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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1996-05-11, Collections de BAnQ.

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I E I) K V 0 I H ¦ I.K S S A ,\l K I) I II K T I) I M A S (' Il K 1 2 M Al Ml II » ?LE DEVOIR ?La chronique de Lise Bissonnette Page B3 Musique classique Page B3 Cinéma Page B4 Disques classiques Page B6 Télévision Page B7 À Québec Page B7 Vitrine du disque Page B8 Jazz et blues Page B9 Danse Page B10 ?L’énigme Lulu T H É À T .1ii Denis Marleau signe sa première mise en scène au TNM avec le chef-d'œuvre retrouvé de Frank Wedekind GILBERT DAVID On le dit «intellectuel», mais c’est qu’il a, plus précisément, une pensée complexe — et une pratique à l’avenant d’«ingénieur de théâtre poétique», comme il l’a lui-même écrit.Avec Denis Marleau, la mise en scène conjugue en effet intelligence et jeu des signes, virtuosité verbale et espaces rythmiques, sens de l’absurde et science des solutions imaginaires.Avec une constance rare, ce metteur en scène a fouillé dans les marges du théâtre, fréquenté les avant-gardes historiques — de Jarry à Schwitters, sans oublier Dada, Picasso ou les futuristes russes — et monté de façon incisive Büchner, Beckett, Koltès, Bemhard.Quinze ans après ses débuts — sa première réalisation remonte à 1981, suivie de la fondation du Théâtre UBU, sa propre compagnie, l’année suivante —, Denis Marleau fait maintenant son entrée au Théâtre du Nouveau Monde, à l’enseigne du précurseur de l’expressionnisme allemand, Frank Wedekind (1864-1918), dont il a choisi de monter la Lulu.La première écriture de cette pièce remonte aux années 1892-94.On n’en connaissait jusqu’à tout récemment que la version édulcorée, passablement récrite — pour satisfaire les censeurs — et gonflée sous la forme d’un diptyque: L’Esprit de la terre (1898) et La Boîte de Pandore (1904).Le texte original de Lulu n’a été rendu public en Allemagne qu’en 1988, par la fille de l’auteur.La première mondiale de ce chef-d’œuvre méconnu a eu lieu la même année à Hambourg, sous la direction de Peter Zqdek.L’auteur de L’Eveil du printemps (1891), qui avait déjà dénoncé la répression de la sexualité dans la sociè té autoritaire de l’Allemagne contemporaine, s’intéresse ici à la figure déstabilisante de l’Éros dans une Europe «fin de siècle» où l’amour est assimilé à une transaction, celle du mariage ou celle de la prostitution, double face d’une réalité qui fait de l’Etemel Féminin — un mythe romantique, s’il en est — le lieu problématique et rè vélateur d’un blocage social généralisé, c’est-à-dire monstrueux.Wedekind, comme le note Eric Bentley, le traducteur américain de la pièce, a fait de Lulu un personnage qui est l’antithèse de Marguerite Gauthier, la célèbre héroïne de Dumas fils dans La Dame aux camélias, dont la suprême vertu réside dans son autosacrifice sur l’autel des conventions sociales.Au delà du bien et du mal De son côté, Lulu, une femme-enfant dans un monde dominé par les hommes, est en quelque sorte au delà du bien et du mal.Sa beauté, son innocence, sa sensualité souveraine disent assez la situation suffocante dans laquelle est plongée la société bourgeoise dont la morale officielle est en contradiction flagrante avec ses pratiques privées.VOIR PAGE B 2: LULU M' ¦•afcwMIlfMMlMMMmla Temps mort, une installation cinétique du Français Emmanuel Cartier, qui interroge la relation entre l’image et le temps.Demain la veille L’avenir dure longtemps.Images du futur aussi.Cette semaine, à Montréal, pour la onzième année consécutive, sera inaugurée l’exposition des artistes qui ont troqué le pinceau et le ciseau pour l’ordinateur et le laser.Et alors?La surprise, c’est que cet «art du XXIe siècle», si révolutionnaire par ailleurs, cherche à imiter l’art d’hier et d’aujourd’hui, en harmonisant la forme et le fond, le contenant et le contenu.même virtuellement Moments of Turbulence, de Jon McCormack.STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR Certaines révolutions font perdre beaucoup de temps.Pas celle-là, qui abolit en fait le temps réel et rapetisse l’échelle du monde à coups de simulations, de téléprésence et autres cyberespaces.«On vit des transformations révolutionnaires qui annoncent une tendance très lourde, dit Ginette Major, cofondatrice de l’événement Images du futur avec Hervé Fisher.Il n’y a qu’à voir au travail, à la maison, comment notre vie est envahie par la culture électronique.Il allait de soit que ça rejoigne le domaine de l’art, que les artistes s’approprient les nouvelles technologies.» Les onzièmes Images du futur, témoignant de cette révolution, seront inaugurées vendredi prochain, à la Cité des arts et des nouvelles technologies, dans le Vieux-Montréal.Cette année, la sélection présente une quinzaine d’installations d’artistes «médiatiques» d’Australie, d’Allemagne, de France, de Grèce, des Etats-Unis et du Canada.Les artistes ont toujours été de grands utilisateurs des techniques de pointe.Le chimiste est le meilleur ami du peintre, répète-t-on depuis des siècles.Mais les arts médiatiques annoncent une nouvelle façon de concevoir les relations entre l’art, la société et même le monde.«Avec les arts médiatiques, et cela peut-être pour la première fois dans l’histoire de l’art, l’intérêt pour le produit, pour l’œuvre, s’est effacé au profit de l’investissement dans SOURCE IMAGES DU FUTUR L’installation cinétique avec lampes stro-boscopiques du New-Yorkais Tarkis Gregory Barsamian, baptisée Putti + Dipping Digit.le processus et, ultimement, dans les partenaires de l’expérience», écrivait récemment la professeure Louise Poissant, du département d’arts plastiques de l’UQAM, dans l’introduction à son Esthétique des arts médiatiques (PUQ).VOIR PAGE B 2: FUTUR Ws MOULIN Motion CllïïtVl 26,95$ Marcel Pagnol illustre Alphonse Daudet LES LETTRES DE MON MOULIN 31 Volume I L'élixir du Père Gaucher Le secret de Maitre Comille JM Volume II Les trois messes basses Le curé de Cucugnan 4450, ST-DENIS 2e NIVEAU MONTRÉAL QC H2J-2L1 (514)287-1249 €)sbk, BOITE B 2 I.B l> K v U I K .L B S S A M E IM II BT DI NI A N C II B 12 MAI I 8 » U Rs».c« o»»"”” ,us -asssi.« * >ce nous emporte, V •xissa ,s Mahcu.» oyer,lMPresse .ies mortes l'être en entier- ‘commun et on net mieux c troupe StfSSS® est ailleurs.» ce type FUTUR Moins spectaculaire que Pan dernier LULU Un rôle gigantesque SUITE DE LA PAGE B 1 \jà musique électroacoustique, qui s’est développée dans les années 40 et 50 avec les premiers ordinateurs, est considérée comme la plus ancienne forme d’art «technologique».Avec l’infographie, dans les années soixante, la révolution s’est ensuite étendue au monde visuel.Depuis, cette technologie — de «informa* tique» et «graphisme» — a complètement bouleversé nos rapports au monde des images, comme le montre le moindre Game Boy.Ce n’est pas tout.L’univers des arts médiatiques comprend également la vidéo d’art, la photonique — qui regroupe les arts au néon, les projections laser, les sculptures au plasma, à l’iode, etc.—, et puis l’holographie, qui a donné lieu aux plus impressionnants mariages des artistes et des scientifiques au tournant des années 70.Et puis, il y a tout le champ du multimédia.La définition minimaliste renvoie à l’idée de combinaison de plusieurs médias — ou supports d’information — permettant d’associer aussi bien le son et le texte que l’image.C’est le cas de la télévision, par exemple.Mais le multimédia intègre en fait une autre notion fondamentale, celle de l’interactivité.La réalité virtuelle représente son application la plus spectaculaire.En fusionnant diverses formes d’art technologique — infographie, animation, musique et traitement du son, design et infographie —, il devient alors possible de créer des environnements virtuels dans lesquels l’usager se trouve immergé et peut interagir avec des objets, des lieux ou même des partenaires.Contenant-contenu L’an dernier, Images du futur avait mis l’accent sur la réalité virtuelle.Cette année, par contre, les installations sélectionnées sont moins spectaculaires de ce point de vue, de l’aveu même de Mme Major.