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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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  • Journaux
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Références

Le devoir, 1996-05-25, Collections de BAnQ.

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10 10 FONDE V O I .I.X X X V I N » 9 9 MO N T R.K A I,.LES SAMEDI 2 â ET DIMANCHE 2 (i MAI MMHI (' A II I E R S - I, I) 7 S T I’ S T V y.LIVRES Pauline à la page PAGE D 1 LES ACTUALITÉS Feu vert à la sous-traitance PAGE A 2 MONTRÉAL Aéroports: Québec étale les «lacunes» du plan d'ADM PAGE A 3 LES ARTS L'histoire cachée des femmes dans le cinéma au Québec PAGE B 1 PERSPECTIVES Les colas dans l’espace Depuis quelques jours, les astronautes à bord de la navette spatiale Endeavour, dont le Canadien Marc Garneau, procèdent à de nombreuses expériences sur la fabrication de cristaux ou l’effet de la gravité sur des mollusques.Pourtant, derrière cette apparente façade scientifique, la mission de la navette cache des intérêts commerciaux qui conditionnent de plus en plus le développement des programmes spatiaux dans le monde.La guerre des colas que Coke et Pepsi se sont livrée dans l’espace en début de semaine l’illustre de façon spectaculaire.undi, alors que les astronautes A'Endeavour s’amusaient à manœuvrer le bras spatial canadien, les cosmonautes de la station russe Mir ne perdaient pas une minute à déployer dans l’espace une réplique géante du nouveau modèle de cannette de Pepsi Cola.La diffusion de cette scène a fait le tour du monde, pour le plus grand désarroi du concurrent Coke.En effet, le lendemain du coup publicitaire de Pepsi, les astronautes d'Endeavour ont effectué une discrète expérience financée par Coke et portant sur les performances d’un distributeur spatial de soda.L’essai a échoué, la fontaine à soda devant servir à étudier les mélanges eau-gaz en apesanteur n’ayant pas fonctionné.Finalement, jeudi soir, après des heures de travaux, le distributeur a été réparé.Si Pepsi a remporté une manche contre son plus féroce concurrent, les vrais gagnants de cette guerre du cola sont ceux qui gèrent les programmes spatiaux russe et américain.Pour vanter son produit, Pepsi a donné aux Russes un chèque de sept chiffres alors que Coke a investi plus de quatre millions de dollars pour tester son distributeur spatial dans une navette de la NASA.Mais il n’y a pas que Coke qui paie pour la «recherche» spatiale.Des compagnies privées ont fabriqué plusieurs des laboratoires installés à bord d'Endeavour.De plus, 90 % des expériences scientifiques qui se déroulent dans le vaisseau auront des retombées commerciales dans des domaines aussi variés que les disques lasers, la fibre optique, les semi-conducteurs, les détecteurs infrarouges et le matériel de communications.Cette tendance à la commercialisation des vols spatiaux n’est pas nouvelle, mais elle s’accentue.C’est que les budgets consacrés à la conquête de l’espace sont en réduction un peu partout dans le monde.Si les dépenses mondiales annuelles pour l’espace ont atteint quelque 60 milliards de dollars en 1993, elles diminuent depuis.Au Canada, le budget spatial passera de 450 millions en 1993 à 230 millions en 1998.Aux Etats-Unis, le Congrès, dominé par les républicains, a imposé une restructuration de la NASA qui prévoit l’élimination de milliers d’emplois et une réduction du,budget de l’agence de plus de 35 % entre 1995 et 2000.A l’inverse, les coûts de l’exploration spatiale augmentent.Chaque lancement de navette entraîne une dépense d’environ 500 millions de dollars, le double du prix d’il y a dix ans.Le grand projet de construction de la station orbitale internationale Alpha, qui doit commencer l’an prochain, a lui aussi doublé et est maintenant estimé à quelque 40 milliards de dollars.Devant le désengagement progressif des pouvoirs publics et l’augmentation des coûts, les grandes agences spatiales ont, depuis quelques années, revu en profondeur leurs projets.La station Alpha est épargnée mais les autres programmes sont bouleversés.Ainsi, les vols habités sont moins nombreux et axés sur des expériences scientifiques à connotations commerciales.Les programmes de construction de satellites militaires