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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1996-05-21, Collections de BAnQ.

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FONDE 19 10 DEVOIR Vol.I.X X XVII No IIS M O N T II K A I.I.E M A II I) I 2 1 M Al I !» !» nombre de certificats émis a chuté de 73 %, passant de 28 000 en 1990 à 5500 en 1994, avec une légère remontée à 8500 l'an dernier.Ixs nouveaux projet d’Ottawa visant à imposer un permis pour les petites embarcations à moteur — une nouvelle taxe en vue! — et d’interdire les billes de plombs à la chasse aux canards — ce qui va provoquer l’achat de dizaines de milliers de nouveaux fusils! — sans avoir démontré l’existence d’une réelle contamination au Québec, va accentuer, de l’avis général, le déclin des traditions québécoises de chasse et de pêche.Ces traditions sont actuellement menacées principalement, estime le milieu, par l’augmentation en flèche du coût global de ces activités (permis, tarifs de toutes sortes, équipements, etc.), par l’obligation d’aller de plus en plus loin pour chasser et pêcher, et la complexité, voire le fardeau de plus en plus grand des règles administratives.Certains n’ont d’ailleurs pas hésité à réclamer de Québec une reconnaissance ferme par législation du «droit de chasser».L’«accès» à la faune n’est plus menacé aujourd’hui par la petite minorité qui avait accaparé autrefois la faune par les clubs privés, quoique les privatisations en cours en forêts sont perçues comme une nouvelle menace.Cet accès est maintenant menacé surtout par les valeurs et les médias urbains, jugés «déconnectés» des lois naturelles qui régissent la récolte des espèces.Les problèmes «d’accès» sont encore plus criants dans les municipalités qui ont interdit par règlement la chasse sur leur territoire.Et cela, jusque dans la région du Saguenay—Lac Saint-Jean! Très tôt, au début de la rencontre, les associations et institutions présentes sont tombées d’accord pour voir dans la précarité de la «relève» chez les jeunes et les groupes ethniques la principale menace pour l’industrie de la faune, la deuxième en importance après la forêt pour plusieurs régions périphériques où elle génère des dépenses dépassant le milliard de dollars par année.Plusieurs y voient aussi une menace pour les populations animales, de la conservation et de l’expansion desquelles dépend de façon ultime la force du milieu de la faune, face à l’expansion des villes et l’exploitation débridée des ressources naturelles.Cours d’initiation Pour stimuler la relève principalement dans les villes, plusieurs pourvoyeurs et ZEC vont offrir dès l’été prochain des cours d’initiation à la pêche à la mouche et au saumon.Tous réclament de Québec qu’il simplifie les règles administratives pour faciliter l’initiation des jeunes à la chasse et à la pêche en misant sur la faveur dont jouissent l’écologie et l’écotourisme.Mais c’est un plan d’ensemble beaucoup plus substantiel pour assurer la relève, qui va jusqu’à l’énoncé d’une politique d’accès aux ressources fauniques et à leurs habitats, qu’ont réclamée les participants en s’engageant chacun à simplifier les règles du jeu et à diminuer le coût d'initiation, voire d’accès aux activités cynégétiques.Entre 1988 et 1995, le nombre de permis vendus a chuté au Québec de 868 000 à 525 000.Ce déclin ne serait pas étranger aux coûts croissants des permis, dont plusieurs commencent à se passer carrément.Les pourvoyeurs de la province, qui affichent une capacité d’accueil fortement excédentaire, ont accusé le coup en attirant à grands frais des clientèles étrangères qui apprennent rapidement à se passer d’eux après quelques séjours pour mieux surexploiter les espèces d’ici.Lin important consensus s’est d ailleurs dessiné pour que la réglementation québécoise — et fédérale, en particulier — impose à tous les chasseurs et pêcheurs étrangers de recourir obligatoirement aux pourvoyeurs d’ici pour pouvoir y prélever la faune.Des excès innommables ont d’ailleurs été commis par des étrangers au cours des dernières années, notamment par des chasseurs français de sauvagine, à qui on présentait le Québec comme une terre pratique; ment sans règle pour la chasse.Fort de cet appui général, les pourvoyeurs n’ont toutefois pas semblé prêts à concéder aux ZEC de pouvoir offrir à un public moins nanti un hébergement communautaire minimal — dont bénéficient pourtant les membres des anciens clubs sur ces territoires publics! — ainsi que des services minimaux de location d’embarcations sur les lacs difficilement accessibles sauf avec les VIT si dommageables à l’image des chasseurs et pêcheurs.Les pourvoyeurs n’ont pas semblé prêts non plus à renoncer à poursuivre l’exploitation commerciale des ZEC, y compris avec leur clientèle étrangère en croissance, ce qui crée une concurrence difficile à soutenir par les usagers ordinaires de la forêt.Pourvoyeurs et «zéqueux» ont toutefois convenu de se rencontrer, une première! L’importance des consensus réalisés au cours de ce forum-faune a incité tout le monde à se revoir en septembre.Tous ont insisté pour que le ministre et soq ministère, qui semblent enclins à écouter plutôt qu!a promouvoir des projets pré-cuits, prennent l’habitude de ce contact direct avec ce milieu de bénévoles, quib te à ce qu’il assume son rôle d’arbitre et de leader lorsque l’intérêt général le commandera.Plusieurs leaders du milieu imputent à la loi fédérale sur les armes à feu la chute de demandes de permis m.'J COMPTANT ¦ J m » ü Offres valables jusqu’au 31 mai 96! 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survenue,à Montréal et l’autre à Québec.A Montréal, un homme a été blessé lors d’une fusillade avec des policiers, qui a éclaté dans la nuit de dimanche à lundi.Le blessé est hors de danger à l’Hôpital Notre-Dame.L’homme dépressif a communiqué peu après minuit avec un de ses voisins de la rue d’Iberville, dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, pour lui mentionner qu’il voulait en finir avec ses jours.Le voisin a alors ’• appelé les policiers.En banlieue de Québec, deux policiers de Sillery ont fait feu, dimanche, sur un jeune qui menaçait : de se jeter sur sa mère avec un ustensile de cuisine.Une des balles a atteint le suspect à une hanche, mais le second projectile est allé blesser la mère du garçon à une main.GAIN POUR LES HOMOSEXUELS Washington (AFP) — La Cour suprême des Etats-Unis a rendu hier un arrêt affirmant le droit de la communauté homosexuelle américaine à être protégée en tant que minorité et interdisant toute mesure de discrimination à son encontre.Par six voix contre trois, les juges ont confirmé un arrêt rendu en 1994 par la Cour suprême du Colorado, -qui avait jugé anticonstitutionnelle une disposition adoptée par référen- -dum déniant à la communauté homosexuelle toute mesure particulière de protection, notamment en ce qui concerne l’accès à l’emploi.m Jm Ils sont conçus pour vous procurer le confort, la facilité d’entretien, la durabilité et la sécurité, mais surtout une allure formidable.Nos « durs qui durent » ont des poches secrètes et des poches sécuritaires munies de fermoirs en Velcro ainsi que des instructions d’entretien qui ne vous laisseront jamais tomber alors « Faites-leur la vie dure ! » TilIeyEndurabfes 158, ave.Laurier ouest 272-7791 TÉLÉPHONEZ POUR OBTENIR GMTVmMBfT UN CATALOGUE DE COMMANDE POSTALE 1-800-465-4249 \ I M Al I II II II Le meilleur ami du chien PHOTO JACQUES NADEAU JOHN RYAN a profité d’une accalmie dans le temps de chien qui s’est abattu sur le Québec pendant le long week-end pour aller promener ses deux toutous disproportionnés.La scène à douze pattes a été croquée hier, dans un parc de Montréal.Regardez-y à deux fois Pour ses dix ans, Images du Futur abolit la frontière entre le réel et le virtuel STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR mages du Futur fête cette année son dixième anniversaire avec une des meilleures versions de mémoire d’ordinateur de cette exposition internationale consacrée aux arts médiatiques.L’exposition rassemble une quinzaine d’installations d’artistes multimédia originaires d’Australie, d’Allemagne, de France, de Grèce, des Etats-Unis et du Canada.Elle a été lancée la semaine dernière, à Montréal.Les œuvres des deux artistes français valent à elles seules le déplacement.Pierrick Sorin, d’abord, qui propose une installation visuelle loufoque où se mêlent les images réelles et les images virtuelles.On croit par exemple voir un homme se noyer dans un baril à côté d’un autre qui tient une torche et d’un troisième qui sort de l’écran.L’œuvre intitulée Jeune vi-déaste est découverte à travers un petit hublot.Il y a un je-ne-sais-quoi du film Delicatessen, de Marc Caro et Jean-Pierre Jeunet, dans ce travail.L’autre Français, Emmanuel Car-lier, a réalisé quelque chose de beaucoup plus cérébral: une sorte de film qui fige le temps mais pas l’espace.Ce voyage dans la quatrième dimension est rendu possible grâce à un ingénieux système qui permet de prendre une centaine de clichés d’une même scène et de les monter bout à bout, pour finalement donner l’illusion du mouvement.Le résultat est d’autant plus fascinant que Cartier a souvent choisi des scènes où de l’eau en suspension autour des corps nus met en évidence l’arrêt du temps.Son travail prolonge en quelque sorte les études chronophotogra-phiques de la fin du XIXe qui permettaient d’étudier la locomotion humaine.Il faut aussi souligner, et trois fois plutôt qu’une les deux merveilleuses sculptures cinétiques du new-yorkais Gregory Tarkis Barsamian.Ses sculptures s’animent et se transforment sous nos yeux, en utilisant l’effet combiné de la rotation et la lumière strobosco-pique.Dipping Digits, qui évoque tout à la fois Borges et les surréalistes, montre des mains qui plongent dans un livre et en sortent un lézard.Putti est tout aussi fascinante: on y voit un ange en vol se transformer en hélicoptère et redevenir un chérubin.Des dizaines de minutes de fascination assurées.Images du Futur 96 rassemble aussi des œuvres holographiques, des installations interactives et des films d’animation.L’exposition