Le devoir, 4 mai 1996, Cahier A
)( nu ?FONDÉ EN 1 9 1 O ?LIVRES POLITIQUE r hp\: FORMES LES ARTS Trevor Ferguson: ^ La cause Bertrand: haro sur ." m ?ttfDfc * La déraison des mythes et des lettres 1 i JS les «fédéralistes extrémistes» ¦ F f 1 111 1 p 1 1 1 11 IM ¦ L ~ m fH grotesque PAGE I) 1 PAGE A 6 «i PAGED 10 PAGE B 1 PERSPECTIVES Marché immobilier J'ai dit ça, moi?De virages en volte-face, les événements des derniers jours à Ottawa ont eu de quoi étourdir le plus blindé des cyniques.Et à travers les aveux contrits et les regrets larmoyants, par-delà les savants calculs et les stratégies de relations publiques, c’est la démocratie elle-même qui est mise en cause.Depuis qu’a démarré le délirant feuilleton J’ai dit ça, moi?, TPS incluse et tout ce qu’il y a de visible, deux des clichés les plus tenaces se sont partagé les feux de la rampe.Dans le coin gauche, le citoyen, foncièrement bien de sa personne sous tous rapports, lourdement taxé, proie de choix des marchands d’illusions, voix muette écrasée par le Système.Dans le coin droit, le politicien, tricheur impénitent, une main sur le cœur et l’autre dans le sac, montrant une irrésistible propension à prendre le citoyen pour une valise.La vie en noir et blanc.Les bons et les méchants.Nous et «eux».«Eux» contre nous.C’est ainsi que, bizarrement, cette semaine, la démission de Sheila Copps a été accueillie de tous bords comme une victoire éclatante du pouvoir populaire, comme un juste retour du pendule pour celle qui avait osé se mettre la tête sur le billot dans un excès d’enthousiasme ou, comme elle l’a dit elle-même, en «poussant sa rhétorique un peu trop loin».Je a n Mais il y a beaucoup plus.Sur le Dion plan de l’éthique, personne n’a ga-?gné quoi que ce soit dans cette affaire.D’abord parce que ce ne fut pas une démission de principe, mais de pression.Parce que Mme Copps n’a rien nié du tout.Parce qu’elle se représente non pas avec l’intention de changer les choses mais de montrer qu’elle avait raison dès le début Parce que son chef, le chef du gouvernement du Canada et le citoyen le plus éminent de ce pays, continue de se claquemurer dans un refus puéril de reconnaître que l’erreur est humaine.Et surtout — ce qu’on n’ose jamais avancer —- parce que l’incident est une occasion en or pour le citoyen d’occulter sa propre défaite, sa propre crédulité, sa propre erreur.Aura-t-on l’impudence de rappeler que si les promesses électorales existent encore, c’est parce qu’il se trouve un noyau important, sinon une majorité, pour les croire et voter pour ceux qui les font?On est bien loin du contribuable désabusé qui se plaît, sondage après sondage, à recaler la classe politique au test de la confiance et de la popularité.Car si cette tendance existe vraiment, on peut s’étonner qu’un impair comme celui qu’a commis Mme Copps déchaîne les passions alors qu’il ne devrait susciter qu’un haussement d’épaules: et après?N’était-ce pas écrit dans le ciel?Certes, l’incroyance n’exclut pas l’insoumission; bien des athées ont passé leur vie à proclamer leur révolte contre Dieu.Mais on s’interroge.Pourquoi donc la reconnaissance, du genre de celle dont Jean Chrétien s’est fait l’auteur jeudi, du fait que des imprévus peuvent venir modifier le cours des choses, défraie-t-elle la manchette?N’est-ce pas là la vie?N’est-ce pas l’indice qu’on met sur un piédestal ces personnages publics qu’on dit par ailleurs tenir si peu en estime?Qu’au fond, on a attendu d’eux ce qu’on ne penserait exiger de personne d’autre, à commencer par soi-même?Posons la question: si les politiciens s’excusaient plus souvent, nourrirait-on plus de compassion pour eux ou, au contraire, se dépêcherait-on de les accuser d’incompétence?Tout le monde en conviendra, le jeu politique est fondamentalement vicié.Dans ce monde manichéen, la nuance n’a sa place que lorsqu’on s’en sert commodément pour dire à la fois une chose et son contraire afin de ne pas être rattrapé plus tard par le choc du réel.Les demi-vérités, les contorsions verbales tiennent lieu de fondement du discours.Et les acteurs eux-mêmes doivent assumer une partie de la faute.Les partis se présentent en parangons de vertu dont l’infaillibilité n’a d’égale que la turpitude de l’adversaire, et on pourra toujours trouver un bouc émissaire quand les pots cassés auront besoin d’être recollés.La réalité incontournable, c’est qu’appeler un chat un chat n’est pas «rentable», pour employer le jargon des faiseurs d’image.Parler vrai rebute.«La vérité c’est pas mangeable», écrivait Céline dans Voyage au bout de la nuit.Politiquement, il frappe dans le mille.D’où les trivialités qui s’appellent «les défis de l’an 2000», les miroirs aux alouettes qui s’appellent «la croissance» et le puissant, insidieux mensonge de cette époque qui s'appelle «la création d’emplois».Mais on ne demande pas la démission de quelqu’un qui n’aurait pas su préparer un pays au «processus de mondialisation qui balaiera le XXI' siècle».Il est plus facile de faire rouler des têtes pour une phrase inconsidérée à laquelle on a eu le malheur de donner foi sans y regarder à deux fois.Et d’oublier qu’on a les représentants qu’on mérite.Pire, qu’on choisit INDEX .Agenda .B10 Avis publics.C8 Classées.CIO Culture.B1 Économie.Cl Éditorial.-A10 Le monde.-A8 Mots croisés.CIO Les sports .C12 MÉTÉO Montréal Nuageux avec pluie intermittente.Max: 17.Dimanche: ciel variable.Max: 14 Québec Ciel variable.Max: 14.Dimanche: del variable.Max: 14 Détails en C 10 Montréal sombre à pas de géant Les reprises hypothécaires représentent la moitié de Vactivité résidentielle dans plusieurs quartiers de la métropole SERGE TRUFFAUT LE DEVOIR Traduction palpable d’une ère économique brutale, environ 50 % des unités résidentielles mises en marché dans Hochelaga-Maisonneuve, le centre, le centre-sud et le sud-ouest de Montréal, sans oublier tout l’est de Verdun, sont des reprises hypothécaires.Autrement dit, des unités qui sont mises en vente par les institutions financières après que leurs propriétaires ont déclaré failli- te ou tout simplement remis leurs clefs.Bref, l’immobilier résidentiel dans tout le corridor sud de Montréal, le Vieux-Montréal excepté, est dans un état lamentable.Il est d’autant plus plongé dans la décadence, l’immobilier de toute la bande sud de la ville, que les quartiers ou enclaves qui le composent proposent un inventaire où les plex l’emportent très largement sur les unifamiliales.Cela signifie que beaucoup plus de personnes doivent encaisser les problèmes inhérents à la dynamique reprise hypothécaire dans ces quartiers de Montréal qu’en banlieue.Qui plus ,est, ce phénomène de reprise évolue à grands pas.A pas de géant.Selon les chiffres foumis.par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), la part des reprises hypothécaires dans le nombre d’unités mises en vente dans le centre-est de Montréal, par exemple, était de 37,4 % en 1993,47,5 % en 1994 et 61 % en 1995.Autre exemple?Dans le sud-ouest de Montréal, elle est passée de 28,6 % en 1993 à 58 % en VOIR PAGE A 12: MONTRÉAL Les funérailles du policier Lalonde PHOTO JACQUES GRENIER t L’EPOUSE du policier abattu lundi à Senneville, Nicole Lalonde, cherche réconfort auprès de son fils Patrick aux funérailles de son mari, André Lalonde, à l’église de Saint-Eustache.Elle est entourée de sa fille Nathalie et du policier Claude Vidal.Voir nos informations en page A 3.Produits sanguins potentiellement contaminés par la maladie de Creutzfeldt-Jakob 525 parents sous le choc à Toronto Les hôpitaux du Québec ont utilisé plusieurs des unités rappelées par la Croix-Rouge ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Les hôpitaux du Québec ont utilisé des milliers d’unités de produits sanguins potentiellement infectés par le virus de la maladie de Creutzfeldtjakob, mais la majorité d’entre eux ont jugé bon de ne pas prévenir leurs patients, compte tenu du risque très théorique de transmission posé par ce virus.Plusieurs familles et patients québécois se trouvent donc dans la même situation que les 525 parents d’enfants traités à l’Hôpital pour enfants malades de Toronto, qui ont eu la surprise d’apprendre cette semaine que leurs enfants ont reçu des produits sanguins dont la Croix-Rouge a exigé le retrait de façon préventive au cours des neuf derniers mois.VOIR PAGE A 12: MALADIE MONTRÉAL Avec ou sans Pallascio Commissions linguistiques: trêve de discussions, dit Pauline Marois PAGE A 3 Richard Barnabé succombe à ses blessures Il meurt des suites d'une hémorragie interne, 28 mois après son arrestation JEAN CHARTIER LE DEVOIR Richard Barnabé a rendu son dernier souffle à l’hôpital Notre-Dame-de-la-Merci, jeudi à 23h30.L’exchauffeur de taxi avait été frappé de paralysie voici 28 mois déjà, et il est décédé des suites d’une hémorragie interne, attribuable à une ulcérisation chronique.Sa famille a été prévenue quarante-huit heures avant sa mort qu’il ne pouvait plus être nourri en raison d’un éclatement de l’ulcère.Auparavant, on le nourrissait par trachéostomie.Une misère.Il avait souffert le coma, l’arrêt cardiaque et un état neurovégétatif permanent.La famille a reçu la nouvelle avec tristesse et soulagement.L’homme ne se ressemblait plus.L’avocat de la famille, M“ Pierre Goulet, précise qu’en ce qui la concerne, «légalement parlant, le dossier est fermé depuis juin 1995».Les policiers avaient été condamnés en juillet 1995 et leur appel sera entendu au cours des prochains mois.Le commissaire à la déontologie policière, Denis Raci-cot, devra aussi trancher au sujet de la plainte déposée par la famille le 11 janvier 1994.Son directeur des communications, Serge Fortin, précise que «les citations sont déposées depuis quelques jours au greffe du comité de déontologie policière; une date sera fixée sous peu pour l’audition des citations et une décision sera prise VOIR PAGE A 12: BARNABÉ ; ~ ¦ Le tout-Paris littéraire est sur les dents Qui est Chimo?Un écrivain célèbre ou un inconnu?Romain Gary n’aurait pas fait mieux CHRISTIAN RIOUX CORRESPONDANT DU DEVOIR A PARIS r>t*.VOIR PAGE A 12: TOUT-PARIS fureuse histoire de sexe, de banlieue et de mort intitulée Lila dit ça.Porté par la rumeur et une stratégie de vente bien orchestrée, le roman de 170 pages tiré à 25 000 exemplaires s’est envolé en quelques jours.Selon la version de l’éditeur, Olivier Orban (Plon), le manuscrit, deux cahiers d’écoliers couverts d’une écriture parfois illisible, lui est parvenu en décembre dernier par l’intermédiaire d’un cabinet d’avocats.Impossible de rencontrer l’auteur, qui prétend être un jeune beur des banlieues parisiennes.Flairant la supercherie, l’éditeur a fait lire l’ouvrage autour de lui et soumis le manuscrit à une analyse graphologique avant de tirer la seule conclusion qui s’imposait: pour des raisons littéraires ou purement commerciales, on ne refuse pas un tel roman.Sexe, mort et banlieue, le livre Depuis une semaine, le tout-Paris littéraire est sur les dents.Aux terrasses des cafés, un étrange suspense comme seul Paris sait en concocter défraie la manchette.Chimo est-il un écrivain célèbre ou un inconnu?Les meilleurs chroniqueurs littéraires sont sur la piste de l’auteur d’une sul- contient tous les ingrédients du succès.Lila dit ça raconte l’histoire de Chimo, un beur de la cité du Vieux-Chêne, et de Lila, une blonde dévergondée en mal d’aventures.Dès la page trois, Lila met cartes sur table: «Tas pas envie de voir ma chatte?» Suit un récit tragique où l’érotisme se meurt sous le béton des HLM et où l’amour se noie dans une «purée de misère».Parce que «beau, c’est autre chose qu’ici».Le livre passionne surtout par son écriture audacieuse qui évoque la langue des banlieues.«Tu vois que j’ai le visage de l’ange, que tout le monde me le dit Tu vois mes yeux qui sont clairs et bleus que tu leur donnerais jusqu’au fond de ta poche.Tu vois mes cheveux tellement blonds (.) que c’est comme si des vers à soie avaient chié de l’or rien que pour moi.» Le passage d’Olivier Orban à l’émission de Bernard Pivot Bouillon de culture (diffusée au Québec demain), a immédiatement lancé la machine à La directrice du Devoir au Panthéon du journalisme Lise Bissonnette y rejoint le fondateur du quotidien, Henri Bourassa PHOTO ARCHIVES lise Bissonnette, directrice du Devoir.BRIAN MYLES LE DEVOIR La directrice du Devoir, lise Bisson-nette, devient aujourd’hui membre du Panthéon du journalisme canadien.Elle rejoint ainsi Henri Bourassa, le fondateur de ce quotidien, au firmament des journalistes et éditeurs ayant apporté une «contribution significative» à la profession journalistique à l’échelle canadienne.Mme Bissonnette a été choisie par un jury pancanadien composé de huit membres, qui ont reconnu à l’unanimi- té sa «contribution remarquable et exceptionnelle» à l’essor du journalisme canadien.La joumaliste-directrice-auteure sera intronisée au Panthéon au cours d’une cérémonie qui se déroulera aujourd’hui à Toronto et à laquelle ont été invitées une centaine de personnes.Le Panthéon du journalisme canadien, «la seule institution du genre» au pays, a été fondé en 1965 par le Toronto Press Club.Outre Mme Bissonnette, Peter Worthington, fondateur du Toronto Sun, Knowlton Nash, ex-présentateur à CBC, et Simma Holt, une ancienne chroniqueuse du Vancouver Sun, se^ ront intronisés au Panthéon, ce qui ]X)rte à 107 le total de ses membres.En 31 années d’existence, l’institution a déjà honoré, à titre posthume ou de leur vivant, de nombreux artisans du Devoir, dont Henri Bourassa, Oli-var Asselin, Gérard Filion, André Laurendeau, Gérard Pelletier et Claude Ryan.«Si vous remarquez tous ces noms, c’est tout un honneur», estime Gordon Donaldson, président du Panthéon.Lise Bissonnette a commencé sa carrière au Devoir en 1974 à titre de chroniqueuse en éducation.Elle allait devenir successivement correspondante parlementaire du Devoir à Québec (1975), puisa Ottawa (1976), avant d’être promue éditorialiste et rédactrice en chef adjointe, de 1978 à 1980.De 1981 à 1985, Mme Bissonnette a occupé le poste de rédactrice en chef du Devoir.En 1990, elle a pris la direction du journal.Au cours de sa carrière, Mme Bissonnette a également publié des chroniques sur une base régulière dans le / A h-:""' .* I ¦ ; ;.ÿ ' .».Applaudissez ! , .j Le soleil printanier célèbre J le tableau vivant de QuébecÆ Ici„.la passion culturelle se È retrouve au hasard des ruejfl étroites du Vieux-Québec dans la vie de quartier du.Vieux-Port.Laissez-vous charmer par le spectacl e de l'architecture, les tableaux des innombrables galeries et les oeuvres magistrales dçc expositions d'envergure des musées et des centres -d'artistes.Enfin, vivez pleinement votre passion pour le théâtre en participant à l'événement.Le 3e Carrefour international de théâtre.Treize productions pour 50 représentations à l'affiche.Du 8 au 21 mai dans 10 salles de la région de Québec.Informations et billetterie : (418) 692-3030.LA RÉGION DE, 0.Profitez de nos tarifs ors saison! 