Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (5)

Références

Le devoir, 1996-06-08, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
FONDE 19 10 Vol.I, x x xvi - N o i :i i UES ARTS Le Quat'Sous: 40 ans de folie carabinée PAGE B 1 M 0 N T 11 K A I.I.E S S A M K I) I 8 E T I) I M A N (' Il !) .1 r I X I !) !) (i LIVRES Lectures d'été sous le signe de la diversité PAGE D 1 ?POLITIQUE Jacoby s'emporte contre le fisc PAGE A 6 ?CA II I E RS - I .!) 7 S + Tl» S + T V Q LES ACTUALITÉS Wenders contre Wenders PAGE A 5 PERSPECTIVES Bras de fer réformiste «Le Parti réformiste est à la croisée des chemins.La direction que nous prendrons déterminera si nous pouvons continuer à nous développer comme l’un des principaux partis politiques ou si nous allons nous réduire à un parti croupion.» — Lettre de P.Manning à ses députés, le 6 mai 1996 On en conviendra, ce n’est pas tous les jours que le chef et fondateur d’une formation qui est passée à un cheveu de former l’opposition officielle à la Chambre des communes évoque avec autant de candeur la possibilité que son parti tombe en désuétude et se condamne à la marginalité permanente.Le mois dernier, pourtant, au milieu de la pire crise qu’aient eu à traverser les réformistes au cours de leur brève histoire, M.Manning n’hésitait pas à sonner l’alarme.La nature du message illustre la gravité de la situation.Plus que jamais, le Reform est déchiré.Il est parvenu au stade des questions existentielles, celles qui guettent tout parti à mi-chemin entre l’ambition et l’en-thousiasme de la naissance d’une part et la dure réalité qui encadre l’approche du pouvoir d’autre part.Aussi est-ce une assemblée capitale pour l’avenir du parti qui se déroule depuis jeudi à Vancouver.Il y a un bras de fer à finir entre l’aile dure, éprise d’une pureté idéologique aux relents d’extrême droite, et les plus modérés qui savent que les compromis et l’ouverture sont la condition sine qua non d’une percée hors de l’Ouest Le problème, pour M.Manning, c’est que le populisme qui a nourri le Reform depuis le début est précisément l’obstacle à sa progression.Et que la frange la plus radicale du parti est sa plus militante, celle qui lui donne son souffle et le distingue du Parti conservateur, son principal adversaire quoi qu’on en dise.Cette frange s’abreuve à ce qu’on a appelé les «trois G»: God, guns and gays.Tout à la fois, elle prêche la loi et l’ordre, prône le rétablissement de la peine capitale, défend le droit de posséder des armes à feu, voudrait voir les séparatistes expulsés des Communes, est allergique aux taxes, aux déficits et à la péréquation, prend prétexte des «valeurs familiales» pour s’opposer à la reconnaissance des droits des homosexuels, honnit les médias et les groupes d’intérêt, n’a de cesse de voir le bilinguisme officiel rayé de la carte.Mais surtout, elle est la sacro-sainte «base» par laquelle tout arrive, la caution morale, le chien de garde qui aboie chaque jour au danger que ceux qui ont été élus pour aller changer Ottawa n’en reviennent plutôt changés par Ottawa.Dans ce contexte, l’élargissement des horizons relève du tour de force.Les chances de gagner un jour l’Ontario, même celle qui a voté pour Mike Harris, restent minces.Quant au Québec, aussi bien oublier ça tout de suite.Au prix d’une remise en question de son leadership — sans grand risque vu l’absence de successeurs potentiels —, M.Manning a donc choisi de procéder à un petit ménage.Il n’avait guère le choix de suspendre ses députés Bob Ringma et David Chatters, auteurs de remarques à saveur homophobe et raciste.Lui-même reconnaît d’ailleurs fréquemment que son parti doit absolument se défaire de sa réputation, qu’elle soit fondée ou non, de refuge de rednecks.Mais les sanctions prises au même moment à l’endroit de Jan Brown, une modérée accusée de ne pas être une «joueuse d’équipe» parce qu’elle avait critiqué ses collègues et qui devait ensuite démissionner, démontrent l’influence de l’aile droite sur la direction.Elles illustrent aussi la fragilité de l’équilibre à préserver.En fait, pour le Reform, toute la difficulté est là: faute de traditions, comment assurer qu’une formation née, pour l’essentiel, d’un mouvement de protestation — l’aliénation de l’Ouest —, qui s’est imposée à la faveur circonstancielle d’un désaveu du gouvernement conservateur, puisse maintenir une vitesse de croisière alors que les choses deviennent sérieuses?Comment protéger les valeurs qui font son originalité — la grande liberté de parole accordée aux députés, par exemple — sans pour autant passer le plus clair du temps à recoller les pots cassés?Ces maux de croissance sont typiques des partis po» litiques, et les réformistes ne sont pas les premiers à devoir les endurer.Tout est dans la façon d’y remédier.Et en politique fédérale, l’histoire démontre que les chances de succès réel — de victoire — d’une formation qui s’éloigne trop du centre sont à peu près nulles.Or si le Reform ne veut pas devenir, pour reprendre l’expression de M.Manning, un «NPD de droite», éternel tiers parti cantonné dans l’opposition jusqu’à en être folklorique, il n’a pas le choix: les aspirations des Canadiens dans leur ensemble ne rejoindront jamais celles de la «base» de l’arrière-pays albertain.Le déplacement est plus facile à évoquer qu’à effectuer, mais c’est la différence entre un regroupement de forces vives, fussent-elles de tendance conservatrice, et un «parti croupion».INDEX Agenda .B10 Lea Arts.B1 Avis publies.C8 Classées.CIO Économie.Cl Éditorial.-Al O Le monde.A8 Mots croisés.C9 Les sports .C12 METEO Montréal Ensoleillé avec passages nuageux.Max: 24.Dimanche: del variable.Max: 24.Québec Ensoleillé.Max: 24.Dimanche: soleil et nuages.Ntax: 23 Détails en CIO Chrétien tente d’échapper à l’échéance de 1997 TGV: Bombardier est invité à refaire ses devoirs MICHEL VENNE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Le premier ministre du Canada Jean Chrétien veut éviter la tenue, en 1997, de la rencontre fédérale-provinciale sur la formule d’amendement à la Constitution comme l’y oblige la loi fondamentale du pays, 15 ans après son adoption en 1982.M.Chrétien a donné cette précision, hier, à l’issue d’un tête-à-tête avec son homologue québécois Lucien Bouchard à la résidence secondaire du gouverneur géné- ral du Canada, à la Citadelle de Québec.La rencontre a duré une heure cinquante et a été qualifiée de «positive» et «excellente».Les deux premiers ministres ont mis de côté leur différend sur l’avenir du Canada pour concentrer leurs efforts sur les questions économiques.M.Bouchard a estimé qu’il «faudra d’autres» rencontres comme celle-ci car «ça nous projette dans la bonne direction».M.Chrétien a soutenu que durant leurs échanges, hier, les deux hommes n’ont «rien dit sur la Constitution».«J’ai été élu sur la promesse de ne pas y consacrer trop de temps», a fait remarquer le premier ministre du Canada.Rappelons que les déclarations de M.Chrétien niant le droit du Québec à disposer de lui-même, il y a quelques semaines, avaient provoqué une crise à Québec, incitant même M.Bouchard à menacer de tenir des élections hâtives.Hier, ce dernier était revenu à de meilleurs sentiments.M.Bouchard a obtenu l’assurance que VOIR PAGE A 12: 1997 PHOTO PC Les premiers ministres Jean Chrétien et Lucien Bouchard ont tenu hier un «sommet» à la Citadelle de Québec: d’abord l’économie.L’OSM sur la voie de la guérison Derrière les bonnes nouvelles se cache la nouvelle directrice Michelle Courchesne MARIO CLOUTIER LE DEVOIR Ly Orchestre symphonique de Montréal t va mieux, beaucoup mieux.Le moral des troupes est en hausse, les abonnements aussi d’ailleurs, avec une forte proportion de nouveaux abonnés.On pense même que d’ici trois ans l’orchestre devrait retrouver une certaine santé financière.Pas au point de voir fondre le déficit accumulé de cinq millions, mais en visant du moins l’équilibre budgétaire annuel.Ce revirement spectaculaire n’est pas le fruit du hasard mais plutôt la conséquence d’un changement radical d’attitude et de philosophie au sein de l’équipe de direction.Derrière les bonnes nouvelles et les nouvelles initiatives se cache la nouvelle directrice générale, Michelle Courchesne.Cette ancienne sous-ministre de la Culture dans le gouvernement libéral et sociologue-urbaniste de formation a su imposer, en un peu moins d’un an, une approche communication-marketing qui a déjà porté fruits.«J’ai abordé le problème de l’OSM en me demandant pourquoi on en était arrivés là.Utilisant une approche basée sur la communication avec les musiciens, les partenaires et le public, je me suis d’abord mise à l’écoute des gens pendant trois mois.Rapidement, je me suis rendu compte que sans musiciens, il n’y avait VOIR PAGE A 12: OSM PHOTO JACQUES GRENIER Michelle Courchesne ¦ '¦ De chats et de tribunaux PHOTO JACQUES NADEAU SANDY FRAM pourra garder son chat si un récent jugement rendu en Cour Supérieure fait jurisprudence.Cette dame est présentement devant la Régie du logement pour garder un animal domestique dans son habitation à loyer modique.Mme Fram conteste également une directive de l’Office municipal d’habitation de Pointe-Claire lui interdisant de recevoir des visiteurs plus de trois nuits par mois sans autorisation.Nos informations en page A 3.La loi 101 sera renforcée Un énoncé linguistique au goût du PQ La nouvelle politique sera déposée lundi à , VAssemblée nationale PIERRE O’NEILL LE DEVOIR Conformément à la volonté exprimée par les péquistes de la région de Montréal, le gouvernement Bouchard s’est donné un projet linguistique plus hardi et a redonné un nouveau souffle à sa détermination de faire du français la langue commune de tous les Québécois.La loi 101 sera modifiée et renforcée.Ministre de la Culture et des Communications, Louise Beaudoin fera lundi matin à l’Assemblée nationale une déclaration ministérielle et déposera alors le nouvel énoncé de politiques linguistiques que son gouvernement entend mettre en œuvre d’ici l’automne prochain, au terme d’un long processus de consultations.L’adoption du projet de loi qui en émergera sera toutefois reportée après le congrès national des membres du PQ, qui se tiendra du 22 au 24 novembre.Dans l’intention réitérée de renforcer, consolider et moderniser le français langue commune, la ministre proposera un plan en plusieurs étapes pour assurer la promotion du français en éducation, au travail, dans l’intégration des nouveaux arrivants et des allophones, ainsi que dans l’administration publique.Le projet répond à l’essentiel des revendications exprimées par les militants péquistes lors de la réunion du conseil national de la fin avril.Le chapitre 10 du programme du parti sera respecté, sauf en ce qui regarde les dispositions de la loi 86 relatives à l’af- VOIR PAGE A 12: PQ Le Jour de fête de Roger Monde Simple technicien devenu directeur photo reconnu, Monde se remémore sa participation au premier long métrage de Tati ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Quand vous demandez à Roger Mo-ride quelle fut la plus belle aventure de sa vie, il répond que c’est le tournage de Jour de fête.Mettez-vous à sa place.Il avait 22 ans quand les hasards de la vie et du métier l’ont conduit dans le petit village français de Sainte-Sévère.Jacques Tati y tournait son premier long métrage appelé à devenir culte.H deviendra l’un des plus brillants cinéastes comiques du siècle et mettra au monde i’adorable M.Hulot.Mais qui le savait à 1 epoque?C’était l’été et le plateau s’amusait Émigré au Québec depuis 1954, devenu depuis le temps directeur photo reconnu, Roger Monde voudrait-il oublier Jour de fête qu’il ne le pourrait pas.D’autant moins à l'heure où atterrit sur nos écrans, rutilant de ses couleurs d’origine, un Jour de fête ravivé.Les rouges et les verts semblent un peu délavés, robes et façades de Sainte-Sévère nagent en des teintes pastel qui leur confèrent un charme suranné.Rappelons que le film de Tati avait été tourné en 1947 à l’aide d’un nouveau procédé: le Thomsoncolor qui utilisait une pellicule gaufrée à cannelures et fut périmé avant de sortir, coulant à pic comme le Titanic.Tati, à son immense déception, ne put jamais en tirer de copies.Le film sortit deux ans plus tard en noir et blanc, car, par prudence et Dieu merci, Jour de fête avait été tourné aussi avec une caméra conventionnelle de sûreté.Si bien que le public ignora longtemps que la couleur était au programme.Tati, dans un élan de nostalgie, eut beau coloriser quelques images en 1961 et tourner de nouvelles scènes, le beau rêve chromatique d’ori- VOIR PAGE A 12: MORIDE ( Sur les lieux du tournage de Jour de fête dans le village français de Sainte-Sévère en 1947: Moride, dans son rôle de deuxième assistant caméraman, est à gauche, torse nu: «Tati était si communicatif, gentil, marrant, aussi drôle dans la rie qu'à l'écran.» s©3©æ®@& mmaMmmnmmm temmmam ______________ * L'aller simple à partir de Montréal basé sur l'achat d'un billet aller-retour.Et vos enfants voyagent GRATUITEMENT SI VOUS EFFECTUEZ VOS RÉSERVATIONS AVANT LE 15 JUIN !’ Canadien facilite vos déplacements et ceux de votre famille à Toronto.Du 29 juin au 2 septembre, vous décollez en Shuttle vers Toronto pour le prix exceptionnellement bas de 49 $.Et il y a plus : Vous êtes automatiquement inscrit au tirage quotidien d'articles originaux de La Collection Pepsi incluant une veste en cuir de La Collection Pepsi, un vélo de montagne tout terrain au design exclusif Pepsi ou un DiscmanIM Sony®, une courtoisie de Pepsi > Vous courez la chance de remporter le grand prix, un séjour de 4 nuits au Complexe Walt Disney World® de la Floride pour une famille de 4 personnes incluant le transport aérien, l'hébergement ainsi qu'un Passeport Magique illimité > Vous avez le choix parmi 44 vols Shuttle par jour entre Montréal et Toronto Pour ne pas manquer le Shuttle, appelez Canadien au 1 800 665-1 177 ou votre agent de voyages dès aujourd'hui.L?colle CÎ215&! *Lcs tarifs, représentant le prix d’un aller simple, sont bases sur le prix d’un aller-retour et n’incluent pas les taxes '\^y S’applique aux nouvelles réservations seulement Le nombre de sièges est limité, est sujet à changement et la disponibilité des sièges peut varier selon l’heure, le vol et la date L’achat des billets doit être effectué au moins 21 jours à l’avance et le séjour doit comprendre au moins une nuit Les billets doivent être émis dans les 24 heures suivant la réservation Les billets sont non remboursables à 100 % Les enfants voyagent gratuitement s’ils sont âgés entre 2 et 11 ans inclusivement Un billet enfant gratuit par adulte payant L’enfant et l’adulte doivent voyager ensemble et suivre le meme itinéraire Les réservations pour cette offre où les enfants voyagent gratuitement doivent être effectuées avant, ou le 15 juin 1996, pour des voyages devant être effectués entre le 29 juin et le 2 septembre 1996, et devant être terminés au plus tard le 2 septembre 1996 D'autres conditions s’appliquent Les tirages quotidiens des prix Pepsi et du grand prix seront accordés aux passagers voyageant entre le 29 juin 1996 cl le 2 septembre 1996 sur les vols Shuttle de Canadien entre Toronto et Montréal ou Ottawa Aucun achat nécessaire Ce concours s adresse â tous les résidents du Canada ayant atteint ou dépassé I âge de la majorité dans la province ou le territoire où ils résident Contactez les Lignes aériennes Canadien pour la liste complète des règles et règlements Canadien est une marque déposée des Lignes aériennes Canadien International Itéc l es logos de Pcpsi-Cola.Pepsi, La Collection Pepsi ainsi que la balle Pepsi sont des marques déposées de PepsiCo Inc HITUIOIK Ml Canadien SHUTTLE Vos affaires ont des ailes. I.K I) K V (MK.I.K S S A M K l> I 8 E T I) I M A X (' Il K !» .1 U I X I !» !» « A » - LE DEVOIR ?MONTREAL ROGER ROY Horloger bijoutier 935, U Uauchetière Ouest MoatrfalH3B2M9 Siège social du CN S 9T4.8A1.44S9 ?» Zodiac I W I I I I I • I La montra sport par .c.ll.nr.Affaire Matticks Ménard n’a jamais rien su «Je n’ai rien caché» Québec (PC) — L’ancien ministre de la Sécurité publique, Serge ivienard, s’est défendu avec énergie d’avoir été mis au courant il y a un an, selon un titre du journal La Presse, de l'affaire Matticks et des actes d’intimidation dont auraient été victimes des enquêteurs de la Sûreté du Québec de la part de cadres de ce corps de police.11 a aussi rejeté avec force l’affirmation du leader parlementaire des libéraux, Pierre Paradis, selon laquelle il avait caché ces événements à la population.A l’Assemblée nationale, en réponse à des questions de l’opposition, M.Ménard, aujourd’hui ministre de la Métropole, a affirmé qu’il a agi aussitôt que son cabinet a été informé de tous ces incidents, le 16 janvier 1996.Il a ajouté qu’il n’a pas cru bon cependant de porter toute cette affaire sur la place publique, sur le conseil du contentieux, afin de ne pas nuire aux procédures judiciaires en cours dans le procès Matticks, ces gens accusés d’importation de 26,5 tonnes de haschisch.Le jury délibère présentement dans cette cause.PHOTO ARCHIVES Serge Ménard Aux journalistes, plus tard, le ministre Ménard, visiblement en colère, a expliqué qu’il n’avait rien contre les auteurs de l’article.Il s’en est pris plutôt, sur un ton ironique, à ceux qui font les titres en les incitant «à lire les articles avant d’écrire un titre».M.Ménard s’est demandé de quelle manière il aurait pu savoir depuis un an, selon le titre de La Presse, ce qui s’est passé le 26 août 1995.«Même aujourd’hui, ça ne fait pas encore un an.Alors.(rire).j’espère, j’espère que vous allez corriger parce que beaucoup de gens ne lisent pas les articles et même en les lisant ne remarquent pas ces choses-là», a continué M.Ménard en se tournant vers le correspondant de La Presse.«Et beaucoup de gens ont la même impression que le leader de l’opposition en Chambre tout à l’heure, soit que j’ai caché des affaires alors que je n’ai rien caché.Dès que j’ai su, j’ai agi mais je n’ai pas rendu publiques des choses que je ne devais pas rendre publiques.» Le député Paradis a aussi laissé entendre que le successeur de M.Ménard à la Sécurité publique, Robert Perreault, n’avait pas été informé de ces faits quand il a pris la direction du ministère, fin janvier 1996.M.Perreault a expliqué que ces événements avaient été portés à sa connaissance par son prédécesseur lui-même et qu’il n’avait pas procédé publiquement pour la même raison, celle de ne pas nuire au déroulement du procès des membres du groupe Matticks.PHOTO JACQUES NADEAU Victor Regalado regarde le permis de séjour délivré mercredi par la ministre de l’Immigration et de la Citoyenneté, Lucienne Robillard, tandis que son épouse, Marie-Christine Guité, tient son fils Manuei Atonal Regalado-Guité.Celle-ci parraine sa demande de résidence permanente.Mme Fram sauvera-t-elle son chat?Le réfugié salvadorien a fait le «tour du poteau» aux États-Unis Atteinte de paralysie cérébrale et de paraplégie, elle se bat pour garder Barney L’affaire Regalado est terminée CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR Il y a une lueur d’espoir dans la vie de Mme Sandy Fram, 49 ans, atteinte de paralysie cérébrale et de paraplégie, qui vit seule dans un logement à loyer modique de Pointe-Claire et qui se défend devant la Régie du logement pour garder avec elle son chat Bamey.C’est que le juge Louis S.Tannen-baum, de la Cour supérieure, a rendu cette semaine un jugement en faveur de Dorothea Coulombe, contre l’Office municipal d’habitation de Pointe-Claire, dans le même genre de cause.La décision d’interdire les animaux domestiques aux personnes habitant des édifices à logements subventionnés par la Société d’habitation du Québec devrait être étudiée cas par cas, dit le juge.Ce jugement renversait deux décisions antérieures, rendues respectivement par la Régie du logement et par un juge de la Cour du Québec.«Mon animal m’est bénéfique», dit Mme Fram, ajoutant que «contrairement aux humains, les chats ne portent pas de jugement sur les personnes handicapées».Mme Fram vit dans un logement subventionné par la Société d’habitation et appartenant à l’Office municipal de Pointe-Claire depuis plus de 15 ans.Bien qu’il n’y ait jamais eu de plaintes de voisins ou de locataires concernant le chat de Mme Fram, l’Office municipal d’habitation de Pointe-Claire lui a envoyé une lettre lui ordonnant de s’en débarrasser, par souci d’uniformité dans les directives aux locataires.Dans les deux cas, l’Office municipal d’habitation de Pointe-Claire avait fait signer aux locataires, à leur arrivée sur les lieux, un engagement à ne pas garder d’animaux domestiques dans leur appartement Mme Fram affirme qu’elle est parfaitement capable de s’occuper de son chat et que son appartement est propre.Elle vit par ailleurs entourée de photos de Barney et, dans son logement, trône une inscription: «une maison n’est pas un foyer tant qu’un chat n’y habite pas».Selon Dominique Neuman, l’avocat de Mme Fram, les locataires qui sont couverts par les programmes de subventions de la Société d’habitation du Québec n’ont pas le choix de l’endroit où ils logent.Ils ne peuvent donc pas refuser de signer une clause interdisant les animaux domestiques.En vertu du programme de subventions, les locataires admissibles investissent 25 % de leurs revenus dans leur loyer Cir\Oî\ OUTRE-TERRE.BELGIQUE JEPHAN de VILLIERS ALAIN WINANCE EMILE DESMEDT JEAN-DOMINIQUE BURTON En collaboration avec la GALERIE LA VÉNERIE, Bruxelles Vernissage aujourd'hui de 15h00 à 18h00 JUSQU'AU 1.3 JUILLET 1996 372, rue Sainte-Catherine ouest # 444 Tél.: 393-8248 du mercredi au samedi de 12h00 à 17h30 Le Centre d'exposition Circa remercie le Conseil des Arts et des lettres du Québec et le Conseil des arts de la Communauté urbaine de Montréal.d 0 I ( Q VENTE SEMI-ANNUELLE Jusqu ,50% de rabais • GRACE • IN WEAR • TOMBOLINI • ROUGE À LEVRES • TODD OLDHAM 277, av.Laurier O.• 270-6154 413, St-Jacques O.• 844-9125 Centre 4e Commerce Mondial et la SHQ couvre 90 % du déficit du propriétaire, qui est dans ce cas-ci l’Office municipal de Pointe-Claire.D’ailleurs, au sujet des animaux domestiques, la directive de la Société d’habitation du Québec concernant les logements à loyer modique est claire: «La jurisprudence traitant de la présence d’animaux de compagnie dans les logements est quasi unanime tant dans le secteur privé que public: le locateur doit prouver de façon évidente qu’il y a préjudice sérieux à son égard ou à l’égard des autres locataires s’il veut obtenir qu’un locataire se départe de son animal ou qu’il résilie son bail, et ce, même si une clause interdisant la présence d’animaux de compagnie était inscrite au bail au départ», écrivait, le 17 janvier 1994, le président-directeur général de la SHQ aux présidents d’offices municipaux d’habitation du Québec.De façon générale, «on reconnaît davantage l’effet sécurisant, utilitaire et même bénéfique d’animaux de compagnie», ajoute-t-il.JEAN CHARTIER LE DEVOIR Victor Regalado,a fait «le tour du poteau» aux Etats-Unis.Le 6 juin, il a passé la frontière canadienne à Saint-Bernard de Lacolle avec son avocat Noël Saint-Pierre, il est resté 90 minutes, au poste-frontière Champlain des Etats-Unis, et il est revenu à Montréal avec un permis signé par le ministre de l’Immigration du Canada, daté du 5 juin.L’affaire Regalado est donc terminée.Elle fait 6 volumes de 6 pouces chacun, a précisé son avocat.Le critique de l’opposition officielle à la Chambre des Communes, le député bloquiste Osvaldo Nunez, a tenu à venir le féliciter hier à Montréal.«En commun, nous avons d’avoir fui deux régimes autoritaires d’Amérique latine, a-t-il dit.Je veux le féliciter et lui souhaiter la résidence permanente au plus tôt.» M.Nunez a fui le régime du colonel Pinochet, quand celui-ci a renversé le régime Allende élu démo- cratiquement au Chili, voici plus de 20 ans.Victor Regalado a fui le régime militaire du Salvador en 1982, avant le rapatriement de la Constitution canadienne, avant l’adoption d’une charte des droits au Canada, a rappelé son avocat.Bonne conduite Le 6 juin, Victor Regalado a reçu une «confirmation de son attestation de départ» délivrée à Montréal, en anglais, par le fonctionnaire L.Chiu, à la suite d’un certificat de bonne conduite émis par le Salvador le 14 mai et d’un autre certificat émis par la gendarmerie royale du Canada le 27 mai.Néanmoins, Victor Regalado a encore un dossier au SCRS, au Service canadien des renseignements spéciaux, a fait valoir Me Saint-Pierre.Et Osvaldo Nunez cite une lettre du 8 mars 1995 de Sergio Marchi, ministre de l’Immigration du Canada à l’époque.Celui-ci écrivait: «Comme vous le savez, M.Regalado a été frappé de renvoi pour des raisons de sé- curité en février 1982.» La demande de parrainage du nouveau résident a été faite par sa compagne de fait depuis 13 ans, Marie-Christine Guité.Victor Regalado aura donc été stoppé dans ses démarches pendant 14 ans avec une référence à l’article 39 de la Loi de l’immigration du Canada de 1976.Cet article fait référence aux subversifs.Victor Regalado s’est rendu au poste Champlain jeudi avec une lettre à l’intention de l’immigration américaine.Le ministre Lucienne Robillard s’est montrée plus généreuse au départ que son prédécesseur, a fait valoir hier l’avocat de Victor Regalado.C’est elle qui a demandé la lettre de référence à la GRC et qui a autorisé l’émission d’un permis de séjour lundi dernier.La demande de résidence permanente de Victor Regalado sera faite lundi prochain.Il devra alors débourser 1475 $ en présentant sa demande.4129, rue Saint-Denis ’EOPLES T .E .S O P T O M 4021, Saint-Laurent Montréal 849-1433 1327, Greene Westmount 937-0446 TOULCH Des lunettes pour être vu. I.K I) K V OIK.I.E S S A M EDI K E T l> I M A N (' Il E II .1 11 I N I I) Il t Mégapouponnières de porcelets et porcheries LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Le ministère de l’Environnement et de la Faune (MEF) s’apprête à autoriser la construction de mégapouponnières de porcelets et porcheries dans le bassin versant de la rivière Fouquette, à Saint-André-de-Ka-mouraska, qui abrite la plus importante des dernières frayères d’éper-lans arc-en-ciel du Bas-Saint-Laurent.C’est ce qu’a révélé un des sous-ministres adjoints du ministère de l’Environnement et de la Faune (MEF), Georges Arsenault, lors de la divulgation, jeudi, du rapport-synthèse d’Environnement Canada sur l’état de santé du Saint-Laurent.Interrogé par Le Devoir, M.Arsenault a déclaré qu’«il se peut que certains incidents malheureux [surviennent], qui vont compromettre les efforts de restauration entrepris» sur la Fouquette.Invité à préciser la nature de ces «incidents malheureux», le sous-ministre adjoint a dit qu’il s’agissait «d’activités qui ont un impact négatif» sur la rivière et les dernières frayères.La famille Breton, un des géants de l’industrie porcine, a demandé au MEF d’autoriser la construction de , .tfois «pouponnières» de 1500 porcelets chacune sur des fermes situées jjà proximité du cours d’eau.Le pro-dmoteur s’est engagé à obtenir des [‘surfaces d’épandages suffisantes.HOr, d’autres fermiers viennent de '^présenter une autre demande pour !’1a construction d’une importante porcherie d’une capacité de 1500 têtes.Deux autres projets similaires pourraient éventuellement voir aussi ,1e jour dans la mesure où les co-fchonnets doivent être engraissés jjquelque part.h La possibilité que Québec autorise |,une forte production porcine dans jjun écosystème aussi névralgique a [«consterné les hauts fonctionnaires ^fédéraux présents d’autant plus que £ Québec et Ottawa ont investi dans le ;’cadre du Plan d’action Saint-Laurent SVision 2000 des centaines de mil- B \i I i* £ I liers de dollars pour restaurer la petite rivière Boyer, un autre cours d’eau de la même région.Jusqu’à l’extinction complète de ses frayères pour cause de pratiques agricoles abusives, la Boyer était le foyer principal de la reproduction des éperlans dans le Bas-Saint-Laurent.Ses frayères généraient à elles seules plus des deux tiers de tous les éperlans de la côte sud de l’estuaire fluvial.Les éperlans constituent un des poissons-fourrage à la base de la chaîne alimentaire du golfe.Il n’est pas jusqu’aux immenses bélugas qui se font un régal du petit poisson, apprécié tout autant par les humains.La capture de l’éperlan constitue une activité traditionnelle locale d’autant plus tenace que la petite lame d’argent est un délice pour le palais.La rivière Fouquette était responsable du tiers de la reproduction de l’éperlan arc-en-ciel.Elle est alimentée en eau par un tout petit bassin versant de 69 km carrés, déjà occupé à 83 96 par l’agriculture.On y trouve la plus forte concentration animale de toute la région du Bas-Saint-Laurent, soit 53,3 unités animale au kilomètre carré, ce qui lui impose déjà un stress important.Un rapport de service du MEF, divulgué par Le Devoir en février, indiquait: «Nous ne pouvons plus nous permettre de mettre en péril une des constituantes majeures du cycle vital de l’éperlan arc-en-ciel et des actions devront être entreprises afin que nos préoccupations et nos investissements soient sérieusement pris en compte lors de l’évaluation des projets de production porcine.» Au cours des dernières semaines, le MEF a suggéré aux agriculteurs et défenseurs du milieu de s’engager dans la formation d’un comité de gestion du bassin versant.Il n’a pas précisé toutefois si cette mesure allait permettre à ses services et aux défenseurs du milieu de réaliser des études de potentiel avant d’autoriser les projets soumis par la famille Breton.Lors de la Fête nationale Le fleurdelysé flottera sur Paris ¦ ?CHRISTIAN RIOUX CORRESPONDANT DU DEVOIR A PARIS (•T e drapeau québécois sera hissé ¦ JL/le 24 juin prochain sur la Place :ïdu Québec, au cœur de Saint-Ger-Jmain-des-Prés à l’angle de la rue de ;?Rennes et du boulevard Saint-Ger-’’•main.:jj Le maire du 6e arrondissement £de Paris, Jean-Pierre Lecoq a accepté de donner suite à cette demande ^formulée par des membres de l’As-ysociation des étudiants québécois à .