Le devoir, 11 juin 1996, Cahier B
lit al de la réserve collective, de sait g Agenda Culturel Page B6 Culture Page BS Économie Page B2 Les sports Page B5 ?AV E S RS La Société canadienne de la Croix-Rouge I.K I) E V 0 I H .1.K M AUDI II ,1 11 I N I!) !) (i li I) U C A T I (> N Placement étudiant Profiter des vacances L’année scolaire tire à sa fin.Deux cents jours, pour celles et ceux qui sont en présence d’élèves, c’est suffisamment long.Et les «deux mois» (en réalité, huit semaines) de vacances d’été sont bienvenus.Cette façon d’organiser l’année scolaire ne fait cependant pas l’unanimité.Certains évaluent que notre année scolaire est trop courte et proposent de l’allonger.D’autres, par contre, trouvent qu’un temps d’arrêt aussi long est néfaste pour la continuité dans les apprentissages et ils jonglent avec des hypothèses différentes d’aménagement dans lesquelles les vacances seraient réparties durant l’année et non concentrées durant l’été.Ce débat dure depuis longtemps.Il refait surface à chaque fois qu’il est question de régime pédagogique pour l’enseignement primaire et secondaire (la question a d’ailleurs été posée aux Etats généraux).On fait des comparaisons avec d’autres pays ou d’autres provinces du Canada, certains prétendent même que c’est une question de réussite pour les élèves.Notre aménagement de l’année scolaire, aux dires de certaines personnes, daterait même de l’époque de la société agraire et ne répondrait plus aux besoins d’une société moderne.Je ne suis pas de cet avis.Il est vrai que la société a changé.Un des exemples les plus frappants de ce changement, c’est d’ailleurs la transformation qu’a subie la famille avec les nouveaux besoins qui en découlent.Aujourd’hui, les parents, à cause de leur horaire de travail, de la garde partagée ou de leurs autres activités, sont souvent moins présents qu’ils ne le souhaiteraient auprès de leurs enfants durant l’année scolaire.Dans un tel contexte, le temps des vacances d’été devient un moment privilégié pour planifier des activités en famille.Organiser l’année scolaire autrement (avoir de l’école en août, par exemple) pourrait réduire les possibilités de se retrouver ensemble pour plusieurs familles.Cela supposerait à court terme des changements importants pour les employeurs (la pression se ferait plus forte pour les vacances en juillet) et pourrait avec des conséquences économiques négatives pour l’industrie touristique, par exemple.Il faut également rappeler que la grande majorité des écoles du Québec n’ont pas été construites pour être utilisées durant l’été (elles n’ont pas l’air climatisé).Alors, faire l’école à des enfants durant quatre ou cinq heures par jour quand il fait 29 ou 30 ° C, ce ne serait pas pédagogiquement très rentable (on en a un aperçu parfois en juin ou en septembre quand la canicule persiste durant plusieurs jours).Et puis, l’été étant habituellement assez court au Québec, mieux vaut laisser les jeunes (et les moins jeunes) en profiter au maximum pour les activités de plein air.Pour les enseignantes et les enseignants, les vacances d’été sont absolument nécessaires pour refaire le plein d’énergie tant au plan affectif que physique.Les exigences accrues de la tâche et, pour plusieurs, le stress lié à la gestion de classe causent de la fatigue qui s’accumule au fur et à mesure que l’année progresse.La longue période de repos de l’été permet à la plupart de faire disparaître complètement cette fatigue et d’être en pleine forme pour recommencer une autre année.Pour plusieurs cette période de vacances est également une occasion de ressourcement et d’enrichissement (voyages, lectures, activités éducatives .) qui s’insère dans une démarche de formation continue et qui peut donc être réinvestie dans leur enseignement Les vacances peuvent aussi être l’occasion pour les enfants ou les adolescents de faire certains apprentissages.Les parents peuvent contribuer à enrichir les connaissances de leurs enfants en planifiant des loisirs qui comportent une dimension éducative.Il y a pour certains la participation à des camps de vacances ou à des camps scientifiques (ex: Cosmodôme, école polytechnique) mais les coûts de telles activités ne sont pas à la portée de tous les budgets.Les activités spéciales organisées par les