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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier D
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1996-05-25, Collections de BAnQ.

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1 S.U/.® * Le roman québécois Page D3 Le Feuilleton Page D4 ?Giuseppe Penone Page D8 Grille télé du week-end Page D9 Formes Page DIO André Markowicz Dostoïevski tel qu’il a écrit LOUISE LEDUC LE DEVOIR Plusieurs intellectuels russes doutent sérieusement de la valeur littéraire de l’œuvre de Dostoïevski.Vulgaire, disent les pro-Tolstoï, partisans de l’équilibre et en butte contre cet autre, mû tout entier par la passion.Les Français, au contraire, ont.porté Dostoïevski aux nues, sans bémol.La différence, c’est que ces derniers ne l’ont pas lu dans le texte.S’ils avaient eu accès à de fidèles traductions plutôt qu’à une succession de réhabilitations, sans doute l,çs Français n’auraient-ils pas aimé Dostoïevski.C’est du moins ce que soutient André Markowicz qui a entrepris une traduction de son œuvre entière promise avant le tournant du millénaire.Et les Français n’aiment pas, mais alors pas du tout.La Sorbonne, s’entend.Car l’ambitieux traducteur dans la trentaine révèle aux francophones un Dostoïevski à l’état brut, sans censure aucune.Un Dostoïevsld qui, dans Les Carnets du sous-sol, version Markowicz, écrit: «Ce ne sont pas les docteurs que j’emmerde en refusant de me soigner» et non, comme dans la version épurée de 1972 écrite par Lily Denis: «Les docteurs, ça ne les “embêtera” en aucune façon que j’y aille ou pas.» Dans L’Idiot, Dostoïevski aurait, entre autres répétitions, bel et bien écrit que: «Le train de la ligne de chemin de fer Pétersbourg-Varso-vie fonçait à toute vapeur vers Pé-tersbourg.» Les traducteurs ont flairé la redondance: «Le train de Varsovie filait à toute vapeur vers Pé-tersbourg», ont-ils pris la liberté de corriger.Or, s’insurge Markowicz, la langue de Dostoïevski était volontairement maladroite et «parlée»: n’a-t-il pas, d’ailleurs, dicté plusieurs de ses romans à son épouse?Il explique: «Efi français, il existe deux langues, l’une écrite, l’autre parlée.Ces deux niveaux n’existent pas en russe.En français, il y a cette idée de langue belle, qu’il ne faut pas salir de vulgarités.Dans la littérature russe, il n’y a ni normes, ni l’idée d’un style noble à préserver.» Autre différence entre les deux traditions littéraires: «Dans la civilisation russe, le poète a fonction de prophète et la poésie est faite pour être dite à haute voix.», souligne André Markowicz.Il n’avait donc pas le choix de bri-èçr la syntaxe, particulièrement pour Dostoïevski qui fut l’un des premiers écrivains à prendre sciemment en compte l’inconscient et à tenter de rendre toute la complexité d’un moment, perception émotionnelle comprise: «la langue littéraire française fie permettait pas ça car le fait de couper ses phrases, de bafouiller, entrait dans le domaine de la faute».Quoique le travail de Markowicz entre en rupture totale avec celui des traducteurs précédents de Dostoïevski, il ne renie pas leur valeur.S’ils ont permis de le faire entrer au panthéon littéraire, il se chargera, lui, de le faire accepter avec ses originalités stylistiques.Mais quels que soient les efforts dp, Markowicz, il est une chose qu’il fie pourra jamais traduire: le contexte.D’où son grand regret d’être en froid avec la Sorbonne: «Le rôle de l’université est fondamental pour situer un texte dans l’histoire, parler de la civilisation de Dostoïevski, de ses valeurs.» VOIR PAGE D 2: MARKOWICZ LE DEVOIR L E I) E V O I R I, E S S A M E I) I 2 .t E T I) I M A N (' Il E 2 (i M A I !) !) (i Pau li i ! e a t.PHOTO JACQUES NADEAU Pauline Harvey ne regrette surtout pas ses audaces.PIERRE CAYOUETTE LE DEVOIR lie avait connu jusqu’à ce jour un parcours sans faute.Avec Un homme est une valse, Pitié pour les salauds! et Encore une partie pour Berri, Pauline Harvey s’est hissée au sein du cercle restreint des auteurs québécois majeurs.Elle a séduit les lecteurs et la critique, promené sa longue crinière sur toutes les ondes.Sa prose, intelligente et imaginative, faisait l’unanimité.