«Au départ, il y a disons une dizaine d’années, quand les artistes utilisaient ces nouveaux moyens, ils étaient très pré- occupées par l'aspect technique, ex-plique-t-elle.Ils en oubliaient souvent l'essentiel, le sujet.Mais comme tout bouge très vite dans ce domaine, la technique s’est considérablement diversifiée et simplifiée.Partout, le commun dénominateur, c’est maintenant l’avènement et le développement des contenus.» Mme Major identifie quelques filons qui permettent de prendre la mesure de cette maturité dans la nouvelle édition A’Images du futur.D’abord le souci évident pour les questions politico-sociales.L’installation interactive de Joan Truckenbrod, de Chicago, intitulée Family Values, veut par exemple critiquer les conceptions conservatrices de la famille défendues par la droite américaine.Il s’agit essentiellement d’un album de photos qui permet de remonter dans le souvenir des images avec des textes, des vidéos et des sons.D’autres œuvres de la sélection 1996 vont témoigner de l'envie des artistes médiatiques de réconcilier la vie artificielle et la vie naturelle.D’autres encore vont assumer une volonté de créer des œuvres «très chargées poétiquement», notamment l’installation holographique de l’Américaine Sally Weber, intitulée Threshold of a Singularity — A Memorial Temporal Aspect, et l’installation cinétique avec lampes strobo-scopiques du New-Yorkais Tarkis Gregory Barsamian, baptisée Putti + Dipping Digit.Finalement, quelques créations vont montrer l’intime relation qui s’établit entre les nouvelles formes d’art et le traitement de certains sujets.Ce sera le cas de Temps mort, une installation cinétique du Français Emmanuel Carlier, qui interroge la relation entre l’image et le temps.L’artiste a imaginé de croiser des techniques photographiques et cinématographiques pour produire des animations qui évoluent dans l’espace sans évoluer dans le temps.La directrice souligne que cette assurance des artistes se vérifie aussi du côté de la sélection de l’Internationale d’animation par ordinateur, qui en est, elle, à sa dixième prise.«Au début, les concepteurs rivalisaient de prouesses inouïes pour l’époque: ils imaginaient des poursuites dans des tunnels, des “flying logos", et tout le monde trouvait ça extraordinaire.Maintenant, les créateurs développent de petites histoires, bien structurées, avec un punch final, ou expriment un point de vue poétique sur le monde.» Une sélection des films présentés au ne, pour une représentation très musi-calisée, en accentuant le côté théâtre des corps.J'ai fait la mise en place du spectacle très rapidement, en deux semaines et demie, pour permettre aux acteurs de s'approprier cette matière assez abondante et aussi pour favoriser la transformation du jeu.Ce qui m’a frappé en cours de route, c’est le fait que l’écriture de Wedekind est constituée de plusieurs couches.Par exemple, il existe des moments dans la pièce où Lulu devient presque indifférente à ce qui l’entoure, comme si elle était dans une bulle, absente.Cela contraste avec l’ensemble des personnages qui, eux, sont animés par des instincts sauvages et des intérêts marqués.Cette solitude de Lulu est précieuse, parce qu’elle permet de cerner sa situation d’étrangère, c’est-à-dire sa différence fondamentale par rapport aux rapports mercantiles qui font que le sexe égale l’argent égale la mort.» À part entière Invité à commenter la situation théâtrale au Québec, Marleau revendique avec force la nécessité d’un théâtre qui réponde à de hautes exigences artistiques: «Il faut encourager les gens de théâtre à considérer que le théâtre est un art à part entière qui réclame, par conséquent, une véritable autonomie financière.Personnellement, je suis attiré par une vision du théâtre qui emprunte à différentes expériences et qui joue sur plusieurs registres artistiques et intellectuels.Mais il n’y pas de recette et il faut accepter de se mettre à chaque fois en danger.L’essentiel est toujours de préserver sa manière propre de travailler.» Celui qui s’exprime ainsi a derrière lui une trajectoire exceptionnelle, nourrie par une recherche qui a oscillé entre petites et grandes foirnes, dans un va-et-vient qui s’est révélé on ne peut plus fécond.Pour l’heure, Denis Marleau signe sa première production au TNM en carrière.A compter du 14 mai, au Monument-National, sa mise en scène de Lulu constitue d’ores et déjà un rendez-vous majeur.Dans le sillage entrecroisé d’une créature sidérante d’«appétit de vie» et d’un homme de théâtre qui a investi tous les langages de notre modernité.En toute connaissance de cause.SU U RC K IMAGES DU FUTUR Statuettes shaolin: We are sound.cours des dix premières Internationales permettra de vérifier l’évolution des images de synthèse.Le système de l’art nouveau Avec tout cela, on se rend compta qu’un nouveau système artistique est en train de se structurer, dont le; noyau dur niche au cœur des institutions de savoir, dans les collèges et les universités.Comme à l’UQAM, où le département des communications offre maintenant un programme d’études multimédias.Ce système a aussi sqn réseau dé diffusion au Japon, aux Etats-Unis ét en Europe.Mais Images du futur demeure le pôle majeur de référence, ne serait-ce qu’en raison de sa popularité.Bon an mal an, depuis 1986, l’événement attire plus de 100 000 visiteurs, pendant l’été.En plus, Images du futur 1995 a été présenté à Lisbonne, l’hiver dernier, pendant deux mois.«Les autres manifestations à travers le monde attirent surtout les professionnels, dit la cofondatrice.Nous sommes populaires, dans le bon sens du terme, et nous en sommes très fiers.[.] C'est un créneau très démocratique.Cette culture électronique est interactive et participative.Par définition, c’est la culture de la classe moyenne de cette fin de siècle.On n’a pas besoin défaire un grand effort pour sensibiliser les gens, les jeunes surtout, à ces nouvelles découvertes.» Cependant, Mme Major n’est pas naïve.Elle ne veut pas qu’on lui fasse dire que les arts médiatiques sont maintenant entrés dans une période, où la forme et le fond, le contenant et le contenu, l’éthique et l’esthétique, fusionneraient en parfaite harmonie, «Oui, il y a encore beaucoup de quincaillerie pure, du gadget et du tape-à-l’œil, dit-elle.Comme il y a des.peintres sublimes et des peintres en bâtiment.Mais ce que nous présentons vient d’artistes chevronnés qui sont, rendus à un autre stade.» pures et décantation, un texte qui fera à la scène un bon trois heures, entracte compris.«J'ai lu et relu ce matériau-Lulu, que nous appelions entre nous «le tas», note Marleau, pour comprendre comment cette œuvre fonctionnait, quelle en était la courbe dramatique et où se trouvaient les rapports de force.Im version que nous allons jouer se présente comme une sorte de vaudeville noir, avec des éléments grotesques, empruntés au cirque, qui apparaissent à l’acte III, alors que la chute de Lulu s’amorce.» Marleau a fait appel à Claude Goyette au décor, à Guy Simard aux éclairages et à François Saint-Aubin aux costumes pour ce spectacle qui clôture la saison du TNM, en coproduction avec le Théâtre UBU.Le metteur en scène a réuni une distribution impressionnante de quinze comédiens et de deux musiciens, le pianiste Jacques Drouin et le violoniste Claude Hamel, qui joueront la partition originale de Denys Bouliane.Après avoir incarné Hedda Gabier, Sylvie Drapeau — que Marleau dirige pour la première fois — se voit offrir un nouveau défi avec le rôle gigantesque de Lulu, qui incidemment se prononce comme dans Loulou.Autour d’elle, on retrouve notamment l’excellent Gérard Poirier — en Schoen, le seul amour de l’héroïne —, Christiane Pasquier — en comtesse Geschwitz, entichée de Lulu — , Alain Fournier — qui joue entre autres le peintre Schwarz, l’un des nombreux maris de la belle bête — et l’étoile montante qu’est Robin Aubert — dans le rôle d’un jeune étudiant pris dans le tourbillon.Les familiers des spectacles du Théâtre UBU retrouveront avec plaisir les Cari Béchard, Pierre Chagnon, Henri Chassé, Pierre Collin et Pierre Le-beau qui sont rompus à la discipline scénique du sorcier qu’est Marleau.