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Une I/i.stoh v d’amour Château (§urier LE MANOIR LAFAYETTE 661, Grande Allée Est Québec (Québec) 1 800 363-8203 CHÂTEAU BELLEVUE 16, rue Laporte Québec (Québec) 1 800 463-2617 HÔTEL CHÂTEAU LAURIER 695.Grande Allée Est Québec (Québec) 1 800 463-4453 Les restaurants : Aux Anciens Canadiens, Le Louis-Hébert, Le Patrimoine.139$ tout inclus, par personne, pour 2 jours (min.2 personnes).2 nuits à l’hôtel de votre choix.Stationnement sur place.Déjeuners complets (type continental, au Château Bellevue).2 soupers table d’hôte pour 2 personnes.Les taxes et les pourboires sont inclus.Disponible les 7 jours de la semaine.Tout est inclus excepté les boissons alcoolisées.Valide jusqu'au 17 juin 1996.HÔTEL QUALITY SUITES 1600, rue Bouvier Québec (Québec) G2K1N8 (418) 622-4244 Suite à partir de 80$ / 2e nuit à 50 %.Valide les weekends (vendredi, samedi et dimanche) jusqu'au 16 juin 1996 sur disponibilité seulement.>fcn>oir hôtel manoir victoria Victoria 44 Côte d(J pa(ajs Vieux-Québec (Québec) G1R 4H8 Téléphone : 1 800 463-6283 Internet : www.clic.net/manvic Chambre à partir de 95$ en occ.simple ou double.£77,., AUBERGE SAINT-ANTOINE 10, rue Saint-Antoine Québec (Québec) G1K 4C9 Téléphone: (418) 692-2211 Chambre à partir de 109$ pour 2 personnes.Chambre classique.LE CHÂTEAU FRONTENAC NÔfltt CANAOIfH FACiriQUI 1, rue des Carrières Vieux-Québec (Québec) G1R 4P5 Téléphone : 1 800 441-1414 .(418) 692-3861 105 $ occ.simple ou double avec 10 % de rabais dans les bars et restaurants.Sur disponibilité.Valide jusqu'au 16 mai 1996.1100, boul.René-Lévesque Est Québec (Québec) G1K 7M9 Téléphone : (418) 647-2411 1 800 447-2411 Tarif d’hébergement à partir de 85$ (par nuit.occ.simple ou double, plus taxes, selon disponibilités).Nombreux forfaits disponibles : Moussaillon, Bateau-mouche.Elvis Story, Retour à l'histoire.Romance, Escapade.HOTEL R AM ADA QUÉBEC CENTRE-VILLE 395, rue de la Couronne Québec (Centre -Ville) G1K7X4 (418)647-2611 1 800 267-2002 Chambre à partir de 69$ BEST WESTERN h o i i i jiimrf 'mamamt l'Aristocrate zzzs 3100, chemin Saint-Louis Sainte-Foy (Québec) G1W 1R8 Téléphone : (418) 653-2841 1 800 463-4752 Chambre à partir de 69$ /2e nuit à 50 %.Journal et jus à votre porte le matin.Restaurant La Fenouillière, une des meilleures tables de la région de Québec.Valide jusqu'au 15 mai 1996.LOEWS LE CONCORDE 1225, place Montcalm Québec (Québec) G1R4W6 1 800 463-5256 99$ par soir, pour deux, plus taxes.Musée.Gîte et Couvert 1 chambre en classe hospitalité.2 petits déjeuners buffet au restaurant Le Café.2 droits d'entrée au Musée du Québec.Valide jusqu'au 19 mai 1996.Ne s'applique pas aux réservations de groupes.CHÂTEAU BONNE ENTENTE 3400, chemin Sainte-Foy Sainte-Foy (Québec) G1X1S6 1 800 463-4390 Chambre à partir de 69$ Centre de santé • ReUxanum Valide |usqu au f 6 juin f 996 En collaboration avec la Chambre de commerce et d'industrie du Québec métro la Ville de Québec Videre et Tourisme Québec Office du tourisme et des congrès de la Comminute urbaine de Québec 1 800363-7777, poste 644 Internet : httpV/www.quebec_region.cuq.qc.ca quotidien 77te Globe & Mail et diurs la revue (.’actualité.Elle a aussi publié chez Boréal un recueil de chroniques, intitulé Im Passion du présent (1987), et deux romans: Marie suivait l’été (1992) et Choses crues (1995).Mme Bissonnette est aussi détentrice de quatre doctorats honoris causa: deux en lettres (Université Laurentienne, Sudbury, et State University of New York), un en droit (Université Concordia) et un autre en éducation (Université de Sherbrooke).EN B R E F ?UN PRIX POUR LA LIBERTÉ DE LA PRESSE Paris (Reuter) — L’UNESCO a annoncé hier, à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, sa décision de créer un prix pour la liberté de la presse afin de mieux défendre le droit du public à l’information et celui des journalistes à la diffuser sans contraintes.«Nous sommes ici pour nous souvenir des quelque 50 journalistes qui ont perdu la vie en 1995 et des dizaines d’autres qui sont en prison» et pour réaffirmer que «la liberté de la presse fait partie intégrante de toute société démocratique», a déclaré Federico Mayor, directeur général de l’UNESCO, en ouvrant un colloque sur ce thème au siège de l’orgairisation onusienne.«Cette liberté est aussi notre liberté», ; a-t-il réaffirmé.Le président Jacques Chirac, dans un message lu au début du colloque, a rappelé que la liberté de la presse constituait «l’un des fondements d’une véritable démocratie».«Sa libre circulation et le libre accès à celle-ci, l’indépendance, le pluralisme et la diversité des médias constituent des valeurs qui ont été universellement reconnues», a-t-il déclaré.SEISME MEURTRIER EN CHINE Pékin (Reuter) — Un violent séisme d’une magnitude de 6,4 sur l’échelle de Richter a frappé hier la Mongolie intérieure, dans le nord de la Chine, faisant au moins J4 morts et 100 blessés, ont rapporté les autorités locales.Le séisme, qui avait son épicentre par 40,8 degrés do latitude et 109,6 degrés de longitude, s’est produit à llh32, heure locale, a dit l’institut sismologique d’Etat.Des dizaines d’habitations se sont effondrées dans une zone proche du comté de Guyang, à environ 200 km de Holrhot, capitale de la Mongolie intérieure.La secousse a été ressentie jusqu’à Pékin où des immeubles élevés ont tremblé.Selon les sismologues chinois, la Chine est dans une période d’intense activité sismique.Par ailleurs, un séisme modéré de magnitude 5,4 a secoué jeudi soir, pendant une trentaine de secqndes, la région de Seattle, dans l’État de Washington, faisant au moins un blessé, mais sans causer de dégâts importants.LONDRES: LA POLICE FAIT EXPLOSER DES ORDURES Londres (Reuter) — La police a fait exploser hier un colis suspect trouvé devant une agence de la banque Barclays, un des principaux groupes britanniques, victime du chantage d’un dénommé «Mardi Gras».Mais le paquet suspect, découvert dans une poubelle à Weybridge, au sud-ouest de Londres, ne contenait que des ordures ménagères.Les démineurs ont fait sauter le colis à deux reprises, peu avant 13h00, tandis que pompiers et ambulances arrivaient sur les lieux.In police avait barré les rues situées autour de la banque et bouclé le quartier.Un mystérieux poseur de bombes, qui s’inspire des personnages de Reservoir Dogs, le film de Quentin Tarantino, a déjà envoyé 25 colis piégés à la Barclays au cours des 16 derniers mois.Il y a deux semaines, un engin avait explosé dans une poubelle située devant une agence de la Barclays dans l’ouest londonien.UN FOU TUE TROIS DE SES VOISINS Daytona Beach, Floride (AP) — Un malade mental a tué trois de ses voisins avant de prendre la route de New York, périple au bout duquel il a blessé trois autres personnes avant de se suicider.Les enquêteurs ont découvert les corps en décomposition des victimes — deux Italiens, une Allemand — dans un appartement de Daytona Beach dont la porte d’entrée:.avait été foncée.Après cette tuerie qui ’ pourrait remonter à lundi, jour de la disparition de Ronald Hernandez, les autorités supposent que celukri a par- .couru plus de 1500 km jusqu’à Eso-pus.Etat de New York, où il a tiré sur son cousin Rose Lane, un homme de 37 ans.et son fils de quatre ans.Brandon, qui a été blessé à l’estomac.Un I livreur a aussi été ble ¦SSP. f' s TOULCH ME T P T O Attention citoyens de Montréal ! Vous pouvez obtenir gratuitement de l’excellent compost de feuilles provenant des parcs et des citoyens.Il suffit de vous présenter, avec preuve de résidence, au Complexe environnemental de Saint-Michel situé au 2525, rue Jarry Est, les 9 et 10 mai prochains, de 8 h à 20 h.N’oubliez pas vos contenants ! Chaque citoyen pourra prendre jusqu'à un mètre cube de compost, jusqu’à épuisement des stocks.Bon jardinage ! Ville de Montréal Des • ’ .4 _ v lunettes pour être vu.•*, * .