête homme comme M.Goldbloom, en arrive là sciemment.Mais sa fonction, en 25 ans, s’est enlisée dans un optimisme de surface, qui courtise aujourd’hui l’insignifiance.Inquiétudes sous les mers Je an-Rober rving Whale est le nom de cette barge contenant plus de 3500 tonnes de mazout qui re-, pose depuis 26 ans par 67 mètres de fond à moins de 100 kilomètres au large des îles de la Madeleine.Abandonnée de façon totalement irresponsable par son propriétaire, la pétrolière Irving du Nouveau-Brunswick qui refuse toujours d’assumer le coût du renflouage, la barge devait être retirée de l’eau l’été dernier.Mais à quelques semaines de l’opération décidée et payée par Ottawa, en juin 1995, on a appris ce que certains — dont Irring — savaient depuis toujours: que la barge contient 6800 litres de BPC.Comme les études n’avaient nullement tenu compte de ce «détail» dans l’évaluation des risques, la Société pour vaincre la pollution n’eut aucun mal à obtenir d’un juge de la Cour fédérale qu’il ordonne le report de l’opération.Alors ministre fédérale de l’Environnement, Sheila Copps commanda un nouvelle évaluation dont les conclusions sont connues depuis mars dernier.A l’instar des études antérieures de son ministère, le rapport rejette l’idée des enrironnementalistes qui suggèrent que l’on retire les BPC avant de renflouer la barge, et s’en tient à la proposition initiale.Mais voilà que cette semaine, nouveau rebondissement, c’est au tour du ministre québécois de l'Environnement, David Cliche, de venir mettre son grain de sel dans cette soupe toxique en rendant publique une étude effectuée par un architecte naval, Paul Barbeau.t S ans façon Même si elles arrivent bien tard, Québec ne s’étant jusqu’ici jamais intéressé à XIrving Whale malgré les risques d’un déversement pour les eaux du golfe et les plages des îles, les observations et les questions posées exigent des réponses.Selon M.Barbeau, l’évaluation fédérale pourrait avoir omis de prendre en compte certains facteurs clés tels l’effet de succion sur îe comportement de la structure de l’épave au moment de décoller du fond marin, la possibilité que la barge se déplace au bout des câbles sous l’influence du courant marin et déstabilise les grues, ou encore qu’on ait sous-évalué la «surpression» de l’air présente dans les réservoirs à la sortie de l’eau, ce qui pourrait causer des explosions entraînant la rupture de la barge.Tout cela peut paraître catastrophiste, mais rappelons que nous avons affaire à un bâtiment de 7000 tonnes qui repose sous une colonne d’eau de 67 mètres et qui contient autant de BPC que tous les transformateurs d’Hydro-Québec réunis.L’opération n’a donc rien à voir avec le renflouage d’une minoune coulée au fond du canal Lachine.Même si Québec a beaucoup tardé à se faire entendre, cela n’atténue en rien la pertinence de ses interrogations.Avant d’aller de l’avant avec une opération dont les conséquences pourraient se révéler aussi désastreuses qu’irréversibles pour la pêche, le tourism me et l’environnement, le nouveau ministre fédéral de l’Environnement, Sergio Marchi, doit y répondre de façon détaillée et satisfaisante.Langue commune, écoles communes Ça y est, le débat sur la langue recommence mais impérativement, il ne peut se faire sans celui de l’intégration de tous les citoyens par l’entremise de l’école commune.Cette école commune doit favoriser l’harmonisation des rapports sociaux et éviter, comme c’est le cas présentement, l’exclusion et la ghettoïsation.I a dispersion des décisions dans les différentes commisr sions scolaires et les différentes écoles françaises dans les réseaux catholiques et protestants, augmente l'ambiguité de l’objectif; surtout si madame la ministre a l’intention d’offrir à la CECM un statut spécial.Ce qu’il faut ce sont des écoles françaises pour tous sans aucune distinction confessionnelle et un projet commun qui favorise l’intégration de tous.Nous y arriverons par l'abolition des commissions scolaires et avec la mise en place, par le ministère de l’Education.d’un prqjet éducatif commun.Le ministère doit reprendre du lea LETTRES -?- dership.C’est à cette condition que nous réussirons à faire de la langue, de la culture qui l’accompagne et de son principal lieu de diffusion, l’école, ce véhicule où en commun nous développerons cette culture et cette raison d’étre communes.Autrement dit, une structure unique et unifiée où il sera possible de se donner un projet de société et un projet éducatif, il n’y aura de langue commune que quand il y aura écoles communes.Réal Gingras Outremont, 27 avril 1996 L’unité canadienne, affaire d’esprit Dans son éditorial du 25 avril dernier intitulé «La taxe de tous les malheurs», Jean-Robert Sansfaçon prouve amplement que, sous prétexte d’unifier le Canada (sic), Ottawa cherche en réalité à l’uniformiser, lenrégimenter et l’inféoder définitivement et inconditionnellement à un pouvoir centraliste et unitaire.En Ontario, maintenant, on commence enfin à dire: «Deux gouvernements, un à Queen’s Park et l’autre à Ottawa, il y en a un de trop.» Celui de Queen’s Park, dont le budget dépasse déjà celui de l’Australie, suffirait amplement.Au Québec, où la chose se discute depuis longtemps, la moitié de la population a fini par comprendre.La vie politique, économique et sociale d’un Etat est affaire d’adaptation à des exigences spécifiques dans l’espace et dans le temps, et de composition adéquate avec des principes de l’action qui ont fait leurs preuves: appréciation rigoureuse du contexte et de la situation, détermination d’objectifs réalisables, maintien du moral, concentration et économie de l’effort, simplicité, souplesse, coordination et coopération par le moyen d’accords bilatéraux.non par l'inféodation à un pouvoir central arbitraire.L’unité canadienne, comme celle du monde entier, est affaire d’esprit, non de fusion organique en un Grand Tout indifférencié et amorphe.René-Marcel Sauvé Toronto, 26 avril 1996 m La fondation David Suzuki À Vancouver, dans le château fort du mouvement écologiste canadien qui a vu la naissance de mouvements comme Greenpeace, un nouvel organisme a fait son entrée.Baptisée du nom du célèbre géné-tiste de l’Université de la Colombie-Britannique, David Suzuki, un personnage mondialement connu pour ses émissions télévisées sur l’environnement, la fondation David Suzuki a été créée il y a trois ans.D’ailleurs, son origine remonte à la diffusion d’une série d’émissions intitulée A Matter of Survival à la radio de CBC, qui a suscité 16 000 lettres d’auditeurs d’un peu partout au pays et ailleurs — un chiffre exceptionnel pour une émission de ce genre — demandant à Suzuki ce que les gens ordinaires pouvaient faire pour sauver la planète.La fondation s’est donné un rôle intéressant.Son directeur, Jim Fulton, ancien député néo-démocrate de Prince Rupert, travaille depuis deux ans à un projet sur la pêche au