services de loisirs des municipalités sont sans doute plus accessibles pour la majorité (ex: visite au Jardin botanique).Mais ce sont certainement les projets réalisés en famille qui offrent le plus de possibilités lorsqu’ils s’insèrent facilement dans la programmation des vacances.Profiter d’un centre d’interprétation pour mieux connaître notre environnement (il y en a dans toutes les régions), visiter une exposition, un endroit historique ou un musée, réaliser avec les enfants différents projets (herbier, nichoir, casse-tête thématique, etc.), réserver certaines soirées à des jeux de société éducatifs, voilà autant de suggestions qui peuvent être à la fois agréables et formatrices.Et n’est-ce pas la meilleure façon de montrer à nos jeunes, en apprenant avec eux, l’intérêt que l’on porte à l’éducation.S’ajoute finalement à cet ensemble de suggestions la lecture qui est une activité plus individuelle mais tout aussi enrichissante.Les bibliothèques demeurent ouvertes tout l’été et adaptent même leurs modalités de prêt aux besoins particuliers des vacanciers.Encourager son enfant à lire durant l’été (peut-être en lui donnant l’exemple) est un bon moyen de consolider les apprentissages réalisés en français durant l’année.Comme on peut le constater, il est tout à fait possible de faire en sorte que les vacances soient à la fois un temps fort pour le repos et le plein air et un moment favorable à l’acquisition de certaines connaissances ou habiletés.C’est ce que je souhaiterai à mes élèves dans quelques jours, c’est ce que j’ai planifié pour moi-même et c’est ce que je vous souhaite à chacune et chacun.Francine Schœb est professeure au département des sciences de l’éducation de l’UQAM.Francine S choeb ?Une bonne année pour les jobs d’été?52 000 étudiants du secondaire, du collégial et de l’université cherchent un emploi i H,,**>•-£- 'v%.vr PHOTO JACQUES NADEAU Les Centres de placement du Canada pour étudiants offrent surtout des emplois entièrement subventionnés dans des organismes à but non lucratif.CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR La manne des emplois d’été pour étudiants n’est pas passée sur le Québec depuis longtemps, situation économique oblige.Mais sans être miraculeuse, l’année s’annonce tout de même bonne pour le placement étudiant cet été.C’est du moins ce qu’en disent les représentants du Placement étudiant du Québec ainsi que des Centres d’emploi du Canada pour étudiants.A la fin du mois de mai, pour l’été qui vient, le Placement étudiant du Québec avait déjà reçu 9274 offres d’emploi pour 52 000 élèves et étudiants du secondaire, du collège et de l’université, inscrits comme étant en recherche d’emploi.L’année dernière, pour l’ensemble de l’année, le Placement étudiant du Québec avait reçu 75 000 demandes pour les quelque 11922 emplois disponibles.«Bien que les perspectives soient intéressantes, les années 70 ne reviennent pas, en matière d’emploi», dit Michelle Lalonde, responsable du bureau de Montréal pour le PEQ.L’ensemble des emplois offerts dans ces centres présentent des salaires moyens de 10 $ de l’heure.Et les étudiants provenant de l’université ne gagnent pas nécessairement plus cher que les autres, prévient-elle.«Un étudiant qui travaille dans son champ d’études peut accepter un salaire moins élevé parce que l’expérience qu’il obtient en travaillant est significative», dit-elle.Le Placement étudiant du Québec distribue chaque année des dépliants d’information dans tous les établissements scolaires, et en envoie aux associations professionnelles.Il tente également d’inciter les entreprises à s’adresser à eux pour trouver une main-d’œuvre étudiante.L’organisme a été créé il y a 25 ans et relève de la direction du ministère de l’Industrie, du Commerce, de la Science et de la Technologie.Il fait le lien entre les étudiants qui cherchent de l’emploi et les employeurs potentiels.Comme dans tous les secteurs d’emploi, la compétition est présente et forte.Le PEQ présente généralement aux employeurs trois étudiants par poste offert.