«Je n’ai jamais été descendue par la critique, ni cette fois ni avant.Je ne sais pas ce que c’est.J’ai eu de la chance», confiait-elle à un journaliste à la parution d’Un homme est une valse.C’était il y a trois ans.Tout a basculé au cours des dernières semaines.Son plus récent livre, Les Pèlerins (Herbes rouges), lui a valu des critiques unanimement dévastatrices.On lui a répété que cette histoire ne menait nulle part.Pis encore, plusieurs ont préféré passer le livre sous silence.Quelle idée, aussi, d’offrir à ses lecteurs ce court conte de 94 pages! Même ses amis lui reprochent d’avoir délibérément saboté sa belle carrière, comme si les écrivains avaient des «plans de carrière».Que fait Pauline Harvey pendant ce temps?Elle rit de tout cela, se fait philosophe et cherche même à en tirer un bon côté.«Ça m’a rapproché des exclus, de tous ceux que les médias boudent, des André Roy, Nicole Brossard et autres écrivains qui osent s’adonner à des formes littéraires expérimentales», a-t-elle confié au cours d’un entretien au Devoir cette semaine.Elle nie vigoureusement avoir écrit un roman à clefs réservé à des initiés.Elle ne regrette surtout pas ses audaces.Chose certaine, précise-t-elle, il n’était pas question qu’elle s’appuie sur une quelconque recette, qu’elle refasse ad nauseam le même roman.Elle encaisse sans broncher, donc, mais tient quand même à apporter quelques précisions.«Premièrement, il ne s’agit pas d’un roman mais bien d’un conte.La distinction est très importante, parce que le conte permet de sortir de la banalité.Disons que c’est plus près de Lewis Carroll que de Dickens.Ça déroute, ça étonne.Pourquoi faire nécessairement dans le roman réaliste?Aurait-on idée de demander à un peintre cubiste de faire dans le figuratif?» Tout sauf banal, en effet, ce conte né d’une imagination sans limites.On y accompagne une jeune femme anonyme, la narratrice, dans son pèlerinage vers Stratford (ou Compostel-le) où elle espère croiser Shakespeare.La jeune femme dit avoir tué un homme à Wawa (?).Elle veut changer sa vie, se reconstruire, aller au bout d’elle-même pour s’en repentir.Nous l’accompagnons tout au long de sa route où elle croise des errants, des cow-boys aux noms surréalistes (Le Chat botté, Candyman Le Dresseur), s’égare dans la Société VOIR PAGE D 2: HARVEY M.% i V' i* * L* % «**;'*¦ > n € V' A’ ¦Ci |r (A*/! I "l: **&"*"'' 5 .m MM w ILLUSTRATION ANDREA DEL SARTO, SCÈNES DE LA VIE DE SAINT PHILIPPE BENIZZI: LE CHATIMENT DU BLASPHEMATEUR (DETAIL) CIRCA 1510.(EN COUVERTURE DU LIVRE) Ne manquez pas notre cahier spécial lectures d'G tG Tombée publicitaire: le vendredi 31 mai pour le 8 juin.le vendredi 7 juin pour le 15 juin.Les samed s 8 et 15 juin 1996 LF.DEVOIR i I.E l> E V 0 I.E S S A M EDI 2 λ K T I) I M A X (' Il E 2 li M Al I !» Il II Ws LIVRES 'AVA MARKOWICZ «J’étais génétiquement prédisposé à la traduction!» jeunesse PHOTO BVEI.YNE RAYMONDE Après la littérature russe, André Markowicz s’attaque maintenant à Shakespeare.SUITE DE LA PAGE I) 1 Avec un peu plus d’enthousiasme, Markowicz aurait pu, pourtant, y entrer par la grand porte.Il a bien tenté, à un moment, de passer son agrégation.Pendant quelques mois, il a suivi, à huit heures le lundi matin, des cours de morphologie de l’ancien français.En vain: il avait oublié de s’inscrire au concours! Pas grave.Quand, à 15 ans, on a été invité par un spécialiste de la littérature russe, ami de sa mère, à traduire des poèmes de Pouchkine, tout porte à croire que l’avenir est prometteur.