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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1996-06-06, Collections de BAnQ.

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Vol.I.XXXVII No I 3 2 T V Q / T o r o ii l o I S LE DEVOIR PERSPECTIVES Washington seul contre Cuba Épine au flanc des États-Unis, Cuba n’en finit pas de provoquer, dans la classe politique américaine, des démangeaisons particulièrement aiguës en période électorale.Mais obnubilé par son obsession cubaine, Washington durcit sa position et ce faisant s’attire la réprobation de ses alliés les plus sûrs.La condamnation mardi de la loi commerciale américaine Helms-Burton par l’Organisation des États américains (OEA) illustre de manière éclatante l’isolement des États-Unis sur la question cubaine.S y l via ne T r amie r ambassadeur américain auprès de l’OEA a crié à la «trahison diplomatique» après l’adoption de la résolution condamnant la loi Helms-Burton et demandant à la Commission juridique intqraméricaine d’en «examiner la validité».Et de fait, les États-Unis ont été «lâchés» par leurs partenaires au sein d’une organisation qu’ils dominent pourtant largement Des 34 pays de l’OEA, 23 ont voté en faveur de la résolution.Les États-Unis ont fait cavalier seul en s’y opposant, tandis que dix pays s’étaient éclipsés au moment du vote, soit par étourderie, soit pour éviter de provoquer la rancune du grand voisin.Les États-Unis font face au front commun des Amériques mais aussi à celui des Européens qui ont porté l’affaire devant l’Organisation mondiale du Commerce (OMC), laquelle pourrait être amenée à prononcer un arbitrage sur la loi HelmsBurton.Cette loi — adoptée à toute vapeur en mars dernier par le Congrès américain et sanctionnée avec célérité par le chef de la Maison-Blanche à la suite de la destruction par la chasse cubaine de deux avions civils pilotés par des militants anticas-tristes — pénaliserait les compagnies étrangères qui commercent avec Cuba en les exposant à des poursuites devant les, tribunaux américains et en interdisant l’entrée des États-Unis à leurs cadres de direction.L’astuce de la loi consiste à autoriser un citoyen américain à engager des poursuites contre toute société étrangère qui «trafique» — Selon l’expression de Washington — avec des biens américains expropriés après la prise du pouvoir par Fidel Castro en 1959.Cela pourrait s’appliquer à toute une série de domaines — exploitations agricoles, ressources naturelles et minières — sur lesquels régnaient les Américains avant la révolution cubaine.Dans le cas du Canada, qui est un des partenaires commerciaux les plus importants de Cuba dans les Amériques, une quarantaine de compagnies canadiennes ayant des investissements directs ou indirects à Cuba pourraient faire les frais de ce durcissement de l’embargo américain contre Cuba qui découlerait de l’application de la loi Helms-Burton.Selon Ottawa, la société canadienne Sherritt, de Saskatchewan, a reçu du département d’État américain une lettre l’avisant qu’elle tombait sous le coup de la loi Helms-Burton.Mais cela va bien au delà d’une question strictement commerciale.Les pays de l’OEA en font une question de principe et contestent la portée extraterritoriale de la loi Helms-Burton et sa légalité en vertu du droit international.Les pays de l’organisation interaméricaine estiment que la loi Helms-Burton viole la souveraineté des pays tiers et la charte de l’OEA.Le Canada et le Mexique ajoutent qu’elle viole l’esprit et la lettre de l’Accord de libre- infprnarional échange nord-américain (ALENA), unci uauuiiai pans son discours prononcé lundi devant l’Assemblée générale,de l’OEA à Panama, Christine Stewart, secrétaire d’État pour l’Afrique et l’Amérique latine, a exposé la position du Canada en ces termes: «La loi Helms-Burton vise à entraîner des pays tiers dans un différend politique opposant Washington à La Havane.» Ce qui revient à souligner bien diplomatiquement les considérations politiques qui ont présidé à l’adoption de la loi., Nul ne peut mettre en doute la fermeté des convictions du sénateur Jesse Helms, principal artisan de la loi.Depuis toujours partisan de la ligne dure vis-à-vis de Cuba, le sénateur n’a pas varié au cours des années.Mais plus Les pays de l’OEA contestent la portée de la loi Helms-Burton et sa légalité en vertu du droit étonnante est la conversion du président américain à un texte qu’U avait deux ans plus tôt rejeté et auquel il avait promis d’imposer son veto si jamais le Congrès venait à l’adopter.Si l’on considère également les difficultés d’application de l’article de la loi qui interdirait l’entrée aux Etats-Unis des dirigeants de compagnies étrangères faisant affaire avec Cuba, on peut s’interroger sur les motivations réelles du chef de la Maison-Blanche.Le président américain dispose encore d’une certaine latitude concernant l’entrée en vigueur de la loi Helms-Burton et, ayant satisfait les anticastristes en entérinant la loi, il pourrait choisir de temporiser.Il a jusqu’au 1" août pour décider de reporter ou non de six mois l’application de la loi.Mais une déclaration hier du département d’État réaffirmait vigoureusement l’intention de Washington d’aller jusqu’au bout.«Si, en fait, ce que des pays et des organisations dans le monde tentent de faire est de nous amener à faire machine arrière et à modifier la loi, je pense qu’il font fausse route, en 1996 comme, en 1997», a précisé le porte-parole du département d’État.Autrement dit, l’adoption de la loi Helms-Burton n’aurait aucun rapport avec les élections présidentielles de novembre.Mais qui peut en être sérieusement convaincu?INDEX MÉTÉO Agenda.B7 Avis publics.B6 Classées.B4 Culture.B8 Economie.B2 Editorial._A8 Le-inonde.B5 Mots croisés.B4 Lés «ports.B6 Montréal Ensoleillé avec passages nuageux.Venteux.Max; 24 Québec Dégagement partiel le malin.Max: 24 Détails en B 4 M O N T 11 H A I.I.K .1 K I' I) I POLITIQUE Le fisc tarde à percevoir ses comptes, constate Guy Breton PAGE A 4 POLITIQUE TGV: Ottawa n'est pas emballé PAGE A 5 ?MONTRÉAL Les cols bleus travailleront davantage PAGE A 3 Chevrette baisse le ton face à Hydro-Québec Les syndiqués absorberont le quart des compressions; le ministre nie les rumeurs du départ de Martineau MICHEL VENNE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Le ministre d’État des Ressources naturelles Guy Chevrette endosse «les grandes orientations» du plan rendu public hier qui prévoit que les 17 300 employés syndiqués d’Hydro-Québec absorberont le quart, soit environ 50 millions de dollars, des compressions budgétaires exigées par le gouvernement de la société d’Etat.M.Chevrette demande aux syndicats et à la direction d’Hydro-Québec de s’asseoir à la table des négociations sans tarder et leur donne jusqu’au 1er juillet pour trouver un terrain d’entente.Si cette date est dépassée, l’effet de la négociation devra être rétroactif, dit-il.En rendant public ce plan d’action, hier, le ministre a également démenti les rumeurs qui circulaient au sujet du départ imminent du président du conseil d’administration d’Hydro-Québec, Yvon Martineau.«Toutes les rumeurs sont erronées», a-t-il dit.M.Martineau resterait à son poste en dépit des frictions qui se sont faites jour au cours des derniers mois entre lui et le ministre.M.Martineau avait été nommé par l’ancien premier ministre PHOTO JACQUES ORENIKR Michèle Fortin, vice-présidente de la télé française de la SRC, et Michel Pagé, président de Radio-Québec: il ne fallait pas voir dans cette entente un pas vers une éventuelle fusion.Mariage culturel entre Radio-Québec et Radio-Canada Front commun des télés publiques contre TVA et TQS PAULE DES RIVIÈRES LE DEVOIR Mettant au rancart leur méfiance respective, les directions de Radio-Canada et de Radio-Québec ont annoncé hier leur mariage culturel.Le secteur jeunesse sera aussi relancé conjointement.Cette nouvelle collaboration survient dans un contexte de compressions budgétaires sans précédent.Elle se traduira, dans un premier temps, par la production conjointe de 18 pièces de théâtre au cours des trois prochaines années.De plus, l’émission culturelle de Christiane Charet-te, qui sera diffusée le matin à 10h30 à la SRC, sera présentée le même soir en reprise à Radio-Québec, à 22h30.«Nous avons de la difficulté à offrir des services de qualité en jeunesse et en culture.Les émissions s’adressent à des publics spécifiques et les productions sont dispendieuses», soulignait hier Michèle Fortin, vice-présidente de la télé française de la SRC, en guise d’explication.Pour sa part, le président de Radio-Québec, Michel Pagé, résume ainsi cette nouvelle collaboration: «Comme télédiffuseurs publics, nous pouvons faire mieux.Il faut demeurer pertinents.» Les deux patrons des télévisions publiques, flanqués de leur directeur des programmes, Charles Ohayon pour la SRC et Paul Breton pour Radio-Québec, rencontraient la presse hier au Monument National.Leur entente survient au moment où leurs concurrents du secteur privé, soit TVA et Télévision Quatre Saisons, s’engagent eux aussi dans la voie de la complémentarité.Deux blocs se dessinent donc dans le monde de la té- VOIR PAGE A 10: MARIAGE L’affaire Whitewater Clinton devra témoigner à nouveau VOIR PAGE A 10: HYDRO Ilya longtemps que je t’aime sa» T'"Vi J '!î“ JS* J',h y i* ‘ ' A IC \ mÊSsM PHOTO JACQUES NADEAU CES JEUNES FILLES illustrent le thème des inventions et des patenteux en préparation de la fête nationale du Québec, le 24 juin prochain.Le défilé, qui se déroulera comme à l’habitude sur la rue Sherbrooke, présentera d’autres tableaux sur l’hiver, la langue et la solidarité avec des figurants costumés.Le spectacle de la fête nationale, Québec, il y a longtemps que je t’aime, sera animé par Richard Séguin, Marjo, Zébulon et Marie-Jo Thério.La visite d’Alain Juppé au Québec Le commerce franco-québécois, une affaire de PME Finie l’époque où les chefs d’entreprise de Montréal quittaient Paris en disant: Ya rien à faire icitte!”» CHRISTIAN RIOUX CORRESPONDANT DU DEVOIR À PARIS Difficile à percer, le marché français?«Pas quand on s’en donne la peine», dit Jean-Eudes Tremblay, vice-président exécutif d’une des plus jeunes compagnies québécoises de logiciels.Là où des dizaines d’entrepreneurs et même des géants se sont cassé les dents, là où la plupart n’osent même pas tenter leur chance, Accès Contrôle Télématique (ACT) a réussi en moins de deux ans un parcours sans faute.C’est pour multiplier ce genre de réussites que Lucien Bouchard et le premier ministre français Alain Juppé, en visite officielle la semaine prochaine au Québec, annonceront lundi la création du Réseau québécois pour le développement des PME.Il s’agit du regroupement de plusieurs institutions québécoises (la Société de développement industriel, le Fonds de solidarité, Innovatech, la Banque nationale) et françaises (le Crédit d’équipement des PME.le Groupe des banques populaires) destiné à parrainer les entreprises désireuses de tenter leur chance de l’autre côté de l’Atlantique.S’ouvrira sous peu un second procès potentiellement plus dangereux pour le président YJTashington (AFP) — L’affaire Whitewater continue VV d’empoisonner à un.rythme quasi quotidien la campagne électorale du président Clinton qui, à peine digérée la condamnation de trois de ses proches dans l’Arkansas, est contraint de témoigner une seconde fois à la barre d’un tribunal.Bien que régulièrement poussé sur le devant de la scène politique par ses adversaires républicains, cet investissement financier malheureux réalisé alors qu’il n’était encore que le gouverneur démocrate de l’Arkansas n’a jusque-là jamais réussi à véritablement déstabiliser Bill Clinton.A preuve, le verdict de culpabilité | rendu la semaine dernière par un tribunal de Little Rock (Arkansas) à l’encontre de trois de ses proches n’a eu que peu d’impact sur l’avance dont les sondages le créditent face à ! son probable adversaire républicain lors de l’élection I présidentielle du 5 novembre, Robert Dole.De même, en dépit des efforts de son président le sé-j nateur républicain de l’État de New York Alfonse d'Ama-to, la commission d’enquête du Sénat chargée d’enquè-I ter sur l’affaire Whitewater — qui doit clôturer ses tra- Bill Clinton .S'-' - I VOIR PAGE A 10: PME VOIR PAGE A 10 CLINTON ¦ • 1 ¦ '• : mrnii mmmMm mm '/wÆ wÊÊm.1 I ttM/à/^MàttMt/ÊàtàttttttMMtumÉtMtttàMttmtMttÉààiÉÉÉàmiÉàÈàiÉMÊààtiÊÊÊÊÊÊMÊtttttmtmtM LE DIRECTEUR GÉNÉRAL DES ÉLECTIONS DU QUÉBEC Pierre-F.Côtf.c* Parce qu'un vote, ça compte SS ACTUALITES f Journée internationale de l’environnement Le lac Saint-Louis, c’est PARE Le «Plan d’action et de réhabilitation écologique» servira de canevas pour la restauration du lac Levée du moratoire sur la production porcine LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Les citoyens du lac Saint-Louis ont fêté hier à leur façon la Journée internationale de l’environnement en divpjguant le prenjier «Plan d’action et de réhabilitation écologique» (PARE) d’un tronçon fluvial, soit le lac Saint-LoUiS.