Le devoir, 11 mai 1996, Cahier D
LE DEVOIR Roman québécois Page D4 Essais étrangers Page D5 ?wJMÉÉMÉKmé Barbara McGill Balfour Page D7 Grille télé du week-end Page D8 Agenda culturel Page D9 Formes Page D10 L !•: I) K V O I It , I.E S S A M EDI II E T I) I M A N (’ Il E I 2 M Al I !» !l (i L I T T É R A T II R E FRANÇAISE Le livre du onzième Daniel Picouly réussit à faire partager la vie exubérante d'une famille HLM MARIE-CLAIRE GIRARD Le Champ de personne est un livre irrésistible.Daniel Picouly y raconte son enfance dans les années cinquante avec comme toile de fond une banlieue parisienne mais, loin de sombrer dans le misérabilisme qui semble parfois de mise pour ce genre de récit, il nous fait plutôt partager avec un plaisir jouissif la vie mouvementée qu’il a connue au sein d’une famille exubérante et pour le moins originale.Qu’on en juge plutôt.Daniel Picouly est le onzième enfant d’une famille de treize, sa mère était originaire du Morvan et son père des Antilles.Même avec le salaire du père qui travaillait chez Air France et en dépit du chèque d’allocations familiales, inutile de dire que les fins de mois étaient parfois difficiles.Le recours aux combines était de rigueur et la morale, dans cette famille, ne souffrait pas d’une bien grande rigidité: nécessité faisait loi.Mais une chose était claire pour tous ces enfants plus ou moins café au lait: ils étaient aimés, on les avait voulus et en dépit du fait que le nécessaire se faisait parfois parcimonieux, le luxe occasionnel était de rigueur, ce superflu indispensable qui rend la vie tellement plus douce et qui donne aussi de merveilleux souvenirs d’enfance.«On a eu la télé en 1956, raconte Daniel Picouly, c’était plus d’un mois de salaire, il y avait des tas de choses qui nous manquaient, mais le père a considéré qu’on devait l’avoir.Plus tard même chose, dans les HLM, on était les seuls à avoir le téléphone.Je dirais que mon père, peut-être curieusement, ne voulait pas devenir un bourgeois, mais qu’il possédait par contre une vision aristocratique de la vie, une vision qui nous a fait vivre des choses pas du tout en rapport avec notre statut social.» Les soldats Mokarex Lorsque j’ai rencontré Daniel Picouly, récemment à Montréal, ma première question a été de lui demander ce qu’étaient ces soldats Mokarex dont il parle tant dans Le Champ de personne.Il m’en a sorti quelques-uns de sa mallette: des figurines de plastique qu’on trouvait dans le café Mokarex il y a une quarantaine d’années, un café qui coûtait plus cher, mais que sa mère achetait tout de même pour que le petit Daniel puisse compléter sa collection.«Ce qui est génial, me fait-il remarquer, c’est que ce ne sont pas des soldats: ce sont des figurines de Jean-Jacques Rousseau, de Voltaire, de Madame de Sévigné, de Louis XVI, de Marie-Antoinette ou d’Axel de Fersen, une galerie de personnages historiques avec lesquels les enfants jouaient à la guerre ou organisaient des parties de foot.Et apprenaient l’histoire de France.» Le livre est truffé de détails comme celui-là, d’anecdotes et d’événements racontés tels que ressentis par un garçon de dix ans qui ne comprend pas tout, bien sûr, mais qui est diablement intelligent Un petit garçon qui observe, qui écoute et regarde pour plus tard témoigner d’un passé tenant presque de la légende et rendre hommage à ces parents disparus trop tôt, usés par le travail.Tout le plaisir d’écrire Christiane Duchesne vient de recevoir le prix Christie 1995 pour La Bergère de chevaux, Québec-Amérique, collection Gulliver.v -Jim ymaupS?, A4 îb&ÎIwmSîJ PHOTO JACQUES GRENIER LE DEVOIR Christiane Duchesne privilégie l’imaginaire et avec elle il y a autant de merveilleux et d’exotisme dans une ruelle de la rue Saint-Hubert qu’au Turkestan oriental.MARIE-CLAIRE GIRARD «Les chevaux, c’est plus beau.Parce que c’est noble, un peu triste et très solitaire, un cheval.Tu vois, un cheval, ça ne se plaint jamais, c’est plein de courage.Un cheval c’est droit.» La Bergère de chevaux Elle s’est acheté un violoncelle.Elle a toujours aimé la musique, et celle des mots aussi.Ses yeux brillent lorsqu’elle parle de ce qu’elle fait, de la façon dont elle gagne sa vie: c’est de passion qu’il est question ici.Tout lui sourit, elle marche sur les sentiers de la gloire.Non, ce n’est pas toujours vrai, il y a des moments difficiles aussi, lorsque la douleur physique s’installe, lorsqu’elle croit qu’elle ne s’en sortira jamais.Mais elle continue, elle déploie cette énergie, elle crée, elle ne peut pas être autrement, elle est ainsi faite, chez elle le talent et le travail ont trouvé un espalier pour grandir.Elle ne souffre pas d’écrire, elle ne connaît pas l’angoisse de la page blanche, le bonheur c’est de s’asseoir et d’aller chercher les histoires dont son son cœur et sa tête sont pleins.Je ne vous cacherai pas que je ne suis pas très objective lorsque je parle de Christiane Duchesne.On vient de lui décerner le prix Christie pour la troisième fois.Elle a aussi à son actif deux prix du Gouverneur général, et le plus beau dans tout ça c’est qu’elle le mérite.Dans le monde de la littérature jeunesse elle est celle qui écrit le mieux, qui traite les thèmes les plus intéressants, et qui le fait sans concession aucune, qui refuse la médiocrité, persuadée qu’on peut dire aux enfants les mêmes choses qu’aux adultes.«Si je savais moi-même ce qui se passe dans ma tête, je vous l’expliquerais avec le plus grand bonheur.Mais je ne le sais pas.Au moment où je regardais les braises, l’autre jour, par exemple, il ne se passait rien.Dès que j’ai levé les yeux, j’ai regardé dehors et il m’est venu l’idée d’un personnage, un grand oiseau très tendre et très solitaire.» ibid.«J’écris pour le plaisir, dit-elle, ça date de tellement loin, toute petite j'avais déjà des histoires dans ma tête et j’écrivais.J’ai gagné mon premier prix à onze ans.J’ai besoin d’inventer des histoires, de jouer avec les mots.Enfant, je cherchais à créer des effets, j’ai tout essayé avec "l’univers poétique de l’adjectif’, ce que je fuis maintenant en courant.Mais je cherchais la couleur des choses avec des métaphores à coucher dehors.Avec les années j’ai travaillé le contenant, mais le contenu est resté le même.» VOIR PAGE D 2: DUCHESNE VOIR PAGE D 2: PICOULY Ne manquez pas notre cahier spécial Le samedi 18 mai Le Grand Calendrier des activités culturelles d'été Été culturel^ Journée des musées montréalais !* • La tournée des musées en région • Les festivals • Les concerts d’été • Le théâtre dété ],K DEVOIR I I.K l> K V O I II .I.K S S A M K D I II K T l> I M A X C II K 12 M Al I !» I» Il I) 2 LA VIE LITTÉRAIRE Même les sans-abri.L* histoire commence entre ciel et f terre et se termine dans le cyberespace.Deux cracks d'internet fraternisent à bord d’un vol Montréal-i’aris.Jusque-là, rien d’étonnant.Tout le monde parle de l’Internet.Tout le monde se branche.Même les sans-abri ont leur site, comme nous l’apprenait cette semaine le collègue Benoît Munger, expert en la matière.Deux cracks d’Internet bavardaient, donc.Ce qu’il y avait de particulier, c'est que l’un est éditeur chez Gallimard, Rolf Puis, l’autre, Jean-Claude Guédon, enseigne au département de littérature comparée de l’Université de Montréal et effectue depuis plusieurs années des recherches sur la télématique et sur Internet.De cette rencontre fortuite naîtra, à peine quelques mois plus tard, le premier ouvrage d’un auteur québécois publié dans la superbe collection Découvertes Gallimard (279 titres plus tard).L’ouvrage de Jean-Claude Guédon s’intitule La Planète Cyber, Internet et Cyberespace et a fait un malheur au récent Salon du livre de Paris en mars dernier.On en célébrera la parution lundi le 13 mai, à 17h, au Café Electronique (405, rue Saint-Sulpice).M.Guédon fera une brève présentation de son livre au cours de laquelle il montrera des sites sur écran géant.Les journalistes Jean-Hugues Roy et Michel Saint-Germain animeront par la suite un débat sur les enjeux et perspectives juridiques, philosophiques, politiques et socioéconomiques d’Internet.Roudinesco à Montréal Plusieurs auteurs étrangers débarqueront à Montréal au cours des prochaines semaines.Anne Wiazem-sky viendra présenter Hymnes à l’amour (Gallimard).Célèbre pour ses rôles dans des œuvres de Bres- son, Pasolini, Godard et Ferreri, elle est aussi, d’un point de vue généalogique, Ja petite-fille de François Mau-riac.Elisabeth Roudinesco, biographe de Lacan et auteur d’une Histoire de la psychanalyse (Fayard), séjournera successivement à Montréal, Ottawa et Toronto du 15 au 24 mai.Tandis que Zeev Stemhell, auteur du livre Aux origines d’Israël (Fayard), viendra donner des conférences dans le cadre du Festival sépharade, du 19 au 26 juin.Un prix pour G-H G Georges-Hébert Germain, le plus «littéraire» de nos grands reporters, notre Albert Londres à nous, vient d’être récompensé du prix Genève-Montréal pour son ouvrage Inuit — Les peuples du froid paru aux éditions Libre expression.Créé conjointement par les salons du livre de Montréal et de Genève, ce prix couronne chaque année un livre écrit par un journaliste.Il y a quelques mois, Germain recevait le prix Jules-Fournier.Deux nouveaux académiciens L’Académie des lettres du Québec accueillera prochainement deux nouveaux membres: André Brochu et André Ricard.Professeur au département d’études françaises de l’Université de Montréal, auteur d’une vingtaine de livres, André Brochu a publié des recueils de poésie, des nouvelles, romans et essais critiques.Il a reçu le prix du Gouverneur général en 1991 pour La Croix du Nord.Poète et dramaturge, André Ricard a signé huit pièces de théâtre et a enseigné au Conservatoire d’art dramatique de Québec.Les deux nouveaux membres seront officiellement reçus au sein de l’Académie que préside le poète Jean-Guy Pilon.Pierre Cayouette IVnanlMoilrvWr Tanmta ett’.Mliam-»! (§! ll.-nrijroy»1 Catherine PJJ c'est aussi des biographies, des récits, des documents, des destins exceptionnels.Consultez le catalogue.ilenriïnjyf1 Brryl Marklum Vers I1 Ouest avec la ouït Untsn MW*ri Nicolas H Maria C-allas l*dtr**' i DES VIES HORS DU COMMUN i mbus personne n a L intention oe dormir le PROP! l-AWEOli PRÉSENT ROGER DES ROCHES HERBES ROUGES/PO £ ab P-.12,95 $ Le nouveau Des Roches est arrivé.LES HERBES ROUGES / POESIE LES HERBES ROUGES / POÉSIE ROGER DES ROCHES Le Propriétaire du présent ALAIN FISETTE Plus personne n’a l’intention de dormir 90 P-, 12,95 $ Plus personne n'a l'intention de dormir saura combler la faim d'images et la soif d’émotion des lecteurs les plus aventuriers.LIVRES PICOULY Un incommensurable amour des mots SUITE DE LA PAGE D 1 «J'ai dix ans dans ce livre, dit-il, j’ai essayé de remettre les souvenirs à la hauteur, et de rendre les images, les flashs qui surgissaient.Il y a un petit couplet dans le livre sur le vrai, le véridique, le vraisemblable, parce que pour dire la vérité, pour restituer le fait abrupt, il faut parfois passer par le romanesque, faire gravir le fait jusqu’à la fable, parce que chaque fait, chaque anecdote sont générateurs d’apprentissage.» Tout ça est écrit avec une verve joyeuse et une invention langagière peu commune.Daniel Picou-ly, selon son propre aveu, n’a jamais été très fort en dictée — il dira d’un de ses confrères d’école qui écrivait sans faute que c’était «l’Ivanhoé de l'imparfait du subjonctif»', pour lui, ces mêmes dictées étaient un calvaire.«Encore aujourd'hui, souligne-t-il, si on me propose deux orthographes pour un même mot, je tombe à plat, je suis tétanisé; j’ai un correcteur orthographique, c’est bien, mais tout ce qu'il fait c’est qu’il repère une faute et me propose deux solutions, et moi je suis incapable de trancher.Ce doit être lié à ma mère qui était absolument incapable de manier l’orthographe, en fait c’est à cau- se de la langue maternelle, voilà.» Mais les lacunes en orthographe sont comblées par un incommensurable amour des mots, par une fascination pour le langage et ses méandres, et par la compréhension de quelques professeurs qui se montreront indulgents pour la trentaine de fautes de cet enfant bourré d’imagination.«Ah, mais je suis devenu un champion du synonyme, continue I )aniel Picou-ly, et je coupe mes phrases de telle façon que j'évite les concordances de temps parce que je suis incapable de les faire correctement.On écrit avec ses qualités et ses carences.» Et cela donne, dans Le Champ de personne un récit bondissant, une mitraille d’images et d’événements, de retours sur le passé et d’extrapolations dans l’avenir au sein d’une narration qui couvre une seule journée.Mais avec une telle famille, chaque jour comportait un lot d’aventures extraordinaires, de grandes et petites misères, quelques larmes et beaucoup d’éclats de rire et, surtout, sans que cela ne soit jamais dit explicitement, tout l’amour et toute la tendresse du monde.«À dix ans, le monde c’est notre famille, je pensais que tout le monde avait un papa extraordinaire et une mère formi- dable, je ne me posais pas de questions, c’était le paradis terrestre.Ils nous ont tout donné et, à force de travailler et de faire des heures supplémentaires, mon père n'a jamais pu, à la retraite, faire pousser des asperges.Il n'a pas eu le temps de se rendre jusque-là.» Daniel Picouly dit ne jamais avoir souffert ouvertement de racisme.Dans cette banlieue ouvrière, avec la Seconde Guerre pas tellement éloignée, tout le monde s’acharnait à reconstruire soit des vies, soit des immeubles.Il y avait les blagues habituelles à l’école et la vie qui continuait, prenante, pleine de bruit et d’événements de toutes sortes.Le récit se termine alors que la famille a enfin droit à un appartement dans un HLM, cinq chambres à coucher pour caser toute la marmaille.Et lorsque j’ai demandé à Daniel Picouly s’il allait écrire la suite, il m’a assuré que oui.Parce qu’il avait eu beaucoup de plaisir à rendre compte de cette enfance heureuse, parce que ses frères et sœurs lui ont dit que c’était tout a fait ça, et parce qu’après tout il faut des mémorialistes.Comme ce petit garçon café au lait qui aimait trop lire des histoires pour ne pas en écrire un jour lui-même.DUCHESNE Ouvrir la dernière porte PHOTO JACQUES GRENIER Christiane Duchesne: (.) «Il y a un côté ultime à l’écriture, c’est comme ouvrir la dernière porte, on ignore ce qu’il y a derrière mais je sais aussi que la vérité est inatteignable.» (.) SUITE DE LA PAGE I) 1 «Est-ce que les histoires existent déjà dans notre esprit?Qu’est-ce qui fait qu’on les invente à un moment ou à un autre?Je l’ignore.Et ce qu’il y a de plus curieux, c’est qu’ils existent bel et bien pour moi, tous ces personnages que j’invente.À la fin d’une histoire, je les connais très bien.» ibid.