«J’étais génétiquement prédisposé à la traduction!», note avec justesse celui dont l’enfance a été bercée à la fois de culture russe par sa mère et de français, par son père.Son père était journaliste, en poste SCIENCE, CONSCIENCE ET ACTION AïiujHïiUf ans de reclurehe /(•ministc cm (jucher sous l;i (iiredion fit* IT U C î U H T T H 1 ) A (î K N A IS -~™iSÆS Science conscience et action iteîesédffl ireroue-rn 302 pages.2+,9a S Un bilan de la recherche féministe dans des domaines aussi variés que la famille, la conciliation travail-famille, l'emploi, la santé des femmes, la violence conjugale, l'éducation, la religion, la politique, le droit et les communications.Science, conscience et action constitue un outil précieux pour l'enseignement, une abondante source d'informations pour le mouvement des femmes et les diverses instances dites de «condition féminine» des syndicats et du gouvernement, ainsi qu'un ensemble de repères historiques pour la poursuite de la recherche féministe au Québec, En ueme chez notre libraire ’•r, tes éd ifi on s d u r-e m ü e - ménage 4428, boul.St-Laurent, bur.404, Montréal H2W 1Z5 (514) 982-0730 Desclée de Brouwer L I T T E RAT U R E Nouvelle collection ROMANS Des romans qui donnent la parole à des écrivains, chercheurs de sens et curieux des phénomènes de la société.Une invitation au débat.Maurice Belief Les allées du Luxembourg DWU.ÈR DK BnOlAVKJt Alison Bernard La tresse d’Aminata ff 0 ¦W* DESCLAK DK Hum AVER Bntno Gaurier Le passeur m Jean-Claude de Bonvoisin Le Lézard L’arnrrr-pay* tit i'hirmnir François Nourissier LES ALLEES DE LUXEMBOURG Maurice Bellet Comment la traversée du jardin du Luxembourg devient pour M.Perrier, retraité ordinaire, une rencontre de l'inouï.suivi de Le pays fortuit par Vue Daiyun 128 pages - 26,95 $ IA TRESSE D’AMINATA Alison Bernard Face aux regards des autres, les difficultés et les espoirs d’une adolescente africaine, adoptée par une famille bretonne.suivi de Au-delà des regards par Martine Laffon 2-40 pages - 33,95 $ LE PASSEUR Bruno Gaurier Une dompteuse de serpents, un historien voyageur et un jeune homme, «passeur de sentiments».suivi de Quand le manque se fait don par Emmanuel Hirsch 128 pages - 26,95 $ LE LEZARD Jean-Claude de Bonvoisin L'énigme du -lézard», un homme d'affaires retrouvé mort dans un hôtel de Bogota.suM de L'arrière-pays de l'homme par François Nourissier.de l'Académie Concourt.Distribution FIDES à Moscou.Son contrat terminé, la question s’est posée: la famille devait-elle rester en Russie ou déménager?Pour des enfants juifs, certes, l’avenir était plus prometteur en France.«En Russie, je n’aurais même pas pu étudier en lettres.» Markowicz arrive donc en France, «vers quatre ou cinq ans».Pendant deux ans, il ne parle que français à sa mère.Elle s’entête, et lui répond systématiquement en russe.Aujourd’hui, elle révise les textes de fiston, dure corvée quand il s’agit de Dostoïevski: elle ne l’aime pas! Dix traductions de Dostoïevski sont déjà parues aux éditions Babel: Le Joueur, Les Carnets du sous-sol, La Douce, Le Rêve d’un homme ridicule, L'Idiot, Ijes Nuits blanches, Monsieur Prokhart-chine, Notes d’hiver sur impressions d’été, La Logeuse, Les Démons.«J’ai un emploi du temps très régulier, explique Markowicz.De huit à onze heures, je travaille chez moi sur Dostoïevski.Après, je traduis quelques vers de Pouchkine dans un café.Puis, l'après-midi, je retourne à la prose.» Ainsi, il n’y a pas que Dostoïevski dans la vie du Franco-Russe.11 y a aussi Tchékhov, dont il traduit le théâtre avec sa compagne Françoise Morvan, et Gogol, l'intégrale.«Tout mon travail est fait pour le théâtre, pour la parole vivante.Tout ce qui m’intéresse, c’est de trouver la façon de faire passer le texte écrit dans la voix, d’abolir la distance entre le texte et la voix.» Après Tchékhov, Markowicz compte s’attaquer sérieusement à Shakespeare.Aux Anglais de retenir leur souffle! HARVEY SUITE DE LA PAGE D 1 des Rivaux, découvre les malédictions de la terre des Lowlands, rencontre Sugar Jack et Sakkarine Jack.Voyez le genre?Si c’était un roman à clefs, il faudrait tout un trousseau pour s’y retrouver.