Çès plans d’action, conçus par des organismes sans but lucratif, vont servir de canevas,aux gouvernements provincial et fédéral pour la restauration du Saint-Laurent.Cette pratique a d’abord été expérimentée autour des; Grands Lacs où des organismes bénévoles se sont fait confier la confection,des Remedial Action Plans (RAP).Le PARE du lac Saint-Louis a été conçu par le Comité ZIP (zone d’intervention prioritaire) du Haut-Saint-Laurent, un des nombreux affiliés de Stratégies Saint-hiurent.La ZIP en question regroupe plusieurs groupes sociaux et environnementaux de la rive sud du lac Saint-Louis.Le plan d’action dévoilé hier prévoit un volet musclé au chapitre de la dépollution industrielle et différents projets de restauration des milieux naturels utilisés à des fins récréatives ou par la faune.Les grandes entreprises locales ont mis au point des plahs d’action et des échéanciers pour nettoyer leurs rejets, soit Domtar, Elchem, PPG et Sécal (Alcan), conformément aux dispositions de la loi.Il est cependant deux domaines où le PARE est sensiblement plus timide, comme les politiques gouvernementales qui les visent.Ainsi, la pollution agricole, une des causes majeures de la contamination et de l’eutrophisation du lac Saint-Louis, sera tout au plus l’objet d’une campagne de «sensibilisation» des agriculteurs et de projets-pilotes.Il en est de même pour les dommages causés par la navigation maritime et les fluctuations de l’eau en raison de la production hydroélectrique de la centrale de Beauharnois, deux problèmes primordiaux auxquels le plan répond par un programmes de consolidation des rives érodées ou noyées.Le problème de l’érosion atteint d’ailleurs des proportions alarmantes dans ce bassin, d’abord en milieu agricole où les cours d’eau chapitre de la s’érodent de façon accélérée, et aussi à l’intérieur du lac Saint-Louis où la navigation maritime est en train de faire disparaître — au sens littéral du terme — l’archipel des îles de la Paix, qui ont même été noyées au moment où on consolidait leurs rives.Les porte-parole de la ZIP précisent que leur plan est «évolutif» et qu’il couvrira éventuellement ces problèmes cruciaux et leurs causes.Stratégies Saint-Laurent, l’organisme qui chapeaute l’ensemble des plans d’action sur le fleuve, a d’ailleurs créé une commission de l’environnement pour analyser les problèmes communs à plusieurs ZIP, comme la navigation et l’hydraulique du fleuve, chambardée de fond en comble par la construction de la voie maritime et du chenal fluvial.Le plan d’action prévoit un volet musclé au dépollution industrielle LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Québec a annoncé hier la levée du moratoire qui paralysait depuis 1987 l’expansion de la production porcine dans le bassin de la rivière L’Assomption.Ce moratoire avait été décrété à l’époque parce que les déjections des porcs étaient supérieures à la capacité d’absorption des sols de cette région et de la principale rivière de Lanau-dière.L’entrée en vigueur, la semaine dernière, d’un règlement sur les surplus de purin dans les bassins des rivières L’Assomption, Chaudière et Yamaska a permis paradoxalement la levée du moratoire dans le premier cas.Le règlement institue un moratoire dans chacune des trois régions jusqu’à ce que les agriculteurs aient mis en place un organisme de gestion régional des fumiers capable d’exporter les surplus et d’assurer leur épandage conformément aux normes.Les agriculteurs de Lanaudière s’étant doté depuis un an d’un tel organisme, COGENOR, il devenait possible d’y lever le moratoire qui ne touchait jusqu’ici que cette région.Contrairement à ce que cette annonce laisse croire, la mise en place des organismes de gestion des surplus ne règle pas complètement l’anarchie qui prévaut à certains endroits.En effet, Québec exige que les organismes coopératifs de gestion soient fonctionnels avant d’autoriser l’établissement de nouvelles fermes ou l’agrandissement d’anciennes.Mais il n’exige pas que tous les établisse- Un nouueau bulletin de vote, une nouvelle façun de voter je l'ai en tête! Désormais, pour voter, il suffira de noircir le cercle de votre choix sur votre bulletin de vote en utilisant nécessairement le crayon qui se trouve dans l'isoloir ou celui remis par le scrutateur.Vous pliez le bulletin, vous montrez les initiales au scrutateur, vous détachez le talon et déposez vous-même votre bulletin de vote dans l'urne.Le vote est secret, c'est votre privilège.Personne ne peut vous contraindre à déclarer pour qui vous avez voté.Bulletin détérioré Si le bulletin qu'on vous a remis est déjà marqué ou détérioré, ou si, par inadvertance, vous noircissez un cercle autre que celui de votre choix, vous pouvez demander qu'on vous donne un nouveau bulletin.4 heures pour voter: un devoir des employeurs Votre employeur doit vous accorder au moins 4 heures consécutives, pendant les heures d'ouverture des bureaux de vote, pour voter.C'est votre droit.Attention! Cela n'inclut pas le temps normalement accordé pour les repas.Aucune déduction de salaire ni aucune sanction ne peuvent vous être imposées en raison de ce congé.N'oubliez pas, les bureaux de vote sont ouverts de 10 h à 20 h et sont accessibles aux personnes handicapées dans toute la mesure du possible.Pour de plus amples renseignements, composer: 1 800 461-0422 sept jours par semaine.ats Les personnes sourdes ou malentendantes peuvent composer sans frais:1 800 537-0644 ments en place, de loin les plus nombreux, soient tous conformes aux normes d’épandage avant de lever le moratoire.Cet exercice se fera plus tard et selon un échéancier non défini.Le ministère révisera tous les certificats d’autorisation des fermes d’élevage et déterminera lesquelles sont en surplus.Ces fermes seront alors obligées de joindre l’organisme de gestion régional et de payer pour exporter leur fumier vers des régions ou des terres en déficit de matière organique ou d’engrais naturels.Autres régions Le règlement adopté la semaine dernière ne couvre pas, d’autre part, les autres régions du Québec qui ne sont pas en surplus mais où les grands éleveurs se ruent, provoquant des levées de bouclier comme en Mauricie et dans la région de Kamouraska.Incidemment, les adversaires des méga-porcheries vont aujourd’hui tenir une conférence de presse à Québec contre le «droit de polluer» que Québec s’apprêterait à reconnaître, à leur avis, sous le vocable de «droit de produire».Le gouvernement entend par ailleurs promulguer prochainement de nouvelles règles d’épandage des fumiers dans un règlement qui touchera, cette fois, toutes les régions.Entre-temps, le ministère de l’Environnement et de la Faune (MEF) vient de relever les normes de calcul destinées à établir le nombre d’unités animales des projets de porcherie, ce qui risque d’en amener plusieurs en audience publique.ECOLES ENGAGEES (Le Devoir) — Deux écoles de la 11 CECM viennent d’être honorées 1 Pt pour leur implication dans les arts et' 'J la culture.L’école secondaire Jean-1 ; f; ne-Mance a en effet reçu le prix Es- ; - ^ sor pour Tile de Montréal, up concours du ministère de l’Éduca- ; -tion associé à plusieurs partenaires gouvernementaux et commerciaux, pour un projet réalisé par deux groupes d’élèves de secondaire 4 en arts plastiques et mené en collaboration avec le Musée des beaux-arts de Montréal.Ce premier prix est d’une valeur de 1000 $.Quant à l’école primaire Le Plateau, elle a reçu un prix de 250 $ pour son projet à vocation musicale.Les prix Essor sont remis pour la première fois cette année, et un grand prix provin- „ cial sera remis en novembre prochain, qui mettra en compétition les" ' premiers gagnants de chacune des l'"3 régions du Québec, dont l’école ' ' J Jeanne-Mance./J EN DETENTION d I‘*f1 Halifax (AFP) — Les sept officiers ! de marine taïwanais arrêtés à Halifax pour le meurtre présumé de 1 trois passagers clandestins roumains resteront en détention au moins deux semaines supplémen- 1 1 taires, selon une décision prise mer-1 credi par un tribunal de la ville.Se-Ion des magistrats, il s’agit d’une procédure formelle et les sept officiers devraient en fait probablement rester en prison jusqu’à ce qu’une déci-.sion soit prise, sans doute en sep- J tembre, concernant leur éventuelle extradition ou expulsion.D’après des marins philippins, membres d’équipage du navire taïwanais Maersk Dubai, le capitaine avait ordonné de jeter à la mer les clandes- -tins roumains peu après que le ba- * * teau eut quitté le port d’Algesiras en 1 Espagne à destination de Halifax.CHINE: 200 MORTS Pékin (AFP) — Plus de 200 personnes ont été tuées ou sont portées1 ' * * disparues à la suite de deux immenses glissements de terrain qui ' ' " ’ ont enseveli une mine d’or dans une ' • * montagne de la province de Yunnan, ; i! (sud-ouest), a annoncé mercredi l’agence Chine nouvelle.Selon Tagen- M ce, un bilan provisoire faisait état hier* 'i de 66 morts et 162 disparus.Les deux*- ' glissements de terrain sont interve- '"° nus à quatre jours d'intervalle, du 31 * mai au 3 juin, mais la catastrophe nV”*7 été connue qu'hier à Pékin.iidS.) rïn [ ru r«>7! W!i rji.M * i A J t I üi r tfy) i i* n i I t'» v ïsüi I bJ II zo =F Ai WW CONTRE LA COTE R (Le Devoir) — La Fédération auto- ^ nome du collégial (FAC), qui re- “ groupe 4000 enseignants de cégep, exige que ne soit pas appliquée la cote R, ce nouvel instrument de sé- • '.lection des finissants de cégep, et 11 "¦'* demande à tout le milieu de l’éduca^ tion de réviser les paramètres de ^ cette cote.:rf;: Réunis en assemblée cette fin de se- '‘y maine, les membres de la FAC ont(,iyiè conclu que la cote R est une mesure' ^ qui «uniformise à outrance» et qui ":'f «méprise» les efforts d’un étudiant J .ou d’une institution.La cote R sert aux responsables des admissions •] dans les universités à sélectionner ' les finissants de cégep dans des prd-‘ grammes contingentés.La FAC fait1' remarquer que cette nouvelle mé- ”' ;1 thode de calcul est arbitraire parce -{",3 qu’elle ignore l’effort réel d’un étu-v * diant et son cheminement scolaire 1 ° ' (la cote R tient compte de la force v 1 des groupes scolaires dans lesquels!1 ° un étudiant de cégep a étudié, y '1 compris les groupes au secondaire)'.’ -.j LL I.K I) K V 0 I li .I.K .1 K 11 I) I (I .1 I’ I X I I) 1) (I A 3 MONTREAL till twin 4489 ROGER ROY Horloger bijoutier 935, La liauchetibre Ouest Montréal H3B 2M9 Siège social du CN S914.BA1 _ Zodiac la montra upon par «xcollonc* ; Entre deux arrêts La STCUM veut améliorer le sentiment de sécurité des femmes le soir LE DEVOIR La Société de transport de la Communauté urbaine de Montréal offrira à sa clientèle féminine, à compter du 10 juin, la possibilité de descendre de l’autobus entre deux arrêts, le soir après 21 heures.Le service «Entre deux arrêts» est un projet pilote d’une durée de six mois mis sur pied en collaboration avec le Comité d’action femmes et sécurité urbaine (CAFSU) dont fait partie la STCUM.Il contribuera à améliorer le sentiment de sécurité des femmes qui voyagent seules le soir.Ainsi, les femmes se déplaçant seules après 21 heures pourront bénéficier de ce service en demandant au chauffeur de les laisser descendre entre deux arrêts du parcours régulier de l’autobus à un endroit qu’elles identifient comme étant plus sécuritaire.Le chauffeur jugera alors s’il peut ou non arrêter son véhicule en toute sécurité à l’endroit désiré.Ce service s’inscrit dans une démarche d’amélioration des services à la clientèle de la STCUM.Il répond à des besoins spécifiques exprimés par les femmes qui représentent près de 60 % de la clientèle des transports en commun sur le territoire de la Communauté urbaine de Montréal.Convention collective i ___________ •j Tout roule au Casino PRESSE CANADIENNE Le syndicat des travailleurs du Casino de Montréal affilié à la CSN est satisfait des conditions de la première convention collective imposée par l’arbitre après près d’un an d’attente.Le conflit avait débuté le 29 juin 1995 au Casino de Montréal, avant qu’un arbitre soit nommé au dossier.Après 34 séances d’arbitrage, celui-ci a remis son rapport qui impose aux deux parties une première convention collective d’une durée de deux ans.Les croupiers, syndiqués à la FTQ, s’étaient entendus avec l’employeur.Toutefois, les 1400 employés du restaurant, de la sécurité et de l’unité générale, syndiqués à la CSN, n’avaient pu s’entendre avec la direction du Casino.Ce sont ces derniers qui sont visés par le contrat de travail élaboré par l’arbitre Denis Tremblay.Ceux-ci ont obtenu la semaine de travail de quatre jours.Le nombre d’heures de travail passe de 40 à 34, sans compensation salariale toutefois.Egalement, cinq classes d’employés sur' huit seront reclassées et le nombre d’échelons de salaire est réduit La réduction de la semaine de travail ne serait applicable que dans les services où les employés l’auront acceptée, dans une proportion d’au moins 60 %.Les conditions pourraient donc ultimement varier d’un service à l’autre.Le vote sera tenu par scrutin secret d’ici le 22 juin.Le salaire moyen est d’environ 14 $ l’heure et de 9 S l’heure pour les employés à pourboire.Les augmentations de salaire atteindront 2 % pour 1996-97 et 2 % en 1997-98.Pour le président de la CSN, M.Gérald Larose, la convention, bien qu’imposée, «n’en constitue pas moins une victoire à l’arraché».Travaux à Laval Rizzuto satisfait LE DEVOIR Les travaux entrepris à Laval dans le cadre du programme de travaux d’infrastructures Canada-Québec réjouissent le chef d’Option-Laval, Jean Rizzuto, à double titre: «D’abord, la population lavalloise pourra bénéficier d’infrastructures adéquates dont elle avait grand besoin et, ensuite, la main-d’œuvre locale pourra compter sur des revenus d’emploi certes bienvenus en cette période économique difficile», a déclaré Jean Rizzuto, hier matin, à l’occasion de l’annonce, par la Ville de Laval, des travaux qui seront exécutés cet été.Bien sûr, quelques inconvénients inévitables seront subis par les usagers de la route au cours de ces travaux, reconnaît M.Rizzuto.mais ils seront largement compensés par les avantages à court et à long terme que les Lavaitoises et Lavallois en ne- C’est écrit dans le ciel.PHOTO JACQUES GRENIER LA JOURNEE mondiale de l’environnement a été célébrée par l’explorateur Bernard Voyer, qui a remis hier au directeur de la Biosphère, Robert Dubé, un échantillon d’eau du pôle Sud recueillie lors de son expédition dans l’Antarctique l’hiver dernier.La Biosphère présente des conférences sur le Saint-Laurent et une exposition de photographies.Parents d’élèves en colère PAUL CAUCHON LE DEVOIR Les parents de l’école Saint-Pascal-Baylon dans Côte-des-Neiges à Montréal sont en colère: après plus d’une année de promesses, ils voient venir avec inquiétude la rentrée scolaire de l’automne prochain, alors que 500 enfants du quartier ne trouveront pas de place dans leur école.Le Conseil des commissaires de la CECM (Commission des écoles catholiques de Montréal) adoptait en mars 1995 une résolution prônant la construction d’une nouvelle école dans ce quartier.L’école Saint-Pascal-Baylon manque cruellement de place depuis plusieurs années, dans un quartier où s’installent un grand nombre de familles de communautés culturelles diverses.Mais personne n’a jamais vu la couleur de l’éventuelle nouvelle école.La CECM n’a pas d’argent pour une (elle construction, et le ministère de l’Éducation ne semble pas avoir donné suite aux demandes en ce sens.Les parents des enfants qui fréquentent l’école Saint-Pascal-Baylon sont particulièrement étonnés de ce que, dans leur quartier, des écoles de la Commission des écoles protestantes du Grand Montréal (CEPGM) soient sous-utilisées.La CEPGM prévoit même fermer cet été l’Académie Shadd.Le président du conseil d’orientation de Saint-Pascal-Baylon, François Campagna, ne comprend pas pourquoi la CECM et la CEPGM n’arrivent pas à s’entendre pour libérer une école de la CEPGM.Lors d’une assemblée qui réunissait près de 150 parents mardi soir, le conseil d’orientation de l’école a décidé de faire circuler une pétitipn qui sera adressée à la ministre de l’Éducation, sans exclure la mise en place d’autres moyens de pression.