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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1996-06-04, Collections de BAnQ.

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-?FONDÉ EN 19 10 ?LE DP Vol.L X X XVII - N 0 I 3 () M () N T R É A L , L K M A II I) 1 I .1 U I N I 9 9 (i S S T |* S + T V Q / T o v o il I o IS PERSPECTIVES Coquille vide en vue.De glissements en glissements, le dossier de la relocalisation de la Bibliothèque nationale du Québec est passé en quelques mois de priorité culturelle à l’un des nouveaux fleurons de la revitalisation de Montréal, de projet d’envergure nationale à une cause locale.Jusqu’où risque-t-on d’aller et que restera-t-il au bout du compte?Une PTCBQ?Une «Pas Trop Grande Bibliothèque du Québec», pas trop achalandée, mais par trop coûteuse?Sans vouloir être alarmiste, disons que beaucoup d’interrogations surgissent à la suite des derniers développements dans ce dossier.Rappelons les faits.La Bibliothèque nationale du Québec a des problèmes d’espace.Elle doit déménager.Les Archives nationales connaissant le même genre d’ennuis, le ministère de la Culture et des Communications décide de faire d’une pierre deux coups en réunissant les principaux intervenants au sein d’un premier comité pour régler le cas des deux institutions à long terme.Un peu plus tard, la ministre Beaudoin rencontre le maire Bourque et, surprise!, un nouveau comité prend en charge le dossier, dont la coordination est confiée, re-surprise!, au nouveau ministère de la Métropole.Que s’est-il passé?On sait déjà que la Bibliothèque et les Archives se partageront un nouvel édifice gouvernemental sur la rue Fullum pour loger leurs services administratifs et pratiquer leurs activités de conservation.De leur côté, les Archives devraient déplacer leurs activités de diffusion dans un autre édifice appartenant à Québec, situé à l’intersection des rues Saint-Hubert et Viger.Restent donc celles de la BNQ.Jusqu’à tout récemment, le président de cette institution, Philippe Sauvageau, se montrait peu attiré par des projets de fusion de services entre sa bibliothèque et celle de la Ville ou d’universités du centre-ville.Il semble que sa position ait fléchi puisque le président de la BNQ rencontre à ce sujet le directeur de la bibliothèque de la Ville, Jacques Panneton, depuis le mois d’avril.Mais le temps presse, le nouveau comité a moins de 30 jours pour remettre ses recommandations à la ministre de la Culture et des Communications.Vous suivez jusqu’ici?Bravo.Parce que, selon le point de vue, le dossier prend des couleurs différentes.Les questions affluent également Pourquoi un nouveau comité?Pourquoi sa coordination est-elle confiée au ministère de la Métropole?Le nouveau comité et la présence de la ville marquent-ils un changement d’attitude face au projet Simpson qui était remis en question par le premier comité responsable du dossier?Est-ce pour cette raison que le sous-ministre adjoint à la Culture responsable du projet a changé lui aussi?Une seule consolation, le coordonnateur du nouveau comité, Gaëtan Desrosiers, est catégorique: «Notre mandat ce n’est pas de remplir Simpson.» H n’en reste pas moins que ce qui a intéressé la Ville dans le dossier, c’est d’abord et avant tout la revitalisation de l’ancien magasin et du centre-ville, au même titre que le ministère de Serge Ménard d’ailleurs.Pour le maire Bourque et le nouveau ministère, que voilà un joli joujou, un beau projet, un cadeau du ciel en quelque sorte, qui permet d’affecter le désaffecté, à la Culture de surcroît.Le «projet» Simpson demeure problématique à bien des égards.D’abord, l’édifice n’appartient pas au gouvernement.La Ville négocie avec les promoteurs immobiliers, mais c’est le ministère de la Culture et des Communications qui s’occupera de la facture.Ensuite, il reste évidemment le sort des deux édifices qui se^ raient abandonnés par la BNQ, Saint-Sulpice — classé historique — et Daveluy.Heureusement, il semble que le gouvernement québécois en soit très conscient.Enfin, quand on pense «Simpson», on dit du même coup «grand public».Or, le fait d’y aménager l’ensemble des services publics de la Bibliothèque nationale ne fera pas de cette institution un endroit plus achalandé pour autant Oubliée au cours des nombreux rebondissements dans ce dossier, la contradiction première est de considérer la BNQ comme une bibliothèque publique semblable aux autres.Dans les faits, elle demeure surtout le repère de professeurs, étudiants et autres chercheurs, non pas le lieu de rencontre des amateurs de «best-sellers», de BD ou de livres pour enfants.Les employés de la BNQ vont le trouver bien grand l’ancien magasin Simpson si d’autres services ne viennent pas se joindre à ceux qu’ils offrent déjà à un public, il faut le dire, restreint.Et ce n’est pas avec l’avant-poste technologique de la bibliothèque de la Ville, aussi branché qu’il soit, la Phonothèque et un obscur centre de formation en emploi qu’on va faire de Simpson un véritable lieu grand public.A moins que l’ouverture de la BNQ à une collaboration avec d’autres institutions soit réelle, il n’est pas exagéré de parler ici de «coquille vide» à moins d’un mois de l’échéance.On a trop visé le contenant et pas assez le contenu de la Bibliothèque depuis quelques mois.Il faudrait peut-être regarder sous la jaquette sans sauter immédiatement à la quatrième de couverture.Bref, il faut tout lire.Y compris entre les lignes.BNQ: le «projet» Simpson demeure problématique à bien des égards Ma r i o Cloutier ?INDEX METEO Agenda.B6 Montréal Arts publics.B5 «P Nuageux avec Classées .B6 éclaircies.Max: 23 Culture .B8 Économie .B2 Québec .Nuageux avec édair- iâj des.70%depossib»- Éditorial .A6 Le monde .-45 ^ litê d'averses.Max: 22 Mots croisés.B6 qPtë DétaiLs en B 4 Les sports.B5 L'ÉCONOMIE Sept jours de sursis pour le personnel du Méridien PAGE B 2 MONTRÉAL Des congés forcés pour les employés de l'hôpital Notre-Dame PAGE A 3 POLITIQUE Bouchard consent à voir Chrétien PAGE A 4 L’économie avant la souveraineté Bouchard rassure les Américains: pas d’élections a l’horizon; pas de référendum avant quelques années MICHEL HÉBERT PRESSE CANADIENNE New York — Lucien Bouchard préférerait parler d’économie et de création d’emplois plutôt que de la souveraineté du Québec, a-t-il expliqué à New York, hier.Mais comme Michael Corleone, le personnage central du film Le Parrain qui voulait tourner le dos au monde interlope, il est contraint de le faire.«Comme le parrain Michael Corleone, on m’y ramène sans cesse, mais je vais résister dans l’intérêt supérieur du Québec», a-t-il lancé avec humour à plus de 300 investisseurs américains réunis par la Foreign Policy Association, à deux pas de Wall Street Plus sérieusement, le premier ministre Bouchard a réussi à rassurer les Américains en leur disant que la question de la souveraineté du Québec ne sera pas soulevée avant quelques années.Pas d’élections à l'horizon, pas tie référendum avant quelques années.«A moins d’imprévus», a-t-il ajouté, ses priorités de- meureront le redressement des finances publiques et le développement économique du Québec.C’est d’ailleurs le message qu'il a livré dans des entretiens privés notamment avec la firme de cotation Moody’s et l’influent hebdomadaire Business Week.Mais tôt ou tard, a-t-il insisté, le Québec sera indépendant.«La souveraineté, a déclaré Lucien Bouchard, c’est un fait, et nous gagnerons le prochain référendum, c’est VOIR PAGE A 8: BOUCHARD Le bonheur SEUL le soleil ramène parfois la douceur de vivre.L’extase naît du glissement des patins à roulettes entre les spirées en fleurs qui embaument en ce début de juin.La loi de la gravité cesse alors de jouer et Charles Desbiens, croqué par notre photographe, a eu hier l’impression de voler.5>.'à-sZx $ .*-s*’ •StaMjto .PHOTO JACQUES NADEAU mm* MONTRÉAL Une fleur pour lutter contre le cancer du sein PAGE A 3 PIPI «L’Europe de la Défense s’organise» Accord à l’OTAN: les Européens pourront mener des opérations militaires de manière autonome Berlin (AFP) — Les Européens ont arraché à leurs alliés américains de l’OTAN, hier à Berlin, ville symbole de la Guerre froide, le pouvoir de mener à l’avenir ties opérations militaires de manière autonome, mais les Etats-Unis ont aussitôt considéré peu probable une telle éventualité.Selon un accord conclu lors d’une réunion semestrielle, les ministres des Affaires étrangères de l’Alliance ont décidé de définir un «pilier européen» au sein de l’OTAN, en identifiant à l’avance des hommes et des matériels pouvant être utilisés à l’horizon 2000 dans des opérations militaires dirigées par l’Union de l’Europe Occidentale (UEO).C’est un «grand succès», s’est félicité à Paris le président français Jacques Chirac, tandis que son ministre des Affaires étrangères Hervé de Cha-rette estimait que l’accord conclu permettait à l’UEO «de passer du rêve à la réalité».