«L'écriture, poursuit-elle, permet un isolement par rapport à tout.C’est la même chose avec la musique ou n’importe quelle forme d’expression artistique.C’est une évasion mais pas dans le sens d’une fuite, on s’en va vers les sentiments, les émotions, les grandes passions, en même temps que vers un oubli de soi, à la limite de nos périphéries possibles.Je fais tomber les barrières, je franchis toutes les frontières, je transgresse toutes les règles, dans la plus grande liberté.Auparavant j’ai observé, j’ai regardé, tout ce qu’il y a de ténu, d’indicible et d’ordinaire.J’ai fait ma vie d’éponge, quand c’est hyper-plein je m’installe et j’écris.J'invente la vie, ce n’est pas compliqué.» «J’écris toujours un peu en contrebande et je trouve que ça va bien avec le côté délinquant de l’écriture dans le sens où il y a la vie rangée, la vie qui se fait avec le boulot, les enfants, la bouffe à préparer, les amis qui passent et le petit quelque chose qui, à un moment donné, déclenche le système qui se trouve déjà installé dans ma tête et qui me pousse à aller écrire.» «Le jour où je suis née, il tombait des étoiles.Vous connaissez ces nuits oil le ciel devient un peu fou.» ibid.Pas d’angoisse de la page blanche pour Christiane Duchesne, pas de blocage, plutôt le bulldozer ratissant large.Elle traduit de l’anglais des livres d’auteurs-jeunesse, elle travaille sur l’encyclopédie Cyrus — cent mille exemplaires vendus jusqu’à maintenant —, elle écrit des dramatiques pour la radio et, pendant tout ce temps-là, il y a des histoires qui mijotent doucement dans le chaudron de la sorcière.L’ordinaire est toujours fabuleux, le plus petit événement est une mine de trésor, à partir de rien elle concocte tout.La Bergère de chevaux est un roman pour les enfants où on retrouve une réflexion sur l’écriture, des interrogations sur les mécanismes de la création, un questionnement sur les personnages qui semblent échapper au créateur et vouloir vivre d’une vie propre.Le tout enchevêtré à des rites initiatiques, à une quête d’identité et à une grande histoire d’amour.J’oubliais, il y a aussi une mise en abîme, de quoi satisfaire tous les universitaires du monde entier.C’est une histoire écrite sans concession, de facture classique, à la fois pleine d’humour, de beauté et de tristesse, dont la lecture peut être faite de différents points de vue et à plusieurs niveaux.Si on y pense un peu, il y a là tous les ingrédients qui font qu’une œuvre reste, les raisons même pour lesquelles on relit toujours Alice au pays des merveilles, Winnie-the-Pooh et Le Seigneur des anneaux.Le côté ultime «C’est un peq comme réfléchir, poursuit-elle.Ecrire, faire le tour d’une question qui nous fascine, parler de lieux qu’on aimerait visiter ou revoir.Il y a un côté ultime à l’écriture, c’est comme ouvrir la dernière porte, on ignore ce qu’il y a derrière mais je sais aussi que la vérité est inatteignable.Oui, il y a toujours des quêtes dans mes romans, je cherche aussi, je sais que je ne trouverai jamais, mais j’avance, je progresse."’Je ne sais pas pourquoi il faudrait que les choses finissent”, dit Monsieur Balthazar dans La Bergère., je n’aime pas les fins, moi non plus.» «La tristesse silencieuse, songe-t-elle.La solitude silencieuse.Balthazar, vous êtes aussi seul que moi, mais où.Sommes-nous perdus dans un vaste silence.» ibid.Elle dit vouloir toujours atteindre un peu au-delà.On lui a fait remarquer un jour que ses livres ne marcheraient pas au Canada anglais parce qu’elle n’est pas assez factuelle.Elle privilégie, en effet, l’imaginaire et avec elle il y a autant de merveilleux et d’exotisme dans une ruelle de la rue Saint-Hubert qu’au Turkestan oriental.Et puis Christiane Duchesne laisse de la place au lecteur.Elle ne dit pas tout.Il peut décoder comme il le veut et laisser aller son imagination.«Vous reviendrez,.vous ne pouvez pas disparaître, sinon il y aurait un trou dans ma vie.» ibid.Laisser une trace Elle fait le saut et à l’automne elle publiera un roman pour adultes, l’histoire d’Anna, une violoncelliste qui ne peut plus faire de musique et qui se met à écrire.Christiane Duchesne a publié son premier livre pour enfant en 1975.Avec un peu de chance, ces lecteurs qui ont grandi liront cette autre histoire pleine de tendresse et de douceur.Rien ne semble l’arrêter, elle qui aurait voulu être mathématicienne, philosophe, étymologiste —pour trouver le Carbone 14 des mots —, pédagogue, elle qui aurait voulu ouvrir un musée, fonder une école, jouer les préludes de Chopin.Laisser une trace.Une empreinte, peut-être, sans que ce soit nécessaire de savoir à qui a appartenu la chaussure.Il n’y a pas de fausse humilité chez elle, mais il y a une retenue, une sobriété, une lucidité.Elle considère que si elle a atteint des sommets, c’est à cause de son travail.Elle a confiance en elle, est consciente de sa valeur mais elle ré-écrit ses manuscrits un nombre incroyable de fois, jusqu’à ce qu’elle en soit satisfaite, notion du devoir accompli, du travail bien fait.Il y a le talent mais aussi le fignolage, le polissage, les phrases reprises des dizaines de foi9 pour l’euphonie des mots, pour le rythme idéal, pour la beauté.«Mais quel plaisir, écrire, dit-elle avec des étoiles dans les yeux, quel plaisir.» i Et elle ne considère pas qu’elle a fait les choses envers et contre tous: Christiane Duchesne a deux fils, un mari, un chien, elle a' écrit entre deux changements de couches, en préparant le souper, en faisant des brassées de lavage, en suivant le rythme de la vie, sans s’énerver; Elle s’est toujours fait plaisir, en jouant du piano, en lisant, elle n’a pas l’écriture martyre, c’est son métier et ça fait partie de la vie.¦" •: «Nos cerveaux sont des ordinateurs de luxe', conclut-elle, nos sentiments sont vastes comme l’univers, nos envies, sont folles comme ça ne se peut plusj nos passions sont démesurées, c’est énorme une personne, alors il faut tout donner.Écrire c’est à la fois profondément égoïste et éminemment généreux.Je le fais d’abord pour moi; puis je le donne à tout jamais.» .¦ MMmm ¦- La Bergère chevaux CHRISTIAN# Denyse Bilodeau LES MURS DE LA VILLE graffiti de Montréal IIS Mills I V Mi l l Liber liippim Pomci; Machim: Maxime-Olivier Moutier rérils, 109 p.17 î Dix-neuf histoires, la même rie.Celle de tous les jours, contre laquelle nos yeux, noyés dans les inepties intellectuelles de j cette fin de siècle désemparée, ne risquent plus de se buter, i ni d'injustice qui se transe près rotre ri!le.I otre r t I.K I) E V OIK.I.E S S A M E l> I II E T l> I M A N (' Il E I S M Al Ml II II I) :i \VVaze’ G i: K a h i) B o r U n- Quelques Arpents Population, economic.famith IftSMVM Elle rencontrera ses lecteurs • À Québec Le mercredi 15 mai de 12h i 13h à la Bouquinerie de Cartier.1120.rue Cartier m: (418) 525-6767 • À Montréal Le jeudi 16 mai de 17h & 19h à la Librairie Gallimard.3700.boulevard Saint-Laurent Tel.: (514) 499-2012 LETTRES FRANC O P Il ONES Le devoir de fidélité SOURCE MUSEUM OF FINE ARTS, BOSTON Divisé en trois parties thématiques qui reprennent chacune des questions posées par le titre d’une œuvre magistrale du peintre — D’où venons-nous?Que sommes-nous?Où allons-nous?—, Les Vies de Gauguin nous plonge dans une époque nourrie par de profonds bouleversements politiques, économiques et artistiques.Les hauts et les bas de la vie d’un précurseur LES VIES DE GAUGUIN David Sweetman Traduit de l’anglais par Jean Autret Belfond, Paris, 617pages JENNIFER COUËLLE Cinquante-quatre ans, c’est jeune pour mourir.Mais lorsque son activité se voit réduite à écrire au Conseil général de son département pour réclamer une protection contre les cochons sauvages, à porter plainte contre un gendarme qu’on accuse d’entretenir son jardin sur le dos de détenus et à s’insurger contre les irrégularités d’un système judiciaire colonial, vivre, à bien des égards, n’est plus qu’un verbe.Surtout lorsqu’on se nomme Paul Gauguin et qu’on a voué sa vie aux grandeurs de l’art.Obstinément.L’illustre peintre des Bretonnes aux coiffes blanches et des Tahitiennes aux corps mordorés était souffrant depuis déjà de nombreuses années lorsqu’il est décédé d’une crise cardiaque — syphilis et flacon de morphine vidé aidant — aux îles Marquises en 1903.Cette mort, on la pressent depuis les toutes premières pages de la colossale biographie que consacre l’historien de l’art anglais David Sweetman à l’une des figures les plus marquantes de l’art moderne.D’entrée de jeu, il est question de plaies purulentes et syphilitiques.Mais plus encore qu’un dernier souffle, la mort se dessine ici à travers mille et un indices de la finitude comme de la fragilité d’exister.Remontant le fil du temps, elle jette son ombre avec la misère noire dans laquelle grandit Flora Tristan, l’intempestive et socialiste grand-mère de Gauguin qui, de son vivant, offrit l’une des premières voix féministes à la France et, après sa mort (1844), plus d’une thèse pour le Manifeste du parti communiste de Marx.Viennent ensuite les conditions de vie désespérantes de la mère de l’artiste qui eut droit, en revanche, à la bienveillance d’une George Sand qui vit à son éducation comme à son mariage au journaliste républicain Clovis Gauguin.Mais à l’image du portrait d’ensemble que brosse le livre de Sweetman, les jours heureux sont toujours comptés.Le journaliste ne vivra que durant deux des quelque six cents pages bien tassées de cet ouvrage.Connu pour son anti-bonapartisme acharné et craignant les représailles du fraîchement élu Louis-Napoléon qui n’a d’yeux que pour la restauration de l’Empire, le rédacteur au National cherchait à fuir.Accompagné de son épouse Aline et de ses deux enfants, dont Paul qui avait alors un peu plus d’un an, Clovis Gauguin s’embarqua pour Lima en espérant toucher un héritage de la branche hispano-péruvienne de la famille de son épouse.Il meurt en cours de traversée.C’est sans le père, donc, que le futur chef de file de l’école de Pont-Aven découvre le Pérou, son arrière-grand-oncle don Pio, dernier vice-roi de la colonie espagnole, l’art primitif et, surtout, son goût prononcé pour la recherche de l’autre.Une philosophie à laquelle l’artiste allait carburer sa vie durant.«Je est un autre», écrivait Rimbaud.Gauguin l’a peint.Divisé en trois parties thématiques qui reprennent chacune des questions posées par le titre d’une œuvre magistrale du peintre — D’où venons-nous?Que sommes-nous?Où allons-nous?—, Les Vies de Gauguin nous plonge dans une époque tour à tour meurtrie et nourrie par de profonds bouleversements politiques, économiques et artistiques.L’économie florissante sous Napoléon III, son poison sous-jacent tel qu’écrit par Zola, la guerre franco-prussienne et le siège de la Commune, le tabac que fit la première exposition des impressionnistes en 1874, le krach des marchés financiers français, la naissance du vers symboliste avec Mallarmé et Moréas, l’engouement pour les croyances ésotériques, dont la théosophie de Mme Blavatsky se voulait une synthèse universelle, sont parmi les événements qui tissent la toile de fond de ce livre qui croule sous le poids de son information.Entreprise monastique Une véritable entreprise monastique que cette biographie documentée avec une précision hors du commun.Et si l’auteur s’attarde à reconstituer jusque dans le détail les filons d’une époque, il n’en perd pas moins de vue le principal intéressé.Depuis son enfance sud-américaine à sa quête dans les îles du Pacifique, en passant par ses périples en mer dans la marine militaire, ses jours nantis (les seuls) à la Bourse des Valeurs, son initiation à l’art moderne dans l’entourage de son tuteur collectionneur Gustave Arosa et ses escapades bretonnes, on suit Gauguin à travers les grandeurs, mais aussi les bassesses, de sa vie.On sent tout à la fois sa confusion et son impuissance face à l’échec de son ménage avec la Danoise Mette Gad, la douleur intense que lui inflige la mort de sa fille Aline, son égoïsme et sa lâcheté devant l’insécurité d’un Van Gogh malade, son peu de scrupules à abuser de la générosité de ses amis et son désir profond de comprendre la vie au-delà de ce qui nous est a priori donné à voir et à connaître.Cette dernière volonté, Gauguin y a répondu en tentant de saisir la part spirituelle de ce que pouvait lui inspirer la pureté et le primitivisme d’une Bretagne rurale et d’une culture polynésienne.Non seulement Sweetman rase-t-il le mythe du petit bourgeois laissant femme et enfants pour aller réaliser ses fantasmes d’artiste et de Lolitas sous le ciel des tropiques, mais il parvient à nous convaincre qu’en dépit de ses complaisances et de sa morale parfois douteuse, Paul Gauguin fut au nombre des premiers Occidentaux à porter un regard dénué de toute espèce de sentiment de supériorité sur les peuples non blancs.De quoi revoir certaines lectures radicales de la production tahitienne de Gauguin.Notamment, celles qui, dans les années 1960 et 1970, firent de l’artiste un précurseur du tourisme sexuel.Au-delà des jeunes corps nus, donc, l’expression d’un rejet sans équivoque de la modernité occidentale qui perd sa spiritualité comme elle gagne en matérialité.Un credo symboliste que Gauguin appliqua aussi bien à ses représentations d’après nature que d’après mémoire et, le plus souvent, dans l’écho creux de l’isolement.«Nous venons de subir en art une très grande période d’égarement causée par la physique, chimie mécanique et étude de la nature.Les artistes ayant perdu tout de leur sauvagerie, n’ayant plus d’instinct [.], n’agissent plus qu’en foules désordonnées, se sentant peureux, comme perdus lorsqu’ils sont seuls.C’est pourquoi il ne faut pas conseiller à tout le monde la solitude, car il faut être de force pour la supporter et agir seul», écrivait Gauguin peu de temps avant sa mort.LES GARDIENS DU TEMPLE Cheik Hamidou Kane, Stock, Paris, 1996., 337pages LISE GAUV1N Trente-cinq ans après son premier et seul roman, L'Aventure ambiguë (1961), livre emblématique qui a valu à son auteur une notoriété internationale, l’écrivain sénégalais Cheik Hamidou Kane publie Les Gardiens du Temple, histoire qui se situe dans un pays d’Afrique — le Sénégal?— quelque cinq ans après l’indépendance.Le livre, dont une première version existait déjà il y a 30 ans, prolonge la réflexion amorcée dans L’Aventure ambiguë, roman dans lequel un jeune étudiant en philosophie, Samba Diallo, se trouvait confronté aux savoirs et civilisations opposés de l’Afrique et de l’Occident.«Ce qu’il va apprendre vaut-il ce qu’il va oublier?», se demandait à son sujet la Grande Royale, ange tutélaire qui présidait aux destinées des Diallobé et qui pourtant avait choisi d’envoyer le jeune homme à l’école des Blancs.Le roman Les Gardiens du Temple répond à cette interrogation et affirme qu’il est possible d’apprendre sans oublier, et même d’apprendre à nouveau ce qui a été oublié».L’héritier de Samba Diallo s’y nomme Salit Ba, un agronome dont la mission consiste à transformer le «pays-berceau en pays-outil».Transformations qui ne se font pas sans heurts.Des tensions éclatent entre les partisans de la modernité et ceux de la tradition, ces derniers représentés par les Sessènes, qui persistent à refuser d’ensevelir leurs morts, se contentant de les placer debout, recouverts d’une mince couche d’argile, à l’intérieur d’un baobab creux.D’autres révoltes surgissent, qui contestent la nouvelle administration du pays et le rôle de ceux que l’on a baptisés les «noirs-toubabs.Les gardiens du temple interviennent alors pour rectifier, analyser, proposer de nouvelles voies.Parmi ces gardiens se trouve Daba Mbaye, belle figure de jeune intellectuelle capable de redonner l’ardeur aux militants sans tomber dans l’intolérance, capable de mettre à profit cette phrase de Césaire donnée en exergue: «Calme et berce, ô ma parole, l’enfant qui ne sait pas que la carte du printemps est toujours à refaire.» Dans une première version du Cahier d’un retour au pays natal, me confia Cheik Hamidou Kane quelque temps après la parution de son livre, le poète avait écijt «la carte du monde».A la différence du roman précédent, qui présentait un héros souffrant de ne pouvoir être distinct et malheureux d’être divisé, celui-ci laisse entendre qu’il est possible et souhaitable d’assimiler plusieurs cultures et de vivre plusieurs appartenances.«Le roman précédent était celui du contact, précise l’écrivain.On ne se connaissait pas et le premier contact a été assez brutal.C’est en raison même de cette brutalité que celui que j’ai appelé le Fou rejette l’autre dans L’Aventure ambiguë.Je crois que ce que Samba Diallo a beaucoup apprécié en Occident, c’est le fait que des catholiques, des protestants, des libres-penseurs et des agnostiques aient appris à coexister dans une même société.Et il a compris que c’était un plus pour la société considérée.Il a pensé qu’en Afrique, on devrait aussi s’inspirer de cette valeur, de cette liberté de conscience.Comme il était de culture religieuse musulmane — malgré ce qu’on peut penser en raison du comportement des intégristes, l’islam est une religion tolérante —, il avait apprécié cette valeur de la liberté de conscience.Les générations qui l’ont suivi ont tenté, en utilisant les techniques apprises ailleurs, de PHOTO ARCHIVES Les policiers de Dakar effectuant une arrestation lors des émeutes de 1988 dans la capitale du Sénégal.Gérard Bouchard inscrit ici le peuplement du Saguenay et l’évolution de cette nouvelle société dans le cadre très large de l’américanité.La colonisation du territoire saguenayen ne représente-t-elle pas bel et bien l’un des derniers épisodes de la construction du Nouveau Monde?Ce livre d’histoire sociale, qui couronne vingt années de travail, projette un éclairage nouveau sur la société rurale québécoise.Gérard Bouchard, historien, est directeur de l'Institut interuniversitaire de recherches sur les populations et professeur à l'Université du Québec à Chicoutimi.Ses travaux sur la démographie et ses publications - dont Le Village immobile: Sennely-en-Sologne au XVIIe siècle - lui ont valu de nombreux prix et distinctions.Boréal Qui m'aime me lise.ressusciter les valeurs de la connais* •ance de l'environnement, qui aont dans la culture locale.» Pourtant, eat ce que certains choix ne sont pas souvent difficiles à effectuer?Est-ce que ce qu’on appelle le progrès ne s’accomplit pas toujours en rapport avec le sentiment d’une certaine |x.