saumon du Pacifique.Une première étude, Fish on the Line, a été publiée l’année dernière, juste avant qu’on se rende compte de la gravité de la crise qui s’annonçait.Depuis, la Fondation a publié une autre étude, Fisheries that Work, relatant l’expérience de communautés de pêcheurs dans différentes parties du monde qui ont réussi à créer des institutions pour contrôler l’accès, la production et la distribution des ressources.Face aux ravages des stocks de saumon, la Fondation est actuellement très engagée dans une coalition d’organisations à la recherche d’une base solide pour la pêche du Pacifique.Et elle prône dans l’ouest de l’iîe de Vancouver des expériences communautaires inspirées d’exemples provenant d’ailleurs.Un autre projet de la Fondation PHILIP ?touche l’industrie forestière de la province.Des études, à paraître bientôt, analyseront la distribution de la richesse tirée de la forêt et avanceront de nouvelles bases, à la fois plus écologiques et communautaires, pour le maintien de cette industrie.Un projet s’adressant à l’ensemble des Canadiens visera dans les prochains 18 mois à les sensibiliser sur les changements de climat que nous vivons.Car le Canada affiche la plus mauvaise performance de tous les pays industrialisés quant à la production de l’acide carbonique (CÔ2).Pourtant, David Suzuki est très conscient des limites de sa fondation.«Je ne vais pas sauver le monde», me dit-il dans son petit bureau rempli de livres et de rapports.«Notre but est d’aider à la transformation de la pensée monoculturelle économique qui règne actuellement et de nous en prendre aux attitudes ancrées.La nature n’est pas une ressource sans valeur, comme l’expliquent les ouvrages économiques classiques.Il faut susciter des changements en travaillant à partir de la base.» Il est rafraîchissant d’entendre un discours qui, pour une fois, n’est pas axé que sur les valeurs du marché et du court tenue.Néanmoins, à une époque où les valeurs économiques semblent primer sur les valeurs écologiques, on peut se demander si Suzuki et ses collaborateurs sont des idéalistes utopiques, déconnectés de toute réalité, ou encore des utopistes pragmatiques et efficaces.C’est difficile à trancher.Il est certain qu’une fondation dotée d’un budget annuel de 750 000 $, de sept permanents et douze volontaires, ne pourra pas s’en prendre à toutes les crises écologiques de la planète.Ainsi, elle préfère mettre l’accent sur l’action locale plutôt que globale, de crainte de se faire bouffer comme d’autres organisations non gouvernementales l’ont été par des besoins qu’elles n’arrivaient plus à maîtriser; par exemple le besoin constant d’argent, ou la volonté d’intervenir auprès des grandes instances internationales, souvent sans grand effet.Qu’est-ce qui nourrit l’espoir de David Suzuki et ses collaborateurs?D’une part, le sentiment que le monde est en train d’évoluer très rapidement et que les valeurs d’hier risquent d’être ébranlées à tout moment.N’est-ce pas la leçon qu’on peut tirer des transformations politiques qu’on vit depuis dix ans à l’échelle planétaire?D’autre part, l’espoir pour la génération qui nous succède et qu’on ne voudra pas voir hypothéquée par un environnement invivable.Enfin, la crainte que le cri d’alarme lancé par les plus grands scientifiques de la planète (y compris 104 Prix Nobel) sur les dangers qui menacent notre environnement — World Scientists’ Warning to Humanity — reste de la plus grande actualité, et le fait qu’on n’a pas le choix d’agir pour éviter une collision entre les êtres humains et le monde naturel qui les entoure.Voilà le message que véhicule la fondation David Suzuki et qui traduit fidèlement le courant écologique qui a pris racine dans la ville et la province où elle se situe, et la notion d’espoir qui fait depuis longtemps partie de la culture politique de la côte Ouest.A PROPOS .de remploi par province Depuis 50 ans, la distribution de l’emploi entre les régions n’a pas tellement varié.Les proportions se sont surtout modifiées dans l’Ouest où la croissance économique en Colombie-Britannique a presque doublé sa part de l’emploi au pays.L’Ontario a vu sa part de l’emploi augmenter légèrement alors que le Québec et les provinces de l’Atlantique l’ont vu à peine diminuer.L’emploi, parallèlement à la population, a augmenté rapidement en Colombie-Britannique depuis le début des années 60.la seule récession ayant légèrement affecté son niveau d’emploi est celle de 1980-1982.Cela n’a eu aucun effet sur sa position de leader national en terme de création d’emploi depuis les années 70.En effet, la dernière récession (1990-1992), qui a été éprouvante en termes de pertes d’emplois dans le reste du pays et en particulier pour l’Ontario, a à peine ralenti la croissance de l’emploi en Colombie-Britannique.11 semble que, grâce à sa position géographique, cette province ait pu bénéficier d’entrées importantes de capitaux à la suite de l’intensification du commerce avec l’Asie.Les installations portuaires de sa métropole, Vancouver, lui ont d’ailleurs valu le titre de «fenêtre du Canada sur le Pacifique».Pour ce qui est de l’Atlantique, du Québec et des Prairies, leur niveau d’emploi a plus que doublé en 50 ans.La région de l’Atlantique et le Québec ont toutes deux subi des pertes d’emploi importantes au cours des deux dernières récessions, alors quelles n’ont que ralenti le rythme de croissance de l’emploi dans les provinces des Prairies.L'observateur économique canadien, Statistique Canada, mars 1996.LE DEVOIR P 0 S D É PAR HE* RI R0DRASSA LE 10 JANVIER 1910 Directrice LISE BISSONNETTE Rrdartrnr en chef BERNARD DESCÔTEAU.X Vice président, finances et administration FRANÇOIS THOllIN Directeur de l'information CLAUDE BEAUREGARD Directeurs adjoints de l'information PIERRE BEAULIEU, GUY TAILLEFER, NORMAND TUFRIAULT Rédacteur en chef adjoint JEAN-ROBERT SANSFAÇON Director artistique ROLAND-YVES CARIGNAN 2050.rue de Bleary.9' étage.Montréal (Québec) HSA 3M9.TéI.: (5 I 4) 985-3333 FAIS CE QUE DOIS Collège de Saint-Boniface Des compressions menaçantes Encore la politique de deux poids, deux mesures, entre anglophones et francophones JEAN-DENIS CÔTÉ Winnipeg, Manitoba "1 raîchement parti du Québec pour aller tra- Fvailler au Manitoba, j’ai pris connaissance des menaces de compressions budgétaires qui affecteraient le Collège universitaire de Saint-Bopiface.Je n’en reviens tout simplement pas! il.J A l’heure d’une «réconciliation» Québec-Canada, les francophones hors Québec vivent des jours sombres.Les coupes budgétaires planent au-dessus de Ices communautés, telle une épée de Damoclès.Cette situation est particulièrement manifeste à Saint-Boniface, au Manitoba, berceau de la francophonie dans l’ouest du Canada.lui diminution des transferts fédéraux aux provinces fait en sorte que le Collège universitaire de Saint-Boniface (CUSB) est menacé d’une diminution de 6 % pour le 1 secteur universitaire et de 50 % (oui, oui, vous avez bien S lu) pour l’École technique et professionnelle.C’est enco-ti re la politique de deux poids, deux mesures, entre anglo-11 phones et francophones.