«Si les commissions scolaires n’arrivent pas à s’entendre, explique M.Campagna, il faut bien que quelqu’un tranche: c’est pourquoi nous nous adressons à la ministre.» Si rien n’est fait, 500 enfants du quartier ne trouveront pas de place dans l’école et devront être déplacés par autobus dans des écoles situées aussi loin qu’à 15 kilomètres de Côte-des-Neiges.Des enfants pour la plupart de différentes communautés ethniques qui cherchent à s’intégrer et à s’enraciner dans le quartier.Contre le «séparatisme» du 24 juin LE DEVOIR Le conseiller indépendant du district de Loyola, Jeremy Searle, s’insurge contre l’intention de l’administration Bourque de financer à hauteur de 85 000 $ les festivités «à caractère séparatiste» du 24 juin.Selon le conseiller Searle, l’administration municipale projette de «détourner les fonds publics» dans le but de soutenir la «marche séparatiste annuelle» qui aura lieu lors de la Saint-Jean.Le conseil municipal doit se prononcer lundi sur une motion visant à accorder une contribution financière de 85 000 $ au Comité de la Fête nationale de la Saint-Jean pour l’organisation des célébrations du 24 juin.La Ville espère que cet aide financière lui permettra de bénéficier d’une importante visibilité.Mais pour le conseiller Searle, il est «impensable» qu’une administration municipale offre sous soutien à l’organisation des festivités de la Saint-Jean — «un instrument pour véhiculer des sentiments séparatistes».M.Searle estime par ailleurs que les festivités du 1" juillet et la marche de l’unité nationale devraient aussi être financées en partie par la Ville, au nom de l’équité.SUR RENDEZ-VOUS TOUS NOS BIJOUX SONT CONÇUS ET EXECUTES DANS NOS ATELIERS robert ackermann.qg.JOAILLIER GOLDSMITH i 1310-540 avenue greene \ westmcunt/qué.h3z2b2 \\ tâéphone: (514) 939-5651 EL MACHO Pendentif dont la bélière détachable permet de porter le bijou en broche.En or 750 (* 18k) rose, serti d une tourmaline rose (tranche d'un cristal mddé représenté Ici â 90% de la taille réelle).Les cols bleus travailleront plus Ils mettent fin à leur grève des heures supplémentaires BRIAN MYLES LE DEVOIR La tension a baissé d’un cran hier, dans les négociations entre la Ville de Montréal et ses employés cols bleus, lorsque ces derniers ont convenu de mettre fin à leur grève des heures supplémentaires.Dans un geste de rapprochement, le Syndicat des cols bleus (SCFP-FTQ) a en effet décidé de mettre un terme à la grève des heures supplémentaires, en vigueur depuis novembre 1995, à compter de 15h hier.Les employés manuels espèrent ainsi créer des conditions favorables à la poursuite des négociations.«Ça se veut un geste de bonne foi, une démonstration de la bonne volonté du Syndicat», a vanté Michel Fontaine, conseiller syndical des cols bleus.La fin de la grève des heures supplémentaires signifie que les cols bleus seront de la partie, même en soirée et les fins de semaine, pour participer à l’organisation des différents festivals d’été, nettoyer les rues ou accomplir les travaux qui s’imposent dans les parcs publics et les piscines.Terminée, donc, l’époque des amoncellements de papiers et de détritus dans les nies le soir et la fin de semaine.«Le citoyen va être moins pénalisé, estime M.Fontaine.Il va pouvoir dire: “Ma ville est plus propre’’.» Fait à souligner, la grève des heures supplémentaires des cols bleus affectait particulièrement.les activités de déneigement, qui ne reprendront pas de sitôt dims la métropole.De son côté, la présidente du comité exécutif et responsable du dossier des cols bleus, Noushig Eloyan, s’est réjouie de la décision des cols bleus.«C’est une bonne nouvelle, qui arrive à un moment propice», a-t-elle dit.Mme Eloyan n’a cependant rien à offrir au Syndicat des cols bleus en contrepartie de leur geste d’ouverture.En février dernier, l’administration municipale avait adopté la ligne dure contre les cols bleus en décidant de ne plus combler le plancher d’emploi et de retirer au Syndicat une offre d’augmentation salariale de 2 % pour 1995.Les négociations ont par la suite achoppé, le 15 mai dernier.Noushig Eloyan avait alors demandé au gouvernement du Québec d’intervenir en faveur de la Ville.La semaine dernière, le premier ministre Iai-cien Bouchard a refusé de se mêler au conflit, forçant indirectement les deux parties à reprendre le dialogue.Noushig Eloyan «Je dois vous , , avouer que je suis un petit peu déçue.Je comprends un peu mal», a lancé hier Mme Eloyan, qui n’exclut pas la possibilité de s’adresser de nouveau S^, Québec.,.La Ville et les cols bleus ont déjà tenu trois séances de négociation cet- ; te semaine et ils prévoient se revoir au moins à deux reprises la semaine .prochaine.Les deux parties ont indiqué qu’elles étaient encore loin d’un règlement.'-j «Les discussions sont assez ardues, assez difficiles à la table, à commenté Mme Eloyan.Je ne peux pas le nier.» Premier rapport du médiateur de Montréal Les règlements municipaux sont beaucoup trop rigides BRIAN MYLES LE DEVOIR Les citoyens montréalais se plaignent en grande majorité de la rigidité des règlements municipaux et de l’inaction qui règne dans les différents services de la Ville.C’est du moins ce qui ressort du premier rapport du médiateur de Montréal rendu public hier.Dans ce rapport, le médiateur, le conseiller Robert Côté, fait le bilan de ses activités pour 1995.M.Côté constate que la plupart des plaintes formulées l’année dernière par les Montréalais portent sur le «manque de souplesse» dans l’application ou l’interprétation d’un règlement.Le médiateur dénonce par ailleurs le fait que certains services exercent «une tolérance dont les limites sont assez vagues».Deuxième source d’insatisfaction pour les Montréalais: le retard, l’absence de réponse ou l’inaction d’un service, ce qui représente «plus d’un dossier sur cinq chez le médiateur».M.Côté, un conseiller de l’équipe du maire Pierre Bourque, estime pourtant que la satisfaction globale de la population montréalaise à l’égard de l’administration municipale est «élevée».«Les services sont attentifs aux observations que leur fait la population», écrit-il dans son rapport M.Côté a malgré tout identifié sept «cibles d’amélioration» sur lesquelles «chaque service est invité à réfléchir» au cours des prochains mois.Ainsi, le médiateur croit que des efforts doivent être faits au chapitre de l’accessibilité, de la reconnaissance de l’erreur, de la réduction des délais, du recours uniforme aux règlements, de la transparence, de la simplification des démarches, de l’esprit de collaboration entre les services et de la volonté d’être équitable.M.Côté a été nommé médiateur en décembre 1994 par le maire Pierre Bourque, désireux de donner un «visage humain» à son administration.Son rôle consiste, en dernière instance, à défendre les personnes qui s’estiment lésées par la Ville de Montréal.Il ne se mêle cependant pas aux causes faisant l’objet d’une poursuite légale, se penchant uniquement sur la gestion courante de la Ville.En 1995, les citoyens ont communiqué avec M.Côté pour des motifs tels la rigidité dans l’application des règlements municipaux (35 % des cas), le retard, l’absence de réponse ou l’inaction d’un service municipal (22 %), une réclamation financière rejetée par la Ville (16 %), un désaccord entre citoyens dans l’application de règlements municipaux (6 %) et des plaintes sur les constats d’infraction (4 %).Au cours de la première année de son mandat, M.Côté a traité 992 dossiers, dont 786 ont pu être réglés sur le champ ou dans les 24 heures.Dans la plupart des cas, il s’agissait de demandes de renseignements relatifs à divers recours et aux procédures à entreprendre.Parmi les 206 autres dossiers, 76 concernaient l’émission de constats d’infraction.Ils ont été référés à la cour municipale.Dans 22 autres cas, les plaintes n’avaient pas franchi toutes les étapes avant d’aboutir sur le bureau du médiateur.Cent huit dossiers ont par ailleurs nécessité l’ouverture d’une enquête en 1995.Au terme des enquêtes, 44 % des dossiers ont fait l’objet d’une recommandation positive du médiateur.Ce qui revient à dire que M.Côté a donné raison aux citoyens, au détriment du service concerné, presque une fois sur deux.Le médiateur s’est dit satisfait de ce qu’il a accompli au cours de sa première année de travail.«Nous avons mis en place un système efficace de traitement des dossiers», estime-t-il.Au cours de la prochaine année, M.Côté proposera de mettre en vigueur un système de paiement par carte de crédit pour les amendes de stationnement.Notre collection Printemps-Eté 1996 .' 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MICHEL VENNE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Au moment où le ministère du Revenu Requiert des pouvoirs exceptionnels pour pourchasser les présumés fraudeurs, le Vérificateur général du Québec, Guy Breton, révèle dans un rapport présenté hier que le fisc tarde à percevoir îes sommes d’argent qui lui sont dues par des contribuables.M.Breton observe que le total des comptes à recevoir est passé au ministère du Revenu de 875 millions en 1989-90 à 2,1 milliards en 1995-96, soit une hausse de 145 %, tandis que les revenus du ministère n’ont augmenté que de 18 %.Ces observations sont contenues au premier tome du rapport du Vérificateur général du Québec pour l’année 1995-96.Le second tome paraîtra en décembre.Le Vérificateur y égrène une série de manquements à la rigueur administrative qui devrait caractériser la gestion de l’administration publique.Il recommande à nouveau que l’Assemblée nationale adopte une loi-cadre popr contrôler les activités des sociétés d’Etat qui échappent en grande partie au contrôle parlementaire à l’heure actuelle.Au nombre des faiblesses recensées par M.Breton, notons: B les actions du ministère de l’Agriculture ; ne sont pas toujours cohérentes avec les impératifs de la politique de protection de l’environnement; d’un côté, il s’efforce de résoudre des problèmes environnementaux, et de l’autre, il continue d’encourager, par le versement d’une aide financière importante, le développement d’exploitations agricoles qui ne se soucient pas de l’environnement.Le ministère n’a «pas apporté de solution aux problèmes d’épandage excessif des fumiers qui constituent la plus importante source de pollution diffuse»; B si 24 % du réseau routier est déficient quant au confort de roulement et requièrent une intervention, le Vérificateur signale que le ministère des Transports ne mène pas toujours les études nécessaires pour les projets de réfection majeure des chaussées, ni les analyses coûts-avantages requises, et il connaît mal ses besoins en matière d’entretien de son réseau routier.Les Transports effectuent des réparations en surface sans affecter les sommes qui seraient nécessaires à l’entretien des systèmes de drainage ou au scellement des fissures, des opérations déterminantes pour la conservation; B 8 % des prestations versées aux assistés sociaux de 1990 à 1994 l’ont été en trop, ce qui représente une somme de 240 millions par année.Le ministère n’est en mesure de récupérer que 18 % de ces sommes a posteriori.M.Breton critique les méthodes employées pour améliorer la conformité des demandes qu’il trouve incomplètes et imprécises, insuffisamment axées sur la prévention.Il affirme que le contrôle du travail des agents de l’aide sociale est inégal.Il croit cependant que l’acquisition d’un nouveau système informatique permettra d’améliorer ce f* -ly tu PHOTO ARCHIVES Guy Breton: nombreuses faiblesses.travail en libérant les agents de certaines tâches en leur permettant de se consacrer davantage à la relation avec la clientèle.Cependant, l’acquisition de ce système a coûté 40 % plus cher que prévu et son implantation a connu des retards; fl le Vérificateur estime à 68 millions de dollars les prestations d’assurance-salaire qui ont été versées par les employeurs du secteur public sans être entièrement justifiées, les dossiers ne contenant pas toute l’information nécessaire (absence de certificat médical, diagnostics non admissibles, etc.).De plus, «des employeurs utilisent le régime d’assurance-traitement à des fins autres que celles pour lesquelles il est prévu.Certains s’en servent pour conclure une entente antérieure à la retraite et d’autres l’utilisent comme une stratégie administrative pour régler des problèmes de gestion de personnel, par exemple le harcèlement ou les conflits de personnalité»; B la vision stratégique de l’Institut de police de Nicolet est déficiente.L’Institut forme des policiers mais il ne sait pas quels sont les besoins réels et les attentes des corps de police.Au lieu de professeurs attitrés, l’institut recourt à des policiers-formateurs qui sont payés selon les conditions accordées aux policiers, donc plus cher.La salle de tir ne permet pas de préparer les futurs policiers à exercer leur jugement ni d’expérimenter le tir à la cible dans des conditions difficiles.La piste de conduite utilisée par l’institut est un terrain de stationnement et ce genre d’équipement ne satisfait pas aux besoins de formation.Les véhicules de formation ne sont pas dotés de l’équipement utilisé par les principaux corps de police.Le centre de perception fiscale du ministère du Revenu fait l’objet d’un chapitre du rapport.Le Vérificateur observe que des deux milliards de dollars en comptes à recevoir, 40 % sont constitués de taxes de vente perçues auprès des consommateurs ou de retenues sur les salaires qui ne sont pas ver- sées au fisc par les mandataires.En priorité Il note que les comptes à recevoir qui présentent un risque de perte et ceux pour, qui la réussite est pour ainsi dire assurée ne sont pas nécessairement retenus en priorité.Qes dossiers sont attribués à un percepteur plus d’un an après la date de leur établissement.26 % des dossiers examinés présentent des délais injustifiés supérieurs à deux mois entre chaque intervention.Les percepteurs ne visent pas suffisamment le paiement total et immédiat (Le la créance.-, Le nombre d’heures moyen pour régler un dossier a continuellement augmenté au cours des cinq dernières années, passant de neuf heures en 1990-91 à 13,4 heures en 1994-95.‘ Le Vérificateur constate que le ministère émet chaque année des chèques de remboursement pour dix millions de dollar's à l’intention de mandataires qui font l’objet d’une procédure de perception.Il estime enfin à sept millions de dollars par année les sommes qui échappent à la compensation des dettes fiscales à même les montants dus à d’autres organismes ou ministères.Un projet de loi (36) a été déposé pour permettre au gouvernement de procéder à la compensation gouvernementale.Une consultation a lieu ce soir, de 20h à 24h, au sujet de ce projet de loi.Accélération des demandes de citoyenneté Tout à fait normal, dit Robillard Ottawa (PC) — D est tout à frit normal qu’Ottawa accélère le traitement des demandes de citoyenneté à la veille d’élections ou d’un référendum parce qu’il est important de permettre aux nouveaux Canadiens de voter, affirme la ministre de la Citoyenneté et • de l’Immigration, Lucienne Robillard.• «Demain matin, il y aura un autre ré-.: férendum au Québec, il y aura des j élections, nous ferons exactement la 1j même chose», a expliqué hier la mi-nistre en comité parlementaire.