*r-te, comme pour les Sessènes?«Tout à lait.Mais il ne lau! pas être attaché aux traditions comme à des valeurs fétiches.Il y a dans la tradition des valeurs positives qu’il faut sauvegarder et celles dont on ne voit pas l’utilité.Celles-là.il faut les abandonner.Mais ce n’est pas une décision qui peut être prise par des étrangers.Notre devoir d’aujourd’hui est un devoir de fidélité.Les gardiens du temple, ce sont ceux qui, tout en étant ouverts et ayant été éduqués à l’école occidentale, doivent demeurer lucides par rapport à ce qu’ils ont dans leur patrimoine et sauvegarder ce patrimoine.» La manière africaine Pourquoi avoir tant attendu avant de publier ce livre?Entre 1962 et 1965, haut fonctionnaire pour l’UNI-CEF, Cheik Hamidou Kane avait parcouru l’Afrique et pressenti les secousses sociales qui allaient suivre.Dans tous ces pays, les gens avaient hérité le pouvoir des mains du colonisateur et avaient cru nécessaire d’avoir recours à des partis uniques pour assurer des régimes présidentiels forts.Alors nécessairement des frustrations allaient apparaître et entraîner des explosions de révolte.«Au moment où j’écrivais cela, explique le romancier qui fut ensuite ministre dans le gouvernement de Senghor, aucune conférence nationale n’avait encore eu lieu.Alors j’ai craint que ceci ne puisse apparaître comme une sorte d'appel à l’armée, une sorte de démission (les pouvoirs civils.» Iss Gardiens du Temple se termine par un appel à la solidarité et par une forme dé confiance en l'avenir.N'eat ce paa Utopique, si l'on se réfère aux récents bouleversements qu’a subis l'Afrique?Le romancier, optimiste par tempérament, croit que «rien n’est perdu pour ce continent, si les Africains poussent plus avant leur unité et leur solidarité».Celui qui se dit «écrivain à titre accessoire» parce qu'il avait été formé pour faire autre chose de plus «utile»» a la société — administrateur, enseignant, agronome — aurait-il hérité d’une certaine méfiance face à l’écriture?«J’appartiens à un monde de l’oralité qui n’avait pas connaissance de l’écriture, confie-t-il.A l’école française, j’ai appris à lire et à écrire mais j’avais le sentiment que l’écriture réduisait le pouvoir d’expression par rapport à l’expression orale.(.) Aujourd’hui, la rencontre avec le monde moderne et l’Occident donne d’autres médias pour aller plus avant Ce sont la radio, la télévision, maintenant les ordinateurs.Il y a là un curieux retour, une espèce de rendez-vous avec l’oralité.» Cette pérennité de la culture orale, Iss Gardiens du Temple la célèbre en citant la phrase d'un griot qui pourrait être mise en exergue à tout le livre: «Vous mourrez, que nous chantions.» Ce tissage d’oralité et d’écriture, cet accord sans abandon aux technologies modernes, cet optimisme lucide, ce devoir de fidélité et de tolérance renvoient à ce que Cheik Hamidou Kane désigne comme «la manière africaine d’être homme».1 '*5 m,.il I Jean-Claude Guédon ; auteur de LA PLANETE CYBER Internet et Cyberespace Découvertes Gallimard présentera son livre le lundi 13 mai à 17h00 au Café Électronique 405, Saint-Sulpice (angle Saint-Paul, métro Place d’Armes) Un débat sur les enjeux et perspectives de l’Internet I sera animé par les journalistes Jean-Hugues Roy et Michel Saint-Germain Concours 20e anniversaire 20 prix de $200.00 • Certificat cadeau échangeable contre marchandise seulement ; .s-?srsi /»ï rr?r\ -rt-s?/si N • MIÜ DISQUES COMPACTS, LIVRES, CASSETTES, DISQUES, BD OUVERT 7 JOURS 10b à 22h 3694 St-Denis, Montréal CHOIX ET QUALITÉ 713 Mont-Royal Est, MU Métro Sherbrooke 849-1913 Métro Mont-Royal 523-6389 riiltSSII ; iMWWSS// h WIAZEMSKY HYMNES À L’AMOUR I.K l> K V (MK.I.K S S A M K I) I II K T l> I M A X C II K I 2 M Al I S» Il (I I) I v r e $ ROMAN QUÉBÉCOIS La vie amnésie POÉSIE La prose des poètes LE CHEMIN DU RETOUR Roland Boumeuf, L’instant même, 1996,238pages JULIE SERGENT Il y a certes quelque chose de pervers à entreprendre son autobiographie en admettant que l’on n’a «jamais aimé laisser quoi que ce fût derrière [soi]: ni papiers gras, ni canaris dans leur cage, ni maîtresse en attente».Qu’espérer alors de ce «sexagénaire sur le déclin» mis en scène par Roland Boumeuf dans Le Chemin du retour et qui insiste malgré tout pour extirper de son amnésie le roman de sa vie?Devant l’impeccable français du texte et la sobriété de son narrateur, qui porte plutôt mal que bien ses 65 ans, retranché avec un vieux chat dans un appartement parisien pendant que Mai 68 menace d’éclater à ses fenêtres, on pourra craindre d’être en présence d’un vieux chnoque qui a connu la vraie guerre, moi môssieu, et qui s’apprête, pour notre bénéfice conjugué, à ôter le voile sur les indescriptibles traumatismes dont il ne se savait pas souffrir avant de prendre la plume.Il n’en est rien.Après avoir enseigné la littérature pendant trente ans à l’Université Laval et gagné parallèlement ses galons de psychothérapeute, M.Bourneuf prouve qu’il sait conjuguer avec art sa passion des mots et celle des choses de l’esprit.Son ouvrage, lequel se distingue magistralement des romans qui font dans la démonstration auto-thérapeutique en enfilant les déboires d’un personnage qui, incroyable mais vrai, s’en est sorti, est sans contredit une brillante célébration de l’autobiographie qui, dans toute son urgence, souffre incommensura-blement à se dire.Non que le narrateur taise les gros drames de sa vie — on sait qu’il perdra un ami, puis qu’il perdra un enfant, puis qu’il subira la guerre —, ni qu’il n’atteigne à la toute fin à une certaine douceur de vivre, mais les deux cents et quelques pages du parcours qui le mène enfin à la sérénité nous le montrent beaucoup plus s’échinant à composer «des mosaïques avec de la brume» que plongeant tête première dans son bagage d’aventures.Son projet de départ est pourtant le même que tous ces «manieurs de plume [qui] se sont essayés sur eux-mêmes»: «On prend ce qui porte la date la plus ancienne, on coud bout à bout des “événements” qui semblent intéressants (mais à qui et pour qui?), on rapièce.La méthode est éprouvée, le résultat sans surprise.» C’est ainsi que la première partie du texte constitue une espèc,e de survol des premières trente années de vie de Louis-Édouard Dubuc, d’abord à Villeroy, avec sa famille — un père bien nanti, propriétaire d’une station thermale, une mère snobinette, deux frères dont il ne sera jamais proche, une sœur dont il n’ose avouer jusqu’à quel point il le sera beaucoup plus.— jusqu’à Paris, où il échoue à l’aube de la trentaine après trois ans de caserne militaire et quelques menus jobs qui ne débouchent pas en projet d’avenir.Il y a bien quelques surprises ici, tout de même, qui montrent que ce narrateur n’est pas aussi banal qu’il le prétend.Que dire, par exemple, du fait qu’il occupe ses années militaires en apprenant de lui-même, et presque ROLAND BOURNEUF Ehishtnt nmm en cachette, la langue allemande, aiguisant son apprentissage en lisant des contes de fées?«Je n’aime pas souffrir», aura-t-il admis en première page, mais il aime chercher, on le voit, et se donner les moyens de comprendre les choses, dqsse-t-il les préférer obscures.Se passionner pour les Étrusques, car on ne sait à peu près rien d’eux.Comprendre les Allemands, mais, aux histoires d’horreur dont ils vont bientôt se rendre coupables, préférer, et de loin, les contes de fées.Cette façon d’affronter l’ennemi par la bande, il semble bien en user dans son face-à-face avec lui-même.Du moins est-ce ainsi que l’on peut percevoir la tentative autobiographique de Louis-Édouard, plus particulièrement encore dans la deuxième partie du récit, où il multiplie les écrans à sa douleur.Fouillant de nouveau certains moments de son enfance, les enchaînant à d’autres qui l’ont marqué au delà de la trentaine, montrant entre ces ajlers-retours la vie telle qu’il la mène aujourd’hui, Louis-Édouard se débat comme un diable pour ne pas hurler combien il a mal.Quand les souvenirs tout à coup s’enfilent au point qu’on se met à croire qu’il y aura un dénouement, que «l’enterré sous la trappe de la cave» s’apprête enfin à sourdre de ses profondeurs, voilà que le récit s’interrompt, ou alors il bifurque, ou s’éteint dans des points de suspension, le silence du narrateur faisant alors toute la démonstration de l’étendue de sa souffrance.Il y a une austérité dans la démarche de Roland Bourneuf qui évoque celle des églises, et si l’on est parfois, bien rarement, tenté de lui opposer un certain sarcasme — à d’autres ce néant qui se donne des allures de sacré! —, on est beaucoup plus souvent ému, paralysé, dans un état proche du recueillement.Peut-être le bonheur de lire Le Chemin du retour vient-il aussi de ce que l’auteur nous fait cette grâce, peu commune, de croire — ou du moins de laisser croire — suffisamment au bon sens et à la sensibilité de son lecteur pour ne pas tout souligner à grands traits d’encre à tort et à travers.Et quoi si on en rate des bouts.On n’est pas obligés, nous non plus, de tout comprendre.î O • ?• sï'W cbe a * TéVéV'Svoo le dûnan er Deux billets d’avion à destination de Genève sur les fiX ailes de swissairjjj^ me Micheline Poulin ntréal (Québec) Deux bons d’achats: ¦1000$ Chez Oampigny ¦1000$ Chez renaüd-bray Mme Micheline Nadeau Tewkesbury (Québec) Les "best-sellers" de l’année offerts par les éditeurs et remis par LA LIBRAIRIE «mm DU SQUARE et HERMES Mme Céline Desaulniers Montréal (Québec) 20-4593-17 Les règlements de ce concours sont disponibles au journal Ia- Devoir.SRC# Télévision LE DEVOIR DAVID CANTIN EN FORME DE TRAJET Essais Fernand Ouellette, Éditions du Noroît, Montréal, 1996,195 pages POUR SALUER ROBERT MARTEAU Cahier d'hommages dirigé par Richard Millet, Champ Vallon, Seyssel, 1996,254 pages LP essai a toujours occupé une pla-r ce importante dans l’œuvre de Fernand Ouellette.Ce travail d’écriture accompagne, sans cesse, la voie admirable que trace le poète.Ainsi, En forme de trajet rassemble de courts textes aux sujets variés, allant de la musique à la peinture.Pour saluer son soixante-dixième anniversaire de naissance, plusieurs amis, dont Fernand Ouellette, rendent un hommage notoire à l’écrivain français Robert Marteau qui a longtemps vécu au Québec.Le cahier que dirige Richard Millet nous permet donc de découvrir la prose remarquable de bien des poètes.En forme de trajet relance la collection «Chemins de traverse» du Noroît où les auteurs proposent une réflexion personnelle sur la poésie, de même que leur rapport face à la création artistique en général.Quête inépuisable, la disposition du livre de Ouellette emprunte le mouvement de la spirale qui symbolise une ouverture de la pensée et de l’âme humaines.Ce parcours commence, d’abord, par une préface critique de l’auteur sur l’ensemble de sa production, suivie d’un entretien détaillé avec Gérald Gaudet.Après coup, une véritable passion s’exprime pour l’art musical de Bach, de Bruckner, de Schubert, tout comme les toiles de Watteau, Bacon, Jean-Paul Jérôme et bien d’autres.Méditatif, ce commentaire prend forme grâce a la sensibilité du regard de celui qui cherche «la matière spirituelle du monde».A l’image du poème, chaque essai devient «un creuset de combustion verbale» où se manifeste, à la fois, un état d’émerveillement et de doute: «Si, à chaque livre, nous revenions au point de départ?Si chaque œuvre nous mettait en face de l’impuissance d’écrire parce que l’écriture serait, à proprement parler, impossible, parce qu’aucun mot, comme l’affirme un personnage de Lucien, ne peut contenir Dieu, et que l’écriture n’a peut-être pas d’autre visée secrète, illuminante?» Le dilemme de l’acte créateur En plus de variations à partir de la langue, du rôle idéologique et de l’amour des siens, quelques textes abordent le dilemme de l’acte créateur.Il y a dans ces pages une connaissance intuitive très profonde de ce que représente la poésie.Chez Fernand Ouellette, cette conception se détermine à travers les rapports entre la fulgurance de l’image poétique et le cercle de l’augure, issue de la tradition du templum égyptien: «Li poésie est une pensée qui fait le saut dans l’image.Elle se dévoile dans l’infini, et à la limite souvent d’une incarnation possible.C’est de la pensée discontinue, précipitée, qui ne correspond qu’à une logique proprement poétique où l’on peut basculer de la mise en gloire à la mise en ténèbres.Voilà sa vraie nature.» D’une grande rigueur intellectuelle, En forme de trajet vient rejoindre l’œuvre magnifique de Fernand Ouellette.Depuis peu, il semble que l’on commence à reconnaître le travail exceptionnel de Robert Marteau.L’an dernier chez Champ Vallon, Roger Pariseau publiait une étude importante sur le parcours unique de cet artisan du verbe des plus inspiré.Maintenant, sous la direction de Richard Millet, Four saluer Robert Marteau vient compléter cet ouvrage ou l’on retrouve plusieurs écrits de poètes québécois dont Jacques Brault, François Hébert, Robert Me-lançon, Gaston Miron, Pierre Ouellet et Fernand Ouellette.Sous un angle parfois très poétique, chacun traite d’un aspect bien précis dans l’œuvre de Marteau, qu’il s’agisse de la perception, du rôle de l’alchimie, de la versification ou encore de la présence de la nature.Ce livre nous donne aussi l’occasion d’apprécier quelques inédits de Marteau lui-même, notamment certains sonnets d’un prochain recueil qui a pour titre Louanges.Ces extraits prolongent Liturgie (Champ Vallon, 1992) en repoussant à nouveau la forme classique vers l’écoute toujours attentive du monde, à la recherche de cette «zone de sérénité» (Michel Camus): «La terre a terminé son périple et, sans rompre, / Elle ferme l’anneau d’une nouvelle année./ Nous avons calculé avec précision / le temps qu’elle met à circonscrire la cause / Seconde qui 1?meut.Je dis: nous, mais j’ignore / A qui attribuer le calcul et m’essaie, / Remontant le cours des âges, à lire au ciel / Ce que les hommes ont successivement lu, / Soit en images, soit mathématiquement.