Le devoir, 9 mai 1996, Cahier A
FONDE 19 10 Vol.I.X XXVII - N o I O il M O N T R K A l.L K .1 K U I) I î) M Al 19 !) (i 8 S e + T 1’ S + T V Q / T » r onto IS PERSPECTIVES Au bout du tunnel Pierre Cayouette ?Les travaux de réfection de l’axe du tunnel Louis-Hippolyte-Lafontaine ne provoquent pas le cauchemar prévu.Le ministère des Transports avait bien planifié l’affaire.C’est en temps normal, disent certains experts, que la circulation est mal gérée.ette fois encore, la «catastrophe» appréhendée n’a donc pas eu lieu.Du moins, pas à ce jour.Nous avons, collectivement au Québec, la «catastrophe» facile.Il faudra bien qu’un psy se penche un jour sur la question! Depuis quelques jours, les médias s’emballaient, rivalisaient d’hyperboles pour décrire les effets dramatiques du «chantier le plus chaud de l’été».Tout pour faire peur au monde, quoi.Le début des travaux de réfection de l’axe du tunnel Louis-Hippolyte-Lafontaine, mardi, devait donc virer au cauchemar, entraîner d’énormes embouteillages.Toutes les télés y étaient, en direct, dès les aurores nacrées, prêtes à retransmettre le désastre.Or il s’avère qu’il n’en a rien été.Les chroniqueurs à la circulation désespèrent toujours.Depuis mardi, on observe bien quelques ralentissements çà et là, surtout en fin d’après-midi, mais rien de comparable à l’enfer prévu.Rien non plus pour surprendre les résidents de la rive sud, pour lesquels le bouchon est, de toute façon, une épreuve quotidienne avant de regagner son petit coin de verdure.Pourquoi en faire un plat?Comble de l’ironie, tout se déroule bien, même si très peu d’automobilistes utilisent — pour l’instant — les divers stationnements incitatifs et les services de navette sur voies réservées mis en place pour toute la durée de ces travaux, qui se poursuivront jusqu’à la fin août et qui coûteront 25 millions de dollars.Comment donc expliquer l’affaire?A Transports Québec, on risque diverses hypothèses.Et on se gonfle de fierté, bien sûr.L’opération a été extrêmement bien planifiée, dit-on.Les citoyens ont été bien informés — plus de 240 000 foyers de la rive sud ont reçu un dépliant explicatif — et ils ont eu le temps de se préparer.Il fallait convaincre au moins 5000 automobilistes de changer leur habitude.Il semble, jusqu’à maintenant, qu’on ait réussi.Les gens se rendent au travail plus tôt, utilisent les transports en commun.Des entreprises ont modifié les horaires de travail.Il faut dire aussi qu’il n’y a pas eu de panne majeure dans le tunnel.Et qu’il fait beau, ce qui favorise la fluidité de la circulation.Au bureau du ministre des Transports, Jacques Brassard, on explique aussi le succès de l’opération par l’action concertée des entreprises (comme Pratt et Whitney et Métro), des sociétés de transport et des corps policiers.On dit même que la présence du ministre dans la navette spéciale, mardi, a contribué à la bonne marche du plan.Il aurait donné le ton! Pour les experts en transports, ce n’est pas lorsqu’il y a de grands travaux que la gestion de la circulation fait défaut.C’est en temps normal.Auteur de plusieurs études pour la STCUM et la STRSM, l’ingénieur Ottavio Galella, président de la firme de consultants en circulation et transports Tra-fix, pousse plus loin l’analyse.«Chaque fois que nous avons à faire face à des travaux majeurs, ce comme fut le cas récemment pour l’autoroute Métropolitaine, nous prouvons que nous savons “gérer la demande” dans une situation d’urgence.Pourquoi justement ne pas se donner un plan permanent de gestion de la demande?Pourquoi ne pas offrir des voies réservées et des navettes?Au Québec, nous avons plutôt tendance à ne gérer que la congestion, ce qui est différent», soutient-il, ajoutant que nous accusons de sérieux retards sur les Etats-Unis à ce chapitre.«La Californie, poursuit M.Galella, oblige les grandes entreprises à se doter de plans de gestion du transport des employés.Il y a longtemps que l’on n’y construit plus de nouvelles autoroutes.On encourage plutôt le covoiturage et d’autres solutions.Ici, nous sommes loin derrière.» Derrière toute la stratégie mise de l’avant par Transports Québec pour encourager l’utilisation des transports en commun pendant la durée des travaux, on sent justement que tout cela n’est que temporaire.On décode un message implicite qui dit à peu près ceci aux automobilistes frustrés: «C’est un mauvais moment à passer.Utilisez les transports en commun, faites un effort.C’est une solution temporaire.Quand votre route sera réparée, vous pourrez retrouver votre voiture en toute quiétude.De toute façon, il n’y aura plus de navettes ni de voies réservées.» Le directeur de l’organisme Transport 2000 Québec, Normand Parisien, s’en formalise.«On sent que, pour le gouvernement du Québec, les transports en commun sont considérés comme un cataplasme, une solution temporaire, qu’il n’y a pas de volonté réelle de changer les habitudes profondes des automobilistes.» Et c’est là la véritable catastrophe, pourrait-on ajouter.«Pour le gouvernement du Québec, les transports en commun sont considérés comme un cataplasme» INDEX Agenda ,.B7 Avis publics.B4 Classées .B6 Culture.B8 Économie .B2 Éditorial ,.A6 Le inonde .B5 Mots croises.B4 Les sports .B6 METEO Montréal Ensoleillé.Ennuage-menttôten9oirée.Max: 18 Québec Ensoleillé.Ennua mentent Max: 20 Détails en B 4 L'ÉCONOMIE Les révélations confidentielles de Cogeco PAGE B 2 (c: COGECO ?LES RÉGIONS Les petites municipalités se méfient de la SQ PAGE B 1 ?MONTRÉAL TVA gagne la bataille de l'information PAGE A 3 Tohu-bohu chez les réformistes Charest voit «une brèche» s’ouvrir pour le PC JEAN DION DE NOTRE BUREAU D’OTTAWA Malgré l’avertissement très sévère qu’il a servi mardi aux membres de son caucus, le chef réformiste Preston Manning ne croit pas qu’il faille condamner les propos d’un autre de ses députés, qui affirme que l’interdiction de la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle favorisera la propagation de l’homosexualité et des maladies qui y sont associées.Vingt-quatre heures après que M.Manning eut tenté de calmer le jeu en suspendant trois de ses députés au- teurs de déclarations intempestives, la controverse autour des droits des gais a repris de plus belle, hier, lorsque le réformiste aübertain Grant Hill, un médecin de profession, a réitéré que l’homosexualité était «un mode de vie malsain, qui augmente les risques pour la santé».Selon M.Hill, le projet de loi C-33 présenté par le gouvernement libéral constitue une «première étape» dans la promotion de l’homosexualité, qui mènera éventuellement à l’octroi d’avantages sociaux et à la possibilité pour les couples de même sexe d’adopter des enfants.Le député affirme en outre que C-33 devrait mieux définir l’orientation sexuelle «afin qu’on ne puisse pas invoquer devant un tribunal que cette expression englobe la pédophilie».Mardi aux Communes, M.Hill avait déclaré que le mode de vie homosexuel suscitait des problèmes médicaux particuliers, tels «le VIH, le syndrome digestif des sodomites, l’augmentation des cas d'infection parasi- VOIR PAGE A 8: MANNING LIRE AUSSI EN PAGE A 6 ¦L’éditorial de Lise Bissonnette Les cols bleus manifestent PHOTO JACQUES GRENIER mm ¦ Hv~ mm P:- * r REUNION de motards?Non, manifestation des employés cols bleus et cols blancs de la région métropolitaine, qui s’opposent catégoriquement à la privatisation des services municipaux.Dans un geste d’éclat, près d’un millier d’entre eux se sont rendus en soirée à la résidence du maire de l’Union des municipalités du Québec, Gilles Vaillan-court, pour lui faire savoir qu’ils étaient prêts à se battre pour sauver leurs emplois.Nos informations en page A 8.Landry ne veut pas sacrifier la paix sociale Pas question d’imiter l’Ontario KONRAD YAKABUSKI DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Le ministre de l’Économie et des Finances, Bernard Landry, n’entend pas sacrifier la paix sociale pour concurrencer son homologue ontarien en diminuant les impôts dans le budget qu’il déposera aujourd’hui.En procédant préalablement à des compressions draconiennes qui lui ont permis d’annoncer une réduction de 15,5 % sur l’impôt des particuliers ontariens, le gouvernement Harris a pris «des risques sociaux qui ne font pas partie du modèle québécois», a déclaré hier M.Landry.«Il y a d’autres coûts liés à la façon dont l’Ontario règle ses problèmes.Il y a des coûts sociaux énormes, des tensions sociales», a-t-il fait remarquer, diminuant ainsi toute attente voulant que Québec emboîtera le pas aujourd’hui à Queen’s Park en diminuant les impôts et les taxes sur la masse salariale.Tout en reconnaissant que les gestes faits cette semaine par son homologue ontarien Ernie Eves mettent davantage de pression sur le Québec pour réduire l’écart fiscal entre les deux provinces, M.Landry a fait savoir que le Québec ne dispose ni de la marge de manœuvre budgétaire ni du consensus social qu’il estime nécessaires avant de procéder à de tels chambardements.«C’est évident que le Québec doit faire une grosse bataille pour sa compétitivité [.] Mais il y a des rythmes dans une société à suivre si on ne veut pas que le contrat social ne se fracture», a-t-il opiné.Faisant remarquer que le niveau d’endettement par habitant est de 10 200 $ au Québec par rapport à 8000 $ en Ontario — un écart de 27,5 % — et que le Québec accuse un retard dans l’amorce de l’assainissement de ses finances publiques, M.Landry a laissé entendre que l’allégement du fardeau fiscal des Québécois n’est pas pour demain.Le ratio québécois d’endettement par habitant est le plus élevé au Canada.