sera en place jusqu’au 2 septembre prochain, à la Cité des arts et des nouvelles technologies de Montréal, 80, rue Saint-Paul Ouest, dans le Vieux-Montréal.Des dizaines de minutes de surprises et de fascination assurées ¦B bto-quêbec Tirage du 96-05-18 16 39 40 44 48 49 Numéro complémentaire: 29 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 GAGNANTS 2 10 263 14 524 266 615 LOTS 1 314110,80$ 78 846,60 $ 2 398,30 $ 83,20 $ 10$ Ventes totales: 17 605 763 $ Prochain gros lot (approx.): 2 200 000 $ Tirage du 96-05-18 1 7 11 12 36 38 Numéro complémentaire: 24 MISE-TOT 8 21 22 41 GAGNANTS LOTS 38 1 315,80S 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 GAGNANTS 0 1 17 994 16911 LOTS 1 000 000,00 S 14 059,40$ 551,30$ 44,00 $ 5$ Ventes totales: 605 773 $ Gros lot à chaque tirage: 1 000 000$ Jtra NUMÉROS 961554 61554 1554 554 54 4 Tirage du 96-05-18 LOTS 100 000$ 1 000$ 250$ 50$ 10$ 2$ EStra ____Super 7 Tirage du vendredi 96-05-17 NUMÉROS 244096 44096 4096 096 96 6 LOTS 100 000$ 1 000$ 250$ 50$ 10$ 2$ Tirage du 96-05-17 3 8 9 28 29 31 39 Numéro complémentaire: 21 GAGNANTS LOTS 7/7 0 4 000 000,00 $ 6/7+ 1 90 925,00 $ 6/7 27 2 946,60 $ 5/7 2 004 141,80$ 4/7 42 469 10$ 3/7+ 39 872 10$ 3/7 350690 partie, gratuite Vantes totales: 5 056 874) Prochain gros lot (approx.): 5 000 000) Prochain tirage: 96-05-24 Le modaMs (rencaissement dee beets gagnants paraissent au vetso des beets.En cas de dsperté entre celle Me et la Me ondoie, cede dernière a prtottt L K I) F.V (I I It .I.K M A It I) I 2 A A A 75 ans, la CSN doit penser aux jeunes L’idée du compagnonnage fait son chemin CLÉMENT TRUDEL LE DEVOIR Moins de 15 % des syndiqués CSN ont moins de 30 ans, Il n’empêche que depuis dix ans qu’il existe, le Comité national des jeunes de cette centrale syndicale, qui tient son congrès jusqu’à vendredi à Montréal, lui fournit l’occasion de ne pas perdre de vue les préoccupations des jeunes, l’avenir en somme.Présents surtout dans le commerce, dans le réseau des affaires sociales et dans les (petits) emplois municipaux, ces jeunes publient de temps à autre leur bulletin (Décibels) et leurs représentants, tel Patrice Savignac-Dufour, viendront défendre cette semaine auprès des quelque 2000 congressistes l’idée de multiplier les cas de «compagnonnage».Il s’agit d’établir un lien entre la retraite progressive d’un salarié plus âgé et l’insertion progressive d’une recrue.Il se trouve quelques exemples de compagnonnage à Tracy (Papiers Scott) ou à Joliette; déjà, la CEQ a obtenu que certains enseignants du primaire — par groupe de quatre — s’en tiennent à une semaine de quatre jours pour permettre l’insertion, une journée par semaine, d’un(e) brillant(e) et jeune suppléance) rémunéré (e) au taux de la convention collective.Mais la CSN soigne aussi son passé.A l’occasion de son 75e anniversaire, elle offre une exposition fort intéressante — dans le hall du Palais des congrès — qui retrace les étapes les plus caractéristiques de ce syndicalisme «catholique» devenu «progressiste».Un syndicalisme qui, depuis novembre dernier, à la faveur d’un protocole le liant à la FTQ, en fait une centrale plurielle, œcuménique pour reprendre l’expression du temps où elle fonctionnait sous l’œil vigilant des aumôniers.Le président de la FTQ, Clément Godbout, a été applaudi chaleureusement dimanche, à l’ouverture du congrès, lorsqu’il a apporté son ap- pui aux syndiqués CSN qui luttent pour que, lors de la fermeture de l’hôtel Méridien, la Place Desjardins leur assure un emploi: il serait inconvenant, a plaidé M.Godbout, que le mouvement Desjardins aille dans le sens d’un Malenfant et prenne prétexte de la faiblesse de l’article 45 du Code du Travail pour aliéner les Le groupe Cascades se dit ouvert aux syndicats et au «respect de l’humain», mais sa pratique vise à affaiblir les syndicats, accusent les dirigeants de la CSN qui en conférence de presse, hier midi, ont annoncé une campagne d’information auprès des diverses communautés où sont implantées les usines appartenant aux frères Lemaire.But de l’opération: établir que cette société se trouve à contre-courant des stratégies qui tendent, dans le monde patronal canadien et américain, à réduire la durée du temps de travail.Pour Gérald Larose, un groupe comme Cascades, qui tire ses profits d’une croissance au Québec, «doit pousser à la roue et assumer ses responsabilités sociales en matière d’emploi».L’exemple à ne pas imiter serait celui de Papiers Perkins, à Laval, qui fait passer la semaine horaire de 37 heures un tiers à 42 heures.ce qui risque d’entraîner 24 mises à pied sans pour autant constituer un gain pour la compagnie, soutient le syndicat Pierre Paquette, secrétaire général de la centrale syndicale qui tient jusqu’au 24 mai son 58e congrès à Montréal, résume ainsi la stratégie des patrons de Cascades: on arrive avec un plan tout fait et sans consultation du personnel, on plaide pour un assouplissement; si le syndicat cède, c’est l’hannonie paternaliste qui s’insinue dans l’usine, mais devant un refus des syndiqués de plier, c’est une «guerre droits de ces travailleurs lors d'un simple changement de gérance.L exposition est faite de photos de militantes des premiers jours dans une fabrique d’allumettes à Hull, de caricatures de Normand Hudon, de vidéos d'émissions que se payait la CSN avec les synthèses qui passaient bien l’écran lorsqu’elles étaient d’usure sur des bases dogmatiques».Claude Plamondon, président de la Fédération des travailleurs du papier et de la forêt (FTPF-CSN) qui ne compte pas moins de dix syndicats reliés au groupe Cascades, est d’avis que ce système «inquiétant» de relations de travail est tissé d’ultimatums et que, dans deux cas au moins, soit à East Angus et à Jon-quière, la compagnie menace de ne pas investir les 65 millions de dollars qu’elle avait prévus à moins que ne s’implante le système Lemaire.Les syndicalistes font valoir que, pour Domtar, aucun de ces problèmes ne se pose, ce qui ne veut pas dire que la négociation y soit pour autant facile.Pour Gérald Larose «l’alignement des frères Lemaire est singulier».Ce que l’ensemble des patrons du Québec auraient intérêt à comprendre avant la tenue du Sommet socioéconomique de l’automne prochain, selon la CSN, c’est que la richesse se répartit par le travail mais «encore faut-il qu’il y ait des emplois».D’où la grappe de résolutions discutées hier en atelier.La recette suggérée par la CSN est de faire amender la Loi sur les normes du travail pour établir à 40.heures la durée normale de la semaine de travail et de limiter à huit heurps le nombre d’heures supplémentaires que peut effectuer un salarié.C.T.confiées à un Gérard Pelletier ou à un Jean Marchand—c’était avant l’envol des trois colombes — la troisième étant Pierre Trudeau —vers Ottawa.!' Vint le temps du militantisme purVt » dur qui mena les trois présidents de1 centrales en prison à Orsainville (Gko > du a forgé son blues d'Orsainville en hommage à l’ex-président Marcel Pe- ¦ pin qui avait osé défier une législation' «scélérate»), Les férus d’histoire auront plaisir à entrevoir les coins écornés de procès-verbaux, la correspond ¦ dance parfois inédite entre Alfred Charpentier et plusieurs personnali- i tés qui appuyaient à l’époque la CTCC (Confédération des téa* vailleurs catholiques du Canada) ou > les drapeaux de quelques syndicats de métiers datant des années 20.•: Mais la CSN a aussi son site sur Inter : net depuis septembre 19951 Iœ boulet .; La CSN d’aujourd’hui?Elle affiche; tel un graffiti multiplié à l’infini, le slogan de son congrès: Urgences solidarités! Elle traîne parfois un boulet qui a ¦ nom Centre Femand-Jolicoeur, à La-noraie: d’une valeur aux livres de 3,!2 millions de dollars, ce centre que l’ort -destinait à devenir un collège de formation de militants est occupé par un locataire contre lequel la CSN enclenchera peut-être des procédures dévie-‘ tion; la centrale ne prévoit pas tirer d’une vente éventuelle de ce centre plus de 900 000$.Hier, en plénière, les congres-! sistes ont planché studieusement ! sur les chiffres qui, dans l’ensemble, • attestent de la croissance et de la ; prudence du mouvement qui a un ; tout nouveau trésorier, Michel Les- : sard, après un règne de 20 ans de j Léopold Beaulieu devenu p.-d.g.de ; Fondaction.Le budget proprement ; dit sera mis à l’étude jeudi.Le congrès s’attache aujourd’hui au ! thème de la promotion et de la défen- j se des droits.La journée s’ouvre par ; l’intervention du président Ed Broad- ! bent, du Centre international des ! droits de la personne et du développe-ment démocratique.Cascades, à ne pas imiter.La CSN déplore que la durée du travail y soit augmentée Déjà 1000 inscrites à la vigile des femmes PRESSE CANADIENNE \ A deux semaines des «24 heures des femmes» autour du parlement de Québec, quelque 1000 inscriptions ont été reçues à l’organisation.Il y a eu la Marche des femmes contre la pauvreté en juin 1995, il y aura la vigile des femmes contre la pauvreté, ou les «24 heures des femmes», les 1er et 2 juin 1996.Des femmes encercleront alors l’Assemblée nationale pendant 24 heures, formant une chaîne humaine pour appuyer leurs revendications.La présidente de la Fédération des femmes du Québec et porte-parole de la coalition, Françoise David, a déjà expliqué que la coalition veut ainsi illustrer que si les femmes ne sont pas nombreuses «en-dedans» du parlement, elles sont néanmoins indispensables pour «construire une société fondée sur les besoins réels des gens».La vigile des femmes vise à faire ressortir particulièrement trois reven- dications: une hausse du salaire minimum, une loi sur l’équité salariale et une réforme du régime d’aide sociale.L’organisme Amnistie internationale appuie la vigile des Québécoises et a d’ailleurs eu l’idée d’un dazibao, cette immense murale affichée dans les lieux publics sur laquelle les intéressés peuvent inscrire des messages.Ce dazibao sera consacré aux droits des femmes à travers le monde.En matière de rémunération, la coalition demande une hausse du sa- laire minimum de 6,85 $ l’heure qu’il j est actuellement à 7,60 $ le T1 oc- j tobre 1996.j v La seconde revendication traite ; d’une loi visant à assurer l’équité sa-1 lariale ppur les travailleuses.La ministre d’Etat de l’Emploi et de la Soli-, darité, responsable de la Condition ; féminine Louise Hard ajustement : déposé un projet de loi à ce sujet, il y | a quelques jours.La troisième revendication vise le ; retrait des compressions «inéqui- ! tables» à l’aide sociale.VS CP.44, Joliette J6E 3Z3 CAMP MUSICAL DE LANAUDIERE Pour filles et garçons 9 à 17 ans HP Lac Priscaull, St-Côme |j| L 4 sessions - 23 juin au 17 août '96 •i A Fernand Lindsay, C.S.V., directeur musical • Musique instrumentale • Chorale et orchestre ' • Musiaue de chambre • Auditions musicales diriaé Musique de chambre • Auditions musicales dirigées Téléphone : 13h à 17h (514) 755-2496 (Lamps artistiques de jour À Montréal séjour A St-Fausti\ 4 .