• v’* °****» PHOTO JACQUES GRENIER Plus de 1500 policiers ont assisté hier aux obsèques de leur collègue André Lalonde, tué lundi.Hommage à un policier modèle PRESSE CANADIENNE Commissions scolaires linguistiques Marois pourrait imposer une solution à la CECM La ministre se montre disposée à aller de l'avant en créant des comités confessionnels dans les commissions scolaires E N ?DIMINUTION DES SUBVENTIONS AUX MUSÉES (Le Devoir) — La Société des musées québécois s’oppose à des coupes de l’ordre de 6 % dans leurs subventions que s’apprête à effectuer le ministère de la Culture et des Communications du Québec.Le Musée de la civilisation subira une diminution de 1,3 million de sa subvention de 16 millions.Le Musée d’art BREF ?contemporain se verra retrancher 453 000 $ sur 7,2 millions et le Musée des beaux-arts de Montréal subira des compressions de 900 000 $.Les conséquences du sous-financement chronique des musées ont déjà des effets dramatiques sur la diffusion de notre patrimoine.La réduction des effectifs a des effets sur la conservation et le développement des collections et la programmation des expositions, estime la Société des musées.PAUL CADCHON LE DEVOIR La ministre de l’Éducation Pauline Marois est prête à imposer à la Commission des écoles catholiques de Montréal sa solution en matière de commissions scolaires linguistiques, si elle n’arrive pas à convaincre l’équipe au pouvoir à la CECM.Interrogée sur le fait que le président de la CECM Michel Pallascio «n’exclut aucun moyen» pour préserver le caractère confessionnel de la CECM si le gouvernement va de l’avant, la ministre lui rappelle que les revenus de la CECM proviennent majoritairement du gouvernement.Et en ce qui concerne l’ensemble du dossier des commissions scolaires linguistiques, Mme Marois se montre de plus en plus disposée à aller de l’avant en créant des comités confessionnels dans les commissions scolaires «déconfessionnali-sées», ce qui éviterait de proposer quelque amendement que ce soit à la Constitution canadienne.La ministre de l’Éducation a tenu ces propos hier au Devoir, après avoir participé à Montréal à la cérémonie de clôture des 4' Olympiades québécoises de la formation professionnelle et technique.Contrairement à ce qui avait été affirmé la semaine dernière, Mme Marois ne songe aucunement à créer un statut spécial pour la CECM: elle soutient que c’est le por- Visiblement, Mme Marois cherche à éviter un amendement constitutionnel pour régler cette question te-parole de l’opposition libérale en matière d’éducation, François Ouimet, qui aurait interprété ces propos dans ce sens.Au contraire, affirme-t-elle, «si la CECM ne veut pas s’engager dans cette orientation [la mise en place de commissions scolaires linguistiques chez elle], il faudra trouver une façon de l’y amener.Pour ce faire il y a toutes sortes d’avenues possibles, dans le sens où on peut l’imposer, c’est certain».Après avoir rencontré Michel Pallascio vendredi dernier, Mme Marois constate que «la CECM se dit d’accord avec les orientations en matière de commissions linguistiques, mais préférerait le libre-choix.Les nuances sont trop grandes pour que soit vraiment un accord qui permettrait l’implantation des commissions scolaires linguistiques sur une base où la langue représente l’essentiel et l’unique critère de choix».Mme Marois ajoute que «si les analyses juridiques nous amènent à retenir le fait que l’on puisse agir en respectant la Constitution, dans le contexte actuel, avec le projet Ken-niff, nous allons le faire.Que la CECM aime ça ou non.L’intérêt commun doit primer sur les intérêts particuliers».Le gouvernement de Robert Bou-rassa avait adopté la loi 107, qui prévoyait la mise en place de commissions scolaires linguistiques.Après que la loi eut été contestée en Cour suprême, un comité présidé par Pa- Alors qu’elle achève sa consultation, Mme Marois a confié au Devoir que «là où j’en suis maintenant, je crois qu’est en train d’apparaître l’assurance qu’on peut implanter des commissions scolaires linguistiques en tout respect de la Constitution, parce que la loi 107 prévoit que les parents pourront préserver un projet éducatif respectant leur foi, leur culture.Dans une même école, d’ailleurs, il pourrait y avoir le respect de cette orientation autant du côté protestant que catholique, comme il pourrait y avoir une neutralité au sens confessionnel du terme».«Si les parents souhaitent pouvoir implanter des projets de type confessionnel dans leurs écoles, la loi 107 ! le garantit, ajoute-t-elle.On n’a ja- ! mais dit qu’on modifiait la loi 107.» • Visiblement, Mme Marois cherche j à éviter un amendement constitution- ! nel pour régler cette question.«Les parents souhaitent-ils que ; la commission scolaire demeure | confessionnelle, ou souhaitent-ils ! que leur école, qu’ils doivent pou- i voir influencer, offre des projets ; répondant à leurs attentes au plan [ de leur foi?» se demande-t-elle.! Dans cette dernière hypothèse, j «nous avons tout ce qu’il faut pour ; opérer», dit-elle.«En ce sens, conclut-elle, les I parents seront heureux de savoir i que nous respectons leur choix, ; que [nous pouvons offrir] le choix ; de préserver leur projet d’école, 1 incluant un projet confessionnel, j sans pour autant que les struc- ; tures ne le soient, [et éviter] ; qu’on s’enfarge dans ce qui de- I vient “ingérable” sur le territoire ! montréalais.» Saint-Eustache — Le policier André Lalonde, assassiné lundi alors qu’il était en service dans l’ouest de l’île de Montréal, a été dépeint comme un héros et modèle par son fils de 22 ans, hier, lors de funérailles célébrées en la vieille église de Saint-Eustache.«Quand j’étais petit, tu étais mon héros», a déclaré Patrick Lalonde.«Quand j’étais plus grand, et que tu venais me voir jouer au hockey avec maman, j’étais trop gêné pour te le dire.Tu seras toujours un héros.Je regrette de ne pas t’avoir dit plus souvent: “je t’aime”.» André Lalonde, âgé de 51 ans et qui comptait 29 ans de service au sein de la police de la Communauté urbaine de Montréal, a été abattu de trois balles tirées à bout portant, lundi, par un individu au volant d’une voiture volée.L’incident s’est produit sur le chemin Senneville, dans la ville du même nom.André Lalonde devait prendre sa retraite dans quelques mois.11 laisse également dans le deuil son épouse Nicole ainsi que sa fille Nathalie, âgée de 29 ans.Plus de 1500 policiers venus d’un peu partout à travers l’Amérique du Nord ont assisté aux funérailles, afin de rendre un dernier hommage à un confrère mort pendant son service.Les membres de la famille ont suivi le cercueil à travers une garde d’honneur formée notamment de policiers vêtus de rouge de la Gendarmerie royale du Canada, sur le parvis de la vieille église de pierres.PHOTO JACQUES GRENIER Un policier porte solennellement la casquette de son camarade André Lalonde.Des hauts-parleurs avaient été installés à l’extérieur afin de permettre aux gens d’écouter la cérémonie.André Lalonde est le deuxième policier de la CUM à perdre ia vie au cours des cinq derniers mois.En novembre, l’agente Odette Pinard avait été abattue à son bureau dans un poste de police du nord de Montréal.Dans les deux cas, les assassins courent toujours.OLIVER PEOPLES PAUL SMITH SPECTACLES PHOTO ARCHIVES Pauline Marois, ministre de l’Éducation du Québec.trick Kenniff concluait en juin 1994 qu’on pouvait appliquer cette loi en apportant des amendements législatifs permettant de créer dans les nouvelles commissions scolaires linguistiques des comités confessionnels qui garantiraient le choix des parents en matière de confessionna-lité.Plusieurs observateurs jugent cette solution inapplicable.Mme Marois consulte actuellement le milieu sur cette solution, ainsi que sur deux autres hypothèses: une modification de la Constitution canadienne lui permettant d’avoir les mains libres, ou encore un amendement à l’article 93 de la Constitution, solution avancée récemment par deux experts et reprise par le Parti libéral du Québec.4021, Saint-Laurent Montréal 849-1433 1327, Greene Westmount 937-0446 Saint 4129 De rue Montré 849-0559 LE DEVOIR MONTREAL ROGER ROY Horloger bijoutier 935, La tiauchetière Ouest Montréal IIJB 2M9 Siège social du C’A' tel.: (5N) 861-4489 •lies boucles d'oreilles M Al I » !) II -?LEI_______?