sont réduits alors que ceux concernant les satellites civils sont confiés au secteur privé.Un effort est fait pour réduire la masse des satellites et procéder à leur lancement grâce à des lanceurs classiques — des fusées et non la navette.Tout est entrepris pour attirer de nouvelles sources de financement Et s’il faut pour cela faire une place à Coke et à Pepsi dans l’espace, pourquoi pas?Il n’y a là rien de mal.Après tout, plusieurs grands événements culturels et sportifs sont commandités par le secteur privé sans que cela n’affecte la qualité des spectacles ou la performance des artistes et des athlètes.Tous y trouvent leur compte: ces événements font leurs frais alors que les commanditaires bénéficient d’une publicité inégalée auprès de millions, sinon de milliards — dans le cas des Jeux olympiques — de spectateurs.Il ne faudra donc pas se surprendre si on aperçoit un jour des astronautes en combinaisons couvertes de logos publicitaires, comme celles des coureurs automobiles.La conquête de l’espace ne sera jamais une affaire rentable.Cette nouvelle frontière reste encore un vaste continent qu'il faut mettre en valeur grâce à des investissements à long terme.C’est une exploration qui draine d’immenses ressources humaines et matérielles que seuls les Etats sont en mesure de mobiliser.Avec l’appoint, de plus en plus important, du secteur privé.Jocelyn Coui on ?INDEX Agenda .BIP Les Arts.CI Avis publics.C9 Classées.CIO Économie .CI Éditorial.410 Le monde.48 Mots croiaés.C10 Les sports.Cl2 M É T É 0 Montréal Ensoleillé.Max: 18.Dimanche: del variable.Max: 17 Québec Ensoleillé.Max: 14.Dimanche: de! variable.Max: 16 Détails en C 4 75* -U«r o ÜÉÉÉffe Le monde municipal tire son épingle du jeu Le lac-à-l’épaule Québec-municipalités fait progresser la discussion sur les fusions et les relations de travail BRIAN MYLES LE DEVOIR Pointe-du-Lac — Le gouvernement du Québec et les deux unions des municipalités sont arrivés à un consensus fragile hier sur le dossier de la fusion, au terme du lac-à-l’épaule du monde municipal.La question litigieuse des relations de travail dans les municipalités, à l’heure de la privatisation et du partenariat, a largement pris le dessus dans les débats entre le ministre des Affaires municipales, Rémy Trudel, et les représentants de l’UMQ et de l’UMRCQ au cours des deux jours de ce sommet.Au terme de discussions que M.Trudel a qualifiées de «fortes» et «viriles», les deux unions et le ministre sont convenus de saisir du dossier nul autre que le premier ministre Lucien Bouchard.M.Trudel a promis d’organiser bientôt une rencontre au sommet entre le président de l’UMQ, Gilles Vaillan-court, son homologue de l’UMRCQ, Jacinthe B.Simard, et le premier ministre.Il sera surtout question des articles 45 et 46 du Code du travail — auxquels les employés municipaux tiennent mordicus — lors de cette rencontre.Pour les municipalités, les articles 45 et 46 limitent les possibilités d’offrir des services en partenariat avec le secteur privé.«Nous avons tellement convaincu le ministre de nos difficultés que notre ministre va maintenant s’adresser directement à M.Bouchard», s’est réjoui Gilles Vaillan-court, président de l’Union des municipalités du Québec (UMQ).Le maire de Montréal, Pierre Bourque, qui a déjà réclamé l’intervention de Québec pour l’aider à mater les cols bleus, s’est également montré satisfait de progrès VOIR PAGE A 12: ÉPINGLE Construire sur des ruines Quand les canons se taisent, faut-il laisser les bulldozers détruire ce qui a été épargné?C’est la question qui se pose dans des villes comme Sarajevo, Beyrouth et Grozny.Le premier réflexe a toujours été d’effacer toute trace de combats.Mais cette politique de la table rase est aujourd’hui contestée.