«Pourtant, je connais des jeunes de 19 ans qui lisent très peu, qui ont lu Les Pèlerins et qui ont tout compris», insiste Pauline Harvey.En fait, s’il y a une clef â toute cette histoire, elle réside chez Pauline Harvey elle-même.Elle émerge de ce qu’elle appelle elle-même une sévère crise de la quarantaine et c’est dans ce contexte qu’il faut situer son plus récent livre.«J’avais l’impression de tourner en rond, que le Québec entier tournait en rond.Je cherchais une issue, la bonne route.J’étais prise dans un carrefour.Je voulais toujours aller plus loin, en proie à des démons.J’ai écrit frénétiquement mon journal — 3000 pages en un an.Puis cette idée de conte m’est venue.Le conte permettait d’échapper à la réalité, de travailler dans l’imaginaire, d’explorer des formes nouvelles.Cette histoire est justement truffée de gens qui cherchent la route.» Peut-être est-ce la raison pour laquelle ce livre déroute tant de lecteurs.Chose certaine, il y a dans ce conte un désir de retourner aux sources.Ce n’est pas un hasard si l’histoire se termine dans un monde qu’elle appelle Péri-bonka.Pauline Harvey dit être sortie de cette crise.«On a longtemps travaillé dans l’absolu, les gens de ma génération.J’avais peu de respect pour la raison, j’en ai acquis.Je parle maintenant aux plus jeunes de l’importance de la raison.» Le sort réservé à son conte Les Pèlerins l’amène à réfléchir sur le métier d’écrivain, «un métier politique», dit-elle, que les femmes n’exercent pas encore pleinement.«Exercent-elles le vrai métier d’écrivain comme les philosophes?Je me pose la question.» Que ceux que le conte de Pauline Harvey rebute se rassurent.Elle prépare ces jours-ci un roman.Un vrai.LES PÈLERINS Pauline Harvey, Herbes rouges, Montréal, 1996, 94 pages Concours 20e anniversaire 20 prix de }200.00 • Certificat cadeau échangeable contre marchandise seulement h MM® J DISQUES COMPACTS, LIVRES, CASSETTES, DISQUES, BD OUVERT 7 JOURS 1 Oh à 22h 3694 St-Denis, Montréal CHOIX ET QUALITÉ 713 Mont-Royal Est, MU Métro Sherbrooke 849-1913 Métro Mont-Royal 523-6389 rv usait ! / fer PIERRE SAMSON Le Messie de Belém PIERRE SAMSON UE MESSIE DE BELÉM * *.,?» .' .Promenades dans Les Jardins Anciens du Québec » m m » Ml lî K A I' Il I I < 11 I I \ X l> 11 ¦< lik vauft» x7 ?-.y.f-% Vf &• as fil t a fil» .m mr fil fc •- ?• t' VP - .SSmtèÊK i f m?.-tpxk.-U A-'-m- .K< ¦W, 180 pages, 160 photos en couleurs.Prix régulier: 59,95$ Reliure caisse, sous jaquette Format 23 cm x 30 cm.INGT-SIX JARDINS REMARQUABLES ET MÉCONNUS RECENSÉS ET DÉCRITS POUR LA PLUS GRANDE JOIE DES AMATEURS d’horticulture ET D’HISTOIRE.«X/ u superbe livre qui nous donne le goût de refaire notre paysage.» Doris Larouche, C)MF «XJ n livre qui en met plein la vue.» Anne-Marie Voisard, Le Soleil «XJ n ouvrage très fouillé, très intéressant, de belle facture.Le choix des jardins est bon.[.] pour tous ceux qui aiment les beaux livres et l’horticulture.» Jean-Claude Vigor, Radio-Canada/cbf Bonjour «CDes photos splendides et un travail de recherche exceptionnel.» Danielle Dagenais, Le Devoir & Maintenant en vente chez votre libraire AU PRIX SPÉCIAL DE 49,95 $ valable jusqu au 1er juillet 1996.LES ÉDITIONS DU BORÉAL et B.L.