À 1 (v a n s v«',ir 1460, av.du Mont-Roval Est, Mil î t*Pï Tél: (514) 521-3456 v Si.1 DE L'ART DEHORS Camp d'été 1996 en arts plastiques, 7-15 ans 4 camps de 2 semaines, du 1" juillet au 23 août 1996 37 h 30 de visites de sites et expositions en milieu urbain 37 h 30 d'ateliers d'arts plastiques 165$ pour 10 jours, matériaux et sorties inclus Inscription par téléphone jusqu'au 7 juin Renseignements: 987-3453 (service d'une messagerie vocale) Université du Québec à Montréal The Horse PEopU Inc.Élégant.Sélect.Spécialisé I mM H .Cet été, offrez à votre enfant le camp d’été qui fera toute une différence.The Horse People Inc.dispose d'équipements à la fine pointe.Personnel entraîné et certifié à raison d'un moniteur pour 3 campeurs; participants de provenance internationale; niveaux d'équitation allant de débutant à avancé; excellente programmation, soins hors-pair, environnement proodif.Portes ouvertes : 18-19, 25-26 mai Wendover, Ontario K0A 3K0 Fax (613) 673-4787 - Tel.(613) 673-5905 Brochure & vidéo disponibles sur demande E-Mail : horsefun@fox.nstn.ca Accrédité par OCA, CCA, ACA je choisis la «Grande Aventure.en Anglais»! CAMP D’IMMERSION TOTALE EN ANGLAIS Pour les jeunes de 7 à 16 ans au Lac Kénogami 245 av.Riverin # 120, Chicoutimi (Québec) G7H 4R6 ANGLIAN (418)693-0343 Ii'écoiede iangïïüI 1-800-Anglian LOUISE LAPIERRE DANSE faad+e r.tm Vous voulez que vos enfants soient bilingues?AU CAMP ANGLO/W: ILS APPRENDRONT AU CAMP ANGLO/W: ILS S’AMUSERONT Pour plus de renseignements,Tél.: (514) 297-3717 — Fax: (514) 297-3374 ou écrivez au: Camp knq\Qf(/é/600, chemin de la Diligence, Stukely, Qc JOE 2J0 Anglais langue seconde Programmes d’immersion - Été 1996 Pour garçons et filles de 14 à 17 ans et pour adultes de tout âge.Programme pour jeunes Sessions de trois semaines Du 23 juin au 13 juillet Du 14 juillet au 3 août • Beau campus au coeur de l'Estrie • Programme établi depuis 17 ans • Cours et activités en anglais • Résidences modernes • Sessions axées sur le développement de la communication orale Programme pour adultes Sessions de six jours 26-31 mai 30 juin au 5 juillet 7-12 juillet 14-19 juillet Champlain Regional College Lennoxville (Qc) J1M2A1 Tél: (819) 564-3684 Télécopieur: (819) 564-5171 AA û ïï AA A Pour réservation publicitaire 985-3322 A 4 I, K I) K V 0 I It .I.K M A II 1) I 2 1 MAI I » » ^ ' 1 900 451-4455" EawronoxmjrtCMd* Frais applicables Q I.E I) K V OIK.I.K M A K I) I 21 M Al Ml II II Les zones grises du plan Rochon Michel Venue L’intention est toujours bonne et le remède reste indiqué: une assurance-médicaments universelle offrant une protection de base à tous les Québécois moyennant une contribution de l’usager.Ce serait le complément naturel à notre régime d’assurance-maladie, un complément essentiel à l’heure du virage ambulatoire.Mais le projet du ministre Rochon recèle encore des zones grises et la précipitation avec laquelle il souhaite faire adopter le projet de loi 33 suscite quelque inquiétude: d’une idée généreuse, est-on en train de faire une simple pompe à dollars?es citoyens sont en droit d’être méfiants, du moins ils ont le droit de soulever des questions.Ce régime d’assurance-médicaments leur coûtera environ 300 millions de dollars par année.Ce n’est pas une mince affaire.En outre, il leur crée une nouvelle obligation, celle de contracter une assurance sous peine d’amende; c’est une nouvelle intrusion de l’État dans nos vies.Enfin, le régime a été construit jusqu’à présent à huis clos par des comités qui n’ont consulté que les industriels de la pharmacie ou de l’assurance.Les citoyens ont le droit, maintenant, d’avoir toutes les explications nécessaires, le temps voulu pour se faire une opinion et, s’il le faut proposer des solutions de rechange.Or, la semaine dernière, le ministre de la Santé Jean Rochon a adopté une attitude désolante envers les députés libéraux qui cherchaient à en savoir davantage sur ce nouveau régime.Il leur répliquait avec condescendance et raillerie, leur reprochant de ne pas comprendre.M.Rochon devrait ranger ses habits d’ancien technocrate arrogant.Le débat doit se faire calmement.D’ailleurs, les pouvoirs réglementaires qu’il s’arroge dans le projet de loi devraient être resserrés.Québec, pour le moment, agit avec une précipitation qui ne semble être motivée que par des préoccupations financières.Avant même la présentation du rapport Castonguay, dont s’inspire le plan Rochon, Québec avait inscrit aux livres une économie de 200 millions pour cette année grâce au nouveau régime.Cela n’est pas une raison pour aller trop vite.Le projet de loi 33 fera l’objet d’une consultation sur invitation d’ici son adoption en juin.C’est une sorte de délai de grâce dont il faut profiter pour soulever des questions.La contribution des usagers: le premier sujet de préoccupation est le niveau de la contribution des usagers.Avec le plan Rochon, la prime annuelle variera selon le revenu de façon plus progressive que dans la proposition Castonguay.Très bien.Cependant, le plafond annuel (à 750 $ en général, 500 $ ou 300 $ pour les personnes âgées à faible revenu) reste élevé pour les familles à revenus modestes de la classe moyenne.Ces familles auront avec raison l’impression de se faire imposer une taxe déguisée dont le seul objet est de réduire les dépenses de l’État.Par ailleurs, des experts ont déjà fait valoir qü’une contribution trop élevée risque d’inciter des gens à ne pas prendre les médicaments requis par leur état de santé et de se retrouver à l’hôpital, ce qui coûterait cher à l’État.Assurance privée contre régime public: il aurait été beaucoup plus simple de financer le régime pâr les impôts plutôt que par une prime annuelle.Le ministre a choisi une voie plus compliquée.Dans le modèle Rochon, tout le monde devra payer une prime.Les petits travailleurs présentement non assurés auront l’obligation de prendre une police et verseront leur prime à une compagnie d’assurance privée.En fait, si Québec a choisi ce modèle c’est surtout pour éviter de retirer au secteur privé le marché de l’assurance-médicaments.Le résultat est une drôle «d’emmanchure», une formule hybride qui n’est ni de l’assurance ni de la protection sociale.La démonstration n’a pas été faite de la viabilité d’un tel régime, ni de son caractère équitable.La prime sera établie par le gouvernement pour les pauvres et les personnes âgées, elle sera établie par le secteur privé pour les personnes déjà assurées, et elle sera établie conjointement pour les autres.On se demande pourquoi la prime ne serait pas établie uniformément par l’État, en consultation s’il le désire avec le secteur privé, pour toutes les catégories d’assurés.De cette manière, les assureurs deviendraient de simples agents payeurs, c’est vrai.Mais la situation n’en serait que plus transparente.Assurance-médicaments et virage ambulatoire: le nouveau régime servira de complément au virage ambulatoire avec lequel la durée des séjours à l’hôpital diminue.Des médicaments qui étaient gratuits pour le patient hospitalisé, passent à sa charge dès qu’il rentre à la maison.D’une part, l’État devrait faire profiter des économies tirées du virage ambulatoire aux contribuables en fixant leur contribution au régime d’assurance-médicaments au niveau le plus bas possible.Après tout, les médicaments permettent souvent d’éviter une hospitalisation ou une chirurgie, des services que notre société considère comme devant être financés par la bourse collective, soit les impôts.D’autre part, puisque l’assurance-médi-caments sera financée par un fonds séparé du budget des services de santé, il y a un risque que des administrateurs d’hôpitaux soient tentés de réduire indûment la durée des séjours pour transférer des coûts de pharmacothérapie au régime d’assurance.Il y a ici une zone grise importante: l’arrimage entre le régime et les autres services de santé.Big Brother s’empare des pharmacies: l’un des aspects les plus importants du régime est le contrôle des coûts.Ces coûts, ils seront contrôlés principalement par un système informatique interactif reliant toutes les pharmacies à la Régie de l’assu-rance-maladie.On ne sait rien de ce système.On présume que son utilisation sera obligatoire.On présume qu’il sera relié à un fichier central contenant la liste de tous les médicaments consommés dans votre vie.On présume qu’il sera géré conjointement avec le secteur privé des assurances.Cela voudrait dire que chaque fois que vous achetez une pilule, cette information est enregistrée dans un fichier monstrueux auquel des compagnies privées auraient accès.En Ontario, un système similaire a été utilisé par une firme privée qui vendait les informations recueillies par ordinateur à des compagnies pharmaceutiques qui s’en servaient pour faire la promotion de leurs médicaments auprès des médecins, dont le système fournit la liste.A lui seul, ce système mériterait une consultation séparée.Il s’agirait de l’une des intrusions les plus graves dans la vie privée des citoyens si les balises, les normes, les règles d’accès et d’utilisation des données ne sont pas soigneusement définies.Or, l’appel d’offres pour ce système a été lancé trois semaines avant le dépôt du projet de loi 33 et le contrat sera attribué le 27 mai, avant même que le projet de loi ne soit adopté.Qu’on stoppe cette procédure tout de suite! En outre, il faut voir que l’on souhaite utiliser des moyens extraordinaires pour contrôler patients, médecins et pharmaciens, mais que le ministre reste timide dans les mesures qu’il annonce pour contrôler l’évolution des prix consentis à l’industrie pharmaceutique.Dans la précipitation, fera-t-on de Tassurance-médicaments une simple pompe à dollars?LETTRES -?