«Pour la première fois, l’Europe de la Défense s’organise», a fait valoir M.de Charette, tandis que le secrétaire général de l’OTAN, l’Espagnol Javier Solana, affirmait que la redistribution des responsabilités, dont le principe a été po,sé à Berlin, rend «l’Europe plus forte».Les États-Unis ont cependant minimisé l’importance de la capacité que pourraient avoir d’ici quelques années les Européens pour mener des opérations strictement européennes.«Il est très difficile de prévoir une crise [en Europe] VOIR PAGE A 8: OTAN Internet à l’école CyberScol, ou «l’école virtuelle» 200 élèves et enseignants participent à la réalisation du plus important site éducatif québécois sur Internet PAUL CAUCHON LE DEVOIR m publîqu! jCwtndtrwtourctsj La girafe, rien ne la branche plus que ¦ l’acacia, une véritable festin.D’ailleurs, elle passe 12 heures par jour à brouter, et elle boit quotidiennement de 30 à 40 litres d’eau.Quant à monsieur girafe, lui, le chanceux, il possède un véritable harem pour l'accouplement C’est fou ce qu’un enfant peut apprendre sur Internet.La girafe, comme le lion, le flamant rose et 80 autres animaux, y possède sa propre fiche signalétique, avec photos et données variées sur l’habitat, la reproduction, l’alimentation, les mœurs, etc.Et ces fiches on les trouve sur un nouveau site ouvert sur Internet et conçu spécifiquement pour les enfants du primaire, le CyberZoo, un projet CyberScol réalisé en collaboration avec le Zoo de Granby.Le CyberZoo comprend des sentiers d’observation, des visites guidées, un coin des experts où vous apprendrez tout ce qu’il faut savoir sur le repas des perroquets, des programmes éducatifs, une bibliothèque, des outils de recherche, des scénarios pédagogiques.CyberScol, une véritable «école virtuelle», est toujours donnée comme exemple de site exemplaire par plusieurs spécialistes.C’est une belle école, mais c’est bien la seule.Car un spécialiste comme Réjean Payette, responsable des nouvelles technologies en éducation à la Société GRICS, ne voit pas vraiment d’autres exemples au Québec de site Internet sur le Web créé par une école et qui soit vérita-VOIR PAGE A 8: INTERNET blement pédagogique.M.Payette ajoute toutefois qu’il existe actuellement 12 projets financés partiellement par GRICS, le ministère de l’Education et Bell Canada, qui seront terminés pour juillet 1997, dans différentes régions du Québec, réalisés par des pédagogues du milieu, et produisant des contenus «utilisables avec des élèves dans le cadre des programmes d’étude existant».CyberScol.elle, est née en janvier 1995 à la commission scolaire de Sherbrooke du désir de certains enseignants et spécialistes d’explorer plus à fond le potentiel éducatif d’Internet Près de 200 personnes dans tout le Québec participent à la réalisation de ce site, quoique l’équipe de base en compte une quarantaine. !) K V 0 I LES ACTUALITES Enquête sur la Somalie Un témoin avoue avoir discuté de sa déposition avec ses supérieurs JOHN WARD PRESSE CANADIENNE Ottawa — Une ancienne responsable du ministère de la Défense a déclaré à l’enquête sur la Somalie avoir discuté de certains éléments de son témoignage avec deux de ses exsupérieurs.[ Ruth Cardinal a affirmé avoir discu-; té, récemment, de son témoignage avec Ken Calder, un sous-ministre adjoint.Et, en avril, elle avait été convoquée au bureau du général Jean Boyle, le chef d’état-major, où on lui avait posé une question au sujet de la politique du ministère.Mme Cardinal a été directrice générale des affaires publiques au sein du ministère de mars 1994 à l’automne dernier.Elle occupe aujourd’hui les fonctions de représentante principale aux communications au sein du Conseil privé.Elle a expliqué qu’elle avilit téléphoné à M.Calder «parce qu’il était possible qu’il fût appelé à témoigner aussi et la conversation a porté sur les questions qui me seraient éventuellement posées».Un avocat a demandé s’ils ne cherchaient pas à «se mettre d’accord sur ce qu’ils allaient dire».«J’essayais plutôt de comprendre exactement ce qui s’était passé», a-t-elle répondu.Elle a raconté n’avoir passé que dix minutes environ en compagnie de M.Boyle et que ce dernier l’avait interro- gée au sujet des «réponses aux questions des médias», un ensemble d’arguments préparés à l’intention des responsables aux affaires publiques.«Il voulait s’assurer que j’étais bien au courant de la politique au sujet des «réponses aux questions des médias», à savoir qu’on était censé s’en débarrasser après 72 heures», a-t-elle indiqué.«J’ai répondu que j’étais tout à fait au courant de cette politique.» Elle a dit que M.Boyle ne semblait pas être au courant de cette politique, bien qu’une transcription de l’interview de Mme Cardinal avec la police militaire l’automne dernier fasse état du fait qu’elle avait discuté de ce sujet-là avec M.Boyle.Mme Cardinal n’a pas été en mesure d’expliquer pourquoi M.Boyle l’avait convoquée en avril.«Je crois qu’il était très, très inquiet», a-t-elle indiqué.Les avocats de la commission et du gouvernement se sont refusés à tout commentaire au sujet des discussions entre témoins.L’enquête examine des accusations selon lesquelles des responsables des affaires publiques ont délibérément modifié des documents relatifs à la Somalie qu’avait demandé un journaliste en invoquant la Loi d’accès à l’information en 1994, qu’ils avaient caché l’existence de certains de ces documents et qu’ils avaient ensuite essayé de détruire les preuves l’automne dernier.Étude sur les conditions de travail dans les usines d’assemblage Les travailleurs de GM sont les moins heureux SUZANNE DANSEREAU PRESSE CANADIENNE Toronto — Depuis la rationalisation des conditions de travail dans l’industrie de l’automobile, les travailleurs d’usines d’assemblage au Canada sont tellement stressés et fatigués qu’ils n’ont presque plus d’énergie à consacrer à leur famille et craignent de ne pas pouvoir tenir le coup jusqu’à l’âge de la retraite, indique une étude rendue publique hier.Réalisée conjointement par les Travailleurs canadiens de l’automobile (TCA) et l’Université MacMaster auprès des travailleurs des neuf usines d’assemblage au Canada exploitées par les fabricants Ford, General Motors, Chrysler et la CAMI (une co-entreprise GM et Mitsubishi), l’étude montre que c’est chez GM que les conditions semblent les plus mau- vaises aux yeux des travailleurs, entre autres en ce qui a trait à la charge de travail.Selon l’étude: ¦ 72 % des travailleurs souffrent d’insécurité et se disent anxieux; 69 % sont fatigués et 64 % sont tendus; ¦ 75 % disent qu’ils travaillent trop vite, soit parce que leur charge de travail est trop lourde et qu’ils n’ont pas assez de temps pour l’exécuter, soit parce qu’il n’y pas assez de personnel; ¦ 51 % disent qu’ils travaillent dans des positions inconfortables et 55 % dans la douleur pendant trop longtemps; H 77 % disent qu’ils n’ont souvent presque plus d’énergie pour leur famille tandis que 78 % ne croient pas pouvoir tenir le rythme de travail actuel jusqu’à 60 ans, encore moins jusqu’à 65 ans.Depuis deux ans, les conditions ont empiré, dit également l’étude.Au Québec, où se trouve l’usine de GM à Sainte-Thérère, la situation est encore plus difficile parce que l’âge moyen des travailleurs est plus élevé.Négociations En dévoilant les résultats de l’étude hier, à la veille de son congrès national d’orientation politique, le syndicat des TCA a reconnu que la publication de ce document tombait à point nommé, puisque c’est en juillet que débutent les négociations avec les trois géants de l’automobile en vue du renouvellement des contrats de travail dans le secteur de l’automobile.Mais ces résultats n’en demeurent pas moins «alarmants» et «dramatiques» a estimé David Robertson, coauteur de l’étude.«Les dernières années ont été une période de changements considérables dans l’industrie, avec l’introduction de nouvelles technologies et de nouvelles initiatives de la direction visant à augmenter la productivité et l’efficacité», a-t-il expliqué.«Ces changements devaient être bons tant pour l’employeur que pour le travailleur.Or, on se rend compte que ce n’est pas le cas pour les travailleurs, au contraire», a-t-il poursuivi.Selon Buzz Hargrove, président des TCA «il y a un problème majeur et il va falloir le régler».M.Hargrove a indiqué que le syndicat se servirait de l’étude à la table des négociations pour tenter de convaincre l’employeur de réduire ses demandes en terme de nombre d’heures de travail — plutôt que de les augmenter, comme il songe à le faire.ÉTATS FINANCIERS DESJARDINS 1995 La Confédération des caisses populaires et d'économie Desjardins du Québec BILAN CONSOLIDE (note i) (en milliers de dollars) Au Québec, avec un réseau de 1318 caisses et une vingtaine de sociétés filiales, grâce au soutien de près de 17 500 dirigeants bénévoles et de 42500 employés, le Mouvement des caisses Desjardins est l’institution financière la plus présente, desservant plus de 5 millions de membres.