¦ À lire en page D 10 «Un homme qui a marq Montréal et sa culture» Le fier Jackie Robinson Le fisc fignole ses méthodes de soustraction Québec recouvrera ses créances à même ce qu'il doit aux citoyens MICHEL VENNE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Le projet de loi 36, présenté le 15 mai à l’Assemblée nationale, instaure un système de compensation obligatoire destiné à faciliter pour le gouvernement le recouvrement des dettes contractées à son égard par des citoyens et des entreprises, quelle que soit la nature de la dette.L’instauration de la compensation obligatoire nécessiterait l’assouplissement des règles relatives à la protection des renseignements personnels pour faciliter l’échange de renseignements entre ministères.Le projet de loi prévoit d’ailleurs que cette procédure de compensation échappe à l’application de certains des garde-fous instaurés par la Loi sur l’accès à l'information et la protection des renseignements personnels pour protéger la vie privée des citoyens.Ce système permettra au contrôleur des finances de retenir un paiement dû à une personne ou une entreprise par un ministère, un organisme public, une commission scolaire ou un hôpital, si cette personne a une dette envers un ministère ou un organisme du gouvernement.Le paiement, au lieu d’être versé à la personne ou l’entreprise concernée, serait versé au fonds consolidé du gouvernement en guise de remboursement de la dette.Donnons un exemple: un peintre est embauché par un hôpital pour repeindre les murs des chambres.L’hôpital doit lui verser un premier paiement de 1000 $.L’hôpital VOIR PAGE A 12: FISC Qui Pierre Gang Le cinéaste québécois est allé «faire le cute» à Cannes, son Sous-sol sous le bras Il y a 50 ans, il devenait le premier joueur de race noire de Vhistoire du baseball majeur MARTIN BILODEAU Il rentre de Cannes, où son premier long métrage, Sous-sol, était présenté dans le cadre de la Semaine de la critique.Et des critiques, il en a eu: «surtout des bonnes», dit-il, faisant référence aux compliments de L’Humanité et de Variety.Mais Le Monde, avec quelques phrases incendiaires, a laissé quelques cicatrices dans la mémoire de Pierre Gang: «C’est pas cool, Cannes.C’est dur.Tes fier d’être là parce que t’as un film à offrir, mais la partie n’est pas gagnée d’avance.» Attablé devant ce gars sympathique et volubile, force est de constater que Pierre Gang n’a pas encore la diplomatie prudente des vieux routiers.Qu’en restera-t-il après le deuxième film qu’on lui souhaite de tourner prochainementi* Entre-temps, Sous-sol distille un lourd malentendu psycho-sexuel: «Mon film parle de sexualité et de mort.Dans un sous-sol, tu ne peux pas t’épanouir; tu es sous terre, au niveau des morts.» Celui qui n’a jamais lu Freud VOIR PAGE A 12: GANG PHOTO JACQUES GRENIER Gang: «Dans un sous-sol, tu ne peux pas t’épanouir.» MARIO CLOUTIER LE DEVOIR té 1946.Match après match, les Royaux de Montréal, une équipe de la Ligue internationale de baseball, attirent des foules de plus de 20 000 curieux — un score qui fait rougir d’envie les Expos, la première équipe de l’histoire du baseball à être dirigée par un hispanophone, Felipe Alou — qui viennent voir la sensation de l’heure, Jackie Robinson.Le premier joueur de race noire à signer un contrat avec une équipe de baseball majeur allait cet été-là mener son équipe au championnat de la Ligue.Lors d’un match de juillet, un mécanicien de descendance afro-américaine de Saint-Henri amène son fils de 12 ans au stade de la rue de Lori-mier pour la première fois de sa vie.Il faut se souvenir que des gens de race noire à Montréal, en 1946.il y en avait peut-être 10 000 ou 20 000.Les spectateurs regardent souvent en leur direction lorsque Jackie Robinson, qui fut avant Le pianiste Oliver Jones: «L’occasion de rêver.» tout un joueur d’avant-champ, fait des bons coups, plusieurs cette joumée-là.Le garçonnet est heureux; c’est un sportif, il joue lui-même au basket et au baseball.A la fin du match, un spectateur francophone s’approche du père en posant la main sur la tête du fils.«On aura peut-être un jour un autre Jackie Robinson ici à Montréal?» L’homme n’avait pas tort, mais il ne se doutait pas que l’adolescent allait briller sur plusieurs scènes internationales, non pas comme athlète, mais en tant que pianiste.Son nom est Oliver Jones.