«Pour l’instant, on a les moyens qu’on a.» Mais le critique libéral et ex-ministre des Finances An-VOIR PAGE A 8: LANDRY Bernard I.andry Vers la cybermédecine Des services de santé pourraient être accessibles sur Internet d’ici un an ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Le ministère de la Santé vient de faire son entrée sur l’inforoute et la cybermédecine pourrait bien ne pas demeurer du domaine de la science-fiction très longtemps.Des projets sont en cours pour brancher l’ensemble des établissements de santé et assurer le transfert rapide des dossiers médicaux.Il se pourrait même que des services de santé au public soient accessibles sur Internet dès l'an prochain.Voilà du moins ce que révèle un plan d’action détaillé, diffusé sur le site que vient d’ouvrir le ministère de la Santé sur Internet à la fin avril.Ce plan d’action en 36 points détaille avec minutie l'échéancier qui guidera l'introduction de (fivers services du ministère sur Internet et les étapes du développement de ses activités sur l’inforoute.Selon Cécile Cléroux, sous-ministre adjointe aux communications et aux immobilisations.le secteur de la santé a été ciblé par le Secrétariat à l’autoroute de l’information, instauré sous le règne de Jacques Parizeau, comme l’un des secteurs clés pour assurer une présence gouvernementale sur l’inforoute.Au ministère, on juge que le recours à l’inforoute s’inscrit parfaitement dans la réforme amorcée du système de santé ainsi que dans le virage ambulatoire, qui multiplieront l’échange et la communication d’information entre les divers types d’établissements du réseau.«On est convaincus que ça va aider à faire les changements qu’on souhaite de façon encore plus efficace et innovatrice.Ce sera surtout utile pour les régions périphériques», affirme Mme Clé-roux.Parmi les projets étudiés pour investir le cyberespace, on veut rendre accessibles au public, d’ici un an.une série de renseignements et de conseils de base sur la santé sur le site Internet du ministère.Besoin de savoir la date de vaccination de bébé?La clinique médicale ouverte le dimanche la plus L’inforoute s’inscrit parfaitement dans la réforme amorcée du système de santé ainsi que dans le ri rage ambulatoire VOIR PAGE A 8: INTERNET Festival de Cannes Comédies, mélodrames et grosses pointures JEAN-MICHEL COMTE ASSOCIATED PRESS Cannes — Comme chaque année au mois de mai, une petite ville de la Côte d’Azur va devenir la capitale mondiale du cinéma et voir sa population presque tripler pendant deux semaines: le 49' Festival de Cannes ouvre ses portes aujourd’hui.Cinéphiles, vedettes et starlettes, réalisateurs et producteurs, marchands de rêve et de pellicule, professionnels de la profes- v ü Ff{ sion, vacanciers et badauds, attachés de presse, pickpockets, semi-mon-daines, photographes et journalistes •-« j vont faire augmenter la densité de population autour du tapis rouge du ^ Palais des festivals et le long des A N ~ deux kilomètres du boulevard de la Croisette, en bord de mer.Et pour ceux qui auront le temps d’aller voir des films, la compétition s’annonce passionnante pour la palme d’or que remettra le lundi 20 mai au soir le président du jury, Francis Ford Coppola.Cette année, la sélection semble d’une meilleure qualité que certaines cuvées précédentes et les organisateurs ont affiché leur volonté de retrouver le goût du plaisir «On commence à en avoir assez des vieux clivages entre cinéma d’auteur et cinéma de divertissement*, a dit le VOIR PAGE A 8: CANNES A 2 I.K I) K V 0 III .I.K .1 K II I) I I) M Al I II II tenibre dernier, un porte-parole de l’état-major avait essayé de cacher le fait que son personnel avait modifié des documents relatifs à la Somalie, a-t-on appris hier au cours d’une audience de la Commission royale d’enquête sur la Somalie.Le lieutenant de marine Joel Brayman a déclaré dans son témoignage que son supérieur, le colonel Geoff Haswell, avait ordonné la destruction de documents sur la Somalie et que lorsque ses projets ont été contrariés, il a suggéré qu’une autre série de faux documents soit envoyée à la commission d’enquête.M.Haswell a été accusé sous sept chefs relatifs à la modification de documents.Les documents étaient connus sous le nom de RTQ («réponses à des questions»).Il s’agissait, à vrai dire, de feuillets préparés à l’intention des rela-tionnistes militaires qui devaient répondre aux questions des journalistes.Un journaliste de la CBC a demandé à avoir des copies des RTQ relatives à la Somalie en 1993.Les rela-tionnistes militaires ont détruit certaines parties des documents et les lui ont remises officieusement.lorsque le journaliste a par la suite exigé qu’on lui remette les mêmes documents conformément à la Loi d’accès à l’information, les responsables les ont alors modifiés pour qu’ils soient identiques à la première série.Des difficultés ont surgi, bien sur, lorsque la commission a demandé aux militaires de lui remettre les documents relatifs à l’affaire somalienne.M.Haswell craignait en effet que le journaliste ne remarque les modifications si une série intacte des documents originaux était envoyée à la commission d’enquête.La commission a émis une réquisition en avril 1995, ordonnant en fait à l’état-major de lui remettre tous les do- cuments relatifs à la Somalie afin de pouvoir les examiner.M.Haswell a demandé à un commis de détruire une série des originaux, mais M.Brayman a refusé.«[Haswell] a dit que les deux séries de RTQ, deux séries différentes, ne ixjuvaient exister.» Quand M.Brayman lui a fait savoir qu’il ne participerait pas à la destruction des documents, M.Haswell lui a suggéré de substituer une série de documents modifiés aux originaux à l’intérieur des classeurs destinés à la commission.M.Haswell n’a pas émis un ordre direct, a souligné le témoin, mais c’est ce qu’il voulait dire.«J’ai eu vraiment l’impression qu’il me demandait de détruire une série des RTQ», a conclu M.Brayman.«Il a dit quelque chose comme “il ne peut exister deux séries, il ne peut y avoir deux séries dans la rue”.C’est ce qui m’a fait arriver à ma conclusion.» M.Brayman a recommandé qu’on dise la vérité sur ce qui s’était passé, qu’on en informe le journaliste et qu’on le fasse aussi savoir aux supérieurs hiérarchiques.Le lieutenant a également affirmé que M.Haswell avait dit que le général Jean Boyle, autrefois aux communications au ministère de la Défense et aujourd’hui chef d’état-major, était au courant des modifications.Un consensus se dégage à propos du suivi LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR La direction de l’ÉcoSommet et celle du Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec (RNCREQ) appuient sans réserve l’idée de s’associer pour effectuer un suivi rigoureux des 500 projets lancés dans le cadre de cet événement environnemental sans précédent au Canada et en pleine crise environnementale nord-américaine.Les deux organismes entendent d’ailleurs faire front commun pour obtenir de Québec une aide financière pour consolider le nouveau mouvement de concertation entre certains milieux environnementaux, institutionnels et privés, ainsi que pour consolider les conseils régionaux de l’environnement (CRE), responsables des consultations régionales de l’ÉcoSom-met et d’une grande partie des projets.Les leaders des deux organismes, qui ont prudemment reconnu l’existence de «préoccupations», voire «d’hypothèses de travail différentes» quant au contrôle de cette opération, affirmaient hier pouvoir mettre au point une formule acceptable à tous au cours des prochaines semaines.Le RNCREQ a tenu hier midi une réunion de ses présidents régionaux pour réagir aux informations publiées hier par Le Devoir, lesquelles traduisaient, pour le moins, qu’il n’y avait pas unanimité à l’intérieur du groupe à propos du suivi post-EcoSommet.Le RNCREQ a fait savoir à l’issue de la rencontre que les présidents régio- naux présents «sont tous d’accord» pour travailler au sein de «l’agence» dont la création se heurte à certaines résistances au niveau gouvernemental et chez certains leaders régionaux, qui craignent de devoir se soumettre à un organisme «central».Québec et la direction de l’EcoSom-met songent à créer une «agence du développement durable», qui se financerait par le moyen d’une fondation mixte.Pour le président de l’ÉcoSommet, Pierre Gosselin, «l’important, c’est qu’il y ait un suivi de façon à ce que cet effort de concertation sans précédent ne tombe pas à plat.Qu’on nous assure qu'il y aura un suivi et nous discuterons ensemble du meilleur moyen de le faire avec les CRE, pas en opposition avec eux».Du côté des CRE, on disait sensiblement la même chose.Hubert Chamberland, porte-parole du RNCREQ à l’EcoSommet, affirmait que les «régions et les CRE feront partie du suivi», comme ils l’ont proposé récemment à la Table des partenaires, «et avec la direction de l’Éco-Sommet en raison de leur expertise», ajoutait-il.Toutefois, ajoutait M.Chamberland, les «CRE devront avoir une place qui correspond à l’importance des régions» au sein de quelque organisme responsable du suivi.Cela s’impose, dit-il, non seulement pour consolider ces organismes naissants dans plusieurs régions mais pour permettre aussi de lancer les CRE en milieux montréalais et nordiques, les deux points faibles actuels du réseau.L’ÉCOSOMMET DE MONTRÉAL Deux pistes à suivre vers le développement durable Le document d’orientation propose une gestion des