-Paris qui veulent souligner de cette ’’façon la fête nationale du Québec.•; Le drapeau sera par la suite hissé :en permanence au milieu de ce carrefour parmi les plus achalandés de la ville face au célèbre café de Flore.Une cérémonie d’inauguration se déroulera dans l’après-midi du 24 juin.La fête nationale du Québec sera de plus marquée à Paris par une Quinzaine québécoise qui permettra dès dimanche à plusieurs jeunes artistes québécois de se produire dans la capitale française.Au programme: 25 événements et spectacles parmi lesquels la violoncelliste Emmanuel Tremblay, une soirée jazz, avec Christiane Raby, et Mario Brassard, lauréat du festival de la chanson de Granby.Simon Bertrand, l’un des organisateurs, ne ’cache pas son souhait que cette quinzaine se répète chaque année et «devienne une tradition».Vous déménagez?Tenez-nous au courant.En avisant Hydro-Québec de votre changement d’adresse le plus rapidement possible, vous vous dégagerez de la responsabilité de payer pour le service à votre ancien domicile.Informez-nous au plus tard sept jours avant votre déménagement et évitez du coup les attentes pendant les périodes de pointe.Composez le numéro de téléphone inscrit sur votre facture ou remplissez le volet « Avis de changement d’adresse» que vous retournerez avec votre paiement dans l’enveloppe-réponse.À compter du 15 juin 1996, si vous êtes déjà client d’Hydro-Québec et que vous déménagez, des frais de gestion de dossier de 20 $ seront ajoutés à votre facture.Dans le cas d’un nouveau client, les frais s'élèveront plutôt à 50 $ pour l'ouverture de son dossier.a* Hydro Québec » il "’vr-'T'-y IÎV-ST T •• 4a *.WM wmm Le génie québécois PHOTO JACQUES GRENIER DANS LA FOULEE des événements entourant le 75' anniversaire de son incorporation, l’Ordre des ingénieurs du Québec a lancé hier un livre intitulé Les Génies québécois: histoire d’une conquête, publié chez Libre Expression et écrit par le journaliste et écrivain Georges-Hébert Germain.On y retrace notamment l’histoire de Manie 5, de la voie maritime du Saint-Laurent, du pont-tunnel Louis-Hippolyte-Ixifontaine, du métro de Montréal, de la Place Ville-Marie, des satellites Anik E et des grands barrages de la Baie-James, toutes de grandes réalisations du génie québécois.«Partout dans le monde, il n’y a pas un barrage important qui ait été construit sans que des ingénieurs québécois y aient contribué», a dit Georges-Hébert Germain.Hydro-Québec et Alcan ont financé la publication de ce livre.Tiré à 5000 exemplaires, l’ouvrage sera vendu en librairie au prix de 100 $.Ci-dessus, Yves Villeneuve, de la société Alcan, l’auteur Georges-Hébert Germain, le président du conseil d’administration d’Hydro-Québec, Yvon Martineau, et le président de l’Ordre des ingénieurs, Bernard Lamarre.Lac Saint-Jean: ensemencement de ouananiches LE DEVOIR Le ministère de l’Environnement et de la Faune (MEF) ensemencera cette année dans les tributaires du lac Saint-Jean 1,1 million de jeunes ouananiches provenant tous de la pisciculture du Centre écologique du lac, une initiative qui coûte 1,5 millions.Selon les données gouvernementales, 40 % des captures des pêcheurs sportifs sont des poissons ensemencés.Malgré tout, les pêcheurs locaux ont l’impression que la productivité du lac commence à peine à se rétablir.En 1994, sur la Métabetchouan, 30 % des reproducteurs provenaient des ensemencements, une proportion qui a grimpé à 40 % l’an dernier.La population de ouananiches du lac Saint-Jean, un saumon atlantique acclimaté à l’eau douce, a chuté de façon draconienne en 1990 sans que les biologistes puissent en identifier formellement la cause.Plusieurs attribuent ce déclin à la production hydro-électrique d’Alcan et au marnage du lac de plus de 30 km de diamètre.Avertissement du directeur général de la FA( ) La sécurité alimentaire mondiale mise à rude épreuve Ottawa (PC) — La baisse marquée de la production céréalière mondiale et la hausse des prix des céréales montrent à quel point les pays industrialisés doivent redoubler de vigilance pour assurer la sécurité alimentaire mondiale, a souligné hier le directeur général de la FAO, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, Jacques Diouf.De passage à Ottawa où il assistait au Forum canadien sur le Sommet mondial de l’alimentation, M.Diouf a rappelé que cette rencontre internationale devra plus que jamais tenir compte des aléas des marchés internationaux.Un Sommet mondial de l’alimentation aura lieu du 13 au 17 novembre à Rome, sous l’égide de la FAO, 22 ans après la Conférence mondiale de l’alimentation de Rome en 1974.On y avait proclamé que «chaque homme, femme et enfant a le droit inaliénable d’être libéré de la faim et de la malnutrition.» Aujourd’hui, cet objectif, qui aurait dû être atteint en dix ans, demeure un rêve.Selon M.Diouf, la communauté internationale s’est laissée convaincre trop vite que les problèmes alimentaires avaient été réglés et que les stocks excédentaires de céréales représentaient une situation permanente qui ne pouvait pas changer du jour au lendemain.«Or, nous avons vu dans l’espace d’un an que la situation qui existait depuis 20 ans a changé radicalement», a-t-il expliqué au cours d’une conférence de presse.Parce que la production céréaliè- re est en baisse, la sécurité aliinun-taire mondiale est mise à ru/le épreuve, a constaté hier M.Diouf et le Sommet mondial devra prendre des mesures pour éviter qu’une Situation semblable ne se produise.Pour sa part, le ministre de l’Agriculture Ralph Goodale a rappelé que le Canada voulait faire davantage en matière d’aide au développement mais qu’il devait d’abord mettre de l’ordre dans ses finances.Le Sommet mondial de l’alimentation survient à un moment critique où la hausse marquée du prix dès céréales pénalise les pays en voie pe développement déjà fortement endettés.C’est 3,4 milliards de plps que les pays pauvres devront débourser pour acheter les céréales sur les marchés internationaux.Dans un document de discussion en prévision du Sommet mondial de l’alimentation, le Canada se targpe de posséder «un dossier enviable sur le plan de la sécurité alimentaire familiale et nationale.La plupart des Canadiens ont accès à dçs sources d’alimentation suffisantes et fiables, ce qui leur permet de vivre sainement et de manière productive», y lit-on.Or, selon de nombreux participants au Forum canadien sur Je Sommet mondial de l’alimentation, le bilan du Canada en matière de sécurité alimentaire n’est pas au$si rose qu’on le décrit.Un participant a noté que .le nombre de soupes populaires était en hausse depuis les années 8.0.On en compte maintenant 45,6.Plus de deux millions de Canadiens y ont recours.Coupes à blanc réduites LE DEVOIR La nouvelle réglementation sur la récolte forestière réduit sensiblement les traditionnelles aires de coupe à blanc et les rapproche des normes d’exploitation en vigueur chez nos voisins du Sud.En effet, la coupe à blanc dans le sud de la province, qui pouvait atteindre 250 ha dans le passé partout dans la province, sera autorisée sur des surfaces maximales de 50 ha à l’avenir, soit l’équivalent d’un terrain de golf de 18 trous.Mais dans le centre du Québec, où s’effectue une grande partie de l’exploitation forestière, les coupes à blanc seront ramenées de 250 à 100 ha, soit une réduction de 60 96.Plus au nord, les forestiers pourront raser sur des surfaces de 150 ha, soit une réduction de 40 96 seulement par rapport à l’ancienne norme.Enfin, dans certains types de forêt plus sensibles, toute coupe à blanc sera interdite.Dans tous les cas, la nouvelle réglementation impose aux forestiers d’obtenir un couvert végétal aussi dense, quatre ans après la coupe.Et les sites utilisés pour les camps et l’équipement devront être rendis dans leur état originel et reboises après coup.Dans les bordures de cours d’eau, il sera possible de récolter de façb'n sélective les arbres adultes à condition de ne point dégarnir, ce qui est généralement bénéfique à la protection des rives par le rajeunissement et la multiplication de la végétation'.Dans les ravages de cerfs ou d’qjp-gnals où dominent les feuillus, la récolte du bois sera limitée à 25 ha et à 10 ha dans les zones de résineux.La nouvelle réglementation impose d’autre part aux forestiers de protéger les jeunes arbres et à protéger le sol forestier en obligeant la machinerie à utiliser les mêmes corriddrs de passage.Quant à la grande faillie, on pense la protéger suffisamment en laissant en place une partie du couvert végétal et en la faisant bénéficier de la réduction des parterres de coupe.Enfin, la réglementation impose comme, par le passé, de protéger l’aspect visuel des forêts en masquant par des lisières d'arbres de 20 mètres (inchangé) la calvitie dont semblent souffrir les montagnes rasées par les forestiers.c: Uj n ++ ++ Il ,fS jri * BBIHBHHHHBnHI Entrevue avec le cinéaste allemand Wenders contre Wenders «Il faut se révolter contre le poids de son expérience» ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Wim Wenders en a un peu marre de faire du Wenders.Il trouve ça suspect et limitatif.C’est pourquoi, m’explique-t-il dans son français impeccable et un peu lent, autour d’un café qui tarde à venir, avec un sourire qui finit par pointer sur son visage et ses yeux sollicités par tous les mouvements du dehors, il n’a plus qu’une envie: s’ouvrir aux univers qui s’agitent à côté de lui.«Il faut se réyolter contre le poids de son expérience», explique l’ancien porte-étendard du nouveau cinéma allemand que l’étendard en question encombre visiblement.Quand on a été porté aux nues par toute une génération, quand on fut le cinéaste-culte des Ailes du désir et de Paris Texas, quand on s’est ensuite plus ou moins cassé la gueule sur Si loin si proche et Jusqu’au bout du monde, quand chaque film que l’on met au monde est attendu comme le pain du Messie, bon, pas bon, quand on a tant chanté Berlin, «la seule ville au monde qui change complètement de visage», on s’arrête un peu, on trouve qu’avoir un nom, c’est bien lourd, et on réfléchit.«J’ai cinquante ans, la moitié de l’âge du septième art, je tourne depuis un quart de siècle.Le cinéma d’auteur n’a plus beaucoup de force.Il doit regarder vers l’avenir.Ai-je dit que ce fut un privilège pour moi de travailler avec des étudiants?» De quels étudiants parle Wenders?De sa classe de l’Académie du film de Munich avec laquelle, renonçant à jouer les profs traditionnels, il a tourné un film.Présenté en première mondiale au Festival du nouveau cinéma de Montréal, celui-ci s’intitule Les Lumières de Berlin et nous vaut la venue du cinéaste dans nos terres.Caméra rudimentaire Ce film raconte l’aventure des frères Skladanowsky qui mirent au monde à Berlin en l’an de grâce 1895 une caméra artisanale et quelque peu rudimentaire, le Bioskop.Forains pa-terjteux, ils furent l’envers de l’image d’Epinal du bon Allemand ingénieur, méticuleux, à l’esprit et aux méthodes scientifiques.C’est ce qui a séduit Wenders.Séduction accrue à l’heure de réaliser le film avec une caméra à manivelle et 18 images par seconde, «dans les mêmes conditions qu’au début du siècle, avec des plans fixes, un nombre minimal de prises».Chaque étudiant était responsable d’une scène, supervisée par Wenders.Ce qui devait être un court métrage s’est étiré en deux courts métrages, puis en trois parties, finalement allongées avec un interminable générique de fin pour donner les 79 minutes réglementaires au format long métrage.Disons-le, son film est exquis, fantaisiste et bien plus drôle que les autres documentaires entourant la naissance du cinéma.Wenders lance Les Lumières de Berlin au festival Chamberlan, où le cinéaste allemand vint tant de fois au cours de sa vie.Il déclare se sentir ici en contact avec l’avenir et s’en trouver stimulé.Wenders n’a jamais été prophète en son pays.Dans une Allemagne envahie par Hollywood et les comédies grand public maison, depuis le déclin du cinéma national au cours des années 80, il n’est pas très hot là-bas.Les Lumières de Berlin n’ont pas encore trouvé distributeur.