«À 12 ans, se rappelle le réputé musicien de jazz, je ne comprenais rien à l'importance de la présence de Jackie Robinson dans une équipe de baseball professionnel.Je n’étais même pas certain que mon père comprenait quoi que ce soit à ce sport.Mais je n’oublierai jamais le regard qu’il avait ce jour-là: c'était le regard d’un homme fier de sa race.Je suis heureux d’avoir partagé ce moment A 12: JACKIE I > A 12 I.K I) K V 0 1 II .I.K S S A M K I) I 2 5 K T I) I M A N C II K 2 (I M Al I!) I) Il ?le:_____?,\m;.uiTES FISC SUITE I)E LA PAGE 1 dévi a aviser le contrôleur des finances qu’un paiement de 1000 $ doit être fait à M.X.Le contrôleur vérifiera si M.X a, envers l’un des ministères du gouvernement, une dette à rembourser en comparant les fichiers informatiques.Si ce peintre doit 500 $ au ministère de l’Éducation, le contrôleur des finances émettra à M.X un chèque de 500 $ seulement et gardera les autres 500 $ en remboursement de sa dette.Le contrôleur des finances pourra retenir les paiements dus à des citoyens ou des entreprises par tous les ministères et les organismes publics, y compris les commissions scolaires et les établissements du réseau de la santé.Mais cet argent ne pourra servir qu’à rembourser des créances aux ministères et aux organismes.On ne pourra pas utiliser le système de compensation pour rembourser une créance, à une commission scolaire, un hôpital ou une société d’État.Les dettes envers la Régie des rentes, la CSST ou la Société d’assurance-automobile ne seront pas sujettes à la compensation gouvernementale, pas plus que celles envers une municipalité.Le gouvernement pourra décider par décret de soustraire certaines créances à la procédure de compensation.Selon les informations obtenues au ministère des Finances, pour être sujette à la compensation gouvernementale, une créance devra avoir fait l’objet des njodalités habituelles de recouvrement.Ce n’est, en fait, que si une personne a fait défaut de payer son dû et n’a pas ténu compte des avis répétés qui lui sont parvenus que sa djette pourra être soumise à la compensation.; Avant d’en arriver là, le ministère créancier devra aviser le débiteur qu’à compter de telle date, s’il n’a pas remboursé sa dette, celle-ci pourra faire l’objet d’une compensation gouvernementale.C’est le ministère concerné qui décidera si une dette peut faire l’objet d’une compensation.Le ministère concerné devra alors informer le contrôleur des finances qu’il a une créance à soumettre à la compensation gouvernementale et transmettre au contrôleur les renseignements qui permettent d’identifier la personne concernée ainsi que le montant qui est dû.Le contrôleur va inscrire ces informations, qu’il recevra quotidiennement de l’ensemble des ministères, dans un registre dédié à cette fin et protégé par des règles de confidentialité.Une fois en possession de ces renseignements, le contrôleur devra, avant d’autoriser l’émission d’un chèque à qui que ce soit, vérifier si cette personne apparaît au registre des créances soumises à la compensation.Le contrôleur des finances exécute environ 25 millions de transactions chaque année.Pour faire cette comparaison, le contrôleur des finances va coupler ou apparier les fichiers automatiquement par ordinateur.Pour réaliser ce couplage de fichiers, il devra utiliser un numéro d’identification commun aux registres du contrôleur et à ceux des ministères concernés.Par exemple, on pourrait utiliser le numéro d’assurance sociale.Le débiteur devra avoir été informé du numéro d’appariement qui sera utilisé avant qu’il puisse être utilisé.L’objectif de ce mécanisme est d’améliorer le recouvrement des dettes à l’égard du gouvernement à un coût moindre.Dans bien des cas, cette procédure permettra de .recouvrer de petits montants dont le recouvrement par des ¦ moyens traditionnels coûterait plus cher que la valeur du montant à récupérer.La cause impliquant Brian Mulroney La Cour d’appel dit non à Ottawa PRESSE CANADIENNE Le chemin est maintenant libre pour que la justice puisse suivi e son cours dans la cause opposant Brian Mulroney au gouvernement fédéral à qui il réclame 50 millions pour atteinte à sa réputation.Le juge Marie Deschamps de la Cour d’appel du Québec a en effet refusé hier d’accorder davantage de temps à Ottawa — jusqu’en janvier prochain — pour produire sa défense, estimant que les raisons invoquées n’étaient pas assez convaincantes.Cela signifiait que le gouvernement était tenu de faire état de sa défense hier après-midi.«Je crois que la décision, à mon avis, était la seule qui pouvait être prise», a déclaré Gérald Tremblay, l’avo- cat de M.Mulroney, après que l’appel eut été rejeté.