«Il arrive cependant que les employeurs nous demandent de rencontrer une dizaine d’étudiants pour faire un meilleur choix», dit Mme Lalonde.C’est l’entreprise privée qui présente le plus de demandes au Placement étudiant du Québec.L’année dernière, elle avait offert 1160 stages rémunérés et spécialisés et 8771 emplois dans les secteurs du loisir, les entreprises de services, l’industrie manufacturière, les services personnels et domestiques, l’hébergement et la restauration.La fonction publique a pour sa part embauché 1991 étudiants.Par l’intermédiaire du centre de placement, des échanges entre les gouvernements des différentes provinces sont également offerts.«La fonction publique est dans l’obligation d’embaucher nos étudiants pour ses emplois d’été», ajoute Mme Lalonde.Dans l’ensemble du Québec, ce sont les étudiants de niveau collégial qui ont eu le plus de succès dans leur démarche d’emploi, par l’entremise du Placement étudiant du Québec.Suivent les étudiants de niveau universitaire, peut-être à cause d’une plus grande période de disponibilité.Le Placement du Québec offre également un programme de soutien à l’emploi stratégique.Avec ce programme, les employeurs qui offrent du travail dans le secteur d’études de l’étudiant peuvent obtenir une subvention couvrant jusqu’à 40 % du salaire.«L’employeur doit verser au moins 300 $ par semaine à un étudiant de niveau universitaire, pour un minimum de huit semaines», dit Mme Lalonde.Le centre versera en échange à l’employeur 120 $ par semaine, remboursés à la fin de l’été.Placement étudiant du Québec compte environ 1200 stages de ce genre, et dispose pour les gérer d’un budget de 1,7 millions.Ces programmes veulent favoriser l’embauche des étudiants par les employeurs à la fin du stage.Selon les données que le PEQ a compilées l’an dernier, les étudiants de 20 à 24 connaissaient une hausse du taux de chômage de 1994 à 1995, ce taux étant passé de 5,4 % à 9,9 %, tandis que celui des étudiants de 15 à 19 ans baissait de 14,5 % à 14,4 %.L’ensemble des étudiants présentait donc un taux de chômage de 12,9 %.Certaines spécialités scolaires ont été privilégiées dans l’embauche.Ainsi, au niveau universitaire, plus de la moitié des étudiants embauchés provenaient de 21 spécialités précises, allant de l’administration des affaires à l’enseignement préscolaire et primaire, le droit et les sciences juridiques et la biologie.Au niveau collégial, 45 % des élèves placés fréquentaient l’une des 22 disciplines d’enseignement professionnel, des techniques de bureau, à l’électrodynamique.Pour leur part, les Centres de placement du Canada pour étudiants offrent surtout des emplois entièrement subventionnés dans des organismes à but non lucratif.Ce sont, en général, des emplois payés au salaire minimum, soit à 6,45 $ de l’heure.«Ce ne sont pas tous les employeurs qui font af- faire avec nos services.La plupart sont des organismes à but non lucratif.Ils ont leurs bénévoles durant l’hiver, à qui ils offrent souvent un emploi d’été pour les récompenser», explique Chantal La-jeunesse, agent de placement au Centre d’emploi du Canada du centre-ville de Montréal.Ces centres d’emploi fournissent également des subventions de 2,25 $ l’heure pour les entreprises privées et dés subventions de 4,25 $ de l’heure pour les organismes publics.Mme Lajeunesse reconnaît que la plupart des emplois offerts au centre où elle travaille sont des emplois au salaire minimum.r r i • : V* rtc ¦ h PHOTO ARCHIVES De la pêche à la mouche à la construction des gondoles, des étudiants peuvent, grâce à une fondation, approfondir le sujet de leur choix.Des boursiers pas YXTashington (AP) — Chaque année, 60 étudiants en V V maîtrise reçoivent une bourse de 16 000 dollars pour réaliser pendant un an des recherches sur des sujets aussi «sérieux» que la pêche à la mouche, la fabrication des gondoles ou la cérémonie du thé dans la culture japonaise.Les candidats sélectionnés par la Fondation Thomas J.Watson doivent présenter un projet «inhabituel, mais sérieux», selon William Moses, directeur du service des bourses.«Les sujets peuvent paraître excentriques, mais ils découlent d’un intérêt très profond pour un sujet particulier.» Grâce à la fondation, Mariska Obedzinski, une étudiante de 25 ans de l’université de l’Atlantique à Bar Harbor (Maine), va pouvoir étudier la pêche à la mouche en Nouvelle-Zélande, en Argentine, au Chili et en Sibérie.