à Berlin.Le film passera à la télé sur Arte.En France, il fera le circuit des cinémas d’art et d’essai, mais dans les salles allemandes, nein.PHOTO JACQUES NADEAU Wim Wenders: «J’ai 50 ans, la moitié de l’âge du septième art» Pourquoi les frères Skladanowsky?Dans la frénésie entourant le centenaire du cinéma, chaque pays a voulu fêter «ses» inventeurs du septième art.L’Amérique a eu son Edison, la France ses frères Lumière.L’Allemagne tire gloire pour sa part des frères Skladanowsky.Wenders n’était pas au départ si familier de leur Bioskop infernal (dont les pellicules n’étaient pas enroulés sur des bobines mais en des boucles qui rejouaient tout le temps).Mais le centenaire aidant, les recherches sur ces pionniers furent mises à jour.Finalement, lui et son équipe décidèrent de ne pas utiliser les vrais films reconstitués des frères Skladanowsky.Ils ont plutôt refait ces images du temps à leur manière, «histoire, explique Wenders, d’avoir plus de liberté, de mettre de l’humour, de s’amuser».Un charme fou Les Lumières de Berlin nous arrive d’abord par la voix et le regard d’une petite narratrice, la fille de Max Skladanowsky, ce qui apporte un charme fou à l’affaire.A la fin, en chair et en os, une autre fille de Max, Lucie, verte dame de 92 ans, viendra raconter ses souvenirs de famille.«La caméra à manivelle a eu une influence sur le film et sur nous, explique Wenders, une sorte de mystique.C’était presque un acte saint de tourner.L’appareil recréait un mystère, cette impression de dédoubler la réalité que ressentaient les pionniers.» Une pause.«Je trouve si bon, entre deux grosses productions, de mettre les pieds à terre en bricolant un film presque artisanal.» Il essaie toutes sortes de choses, ce Wenders.L’an dernier, servir d’assistant à Antonioni sur Par-delà les nuages fut pour lui un drôle de défi.«Je n’avais jamais été assistant de ma vie, explique-t-il.Et j’ai eu alors l’occasion de participer au film d’un autre, à toutes les étapes du processus.Sa méthode était exotique pour moi.Il ne tenait pas compte de la continuité, et j’étais certain qu’on courait au-devant de la catastrophe.Et puis tout marchait finalement.Antonioni m’a appris à me libérer de mes angoisses techniques, à me sentir plus libre.» Lui qui fut longtemps un cinéaste d’images s’est au fil de sa carrière converti aux charmes du récit.«C’est le récit qui peut sauver les images, leur donner une dignité et une direction.Aujourd’hui, le sens est plus important que l’image», estime-t-il.Wenders se sent privilégié d’avoir pu se développer dans le créneau du cinéma d’auteur.«Mais ce modèle n’est pas valable pour toujours.Il y a l'Internet, tout bouge.Moi, je ne veux pas demeurer enfermé dans la manière Wenders en étant l’auteur de mes films du début à la fin.La force du cinéma, c’est son ouverture;» «Ça devient un luxe de pouvoir tourner dans sa propre langue, soupire le cinéaste de Paris Texas en déclarant avoir plus de succès dans son pays avec des films tournés en anglais puis doublés en allemand.Alors.Son prochain film, de science-fiction et d’amour, auquel il a travaillé trois ans avec Bono de U2 et le scénariste Nicolas Klein, s’intitulera The Million Dollar Hotel, sera tourné cette année en anglais à Hollywood.«Mais ça ressemblera tout de même à du Wenders», promet-il.On ne se refait pas.Les Lumières de Berlin sera présenté dans le cadre du Festival du nouveau cinéma le vendredi 14 juin à 19h au Cinéma du Parc et le dimanche 16 juin à 17h au même endroit.Habiter le Vieux-Montréal et ses Faubourgs Pour bien saisir toute la romance de l'arrondissement historique et l'effervescence de ce quartier urbain d'avenir Appelez-nous ntenant: (514) 872-1555 Société de développement de Montréal Une ndété panmunidpate de ta de MontrM.Le chapeau Tilley confortable est à l’épreuve de l’eau et de la moisissure, protège contre les rayons UV, s’attache, flotte et ne rétrécit pas (lavable à la machine).Il est protégé par une assurance feu-vol-vandalisme.De plus, il sera remplacé sans frais si jamais il s’use.EMBALLAGE-CADEAU GRATUIT! "filley Endurables 158, ave.Laurier ouest 272-7791 TÉLÉPHONEZ POUR OBTENIR GMTUTTIMBCT UN CATALOGUE DE COMMANDE POSTALE 1-800-465-4249 J \ Les personnes âgées auront un site sur Internet LIA LÉVESQUE PRESSE CANADIENNE Les aînés se mettent à Internet.Les personnes âgées y auront leur site, le Réseau d’information des aînés, qui donnera des renseignements sur la santé, la planification budgétaire et des conseils juridiques.L’UQAM pourra même se charger de la formation.La Coalition des aînés du Québec, qui regroupe près de 20 associations de retraités et de personnes âgées, en a fait l’annonce hier, dans le cadre du Salon rendez-vous des 50 ans et plus, qui se tient à Montréal.«Les aînés ne veulent pas être les analphabètes du futur», lançait, pleine d’enthousiasme, Gisèle Bérubé, coprésidente de la Coalition des aînés du Québec, lors du lancement officiel du réseau.Les personnes âgées veulent savoir se servir de cet outil moderne de communication et d’apprentissage.Le Réseau d’information des aînés se veut à la fois un outil de référence spécialisé pour les personnes âgées et un moyen de communiquer entre elles et avec les jeunes.Jusqu’ici, 10 ou 12 mouvements de personnes âgées y ont inséré des informations: leurs services, leurs coordonnées, le calendrier de leurs activités par exemple.On peut aussi y consulter les mémoires remis aux gouvernements par certains groupes d’aînés sur des sujets d’actualité.Par la suite, les concepteurs espèrent développer beaucoup plus le réseau.«On invite les associations à nous fournir de l’information», signalait hier Mme Amapola Alarès.En plus du volet informatif, ce réseau permettra aux personnes âgées de communiquer entre elles et, surtout, avec les jeunes.Le groupe aimerait développer une sorte de «mentorat», de conseils de sagesse entre des jeunes et des aînés.«Ce sera un moyen de communiquer avec nos petits-enfants, se réjouissait Mme Bérubé.Ça leur appartient autant que les jeunes.» Le Réseau d’information des aînés prévoit également la formation, qui sera assurée par le laboratoire de technologie interactive de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), et ce pour une période de deux ans.Aux sceptiques qui ne voient guère leur grand-maman «surfer» avec avidité sur Internet, l’içrre Girardin, de l’UQAM, indique qu’aux Etats-Unis, entre 3 et 10 % des aînés utilisent Internet, selon les estimations.Et lorsqu'ils ont maîtrisé les touches et les boutons, «ils vont plus loin [que les jeunes], car ils se donnent des objectifs» à atteindre, relate-t-il.Jean-Marie Marcotte, présidente de la Fédération de l’âge d’or du Québec, ignore combien de personnes âgées disposent, à la maison, d’un ordinateur.Les concepteurs du projet notent toutefois que s’ils n’en ont pas, les intéressés pourront utiliser l’ordinateur de leur groupe ou association, ou celui d’une bibliothèque ou d’un lieu public.Par l’intermédiaire de ses 20 associations membres, la Coalition des aînés du Québec représente environ 500 000 personnes.La nouvelle carte MasterCard MD Bell de la Banque de Montréal Accumulez des points InterMax pour obtenir des interurbains Bell gratuits.C'est une carte de crédit sans frais.Vous accumulez des points Inter.Max in • à chacun de vos achaLs.C'est aussi une Carte d'appel Bell.Vous accumulez des points InterMax à chacun de vos appels interurbains rt.Renseignements : Magasins Téléboutique1 succursales de la Banque de Montréal, ou au 1 888 855-7222.- Banque de Montréal MD la Saroje de Montréal est ot usager sous hcence de la nroue déposée et du sywbofe de MasterCard international me f Marques de comnerce de Bd Canada îf Sous de certaines conddcm I, K i) g v (MR.I.K S S A M K I» I « E T l> I M A N C II E » JUIN I II II II A (I r LE POLITIQUE Compensation gouvernementale Jacoby s’emporte contre les Finances MICHEL VENNE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC r| e Protecteur du citoyen, Daniel i Jacoby, s’est emporté jeudi soir coatre le ministère des Finances et intention de se soustraire aux obfgations de protection des renseignements personnels en rendant obligatoire la compensation financière éntre les ministères.te projet de loi 36 permettrait au contrôleur des finances de rembourser une dette qu’une personne ou une entreprise a envers le gouvernement en s’appropriant le paiement qu’un autre ministère doit faire à cette personne.$elon M.Jacoby, «les objectifs poursuivis par le projet de loi 36 apparaissent légitimes.Mais les moyens réclamés nous semblent disproportionnés».La Fédération nationale des associations de consommateurs et l'AÇ'F.l'-Centre ont pour leur part ré-clamé des consultations plus vastes cet automne ainsi qu’une évaluation sérieuse des coûts et des bénéfices d’uii tel projet.^x's représentants des consommateurs croient que le projet de loi «mine la jeune tradition québécoise en matière de protection des rensei- gnements personnels».Ils croient que les pouvoirs conférés au contrôleur des finances sont trop étendus.Ils croient, enfin, que ce projet de loi ouvre la voie à l’attribution d’un numéro d’identification universel pour chaque citoyen.«En adoptant le projet de loi 36, disent-ils, on donnera naissance à une machine administrative qui vous suppliera bientôt de lui fournir ce “petit” moyen qui lui manque pour être “vraiment efficace”, disent-ils.C’est créer l’outil pour générer le besoin (d’un identifiant universel) et c’est donner la primauté aux considérations administratives sur les droits fondamentaux».Pour réaliser la compensation, les différents organismes et ministères devront transmettre aux Finances la liste des paiements qu’ils doivent effectuer et à qui, et fournir la liste des comptes en souffrance soumis à la compensation.Le contrôleur ferait ensuite la comparaison entre les listes des mauvaises créances et la liste des paiements par voie informatique.Le projet de loi 36 prévoit que la procédure de compensation soit exemptée des dispositions de la Loi sur l’accès à l’information et la protection des renseignements personnels qui régissent l’échange de ren- PHOTO ARCHIVES Daniel Jacoby seignements entre ministères.M.Jacoby estime qu’il n’existe «aucune justification» à ce genre d’exemption.Il se demande même si cette procédure n’irait pas à l’encontre de la Charte des droits.Le ministre des Finances Bernard Landry a soumis jeudi une série de propositions d’amendements à la loi qui atténuent la portée de la dérogation qui était demandée.Il répond en ce sens à des recommandations formulées par la Commission d’accès à l’information, mais partiellement.Dans son avis, la commission d’accès à l’information exprime son «appréhension» devant l’ampleur des échanges de données qui devront se faire entre ministères.Elle rappelle que le «juste équilibre entre le recouvrement des créances et la protection des renseignements personnels ne pourra être atteint «si l’on tente d’écarter l’application de tout un pan de la Loi aux fins de recouvrer une partie indéterminée des sommes dues à l'Etat».Mais si l’État veut aller de l’avant avec ce projet, ajoute la commission, il devra resserrer les mesures de contrôle et se limiter à la transmission des seuls renseignements qui sont indispensables.Elle s’oppose à la dérogation.Analyse détaillée M.Landry a promis, jeudi soir, d’intégrer au projet de loi la plupart des recommandations de la commission.Cependant, il croit nécessaire que le contrôleur des finances puisse déroger à certains articles de la loi sur l’accès, ceux qui prévoient l’obligation d’ententes spécifiques avec chacun des organismes et ministères concernés et le contrôle de ces ententes par la commission.La CAI procédait hier à l’analyse détaillée des propositions du ministre.Le Protecteur du citoyen, pour sa part, s’est montré insatisfait des explications du ministre.A son avis, aucune justification valable n’a été fournie.Il demande le retrait de la clause dérogatoire dans son entier.Les députés libéraux ont pressé le ministre de suivre les recommandations des organismes consultés et «s’assurer de leur appui avant l’adoption du projet de loi».Le ministre a tenu à préciser que la compensation «n’est pas un exercice de lutte contre l’évasion fiscale» mais d’une «saine manière de gérer ses affaires financières».Cependant, la Fédération nationale des associations de consommateurs et l’ACEF-Centre ont fait valoir que le projet de loi «est beaucoup plus qu’un réaménagement administratif» et qu’il devrait faire l'objet d’une consultation beaucoup plus large».Des études doivent être publiées et le projet de loi devrait être débattu en toute sérénité l’automne prochain.Les représentants des consommateurs tout comme le Protecteur du citoyen ont vivement critiqué le fait d’avoir été convoqués seulement 36 heures à l’avance pour présenter leur position sur le projet de loi tard en soirée jeudi.Bulletins rejetés, manifestation du 30 octobre Pierre-F.Côté émet 118 constats d’infraction Un an de gouvernement conservateur en Ontario Harris a tenu promesse âuébec (PC) — Pas moins de 80 personnes et 11 entreprises, dont deux de l’Ontario, ont vu délivrer un total de 118 constats d’iûffaction par le Directeur général des élec-tioas du Québec (DGE) Pierre-F.Côté à la suite «’enquêtes sur des bulletins rejetés et la manifestation en faveur de l’unité nationale trois ^jjou) s avant le vote référendaire du 30 octobre, far contre, les élus fédéraux et provinciaux, entre autres l’ancien ministre fédéral Brian To-bii^ et le député libéral de Glengarry-Prescott, qui ont avoué avoir participé à l’organisation de la (manifestation d’appui des Canadiens au Camp du NON, n’ont pas été reconnus coupables.Dans le cas des bulletins rejetés, 28 per-soilnes ont reçu un constat d’infraction passible d’une amende de 100 $ «parce qu’elles auraient, selon le DGE, en leur qualité de scrutateur, rejeté de façon manifestement déraisonnai le des bulletins de vote valides».Dans