«J’ai opté, avance le metteur en scè- Comme Ibsen qu’il admirait, mais d’une manière beaucoup plus bnita-le et provocante, Wedekind met à nu les forces de mort qui travaillent une société corrompue qui ne reconnaît que l’argent comme valeur.Au iil de cinq actes aux multiples péripéties qui se terminent chacun par une mort, Lulu renvoie l’image de la séparation funeste qui structure la psyché humaine, exacerbée par une société elle-même en crise.La pulsion de vie et la pulsion de mort freudiennes ne sont pas loin.Denis Marleau, pour sa part, établit d’emblée un lien entre Woyzeck, qu’il a monté en 1994, et Lulu: «Je vois dans la pièce de Wedekind le même conflit entre nature et culture, qui est au cœur de la pièce de Büchner.Lulu est la petite sœur éloignée de Franz, ce héros à la fois victime et bourreau.Elle ne.peut pas exister dans la réalité.C’est un lieu vide que l’on remplit, un espace de projection des hommes et des femmes, sans distinction.En tant que nature, Lulu cherche à échapper à la culture qui se manifeste, notamment à l’acte IV, à travers un délire de marchandage.Parson excès même, la pièce touche au tragique, parce qu’il n’y a pas d’issue pour Lulu dans ce monde-là.Sa trajectoire est une incessante fuite en avant qui va s’achever sur la rencontre fatale d’un autre mythe moderne, celui de Jack l’Eventreur.» A son habitude, le metteur en scène a consacré beaucoup de temps à la mise au point de la version scénique du texte.Le projet de monter Lulu remonte à 1989.Cette année-là, Paul Lefebvre a été chargé de la responsabilité de produire une version française de l’ensemble des textes de Wedekind, centrés sur le personnage énigmatique de Lulu.Il en a résulté un manuscrit monumental de quelque 450 pages, qui a servi de base à ce qui est devenu, après cou- L'épreuve du merveilleux Théâtre du San g Neuf Quand humour/poésie, philosophie sont au rendez-vous! Les samedis 4 et 11 mal à 20 H Pour tout ‘ “c, • ••¦ U .• • r à partir de 14 ans Ce ML WM è TEXTE Michel Garneau w |f MISE EN SCÈNE : Alexandre Buyssé -U -ASSISTANCE À LA MISE EN SCÈNE : Sylvie Potvin ÀVEC : Isabelle De Blois, Jacques Jalbert, •.Dominic La Vallé, Patrick Quintal, Patrice Savard LES CONCEPTEURS : François Barbeau, Michel G.Côté, _ Judit Csanadi, Marc Longpré, Serge Maurice • » tes Contes merveilleux Pour le plaisir de revisiter les contes à la façon des enfants! Du 18 au 21 mai 1996 Samedi 18 mai : 13 h 15 h Dimanche 19 mai : Lundi 20 mai : : COMPLET Une production de L'Illusion, théâtre de marionnettes Jeu et scénographie : Petr Baran Idéation et mise en scène : Claire Voisard Renseignements t 288-7211 Maison Théâtre 255, rue Ontario Est, Montréal Métro t bcitI-uoam 9$ naXTale fgp LE DEVOIR TVA CARBONE 14 • a J ctrtVl AlNË feue création de Gilles Maheu du 23 avril au 11 mai à V (usine: 0 UsineC 521-4493 Admission 790-1245 Info-Groupe 521-4198 HHHHe INDEPENDENCE Ipp Rlpssinn PARTAGE DE rvi 1 I > I leTEMPS D’UNE yj£ traduction : François Bouchereau adaptation : Normand Canac-Marquis i mivmsccnc: Fernand Rainville Rita Lafontaine Anne Dorval Isabel Richer Dominique Pétin mise tn seine: Guillermo de Aqdrca Rémy Girard Guylaine Tremblay Linda Sordini Alain Znuvi Ghvslain Tremblay — • _____ * el 7 autres comédiens mise en scène : Daniel Roussel mise en scène: Guillermo de Andrea Louise Marleau Jean-François Casabonne Pierre Chagnon et un autre comédien Guy Nàdon • Marc Béland I Raymond Lcgault Luc Guérin Guy Jodoin ¦ et 12 autres W comédiens lien A mise en scène : René Richard Cyr Sylvie Drapeau Jean-François Pichette Gary Boudreault Luc Proulx | Stéphane F.Jacques BANQUE lAUBtmfi CORCORAN portraits 14 NOUVELLES VERSIONS incluant « LA TÊTE EN GIGUE » et « COMME CHARTRAND » EN VENTE MAINTENANT f ?4 I.K I) K V (MH.I.K S S A M E I) I II E T l> I M A N (' Il K I M Al IH II H -il La conscription b ;; Mea culpa, mea maxima culpa.À plusieurs reprises, avec d’autres grincheux que je ne renie pas, j’ai chicané les musées qui s’adonnent au racolage.Le Musée des beaux-arts de Montréal, qui a canonisé tour à tour Tintin, Snoopy et des «beaux chars» pour nous faire passer les tourniquets.Le Musée canadien des civilisations, a I lull, qui nous propose la nature en fac-similé, plastique et peluche à profusion dans un décor de police montée.Mais leurs égarements sont du grand art au vu de l’aventure muséale débile qui prenait fin dimanche dernier à Toronto, ce qui vous épargne au moins l’occasion prochaine de la subir.Rendons aux critiques torontois leur dû, ils ont été cinglants à l’égard de Oit! Canada, «le projet» présenté par le chic et prestigieux Musée des beaux-arts de l’Ontario (Art Gallery of Ontario) qui avait décidé d’emballer à sa façon une très belle exposition préparée par le Musée des beaux-arts du Canada pour le 75e anniversaire du Groupe des Sept.«Un Disney miniature sans les manèges», a décrété le plus respecté des analystes culturels du Canada anglais, Robert Fulford, dans sa chronique du Globe and Mail, tandis que le critique d’art du même journal, le dur et brillant John Benüey Mays, y voyait un «boogie-woogie» de la culture populaire.Leurs textes et ceux de plusieurs de leurs collègues, que le Musée a dûment épinglés aux murs pour se donner un petit air libéré, s’en prennent surtout à la quincaillerie interactive qui encombre les lieux: des vidéos en mode vox populi, des amas de télécopies où tout un chacun donne son avis sur des thé- LISE BISSONNETTE ?matiques de la semaine, des installations bric-à-brac réalisées par des groupes communautaires appelés à faire revivre l’esprit des Sept, des fiches où le visiteur et sa progéniture laissent a la postérité un dessin ou un message, substantifique centre de leurs impressions.En quelque sorte une version muséale des techniques de la ligne ouverte sportive qui aurait été revue et corrigée par les didacticiens du cri primai.Comme prévu, le directeur du Musée, Maxwell Anderson, a expédié les critiques aux géhennes de «l’élitisme» en affirmant, argument terminal, que 125 000 personnes ont visité Oh! Canada pendant une dizaine de semaines.A ce compte, il en aurait attiré plus s’il avait ajouté des machines à sous, il doit y songer.L’AGO n’est en retard que d’une vingtaine d’années sur les pédagogues qui, sous prétexte de démocratiser l’accès à l’art, ont assuré tout un chacun que l’expression de son vécu valait bien celle d’un Picasso et, dans ce cas, d’un Lawren S.Hands ou d’un Arthur Usiner.Ce faisant, le musée trivialise certes le travail de l’artiste, sa lente gestation, ses incertitudes, sa lutte contre l’adversité, dont l’exposition elle-même témoigne avec force.Mais l’AGO a franchi un cran de plus dans la corruption de l’œuvre d’art en la mettant au service d'une idée politique, celle de l’unité du Canada.Je ne connais pas de musée d’art, ici ou ailleurs, qui ait jamais accepté une telle subversion de sa fonction.Que les critiques torontois ne se soient pas scandalisés de cette conscription tout autant que de la transformation de l’AGO en marché aux uces intellectuelles, on ne peut que l’attribuer au bour-ier postréférendaire où s’enlisent aujourd’hui les meilleurs esprits.Le Groupe des Sept et ses travaux, en plus d’être réduits au statut de carte postale, ont servi d’amorce à une sorte de grande fête à la guimauve à propos du Canada.Ces artistes, nous donne-t-on à comprendre, étaient certes en recherche d'une esthétique moderne, mais s’ils ont mérité de la patrie, c’est surtout pour avoir contribué à l’émergence d’une «conscience nationale» en peignant des paysages bien canadiens.Il s’agit donc de faire vibrer à nouveau la corde, et de voir si l’art pourrait servir la même cause aujourd’hui.Les visiteurs, qui deviennent une sorte de focus group pour le compte d’on ne sait qui, doivent méditer de toutes les façons sur l’identité canadienne.Dans les trois salles où ils sont incités à causer à l’écran ou par écrit, les murs sont couverts d’interrogations profondes, du genre suivant: «C’est quoi une nation?.Les gens?Les histoires?La terre?Qui sommes-nous?A qui songez-vous lorsque vous pensez à des héros canadiens?Existe-t-il des traits canadiens distinctifs?Quelles différences nous séparent?Comment la géographie influe-t-elle sur le caractère national?» Insignifiant, direz-vous.Certes, et le résultat est d’une incommensurable niaiserie.Les enfants racontent que leurs parents sont leurs héros, et leurs parents racontent que le Canada, c’est «la force, la compassion, et le respect pour tous», comme si la Norvège, la France ou l'Autriche ne pouvaient en dire autant.Mais imaginons un instant que l’équivalent de l’AGO ici, le Musée du Québec par exemple ou le Musée des beaux-arts de Montréal, se soit lancé dans un «projet» semblable en substituant le mot «Québec» au mot «Canada».Relisons les questions qui harcèlent les visiteurs: les directeurs de ces établissements ne seraient probablement pas sortis vivants du procès qu’ils auraient eu à subir pour avoir subordonné l’art à une réflexion non seulement nationale mais fiévreusement nationaliste.Au sous-sol de l’AGO.