«Je suis passionnée par le rôle des pêcheurs sur l’écologie des rivières», explique la lauréate, qui taquine la truite depuis l’âge de 11 ans et a déjà travaillé comme guide de pêche dans le nord de la Californie.Christian De Benedetti, de l’université Whitman à Walla Walla (Washington), s’apprête de son côté à partir au Sénégal, au Niger, en Grande-Bretagne, en Irlande, en Belgique et en Allemagne pour étudier la fabrication de la bière, qu’il a lui-même déjà expérimentée en préparant un breuvage «maison».comme les autres Autre projet original: Thomas Price, de l’université Berea (Kentucky), va étudier la construction des gondoles en Italie, une activité artisanale en voie d’extinction.D’autres lauréats étudieront l’aquaculture au Chili et aux Philippines, les perspectives de développement d’Internet au Moyen-Orient, l’influence des volcans sur les cultures locales d’Indonésie ou encore la cérémonie du thé au Japon.La fondation, qui choisit les lauréats parmi les étudiants de 50 petites universités privées, a reçu cette année plus de 1000 candidatures.Les 60 heureux élus sont sélectionnés sur le critère du caractère, de la capacité à diriger, de la volonté de s’immerger dans de nouvelles cultures, ainsi que sur la créativité et la portée de leur projet.Les notes sont prises en compte mais ne sont pas déterminantes.Après l’obtention de leur diplôme de second cycle, les lauréats s’engagent à mener à bien leur projet pendant un an.«Nous espérons que cette expérience leur servira dans leur profession.Dans le cas contraire, ils auront de toute façon vécu une expérience internationale enrichissante», déclare M.Moses.La fondation, basée à Providence (Rhode Island) a été créée en 1968 par les enfants de Thomas Watson Sr, le fondateur d’IBM, et sa femme, Jeannette, en hommage à l’engagement de leurs parents en faveur de l’éducation et des relations internationales.Ne manquez pas notre cahier spécial Le samedi 22 jUi b‘"",'-m‘OuébeC LE DEVOIR Tombée pub taire vendre 19 9 6 14 juin A1C L K I) K V OIK, I.K M A K I) I II .1 11 I N MM) (I H 2 —-* LE DEVOIR «- ÉCONOMIE XXM TSE-300 DOW JONES SCAN OR -0,92 -3,17 -9,24 +0,07 +1,00 2510,80 5134,08 5687,87 73,34 385,70 IMMOBILIER Finances publiques Les premiers acheteurs relancent la construction résidentielle On ne prévoit toutefois pas que les chiffres de mai changeront les prévisions pessimistes pour Vensemble de 1996 SERGE TRUFFAUT LE DEVOIR Le nombre de mises en chantier effectuées au Québec dans le courant du mois de mai a augmenté de 14 % par rapport à la période correspondante l’an dernier.Plus surprenant, dans la grande région de Montréal une hausse de 28 % a été constatée par rapport au mois de mai 1995.Plus précisément, dans la région métropolitaine la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) a enregistré 1481 mises en chantier en mai dernier contre 1155 lprs du mois correspondant en 1995.Economiste au sein de cet organisme, Jacques Pelletier a indiqué que cette hausse était attribuable à une demande plus prononcée de la part des premiers acheteurs.Elle découle de cela, mais également, voire surtout, d’un aspect purement technique.Selon l’analyse effectuée par cet expert, bien des promoteurs immobiliers ont décidé, histoire de pallier les contrecoups du marasme qui frappe cette industrie depuis plusieurs années, de creuser simultanément toutes les fondations des unités qu’ils doivent livrer.Habituellement, de rappeler M.Pel- letier, les fondations sont creusées au cours des mois de décembre et janvier.Après quoi, on les couvre de paille en attendant le printemps pour parachever le tout.Cette habitude ou coutume avait pour effet d’être plus onéreuse pour les constructeurs dans le mesure où, entre les mois d’hiver et la livraison, ils devaient évidemment débourser davantage au chapitre des intérêts.En ayant changé leur fusil d’épaule, en ayant modifié leur stratégie, soit en creusant les fondations de toutes les unités commandées au printemps plutôt qu’au cours des mois d’hiver, les constructeurs font l’économie d’un certain pourcentage d’intérêt «Cela a pour effet, a souligné M.Pelletier, de concentrer davantage les mises en chantier au cours d’un même mois, ce qui expliquerait une partie de la hausse des mises en chantier le mois dernier.» En conséquence, le scénario de base des économistes de la SCHL n’a pas été changé à la hausse.En clair, on