la circonscription de Chomedey (Laval où 5426 bulletins ont été rejetés sur un total jde 41 309 voix exprimées, c’est 28 scruta-teu rs du camp du OUI qui ont été pris en dé-fau.par M.Côté.IjJne seule personne a été accusée dans la circonscription de Laurier-Dorion où 1540 bul-letihs ont été rejetés sur un total de 41 296 voix exprimées.Dans Marguerite-Bourgeoys où 2114 bulletins ont été rejetés sur 37 674 voix, qui tre personnes ont été accusées.i i eux seuls, les délégués officiels pour les cor îités du OUI dans les circonscriptions élec-toriles de Chomedey et Marguerite-Bourgeoys, Réal Lafontaine et Robert Massé ont reç)u respectivement 22 et trois constats d’in-fraétion.Dans ces deux cas, le DGE leur a reproché d’avoir utilisé leur poste de commande dans la hiérarchie électorale pour inciter des scrutateurs du Comité du OUI à agir à l’encontre de la loi, lors de séances d’information.Si MM.Lafontaine et Massé sont reconnus coupables de ces infractions ils perdront leur droit de se livrer à un travail de nature partisane, de voter et d’être candidats à une élection pour une durée de cinq ans.Dans l’enquête sur «la marche pour l’unité» qui a rassemblé plus de 100 000 personnes venues d’un peu partout au Canada le 27 octobre dans le centre-ville de Montréal, des constats d’infraction ont été délivrés à 11 entreprises et six autres à deux individus.Les amendes prévues dans ce cas varient entre 100 $ et 10 000 $.Neuf entreprises québécoises et deux de l’Ontario sont accusées d’avoir payé pour la location d’autobus.Les compagnies ontariennes sont la Conmquest Tours et ia Algonquin College Student Association.Les entreprises québécoises sont: la Compagnie Multiprint Tex ltée; Ginsberg Gingras et Associés inc.; I.C.S.Canadian Ltd; I.E.C.Holden inc.; Association des étudiants du Collège régional Champlain; Itech; Pièc s de machine Châteauguay ltée; Reithmans r t Suzy Shier inc.Aucune des grands sociétés ’Tiennes canadiennes qui ont participé à cette activité partisane en offrant des rabais aux i larcheurs pour l’unité n’a été poursuivie.Par contre, MM.Ken Sinclair et Aurèle Ger-vais, tous deux d’Ottawa, ont été respectivement accusés d’avoir illégalement effectué des dépenses réglementées.Toronto (PC) — En l’espace d’un an, le gouvernement conservateur de l’Ontario a concrétisé la plupart des promesses contenues dans son carnet de campagne électorale.Cependant, nombreux sont ceux qui soutiennent que les conservateurs n’ont pas exactement respecté leur scénario.Ils ont comprimé les dépenses de huit milliards, réduit les chèques d’aide sociale, réécrit les lois du travail, abaissé l’impôt et décimé la fonction publique.Quant aux autres promesses clés — des hôpitaux dégraissés, les programmes de remise au travail des assistés sociaux, les camps de redressement pour les jeunes contrevenants et un nouveau programme de garderies —, leur mise en pratique ne saurait tarder.«Les gens ont eu ce qu’ils attendaient et ils aiment ce qu’ils voient», soutient le sondeur John Wright de la maison Angus Reid.«Mais ils ne sont pas d’accord avec la façon dont on s’y prend pour atteindre les objectifs.» Les conservateurs ont été très clairs au sujet de leur intention de se débarrasser d’un déficit annuel de 10 milliards en cinq ans.Mais ils ont promis de ne pas toucher au système de santé, à l’éducation et à la police.Pourtant, ils ont ensuite procédé à une réduction de un milliard des budgets hospitaliers.Le ministre de la Santé, Jim Wilson, a apaisé les critiques en soutenant que, avant la fin de son mandat, le gouvernement rétablirait au complet le budget de 17 milliards du système de santé.La controverse a resurgi lorsque les conseils scolaires ont commencé à émettre des avis de mise à pied aux enseignants et que les budgets de la police ont été touchés.Le gouvernement a cependant soutenu que les fonds destinés aux écoles et au maintien de la loi n’avaient subi aucune réduction.Catherine Muzzin, une femme de service de 31 ans de Windsor, dit que sa vie a bien changé depuis que les compressions ont débuté.Le programme d’étude surveillée de ses enfants a été annulé.Et elle affirme qu’elle réfléchirait beaucoup avant d’avoir un autre enfant parce que les gynécologues menacent de refuser d’assister aux accouchements.«Habituellement, je ne vote pas», a lancé Mme Muzzin.«Mais les conservateurs n’ont pas tenu parole et la prochaine fois je voterai pour les mettre à la porte.» D’autres sont plus philosophes.Norman Gains, 75 ans, de Dundas, reconnaît que les réductions de dépenses — même les plus dures — sont nécessaires pour empêcher le déficit de croître démesurément.«Quelquefois, on doit souffrir pour redresser les choses», a-t-il laissé tomber.«J’ai connu la Dépression et, croyez-moi, ce qui se passe aujourd’hui n’est rien comparé à ce qui se passait à l’époque.» Les partis d’opposition rappellent que les compressions dont ont fait l’objet les municipalités ont obligé ces dernières à annuler ou à facturer aux contribuables des services qui ont toujours été gratuits.Partout en Ontario, les écoles sont en train d’abolir les programmes de maternelle et, dans certaines localités, il faut aujourd’hui payer pour réserver une patinoire, un parc et même pour que les pompiers viennent éteindre un incendie dans une voiture.Une des banques les plus importantes du Canada a joint sa voix à celles des économistes et des agences de notation qui ont déterminé que le gouvernement devra encore réduire davantage pour financer une baisse d’impôt de 30 % dont la mise en vigueur débute le mois prochain.e vous jure U cm h ci a te -jt clé (i te.C’a y est! Vous êtes tombé fadement amoureux de cette belle chaîne stéréo.Mais un doute vous assaille.Pourrez-vous compter iur &a haute-/)idélité?N'ayez crainte, cette chaîne voui rendra bien votre amour de la musique sam aucune distortion.Vous pourrez donc vous rendre en toute tranquilité chez Fillion où l’on vous unira pour le meilleur et pour le prix.( g bonnes raisons d'acheter chez Fillion ) Service-conseil pour vous orienter vers le meilleur achat.Livraison, installation et démonstration à domicile gratuites.Réparation ou remplacement en cas de défaut de fabrication.Service d'aide et de dépannage par téléphone.Centre de réparation sur place avec techniciens qualities.Prêt d'appareil à nos clients en cas de panne.Garantie du meilleur prix : remboursement de la différence.plus to%.a salles de démonstration audio-vidéo.Ouvert le dimanche.ien&emble Cnceintes à 2 voies.Fabrication canadienne Energy Pro 1.5.Lecteur de disques compacts de type carrousel à cinq CD.Technologie S bit plus.Système -PlayXchange- ct»c-&5ç.Récepteur de 451e par canaL Télécommande.Accentuation des basses Syntonisation par préréqtaqe de 40 stations AM'FM tta tafe d'amplification haute qualité de 48 w par canaL Rx- *Bç- S YAMAHA 5730.rue Sherbrooke £&t - Près du mètre Cadillac - 254-6041 - Stationnement ¦« On connaît la musique.» PHOTO ARCHIVES il i Pierre-Étienne Laporte Décoration de Laporte , Un I Le consulat : - • 1 français confirme ; LE DEVOIR Le consulat général de France à Québec a tenu hier à confirmer la véracité des faits rapportés par Le • Devoir, relativement à la décoration q du candidat libéral Pierre-Étienne Là-porte au titre de chevalier de l’Ordre ,l> des arts et lettres.Dans un mêmeii; > temps, le consulat fait observer que la décision de remettre cette décoration au futur député libéral d’Outre-mont remonte à 1994 mais qu’il, n’était pas disponible avant le 20 juin.'A 1996, laissant entendre en cela que'.iq les autorités françaises n’ont pas vou- > >•> lu s’ingérer dans les activités électonq raies québécoises.Voici le texte inté-: b gral du communiqué émis par le a! consulat: «M.Pierre-Étienne Laporte:;; ; a été nommé chevalier de l’Ordre »•< des arts et lettres, par arrêté du mi-, iq nistre de la Culture et de la Franco»'iu phonie de la république française, le - i 29 avril 1994.Le consul général denn France à Québec a remis récem-mp ment, et notamment, les insignes des .J arts et lettres à: MM.Roland Arpitl,! directeur général du musée de la ci- 1 vilisation; Michel Rodrigue, ancien ' ' directeur du Capitole; Roland Lepiy 1 • ge, comédien.La date de la remise >b de sa décoration à M.Pierre-Étienne;; ! Laporte, ancien président du Conseil de la langue française, a été fixée en accord avec lui, en fonction de son seul calendrier personnel et de celui du consul général de France à Québec, il y a plusieurs semaines.» w D’Amours présidera U la commission j sur la fiscalité !!(>) :!;M Québec (PC) — L’inspecteur et : ; vérificateur général du Mouve- 1 ment Desjardins, Alban D’Amours, > t présidera la commission sur la fisca- i : lité et le financement des services; > publics, dont la mise sur pied avait» fait consensus au Sommet socioéco- ' nomique de mars dernier.C’est ce qu’a annoncé, hier, le mi- r;i nistre des Finances, Bernard Lan-.: dry, en conférence de presse, eiiM précisant que cette commission ira > » recueillir les opinions des citoyens dans une tournée provinciale.La commission formée de neuf membres aura le mandat, entre autres, d’examiner les moyens d’éli-: ; miner l’évasion fiscale, d’émettre un avis à l’égard du projet de loi sur.¦ l’élimination du déficit et l’équilibre budgétaire, d’examiner la pertinence de créer un fonds ou une fiducie pour le remboursement de la dette 1 du Québec et suggérer, le cas ’ échéant, des modalités de financement.Les commissaires tiendront des audiences publiques dans différentes régions entre le 21 août et le 18 septembre.Les personnes désireuses de soumettre un mémoire., doivent faire connaître leur intention ! d’ici au 28 juin.La commission sou- ; mettra son rapport au plus tard le 19” j octobre.Les membres de la commission, ; outre le président, sont Michel Au- ; det, président de la Chambre de' ; commerce du Québec, Peter Bak-vis, économiste à la CSN, Nicole I Beaudoin, présidente de l’Associa- ‘ tion des femmes d’affaires du Qué- j bec, Yvon Cyrenne, fiscaliste et as- ; socié chez Raymond.Chabot, Map, j tin.Paré, Jean-Guy Frenette, écon ! miste et vice-président au Fonds de i solidarité de la FTQ, Claude Har- j nois, co-propriétaire du groupe Hart; j nois, Richard Langlois, économiste ; et conseiller à la présidence de la ; CEQ.et Ruth Rose-Lisée, professeu- ; ne en sciences économiques à l’Uni- j versité du Québec à Montréal._ j A1C I.K I) K V 0 I It , I, K S S A M K I) I 8 K T D I M A N C II K ü .1 U IN I II II (I ?Projet de loi 33 sur les médicaments Des zones grises qui inquiètent tout le monde MICHEL VEN NE : DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Des pauvres se demandent s’ils devront choisir entre manger ou payer leur prime d’assurance.Des personnes âgées voient dans le projet d’aèsurance-médicaments un recul de 30 ans.Des pharmaciens crai-gnént l’étatisation déguisée de leur commerce.Des malades ont peur que le médicament dont ils ont besoin, le seul efficace, ne soit pas couvert.D’autres envisagent une spirale des coûts.Le projet de loi 33 piloté par le ministre de la Santé Jean Rochon et créant le régime universel d’assurance-médicaments a soulevé, au cours des six journées de consultations qui ont eu lieu depuis deux semaines, de nombreuses inquiétudes et comporte encore des zones d’ombre que le ministre promet d’éclaircir lundi ou mardi, à peine dix jours avant la date prévue de son adoption, avant la Saint-Jean-Baptiste.Si le principe de créer un régime universel d’assurance est accepté, plusieurs participants à la consultation suggèrent au ministre de reporter l’adoption de la loi jusqu’à ce que soient clarifiées les zones grises, que les coûts soient mieux évalués, que les mécanismes de gestion du régime soient mieux connus.Ils l’ont accusé d’agir dans la précipitation.Le Conseil du patronat est même allé, pour sa part, devant les incohérences qu’il voit au projet de loi et les coûts du régime, à «remettre carrément en cause l’opportunité» de le mettre en œuvre.Un handicap de taille Au chapitre des coûts, le ministre Rochon partait avec un handicap.Depuis mars, le public sait que la mise en œuvre du régime universel doit permettre au gouvernement de faire des économies de l’ordre de 200 millions de dollars cette année.Ainsi, il était facile de déduire, comme le suggérait le Conseil du patronat, que «la précipitation avec laquelle le gouvernement entend faire adopter ce projet de loi semble être motivée par des considérations budgétaires plutôt que par une discussion sur une politique sociale».D’entrée de jeu, les paramètres fixés par le ministre pour la prime annuelle, la franchise et la coassurance (la part payée par l’usager à l’achat de ses médicaments jusqu’à un plafond annuel), ont été attaqués par les associations de consommateurs et n les groupes de personnes âgées.La Fédération des ACEF estime que le régime n’est pas assez progressif et que quelqu’un qui gagne 15 000 $ par année n’aura pas les moyens de payer sa prime de 200 $ par an.