¦ Au 31 décembre 1995, le Mouvement des caisses Desjardins (réseau coopératif et corporatif) détenait un actif de 77,6 milliards de dollars.• Réseau coopératif des caisses Desjardins au Québec (caisses, fédérations, Confédération, Capital Desjardins, Corporation de fonds de sécurité de la Confédération Desjardins et la Caisse centrale Desjardins) au 31 décembre 1995 1994 ACTIF Placements Tilres négociables 5 583 349$ 4 547641 $ Prêts hypothécaires et autres prêts 14642 627 14 086 414 Placements immobiliers 281 873 284 011 Billets subordonnés, série «A» des caisses d'épargne et de crédit 271 400 Actif net des activités abandonnées 344 394 20 779 249 19262 460 Encaisse et dires de marché monétaire 2 259 196 1 366 007 Autres éléments d'actif 2 547 851 2 251 324 25 586 296$ 22879 791 $ PASSIF Dépôts et billets 14 010 098 $ 12 570 826$ Provisions techniques et connexes 7443414 7 238 421 Dette à long terme 1 054 603 704 446 Autres éléments de passif 1 591 853 1 021 223 24 099 968 21 534916 PARTICIPATIONS MLNORITAIRES 901 481 780 581 AVOIR DES MEMBRES 584 847 564 294 25 586296$ 22879791 $ RÉSULTATS CONSOLIDÉS (note » (en milliers de dollars) pour l'exercice terminé le 31 décembre 1995 1994 REVENDS Primes nettes 1 971 276$ 1 822 056$ Intérêts et placements 1 789 903 1 663 698 Autres 1196 146 1 135861 4957325 4621 615 CHARGES Sinistres, prestations et variation des provisions techniques, connexes et autres 2 134 324 2080 233 Intérêts 876 204 731835 Exploitation 1 812657 1 727526 4 823 185 4 539594 TROP-PERÇIS AVANT LMPÔTS SIR LE REVEND PARTICIPATIONS MINORITAIRES CT ACTOTTES ABANDONNÉES 134 140 82021 Impôts sur le revenu 58 051 54650 Participations minoritaires 54 471 16992 TROP-PERÇl S DES ACTtVrrÉS POIRSl IVIES 21618 10 379 ABANDON D'ACTIVITÉS Opérations financières 15 461 (3770) Opérations d investissement 2 085 (278) TROP-PERÇIS 39 164$ 6331$ BILAN CUMULE (non vérifié) (noie 1) (en milliers de dollars) le Mai coosoMé « la rtsdufe consolidé de b On kwiMnks la cassa, ks le dcrjuam U Corpora* U Cjb« tmrdt Ut^inbni prcwmrM Wot rrufcjl indMltmdew % de lémtf de U Ce BjvdHtt au 31 décembre 1995 1994 VARIATION ACTIF Encaisse et valeurs mobüières 8 165 128$ 6690 440$ 22,0% Prêts (note 2) 44 292807 43 282 539 2,3 Immobilisations 1 192 449 1 167052 2,2 Autres éléments d'actif 565 453 472 233 19,7 54 215837$ 51 612 264$ 5,0% PASSIF Dépôts 48 033893$ 46242 956$ 3,9% Autres éléments de passif 1 890 274 1 653938 14,3 Dettes subordonnées 341 877 66 991 410,3 Avoir Capital social et parts permanentes 664 909 555 168 19,8 Trop-perçus non répartis (note 3) 228904 288 010 (20,5) Réserves 3 055 980 2805 201 8,9 54 215 837$ 51 612 264$ 5,0% RESULl ATS CUMULES (non vérifiés) (note 1) (en milliers de dollars) pour l'exerdee terminé le 31 décembre 1995 1994 REVENDS Revenus d'intérêt 4 461 223$ 3832491$ Frais d’intérêt 2 619581 2 060 750 Revenus nets d'intérêt 1841 642 I 771 741 Créances douteuses 244 451 174 633 Revenus nets d'intérêt après créances douteuses 1 597191 1 597 108 Autres revenus 526411 500 025 Revenus nets d'intérêt et autres revenus 2 123602 2097 133 Frais autres que d'intérêt I 784 531 1711226 Trop-perçus avant impôts 339071 385 907 Impôts sur le revenu 65 576 71 512 Trop-perçus de l'exercice (note 3) 2 73495$ 314 395$ ! I : Le bd» cumule rt les résolus cumules ont élé établis à partir des données non renflées des caisses, des fédérations et de b Confédération (étau noo consolidés) rt des données rentiers de h Corporation de fonds de sécurité de b Cadédérdion Dofarduis.de Capital Desrardms et de b Caisse centrale Ifcuardms U regroupe met* de ces institutions représente le Ücseau coopérât/ Uesparduis Motel: Les prêts sut présentés au ntt, après dédodiaa d’une pnmsion de 369 ¦ dm de tenir compte des pens présues Mote t La sbdérence obserrée entre les trop perdus font mention les m raison de b s f OU * s t en 1994).noo reparus du bdaa cumulé et les trop perçus de l esenice dut * b dmrfaOMo déri dtcciuée d’aae pmtie des wp-perçus.Desjardins pour s'aider soi-même Assurance-médicaments Rochon promet de divulguer tous les coûts et règlements PRESSE CANADIENNE ET LE DEVOIR Québec — Le ministre de la Santé Jean Rochon s’est engagé, hier, à divulguer les coûts et presque tous les règlements touchant le projet de loi sur l’assurance-médicaments avant son adoption, d’ici au 21 juin.11 a affirmé son intention d’utiliser «des scénarios alternatifs» afin de le rendre conforme aux prévisions initiales.Avant même que ne soient terminés les travaux de la commission parlementaire chargée d’entendre une cinquantaine d’intervenants socio-économiques, M.Rochon a annoncé avoir demandé à des experts autonomes de vérifier les plus récents chiffres indiquant que son projet risque de coûter beaucoup plus cher aux assurés que ne le prévoyait le rapport Castonguay.«Je ne sais pas si tous les règlements vont effectivement être connus, a expliqué le ministre, mais à moins que nous ne rencontrions des complications, l’essentiel va être disponible.» Conscients que les chiffres alarmants rendus publics par les assureurs privés la semaine dernière en ont ébranlé plusieurs, M.Rochon s’est fait rassurant.«Nous avons dégagé plusieurs scénarios alternatifs, qui nous ont amené à faire une proposition et, suivant la réaction, les commentaires et les suggestions entendues, on a tout ce qu’il faut comme bagage pour faire les ajustements.» En Chambre, l’opposition libérale a réussi à embêter le ministre et le gouvernement en soulevant qu’un article (118) du projet de loi permettrait de modifier rétroactivement la loi adoptée par l’Assemblée nationale.Ni le ministre de la Justice Paul Bégin, ni son collègue de la Santé n’ont été en mesure de préciser leurs intentions à la suite des questions du libéral Thomas Mulcair.Seul le leader du gouvernement Pierre Bélanger a suggéré au député de participer à la commission parlementaire chargée d’étudier le projet de loi article par article pour soulever son point.Hier, en commission parlementaire, le ministre et le projet de loi 33 ont été vigoureusement attaqués autant par le Conseil du patronat du Québec, le Front commun des personnes assistées sociales du Québec (FCPASQ) et la Société canadienne de la sclérose en plaques.Dans son mémoire déposé devant la commission, le CPQ a car- rément mis en doute la viabilité du projet d’assurance-médicaments tel que mis de l’avant par le ministre et «qui risque fort de revenir, en fin de compte, à une étatisation complète du régime».Les patrons, eux aussi, ont vu dans la surprime de 5 % facturée à ceux qui sont déjà assurés, «une taxe déguisée qui va financer le coût d’une mesure sociale».«La précipitation avec laquelle le gouvernement entend faire adopter ce projet de loi-cadre semble être motivée par des considérations budgétaires plutôt que par une discussion de fond sur un projet de politique sociale», a noté le CPQ.M.Rochon a écouté attentivement les porte-parole des personnes assistées sociales, et leur a promis de faire en sorte que la facture soit distribuée équitablement.Il n’a pas promis d’exempter les plus démunis ni fait sienne une recommandation du groupe voulant que toutes les personnes vivant sous le seuil de pauvreté — soit 15 400 $ par personne — soit exemptées.«Ce n’est pas de gaieté de cœur qu’on essaie de faire une nouvelle répartition, de voir si on peut avoir un meilleur partage», a indiqué le ministre après le témoignage de deux personnes assistées sociales.En conclusion, M.Rochon a jugé bon de rappeler aux porte-parole dé's assistés sociaux que tout le monde doit être mis à contribution pour combattre le déficit.Pour Claudette Champagne, la coordonnatrice de la FCPASQ, «il ne faut pas que la pauvreté de la population soit redistribuée entre les pauvres».Sclérose en plaque Les porte-parole de la Société canadienne de la Sclérose en plaques ont quant à eux fait valoir que le projet de loi risquait de manquer sa cible en privant les personnes souffrant de cette maladie de tout accès à un traitement.De fait, le conseil consultatif de pharmacologie a recommandé à Québec de ne pas inclure le Bétaseron, qui coûte 17 OdO $ par an, à la liste des médicaments couverts par la RAMQ.«Or, de tous les médicaments existants, c’est le seul existant qui a un effet sur cette maladie chronique.L’exclure serait illogique, quand on parle d’un régime universel, puisque les personnes les plus malades risquent de se trouver en plus mauvaise posture après qu’avant l’assurance-médicament», a soutenu hier Daniel Larouche, porte-parole de la division québécoise de la Société.E N BREF ?LOCK-OUT À LA GAZETTE Le Devoir — Le journal The Gazette met en lock-out les 11 employés restants de sa salle de composition.Selon ses obligations contractuelles, The Gazette avait maintenu le plein Notre collection Printemps-Eté 1996 EST ARRIVÉE! 