ï|| Mme Robillard a accordé peu de • ^crédibilité aux informations parues : dans les journaux, il y a un mois, révé-.i lant que le gouvernement fédéral avait ! frit des efforts jamais vus, en boulever- *< ¦ • 4 ’ ' ' ¦_______________________________________ sant ses propres règles, pour accélérer le traitement des demandes de citoyenneté à la veille du référendum québécois en octobre dernier.Il s’agissait de s’assurer qu’un nombre élevé de nouveaux arrivants puissent voter lors du scrutin.«C’est complètement faux», a soutenu Mme Robillard, en disant qu’il ne fallait pas çroire les journalistes dans ce dossier A son avis, ce processus est tout à frit normal.«On se doit d’accorder tous les efforts nécessaires [.] pour que ces citoyens exercent un droit fondamental, celui de voter chez nous.C’est ça, la démocratie au Canada», a-t-elle dit Elle a prétendu également que les dernières élections en Colombie-Britannique ont suscité le même regain d’ardeur chez les fonctionnaires de l’Immigration.«Nous avons accordé une attention particulière au moment du vote référendaire au Québec pour accorder des demandes de citoyenneté devant le délai d’attente que nous avions, comme nous l’avons fait dernièrement à cause des élections en Colombie-Britannique», a-t-elle expliqué.Selon elle, les statistiques qui seront publiées à la fin de l’année vont prouver qu’elle a raison.La Colombie-Britannique aura accueilli, estime-t-elle, un nombre de nouveaux citoyens plus élévé qu’au Québec.Kenworth: Landry est optimiste ut Kl Sk du SOCIETE-!®" evolution ,¦ Une exposition à visiter * Mk \ ?1\V * m MUSÉE DE LA CIVILISATION Du 29 niai au 2 s 'cl 996 «:» Dalhoiisir.Québec (118) 643-21.58 O gc&~ S S* ^ Micro-Intel ruthk i*i ssr h— i Québec (PC) — Le vice-premier ministre Bernard Landry continue de croire à une réouverture de l’usine de camions Kenworth, de Sainte-Thérèse, alors qu’il rencontrera des représentants de la compagnie Paccar, de Seattle, aujourd’hui à Québec.En réponse à des questions du député libéral d’Argenteuil, Réjean Beaudet, à l’Assemblée nationale, hier, M.Landry n’a pas voulu confirmer ni infirmer une nouvelle parue dans un quotidien de Montréal selon laquelle la firme américaine aurait déjà décidé de ne pas rouvrir l’usine de Sainte-Thérèse, avec ou sans subvention du gouvernement du Québec.«Nous avons déjà eu deux rencontres avec les autorités de la compagnie qui m’avaient fait conclure, à i’époque (en avril-mai), qu’il y avait un espoir, a dit le ministre des Finances.«Cet espoir est maintenu, c’est ce que je dis ce matin, car je n’ai pas pu parler à Seattle à cause de la nuit profonde qui y régnait quand La Presse est sortie.Mais hier, mes fonctionnaires avaient pris contact avec les autorités de la compagnie, qui vont arriver à Montréal ce soir (hier) avec une grosse équipe, la plus grosse qui n’est jamais venue nous rencontrer, pour une réunion demain (aujourd’hui) au plus haut niveau.«Alors, j’en conclus que, si tous ces gens arrivent déjà à Montréal et viennent à Québec demain (aujourd’hui), c’est parce que l’espoir auquel j’ai toujours fait allusion est toujours présent», a expliqué M.Landry.Le député Beaudet a alors reproché au gouvernement péquiste de ne pas s’être occupé du dossier assez tôt, occupé qu’il était «à référender», une allusion au référendum d’octobre 1995.Le ministre Landry a bondi pour renvoyer la balle à M.Beaudet et aux libéraux: «Le député a bien dit “référender”?Mais pendant que vous “Meechiez” et “Charlottetow-niez”, vous occupiez-vous de Kenworth?», a lancé Bernard Landry M.Landry au grand amusement de ses collègue^ devant ces deux néologismes.Le vice-premier ministre, sur uû ton plus sérieux, a poursuivi en niarît de manière très ferme les accusations de mollesse ou de négligence du gouvernement dans ce dossier au moqjent où il fallait faire preuve de leadership.Même si Bouchard prétend le contraire La séparation du Québec inquietje toujours les Américains MICHEL HÉBERT PRESSE CANADIENNE Concord, New Hampshire (PC) — Même si Lucien Bouchard soutient le contraire, la séparation du Québec inquiète nos voisins américains qui appréhendent l’avenir de ce qui resterait du Canada.«C’est une préoccupation pour tous ceux au Massachusetts et en Nouvelle-Angleterre qui ont de l’affection et sont familiers avec le Québec et le Canada», a déclaré hier David Tibbetts, secrétaire aux affaires économiques du bureau du gouverneur du Massachusetts, William Weld.M.Tibbetts a assisté à l’entretien qu’ont eu hier à Boston le gouverneur Weld et le premier ministre Lucien Bouchard.Les deux hommes ont eu un entretien de 35 minutes.«Est-ce que la question de la souveraineté a été abordée?», lui ont demandé les journalistes qui accompagnent M.Bouchard aux Etats-Unis.«Bien sûr», a répondu M.Tibbetts, selon qui le gouverneur Weld s’est surtout inquiété de ce qui restera du Canada anglais, et en particulier des Maritimes.M.Tibbetts a cité une des questions du gouverneur Weld: «Qu’arrivera-t-il au reste du Canada si le Québec devient une nation séparée?Est-ce que ça deviendra deux pays séparés avec les provinces maritimes?» M.Weld aurait également interrogé M.Bouchard sur l’Accord du lac Meech et la réaction du Canada anglais à «l’idée d’inclure la langue dans la Constitution canadienne en disant que (le Québec] est une société distincte».Etonnamment, Lucien Bouchard a d’abord nié avoir eu g des conversations précises sur la souveraineté du Québec.M.Bouchard a soutenu avoir exclusivement ou presque — parlé d’économie.Ni Weld ni les autres gouverneurs n’auraient, disait-il, parlé d’autres choses.S «Partout où je suis allé, a-t-il dit, il n’y a pas un goüver-neur qui a soulevé les questions de politique, d’instabilité, d’incertitude.Au contraire, ils ont tous manifesté le |ésir ardent d’accroître le commerce avec le Québec.» M.Bouchard venait tout juste de rencontrer le gouverneur du New Hampshire, Stefen Merrill.«Non, que je sache, je n’ai pas eu de questions dfe M.Weld sur îa souveraineté, je ne pense pas qu’aucun ^gouverneur n’en ait parlé, on n’a pas eu de discussions siir les appréhensions qu’on pourrait avoir sur la souveraineté», a-t-il affirmé juste avant de rentrer à Québec.«Est-ce que le gouverneur Weld vous a parléjdes conséquences de la séparation du Québec?», lui ont demandé les journalistes qui l’accompagnaient «Non, il ne l’a pas fait», a-t-il répété.C’est à l’invitation de l’un de ses conseillers que le premier ministre a avoué ensuite avoir discuté poli$que avec le gouverneur Weld.Selon M.Bouchard, le gouverneur du Massaphu-setts lui a simplement demandé «quel sera l’effët de l’accession du Québec à la souveraineté sur le restfe du Canada».«Ce fut la seule question qui a été posée dans und discussion qui n’a porté que sur l’économie», a-t-il précisé.Quant à l’avenir du Canada advenant ia séparation du Québec, il estime que le Canada anglais s’en sortira.* Projet de loi sur les nouvelles techniques de reproduction Ottawa (PC) — Le ministre de la Santé David Dingwall déposera d’ici deux semaines un projet de loi sur les nouvelles techniques de reproduction.Déjà deux ans et demi se sont écoulés depuis le dépôt du rapport de la commission royale d’enquête Baird sur les NTR.Malgré cela, le projet du ministre ne sera pas définitif.Il aura deux volets, a indiqué M.Dingwall.Le premier sera composé d’un document de discussions portant sur le cadre réglementaire à mettre en place.L’autre volet portera sur les pratiques à interdire, comme la vente de sperme.Le document de discussions est surtout destiné aux provinces et territoires qui sont préoccupés de voir le fédéral intervenir dans le secteur de la santé.«Plusieurs ont des préoccupations réelles à ce sujet et elles sont légitimes.Ce ne sera pas le mot final en cette matiè- re», a-t-il promis à sa sortie des Communes.La commission royale.$ui a duré quatre ans, coûté 28 millions et produit un rapport de 1275 p^ges, avait qualifié la situation d'urgerte et demandé au gouvernement d'agjr rapidement Elle recommandait Sntre autres, d’interdire les pratiques contraires à l'éthique, avant qujl ne s'en développe de nouvelles, 4t de prévoir des sanctions pénales ^our punir les contrevenants.I 4 A1C 8898 I.K I) E V 0 I It .I.K .1 K |1 |) | (i .1 111 X I !l I) Il A 5 Rochon fera adopter la loi sur les médicaments en juin Mi TGV : Ottawa n’est pas convaincu «C’est un projet pour lequel il y a toujours un intérêt, mais il est trop tôt pour prendre une décision» L'entrée en LE DEVOIR Le ministre de la Santé et des Services sociaux Jean Rochon a indiqué hier son intention de faire adopter, comme prévu, le projet de loi 33 sur l’assurance-médicaments avant la fin de juin.Cependant, il convient que l’entrée en vigueur du nouveau régime pourrait être étalée daps le temps.*'l(l A son avis, le nouveau régime ' dans le décor somptueux des écuries bicentenaires d’Youville 298, place d’Youville, Vieux-Montréal (514) 282-1837 Vieux-Montréal et Saint-Sauveur photographique pour amateurs et professionnels n’a plus à défendre sa réputation.Quand des quotidiens d’information de la région de Montréal s’y adressent pour ses services de laboratoire, c’est signe que la qualité et la rapidité du service ne font pas défaut.Pour M.Jean Bardaji, un des propriétaires, Camtec Photo désire avant tout mettre l’accent sur «l’art de la photographie».Comme quoi ce magasin a peu d’affinités avec celui du centre commercial qui reproduit â la chaîne, et sans souci, les photos des clients.À peu près tous les services liés de près ou de loin â la photo sont dispensés ici, en partant de la vente d’appareils Leica ou Nikon, par exemple, au service de photos «scannées» et sauvegardées sur CD-ROM.Six jours par semaine, des spécialistes de la photo pourront répondre à toutes vos questions, vous apporter de judicieux conseils, autant au niveau technique que pratique.I Louis Perrier joaillier Çalerie d'iïrt joaiiïcrie •joailliers à l’oeuvre • créations de joalliers québécois • créaiions Louis Perrier dessinées par Brigitte Perrier 428 Victoria, St-Lambert (514) 671-8993 410 de Vaudreuil, Vieux-Montréal (514) 879-1038 Çalerie d'!Art • artiste à l’oeuvre • collections d’artistes chevronnés • collection de miniatures £ .•Toilettage •Nourriture et accessoires pour animaux •Comptoir cadeau pour les amoureux ties quatres pattes •Livraison gratuite 231, rue St-Paul ouest, Montréal (Québec) (514) 499-2042 1 L P0iNTE-À-CALLiÈRE Cette fin de semaine IIELIER DE »i [RLLIEBE Sur les lieux mêmes de ia fondation de Montréal, découvrez un site archéologique étonnant.• Spectacle multimédia au-dessus des vestiges • Circuit archéologique souterrain • Expositions et modules interactifs Ouvert de 10 h à 17 h et jusqu’à 20 h le mercredi.Fermé le lundi.(514) 872-9150 Musée d'archéologie et d’histoire de Montréal 350, place Royale Angle de la Commune Vieux-Montréal Samedi, de 13 h à 16 b À l’extérieur, sur la place Royale (remis au lendemain en cas de pluie) Gratuit Olivier Schupp, un artisan tailleur de pierre en bâtiment, travaille devant les gens, explique son métier et parle des pierres qui ont servi à construire certains bâtiments du Vieux-Montréal.DEtOIIIIERlE SUR L1RCUÉDLDGIE Dimanche, entre 13 b et 17 h Atelier pour les enfants et leurs parents.Expérimentation, manipulation et jeux avec d’authentiques artefacts trouvés lors des fouilles.exemple, grâce un programme de conditionnement, le centre préconise d’abord l’équilibre plutôt ciue la performance pour retrouver, pas â pas, le chemin de la meilleure forme.Après une évaluation complète de votre potentiel physique, un professionnel vous aidera à vous fixer des objectifs et à les atteindre, grâce à un programme spécialisé établi en fonction de votre disponibilité et vos capacités, il ne faut surtout pas hésiter: si vous recherchez un iieu bien organisé, géré de façon professionnelle, où vous profiterez en plus d'une ambiance agréable dans un emplacement de choix, le Centre de santé-conditionnement DISPO saura répondre à vos attentes.Chez Dolce Uomo, les attentes sont toujours à la hauteur d’un choix pertinent de vêtements pour hommes.Dans le vêtement prêt-à-porter, Dolce Uomo ne lésine jamais sur la qualité.Il n'y a qu'à énumérer les marques de vêtements comme Dénommé Vincent, Dubuc Mode de vie, Urbis ou encore Matinique pour constater que les griffes choisies 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ces temps-ci, du homard, servi à toutes les sauces, ou des huîtres fraîchement arrivées du Nouveau-Brunswick.Son jeune chef.Jean-Jacques Lapointe aime créer des délices avec les produils de saisons, que l’on pense aux asperges, fraises, gibier, et quoi encore.Par ailleurs.Le Fripon peut aussi vous accueillir dans son bar-bistrot où une grande variété de bières importées s’offrent à vous.Puis la terrasse exiérieure et les salles de réception sont autant de raisons qui font du Fripon un lieu pour toutes les occasions,.Mais rappelez-vous: la raison ultime, c’est dans les cuisines qu’elle se trouve! Trouver la chaise idéale n’est pas toujours une sinécure.Chez C.A.B.Déco, il ne fait pas de doute que c’est de la demande qu’est né un des commerces les plus intéressants du Vieux-Montréal.Ici, on offre la plus grande collection de chaises sur le marché, des chaises importées d’Italie, d’Espagne et d’Angleterre.L’équipe de C.A.B.Déco veille à vous conseiller adéquatement tandis qu’une vingtaine d’artisans d’ici font la finition des carcasses et le rembourrage.Ces chaises, conçues pour répondre aux besoins à la maison, en hôtellerie ou encore en entreprise, som faites sur mesure, selon les goûts exprimés.Que vous recherchiez une chaise de style d’époque ou encore du genre art nouveau, C.A.B.Déco, situé rue St-Paul Ouest, propose toute une gamme de produits de qualité à des prix compétitifs.Prenez leur siègel Gibby’s est un nom qui a le succès collé aux talons! Situé dans un édifice qui abritait une écurie, Place dYouville, il y a plus de 200 ans, Gibby’s est un restaurant du Vieux-Montréal qui compte 25 années de fidélité consommée et une renommée qui s'étend dans tout le Canada.Dans une ambiance chaleureuse où le service impeccable est devenue sa marque de commerce, Gibby's propose un menu où les poissons frais, les fruits de mer ei les grillades de toutes sortes font les délices de tous, gens d'affaires, touristes comme les amateurs de bonne chère.Et de nombreux produits faits sur place sont tout simplement succulents: saumon fumé, pâtisseries, crèmes glacées, sorbets et menthe au chocolat.Puis ces temps-ci, Gibby’s offre les huîtres fraîches, à huit par assiette, sur lit de glace, avec citron.Et il ne faut pas oublier la terrasse du Gibby’s où vous pouvez prendre un verre.ou deux, et apprécier les charmes du Vieux-Montréal en toute quiétude.Les entreprises se suivent et ne se ressemblent pas toutes, dans le Vieux-Montréal.