écosystèmes par bassin versant et un contrôle de l’étalement urbain LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR EcoSommet en cours à Montréal propose au i Québec deux priorités centrales pour mettre la province sur la voie du développement durable d’ici dix ans: aux régions, on propose une gestion des ressources et des écosystèmes par bassin versant, pendant qu’aux grandes villes, et particulièrement à la métropole, on propose d’y contrôler l’étalement urbain par une politique renouvelée des transports, une valorisation du patrimoine bâti et la facturation des coûts réels de la duplication des services et de la pollution aux banlieusards., C’est ce qui ressort du projet d’orientation de l’EcoSommet, sur lequel les 650 délégués seront appelés à se prononcer d’ici la fin des assises dans la métropole demain.Le document d’orientation, confectionné à partir des bilans et priorités des régions, passe des commandes moins ambitieuses dans ses propositions sectorielles, soit de «continuer» le virage sylvicole, de «renouveler» nos énergies et de «minimiser les rejets industriels».L’agriculture, par contre, y est à «repenser», précise le projet, ce à quoi s’affaire d’ailleurs en priorité le nouveau ministre de l’Environnement et de la Faune, David Cliche, qui tente de combler le retard du Québec dans ce domaine.La priorité accordée à l’étalement urbain s’explique à la fois par les préoccupations des écologistes pour la protection des milieux naturels et agricoles, irrémédiablement dévastés par la construction résidentielle, qui continue contre toute logique de servir d’indicateur de développement, économique.à l’ancienne.L’EcoSommet propose pour sa part de faire «assumer les coûts réels du développement urbain qui comprennent, en plus des aqueducs et des égouts, les infrastructures comme les écoles et les hôpitaux» aux banlieusards plutôt qu’à l’ensemble des contribuables.Pour Montréal et les grandes villes, on propose de revaloriser les bâtiments existants, de restaurer les centres-villes et de recréer un équilibre entre la fonction résidentielle, les industries et les commerces à l’intérieur des villes au lieu de laisser les quartiers se spécialiser et perdre ainsi souvent leur âme.Pas de mesures précises Par contre, le document proposé s’en tient à cet énoncé général: il ne contient aucun échéancier, aucun train de mesures précises, hormis un chapitre sur les transports, le corollaire de l’étalement urbain en raison de la pollution et du gaspillage d’énergie qui en résultent.Le document propose timidement une intensification du «covoiturage» et l’utilisation de «voies réservées», une stratégie que les automobilistes de Montréal ont déjà mise en échec après quelques jours d’essai l’an dernier.avec l’appui des médias! On propose aussi l’utilisation de nouveaux véhicules utilisant des énergies renouvelables et des voitures électriques sans préconiser l’électrification des transports en commun de surface au pays de l’électricité.On y propose aussi de favoriser le travail à domicile et de construire de meilleures infrastructures pour le vélo.Côté sylvicole, l’industrie, très active dans l’organisation et l’exposition environnementale, reçoit somme toute une bonne note en plus de bénéficier d’un appui pour son projet de «certification environnementale», basé sur une réglementation autoproclamée.Les recommandations en matière d’énergie recoupent les priorités du récent rapport gouvernemental sur la question.Quant aux industriels, on souhaite qu’ils développent une approche «rejet zéro» pour les toxiques persistants, qu’ils récupèrent l’énergie de leurs installations, qu’ils réutilisent les déchets industriels et qu’ils adoptent la norme environnementale privée ISO 14 000.Pour les régions, qui accordent à leurs cours d’eau et leurs écosystèmes une valeur sans équivalent en ville, on propose une gestion par bassin versant.Ce mode de gestion permet aux administrations gouvernementales à tous les niveaux de s’ajuster aux exigences territoriales des écosystèmes, l’inverse de ce qui se fait maintenant.Cette logique intégratrice permettrait aussi de donner une plus grande cohérence aux interventions des corps publics, cohérence actuellement impensable compte tenu de la diversité des priorités des différents ministères, des limites territoriales des administrations régionales et locales, et de l’absence de marge de manœuvre des 1 forces régionales dans la gestion de leurs ressources.DIRECTION : JOSEPH RESCIGNO ANIMATION : MARIE-CLAUDE LAVALLÉE THÉÂTRE MAISONNEUVE • MERCREDI 29 MAI 1996 • 20 HEURES CONCERT-GALA (INCLUANT RÉCEPTION) 150 $ CONCERT 50 $ Billets en vente : Théâtre Maisonneuve / Place des Arts Orchestre Métropolitain Billets en vente à la PdA/514 842-2112 598-0870 et Réseau Admission / 514 790-1245 Redevance et frais de service GINO QUILICO ORCHESTRE MÉTROPOLITAIN JOSEPH RESCIGNO JOHANNE BLOUIN ALAIN LEFÈVRE Plusieurs Québécois ont été décorés de l’Ordre du Canada PRESSE CANADIENNE Quarante-six Canadiens ont reçu hier, des mains du gouverneur général du Canada Roméo LeBlanc, leur insigne de l’Ordre du Canada.C’est avec le décorum habituel que M.LeBlanc a souligné leurs réalisations dans les domaines de l’action humanitaire, de la santé, des sciences, des affaires, de la prévention du crime et du journalisme.Plusieurs Québécois ont été acceptés dans l’Ordre, comme le président de la Banque nationale André Bérard qui a été récompensé pour son travail humanitaire et sa générosité.L’Ordre a fait de même pour le travail bénévole de Luc Beauregard, président-fondateur du cabinet de relations publiques National.Ce dernier est actif auprès de plusieurs associations, dont Centraide et la Fondation des conseils scolaires de l’île de Mont- réal.Les efforts du président du Conseil sur l’unité canadienne Michel Vennat en vue de maintenir le Canada «fort et uni» ne sont pas passés inaperçus et lui ont valu le grade d’officier.Des personnes moins connues du public mais actives au sein de la communauté québécoise ont été nommées membres.Parmi elles, on note le neurologue et chercheur Donald Baxter, le spécialiste en médecine vasculaire Jean Davignon, l’expert en arbitrage commercial international Nabil Antaki, le philanthrope montréalais Gordon Brown, la guide spirituelle autochtone Kokom Nottaway, le spécialiste en droit maritime William Tetley et le prothésiste Armand Viau.L’Ordre a aussi honoré le diplomate Eugène Bussières pour son travail de pionnier en faveur de l’éducation des adultes.E M I S S I C DETTE ET BUDGET A UXJ3 BAN D ^MO TS LES GRANDS MOYENS.L'information continue Offert sur le câble lÂk " ?¦ EN BREF ?LE BLOC S’INSURGE Ottawa (PC) —• Le Bloc québécois exige la tenue d’une enquête en profondeur sur les fiducies constituées de fortunes familiales qui profitent d’une exemption d’impôts sur les gains en capital lorsqu’elles placent de l’argent à l’étranger.Le porte-parole bloquiste en matière de finances publiques, Yvan Loubier, a soutenu, hier, qu’il y a lieu de se poser des questions sur les agissements de certains hauts fonctionnaires du ministère des Finances qui sont intervenus dans le dossier par le passé.Son intervention fait suite au dépôt, mardi, du rapport du vérificateur général Denis Desautels.Celui-ci a relevé le cas de deux grandes fiducies familiales — non identifiées — qui ont pu transférer une sqmme totale de deux milliards aux Etats-Unis sans payer d’impôts sur les gains en capital.Pour cela, elles ont bénéficié de l’approbation du ministère du Revenu grâce à une décision administrative prise en 1991.exte texte texte texte texte texte texte texte texte texte -?- RÉFLEXION ARDUE Québec (PC) — Le conseil des ministres poursuivait hier ses discussions sur les modalités de l’équité salariale que le Parti québécois a promise lors de la dernière campagne électorale, puis dans le dernier message inaugural.Rien ne filtrait officiellement de ces délibérations mais il apparaissait clairement que l’unanimité n’était pas facile à dégager au sein du conseil des ministres dans ce dossier.-*- TURANDOT AU STADE (Le Devoir) — Des rumeurs circulaient depuis quelques jours à l’effet que la production de l’opéra Turan-dot de Puccini au Stade olympique les 18,19 et 20 mai serait annulée en raison de l’insuccès des ventes de billets.La porte-parole des producteurs, Claudette Dionne, tient à rassurer le public qu’il n’en est rien.Tout en refusant de dévoiler le nombre exact de billets vendus pour cette production, qui compte attirer 60 000 spectateurs, elle indique que plus du tiers des places auraient trouvé preneur.«Les costumes sont arrivés de Milan, les chanteurs arrivent en fin de semaine et la sonorisation commence dans la nuit de dimanche».a ajouté Mme Dionne, qui croit que les rumeurs sont le fait de -personnes qui disent n’importe quoi sans penser aux conséquences».UC I.K I) K V OIK.I.K .1 K 1’ I) I il M Al Ml !> Il A LE DEVOIR MONTREAL KOG1ÜK KO Y Horloger bijoutier 935, La liauchetière Ouest Montréal H.3B 2M‘) Siège social du ON tel.: (SI4) 861-4489 •Des lunu les d'oreilles à faire rêver» La SRC perd la bataille de l’information PAULE DES RIVIÈRES LE DEVOIR TVA a gagné la bataille de l’information cette année: l’écoute de tous ses bulletins de nouvelles est à la hausse.De plus, il aura fallu moins de cinq mois à Stéphan Bureau pour battre Bernard Derome à 22h.Les cotes d’écoute du premier sont de 348 000, et celles du second, de 315 000.Les premières sont à la hausse, les secondes à la baisse.Voilà une des conclusions du dernier sondage BBM sur les cotes d’écoute des téléspectateurs à Montréal, réalisé pendant la semaine du 29 février ainsi que pendant celles des 14 et 27 mars.L’autre conclusion majeure de l’enquête est la hausse d’écoute de Télévision Quatre Saisons (TQS), qui était de 13 % à l’automne et qui arrache maintenant 15 % de la part du marché aux heures de grande écoute, soit du lundi au dimanche, de 19h à 23h.Le pourcentage passe à 16 % pour la clientèle cible du réseau, les 18-49 ans.