«M.Mulroney veut tout simplement que les choses suivent leur cours», a dit Me Tremblay.Aucune date n’a été fixée pour l’audition de la poursuite de M.Mulroney.La cause en est actuellement au stade de l’examen au préalable, au cours duquel les deux parties étudient leurs preuves respectives.La défense du gouvernement comprend des déclarations selon lesquelles on avait pris toutes les précautions nécessaires pour que les allégations demeurent confidentielles et que M.Mulroney avait «grandement exagéré» en soutenant que sa réputation avait subi un préjudice irréparable.C’était la deuxième fois cette se- maine que le gouvernement fédéral échouait devant les tribunaux dans sa tentative d’obtenir un délai pour la production de sa défense.Pour justifier leur requête, les autorités fédérales affirmaient que l’enquête de la GRC sur cette affaire risquait d’être compromise.On croit qu’il s’agit du premier procès dans lequel est impliqué un ancien premier ministre au Canada.M.Mulroney a intenté sa poursuite contre le gouvernement fédéral en novembre dernier, soutenant que la GRC et le ministère de la Justice avaient porté atteinte à sa réputation en affirmant dans des documents internes qu’il avait participé en 1988 à une combine pour obtenir des pots-de-vin à la suite de l’achat de 34 appareils Airbus par Air Canada.Black achète la part de Power dans Southam Multipliant les acquisitions depuis quelques semaines, Hollinger, le holding de Conrad Black, a effectué un geste spectaculaire en soirée hier en annonçant avoir acheté la participation de Power Corp.dans Southam.Ce faisant la participation de Hollinger dans Southam passe à 41 % et Conrad Black n’a pas caché son intention de la faire passer à plus de 50 % tout en voulant obtenir le contrôle du conseil d’administration.Southam est le plus important groupe de presse au Canada.Il publie, notamment, 20 quotidiens au pays, dont The Gazette, Ottawa Citizen, Calgary Herald, Edmonton Journal et Vancouver Sun.Hollinger, pour sa part, se retrouve à la tête de 24 quotidiens au pays, 29 hebdomadaires et des douzaines de magazines au Canada et en Australie.11 possède également une participation minoritaire dans The Financial Post et des positions de contrôle dans The London Telegraph, The Chicago Sun-Times et thus Jerusalem Post.Le bras québécois de Hollinger, Unimédia, est éditeur des quotidiens Le Soleil (Québec), Le Droit (Ottawa) et Le Quotidien (Chicoutimi), en plus d’éditer 16 périodiques francophones.EPINGLE «C’est un couteau sur la gorge» SUITE DE LA PAGE 1 réalisés au chapitre des relations de travail.«On s’est rendus plus loin», a-t-il dit Pour le ministre Trudel, il n’est cependant pas question d’abolir ces articles mais peut-être d’y apporter des modifications.Fusions et frictions Le consensus entre Québec et les municipalités a cependant frôlé l’éclatement quand est venu le temps de discuter des fusions municipales, ou encore de «consolidation des communautés locales», pour reprendre l’expression du ministre Trudel.«Nous avons négocié jusqu’à la dernière minute», a lancé Jacinthe B.Simard, présidente de l’Union des municipalités régionales de comté (UMRCQ).Mme Simard se montre favorable aux regroupements volontaires.Elle estime cependant que les fusions ne sont pas essentielles à la décentralisation.«Si des municipalités ne voient pas d’intérêt à la fusion, elle ne devront pas être pénalisées, a-t-elle averti.On croit que l’autonomie municipale doit être respectée.» Pour sa part, M.Trudel a réitéré son engagement à ne pas imposer les fusions.H a cependant fait miroiter des incitatifs financiers pour les municipalités qui choisiront de se regrouper d’ici le 1er janvier 1999.Pour Mme Simard, il est inconcevable de mettre une date butoir pour les fusions.«C’est un couteau sur la gorge», déplore-t-elle.Le ministre doit rendre publique la carte des fusion jeudi prochain.Selon des rumeurs persistantes, il proposerait dans un premier temps le regroupement volontaire d’envi- ron 400 des 1500 municipalités au Québec.«Le nombre idéal, c’est le nombre que les communautés concernées vont décider après discussions», a-t-il dit hier au terme du lac-à-l’épaule, une rencontre de deux jours qui s’est déroulée à huis clos, à Pointe-du-Lac, près de Trois-Rivières.