À preuve.COMFUR.qui a ses locaux rue McGill, et qui est l’un des plus importants réalisateurs de projets commerciaux au Québec, pour les aménagement de qualité.COMFUR offre des services pour hôtels, restaurants, résidences de retraités, boutiques, bureaux, chalets de golf, etc.Il esl reconnu comme étant LA source d’ameublement, d’ébénisterie spécialisée en plus d’êire un spécialiste en planchers.Son propriétaire, André Robitaille, a su gagner la confiance des clients prestigieux en offrant des produits de haute qualité.Il a ainsi fait sa marque auprès des entreprises suivantes: Keg, Wendy’s, Boston Pizza, Red Robin, La Cage aux sports, Sheraton Continental Pacific, les Hôtels CP, les clubs de golf Le Boisé et le St-Raphael, pour n'en nommer que quelques-uns.Dans le Vieux-Montréal, il faut aller voir le «showroom» de plus de 3000 pieds.Ça vous donnera une excellente idée du professionnalisme de COMFUR.La Charcuterie Le Callière, rue St-Pierre, a toui de l'épicerie fine, à l’européenne.Mme Gemayel, la propriétaire, propose, depuis 1 1 ans maintenant, des plats préparés à emporter, de la salade aux plats chauds en passant par les quiches, soupes, croissants, sandwiches, pains, plats libanais, tourtières, pâtés de poulet, pâtisserie, etc.Et ici.on insiste sur la qualité des produits qui sont naturels, sans agent de conservation.On y trouvera aussi un comptoir de charcuterie et un comptoir de fromages avec un choix de quelque 80 différents provenant du Canada, de l'Allemagne, de la Hollande.d'Italie ou de la France.Puis une épicerie fine ne porterait pas ce nom sans tout un choix de produits spécialisés.On n’a qu'à penser aux chocolats, aux cafés, et à tous ces produits que l'on ne retrouve jamais à l'épicerie du coin.Pour terminer en beauté, quoi de plus normal que de proposer la Maison de beauté Léopold et Louise, située rue Notre-Dame Ouest, ici, dans ce seul salon du Vieux-Montréal à offrir les services complets autant en coiffure qu’en esthétique, les propriétaires sorti sur place pour offrir toute leur expertise aux clients.Coiffeur de renommée, Léopold Bisson- nette et son équipe proposent les coupes de cheveux aux goût du jour, la mise en plis, les permanentes et les couleurs.Quant à Louise Mouette, elle s'appuie sur ses 26 années d’expérience pour offrir des services complets en soins du visage, soins du corps, épilation, massothérapie, élecirolyse, pédicure, manucure et pose d’ongles.Une équipe de trois professionnels en esthétique utilisent les produits de qualité supérieure que sont Thalgo (à base d'algUés marines), et Gehwol pour ies soins des pieds.Et s'il y a lihe chose qui compte, plus que tout, c'est d'abord l'accfrèil chaleureux que réserve rux clients la Maison de bealüté Léopold et Louise.Colmar Le,soleil et Ici fyer du Portugal Fine cuisine portugaise - Diner ci-affaires - Menu de gala avec vin inclus; servi à partir de • 12h jusqu’à 23h •r Chanteur de Fado et pianiste classique 7.soirs.Stationnement privé 24h.111, rue Saint-Paul est Tel : 8.61-4562 • Fax : 878-4764 Cuisine française j et gibier Seruice continu entre midi et 23h Réceptions Stationnement privé 24h 115 Saint-Paul Est (angle Saint-Vincenl) Tél : 861 -32 10 Fax : 878-4764 Visitez Camtec, ie monument photographique du Vieux-Montréal «h wm St Cainm Nikon MINOLTA PENTAX LEICA SONY Photo passeport Jumelles Échanges Réparation noire Caméras et accessoires vidéo Laminage RU mu.o mm Ouvert lundi uu vendredi de 8h30 à 18h et samedi de 1 Oh à 17h f AMTCr OUATA 26 Notre-Dame est (en face du palais de justice) 875-5110 lAMICl rfivlv 495 rue McGill (coin Notre-Dame) 842-4818 SPÉCIALISTE DES ENCADREMENTS CRÉATIFS ET RAFFINÉS GALERIE iPARCHEMINEl Offrez un encadrement-écrin pour une oeuvre mente ou ancienne, une photo, un souvenir, un bijou ou un objet précieux.Moulures, tissus et papiers exclusifs.Ateliers d’Encadrement Vieux-Montréal 50, rue Saint-Paul ouest Tél.: (514) 845-3368 Monique Bédard - Normand Boisvert - Georges Dedoyard Marcel Delorme - Liliane 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Michael Corleone, mafioso malgré lui mais hors-la-loi tout de même, une bien mauvaise idée quand on sait que toute l’Amérique du Nord tend à voir chez les souverainistes des subversifs déguisés en honnêtes citoyens, tout comme les parrains.Le reste de son discours a été accueilli sans encombre et la gent politique, satisfaite, peut donc s’affairer à plus stimulant à ses yeux, l’accueil prochain du premier ministre de la France, Alain Juppé.e discours de M.Bouchard était pourtant d’une minceur confinant à la platitude, dont on ne voit pas ce qu’elle a pu faire avancer.Le premier ministre s’est contenté de décrire la situation au Québec: pas de référendum ou d’élections en vue, efforts de réconciliation interne, travaux de redressement des finances publiques et de relance de l’économie.Un excellent texte pour une Chambre de commerce locale, mais certainement pas pour le forum qu’offrait à New York la Foreign Policy Association.Cela s’explique par l’idée réductrice qu’on se fait, notamment chez les souverainistes, des relations politiques entre le Québec et les États-Unis.Voilà un géant, se dit-on, qu’on ne convaincra jamais de s’intéresser vraiment à nous, qu’on peut tout au plus garder endormi en lui montrant patte blanche, en le rassurant sur notre appartenance à la grande famille des démocraties libérales.Le gouvernement du Québec s’en remet donc à une série de consultants pour travailler aux nombreuses questions commerciales entre les deux «pays» et, de temps à autre à Washington ou à New York, expédie le premier ministre en lénifiante mission-causerie.Et puis s’en va.L’épine souverainiste en moins, ce n’était guère mieux sous le précédent gouvernement libéral qui tenait la «politique étrangère», quelle qu’elle soit, en piètre estime.Ce qui est extraordinaire, c’est que le Québec s’enorgueillit d’être la province par laquelle le libre-échange entre le Canada et les États-Unis a pu arriver, mais que la façon de mener la relation Québec-USA n’a pas changé d’un iota depuis cette presque décennie d’intégration progressive.En pratique, et bien que l’idée soit honnie dans certains cercles de résistance culturelle, les États-Unis ne sont plus un pays «étranger» mais un véritable marché intérieur pour le Québec.M.Bouchard l’a souligné à New York, les échanges commerciaux entre le Québec et les États-Unis ont atteint 43 milliards en 1995, et leur croissance est de 16 % annuellement, depuis cinq ans.C’est énorme, presque phénoménal.En comparaison, nos échanges commerciaux avec la France n’étaient même pas de trois milliards l’année dernière, et pourtant nos réseaux y sont infiniment plus développés.Tout en faisant la part des liens historiques et culturels avec la mère-patrie et du caractère privilégié qu’il faut certes conserver à la relation France-Québec, l’indigence de la présence québécoise aux États-Unis reste patente et inexcusable.Tout se passe comme si on avait laissé aux gens d’affaires et à eux seuls, après la signature des accords de libéralisation des échanges, le soin de gérer les effets d’une intégration qui dépasse pourtant celle de l’Europe à bien des égards.Les communications, la technologie, l’emploi occupent de plus en plus un espace commun et ce sera le cas bientôt, qu’on le veuille ou non, pour les questions sociales et culturelles.Pourtant il n’y a pas l’ombre d’un réseau organisé pour suivre ces développements sur place, les prévoir, les gérer.Les ministères québécois et leurs titulaires devraient par exemple disposer de contacts suivis au moins dans tous les États de la Nouvelle-Angleterre et même dans le réseau proche des médias américains, qu’ils devraient inonder de leurs nouvelles.Il n’en est rien.Un discours formel ici et là, quelques heures de causette avec des gouverneurs comme M.Bouchard le faisait hier (il en a casé trois dans la même journée) et on se croit quitte.Une rencontre biennale aux tables éditoriales du New York Times ou du Boston Globe, et on se pense bien branché sur le puissant voisin, alors qu’on l’est à peine plus qu’une lointaine Norvège qui obtiendrait les mêmes invitations polies si elle les sollicitait.Le gouvernement de M.Bouchard a annoncé par mesure d’économie la fermeture d’une série de délégations à l’étranger dont l’ensemble des délégations américaines, à l’exception de celle de New York.N’y a-t-il pas là une occasion de revoir entièrement la façon traditionnelle de mener la «diplomatie» québécoise en sol américain, de la repenser en innovant?Pour l’instant, il semble que la seule solution de remplacement soit l’embauche de consultants chargés de démêler des dossiers au fur et à mesure qu’ils se présentent Le Québec, s’il était un État distinct du Canada, serait rien moins que le neuvième partenaire commercial des États-Unis.C’est un rang plus que respectable, qu’il occupe avec une modestie qu’on ne saurait louanger car elle résulte de la timidité, de l’inconscience, d’une analyse à courte vue des transformations politiques et économiques de l’Amérique du Nord.Peut-être vient-elle aussi d’un vieux complexe, celui du minoritaire qui hésite encore à s’affirmer.Ce serait désolant mais, devant l’étonnante durée de cette politique timorée, plausible.Le Québec conserve une idée réductrice de ses relations avec les États-Unis Train de rêve, rêve de train Gilles i omme ses prédécesseurs, le premier mi- Cnistre du Québec rêve d’accrocher son nom à quelques mégaprojets qui créent de l’emploi et suscitent la confiance populaire.Au _______ Sommet de mars dernier, M.Bouchard a même, évoquant à cet égard la Baie-James de M.Bou-rassa, souhaité la relance du projet de train à grande vitesse (TGV) entre Québec et Windsor, via Montréal et Toronto.Les gouvernements d’Ottawa et de Toronto, largement mis à contribution pour de coûteuses études préliminaires, avaient réagi froidement.Il serait risqué, voire contradictoire, de se lancer dans une aventure aussi spectaculaire et à rentabilité aléatoire, alors que la lutte au déficit accapare toutes les énergies et que les précieux millions ne sont tout simplement pas disponibles.On croyait donc que le train de rêve avait pris la voie de garage.Mais voilà qu’il en ressort, à la faveur d’un assouplissement du premier ministre ontarien Harris et de l’intérêt d’Ottawa à encourager dans l’Est un mégaprojet aussi mobilisateur que celui des sables bitumineux de l’Alberta.MM.Chrétien et Bouchard en discuteront donc demain, à la Citadelle de Québec, toils deux désireux de faire preuve de bonne volonté et de contribuer directement à la prospérité de leur coin de pays.Tant mieux si le projet de TGV permet de réconcilier, du moins sur le plan des investissements publics, les aspirations contradictoires des deux gouvernements.Mais il faudra y regarder à deux fois avant d’ac- L e s age corder le feu vert à ce qui, pour l’heure, semble un fastueux mirage.L’étude préliminaire, rendue publique il y a neuf mois, a fait ressortir que le train rapide est techniquement faisable et utile; mais il nécessiterait d’importantes ressources financières de la part des trois gouvernements, sans réduire pour autant les investissements requis pour les autres moyens de transport.Les études subséquentes doivent être assumées, au moins pour la moitié, par le secteur privé, prenant également à sa charge tous les risques du projet.Quant aux gouvernements, ils devraient faire savoir s’ils sont prêts à passer à la phase suivante, tenant compte de leurs propres contraintes et conditions.C’est probablement ce qui faisait dire à Bombardier, mardi, qu’elle serait intéressée à faire sa part, à la condition d’avoir un minimum de garanties quant à la mise en œuvre du TGV.Mais comment MM.Chrétien et Bouchard peuvent-ils dans le contexte actuel donner une telle assurance, les yeux fermés?Les milliards défilent, le rêve passe à 300 km/h dans le triangle d’or.Le financement fait un problème, énorme.Non seulement ce mégaprojet est loin d’être essentiel, à tous égards, mais il reléguerait à l’arrière-plan des priorités bien plus névralgiques et vraiment., prioritaires.On ne peut justifier l’injection de milliards de fonds publics qui ne rapportent que des risques, sans rentabilité assurée et sans besoin réel.A ce prix, le partenariat?Mieux vaudrait qu’il reste en gare.La bêtise de M.Young Quand je suis arrivé dans ce beau pays qu’était le Canada dans les années GO, un copain me présenta mon premier Québécois.— Es4u touriste ou immigrant?— Immigrant — Bienvenue! Ce «bienvenue-là, prononcé avec un large sourire, me réchauffa le cœur, surtout après un passage de deux ans à Paris où un immigrant comme moi ne l’était pas précisément et 30 ans plus tard, je m’en souviens encore.C’est ce citoyen que j’avais en tète quand j'écrivais au Devoir, en avril 1980: «L'opinion d'un nouveau Québécois» défendant l'option fédéra- LETTRES -?- liste.J’avais même, à l’époque, sillonné mon quartier en faisant du porte à porte avec les libéraux.Je ne le renie pas, c’est d’ailleurs une attitude fort répandue chez bien des nouveaux venus issus de pays dont l’émigration est justement la conséquence de luttes intestines.Entre-temps, mes sympathies ont «reviré d’bord».J’ai bien le droit après tout, il n’y a que les imbéciles qui ne changent jamais d'avis! Voyez-vous, M.Young, ce qui a fait de moi un souverainiste, ce ne sont pas les serments d’amour de M.Parizeau ni les témoignages de sympathie intéressée de certaines «ceintures fléchées tricotées serrées», c'est l’arrogance paternaliste du genre: Article 1: Nous ne reconnaissons pas le droit des peuples à l’autodétermination.Article 2: Il est interdit aux premières générations d'immigrants de s’engager dans tout parti autre que le Parti libéral.Alors ce n’est pas la peine de nous réaffirmer les grandes valeurs de la démocratie tout en pratiquant un racisme hypocrite.Ce racisme-là, nous y sommes habitués et nous le côtoyons quotidiennement car la population est beaucoup phis tolérante que vous ne le pensez, même envers la bêtise, et la preuve, c’est que vous êtes encore la.M.Young.Alberto S.DelBurgo Montréal, 30 mai 1996 , ÇnFi'n! UN PmT P£ fflNVtR&iMCÊ VA Lr'^oRiZon* i .