402 -H0MMC9 TUXEDOS importés d’Italie au prix de gros Trois modèles droit - croisé - col châle l 0 0 % laine Coupe exclusive 495$ seulement À votre service depuis 15 ans 1118, rue Sainte-Catherine O., Suite 200 Montréal (Québec) H3B 1H5 tél.: BS1-363B Du lundi au vendredi de 9h30 à I8h Samedi de 10h à 16h Tous les soirs après 18h sur rendez-vous seulement salaire des onze employés depuis Je renouvellement de la convention collective en août 1994.Toutefois, en considération de la fin de cette convention, le 30 avril, de la disparition de la salle de composition et des nombreuses tentatives infructueuses d’en venir à une solution mutuellement acceptable, The Gazette ne .maintiendra plus cet arrangement, .dispendieux.Les représentants de The Gazette ont rencontré le comité de négociation du syndicat les 25 ., avril, 8 et 29 mai dernier.Ils furent incapables d’en venir à une entente.FEUX DE FORET EN ABITIBI >*•«£ Québec (PC) — La pluie qui s’est abattue sur la région est venue atté-; nuer la force de l’incendie de forêt ' qui fait rage depuis samedi à une ’ !, trentaine de kilomètres au sud-oue^t de Cadillac, en Abitibi.La situation s’est suffisamment améliorée pour permettre aux quelque 60 familles , !, qui avaient été évacuées dimanche ï de réintégrer leur demeure.La pluie^ et les efforts de la centaine de pom- * piers aidés d’avions-citeme, d’hélico^ ptères et de machinerie lourde ont ; permis de stopper la progression du) feu, qui a ravagé jusqu’à maintenant?environ 3700 hectares de forêt Un ‘ autre feu de forêt important, qui a ?éclaté hier près du lac Martel, à 50 ï kilomètres au nord-ouest de La ; Tuque, est maintenant contenu.; CRIMES COMMIS PAR DES ENFANTS Toronto (PC) — Les parents devraient verser une compensation aux victimes des crimes commis par leuf enfant soutient le gouvernement on* tarien, qui rejoint les prétentions du î Manitoba, des associations de poli- ; ciers et des victimes d’actes crimi- ‘ nels.L’Ontario prépare un projet de ; loi qui faciliterait les poursuites en dommages intentées par les victimes! contre les parents des jeunes contre-* venants, a indiqué hier le Procureur i général de la province, Charles Har- J nick, après sa présentation aux au- ?diences d’un comité des Communes! consacrées à la Loi sur les jeunes f contrevenants.t I.K I) K V 0 1 It .I.K M A It l> I I .1 I’ I X I I) Il li A A MONTREAL ROGER ROY Horloger bijoutier 935, U Gauchetièrc Ouest Montréal II5H 2M9 Si^ge social du CN Zodiac IWIII • I lit La montra «port par axcalUntfa En échange d’une trêve dans les mises à pied Petit bateau L’hôpital Notre-Dame propose des congés «forcés» à ses employés ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Pour parvenir à économiser trois millions d’ici un an, la direction de l’hôpital Notre-Dame joue le tout pour le tout et propose à ses employés de renoncer à leur augmentation de salaire en échange de dix jours de congé et d’une trêve d’un an dans les mises à pied.C’est en quelque sorte la paix en •échange d’un sacrifice collectif que suggère la direction du plus important hôpital de la métropole à son pèrsonnel.Pour cela, elle exige en rétour le renoncement aux hausses de salaire dp 1 % consentie aux employés de l’Etat par Québec l’automne dernier et aux 2,6 journées de congés-maladie accordées dans le Cadre du dégel de la loi 102.En vertu d’un projet intitulé OSES, pour Opération sauvegarde des emplois et des services, la direction a donc proposé à titre consultatif à ses employés la semai-hé dernière de consentir à prendre dix jours de congés, dont cinq seulement seront rémunérés.Par cette mesure, l’hôpital espère récupérer trois millions sans procéder à d’autres abolitions de postes ou à des réductions des services aux patients d’ici mars 1997.«C’est tout à fait inusité.Mais le but est que tout le monde souffre modérément plutôt que de réduire les services et d’abolir des postes», a expliqué hier Jacques Wilkins, directeur des communications à l’hôpital Notre-Dame.Le plan soumis aux divers groupes d’employés inclut aussi le personnel non syndiqué, les cadres et les médecins, dont la contribution, en sus de la perte de salaire engendrée par la baisse d’activités, reste à définir.Selon le plan OSES, les employés seraient mis en «congé forcé» tous les vendredis des mois de juillet et d’août, le lundi de la Fête du Travail, de l’Action de Grâce et de la fête du Souvenir, et les mercredis, jeudis et vendredis de la période des Fêtes.Selon la direction de l’hôpital, la réduction des activités ces journées-là lui permettra de diminuer de 500 000 à 300 000 ses coûts d’opération, sans entraîner de nouvelles pertes d’emploi.Et les patients, eux?«Nous avons situé les congés dans des périodes déjà tranquilles pour qu’il y ait le moins d’impact sur la population.D’après nous, il est moins dommageable de réduire les services quelques jours que d’abolir un poste qui sert à donner des services toute l’année» a soutenu hier M.Wilkins.La direction essaie de vendre à ses employés l’idée que cet effort, réparti sur 20 paies d’ici le 31 mars 1997, leur coûtera l’équivalent d’environ 35 $ par paie.Pour ce sacrifice, croit M.Wilkins, plusieurs employés pourraient trouver intéressant d’avoir du temps à accorder à leurs enfants durant les périodes de congé.Le projet OSES a été présenté aux représentants syndicaux, aux cadres et aux médecins la semaine dernière.Pour l’instant, les réactions seraient plutôt partagées, quoique le projet suscite davantage de surprises que de réactions.Les employés qui le désirent pourraient ne pas y participer, puisque le projet prévoit X«opting out».L’hôpital devra faire preuve de conviction, puisqu’il faudra qu’au moins les deux tiers des employés consentent y participer pour que le plan atteigne ces objectifs budgétaires.Le projet vient s’ajouter à un autre plan de compressions de 1,7 million, entériné par le conseil d’administration mardi dernier, qui entraînera l’abolition d’environ dix postes et le non-remplacement de certains employés.Au total, c’est six millions que l’hôpital doit récupérer au cours de la prochaine année financière.La direction attend la réponse syndicale à son projet le 17 juin.Après quoi, le conseil d’administration décidera, le 25 juin, d’aller ou non de l’avant avec ce projet inusité.ri Une fleur contre.r le cancer du sein Une nouvelle arme s'ajoute à l'arsenal de chimiothérapie des médecins ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Un nouveau médicament très prometteur vient de s’ajouter à l’arsenal des agents anticancéreux déjà utilisés pour combattre le cancer du sein.Le centre d’oncologie de l’hôpital Notre-Dame s’apprête à l’utiliser pour certaines de ces patientes et dans le cadre d’un vaste projet de recherche canado-américain sur le cancer du poumon.Selon le Dr Jean Viallet, directeur du centre d’oncologie à l’hôpital Notre-Dame, ce nouveau médicament constitue en quelque sorte le «chaînon manquant» à la panoplie des agents utilisés en chimiothérapie pour traiter le cancer.Fabriqué à partir d’extraits de pervenche de Ma-dàgascar, ce nouvel agent a la particularité d’être peu toxique et cause de ce fait même beaucoup moins d’effets secondaires que les agents connus et largement utilisés en chimiothérapie.«Il manquait un élément important à notre palette.Maintenant, il est là! L’expérience clinique a montré, dans les cas des cancers du sein et du poumon, que c’est un des médicaments les mieux tolérés de tout l’arsenal chimio-thérapeutique», s’est réjoui hier le Dr Viallet.Parce qu’elle cause moins de nausées et entraîne rarement la perte des cheveux, la Navelbine s’est montrée particulièrement utile pour traiter les femmes qui tolèrent mal ces effets secondaires en raison de leur âge ou d’une maladie chronique.Plus encore, cette nouvelle arme chimique pourrait permettre aux médecins d’ajouter la Navelbine à d’autres agents anticancéreux pour en minimiser les effets globaux, tout en conservant la même efficacité auprès des cellules cancéreuses.Pour l’instant, la Navelbine ne sera utilisée qu’auprès des patientes dont le cancer fait l’objet d’une récidive et qui ont déjà reçu certains types d’agents anticancéreux.Environ 25 à 30 % des cancers du sein diagnostiqués chaque année sont de type métastatique, c’est-à-dire que des cellules cancéreuses se sont déjà répandues dans d’autres organes.Pour le moment, la guérison complète est exclue et les traitements visent à prolonger la vie et à stopper la progression du cancer.A ce titre, la réduction des effets secondaires, surtout dans le cas d’un traitement à long terme, devient capitale.Dans le cadre d’essais cliniques, la Navelbine, combinée à un autre agent anticancéreux, s’est aussi avérée très efficace pour traiter le cancer du poumon.Les chercheurs ont obtenu des améliorations de 46 % en associant ces deux médicaments, plutôt que de 30 % avec un seul d’entre eux.La nouvelle tendance thérapeutique consiste en effet à associer plusieurs médicaments anticancéreux en rafales pour maximiser leur effet sur les cellules cancéreuses, soutient le Dr Viallet.Mais la toxicité combinée des produits entraîne souvent l’abandon du traitement.La Navelbine offre donc une avenue intéressante pour multiplier les stratégies de lutte contre le cancer.Ce nouveau produit apparaît si prometteur que, dans le cadre d’un vaste projet de recherche, dont le protocole a été mis au point par le Dr Viallet, la Navelbine associée à un autre agent anticancéreux, sera testée dans le traitement du cancer du poumon dans des centaines d'hôpitaux aux Etats-Unis et au Canada.LA MAISON •• Mjm I O P psraSS -fyr.i.t ».I»ijj mm Cuisine gourmet Cadeaux Porcelaine blanche Vaisselle, verrerie Liste de mariage Émilie a 21 am.La Maison a 20 ans.Elles vous invitent donc à la fête du 5 juin au 7 juin.Elles acquitteront les taxes.De plus, elles vous offriront 20% de rabais sur certains items sélectionnés.1073, rue Laurier Ouest, Outremont H2V 2L2 (514) 277-9725, 277-5151 Tournage de Jackals dans le Vieux-Montréal Ce n’était qu’une «simili-explosion» JEAN CHARTIER LE DEVOIR Le directeur du Bureau du cinéma, André Lafond, tient à préciser qu’il n’y a pas eu d’explosion lors du tournage du film Jackals mais une simili-explosion.