à côté de la cafétéria et des pe-' tits coins, on pouvait trouver le seul volet québécois de Oh! Canada, une série de photographies de Serge Clément, prises à Montréal durant les quatre jours qui ont précédé le référendum.Du beau travail, dans le style urban decay en noir et blanc qui fait actuellement fureur en Amérique du Nord.Mais du travail détourné de son sens, une autre conscription: le sombre souterrain du séduisant Canada qu’on exalte aux étages, son chancre menaçant, c’est ce triste Québec où mijotent on ne sait quelles décadences.Voilà où en est l’AGO, qui ne résumé surtout pas le Canada culturel intelligent, mais qui' l’éclabousse.MUSIQUE CLASSIQUE La musique de Terezin à Montréal En 1941, les nazis allemands envoient un convoi de juifs pour transformer la ville de Terezin, en République tchèque, en camp de concentration.On retrouvait là certains artistes, écrivains et musiciens qui y créèrent bientôt une véritable vie culturelle.Des instruments musicaux furent introduits en fraude dans le camp et les prisonniers donnaient des concerts en secret dans les baraquements.Lundi, à la salle Pierre-Mercure, Charles Dutoit dirigera une formation composée par des musiciens de l’OSM dans un programme constitué d’œuvres entendues dans le camp de Theresienstadt pendant la Deuxième Guerre mondiale.Trois raretés en une, donc: Charles Dutoit en salle à Montréal mais à l’extérieur de la Place des Arts, l’OSM en formation réduite et une musique méconnue.Ce concert qui s’annonce émouvant conclura la première série annuelle des Radio-concerts du Centre Pierre-Péladeau.On entendra le Trio pour violon, alto et violoncelle de Gideon Klein, instruments respectivement joués par Richard Roberts, Neil Gripp et Patrick Binford.11 s’agit de la dernière composition de Klein dont il termina le troisième mouvement neuf jours avant sa déportation à Auschwitz.Ensuite, Charles Dutoit dirigera son mini-OSM dans le Concerto pour violon et instruments à vent op.12 de Kurt Weill, le compositeur attitré du dramaturge Bertolt Brecht.La soliste sera la violoniste Chantal Juillet.Mme Juillet a récemment enregistré chez Decca des œuvres de Goldschmidt, Korngold, Krenek et Weill dans le cadre de la collection Entar-tete Musik — musique bannie par le Troisième Reich.La deuxième partie du concert sera consacrée à Brundibar, un opéra pour enfants en deux actes d’Hans Krasa.La mise en scène est de la comédienne Julie Vincent et la scénographie de Michelle Laliberté.Le chœur d’enfants du FACE Treble Choir, préparé par son fondateur Iwan Edwards, chef des chœurs de l’OSM, y participera également.Parmi les activités musicales du camp de Theresienstadt, Brundibar avait une importance toute particulière.Par leur spontanéité, les jeunes chanteurs ont fait de cet opéra un événement incontournable pour la majorité des habitants de Terezin.Quant à lui, le compositeur Hans Krasa est mort à Auschwitz en 1944.Le concert de lundi est une belle et noble idée, donc.Le fait que Terezin ait été le théâtre d’une importante activité artistique, et en particulier musicale, témoigne du courage des déportés et de la surprenante capacité de l’âme humaine à conserver son pouvoir d’élévation dans les conditions les plus abjectes.Elle tient aussi à des circonstances d’une cruelle ironie.M.C.Faire corps avec le piano Lee Pui Ming ouvrira jeudi le Festival international de musique actuelle de Victoriaville MARIO CLOUTIER LE DEVOIR Trouver sa voie et sa voix, tel est le destin de tous, y compris des créateurs.Décider, parfois, entre créer soi-même ou être un instrument dans les mains d’un autre.Tout dépend de la personnalité et des besoins profonds de l’artiste.Il y a près de dix ans, la pianiste originaire de Hong-Kong et vivant à Toronto, Lee Pui Ming, décidait d’écrire sa propre musique.Çhoc?Rupture?Changement brutal?A l’époque, il ne lui restait que trois concerts pour terminer son doctorat en interprétation avant d’entreprendre une carrière de soliste, mais le geste était inévitable et irrévocable.«Ce ne fut pas une décision prise sur un coup de tête.Au contraire, je suis quelqu’un qui prend beaucoup de temps pour se décider, qui peut rester dans une situation très longtemps.Mais j’étais fatiguée de lire et de jouer la musique des autres.» Elle qui joue du piano depuis l’âge de trois ans et dont la formation a duré plus de 20 ans ne renie pas pour autant la musique classique.«Tout ce que je sais rient de ce que j’ai appris.J’utilise ma formation dans tous les aspects de mon travail et j’aime toujours jouer les grands compositeurs.» Mais le besoin de s’exprimer était plus fort que tout.L’expression est d’ailleurs au centre de toute sa démarche qui passe par une carrière solo, d’improvisatrice et de directrice d’un ensemble qui joue, sauf la pianis- i La pianiste Lee Pui Ming.te, avec des instruments traditionnels chinois, le Lee Pui Ming Ensemble.Avec ses cinq musiciens, la musicienne de 39 ans ouvrira jeudi le Festival international de musique actuelle de Victoriaville.«Nous jouons ensemble depuis 1992, lorsque nous avons été présentés au Vancouver Folk Festival.Ils ont l’habitude là-bas de rassembler des musiciens qui ne se connaissent pas pour les faire jouer ensemble.J’ai donc interprété avec le Chinese Music Ensemble une pièce d’un opéra chinois que nous connaissions tous.J’ai compris tout de suite qu’il serait intéressant de voir ce que pourrait donner l’utilisation de ces instruments traditionnels dans un autre contexte.» Un projet prend forme, mais en raison des distances, qui ont toujours de l’importance en cette terre canadienne quoi qu’on en dise, Lee Pui Ming a finalement écrit toutes les pièces du groupe qui seront finalement enregistrées en 1994 sur le DC Nine-Fold Heart.Ce magnifique album cultive les qualités expressives contemporaines de la musique chinoise traditionnelle, tout en l’éloignant de son caractère «muséal».«Au départ, explique Lee Pui Ming, les musiciens jouaient avec moi pour le job, pour l’argent.Ils ne savaient pas trop où tout ça s’en allait.Maintenant, je crois qu’ils prennent plaisir à notre recherche de PHOTO LAI WAN nouvelles sonorités et dans le fait d’étendre les possibilités de leur instrument.» La création chez Lee Pui Ming tient dans ce défi même, dans cette relation organique qu’elle entretient avec son propre instrument, le piano.Elle peut aller jusqu’à insérer des ustensiles à l’intérieur de l’instrument, mais il ne s’agit pas là d’un truc pour épater la galerie ou d’une mise en scène.«Je cherche en fait à repousser les limites de l’instrument pour exprimer ce que je veux exprimer.Je ne veux pas choquer ou faire des choses étranges.Mais je ne laisse pas les limites du piano m’arrêter.Je veux aller voir jusqu’où un instrument acoustique peut m’amener, parce qu’il ne: m’intéresse pas d’utiliser des gadgets: électroniques.» Ce travail expérimental, s’il en est un, n’aura jamais de cesse.D’autant plus que les résultats ne sont pas en-; fièrement contrôlés ou contrôlables.: Iœe Pui Ming s’amuse à jouer au chat et à la souris avec le processus qui prend naissance dims la tête du créateur pour aboutir éventuellement à l’oreille de l’auditeur.