«Pour certaines familles, ça veut dire choisir entre la prime d’assurance ou la nourriture», dit Louise Blain.Mme Madone Landry, du Front commun des assistés sociaux, affirme que les 300 $ par année (maximum) que ce nouveau régime pourra coûter aux assistés sociaux la forcera à recourir davantage aux banques alimentaires.Ce régime, dit-elle, c’est «une redistribution de la pauvreté entre les pauvres».Panique Les groupes de gens âgés y voient «un retour de 30 ans en arrière».Selon l’AQDR, «c’est la panique chez les personnes âgées» qui devront payer un maximum de 300 à 750 $ par an pour les médicaments qu’ils ont aujourd’hui gratuitement.Les personnes âgées se voient comme des «boucs émissaires».Quelque 200 des 300 millions de dollars que le gouvernement va faire assumer aux contribuables pour financer ce régime va venir de la poche des retraités.Après deux jours de consultation, une confusion est née autour du coût réel du régime pour les assurés quand les assureurs privés de propriété québécoise ont affirmé que la prime familiale pourrait atteindre 564 $ par an au lieu des 400 $ prévus le ministre.Ce décalage est dû aux frais administratifs qui seraient perçus par l’assureur pour gérer les réclamations, à hauteur de 155 $ par an pour une famille.Le ministre a remis en question l’évaluation des assureurs et demandé une expertise indépendante.Les problèmes de coûts ont été soulevés surtout pour les plus pauvres de la société.Les centrales syndicales disent par exemple que, dans l’ensemble, si on ne tient pas compte de l’impact sur les plus défavorisés, les paramètres sont généreux.L’Ordre des pharmaciens les trouve «raisonnables et équitables».C’est le prix à payer pour un régime plus équitable.L’Ordre met une sourdine: pour les personnes âgées les plus pauvres, les contributions demandées peuvent «exacerber les comportements d’infidélité thérapeutique et les inciter à délaisser le traitement».L’Association des hôpitaux a émis la même crainte, la sous-consommation peut entraîner un recours accru à l’hospitalisation.Pour réduire les coûts pour ces catégories, des suggestions ont été faites.Les assureurs québécois suggèrent notamment de ne pas mettre en vigueur tout de suite la gratuité pour les enfants de moins de 18 ans qui est proposée.L’Ordre des pharmaciens voit d’ailleurs des effets pervers potentiels à la gratuité pour les enfants: des adultes pourraient, afin de ne pas payer leurs médicaments, les fairç prescrire au nom de leurs enfants.A l’adolescence, précise l’Ordre, la nature et la posologie des médicaments sont souvent les mêmes que chez l’adulte.En outre, pour profiter de la gratuité, des parents pourraient substituer à des remèdes disponibles en vente libre, des médicaments vendus sur ordonnance.Les compagnies d’assurances canadiennes et étrangères ont suggéré que le régime ne soit pas obligatoire.L’ACCAP croit qu’il ne sert à rien de forcer quelqu’un à s’assurer.«Il ne paiera pas ses primes.» Les centrales syndicales de même que deux anciens membres du comité Demers, celui qui fut le premier, il y a deux ans, à proposer la création d’un régime universel, ont suggéré que les personnes qui ne sont présentement pas assurées puissent l’être soit à la Régie de l’as-surance-maladie, soit par une compagnie privée.Le projet de loi prévoit laisser au secteur privé le monopole des polices individuelles.Les centrales syndicales ont par ailleurs demandé un délai avant l’entrée en vigueur du régime pour les polices d’assurance collective déjà en vigueur, qui devront être renégociées.Le ministre a semblé souscrire à cette demande et suggéré que le régime soit mis en œuvre par étapes.Les pharmaciens propriétaires ont émis la crainte que ce régime revienne à une «étatisation» déguisée des pharmacies puisque c’est l’Etat qui fixerait le prix d’acquisition des médicaments, le prix de vente et les honoraires.M.Rochon a balayé du revers de la main, hier, cette prétention, rappelé qu’on donnait le même faux argument il y a 25 ans au moment de créer l’assurance-maladie.L’Ordre des pharmaciens ainsi que les fabricants de médicaments génériques ont soumis que l’État devrait être moins généreux envers les fabricants de médicaments d’origine, recourir davantage aux copies et qu’il pourrait ainsi épargner 30 millions par an.—.- Fusion volontaire des petites municipalités Trudel sous les foudres des préfets Sainte-Foy (PC) — Le ministre des Affaires municipales Rémy Trudel et son projet de fusion volontaire des petites municipalités ont subi les foudres des préfets des municipalités régionales de comté (MRC), réunis en assemblée hier.Ils ont réclamé par voie de résolution, dans un premier temps, l’élimination pure et simple de la carte représentant les nouvelles municipalités regroupées et les dates butoirs pour la réalisation de ce que le ministre appelle la consolidation des communautés locales.Ces dates butoirs sont le 1" janvier 1997 (date à laquelle les municipalités désireuses de répondre au programme incitatif de fusion doivent en informer le ministère) et le 1" janvier 1999, jour de l’entrée en vigueur des nouvelles entités municipales.Le ministre Trudel a donné une réponse vague sur la nouvelle carte proposée dans le projet de fusion volontaire et n’a pas voulu s’engager à la faire disparaître.Il n’a pas cru bon non plus d’identifier les personnes qui ont réalisé cette carte géographique, malgré les questions des préfets; Le seul élément qui a pu réconforter les dirigeants des MRC pourrait être la possibilité que les dates limites deviennent «flexibles» et que le gouvernement permette des délais pour la mise en application du programme de ffision.Par ailleurs, le ministre a refusé, ; MORDECAI RICHLER sera le conférencier au dtier mensuel de Cité libre le jeudi 13 juin prochain, à partir de 17h30, à la Maison Egg Roll, 3966, rue Notre-Dame ouest, Montréal (Métro Place Saint-Henri).Le sujet du célèbre romancier montréalais sera : " «Écrire sur le Québec, ou Comment je suis devenu un héros du Parti québécois!» - i ' (exœpSonnelement.la conférence sera prononcée en anglais) Prix (repas et conférence) : 20 $ (10$ étudiants et chômeurs) Risarvatlans: 671-8487 comme il l’avait fait lors de la conférence de presse annonçant cette nouvelle politique, de parler de «pénalité» dans le cas des municipalités qui refuseraient de répondre au programme incitatif (financièrement) et de fusionner avec une ou plusieurs voisines.De toute manière, a souvent dit le ministre Trudel, la tournée de consultation qu’il entreprendra bientôt permettra à tous les intervenants et dirigeants municipaux de faire connaître leurs points de vue et leurs suggestions de manière à améliorer le projet présentement sur la table.Les préfets, qui ne s’opposent pas aux fusions volontaires et sans pénalité, ont surtout reproché au ministre de «tenir un beau discours» mais de ne pas tout dire sur les intentions du gouvernement dans ce dossier.Avant de quitter la table pour se rendre à l’Assemblée nationale, un préfet lui a lancé: «Vous pouvez partir, je vais vous le dire en sortant, mais on est très déçus par les réponses évasives que vous avez données au mon- de municipal.» Les préfets en avaient également long à dire à leur ministre sur le financement des MRC dont le budget de fonctionnement a été ramené de neuf millions à trois millions de dollars.Ils ont rappelé et demandé au ministre de respecter son engagement de trouver les six millions manquants pour le programme d’aide aux MRC.Le ministre a répété, devant les récriminations de son auditoire sur le sous-financement dont souffriraient ainsi les petites municipalités, que «le gouvernement ne déviera pas de sa politique d’assainissement des finances publiques pour laquelle tout le monde doit foire sa part».Un préfet a vivement regretté que, selon lui, le gouvernement se serve allègrement des revenus de la taxe foncière pour éponger son déficit ou financer d’autres programmes et des travaux d’infrastructures de grandes villes.«Monsieur le ministre, si vous voulez la révolution, continuez à tripoter dans l’assiette de la taxe foncière.» Habits Italiens Loro Piana / Cerruti SUPER VENTE sur nos habits ,50% de rabais Jusqu Motinique O-UIUC VALENTINO u&S - lubiam DENOMME Vincent 383, St-Jacques O.Centre de Commerce Mondial 281-7999 ; 277, av.Laurier O.5107, ïy.du Parc 277-7558 mW WM ¦—.— mmi 4-SAISONS P175/70R13 97.95$ P185/70R14 109.95$ P205/70R15 129.95$ Certains détaillants peuvent vendre à prix moindre.MICHELIN.RainForce MX4 155R13 69.95$ 175/70R14 9495$ P205/75R15 116.95$ MICHELIN Consultez le.de votre localité L’innovation brille pour tout le monde! MICHELIN® XGT4 P175/70R13 89.95$ P185/70R14 99.95$ P205/70R15 121 ."S Certains détaillants peuvent vendre à prix moindre./j£%r ELIN PARCE QUE LES PNEUS, C’EST IMPORTANT MICHELIN.âO Certains détaillants peuvent vendre à prix moindre.o t >’ i )M >"! ,i > h i ! I Till * jO ci h T • 7 ; * «U- * \iV.r I • lit) ni- : ib: iori io ^456 I.K I) K V 0 I R , I.K S S A M K D I K K T I) I M A N C li K I) ,1 11 I N I I) () It A 8 ü: LE MOND E PERSPECTIVES Misogynie et politique LE MONDE L’adoption d’un système de quotas est-il un bon remède à la version détestable de «l’exception française» que constitue la trop faible place concédée aux femmes par le monde politique?Défendue depuis quelques années par des femmes excédées de cet état de fait, cette proposition trouve aujourd’hui un nouvel écho à la faveur de la publication du «Manifeste des Dix pour la parité», signée par des élues, ou anciennes élues, de la majorité comme de l’opposition.Alain Juppé se déclare aujourd'hui ouvert à cette idée de quotas, tandis que Lio-pel Jospin estime venu «/e temps de la contrainte».La France, le constat n’est pas neuf, détient en Europe d’affligeants records en la matière.Avec 5,5 % de fèmmes à l’Assemblée nationale, et 4,9 % au Sénat, le Parlement français arrive bon dernier, après le Portugal (8,2 %) et la Grèce (6,3 %).Leur représentation n’est guère plus forte dans les mairies (5,4 %), les conseils régionaux (12 %) et les conseils généraux (20 %).Le nombre des élues ne progresse que très lentement.Les femmes parlementaires sont même moins nombreuses aujourd’hui qu’à la Libération.Devant cet état de fait, l’institution de quotas et les mesures coercitives à l’égard des partis politiques possèdent, selon la formule d’Evelyne Pi-sier, «la force d’un slogan», et apparaissent aux yeux de certains comme un mal nécessaire seul à même de permettre aux femmes de forcer la porte souvent blindée du monde politique.L’adoption d’un mécanisme de quotas soulève cependant de sérieuses objections.Outre qu’il est pratiquement inapplicable dans le cadre du scrutin majoritaire, sa rhise en œuvre constituerait une entorse au droit constitutionnel français, qui interdit à une section du peuple de «s’attribuer l’exercice de la souveraineté».En 1982, le Conseil constitutionnel avait d’ailleurs rejeté, à ce titre, lin article de loi prévoyant que les listes aux élections municipales ne pouvaient comporter plus de 75 % de candidats du même sexe.En outre, au nom de quoi pourrait-on réserver par la suite cette forme de «discrimination positive» aux seules femmes?Ces objections perdraient de leur force si la faible place faite aux femmes dans la vie politique relevait d’une pure et simple misogynie de la société française.La condition féminine est souvent plus enviable dans notre pays que chez beaucoup de nos voisins.Mais l’incapacité : du monde politique à faire place aux femmes est aussi un .symptôme éloquent de son exceptionnelle fermeture sur 'lui-même.La longévité des carrières politiques, la faible représentation de certaines catégories sociales en son sein en témoignent.Pour mettre fin à ce mal, il faudrait .commencer par s’en prendre à d’autres constituants de tfexception française.La France est la seule grande démocratie a tolérer le cumul des mandats.Si les mêmes gommes cessaient de truster tous les éléments du pouvoir politique, des places pourraient se libérer pour les femmes, comme pour d’autres exclus de la vie politique.J!: ; La France, championne de la masculinité politique.et du cumul i:: des charges EN BREF !» ?VERS UN SECOND TOUR AU TCHAD N’Djamena (Reuter) — L’issue de l’élection présidentielle tchadienne se jouera au second tour entre le président sortant Idriss Deby et le sudiste Wadal Abdelkader Ka-nïougué, au vu des résultats provisoires publiés hier par la Commission électorale nationale.Idriss Deby recueille 47,86 % des suffrages contre 11,08 % à Wadal Abdelkader Kamougué.Le journaliste Saleh Kezbabo arrive en troisième position avec 8,53 % des voix.L’ancien premier ministre d’Idriss Déby, Jean Bawoyeu Alingué est quatrième avec 8 %.Le second tour aura lieu le 23 juin prochain.Les deux candidats en lice sont des ex-généraux.Deby, un «Nordiste», a pris le pouvoir en 1990 avec le soutien dé la France.LES EGLISES NOIRES BRULENT Washington (AFP) — Une nouvelle église fréquentée par des Noirs a été incendiée dans la nuit de jeudi à vendredi à Charlotte, en Caroline du Nord, portant à près d'une trentaine le nombre d’incendies criminels de ce type dans le sud-est des Etats-Unis depuis le début de l’année, ont indiqué les pompiers.Située dans un quartier majoritairement blanc de Charlotte, l’Église presbytérienne Matthews Murkland, fréquentée à plus de 90 % par des noirs, a été totalement détruite par le sinistre qui a débuté peu après minuit, a précisé un enquêteur des sapeurs-pompiers de la ville, Reggie Ramseur.Depuis 1 j)90, le département de la Justice a en enquêté sur 57 incendies et actes de vandalisme daps des églises, essentiellement noires, du sud-est des États-Unis, dont la moitié ont eu lieu cette année.SOMMET SYRO-ÉGYPTO-SAOUDIEN Ilamas (AFP) — Les dirigeants syrien, égyptien et saou- În devaient entamer d’importantes discussions hier r à Damas sur l’attitude friture du camp arabe dans le icessus de pane au Proche-Orient, tributaire du prochain gouvernement israélien de droite.Arrivés dans l’après-midi, le président égyptien Hosni Moubarak et le prince héritier saoudien Abdallah ont eu une première réunion informelle avec le président syrien Hafez al-As-s>àd, flanqués de leurs trois ministres des Affaires étrangères.L’objectif affiché du sommet est de renforcer la cohésion d’un camp arabe pour faire face à la situation nouvelle créée par l’arrivée au pouvoir en Israël du chef du Likoud Benjamin Netanyahu.Un tournant à Ankara LES MOINES ONT ÉTÉ DÉCAPITÉS Pans (AFP) — Les sept moines trappistes français du monastère de Tibéhirine, assassinés par le Groupe islamique armé (GLA) en Algérie ont été décapités, ont révélé hier des sources sûres.Les services algériens, qui avaient annoncé le 30 mai la découverte des dépouilles, près de Médéa (sud-ouest d’Alger) n’ont retrouvé que les têtes des victimes, ont précisé ces sources à l’AFP.> dépouilles des moines avaient été identifiées par nbassadeur de France a Alger Michel Lévéque, et in-> mardi à Tibéhirine.Les islamistes chargés de former le gouvernement Ankara (AFP) — Le chef du Parti islamiste de la Prospérité (Refah) Necmettin Erbakan a annoncé avoir été officiellement chargé de former un gouvernement, hier par le président Suleyman Demirel.