- LEMOND E N B R ?E F LE ZAÏRE FERME SA FRONTIERE AVEC LE BURUNDI Kinshasa (AFP) — Le Zaïre a fermé sa frontière avec Je Burundi sur toute sa longueur depuis jeudi «pour éviter un nouvel afflux de réfugiés» sur son territoire, a'indiqué hier le vice-premier ministre chargé de l’Intérieur, Gérard Kamanda Wa Kamanda.Selon le .porte-parole du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés à Nairobi, quelque 2000 Burundais auraient fui vers le Zaïre au début du mois (le mai en raison des troubles interethniques qui se développent dans leur pays.A la hauteur de la localité zaïroise de Uvira, proche de Bujumbura, dans la région du Sud Kivu, demeurent réfugiés quelque 300 Û00 Rwandais hutus, ainsi que quelques milliers de Burundais également d’ethnie hutue.UN RWANDAIS TRES RECHERCHE Bruxelles (Reuter) — L’extradition vers la Belgique du colonel Théoneste Bagosora, soupçonné d’avoir joué un rôle de premier plan dans le génocide rwan-dàis, est bloquée par le Tribunal de l’ONU pour le Rwanda (TPR).La justice belge a lancé un mandat d’arrêt international contre lui, mais la requête a peu de chances d’aboutir en raison d’une demande similaire du TPR basé à Arusha (Tanzanie), a déclaré hier l’avocat belge de Bagasora, Me Luc De Temmerman.Bruxelles souhaite entendre l’ancien officier supérieur des Forces armées rwandaises sur la mort de dix Casques bleus belges tués dans les premiers jours des massacres du printemps et de l’été 1994.De son côté, le tribunal d’Arusha veut juger le colonel pour génocide et crimes contre l’humanité.INTERDICTION D’ENTREE AUX DIRIGEANTS LIBÉRIENS Washington (AFP) — Le département d’État américain a annoncé hier que Washington avait interdit l’entrée aux Etats-Unis des dirigeants des factions en guerre au Libéria, ainsi que de leurs familles et de leurs proches.«Cette action est la conséquence du, refus des chefs de faction de tenir compte des souhaits du peuple libérien et de la communauté internationale de voir s’arrêter les combats, les tueries, la corruption et le pillage à Monrovia», a déclaré le porte-parole du département d’Etat, Nicholas Bums.Ala suite de l’éçhec de sa tentative de médiation, le secrétaire d’Etat adjoint américain pour les affaires africaines, George Moose, avait été contraint de quitter Monrovia mercredi en raison de la reprise des combats.UN POLICIER ABATTU À PORT-AU-PRINCE Port-au-Prince (AFP) — Un policier haïtien a été tué jeudi soir à Port-au-Prince de plusieurs balles de revolver tirées par des inconnus qui ont pris la fuite, annonçait-on hier de source policière.La victime, Jean-Leonard Conseillant, 26 ans, a été criblé de balles et a succombé à ses blessures peu après son arrivée à l’hôpital.Il s’agit du troisième meurtre de policiers à Port-au-Prince commis par des inconnus armés en moins d’une semaine.Samedi, deux autres policiers avaient été abattus dans les mêmes circonstances dans la capitale haïtienne.Le président René Préval avait qualifié ces attentats «d’actes de déstabilisation perpétrés par des ennemis de la démocratie».Ces meurtres n’ont jamais été revendiqués.Accord sur les mines antipersonnel à Genève Un compromis qui ne satisfait Le Canada propose une conférence pour l’interdiction personne totale des mines Genève (AFP) — Les négociateurs réunis à Genève ont conclu hier un accord restreignant les conditions d’utilisation et de transfert des mines antipersonnel qui a été aussitôt critiqué par de nombreux pays.Le délégué canadien, Bob Lawson, a indiqué dès hier que le Canada lancerait pour l’automne une conférence portant, cette fois-ci, sur l’interdiction des mines antipersonnel.Le gouvernement canadien estime que «de nouveaux progrès sont une question prioritaire» après le résultat imparfait atteint à Genève au terme de deux ans de difficiles négociations sur un type d’armes dévastateur pour les populations civiles, a déclaré à la presse M.Lawson.Selon un plan d’action approuvé par le ministère des Affaires étrangères, le Canada a lancé un appel aux gouvernements et organisations non gouvernementales pour une «réunion stratégique» en septembre à Ottawa pour coordonner l’action internationale en faveur d’un banisse-ment des mines, a-t-il dit.De nombreux pays ont déjà déclaré qu’ils participeraient à la réunion d’Ottawa, selon le délégué canadien.Les organisations humanitaires ne décolèrent pas: l’accord, en effet, n’interdit pas les mines antipersonnel qui tuent ou mutilent quelqu’un toutes les 20 minutes dans le monde, mais se borne à tenter de les rendre moins sournoises.Il prévoit essentiellement que ces mines devront désormais pouvoir être détectés et que celles qui seront lancées ou déposées ailleurs que dans des espaces dûment balisés devront s’autodétruire ou s’autoneutraliser au bout de quatre mois maximum.Un accord «honteux» L’accord prend en principe effet à partir du 1" janvier prochain.Mais les pays qui estimeront avoir du mal à respecter ce délai auront une période de grâce pouvant aller jusqu’à neuf ans après l’entrée en vigueur de l’accord.«On remplace simplement les mines idiotes par des mines intelligentes», «c’est un accord honteux», «il légitime l'amie des lâches», telles sont quelques-unes des réactions recueillies hier auprès des organisations humanitaires représentées à Genève.Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a ainsi traité de «déplorablement inadéquate» la réponse au «carnage» causé par les mines.Le consensus des 57 pays participants sur un accord a été obtenu avec difficultés et en surmontant des objections de dernière minute du Pakistan.Il a été pour cela nécessaire d’inclure une référence aux principes de l’ONU, qui incluent le droit à la légitime défense, dans une déclaration politique annexée à l’accord.Pas de mécanisme de vérification On estime à 110 millions le nombre de mines antipersonnel déposées dans une soixantaine de pays, notamment le Cambodge, l’Angola, l’Afghanistan et la Bosnie: elles frappent essentiellement des civils, dont beaucoup d’enfants.L’accord conclu à Genève ne comporte aucun mécanisme de vérification, quoique la France l’ait suggéré, sans succès, à l’ouverture de la conférence.Il rend néanmoins les poseurs de mines responsables de leurs conséquences.Il élargit les interdictions et restrictions aux conflits internes.Il interdit le transfen à des pays tiers de mines non-conformes, ainsi que la fourniture de mines antipersonnel à d’autrqs destinataires que les clients officiels, c’est-à-dire les Etats.Selon le ministre suédois des Affaires étrangères, Lena Hjelm-Wallén, dont le pays présidait la conférence, celle-ci est un «important succès diplomatique pour la Suède».