«Ce qu’un musicien imagine dans sa tête ne correspond pas complètement à ce qu’entend le spectateur.C’est ça le défi.On ne peut pas tou): contrôler, mais au delà de la frustration et des compromis, je veux continuer d’essayer.» Discographie Strange Beauty, piano solo, Dorign Recordings (1994) Nine-Fold Heart, Lee Pui Ming Ensemble, Pochee Records (1994) Ming, voix et piano, Pochee Records (1994) I MUSICI i lyrusici J de THontréal YL’Ll TUROVSKY Billets: 18,50$ 14,50$ 13$ Taxes et redevances en sus J DU DIMANCHE r n direct de Québec à l'occasion du Candour international du théâtre.Des critiques de Québec et de Montréal discutent, ei I des pièces U’ Tartuffe Mépbisto I /ibéas et Océan lanimalcur.Miel entouré de Diane Blanchette.Réri Jean St-Hilaire et Louise tirant 13 h 30 CONCERT DIMANCHE Orchestre de la Montérégie, dir.Marc David; Yegor Dyachkoy vie.: ouv.Guillaume Tell de Rossini; Variations sur un thème rococo et Pezzo capriccioso de Tchaikovski; extr.le Songe d’une nuit d'été de Mendelssohn.Anim.Francine Moreau.Réal.-coord.Michèle Vaudry.15 h LE TEMPS PERDU.Frank Wedekind.A l'occasion de la présentation au Théâtre du Nouveau Monde à Montréal de sa niéeeLulu, l'émission est entièrement consacrée à l’homme de théâtre et de cabaret, également nouvelliste et auteur de Journaux intimes, Frank Wedekind, l'un des pères de l'expressionnisme allemand, né en 1864 et mort en 1918.Inv.le metteur en scène Denis Marleau, l’auteur du texte français de Lulu présenté au TNM, Paul Lefebvre, et le compositeur Denys Bouliane.Lect.Pierre Lebeau et Huguctte Oligny.Une émission de Stéphane Lépine.16 h 30 L’HISTOIRE AUJOURD’HUI Un retour dans le passé pour mieux comprendre le présent.Anim.Mario Proulx.Réal.Pierre Lambert.17 h 30 UNE VIE DANS LE SIÈCLE Un éclairage original sur des événement! marquants de notre siècle a travers l'histoire personnelle d'un invité.Int.Denise Bombardier.Réal.Claude Godin.18 h RADIOJOURNAL 18 h 10 INVITATION AU CHÂTEAU En direct du Château Laurier à Ottawa.Inv.Marie-France Lefebvre, pianiste.Anim.Normand Latour.Réal.André Massicottc.19 h LES JEUNES ARTISTES Annie Boudrault, alto, Suzanne Blondin, p.: Sonate (1919) de Clarke.Maud Langlois, vl., Annie Boudrault, alto, Josée Campeau, vie.: Trio à cordes n" I D.47i de Schubert; Sérénade en do op.10 de Dohnanyi.Anim.Mario Paquet.Réal.-coord.Michèle Patry.20 h LE LIEU COMMUN ET LE DÉJÀ VU Anthropologie de la vie moderne.Anim.Serge Bouchard et Bernard Arcand.Réal.François Ismert.21 h RADIOS D’EUROPE Démocratie, environnement, développement (3'de 12).Une émission de François Milis et Jean-Paul Hccq.Prod.CRPLF.Mise en ondes : Hélène Savoie.22 h JAZZ SUR LE VIF En direct de l’hôtel Clarendon à Québec : le Nonette de Daniel Marcoux.Anim.Francine Moreau.Réal.-coord.Daniel Vachon.23 h LE NAVIRE « NIGHT » Oeuvre candidate au Prix Italia (catégorie musique-radio) : Autour d'une musique portuaire, de Claude Schryer et Hélène Prévost.Musiciens : Jean Derome, sax.baryton.Tom Walsh, th.et Claude Schryer, clar.basse.Oeuvre radiophonique créée autour de Musique portuaire pour sirènes et cloches, de Claude Scnryer.De plus, présentation de la seconde symphonie portuaire intitulée Appels du large de Walter Boudreau .Anim.Mario Paquet.Réal.Hélène Prévost.0 h 04 ÉMERGENCES Savoir gérer son stress, clé de l’équilibre personnel, avec le psychologue Jacques Laflcur et le Dr Robert Béliveau.Du jeu, de la création et de la limite, une réflexion du psychiatre Jean-Charles Crombez.Richard Cummirigs vous invite à « développer votre créativité ».Nicole de Grandmont vous initie à la - pédagogie du jeu >.Anim.Richard Cummings.Real.Claude Cubayncs.LUNDI 13 MAI i h 07 LES PORTES DU MATIN A votre réveil, une voix, un rire, une musique.et c’est parti pour la journée! Météo, calendriers culturels régionaux et radiojoumaux ponctuent ce rendez-vous musical quotidien Anim Carole Trahan.Réal Diane Mafieux.Le succès de la semaine du 29 avril au 3 mai est I album Mut Thalassa avec Angélique lonatos Étiquette : Tempo A 6202 9 h QUI ÊTES-VOUS?Mario Girard s’entretient avec Berthold Carrière, directeur musical du Festival de Stratford Réal.-coord André Major 9 h 30 TOUT POUR LA MUSIQUE En direct du palais Montcalm à Québec.Entrevues sur l’actualité musicale au pays et dans le monde : disques, concerts, publications.Toute la place est faite à la musique et la.parole est donnée aux musiciens.Anim.Sylvia L’Écuyer.Réal.Martine Caron.11 h FINALE DU XI- CONCOURS DES CHORALES D’AMATEURS 1996 Présentation des chorales finalistes.Anim.Mario Paquet.Réal.-coord.Rosemarie Bastarache.11 h 30 LUNDI, C’EST DRAMATIQUE L’Amour de Mali, de Madeleine Gagnon.Distr.Francine Marchand.Louis Amyot et Danielle St-Aubin.Réal.Doris Dumais.12 h RADIOJOURNAL 12 h 10 MIDI-CULTURE Magazine de l'actualité culturelle nationale.En plus des chroniques habituelles, Michel Vais et Rémi Charest présentent des reportages en direct de Québec, où se tient, du 8 au 21 mai, le Carrefour international du théâtre.Anim.Danielle Laurin.Réal.-coord.Claude Godin.12 h 45 MIDI-CARREFOUR gfjj Entrevues, reportages, impressions qui rendent compte de ce qui se passe à Québec pendant le Carrefour international de théâtre.Anim.Diane Blanchette.Réal.Lise Létourneau.13 h LA CORDE SENSIBLE Le choix musical des auditeurs.Anim.André Vigeant.Réal.Laurent Major.14 h LES FEUX DE LA RZAMPE Les Idées heureuses : Concerto à quatre flûtes op.34 n" 3 de Boismortier; extr.L’EsIro poetico armonico de Marcello; Concerto à quatre flûtes et h.c.n” 5 de Schickhardt; extr.Passion selon saint Matthieu de J.S.Bach; Les liarricades de Mante; extr.Cantate BWV 182 de J.S.Bach; Concerto en do de Vivaldi.Anim.Normand Séguin.Réal.Anne Dubois.16 h 05 L’EMBARQUEMENT Chefs-d'oeuvre, insolite, paroles, musiques et chansons.Anim.Myra Créé.Réal.Marie-Claude Sénécal.17 h RADIOJOURNAL 17 h 15 L’EMBARQUEMENT (tuite) 17 h 50 1, 2, 3, NOUS IRONS AU BOIS Vignettes radiophoniques consacrées aux récits d'enfants.Une émission de Cy nthia Dubois.18 h LE MONDE SELON GEORGES Une émission de Georges Nicholson qui vous fait découvrir son univers musical.^ 19 h CHANSONS EN LIBERTÉ 30 Présentation de l'unique rencontre entre les ^5 trois grands de la chanson française : Léo Ferré, Jacques Brel et Georges Brassens.Cette entrevue a été réalisée en 1969 par François-René Çhristiani pour le mensuel Rock and Folk.Élizabeth Gagnon propose de revivre avec vous ce grand moment en deux soirées.Ces propos sont appuyés de chansons.Aujourd'hui : la solitude, le métier d'artiste, la liberté, la critique, l'anarchie, l’amour, le public et la religion.Une émission d'Élizabelh Gagnon.«5 20 h RADIO-CONCERT En direct de la salle Pierre-Mercure du Centre ^ Pierrc-Péladeau de U niversité du Québec à Montréal.Carte blanche à Charles Duloit.Ensemble instrumental de 20 musiciens, Choeur d’enfants de l'école F.A.C.E., (préparé par iwan Edwards), dir.Charles Dutoit; Chantal Juillet, vl.Mise en scène : Julie Vincent.Trio pour violon, alto et violoncelle de Klein: Concerto f/our violon et orchestre d’instruments à vent op.12 de Weill; Drundihar.opéra pour enfants en deux actes sur un livret d’Adolf Hoffmeister, de Krasa.Anim.Michel Keable et Françoise Davoine.Réal -coord.Christiane LcRIanc 22 h RADIOJOURNAL 22 h 04 QUI ÊTES-VOUS ?Voir à 9 h.22 h 34 X Y JAZZ De Vancouver.André Rhéaume tous propose une randonnée quotidienne au coeur du jazz Réal Dominique Soutif 0 h 04 JARDINS SOUS LA NUIT Paysages sonores variés pour les promeneurs nocturnes.Une émission de Danielle Charbonncau.MARDI 14 MAI 6 h 07 LES PORTES DU MATIN 9 h QUI ÊTES-VOUS?Françoise Davoine s'entretient avec Vittorio Rossi, réalisateur d'opéras (r de 2).9 h 30 TOUT POUR LA MUSIQUE 11 h FINALE DU XI- CONCOURS DES CHORALES D’AMATEURS 1996 11 h 30 LA NOUVELLE DU MARDI L’Infirme Junius, extr.de lilisse le cycle des mères, de Stéphane-Albert Boulais.Lcd.Serge Dion.Réal.Claire Coulure.12 h RADIOJOURNAL 12 h 10 MIDI-CULTURE 12 h 45 MIDI-CARREFOUR Voir lundi, 12 h 45.13 h LA CORDE SENSIBLE 14 h LES FEUX DE LA RAMPE Louis l.ortie, p.: Prélude en do dièse min.op.45, Deux Nocturnes op.27, Trois Valses op.70, Impromptu n" 3 op.51, Dallade n" 4 op.52, Vingt-quatre Préludes op.28 de Chopin.16 h 05 L’EMBARQUEMENT 17 h RADIOJOURNAL 17 h 15 L’EMBARQUEMENT (suits) 17 h 50 1, 2, 3, NOUS IRONS AU BOIS 18 h LE MONDE SELON GEORGES 19 h CHANSONS EN LIBERTÉ Deuxième partie de l’entrevue avec Léo Ferré, Jacques Brel et Georges Brassens réalisée en 1969.Aujourd’hui : comment naît une chanson, Gainsbourg, les Beatles, le