«L’onde de choc n’a pas été causée par la poudre mais par un canon à air», a-t-il précisé à la suite de la déclaration des résidants du Vieux-Montréal.«Pour moi, c’est un incident malheureux.L’activité balistique doit peut-être être interdite dans le Vieux-Montréal.Aux pompiers de décider.Il y a eu dysfonctionnement, 35 vitres brisées; ça arrive.Vous savez, les gens des environs ont signé une lettre d’acceptation pour le tournage.» Le directeur du Bureau du cinéma dit qu’il a décidé le 20 mars que le film n’allait pas être tourné à côté de la basilique Notre-Dame.Le cinéaste était d’ailleurs en furie.Il n’était pas d’accord.Puis, il a trouvé un autre endroit jugé plus sécuritaire.André Lafond dit qu’il a pris unilatéralement la décision de choisir un autre lieu.«Tous les résidants du quartier ont été avisés un mois à l’avance et 80 % ont accepté la scène avec une reproduction d’explosion.La construction a duré un mois.» Il ajoute qu’il n’a jamais émis de permis de tournage pour la scène à la mitraillette sur les toits du Vieux-Montréal à 3h du matin.«C’est un producteur qui a utilisé un permis de stationnement comme permis de tournage à la mitraillette et la police l’a laissé faire.Cela s’est passé à l’angle des rues McGill et Saint-Paul, en novembre 1995.» Le directeur du Bureau du cinéma précise que lors de la simili-explosion de Jackals, il semble que le verre trempé ait été trop épais de 1/10001’.L’onde de choc a été surmultipliée d’un tiers.Néanmoins, il a donné le permis sur la foi de toutes les expertises.«Ce ne fut pas une opération cowboy», dit-il.En fait, M.Lafond se plaint de la délinquance de certaines compagnies de production.Il faut penser à des corrections des stratégies et propositions de la Ville.Un comité d’harmonisation a été proposé avec un représentant des associations de producteurs, de techniciens, de résidants, de commerçants, de la Ville et du Bureau de cinéma.M.Lafond accuse les résidants de traîner les pieds.Les commerçants ont carrément refusé de participer à un tel comité.M Vin.'vti 'riVWN A O' Comment obtenir un MBA de Western sans laisser votre emploi Nous vous invitons à assister à cette séance d'information JUIUI Ul CHU StMAINt 6 juin à Le programme de MBA pour gens d'affaires de la Western Business School offert par vidéoconférence interactive vous permet de faire progresser votre carrière sans qu'il ne vous soit nécessaire de l'interrompre.Si vous avez une expérience de travail d'au moins huit ans, vous pouvez être admissible à notre prestigieux programme de deux ans.Laissez notre programme reconnu à l'échelle internationale vous aider à développer vos compétences en matière de leadership, de prise de décision et de mise en application.Venez rencontrer notre directeur de programme.Veuille: noter qu'il s'agit d'un programme offert en anglais.La séance d'information se déroulera également en anglais.Veuillez confirmer votre présonce par téléphone.Si vous ne pouvez vous présenter à l'une de nos séances d'information, envoyez-nous votre carte professionnelle par télécopieur avec cette annonce.Nous vous ferons parvenir une trousse d'information parla poste.Téléphone: (8001 948-8548 ou (5191661-3272 Télécopieur (5191661-3411 DEV/JUNE 4 Western Business School executive development THE UNIVERSITY OF WESTERN ONTARIO ?V mm sss *?¦ ¦ PHOTO JACQUES NADEAU ARTHUR GUILLAUME a montré hier à son fils Didier comment son bateau doit naviguer au vent.Ils étaient tous deux au bassin du parc Outremont.«Attention à la vague», disait le petit garçon et le père suivait les itistructions du fils.Assainissement des sites Polytechnique inaugure une nouvelle chaire LE DEVOIR L) École Polytechnique de Mont-i réal a inauguré la Chaire industrielle CRSNG sur les bioprocédés d’assainissement des sites et a présenté, à cette occasion, les premiers résultats issus de ses travaux.L’École Polytechnique, le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie (CRSNG), le Centre québécois de valorisation des biomasses et des biotechnologies (CQVB), Hydro-Québec, les Industries Browning-Ferris, Pétro-Ca-nada, SNC-Lavalin, la Société d’élec-trolyse et de chimie Alcan et Analex investissent 3,7 millions dans la Chaire.De cette somme, les partenaires industriels et CQVB investissent 2,2 millions et le CRSNG contribue 1,5 million.Pour sa part, l’École Polytechnique a construit de nouveaux laboratoires spécialement aménagés dans le secteur des bioprocédés d’assainissement des sites.La Chaire industrielle s’inscrit dans le cadre du Programme de partenariats de recherche du CRSNG et vise à favoriser' les interactions et les partenariats entre les chercheurs universitaires et les autres secteurs.Le CRSNG est l’organisme fédéral chargé d’effectuer des investissements stratégiques dans la capacité scientifique et technologique du Canada.Ca*°0s OêQé CAMP MUSICAL DE LANAUDIERE Pour filles el garçons 9 à 17 ans Lac Priscault, Sl-Côme 4 sessions - 23 juin au 17 août '96 Fernand Lindsay, C.S.V., directeur musical • Musique instrumentale • Chorale el orchestre " • Musique de chambre • Auditions musicales dirigées C.P.44, Joliette J6E 3Z3 Téléphone : 13h à 17h (514) 755-2496 je choisis Ta «Grande Aventure.: en Anglais»! i CAMP D'IMMERSION TOTALE EN ANGLAIS Pour les jeunes de 7 à 16 ans au Lac Kénogami 245 av.Riverin # 120.Chicoutimi (Québec) G7H 4R6 ANGLIAN (418)693-0343 kfcotf or langues) 1 -800-Anglian Anglais langue seconde Programmes d’immersion - Été 1996 Pour garçons et filles de 14 à 17 ans et pour adultes de tout âge.Programme pour jeunes Sessions de trois semaines Du 23 juin au 13 juillet Du 14 juillet au 3 août • Beau campus au coeur de l’Estrie • Programme établi depuis 17 ans • Cours et activités en anglais • Résidences modernes • Sessions axées sur le développement de la communication orale A Art Programme pour adultes Sessions de six jours 30 juin au 5 juillet 7-12 juillet 14-19 juillet Champlain Regional College Lennoxville (Qc) J1M2A1 Tél: (819) 564-3684 Télécopieur: (819)564-5171 ïï AA A Pour réservation publicitaire 985-3322 1 4 I.K I) K V I) I It .I.Ë M A H DI I JUIN I I) Il (i -* LE DEVOIR «- POLITIQUE j Equité salariale Bouchard accusé d’abandonner les femmes Harel soutient que l’engagement du gouvernement à faire adopter cette loi est ferme MICHEL VENNE DE NOTRE,BUREAU DE QUEBEC La députée libérale de Saint-François, Monique Gagnon-Tremblay, accuse le gouvernement Bouchard «d’abandonner les femmes» en reportant à l’automne la Loi sur l’équité salariale.Elle reproche au gouvernement cette «volte-face» qui fait suite à un engagement pris quelques mois avant le référendum afin «d’acheter le vote des femmes», dit-elle.Mme Gagnon-Tremblay se faisait l’écho, hier, à l’Assemblée nationale, de la manifestation des femmes contre la pauvreté organisée ce week-end devant le Parlement.La présidente de la Fédération des femmes du Québec Françoise David a réclamé l’adoption de la Loi sur l’équité salariale avant le 23 juin menaçant le gouvernement de divers, moyens de pression.La ministre d’Etat de l’Emploi et de la Solidarité Louise Harel, a soutenu que «l’engagement du gouvernement» à faire adopter cette loi «reste ferme».«J’ai la garantie formelle du premier ministre que la Loi sur l’équité salariale sera une réalité au Québec dès la présente année 1996.» Le vice-premier ministre Bernard Landry, qui se faisait le porte-parole du premier ministre Lucien Bouchard en visite à New York, a précisé que la décision était la décision du gouvernement et non pas de M.Bouchard seul.11 a fait valoir que la tenue d’une nouvelle consultation élargie en août, avant de procéder à l’adoption de la loi à l’automne, permettrait «d’améliorer la loi».