| ! En effet, les autres universités auraient une diminution g j trois fois moins importante (2 %) et les collèges commu-î ! nautaires anglophones verraient leurs budgets légère-e ment augmentés.Or, le gouvernement manitobain, qui j fait, à juste titre, la promotion d’une main-d’œuvre com-' j pétente et bilingue pour attirer entreprises et capitaux il dans sa province, s’apprête à mettre la hache dans l’insti-ij tution qui forme justement ces gens.On ne peut que s’in-I] teiroger sur la cohérence de la politique d’un tel gouver-i nement.Si le gouvernement manitobain met l’accent sur les U compétences des gens formés au Manitoba, c’est que les |j institutions qui contribuent à cette formation se sont don-I né des critères d’excellence.Constituant le vecteur d’une I formation de haute qualité, le CUSB contribue donc à l’essor économique du Manitoba.Mais il y a plus.Le CUSB participe également au développement de la francophonie dans l’Ouest canadien.Si l’on désire que les francophones de l’Ouest puissent vivre (et non pas seulement survivre) en français, on doit cesser de s’acharner sur les institutions qui permettent cet épanouissement.Récemment, le ministre des Affaires intergouvemementales, Stéphane Dion, était au Manitoba et insistait sur l’importance de la francophonie hors Québec.Il ajoutait également qu’il comptait I beaucoup sur l’expérience et le soutien du premier ministre Gary Filmon pour arriver à trouver une formule, une façon de régler le conflit portant sur l'a reconnaissance du caractère distinct de la société québécoise.Or, ces politiciens ne semblent pas saisir la portée du message que l’on envoie aux Québécois en laissant planer les menaces de compressions touchant directement la vie des institutions francophones hors Québec.Le voici: concrètement, la francophonie canadienne importe peu pour le fédéral et les provinces.Si les Québécois décident de rejoindre le giron constitutionnel canadien, voilà ce qui risque de leur arriver, un peu plus tard.Imaginez le plaisir qu’auront les indépendantistes québécois à exploiter la situation.¦ L’heure n’est plus aux sympathies mais aux actions I concrètes.Si les provinces et le fédéral croient en la fran-I cophonie canadienne, ils doivent agir en conséquence.« Phare intellectuel du fait français au Manitoba, le Collège § dispose de ressources très limitées.Couper davantage t aurait un effet dévastateur sur la formation des franco-1 phones de l’Ouest.A cet égard, on peut sérieusement se I demander quelles sont les priorités de nos gouverne-I ments.Nous avons suffisamment d’argent pour distribuer des 1 drapeaux canadiens à coups de millions mais pas assez | pour l’éducation de ceux qui les recevront.Nous avons 1 aussi de l’argent pour payer des joueurs de hockey aux 1 salaires vertigineux, mais pas assez pour former les gens I en vue du marché du travail.M.Chrétien, M.Filmon, à g vous d’agir.L’ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes à l’information générale et métropolitaine: Sylvain Blanchard, Paul Cauchon, Jean Chartier, Louis-Gilles I'rancœur (environnement), Louise Leduc, Kathleen Lévesque.Caroline Montpetit.Brian Myles, Isabelle Paré, Louis Lapierre (adjoint au directeur de l’information), Konrad Yakabuski: Jean-Pierre Le-gault (responsable des pages thématiques), Diane Précourt (pages éditoriales, responsable de la section Tourisme); Martin Duclos et Christine Dumazet (relecteurs); Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes); à l'information culturelle: Michel Bélair (responsable), Stéphane Baillargeon, Pierre Cayouette.Mario Cloutier, Paule des Rivières, Benoit Munger.Odile Tremblay: à l’information économique: Gérard Bérubé (responsable).Robert Dutrisac, Claude Lévesque, Serge Truffaut, Claude Turcotte; à l'information internationale: Sylviane Tratnier (responsable), François Brousscau (éditorialiste).Jocelyn Coulon, Clément Trudel; A l'information politique: Pierre O’Neill, Jean Dion (correspondant parlementaire à Ottawa), Gilles Lesage (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québee), Michel Venne (correspondant parlementaire à Québec); à l’information sportive: Yves d'Avignon; Marie-Hélène Alarie (secrétaire à la rédaction); Marie-Claude Petit.Julie Tremblay (commis).La documentation: Gilles Paré (directeur); Brigitte Arsenault.Manon Derome.gerge La-plante (Québec), Rachel Rochefort (Ottawa).LA PL1B1JCTTT.ET LE MARKETING Martine Dubé (directrice), Daniel Barbeau (directeur adjoint), Yves Williams (responsable, avis publics et annonces classées), Jacqueline Avril.Jean de Billy.Brigitte Cloutier.Gyslaine Côté.Marlene Côté.Sylvie Hanna.Christiane Iz-gaull.Jacques A Nadeau.Guy-laine Ouellet.Micheline Ruelland.Monique Venrault (publicitaires); Sylvie Importe.Nathalie Lemieux.Pierrette Rousseau.Micheline Tur-geon; Michèle Bouchard (secrétaire).IA PRODl CTION Jocelyn Arsenault (directeur des approvisionnements, distribution et production).Michael Schneider et Marie-France" Turgeon (responsables de la production).Claudine Bédard.Johanne Brunet.Danielle Cantara.Richard Des Cormiers.Marie-Josée Hudon.Sylvain Lesage.Christian Men.Olivier Zuida SERVICE A LA CLIENTÈLE Johanne Brien (responsable).Evelyne Labonté (responsable à la promotion des abonnements).Manon Blânchette-Turrone.Monique L'Heureux.Lise Lacha pelle.Rarheüe Ledeic-Veone.L'ADMINISTRATION Yves Bouthiet* te (contrôleur).Danv Dépatie (adjointe à l'administration et coordonnatrice aux ressources humaines).Nicole Carmel (responsable des ser-riets comptables).Jeanne-d'Arr Houde (secrétaire à la direction); Céline Futoy.Ghislaine Laileur.Nathalie Perrier.Danielle Ponton.Danielle Ross.LE CONSEIL DU DEVOIR INC.Yves L Duhaime (président) LA FONDATION DU DEV OIR Marcel Couture (président).Roger Boisvert (riceprésidenl executif et directeur général).Nous avons suffisamment d’argent pour distribuer des drapeaux canadiens à coups de millions mais pas assez pour l’éducation de ceux qui les recevront.M .\ I I h h t; V K .V I) It K I) I I) V.V O I 11 IDEES Un «réseau» d’écoles pour tous Aucune institution, si merveilleuse soit-elle, ne peut répondre aux besoins de tous les types d’enfants NICOLE C.VAN I) EN H ERG Présidente Mouvement pour l'enseignement privé ne idéologie très répandue circule de nos jours selon laquelle pour que l’éducation soit démocratique et favorise l’égalité des chances, elle doit êfre unique, publique, du ressort de l’Etat et, bien entendu, sous la tutelle des centrales syndicales.