«Les gens n’ont plus aucune raison de remettre en question la pertinence d’une télé qui va chercher ces parts de marché», a conclu hier la présidente de TQS, Claire Samson, ajoutant que «ce sondage arrive à un moment extrêmement critique».Pour la première fois depuis longtemps, ce réseau inscrit deux émissions au palmarès des 30 émissions les plus écoutées, soit L’Heure JMP, avec Jean-Marc Parent, et la minisérie Innocence, qu’ont signée Fabienne La-rouche et Réjean Tremblay.Ces derniers ont aussi écrit la série qui remporte le palmarès, soit Urgence (SRC), avec 1,2 million de téléspectateurs.Les deux principaux réseaux se partagent en parts égales les soirées de télévision (de 19h à 23h), avec chacun 29 % du marché.Pour la SRC, il s’agit d’une baisse de trois points par rapport à l’automne, et pour TVA, d’une baisse d’un point Mais TVA a beaucoup plus de raisons que son concurrent de se réjouir, entre autres parce qu’il domine maintenant quatre soirs sur sept, ayant «arraché» le dimanche et le mercredi, avec Jasmine, à Radio-Canada.Jasmine est d’ailleurs deuxième au palmarès des émissions les plus populaires, avec un million de téléspectateurs.Omertà (SRC) suit, avec quelques milliers de téléspectateurs de moins.Le téléroman Chambres en ville (TVA) occupe la quatrième place, la soirée que TVA a consacrée à René Simard occupe la cinquième.«Voici un sondage comme nous n’en avons pas connu depuis 18 mois», s’est réjoui, hier, le directeur de la programmation de TVA, André PrQvencher.A Radio-Canada, on ne pavoisait pas, c’est vrai.Le responsable de l’information à Radio-Canada, Claude Saint-Laurent, reconnaît que la concurrence est plus forte et salue au passage la «très bonne émission» de TVA à 18h, où, incidemment, le lecteur de nouvelles Pierre Bruneau obtient, avec 569 000 téléspectateurs, sa plus forte cote d’écoute depuis dix ans, soit depuis l’arrivée de TQS.A la même heure, le Montréal ce soir de Simon Durivage attire 395 000 personnes.M.Saint-Laurent n’attribue cependant pas cette situation à une baisse de la cote d’amour de Simon Durivage, qui continue de bénéficier d’une grande estime de la part du public.(M.Durivage sera cependant remplacé en septembre, après quatre ans à la barre de cette émission.) Mais M.Saint-Laurent ne cache pas que son équipe ait un bilan à fairç de la «grosse année» qui s’achève.«Etre deuxième, j’aime pas ça du tout, du toujL A 18h, il faudra s’améliorer.» A22h, Radio-Canada continuera de faire une bonne place à l’information internationale et elle renforcera sa couverture des différentes provinces du pays.Quant à l’émission matinale, Bon matin, qui n’attire que 53 000 téléspectateurs (une baisse de 10 000 par rapport à l’automne) alors que le Salut bonjour de TVA a connu une hausse de 50 000 pour passer le cap des 300 000, M.Saint-Laurent la maintient.Le choix d’un remplaçant à l'animatrice Suzanne Lévesque n’est pas arreté mais l’émission ne versera pas dans «l'information pure et dure».«La proximité, ça ne s’invente pas», laisse pour sa part tomber le responsable de l’information à TVA, Marc Blondeau, en faisant référence au virage «sur le terrain» et «proche des gens» qu'a tenté de prendre la SRC à l’automne, notamment à Montréal ce soir.«RadioCanada, ajoute-t-il, a pris un virage plus populaire en information, qui a déplu à une partie de son public».a-t-il proposé en guise d’explication.Des exemples?Montréal ce soir a récemment placé en tête de bulletin un policier abattu, suivi d un drame passionnel, puis, enfin, en troisième lieu, la démission de Sheila Copps.Ça constitue un virage, estime le directeur de l’information Benoit Aubin.Élections complémentaires dans L’Assomption et Outremont juin sera jour de scrutin Le 10 NORMAN DELISLE PRESSE CANADIENNE Québec — Le premier ministre Lucien Bouchard annonce la tenue de deux élections complémentaires pour le 10 juin dans les comtés de L’Assomption et d’Outremont.La circonscription de L’Assomption est libre depuis la démission de l’ex-premier ministre Jacques Parizeau le 29 janvier.Le comté d’Outremont est vacant depuis le départ de l’ancien ministre libéral Gérald Tremblay, qui a décidé de quitter la politique le mois dernier.Le décret du conseil des ministres déclenchant ces deux élections a été adopté hier.L’Assomption est une circonscription située au nord-ouest de Mont- réal.C’est traditionnellement un secteur favorable au Parti québécois.Un député péquiste a représenté ce comté pendant 15 des 20 dernières années.C’est un comté dont 97 % des électeurs sont de langue maternelle française et les forces souverainistes l’ont emporté tant au référendum de 1980 qu’à celui de 1995.En 1994, Jacques Parizeau y avait obtenu une majorité de presque 11 000 voix.Au contraire, la circonscription d’Outremont (ouest de Montréal) n’a jamais voté autrement que pour le Parti libéral depuis sa création, en 1939.De plus, tous les députés d’Outremont ont siégé au conseil des ministres lorsque le Parti libéral a été au pouvoir.La circonscription d’Outremont, dont 52 % des électeurs sont de langue française, compte aussi 18 % d’anglophones et 30 % de citoyens ayant une autre langue maternelle que le français et l’anglais.Le libéral Gérald Tremblay l’avait emporté par plus de 9500 voix en 1994.Dans L’Assomption, les deux principales formations ont déjà choisi leur candidat.Le Parti québécois a choisi Jean-Claude Saint-André, ancien secrétaire local de l’ex-député Jacques Parizeau, lors d’une assemblée d’investiture où s’affrontaient trois candidats.Les libéraux ont désigné Fernand Prud’homme, conseiller municipal à Repentigny.Aucune date n’a encore été fixée pour la tenue des assemblées de mise en nomination dans Outremont.Quant à l’Action démocratique de Mario Dumont, elle a déjà désigné ses deux candidats, l'homme d'affaires Robert Landreville dans L’Assomption et l'ingénieur en environnement Christian De Serres dans Outremont.Le Parti québécois a remporté les deux seules élections complémentaires tenues en 1996, soit depuis que Lucien Bouchard a pris la tête de cette formation politique, Ces deux scrutins ont eu lieu dans jonquière et dans Laprairie le 19 février dernier.La situation des partis politiques à l'Assemblée nationale est actuellement la suivante: Parti québécois 74, Parti libéral 46, Action démocratique 1, indépendants 2 (Montmorency et Iberville) et sièges vacants 2 (L’Assomption et Outremont).PHOTO JACQUES GRENIER Le réfugié salvadorien Victor Regalado n’aura d’autre choix que de se rendre aux États-Unis afin de se conformer à l’ordre d’expulsion qu il a reçu.«Le tour du poteau» attend Regalado Le réfugié exige des garanties avant de se rendre aux Etats-Unis Chaussures D’Antin Pointures 3 à 13 Largeurs AA à EE Chaussures habillées et de marche 6629 St-Hubert (métro Beaubien) 7 9 7 9 2 7 6 2 7 6 Le Centre canadien international Lester B.Pearson pour U formation en maintien de la paix The Lester B.Prarton Canadian International resctketpmg Training Centre NOUVEAU COURS EN FRANÇAIS LA COOPÉRATION INTERDISCIPLINAIRE: Le Nouveau partenariat du maintien de la paix en pratique Dates: 3- 14 juin 1996 But Le but du cours est de fournir aux membres des disciplines directement ou indirectement liées au maintien de ia paix les connaissances nécessaires pour leur permette de travailler efficacement dans le cadre du "Nouveau partenarial du maintien de la paix".Pour plus d'information, contacter: Le Secrétaire général.Code 35 Le Centre de formation Pearson Parc Cornwallis B P.100 Oementsport.N.-E-.Canada.BOS 1EO TéL: (902) 638-8611 fart (902 Email regtstm%>pc cdnpeacefceeping r JEAN CHARTIER LE DEVOIR Le réfugié politique salvadorien Victor Regalado, qui avait mis pied au sol à Montréal en 1982, s’apprête «à faire le tour du poteau à la frontière américaine» en vertu de l’ordonnance d’expulsion délivrée en 1982, voici 14 ans.Avant de franchir la frontière, à Lacolle probablement, son avocat Noël Saint-Pierre cherche ce matin à obtenir des garanties au sujet de son retour au Canada.L’avocat montréalais explique qu’un ordre d’expulsion doit être exécuté: il ne peut être annulé.Une estampille américaine, ou d’un autre pays, doit paraître sur un document pour certifier l’expulsion du Canada.Mais M.Regalado demande des garanties avant de quitter le Canada.Auparavant, il a saisi le Haut Commissariat des réfugiés aux Nations unies de son cas, par courrier.En effet, il n’a pas quitté le Canada depuis l’ordre d’expulsion de 1982, ordre qui n’a jamais été exécuté.En fait, ce sont les services de sécurité de la GRC qui ont délivré une accusation de subversion contre Victor Regalado, à la suite de discours qu’il a prononcés à Toronto, à Calgary, à Ottawa et à Thet-ford Mines au sujet du Salvador.C’est en vertu de cette accusation que Lloyd Axworthy, ministre de l’Emploi et de l’Immigration en 1982, et Robert Kaplan, Solliciteur général, ont signé une déclaration disant que M.Regalado «inciterait au renversement d’un gouvernement par la force».M'Saint-Pierre