«Nous allons poursuivre le travail afin d’obtenir une interdiction totale et internationale d’utilisation de mines antipersonnel», a-t-il affirmé dans un communiqué publié à Stockholm.Globalement, cet accord est un progrès «significatif» qui pose des jalons pour l’avenir, observait-on dans plusieurs délégations.L’accord prévoit en effet une conférence consultative annuelle de suivi et, cinq ans après son entrée en vigueur, une conférence générale de révision, ce qui permettra des aménagements successifs.On établit ainsi un «engrenage» qui va dans le bon sens, a observé devant des journalistes le chef de la délégation française, Joëlle Bourgois.Mais d’ici à cette conférence de révision, les mines antipersonnel auront encore tué 50 000 êtres humains et en auront blessé 80 000, selon le secrétaire général de l’ONU Boutros Boutros-Ghali, qui a exprimé, dans un message envoyé à la séance plénière finale de la conférence, sa «profonde déception» par rapport à ce qu’il espérait.Aucune distinction technique entre de «bonnes mines» — dites «intelligentes» — et d’autres mines —qui seraient «mauvaises» — ne peut légitimer «une arme qui inflige des souffrances aussi effroyables, aussi arbitraires, à tant de sociétés», ajoute-t-il.Pour les ONG, c’est l’action individuelle de pays déclarant bannir totalement les mines anti-personnel qui sera désormais déterminante, bien plus que cet accord.A ce jour, plus de 30 pays ont annoncé une intention ou une décision en ce sens.Les Etats-Unis ont jusqu’à présent refusé de se prononcer pour une interdiction des mines antipersonnel mais ils devraient faire connaître leur position prochainement alors qu’une campagne anti-mines s’est développée en Amérique comme dans de nombreux pays.Le Canada souhaite soulever le sujet lors d’une réunion de l’Organisation des Etats américains prévue en juin pour tenter de faire des Amériques une zone sans mines sur le modèle des zones dénucléarisées déjà existantes dans le monde.«Pour démonter que nous pouvons réussir au niveau mondial, nous devons réussir au niveau régional», a dit M.Lawson.Lacrymogènes et barres de fer PHOTO AP LA POLICE anti-émeute sud-coréenne tentait hier de disperser une manifestation étudiante avec des gaz lacrymogènes.Les étudiants, certains armés de barres defer, réclamaient une réforme de l’Éducation.Portes ouvertes au camp spatial Le dimanche 5 mai, de 9 h à 11 h 30, opération portes ouvertes au CAMP SPATIAL de Laval Apprenez tout sur les stages de 8 jours pour jeunes de 9 à 14 ans et les stages de fin de semaine ouverts à tous.Découvrez les ateliers, les stimulateurs conçus à la NASA et la réplique de la navette Endeavour à bord de laquelle votre enfant partira en mission dans l'espace.1 Explorez l'environnement spatial où séjournera votre enfant et rencontrez les animateurs du CAMP SPATIAL.Visitez le seul vrai camp spatial au Canada Profitez de notre nouvelle tarification '96 1 semaine 525 $ 1 fin de semaine 175 Accès facile Le CAMP SPATIAL est situé au Cosmodôme, 2150, autoroute des Laurentides Laval (Québecl H7T 2T8.CAMP SPATIAL CANADA M.B.Au^iÛepouressa,4 *r°dlS^»du,p° Cet^r^odôme.iwces au °v_.,„hais • ilateur l'accès (Voir le coupe", rt CAMP SPATIAL CANADA En provenance du sud: autoroute 15, sortie 9, boulevard Saint-Martin Ouest, suivre les indications du Cosmodôme, entrée Camp spatial.Pour tout renseignement, composez, de l'agglomération montréalaise.En provenance du : autoroute 15, sortie autoroute 440, voie de service jusqu'au Cosmodôme, entrée Camp spatial.le (514) 978-3615; de t extérieur composez sans frais le 1 -800-565-CAMP, COiMOOÔME entrée gratuite or un enfant de 15 ans ou moins occompogné d'un adulte au Cosmodôme (Centre de sciences).Cette offre est vaiobie jusqu'au 8 sept 96.50, ouloroute des laurentides, lovd (Quéoee) H7T 2T8 Pour tout rens , composez le (514) 978-3600 Un dissident chinois accueilli aux États-Unis Nuages sino-américains Washington (AFP) — Les États-Unis ont annoncé hier avoir accueilli l’un des principaux dissident chinois, une décision qui apparaît de nature à compliquer à court terme les relations sino-américaines, qui souffrent déjà d’une accumulation de problèmes.La Maison-Blanche a confirmé hier que Liu Gang, l’un des leaders du mouvement pro-démocratie de 1989, avait reçu le droit de s’établir qu moins «temporairement» aux États-Unis, après sa fuite de Chine.L’entrée de M.Liu mercredi aux États-Unis avait été annoncée par le père du dissident à Pékin.M.Liu, qui se trouve à Boston, a indiqué à l’AFP, par l’intermédiaire d’un interprète, qu’jl allait demander l’asile politique aux États-Unis et projetait de faire campagne contre les violations des droits de l’Homme en Chine.Le porte-parole du président Bill Clinton, Michael McCurry, a tenté hier de minimiser la portée de la venue de M.Liu sur les relations bilaté- rales en affirmant que l’évènement devait être placé «dans le contexte du Içirge dialogue stratégique» entre les États-Unis et la Chine prôné par M.Clinton.Il a toutefois laissé percer une certaine inquiétude en déclarant que les États-Unis «espèrent qu’il n’y aura pas de changement dans les positions de la République populaire».La crise que traversent les relations sino-américaines actuellement a en fait débuté il y a exactement un an, lors que M.Clinton, cédant aux pressions du Congrès, avait accepté l’octroi d’un visa au président taïwa-nais LeeTeng-hui.L’arrestation le mois suivant en Chine d’un ancien dissident chinois devenu citoyen américian, Harry Wu, avait encore aggravé les choses.Après la crise provoquée par l’opposition de la Chine à la première élection présidentielle démocratique à Taïwan, en mars, la tension est retombée.Mais les nuages noirs n’ont pas disparu de l’horizon.Pourparlers russo-tchéchènes L’offre de Moscou est rejetée Moscou (AFP) — Les indépendantiste tchétchènes ont rejeté hier une offre de pourparlers de Boris Eltsine, et ils ont prévenu le président russe qu’ils ne pourraient pas garantir sa sécurité lors de la visite qu’il compte effectuer à la mi-mai en Tchétchénie.Boris Eltsine avait indiqué jeudi qu’il se rendrait au milieu de ce mois en Tchétchénie, pour la première fois depuis le début de la guerre en décembre 1994, et qu’il était prêt à rencontrer des dirigeants indépendantistes comme «preuve de sa bonne volonté».Mais le président russe a précisé hier que les pourparlers qu’il avait en tête devraient associer le gouvernement tchétchène pro-russe de Dokou Zavgaïev, que les indépendantistes qualifient de «marionnette».M.Eltsine, qui s’exprimait au cours d’un déplacement électoral à Iaroslavl, a ajouté que seraient invités à ces négociations des «commandants» indépendantistes, et non la hiérarchie politique du mouvement sécessionniste.« Quand j’irai en Tchétchénie, j’annoncerai que trois partis siégeront à la table des pourparlers: le gouvernement de Zavgaïev, la commission d’Etat présidée par le premier ministre russe Viktor Tchernomyrdine et les commandants [indépendantistes] qui souhaitent participer à un processus négocié», a déclaré M.Eltsine, cité par les média russes.«C’est cette troika qui doit mener les négociations», a-t-il insisté.M.Eltsine a ajouté que les discussions ne seraient sans doute pas bouclées avant l’élection présidentielle russe de juin, mais qu’elles ne devaient pas pour autant non plus «durer des années, ni même des mois».M.Eltsine n’a pas précisé quel serait l’ordre du jour de ces négociations, mais il avait indiqué précédemment qu’il s’agissait de préciser les conditions d’un retrait de l’armée russe aux frontières de la Tchétchénie.Moscou a dit et répété qu’une sécession de la Tchétchénie du reste de la fédération russe était inaccep- table et ne ferait l’objet d’aucune discussion.Quelques heures après les déclarations de M.Eltsine, le camp indépendantiste a fait savoir que les conditions posées par le président russe étaient inacceptables à ses yeux.