«Une école pour tous» est la formule magique qui devrait permettre à tous les élèves québécois d’atteindre la réussite.Il est surprenant que cette utopie ne fasse pas réagir plus de citoyens et d’éducateurs.Il va de soi que l’école doit permettre à tous les enfants de développer leur potentiel.Que l’élève provienne d’un milieu défavorisé, qu’il soit affligé d’un handicap physique ou intellectuel, qu’il soit doté d’habiletés manuelles, artistiques ou sportives ou qu’il ait une grande facilité d’apprentissage, la mission de l’école ne change pas: prendre l’enfant tel qu’il est avec son bagage de départ pour le mener où il doit être en maximisant son potentiel.Or, aucune école, si merveilleuse soit-elle, ne peut répondre aux besoins de tous les types d’enfants.La solution ne réside pas dans «une école pour tous» mais dans un réseau d’écoles (publiques et privées) pour tous où chacun aura libre accès à des programmes et à des services variés qui répondront à ses besoins et à ses capacités d’apprentissage.En diversifiant les styles d’écoles pour satisfaire les différents styles d’enfants, on développera le potentiel de tous les enfants autrement qu’en nivelant par la base.Si l’éducation est un droit et la réussite de chaque enfant l’objectif ultime de l’école, la «diplô-mation» n’en est pas l’aboutissement automatique.En effet, la réussite scolaire implique un minimum de capacités à apprendre, de l’effort et du travail soutenu de la part des enfants, de l’encouragement de la part des parents ainsi que de l’enthousiasme et de l’amour des jeunes de la part des enseignants et enseignantes.Parfois, l’absence d’un ou de plusieurs de ces postulats de base entravera la marche du jeune vers l’obtention de son diplôme et il décrochera.Un fois qu’on aura tout tenté pour l’accompagner, qu’on lui aura offert d’autres voies pour accéder à la réussite scolaire et que tout aura échoué, de-vra-t-on lui remettre un diplôme qu’il n’aura pas mérité parce que tous les enfants du Québec doivent réussir?Toute réussite qui se fondrait sur l’abaissement des normes de réussite généralement reconnus ne saurait être porteuse d'avenir ni pour l’individu, ni pour la société québécoise.Qui peut d’ailleurs affirmer qu’un enfant qui n’obtient pas son diplôme d’études secondaires est un enfant qui n’a pas réussi; il y a tant de voies qui mènent à la réussite de l’être.En réalité, l’idéologie d’«une école pour tous» sous-entend que la démocratie en éducation ne peut être le fait que de l’école publique.Il faudrait donc faire fi du choix démocratique des parents de 120 000 élèves qui optent pour l’enseignement privé et qui acceptent de verser des frais de scolarité substantiels en plus de payer leurs taxes et leurs PHOTO JACQUES GRENIER L’éducation est un service public, mais comme le disait si bien M.Parizeau, f t service public ne veut pas dire service d’Etat.L’éducation n’appartient pas à l’Eglise, elle n’appartient pas à l’État, elle n’appartient pas non plus aux centrales syndicales qui défendent leurs intérêts corporatistes; l’éducation appartient aux parents.- impôts comme tous les autres citoyens.11 faudrait ignorer plus de 70 % de la population qui, année après année, se dit favorable à un réseau d’enseignement privé.Certaines centrales syndicales voudraient la mainmise sur tout le système d’éducation au Québec; la disparition du réseau privé établirait un monopole qui, d’après elle, aiderait à améliorer le réseau public.Lorsqu’une partie du corps est malade, il est bien connu que l’amputation d’un membre sain vivifie la partie malade qui se trouve aussitôt ragaillardie de cette disparition et recouvre la santé! Le monopole, dans quelque domaine que ce soit, engendre la médiocrité.Pouvons-nous nous permettre, au Québec, un monopole en éducation?Pouvons-nous, en abolissant le financement aux écoles privées, favoriser un enseignement privé accessible seulement aux mieux nantis?Qu’en est-il de l’égalité des chances prônée par certains?Avant d’être publique, 1,’école a été privée.Pendant plusieurs siècles, l’Église a assumé la suppléance de la famille çn éducation.Depuis le rapport Parent surtout, l’État assume la suppléance de la famille.L’éducation est un service public, mais comme le disait si bien M., Parizeau, service public ne veut pas dire service d’État.L’éducation ji’appar-tient pas à l’Église, elle n’appartient pas à l’Etat, elle n’appartient pas non plus aux centrales syndicales qui défendent leurs intérêts corporatistes; l’éducation appartient aux parents.Que l’État laisse les parents faire le choix de l’école publique ou privée qui répond à leurs valeurs et à l’éducation qu’ils veulent pour leurs enfants.Que l’État agrée les écoles qui correspondent à ses exigences, définisse les profils de sortie minimaux, vérifie par l’entremise d’examens nationaux l’atteinte de ces acquis afin de s’assurer de la validité des diplômes qu’il émet et redistribue équitablement les impôts versés par les citoyens afin que les parents soient en mesure d’exercer vraiment leur choix.La saine émulation qui résultera du choix élargi et accessible de l’école publique ou privée ne pourra qu’être bénéfique aux élèves qui, rappelons-le, sont la raison d’être de l’école.Fermeture de 12 représentations québécoises outre-mer Des liens virtuels pour remplacer des relations humaines L’Europe non francophone se retrouvera orpheline du Québec à la suite de la disparition de la délégation à Düsseldorf INGO KOLBOOM Professeur à l’Université technique de Dresde Titulaire de la Chaire France et Mondes francophones Directeur du Centre interdisciplinaire de recherches franco-canadiennes/Québec-Saxe (CIFRAQS) • — e gouvernement du Québec a décidé de fer- Lmer 12 de ses 22 représentations outre-mer, parmi lesquelles la délégation générale à Düsseldorf dont le rayon d’action touche tous les pays germanophones en Europe (Allemagne, .J Autriche, Suisse allemande).Tout en comprenant la nécessité de la nouvelle politique d’austérité et la volonté d’équilibrer le budget du gouvernement, je prie M.Bouchard de bien vouloir prêter l’oreille à une voix soucieuse des rapports entre son pays et le nôtre.Vu l’importance des pays de langue allemande pour le Québec — l’Allemagne .