- Manque de courage Cela ne demande pas beaucoup de cqurage pour équilibrer les finances publiques en s’en prennant d’abord aux plus âgés et aux plus démunis.Ceux qui sont sans défense.On aurait pu aller chercher des sommes importantes dans les goussets de toute une classe de privilégiés qui ont obtenu des avantages indus à une époque plus argentée.Mais pour cela il faudrait savoir faire face à nos grands chefs syndicaux qui peuvent créer des grands désordres sociaux.Ils ont beaucoup de pouvoir.Beaucoup trop.Il faudra un jour les remettre à leur place.Lorsque Lorraine Pagé a déploré le long silence qui a suivi la demande de Érançoise David qui, s’adressant aux participants du Sommet économique, demandait si on ne pouvait pas trouver un autre moyen que de réduire les revenus des plus démunis; elle aurait pu offrir alors les 100 millions et plus de dollars que nous coûtent les congés payés.Pas des vacances-mais bien des congés.(Pourquoi?) Cés fameux acquis ressemblent plutôt à des abus.Mais elle a bien pris garde de le faire et s’est tue comme les autres.Raymond Lévesque Longueuil, 13 mai 1996 Défendre mon pays Je ne peux résister à l’envie de répondre à votre éditorial du 14 mai 1996 «Un modèle se dessine».Vous avez sans doute remarqué que depuis le référendum du 30 octobre 1995, les fédéralistes se lèvent graduellement et répondent finalement aux arguments creux des séparatistes.Ne vous en déplaise, Madame, je suis un Canadien, citoyen du Québec, et je possède les droits démocratiques constitutionnalisés dans la Charte canadienne des droits.J’ai non seulement le droit, mais aussi le devoir de défendre mon pays contre toute attaque qui viserait à le détruire.Ces mêmes droits appartiennent aussi aux autres Canadiens, quelle que soit leur province de résidence.C’est aussi leur pays que les séparatistes essaient de détruire et tenter de nous faire croire qu’ils doivent s’asseoir tranquillement et regarder voler les mouches pendant que leur pays se désagrège est un argument aussi fallacieux que puéril.Aussi je trouve ridicule l’argument du Directeur général des élections quand il avance que l’intrusion des citoyens des autres provinces dans un référendum québécois sur la séparation brise l’égalité des chances.D n’y a que les faibles dans une guerre qui demandent l’égalité des chances.C’est Revel qui écrivait, que «L’indépendance est la supergrandeur des petits.Elle procède des mêmes mobiles et de la même culture étatico-na-tionaliste.» Il ajoute que: «En provoquant et en entretenant le sentiment nationaliste, l’État substitue, dans des proportions variables, de faux problèmes aux vrais», et je n’en doute pas un instant Pendant que notre premier ministre et ses sbires se chicanent avec le fédéral pour tout et pour rien, le Québec se meurt socialement et économiquement.C’est ce qui arrive quand un gouvernement ne travaille que pour les intérêts et la promotion de son idéologie, avec notre argent et non pour l’intérêt de tous les citoyens.Je vous fais ici une petite prédiction.Quand monsieur Bouchard aura assez enfoncé le Québec, il ramassera ses guenilles, ses rejetons et son américaine pour aller s’installer confortablement de l’autre côté de la frontière et finir paisiblement ses jours en anglais.En attendant il est malheureux que dans une période aussi cruciale pour le Québec, l’opposition ne soit meublée que d'andouilles.Charles Thibault Montréal, 15 mai 1996 iOuiTe &MPÎAil- ' ÛN VA ' MS Mu ÛARVaTt6 «Allez vous faire foutre!» n vrac, quelques machins qui me bouchent le bonheur.Le Quotient Émotionnel.Ne riez pas, je vous prie.Le QE ,fait fureur, paraît-il, aux États-Unis.Je vois tout ça d’ici: «Calculz les chances de votre progéniture de s’adapter gentiment à ce monde débile, sans se révolter indûment mesurez son QE.» Un exemple.Prenez Toto et lais-sez-le seul devant un sac de bonbons en lui recommandant d’attendre pour se servir.S’il obéit, c’est un bon petit, fort QE et tout et tout: ça fera un bon citoyen.Je caricature?À peine.Et après nous avoir bassinés, avec les QI, voici que les psy, ne reculant cjevant rien, inventent le Quotient Émotionnel.Cuistres.Attention: il ne faut pas médire complètement du QI.Le QI mesurait bien l’intelligence, quoi qu’on en ait dit.Il nous renseignait sur celle des concepteurs des tests en nous dévoilant à quel point ils en manquaient.Le QE, c’est la dernière contribution de la psychologie au débat sur l’inné et l’acquis: on sait à présent que la connerie peut s’acquérir.Entre autres, en faisant des études de psychologie.J’ai fait le test avec ma fille de 4 ans: je l’ai laissée seule devant des bonbons en lui disant de ne pas en prendre.Elle m’a demandé ce que c’était que ces conneries en ajoutant que j’étais bizarre, aujourd’hui.Comme j’espère que plus tard elle répondra, très souvent: «Je n’ai pas envie de faire ça, monsieur, madame.Parce que c’est idiot votre truc.» QE très faible: fera un excellent citoyen, à mon goût à moi.?Cuistres, encore.J’étais à la pharmacie.Je voulais des médicaments pour aider mes petites à supporter une grippe qui n’en finissait pas.La pharmacienne m’amène une petite boîte avec des granules dedans, genre petits bonbons.«Et c’est quoi, ce truc-là, docteur?» «Un médicament homéopathique», répond fièrement cette pataphysicienne disciple d’Escu-lape.Je n’ai pas su me retenir: «Gar- NORMAND BAILLARGEON ?dez-les.Je vais prier le père Noël: ce sera sûrement aussi efficace.» Cette camelote, l’homéopathie, a en France un succès considérable.Il me semble que la situation n’est pas grave à ce point-là au Québec; qu’on ne consomme pas autant d’homéopathie; que ce n’est pas à ce point entré dans les mœurs que toute dénégation de cette Mickeymédecine est un sacrilège.Je me trompe?On est aussi bête que la France, là-dessus aussi?Il se peut.Mais va donc rappeler qu’il n’y a pas de preuve de l’efficacité de cette thérapeutique; va donc leur dire que les expériences sur la prétendue mémoire de l’eau relèvent de la supercherie.Peine perdue.Avec tes preuves, tu peux aller te rhabiller.C’est que les gens croient à l’homéopathie.Comme d’autres, parfois les mêmes, croient que leur dieu pisse le plus loin.Exactement pareil.Et puis, il faut le dire: l’homéopathie, c’est un marché de 100 millions de beaux dollars, rien qu’en France.Des cuistres en vendent à des cuistres: ça s’appelle le commerce.?Danielle Mitterrand, veuve de François, déclare à un quotidien allemand: «Fidel Castro est un démocrate.» Il est vrai que madame n’a jamais cessé de croire que son mari était socialiste.?En 1996, il y aura une très grande fête nationale en France: on va fêter le 1500e anniversaire de la naissance de la nation française.Ce qu’on va fêter, en fait, c’est le baptême de Clovis! Car à en croire les organisateur de cette fête, la France naît quand Clovis se fait baptiser.Vous croyez à une bonne blague?; C’est ce que j’ai cru aussi, et je me ‘ suis roulé par terre en riant, comme il se doit.Mais non: ce n’était pas une blague: ils vont vraiment fêter le baptême de Clovis.Il vont même le faire en présence de Jean-Paul II — Chirac est allé le voir sitôt élu et ils ont tout, arrangé: «Tu ne critiques pas mes essais nucléaires et je t’invite à la fête de' Clovis: tope-là Popaul.» Ne riez pas, je vous prie.Car il ne faut pas rire de ces choses.En tout cas pas avec n’importe qui.Clovis, cela signifie que les Français vont fêter une sorte de barbare teuton, sanglant boucher ayant éliminé jusqu’à sa propre famille.Ils vont, dans une république laïque, fêter un assassin qui s’est fait baptiser pour mieux régner.Ils vont, enfin, le faire la mauvaise année.Car, dernier détail, il ne s’est rien passé du tout en 496.Le baptême de Clovis a eu lieu deux ou trois ans plus tard, tous les historiens vous le diront.Cuistres.Je vais vous dire, moi, à quoi va ressembler cette commémoration dont les Français vont être si fiers.Il y aura le pape, il y aura des médailles, il y aura des discours.Je les entends déjà, ces discours, je pourrais même les écrire à l’avance: la grandeur de la France, fille aînée de l’Église, notre histoire et ses valeurs éternelles, sacrées — ici, il faut mettre «sacrées» — la Sainte ampoule, le Vase de Sois-son et gnangnangnan.Cuistres.Ils avaient aussi voulu fêter Clovis en 1896.Manque de bol: cette époque-là croyait en la laïcité.Combes, alors ministre de l’Instruction publique, avajt eu ce fort mot à l’adresse de l’Épiscopat qui voulait savoir quelle ampleur il comptait : donner à l’événement: «Allez vous faire foutre.» Il aurait dû ajouter: «cuistres».ii- ?Dans quelques jours, je rentre au Québec.On y parle encore des mêmes conneries, non?C’est toujours la , langue, la nation, Bouchard, les fédé- -ralistes, gnangnan, non?Cuistres.À PROPOS -?