«Le gouvernement [indépendantiste] refusera toujours de s’asseoir à une table de négociations avec qui que ce soit, si Dokou Zavgaïev participe en tant que parti tiers», a indiqué le principal dirigeant sécessionniste, Zelimkhan Iandarbiev, dans un communiqué cité par la télévision russe NTV.Les indépendantistes réclament un dialogue direct et au plus haut niveau avec les autorités russes, soit avec M.Eltsine soit avec M.Tchemomyr-dine.Sécurité de Boris Elstine M.Iandarbiev a ajouté qu’il dégageait toute responsabilité quant à la sécurité de M.Eltsine lors de son séjour en Tchétchénie, selon ce communiqué.Zelimkhan Iandarbiev avait déjà indiqué qu’il était pressé par ses partisans d’autoriser des actes de représailles après la mort de l’ancien président indépendantiste Djokhar Dou-daïev, à qui il vient de succéder.Le général Doudaïev a été tué le 21 avril par deux missiles air-sol russes, selon les indépendantistes.La visite de M.Eltsine dans une république encore largement en guerre promet d’être entourée de mesures de sécurité exceptionnelles.Boris Eltsine lui-même, interrogé hier par un habitant de Iaroslavl, a refusé de dire précisément quant il comptait se rendre en Tchétchénie.«C’est pour l’instant un secret.Si je le dis, ils vont se préparer», a déclaré M.Eltsine en faisant référence aux combattants indépendantistes.Les forces russes contrôlent la capitale Grozny et les principaux axes de communications de la république caucasienne, mais les combattants indépendantistes multiplient les actions de commando sur tout le territoire tchétchène.Hollywood vote Clinton Los Angeles (AFP) — Hollywood a choisi: entre le démocrate Bill Clinton et son rival républicain Bob Dole, acteurs, producteurs et metteurs en scène préfèrent l’actuel locataire de la Maison-Blanche et le prouvent en finançant sa campagne.Les derniers documents rendus publics par la Commission fédérale des élections montrent que, entre janvier 1995 et mars 1996, des dizaines de «stars», comme Robert De Niro, Richard Dreyfuss, Kathleen Turner, Melanie Griffith ou le metteur en scène Lawrence Kasdan, ont versé à la campagne de Bill Clinton la contribution maximum de 1000 dollars autorisée par la loi.Parmi les donateurs apportant leur obole à Bob Dole, on ne trouve en revanche que quelques noms connus, comme ceux du comédien Bob Hope ou du producteur des films de James Bond, Albert Broccoli.Ceux qui ne veulent pas être limités dans leur générosité ont la possibilité de donner leurs contributions, non à un candidat, mais à l’un des deux grands partis, les démocrates ou les républicains.Et là aussi, les dollars de Hollywood vont au i„ monHe parti de Bill Clinton.Le metteur en scène cinéma Steven Spielberg a ainsi donné 100 000 dollars en 1995 au parti démocrate, tout comme le producteur David Geffen.Barbra Streisand a quant à elle ver- Le baby-boomer semble plus en phase avec sé 30 000 dollars.Et le couple de Basic Instinct, Sharon Stone et Michael Douglas, ont versé chacun 5000 dollars.Là aussi, les célébrités sont moins nombreuses à enrichir la besace du Grand Old Party.On trouve quand même le vibrapho-niste de jazz Lionel Hampton qui a donné 15 000 dollars au Parti républicain et l’acteur James Stewart (5170 dollars).Le phénomène n’est pas particulier à l’élection présidentielle du 5 novembre 1996 et tous les quatre ans.Hollywood, avec sa culture libérale, se sent plus proche des démocrates que de républicains hos- tiles à l’avortement et défenseurs des valeurs morales.Mais la personnalité des deux hommes qui vont se disputer cette année la Maison-Blanche joue aussi son rôle.Bob Dole, 72 ans, héros de la Deuxième Guerre mondiale, personnalité washingtonien-ne depuis plus d’un quart de siècle, n’a pas grand chose, avec son apparence stricte et un peu guindée, pour séduire la faune hollywoodienne.A l’inverse, le baby-boomer Bill Clinton, jogger passionné de 49 ans.joueur amateur de saxophone sur qui courent depuis toujours des rumeurs d'infidélité conjugale, semble plus en phase avec un monde du cinéma dans lequel il compte plu-sieurs amis.A1A I.K I) K V (I I It .I.K S S A M K P I I K T l> I M A N (' Il K .r> M Al III II II A 9 LE MONDE PERSPECTIVES Le pouvoir politique des casernes LAmérique latine offre des signes de demilitarisation, mais la solidité des institutions civiles reste à prouver Haïti et Panama ont rejoint depuis peu le club des pays latino-américains sans année; un club où le Costa Rica faisait cavalier seul depuis la fin des années 40.San José alloue 0,5 % de son PIB aux dépenses d’ordre militaire qui comptent pour 2,2 % du PIB en Haïti, 1,2 % au Panama.Le championnat est détenu par le Chili avec 3,5 % de son PIB.Une forte baisse des effectifs des forces armées au Honduras, au Salvador et au Nicaragua pourrait laisser croire à une démilitarisation certaine dans un continent où plusieurs pays ont aboli le service militaire obligatoire.! ' l Les golpes (coups d’état militaire) ont longtemps constitué une menace récurrente en Amérique latine', la Bolivie en fournissant le plus triste exemple, et l’on se rappelle les deux coups d’Etat avortés au Venezuela en 1992.Or, l’un des rebelles vénézuéliens, Hugo Chavez, s’est recyclé en politique.Chavez serait, selon les sondages, plus crédible que le président Caldera qu’il défie dans ses discours populistes.L’ex-militaire «carapintada» Aldo Rico siégé au parlement de Buenos Aires sous la bannière d’un «.petit parti de droite.L’Argentine a fait passer en jugement les responsables militaires de la «guerre sale» qui a eu cours sous la dictature (1976-1983) mais les condamnés ont été relâchés, ayant obtenu la grâce présidentielle.Signes encourageants?Il en existe.Il ne faudrait pas oublier l’alerte récente au Paraguay.Le 24 avril, une révolte de caserne menée par le général Lino Oviedo aurait pu faire vaciller les jeunes institutions démocratiques d’Asuncion représentées par le président Carlos Wasmosy.L’on doit peut-être à l’action concertée de plusieurs pays —dont les Etats-Unis — la fin (provisoire) de cette crise.Le dictateur paraguayen Alfredo Stroessner, exilé au Brésil, avait été déposé après plus de quatre décennies de pouvoir fort par un coup d’Etat en 1989.Or, bon nombre des adeptes du «stroessnerisme» n’ont pas abandonné l’espoir d’une restauration.Le cas Oviedo — mis à la retraite au lieu de prêter serment comme ministre de la Défense comme on le lui avait promis — a pu un moment occulter la lutte qui se livre au sein du parti Colorado, lequel a long-tèmps formé un triangle avec les forces armées et le gouvernement sous l’ex-dictateur.Le parti Colorado a porté il y a peu à sa tête un admirateur de Stroessner, Luis Maria Ar-garia, virtuel candidat à la présidence en 1998! Le cas le p'us patent de démocratie boiteuse, sous l’apparence de la soumission des militaires au pouvoir civil, est le Chili où le président Eduardo Frei n’a pas renoncé à réta- Cv.4 Clément Trudel Le Chili, un cas patent de démocratie boiteuse blir son pouvoir de nommer et de démettre le chef des armées.Augus-to Pinochet a toutefois pris soin, en quittant le pouvoir qu’il avait exercé durant 17 ans, après le coup d’Etat de septembre 1973, de faire en sorte que c’est lui-même qui proposera à M.Frei le nom de cinq généraux parmi lesquels le président choisira le successeur de Pinochet! La Constitution a l’allure d’une camisole de force.L’une des astuces de Pinochet a été de désigner au Sénat huit de ses adeptes qui bloquent le processus de réformes et veillent sur l’autonomie et le pouvoir politique de l’armée (10 % du produit des ventes de