étant son deuxième partenaire commercial après les États-Unis —, la délégation de Düsseldorf a été une des plus efficaces des représentations en Europe.Outre des résultats économiques considérables, inspirés par les contacts directs mis en place par le personnel de cette délégation au cœur de l’Europe germanophone, elle a entraîné et accompagné six centres de recherches universitaires sur le Canada francophone, dont trois viennent d’être fondés depuis l’unification allemande.Parmi ceux-ci, deux se trouvent dans les nouveaux Lander (à Dresde et Leipzig).Sans oublier bien sûr les relations spécifiques et suivies entre l’État libre de Bavière et la province de Québec: en effet, celui-ci n’hésite pas à envoyer ses hauts fonctionnaires — dans le cadre d’une formation poussée à l’étranger — sur place au Québec, aux États-Unis, en France et en Grande-Bretagne afin d’acquérir une connaissance plus fournie des relations internationales.La fermeture de la délégation à Düsseldorf réduirait le nombre des représentations québécoises en Europe continentale à deux, celles de Paris et de Bruxelles, donc en terre francophone -amie».Le reste de l'Europe (non francophone), dont tout le centre et l’est vit son retour difficile dans l'ensemble continental, se retrouverait désormais «orphelin» du Québec.Penser, donc, que pouvoir remplacer des relations hu- maines comme noyau des relations économiques par des liens virtuels et indirects «disponibles dans des banques de données connectées en réseau sur des inforoutes sophistiquées», comme semble le recommander Michel Venne dans Le Devoir du 1er avril 1996, nous semble conduire à une impasse, voire à une nouvelle ignorance sophistiquée.Le fait que ce même Michel Venne situe Caracas en Argentine {sic), peut nous donner la certitude qu’aucun ordinateur ne peut remplacer la connaissance directe! M.Bouchard qui était en «mission d’amitié» en France sait mieux que tout autre — comme il l’écrit si bien dans son livre A visage découvert — que «la diplomatie est affaire de réseau» et que «les gens de carrière ne cessent de tisser des liens».Le rayonnement du Québec dans le monde Le rayonnement du Québec dans le monde est lié à son image et les médias internationaux (plutôt à l’écoute du monde anglophone) n’en sont pas toujours les meilleurs réflecteurs.L’argumentation de Michel Venne, visant à réduire la tâche dévolue aux délégations outremer du Québec à «la promotion de la langue française» et à justifier ainsi la fermeture de 12 représentations sur 22, nous semble passer à côté de l’objectif essentiel qui est de tisser des liens personnels et durables entre la Belle Province et le reste du monde.L’ouverture des Bavarois ou des Saxons envers le Québec n’est certainement pas fondée sur leur volonté commune de défendre la «francophonie»! Se tourner vers Montréal ou Québec ne relève pas uniquement de la préservation des intérêts de la langue française mais procède avant tout d’une ouverture d’esprit et d'intérêts générale qui a néanmoins prise sur le concret.Les citoyens des États libres de Bavière et de Saxe en sont des preuves tangibles au sein d’une Allemagne qui, même unie, ne fait toujours que presque le cinquième de la superficie totale du Québec! Nous-mêmes, en ancienne Allemagne de l'Est, voisins proches de la Pologne et de la République tchèque, nous nous faisons forts de cultiver avec soin cette chance de l'ouverture dont jouissent le Québec et le reste du Canada francophone.Notre création d'un Centre interdisciplinaire de recherches franco-canadiennes—Québec-Saxe (CIFRAQS) à Dresde ne se restreint pas uniquement au monde universitaire, mais est largement ouvert au mon- de politique, économique, culturel et médiatique et nous sommes fortement redevables à la délégation de Düsseldorf d’avoir accompagné fidèlement notre travail depuis 1994.Ët cela dans le cadre d’une Europe centrale et orientale, où la perception culturelle et économique de l’Amérique du Nord anglophone mais aussi francophone ne fait que commencer.Par ailleurs, étant donné l’importance des rapports franco-allemands dans tous les domaines, sans exception, il nous semble opportun d’élargir l’horizon des acteurs culturels et économiques de ce bilatéralisme franco-allemand, du côté allemand, en direction d’un autre univers francophone éloigné mais néanmoins très proche de nous.Et nous ne pensons pas que Paris ou Ottawa prendront sur eux de motiver les Allemands à s’engager de manière décidée au Québec.Toujours sensible aux contraintes budgétaires, je prierais néanmoins M.Bouchard de réenvisager sa décision concernant la représentation en Allemagne, dont l’importance stratégique au cœur d’un continent réuni n’est plus à rappeler.Force est de constater qu’une présence québécoise en Allemagne reste une nécessité pour enrichir et développer le tissu relationnel et institutionnel déjà existant Ne revenons pas sur le fait que la fermeture d’un bureau dans un des quartiers les plus chers de Düsseldorf est intangible.Pourquoi ne pas envisager des mesures palliatives plus économiques?Nous croyons savoir que l’Etat libre de Bavière, lié par des traités de coopération avec le Québec ainsi qu’avec trois régions françaises, serait plus que favorable à un nouveau cadre relationnel.Ne sepait-il pas bienvenu de trouver entre la chancellerie d’État à Munich et le gouvernement québécois une formule d’accueil de type nouveau sur le modèle mis en place entre la région allemande du Palatinat et la Bourgogne en France, où l’un fournit le bureau, l’autre le personnel?On pourrait donc imaginer un à trois fonctionnaires québécois, versés dans les affaires germaniques, dans un local modeste en plein centre de Munich, qui serait mis à disposition par la chancellerie d'État de Bavière.Loin de vouloir m’immiscer dans des affaires propres au gouvernement Bouchard, mon seul souci est d'entretenir les meilleures relations possibles entre nos deux pays.J'ai été à ce propos très sensible à ses vœux de succès dans mon «entreprise germano-québécoise», formulés lors de notre rencontre à Ottawa en février 1994. I, K I) K V OIK.I.K V E N l> K K I) I :( M Al II) I) Il LE DEVOIR ACTUALITES FABRIKANT SUITE I)E LA I’AGE 1 le département de génie mécanique de l’Université de Stanford, à Palo Alto, en Californie du Nord.La relationniste de l’université Concordia, Donna Varica, précise que les diplômes de Valery Fabri-kant n’ont jamais été validés de façon formelle.«11 est venu en 1978 de l’université de Minsk, en Biélorussie, il se disait docteur en génie mécanique mais ses diplômes n’ont jamais été bien établis.Tout ce qu’on sait, c’est qu’il travaillait en recherche dans un laboratoire de Minsk.» Apparemment, Valery Fabrikant a fourni une expertise sur «un problème de fracture mécanique» mais personne ne voulait vraiment se prononcer à propos de son article, hier à Concordia.On mentionnait que le directeur de la revue a parlé à plusieurs de ses collègues à Stanford et qu’il était au courant des meurtres perpétrés par l’auteur.Dans les revues scientifiques, le processus de publication est fort long, de sorte que Valery Fabrikant a probablement mis la chose en marche voilà au moins un an.Ces assassinats ont été commis le 24 août 1992 à l’université Concordia.Son procès s’est terminé par un verdict de culpabilité, le 11 août 1993, et il purge une peine d’emprisonnement à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans.En mars 1995, la Cour d’appel du Québec a rejeté l’appel qu’il avait déposé.Valery Fabrikant assumait lui-même sa défense, comme il l’avait fait lors de son procès en Cour supérieure.Il a prétendu que le juge Fraser Martin lui avait refusé le droit de témoigner après qu’il eut interrogé 77 personnes et qu’il eut été