ÉDITEUR L K I) K V 01 It .I.K S S A M K I) I K T I) I M A N C II K '> (i M Al I II II (I I) I , 1 V H, E S - L E F E U I L L E T O N La moite poésie du Sud Robert Penn Warren est considéré comme l’héritier de Steinbeck et Faulkner LES RENDEZ VOUS DE LA CLAIRIÈRE Robert Penn Warren, traduit (je l’américain par Robert André, Edition Babel, 1996, 453 pages JEAN-PIERRE DENIS Né au début du siècle, en 1905, à Guthrie, dans le Kentucky, Robert Penn Warren a accompagné la montée des plus grands, les Dos Pas-sos, Faulkner, Hemingway, Steinbeck et Caldwell, mais sans toujours en tirer à l’étranger la gloire qui lui revenait, notamment en France où l’on a longtemps tardé à traduire ses romans (Les Fous du roi, Un endroit où aller).Auteur d’une œuvre abondante (une cinquantaine de livres, dont quelques recueils de poésie et surtout beaucoup de romans), deux fois lauréat du Pulitzer, enseignant à l’univer- sité Yale pendant vingt aps, Penn Warren est considéré aux États-Unis comme l’héritier de la moite poésie du Sud après Faulkner et du souffle de la littérature américaine après Steinbeck.C’est dire son importance.Enfant du Sud, comme Faulkner dont il partage le souci du détail, l’amour des mots et l’obsession de la tare sudiste, l’univers romanesque de Penn Warren est hanté par une question essentielle, lancinante: celle du destin et du possible dans un milieu naturel et humain qui force à l’enlisement, tend vers le vide, l’absence d’histoire, la fuite de soi-même et le mensonge.11 n’est donc pas surprenant que Les Rendez-vous de la clairière, que l’on réédite en poche, s’ouvre sur un paysage indéfini, délavé, sans frontières: «Sur les hauteurs, là-bas, la brume et la bruine PRIX DES LIBRAIRES décerné par l’Association des libraires du Québec L’Ingratitude de YING CHEN Ce roman.est d'une beauté tout à fait exceptionnelle.Gilles Marcotte, L'Actualité Chaque phrase de cette passion est ici incarnée, révélant d’emblée un auteur magistral.Viviane Forrester, Le Monde L'Ingratitude de Mlle Ying Chen est une sorte de chef-d'œuvre.J.-F.Josselin, Le Nouvel Observateur Elle exprime avec une certaine virtuosité l'action déchirante des jeux simultanés de l'amour et de la haine.Reginald Martel, La Presse LEMEAC la littérature d'aujourd'hui Pays sans ^chapeau Jri kiiiü jcu.i IS) •iii'j il m otrj di oi >T TEUR transformaient tout, bois, ciel [.] en une seule nappe de grisaille en train de précipiter comme si tout au monde eût été emporté par une tornade d’eau de vaisselle sale.» D’entrée de jeu, on entre dans l’univers trouble, équivoque, embrouillé de ce Sud maudit, un univers au sein duquel baignent des êtres de brouillard, un univers confus où toute vérité ne peut naître que du hasard et de la contingence.Lorsque nous rencontrons quelques lignes plus loin Angelo Passet-to qui remonte la route boueuse de Spottwood, fuyant son passé pour se redonner un présent qui lui a été ravi, semble-t-il, depuis toujours, depuis sa lointaine enfance à Savone en Sicile (jusqu’à son emprisonnement, en Amérique, pour une faute qu’il n’a pas commise), c’est les yeux rivés au sol que nous le retrouvons, surveillant chacun de ses pas pour épargner ses chaussures neuves, cirées avec soin, comme si elles représentaient tout ce qu’il avait pu sauver de l’épave qu’était devenue sa vie.Dans ce paysage de boue et de bruine, cette petite clarté qu’il tente de maintenir sur la pointe de sa chaussure apparaît comme une bien pauvre lueur, une triste et cruelle ironie du sort.Et Cassie Killigrew, qui va le recueillir pour en faire son homme à tout faire, n’est pas moins qu’un fantôme, une apparition blafarde et sans âge, qui n’a connu que le malheur, celui de n’être pas aimée et de devoir sacrifier son peu d’existence à un mari impotent et paralysé depuis quinze ans, Sunderland Spottwood.Fait singulier, ce dernier, quoique secondaire parmi les personnages de ce roman, n’en occupe pas moins une place centrale quand on considère le pouvoir qu’il incarne, notamment auprès de Murray Guilfort, un procureur important, vieil ami de Sunderland, qui a toujours envié sa fougue et sa puissance sexuelle, et sans doute aussi par la même occasion la femme.Cette paralysie dont il est affecté symbolise en creux l’impuissance générale qui domine la vie de chacun et en fixe le temps.Elle en représente aussi la mauvaise conscience et le mensonge.ROBERT PENN WARREN LES RENDEZ-VOUS DE LA CLAIRIÈR ROIUN • TRADE'Il Dt l’AMiHCAIN PAR ROSIE) AMMf Métamorphoses