- .de grossesse et de pauvreté Autre constat: nous ne pouvons plus faire la démonstration d’un lien entre la grossesse et une situation de pauvreté.Ainsi, on ne devient pas pauvre parce qu’on est une mère adolescente: par contre, on remarque que plusieurs le sont déjà, avant même la grossesse.Par ailleurs, être adolescente et enceinte n’est pas une caractéristique liée au milieu défavorisé; on peut supposer que les adolescentes mieux nanties font peut-être d’autres choix que de poursuivre leur grossesse.Quant au soutien que les mères adolescentes reçoivent, il provient majoritairement de leur propre mère ou 'n de leurs parents, surtout si elles sont très jeunes.Il peut aussi provenir du père de l’enfant et entraîne alors la co- " habitation du jeune couple.Cependant, nous notons que la majorité des mères deviennent parents en vivant en compagnie d’autres adultes (parents ou conjoints) auprès de qui elles pourront trouver du support financier et social.Il semble cependant que de nombreuses transi-' tions se produisent assez tôt et conduisent les mères vers le type de ménage «mère seule».Propos de familles 1996, Semaine québécoise des familles LE DEVOIR PONDE PAR HENRI BOORASSA LE 10 JANVIER 1910 Directrice LISE BISSONNETTE Rédacteur en chef BERNARD DESCÔTEAUX Vice-président, finances et administration FRANÇOIS TBOUIN Direeteor de l’information CLAUDE BEAUREGARD Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU.GUV TAILLEFER.NORMAND THERIAULT Rédacteur en chef adjoint JEAN-ROBERT SANSFAÇON Directeur artistique ROLAND-YVES CARIGNAN 2050.rue de Bleurj.9' étage.Montréal (Québec) H3A 3M9.Tél.: (51 4) 985 3333 FAIS CE QUE DOIS 1, K I) K V II I H , I.K M ,\ H |) I 2 1 M Al I» » « _______________A 9 I I) H E S Réplique à une étude commandée par le CESAM Il faut miser sur Dorval, et ça urge! Les défenseurs de Mirabel font preuve de défaitisme et affichent une mentalité de repli sur soi 3iPl rHOTO ARCHIVES Le transfert de quelques dizaines de vols de Mirabel vers Dorval ne signifie rlfM- V: r z?CLAUDE LAPI ERRE Secrétaire général des Gens de l’air du Québec a CESAM (Coalition élargie pour la sauvegarde de Mirabel) a récemment commandé une étude sur la décision d’ADM (Aéroports de Montréal) de réamé-______ nager la distribution des vols aux aéroports de i Dorval et Mirabel.Les auteurs de cette étude affirment avoir agi en ; toute objectivité mais malgré leurs prétentions, il est permis d’en douter.Les conclusions de cette étude nous laissent songeurs devant tant i de pessimisme.La première impression qui se dégage à la lecture de cette étude nous porte à croire qu’il n’y a pas de place pour le développement de l’industrie du transport aérien à Montréal et i que nous ne devrions surtout pas : tenter d’améliorer la position 1 concurrentielle de Montréal en ce domaine.Ce qui fait défaut dans cet-ï te étude, ce ne sont pas les chiffres ] mais plutôt l’attitude défaitiste et la j mentalité du repli sur soi.Il est bien évident pour toute per-i sonne qui s’intéresse le moindre-¦ ment au secteur du transport aérien j que le déclin de Montréal a été causé en partie par l’apparition de phé-| nomènes indépendants de notre volonté et par la transformation de l’in-| dustrie elle-même.Le déplacement de l’activité éco-: nomique, l’apparition du phénomè-; ne des plaques tournantes, l’arrivée d’appareils plus flexibles et la 1 concentration des transporteurs aériens expliquent en partie le déclin des aéroports de Montréal comme centre principal des activités aéroportuaires de l’est du Canada.Faut-il en conclure qu’aucune erreur n’a été commise et que nous devions maintenant nous contenter de notre sort sans tenter de l’améliorer?L’étude commandée par la CESAM tend à démontrer que l’activité aéroportuaire à Montréal est moribonde et qu’à cause de cet état de faits, nous ne devrions pas tenter d’améliorer les choses.Les auteurs cherchent à démontrer qu’un aéroport ne crée pas la prospérité économique d’une région mais que c’est plutôt la vitalité de cette même région qui entraînera le développement d’un aéroport.En soi, cette logique n’est pas totalement fausse mais elle est incomplète, car elle tend à nous faire oublier qu’un système aéroportuaire dynamique contribue au développement d’une région en créant des emplois et en stimulant l’activité économique.Si, comme le prétendent les auteurs de l’étude, un aéroport ne contribue que de façon marginale à l’activité économique d’une région, pourquoi Halifax, Ottawa et Toronto cherchent-elles à s’approprier une part toujours plus importante du marché?Nous croyons qu’il n’est pas déraisonnable d’affirmer que l’activité aéroportuaire de la région de Montréal dans la période d’après-guerre n’était pas étrangère dans la prise de décision de compagnies comme Ca- nadair, CAE Électronique, Rolls-Royce, Pratt et Whitney et Air Canada de s’établir à Montréal.Bien entendu, Montréal était à cette époque le centre financier et industriel du Canada mais il y a fort à parier que l’activité de l’aéroport de Dorval ait contribué grandement à la décision de ces compagnies de s’établir à Montréal.Prétendre que ces entreprises ne contribuent que très marginalement à l’activité économique de Montréal nous étonne; aussi bien dire que nous pourrions nous en passer! L’ouverture de l’aéroport de Mirabel n’est certainement pas la seule cause du déclin de l’activité aéroportuaire de Montréal mais c’est un fqcteur sur lequel nous pouvons agir.Étonnamment, l’étude aucunement la fin de Mirabel.commandée par la CESAM nous fait la démonstration de l’inefficacité de notre système actuel et en tire la conclusion que nous ne devrions rien y changer puisque Montréal n’est plus dans le coup.Il faudrait conserver le réseau actuel et croiser les doigts en attendant un hypothétique miracle ou la mort d’une grande partie de notre industrie aéronautique.Paradoxalement, cette même étude tend à prouver que la décision d’ADM de regrouper les vols réguliers à Dorval est logique et raisonnable.Elle nous fait la démonstration que d’ici une quinzaine d’années, Dorval aura atteint sa limite d’exploitation et que nous devrons songer à repenser le réseau aéro- portuaire.Cette limite ne sera atteinte que par une augmentation de l’activité et nous ne pouvons que souhaiter que cette limite soit atteinte le plus rapidement possible.La preuve par A + B qu’ADM a pris la bonne décision sera alors faite.Urgence de la situation Les défenseurs du statu quo ne semblent pas réaliser l’urgence de la situation et le besoin d’agir rapidement.Le transfert de quelques dizaines de vols de Mirabel vers Dorval ne signifie aucunement la fin de Mirabel mais procurera au contraire l’ultime chance pour la région de Montréal d’insuffler un nouveau regain de vie à l’industrie du transport aérien.Dans cinq ans, il sera trop tard.Il est préférable de transférer quelques emplois de Mirabel à Dorval plutôt que d’en perdre définitivement des milliers au profit de Toronto.Certains voudraient nous faire croire qu’un repli stratégique vers Dorval constitue un retour en arrière.Nous croyons plutôt qu’il nous permettra au contraire de renforcer nos positions et nous permettre de foncer de l’avant lorsque nous aurons repris nos forces.Nous assistons présentement à une chicane de clochers et certains des acteurs semblent avoir perdu de vue l'ensemble de la situation.11 est minuit moins cinq et nous devons agir maintenant.L’aviation est une industrie dynamique qui évolue rapidement et elle ne nous attendra pas.Les choix qui s'offrent à nous sont simples.Nous n’avons plus les moyens de continuer à miser sur Mirabel en espérant un hypothétique miracle.Dorval possède tous les atouts qui nous permettront à court terme de reprendre notre place et de sauvegarder les milliers d’emplois présentement en jeu.Il ne s’agit pas de savoir si nous devons conserver Mirabel ou Dorval mais plutôt si nous aurons toujours une industrie aéronautique au Québec dans quelques années.En permettant à certains vols de revenir à Dorval, nous estimons qu’Aéroports de Montréal a saisi l’ampleur du problème et a agi de façon à arrêter l’hémorragie qui est en train de saigner à mort l’industrie du transport aérien à Montréal.Il est de bonne guerre que les gens de la région de Mirabel se battent pour conserver leur aéroport.Cependant, nous nous élevons contre certaines tactiques que nous qualifierons de douteuses et qui tentent de nous faire croire que le déplacement de certains vols vers Dorval signifiera l’arrêt de mort de Mirabel.Avec un peu d’imagination, les élus locaux sauront assurer la survie et le développement de leur aéroport.Mirabel offre un potentiel de développement incroyable pour l’avenir mais les sommes requises pour rendre cet aéroport vraiment fonc-tionnel dépassent nos capacités fi- T" nancières pour le moment.Permettons à notre industrie aéronautique de se développer et dans quelques années, les compagnies aériennes — qui sont les premiers clients d’un aéroport — manifesteront-elles le désir de revenir à Mirabel?Dorval constitue pour le moment notre principal outil qui saura insuffler une nouvelle vie en transport aérien dans la région de Montréal.La décision d’ADM de regrouper les vols réguliers à Dorval est logique et raisonnable Le budget du Québec: un impact négatif pour Péconomie et pour les travailleurs CLÉMENT GODBOUT Président de la FTQ — ors de la Conférence socio-écono- Lmique de Québec en mars, les partenaires sociaux en sont venus à un accord sur trois éléments majeurs, considérés comme complémentaires: il.¦ Un effort collectif spécial pour as- surer la protection de nos programmes sociaux; ¦ la relance de l’emploi, notamment pour compenser les pertes d’emplois que provoqueront les mesures prises pour atteindre l’équilibre budgétaire; ¦ la réduction graduelle du déficit budgétaire du gouvernement québécois, à partir de 1996-1997, de façon à atteindre l’équilibre en 1999-2000.Le mouvement syndical, tout particulièrement la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), a joué un rôle clef dans l’élaboration de ce consensus.Malheureusement, le budget québécois présenté le 9 mai n’a retenu que le dernier des trois éléments majeurs à la base de ce consensus, soit la disparition du déficit d’ici 1999-2000.Le budget ne comporte pas vraiment de mesures significatives de relance de l’emploi.Il présente un ensemble hétéroclite de mesures dites structurantes pour l’économie québécoise.Ces mesures coûtent 86 millions au gouvernement mais sont éparpillées en 22 programmes non ciblés et non intégrés : elles n'auront tout au plus qu’un impact marginal sur l’économie.Le budget mine dangereusement le consensus établi en mars dernier et augure très mal pour le succès du sommet socio-économique de l’automne prochain.La FTQ est fort inquiète, et pour cause.Impact négatif sur l’emploi La réduction des dépenses de programme annoncée dans le budget fera perdre des dizaines de milliers d’emplois à l’économie en 1996-1997 et 1997-1998.En 1996-1997, la réduction des dépenses de programme de 2.245 milliards provoquera des pertes de 30 ( M |Q emplois dans l’économie québécoise, selon la méthode