reconnu coupable de six outrages au tribunal.On peut penser qu’il a commencé la rédaction de son article sur «la fissuration des murs» parallèlement à sa demande d’appel et qu’il l’a expédié à la direction de la revue à l’automne 1995.Bref, Valery Fabrikant dispose maintenant d’un article publié sur les fissures du mur de sa prison dans une revue de l’université de la Californie du Nord, sise à 25 kilomètres de la célèbre prison d’Alcatraz, dans la baie de San Francisco.Tous les dossiers de Valery Fabrikant ont été transférés du département de génie mécanique de l’université Concordia à son conseiller juridique, Bram Freedman.Celui-ci était en réunion tout l’après-midi hier et il n’a pas rappelé Le Devoir, pas plus que le directeur du département de génie mécanique, S.Hoa.L’UMQ ne sera pas complice de hausses de taxes déguisées MICHEL VENNE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Les municipalités ne seront pas complices de hausses de taxes déguisées qui seraient le résultat d’un délestage de responsabilités provinciales, bien qu’elles soient disposées à collaborer à l’effort d’assainissement des finances publiques.Tel est l’avertissement lancé hier par le président de l’Union des municipalités du Québec (UMQ), le maire de Laval, Gilles Vaillancourt, en présence du premier ministre Lucien Bouchard, à l’ouverture des assises annuelles du regroupement, à Québec.«Les gouvernements locaux ne se feront pas complices de hausses de taxes résultant d’éventuels délestages, a déclaré M.Vaillancourt.Les villes ont, depuis quelques années, gelé ou diminué leurs comptes de taxes.Nous demandons au premier ministre et au gouvernement, dans leur démarche vers l’équilibre des finances publiques, de ne pas venir, par la voie de transfert, augmenter les taxes des contribuables des municipalités.» M.Bouchard venait de terminer un discours devant les maires et conseillers municipaux dans lequel il leur demandait une contribution à l’atteinte de l’objectif d’assainissement des finances publiques.Iœ premier ministre a toutefois reconnu que Québec devra donner de nouveaux pouvoirs aux villes pour faciliter leur passage à une gestion plus serrée de leurs propres finances.Il leur a promis d’augmenter leur marge de manœuvre dans le domaine des relations de travail.M.Bouchard a annoncé le dépôt prochain d’un projet de loi par le ministre du Travail pour rétablir le caractère volontaire de la médiation dans les négociations avec les policiers et les pompiers, de permettre aux parties de recourir à la médiation-arbitrage, mais surtout de rendre impératifs les critères utilisés par les arbitres dans la fixation des salaires des policiers et des pompiers.Depuis quelque temps, des arbitres ont accordé des hausses de salaire aux policiers et pompiers pouvant at- teindre 11 %, comme à Roberval, en comparant la situation de ces syndiqués avec le salaire de policiers et de pompiers dans d’autres municipalités.Avec le nouveau Code du travail, les arbitres devront tenir compte non seulement de la situation comparative dans d’autres corps de police ou de pompiers mais aussi de «la situation générale des salaires au Québec».M.Bouchard a noté que les salaires versés par les municipalités à leurs employés étaient en moyenne de 27,5 % plqs élevés que ceux des secteurs public et parapublic de l’État québécois.«L’écart entre la rémunération de la fonction publique québécoise et celle des municipalités est un frein au projet de décentralisation», a-t-il ajouté.«Il est bien difficile de réaliser des activités à meilleur coût dans la situation actuelle des coûts de la main-d’œuvre.» M.Vaillancourt s’est félicité de cette initiative, tout comme il a applaudi à l’annonce, faite avant-hier, d’une consultation sur l’organisation policière, qui entraînera une augmentation de la facture de 30 millions aux petites municipalités (l’UMQ représente les grosses villes), à condition que la consultation mène à une correction de l’iniquité dont souffrent les villes dotées d’un corps de police ainsi qu’à une réduction générale des coûts des services de police.Il a cependant critiqué à nouveau la décision du gouvernement de puiser à même les en-lieux de taxes pour les entreprises de télécommunications, de gaz et d’électricité, les sommes dévolues à la péréquation entre les villes, une économie de 35 millions pour le gouvernement, sans contrepartie.M.Bouchard a promis que toute décentralisation des responsabilités se ferait «par étapes et en relation constante avec les acteurs municipaux», qu’elle concernerait «des pouvoirs réels» auxquels seront assorties «les ressources financières et fiscales adéquates» à la suite de «véritables négociations et d’ententes formelles» entre les deux paliers de gouvernement.L’État par contre veillera au respect d’objectifs nationaux et insistera sur l’imputabilité des élus.RICHLER «Rigoureusement exact» SUITE DE LA PAGE 1 placés, personne ne cache pourtant sa satisfaction de voir l’écrivain connu pour ses déclarations provocantes écarté de cette importante activité de promotion de la littérature canadienne-anglaise en France.L’initiative est-elle venue de l’ambassade ou du ministère français de la Culture, responsable du choix final?«Beaucoup d’écrivains ont dû être écartés», dit Martine Grelle, du Centre national du livre, qui organise deux ou trois fois par année c,es semaines appelées Les Belles Étrangères.Ailleurs au ministère, on n’hésite cependant pas à confirmer que ce qu’affirme Mor-decai Richler est «rigoureusement exact».En fait, il semble que ce soit d’un commun accord que le nom de Richler ait été mis de côté pour donner la parole à des personnalités moins politiques ou aux opinions moins tranchées.Les invités sont Neil Bissoondath, Charles Taylor, Lorna Crozier, Timothy Findley, Jack Hodgins, David Adams Richards, John Saul, Shyam Selvadu-rai, Carol Shields et Jane Urquhart.Si l’invitation n’a pas été adressée aux écrivains francophones, c’est que Les Belles Étrangères sont consacrées à la littérature en langues étrangères.A la suite des nombreuses questions venues des Québécois à ce sujet, le ministre français de la Culture Philippe Douste-Blazy annonce qu’ils ne seront pas en reste puisque plusieurs activités leur seront réservées pendant Le Temps de lire, la semaine de promotion du livre organisée en octobre.Cette 26e édition des Belles Étrangères et les nombreux articles qu’y consacre la presse reflètent l’intérêt grandissant en France pour les auteurs du Canada anglais.En inaugurant la semaine, Philippe Douste-Blazy a rappelé qu’il avait vécu deux ans au Québec et souligné que la France avait beaucoup à apprendre de l’attitude du Canada à l’égard de ses minorités.A Neil Bissoondath, un Québécois d’origine antillaise qui critique pourtant la politique canadienne du multiculturalisme, il a dit: «Je trouve très beau que cette critique vienne de vous au nom de l’intégration.» Toute la semaine, les écrivains parcourront les librairies et bibliothèques d’une dizaine de villes de France et iront aussi à Bruxelles.ALLEMANDS Les «bourreaux consentants» SUITE DE LA PAGE 1 mettent en chasse, avec zèle et discipline, dans le respect du travail bien fait.