«M.Demirel m’a chargé de former un gouvernement», a-t-il dit dans une conférence de presse.M.Demirel avait indiqué un peu plus tôt son intention de charger le chef islamiste de former un gouvernement, pour remplacer la coalition gouvernementale de droite dirigée par le premier ministre Mesut Yilmaz, démissionnaire jeudi.«Le président de la république nous a confié le mandat déformer un nouveau gouvernement en tant que plus grand parti au parlement, conformément aux règles démocratiques», a ajouté M.Erbakan.Le Refah est le parti le plus nombreux au Parlement avec 158 sièges sur 550.M.Erbakan devra toutefois trouver un partenaire de coalition pour gouverner.«Il est important de créer un gouvernement dans les plus brefs délais.La Turquie a perdu six mois depuis les législatives du 24 décembre», a-t-il dit.«Nous pouvons travailler dans l’harmonie avec tous les autres partis représentés au parlement», a-t-il ajouté.M.Erbakan a précisé que les instances dirigeantes de son parti se réuniraient samedi pour fixer un calendrier avant de proposer une coalition aux autres partis, sans fournir plus de détails.Il tentera de former le premier gouvernement dominé par les islamistes en 73 ans d’histoire de la république laïque de Turquie.M.Erbakan avait déjà été chargé de former le gouvernement, en janvier dernier, après les législatives remportées par son parti mais avait dû renoncer, faute d’avoir trouvé un partenaire.ÎÜU.PHOTO AP Necmettin Erbakan: l’islamisme à visage humain?Les structures vieillies héritées de Mustapha Kemal paralysent la Turquie MARIE J É G O LE MONDE Six mois après le succès remporté par les islamistes aux législatives en Turquie, la recherche d’un gouvernement viable confine à l’absurde.Il n’est pas sûr que de nouvelles élections, la constitution d’un gouvernement d’union nationale ou le rafistolage de l’ancienne coalition puissent mettre fin à l’instabilité politique dans laquelle la Turquie s’est installée.Dans l’immédiat, la crise favorise les islamistes du Parti de la prospérité (Refah) à qui le président de la République vient de demander de former un gouvernement.Ils ont habilement su tirer parti de la division, voire de la haine, existant entre les partenaires de la dernière coalition gouvernementale, le Parti de la juste voie (DYP) de Tansu Ciller et la Mère Patrie, de Mesut Yilmaz.De conception laborieuse, leur mariage de raison aura duré moins de cent jours.Car, malgré leur attachement commun au sécularisme, leur volonté d’ancrer la Turquie à l’Europe et leur choix de l’économie de marché, les deux dirigeants de centre-droit se livrent en permanence une guerre de coups bas, dont le feuilleton, scrupuleusement rapporté par la presse quotidienne nationale, ne passionne guère es foules.Le quotidien Hürriyet, inconditionnel de M.Yilmaz, a ainsi récemment raconté avec forces détails comment, aux derniers jours de son mandat, Tansu Cil- Par leurs divisions, les partis laïques ont fait le lit des islamistes 1er s’était fait ouvrir en pleine nuit les coffres de la Banque centrale afin d’en retirer 6,5 millions de dollars sur ses fonds secrets de premier ministre.La «Dame de fer», honnie par la vieille garde de son parti — les «mangeurs de soupe» comme elle les appelle —, s’appuie désormais, au sein du DYP, sur d’anciens hauts responsables des services de sécurité, issus pour certains de l’extrême droite (MM.Ayvaz, Agar, Gôkdemir) et qui valent à sa formation le surnom de «Police Academy».Critiquée dans son propre camp, blâmée par les milieux d’affaires pour n’avoir pas effectué les réformes que l’on attendait d’elle, perçue par l’homme de la rue comme riche et corrompue, Tansu Ciller pourrait bien connaître une mise à l’écart aussi rapide que le fut son ascension.Les trois enquêtes ouvertes contre elle à l’initiative des parlementaires du Refah, épaulés par ceux de l’ANAP, pourraient lui valoir la Haute Cour de justice.Enfin, la première femme devenue chef de gouvernement en Turquie — «Il naît une femme comme moi tous les mille ans», se vanta-t-elle un jour à Adana — risque de ne pas être réélue à la tête de son parti, le DYP, dont le congrès se tiendra prochainement A l’heure du rapprochement avec l’Europe et alors que la guerre du Golfe, la chute de l’URSS et la crise des Balkans n’ont fait que renforcer son rôle de puissance régionale, la Turquie n’a pas su procéder aux changements qui simposent.C’est ainsi que les priorités mises en avant par Mesut Yilmaz à son arrivée au poste de premier ministre — plus de pouvoir aux régions, reconnaissance des droits culturels de la minorité kurde, privatisation et redressement économique — étaient aussi celles de Tansu Ciller il y a trois ans, mais étaient restées lettre morte.Engoncés dans le carcan du kémalisme, dépourvus de projet politique réel pour le pays, coupés de la population et parfois corrompus, les partis du centre-droit s’enfoncent dans la crise avec un acharnement suicidaire, faisant le lit des islamistes.Succès aux municipales Ces derniers viennent d’ailleurs de remporter, avec 34 % des voix, les municipales partielles du 2 juin, tandis que le DYP enregistrait son plus mauvais score (12 %) depuis 1983, date de sa création.Organisés, disciplinés, proches de la population, ils gèrent de main de maître leurs municipalités où ils nont pas imposé la charia et leur dynamisme laisse à penser qu’il faudra tôt ou tard les associer à la gestion des affaires.Pour autant, les différents courants qui nourrissent le Refah et le flou artistique entretenus par ses dirigeants sur leurs réelles intentions n’apporteront pas plus de stabilité au pays au cas où, surmontant les réticences de l’armée, gardienne traditionnelle des valeurs kémalistes, ils parviendraient au pouvoir.Le véritable danger, pour la Turquie, ne réside pas tant dans le péril islamiste ou la fragilité des coalitions que dans son inca- pacité à sortir des dogmes de la Première République, fondée il y a 73 ans par Mustafa Kemal Atatürk.L’ancien président Türgüt Ôzal avait compris qu’il fallait prendre des distances avec certains aspects du kémalisme.Il révéla ainsi un jour en public qu’il était kurde et que sa grand-mère ne parlait même pqs turc, brisant ainsi un des tabous de l’État unitaire.Il tenta aussi de réconcilier le pays avec son histoire ottomane et favorisa l’installation des islamistes.Si lui non plus ne put mener à bien ses projets (toujours les mêmes : décentraliser et donner l’autonomie culturelle à la minorité kurde), il eut le mérite d’avoir lancé le débat.Politiques, intellectuels, hommes d’affaires, tous conviennent de ce que la Turquie a besoin d’une «véritable perestroïka», comme le dit Cem Boyner, un grand patron entré en politique.Car malgré quelques améliorations de façade, la situation des droits de l’homme est alarmante.Pour la douzième année consécutive, l’armée a lancé son offensive de printemps au Kurdistan.L’endettement et l’inflation obèrent l’économie, la fracture sociale s’accentue.Pour sortir de l’impasse, la Turquie doit trouver un homme politique assez courageux pour entreprendre des réformes profondes et amorcer un passage à une Ile République.Pour résoudre ses contradictions, la «petite Asie» doit reconnaître la nature multiethnique de sa population, renouer avec les racines du passé et accepter le partage du pouvoir entre toutes les forces politiques, au gré du résultat des urnes.Scandale en Irlande La BBC dévoile les «vedettes de l’ombre» de l’IRA Belfast (AFP) — La BBC a déclenché un tollé en Irlande du Nord en identifiant dans un reportage six personnes, parmi lesquelles des leaders connus du Sinn Fein comme Vlartin McGuinness, comme des dirigeants de l’Armée républicaine ir-andaise (IRA).La police d’Ulster a immédiatement été sommée «d’agir» et «d’entendre individuellement ces personnes pour les déférer devant la justice et les emprisonner sur la base d’éventuelles nouvelles informations», par le numéro 2 du Parti démocratique unioniste (DUP), Peter Robinson.Le Sinn Fein, aile politique de ’IRA, a pour sa part qualifié l’émission de «scandaleux exemple de journalisme tabloïd, clairement dirigé contre le Sinn Fein, à un moment délicat du processus de paix».Cela pose de sérieuses questions sur les intentions politiques de la BBC, a-t-il ajouté.Outre Martin McGuinness en effet, d’autres élus du Sinn Fein désignés par la BBC comme membres de l’IRA, tels Gerry Kelly, sont appe-és à jouer un rôle dans les négociations multipartites qui s’ouvrent lundi à Belfast L’émission «Spotlight», un magazine réputé de la BBC-Ulster-TV, cite tour à tour des sources politiques, policières et au sein du mouvement républicain, en Ulster et en Irlande.Elle affirme que le leader du Sinn Fein, Gerry Adams, se serait retiré assez récemment de l’IRA proprement dite, mais que son adjoint et proche Martin McGuinness «reste au coeur de l’organisation».Adams, McGuinness, comme Kelly, ont toujours démenti appartenir à l’IRA.La BBC identifie également Brian Keenan, originaire de Belfast et âgé d’une cinquantaine d’années, comme «décrit par les observateurs comme le stratège le plus intelligent que l’IRA moderne ait produit».Sean «Spike» Murray, de Belfast, âgé d’une quarantaine d’années, serait le chef militaire pour l’Irlande du Nord.Kevin McKenna, un maçon demeurant dans le comté Monaghan est présenté comme une «figure très importante» de l’IRA.Gerry Kelly, 47 ans, élu la semaine dernière à Belfast-nord sous l’étiquette Sinn Fein est décrit «l'homme de l’IRA pour les négociations, les yeux et les oreilles du mouvement républicain».Kelly avait été emprisonné en 1973 pour une bombe de l’IRA à Londres.Enfin, l’émission assure que Joe Cahill, à 80 ans une légende vivante du mouvement nationaliste républicain, «reste aujourd’hui une partie vi- tale du processus de décision de l’IRA».Cahill, qui aida les «jeunes» à fonder l’IRA provisoire en 1969-70, fut emprisonné et condamné à mort dès 1942 pour le meurtre d’un policier.Tous les hommes identifiés par la BBC ont été emprisonnés à un moment donné pour participation à des attentats ou appartenance à l’IRA Selon le Sinn Fein, c’est d’ailleurs cette seule certitude fies peines de prison) qui autorise la BBC à diffamer.Le Parti unioniste d’Ulster a tempéré hier les appels à une action judiciaire.«Il y a une grande différence entre des sources de renseignement de haut niveau et des preuves utilisables au tribunal», a déclaré le député Ken Maginnis.Le programme de la BBC a également mis mal à l’aise plus d’un observateur en Irlande du Nord.Les personnes nommées sont certes connues de longue date comme des membres importants du mouvement républicain (Sinn Fein ou IRA).Mais il y a deux ou trois ans, aucun media en Ulster, à fortiori sérieux comme la BBC, ne se serait permis d’«identifier» ainsi un membre de l’IRA: cela aurait signifié un arrêt de mort pour cette personne, placée du coup en tête de la liste de cibles des milices protestantes.L’ombre de la Russie sur le sommet de Lancut Lancut (AFP) — L’élection présidentielle russe et l’évolution de l’OTAN, ainsi que les aspirations européennes de l’Ukraine figuraient en tête du menu du sommet de neuf présidents d’Europe centrale qui s’est ouvert hier à Lancut, dans le sud-est de la Pologne.Ces sujets ont été évoqués dès avant de l’ouverture officielle de la rencontre, lors des conversations bilatérales des chefs d’État de neuf pays participants (Allemagne, Autriche, Hongrie, Italie, République tchèque, Pologne, Slovaquie, Slovénie et Ukraine) à Rzeszow, la grande ville de la région, à une vingtaine de kilomètres de lancut •Il sont tous très intéressés par ce qui ce passera en Russie*, a-t-on indiqué de source diplomatique occidentale.•Nous avons parti notamment de la présidentieile russe», a confirmé le pré- sident slovaque Michal Kovac, à l’issu de l’entretien avec son hôte polonais, M.Aleksander Kwasniewsld Le président ukrainien Leonid Koutchma, l’une des vedettes de ce sommet — c’est la première que son pays participe à ce genre de rencontre — a remercié M.Kwasniewski pour l’appui de Varsovie aux efforts de Kiev afin d’adhérer au Conseil de l’Europe et à l’Initiative centre-européenne (ICE).Au procès d’Erich Priebke à Rome UnvieuxSS se défenestre plutôt que d’aller témoigner Rome (AFP) — Un témoin essentiel de l’accusation, au procès de l’ancien nazi Erich Priebke jugé pour le massacre des Fosses ardéatines en 1944, l’ex-comman-dant SS Karl Hass a affirmé s’être enfui hier matin en raison d’un «fort stress émotionnel», selon des sources judiciaires.Interrogé dans l’après-midi à l’hôpital par le procureur militaire Antonino Intelisano, Karl Hass a confirmé son intention de témoigner devant le tribunal qui juge à Rome l’ancien capitaine nazi Erich Priebke pour sa participation au massacre des Fosses ardéatines qui a coûté la vie à 335 personnes, selon ces sources.Le magistrat estime que son témoignage est «d’une importance absolue» pour le procès.Karl Hass a expliqué avoir agi par coup de tête en raison de ce stress, démentant avoir reçu des menaces comme cela avait été un moment envisagé.L’ex-commandant nazi, en très bonne forme physique malgré ses 84 ans, a avoué lui-même, selon ses médecins, avoir tenté d’échapper aux policiers italiens qui le surveillaient depuis son arrivée, en sautant, hier matin, du premier étage de son hôtel pour ne pas témoigner au procès de Priebke.Il n’a pas donné davantage d’explication aux médecins qui l’ont hospitalisé pour 40 jours pour une fracture du bassin.Karl Hass était en service en Italie pendant la Seconde Guerre mondiale et il est soupçonné lui-aussi d’avoir participé au massacre des Fosses ardéatines pour lequel I’ex-capitaine SS Erich Priebke est en procès devant le tribunal militaire de Rome.Il a cependant vécu depuis la guerre en Italie sans être inquiété et c’est seulement le 1er juin dernier que le parquet de Rome a ouvert une enquête contre lui.L’ex-commandant, qui vit