[.].» VITRINE ÉDUCATION LOUISE JULIEN SAVOIR APPRENDRE LES NOUVELLES MÉTHODES Goéry Delacôte, Paris, Éditions Odile Jacob, 1996,276 pages Sur la page couverture, le lecteur identifie le détail du tableau Mlle Rivière de Ingres; la reproduction nous étonne un peu, mais sans plus; c’est en laissant le livre sur la table de travail puis en l’apercevant sous un autre angle que nous constatons que l’illustration a été retouchée à l’ordinateur: en accord, en désaccord?Le livre est un peu à l’image de sa couverture: il étonne, interroge, provoque, informe, rassure.Goéry Delacôte rend indissociables évolution technologique et éducation, en raison bien sûr de l’explosion des savoirs.Des questions et des réflexions sur les «espaces éducatifs» qui ne seront plus les traditionnels que nous avons connus (et privilégiés), sur le «temps éducatif» qui ne correspond plus à des moments précis de scolarisation et aussi sur les «nouvelles formes d’exclusion pour ceux qui n’auront pas accès à ces outils, à ces technologies, à ces savoirs»: il faut «renforcer une politique d’égalité des chances».Trois révolutions sont étudiées dans cet ouvrage OEfi7 DELACOTE intelligent, bien documenté et profondément soucieux de la compréhension des actions éducatives et pédagogiques.La première est l'interactivité par les réseaux électroniques, la deuxième, l’apport de la recherche cognitive à l’amélioration des pratiques éducatives, et la troisième, la norme éducative, voire les finalités de l’éducation.Toutefois, le traitement que l’auteur en fait dédramatise pour certains le côté ignorance ou insécurité et incite — je le souhaite de tout cœur — chez ceux que l’engouement aveuglerait à favoriser dans l’action éducative «une culture d’apprendre» et, comme Delacôte le dit, «une nouvelle culture d’apprendre»., L’auteur, diplômé de l’École normale supérieure, a une longue expérience d’enseignement et de recherche scientifique et pédagogique en physique.Il a été au cœur du «lancement de la Cité des sciences de La Villette», a œuvré à l’INRP (Institut national de la recherche pédagogique) et au CNRS (Centre national de la recherche scientifique).Il dirige présentement le prestigieux musée scientifique l’Explora-torium de San Francisco.Son savoir et son savoir-faire ne sont peut-être pas «exportables» de façon intégrale — en raison notamment de nos compressions budgétaires —, mais comme, de toute façon, les machines sont Le magazine des arts, lettres, sciences humaines et spectacles Spirale^ N° 148, mai-juin 1996 Un qRANd dossiER sur l'hÉRÎTAqE dE FREud : MÉMOIRES ET oublis dE Ia psycltANAlySE Un numéro où il est aussi question de Milan Kundera, Pier Paolo Pasolini, François Hertel, Yvon Rivard, Marc Angenot, Madeleine Gagnon, Marco Micone et plusieurs autres.Des chroniques sur les arts visuels, le théâtre, le cinéma et la poésie.V- En vente en kiosque et en librairie : 5 $ Abonnement : 1 an (6 numéros) : 28 %, étudiants : 20 S /H • î I 1751.nie Richardson.Bureau 5500 Spirale^ rssss.™ présentes dans l’environnement éducatif et de travail, les propos de ce livre encouragent une utilisation rationnelle, formatrice et ludique très proche de l’enfant et de l’adulte.Un chapitre sur l’intelligence et la mémoire et d’autres sur des expériences pédagogiques en enseignement des sciences sont particulièrement intéressants et permettent au lecteur d’avoir des points d’ancrage plus concrets à travers toute cette révolution qui n’est pas que technologique.Enfin, l’auteur insiste beaucoup — et avec raison — sur la formation des enseignants; plusieurs décideurs en éducation au Québec devraient lire et relire ses réflexions.Une question reste cependant à développer et un arbitraire à satisfaire: qu’advient-il des droits dérivés liés à l’utilisation électronique lorsque ces droits avaient été prévus pour le «papier»?LA PÉDAGOGIE THÉORIES ET PRATIOUES DE L'ANTIQUITÉ À NOS JOURS Sous la direction de Clermont Gauthier et Maurice Tardif, Gaëtan Morin éditeur, 1996, 345 pages \ A l’origine de ce livre traitant des fondements de l’éducation, on trouve des notes et des préparations de cours alimentées au fil des années par des ajouts et des réajustements.Cet ouvrage constitue un manuel pour les étudiants en sciences de l’éducation, tant en formation initiale qu’en formation continue.Il peut évidemment intéresser bien d’autres personnes, des enseignants, des parents ou des historiens.Dans ce livre, préfacé par Philippe Meirieu, dix auteurs universitaires nous entretiennent de la pédagogie, des Grecs anciens jusqu’au XX' siècle, et, en conclusion, essaient de voir ce que sera la pédagogie de demain.Il est bien difficile, dans un ouvrage qui ne se veut pas encyclopédique, de couvrir toute la «matière».Aussi y a-t-il des choix de la part des auteurs, probablement en raison de leurs connaissances respectives, de leurs compétences ou de leurs, intérêts.Ainsi l’Antiquité, le Moyen Âge, la Renaissance, le XVII'' siècle puis le XIX' siècle sont traités dans leur ensemble, tandis que l’on consacre des chapitres entiers à Rousseau, Montessori, Freinet, Neill, Steiner et Rogers.On ne met cependant pas beaucoup l’accent sur les pédagogues québécois.Il manque aussi à cette publication, fort honnête du reste, la dimension orientale de l’éducation: nous ne retrouvons que l’apport de l’Occident.Il est aussi à souligner que les questions de discipline et d’évaluation ne sont qu’effleurées.Ces thèmes et ces sujets pourront être développés dans une réédition augmentée.Il faut toutefois louer le retour de ce type d’ouvrage car depuis 15 ans — et les facultés et départements universitaires d’éducation ont 27 ans —, cet enseignement était malheureusement (et mystérieusement) disparu.Avec ce manuel, et dans l’esprit des refontes des programmes de formation des enseignants, on se remet à l’étude et à l’analyse de ces fondements qui étaient l’une des forces des Écoles normales.Ce livre informe, certes, mais alimentera aussi la réflexion chez les étudiants en éducation qui apprendront que nos problèmes d’éducation ont une antériorité qui peut préparer aux avenues.Comme enseignant, ils auront à participer au projet de société, et une information historique leur est ici donnée.i I.K l> K V IM H , L E n S A M EDI II E T D I M A N Ç II K I 2 M Al II» H li 1 V p V S - L J V n h E s ; A 1 S É J R, A N (i E R S Adieu Clausewitz ?LA FIN DE L'ORDRE MILITAIRE Maurice Bertrand, Presses de Science Po, Paris, 1996,126 pages Clausewitz disait de la guerre qu’elle était «la continuation de la politique par d’autres moyens».Et si.a notre époque, ce n’était plus vrai?Et si les grandes vérités de l’école de , pensée dite «réaliste», en relations internationales, étaient périmées: «il y .aura toujours des guerres», si vis pa-cem para bellum (si tu veux la paix, > prépare la guerre)?Selon Maurice Bertrand, ex-membre, de 1968 à 1985, du Corps d’inspection des Nations unies, nommé expert sur la restructuration de , l’ONU en 1986, «la guerre et la paix ne seront plus au XXI' siècle ce qu’elles ont été au XIX' et au XX'.[.] fl y a du nouveau sous le soleil».Selon Bertrand, l’ampleur des transformations post-guerre froide, en matière de sécurité, serait sous-estimée: «Le concept de révolution est le seul capable de rendre compte de ce qui se passe actuellement.» Plutôt heureuse, l’issue de cette mutation: «L’institution inévitable, malgré les crises et les obstacles qui s’y opposeront, d’une organisation démocratique et pacifique de la société planétaire.» La paix perpétuelle! Vieux et beau rêve de l’école dite «idéaliste» des relations internationales.Rousseau l’évoqua, Kant en fit un projet abstrait, Wilson tenta de le réaliser avec la Société des Nations.Roosevelt repris le schéma pour les Nations unies.Retour de l’idéalisme?Il faut dire qu’au plus fort de la guerre froide, ce sont les «réalistes» qui en menaient large: les thèses de Morgen-thau et d’Aron dominaient la diplomatie occidentale; Kissinger était louangé.Les concepts chers à cette école de pensée étaient sous-jacents aux traités internationaux.L’«équi-libre des forces», notamment.Bertrand, pour sa part, se veut «idéaliste».Il souhaite, par son livre, faire prendre conscience que notre époque de grands bouleversements offre des possibilités sans précédent.Notamment la mise en œuvre d’une solution s’inspirant des théories idéalistes et transnationales: l’équilibre des forces ne peut plus, à lui seul, assurer la paix.Le droit international, l’unification du monde au sein d’un même système de sécurité le fera.Croit-il à l’ONU?«Irréformable», dit-il.Diagnostic auquel il ajoute que «la seule possibilité sera d’agir en dehors du cadre de l’ONU, soit en modifiant et en élargissant la compétence et la composition d’organisations existantes» (le G7/8, ANTOINE R O B I T A I L L E ?l’OTAN), «soit en créant de toutes pièces une organisation nouvelle».Selon Bertrand, trois brèches ont été tranquillement ouvertes dans l’ancien système de sécurité.L’Europe communautaire constitue la première.Sa création signifiait que des peuples s’étant battus depuis plus de mille ans renonçaient à la solution guerrière.Bertrand donne l’exemple de la formation d’un Eu-ropcorps qui, bien que chancelant, montre vers où cette logique mène.Première défaite de Clausewitz.La seconde brèche s’est faite au cours du long processus dit de «maîtrise des armements» déployé principalement pendant la détente des années 70 et le dégel des années 80.Un processus qui, contre toutes les prédictions cyniques des réalistes, a selon Bertrand tranquillement modifié en profondeur la pratique, de la souveraineté étatique de deux Etats-nations.Et non les moindres: les deux superpuissances, qui ont graduellement accepté de remplacer «le secret par la transparence en matière militaire».Qui ont, dans la même logique, instauré un système de «mesures de contrôle réciproques», impliquant la visite d’inspecteurs.Ils ont dans cette foulée accepté aussi de «limiter volontairement les moyens de défense contre une attaque éventuelle», pour assurer la destruction mutuelle, clé de voûte de la théorie de la dissuasion.Bertrand prétend qu’à partir de 1972, «une troisième brèche dans les principes traditionnels en matière de sécurité va être faite avec le lancement d’une grande négociation entre tous les pays des deux camps», la Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe.Le résultat?Raymond Aron parla de «comédie d’Helsinki».Bertrand note toutefois qu’au cours de ce spectacle, un véritable renversement de perspective s’est opéré dans les relations internationales.En fait, il s’agissait encore de «contrôle mutuel», mais poussé encore plus loin, les termes des ententes nécessitant «la confiance réciproque et même un certain degré de complicité».«Merci à la bombe»?N’empêche que l’existence d’une menace nucléaire est en grande partie responsable de cette mutation.Bertrand rappelle que c'est ce qu’avaient prédit, des les années 40, les inventeurs de l'arme atomique.Niels Bohr et Bunch Brodie.l e premier «La nouvelle arme exigent de l’humanité de transcender son habitude ancestrale de faire la guerre.» lu second: «Jusqu’à maintenant, les objectifs essentiels de l’establishment militaire ont été de gagner la guerre, dorénavant, l’objectif sera de les éviter.» Les accords de «contrôle» en matière d'armement, les débats incessants qu’ils ont entraînés sont pour Bertrand un véritable prélude aux institutions internationales de l’avenir, qui impliqueront des renonciations au principe de souveraineté, s’incarnant, par exemple, dans la visite d’inspecteurs, l’échange de «calendriers annuels d’activité».Comme le prévoyaient, en matière militaire, les accords de Stockholm de 1986.Au reste, les menaces à la sécurité ont complètement changé de nature.Elles sont sociales, environnementales.Toutes globales.Les populations occidentales, qui cultivent davantage leur orgueil national par le sport que par les exploits militaires, savent qu’il ne s’agit plus de protéger les frontières.Que l’exclusion, le chômage, les inégalités internationales, les débordements démographiques, les catastrophes environnementales, les épidémies, etc., constituent les vraies menaces à leur sécurité.S’inspirant des institutions européennes, Bertrand préconise donc la création d’une nouvelle organisation internationale de sécurité avec un parlement «véritablement représentatif», institution financée en partie par une fiscalité internationale, dont le cœur serait une taxe sur les transferts de capitaux, selon la proposition du Prix Nobel James Tobin.Ainsi, elle échapperait à l’hégémonie américaine.Le projet de «paix perpétuelle» de Bertrand diffère des précédents en ce qu’il repose sur une analyse empirique des 40 dernières années.La mutation en cours nous y mènerait d’une façon inéluctable.Voilà un autre schéma futuriste où l’inévitable se confond avec le souhaitable.Suffisant pour éveiller mes plus grands doutes.Clausewitz, bientôt qu’un mauvais souvenir?Peut-être, mais il faudra mettre fin aux quelque trente conflits armés qui perdurent sur la planète.Démobiliser, aussi, les trente millions de soldats qui servent dans les appareils militaires.Réduire la part moyenne du PNB, 4 %, qui sert aux militaires.La route est longue.Pour joindre l’auteur de cette chronique: arinnov@riq.qc.ca ESSAIS ÉTRANGERS Plaidoyer pour le bilinguisme L'ENFANT AUX DEUX LANGUES Claude Hagège, Éditions Odile Jacob, ! , Paris 1996,298 pages SYLVIANE TRAMIER LE DEVOIR Nous avons tous été sinophones en puissance, jusqu’à l’âge de neuf • mois environ, mais «les circons-1 tances» n’ont pas permis que nous • passions de «la puissance à l’acte»., C’est pourquoi, pour beaucoup d’entre nous, le mandarin, c’est du chinois.Claude Hagège, professeur au Collège de France, se penche sur les .prodigieuses facultés d’apprentissage du petit de l’homme dans son dernier ouvrage L’Enfant aux deux i langues, vibrant plaidoyer pour le bi-: linguisme — individuel, et non du bilinguisme d’Etat dont il n’est pas question ici.Le bébé qui roucoule dans son berceau, explique M.Hagège, produit des courbes mélodiques, qui, pour peu que la langue du milieu ambiant en fasse un usage distinctif, seront vite acquises par l’enfant au cours de son apprentissage linguis-, tique.«Tel est le cas de ceux qui .naissent dans un lieu où l’on parle une langue dite à tons: chinois, vietnamien, thaï', langues bantoues, etc.» A partir du dixième mois, l’enfant émet ses premières productions proprement linguistiques et si ses roucoulements ne trouvent aucun écho autour de lui, «alors son aptitude à apprendre le chinois, par exemple, amorcera un processus d’atrophie».Plus tard, vers l’âge de dix ou onze ans, «la fossilisation des apti-¦ tudes non stimulées n’est guère réversible», car l’oreille de l'enfant, jusque-là «oreille avide»; devient «oreille nationale».Elle agit comme un filtre — à trente-quatre trous (le nombre de phonèmes de la langue française) dans le cas du francophone — qui rend difficile la perception et la reproduction des sons inconnus de la langue maternelle.Tous les unilingues possèdent cette «oreille nationale» qui fait de la onzième année un seuil critique dans l’apprentissage d’une langue étrangère.Ce qui ne veut pas dire qu'il est impossible d’apprendre une langue étrangère et d'acquérir ses mécanismes syntaxiques et lexicaux, une fois franchi ce seuil.Mais l’apprentissage de la phonétique sera plus difficile.Et d'autant plus pour un franco- phone unilingue à cause du profil phonétique particulier de la langue française qui ne connaît pas les sons gutturaux ou les consonnes interdentales (le c castillan de cielo par exemple, ou le redoutable th anglais de they, immortalisé par l’accent de l’inspecteur Clouzot).Claude Hagège est défenseur d’un apprentissage précoce des langues étrangères afin de solliciter les aptitudes enfantines avant qu’elles ne s’étiolent.Il préconise l’introduction de Renseignement d’une langue étrangère dès l’âge de six ans.Il observe que les enfants qui ont commencé très tôt l’apprentissage d’une langue étrangère possèdent une facilité plus grande que les autres pour en apprendre une nouvelle.Bien que puisant ses exemples dans le contexte linguistique européen, l’ouvrage de Claude Hagège a une portée générale et s’adresse à tous les curieux qui s’intéressent aux mécanismes fascinants de l’acquisition du langage ainsi qu’aux parents qui souhaitent que leurs enfants puissent s’exprimer aisément dans plusieurs langues.Aussi aborde-t-il la question des enfants de couples mixtes, théoriquement placés dans les meilleures conditions pour acquérir plusieurs langues simultanément.Encore faut-il respecter quelques principes, notamment celui dit de Ronjat — du nom du phonéticien qui l’a décrit en 1913 dans Le Développement du langage observé chez l’enfant bilingue, texte fondateur des études sur le langage des enfants bilingues.Ce principe très simple consiste pour chaque parent a utiliser sa langue maternelle lorsqu’il s’adresse à l’enfant, même si chaque parent est parfaitement bilingue.L’auteur de L’Homme de paroles (Éditions Fayard, 1985), Le Souffle de la langue (Éditions Odile Jacob, 1992) nous donne ici un nouvel ouvrage, érudit et vulgarisateur, qu’aimeront les linguistes chevronnés et amateurs.l’HEXAGONE Fernand DUMONT La part de l’ombre poème* 1952-1995 « # Wany gnu Fernand Dumont La part de l’ombre 224 p.19.95 $ Les poésies complètes de Fernand Dumont réunissent l'Angr du matin (1952), Parler At septrnim (1970), ainsi qu’un livre inédit, intitulé L'anim-iaum.finale très émouvant où le poète semble transgresser un certain devoir de réserve qu'il s’était imposé jusquelà et parle en termes percutants et directs de ce qu’il est et de ce qu'il lait parmi la hommes.U l/l ¦« C s, • U / O U < X a X - mm ¦ r'-’Vjf tv.'