¦ .Gfâcî Ati T6 V.Priorité à l’apprentissage du français M A R I E - É V A DE VILLERS Directrice de la qualité de la communication à l’Ecole des HEC ctuellement, trop d’étudiants, trop de jeunes partent avec une longueur de retard en raison de leur maîtrise insuffisante de la ________langue, cette langue qui les trahit, cette langue qui les déçoit parce qu’elle ne réussit pas à traduire fidèlement leur pensée.Et pourtant, cette langue est au cœur de leur identité.Nos élèves ont de bonnes idées, bien structurées, mais la langue n’est pas à la hauteur.C’est ce que vient de révéler une vaste étude comparative auprès de 1000 professeurs de français et de 7000 élèves de 9' année de France, de Belgique, du Québec et du Nouveau-Brunswick.L’enquête du groupe DIEPE (Groupe DIEPE, Savoir écrire au secondaire: Etude comparative auprès de quatre populations d’Europe et d’Amérique, Louvain, De Boeck, 1995) établit que les jeunes Québécois obtiennent des résultats comparables et parfois supérieurs à ceux des élèves français ou belges en ce qui a trait à la cohérence des idées et à l’organisation du texte.Si le contenu des écrits des élèves québécois de 3' secondaire n’a rien à envier à celui des élèves francophones européens, il n’en va pas de même pour ce qui est de l’expression écrite.En effet, aussi bien pour la grammaire que pour l’orthographe, les résultats des Québécois sont de 10 points inférieurs à ceux des Européens et de 13 points, dans le cas des épreuves de syntaxe.Pour ce qui est du lexique, la moyenne québécoise n’est que de 5696.Aujourd’hui nous sommes d’accord : la connaissance de la langue orale et écrite est loin d’être innée.On doit l’acquérir avec patience et rigueur comme tous les savoirs fondamentaux.Afin que les jeunes Québécois aient la pleine maîtrise de leur langue, on doit donner la priorité à l’apprentissage du français.C’est ce que vient de rappeler le Conseil supé- rieur de l’éducation dans le rapport qu’il déposait le 28 féyrier 1996 auprès du ministère de l’Éducation.En noverpbre 1995, l’ancien ministre de l’Éducation, Jean Garon, donnait son aval au nouveau programme de français du secondaire et indiquait qu’il serait d’application obligatoire dans toutes les écoles à compter de juillet 1997.Un débat très vif s’est engagé, un débat très polarisé: on est farouchement contre ou totalement pour ce nouveau programme d’études.Et il revient maintenant à la ministre Pauline Marois de trancher la question.On assiste véritablement à une réédition de la querelle des Anciens et des Modernes: d’un côté, il y a les classiques défenseurs du Bon Usage, de l’autre, les partisans d’une nouvelle didactique de la grammaire.On dresse un constat d’échec, on dénonce la faillite de l’enseignement classique et on cherche des orientations nouvelles, la solution miraculeuse.On voudrait enseigner la grammaire autrement.En fait, nos Anciens et nos Modernes ont raison et tort à la fois parce qu’ils privilégient la voie technocratique: ils font prévaloir les conceptions techniques et perdent de vue l’essentiel (d’après Patricia Pitcher, Artistes, artisans et technocrates dans nos organisations: Les rêves, les réalités et les illusions du leadership, Montréal, Québec/Amérique et Presses HEC, 1995).On se leurre en croyant que les élèves progresseront strictement en raison de l’application d’un nouveau programme.Celui-ci est voué à l’échec si les conditions fondamentales de l'enseignement du français ne sont pas modifiées.Premièrement, il faudrait accroître le nombre d’heures consacrées à l’enseignement du français.Rappelons simplement qu’au cours des 30 dernières années, ce temps a été amputé de moitié.En français, les grands-parents des élèves actuels en savaient davantage à la fin du primaire que leurs petits-enfants à la fin du secondaire.Deuxièmement, il faudrait réorganiser la répartition des groupes ou des classes afin que les enseignants soient en mesure de faire écrire leurs élèves, de les corriger et d’assurer un suivi valable.D’après l’étude du groupe DIEPE, les jeunes Français rédigent un texte par quinzaine et reçoi- K, vent des copies corrigées avec coin- , mentaires dans la quasi-totalité des ,( cas.Au Québec, les élèves compo- ( sent à peine un texte par deux mois et 20 % n’écrivent jamais! De plus, 40 % des copies sont rendues sans aucune correction, sans aucun com- „ mentaire, avec simplement une note.,j De tous les pays comparés, c’est àu:x Québec que l’activité d’écriture est là j moins soutenue.La maîtrise de (a w langue s’acquiert comme un métier; le proverbe dit que c’est en forgeant,, qu’on devient forgeron.( Troisièmement, il importerait de ([ resserrer les critères d’admission dès futurs enseignants à l’université.Le§’u.résultats de l’épreuve de français du , ministère révèlent malheureusement,,/ que les étudiants des sciences de,,, l’éducation sont très faibles.Corn- ! ment peut-on enseigner la langue 'r sans la maîtriser soi-même?Quatrièmement, parce que la™ langue constitue le véhicule de la pensée, son enseignement devrait être pris en charge par tous les enseignants, indépendamment de la matière enseignée.Le français doit être désormais l’affaire de l’école tout entière, de la famille, de la société en général.En conclusion, plutôt que de gaspiller notre énergie à définir ou à disséquer un programme qui risque fort de ne pas être appliqué, tout comme celui de 1980, concentrons-nous sur l’essentiel et mettons en place des, conditions qui favoriseront véritable^ ment l’apprentissage du français-Comme l’artisan, l’élève doit apprendre son métier à force d’exercices, d’essais et d’erreurs, de découvertes avec l’aide et l’exemple du maître.Ce métier, il s’acquiert par la pratique de l’écriture, par la lecture, par la stimulation de l’environnement,- -par la compétence et la ferveur de l'enseignant et ce, quelle que soit Ja méthode suivie.Donnons à nos efi-fants, à nos élèves la possibilité d’exprimer parfaitement leurs idées et la fierté de maîtriser leur langue.de technologie et de compétitivité En 1989, seulement 58 % des établissements canadiens utilisaient au moins une technologie de pointe par rapport à 74 % de leurs homologues américains, créant un «retard» de 16 points.Cependant, dès 1993, le retard avait été comblé de moitié alors que l’utilisation des technologies par les établissements canadiens s’élevait à 73 % et celles de leurs voisins du Sud à 81 %.Puisque l’utilisation dés technologies augmente en fonction de la taille des ét'»-[, blissements, une partie du retard peut être imputé qu fait que le pourcentage des petits établissements est plus important au Canada.L’Observateur économique canadien Statistique Canada, mai 1996 LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOCRASSA LE 10 JANVIER 1910 Directrice LISE BISSONNETTE Rédacteur en chef BERNARD DESCÔTEAUX Vice président, finances et administration FRANÇOIS THODIN Directeur de l’information CLAUDE BEAUREGARD Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU.GUT TAILLEFER.NORMAND THÉRIAULT Rédacteur en chef adjoiit JEAN-ROBERT SANSFAÇON Directeur artistique ROLAND-YVES CARIGNAN 2050.rue de Bleary.9‘étage.Montréal (Québec) H3A 3M9.Tél.: (514) 985 3333 FAIS CE QUE DOIS I L H i) E V oik.I.K ,i !¦: r it i i: ,i u i N i n 11 n A Î) I D lî E S L’exode des anglophones, un désastre social II faut neutraliser les radicaux des deux côtés, les nationalistes «purs et durs» comme les partitionnistes PHOTO ARCHIVES i ¦ En raison de l’influence des nationalistes «purs et durs», il semble que toutes les concessions réclamées par les anglophones, que ce soit au niveau de l’application de la loi 101, d’un bilinguisme très relatif en matière de santé ou d’administration publique, ou encore de l’embauche dans le secteur public, s’avèrent très difficiles à réaliser et se heurtent à une opposition farouche.JULIUS H.GREY Avocat et membre de la faculté de droit de l’Université McGill es résultats du sondage Créa-bec dévoilés par Alliance Québec le 26 mai semblent avoir enfin réveillé l’opinion publique francophone au danger d’un exode des anglophones si jamais le Québec accédait à la souveraineté.Pourtant, il s’agit d’un problème bien connu de tous ceux qui sont le moindrement impliqués dans la communauté anglophone.11 n’y a plus de rencontre, de réception ou de célébration où la possibilité du départ ne soit évoquée.Parmi les étudiants à l’université, ceux qui prévoient vivre leur vie ici ne sont qu’une petite minorité.En fait le chiffre inquiétant n’est pas tellement le nombre de ceux qui partiraient en cas de souveraineté mais bien le 31 % qui déclarent leur intention de s’en aller de toute façon.Si 31 % déguerpissent, d’autres vont inévitablement les suivre et l’effet en sera un de dégringolade totale d’une partie importante de notre société.Ce phénomène n’est pas nouveau bien qu’il gagne de l’ampleur.Jusqu’à maintenant ceux dans le camp nationaliste qui admettaient son existence s’efforcaient de l’expliquer par la légendaire mobilité des Nord-Américains anglophones et par la situation économique au Québec.Cette explication est d’autant plus pernicieuse qu’elle contient un brin de vérité.Il est vrai qu’un anglophone sacrifie moins en se transplantant qu’un Québécois francophone.Toutefois une tristesse et des regrets infinis se dégagent du discours de ceux qui s’apprêtent à nous quitter.Ne s’agit-il pas en grande partie des gens qui ont résisté à la tentation de partir en 1976, alors que le Canada anglais leur présentait des occasions qui n’existent plus, et de ceux qui expriment partout leur amour pour Montréal?Décidément, les Québécois sont moins nomades et plus attachés à leur terre que les autres Nord-Américains et ceci s’applique aux anglophones aussi.Pourquoi donc songent-ils à s’installer ailleurs?CLAUDE LABERGE, PH.D.L’auteur est professeur de médecine et de pédiatrie à la faculté de médecine de l’Université Laval et président du Réseau de médecine génétique appliquée du Fonds de recherche en santé du Québec ': a pluie, les orages, les vents et l’été se sont abattus sur Montréal depuis le , colloque de l’ACFÂS sur I J les enjeux sociaux et ==J éthiques du développement de la recherche génétique du 14 mai.Il serait peut-être aussi temps d’arrêter de faire peur au monde! Dans un tel climat, Le Devoir du 15 mai 1996 titre un compte rendu de la journaliste Isabelle Paré: «La recherche génétique s’effectue sans aucune balise au Québec.Chercheurs et penseurs réclament des paramètres afin d’éviter l’anarchie.» La journaliste rapporte des propos qui semblent corroborer ce titre.En dépit de mon absence à ce colloque, il m’est cependant difficile d’en accepter les constats tels que rapportés dans l’article.Je ne peux que me contenter de donner des faits et d’identifier des ressources qui pourraient servir au public aussi bien qu'aux «penseurs» pour se faire une idée plus réaliste de la situation du développement de la recherche en génétique au Québec, surtout en ce qui concerne la génétique humaine et médicale.Dans sa série Recherche en santé, le Fonds de recherche en santé du Québec (FRSQ) a publié un numéro en juin 1995 sur «La recherche en génétique humaine: au service de la population du Québec».Je crois comprendre que ce journal publié par le FRSQ a été diffusé à 17 000 exemplaires.Dans ce numéro, près Pourquoi partir?Il existe deux raisons majeures.D’une part, le résultat serré du référendum a provoqué une crise de peur.Ardemment attachée au Canada, une majorité d’anglophones n’apprécie pas la possibilité de l’éclatement du pays.D’autre part, les anglophones demeurent profondément convaincus qu’ils ne comptent pas et que, politiquement sinon économiquement, ils sont des citoyens de deuxième classe.Cette conviction, qu’elle soit justifiée en totalité, en partie ou pas du tout, contribue de façon importante au nouvel exode, surtout chez les jeunes.En effet, pourquoi s’embarquer dans une carrière au Québec si on ne croit plus dans la possibilité d’égalité et de justice?Les motifs purement économiques sont beaucoup moins importants dans l’explication des départs.11 ne faut pas oublier que les bons emplois manquent partout.Paradoxalement, si l’économie s’améliorait, sans doute les bénéfices se manifesteraient partout au Canada et loin de freiner les départs, le nouvel essor pourrait les faciliter.Le départ des anglophones présente un danger de catastrophe sociale et économique pour tout le Québec.Pendant que nos représentants d’outre-mer travaillent d’arrache-pied à trouver des immigrants qui pourraient s’adapter à notre société, nous risquons de perdre des centaines de milliers de citoyens bilingues, déjà parfaitement adaptés et formés à grand coût pour participer à notre économie.La perte humaine est incalculable et elle sera encore exacerbée par les pertes inévitables en capitaux et en institutions.Que pouvons-nous faire pour empêcher l’exode?Que faire?On ne peut pas compter sur la résolution de la crise constitutionnelle comme «deus ex machina».Les souverainistes convaincus n’abandonneront jamais leur rêve et les fédéralistes ne s’y résigneront pas.S’il demeure possible qu’une solution acceptable pour la majorité dans les deux camps émerge avec le temps, il serait naïf de s’attendre à ce dénouement dans un avenir suffisamment rapproché pour influencer les anglophones et leurs projets personnels.L’effort doit donc porter sur un autre dossier — celui de l’égalité et de l’intégration.S’il ne manque pas d’une quarantaine de chercheurs québécois exposent leurs projets de recherche.Ces projets ne comprennent pas ceux qui concernent le cancer, la santé mentale et d’autres disciplines qui ont fait ou feront l’objet de dossiers spécifiques.Une analyse des subventions de recherche en génétique au Québec soumis à des comités de pairs (et ayant donc obligatoirement obtenu une autorisation déontologique et éthique) révèle des investissements de plus de 13,5 millions en 1994-95.Cette recherche ne manque certainement pas d’imputabilité.Dans le même numéro de Recherche en santé, le Réseau de médecine génétique appliquée du FRSQ (RMGA-FRSQ) publie un énoncé de principes et de procédures de recherche génomique chez l’humain.L’énoncé comprend six principes: ¦ la participation informée: ¦ la participation sans préjudice; ¦ la confidentialité; ¦ la réciprocité et le professionnalisme des chercheurs; ¦ la contribution au développement scientifique du Québec; ¦ les retombées économiques et la propriété intellectuelle.De surcroît, le RMGA-FRSQ propose des procédures d'encadrement pour chacun de ces principes.Cet énoncé a été critiqué et discuté par de nombreux penseurs éthiciens et juristes de l’Unité d’éthique génétique du «Réseau d'éthique clinique chez l'humain» du FRSQ et publié avec commentaires dans leur bulletin de liaison.Il a été entériné par l'Institut de chez nous de vœux pieux et de déclarations vertueuses sur l’égalité, force est de constater que nous avons très peu fait pour enlever les craintes des anglophones depuis le 30 octobre.Certes, M.Bouchard a montré sa bonne foi dans le discours au Centaur et dans sa décision de ne pas réimposer la version originale de la loi 101.Cependant, les difficultés auxquelles il a dû faire face à l’intérieur de son parti, et cela en dépit de sa grande popularité au Québec, n’ont certainement rassuré