Ét quand il le faut, les valeureux pères de famille empoignent un poupon par les pieds, le tiennent à bout de bras et lui font éclater le crâne d’un coup de revolver, sous les yeux horrifiés de sa mère, elle aussi condamnée.En 18 mois, jusqu’en novembre 1943, les hommes du 101e bataillon vont ainsi assassiner ou déporter vers les camps de la mort plus de 80 000 juifs.Ces «bourreaux consentants» sont au centre de Hitler’s Willing Executioners (Alfred A.Knopf, New York), de Daniel Jonah Goldhagen, fils d’un survivant auquel il dédie son livre.En 600 pages serrées, le professeur de Harvard de 36 ans martèle une seule thèse: des centaines de milliers, voire des millions d’«Allemands ordinaires», ont participé de plein gré à la Shoah, à la destruction des juifs d’Europe.Le brûlot est tiré d’une thèse de doctorat, récompensée en 1994 du prix annuel de l’Association américaine de sciences politiques.Depuis sa parution, il y a quelques semaines, le savant ouvrage sur l’effroyable sujet figure sur les listes des best-sellers américains et est largement commenté, pas toujours à son avantage.Un représentant de l’Institut de recherche du Musée de l’Holocauste, à Washington, a résumé le problème en disant que Goldhagen cédait au «cliché de l’horrible Allemand».Son livre reprend en fait deux questions fondamentales: pourquoi la Shoah a-t-elle eu lieu et pourquoi précisément en Allemagne?Deux réponses s’affrontent depuis cinquante ans.La plus vieille thèse, née dès la fin de la guerre, reporte les fautes sur Hitler et sa clique de fanatiques assoiffés de sang juif.Cette thèse dite intention- LE DEVOIR naliste veut que les dirigeants nazis aient toujours eu comme objectif de se débarrasser des juifs d’Europe.La seconde thèse, dite fonctionnaliste, est née dans les années 70.Elle postule que des conditions internes du régime national-socialiste ont progressivement conduit à une «radicalisation cumulative», qui a précisément abouti à la mécanique géno-cidaire.D.J.Goldhagen refuse cette dichotomie.Ou alors son gros livre peut être rattaché à une position hy-per-intentionnaliste, faisant de la Shoah la conséquence de ce que l’universitaire appelle [’«antisémitisme exterminateur» («eliminationist anti-Semitism»), une idéologie «typiquement allemande», aux racines séculaires — Luther appelait déjà à brûler les synagogues.Goldhagen avance que depuis le XIXe siècle, nulle part ailleurs qu’en Allemagne le racisme antisémite n’a-t-il autant imprégné les idées politiques et le tissu social.Il ajoute que cette détestable Weltanschauung a finalement mené à l’horrible «projet national commun» de «nettoyer» toute l’Europe de ses juifs, de la rendre Judenrein.«Telle est la vérité, incontournable et fondamentale: pour que l’Holocauste ait pu avoir lieu, il a fallu qu’énormément de simples Allemands deviennent les bourreaux consentants d’Hitler», écrivait-il encore récemment dans le New York Times — l’article est traduit dans le dernier numéro du Courrier international.Le professeur n’emploie d’ailleurs que ce mot pour décrire les bourreaux.«Le seul terme générique valable pour les Allemands qui ont réalisé l’Holocauste est les “Allemands”», explique-t-il dans l’introduction de son livre.Goldhagen a passé une année entière à fouiller les archives allemandes.Il relève les exactions et les atrocités commises par des citoyens ordinaires dans les années trente, notamment pendant la Nuit de cristal, en novembre 1938.J1 trace un portrait dévastateur des Églises protestantes et catholiques qui ont «laissé les juifs à leur sort ou même contribué aux persécutions en vue de les éliminer».Mais les principaux chapitres fournissent plusieurs études de cas, où se multiplient à l’infini les meurtres «à la main» et non seulement la mise à mort mécanisée des camps.La partie la plus originale porte sur les effroyables «marches de la mort», à la toute fin de la guerre, alors qu’on évacuait les déportés de l’Est vers les villes du Reich.Il montre que les Allemands qui se savaient vaincus ont alors agi avec une extrême brutalité, traînant leurs esclaves sur des centaines de kilomètres pour les assassiner aux portes des maisons de leurs concitoyens.En fait, son livre s’appuie surtout sur des recherches déjà publiées, qu’il relie et corrige avec son fil noir en tête.C’est le cas des nombreuses pages consacrées aux membres du bataillon de police 101, déjà étudiés par C.R.Browning dans Ordinary Men (Harper Collins, 1992).Goldhagen souligne les origines très disparates des hommes enrôlés, où on retrouve principalement des ouvriers et des employés assez âgés, dont à peine 4 % étaient membres en règle du NSDAP.Sur les photos qu’ils prenaient pour immortaliser leurs infâmes besognes, on voit ces «Allemands ordinaires» couper au couteau la barbe de vieux rabbins ou tirer à bout portant dans la nuque de leurs jeunes victimes.Hitler’s Willing Executioners a évidemment fait l’effet d’une bombe en Allemagne, avant même sa traduction, prévue pour aoûL Dans sa dernière édition, Die Zeit, la revue des intellos, prévoit d'ailleurs que l’ou- vrage va lancer une nouvelle «querelle des historiens», en référence à un débat des années 80.Le philosophe Jürgen Habermas avait alors accusé certains chercheurs de vouloir relativiser (mais non nier) les crimes nazis, en les comparant à ceux du goulag par exemple.Presque tous les historiens allemands se rangèrent derrière Habermas.Cette fois, c’est la critique de Goldhagen qui semble faire l’unanimité.Frank Schirrmacher, directeur des pages culturelles de la Frankfurter Allgemeine Zeitung, a écrit que «[son] livre n’a pas grand-chose à voir avec la science».Il lui reproche surtout de se soumettre à une certaine conception de l’histoire comme lieu d’actualisation des démons des collectivités.D’autres lui ont reproché d’avoir minimisé la puissance de la propagande nazie ou la virulence de l’ancien antisémitisme européen (et non seulement allemand).Dans l’hebdomadaire Die Woche, Peter Glotz, une figure dominante de la gauche, a rappelé que le génocide est bien le «travail ordinaire de gens ordinaires» mais que ce n’est pas pour autant une «maladie allemande», puisque, outre la haine des juifs, «ii y a aussi celle des Musulmans, des Serbes, des Tchétchènes, des Hu-tus, des Tutsis.».Mais finalement, la critique importe moins que l’impression générale laissée par Hitler’s Willing Executioners.Le quotidien libéral Süddeutsche Zeitung a encore souligné que ce livre porte un dur coup à ceux qui rêvaient que l’Allemagne retrouve une nouvelle normalité, entrevue à l’occasion des cérémonies du cinquantième anniversaire de la fin de la Deuxième Guerre mondiale.