.w y Arvdté Betutharup L'ÉLECTRICITÉ’ EST-ELLE A RISQUE?lei chompi éteitnmafottlfiiei et ta tonie bamolne .wwm Éill MB - •' • .¦- Cilles JaB*- CONSCIENCE ET LIEN'SOCIAL UÉlUfiMlX §*PgS| Collection les grandes conférences John Saul Le citoyen dans un cul-de-sac?Anatomie d'n ne société en crise John Saul LE CITOYEN DANS UN CUL-DE-SAC?Anatomie d’une société en crise La société est en crise; Essayiste et romancier, John Saul montre que c’est par l’éducation et la participation que le citoyen pourri se réapproprier la démocratie.Fides, 48pïges - 5,95 S / Jacques T.Godbout LE LANGAGE DU DON Contrairement à ce qui peut ressortir de notre société contemporaine basée sur le profit et la rentabilité et dans laquelle le don est considéré comme une hypocrisie, l’auteur propose une réflexion sur la place et le rôle que peut jouer le don.Fides, 48 pages - 5,95 S Jean-François Malherbe L’incertitude en éthique Jean-François Malherbe L’INCERTITUDE EN ÉTHIQUE Perspectives cliniques Aspirant à ne jamais connaître ni le doute, ni l’erreur, l'être humain souffre d’insurmontables incertitudes.Le rôle de l’éthique est d’etre à la recherche d’une juste position à (»endre tace au certain et à l'incertain.Fides.48 pages-5.95$ Le langage du don FIDES Denis Monière et Jean H.Guay LA BATAILLE DU QUÉBEC Troisième épisode: 30 jours qui ébranlèrent le Canada Ce nouvel épisode de La Bataille du Québec hit un rappel des événements marquants de la campagne référendaire.Il explique les enjeux fondamentaux de cette consultation et les variables de la dynamique de l’opinion.- L’analyse des discours politiques - Les campagnes publicitaires - La couverture médiatique - Les facteurs qui ont renversé les tendances de l’opinion publique pi - L’analyse des résultats Fides, 272 pages - 24,95 S .Troisième épisode: 30 jours qui ébranlèrent le Canada KitMii "tir lit ilcjtiilltlnce tl< hi raluntr Guy Béliveau L’ÉDUCATION DES DÉSIRS Essai sur la défaillance de la volonté Face à des individus qui vivent des situations de dépendance, cet ouvrage écrit par un philosophe, propose des voies pour une éducation des désirs et un affermissement de la volonté.Bdlarmin, 136 pages -18,95 S André Beauchamp L’ÉLECTRICITÉ EST-ELLE À RISQUE?Les champs électromagnétiques et la santé humaine Un exposé des enjeux liés à l’évaluation du risque, à l’information du public et à une gestion responsable de cette importance source d’énergie.La gestion de cc genre de risque relève d’une nouvelle discipline, aux frontières de l’éthique, du droit et du management.Bdlarmin, 128 pages -19,95 S Gilles Bourque et Jules Duchastel L’IDENTITÉ FRAGMENTÉE Gilles Lane CONSCIENCE ET LIEN SOCIAL Partant des expériences morales du quotidien, Gilles Lane dégage les traits fondamentaux de la vie morale elle-même.Sa réflexion débouche sur la nécessité pour chacune et chacun de vivre une vie sociale de qualité toute particulière.Bdlarmin, 112 pages -17,95 S La question de l’identité nationale demeure un problème central de la confédération canadienne.Cette analyse montre qu’une représentation de plus en plus centrée sur une citoyenneté particulariste contribue à la fragmentation de la société.«Je classerais ce livre parmi les meilleurs des cinq dernières années dans le domaine des sciences humaines» Philip Resnick Fides, 384 pages - 29,95 S 1 I.K I) K V 0 I II .I.K S S A M K I) I II K T l> I M A X < Il K 12 M Al I !l fl (i I V R, E S Militantisme et puritanisme ROBERT S A L E T T I ?LE CAUCHEMAR AMÉRICAIN (ESSAI SUR LES VESTIGES DU PURITANISME DANS LA MENTALITÉ AMÉRICAINE ACTUELLE) Robert Dole VLB éditeur, 1996,137pages MÉMOIRES LESBIENNES (LE LESBIANISME À MONTRÉAL ENTRE 1950 ET 1972) Line Chamberland Éditions du Remue-ménage, 1996, 288 pages Berceau du capitalisme triomphant, la société américaine est une société historiquement et essentiellement puritaine.C’est ce qu’affirme Robert Dole dans Le Cauchemar américain.En soi, ce n’est pas très original.Le lien entre l’avènement du protestantisme et lé développement du capitalisme a été maintes fois étudié, notamment sous la plume du sociologue allemand Max Weber.Plus novateur en principe est le fait que l’essai de M.Dole travaille à déterrer «les vestiges du puritanisme dans la mentalité américaine actuelle».En quête d’un lien plus immédiat avec Dieu, les puritains ont postulé que la richesse personnelle pouvait être un moyen de Lui rendre grâce.Ce faisant, ils auraient établi les bases de l’individualisme sauvage qui règne aujourd’hui.La société québécoise fut aussi une société puritaine à sa manière.L’époque n’est pas si lointaine où le mot «homosexualité» était tabou.Le lesbianisme, en particulier, a fait les frais d’une condamnation sociale jusque dans les années soixante-dix au moins.Mémoires lesbiennes, de Line Chamberland,décrit le parcours de femmes qui, à une certaine JJédacteurs En chef • •avec: Pierre Maisonneuve LE DIMANCHE llh30 EN REPRISE I6h30 ?uni L'Information continue Offert sur le câble époque, ont assumé individuellement leur penchant lesbien.Confession d’un croisé Robert Dole est un drôle de gaillard.Américain, il a fui son pays en 1968 à 22 ans après avoir obtenu son diplôme de Harvard, par haine du matérialisme et du militarisme.Il enseigne l’anglais à l’Université du Québec à Chicoutimi depuis 1977.C’est un homme en exil volontaire depuis près de trente ans qui commence à comprendre, dit-il, l’influea-ce du puritanisme sur sa vision du monde.Écrit en français, U Cauchemar américain est visiblement un premier ouvrage.Pourquoi visiblement?Parce que M.Dole en a gros le cœur mais qu’il n’a pas tout à fait les moyens de ses ambitions.Le Cauchemar américain se veut «un travail d’introspection à la fois personnelle et collective».Mais M.Dole confond introspection et confession, réflexion et affirmation de soi.Sur le fond, la pensée de M.Dole se résume rapidement.La mentalité utilitariste et militariste des Américains d’aujourd’hui trouve sa source dans l’idéologie puritaine des fondateurs de l’Amérique.Quatre aspects fondamentaux de cette idéologie façonnent la société américaine: la division entre élus de Dieu et non-élus, la cruauté, la confession publique et l’individualisme.Chacun de ces aspects est défini rapidement — l’ensemble est très court, le corps de l’ouvrage fait tout juste une centaine de pages — pour permettre à l’auteur de tracer un portrait apocalyptique de sa société d’origine.Intolérante, pourrie, fasciste, dégoûtante, vulgaire sont quelques-uns des qualificatifs qui parsèment les propos de cet ancien hippie recyclé dans la prédication qu’est M.Dole.Des propos qui ne manqueraient pas de pertinence si ce n’était ce ton militant et compassé, emprunté sans recul aux sixties — le livre est d’ailleurs dédié à la mémoire de son ami Mark Frechette, la vedette de Zabriskie Point—, qui agace.La démonstration laissera également le lecteur sur son appétit, qui ne dépasse qu’occasionnellement le «raboutage» de citations.Une liste de faits divers violents puisés dans un journal, fùt-ce le Boston Globe, ne constitue pas en soi une preuve de la cruauté de la société américaine, à moins de croire que la presse est l’exact reflet de la réalité.Une intrigue romanesque, fût-elle de Joyce Carol Oates et considérée comme réaliste, ne justifie pas de traiter les éléments de cette intrigue comme des pièces à conviction au procès de l'Empire américain — titre d’un essai de Claude Julien publié, tiens tiens, en 1968.D’autres références (Emerson, Thoreau, Tocqueville, Marcuse) sont plus probantes, mais l’effet de tourbillon est trop fort pour que le lecteur puisse les apprécier.Sous la plume de M.Dole, des mouvements sociaux comme le féminisme — ramené ici à une nouvelle division entre élus (les femmes) et non-élus (les hommes) — tiennent de la caricature et sont traités en un paragraphe.Le Cauchemar américain est bien davantage une confession qu’un essai.La formule qui revient le plus souvent est celle de la confidence, du genre «uije amie américaine m’a dit que.».A la toute fin, renouant avec ses origines puritaines — son eqfance fut bercée par les cloches de l’Église unitarienne, des «puritains extrémistes» — et après avoir dénoncé les manifestations contemporaines du phénomène de confession publique comme les reality shows, M.Dole s’ouvre néanmoins au lecteur et annonce ce qu’il avait toujours gardé secret: il est un homo re-ligiosus.Dieu au départ, Dieu à l’arrivée.La boucle révolutionnaire et personnelle est bouclée.Le milieu universitaire, Chicoutimi et, qui sait, le Québec tout entier pourraient ne pas s’en remettre.Le lesbianisme comme pratique du féminisme Mémoires lesbiennes est l’ouvrage d’une militante lesbienne féministe de longue date.Au départ thèse de doctorat en sociologie, il constitue en fait un double témoignage.D’abord, en donnant la parole à des femmes qui ont vécu leur lesbianisme dans une société — le Montréal des années cinquante et soixante — complètement fermée à cette réalité.«Jamais on n’aurait dit le mot “lesbienne”.On ne disait aucun mot.Il n’y avait même pas de mot pour désigner cela tellement on l’occultait, tellement c’était grave», dira une femme interviewée dans le cadre de cette enquête sur le vécu lesbien d’avant la révolution féministe, d’avant l’époque, à la fin des années soixante, où se reconnaître comme lesbienne équivalait à dénoncer toutes les oppressions masculines.Line Chamberland est justement de cette génération de féministes du baby-boom pour qui le lesbianisme fut fondamentalement politique, et sa recherche se veut aussi un témoignage.Les difficultés et les tourments qu’ont connus les lesbiennes plus âgées, la sociologue cherche à leur donner un sens.A la question de savoir si le lesbianisme d’avant le militantisme était bien du féminisme, Mme Chamberland répond oui.Les choix de vie des femmes interviewées, conclut-elle, traduisent concrètement un refus de se conformer aux attentes de la société envers les femmes.Ce féminisme «pratique» n’est pas moins important que celui, idéologique, qui allait suivre.Au delà de cette conclusion attendue, le travail de Mme Chamberland est très organisé.Un long chapitre circonscrit la problématique théorique du lesbianisme et les récits colligés sont passés au crible d’une grille d’analyse qui permet de classer presque tout ce qui est dit.Du travail sérieux et sans surprise.Voyeurs s’abstenir.La mentalité utilitariste et militariste des Américains d’aujourd’hui trouve sa source dans l’idéologie puritaine des fondateurs de l’Amérique TR U FO MISTO Deux histoires bien ficelées Semaine bénie! Pas par les dieux, mais par les auteurs.Grâce aux auteurs.Avant, lorsque les anciens, les vieux, lisaient un 140 ou un 262 pages bien tassées comme bien fournies, ils s’exclamaient ainsi: «C’est une bonne Série noire.» Ce n’est qu’après qu’ils précisaient le titre et dévoilaient l’identité du signataire de la bonne Série noire en question.Cette semaine, on s’est tapé ce qu’il convient d’appeler une bonne Série noire.En fait, on en a lu deux.Mais comme un n’égale pas nécessairement un, l’une des deux, des deux Séries noires, est plus poivrée que l’autre.Laquelle?Grootka de Jon A.Jackson.Iœ titre de l’autre?Bénédiction de Robert Sims Reid.L’unité de lieu de Grootka, c’est Detroit.Le personnage central, c’est Grootka.Et comme il est central aussi bien que principal, il est très socio-logique, Grootka.En fait, il symbolise, il résume, il révèle, il traduit une, deux, trois, voire quatre états des choses sociologiques.Grootka, c’est d’abord un flic à la retraite qui s’ennuie.Comme bien des retraités, Grootka souffre de la solitude.CQÉD: il rumine son passé.Il réfléchit surtout à un crime sordide sur lequel il a travaillé alors qu’il était encore inspecteur pour la fli-caille «détroitesse».Il vit seul.Il fréquente toujours les bars qu’il fréquentait avant sa retraite.Avec ses copains, ils cassent du sucre sur le dos des Tigers de Detroit.Eux, les vieux, boivent et déclinent sur tous les tons de l’amertume le célèbre: «Ce n’est plus comme avant.Tout fout le camp.» Parce que les jeunes, eux, ne boivent pas.Ils fument, le pétard évidemment.Puis, ils fréquentent l’autoroute de l’information.Et comme ils fréquentent l’autoroute, on ne les voit plus dans les ruelles.Cela fait que, lorsqu’on s’ennuie et qu’on rumine une vieille histoire, on s’arrange pour passer à l’action.Pour revenir à l’action policière.C’est comme cela que, mine de rien, on rencontre Jiggs, un flic tablette en charge du repérage des autos abandonnées.Et c’est comme ça que Jiggs-Grootka découvre dans le coffre d’une voiture le cadavre de Books Meldrim.Alors on appelle Mulheisen, un Pas sérieux, ces Anglais d’épouser des princes de sang.De ce tableau sont évidemment absents les autres acteurs de l’histoire britannique et même les premiers ministres font de la figuration.La Magna Carta, imposée par les barons d’Angleterre au roi Jean sans Terre en 1215 — et qui quand même offrait les premières garanties contre l’arbitraire royal —, est expédiée, vite fait bien fait, dans un petit article.Mauvaise traduction du titre et le reste à l’avenant: on parle dans l’ou-vrage de la «romance» royale entre Édouard VIII et Wallis Simpson; on nous apprend que le duc de Windsor était déçu que le titre de «grandeur royale» soit refusé à sa femme.Tout cela ne fait pas très sérieux mais offre quand même une lecture fort distrayante.CHRONIQUE DE L'ANGLETERRE DE GUILLAUME LE CONQUÉRANT A ÉLIZABETH II Éditions Chronique, 672 pages SYLVIANE TRAMIER LE DEVOIR Dès le titre, on se trouve devant un problème.Chronique de l’Angleterre, traduction française de Chronicle of the Royal Family, n’est pas ce que le titre français annonce mais bien ce que le titre original promet Tout ce que vous auriez en vain cherché à savoir sur les monarques anglais et leurs rejetons si vous aviez eu le malheur de vivre à l’époque où l’on ne connaissait pas encore les magazines Point de vue et images du monde ou People, au temps où les princesses ne lavaient pas leur linge sale en prime time.Cette Chronique de l’Angleterre est d’abord une chronique familiale, matrimoniale — et donc scandaleuse — des familles royales britanniques, de Boudica à Élizabeth IL On en apprend de jolies sur le compte de tout le monde, et tout cela sur le mode médisant de la presse à potins.Par exemple, à la date du 28 juillet 1540: «Henri craque pour Catherine Howard.» Le 6 août 1307: «A peine monté sur le trône, Édouard II rappelle son amant à ses côtés»; le 7 août 1821: «Caroline meurt au grand soulagement de son époux le roi»; et en 1828: «Le roi gâteux couvre sa putain de bijoux.» Dans cette sorte de Vie des gens riches et célèbres version très haut de gamme, les roturiers n’ont pas voix au chapitre, sauf s’ils ont le bon goût SE R I K NOIRE JON A JACKSON Grootka W GALLIMARD flic en vrai, un flic loin de la retraite, un flic qui n’est pas sur les tablettes.Et lorsque Mulheisen demande à Grootka qui est le macchabée, on répond: «Son vrai nom, c’est Erskine Meldrim.Un de mes mouchards.Un pisse-petit mais il était réglo.» Tiens donc, comme ça, M.Grootka, qui soit dit en passant cultive avec beaucoup de maestria les vertus qui font constamment risette à l’ironie, connaissait le cadavre.Est-ce qu’il pourrait en dire plus?Allons donc faire la discussion au Harbor Bar.Allez, confie-toi donc, mon vieux Gootka.Et le vieux d’expliquer au jeune, qui n’est pas, comme c’est souvent le cas dans la Série noire comme dans la collection Rivages, un jeune couillon, d’expliquer ceci: que le crime de Meldrim est peut-être lié à l’affaire Gallagher.