la Corporation du cuivre va dans les coffres des forces armées qui en disposent à leur guise; les militaires honduriens ont également pris goût aux affaires).En Colombie, les forces armées qui se disent fidèles à la Constitution, sont en froid avec le président Samper, lui même aux prises avec l’enquête sur l’utilisation de «narcodol-lars» pour sa campagne électorale.On a vu en janvier le général Ricardo Emilio Cifuentes demander qu’on le relève de son poste parce que Samper «ne méritait pas son appui»\ A Bogota on vient tout de même de décider de se procurer 155 millions de dollars d’armements.principalement en appui à la lutte anti-guérilla.Le Mexique est un pays habituellement modeste quant aux dépenses militaires; il vient au 161'' rang dans le monde avec 0,7 % de son PIB; on y a noté en 1995 une forte hausse des crédits alloués à la sécurité (2,5 milliards pour les ministères de la Défense, de la Marine, de l’Intérieur et de la Justice).Le Brésil compte toujours quatre militaires dans le cabinet du président Cardoso.On peut se réjouir de la démilitarisation partielle du continent, louanger les civils qui le gouvernent—comme le Pérou de Fujimori —, noter qu’à Cuba Raul Castro a pu juger trop important l’effectif militaire.Il faudrait pourtant vérifier la solidité des institutions civiles démocratiques avant de célébrer le soi-disant recul du pouvoir politique des casernes! (Avec le service espagnol de l’AFP) Accords de paix au Guatemala Les parties vont signer Mexico (AFP) — Après plus de cinq ans d’attente, le volet socio-économique et agraire de l’accord de paix entre la guérilla et le gouvernement guatémaltèques devrait être paraphé lundi prochain à Mexico, selon des sources de l’ONU.Cette phase cruciale devrait accélérer la conclusion d’un accord de paix définitif entre l’URNG (Union révolutionnaire nationatle guatémaltèque) et la commission présidentielle de la paix.Les premiers contacts entre le gouvernement du Guatemala et le regroupement des guérilleros ont eu lieu en 1987 en Espagne, mais ce n’est qu’en juin 1990, à Madrid, que leâ premiers pas en vue d’un accord ont été faits.«L’Agenda global pour la paix» dans ce pays d’Amérique centrale a été établi à Mexico en avril 1991; il comprend les thèmes de la démocratisation, des droits humains, du renforcement du pouvoir civil et du rôle de l’armée dans la société.L’on a été témoin toutefois de bien des suspensions, ruptures et reports des rencontres.Les négociateurs devraient, le 6 mai, se retrouver à huis clos au siège des Affaires étrangères du Mexique, à Tlatelolco.Plusieurs porte-parole de la société civile guatémaltèque se sont dits déçus du fait que les contacts se déroulent sans la transparence nécessaire: Il n’empêche que si progrès il y a dans ce dossier délicat de retour à une paix dans l’équité, on le doit à ce jour, principalement, au modérateur Jean Amault (France) désigné pour coordonner ces efforts de l’ONU pour amener les parties à un accord final.Loi Helms-Burton contre Cuba L’Europe proteste Bruxelles (AFP) — L’Union européenne a demandé l’ouverture (je consultations officielles avec les Etats-Unis au sein de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) sur lé renforcement de l’embargo américain contre Cuba, a annoncé hier un porte-parole de la Commission européenne.L’ambassadeur de l’Union européenne a envoyé une lettre à son homologue américain à Genève, où se trouve le siège de l’OMC, demandant l'ouverture de ces consultations.Selon l’UE, ce renforcement, décidé dans le cadre de la loi Helms-Burton.viole les règles de l’OMC.-L'Union européenne et ses états membres souhaitent exprimer leur profonde préoccupation concernant l'apparent manque de conformité de certains aspects de cette loi (.) avec les obligations internationales des Etats-Unis», dans le cadre des accords GAIT (accord général sur les tarifs douaniers, le commerce et les services) conclus en 1994.La lettre souligne que la loi Helms-Burton contient un certain nombre de dispositions «qui ont le but et l'effet de réduire la liberté de l’Union européenne d’exporter vers Cuba ou de faire le commerce de marchandises originaires de Cuba, et de réduire la possibilité des navires enregistrés dans l'Union européenne et de leur chargement de faire escale dans des ports américains».Les négociations doivent durer soixante jours.Si elles ne sont pas concluantes.l’Union européenne pourra déposer une plainte contre les Etats-Unis devant l’OMC.Changement de garde en Espagne Les priorités du gouvernement Aznar Donner un nouvel élan économique et clore le chapitre de la guerre civile' Madrid (Reuter) — À la veille de son investiture, le nouveau président du gouvernement espagnol, José Maria Aznar, a dressé devant les Cortes le tableau de l’Espagne telle qu’il la conçoit; un pays remis sur pied par des réformes économiques radicales et définitivement guéri des blessures de la guerre civile.Devant les parlementaires espagnols, José Maria Aznar a affirmé que l’avènement au pouvoir du Parti populaire (PP) devait, une fois pour toutes, permettre d’éliminer tous les vieux soupçons entre droite et gauche qui persistent un demi-siècle après la fin de la guerre civile.«Les vieilles disputes, les vieilles déchirures (.) basées sur les vieilles divisions des Espagnols ne doivent pas ressortir.Nous voulons bâtir l’avenir», a-t-il affirmé avec force.L’autre objectif prioritaire du PP est la remise en forme de l’économie espagnole afin quelle puisse remplir les conditions fixées par le traité de Maastricht pour le passage à la monnaie européenne en 1999.«Nos objectifs sont réalisables, même si nombre d’entre eux demanderont des efforts remarquables», a prévenu le chef du Parti conservateur, vainqueur des élections législatives de mars dernier.Les socialistes, désormais dans l’opposition après près de 14 ans de pouvoir, ont accueilli ces déclarations d’un haussement d’épaules.PHOTO AP José Maria Aznar devant les Cortes hier.«Je n’ai rien entendu de bien particulier.Jusqu’à présent, tout est normal», a commenté Felipe Gonzalez, le président du gouvernement sortant qui s’enorgueillit d’avoir transformé l’Espagne arriérée en un pays moderne.Cure d’austérité La cure d’austérité promise par José Maria Aznar n’a pas manqué d’effrayer les membres de la Gauche unie (IU), pour lesquels les beaux discours n’otent en rien le caractère «effrayant» des propositions.Le futur président du gouvernement espagnol a en outre défendu le pacte conclu avec les Catalans de la CiU et les responsables politiques d’autres régions en échange du soutien de leurs parlementaires.«On ne renonce pas à ses convictions politiques simplement parce que l’on trouve des compromis intelligents», a lancé José Maria Aznar.Aux élections du 3 mars dernier, le PP a obtenu 156 sièges aux Cortes et a dû avoir recours aux représentants de Catalogne et des îles Canaries pour s'assurer une majorité de goue vemement.• r Il a également promis de lutter, q tous les niveaux, contre la corruption et la fraude fiscale et a annoncé une cure d’austérité afin de réduire le^ déficits budgétaires et remplir les cri; tères exigés par l’Union économique et monétaire.José Maria Aznar s’est engagé q consulter les autres partis politique^ afin de parvenir à dégager uq consensus national sur la politique étrangère et la place de l’Espagne aq sein de l'Union européenne.11 a confirmé la suppression du service militaire obligatoire et le renforcement de l’Espagne dans l’OTAN et la défense européenne sans toutefoié aller jusqu’à annoncer que Madrid s
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