prévoit que le nombre de mises en chantier enregistrées cette année demeurera inférieur à ce qu’il avait été l’an dernier qui, rappelons-le, s’était avéré l’une des pires périodes.Jusqu’à présent, il faut le rappeler, le nombre de mises en chantier réali- sées entre janvier et mai inclus a atteint les 3363 unités, soit une diminution très marquée de 17 % par rapport aux cinq premiers mois de l’exercice antérieur.Qui plus est, lorsqu’on soustrait la construction d’un immeuble à vocation locative destiné aux étudiants du cégep André-Laurendeau, l’augmentation de 28 % dans la région montréalaise est ramenée à seulement 3 %.En fait, tant et aussi longtemps qu’un stock important d’unités mises en vente sur le marché de la revente n’aura pas été écoulé, l’industrie de la construction résidentielle dans le grand Montréal restera fragile.Cela étant, la hausse des mises en chantier au Québec a été le fait avant tout du regain manifesté par l’unifamiliale (+17 %) et le locatif (+10 %).Selon Kim-Anh Lam, économiste au sein de la SCHL, «le dynamisme du marché de la revente s’est transmis au marché de la maison neuve.De plus les conditions avantageuses du financement hypothécaire et la stabilité des prix ont contribué à insuffler un climat de reprises à la construction résidentielle».Au Canada, le nombre de mises en chantier du mois de mai a progressé à raison de 27 % pour atteindre ainsi les 133 000 unités.V«»j* 2*5?PHOTO ARCHIVES Le dynamisme du marché de la revente s’est transmis au marché de la maison neuve, constate la SCHL.L’ancien gouverneur de la banque centrale serait responsable de la crise C’est ce que soutiennent huit économistes dans un ouvrage intitulé Unnecessary Debts Halifax (PC) — La crise des finances publiques au Canada n’est pas attribuable aux dépenses excessives du gouvernement mais à l’entêtement d’un ancien gouverneur de la Banque du Canada à vouloir juguler l’inflation, écrivent huit économistes dans un essai récent Lorsque John Crow a choisi en 1989 de ramener le taux d’inflation à zéro, les taux d’intérêt au Canada se sont mis à augmenter sans égard à la courbe des taux américains, soutiennent les économistes dans le livre «Unnecessary Debts».Le coéditeur de l’essai, Lars Osberg, estime même qu’à la lumière de ces résultats, Ottawa devrait retirer au gouverneur de la banque centrale son indépendance afin de prévenir ce genre d’erreur.De plus, selon M.Osberg, les membres du conseil de la Banque du Canada devraient être choisis dans toutes les régions du pays.«Même à Ottawa actuellement, des gens soutiennent que la Banque du Canada ne parle à personne», explique le professeur d’économie à l’Université Dalhousie, en Nouvelle-Ecosse.«C’est un monde très fermé.Si les sept différentes régions étaient impliquées dans le processus de décisions, on pourrait en arriver à un peu plus de dialogue constructif, et peut-être à une discussion élargie.» M.Osberg cite une formule connue en économie selon laquelle les taux d’intérêt constituent le principal facteur de croissance du déficit lorsque la dette est élevée comparativement au Produit intérieur brut.On aurait pu éviter ce problème,si M.Crow avait suivi la tendance des taux d’intérêt aux Etats-Unis, croit-on.Mais lorsque le gouverneur de la banque centrale a haussé les taux d’intérêt pour juguler l’inflation, le coût du service de la dette a augmenté, les consommateurs ont perdu confiance et le taux de chômage a grimpé.De même, la valeur du dollar canadien a augmenté, ce qui a nui aux exportateurs canadiens.«Une grande erreur a été commise en 1989», a soutenu M.Osberg.«En jouant la carte de l’indépendance face aux Etats-Unis, on a rompu avec une longue tradition: essayer de faire up peu mieux que les Américains sans aller trop loin.Les Etats-Unis comptent pour 80% du marché nord-américain, on ne peut l’ignorer.» «Lorsque vous affichez une dette de 500 milliards$ et que vous observez, comme en 1990, une hausse de quatre points de l’écart entre les taux d’intérêt, ça fait 20 milliards$ — deux fois le régime d’assurance-chômage.La dette atteint un tel niveau que les intérêts sur la dette dominent toute autre question.» L’économiste québécois Pierre Fortin, coéditeur de l’es- PHOTO ARCHIVES John Crow sai, rappelle quant à lui qu’Ottawa, par son dernier