«Gallagher était une affaire célèbre; la jeune fille avait été violée et assassinée trente ans plus tôt.L’affaire n’avait jamais été résolue.Un bref instant, Mulheisen songea que les temps avaient beaucoup changé.L’affaire Gallagher avait été une grosse affaire.loi police y avait, selon l’expression, affecté toutes ses ressources mais sans résultat.Plusieurs carrières avaient été brisées par cet échec.Et pourtant, à la lumière de l’histoire récente, ça ne paraissait pas tellement important.Trop d’adolescentes avaient été violées et tuées dans les années qui avaient suivi.Aujourd’hui, Gallagher ne ferait sans doute même pas la Police Gazette.Mulheisen se demanda d’ailleurs si la Gazette était toujours publiée.» Grootka a toujours eu la certitude que le meurtrier de la petite Gallagher s’appelait Galerd Franz.Et que ce Galerd est revenu à Detroit.Qu’il s’est taillé une nouvelle identité.Qu’il est le meurtrier du vieux Books Meldrim.Bref, qu’il est toujours aussi enfoiré qu’avant.Et qu’il faut donc le zigouiller.Ce roman de Jackson est très bien ficelé.C’est un grand cru, cette Série noire.Qui plus est, c’est dans le format poche.Autrement dit, le rapport qualité-prix est passablement élevé.Le collègue Paul Cauchon a lu le dernier Sarah Dunant.Il s’intitule Beauté fatale.Calmann-Lévy en est l’éditeur.Il lit beaucoup de polars, l’ami Cauchon.Important de le mentionner parce que son avis vaut son pesant d’or.En tout cas davantage que celui du signataire de ces lignes.Il a glissé une note à propos de ce Dunant.La voici: «Son personnage est un détective féminin vers la fin de la trentaine, Hannah Wolfe.Cette dernière enquête cette fois-ci dans un institut de beauté et d’esthétique pour bourgeoises en moyens non loin de Londres! Étonnant, d’abord à cause de l’atmosphère, vraiment très différente de ce qu’on lit habituellement, mais aussi à cause de la personnalité de la détective qui fait face à toutes les situations avec un humour continuel et ravageur, s’étonnant par exemple de toutes ces femmes obsédées par leur image.» Et pourquoi a-t-on fait appel à Miss Wolfe?Parce que le chirurgien qui resculptait les visages des dames a été proprement zigouillé.Par qui?Peut-être par une femme qui n’aurait pas apprécié de constater que son menton a été totalement raté.GROOTKA Jon A.Jackson, Série noire n" 2408, 353 pages BEAUTÉ FATALE Sarah Dunant, Calmann-Lévy, 282pages PAVILLON DES ARTS DE STE-ADÈLE présente en collaboration avec fflETRO P R 01U S10 N : I PI ( I f R Un des chefs-d’œuvre de Beethoven Trio op.97 « à l’Archiduc Egalement au programme : » avec Turina Trio op.35 Clara Schumann Trio op.17 Samedi le 18 mai à 20 h Les Chambristes de la Cathédrale A GAGNER 2 billets MONTRÉAL «JASPER it iwtm sont Jwriifl it NmItmI ANIMATRICE Louise Deschâtelets POUR RESERVATION: (514) 229-2586 » journal * montreal 1364, chemin Ste-Marguerite rem (sortie 69 de I autoroute des LaurcntideO *.Québec, un pays à portée de main S Publication de 616 pages, 14,95$ Pout iïndépei ¦quoi ¦dance ?• Mépris de la c • Finances publ • Invasion fédér • Génocide des 1 • Négociation in onstitution iques ale francophones npossible L’Action I NATIONALE 1259, rue Berri, bur.320 Montréal • H2L 4C7 (514) 845-8533 I.K l> K V 0 I K .I.K S S A M K l> I II Y.T l> I M A N (' Il K 12 M Al I !» Il li I) ?ilit 1 9- Jean Guy Meunier r***mi- pic'rnU' |>:ir la S( ICI K l K (lANADII \Sl l)K.L’AoïKAUKI.I K Vue de l’exposition de Barbara McG jeune photographe Andrea Szilasi.Imaginez le dos nu d’une femme qui est aussi celui d’un homme, une jambe qui se veut à la fois virile et féminine, un sexe mâle qui cohabite dans la même image avec sa contrepartie femelle.Ça, c’est la composante confusion des sexes de cette exposition en noir et blanc qui réunit neuf photographies récentes de grandes, moyennes et petites dimensions.Car au-delà des superpositions Balfour à la Galerie Optica.anatomiques de la douce et moins douce moitié, l’artiste nous donne aussi à voir une interaction entre langage et sens tactile, avec des gros plans de cheveux, de peau et de poils traversés de bandelettes de texte fragmenté.Ailleurs, avec le procédé de tissage troqué contre celui du collage, une petite œuvre sombre en deux parties fait se démultiplier bras et jambes dans des images aussi étranges qu’intimes, où la représen- tation du mouvement fait honneur et plus encore aux recherches obsessionnelles de Muybridge.Mise à part cette dernière qui, avec son petit côté XIXe siècle du modèle mis à nu dans l’atelier de l’artiste, donne libre cours à l’imaginaire, les photographies de Szilasi se distinguent surtout par leur qualité physique.Devant ces images inertes et quelque peu plaquées de parties de corps isolées, on s’en remet au PHOTO PAUL LITHERLAND bricolage qui leur a donné le jour.Car c’est bien la présence appuyée du travail de découpage, de tissage et de collage — avec bribes de papier collant en prime — qui donne à ces œuvres leur relief.Qui compense quelque peu pour l’objectivité peu fertile avec laquelle elles représentent le corps humain.Si on passe pour le contenu, la démarche plastique, elle, on l’attendra au prochain détour.Déréglés, les corps ! Découpé, étalé sur des lamelles, refondu et reconstruit, le corps est (encore!) au centre de toutes les préoccupations Banque d’œuvres et de données BARBARA MCGILL BALFOUR Galerie Optica 3981, boulevard Saint-lMurent ., Espace 501 Jusqu'au 25 mai JENNIFER COUËLLE Le corps, on y revient, et comment! Ad nauseam, diront certains.C’est qu’il y est.Les artistes n'ont de cesse de nous le rappeler.Si le théâtre en expose ces temps-ci la nudité, les arts visuels l’explorent et lé détraquent.Ils scrutent son dedans comme son dehors, pour en souligner, le plus souvent, sa vulnérabilité, et parfois, tout simplement, pour s’en approprier.Un peu comme pour s’assurer qu’il compte toujours pour quelque chose.Serait-il, lui aussi, en voie de disparition.à tout le moins, de mutation?A la galerie Optica, la Montréalaise Barbara McGill Balfour qui nous a déjà surpris avec sa combinaison en luffa et qui, plus récemment, a donné la vedette à l’univers des taches de rousseur, expose aujourd’hui des surfaces de chairs malades sous verre.Peu ragoûtant, vous direz?Il faut voir tout de même.Car les quelque cent lithographies recouvrant les surfaces entières d’autant de supports disposés au sol, pour la plupart, en groupes de quatre, cinq et six, interpellent néanmoins le regard.Surplombant cette installation qui s’avance en oblique à la grandeur de la galerie, il est difficile de ne pas céder à la tentation de se pencher, de voir de plus près ces estampes aux mouchetures potentiellement malignes qui, au-delà même de leurs références peu engageantes et plutôt tristes, se distinguent par la finesse ; et la précision de leur impression.Jouant les dermatologues, donc, on ; se promène entre ces lamelles microscopiques géantes pour observer taches et cellules aplaties aux | contours accentués, teintées ici de rose ou d’ocre et là de bleu ou, pis , encore, de noir.Mais, bon.Que le titre de cette installation — M Mélancolie et Mélanome — revendique discrètement et ¦étymologiquement les liens que nous ne connaissons que trop bien ¦entre le cancer et les états somatiques, psychologiques et affectifs du malade, n’est pas garant pour autant de la résonance de l’œuvre.Car | outre l’impact visuel de l’étendue de ‘sa présence dans la galerie, outre aussi la qualité impressionnante de Isa facture, on peut se demander à quoi cela rime de se faire artistiquement rappeler que le cancer de la peau existe.D’autant plus que la pré-; sentation de cette œuvre suggère qu’il est là quelque chose à contempler, sur laquelle on devrait méditer.Est-ce vraiment nécessaire?ANDREA SZILASI Galerie Vox 4060, boulevard Saint-Laurent Espace 110, Jusqu’au 26 mai \ A la galerie Vox, c’est le deux pour un avec les corps tissés de la Ia collection de la Banque ^d’œuvres d’art du ( onseil des arts du Canada sera bientôt disponible sur CD-Rom.Cet outil sera notamment utilisé pour la promotion du programme de location de la Banque.Il pourra également être consulté par les chercheurs et des étudiants.Des techniciens procèdent actuellement au codage numérique des quelque 18IHH) œuvres.Ia* CD-Rom sur la plus importante collection d’œuvres d’artistes contemporains du Canada devrait être disponible d’ici la fin de l’été.Par ailleurs, le projet pilote qui consiste à vérifier la possibilité d’étendre le programme de location des œuvres au secteur privé a déjà commencé à porter fruit.Une douzaine de nouveaux clients ont signé des contrats de locations pour une période de deux ans.Jusqu’à récemment, la location était réservée aux établissements publics ou parapu-blics du pays (écoles, ambassades, etc.).Un autre projet également à l’étude pourrait mener, d’ici la fin de.l’été, à la création d’un parc de sculptures sous la direction du Musée canadien des Civilisations.L’exposition permanente, à ciel ouvert, des œuvres en trois dimensions, serait installée dans la région de la capitale nationale.Rappelons que le Conseil des arts du Canada (CAC) a décidé de se dé-' partir de sa Banque d’œuvres ejf mars 1995.Le CAC est cependant Jiéi par bail, jusqu’en 1998, à un immense entrepôt d’Ottawa.Entre-temps, il a donc été décidé de maintenir le programme de location qui génère des recettes, de réduire les coûts d’opération de l’entreprise et de conserver en l’état la collection.Avec ces mesures, le déficit de fonctionnement annuel de la Banque est passé de plus de deux millions de dollars en 1994-1995, à moins de 450 000 dollars celte année.La Banque d’œuvres d’art du Conseil des arts du Canada a été mise sur pied en 1972.i ) AFFICHES CARTES Éi ENCADREMENTS ! LAMINAGES LITHOGRAPHIES sltj 5190 ST-LAURENÏ (COIN FAIRM0UNT) Tel.: 276-2872 Le Salon de L’Aquarelle 9 aii*19 mai l99Cs ; E ¦ ; S Centre Socioculturel de Brossard 7905, ave.San Francisco Heures d’ouverture du Salon Lun., mar., mer., 12 h à 19 h leu., ven., sam., 12 h à 21 h Dim.12 mai 12 h à 19 h Dim.19 mai 12 h à 17 h Dates des démonstrations des membres de la SCA 9-Jacques Hébert 10- Luigi Tiengo 11- Olivier Toupin 13- Débat 14- M.Domingue 15- Roland Palmaerts 16- Céline Charette 16- Barbara Simmon 17- Pierre Tougas 18- Nicole Foreman 19- Jeanne Doucet MICHEL-THOMAS TREMBLAY "Trace d emotion" jusqu’au 25 mai (M’iic BERNARD DESRC® IES 2125, rue Crescent, Montréal Tel.: 842-8648 Du mardi au vendredi de lOh à 17h30 * Samedi de lOh à 17h OUVERT LE DIMANCHE oMihüé MUSEE D’ART CONTEMPORAIN DE MONTREAL LOUISE BOURGEOIS DU 28 AVRIL AU 22 SEPTEM BRE 1996 sculptures st a l l a t i o de s si n s se libérer du passé c'est cammen-cer à Le devoir IIS.m SAIIU-CMMHRC «VIST.K0ITIÉH tÉUMIK ; (SM) 1*7-1212 R(Ttt ruCMIS-MTS mm 1er au 31 mai 199G 10 ARTISTES EN ATELIERS INTERNATIONAUX OUVERTS GRATUITEMENT AU PUBLIC AUTOUR DU MARCHÉ-CENTRE.5 EXPOSITIONS À TRAVERS LA VILLE : PIQUER DES COUVRE-PIEDS • LES VÊTEMENTS LITURGIQUES L'INDUSTRIE TEXTILE • DES TISSUS ET DES COIFFURES • TRAMES DE MÉMOIRE • ANIMATION SCOLAIRE • CONCERT CONFÉRENCES • COURTEPOINTE GÉANTE • FÊTES • JOURNÉES DE PERFECTIONNEMENT • PORTES OUVERTES Expression centre d’exposition de Saint-Hyacinthe (Édifice du Marché-centre) Tél.(514) 773-4209 Pour information : Bureau de tourisme 1 800 849-7276 Nous remercions les organismes suivants pour leur soutien financier : Conseil des Arts du Canada, Conseil de la culture de Saint-Hyacinthe, Fonds Jean A.Chalmers.Patrimoine canadien.Québec, ministère des Affaires municipales, ministère de la culture et des communications.Sidac centre-ville.Société montérégienne de développement.Ville de Saint-Hyacinthe. I) M A X ( I) K V 0 I II S A M I M A I II li li LA SOIREE DU HOCKEY Us Rangers de New York sont à Pittsburgh Radio-Canada, 19h30 £ Mi ~ Af.^ * nq uV'' PADLE DES RIVIÈRES UN CANADIEN A MOSCOU U journaliste Jacques Bissonnet poursuit sa série sur la vie des gens à Moscou.Très intéressant.Ce soir, il s'intéresse à la mafia russe et au phénomène des bandes en Russie.Il y a, à Moscou, entre trois et cinq meurtres par jour.RDI, 19h30 PERDU DE VUE Jacques Pradel tente d'aider des gens qui ont perdu de vue un être cher en ne reculant devant rien pour les retrouver.L'émission est très controversée parce que l'équipe de télévision joue ni plus ni moins à la police: tant pis si la personne disparue n'a pas envie de revoir son «être cher».TV5, 19h30 o es æ I6JCSO ?DIDŒB CD Perfecto eu (e) m Québec Actualités O Jardin d'aujourd'hui Jardin d'aujourd'hui O Impact Branché Le Téléjournal Raison Passion (18:20) Olympica Hockey / Rangers - Penguins Le Téléjournal Nouvelles du sport (22:20) Cinéma/UNE PAUSE.QUATRE SOUPIRS (4) avec Phoebe Cates, Bridget Fonda (22:50) OGDGH nom DU m3 ül (40) Vidéo rock détente CB Agenda Interactif CB Le Championnat des quilles Fleurs et Jardins Le TVA Cinéma/LABYRINTHE (3) avec Jennifer Connelly, David Bowie Cinéma / FREEJACK (5) avec Emilio Estevez, Mick Jagger Le TVA/TVA Sports/ Loteries (23:44) / Pub (23:58) 3DGz)(M) (30) (46) Garfield et ses amis As-tu vu ça?Les Nouvelles Aventures de Skippy Snoopy Omni Science Droit de parole/Augmenter la rénumération des chirurgiens cardiaques?Janette.tout court/ Comment dire non Cinéma /L'ASSASSIN HABITE AU 21 (4) avec Pierre Fresnay, Suzy Delair Points de vue (22:32) CIJGJŒ® FTi)(35](49l Pub Passion plein air Gr.Journal (2) Hebdo Sp.(17:40) Cinéma/CAUCHEMAR (6) avec Victoria Principal, Paul Sorvino Sonia Benezra / Noir Silence.Isabelle Vaudelle, François Léveillée, Michel Lauke.Guy Bélanger Cinéma/CANDYMAN: LE SPECTRE MALÉFIQUE (4) avec Virginia Madsen, Tony Todd Le Grand Journal (23:07) Passion plein air(23:37) 0O æ Diving News Busy Bodies Hockey / Rangers - Penguins Hockey / Blackhawks - Avalanche Personal Best HR 01 CD Agricultural.Babylon 5 Newsline Régional.Wheel of.E.Now Dr.Quinn, Medicine Woman The Show Home Court Lonesome Dove CTV News Nightline Red Green Championship Wrestling Puise Country Prof.Star Trek: Deep Space Nine Star Trek: Voyager Puise CB £3 (22) Wide World of Sports News ABC News Wheel of.Jeopardy! Before They Were Stars I Cinéma/CITY SLICKERS (4; ownn Dalit# Pniolnl Hnninl Olm I News Tales from.Olympic Gold Murphy Brown aveu tJiny uiyoiai, uaiuci oicm Hard Copy ABC News Home Videos Star Trek: Deep Space Nine Baywatch CB m McDonald's LPGA Championship (16:00) News CBS News Entertainment this Week Dr.Quinn, Medicine Woman Touched by an Angel Walker, Texas Ranger News Hercules Wheel of.Jeopardy! Pub (23:35) CB CDD Basketball NBA / Demi-finales / Bulls -Knicks; Spurs - Jazz (12:30) NBC News Home Improv.Mad About You Cinéma / PRETTY WOMAN ( avec Julia Roberts, Richard ( 5) jere Saturday Night Live Inside Edition Siskel & Ebert 60 (57) Marcia Adams Best of Kerr Frug.Gourmet Lawrence Welk Show Austin City Limits Keeping Up.Waiting for.Pole to Pole Cinéma / 0RDET (1 ) avec Henrik Malberg, Preben Lerdorff Rye Malone Washington Wall Street .Previews Inside Albany The Editors McLaughlin.R.Perrin Keeping Up.As Time Goes Mr.Bean Red Dwarf Austin City Limits Cinéma CB m Batman &.Bugs Bunny & Tweety Show Focus Ontario/Budget ‘96 Myster.Island Chris Cross Ready or Not Red Green Jag Murder, She Wrote Global News Saturday Night Polka Dot.Today's Spec.I Wildside Pumped! McManus National Geographic Cinéma/MY MAN GODFREY (3) i avec W.Powell Conver.(21:40) Cinéma / TWENTIETH CENTURY (4) (22:05) Conver.(23:35) (fs® Hockey LHJMQ / Coupe Memorial (16:00) NHL Palyoff Baseball/Astros - Expos Sportsdesk (BÜ Sports 30 Baseball / Astros - Expos Sport Gillette Sports 30 Superstars ®D 30 Millions.Journal suisse Visions/Gour.Thalassa Journal FR2 Perdu de vue Aura tout vu! Bon Week-end Journal belge Croisette / Vis.(23:10) / Géo.(23:25) (BD Ma sorcière.Radio Enfer Studio Techno Pacifique Sud/Studio(18:45) Mégabogues Ciel d’Afrique (ME Musique vidéo (13:00) VoxPop Perfecto Fax Cimetière CD ConcertPlus/Bob Marley Bouge de là BlackOut (MM) VideoF.(14:30) SuperHitVideo R.S.V.P.The Tube Spotlight Start Me Up Big Ticket / Bob Marley / VideoFlow (22:45) The Tube Spotlight (S) Fièvre.(15:30) Maverick (17:05) La Petite Princesse (19:15) Marée rouge Loup 0V) Yogi Bear Rocko's Life Spider-Man Squawk Box Captain Power Goosebumps I Are You Afraid I Video &.Cinéma/THE SECRET GARDEN avec K.Maberly, H.Prowse Super Dave.Dog House (TVD La Bande.Jeux Safari Miroir, Miroir Watatatow (M) Bul.de santé Aujourd'hui I Bulletin jeunes Box-office Griffe Monde ce soir Cdn Moscou | Reportages / Visas .strip-tease Le Téléjournal Scully renc.Enjeux / Pas de cochon.cour Éd.Week-end Branché CB Services.