«En entendant plus de gens, on aura une meilleure loi.Et avec une meilleure loi, on aura plus d’équité», dit-il.Mme Harel voit comme «une pause pour mieux avancer» le délai ainsi annoncé.Elle reconnaît que les «représentations du patronat ont été un facteur important» dans la décision de tenir une consultation élargie.Elle invoque également un «menu législatif chargé» qui engorgerait les commissions parlementaires chargées d’étudier les projets de loi.La ministre refuse de dire si ce délai est son idée.«Les décisions du conseil des ministres sont celles du conseil et nous sommes tenus à la solidarité ministérielle.Je n’ai ni à commenter mes positions ni celles de mes collègues.C’est le résultat qui compte», dit-elle.M.Landry a expliqué que le gouvernement cherche à mettre en œuvre cette loi dans le contexte «le plus consensuel possible» et ainsi éviter les écueils vécus en Ontario.«C’est important de servir l’équité et non pas de des- servir l’équité, dit-il.En Ontario, ils ont eu une loi, qui a été suivie de commentaires négatifs, d’évaluations négatives.Nous voulons éviter ça et avoir le bon texte au départ.» C’est donc «pour satisfaire une plus grande concertation des intervenants économiques» qu’un délai est requis.Il fait valoir qu’il s’agit ici de «droit nouveau et non pas d’une loi sur le virage à droite au feu rouge».Le Québec sera le deuxième Etat en Occident à tenter l’expérience d’une loi comme celle-ci.L’autre étant l’Ontario avec des résultats mitigés.M.Landry affirme que le premier ministre et les membres du gouvernement ont été «submergés» de demandes de personnes qui désiraient se faire entendre sur ce projet de loi.Des inquiétudes ont surgi.Par exemple, des gens ont écrit qu’en recherchant l’équité, en haussant les salaires de certaines femmes, on pouvait créer du chômage pour ces femmes.«Ça mérite d’être regardé», dit-il.Mme Harel a soutenu qu’elle «tenait pour acquis que ce n’était pas possible de la faire adopter en juin».Elle ne croyait possible que la tenue de la consultation, qui est reportée en août.Elle croit que cet événement aura eu comme impact positif de faire ressortir l’appui important dont bénéficie ce projet de loi.«Qu’on veuille consulter davantage, si c’est pour aller chercher des appuis plus nombreux, tant mieux», dit-elle.Elle admet que le projet de loi puisse être amélioré surtout qu’il s’agit d’un projet de loi d’application d’un principe reconnu à la Charte des droits et libertés depuis 20 ans.Une loi d’application suppose des modalités concrètes qui doivent être efficaces.Toute amélioration est bienvenue.Elle croit prématurées les critiques voulant que ce délai entraîne une dilution de la loi et un recul du gouvernement face au patronat.La députée libérale Monique Gagnon-Tremblay «ne croit pas» cependant en une volonté ferme du gouvernement Bouchard de tenir ses promesses.Mme Gagnon-Tremblay pense qu’une nouvelle consultation est «pour la forme» puisque «les arguments, on les connaît».Elle croit que si M.Bouchard avait voulu une loi avant l’été, il aurait pu y parvenir en utilisant ses talents de négociateur et «négocier avec le patronat et les syndicats pour obtenir un consensus».Elle assure que l’opposition était prête à commencer la consultation en commission parlementaire cette semaine.Du côté du gouvernement, on affirme que l’opposition a rejeté les modalités de consultation proposées.v* «e ti.t CV*’- Y Les meilleurs ^ vêtements de participants.Attention ! Nous ne pouvons accueillir que voyage et d’aventure au monde Bouchard consent à voir Chrétien La rencontre aura lieu vendredi à la Citadelle de Québec MICHEL VENNE DE NOTRE .BUREAU DE QUEBEC Deux semaines après avoir écarté pour des raisons politiques «fondamentales» un tête-à-tête avec son homologue fédéral, le premier ministre du Québec Lucien Bouchard consent, finalement, à rencontrer Jeap Chrétien.A sa demande, les deux hommes ont convenu d’une rencontre qui aura lieu vendredi en territoire fédéral mais dans la capitale québécoise, à la Citadelle de Québec.Leur échange doit durer une heure; il portera essentiellement sur les questions économiques et sera suivi d’une conférence de presse conjointe.Le 13 mai dernier, dans une atmosphère de crise constitutionnelle, M.Bouchard avait écarté un rendez-vous avec M.Chrétien dans un avenir prévisible à cause de l’appui accordé par Ottawa à l’avocat Guy Bertrand qui conteste en cour la légalité d’un référendum sur la souveraineté.f «Une rencontre tenue dans ces conditions aurait pris les allures d’un affrontement, avait déclaré M.Bouchard.Et je n’ai pas l’intention d’engager avec M.Chrétien un combat singulier de nature constitutionnelle, surtout que ça se profilerait sur un arrière-plan d’attaque sans précédent sur un droit fondamental du peuple du Québec de disposer de lui- 11s sont conçus pour vous procurer le confort, la facilité d’entretien, la durabilité et la sécurité, mais surtout une allure formidable.Nos « durs qui durent » ont des poches secrètes et des poches sécuritaires munies de fermoirs en Velcro ainsi que des instructions d’entretien qui ne vous laisseront jamais tomber alors « Faites-leur la vie dure ! » Tilley Endurables 158, ave.Laurier ouest 272-7791 TÉLÉPHONEZ POUR OBTENIR GRATVJItMEST UN CATALOGUE DE COMMANDE POSTALE 1-800-465-4249 a Composez le (514)849-7591 ou le numéro sans frais 1 800 268-7582 SociM cmxStm même.» L’annulation du tête-à-tête avec M.Chrétien constituait l’un des deux gestes politiques faits par M.Bouchard pour protester contre la négation, par Ottawa, du droit du Québec à déclarer sa souveraineté après un vote majoritaire lors d’un référendum.L’autre étant l’adoption d’une motion à l’Assemblée nationale réaffirmant le droit du Québec à l’autodétermination.M.Bouchard doit s’expliquer aujourd’hui, à New York, sur cette volte-face qui n’a pas, cependant, étonné le bureau du premier ministre canadien.A Ottawa, un porte-parole affirmé que des liens fonctionnels ont toujours été maintenus entre les deux cabinets, celui de M.Chrétien et celui de M.Bouchard, sur les dossiers les plus importants, et ce malgré les querelles politiques par médias interposés.C’est M.Bouchard qui, le premier, avait réclamé ce tête-à-tête avec son homologue fédéral, dès son accession à la tête du gouvernement du Québec afin de discuter des problèmes de nature économique qui secouent le Québec.Il avait par la suite annulé ce rendez-vous.M.Chrétien s’était montré disposé à le remettre à son agenda à tout moment Selon le cabinet de M.Chrétien, c’est M.Bouchard qui a demandé à remettre ce tête-à-tête au programme.L’ordre du jour de leur rencontre devrait comprendre les questions de formation professionnelle, les commissions scolaires linguistiques, le TGV Québec-Windsor, la restauration du pont de Québec et la situation économique à Montréal.D’autres sujets pourraient être abordés à la convenance des deux premiers ministres.Cette rencontre aura lieu deux semaines avant la tenue, à Ottawa, de la conférence des premiers ministres.M.Bouchard a souhaité que la question de l’harmonisation de la TPS soit à l’ordre du jour de cette conférence.Il fait, à cet égard, front commun avec le premier ministre ontarien Mike Harris.Le mardi 2 juillet 1996 Club de golf Le Versant 2075, côte Terrebonne Terrebonne PHOTO PC La chambre du Sénat, à Ottawa.Motion présentée aux Communes Le Bloc souhaite l’abolition du Sénat JULES RICHER PRESSE CANADIENNE Ottawa — Inutile, coûteux, anachronique, le Sénat, tel qu’il existe, est une institution qui devrait être abolie, a soutenu hier le député bioquiste Paul Crête à la Chambre des communes en présentant une motion à cet égard.La meilleure preuve de l’inefficacité du Sénat, a affirmé M.Crête pendant son allocution, on l’a eue lors du Discours du trône en février dernier lorsque un sénateur a été surpris par les caméras de télévision alors qu’il dormait.Toutefois, l’initiative du député bioquiste risque de faire long feu puisque ni les libéraux ni les réformistes ne sont prêts à appuyer la motion.Les libéraux estiment qu’il ne s’agit pas d’une priorité tandis que les réformistes réclament des solutions de rechange.Le vote ne devrait pas avoir lieu avant plusieurs mois, étant donné qu’il s’agit d’une motion émanant d’un député.• Selon M.Crête, les Québécois souhaitent que cette institution, qui s’inspire d’une tradition d’un autre âge, disparaisse.«Vous pouvez être certain que la question de l’abolition du Sénat au Québec fait l’objet d’un consensus quasi généralisé», a-t-il affirmé.La population ne s’y reconnaît pas, a-t-il poursuivi, notamment parce que les sénateurs ne sont pas élus et que les circonscriptions, ou «divisions sénatoriales», qu’ils représentent sont inconnues de tous.De plus, comme les sénateurs ne sont pas soumis au jugement de l’électorat, avance M.Crête, ils sont plus sensibles aux pressions de certains groupes d’intérêts particuliers, comme les lobbys organisés.Puis, il y a le budget alloué au Sénat: 43 millions par année.