«Nous travaillons avec des communautés humaines, a précisé M.Trudel.Nous ne travaillons pas à partir d’une mécanique ou d’une mathématique [.].On travaille avec des citoyens et c’est le respect de ces gens dans les communautés de base dont nous voulons d’abord tenir compte.» Pour M.Trudel, fusion rime avec économies.Il juge les regroupements essentiels afin d’«offrir aux citoyens les meilleurs services à un meilleur coût».Victoire pour les municipalités L’UMQ et l’UMRCQ ont par ailleurs obtenu un gain considérable en reprenant le contrôle de la taxe exclusivement municipale sur les communications, le gaz et l’électricité (TGE).Les municipalités touchent cette taxe qui accumule des revenus d’au moins 350 millions de dollars par année.Le budget présenté récemment par le ministre des Finances, Bernard Landry, a eu pour effet de faire une ponction de 46 millions dans ce fonds.Dans sa forme actuelle, le projet de loi 135 permettrait justement à Québec d’agir ainsi sans avoir obtenu l’aval du monde municipal.Il a été convenu à la Table Québec-municipalités de modifier ce projet de loi, «de façon à refléter que c’est par entente que nous interviendrons dorénavant», a indiqué M.Trudel.Gilles Vaillancourt, président de l’UMQ, s’est montré fort satisfait d’avoir fait reculer le ministre sur la question de la TGE.«Nous devons souligner la satisfaction que nous éprouvons d’avoir conclu cette entente avec le ministre puisque nous reprenons le contrôle de cette taxe», a-t-il dit Rémy Trudel devra maintenant convaincre le conseil des ministres du bien-fondé de sa démarche.Les modifications au projet de loi 135 qu’il propose feront en sorte que Québec ne pourra plus s’approprier, en tout ou en partie, la TGE sans l’accord préalable de l’UMQ et l’UMRCQ.Les MRC recevront par ailleurs, avec l’accord des deux unions, une somme de trois millions puisée à même la TGE pour assurer leur fonctionnement Décentralisation à la carte Au chapitre de la décentralisation, le ministre a annoncé que cette opération souhaitée par le gouvernement ne pourra se faire qu’à partir des préoccupations de la base, c’est-à-dire du monde municipal.«Cela signifie, a-t-il dit, qu’il appartiendra aux municipalités de déterminer quels pouvoirs elles souhaitent obtenir.» De façon générale, les représentants de la Table Qué: bec-municipalités ont dressé un bilan positif de ce lac-à-l’épaule attendu de longue date.«Cette rencontre a donné lieu à de très bons échanges», a dit M.Trudel, heureux d’avoir franchi de «nouvelles étapes qui ne sont pas terminales».«Tout n’est pas complètement réalisé de façon définitive, a-t-il affirmé, mais nous avons réussi à établir des lignes directrices sur un très grand nombre de sujets et d’éléments qui nous préoccupent au gouvernement du Québec.» GANG «J’ai écrit mon scénario bien avant qu’il fasse Léolo» SUITE DE LA PAGE 1 se réjouit des fortes connotations oedipiennes de son film mais avoue en même temps ne pas être parti de ce fait précis: «J’ai écrit cette scène très freudienne sans savoir que ça deviendrait le sujet de mon film, pour lequel j’ai d’abord imaginé un décor.» Un décor composé presque exclusivement d’un appartement dans le sous-sol d’un immeuble montréalais et d’un cimetière de l’autre côté de la rue.Le lieu et ses balises fixés, Gang a enfin brodé l’histoire et inséré des personnages dans un univers qu’il a voulu tissé de métaphores.Un univers dominé par le personnage de René (Richard Moffat), un gamin de 11 ans qui, à l’aube de l’Exposition universelle de Montréal, en 1967, aperçoit accidentellement ses parents en pleins ébats sexuels.Au matin, le père (Daniel Gadouas) est découvert mort dans son lit, aux côtés d’une mère éplorée, jouée par l’excellente Louise Portai, judicieusement prénommée Reine dans le film.René reste cependant convaincu qu’il a été, la veille, témoin d’une mise à mort.Dès lors, il refuse de grandir, de glisser vers l’âge adulte.Les amants successifs de sa mère (dont Roch, joué par Patrice Godin), les épivardages de son frère et de sa sœur, l’affection qu’il éprouve pour sa voisine apparemment pure (Isabelle Pasco) le confortent dans sa volonté de résister à l’emprise du temps.Inscrit dans ce passé récent avec force détails, le récit épouse le regard du gamin, qui d’ailleurs pourrait