personne.Il semble que toutes les concessions possibles, que ce soit au niveau de l’application de la loi 101, d’un bilinguisme très relatif en matière de san- recherche sur les populations (IREP) pour son volet génétique des populations.L’IREP regroupe six universités québécoises.Avec la contribution du RMGA-FRSQ et de l’IREP, des chercheurs québécois étudiant les enjeux éthiques, juridiques et sociaux de la génétique humaine ont soumis un document de travail de base et un code d’éthique pour la recherche en génétique humaine, plus particulièrement relatif au Projet génome humain et au Projet de diversité du génome humain, à HUGO (International Human Genome Organization) qui l’a accepté lors de son assemblée à Heidelberg en mars 1996.Cette contribution québécoise inspire également le Comité international de bioéthique de l’UNESCO qui prépare une Déclaration sur le génome humain et la protection de la personne humaine.Par ailleurs, des résultats d’une recherche empirique sur l’utilisation des formulaires de consentement démontrent que le consentement et les choix éclairés commencent à être la norme de pratique de la recherche en génétique humaine au Québec.Ces résultats seront bientôt publiés mais servent déjà de base pour tenir la première Conférence internationale sur «L’échantillonnage d'ADN et la recherche en génétique humaine: aspects éthiques, juridiques et politiques» qui se tiendra à Montréal en collaboration avec le RMGA-FRSQ en septembre 1996 et qui regroupera une cinquantaine de «penseurs» mondiaux pendant trois jours.té ou d’administration publique, ou de l’embauche dans le secteur public, s’avèrent très, très difficiles à réaliser et se heurtent à une opposition farouche.Pourtant quelques gestes plutôt anodins pourraient avoir un effet majeur.Par exemple, il n’est pas nécessaire de diluer les dispositions de la loi 101 mais de les appliquer de façon moins acharnée.Dans les autres domaines, les changements requis sont aussi modestes.Malheureusement c’est le contraire qui se passe.Le gouvernement n’a-t-il pas dû promettre aux militants d’appliquer la loi 101 plus vigoureusement comme contre-partie à la décision de laisser l’affichage tranquille?Cet- Le RMGA-FRSQ organise de plus en juin 1996, à Montréal, les premières journées de génétique humaine sous le thème «Qui fait quoi?» où près de 62 communications seront présentées, dont 11 porteront sur les aspects éthiques, juridiques et sociaux de la génétique humaine.Tous les chercheurs et «penseurs» en génétique humaine du Québec ont reçu l’information concernant ces Journées et ont eu l’occasion de présenter un résumé pour évaluation à un comité scientifique.Si certains «penseurs» n’ont pas jugé bon de faire face à leurs pairs, personne ne pouvait les y forcer, mais l’occasion était absolument dans «l’espace du débat public»! Le Comité sur les aspects médicaux, éthiques, légaux et sociaux (MELS) du Programme canadien de technologie et d’analyse du génome (CTAG) prépare aussi une politique sur la génétique et l’assurance ainsi que sur le dépistage dans les populations.Finalement, on pourrait continuer la démonstration et faire une preuve assez convaincante que la totalité de la communauté scientifique qui œuvre au Québec dans la recherche universitaire en génétique humaine est complètement connue par les membres du RMGA-FRSQ.Avant de penser créer un «tirga-nisme (.) mandaté pour faire le contrôle de la recherche», il serait bon de poser la question qui revenait souvent lors d’une enquête Delphi menée en 1994 par le RMGA-FRSQ sur «l'introduction de la génétique humaine dans les populations» auprès de 192 chercheurs, «penseurs».te constatation nous amène au cœur du problème.Depuis déjà des années le mouvement nationaliste est divisé entre les «purs et durs» pour qui toute concession met le français en péril et les «modérés» qui comprennent que les dangers qui existaient il y a 30 ans sont largement dissipés.Pour les premiers, c’est le vieux combat qu’il faut cpntinuer jusqu’à la création d’un Etat uniformément français.Pour les autres, le nouveau Québec devra préserver les différences linguistiques traditionnelles tout en demeurant fondamentalement français et cela indépendamment de son statut de pays ou de province.Cette classification peut paraître simpliste: professionnels de la santé et représentants de malades au Canada: «Qui contrôlera ces contrôleurs?» J’ajouterais: «Qui informera ces contrôleurs pour qu’ils sachent quoi contrôler?» Ayant à cœur l’introduction des connaissances de la génétique moderne dans nos services de santé pour répondre aux besoins de la population, des familles et des individus du Québec que le hasard de la reproduction humaine ou de l’environnement rendent susceptibles aux maladies génétiques, les Québécois ont développé une médecine génétique qui rencontre tous les critères déontologiques d’une bonne médecine moderne.Celle-ci est fondée sur des données scientifiques et épidémiologiques visant la protection des citoyens contre une «mésadaptation sociale» qu’entraînerait l’introduction de la génétique humaine sans les connaissances médicales.S’agissant d’un acte «d’imputabilité» et de responsabilité sociales, nous demandons à toute personne de faire part immédiatement au RGMA-FRSQ de tous projets de recherche qui se «font dans l’ombre, à l’insu des autorités médicales et scientifiques» ou encore «à l’insu des conseils d’administration», de façon à éviter la présumée «anarchie» avant que l’été ne se termine.S tant soit peu qu’il y ait des scandales dans «les cabinets de médecin et l’industrie pharmaceutique», qu’on les dénonce! Mais si on ne peut faire appel aux faits.O importe de ne pas effrayer les citoyens! L’été est si court au Québec.et le temps pour lire aussi! il y a sûrement beaucoup de personnes qui se situent entre les deux groupes.La distinction est néanmoins très réelle et très significative.L’exode des anglophones force la main des modérés et les obligea agir.Ils ne peuvent plus tergiverser puisque Immigration anglophone, s| elle a lieu, transformera la visioit étroite des purs et durs en fait accompli.Le Québec en sortira à la fois appauvri et marginalisé par rapport au reste du continent.Il est donc grand temps pour les modérés dans le mouvement natio-naliste de dire un «non» catégq-, rique aux revendications des «purs et durs», quel que soit le prix immédiat à payer au sein du Parti québécois.Tous les sondages indiquent clairement que la majorité est modérée.A titre d’exemple, les répondants restent attachés à la loi 101 mais s’opposent à une législation plus restrictive sur l’accès à l’école ou sur l’affichage.De plus, les prétentions très à la mode à l’effet que l’attrait de l’anglais pour les immigrants continue à poser un danger pour la suivit* du français paraissent plutôt invraisemblables devant l’ampleur de l’exode qui se prépare.Néanmoins, les «purs et durs»' réussissent souvent à s’imposer, noi ' tamment ces derniers jours, en ce qui trait aux bourses pour étudier .,, en anglais et en matière d’élections.v • Il est faux de prétendre de façon alarmiste que la vie des angliP' phones est remplie d’injustices • constantes mais il ne faut pas non plus refuser de reconnaître les irré tants parfois majeurs.Nous devons donc transformer notre société en mettant fin à l’influence que les «purs et durs» ont toujours exercée sur les gouverne-i ments successifs.On ne peut leUjij , enlever la liberté d’expression mais on peut sûrement les écarter dûJ pouvoir.Il est à espérer que les anglo- / phones prendront les mêmes mesures par rapport aux partitionnistes qui sont les analogues fédéralistes des «purs et durs» et qui ont malheu- ¦ reusement eu beaucoup de succès i médiatique depuis le 30 octobre.U faut absolument sortir du carcan dq , la paranoïa, de la démagogie linguis- ¦ tique, et de la politique de la peur des deux côtés.Avec la neutralisa-11 -i tion des deux groupes radicaux; : nous pourrons nous consacrer à la construction d’une société ouverte et intégrée qui saura garder la majorité de ses citoyens peu importe l’éventuelle solution constitutionnelle, ef* 1 qui ne souffrira donc pas de l’instabilité qui sape notre économie en ce moment L’ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes à l'information générale et métropolitaine: Sylvain Blanchard, Paul Cauchon, Jean Chartier, Louis-Gilles Francœur (environnement), , Kathleen Lévesque, Caroline Montpclit, Brian Myles, Isabelle Paré, Louis Lapierrc (adjoint au directeur de l'information), Konrad Yakabuski; Jean-Pierre Legault (responsable des pages thématiques), Diane Précourt (pages éditoriales, responsable de la section Tourisme)-, Martin Duelos et Christine Du-mazet (relecteurs); Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes); à l'information culturelle: Michel Bélair (responsable), Stéphane Baillargeon, Pierre Cayouette, Mario Cloutier, Paule des Rivières, Louise Leduc, Benoit Munger, Odile Tremblay; à l'information économique: Gérard Bérubé (responsable), Robert Dubi-sac, Claude Lévesque, Serge Truffaut, Claude Turcotte; à l'information internationale: Sylviane Tramier (responsable), François ., Brousseau (éditorialiste), Jocelyn Coulon, Clément Trudel; à l’information politique: Pierre O'Neill, Jean Dion (correspondant parlementaire à Ottawa), Gilles Lesage (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec), Michel Venne (correspondant parlementaire à Québec)-, à l’information sportive: Yves d’Avignon; Marie-Hélène Alarie (secrétaire à la rédaction); Marie-Claude Petit, Ju-lie Tremblay (commis).La documentation-.Giiles Paré (directeur); Brigitte Arsenault, Manon Derome, Serge Laplante (Québec), • Rachel Rochefort (Ottawa).LA PUBLICITÉ ET LE MARKETING Martine Dubé (directrice), Daniel Barbeau (directeur ad- i ) joint), Yves Williams (responsable, avis publics et annonces classées), Jacqueline Avril, Jean de Billy, Brigitte Cloutier, Gyslaine Côté, Marlène Côté, Sylvie Hanna, Christia- Ine Legault, Jacques A.Nadeau, Guylaine Ouellet, Micheline Ruelland, Monique Ver- • reault (publicitaires); Sylvie Laporte, Nadia lie Lemieux, Pierrette Rousseau.Micheline Turgeon; Michèle Bouchard (secrétaire).L\ PRODUCTION Jocelyn Arsenault (directeur des approvisionnements, distribution cl production), Marie-France Turgeon (responsable de la production), Claudine Bédard.Jo- ' hanne Brunet, Danielle Cantara.Richard f Des Cormiers, Marie-Josée Hudon.Sylvain | .Lesage, Christian Yien, Olivier Zuida.SFR- fl ' ' MCE À LA CLIENTÈLE Johanne Brien I'; (responsable), Evelyne Labonté (responsable I-; » Ià la promotion des abonnements), Manon Blanchette-Turcotte, Monique L'Heureux.‘4 lise Lachapelle.Rachelle Leclerc-Venne.L’ADMINISTRATION Yves Bouthiette (contrôleur).Dany Dépatie (adjointe à l'administration et coordonnatrice aux ressources humaines).Nicole Carmel (responsable des j( ,, services comptables).Jeannc-d'Arc Houde (se- I errtaire à la direction): Céline Furoy.Ghis- | * ’ laine Lafleur.Nathalie Perrier.Danielle Pou- | ' ton.Danielle Ross.LE CONSEIL DU DE- I ) ) VOIR INC.Yves L Duhaime (président).[ LA FONDATION DU DEVOIR Marcel | Couture (président).Roger Boisvert (tree- | président exécutif et directeur générai).Parmi les étudiants à l’université, ceux qui prévoient vivre leur vie ici ne sont qu’une petite minorité La recherche en génétique au Québec Il est temps d’arrêter de faire peur au monde Les Québécois ont développé une médecine génétique qui rencontre tous les critères déontologiques d’une bonne médecine moderne Le consentement et les choix éclairés commencent à être la norme de pratique de la recherche en génétique humaine au Québec Tous les chercheurs en génétique humaine, ainsi que le sujet de leurs recherches, sont connus "1 A 10 I.K I) K V O I H .I.V.1 K 11 I) I fl JUIN I » » (I LE MARIAGE Aucun mouvement de personnel SUITE DE LA PAGE 1 lévision.Mais Mme Fortin et M.Pagé ont pour leur part indiqué hier qu’il ne fallait pas voir dans cette entente un pas vers une éventuelle fusion.Il serait dommage, a poursuivi Mme Fortin, de provoquer des sentiments de crainte au sein du personnel des deux entreprises.D’ailleurs, aucun mouvement de personnel ne semble découler de l’entente.Il n’en reste pas moins que les programmations seront «harmonisées».11 ne sera plus question de présenter Les Beaux Dimanches et Vivement Dimanche à la même heure.Radio-Québec a ainsi accepté de diffuser sa principale émission culturelle de la semaine le samedi soir, comme contre-programmation à La Soirée du hockey.Le dimanche, Radio-Québec (bientôt Télé-Québec) clôturera ses week-ends culturels avec une émission, Hors-Circuit, faisant place à des artistes moins connus, qui présentent des premières œuvres, ou à des événements culturels plus marginaux.Création d’un comité permanent Un comité permanent formé des patrons des deux télés, de leurs deux directeurs des programmes et de leurs deux directeurs de la grille sera mis sur pied.Concrètement, ces gens-là devront se consulter souvent et s’informer de leurs intentions.Les deux réseaux se donnent par ailleurs le droit de piger dans leur inventaire culturel respectif, de sorte que Radio-Québec pourrait présenter la seconde diffusion d’un concert diffusé l’année précédente à Radio-Canada.Les deux télédiffuseurs tenteront de négocier des ententes avec les distributeurs afin d’obtenir la permission de s’échanger des films.Présentement, quatre droits de diffusion sont attachés à chaque film acheté.Mme Fortin a bien précisé que la SRC continuerait de produire des émissions culturelles maison, possiblement des dramatiques, et que l’entente n’excluait pas ce genre d’initiative, bien au contraire.Pour ce qui est des 18 pièces de théâtre que les deux télévisions adapteront pour la télévision (le coût d’une production de ce genre varie entre 150 000 $ et 500 000 $), la SRC a accepté d’en confier la production au secteur privé, étant donné que le nouveau mandat de Radio-Québec ne lui permet plus de produire ce genre d’émissions.Chaque réseau choisira trois pièces par année, dont il aura les droits de première diffusion et laissera ceux de seconde diffusion à son partenaire.M.Pagé a souligné qu’il avait informé la ministre de la Culture, Louise Beaudoin, de cette nouvelle entente, et qu’elle était ravie.Même son de cloche du côté du président de la SRC, Perrin Beatty, assure Mme Fortin.Cette collaboration touchera aussi le secteur jeunesse qui a déjà, d’ailleurs, fait l’objet de plusieurs échanges, notamment avec La Maison de Ouimzie, présentée sur chaque réseau et produite avec la participation des deux •télévisions.L’émission Zap, également, a été diffusée sur chaque réseau, à des époques différentes.