depuis peu à Genève, était arrivé jeudi à Rome, volontairement et de son plein gré, après que le procureur militaire de Rome, qui instruit le procès contre Erich Priebke.lui en eût fait la demande.Au cours de la brève audience du procès, hier matin, le Tribunal a décidé de se transporter, mercredi prœ chain, à l’hôpital militaire de Rome pour faire déposer Hass à huis clos.Le massacre des Fosses ardéatines, en 1944, défraye la chronique italienne A1C V OIK.I K S S A M i; I) I M A A ( Il K II .1 I I ,\ I II II li M (I N I) G Les villes, avenir du monde Le sommet mondial d’Istanbul met en exergue le caractère inéluctable de l’urbanisation Pour deux semaines, Istanbul, la capitale turque, est aussi la capitak du monde.Le* sommet Habitat 11, sous l’égide de l’ONU, s’y tient depuis le 3 juin et jusqu’au 14.On y débat de la vie urbain en général, mais les problèmes des mégapoles, les cités de la démesure, y occupent une place prépondérante: approvisionnement en eau, concentration de la population dans les zones urbaines au détriment des campagnes, «droit au logement» (voir ci-dessous), etc.Mais les villes, qui concentrent tout ce que la civilisation moderne peut avoir de déplaisant et de laid, n’en restent pas moins l’espoir du monde et son inéluctable avenir.Car bon gré mal gré, l’avenir de la planète sera urbain ou il ne sera pas.I> H I LI P P E B E R M A R D LE MONDE Symbolique, le choc devrait sc produire autour de 2005: plus de la moitié de la population mondiale sera alors concentrée dans les ville.',.Le seuil est historique, lu progression fulgurante, la perspective vertigineu se, puisque la Terre ne comptait que 10 % de citadins au début du XX siècle.Pour la première fois sur la planète, les ruraux seront moins nombreux que les citadins à l’orée du second millénaire.Et sans doute n’avons-nous encore rien vu en matiè re d’urbanisation.Au XX' siècle, la montée en puis- II est vain sance des vil!es il est vain s’est longtemps li- de prétendre au.x Pa>’s développes, dont contrecarrer elle a accompa-„ .gné la croissance l exploston économique.Aujourd’hui, les pays du tiers monde Il s’agit encaissent urbaine.essentiel de l’explo-plutôt de la sion urbaine.D’ici à 2025, le domestiquer nombre de cita-." dins devrait enco- re doubler pour atteindre 5 milliards, jjont les trois quarts se concenlre-jpnt dans des pays pauvres.L’évolu-(jqn de la carte du monde des méga-jpôles, c’est-à-dire des villes de plus [de 8 millions d’habitants, selon la définition de l’ONU, est édifiante.En !j$50, seules New York et Londres paient franchi ce seuil.11 existe aujourd’hui 22 «mégacités» et quelque 300 villes de plus de 1 million d’habitants.Désormais, c’est en Asie, en Afrique et en Amérique du Sud que prolifèrent les agglomérations .îæantes.Alors que les capitales du .yjeux Monde avaient mis des siècles $,parvenir à une taille critique, des ïiiijétropoles du tiers monde explosant en quelques années.‘ ¦ Sur les 33 mégapoles annoncées par l’ONU pour 2015, 27 seront si- tuées dans les pays les moins développés, dont 19 en Asie Tokyo sera la seule ville «riche» à continuer de figurer sur la liste des 10 plus grandes villes du monde.Paris, classée au quatrième rang des villes du monde les plus peuplées en 1950, sera reléguée en 29 position en 2015.C’est dire que le gigantisme est en train de changer d’échelle en même temps que de continent.Bombay (Inde), Lagos (Nigeria), Shanghaï (Chine), Djakarta (Indonésie), Sao Paulo (Brésil) et Karachi (Pakistan) dépasseront toutes 20 millions d’habitants.Même si ces chiffres et ces listes inquiètent, il est vain de prétendre contrecarrer l’explosion urbaine.Qu’on le veuille ou qu’on le redoute, l’avenir du monde se joue dans les villes.'Pel est le dogme fondateur de la conférence Habitat II qui se déroule depuis le 3 et jusqu’au 14 juin, sous l’égide de l’ONU.Selon le secrétaire général de ce sommet des villes», le Gambien Wally N’Dow, «les villes ne sont pas seulement des lieux de catastrophe sociale; ce sont des endroits où se joue notre suivie».Plusieurs réalités tendent à démontrer que la croissance des villes est un phénomène non seulement inéluctable mais porteur d’espoirs.Le mouvement d’urbanisation est déjà si profondément engagé que l’essentiel de l’expansion des villes repose désormais non plus sur l’exode rural mais sur leur démographie interne.«La ville s’auto-peuple», résume le philosophe Thierry Paquot, qui a coordonné le très riche ouvrage collectif Ix Monde des villes (éditions Complexe).Les experts internationaux ajoutent à ce constat un élément de pragmatisme; «Mieux vaut être pauvre en ville que de mourir à la campagne», assènent-ils pour expliquer les migrations vers des villes pourtant dramatiquement déshéritées, violentes et polluées.Selon le rapport préparatoire au sommet d’Is- tanbul, les citadins pauvres sont de trois à dix fois plus riches que les ru-raux pauvres.I Urbanisation et développement vont de pair, plaide l’ONU.L’essor des «rurbains» Les villes, carrefour des compétences et des initiatives, support stimulant pour l’éducation et l’innovation, lieux d’ouverture au monde, favorisent non seulement le décollage économique, mais aussi la baisse de la fertilité.Déjà, les rythmes de croissance s’essoufflent L’urbanisation porterait en elle les remèdes à ses propres ravages.En soulageant les campagnes, la croissance des villes permettrait une hausse de la productivité agricole et une meilleure préservation des ressources naturelles.Dans les pays riches, le fait urbain est non seulement une réalité démographique ancienne, mais l’unique référence en matière de mode de vie.Les villes-centre stagnent ou se dépeuplent mais c’est au profit des «rurbains» qui n’acceptent de vivre à la campagne qu’à condition d’y trouver tous les services d’une ville.L’enjeu central du sommet, d lstan-bul consiste à faire reconnaître ces principes comme des évidences mondiales.Jusque dans leurs conséquences politiques et financières.L’affaire n’est pas mince puisqu’il s'agit de rompre avec l’idée encore largement dominante qui veut que le salut du tiers monde passe par l’agriculture.Affrontements idéologiques Il faudrait désormais «mettre le paquet» sur les villes, afin de les rendre vivables pour les masses qui vont continuer d’y déferler et de s’y multiplier.La réorientation de l’aide internationale au développement vers les enjeux urbains (3 % des budgets seulement va aujourd’hui aux villes) s’annonce comme l’un des défis d’Istanbul.Ml no sis iiol B' -fi n - Aux Ce/itPiTioNS „ , Paccar! •f//\ StNWoftrg ¦ KEMwoRTH.tfARtyoTréT -,-t.tt-t=| ne coalition dirigée par U Jean-Claude Germain vient de lancer un cri d’alarme: les Québécois sont en bonne voie de de-_ venir les cancres du monde occidental en ce qui a trait à l’apprentissage de l’histoire.Nous sommes forts en géographie à ce qu’il semble, mais nuis au chapitre de l’identité et de l’histoire.Remarquez que c’est tout à fait conforme à la meilleure définition qu’il m’ait jamais été donné d’entendre du Québécois moyen: quelqu’un passant une bonne partie de son temps à souhaiter être ailleurs — d’où l’utilité de la géographie — afin de pouvoir être quelqu’un d’autre — d’où l’inutilité de l’histoire.H n’y a pas que l’histoire ancienne à nous échapper.Même les événements d’il y a six mois semblent avoir été oubliés.Prenez le référendum.Nos analyses ont de toute évidence rayé de leur mémoire les résultats et la signification de cet événement.Malgré la bonne performance du OUI et des forces du changement, c’est le Conseil du patronat et la droite la plus conservatrice qui l’ont finalement remporté.La coalition du OUI avait pour elle les groupes communautaires, les femmes, les syndicats, la gauche (la vraie, la fausse, et la pseudo), les intellectuels (de salon ou pas), les petits entrepreneurs, les jeunes, les chômeurs, les coopératives, les artistes et tout ce qui compose la social-démocratie québécoise.Les forces du NON, pour leur part, avaient réuni les grands patrons et leurs sycophantes, les Anglo-Québécois, les banquiers, les barons ethniques et tous ceux qui bénéficient du statu quo.A moins de vouloir réécrire l’histoire — à défaut de l’avoir oubliée —, il faudra bien admettre, un jour, que ce sont eux qui ont gagné.Durant toute la campagne référendaire, la coalition du changement nous a prévenus de l’effet d’un vote négatif et de ses conséquences déprimantes pour l’ensemble de la société, en particulier pour les groupes appuyant le changement.C’est même une des raisons majeures pour laquelle plusieurs personnes ont appuyé le OUI.Je n’ai pas de Je me souviens DANIEL LATOUCHE ?chiffres à ce sujet, mais j’estime prudemment qu’un bon 20 % des appuis au OUI sont liés à des motifs socioéconomiques.J’ai entendu Mario Dumont et Jacques Parizeau répéter au moins 35 fois qu’un vote pour le NON aurait des conséquences désastreuses pour notre bien-être individuel et collectif.Or, c’est précisément ce qui se produit et je ne vois pas pourquoi on monte aux barricades en déchirant publiquement son linge sous prétexte que les compressions font mal.Ceux qui ont raison de se plaindre, ce ne sont pas les membres de la coalition du changement, mais ceux qui ont voté NON et que l’on voudrait aujourd’hui priver des fruits de leur victoire.Laurent Beaudoin et ses amis ont voté NON parce qu’ils veulent tout simplement le démantèlement de l’État québécois, ce qui leur permettrait d’obtenir davantage de subventions d’Ottawa.Pourquoi n’au-raient-ils pas droit à leur victoire, aussi courte ait-elle été?Les Anglophones aussi ont voté NON en disant franchement que la seule récompense qui les satisferait pleinement serait un retour au bilinguisme intégral.Et voilà que maintenant, on leur dit que ce bilinguisme est impensable.Pas étopnant qu’ils soient frustrés.A ce titre, on peut se demander si la décision du gouvernement québécois de ne pas hausser la TPS comme il nous l’avait annoncé dans l’éventualité d’un NON n’est pas, elle aussi, un détournement de démocratie.Reconnaissons d’autre part qu’Ot-tawa est probablement plus respectueux du résultat référendaire que ne l’est le Québec.Jean Chrétien n’a jamais caché qu’il comptait bien mettre le Québec au pas au lendemain d’une victoire du NON.Il l’a dit > ) in et répété tout au long de la campagne référendaire.Jusqu’à la fin, il a refusé de faire des concessions au grand désespoir de ses alliés fédéralistes du Québec.Or, c’est lui qui a eu raison.Le NON l’a emporté et si les souverainistes insistent pour rappeler que la souveraineté pourrait être acquise avec un score de 50 % plus un, on ne voit pas pourquoi il faudrait refuser à Ottawa le droit de mettre en branle sa politique de répression politique et économique du Québec avec un résultat similaire.C’est précisément ce que Jean Chrétien et ses amis ont fait et vont continuer à faire.On peut reprocher beaucoup de choses à Jean Chrétien, mais on ne peut quand même pas lui reprocher de dire ce qu’il pense (ce qui n’exige pas de longs discours).Il a promis1 de remettre le Québec à sa place et il est allé chercher la seule personne au Québec pensant exactement comme lui sur le sujet, Stéphane Dion.Rappelez-vous la déclaration de ce dernier à l’effet que la seule façon de guérir les Québécois de leur obsession de liberté était de leur faire mal.De même, on ne va pas reprocher à M.Dion de faire exactement ce qu’il n’a eu de cesse d’annoncer.Lui non plus n’a jamais nié son mépris le plus profond envers les provinciaux du Québec.Il l’a dit et répété tout au long de la campagne référendaire et il a payé un prix très élevé pour ce faire.On peut ne pas être d’accord avec son analyse, il faut quand même reconnaître qu’il joue le jeu à visage découvert et sans état d’âme.Ce n’est pas vraiment le cas de Lucien Bouchard.En effet, pourquoi ne pas avoir dit franchement à la Fédération des femmes du Québec que le.retrait temporaire de la Loi sur l’équité salariale était la conséquence directe du résultat référendaire?Pourquoi ne pas rappeler à ceux et celles qui vont perdre certains bénéfices — le mot est immoral — au chapitre de l’aide sociale qu’ils doivent ce résultat à Ottawa et à sa réforme de l’assurance-chômage?La démocratie, c’est aussi passer au cash et s’accommoder des résultats d’une défaite.Le fédéralisme, on ne le dira jamais assez, c’est la misère.on oi) JDI ^(i m; y b OÀ ïyb ï si A ;Oj À PROPOS -?- .de la recherche forestière Selon les derniers relevés annuels, 87 millions sont investis au Québec en recherche forestière, dont environ 30 millions en recherche sur la ressource forestière.«La contribution de l’industrie forestière à ce chapitre a été de quatre millions», estime Jacques Robitaille, sous-ministre associé aux Forêts et conférencier au colloque, «fl est évident que le gouvernement du Québec ne pourra pas continuer seul à assumer l’effort du leadership dans ce domaine», conclut-il.La situation pourrait d’ailleurs changer, puisque les utili- sateurs-payeurs sont ceux qui, dorénavant, devraient financer la recherche en aménagement et protection de la ressource forestière.L’industrie forestière a d’ailleurs fait savoir au ministère qu’elle augmenterait de 1,5 million sa participation financière à la recherche forestière cette année.Cette somme permettra de compenser en partie la réduction du budget ministériel en recherche-développement Forêt Ministère des Ressources naturelles, mai 1996 LE DEVOIR FONDÉ FAR HEX RI BODRASSA LE 10 JAXVIER 1910 Directrice LISE BISS0NNETTE Rédacteur en chef BERNARD DESCÔTEAUX Vice-president, finances et administration FRANÇOIS TH0UIN Directeur de l’information CLAUDE BEAUREGARD Directenrs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU.GUT TAILLEFER.NORMAND THERIAULT Rédactenr en chef adjoint JEAN ROBERT SANSFAÇ0N Directeur artistique ROLAND YVES CARIGNAN 2050, rue de Bleury.9'élagf.Montréal (Québec) H3A 3M9.Tél.: (514) 985 3333 FAIS CE QUE DOIS I.K l) K V 0 I R .I.E S S A M EDI S K T I» I M A X < Il K !> .1 II I N I !l II
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.