explique que les services de sécurité de la GRC ont laissé place au SCRS, le Service canadien de renseignement de sécurité, en 1984, un organisme sur lequel on sait fort peu de choses; cependant, ce dossier a suscité «l’amendement Regalado» spécifiant qu’une personne a dorénavant le droit de savoir pourquoi elle est frappée d’un ordre d’expulsion.Victor Regalado avait passé huit semaines à la prison de Parthenais, en 1982, et une demande d’habeas corpus avait été présentée dans son cas.L’Assemblée des évêques a pris position en sa faveur et il y a eu deux résolutions unanimes de l’Assemblée nationale, en 1982 et en 1987, pour demander à Ottawa de régler son cas.Victor Regalado explique qu’il n’a pas de papiers d’identité mais cela ne l’a pas empêché d’obtenir toutes les cartes nécessaires pour vivre normalement au Québec et pratiquer de petits métiers pour gagner sa vie, comme plongeur ou comme employé d’entretien ménager.Son passeport salvadorien a été saisi voici 14 ans et il n’est plus valide, évidemment: le réfugié n’a pas de passeport canadien mais il a une carte d’assurance-maladie, une carte d’as-surance-sociale, un permis de conduire et une licence de radio-amateur.Victor Regalado vit aussi depuis 13 ans avec une Gaspésienne, Marie-Christine Guité, avec qui il a eu deux enfants.Il réside à Laval-Ouest, «parce que ça coûte moins cher qu’à Montréal».Le chef de l’Action démocratique du Québec, Mario Dumont, a pris contact avec le bureau de Mc Noël Saint-Pierre hier pour l’appuyer dans ses démarches.Pour sa part, l’avocat est entré en contact avec le cabinet du ministre délégué aux Relations avec les citoyens, André Boisclair, et lui a demandé un certificat de sélection par le Québec.Victor Regalado a obtenu un baccalauréat en communications avec spécialité en cinéma à l’UQAM.Il a œu- vré à titre de journaliste pigiste et de cinéaste pigiste.Ainsi, il a réalisé un film de fiction de 11 minutes intitulé L’Histoire de Julio, l’histoire d’un immigré salvadorien, sans papiers, expulsé des États-Unis.Celui-ci se retrouve au Salvador et la Garde nationale annonce bientôt que son cadavre a été retrouvé sans tête et sans mains.Ce court métrage inspiré d’un fait divers a été suivi d’un deuxième film de 22 minutes, Les Rues de San Salvador, un hommage à un poète assassiné dans un café de San Salvador.Ce film-poème a obtenu une bourse du ministère des Affaires culturelles du Québec et une subvention du Conseil des arts du Canada.Victor Regalado a en outre un scénario de film de 90 minutes dans ses cartons et il s’adonne à la photographie.D était accompagné à son entrevue hier de Salvador Arias, un autre réfugié politique, dont trois frères ont été assassinés au Salvador par les escadrons de la mort.Grève au Barreau Dix-neuf avocats en lutte depuis deux ans Ils tentent de signer une première convention CLÉMENTTRUDEL LE DEVOIR La lutte des 19 avocats salariés du Barreau qui se sont mis en grève le 30 avril, après avoir donné des coups de semonce par des débrayages d’une journée, tourne autour d’éléments fondamentaux», a déclaré hier leur porte-parole, Jacques Letendre, secrétaire général du SEPB (section locale 57 de la FTQ).Ce syndicat regroupant employés de bureau et professionnels tient son accréditation au Barreau du Québec depuis mai 1994.11 tente d’en venir à la signature d’une première convention collective avec le Barreau du Québec.Une vingtaine de séances de négociation et de conciliation ont déjà eu lieu.M.Letendre résume ainsi les enjeux: juridiction du travail, mouvement de personnel, protection d’emploi, description des tâches et définition d’une semaine normale de travail.En théorie, chacun de ces avocats salariés est tenu de fournir 34 heures par semaine, mais dans les faits, soutient le syndicat, la limite est fréquemment poussée à 40 ou 50 heures sans rémunération additionnelle.A plusieurs reprises hier, Le Devoir a tenté d’obtenir la version patronale, mais ni le directeur général, M' Pierre Gauthier, ni son adjoint, Me Jacques Houle, n’étaient disponibles.Ce sont des avocats de l’étude Ogilvy, Renault qui s’occupent de ce dossier pour le Barreau du Québec.La semaine dernière, le syndicat a offert à l’employeur de se charger de «services essentiels», de causes dont la date d’audition ne pouvait être différée, «mais nous ne serons pas longtemps dans cette disposition», prévient M.Letendre.Ce syndicat des avocats à l’emploi du Barreau du Québec est formé de deux sortes de membres: les préposés à la recherche et à la législation — ils sont sept — aident à peaufiner par exemple les mémoires du Barreau devant les commissions parlementaires, alors que les 12 autres agissent en quelque sorte comme protecteurs du public et peuvent, entre autres, examiner tout litige provenant du fait qu’un client considère que le compte d’honoraires ne correspond pas aux services rendus par tel ou tel praticien.Notre collection Printemps-Eté 1996 EST ARRIVÉE! COSTUMES 402-hommc* importés d’Italie au prix de gros 10 0% laine Coupe exclusive De 299 $ à 450$ le costume À votre service depuis 15 ans 1118, rue Sainte-Catherine O., Suite 200 Montréal (Québec) H3B 1H5 té!.: 861-3636 Du lundi au vendredi de 9h30 à 18h Samedi de 10h à 16h Tous les soirs après 18h sur rendez-vous seulement I.K I) K V 1> I K , I, E ,| K 11 I) i I) M Al III II II A 4 • • ?le:____?POLITIQUE Les documents gouvernementaux multilingues N’allons pas trop loin, avertit Bouchard KONRAD Y A K A H U S KI DE NOTRE.BUREAU DE QUEBEC Les néo-Québécois qui s’informent des procédures électorales dans leur langue maternelle doivent comprendre qu’il ne s’agit pas d’un droit mais bien de la «générosité» de l’Etat, déclare le premier ministre Lucien Bouchard.Ce dernier s’est appliqué hier à tuer dans l’œuf le débat sur l’accès aux services gouvernementaux dans les langues autres que le français et l’anglais en qualifiant de «compréhensible» le fait que le Directeur gé- néral des élections (DGE) rende disponible l’information électorale dans dix-neuf langues — tout en disant souhaiter que celui-ci apporte une clarification à sa politique de communications pour «incorporer une préoccupation importante et essentielle concernant le français, langue officielle et commune au Québec».Le débat sur cette question a fait monter le ton lors de la période des questions, hier, alors que le député libéral Christos Sirros s’est levé pour déplorer les propos de l’adjoint parlementaire du premier ministre, David Payne, et ceux du vice-premier mi- nistre, Bernard Landry.La veille, M.Payne avait qualifié d’«absurde» la politique du DGE tandis que M.l^uidry lui avait reproché d’envoyer «un mauvais signal en matière d’intégration».Or, le ministre responsable de l’intégration des nouveaux arrivants, André Boisclair, s’était porté à la défense du DGE, Pierre-F.Côté, tout comme l’avait fait son prédécesseur à ce poste, Louise Harel, qui a décerné à M.Côté un prix de rapprochement culturel en novembre dernier en reconnaissance, justement, de sa politique de communications.Les messages contradictoires en provenance des membres de son propre gouvernement ont mis le premier ministre sur la sellette en Chambre hier.A peine quelques jours après s’être colleté avec ce débat épineux au sein des instances du Parti québécois, M.Bouchard s’est retrouvé à nouveau hier dans une situation où il devait montrer sa fermeté quant au respect de la loi 101 sans pour autant nuire à la réconciliation qu’il souhaite effectuer avec les communautés culturelles.Bien qu’il ait dit estimer «compréhensible» l’exception que fait le DGE en dérogeant à la Charte de la langue française — «compte tenu du souci qu’il avait d’informer les gens des procédures qui entourent l’exercice d’un droit fondamental» —, M.Bouchard a rappelé que M.Côté, dont l’office relève de l’Assemblée nationale et non pas du gouvernement, est en train de réviser sa politique de communications.Il a ensuite énuméré les critères auxquels devrait s’en tenir le DGE dans çet exercice.«Nous ne sommes pas un Etat qui favorise le multiculturalisme.Soyons clairs, soyons honnêtes», a tonné le premier ministre.Il n’y a qu’une seule langue officielle, le français, alors que les langues anglaise et autochtones jouissent d’un statut particulier.«Mais qu’on ne demande pas à l’Etat, à cette société, de faire ce aue personne ne fait ailleurs, d’ériger des systèmes de droit qui vont plus loin que cela.» M.Sirros a voulu savoir si cette directive voulait dire que les CLSC ne pourraient plus faire publier des dépliants sur le sida, les maladies infectieuses et d’autres questions médicales dans une multitude de langues.Le ministre de la Santé, Jean Rochon, a répondu que la Loi sur les services de santé et des services sociaux comporte un article qui «dit qu’on fait tout ce qu’il faut pour s’adapter aux spécificités des gens d’une [autre] culture-.Brassard entend être sans merci PRESSE CANADIENNE Québec — Des mesures extrêmement sévères et contraignantes attendent les conducteurs imprudents ou irréfléchis, les récidivistes, ceux qui conduisent avec les facultés affaiblies par l’alcool, les apprentis et les moins de 25 ans dans le projet de loi modifiant le Code de la sécurité routière déposé à l’Assemblée nationale, hier, par le ministre des Transports, Jacques Brassard.Le ministre a également annoncé la tenue d’une consultation publique, au mois d’août, sur cette réforme majeure et très significative qui devrait entrer en vigueur le 1er janvier 1997.