«Si nous ne voulons pas que les enfants regardent uniquement les petits bonshommes sur le câble, il faut leur offrir autre chose», a résumé Mme Fortin.Radio-Québec et la SRC ont aussi l’intention de poursuivre ensemble, avec la maison Allegro, la production de la série inspirée des récits de La Courte Echelle, qui est très bien faite et qui a été diffusée à Radio-Québec cette année.Chaque réseau versera 50 000 $ pour le développement d’un site jeunesse sur Internet.Pour le reste, ni M.Pagé ni Mme Fortin n’ont voulu indiquer les sommes versées dans le cadre de leur entente.Les francophones hors Québec bénéficieront de cette entente puisque Radio-Québec mettra à leur service l’ensemble de ses productions jeunesse.ACTUALITES HYDRO Un «effort intéressant» SUITE DE LA PAGE 1 Jacques Parizeau pour cinq ans l’an dernier.Son contrat ne contient aucune clause de résiliation, a-t-on fait valoir au cabinet de M.Chevrette.Le ministre a qualifié «d’effort intéressant» le plan de compressions préparé par la société d’Etat et qui a pour objectif de réduire «Qu’on fasse de 198 millions ses charges d’exploitation d abord le afin de dégager, en fin , , d’année, un bénéfice net ménage dans de 516 millions de dol-, lars.Ces objectifs ont 1 opulence», été fixés par le gouver- jî nement comme des ul8au conditions à respecter f hpvrpftp en retour des augmen- tations de tarifs de 2,5 % la semaine imposées à ses clients.Les efforts de com-dernière pressions doivent avoir un effet récurrent, dit le ministre, et ne doivent pas mettre en péril la fiabilité du réseau de distribution.La semaine dernière, M.Chevrette a fulminé lorsque des informations ont filtré voulant qu’Hydro-Québec irait puiser dans la poche de son personnel pour réaliser les compressions.«Qu’on fasse d’abord le ménage dans l’opulence», avait-il déclaré.Hier, il expliquait que ce qui l’avait rendu colérique, c’était que le public apprenne les me sures de compressions concernant les syndiqués sans qu’Hydro-Québec ne fasse connaître les mesures de réduction de ses dépenses «accessoires».M.Chevrette affirme que les compressions demandées, «on ne peut pas aller les chercher toutes dans l’accessoire, il faut aller dans la masse salariale».Il croit cependant qu’il faut «faire confiance» aux parties, la direction d’Hydro-Québec et les syndicats, pour trouver les accommodements satisfaisants.Selon lui, les syndicats d’Hydro ont déjà des suggestions à faire concernant le partage du temps de travail ou les heures supplémentaires.Certaines des suggestions syndicales pourraient avoir pour effet de réaliser les compressions dans d’autres secteurs de la compagnie, réduisant d’autant la pression sur la masse salariale.Les compressions proposées par Hydro-Québec sont les suivantes: ¦ 84 millions sont déjà en cours et concernent la réduction des effectifs (51 millions), la réduction des heures supplémentaires (19 millions) et diverses dépenses; ¦ 52,6 millions dans la réduction de la rémunération globale.Pour parvenir à cette somme, Hydro-Québec suggère une réduc- tion du salaire de base, une contribution égale de l’employé et de l’employeur au régime de retraite, une rémunération à 80 % des journées de maladie, une gestion plus serrée des repas payés à l’occasion dTieures supplémentaires, certaines heures supplémentaires compensées à temps simple, certains congés non rémunérés et l’abolition de diverses primes et indemnités; ¦ 7,7 millions de réduction des frais de réunion, de déplacement et de représentation; ¦ 2,5 millions pour la réduction du taux d’encadrement du personnel; ¦ 5,1 millions pour la réduction du budget de communication en éliminant les campagnes de publicité à la télévision, en fermant le bureau de Bruxelles, en réduisant de 20 % les commandites et les activités de mise en marché; ¦ 9,6 millions en réduisant les dépenses de normalisation du matériel; ¦ 7,1 millions en réduisant de 10 % les dépenses de formation et de participation à des colloques scientifiques et les activités de recherche et développement; ¦ 12,3 millions en fermant l’aéroport de La Grande 3, en éliminant des lignes téléphoniques; ¦ 18,5 millions en réduction de la force de travail.TPS: Martin envoie paître l’Ouest canadien Ottawa (PC) — Le ministre des Finances Paul Martin accuse les premiers ministres de l’Ouest d’hypocrisie pour avoir critiqué son plan d’harmonisation de la TPS avec les taxes de vente provinciales du Canada atlantique.Les premiers ministres de l’Ouest ont en effet fustigé le gouvernement fédéral parce qu’il mettait en péril l’unité nationale en accordant une compensation de un milliard de dollars,au Nouveau-Brunswick, à la Nouvelle-Ecosse et à Terre-Neuve pour avoir accepté d’harmoniser leurs taxes de vente avec la TPS.En soutenant que la compensation est injuste, les provinces de l’Ouest oublient de mentionner qu’elles ont eu droit par le pas- sé à des ententes particulières avec Ottawa, a rappelé M.Martin hier à l’extérieur des Communes.«Si les premiers ministres provinciaux contestent ça, il faut comprendre, dans ce cas, qu’ils ne le contestent que dans l’abstrait», a souligné M.Martin.«Parce que, quand il s’agit de régler leurs problèmes, pas un de ces premiers ministres n’hésite pour demander des ententes particulières pour lui-même.Ils font ça tout le temps.» Pendant des semaines, M.Martin n’a cessé d’essuyer des critiques à cause de son plan d’harmonisation de la TPS, surtout à cause de la compensation qu’il a offerte.Les trois provinces de l’Atlantique ont ac- iSÜSSt.-r (pit \m ac- cepté d’abaisser leurs taxes de vente pour les harmoniser avec la TPS.Les fonds octroyés par le gouvernement fédéral sont censés couvrir la perte de revenus qui en résulte.Les premiers ministres de l’Ouest ont affirmé mardi dans un communiqué que l’accord sur la TPS est un exemple de l’inégalité grandissante du système fiscal national.Le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Frank McKenna, a immédiatement répliqué, rappelant que les gens de l’Ouest devaient avoir une vision d’ensemble du Canada.«J’ai trouvé la déclaration du premier ministre McKenna fort à propos», a dit M.Martin.rm n m §ù cm&mm fr PME La France n'est plus ce labyrinthe bureaucratique, aux cocktails interminables SUITE DE LA PAGE 1 Jean-Eudes Tremblay, Pierre Ville-neuve et Laurent Lauzon n’ont pas attendu cette initiative.Pour eux, la France n’est plus ce labyrinthe bureaucratique, aux cocktails interminables et aux patrons impossibles à joindre au téléphone, où les affaires prennent un temps fou à se régler.C’est devenu leur principal marché d’exportation et, bientôt, une base de commercialisation pour toute l’Europe.ACT a été créé en 1994 pour mettre au point un logiciel de billetterie.Bien branchés dans les milieux informatiques et du spectacle (Pierre Villeneuve est propriétaire de L’Express à Montréal), les fondateurs d’ACT savaient que les jours de Ticket Pass (un logiciel français malgré son nom!) étaient comptés.Ils ont donc créé un outil adapté aux besoins du marché et aux standards informatiques les plus récents.Grâce à une tournée des salons internatio- naux, ACT a signé des contrats au Venezuela et en Espagne (avec les grands magasins El Corte Ingles) avant même de décrocher son premier client québécois.Lorsque les entrepreneurs ont frappé pour la première fois à la porte de la Délégation générale du Québec à Paris, on leur a dit qu’ils avaient un produit en or pour la France car il correspondait à deux standards du domaine, Windows NT et Tandem.On leur a aussi suggéré d’éviter d’affronter l’un des leaders du secteur de la billetterie française, la FNAC (liée aux magasins Le Printemps).Utilisé par le Théâtre d’Au-jourd’hui, la Licorne, le TNM, la Compagnie Jean Duceppe et plusieurs autres, le logiciel d’ACT est en voie de conquérir la France où 67 événements, festivals et théâtres l’utilisent déjà.Cela va du Festival de théâtre d’Avignon aux villes de Lyon, Bordeaux et Caen, en passant par l’Opéra de Vichy.Pour percer le marché français, nos trois entrepreneurs se sont associés à deux Français.Us ont acheté une petite société informatique, Arc Développement, et fusionné avec une autre, Data Sport.Avec 20 employés à Paris, un technicien à Bordeaux et un autre à Aix-en-Provence, ACT réalisera cette année en France un chiffre d’affaires de plus de cinq millions de dollars.Sans connaître toutes le même succès, 70 entreprises québécoises sont aujourd’hui actives en France.Cela va des géants comme Bombardier, Cascades et Québécor aux microsociétés du secteur informatique.«La PME est l’épine dorsale du lien économique entre le Québec et la France, dit Jean-Luc Alimondo, vice-président pour l’Europe de la Banque Nationale.Elle est finie l’époque où les chefs d’entreprise de Montréal passaient huit jours dans un hôtel parisien et s’en retournaient en disant: “Y a rien à faire icitte!”» Des centaines de patrons contac- tent chaque année Jean Duquette, responsable des affaires économiques à la délégation de Paris.De ces contacts, quelques-uns seulement connaîtront le succès d’ACT.Sur la soixantaine de projets que parraine chaque année l’ACTIM, un programme créé en 1964 et qui permet aux PME françaises et québécoises de se rencontrer sur la base de projets précis, le tiers environ se concrétise et donne lieu à des accords.Une moyenne plutôt honorable, même si le directeur général Pierre Crettiez trouve que «les résultats ne sont pas tout à fait à la hauteur de ce que l’on souhaiterait» et qu’avec les années, le nombre de participants «s’est un peu tassé».Celui qui débarque en France sans préparation risque de déchanter rapidement.Lorsque viendra le temps d’enregistrer sa société, il devra patienter des mois.Lorsqu’il faudra contacter ses interlocuteurs, il devra s’armer de patience et franchir de nombreux intermédiaires.En demandant une marge de crédit à la banque, il découvrira avec stupeur que son banquier ne sait même pas de quoi il parle.«Le plus difficile, c’est de comprendre les différences de mentalité», dit Jean-Eudes Tremblay, qui a passé un an à faire l’aller-retour entre Montréal et Paris à toutes les deux semaines.C’est pourquoi il est généralement plus facile de travailler avec un partenaire plutôt que de se lancer à l’aventure seul.Jean-Luc Alimondo est convaincu que les entrepreneurs français et québécois doivent s’associer non pas d’abord pour s’attaquer à leurs propres marchés mais pour conquérir des tiers marchés au premier rang desquels il place l’Europe de l’Est et l’Amérique du Sud.Chez ACT, «on est aujourd’hui en discussion avec la Suisse, la Belgique et les Pays-Bas», dit Jean-Eudes Tremblay, qui semble avoir pris un billet pour le tour du monde.CLINTON Une avance d'une vingtaine de points sur Dole SUITE DE LA PAGE 1 vaux le 17 juin — n’est pas parvenue jusque-là à mettre en avant des éléments susceptibles d’éclabousser l’hôte de la Maison-Blanche ou son épouse Hillary.Cependant, ce 17 juin devrait marquer l’ouverture a’un nouveau chapitre de ce dossier, potentiellement beaucoup plus dangereux pour le président Clinton que les - » multiples péripéties qui l’ont émaillé jusque-là.Ce jour-là doit débuter le1 ; procès de deux banquiers de l’Arkansas accusés d’avoir alimenté de' façon illicite la trésorerie de Bill Clinton lors de sa campagpe pour le poste de gouverneur de l’Etat.Comme lors du procès qui s’est ! >' achevé la semaine dernière, Bill Clinton a reçu d’un juge fédéral une citation à y comparaître en tant que' - ¦ : témoin.Comme il y a quelques semaines,1 le président devrait bénéficier d’un traitement de faveur et pouvoir li- 1 ¦ ¦ vrer son témoignage sur bande vi-; déo, bande dont les républicains étudient déjà la possibilité d’utiliser1 des extraits au cours de leurs mes-' sages publicitaires télévisés dans le cadre de la campagne de Bob Dole.• -De plus, les deux banquiers accu- 1 sés, Herby Branscum et Robert' Hill, sont des relations plus proches de Bill Clinton que ne l’étaient le couple McDougal et son successeur au siège de gouverneur, Jim Guy Tucker.Leur éventuelle culpabilité pourrait être nettement plus gênante pour le président.Seule bonne nouvelle pour la Maison-Blanche, ce procès devrait durer nettement moins longtemps 1 que le premier, qui s’était étiré sur * ;1 plus de trois mois.«Chaque jour, il y a un nouvel article sur Whitewater dans la presse», regrette l’avocat de Bill Clinton en charge de cette affaire, Mark Fabiani.«Cela distrait l’attention du public des questions plus importantes.Plus court sera ce second procès, mieux cela sera», a-t-il ajouté.* É il' ! Sondage favorable Malgré tout cela, Bill Clinton '•: : maintient son avance d’une vingtaine de points dans les intentions de vote sur son probable rival républicain pour l’élection présidentielle, Bob Dole, selon un sondage New York Times/CBS.Si l’élection avait lieu aujourd’hui, M.Clinton l’emporterait facilement par 54 % des voix contre 35 % à M.Dole, selon ce sondage réalisé auprès de 1200 personnes.Soixante-seize pour cent des son- : dés affirment que la récente condamnation pour fraude et détournement de fonds des trois anciens associés du président dans un procès à Little Rock (Arkansas) n’a1 '1 pas influencé leur opinion sur M.Clinton.Avec 51 % d’opinions favorables, f ! ; le président reste stable par rapport à la précédente enquête d’avril, tan-; dis que le sénateur Dole perd 10 points, à 42 % d’opinions favorables.La politique étrangère du prési- 1 dent est approuvée par 52 % des : ! sondés, soit l’un de ses meilleurs résultats depuis son élection en 1992.M.Clinton apparaît également comme le candidat le plus à même de lutter contre les véritables causes de la criminalité, le chômage et la pauvreté, selon ce sondage.’J${ M.Dole, pour sa part, est surtout considéré comme un homme hôn»1G nête et intègre par 42 % des perj ' j sonnes interrogées (contre 30 % : 1 < pour M.Clinton).Par ailleurs, les démocrates tè- >r : cueillent 45 % des intentions de voté • pour les prochaines élections au Congrès contre 38 % pour les républicains, actuellement majoritaires-u 1 au sein des deux chambres.1 Ne manquez pas notre cahier special Le samedi 22 juin Bonne fête LE DEVOIR Tombée publicitaire: le vendredi 14 juin 1996 Le devoir LES BUREAUX DU OEVOIR SONT OUVERTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H30 A I7H00 2050, RUE DE BLEURY, 9E ÉTAGE, MONTRÉAL.(QUÉBEC) H3A 3M9 RENSEIGNEMENTS ET ADMINISTRATION : (514) 9*5-3333 PUBLICITÉ AVIS PUBLICS (514)985 3344 ANNONCES CLASSÉES (514)985-3344 PUBLICITÉ (SU) 9*53399/MWtrô» (514) 9*5339* NUMÉRO SANS FRAIS 1 *00-363-0305 SERVICE DES ABONNEMENTS Us Mrôs*rôfa« rôtis DU LUNDI AU VENDREDI DE IH00 A 16H30 Hwtréti (514) 9*53355/ WtopM» (514) 915-3390 Erliritsr {sans Irait) 1 800 463-7559 s pw k xrria )dr BJrury.9r étijr.Montré; w I » Boordrao.dmâoo àt Im mt po 0656.Dépôt lÉpt I .612 o*m rwe Saint Jarqtx ¦ Qnébrc Téléphone fénér A1A
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