«Récupérer cet argent ne réglerait quand même pas le problème du déficit canadien, mais ce serait un geste symbolique important», a-t-il souligné.Le député Crête estime qu’on pourrait éventuellement remplacer ie Sénat par une autre institution, dont le mandat et la composition restent à déterminer.Pour l’instant, il est important de procéder à sa dissolution, après cela, dit-il, on verra.Chez les libéraux, on ne l’entend pas de la même oreille.«L’abolition du Sénat n’est pas la priorité des Canadiens pour le moment», a affirmé le secrétaire parlementaire du président du Conseil privé, Paul DeVilliers.Selon lui, les Canadiens sont bien davantage préoccupés par la croissance économique, la création d’emplois et la réconciliation nationale, pas par l’avenir du SénaL Aide sociale Pas de cachotteries Québec — La ministre d’État de l’Emploi et de la Solidarité Louise Harel a critiqué sévèrement, hier, une manchette publiée dans Le Devoir samedi se lisant comme suit: «Harel soustrait en douce 84 millions à l’aide sociale».D’abord, la ministre signale que l’information dont traitait cet article a été publiée dans la Gazette offidelle du Québec, une publication gouvernementale qui «n’est pas clandestine».D’autre part, ces informations, concernant le réaménagement de l’allocation logement, avaient été annoncées en mars dans le livre des crédits du gouvernement et dans le discours inaugural de Lucien Bouchard.Par ailleurs, le montant mis en cause peut porter à confusion.C’est en additionnant les montants impliqués pour l’année en cours et pour l’an prochain que l’on peut arriver au total de 84 millions.Pour l’année en cours, les économies réalisées sont de l’ordre de 28,5 millions.Enfin, l’article faisait état de la nécessité pour la ministre de trouver encore 50 millions de compressions à l’aide sociale pour rempiir les objectifs de l’année en cours.Selon un porte-parole de la ministre Harel, «il n’y a pas d’autres compressions à annoncer», dit-il.Toutes les compressions à l’aide sociale ont été annoncées.Elles découlent soit de la loi 115 adoptée en décembre, soit des mesures concernant l’allocation logement soit de changements aux mesures d'employabilité notamment par l’abolition du programme PAIE pour le secteur privé.La «Marche pour l’unité» Un haut dirigeant du PLC accusé d’avoir enfreint la loi référendaire québécoise MANON CORNELLIER PRESSE CANADIENNE Ottawa — Le directeur des communications du Parti libéral du Canada, Aurèle Gervais, a été accusé d’avoir enfreint la loi référendaire québécoise dans le cadre de la «Marche pour l’unité» tenue à Montréal trois jours avant le vote.M.Gervais fait face à deux accusations de dépenses illégales passibles, chacune, d’une amende de 2500 $.Comme il entend plaider non coupable, il refuse de payer cette somme.Le Directeur général des élections du Québec reproche à Aurèle Gervais d’avoir sollicité deux compagnies de transport pour assurer le transport de milliers de citoyens de la région d’Ottawa qui voulaient participer à la manifestation.«Je ne faisais que coordonner la location des autobus», a-t-il confié hier.Il a souligné qu’il n’avait pas payé pour ces autobus et qu’il ignorait qui en avait assumé les coûts.M.Gervais a fait ce travail bénévolement à la demande de son patron, le directeur général du PLC George Young.Le Parti libéral du Canada prévoit, par conséquent, assurer là défense de son directeur des communications, ce qu’appuient plusieurs ministres fédéraux.Ils étaient nombreux hier à manifester leur sympathie à l’endroit de M.Gervais, le ministre de l’Environnement Sergio Marchi allant jusqu’à encourager une contestation de la constitutionnalité de la loi référendaire québécoise.«M.Gervais devrait porter cela comme unç marque d’honneur», a-t-il ajouté.A son avis, M.Côté ne cherche qu’à intimider des Canadiens soucieux de garder leur pays uni.M.Marchi est convaincu qüè l’erreur des fédéralistes n’a pas été d’affréter des autobus mais de ne pas en avoir loué assez.«Je ne crois pas que ce soit illégal d’aller faire du porte-à-porte lors d’une élection provinciale à Terre-Neuve ou en Saskatchewan.Alors je ne vois pas pourquoi ce serait illégal dans ce cas-ci», a renchéri le ministre de la Défense David Colle-nette.E N ?ZEDILLO À OTTAWA LE 10 JUIN (Reuter) — Le président mexicain Ernesto Zedillo visitera le Canada la semaine prochaine pour présenter au gouvernement et aux chefs d’entreprises les réformes mises en place dans son pays et pour discuter de l’ALENA.Du 10 au 14 juin, M.Zedillo visitera Ottawa, Toronto, Calgary et Vancouver dans une vaste offensive diplomatique visant à tisser des Mens avec les pays d’Europe et des Amériques, afin de faire, contrepoids à ses relations avec les Etats-Unis.-?- UNE VERSION FRANÇAISE EXISTE (PC) — Le gouvernement Chrétien a demandé hier aux tribunaux de rejeter la prétention du gouvernement québécois selon laquelle des docu- B R E F ?ments constitutionnels de première importance ne pouvaient avoir force de loi, parce qu’ils n’avaient jamais été traduits en français.Ottawa soutient qu’une version française des documents en question a été transmise aux provinces dès 1990.Le Québec fait valoir que l’absence de i version française de documents constitutionnels contrevient à la : : ! Constitution.-?- YOUNG ET LE TAUX DE CHOMAGE OTTAWA (PC) — Le ministre fédéral du Développement des ressources humaines, Doug Young, a admis hier devant un comité sénatorial qu’il est impossible de prédire à partir de quel-moment on peut espérer que le taux de chômage diminuera.Actuellement, au Canada, le taux de chômage se situe à 9,6 %. I, K I) K V 0 I H .I.K M A l< I) I I .1 I’ I N I II II li ?LE DEVOIR ?LE iMOND Premier sommet des pays du Caucase Coopération et appui à Boris Eltsine région engagent la lutte contre le séparatisme EN BREF ?AIDE D’URGENCE POUR L’IRAK New York (AFP) — Les Nations unies ont lancé un appel à la communauté internationale pour financer une aide d’urgence à l’Irak à hauteur de 80 millions de dollars, avant la mise à disposition des fonds obtenus grâce à la formule «pétrole contre nourriture».La porte-parole de l’ONU Sylvana Foa a indiqué que la majeure partie de ces 80 millions serait affectée à la couverture des besoins immédiats en eau et en nourriture des populations les plus vulnérables et aux domaines de l’agriculture, de la santé, du logement et de l’éducation.Sur cette somme, versée par des pays donateurs, quelque 6 millions serviront à financer la poursuite des activités des soldats de l’ONU dans le nord de l’Irak qui auront notamment pour mission d’escorter les convois d’assistance.-*- MME RABIN RESTE Jérusalem (Reuter) — Leah Rabin, la veuve du premier ministre israélien assassiné, a déclaré hier qu’elle avait l’intention de rester en Israël malgré la victoire électorale du chef du Likoud, Benjamin Netayahu, avec lequel elle affirme être prête à se réconcilier.Leah Rabin a reconnu sur la deuxième chaîne de la télévision israélienne que ses propos avait dépassé sa pensée lorsqu’elle avait déclaré qu’elle ferait ses bagages et quitterait le pays si Netanyahou devenait président du Conseil.Priée de; dire si elle était prête à faire la paix avec Netanyahou, Leah Rabin a répondu: «Vous [Israéliens] l’avez faite avec Yasser Arafat [le chef de l’OLP], pourquoi Leah ne pourrait-elle pas se réconcilier avec Bibi Netanyahu?» -?- L’OEA À L’HEURE DES RÉFORMES ÉCONOMIQUES Panama (AFP) — Le président panaméen Emesto Pérez a insisté sur «l’urgence du changement» économique en Amérique latine, hier à l’ouvertuçe de la 26'' assemblée générale de l’Organisation des Etats américains (OEA) à Panama.La lutte contre le trafic de drogue, la corruption et le terrorisme, le combat contre la pauvreté et pour le respect des droits de l’homme figurent parmi les principaux thèmes de la réunion qui réunit jusqu’à vendredi les ministres des Affaires étrangères des 34 pays membres ou leur représentants.Dans son discours d’ouverture, M.Pérez a souligné la nécéssité de poursuivre les changements économiques structurels malgré «le sentiment de peur qui prévaut» dans certains secteurs.-?- VACHE FOLLE: ASSOUPLISSEMENT DE L’EMBARGO Luxembourg (AFP) — La Commission européenne a proposé hier de subordonner la reprise des exportations britanniques de sperme de bovin à des certifications vétérinaires, afin de lever les réserves notamment des Pays-Bas, a-t-on appris de source diplomatique.La Commission européenne a en outre proposé d’interdire l’utilisation des gélatines bovines pour la fabrication de produits pharmaceutiques et les médicaments, a-t-on ajouté.Ces conditions visent à obtenir l’accord des délégations néerlandaise, belge et luxembourgeoise pour une levée de l’embargo sur les gélatines, les suifs et le sperme de bovin, trois produits considérés comme ne présentant aucun risque pour la santé humaine.Un accord pourrait être obtenu aujourd’hui pour cet assouplissement de l’embargo imposé depuis le 27 mars sur les exportations bovines britanniques.