succès, l’argent, vieillir, mourir, l'enfance, l’âge adulte, réussir sa vie en restant des enfants.20 h RADIO-CONCERT Festival de Schvvezingcn 1995 Quatuor Amati : Quatuor à cordes ri' Idc W,Wok, Quatuor à cordes enfla n"5op.50 de Haydn; Quatuor à cordes n° 6 de Bartok.Anim.Françoise Davoine.Réal.Richard Lavallée.22 H RADIOJOURNAL 22 h 04 QUI ÊTES-VOUS ?Voir à 9 h.22 h 34 X Y JAZZ 0 h 04 JARDINS SOUS LA NUIT MIRCRIDI 15 MAI 6 h 07 LES PORTES DU MATIN 9 h QUI ÊTES-VOUS?Françoise Davoine s'entretient avec Vittorio Rossi, réalisateur d’opéras (dem.de 2).9 h 30 TOUT POUR LA MUSIQUE 11 h FINALE DU XI* CONCOURS DES CHORALES D’AMATEURS 1996 11 h 30 TOUTE UNE HISTOIRE POUR UN MERCREDI Hélène Bergeron raconte Le Dieu manchot, de José Saramago.Réal.Robert Trudeau.12 h RADIOJOURNAL 12 h 10 MIDI-CULTURE 12 h 45 MIDI-CARREFOUR Voir lundi.12 h 45.13 h LA CORDE SENSIBLE 14 h LES FEUX DE LA RAMPE Quatuor Wihan Quatuor n 12 D 703 de Schubert.Quatuor en si K 458 de Mozart: Crisantemi de Puccini.Quatuor oyi 96» Américain » de Dvorak.16 h 05 L’EMBARQUEMENT 17 h RADIOJOURNAL 17 h 15 L’EMBARQUEMENT (suite) 17 h 50 1,2, 3 NOUS IRONS AU BOIS 18 h LE MONDE SELON GEORGES 19 h CHANSONS EN LIBERTÉ Portrait de Jim Corcoran.i 20 h RADIO-CONCERT En direct de la Place des Arts à Montréal.Orchestre symphonique de Montréal, dir.Charles Dutoit; Louis Lortie, p.-.Soirées musicales de Britten; Concerto jioiir piano n" 4 op.40 de Rachmaninov; La nautique fantasque de Rossini/Rcspighi.Anim.Michel Keable et Françoise Davoine.Réal.Christiane LcBlanc.22 h RADIOJOURNAL 22 h 04 QUI ÊTES-VOUS ?Voir à 9 h.22 h 34 X Y JAZZ 0 h 04 JARDINS SOUS LA NUIT JEUDI 16 MAI 6 h 07 LES PORTES DU MATIN 9 h UNE VIE DANS LE SIÈCLE inv.François Nourlssier, écrivain et académicien français (r de 2).Int.Denise Bombardier.Réal.Claude Godin.9 h 30 TOUT POUR LA MUSIQUE 11 h 30 LE BAL DES INTERNAUTES Voyage virtuel, pays virtuel, communauté virtuelle, enseignement virtuel.Sommes-nous en train de créer un espace où le monde s’irréalisc ?Une émission de Jean-Pierre Denis.12 h RADIOJOURNAL 12 h 10 MIDI-CULTURE 12 h 45 MIDI-CARREFOUR Voir lundi, 12 h 45.13 h LA CORDE SENSIBLE 14 h LES FEUX DE LA RAMPE Orchestre symphonique de la Radio-Télévision hongroise, dir.Tamas Vasary : Variations etflugue sur un thème de Purcell de Britten; Concerto pour orchestre de Bartok; Symphonie 11" I de Brahms.16 h 05 L’EMBARQUEMENT 17 h RADIOJOURNAL 17 h 15 L’EMBARQUEMENT (suit*) 17 h 50 1, 2, 3, NOUS IRONS AU BOIS 18 h LE MONDE SELON GEORGES 18 h 30 FINALE DU CONCOURS DES CHORALES D’AMATEURS En direct du Palais Montcalm de Québec.I” partie : le jury, présidé par Stéphane Caillai (France) et formé de Nicole Paiement (Montréal), Chantal Masson-Bourque (Québec), .imant Raminsh (Vancouver) et Jean Ashworth I Bartlc- (Toronto), dévoilera les lauréats du concours.2' partie : concert présenté par le Studio de musique ancienne de Montréal, dir.Christopher Jackson.Grandes Imlyphonies sacrées de la Renaissance : Tuferunt meum Domine de Gomberl: Omncs de Saha voilent et Missa su/ier llella amfilrit altera de Lassus: Aie Maria.Sah v Regina el Laudaledommum de Victoria: Salir Regiiui de Goudimel: Do-mine ne influmre tuo elAdoramuste.CJmste ik’ Montcvcrdi:.3«m/ mon treat (The (Aavttc la§?aie esttfdmder ch‘$2S5ÎL Q sr I II K T I) I M A X C II K I 2 M Al Ml il II LA VITRINE DU DISQUE Faites place à Manon Brunet! L’album que l’on souhaite aux Ginette Reno, Luce Dufault et Loulou Hughes, c’est une autre qui l’a fait SYLVAIN CORMIER T'AS QU’À M'SUIVRE Manon Brunet Global Spec (MUSICOR) C> était à l’automne.En contrebas dans le studio, une poignée de chanteurs et chanteuses du People’s Gospel Choir Of Montreal venait d’enregistrer un majestueux mur de voix sur lequel Patrick Norman pouvait appuyer sa belle version du classique Les Portes du pénitencier.C’était beau, c’était parfait.Le réalisateur, après écoute, décida qu’il manquait encore quelque chose.Norman était d’accord.Un peu de vocalises dans le dernier tiers.Un bon blow, comme on dit dans le jargon du.tfétier.Du chœur, Darion Sherwood et Manon Brunet, dont je me rappelais vaguement en tant que finaliste auteur-compositeur-interprète au Festival de Granby 1994, ont été réquisitionnés.11 ne leur a pas fallu longtemps.Deux, trois prises.C’était assez pour mettre le système pileux au garde-à-vous.Iœ grand frisson, les amis.Manon a aussi ajouté un passage d’harmonies dans Vivre à moitié.Une prise et puis s’en est allée.Pas de niaisage.Quelques mois plus tard, Manon Brunet était sur la scène du Spectrum, avec le People’s Choir au show de Dan Bigras.C’est encore elle qui s’offrait les solos de vocalises.Même résultat: l’échine chatouillée de haut en bas.D’où l’oreille dressée en re- cevant la semaine dernière son premier album.Ali, oui, Manon Brunet! Déception initiale: le tout premier titre, une pièce instrumentale world-beat, laisse perplexe.Pourquoi faire?Et puis arrive T’as qu’à m’suivre, un air gospel qui frappe au plexus, et c’est gagné.Comme ça, crac boum hue.Convaincu d’emblée.C’était bien la même Manon qu’en studio avec Patrick Norman, ou sur scène avec Dan Bigras.La même prise de possession du micro, le même timbre à la fois puissant et un peu voilé, entre Nanette Workman, Judi Richards et une big marna du Mississippi.Le même fabuleux sens de la percussion dans les phrasés, évident sur la bien-nommée Déniaise.C’est l’album que l’on souhaite depuis toujours à Ginette Reno, le premier album que l’on attendait de Luce Dufault et que Loulou Hughes Dimanche 12 mai • 14 h 30 WABM i ORCHESTRE SYMPHONIQUE lvAIo I DE MONTREAL Charles dutoit LES CONCERTS DU DIMANCHE Chantal Juillet CHARLES DUTOIT, chef CHANTAL JUILLET, violon RESPIGHI CHAUSSON RAVEL MOSSOLOV MOUSSORGSKf- RAVEL Impressions brésiliennes Poème pour violon et orchestre Tzigane La Fonderie d’acier Tableaux d'une exposition BILLETS : 12,25 $, 14,25 $, 16,50 $, 18,25 $, 20,00 $ (taxes et redevances en sus) Tarif étudiant : 10,00 S (sur présentation de la carte d’étudiant à temps plein, le jour du concert) Mardi 14 et mercredi 15 mai • 20 h LES GRANDS CONCERTS ¦ CHARLES DUTOIT, chef LOUIS LORTIE, piano BRITTEN Soirées musicales RACHMANINOV Concerto pour piano n° 4 ROSSINI-RESPIGHI La Boutique fantasque Louis Lortie Commanditaire le 14 : i Coopers J & Lybrand Laliberté Lanctôt le 15 : gj PRATT& WHITNEY CANADA BILLETS : 19,25 $, 28,00 S, 30,00 S, 39,00 S, 40,25 $ (taxes et redevances en sus) Tarif étudiant : 10,00 $ (sur présentation de la carte d’étudiant à temps plein, le jour du concert) Mercredi 15 mai • 10 h 30 LES MATINS SYMPHONIQUES METRO Charles Dutoit CHARLES DUTOIT, chef CHANTAL JUILLET, violon BRITTEN Matinées musicales SATIE Cinq Grimaces pour «Le Songe d’une nuit d’été» SATIE Trois Petites Pièces montées BERLIOZ Rêverie et caprice pour violon FAURE Berceuse pour violon et orchestre RAVEL Tzigane RESPIGHI Impressions brésiliennes BILLETS : 16,00 S (taxes et redevances en sus) Tarif étudiant : 10,00 S (sur présentation de la carte d’étudiant à temps plein, le jour du concert) Mardi 21 et mercredi 22 mai • 18 h 45 m présente LES CAUSERIES OSM Animateur : Richard Turp, consultant en musique Invité : Timothy Hutchins, flûte solo de l’OSM, Hall central de la Place des Arts Mardi 21 et mercredi 22 mai • 20 h ’ÜS3S& LES CONCERTS GALA Mark Oswald CHARLES DUTOIT, chef BEVERLY HOCH, soprano STANFORD OLSEN, ténor MARK OSWALD, baryton CHŒURS DE L’OSM IWAN EDWARDS, chef des chœurs BERLIOZ L'Impériale, cantate BERLIOZ Tristia.pour chœur et orchestre ORFF Carmina Burana Commanditaire : $Cûgrûm Symphonia BILLETS : 19,25 S.28,00 S.30.00 S, 39,00 S, 40.25 S (uxes « redevance» en «u») Tarif étudiant : 10,00 S sur présentation de U carte d'étudiant a temps pie», le jour du concert) Salle Wilfrid-Pelletier Place des Arts Billets en vente à i OSM / 842-9951 à la PdA/842-2112 et au Réseau AdmessxxiI790-1245 n’arrive toujours pas à mettre au monde: un disque bon pour le commerce sans nier la chanteuse, où l’objectif premier n’est pas de mettre Une voix au service de hits potentiels mais bien de chanter ce qui se chante le plus naturellement.C’est-à-dire, pour Manon Brunet, du blues qui barbouille et nettoie {Le Blues du gars d’à côté), du