d’estimation du ministère des Finances lui-mème.basée sur le modèle interindustriel du Québec.Ces pertes d’emplois feront augmenter le taux de chômage de presque un point de pourcentage en 1996-1997.En 1997-1998, la réduction des dépenses de programme, prévue dans le budget, sera encore plus forte qu’en 1996-1997, car elle atteindra 2,669 milliards.Cela entraînera des pertes totale?d’emplois de près de 36 800 cette année-là.A ces pertes, il faut ajouter celles dues au budget de 1996-1997 (6 300) mais qui ne doivent se produire qu’un an après le dépôt de ce budget, en raison des délais de transmission de tous les effets indirects découlant du choc des coupures annoncées le 9 mai.Les pertes d’emplois totales s’établiront donc à 43 000 en 1997-1998, soit l’équivalent d’une hausse du taux de chômage d’environ 1,2 point Ainsi, pour les deux années budgétaires de la période 1996-1998, les réductions de dépenses de programme sont équivalentes, annuellement à un point de pourcentage du taux de chômage.Il s’agit d’un effet récessionniste d’autant plus sérieux qu’il n’est pas compensé par des mesures de relance de l’emploi.De plus, le budget par ses réductions de dépenses de programme non accompagnées de mesures de relance de l’emploi, introduit une sorte de cercle vicieux dans sa recherche de l’équilibre budgétaire pour 1999-2000.Ces réductions ne créent pas seulement en soi du chômage, elles freinent aussi la croissance du PIB québécois de même que celle des revenus du gouvernement, en même temps qu’elles augmentent ses dépenses d’aide sociale.Selon la propre méthode du ministère des Finances, on peut évaluer, pour la période 1996-1998, que ces réductions de dépenses de programme se traduiront par une hausse du déficit du gouvernement québécois de près de 500 millions.En d’autres mots, si le gouvernement avait prévu, dans son budget de véritables politiques incitatives de création d’emplois, il aurait pu éviter de tomber dans un dangereux cercle vicieux économique et financier, au cours d’une période où une récession nord-américaine est une possibilité réelle.Le Fonds de solidarité (FTQ) Non seulement le budget provoque des pertes d’emplois par ses réductions prévues de dépenses de programme et ne contient pas de stratégies compensatoires de relance de l’emploi, mais il affaiblit un instrument clef du développement économique et de la création d’emplois au Québec, le Fonds de solidarité des travailleurs du Québec (FTQ).Le Fonds a pour mission de contribuer, en investissant dans les entreprises, au développement de l’économie du Québec et de ses régions.Il est devenu la plus importante source de capitaux de risque au Canada et un créateur majeur d’emplois.Le Fonds, seul ou en conjonction avec ses partenaires, a contribué à ce jour à créer et maintenir près de 38 000 emplois partout au Québec.Mais le budget du gouvernement québécois s’est «harmonisé» avec celui du gouvernement fédéral pour adopter des mesures qui vont affaiblir significativement la capacité du Fonds de contribuer au développement économique et à la création d’emplois: ¦ les actions du Fonds acquises après le jour du discours du budget donnent droit à un crédit d’impôt de 15 % et non plus de 20 % ; ¦ les acquisitions d’actions admissibles à ce crédit sont limitées à un maximum annuel de 3 500 $ au lieu de 5 000 $.Ces deux mesures, combinées à celles du budget fédéral, se traduiront par une forte diminution des entrées de fonds et des emplois créés par le Fonds de solidarité.Ainsi, si le manque à gagner est de l’ordre de 100 millions, cela signifie un manque à créer des emplois par le Fonds de l’ordre de 4000 emplois — dont la moitié sera imputable au budget du Québec.De plus, le budget affaiblit le Fonds en l’assujettissant désormais au paiement de la taxe sur le capital.Cette mesure lui coûtera au moins 5 millions par an et alourdira ses charges fiscales.Ces mesures sont d’autant plus difficiles à comprendre que, l’an dernier, le gouvernement du Québec a demandé au Fonds de créer 16 fonds régionaux de solidarité.De plus, le budget de cette année indique que le Fonds participera financièrement au nouveau Fonds d’investissement de la culture et des communications, en collaboration notamment avec l’Union des artistes, un syndicat affilié à la FTQ.Comment concilier le fait que le gouvernement québécois puisse à la fois faire appel à l’effet de levier économique du Fonds et décider, du même souffle, de miner sérieusement sa capacité d’agir?Autre paradoxe du budget : tout en affaiblissant la croissance future du Fonds de solidarité et son impact sur l’économie québécoise, il s’aligne aussi sur le budget fédéral en ne prévoyant auçune mesure particulière à l’égard des fonds REÈR placés à l’étranger par les institutions financières.Ces placements n’engendrent pourtant aucune retombée positive pour l’économie québécoise tout en bénéficiant d’un report d’impôt important; ils constituent essentiellement une perte fiscale nette pour le Québec.Erreurs de parcours ?Les restrictions annoncées à l’encontre du Fonds de solidarité (et du Fondaction) sont inquiétantes parce que, selon nous, elles indiquent la présence d’un nouveau courant de pensée, défavorable au mouvement syndical, au sein du gouvernement québécois.Une autre mesure fiscale renforce cette impression.En effet, comment interpréter autrement la transformation des déductions pour cotisations syndicales en crédits d’impôt de 20 %?Cette mesure permettra au fisc d’aller chercher plusieurs millions de dollars supplémentaires dans les poches des syndiqués.Si l’objectif visé était l’équité, pourquoi ne pas avoir attendu que la commission d’étude sur la fiscalité puisse examiner cette question?Ce qui nous sidère, c’est que cette première au Canada n’a pas été imposée par un Ralph Klein, un Mike Harris ou même un Jean Chrétien, mais par un gouvernement qui se dit social-démocrate et ami du mouvement syndical.Le gouvernement québécois crée ainsi un précédent dangereux et prend un virage contraire à l’esprit de concertation avec ses partenaires syndicaux.La FTQ a joué un rôle majeur dans l’établissement de consensus sociaux au Québec depuis plusieurs années et, encore une fois, lors de la récente Conférence socio-économique de Québec.Sans ce dernier consensus entre le gouvernement québécois, les milieux patronaux et les grandes centrales syndicales, le climat social et économique serait resté très morose, ce qui aurait été nuisible à la relance de l’économie.Le budget remet en question ce consensus.Nous n’avons d’autre choix que de le déplorer amèrement L’ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes à l’information générale et métropolitaine: Sylvain Blanchard, Paul Cauchon, Jean Chartier, Louis-Gilles Francœur (environnement), Kathleen Lévesque, Caroline Montpetit, Brian Myles, Isabelle Paré, Louis Lapierre (adjoint au directeur de l'information), Konrad Yakabuski; Jean-Pierre Legault (responsable des pages thématiques), Diane Précourt (pages éditoriales, responsable de la section Tourisme)', Martin Duclos et Christine Du-inazet (relecteurs); Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes); à l’information culturelle: Michel Bélair (responsable), Stéphane Baillargeon, Pierre Cayouette, Mario Cloutier, Paule des Rivières, Louise Leduc, Benoit Munger, Odile Tremblay; à l’information économique: Gérard Bérubé (responsable), Robert Dutri-sac, Claude Lévesque, Serge Truffaut, Claude Turcotte; à l’information internationale: Sylviane Tramier (responsable), François Brousseau (éditorialiste), Jocelyn Coulon, Clément Trudel; à l’information politique: Pierre O’Neill, Jean Dion (correspondant parlementaire à Ottawa), Gilles Lesage (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec), Michel Venne (correspondant parlementaire à Québec)', à l’information sportive: Yves d’Avignon; Marie-Hélène Alarie (secrétaire à la rédaction)', Marie-Claude Petit, Julie Tremblay (commis), la documentation: Gilles Paré (directeur); Brigitte Arsenault, Manon Derome, Serge Laplante (Québec), Rachel Rochefort (Ottawa).LA PUBLICITÉ ET LE MARKETING Martine Dubé (directrice), Daniel Barbeau (directeur adjoint), Yves Williams (responsable, avis publics et annonces classées), Jacqueline Avril, | Jean de Billy, Brigitte Cloutier, Gyslaine Côté, Marlène Côté, Sylvie Hanna, Christia-ne Legault, Jacques A.Nadeau, Guylaine Ouellet, Micheline Ruelland, Monique Ver-reault (publicitaires); Sylvie Laporte, Nathalie Lemieux.Pierrette Rousseau, Micheline Turgeon; Michèle Bouchard (secrétaire).LA PRODUCTION Jocelyn Arsenault (directeur des approvisionnements, distribution et production), Michael Schneider et Marie-France Turgeon (responsables de la production), Claudine Bédard, Johanne Brunet, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Marie-Josée Hudon, Sylvain Lesage, Christian Vien, Olivier Zuida.SERVICE À LA CLIENTÈLE Johanne Brien (responsable), Evelyne Labonté (responsable à la promotion des abonnements), Manon Blanchette-Tur-cotte, Monique L’Heureux.Lise Lachapelle, RacheHe Leclerc-Venne.L’ADMINISTRATION Yves Bouthiette (contrôleur), Dany Dépatie (adjointe à l'administration et coordonnatrice aux ressources humaines).Nicole Carmel (responsable des services comptables), I- ¦ Jeanne-d’Arc Houde (secrétaire à la I direction); Céline Furoy, Ghislaine Lafleur.Nathalie Perrier.Danielle Ponton.Danielle i Ross LE CONSEIL DU DEVOIR INC.Yves L Duhaime (président).LA FONDATION DU DEVOIR Martel Couture (président).Roger Boisvert (vice-président exécutif et directeur général). I.K I) K V 0 I II .I.K M AUDI 21 M Al Ml II II A 10 LE mura ONU 500 000 enfants d’Irak sont morts des suites des sanctions SUITE DE LA PAGE 1 • Homic irakienne, dépendante à plus de 80 % de l’exportation de pétrole, et a appauvri considérablement les 21 millions d’habitants.Selon un rapport élaboré par des chercheurs indépendants du Centre pour les droits économiques et sociaux, 500 000 enfants d’Irak sont morts des suites des sanctions, et le pays est délabré.les hôpitaux sont souvent privés d’électricité, et il y a une pénurie constante de matériel médical et des médicaments, alors