de l’âme En vrai romancier des petites misères, Penn Warren nous introduira, doucement, par traits successifs, aux métamorphoses de l’âme et de la conscience de Cassie et d’Angelo.Comme dans la vie, il faudra une série de malentendus, de silences opaques, de rages sourdes, d’équivoques avant que cela ne prenne la voie d’une sorte de révélation.dont seule Cassie, toutefois, sera à même de prendre la mesure, elle à qui on redonne la vie pour lui avoir redonné l’amour.Et encore, le temps d’une méprise.car c’est d’une autre qu’Angelo est amoureux! Car il en va ainsi dans les romans de Penn Warren: chacun vit sa vie du mieux qu’il peut, mais le plus souvent en retard sur le sens de ses actes ou de ses désirs, ballotté par des forces qu’il ne contrôle pas, en proie à un destin dont il n’arrive pas à prévenir les manœuvres.Tout, ou presque, est toujours déjà joué, selon les lois mêmes qui président aux tragédies dans ce Sud voué au sacrifice expiatoire des esclaves et des métèques.On pourrait juger Penn Warren pessimiste, comme Faulkner pour qui les êtres se conduisent le plus souvent en somnambules, prisonniers d’eux-mêmes et des forces du milieu.Il s’en distingue cependant par l’importance qu’il accorde au rachat, si fragile soit-il, à la rédemption amoureuse, si misérable et si absurde apparaisse-t-elle.Son pessi- misme, nourri par une société et une histoire qui ne cessent de se répéter en raison de la méconnaissance et de la haine de l’autre (le Noir, le métèque), mais aussi en raison de l’indigence culturelle du milieu, trouve là son antidote, du moins sa petite note d’espoir.Résumer ce roman foisonnant en aussi peu de mots ne lui rend cependant pas justice.Penn Warren est un auteur qui sait construire une architecture romanesque rigoureuse, où rien n’est laissé au hasard, où chaque transition trouve sa nécessité, où chaque personnage s’inscrit dans un plan d’ensemble qui le dépasse et dont il est la victime ou le jouet.Cette fatalité, partout à l’œuvre, tisse la toile où vont se prendre les personnages et, par la même occasion, le lecteur.A cet égard, il est une chose sur laquelle il nous faut revenir, brièvement, si nous voulons comprendre la logique (inconsciente) qui préside à la structuration du récit: les êtres, pour Penn Warren, ne sont jamais que ce qu’ils rêvent d’avoir été.A proprement parler, ils vivent par procuration, par personne interposée.D’où, peut-être, cette atmosphère de clair-obscur qui domine tout au long de ce roman, cette perpétuelle lutte entre la lumière et l’obscurité, la révélation et l’ignorance.Et cela se répercute dans son esthétique, tout comme dans son titre, d’ailleurs, Les Rendez-vous de la clairière.Car cette clairière, c’est aussi, en même temps, le lieu de la transition, de l’entre-deux-mondes.Elle n’est jamais qu’une éclaircie passagère où la bête lumineuse (celle que l’on convoite tous) risque d’apparaître, l’espace d’un instant, avant de s’enfoncer à nouveau dans la sombre forêt qui la borde et où elle sera de nouveau perdue.Penn Warren maîtrise admirablement l’art de la rémission trompeuse.Nous avons dit que ce récit était puissamment charpenté, mais on y trouve surtout une «écriture», un art de faire advenir les choses dans la conscience du lecteur qui est le propre des écrivains arrivés à maturité, qui n’ont plus peur de se colleter à l’absurdité abyssale des petites misères humaines et de leur donner une langue.Un dernier mot, peut-être, sur la traduction de Robert André.Elle est excellente, étant donné la difficulté de cet auteur qui utilise toutes les ressources de l’anglais et des dialectes du Sud, mais on se demande pourquoi il a renoncé à rendre la saveur et le pittoresque du parler des Noirs sous le prétexte que l’emploi du créole aurait été une fausse solution.Fausse solution pour qui?ESSAIS ÉTRANGERS Nous est un autre ANTOINE R O B I T A I L L E ?LES IDENTITÉS DIFFICILES Alfred Grosser, Presses de Sciences Po, Paris, 1996,128 pages Notre question nationale, ou «bi-nationale» comme on pourrait l’appeler, est obsédante à plusieurs égards.