(16:00) Grands Crimes du XXe siècle Samedi de rire Ray Bradbury Le Goût du monde Biographies: Carlos Gardel Voyage au pays de l'homme En rappel: Robert Charlebois Navarro/Le Bal des Gringos | Uï r ^ * IU f * 4fÀ i ^ 4 H U O' PAULE DES RIVIÈRES SOUS LA COUVERTURE Le journaliste Michel Vastel parle de son livre sur Lucien Bouchard; Pierre Assouline parle, de Paris, du livre «Lila dit ça», qui défraie la chronique littéraire française; Georges-Hébert Germain commente le livre de Trevor Ferguson, «La Vie aventureuse et drôle de moineau».Radio-Canada, 16h MERE En reprise, un document très émouvant sur une mère de famille de 50 ans qui décide d’entrer dans un monastère de carmélites.TQS, 18h DECOUVERTE Un nouveau départ pour Marc Gameau, qui retourne dans l’espace 12 ans plus tard; aussi la saga du moteur-roue d’Hydro-Québec.Radio-Canada, 18hl5 MOZART AU JAPON Un documentaire sur la jeune pianiste Mitsuko Uchida qui a stupéfié le monde musical par sa virtuosité dans l’interprétation des concertos de Mozart.Radio-Québec, 20h BOUILLON DE CULTURE Thème de la soirée: François Mitterrand, vivant et posthume.Bernard Pivot reçoit deux journalistes, Jean-Marie Colombiani et Franz-Olivier Giesbert.TV5, 20h30 mum SEMIS BUSES OdDCD CD CEO CE CO d?) CD Sous la couverture (16:00) Vie cachée du golfe Saint-Laurent Le Téléjournal Découverte (18:15) Surprise sur prise / Spécial La Petite Vie Cinéma / MOUVEMENTS DU DÉSIR (5) avec Valérie Kaprisky, Jean-François Pichette Le Téléjournal (22:25) Le Point (22:45) Nouvelles du sport (23:08) Cinéuia/QUE LA FETE COMMENCE (3) avec Philippe Noiret, Jean Rochefort (23:40) 003(13 0003 CQ OB SD SB Les Ailes de la mode 53 Interactif Vins et Fromages Automag Plus 53 Festival western St-Quentin Le TVA Chacun son tour Drôle de vidéo Cinéma / UN PRINCE À NEW YORK (5) avec Eddie Murphy, Arsenio Hall Le.TVA / L'Evénement (22:48) Loteries / TVA Sports (23:09) Complètement marteau (23:35) 05)07] 04) (3® (46) Cinéma/CATHY ET LES EXTRA-TERRESTRES (4) Dessins animés (16:00) Albert, le 5e mousquetaire Zap Les Animaux de toutes les Russies Vivement dimanche! / Mozart au Japon Plaisir de lire (21:05) Cinéma/CHEB (4) avec Mourad Vounaas, Nozha Khouadra (21:35) Baptême de mer (23:07) 0114)06) 0i)(35)(49) Pub Pas si bête que ça! Le Grand Journal Mère Arcand / Mario Lirette Taxi L'Heure JMP Cinéma/JAMAIS SANS MA FILLE (4) avec Sally Field, Alfred Molina Le Grand Journal oo œ Hockey / Blues - Red Wings (15:00) Magical World of Disney Rita & Friends Cinéma /A BRIDE'S TEARS i avec Tu Huai Qing, ChenJie (5) Sunday Report Venture (22:56) / Nation’s (23:25) Sunday Night CBC News 0301 CD Wine, Cheese Mom’s Dream Comes True Newsline Family Play.Funniest Home Videos The New Adventures of Superman Cinéma/SLEEPLESS IN SEATTLE (4) avec Tom Hanks, Meg Ryan CTV News (23:08) Ngtline (23:38) Puise (23:38) Country Prof.I Automag Plus 1 FT Fashion TV Pulse Travel, Travel CD £3 (22) Byron Nelson Classic Golf (16:00) News ABC News The New Adventures of Superman / Dernière Mini Série / Dead Man's Walk News Pub E.T.Weekend ABC News Home Videos Star Trek: The Next Generation) 03 (8) LPGA Championship (15:00) CBS News M*A*S*H 60 Minutes Murder, She Wrote Cinéma/SLEEPLESS IN SEATTLE (4) avec Tom Hanks, Meg Ryan News!.(23:07) Sein./.(23:22) News (23:07) Pub (23:42) News CBS News 03 0® Basketball NBA / Demi-finales / Magic - Hawks; Supersonic - Oilers; Bulls - Knicks (12:00) Cinéma /A FEW GOOD MEN (4) avec Tom Cruise, Demi Moore Sightings News Extra (23:35) 60 (57) Adam Smith Olympica Skeleton Coast Safari Wild America Naturescene Nature Signs and Wonders (1/2) A Mind to Murder Burt Wolf Victory Garden First Edition Ghostwriter Hour All Creatures Great & Small Otello Pavarotti.[Cinéma/ALL MY SONS (4) | 03 æ Tales of.Bugs & Tweety Show News Sportsline 60 Minutes Murder, She Wrote Married.with Children Partners .Were Stars Global News Sportsline Battlef (16:00) Imagineland Press Gang Inq.Minds Cinéma/THE MAGNIFICENT AMBERSONS (2) Heartbeat / Turn of the Tide Inside the Line The Best of Studio 2 Allan Gregg View from.JsE Hockey Coupe Memorial / LHJMQ - OHL (16 00) NHL Playoff 1996 Royal Bank Cup Rinkside Sportsdesk Ids Sports 30 Hockey Junior A / Coupe Banque Royale Indy Lights 96 Sports 30 Mag.olymp.| 01 Monde (1530) Journal suisse Visions/Gour.L'École des fans / Serge Lama Journal FR2 Faut pas rêver Bouillon de culture 17 sur 7 (21:40) Journal beige Croisette/Vis.(23:10) /Pul.(2325)| HE Ma sorcière.petite peste Covington.Animalement Max Glick Marshall et.Salty (ME M.V.(14:00) Flashback Fax Box-office Special Collective Soul Musique vidéo [VJ invité / Mado Musique vidéo mm VideoFlow R.S.V.P.Combat des Clips Rock & Roll Mojo Working MuchMusic Countdown MuchEast SE Bons Baisers de France (1620) Loin des yeux, près du coeur (1815) L'Homme de la maison Vrai Mensonge (2i 40) 0?Snowy (1600) Woodpecker Garfield and.Hamster Rupert Ripper SmallTalk Anti-Gravity I Hypemauts Felix the Cat | Rough Guide Streetnoise Dog House (TvT.Jeux Safari Miroir.Miroir Watatatow (ML Rédacteurs.Aujourdhui Bulletin jeunes Accent franco.O ka Monde ce soir Griffe Reportages/ épousessonétiques LeTélétoumal Scully RDI (Entrée des.|Horizons.Éd Week-end ! .Pacifique 5 Voyage (1600) En rappel: Robert Charlebois Objectif Aventure Têtes d affiche: John Wayne Services secrets (4/4) Jazz: 100 Ans de jazz / M.Nasdmento et W.Shorter Cinéma /LE TEMPS DE.(3) CINEMA AU PETIT ÉCRAN LABYRINTHE* (3) (Labyrinth) G.-B.1986.Conte de J.Henson avec Jennifer Connelly, David Bowie et Toby Froud.Une adolescente retrouvera son petit frère si elle parvient à traverser en temps voulu le labyrinthe qui mène au château du roi des lutins.TVA18h30 -»- L'ASSASSIN HABITE AU 21 (4) Fr.1942.Drame policier de H.-G.Clouzot avec Pierre Fresnay, Suzy Delair et Pierre Larquey.Un policier recherche un assassin dans une pension de famille.RQ 21h -+- CANDYMAN: LE SPECTRE MALÉFIQUE (4) (Candyman) É.-U.1992.Drame fantastique de B.Rose avec Virginia Madsen, Tony Todd et Xander Berkeley.Une jeune anthropologue enquête sur un meurtre qu’une croyance populaire attribue à un être maléfique.TQS 21h -*- UNE PAUSE.QUATRE SOUPIRS (4) (Bodies, Rest & Motion) É.-U.1993.Comédie dramatique de M.Steinberg avec Phoebe Cates, Bridget Fonda et Tim Roth.Lorsqu’elle découvre que son compagnon a quitté la ville, une jeune femme trouve réconfort datis les bras d’un peintre en bâtiment.SRC 22h50 CINÉMA JAMAIS SANS MA FILLE (4) (Not Without My Daughter) É.-U.1990.Drame de mœurs de B.Gilbert avec Sally Field, Alfred Molina et Sheila Rosenthal.L’épouse et la fille d’un médecin musulman installé aux États-Unis sont retenues contre leur gré en Iran.TQS 21h -?- CHEB (4) Fr.1991.Drame social de R.Bouchareb avec Mourad Vounaas, Nozha Khouadra et Pierre-Loup Rajot.Expulsé de France par décision judiciaire, un jeune beurse retrouve en Algérie où il a du mal à s’adapter à ses nouvelles conditions de vie.RQ 21h35 -?- QUE LA FÊTE COMMENCE (3) Fr.1974.Drame historique de B.Tavernier avec Philippe Noiret, Jean Rochefort et Jean-Pierre Marielle.En 1719, l’abbé Dubois, conseiller du régent Philippe d'Orléans, profite d’une insurrection pour arriver à ses fins.SRC 23h20 -?- COUSINS (4) É.-U.1989.Comédie de mœurs de J.Schumacher avec Ted Dansnn.Isabella Rossellini et William Petersen.À l’occasion du remariage de sa mère, une femme mariée engage des liens d’affection avec un cousin par alliance.TQS minuit (1) Chef-4'etncre (2) Excellent (3) Tris bon (41 Bon (5) Passable (61 Hiüocre (7) Sfnatie I.K I) K V (» I H .I.K A M K I) I II K T l> I M A N ( Il K I 2 M Al I II II (I AGENDA CULTUREL CINÉMA ATWATER: Place Alexls-Nlhon (935-4246) - Barb Wire (v a ) 13h, 15IH5, 17h25.19h30.21h45 - The Quasi Tous les lours 13h05, 15h05.17h05, 19h05.21h20 -Sunset Park Tous les jours 13h, 15h10.17h15.19h20, 2IH30 BERRI: 1280 rue St-Denis (288-2115) — Tornade Tous les lours 13h40, 16h15, 19h, 21h35 — Barb Wire (v.t.) Tous les lours 13h30, 15h35, 17h35, 19h40, 21h45 — Magie noire Tous les jours 131:45,16h10.19h05.21h25 - Le conquête du dragon d'or Tous les jours 13h30.151)30,17h30,19h30.21 h30 — La vérité sur les chats et les chiens Tous les {ours 131:40, 16h15.19h15, 21h45.jei/.I3h40,16h15,21h45 BOUCHERVILLE: 20 bout de Mortagne (449-6404) — Tornade sam.dim.mar.mer.12h45,15h, 17h15,19h30, 21h40, ven.lun jeu.19h30, 21h40 — Twister sam.dim.mar.mer.12h55.15h15, 17h30,19h35, 21h50, ven.lun.jeu.19h35, 21 h50 — Magie noire sam.dim.mar.mer.131130,15h30,17h35,19h45,21h55, ven.lun.jeu, 19h45, 21h55 — Barb Wire (v.l.) sam.dim.mar.mer.131)25, 151i25.171)25,19h40, 21h35, ven.lun.jeu.19h40, 211)35 — Obsession mortelle sam.dim.mar.mer.13h10, 15h10,17h05,19h, 21 h15, ven.lun.jeu.19h, 21h15 — La conquête du dragon d'or sam.dim.mar.mer.13h20, 15020,17h20,19h20, 211)30.ven.lun.jeu.19h20,21h30 — La vérité sur les chais et les chiens sam.dim.mar.mer.13h, 15h05, 17h10.19h15, 21h20, ven.lun.jeu.19h15, 21h20 — L'oreille d'un sourd sam.dim.mar.mer.13ti35.19h10, ven.lun.jeu.19h10 — The Quest sam.dim.mar.mer.15h35, 21h10, ven.lun.jeu.21h10 — Mme Winterbourne sam.dim.mar.mer.13h45.16h, 19h05,21h25, ven.lun.jeu.19h05, 21h25 — La dernière marche sam.dim.mar.mer.13h50.16h15, 19h25, 21h45, ven.lun.jeu.19h25, 21h45 BR0SSARD: 2150 Lapinière, Mail Champlain (465-5906) — Mme Winterbourne sam.dim.mar.mer.15h30, 19h40, ven.lun.jeu.19h40 — Barb Wire (v.l.) sam.dim.mar.mer.131)25, 171)30, 21h40, ven.lun.jeu.21h40 — The Truth About Cals and Oogs sam.dim.mar.mer.131)40,15h40,17h35,19h35, 21h40, ven.lun.jeu.191)35, 21li40 — The Quest sam.dim.mar.mer.13h15,15h15, 17h15,19h15,21h15, ven.lun.jeu.19h15,21h15 -— Barb Wire (v.a.) sam.dim.mar.mer.13h, 15h05, 17h05, 19h10, 21 h20, ven.lun.jeu.19h10, 21h20 — The Great White Hype sam.dim.mar.mer.13h20, 15h25,17h20.19h30, 21h25, ven.lun.jeu.19h30, 21h25 — The Cratl sam.dim.mar.mer.13h10,15h20,17h20,19h25,21h35, ven.lun.jeu.19h25, 21 h35 — Magie noire sam.dim.mar.mer.13h05,15h10, 17h10, 19h20, 21h30, ven.lun.jeu.191)20,21 h30 CARREFOUR DU NORD: 900 boul.Grignon (436-4525) — Ed (v.l.) sam.dim.13h, 15h, 17h, sem.aucune représentation — Tornade Tous les soirs 19h, 21h30 — Tornade sam.dim.13h, 16h, 19h, 21 h30, sem.19h, 21h30 — La conquête du dragon d’or sam.dim.131), 15h, 17h, 19h, 21h, sem.19h, 21 h — Magie noire sam.dim.13h, 15h, 17h, 19h, 21h10, sem.19h, 21h10 — Barb Wire (v.t.) sam.dim.13h, 19h, sem.19h — Terreur extrême sam.dim.16h, 21 h, sem.21h — La dernière danse sam.dim.13h, 16h, 19h, 21h20, sem.19h, 21h20 CARREFOUR LAVAL: 2330 Le Carrefour (688-3684) — L'oreille d'un sourd sam.dim.mar.mer.13h45,16h15.19h05, 21h15, ven.lun.jeu.19h05, 21h15 — La vérité sur les chats et les chiens sam.dim.mar.mer.13h35, 15h35,17h35,19h35, 21h35, ven.lun.jeu.19h35, 21h35 — Magie noire sam.dim.mar.mer.13h30, 15h30, 17h30,19h30, 21h30, ven.lun.jeu.19h30,21h30 — Barb Wire (v.a.) sam.dim.mar.mer.13ti35, 15h35, 17h35, 19h35, 21 h35, ven.lun.jeu.191)35, 21 h35 — The Quest sam.dim.mar.mer.13h30,15h30,17h30,19h30,21h30, ven.lun.jeu.19h30, 21 h30 — Tornade sam.dim.mar.mer.13h40.16h20,19h, 21h20, ven.lun.jeu.19h, 21h20 CENTRE EATON: 705 Ste-Catherine Ouest (985-5730) — Twister 14h, 16h45, 19h30, 22h15, ven.sam.24h45 — Twister 12h, 14h30,17h15, 20h, 22h45 - James & The Giant Peach 12h45, 14h40, 17h - The Birdcage 19h, 211:30, ven.sam.24h — Pallbearer 13h05, 15h10, 17h20, 19h20, 21 h40, sam.dim.15h10, 17h20, 19h20, 21 h40, ven.sam.23h45 — Juman|l (v.l.) sam.dim.12h30 — Jumanji sam.dim.12h30 — Celluloid Closet 12h10, 14h35, 16h55, 19h10, 21h50, sam.dim.14h35, 16h55,19h10, 21h50 — Mulholland Falls 12h30,14h50, 17h10,19h35,22h, ven.sam.24h15 CINÉMA ANGRIGN0N: 7077 boul.Newman, Lasalle (366-2463) — Le porteur 131)10, 16h, 19h10, 21h25, sam.dim.16h, 19h10, 21h25, lun.jeu.19h10, 21h25 — Jumanji (v.t.) sam.dim.13h10 — Last Dance 13h15, 15h40.18h50, 21 hi5, lun.jeu.18h50, 21h15 — Oliver & Compagnie ven.sam.dim.mar.mer.131)20,151)45 — La dernière danse 18h55, 21 h20 — Pallbearer 13h, 16h30, 19h20, sam.dim.16h30, 19h20, lun.jeu.19h20 — Jumanji (v.l.) sam.dim.13h — Mulliulland Falls 21 h30 — Ullver & Company ven.sam.dim.mar.mer.13h45, 15h55 — Primal Fear 19h15, 22h — James & The Giant Peach ven.sam.dim.mar.mer.13h50, 17h — Terreur extrême 191)05, 22h05 — Twister 14h, 16h45, 19h30, 22h15, lun.jeu.19h30, 22h15 — Twister 13ti30, 16h15, 19h, 21h45, lun.jeu.19h, 21h45 CINÉPLEX CENTRE-VILLE: 2001 rue Université (849-3456) — Le bonheur est dans le pré sam.dim.mar.mer.13h30, 16h30, 19h, 21h20, ven.lun.jeu.19h, 21h20 — Barb Wire (v.l.) sam.dim.mar.mer.131), 17h25, 21 h40, ven.lun.jeu.17h25, 21h40 — Starmaker Tous les jours 15h, 19h20 — Bullet to Beijing sam.dim.mar.mer.13h, 16h, 18h45, 21 h20, ven.lun.jeu.16h, 18h45, 21h20 — Ascenseur pour l’échafaud sam.dim.mar.mer.13h15.15h15,17h15, 19h15, 21h15, ven.lun.jeu.15h15,17h15, 19h15, 21h15 — La dernière marche sam.dim.mar.mer.131), 15h45, 18h45, 211)15, ven.lun.jeu.15ti45, 181)45, 21 hi 5 — Richard III (v.a.) sam.dim.mar.mer.13h, 15h10, 17h20, 19h30, 21h35, ven.lun.jeu.15h10, 17h20, 19h30, 21 h35 — Underground sam.dim.mar.mer.13h30,17h, 20h, ven.lun.jeu.17h, 20h — Tornade sam.dim.mar.mer.13h, 16h, 19h, 21 h30, ven.lun.jeu.16h, 19h, 21 h30 — Nelly & M.Arnaud sam.dim.mar.mer.13h30,16IU5,19h.21h15, ven.lun.jeu.16h15,19h, 211)15 COMPLEXE DESJARDINS: 1 Place Desjardins (288-3141) — Les silences des palais Tous les jours 13h30,16h05, 18h45, 21 hi0 — Par delà des nuages Tous les jours 131145,16h20, 19h, 21h25 — Les Grands Ducs Tous les jours 13h30, 15h30, 17h30, 19h30, 21h30 - L'oreille d'un sourd Tous les jours 13h30, 15h30, 17h30, 19h30, ] 21 h30, jeu.13h30,15h30,17h30,21h30 CRÉMAZIE: 8610 St-Denis (388-4210) — Tornade sam.dim.14h, 16h30,19h, 21h30, sem.19h, 21h30 DAUPHIN: 2396 Beaubien Est (721-6060) - La dernière danse sam.dim.13h55, 16h05, 19h, 21h05, sem.19h, 21 h05 — Le comment et le pourquoi sam.dim.14h, 151)50,171)40,19h30, 21h20, sem.191)30,211)20 DÉCARIE: 6900 bout.Décarie (849-3456) — Dead Man Walking dim.14h, 161)30,191), 21h25 — sam.sem.191), 211)25 — James and The Giant Peach dim.14h10,161), I 17h45,191)30, sem.sem.191)30 — The Substltuale Tous I les soirs 21 h35 D0RVAL: 260 Dorval (631-8586) — Twister 19h, 21h45, sam.dim.131)30 161)15,191), 211)45 — The Quest 191)30, 21h30, sam.dim.131), 16h, 19h30, 211)30 - Bullet to Beijing 191)15.sam.dim.131)15.161)30, 191)15 — Barb Wire 221)15 — Last Dance 191)45,221).sam.dim.131)45, I 16h45,19h45.22h ÉGYPTIEN: 1455 Peel (843-3112) — The Craft Tous les jours 14h10, 16h30, 19h.21h25 — Dead Man Walking Tous les jours 14h.16h30.19h, 21h30 — Jane Eyre (v.a.) Tous les jours 14h05.16h25,19h05,21h30 FAMOUS PLAYERS GREENFIELD PARK: 993 boul.Taschereau (672-2375) — Terreur extrême 131)20, 161), 181)50.21h30, lun.jeu.181)50.21h30 — Twister 131)30, 16M5,19h, 21 h45, lun.jeu.191), 211)45 — Jumanji (v.t.) sam.dim.131) — Primal Fear 13h30.161)10.18h55.21h35, sam.dim.16h10.181)55.21h35, lun.jeu.18h55.21 h35 — Last Dance 131).15h20, 191)10, 21h20 — Twister 14h, 16h45.19h30,22h15, lun.jeu.191)30.22h15 — Oliver & Compagnie ven.sam.dim.mar.mer.121)55.14h50.16h40 - Mulholland Falls 191)20.211)40 — La ! dernière danse 131)05.151)25, 191)05, 211)15.lun.jeu.19h05,21l)15 FAMOUS PLAYERS POINTE-CLAIRE: 185 Hymus (697-8095) — Last Dance 14M0.161)30, 191)35.221), ven.sam 24h15.lun mer jeu.191)35.22h - Kids in the Hall: Brain Candy ven sam dim mar.160 — Mulholland Falls 13h20, 19h20.21055.ven.sam.24h10, lun.mer.jeu.191)20, 21h55 — Pallbearer 19025.21040.ven.sam.23050 — Oliver & Company ven.sam dim.mar.13040, 15035.17035 — Twister 13030.16015.190,21045.ven.sam 24025.lun mer jeu 190.21045 — Jumanji sam dtm 130 — Primal Fear 19010.21050.ven.mar 13050.ven sam 24030 — James 6 The Giant Peach ven.sam.