que les malades partagent les mêmes seringues et que les eaux usées se déversent souvent dans les maisons, selon le rapport publié jeudi à New York.Le rapport reproche notamment au Conseil de sécurité d’avoir mis en place des sanctions dont les principales victimes sont les civils irakiens, sans produire l’effet escompté sur le régime de Saddam Hussein.L’accord d’hier autorise Bagdad à vendre environ 700 000 barils de bait par jour pendant six mois, jusqu’à concurrence de deux milliards de dollars.Cet accord est renouvelable, si le Conseil de sécurité estime qu’il a été respecté dans les limites des termes de la résolution 986.A titre de comparaison, avant l’instauration des sanctions, l’Irak produisait trois millions de barils par jour.Mais c’est la première fois que l’Irak peut vendre du pétrole sur le marché mondial depuis l’instauration des sanctions de l’ONU.Les exportations irakiennes n’ont cependant pas été complètement arrêtées depuis 1990.Ix> pays a exporté environ 70 000 barils par jour vers la Jordanie en vertu d’une permission spéciale accordée par l’ONU au royaume.Une certaine quantité de pétrole a aussi été exportée illégalement vers la Turquie et l’Iran.Du côté de l’OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole), des délégués ont déclaré hier qu’il n’était pas prévu que les ministres des pays membres se réunissent avant leur conférence de milieu d’année prévue le 5 juin.L’accord a par ailleurs provoqué une forte hausse des cours dij pétrole à New York, le baril de brut de référence aux Etats-Unis (light sweet crude) pour livraison en juin gagnant 71 cents à 21,35 dollars.L’Irak et les Nations unies avaient entamé le 6 mai une quatrième série de négociations, au siège de l’ONU, après l’échec de trois précédentes en février, mars et avril.La délégation de négociateurs irakiens a été dirigée par Abdoul Amir al Anbari, ancien représentant irakien à l’ONU et expert des questions pétrolières, qui est actuellement émissaire de Bagdad auprès de l’UNESCO à Paris.Les négociateurs de l’ONU étaient dirigés par le sous-secrétaire général Hans Corell, un Suédois.L’Irak a longtemps refusé de signer l’accord, estimant que la clause prévoyant un strict contrôle de l’ONU sur ses ventes de pétrole et sur la distribution des produits achetés avec le produit de cette vente constituait une violation de sa souveraineté.Petit à petit la position de Bagdad a évolué et samedi soir, le président Saddam Hussein a présidé une réunion des deux plus hautes instances politiques irakiennes, manifestement pour examiner le plan des Nations unies.Il n’avait fait aucune déclaration à l’issue de la réunion.La résolution 986 du Conseil de sécurité d’avril 1995, proposant l’arrangement «pétrole contre nourriture», autorise l’Irak à exporter du brut à hauteur de deux milliards de dollars tous les six mois pour acheter des vivres et des médicaments.Le mémorandum d’accord fixe les modalités pratiques d’exportation du pétrole, de gestion des revenus, de l’achat et de la distribution des vivres, sous le contrôle de l’ONU, en particulier dans les trois provinces kurdes du nord de l’Irak, qui échappent au contrôle de Bagdad.Selon des experts pétroliers dans la Golfe, l'Irak aura besoin de trois mois pour reprendre ses exportations de pétrole et d’environ quatre mois pour recevoir les vivres et les médicaments générés par ces ventes.L’allégement des sanctions pétrolières reste cependant limité au domaine humanitaire et aucune perspective d’une prochaine levée des sanctions n’est envisagée.Le porte-parole de la Maison-Blanche a affirmé que le respect par le président irakien de toutes les résolutions de l’ONU était, de l’avis des Etats-Unis, «incompatible avec le maintien au pouvoir de Saddam Hussein».Gouvernant d’une main de fer un pays qui possède, avec 110 milliards de barils, les deuxièmes réserves pétrolières du monde après celles de l’Arabie Saoudite, Saddam Hussein se maintient au pouvoir depuis 17 ans malgré l’embargo et deux guerres désastreuses, contre l’Iran entre 1980 et 1988, et contre une coalition multinationale de 30 pays en 1991.v.PHOTO AP Les astronautes ont utilisé hier le bras spatial canadien — Canadarm — pour déployer le satellite Spartan-207.Ce satellite est muni d’une antenne gonflable.Durant les 90 minutes qu’a duré le test, l’antenne s’est déployée dans l’espace et s’est gonflée comme un ballon.GARNEAU SUITE DE LA PAGE 1 ployée dans l’espace et s’est gonflée comme un ballon.Le satellite a alors filmé l’antenne sous tous les angles afin d’en évaluer le comportement et la stabilité en orbite, puis a rompu ses amarres et a abandonné définitivement le volumineux ensemble dans l’espace qui devrait se consumer à son entrée dans l’atmosphère.Le succès de cette expérience devrait désormais permettre aux ingénieurs de la NASA de mettre au point des structures gonflables pour accueillir, dans un avenir plus ou moins proche, les antennes de télécommunications et les équipements d’observation et d’astronomie qui équiperont la future station spatiale internationale Alpha.Outre un évident gain de poids et de volume par rapport aux ensembles mécaniques équivalents, les structures gonflables devraient permettre de réduire de 10 à 100 fois le coût des futures missions, selon les estimations de la NASA.D’un poids d’à peine 60 kg, l’antenne déployée hier n’a coûté que 10 millions de dollars, contre environ 200 millions de dollars pour un ensemble mécanique de taille comparable.Aujourd’hui, Marc Gameau utilisera de nouveau le Canadarm pour saisir le satellite Spartan et l’arrimer sur son support à l’intérieur de la soute de la navette.Un autre astronaute, Mario Runco, a activé hier l’Installation aquatique de recherche — familièrement appelée l’aquarium spatial — construite par l’entreprise montréalaise MPB Technologie.Les expériences qui se dérouleront dans ce laboratoire miniature sont destinées à étudier les effets de la microgravité sur la croissance des moules, des œufs d’oursins et des étoiles de mer.Une première expérience, conçue par pn scientifique de l’université Dalhousie, en Nouvelle-Ecosse, vise à étudier, entre autres, comment le calcium agit dans la formation de la coquille d’une moule.Les résultats aideront les scientifiques à mieux comprendre le lien entre le calcium et l’ostéoporose, une raréfaction pathologique du tissu osseux qui touche un Canadien sur six.Les résultats d’une deuxième expérience, conçue par une Américaine, sont intimement liés à la première.Des œufs d’oursin seront utilisés pour déterminer le site d’ap- parition de l’ostéoporose, de la dystrophie musculaire et même de la maladie d’Alzheimer chez l’être humain.Une dernière expérience, sur des étoiles de mer, déterminera l’origine des malformations congénitales chez l’être humain.Conçue par un scientifique de l’université de Colombie-Britannique, elle vise à observer la croissance d’embryons d’étoiles de mer en apesanteur.Les scientifiques veulent comprendre comment ces embryons s’adaptent à des changements inhabituels au cours d’une étape délicate de leur évolution biologique.Cette expérience est importante pour le développement humain parce qu’il existe une similitude entre l’embryon de l’étoile de mer et celui de l’humain dans les premiers jours de leur développement.Parallèlement à ces expériences biologiques, les astronautes vont aussi superviser des expériences portant sur la croissance de cristaux et la production de semi-conducteurs organiques.L’expérience sur la croissance des cristaux sera réalisée dans le module pressurisé Spa-cehab, un laboratoire modulaire, dans lequel Marc Gar-neau pourra s’introduire.Le Spacehab transporte une charge utile — le Four commercial à zone flottante — qui permettra de produire des matériaux monocristallins.Les expériences réalisées dans ce four — mis au point par le Canada et l’Allemagne — permettront de produire des cristaux d’une grande pureté qui pourraient être utilisés dans la fabrication de disques laser, de fibres optiques, de lasers chirurgicaux, de semi-conducteurs, de détecteurs infrarouges et de matériel de communications, dit Daniel Labrie, professeur adjoint au département de physique à l’université Dalhousie.Autre innovation de cette mission Endeavour, une station de contrôle «téléscience» traitera la plupart des échantillons installés dans le Spacehab.Cela signifie que les données et les images transmises par une caméra de télévision renseigneront les chercheurs principaux du Centre de Houston sur le déroulement des expériences.Ces derniers transmettront à leur tour des directives permettant de reprogrammer les paramètres de fonctionnement du four ainsi que l’ordre des expériences et cela même pendant le sommeil des astronautes.Avec l'AFP Pour la mondialisation des marchés PÈLERIN SUITE DE LA PAGE 1 beau matin de prendre deux mois de congé.«Papa, t’es pas heureux», lui avait-elle glissé à l’oreille.Venu à Cal-gary pQur le boom pétrolier, Boudreau était agent immobilier.A 40 ans, il venait de divorcer.Bref, il filait un mauvais coton.Mais il tint parole.Après deux mois sur l’île de Vancouver, par un concours de circonstance, il s’implique dans une association d’aide aux sidéens.C’est là, dit-il, qu’il fait «un rêve lucide», et imagine ce tour du monde à bicyclette.«Déjà j’avais en tête le trajet que je suivrais», dit-il.Sa famille du Québec a bien sûr tenté de le décourager, allant même jusqu’à lui suggérer de consulter un psychiatre.«Dis-le-nous que tu as le sida!», s’est-il entendu dire.Rien n’y fit.,«Le plus bizarre, c’est que je n’ai même pas le sida!» A Victoria, il contacte une association, People with Aids, et s’entraîne au vélo pendant deux mois.«Ceux qui m’ont soutenu il y a deux ans sont tous morts aujourd’hui.» Il part avec 100 dollars en poche et un équipement de camping rudimentaire.Le premier jour il fait 32 km avant de s’effondrer.Aujourd’hui, son rythme quotidien est de 160 km.