gospel qui soulève (Tomber debout en amitié), du funk qui fout la syncope (Déniaise), du rythm’n’blues qui déplace de l’air (Queen Size), de la ballade qui va droit au cœur (fsais pas si j’t’ai fait ça).C’est-à-dire rien de furieusement original, ni dans les musiques jouées par le Ma Blues Band — l’habituel groupe de Brunet dans ses shows de bars —, ni dans les textes au premier degré de la chanteuse: tout est dans la manière de faire corps avec les notes, de dire les mots afin qu’il ne semblent jamais écrits d’avance.Ce disque-là, justement parce qu’il n’est pas léché, justement parce que son petit budget n’a pas permis de le rendre parfaitement lisse, n’est pas de ceux qui se laissent écouter: il prend l’auditeur par le collet et lui met le nez dans le vif du sujet.Les radios n’ont qu’à bien se tenir: si place n’est pas faite à Manon Brunet, elle la prendra anyway.COOLWALKINGSMOOTHTALKINGSTRAICHTS MOKINGFIRESTOKING: THE BEST OF PETE I0WNSEND Pete Townsend Atlantic (Warner) Pete Townsend en solo, c’est The Who tout nu.Sans le micro-las- thebeslôfpetetownshend | coolwalkwgsmw'liü B 0 H D E R i I so et la voix frisée de Roger Dal-trey, sans le stoïcisme et les doigts supersoniques du bassiste John Entwistle, et surtout sans la frénésie démentielle et l’enthousiasme sans bornes du regretté tapocheur Keith Moon, Pete seul, c’est la substance des Who sans le substrat, le contenu sans le contenant.C’est pourquoi ce florilège des albums réalisés en dehors du fameux groupe britannique s’écoute comme une suite de démos peaufinés, sorte de version chic de Scoop (1983), fascinant ramassis de chansons des Who telles que Pete les avait conçues chez lui.Sauf peut-être pour le magistral rock’n’swing Face The Face (1985), mené à son vrai degré d’achèvement, on ne peut s’empêcher d’entendre Rough Boys, Slit Skirts, Let My Love Open The Door, Give Blood, et surtout Pure And Easy — dont on connait la formidable et définitive version des Who — autrement qu’en blueprints d’échafaudages bien plus spectaculaires.Il y a cependant une tendresse chez Townsend, longtemps masquée par son attitude agressive d’ultime Mod et sa propension conséquente à détruire toute guitare placée entre ses mains meurtrières (et meurtries!), que la carrière solo a révélé: écoutez là-dessus A Friend Is A Friend, A Little Is Enough, et l’acoustique Sheraton Gibson, son ode à la six-cordes.Alors que la version Broadway de l’opéra-rock Tommy triomphe dans les capitales du monde — et bientôt à Montréal —, que l’album original du même Tommy par les Who (paru en 1969) est remixé et réédité chez MCA et que ledit groupe s’apprête à renaître le temps d’un méga-show à Hyde Park (le 29 juin prochain), approfondir le cas Townsend n’est pas sans intérêt.Ce Best Of, avec son livret écrit par le supérieurement intelligent Pete lui-même, est en cela aussi essentiel qu’un coffret des Who: Tommy, après tout, c’était d’abord son idée à lui.BORDERLINE Brooks & Dunn Arista (BMG) Ils sont deux, Kix Brooks, le chapeauté à moustache en balai, et Ronnie Dunn, le maigrelet barbu sans menton.Des histoires à succès du new country — l’ère post-Garth Brooks des années 90 —, la leur me semblait la plus incompréhensible: que leur trouvait-on, à ces empotés, ces simplets, pour justifier douze millions d’albums et des trophées plein le chariot à bœufs?Du corned beef pré-mâché des studios-usines de Nashville, jugeais-je à distance.Ma meilleure amie Louise, qui connait à fond son country, rigolait en douce et me conseillait de ne pas trop les,perdre de vue.Elle avait raison.A cause de leur splendide reprise d’une chanson oubliée au doux titre de My Maria, placée neuvième au Hot 100 du magazine Billboard en août 1973, seul tube d’un counlry-rockeur d’Austin tout aussi oublié — B.W.Stevenson, vous connaissez?—, il me faut bien leur reconnaître, au-delà des apparences et du moule nashvillien, un réel talent.Le morceau, une sacrée trouvaille, dans la veine des Eagles première époque (Take It Easy, Peaceful Easy Feeling), est admirablement chanté par Dunn, surtout le refrain en falsetto, à la Roy Orbison.Le reste de l’album n’est pas mal non plus: A Man This Lonely est une fort jolie ballade, que n’aurait pas mieux rendu l’excellent Raul Malo des Mavericks — ma référence de qualité en chant country —, et My Love Will Follow You rappelle avantageusement Buddy Holly.Se distinguer de la masse informe des produits estampillés Na- shville n’est pas de la tarte (aux myrtilles!): Brooks & Dunn, à l’instar des Vince Gill, Clint Black et autres Alan Jackson, sont de la meilleure pâte.JACQUES BLANCHE! COLLECTION LES REFRAINS D'ABORD Jacques Blanchet Fonovox (Fusion III) Ne connaître de l’imposant répertoire de Jacques Blanchet (1931-1981) que sa chanson gagnante du Concours de la Chanson Canadienne en 1957, Le ciel se marie avec la mer, toute immortelle soit-elle dans les divers habits que lui font porter depuis les interprètes, a fini par donner de Blanchet une image très solennelle de grand poète du pays, que cette compilation de la série Les Refrains d’abord permet de nuancer considérablement.Ce compère des Bozos, comprend-on à ces dix-huit titres, était surtout un chanteur de cabaret, capable de couplets à saveur jazzy et de rhumbas tout à fait dans le genre des boîtes de l’époque en France et chez nous: il n’y a pas loin entre les habitués des Trois Beaudets, Chez Patachou, Le Lapin agile et le Blanchet très swing de Le Train de nuit, Tout nouveau, tout beau, Le Malaise et La Peau noire (très Couleur café de Gainsbourg avant l’heure).Des Bozos — Fer-land, Léveillée, Clémence, Hervé Brousseau, Dédé Gagnon —, il était sans doute le plus traditionnel.Ce qui ne rend pas moins exquises, trois décennies et demie plus tard, ses mélodies.fmichet llgfeifsï «hSSisài g ; WM ’ ;• DE THÉÂTR E DE S AMÉRIQUES PRÉSENTE T h É A t r i:s du Monde de MOLIÈRE MISE EN SCÈNE DE BENNO BESSON THÉÂTRE VIDY-LAUSANNE (SUISSE) 15 AU 18 MAI À 20H NCT - SALLE DENISE-PELLETIER 23 AU 26 MAI À 20H THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI UEL BECKETT SCÈNE DE BROOK THÉÂTRE VIDY-LAUSANNE (SUISSE) BILLETTERIE: -«fl 790-1245 .^Éll-800-361-4595 253-8974 la nouvelle compagnie théâtrale 4353, Ste-Catherine Est RENSEIGNEMENTS: 842-0704 INTERNATIONAL VICTORIAVIU-E FORFAIT FESTIVAL 66 $/pers.( + taxes) (occ.double) • une nul! cl petit déjeuner ou Complexe hôtelier le COM B (service Inclus) • un spectacle de 20ht)0 • U" spectacle de ?2hOO-, ^ • deux entrées pour le r ^ ^ au PARC MARIE-VICTORIN • une invitation au l^&ühi'ÏF' RESTAURANT LE PERROQUV- ÏC YOUTH) FESTIVAL iJeisÉ Do/ma 17 MAI ACTUELLE RCsmmJN: ipBM-OWÏJ AND METRICS 6 musiciens, 3 "rappeurs", I danse SAMEDI, 18 MAI, QSgl 22H0° Invitée spéciale SAINKHO NAMTCHYLAK DIMANCHE, 19 MAI, 22HOO !harp production Plateforrrie PASSEPORTS disponibles en pré-vente seulement Tel : 4810) 752-7912 l ax: (8191 758-4370 http://www.zonc.ca ' ~ bw/victo96 I — isjuunh.UK i *00*614595 UiTMIMS TVF H.I.MAS' ItlNA 'ARKINS IPULSSCIAV ^^*9 * D** • r»"*» Québec:: Canada YAMAHA victo n ^ 1 | P I) E V 0 I It I.E S Bonheur en la grande chambre donc si riche qu’il rappelle à la fois les grandes heures de Kansas City, de Basie et de Chuck Berry, et on obtient quelque chose d’onctueux, de savoureux.On obtient l’orchestre le moins prétentieux qui soit.L’orchestre qui fait le mieux écho à la réalité quotidienne de millions et de millions de quidams.Bravo! Mille fois bravo! Bon.Comme cet album est mal distribué de ce côté-ci de la frontière, voici les renseignements nécessaires: il s’intitule Turn It On! Turn It Up!.Il a paru sur étiquette Bull-seye Blues.11 porte le numéro 9566.Si ça ne suffit pas, voici le numéro de l’agent: (401) 568-8321.?PS: La revue française Jazz Hot se vend encore 15 $ sans les taxes.C’est ce qu’on appelle de l’arrogance financière.donne ma femme.Elle se tient derrière la porte et n’arrète pas de pleurer.» Omis la foulée, soit dans le troisième morceau, le bonhomme se souvient tout de même du moment où il a aimé celle qui est devenue sa femme.Traduction approximative de Turn It On! Turn It Up!: «Nous nous sommes aimés en écoutant la radio et en dansant le twist.En gardant le rythme.En chantant notre chanson.» Et