Éntre autres, elle nous empêche d’aborder le problème de l’identité dans son entièreté.Au Québec, mettez ce problème (de l’identité) sur le tapis et tout de suite on sortira des arguments, ici pour la souveraineté, là pour le fédéralisme.Pourtant, l’on sait bien qu’à l’heure actuelle, partout sur le globe, les tensions liées à cette question dépassent largement les limites de notre fameux débat.Elle relève de l’interrogation philosophique large et fondamentale du «qui suis-je?», à laquelle on répond de façon toujours plus complexe, dans un contexte postmoderne.C’est ce dont le dernier livre d’Alfred Grosser, ce professeur émérite de l’Institut politique de Paris, spécialiste des rapports franco-allemands, peut nous faire prendre conscience.Son essai, publié dans l’excellente collection «La Bibliothèque du citoyen» des Presses de Sciences Po (où j’ai puisé abondamment ces derniers temps), s’intitule Les Identités difficiles.Ét pour cause.Nous n’en serions plus, lance Grosser d’emblée, à l’ère identitaire nationale du type XIX' siècle: maintenant, «chacun a des identités multiples».Dans notre vécu, au sein d’institutions et d’organisations, à l’intérieur de la société étatique ou dans des champs transnationaux, notre définition de nous-mêmes évolue constamment.Si bien que le «nous ne renvoie guère à une appartenance unique».Les questions reliées à l’identité sont cruciales pour Grosser.Elles structurent les débats politiques plus que jamais à l’heure actuelle: «l’identité de l’embryon (est-il oui ou non une personne?), écrit-il, comme l’identité du mourant donnent lieu aujourd’hui, autant que la juste répartition des ressources collectives ou la redéfinition de la nation, à des confrontations, à des affrontements proprement politiques, sur fond de différences, de différences portant sur des identités».les êtres évoluent.L’identité «jeu-ne» d’aujourd’hui, par exemple, n’a rien à voir, note Grosser, avec celle d’il y a plus de cinquante ans.Même chose pour l’étiquette «femme», si longtemps (et encore trop aujourd’hui, selon l’auteur) reliée exclusivement au déterminisme de la maternité.Ou réduite, chez Freud, déplore Grosser, à une douteuse envie du pénis.Enfin, les appartenances changent du tout au tout selon l’endroit où l’on se trouve.Les multiples dimensions de l’identité peuvent ainsi entraîner des conflits chez une même personne, ce que Grosser illustre de façon amusante: «Quand je roule en voiture, quand je suis automobiliste, je déteste les cyclistes.Quand je suis sur mon vélo, quand je suis cycliste, je hais les automobilistes.» Relativiser Puisque l’identité est si importante, Grosser a cru nécessaire de remonter à la source et d’examiner ce processus même par lequel on en vient à définir une identité.Il a cherché à démontrer que nos façons d’identifier et de nous identifier sont profondément relatives.Elles dépendent de plusieurs variables qui engendrent les multiples dimensions du concept.La mémoire est une de ces variables, bien sûr.Qui veut définir a besoin de souvenirs.Elle est individuelle, cette mémoire, mais aussi collective: savoir transmis, acquis avec les années à travers l’école, par les médias dont les influences modèlent les sociétés.Un savoir qu’on vient parfois à assimiler à de l’inné, à une part de notre nature.Peuplées de souvenirs, déformées intentionnellement ou non par l’action de notre inconscient individuel ou collectif, nos mémoires fournissent le matériau de base à la définition.Le temps est une autre variable car il modifie profondément les perspectives et transforme les conditions réelles dans lesquelles Le conflit des interprétations Bref, Alfred Grosser nous rappelle que nous nous trouvons ici dans le marais proprement humain du conflit des perspectives et des interprétations.