être le fils ou le petit frère de Pierre Gang tellement leur ressemblance physique est saisissante: «Je me suis reconnu en lui», explique-t-il, sachant sans doute que cet alter ego entretient un malentendu quant à la nature autobiographique du récit: «Mon film n’est pas autobiographique dans son histoire mais il l’est dans son cadre et dans son émo- tion», résume celui qui a vécu 12 ans dans le sous-sol d’un immeuble à appartements.Sous-sol parle de mort, de la mort dans l’âme comme de la mort physique.Cette mort est suggérée, mythifiée, pendant que la sexualité libérée des personnages qui gravitent autour de René l’enserre peu à peu comme un étau: «Ce récit ne pourrait pas avoir lieu aujourd’hui, où les enfants sont beaucoup plus à l’aise avec les questions d’ordre sexuel; aussi, ils sont entourés de photos de Madonna, d’images explicites qui inondent la télévision», explique le cinéaste contemporain du petit René.Tout en enclavant son histoire entre deux repères historiques très fortement inscrits dans la mémoire collective des Québécois (Expo 67 et les Olympiques de 1976), Pierre Gang a paradoxalement brouillé les pistes temporelles: «Je voulais illustrer le blocage psychologique de René par la métaphore du corps figé dans le temps», explique-t-il.La littérature onirique sud-américaine, notamment celle de Gabriel Garcia Marquez, l’aurait inspiré dans la mise en place de ce climat surréaliste, auquel contribue par ailleurs l’étrange rajeunissement de Reine qui, d’épouse aigrie, devient avec le temps une maîtresse épanouie, rajeunie.Des influences, des références, on en retrouve dans le film de Pierre Gang, qui dit pourtant ne pas aimer les citations.Bien qu’amoureux fidèle du cinéma de John Cassavetes, c’est Toto le héros, de Jaco Van Dormael, et Distant Voices, Still Lives, de Terrence Davies, qu’il a pris pour modèles.Pour la sensibilité des regards d’enfants posés sur le monde qui les entoure, pour l’imaginaire.Que l’on compare son cinéma à celui de Jean-Claude Lauzon — à cause, notamment, de l’obsession de son personnage central et du climat paranoïaque dans lequel baigne son film — ne le flatte pas du tout: «Je trouve le cinéma de Lauzon trop plastique», dit-il avant de clore sur le sujet en disant: «De toute façon, j’ai écrit mon scénario bien avant qu’il fasge Léolo.» A écouter Pierre Gang, on devine qu’il éprouve des sentiments plus vifs, des affinités plus électives avec les acteurs qu’avec ses homologues cinéastes.Sa direction d’acteurs, très subtile dans J’te demande pas le ciel, son court métrage précédent, témoigne ici d’une véritable poigne de fer.Car Pierre Gang se décrit comme quelqu’un d’exigeant.Sa passion pour les comédiens, qu’il aime intuitifs avant tout, il l’a vécue, comblé, auprès de Louise Portai: «J’ai écrit le personnage pour elle; c’était très généreux de sa part de s’abandonner au rôle comme elle l’a fait» — un rôle qui aurait aussi bien pu convenir à Gena Rowlands, que Pierre Gang admire beaucoup et aimerait diriger dans un de ses films.«Le petit m’a demandé plus de travail.J’ai eu peur, au départ, parce qu’il n’avait pas d’expérience de co- médien.Mais sa grande intelligence compense largement», de même que la contribution de la comédienne Joanne-Marie Tremblay, qui a suivi le jeune Moffat pendant tout le tournage, répétant quotidiennement avec lui les scènes du lendemain.Pierre Gang veut continuer à faire du cinéma.Il a travaillé à la télévision (il a réalisé La Ruée vers l’art) et avoue ne pas être trop pressé d’y retourner.«J’aimerais cependant faire des publicités [pour vivre], ou peut-être une minisérie [pour tourner].Car il faut tourner pour être bon.J’ai 38 ans et je ne trouve pas ça jeune.» Pierre Gang évoque, avec une envie pas du tout cachée, des cinéastes comme André Téchiné ou Atom Egoyan, qui parviennent à faire un film tous les deux ou trois ans.«Ici, au Québec, c’est différent.Il faut mettre du temps avant de tourner un film.C’est bien beau d’aller faire le cute à Cannes, mais ça ne me rapporte pas nécessairement des contrats instantanés.» JACKIE Montréal était «à l’avant-garde dans le domaine des relations interethniques '» SUITE DE LA PAGE 1 avec lui.» Avec le recul, Oliver Jones croit, comme plusieurs, que Montréal a joué un rôle important dans la reconnaissance des droits civiques des athlètes noirs en Amérique du Nord.L’accueil de Jackie Robinson et de sa famille dans la métropole québécoise représentait un pas important vers ce qui allait devenir le mouvement d’émancipation des Noirs américains dans les années 60.