«Les modifications législatives au Code de la sécurité routière qui sont proposées, a expliqué M.Brassard, ont pour but d’apporter une amélioration substantielle au biîan routier du Québec.» Dans le cas de la conduite avec facultés affaiblies par l’alcool, les mesures iront jusqu’au retrait immédiat du permis de conduire pour une période variant de 15 jours, îors d’une première infraction, à 30 jours pour récidive.pour les conducteurs dangereux Le récidiviste n’obtiendra pas de nouveau permis tant et aussi longtemps que des spécialistes d’un centre de traitement de l’alcoolémie ne l’auront pas examiné et donné le feu vert, il devra faire installer à ses frais dans son véhicule un alcootest antidémarreur en plus de suivre un programme obligatoire d’éducation du ministère de la Sécurité publique.Le projet de loi consacrera aussi la disposition voulant que dans le cas d’un conducteur muni d’un permis d’apprenti, «la tolérance zéro» s’applique relativement à l’alcoo- lémie.Le ministre a aussi décidé de s’attaquer sérieusement aux conducteurs qui utilisent un véhicule même s’ils sont sous le coup d’une sanction ou d’une suspension de permis.«Dans ce contexte, a expliqué M.Brassard, le conducteur perdra immédiatement son permis et son véhicule sera saisi sur-le-champ, même s’il lui a été prêté par quelqu’un d’autre.» Dans ce cas-là, il appartiendra au propriétaire du véhicule de s’adresser à un juge de la Cour du Québec pour récupérer son véhicule et payer les frais relatifs à sa saisie et à sa garde en fourrière.Trouvailles pour la REPORTAGE PUBLICITAIRE f INCROYABLE! 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Une fois l’an, le beau temps venu, il est donc de mise de souligner, au crayon gras, un anniversaire destiné à reconnaître l’apport de ces femmes qui donnent naissance.Et qui ont entendu, avec émoi, leur rejeton balbutier un premier mot — maman! — que papa a toujours voulu s'approprier.W' ¦f T 1402 Beaubien (angle Garrier) 278-4292 * Promotion fête des mères CADEAU avec achat MÔRCIA Golf Offert en 5 groupes de couleurs Disponible de la taille 6 à 16 ans Marcia une superbe collection de Golf importée de la Californie.À voir absolument De tout temps, de nombreux artistes n'ont jamais hésité, eux non plus, à se sustenter aux mamelles de la maternité.Il y ont trouvé, pour s'en inspirer, des événements transcendants, étonnants, intimes et utiles, ou même difficiles.La grossesse, la naissance, l'allaitement, les premiers pas, l’intimité du lien mère-enfant, la famille, la mère au travail, voilà autant de thèmes exploités par des.artistes qui ont trouvé leur inspiration dans le quotidien des mères.La maternité est ainsi devenue, pour la postérité, une représentation réaliste, onirique, chimérique ou même surnaturelle.La mère dans l'art est une réalité qui n'est pas sans nier l'art de la mère.Mais L'Art d'être mère, c'est aussi le titre du livre de Susan Bracaglia Tobey, paru aux Éditions Abbeville il y a quelque temps.Pour l'auteur, «le thème de la maternité est présent dans l’art depuis les époques les plus reculées, et les artistes ont su, à travers leur culture propre, lui donner des formes multiples».Cet ouvrage, largement illustré, propose donc un tour d'horizon valable de cette thématique, ouvrage dans lequel l'auteur décidait «de ne retenir que les artistes qui avaient osé représenté des personnages vrais et émouvants.» Mais n'ailez pas y chercher là un essai sur l'art d'être mère.Vous y trouver des illustrations de la maternité dans des œuvres d'art aussi disparates, à première vue, que celles de Picasso ou de Rembrandt.Si les représentations de l'accouchement comme celles de la grossesse sont rares dans l'histoire de l'art, la mère allaitant son enfant est par contre un sujet de prédilection chez les artistes.Que l’on pense à Picasso qui a réalisé Mère allaitant ou Paul Gaugin qui signait Maternité II, œuvres dans lesquelles on peut apercevoir une femme nourrissant au sein un enfant.Pierre-Auguste Renoir, Vincent Van Gogh, Mary Cassatt.Berthe Morisot et Chagall sont parmi ceux qui ont également contribué, par leur travail, à donner à la mère une présence tangible dans l’histoire de l’art.Mais s'il est une présence encore plus tangible qui mérite le détour, c’est la mère d’aujourd’hui qui, dans le tourbillon de la vie, est devenue une femme aux mille et une fonctions.Et le fait de souligner, avec sincérité, l'anniversaire de celle qui vous entoure lui apportera une valorisation qui ne vient pas toujours.Il faut d'abord chasser de votre esprit l'aspect cucu de la chose et se dire qu'au moins une fois dans l'année, une maman autour de vous mérite cette reconnaissance.Et si cette reconnaissance s'étend sur 365 jours, eh! bien, vous ne serez pas le seul à mieux vous en porterl Référence: L'Art d'être mère — la malernilé dans l’art, Susan Bracaglia Tobey, Éditions Abbeuille.; Joyeuse fête des Mères à toute notre clientèle.4457, rue Saint-Denis Montréal (Métro Mont-Royal) (514) 842-081 1 Cécilia Ne manquez pas notre prochaine trouvaille A1C I.E I» K V (Mil, I, E J E I' I) I II M Al I II II II a r> Place au recensement L’opération vise 30 millions de Canadiens l POLITIQUE - Les rapports interculturels feront Pobjet d’un large débat au Québec Le Conseil des communautés culturelles et de l'immigration tiendra des consultations régionales à partir du 15 mai CLÉMENT TRIIDEL LE DEVOIR De la diversité ethnoculturelle au Québec, personne ne doute.Il est moins évident, toutefois, de cerner les consensus qui peuvent s’établir entre les composantes de la société québécoise.Surtout, «c’est dans la vie quotidienne que les valeurs se vivent et se valident et que les risques de mésententes sont les plus grands», de l’avis du président du Conseil des communautés culturelles et de l’immigration (CCC1), Arlindo Vieira.Le CCCI annonçait hier à Montréal la tenue d’une vaste consultation, à compter du 15 mai à Trois-Rivières — Québec aura son tour le 6 juin et Montréal, les 13, 14 et 15 juin —, en vue de dégager les grandes lignes d’une démarche où tous pourraient se sentir interpellés en vue de «bâtir ensemble notre devenir».Pas question d’entrer dans une logique qui sépare société d’accueil de ce qu’à ce jour on désigne comme les communautés culturelles, a précisé M.Vieira, persuadé que la qualité de citoyen est le meilleur gage de l’égalité visée.Une série d’ateliers de réflexion se poursuivra dans presque toutes les régions et, à la suite d’audiences publiques portant sur les mémoires qu’on lui aura adressés avant la fin de juillet, le CCCI tirera, à l’automne, les conclusions.L’organisme consultatif présidé par Me Vieira déposera par la suite sur le bureau du ministre André Boisclair (Relations avec les citoyens) deux avis.De cette démarche devraient normalement découler: ¦ une nouvelle politique en matière de relations in-tercullurelles et civiques; ¦ un plan de régionalisation de l’immigration au Québec.Le CCCI n’est pas le seul à se préoccuper d’intégration, de langue commune et d’harmonisation entre points de convergence et points d’ancrage dans des traditions ou coutumes compatibles avec la société québécoise qu’un énoncé de politique (1990) d’une Assemblée nationale unani- me avait déjà tenté de définir.La Ligue des droits et libertés (bulletin du printemps 1996) consacre par exemple huit pages à un dossier sur le rapprochement interculturel, dossier qui fait la synthèse de trois rencontres réalisées sur ce thème en novembre, décembre et février.C’est à la demande du ministre que le CCCI procède à cette consultation-réflexion.Me Vieira souligne que dès sa nomination, il y a un an, il a laissé entendre qu’il était temps que l’ensemble des Québécois soient appelés à définir le cadre de leurs relations interculturelles.La consultation se déroule avec la collaboration d’animateurs issus pour la plupart de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse dont le président, Yves Lafontaine, était présent hier à la conférence de presse.Six volets concrets ont été retenus pour les fins de ce débat: culture et communications; éducation; justice et sécurité publique; marché du travail et milieu des affaires; services de santé et services sociaux; vie municipale, habitation et vie de quartier.Ce débat doit porter sur un «projet singulier d’un Québec pluriel», comme on peut s’en rendre compte en feuilletant le document de 40 pages préparé pour cette campagne que certains journalistes croient devoir relier à la période postréférendaire.Réponse de M.Vieira: «Il ne s'agit pas d’une consultation sur l’avenir constitutionnel du Québec» et il y a place, selon lui, pour toutes les nuances, l’attachement à une culture d’origine (M.Vieira est né au Portugal) n’étant pas incompatible avec l’appartenance à un Québec moderne, démocratique et «pluriel».Le président du CCCI a reconnu que son organisme, qui existe depuis 1985, changera bientôt de sigle, histoire de ne pas multiplier les catégories ni les occasions de division.Notre but, confie le président Vieira, est de «briser les barrières», d’en venir à un stade où tous sont considérés et agissent comme citoyens à part entière.CAROLINE MONT 1* E TIT LE DEVOIR Au cours de la prochaine semaine, tous les Canadiens sont invités à participer au recensement de Statistique Canada.Ainsi, tous les citoyens seront appelés à donner à l'organisme des renseignements concernant leur âge, leur sexe, leur état matrimonial et leur langue maternelle.Les données recueillies porteront également sur l’emploi, la scolarité, l’activité, la mobilité.En fait, la très grande majorité des ménages recevront un questionnaire de base comptant simplement sept questions.Un ménage sur cinq recevra un questionnaire plus détaillé.Il est obligatoire, pour chaque ménage, de répondre aux questions de Statistique Canada.L’opération est d’envergure puisqu’elle vise à recueillir des renseignements auprès d’environ 30 millions de Canadiens, dont un peu plus de sept millions de Québécois.Statistique Canada procède à cette opération à tous les cinq ans, le dernier recensement ayant été effectué en 1991.C’est à l'hôtel de ville de Montréal que le directeur régional de Statistique Canada, Jean Lafrance, a annoncé la tenue de l'opération.A cette occasion, le maire Bourque a affirmé que l'opération permettrait de connaître la population exacte de la ville de Montréal.Cette dernière, qui a déjà compté 1 300 000 habitants, pourrait bien se retrouver moins que millionnaire en conséquence de l’étalement urbain observé au cours des dernières années.Pour sa part, le directeur régional de Statistique Canada a insisté sur le fait que les renseignements obtenus par Statistique Canada sont confidentiels.Il arrive qu’ils soient cependant confiés a des entreprises privées qui en font la demande.Des méthodes de traitement des données font alors en sorte qu’il soit absolument impossible d’identifier les répondants.