«J’ai appris, beaucoup plus tard, que mes amis avaient parié sur le nombre de kilomètres que je ferais.Ils ont tous perdu leur mise!» Pour financer sa tournée, il longe d’abord la côte californienne où les grandes associations de lutte contre le sida lui assurent une bonne publicité.Puis, c’est la traversée du désert de l’Arizona.Il tente l’aventure de jour avant de s’évanouir et d’apprendre qu’on ne traverse pas un désert en plein soleil, mais de nuit.Dans une banlieue pauvre de Daytona, en Floride, des revendeurs de crack lui braquent un revolver sur la tempe.Ce n’est qu’un début.Dans la jungle guatémaltèque, il fait irruption au milieu d’un camp d’entraînement de guérilleros qui le mettent en joue.Dans un espagnol élémentaire, il brandit ses coupures de journaux et tente d’expliquer sa folle équipée.Entre idéalistes on se comprend.D aura donc la vie sauve.Au Salvador, la tête du responsable de l’organisation locale qui devait l’accueillir est mise à prix.L’épreuve la plus difficile restait à venir.«Cet hiver en Mauritanie, deux Français sont morts à mes côtés en marchant sur une mine.J’aurais pu y mettre le pied.J’ai bien failli abandonner.Surtout qu’en Afrique personne ne veut entendre parler du sida.Les commanditaires ne veulent pas être associés à cette maladie.» Pour couronner le tout, à Agadir, il s’est fait voler tous ses sacs sous les caméras, en pleine conférence de presse.Le plus dur dans tout cela?«C’est d’apprendre à être seul entre deux étapes où on est assailli par les médias et les curieux.» Ces jours-ci, Bertrand Boudreau prend un peu de repos avant de partir bientôt pour l’Italie, la Suisse, les pays Scandinaves, la Russie, la Pologne, la Grèce et la Crête.De là, il gagnera l’Iran, l’Inde et le Tibet où il compte arriver en été et traverser en Chine, et de là au Vietnam.Puis, ce sera la Nouvelle-Calédonie, l’Australie et la Nouvelle Zélande avant de revenir en Amérique.Bertrand Boudreau prévoit être au Québec en juin 1998.«Peut-être pour la Saint-Jean-Baptiste», dit-il.D’ici là, il lui reste deux ans à pédaler.En 1998, de grands rassemblements de cyclistes sont prévus devant la Maison-Blanche et le parlement canadien pour fêter son arrivée.Mais son périple ne s’achèvera vraiment qu’à Calgary.«pour ma fille qui aura alors 14 ans».1 950 000 $ d’amende pour complot LE DEVOIR La société Gestion des Rebuts DMP inc., une filiale de la compagnie Waste Management of Canada inc.(WML, a récemment été condamnée par la Cour supérieure du Québec à 1 950 000 $ d’amende après avoir plaidé coupable à une accusation de complot pour se partager le marché de la Mauricie avec des concurrents.Cette amende est la deuxième en importance jamais imposée à une entreprise en vertu de la loi fédérale sur la concurrence.Elle correspond environ à 40 % de la valeur du commerce de Gestion des Rebuts DMP inc.dans le marché affecté par l’infraction.Gestion des Rebuts DMP inc.s’est vu d’autre part ordonner par la Cour de ne point récidiver, une ordonnance qui s’applique également à ses complices, soit les entreprises Jules Milette inc., Service Sanitaire de Shawini-gan Inc, et Pratte & Laforme inc.Le tribunal déterminera la date du procès des individus accusés dans cette affaire, soit Pierre Paré, Serge Brière et Robert Caron, tous d’ex-employés de DMP.Le Procureur général a accepté de ne pas poursuivre les personnes qui ont accepté de témoigner dans ce procès contre DMP.L’infraction commise par cette entreprise, qui a été acquise par WMI après la commission des infractions reprochées, portait sur une entente illégale conclue entre différentes entreprises de la Mauricie pour se partager le marché commercial de la location de contenants, de la collecte et de l’enfouissement de déchets entre 1984 et 1989.Le Directeur des enquêtes et recherches, nommé en vertu de la Loi sur la concurrence, a obtenu la collaboration de la direction actuelle de DMP pendant son enquête.Vancouver (PC) — Le premier ministre Jean Chrétien a déclaré que les Canadiens ne pouvaient ignorer les changements économiques qui ont cours à l’échelle de la planète, et ce, même s’ils peuvent menacer la sécurité d’emploi ainsi que «nos identités culturelles distinctes».Le premier ministre a ajouté qu’un retour en arrière est de toute façon impossible, même si certaines personnes ont la nostalgie d’une époque où les choses étaient plus simples et rassurantes.«Nous ne pouvons préserver la sécurité d'emploi en fermant la porte aux forces du changement», a déclaré M.Chrétien, qui prenait la parole lors de la première I journée de la 14' assemblée annuelle du Conseil InterAc- tion des anciens chefs de gouvernement «Je crois que nous devons faire face au changement et non nous cacher la tête dans le sable.» Le premier ministre a fait ces commentaires quelques jours après que son gouvernement eut adopté un projet de réforme majeure de l’assurance-chômage, qui a notamment pour effet de réduire les prestations et de restreindre l’admissibilité pour les travailleurs saisonniers.La réforme met aussi davantage l’accent sur la formation des travailleurs qui ont perdu leur emploi.Jean Chrétien a déclaré que le gouvernement avait la responsabilité d’aider les Canadiens à obtenir la formation dont ils auront besoin pour s’adapter à ces changements.CANNES SUITE DE LA PAGE 1 mais de sa demi-sœur Roxanne.Habile dans la mise en situation de ses personnages, Mike Leigh a choisi de traiter ce sujet douloureux par l’humour car, a-t-il résumé, «la vie est joyeuse, et profondément triste».Les festivaliers y avaient été extrêmement sensibles et avaient réservé un accueil chaleureux au film.«Supprimé la différence» Breaking the Waves, «simple histoire d’amour» réalisée par le Danois Lars von Trier, a dû se contenter du Grand Prix.II était, avec Mike Leigh, l’autre favori des pronostics.Daniel Auteuil et Pascal Duquenne se sont vu attribuer conjointement le Prix d’interprétation masculine pour leurs prestations dans Le Huitième Jour du Belge Jaco Van Dormael.Distinction qui a provoqué une ovation dans la salle du Grand Théâtre Lumière.«Mesdames et messieurs du jury, merci d’avoir supprimé la différence et d’avoir fait de Pascal un acteur à part entière», a déclaré Daniel Auteuil lors de la cérémonie de remise des prix, qui était présidée par Sabine Azéma.Le Prix de la mise en scène récompense Fargo, un thriller non dénué d’humour des frères Joel et Ethan Coen, et celui du scénario à Un héros très discret, de Jacques Au-diard, avec dans le rôle principal Mathieu Kassovitz.Le prix du jury est allé à Crash, très controversé long métrage du réalisateur canadien David Cronenberg.Francis Coppola, qui présidait cette année le jury, a précisé que ce dernier avait ainsi voulu récompenser ^originalité et l’audace» du propos.La Palme d’or du meilleur court métrage est attribué au Vent, du Hongrois Marcell Iv^nyi.Un deuxième prix a été attribué à Small Deaths, de l’Écossaise Lynne Ramsay.Le Grand Prix de la Commission supérieure technique (CST) revient à Microcosmos, le peuple de l’herbe, de Marie Perennou et Claude Nuridsany, plongée dans l’univers microscopique des insectes.Le prix de la Caméra d’or, qui récompense un premier film, a été attribué à Love Senerade, de l’Australienne Shirley Barrett, présenté dans la section «Un certain regard».La Légion d’honneur pour Altman La Semaine internationale de la critique avait pour sa part attribué le prix Mercedes-Benz du meilleur long métrage aux Aveux de l’innocent, du cinéaste français Jean-Pierre Améris.Ce film s’est également vu attribuer le Prix de la jeunesse du meilleur film français.Le Prix Canal Plus du meilleur court métrage était revenu à Planet Man, du Néo-Zélandais Andrew Bancroft Le Prix de la critique internationale (FIPRESCI) pour la compétition officielle a été attribué à Secrets et Mensonges, «pour son exploration humaniste des vies d’une famille ordinaire et pour les performances remarquables des acteurs».Le prix décerné pour les autres sections est revenu au Prisonnier du Caucase, du Russe Sergueï Bodrov, «pour son courageux portrait réaliste du conflit caucasien, à la fois personnel et sans parti-pris».Une mention spéciale pour les autres sections a été réservée au Ferry et au Courrier, deux films de 16 et 20 minutes respectivement, réalisés par Laïla Pakalnina, «pour l’énergie de leur vision et la qualité de leur écriture qui révèlent un authentique tempérament de cinéaste».Par ailleurs, le festival a vu Robert Altman être fait Chevalier de la Légion d’honneur par son délégué général, Gilles Jacob.«Depuis 1970 et la Palme d’or de MASH, huit de mes films ont été présentés à Cannes et y ont reçu des récompenses.Il me serait agréable de recevoir de vos mains cette haute distinction dans le cadre du festival et j’en serais très honoré», a déclaré le cinéaste américain qui était en compétition avec Kansas City.LE PALMARÈS DE CANNES Cannes (AFP) — Voici le palmarès complet de la 4fr édition du Festival international de cinéma de Cannes: ¦ Palme d’or: Secrets and lies (Secrets et Mensonges) du Britannique Mike Leigh ¦ Prix d’interprétation masculine: Daniel Auteuil et Pascal Duquenne dans Le Huitième Jour du Belge Jaco Van Dormael ¦ Prix d’interprétation féminine: Brenda Blethyn (GB) dans Secrets and lies du Britannique Mike Leigh ¦ Prix de la mise en scène: Fargo de l'Américain Joël Cohen ¦ Caméra d’or Love Serenade de l’Australienne Shirley Barrett ¦Grand Prix du jury: Breaking the Waves du Danois Lars Von Trier ¦ Prix spécial du jury: Crash du Canadien David Cronenberg ¦ Grand Prix technique: Microcosmos des Français Claude Nuridsany et Marie Perennou ¦ Prix du scénario: Un héros très discret du Français Jacques Audiard ¦ Palme d’or du court-métrage: Szel du Hongrois Marcell Yvanyi ¦ Prix du jury du court-métrage: Small Deaths de la Britannique Lynne Ramsay LE DEVOIR LES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H30 À 17H00 2050, RUE DE BLEURY.9E ÉTAGE, MONTRÉAL, (QUÉBEC) H3A 3M9 RENSEIGNEMENTS ET ADMINISTRATION : (514) 985 3333 PUBLICITÉ AVIS PUBLICS (514) 985-3344 ANNONCES CLASSÉES (514) 985 3344 + PUBLICITÉ (514)9153399/MMtopinr (514) 985-3390 NUMÉRO SANS FRAIS 1 800 363-0305 SERVICE DES ABONNEMENTS ListfMt«6ulDAwt !.iTNit DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H00 À 16H30 «
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