c’est après, heureusement d’ailleurs, que le bonhomme se fait avoir.Que sa femme prend sa revanche.Une revanche justifiée.Le morceau annonce d’ailleurs la couleur.Il s’intitule Angry Woman.L’histoire est la suivante.C’est l’anniversaire du bonhomme.Sa fiancée a acheté deux bouteilles de vin.La marque, il ne s’en souvient pas.Il se souvient par contre que chaque bouteille valait 20 $.20 $ US s’il vous plaît.Il y a des bougies et de la musique douce.Et un truc tout en chocolat.Le bonhomme, ce grand couillon, est allé à la taverne avec des gars.Le temps passe.Sa femme attend mais débouche tout de même une bouteille.Elle attend encore et s’enlile la deuxième bouteille.A 20 $ US, on imagine qu’elle consomme de l’appellation très contrôlée.Le chocolat fond, les bougies également.Ce bonhomme du genre face d’anchois réintègre le foyer.Il est bourré.Alors il a dérouillé.Avouez qu’il faut s’en féliciter.Sa femme l’a éjecté.Dehors! Et comme on est en plein classicisme, sa femme a conservé la laveuse-sécheuse.Lui a emporté le pick-up.Il se retrouve dehors à chialer comme une madeleine.Et nous on se marre.On se dit: «Ça lui apprendra à cette tête de nœud de préférer du gin à du Gruaud Larose.» Or donc, question paroles, question histoires, le Roomful of Blues est à la musique ce qu’Antoine Blon-din et Alphonse Boudard sont aux romans.Quoi donc?Des malfrats.Tout bonnement.Maintenant, le meilleur.La zi-zique.Alors là, on est dans le très bien envoyé.Le très bien foutu.Le très dansant.Ça balance d’un bout à l’autre.Les saxos-trompette-trombo-ne fabriquent des nappes sonores presque aussi saignantes que celle de Basie en son temps, ce qui n’est pas rien.La rythmique creuse avec un aplomb du diable des tempos tout ce qu’il y a de plus confortable et sympathique.Et devant, il y a Chris Vachon.Le guitariste qui a le chic, lui, d’aimer chaque note.Et ça, c’est pas évident.On mélange le tout, les paroles drôles, un éventail sonore si large et té que l’on prête aux boxeurs de la catégorie mi-moyen.Remarquez que la boxe, ce sport des mange-petits, des prolos, il en a tâté.Là, on fait un arrêt.Un aparté pour signaler que Big Joe Turner, la voix du blues made in Kansas City, fut un boxeur, comme le fut également Willie Dixon.Lorsqu’il était barman au Cherry Blossom, à Kansas City, il accompagnait de son chant le big-band de Basie et vidait les affreux sans jamais lâcher prise au.chant.Bien entendu.Et alors?Dès que le Roomful of Blues a eu l’occasion d’enregistrer un album avec Big Joe, ils l’ont fait.C’était au terme des années 70.Cette production a paru sur étiquette Muse.Ce n’est qu’après cette aventure unique que Sugar Ray Norcia, boxeur-chanteur, a été engagé par le Roomful.Lorsqu’ils ne sont ni francos ni ita-los, ils sont adoptés, les autres membres de la bande de lascars.Il y a Doug James au baryton, Matt McCabe au piano, Ken «Doc» Grace à la basse et Cari Querfurth au trombone.Lui, en plus du trombone, il s’occupe du sérieux.De tout le nécessaire.C’est lui le producteur, le plombier.Fait révélateur, tous leurs albums ont été enregistrés à Boston ou dans les environs.Pourquoi donc?Parce qu’ils viennent tous de Boston ou de sa région.De cette région où s’installèrent, surtout dans les années 30, des gens d’ici.Bancal pas banal Depuis qu’il existe, le Roomful a toujours utilisé les mots qui rigolent.Ils n’ont pas leur pareil, les poètes du Roomful, pour raconter des histoires bancales mais réelles.Ils sont le sens de la saynète.Ils sont des as du wMMimm Senre «intertextualité des I affects».Les paroles de leurs tounes causent très * souvent de l’homme et de WSfOm sa compagne.On devrait dire du bonhomme.wSerf j Le dernier album racon-,1 te d’abord, lorsqu’on tra-aBm-ll duit librement Blind Love, ceci: «Je suis à la fenêtre.Je pleure pas qu’un peu.» Et pourquoi donc, mon brave?«Parce que la femme que j’aime tant parle à tous les gens qu’elle rencontre sur la rue.» Et alors, c’est pas grave ça.C’est tout innocent! «Ouais.Le problème, c’est que les gars me demandent toujours: mais où est donc la femme que tu aimes?» D’entrée, on l’aura remarqué, le bonhomme fait dans le péché d’orgueil.Après coup, après l’entrée, le bonhomme devient un enfoiré.Traduction libre de I Leji My Baby: «J’aban- TRUFFAUT LE DEVOIR / a commence par une equation.V Le Count Basie Orchestra + Chuck Berry facteur de T-Bone Walker + une bonne dose de rigolade, ça égale quoi?Ix* Roomful of Blues, évidemment.La Chambre pleine de sentiments, tout naturellement.Le Roomful of Blues, c’est une bande de neuf corsaires ou pirates dont la morale musicale est faite exclusivement de plaisirs.De plaisirs que l’on distribue généreusement.Autrement dit, qu’on refile à nous les auditeurs.Mais c’est aussi le plaisir que l’on partage entre nous, les corsaires comme les pirates, de jouer ensemble.Ces types-là passent leur temps à faire bamboche.C’est déjà ça.C’est beaucoup.Et cela, on le voit.On le constate avant même de les avoir entendus brosser une première note.Comment est-ce possible?La photo, le cliché.Sur la photo comme sur le cliché qui orne le dernier album, nos pieds-nickelés sourient.Ils retiennent le rire.Ils étouffent l’éclat du rire avec cet air entendu qui annonce: «Là, on se retient.Mais attendez de nous entendre.» Puis?Avant de les entendre, on va les présenter.Francos-Italos Tout d’abord, il faut signaler que le Roomful of Blues, c’est la bande la plus franco-américaine de la planète «djazz et blouse».Ça devrait plaire aux amants de la nation.Le Roomful a été fondé par un Robillard, Duke de son prénom.Le Roomful compte un Vachon, Chris de son prénom.Lui, il gazouille sur une guitare.Le Roomful compte également un Lataille.Lui, il souffle ses affections dans un saxo qui est parfois alto, parfois ténor.Qui plus est, ***• •¦>*¦?* Samedi soir, sortez avec.votre ado! ^-Premiers samedis.^-Rendez-vous 48 heures ET NOS TARIFS PRE-VENTE POUR LES SPECTACLES le Corbeau de Francis Monmart et Candide de Voltaire à la salle Fred-Barry l'Ange et « de Félix h aujourd'hui CHANSONS CKAC730 U SOIRÉE MULTICULTURELLE tfTOÜTil SPECTRUM eh haut) SPECTACLES INTIMES « Chansons lotisses et cordes sensibles Spectacle « Présence [6 et 7 août] loto-quêbec [8,9 et 10 août] [1", 2 et 3 août] Hydro K Québec FRANCE (BRETAGNE) qifiiummm'ill# fTilüiTl PLACE DES ARTS) entoré de Jean-Pierre Ferland, Paul Piché, Daniel Lavoie.Robert Charlebois, Les Frères à Ch val, Æ luce Dufault, lue Plamondon, Isabelle Boulay, ^ ' Dan Bigras et autres L'ORCHESTRE SYMPHONIQUE DES JEUNES ET U PEOPLE GOSPEL CHOIR, IA l’occision de la création de la BOURSE FÉLIX LECLERC .inilét: Yves Dufeil, Michel Rivard», Jean-Pierre Ferland, é £ Guy Béart, Johanne BlouinA Zachary Richard, \j Marie-Michèle Desrosiers f et autres me rOnkstrt SympWripe de bnlr me m odieslre sfipliooiqtt de 35 wsieiew France D’Amour, Éric Lapointe.Bruno Pelletier, Diane Tell, j Isabelle Boulay.Marie-Denise Pelletier,] Luce Dufault et Élise Boucher Hydro K Québec BERGER • PLAMONDON RAYMOND LEVESQUE CMC 730 (Théâtre Mabomeure] [Théâtre Maisonneure] [Salle WiHrid Pelletier] éWiiiÉ PLACE DES ARTS) «mimmmii» [31 juillet, 1", 2 et 3 août] [5 el 6 août] [9 et 10 août] [7 el 8 août] A L'AFFICHE [JliriWill-MliMitm] SPECTRUM RYTHMES âir transi SPECTACLE A PRIX FRANC0F0U 12J0S{+i«s) ÉdHTl SPECTRUM n mit.BILLET GRATUIT [F et 2 août] [7 et 8 août] [5 el 6 août] LES NUITS ROCK ëmwmm ij»»f ef 'Sfetelî Hydro k Québec ?BU LETTER E ?BILLETS EN VENTE AU SPECTRUM, À LA PLACE DES ARTS ET AUX COMPTOIRS ADMISSION présente DEMMREAl Bell W%U Uti/ynlt " Bleue dry LUNDI 5 août JEUDI 8 août VENDREDI 9 août SAMED110 août MERCREDI 7 août VENDREDI 2 août SAMEDI 3 août DIMANCHE 4 août MARDI 6 août JEUDI T'août MfHéSbKMél .UIOM Wills DIS FLAMANDS » EN PRIMEUR REVEIAIIOH DU FRAHCOfOUES MUSIQUE 1996 10KUA KANZA THOMAS FERSEN ISABELLE BOULAY JOHANNE BLOUIN MANO SOLO RICHARD SEGUIN DIANE TELL KEVIN PARENT 19h00 HiHNIUHIUI REVEE JIION OU DERNIER PRINTEMPS DE BOURGES MIOSSEC MICHEL RIVARD ET LE FLY6IN STRING ENSEMBLE MARIE-CLAIRE SEGUIN SPECTACLE DE CLOTURE SPECTACLE D'OUVERTURE 20h00 LKMQttTTft] ENFIN DE RETOUR APRÈS 30 ANS D'ABSENCE UN SEUL SOIR EN RECITAL! 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