«A l’échelle locale, dit-il, les données du recensement sont utilisées pour connaître les besoins en matière de services de sécurité publique [police et incendie], de santé, de garderie et de transport.En 1991, le recensement de Statistique Canada a fait savoir, par exemple, que Montréal comptait mois d'enfants de 15 ans, proportionnellement à sa population, que l’ensemble du Québec (18,6 % contre 20,5 %).Cependant, on y comptait alors proportionnellement autant de personnes âgées que dans le reste du Québec.Par ailleurs, la proportion de personnes de 65 ans et plus vivant à Montréal s’était accrue de 1 % depuis 1986.En 1991, c’était la première fois depuis 1966 que la population de Montréal ne chutait pas d’un recensement à l’autre.Les personnes désirant obtenir de l’aide pour répondre au questionnaire peuvent joindre l’Assistance téléphonique du recensement au 1-800-670-3388.Le Conseil tirera des conclusions à l’automne à la suite d’audiences publiques portant sur les mémoires qu’on lui aura adressés Trouvailles pour la des Mères ie allaire T-A-PORTER sur toute notre collection printemps/été valide jusqu'au samedi 18 mai JCAU CUUJDt fOîTFAS I 0 M Al I !» Il II DEES Discrimination et orientation sexuelle Intolérance ou incohérence?Il est réducteur de faire des relations intimes entre individus de même sexe l’affaire des seuls homosexuels étiquetés comme tels MICHEL DORAIS, P H .I) .Chercheur en sociologie de la sexualité Professeur associé à l’UQAM Coauteur de La peur de l’autre en soi: du sexisme à l’homophobie mprovisation et incohérence marquent les débats entourant l’amendement de la Loi canadienne des droits de la personne.En fait, les discours des libéraux et des réformistes sont remplis dp contradictions internes.A tel point que l’on peut se demander s’il existe encore quelque sincérité et quelque logique dans leurs propos.Cette loi, rappelons-le, veut interdire la discrimination sur la base de l’orientation sexuelle dans les organismes relevant du gouvernement fédéral.Le Parti réformiste s’opposant à cette proposition, il est logique que deux de ses députés en concluent que le parti tolère la discrimination.Ils ne se gênent donc pas pour donner leur point de vue.Or, voilà que ce discours soulève un tollé de protestations, alors même qu’il reflète la position du parti exprimée lors du vote.On se demande comment prendre au sérieux les excuses du député Rigma, par exemple.En effet, sa contrition ne change pas son opposition à une loi qui veut justement empêcher que les actes discriminatoires qu’il suggérait ne se produisent! Cela montre l’absence de logique du Parti réformiste et le peu de crédibilité de ses rétractations.Si, comme le dit M.Manning, son parti était en faveur de droits égaux pour tous, il voterait pour un amendement qui vise très précisément cet objectif.La réaction du parti gouvernemental est encore plus paradoxale.Alors que le premier ministre faisait la veille des remontrances aux réformistes, il autorise 23 de ses députés à afficher la même intolérance en s’opposant à l’abolition de la discrimination sur la base de l’orientation sexuelle.De deux choses l’une: ou l’on est pour des droits égaux, ou l’on est contre, reconnaissant dès lors la discrimination comme légitime.Il, est curieux qu’un parti qui a sorti l’Etat des chambres à coucher il y a plus de 25 ans, en décriminalisant les relations sexuelles entre adultes consentants, accepte maintenant que des députés invoquent leurs propres préjugés «moraux» quand vient le temps de mener à terme la démarche.Tout se passe comme si le statut des citoyens canadiens, voire leur identité, pouvaient ou devaient se définir selon leurs préférences sexuelles.Il est symptomatique que les médias parlent de «droits des homosexuels», alors que les amours entre personnes de même sexe ne sont pas limitées à ceux ou celles qui s’affirment comme gais ou lesbiennes.Au contraire, la majorité des enquêtes sérieuses montrent que l’homosexualité concernerait, à un moment ou un autre de leur vie adulte, un homme sur quatre et une femme sur six.Il est par conséquent réducteur de faire des relations Soutenir la famille, c’est aussi améliorer la qualité de vie de ses membres.intimes entre individus de même sexe l’affaire des seuls «homosexuels» dûment étiquetés comme tels.Des journalistes ont cru bon parler de ¦ dev Ahum- Jtt M / finn Les transporteurs préfèrent Dorval LE DEVOIR Association des représentants des t lignes aériennes au Canada a fait une mise au point soulignant que «la majorité de ses membres pourrait souhaiter ne pas rester à Mirabel».Toutefois, cette association demande à clarifier avec les Aéroports de Montréal (ADM) plusieurs points relativement au déménagement.C’est pourquoi une nouvelle réunion est prévue entre les deux entités le 16 mai, qui fera suite à la réunion du 5 mars lors de laquelle ADM a fait sa présentation sur les nouvelles installations prévues à Dorval.De son côté, ADM souligne que la position selon laquelle certaines compagnies étrangères préfèrent Mirabel «ne reflète pas l’opinion de la majorité de ses membres mais plutôt l’opinion préliminaire d’un sous-comité».Aéroports de Montréal précise que «plusieurs transporteurs ont déjà indiqué à ADM leur décision de profiter du libre choix qui leur est offert pour installer leurs SUITE DE LA PAGE 1 près de chez vous?Le nom d’un dermatologue?Il suffira de «pitonner» un peu, et le tour sera joué.«Ce qu’on envisage, c’est une offensive majeure vers le citoyen pour diffuser tous nos outils de prévention et de promotion de la santé», affirme MmeCléroux.Mais le gros des études en cours vise à évaluer la faisabilité et la rentabilité d’un réseau complet de communications entre les établissements permettant notamment de faire transiter les dossiers médicaux des patients, les résultats d’une multitude de tests diagnostics et des données cliniques.À ce titre, on partira de loin, car même le service de paye de çertains établissements n’est pas informatisé.Evidemment, toute la question du «dossier patient» crée encore beaucoup de remous parce qu’elle soulève le très délicat problème de la confidentialité des renseignements et du respect de la vie privée.C’est pourquoi le ministère penche pour l’heure en faveur d’une inforoute «sécurisée» où le dossier des patients serait doté d’un double code de sécurité, auquel seul le patient et le médecin traitant auraient accès.L’idée est de pouvoir transmettre un dossier médical à jour de l’hôpital au CLSC, ou de l’hôpital au centre d’hébergement ou même au médecin de famille.Ces liens pourraient permettre d’agir plus vite dans le cas d’un patient transféré d’une INTERNET clinique à une salle d’urgence et même faciliter la consultation du dossier médical avant l’arrivée du patient, tout en évitant de répéter certains tests.Ce «dossier patient» deviendrait plus qu’un simple dossier médical puisqu’on pense y inclure un dossier relatif aux services sociaux reçus.Dans le cas des enfants, ce dossier comporterait les cas de signalement ou de protection.Des expériences de télémédecine, notamment de télédiagnostics, sont déjà en cours dans le Bas-Saint-Laurent, où des enfants souffrant de problèmes cardiaques subissent des échographies analysées à distance par des spécialistes du CHUL à Québec.«On évite ainsi le coût du transport en ambulance ou en avion des patients, qui peut être très dangereux pour des patients instables, et le coût du transport et des pertes de revenus pour les familles», explique à ce sujet Lise Couturier, vice-présidente chez Cifra Médical inc., la compagnie qui participe à ce projet-pilote.Verra-t-on bientôt l’image de nos poumons se promener sur l’inforoute de la santé?Selon Mme Couturier, il sera difficile de s’en passer très longtemps, compte tenu des coûts exorbitants entraînés par la répétition de certains tests diagnostics et du fait que plusieurs Québécois vivent en régions éloignées.