«Ces espoirs étaient vains, écrit l’éditorialiste, car le passé de l’Allemagne est si monstrueux qu’il ne se laissera pas oublier pendant des siècles.» BERTRAND «Je ne sais pas si c'est une provocation.On verra.» SUITE DE LA PAGE 1 Et déjà, l’éventuel concours du fédéral à l’exercice a sonné le début d’une bataille qui promet d’être beaucoup moins juridique que politique.La nouvelle d’une possible intervention d’Ottawa survient en effet quatre jours à peine après que le premier ministre Lucien Bouchard eut brandi le spectre d’élections anticipées si le fédéral s’avisait de tenter de modifier, à son avantage et aux dépens du «droit sacré» des Québécois à décider eux-mêmes de leur avenir, les règles du jeu d’un troisième référendum sur la sécession du Québec.A cet égard, le ministre de la Justice, M.Rock, a confirmé hier aux Communes que le gouvernement Chrétien soupesait les options qui s’offrent à lui.Ottawa est nommément mis en cause dans le recours de Me Bertrand, a-t-il souligné, et s’il n’est pas obligé d’y intervenir, il en a le droit.Il est d’ailleurs de l’habitude du fédéral de donner des avis aux tribunaux qui entendent des causes à portée constitutionnelle.Mais M.Rock a tenu à se faire rassurant.«Il s’agit d’une cause qui soulève des questions de droit importantes.Il n’est pas question de nous ingérer dans l’expression par ia population du Québec de sa position sur une question.Il est question de déléguer des avocats qui peuvent aider la cour à se faire une idée sur des questions juridiques et constitutionnelles», a-t-il expliqué.En substance, le recours de Me Bertrand, cet ancien souverainiste devenu l’un des plus ardents défenseurs du fédéralisme canadien, vise à faire invalider le référendum du 30 octobre dernier et à faire déclarer inconstitutionnelle toute tentative éventuelle par le Québec d’accéder unilatéralement à la souveraineté, y compris après une consultation démocratique; l’indépendance ne pourrait être acquise qu’avec le consentement unanime du gouvernement fédéral et des autres provinces.MM.Rock et Jean Chrétien ont d’ailleurs déjà déclaré qu’à leur avis, un référendum n’avait qu’une valeur consultative, sans impact constitutionnel.Ottawa serait-il tenté de démontrer que la sécession est illégale?Hier, M.Chrétien a simplement indiqué qu’il «ne savait pas» quelle position son gouvernement prendrait devant le tribunal s’il s’y présente.Québec, pour sa part, tentera de démontrer que la requête de Me Bertrand est irrecevable puisqu’une déclaration de souveraineté relèverait du droit international et des règles démocratiques reconnues.A Québec, M.Bouchard a réagi avec prudence, disant vouloir attendre qu’Ottawa prenne définitivement position avant d’y répliquer.«Je ne sais pas si c’est une provocation.On verra», a-t-il déclaré, ce à quoi M.Rock a répliqué qu’il ne voyait pas comment on pouvait considérer comme «provocante» une assistance strictement juridique: «Si Québec participe, pourquoi pas nous?» Mais M.Bouchard a poursuivi en indiquant qu’«il faudrait voir si ces gestes [fédéraux] se portaient sur un arrière-plan de mise en place du plan B», a d’autre part poursuivi M.Bouchard.«Je présumerais que M.Chrétien est soumis à de très grosses pressions [de la part du reste du Canada].Est-ce qu’il y résistera?On verra.» Le premier ministre québécois a réitéré qu’il «ne peut pas y avoir de droit plus fondamental que celui d’un peuple de déterminer lui-même son propre avenir», droit qu’avait reconnu «de façon implicite et presque explicite» le gouvernement fédéral en participant aux scrutins référendaires de 1980 et 1995.Le ministre des Affaires intergouvemementales canadiennes, Jacques Brassard, a soulevé le même argument, ajoutant que le référendum sur l’Accord de Charlottetown s’est lui aussi tenu selon la loi québécoise.«Ça fait pas mal de scrutins où le gouvernement fédéral aurait pu en contester les fondements.Il ne l’a pas fait.» Rappelant que Robert Bourassa avait déclenché des élections en 1976 sur un «enjeu constitutionnel appréhendé» — celui du rapatriement unilatéral de la Constitution par le gouvernement Trudeau —, M.Brassard a laissé entendre qu’un tel motif ne suffirait pas à son gouvernement.«Il faut que ce soit plus qu’une intervention appréhendée», a-t-il affirmé, ajoutant qu’il doutait «fortement que le gouvernement fédéral aille tellement loin [et] que ça nous provoque à un tel point qu’on déclenche des élections».Le ministre de la Justice, Paul Bégin, a pour sa part confirmé que les procureurs du Québec ont déjà fait connaître la position du gouvernement devant le juge mandaté d’entendre la procédure de Me Bertrand.«Nous soumettons qu’il n’appartient pas aux tribunaux de décider de ce qui adviendra de l’avenir du Québec mais bien au peuple québécois.» M.Bégin a indiqué que Québeç n’évoque pas pour l’instant l’argument de l’illégalité de la Constitution de 1982.Il entend attendre la décision de la Cour supérieure pour voir si une telle démarche s’avère nécessaire.De son côté, le chef de l’opposition Daniel Johnson a qualifié toute cette affaire de simples «avocasse-ries» qui font perdre de vue la nécessité de prendre acte du message du dernier référendum pour en éviter un autre.«Qu’on arrête de traiter de toutes sortes d’hypothèses — que ce soit M.Bertrand, que ce soit le gouvernement du PQ, que ce soit le gouvernement fédéral —, et qu’on regarde ce qu’on peut faire pour éviter un référendum en s’adressant au problème du changement et en travaillant ensemble dans le sens du changement que les Québécois souhaitent», a tranché M.Johnson.Enfin, s’il est conscient du caractère délicat du dossier, le ministre Rock n’en a pas moins tenu à réitérer qu’Ottawa n’entendait pas s’en laisser imposer, peu importent les effets de ce comportement sur l’opinion publique québécoise.«Nous avons dit dans le discours du Trône que dans l’éventualité où un autre référendum serait tenu, nous devions nous assurer que l’on mette cartes sur table et que les conséquences soient claires.Et c’est ce que nous ferons», a-t-il tranché.(jor/ù'v /’o/hos e/ /a afoie/iœ/cüts/ attæ cst/asit& Fondation Marie-Vincent frrénù/ent t/Zonneur t/e /a .soirée béné/iee, monsieur ifferre f/li/eaa.t/ire< tear généra/ t/c fà Hoeiété t/uJbarc t/e.i i/ex, et /es membres i/o cotise//t/’at/ininixtration t/e /.a éFont/ution.f/arie- ‘ttneent ont tefi/aixir t/e nous limiter an notmetnt qbeefae/c t/n CIRQUE DU SOLEIL.m /e nuirt/i / mai (ÿrti/it t/e /a • t'one/ation.l/arie- ’tutee/rf.LES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H30 A 17H00 2050.RUE DE BLEURY.9E ÉTAGE.MONTRÉAL.(QUÉBEC) H3A 3M9 RENSEIGNEMENTS ET ADMINISTRATION : (514) 915-33» PUBLICITÉ AVIS PUBLICS (514)985 3344 ANNONCES CLASSÉES (514)985 3344 + PUBLICITÉ (514) 9IS3Î99 / tttéc*a
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