«Jackie Robinson était notre idole, dit-il.Un peu plus tard en 1946, je l’ai rencontré dans la rue avec des copains.Il m’a serré la main.Quelqu’un a pris une photo, mais je ne l’ai plus.C’était un grand athlète qui a donné à plusieurs jeunes hommes noirs l’occasion de rêver.Il nous a montré qu’il fallait tenter notre chance et avoir des buts dans la vie.» Un homme qui ne manque pas de buts dans la vie, c’est Abe Umonchik, le président du comité organisateur du 50' anniversaire de la venue de Jackie Robinson à-Montréal.Conseiller du RCM de 1982 à 1994, militant en faveur de l’implantation du TGV au Québec, ce fils dîimmigrants ukrainiens avait 13 ans à l’époque des Royaux.«J’étais très sportif et j’allais assister aux matchs dans les bleachers parce que c’était gratuit J’avoue qu’il m’arrivait de manquer l’école à l’occasion.Tout le monde ne comprenait pas l’enjeu en 1946, mais Jackie Robinson faisait l’unanimité chez les amateurs de baseball.Sa venue à Montréal a marqué la ville et sa culture.Cela démontre que nous étions à l’avant-garde dans le domaine des relations interethniques.Depuis longtemps, Montréal est une ville ouverte sur le monde.» Selon Oliver Jones, le sport et la musique ont toujours représenté des éléments unificateurs dans la culture montréalaise.«Il y avait parfois des préjugés au niveau individuel, mais les Noirs canadiens ont toujours eu plus de possibilités que ceux qui vivaient aux États-Unis.C’était très difficile aussi pour les Canadiens français à l’époque.» A bras ouverts Jeudi, Rachel Robinson, la veuve de Jackie, se disait heureuse d’être de retour «chez elle» à Montréal, «une ville où l’on se sentait en sécurité, qui nous a toujours traités avec respect et qui nous a accueillis à bras ouverts».Mais la présidente de la Fondation Jackie Robinson, qui attribue des bourses à de jeunes Afro-Américains dans le but de les aider à terminer leurs études, évite la complaisance.«Montréal était la ville idéale pour nous en 1946, permettant à Jackie de se concentrer sur le baseball et de devenir le joueur qu’il est devenu.Mais il y a encore des problèmes d’injustice 50 ans plus tard.Il faut considérer le présent sans cynisme, ni pessimisme, mais en se retroussant les manches parce qu’il y a beaucoup de chemin à faire.Garder l’esprit de Jackie vivant, c’est l’utiliser à bon escient et agir.» Après l’hommage de la Ville de Montréal jeudi et celui des Expos hier, l’UQAM et l’Université Concordia présentent aujourd’hui le symposium Jackie Robinson.Un professeur américain viendra discuter de l’héritage laissé par Jackie Robinson, mais on pourra également entendre des communications sur la discrimination, l’égalité et les lois, ainsi que des témoignages sur le racisme dans les sports et dans les affaires.«Le combat pour la démocratie et l’égalité n’est jamais terminé, explique le conseiller de la CUM en matière de relations interculturelles et interraciales qui prendra la parole au symposium, Linton Gamer.Montréal a beaucoup changé au cours des dix dernières années en recevant de plus en plus de communautés culturelles sur son territoire.» Selon lui, la discrimination à Montréal depuis 1946 s’est déplacée de l’individuel à l’institutionnel.«Les dirigeants ont été dépassés par la venue massive des immigrants.Notre défi, comme société, est maintenant de donner l’exemple, d’établir des programmes et de trouver des leaders politiques représentatifs.En un mot, démontrer le dynamisme de la diversité.Montréal en a besoin.» PHOTO JACQUES NAriMU Rachel Robinson, la veuve de Jackie: «Garder l'esprit de Jackie vivant, c’est l’utiliser à bon escient et agir.* LE DEVOIR LES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H30 A 17H00 2050, RUE DE BLEURY, 9E ÉTAGE, MONTRÉAL, (QUÉBEC) H3A 3M9 RENSEIGNEMENTS ET ADMINISTRATION : (514)9*5-3333 ?PUBLICITÉ AVIS PUBLICS (S14) 915 3344 ANNONCES CLASSEES (514) 915 3344 + PUBLICITÉ (S14)9t$-))99/SM
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