-«- FRANCE: BIENTÔT, MOINS D’IMPÔTS Paris (AFP) — Le premier ministre français, Alain Juppé) a promis hier aux Français dubitatifs que leurs impôts baisseraient dès 1997 et que l’État serait soumis à une diète sévère.Promise, repoussée, à nouveau promise, cette mesure importante aux yeux de contribuables qui subissent une des plus fortes pressions fiscales du monde — 45 % du PIB en 1996 — se fera dans le cadre d’une réforme de l’impôt sur cinq ans.M.Juppé a indiqué que ce projet, qui reste à chiffrer, sera présenté en septembre avec le projet de budget 1997.Cet effet d’annonce intervient dans un climat de grogne sociale, avec des grèves en cascades dans le secteur public, en raison d’une phrase polémique de M.Juppé, sur la fonction publique qui «fait de la mauvaise graisse».-?- CHYPRE: INCIDENT TURCO-GREC Nicosie (AFP) — Un jeune soldat chypriote-grec a été tué hier à Nicosie par des militaires chypriotes-turcs sur la «ligne verte» qui divise Chypre entre parties grecque et turque.Cet incident, le premier du genre depuis avril 1993, a eu lieu au nord-ouest du Ledra Palace, un ancien hôtel transformé en quartier général de l’ONU, situé sur la «ligne verte», le long de laquelle sont déployés quelque 1200 Casques bleus des Forces de l’ONU à Chypre (UNIFICYP).Les frictions sont fréquentes sur la «ligne verte», mais aucun décès n’avait _ été déploré depuis trois ans.Le nouvel accrochage, qui n’apparait pas lié à la montée de la tension grecœ turque de ces derniers mois en mer Égée, intervient alors que le secrétaire général des Nations unies Boutros Boutros-Ghali aura dans les prochains jours des discussions sur Chypre avec les dirigeants des deux parties de l’île.-?- POUR UNE DOCTRINE AFRICAINE DU MAINTIEN DE LA PAIX Addis-Abeba (AFP) — Les chefs d’états-majors d’une vingtaine de pays africains se sont retrouvés pour la première fois hier à Addis-Abeba pour étudier les moyens de mettre sur pied une force de maintien de la paix sur le continent.Les 16 pays membres du «mécanisme de prévention, de gestion et de règlement des conflits» de l'Organisation de l’unité africaine (OUA), créé en 1993, ont participé à l'ouverture de cette réunion, qui doit durer trois jours.Des officiers venus du Soudan, du Niger, du Rwanda, de la Sierra-Leojie et d’Afrique du Sud étaient également présents.A l’issue de leurs travaux, les participants devraient adopter une «doctrine africaine de maintien de la paix» et définir des procédures de mise en œuvre.Les dirigeants de la Kislovodsk (AFP) — Les dirigeants du Caucase réunis hier en sommet à Kislovodsk, au sud de la Russie, sous la présidence de Boris Eltsine se sont engagés à combattre le séparatisme et ont apporté un soutien appuyé au président russe dans sa course au renouvellement de son mandat.La petite ville de Kislovodsk, une station thermale construite au début du 19e siècle au pied du mont Elbrouz, avait été choisie pour ce premier,«sommet du Caucase» qui réunissait outre le chef de l’État russe, les présidents arménien Levon Ter-Petrossian, azerbaïdjanais Gueïdar Aliev, géorgien Édouard Chevardnadzé et une vingtaine de dirigeants de républiques et régions caucasiennes russes, dont le chef pro-russe de la république tchétchène Dokou Zavgaïev.Tous les participants ont signé une Déclaration d’entente, de paix et de coopération dans le Caucase, qui défend notamment les principes de l’intégrité territoriale et du respect des frontières et dénonce le «séparatisme agressif».«Le Caucase est devenu un des points chauds du monde, et nous voulons nous fixer un objectif: faire du Grand Caucase une région de stabilité et de paix, de compréhension et de coopération», a déclaré Boris Eltsine dans son discours d’ouverture.Le président russe, qui mène tambour battant une campagne électorale harassante, est apparu hier épuisé, multipliant les lapsus et le regard souvent vague.Le chef de l’État a estimé que «l’espoir» avait fait son apparition dans la région, où les amies se sont tues au Nagorny Karabakh (région d’Aerbaïdjan à majorité arménienne), et dans les provinces séparatistes géorgiennes d’Ossétie du sud et d’Abkhazie, même si aucun des problèmes de fond n’a été réglé à ce jour.Boris Eltsine comme les leaders du Caucase dans leur Déclaration finale ont accueilli la signature d’un cessez-le-feu en Tchétchénie comme un pas important vers une solution au conflit.«L’accord signé par le pouvoir fédéral et les dirigeants des fomations années a ouvert la voie à un règlement global du conflit», a dit Boris Eltsine, qui a évité les termes de «terroristes» ou de «bandits» pour parler des indépendantistes tchétchènes.Aucun des dirigeants séparatistes du Caucase n’était présent au sommet de Kislovodsk.Les réserves de Leyon Ter-Petrossian Seul des quatre chefs d’État présents, Levon Ter-Pe-trossian a exprimé des réserves sur la Déclaration finale, au cours de la cérémonie de signature qui était ouverte à la presse.«Nous devrions nous garder de ternes extrêmes comme terroristes ou bandits, cela n’améliore pas le climat», a-t-il dit, en réponse au discours du président azerbaïdjanais qui avait affirmé juste auparavant que le Nagomy Karabakh était «occupé par des bandes années».Une trêve est respectée depuis deux ans entre Arméniens et Azerbaïdjanais, après une guerre qui a duré plus de cinq ans, mais le sort de cette région, dont les séparatistes sont soutenus par Erevan, n’est toujours pas réglé.Mais si le sommet a évoqué les drames du Caucase et la nécessité d’y remédier, il a aussi et surtout été question d’élections en Russie, à 12 jours du premier tour cili scrutin présidentiel.Ainsi le président Gueidar Aliev s’est-il employé à expliquer que le nationalisme et le séparatisme remontaient «À l'époque de l’URSS», et que les «communistes en étaient en partie responsables».«L’avenir de la Russie et son destin ne nous sont pas indifférents.(.) L’orfèvre des réformesest bien sûr Boris Eltsine, nous sommes de son côté et espérons que le peuple russe fera le bon choix», a poursuivi cet ancien membre dü Bureau Politique du PCUS.Ses collègues n’étaient pas en reste.Pour M.Ter-Pe-trossian, la Déclaration finale du sommet du Caucase «ne sera réalisée que si la démocratie est préservée en Russie»'.« Votre victoire serait notre victoire à tous», a décrété pour sa part Edouard Chçvardnadzé, selon qui Boris Eltsine représente pour les Etats du Caucase, «lancés surla voie des réfonnes et de la stabilité», «l’espoir d'irréversibilité de l’histoire».Parmi les dirigeants du Caucase russe présents dans la salle, certains avaient soutenu les putschistes communistes d’août 1991.Mais tous ont adopté à l’unanimité un appel à «tous les électeurs du Caucase russe à voter pour Boris Eltsine».A voté! PHOTO AP LES MARINS de la Baltique et ceux de Vladivostok, dans l’extrême-orient russe, qui seront en mer le 16 juin, ont commencé à accomplir leur devoir électoral.Les gardiens de troupeaux de rennes des régions reculées de l’extrême-nord de la Russie ont aussi commencé ce week-end à voter dans le cadre de l’élection présidentielle du 16 juin.La neige a presque entièrement fondu sur la toundra mais les inondations du printemps ont obligé les autorités à acheminer les urnes par hélicoptère, rapportait hier la télévision nationale qui a montré des images d’hommes venus en traîneaux voter dans des tentes en peaux de bête.Le territoire russe ne comporte pas moins de 11 fuseaux horaires.Choc électoral en Tchéquie M.Havel calme le jeu Prague (AFP) — La nomination du futur premier ministre pourrait prendre «plusieurs semaines», a déclaré hier le président de la République tchèque Vaclav Havel après une rencontre avec les dirigeants des principaux partis politiques destinée à tirer les conclusions des élections législatives.Les élections législatives de vendredi et samedi se sont soldées par la perte de la majorité de gouvernement de la coalition de droite sortante, et par une spectaculaire montée des sociaux-démocrates (CSSD) en dépit d’une courte victoire du parti civique démocratique (ODS) du premier ministre Vaclav Klaus.La Commission électorale centrale a publié hier les résultats définitifs des élections et la répartition des sièges, selon le système de représentation proportionnelle.Le Parti civique démocratique a obtenu 29,62 % et 68 sièges et les sociaux démocrates 26,44 % et 61 sièges; le Parti communiste (KSCM) arrive en troisième position avec 10,33 % et 22 sièges, les chrétiens-démocrates (KDU-CSL) recueillent 8,08 % et 18 sièges; les républicains (SPR-RSC) 8,01 % et 18 sièges et l’Alliance civique démocratique (ODA) obtient 6, 36 % et 13 sièges.La eolation de centre-droit au pouvoir (ODS, KDU-CSL et ODA) dispose de 99 sièges sur 200 contre 112 dans l’ancienne assemblée.M.Havel a déclaré qu’il y aurait encore de longues négociations avant la formation du nouveau gouvernement.Auparavant, a-t-il dit, le nouveau parlement devra se réunir, «avant la fin du mois» et élire ses différents organes.Après quoi, le gouvernement sortant pourra démissionner/ •
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