«On peut déjà dégager des économies dans certains projets-pilotes, mais il reste à détailler de façon précise la rentabilité de la télémédecine.La LANDRY services à l’aéroport de Dorval».Cela étant dit, ADM «maintient sa décision de libéraliser l’assignation internationale et elle encourage les transporteurs qui désirent demeurer à Mirabel de le faire».ADM insiste sur le fait qu’elle ne s’ingère pas dans la compétition entre les transporteurs.Aéroports de Montréal dit que les «transporteurs des vols intérieurs et transfrontaliers bénéficient du libre choix entre les deux aéroports depuis 1978.La décision d’offrir le libre choix aux transporteurs réguliers internationaux répond au désir souvent exprimé par plusieurs d’entre eux».Finalement, ADM entend négocier sur une base individuelle avec les sociétés aériennes.Elle évitera ainsi la grogne qui vient de se manifester à l’intérieur d’un sous-comité de l’AARC.Mais ADM met aussi de la pression en disant que «les services aux transporteurs et les aménagements seront attribués sur la base du premier arrivé, premier servi».SUITE DE LA PAGE 1 dré Bourbeau juge que son successeur n’a pas d’autre choix que d’har-moniser ses politiques fiscales avec celles annoncées en Ontario, surtout en ce qui a trait aux taxes sur la masse salariale.Celles-ci ont augmenté de plus de 500 millions de dollars l’an dernier au Québec, où elles étaient déjà les plus élevées au Canada.«Nous devons être entièrement en harmonie avec nos voisins [ontariens], a tonné M.Bourbeau, député de Laporte.L’écart est devenu intolérable.Le gouvernement doit réduire ces taxes-là.Et la seule façon de le financer, c’est par la réduction des dépenses.Le gouvernement ne va pas assez vite à mon goût dans la réduction de ses propres dépenses.» Alors qu’en 1995 l’ensemble des cotisations patronales représentaient 5 % du PIB du Québec, comparativement à 4,2 % en Ontario, voilà que le gouvernement Harris vient d’annoncer qu’il exemptera les entreprises des taxes liées à la santé sur les premiers 400 000 $ de leur masse salariale.En plus d’une réduction des impôts de 15,5 % d’ici le 1er janvier 1997, le gouvernement de l’Ontario retranchera 15 % additionnels du fardeau des particuliers avant 1999, remettant 4,8 milliards dans les poches des contribuables ontariens.Alors que le fardeau fiscal total des Québécois était déjà de 6,1 % plus élevé que celui des Ontariens, l’écart se creusera davantage.A moins que M.Landry ne s’adapte rapidement à cette «nouvelle réalité budgétaire canadienne», la compétitivité des entreprises québécoises en prendra pour son rhume et les cadres hésiteront à s’installer au Québec, selon M.Bourbeau.Ce dernier a dit craindre que le ministre de l’Economie et des Finances n’aggrave la situation aujourd’hui en annonçant une série de «taxes déguisées» sous forme de hausses de tarifs.Mais M.Landry a rétorqué que le rythme des compressions budgétaires au Québec est dicté par l’entente intervenue en mars entre les partenaires socioéconomiques à la pratique va s’étendre dans les domaines où on manque de spécialistes, mais il y a des spécialités où les avantages sont moins évidents», dit-elle.Au delà du potentiel d’économies, Québec voit aussi dans la télémédecine l’alléchante possibilité de régler une partie du problème des effectifs médicaux dans certaines régions du Québec.«Sur le plan technique, les moyens d’y arriver existent déjà.Si cela est mis en place, cela révolutionnera, d’ici sept à dix ans, la pratique médicale.On n’a qu’à penser aux problèmes des médecins en région», affirme Mme Cléroux, du ministère de la Santé.Pour l’heure, la grande inconnue demeure les coûts d’implantation de ce vaste branchement exigeant un équipement sophistiqué.«Le coût peut être tellement élevé que cela pourrait devenir impossible à réaliser en plein temps de compressions, croit la sous-ministre.Notre échéancier va dépendre de la capacité à faire correspondre les besoins du secteur public avec ceux du secteur privé.» Evidemment, avant que la cybersanté ne soit réalité, il reste plus d’un obstacle technique à contourner, à commencer par les plus bénins.Si Le Devoir a pu naviguer sans problème la semaine dernière sur le site du ministère de la Santé, hier, le site demeurait introuvable, malgré le secours de toute une équipée d’internautes.Probablement çn raison d’un changement d’adresse inopportun.A l’évidence, tout n'est encore pas rodé dans le monde embryonnaire de l’inforoute de la santé.Conférence sur le devenir social et économique.Cette entente prévoit l’élimination du déficit d’ici quatre ans, en commençant cette année en le ramenant à 3,3 milliards du niveau de 3,975 milliards qu’il a atteint en 1995-96.«Nous avons une méthode consensuelle, un modèle qui a fait ses preuves, a opiné le ministre.Je suis confiant que notre façon [de procéder] est la bonne.» L’atteinte de la cible budgétaire contraint le gouvernement à trouver 1,7 milliard cette année, dont des compressions de 1,1 milliard ont déjà été annoncées dans les crédits budgétaires déposés en mars.Le budget de M.Landry — son premier — doit donc indiquer comment le gouvernement mettra la main sur les quelque 600 millions qui lui manquent.On estime qu’il pourra aller chercher jusqu’à la moitié de ce montant en ordonnant au ministère du Revenu de serrer davantage la vis aux mauvais payeurs et en intensifiant la lutte à l’évasion fiscale et au travail au noir.M.Landry pourrait également emboîter le pas au ministre fédéral des Finances, Paul Martin, dont le dernier budget a ramené de 71 à 69 ans l’âge où les retraités doivent convertir un REER en rente viagère imposable et diminué le plafond d’une contribution annuelle au Fonds de solidarité ainsi que le crédit d’impôt qui y est rattaché.Sur ce dernier point, toutefois, les fonds d’investissement syndicaux seraient épargnés si on se fie aux propos du premier ministre Lucien Bouchard, qui déclarait avant-hier que «la politique du gouvernement est de supprimer les abris fiscaux qui ne créent pas de l’emploi et qui ne correspondent pas à certains critères d’équité».Sur ce plan, les personnes âgées ayant des revenus élevés risquent d’écoper durement.Ils pourraient perdre certaines déductions fiscales en plus de subir un resserrement des règles concernant les REER et de perdre la gratuité des médicaments.Vaste offensive des employés municipaux BRIAN MYLES LE DEVOIR Le président de l’Union des municipalités du Québec, Gilles Vaillancourt, a reçu une visite inattendue hier soir.Près d’un millier d’employés cols bleus et cols blancs de la région métropolitaine se sont réunis devant la résidence du maire de Laval pour lui faire comprendre qu’ils s’opposeront à toute tentative de privatisation des services municipaux au profit du secteur privé.Les employés municipaux de la région de Montréal ont promis qu’il livreront une lutte à finir au maire Vaillancourt et à tous les élus municipaux qui seraient tentés de dire oui à la privatisation, à la création de sociétés d’économies mixtes (SEM), aux modifications au Code du travail ou aux Chartes des villes permettant de contourner les conventions collectives ainsi qu’à toute tentative de décret ou de loi spéciale.Pour Denis Maynard, président du Conseil provincial du secteur municipal (SCFP-FTQ), tous ces gestes ne peuvent qu’entraîner une «dilapidation des biens publics».«C’est un non catégorique!», s’est-il exclamé, soulignant que les emplois des cols blancs et des cols bleus sont menacés partout au Québec.«Nous, les travailleurs du secteur municipal, on n’est pas là pour faire des profits, on est là pour rendre des services à la population», a précisé Maurice Rolland, porte-parole des employés municipaux.Les employés cols bleus et cols blancs se sont réunis dès 17h, hier, dans le stationnement du centre commercial Les Galeries d’Anjou, où ils ont été chauffés à blanc par leurs représentants.Fait à souligner, le Syndicat des cols blancs de la Ville de Montréal et son président, Georges Bazinet, brillaient par leur absence.Les cols bleus de Montréal, le président Jean Lapierre et le conseiller syndical Michel Fontaine en tête, étaient bien représentés au sein de la délégation.Vers 18h, les employés ont eu tôt fait de répondre à l’appel pour «sortir les pancartes».Ils sont montés à bord d’une soixantaine d’autobus nolisés.Impossible pour les médias, par contre, de connaître la destination finale du cortège.Dans une ignorance presque absolue, les journalistes ont dû se lancer sur la piste des cols blancs et des cols bleus, empruntant l’autoroute 40, puis la 13, pour terminer leur course à la porte de la résidence du maire Vaillancourt rue Croissant des îles, à Laval.Les leaders syndicaux ont par la suite pesté contre M.Vaillancourt, dénonçant notamment «l’appétit pervers» et le «fanatisme» de l’UMQ, sous le regard éberlué des voisins.LE DEVOIR LES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H30 A 17H00 2050, RUE DE BIEURY, 9E ÉTAGE.H0NTRÉAI.(QUÉBEC) H3A 3M9 RENSEIGNEMENTS ET ADMINISTRATION : (514) 985-3333 PUBLICITÉ AVIS PUBLICS (514)985-3344 ANNONCES CLASSÉES (514)985 3344 PUBLICITÉ (514)9453399 / télécopie» (514) 915-3390 NUMÉRO SANS TRAIS 1-800-363 0305 Its waéres 4t télêpfc*»* unrwft seet releHes peu te terrict 4e Itnehee tu ceaetet cl pen les rtmeacets pesim SERVICE DES ABONNEMENTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H00 A 16H30 Montréal (514) 985-3355 ! télécopieur (514) 9853390 Extérieur (sam Irais) 1 800 463-7559 LE DEVOIR r* publié par LE DEVOIR lue font fe «rgr < LE DEVOIR.LE DEVOIR r* d ) 2050 6e BHry.rt4*e.MoaCrtai.(QvÉbrc).K3A1V9 U N ¦nprimé par In lopriavrir QkIxcot I 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