«La réalité des faits constatables et la réalité des croyances, des images sélectionnées, plus ou moins déformées à partir de jugements de valeur», déterminent les définitions intérieures et extérieures de l’identité.D’où l’importance de «nous demander sans cesse» si les «façons; d’identifier, si nos définitions des-identités, de leurs suppositions et * de leurs enchevêtrements, n’auraient pas été autres naguère».Au- < trement dit, nous nous devons de les remettre constamment en question.Un appel au doute plus que pertinent, pour tout ce qui relève > de l’identité, que Grosser applique 1 à lui-même tout au long du livre, se méfiant de son autodéfinition: «Si' Français né Allemand et juif, je né i contrôle pas ma pensée, je risqué de ne pas remarquer l’illogisme et par là même de commettre une in* * justice.» ms Grosser développe ainsi une'1 pensée prudente, pondérée.Eh’ matière d’identité, «le contraire de ' tous n’est pas aucun», dit-il.L’hisT > toire des identités démontre la pro-' fondeur du piège de la généralisation.Un exemple: «Les Grecs sont-ils menteurs?» La bonne réponse" ne se trouve ni dans le mot «tous»,1 ' ni dans le mot «aucun».Grosser affirme qu’il faut adopter les for-* ; mules nuancées comme «les uns n oui, les autres, non».Ce qui nous n contraint à échafauder des dé->m monstrations.Ce qui exige de l’in-i telligence.Difficile, mais nécessaire, dit-il, à une époque où la justice en dépend."JO Dans cet élan, l’auteur s’attarde plus particulièrement à la notion d’identité européenne, qu’il considère comme un des meilleurs * exemples d’entrecroisement des ô facteurs d’identification.Comment1; définir un Européen, culturelles ment?Mission impossible, sans» l’exclusion de quelques parties du territoire de l’Europe.C’est que ce- > lui-ci est grand.Qui sait, l’identité i viendra peut-être suite à la formation d’une entité politique.Dans cem cas, la structure aura précédé l’essence culturelle.Curieux, car le petit livre est un* 1 peu à l’image de cette Europe: il est assurément intéressant, mais a" une superficie trop étendue! On' ' voit aussi que Grosser a eu un plaisir fou à jouer avec tous les sens du ' mot «identité».Jeu qui, poussé au-:.delà d’une certaine limite, impliqué le risque de perdre le lecteur, qui' n’en voit plus l’intérêt.Surtout quand la structure du texte ne cous ‘ le pas de source et semble plutôt arbitraire.i.’ Les identités?Difficiles, comme le petit livre de Grosser.Pour joindre l’auteur de cette chronique: arinnov@riq.qc.ca UMANITAS NOUVEAUTÉS PRINTEMPS 1996 Annie f.avigne MOI ET l.HS CX )NS rinuu: rkrtrand MEDITATIONS II ujn it (OMivnit ¦Aj :À L’EUROPE- ENCOCFI5E-VBNT ftrrcnif de NICE ET ,MOI GILBERT CHOQUETTE la Mwpnird« pWntopNvwe Aart ngueir et pasùon.irtensrté « doté L'EUROPE-EN-COUP-DE-VENT Gilbert Choquette Collection Circonstances • Ib2 patte* 17.95$ Dix-sept jours pour traverser l'Europe en coup de vent, de Paris à Vienne et de Rome à Amsterdam.Voyage téméraire et gratifiant â travers l’histoire et la culture au vieux continent, auquel le romancier se prête en pensant constamment à scs compatriotes.LA MER PORTEUSE Sylvain Rivière ThCâtre • 132 papes.14.95 $ Réplique théâtrale cocasse aux larmoyants et aux faiblards de l'après-référendum.«La mer parleuset est l’oeuvre d'un poète qui croit encore que le rêve est possible. mm ÉBS4 mêêmm r*it*-\.K;W5f I-"' ?LES MEILLEURS .ROMANS.: QÙÉBfCÔK .OU X1X‘ SIECLE K»» mm Felicitations à Pierre Perrault I.mïimt (hi prix Virlnr llmbi'iiii.: ilr I'Aiiith'imi'ili‘x li’llrri iht Québec 2a ù’êaiSVJKE MICH RIVA ROGER DES ROCHES ¦' L T ;v;'L^Ü3î91a5mqai LES HERBES ROUGES / POÉSIE \\ Pltn< Hebert ' LiunL'l Grutk iff l/ippej He hnct .\ me li rollihoNiion Jf Mjrif Pin UiH4ti DIDEROT ÉPISTOUËR nuifriAMiiUt A uac .’ itf At.bit»* Jtion/ii ay UUI •
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