¦ Urn.mar 13015.15h15.17015 - The Birteaoe 19005.'’1035.ven sam.240 — Twister 140.16045.19030.faubourg STE-CATHERINE: 1616 Ste-CatOenne Ouest (932-2230) — The Troth About Cats and Dogs Tous les I routs 13h 15005.17015.19020.21030 — The Great GALERIES LAVAL: 1545 boul Le Corbusier (849-3456) — Les Grands Dues sam.dim.mar.mer 13h10, 15010, 17h10,19010, 21010, ven.lun.jeu.19010.21010 — Obsession mortelle sam.dim mar mer.130.150, 170, 190, 21h.ven lun jeu 19h, 210 — La conquête du dragon d or sam.dim mar.mer 130,150.17b, 19h, 21h, ven lun.ieu.19h, 210 — The Cratl sam.dim mar, mer, 121)50,14h55,17005.19020.21h30.ven.lun.jeu.19020, 211)30 — The Truth Aboul Cals and Dogs sam.dim.mar mer, 12050, 14055,17h05.19020.21030, ven, lun.|eu.191)20, 21h30 — The Great White Hype sam.dim.mar, mer.13010,15010,17h10, 19010.21010, ven.lun.jeu.191)10,21010 — Mme Winterbourne sam.dim mar.mer.13030,161:30,19h05,21020, ven.lun.jeu.191)05,21h20 — Astérix el les Indiens sam.dim.mar.mer.13015, 15h15,17015, ven.lun.jeu.aucune représentation — Barb Wire (v.l.) Tous les soirs 19015,21h20 GREENFIELD PARK: 519 Taschereau (671-6129) -Broken Arrow 19015, 21h40, sam.dim.14h, 19015, 21h40 - City Hall 19h, 21015, sam.dim.141)15, 19h.21015 - Nick ot Time 19h30.21h30, sam.dim.14030, 19030,21h30 LANGEUER: 7305 Langelier (255-5482) - Obsession mortelle sam.dim.13h, 17h, 191)10.21h15, sem.19010, 21h15.ven.sam.23010 — L'oreille d'un sourd sam.dim.150, 190, sem.19h — Barb Wire (v.l.) sam.dim.130, 151).170, 21h10, sem.21010, ven.sam.231)10 — La vérité sur les chats et les chiens sam.dim.13020, 15h20, 17h20, 19020, 21h20, sem.19h20, 21020, ven.sam.23h20 — La conquête du dragon d'or sam.dim.131)10,15IU0,17010,19h10,21h10, sam.191)10,21h10, ven.sam.23010 — Magie noire sam.dim.13h05,15hü5, 17h05, 191)05, 21 h05, sem.19h05, 21h05, ven.sam.231)05 - Tornade sam.dim.13010, 151)30, 191)10.21h30, sem.19h10,21h30, ven.sam.23045 LAVAL: 1600 Le Corbusier (688-7776) - Oliver 8 Compagnie 131)10.151).16050 — Executive Decision 181)50, 21h35 - Twister 14h, 16h45, 19h30, 221)15 -La dernière danse 13h45.16030, 19015, 211)25, ven.sam.23h40 — Twister 13030, 16h15, 19h, 21h45 — Twister 13h30, 16h15, 190, 21h45, ven.sam.24020 -Le porteur 14h10,16h35,19IU0, 21020, ven.sam.23h30 — Last Dance 19020, 22h, sam.dim.13h30, 151)40, 191)20, 220, ven.sam.24h05 — Kids in the Hall: Brain Candy sam.dim.161)20 — Mulholland Falls 191)30, 21h50, sam.dim.131)50,19h30, 21h50, ven.sam.24h — Jumanji (v.l.) sam.dim.13h — Les chutes Mulholland 19M0,21h35, sam.dim.161)40,191)10, 211)35, ven.sam.23h45 — Pallbearer 191)15, 21 h25 — James & The Giant Peach sam.dim.13h05,15h20,171)10 — Jumanji sam.dim.13h — Primal Fear 13015, 151)55, 19h05, 21h45.sam.dim.15h55,19005, 21045, ven.sam.24020 — Terreur extrême 131)20, 16h, 190, 211)40, ven.sam.24IU5 UVAL 2000: 3195 St-Martin Est (687-5207) - Tornade sam.dim.14h, 161)35,19IU5, 21h40, sem.191)15,21h40 — La conquête du dragon d’or sam.dim.141)15,16020.19005.211) 10, sem.19h05,21h10 LOEW’S: 954 Ste-Catherine Ouest (861-7437) - Twister 131)30, 16h15, 19h, 211)45, ven.sam.24020 - The Monster 13h, 151)05, 17h30, 191)30, 21 h30, ven.sam.231)20 - Last Dance 12h30.141)45, 17h10,19035, 221), ven.sam.24h15 — Antonia's Line 121)45, 151), 17h15, 19h25, 21040, ven.sam.23h55 — Primal Fear 13h15, 19010, 211)50, ven.sam.241)30.lun.131)15, 211)50 — Kids In the Hall: Brain Candy 161) L0NGUEUIL: 825 St-Laurent Ouest, Centre Commercial (679-7451) — Tornade sam.dim.13030, 16h, 19h, 21h30, sem.191), 21h30 — La conquête du dragon d'or sam.dim.13h45, 16h15, 19h15, 21h25, sem.19h15, 211)25 PAUCE: 698 Ste-Catherine Ouest (866-6991) — City Hall 121)20,141)50,171)10,191)30, 21h50, ven.sam.24015 — Diabolique 12h40, 151), 171)15, 19h45, 22h, ven.sam.241)20 - Broken Arrow 12h, 14h20, 161)30, 19h20, 21 h40, ven.sam.24h05 — Screamers 12h30, 14h45, 17h, 19h15, 21 h30, ven.sam.231)45 — Nick ot Time 121)50, 15h10, 17h05, 19h10, 21h20, ven.sam.24h — Jumanji 12h10, 14h30, 16050, 19h, 21h10, ven.sam.23h25 PARISIEN: 480 Ste-Catherine Ouest (866-3856) - Oliver & Compagnie 12h30, 14h45, 16h45 — Les chutes Mulholland 19h, 21h20 — Le (acteur 121)25 141)50, 17h10, 19h35, 21h55 — Terreur extrême 130, 15h50, 18h50, 211)25 — La dernière danse 12h15, 14h35,17h, 19h30, 21050 — L'entant noir 121)20, 141)30, 161)50, 19IU5, 211)30 — Le monstre 12h45, 15h, 17h20,19025, 21h40 — Le porteur12h40,14h55,17h15,19h20,21h35 PLAZA CÔTE DES NEIGES: 6700 Côte-des-Neiges (849-3456) — The Quest sam.dim.mar.mer.13h45, 16h, 19h15, 21h20, ven.lun.jeu.191)15,21 h20 — Primal Fear sam.dim.mar.mer.13h35,16h15,19h, 211)30, ven.lun.jeu.191), 211)30 — The Great White Hype sam.dim.mar.mer.13h30, 16010, 19h20, 211)20, ven.lun.jeu.19h20, 21020 — Barb Wire (v.a.) sam.dim.mar.mer.13h45, 161)10,19h05.21h15, ven.lun.jeu.19h05, 21h15 — The Truth About Cats and Dogs sam.dim.mar.mer.131)40, 16h, 19h05, 211)15, ven.lun.jeu.191)05, 211)15 — Twister sam.dim.mar.mer.13h40, 161)25, 191), 21030, ven.lun.jeu.19h, 21h30 — The Birdcage sam.dim.mar.mer.13h30, 161)30, 191)05, 211)25, ven.lun.jeu.19h05, 21 h25 POINTE-CLAIRE: 6341 Route Transcanadienne (630-7286) — Barb Wire (v.a.) sam.dim.mar.mer.14h, 16030, 19IU5, 21IH5, ven.jeu.19h15, 21h15, lun.21h15 — The Great White Hype sam.dim.mar.mer.14h15, 16h45, 19h, 21 h, ven.jeu.19h, 21h, lun.21 h — The Quest sam.dim.mar.mer.131)45, 16h20, 19h10, 21 h20, ven.jeu.191)10, 211)20, lun.21 h20 — The Cratt sam.dim.mar.mer.131), 15h05, 17h10, 19h20, 21h30, ven.jeu.191)20, 21 h30, lun.211)30 — The Trulh Aboul Cats and Dogs sam.dim.mar.mer.131)10.15h10,17h10,19h15,211)25, ven.jeu.19h15, 211)25, lun.21h25 — Sunset Park sam.dim.mar.mer.13h30.161)15,19h, 21 h15, ven.jeu.19h, 21h15, lun.aucune représentation STE-THÉRÈSE: 300 rue Sicard (979-3866) - Barb Wire (v.t.) sam.dim.13h, 15h, 17h, 21h10, sem.21h10, ven.sam.23h10 — L'oreille d'un sourd sam.dim.15h, 19h, sem.19h — Magie noire sam.dim.13h05, 15h05, 17h05, 19h05, 21 h05, sem.19h05, 21h05, ven.sam.23h05 — Tornade sam.dim.13h10, 15h30, 19h10, 21 h30, sem.191)10, 21 h30, ven.sam.231)45 — Obsession mortelle sam.dim.13h, 17h, 19h10, 21M5, sem.191)10, 21h15, ven.sam.23h10 — Les chutes du Mulholland sam.dim.16h30,19h20, 21025, sem.19h20, 21 h25, ven.sam.231)30 — Oliver & Compagnie sam.dim.13h05, 141)45, sem.aucune représentation — La conquête du dragon d'or sam.dim.13h10,15h10,17h10, 19M0, 21h10, sem.19h10, 21h10, ven.sam.231)10 — Mme Winterbourne sam.dim.13h30, 19h, sem.19h — Décision au sommet sam.dim.15h40, 21010, sem.21h10, ven.sam.23040 — La dernière danse sam.dim.130, 15h05, 17010, 19h15, 21h20, sem.19h15, 21h20, ven.sam.23h25 TERREBONNE: 1971 Chemin du Coteau (849-3456) — Obsession mortelle ven.sam.dim.13h15,15h15,17h15, 19015.211) 15, lun.au jeu.19015,21015, ven.sam.23h15 — La conquête du dragon d’or ven.sam.dim.131)10, 151)10,171)10, 19h10, 21IH0, lun.au jeu.19M0, 211)10, ven.sam.23h10 — Magie noire ven.sam.dim.131)20, 15h20,171)20, 19h20, 21h20, lun.au jeu.19h20, 21h20.ven.sam.23h20 — Mme Winterbourne ven.sam.dim.131)30, 19h, lun.au jeu.19h — Le suppléant ven.sam.dim.15040, 21010, lun.au jeu.21010, ven.sam.dim.23020 — Les chutes Mulholland ven.sam.dim.16h30, 19020,21025, lun.au jeu.19h20,21 h25.ven.sam.23h30 — Oliver & Compagnie ven.sam.dim.13h05, 14h45, lun.au jeu.aucune représentation — Tornade ven.sam.dim.131)10, 15h30, 191)10, 211)30, lun.au jeu.19IH0, 211)30, ven.sam.23h45 — La dernière danse ven.sam.dim.131), 15h05, 17h10.19h15, 21h20.lun.au jeu.191)15, 21h20, ven.sam.23h25 — Barb Wire (v.l.) ven.sam.dim.13h, 150,170, 21h10, lun.au jeu.21010, ven.sam.23010 — L'oreille d’un sourd Tous les soirs 19h VERSAILLES: 7275 Sherbrooke Est (353-7880) - Le porteur 141), 16h45, 19h45, 221).lun.jeu.19h45.221) — Terreur extrême 13h15, 161), 19h10, 21050, lun.jeu.19h10, 211)50 — Jumanji (v.l.) sam.dim.130 — Les chutes Mulholland 13030.15050.19005.21025, sam.dim.15050, 19h05, 21h25, lun jeu.19h05.21025 — La dernière danse 13040.16010, 19020, 21h35.lun.jeu 19h20.211)35 — Last Dance 13h50.16020, 191)30.21055, lun.jeu.19h30, 21h55 — Oliver & Compagnie ven.sam.dim.mar.mer.13025 — Mulholland Falls 15035,19h, 21030, lun.jeu.19h.21h30 CINÉMA STE-F0Y: 2500 bout.Laurier (418-656-0592) — Twister 190, 21h45.ven.sam.dim.13h30.16h15,190.211)45 —The Quest 19h20.21h20.ven.sam.dim.14h15, 16030.19h20, 21020 — Terreur extrême 19005, 21h40.ven.sam.dim.13045.16h20.19005,21h40 GALERIES CAPITALE: 5401 bout, des Galeries (418-628-2455) — Oliver & Compagnie 13h.150.170 — Décision au sommet 18050.21030.ven sam.24010 — Tornade 140.16045.19030.22015 — Les chutes Mulholland 13025, 15050, 19015.21035.ven.sam.24015 - La dernière danse 12h45.14055.17010.191)25.211)40.ven.sam 24M5 — Le porteur 12050.15010,17015,191)20.21h25.ven.sam.23h35 — Terreur extrême 13M0.16h.19010.21h50 — Tornade 13030.161)15.191), 21045, ven sam 24h20 — Tornade '20.14030.171)15.201).221)45 — Mme Winterbourne 14045.171).191)30.21045.ven.sam 24h — Jumanji (e.1.) sam dim.12030 — Pallbearer 18045.211).ven sam 231)10 — Babe 120*5.chutes Mulholland 15045, 21020 — La vérité sur les chats et les chiens 140, 161)45.19010, 21h20 — La dernière marche 13045, 16h30.19h15.21045 — La dernière danse 130, 15015, 17025, 19035.21045 — Magie noire 13015, 15h30.17035.19h45.21045 — La conquête du dragon d'or 13045,16030,19h, 211)05 CINÉMAS RÉPERTOIRES ?CINÉMA DU PARC: 3575 ave du Parc (287-7272) CINÉMA ONF: 1564 rue St-Denis (496-6895) CONSERVATOIRE: 1400 boul.de Maisonneuve Ouest (848-3878) GOETHE INSTITUT: 418 rue Sherbrooke Est (499-0159) IMPÉRIAL: 1430 rue de Bleury (848-0300) PARALLÈLE: 3682 bout.St-Laurent (843-6001) THÉÂTRE NATIONAL: 1220 rue Sainte-Catherine Est (521-0025) ATELIERS GALERIES ART EN LIBERTÉ: 205 St-Denis, St-Lambert (465-5577) — Collection permanente: Oeuvres des artistes de la Galerie ARTEFACT INTERNATIONAL: 102, ave Laurier ouest (278-6575) — Du 6 au 31 mai: «Art traditionnel africain», récentes acquisitions ARTICULE: 15 Mont-Royal Ouest.# 105 (842-9686) — Du 27 avril au 19 mai: Oeuvres sur papier de Dominique Blain, Alex Magrini, Denis Demers, Jean-François L'Homme et «The Political Sex Toy», oeuvres vidéo de Werden, Fung, Boschman, Reinke — Du 27 avril au 26 mai: Installation photographique de Kristine Friedmann ATELIER CIRCULAIRE: 40 Molière Est.Espace 401 (272-8874) — Du 9 mai au 5 juin: «Face», 25ième anniversaire de Open Studio Toronto AXE NÉ0-7: 205 rue Montcalm, Hull (819-771-2122) — Du 5 mai au 23 juin: Oeuvres de Deborah Margo et Barbara Brown BIBLIOTHÈQUE FRASER-HICKSON: 4855 Kensington, Notre-Dame de Grâce (489-5301 ou 488-4585) — Du 13 mai au 2 juin: Aquarelles de Debrah Gilmour BIBLIOTHÈQUE INTERMUNICIPALE PIERREFONDS: 13555 boul.Pierrefonds (620-4181) — Du 5 au 30 mai: Exposition d'oeuvres récentes de Joyce Pratt BIBLIOTHÈQUE MUNICIPALE DE L0NGUEUIL: 1660 rue Bourassa, (646-8626) — Du 7 au 26 mai: Peintures à l'Ouile de Élaine Mercier BIBLIOTHÈQUE PAULINE-VANIER: 1535 bout.Chomedey (978-5995) — Du 1er au 30 mai: «Les (leurs et leur langage», exposition de tableaux et de livres rue Sherbrooke Ouest.Espace 3i1C (845-0063) — Du 11 mai au 9 juin: Oeuvres de Daniel Outil ÉDIFICE BELG0:372 rue Sainte-Catherine Ouest.Salle 130 (252-4727 ou 526-3222) — Du 4 mai au 1er juin.• Insomnies», oeuvres de Manela Borello et Paméla Landry ÉGLISE SAINT-ANDRÉ-APÔTRE: 10505 ave de l'Esplanade — Du 3 au 12 mai: Exposition d'icônes de Mme Rosette Mociornllza, sam dim 141) à 161).lun.au ven.14h â 16h et 19I> è 2ih GALERIE ARTS TECHNOLOGIQUES: 813 rue Ontario ESI (523-8011) — Du 8 mai au 1er juin: «Abraxas», oeuvres de Roman Varela GALERIE B-312 ÉMERGENCE: 372 Ste-Catherine Ouest, Espace 312 (874-9423) — Du 20 avril au 18 mal: •Souvenir d'un paysage».Installation de Paul Landon GALERIE BASQUE: 1402 St-Germain Ouest.Rimouski (418-723-1321) — Du 5 mai au 1er juin: Exposition d'huiles récentes: «Jean Letarte, sorcier et visionnaire» GALERIE 500: Hôtel de Ville de Boucherville, 500 rue Rlvière-aux-PIns — Exposition permanente: Oeuvres de 23 exposants du domaine des arts visuels et des métiers d'art, du lundi au vendredi de 8h à 12h et de 13h à 17h30 GALERIE CHARLES S MARTIN GAUTHIER: 650 Marguerite Bourgeois.Québec (418-682-0995) — Du 11 mai au 2 juin: Oeuvres de Sylvie Bouchard, Nathalie Caron, Sylvain P.Cousineau et Michel Saulnier GALERIE CLARENCE GAGNON: 1108 rue Laurier Ouest (270-2962) — Oeuvres de Bellelleur, Riopelle, Richard, C.Jean.A Pitre, P.Tougas, J.Corno, etc.GALERIE CLARK: 1591 rue Clark.2e étage — Du 16 mai au 9 juin: Installation de Charles Bergeron et peintures de Carmen Ruschiensky GALERIE D'ART D'OUTREMONT: 216 ave Querbes (495-7419) — Jusqu'au 2 juin: Reliures d'art de Lise Dubois GALERIE D'ART JEAN-CLAUDE-BERGERON: 150 rue St- Patrlck, Ottawa (613-562-7836) — Jusqu'au 12 mai: «Lignes et croisements», oeuvres récentes de Rita Rodrigue GALERIE D'ART LEONARD 8 BINA ELLEN: 1400 boul.de Maisonneuve Ouest (84B-4750) — Du 23 avril au 1er juin: La Galerie Agnès Leforl: Montréal 1950-1961 GALERIE D'ART STEWART HALL ART GALLERY: 176 Bord du lac, Pointe-Claire (630-1254) — Du 9 avril au 12 mai: «Masques & Marionnettes», de Felix Mirbt GALERIE DE L'UQAM: 1400 rue Berri, Salle J-R120 (987-8421) — Du 3 au 18 mai: «Ces temps précieux», oeuvres de Miroslav Ménard GALERIE DE LA VILLE: 12001 de Salaberry, Dollard-des-Ormeaux (684-1010) — Du 25 avril au 26 mai: «Des rêves et des cauchemars», exposition de groupe des membres choisis par jury de l'Association des Artistes de Dollard GALERIE DES MÉTIERS D'ART: 384 rue Sait-Paul Ouest (287-7555) — Du 2 mai au 15 juin: «Les enfants de la terre et du feu», rencontre du textile et du verre GALERIE DOMINION: 1438 rue Sherbrooke Ouest (845-7833) — Du 17 avril au 11 mai: «Dal Progetto All'Opera», oeuvres de 25 artistes contemporains réputés oeuvrant en Europe * -# / t M .13 mai 1996,20 h Dutoit Musique à Terezin Brundibar, opéra pour enfants / Krasa Direction : Charles Dutoit Choeur d'enfants de l’école F.A.C.E.Iwan Edwards, préparation du choeur Mise en scène : Julie Vincent Scénographie : Michèle Laliberté Présenté dans le cadre des ' ; :J Radio-Concerts du Centre Pierre-Péladeau AUSSI AU PROGRAMME Œuvres de Klein et de Weill entendues au camp de concentration de Terezin pendant la Deuxième Guerre mondiale Chantal Juillet, violon Ensemble de 20 musiciens M Salle Pierre-Mercure Centre Pierre-'PéTnrle.iu 300, boul.de Maisonnéuve Est Métro Berri-UQAM Billets: 987-6919 êêkb i éfanp Montréal (Québec) Canada H2J2J5 Téléphone (514)596-2436 Télécopieur (514) 596-0681 Pour favoriser la synergie entre les designers et les gens d’affaires.Dans la foulée de leur récente alliance.l'Institut de Design Montréal et Liaison Design proposent la mise en place d'une nouvelle initiative qui vise à favoriser le dialogue entre les professionnels du design et les secteurs privé et public.L1DM et Liaison Design entendent ainsi intensifier leurs efforts pour favoriser la promotion du design comme facteur de développement économique et son intégration dans les activités industrielles et commerciales.Ces activités se dérouleront dans le cadre de petits-déjeuners qui auront lieu tôt le matin.À cette occasion, des conférenciers issus de différents domaines- designers, intervenants socioéconomiques.conseillers en marketing, vente, communication, informatique, gestion- seront invités à présenter leur expertise De la même manière, des dirigeants d'entreprises viendront partager leur expérience afin d'identifier des solutions qui permettront une meilleure concertation entre le milieu des affaires et les designers.Alors que les principaux acteurs économiques prennent conscience que le design est un des facteurs clés dans toute stratégie d’affaires gagnante, les dirigeants de I1DM et de Liaison Design sont d'avis que ces échanges continus auront un impact positif sur la compétitivité et la capacité d'exportation des entreprises Cette série de déjeuners- causeries débutera à l'automne prochain.À cet égard, le programme d’activités rera rendu public très prochainement.Invitation spéciale L'IDM et Liaison Design invitent tout spécialement les designers et les gens d'affaires à proposer des thèmes ou des expériences (positives ou non.) dont les participants pourront bénéficier.Helen Stavridou Louise Poitras Directeur exécutif Directrice générale Llnstitut de Design Montréal Liaison Design A1C
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