budget d’austérité, admet tacitement qu’il ne s’attend pas à ce que l’économie se remette de la récession, et que le Canada devra accepter un taux de chômage permanent d’environ neuf pour cent «On doit en conclure que la déstabilisation des finances publiques entre 1982 et 1994 n’est pas due principalement à l’augmentation effrénée des dépenses mais plutôt à une gestion macroéconomique conservatrice», soutient dans un article le professeur de l’Université du Québec à Montréal.Les professeurs Osberg et Fortin estiment que les coupes massives dans les dépenses gouvernementales ne régleront pas le problème, alors que des taux d’intérêt de 5% et un gel de trois ans des dépenses gouvernementales permettraient de faire passer la dette de 550 milliards$ à 150 milliards$ en 15 ans, et de ramener le taux de chômage autour de 7%.Depuis quelques mois, les taux d’intérêt connaissent une baisse, ce qui suit tout à fait les recommandations des économistes.COUP D'ŒIL BOURSIER, Accroché à une racine MICHEL CARIGNAN COLLABORATION SPÉCIALE C’est le calme le plus plat sur toutes les Bourses.L’industriel se déplace de côté, sans continuer sa correction, ni reprendre sa tendance haussière.Le TSE 300 fait le mort sur la ligne inférieure du couloir haussier.Aucun secteur n’a encore ouvert son jeu.Les investisseurs sont restés de glace dans tous les secteurs et aucun des plus gros joueurs n’a ouvert son jeu.Les plus forts secteurs comme les communications, les services financiers et les services publics ont continué leur correction en direction de leur tendance, mais il reste encore de la place avant leur ligne de tendance haussière sans qu’ils ne deviennent énervants.La gestion, les industrielles, les transports et les pétrolières, eux, ont rejoint ou presque leur tendance haussière et se doivent de demeurer à ce niveau pour montrer qu’il y a encore des acheteurs pour garder l’indice en tendance haussière.Le moindre changement négatif dans la balance acheteurs/vendeurs amènerait un repli plus profond du secteur impliqué et même du marché si plusieurs secteurs s’emballent.Les aurifères sont accrochées à une racine sur le bord d’une falaise comme les secteurs nommés précédemment, mais c’est à un support important au lieu de la ligne de tendance qui représente le bord de la falaise.Dans un cas comme dans l’autre, en dessous c’est le vide.Les minières, les forestières et le détail tous en tendance haussière sont restés eux aussi au ralenti.Il y a beaucoup d’indécis.On voit qu’il n’y a plus d’affluence d’acheteurs.H faut se méfier d’un éventuel mouvement baissier.Si un à un les secteurs repartent à la baisse ce sera signe que les institutions diminuent leur position et cela entraînerait des semaines voire des mois de marché baissier.On a donc trois groupes de secteur.Les plus forts qui se dirigent vers leur tendance.Ensuite les autres secteurs qui ont atteint leur tendance ou un point de support très important comme les aurifères.Finalement îe dernier groupe composé de ceux qui sont déjà dans des tendances baissières.Il sera très intéressant mais surtout très révélateur de voir de quel côté s’élanceront les secteurs à partir de leur situation actuelle.NEW-YORK INDUSTRIELS (X-DJI NYSE) 150 Jours n M t* .kf - 5750.00 - 5500.00 - 5250.00 10 Jun 5687 87 bm Ji ilijiiirilnÉirtMiM BOURSE DE TORONTO TSE 300 (X-TT TSE) | 150 Jours v*V\ 1 M* i 5000 00! 4750.00 j No^ Déc | Jan | Fév Mar j Avr | Mai | J lO Jun 5134 08 j COMMUNICATION TOR.(X-CM TSE) SERVICES FINANCIERS TOR.(X-FS TSE) - 4000.00 150 Jours 3900.00 -3800.00 j) 3700.00 10 Jun 3946.93 SERVICES PUBLICS TOR.(X-UT TSE) 150 Jours 3750.00 3500.00 10 Jun 3899.27 GESTIONS TOR.(X-MG TSE) 150 Jours 6000.00 5750.00 5500.00 10 Jun 601205 PRODUITS INDUSTRIELS TOR.(X-IP TSE) 150 Jours -3500.00 ¦.w Déc Jan j Fév Mar Avr Mai iJ 3250.00 -5250.00 -5000.00 4750.00 10 Jun 5212.73 PETROLIERES TOR.(X-OG TSE) 150 Jours AURIFERES TOR.(X-GL TSE) 150 Jours tte,7iV:iF^ rA r I lllllll,lii.lliiillllilliilnllllllliili illlln ililiilllillliinlii mi.ilJlli 13000.00 ¦12000.00 1000.00 MINES ET MÉTAUX TOR.(X-MM TSE) 150 Jours - 5500.00 ^5250.00 5000.00 10 Jun 5238.60 litaki Mil PAPETIERES TOR.(X-PF TSE) l 150 Jours A 4750.00 4500.00 4250.00 (\ WV A Nov Déc Jan Fév Mar Avr Mai J 10 Jun 4204 40 DECISION-PLUS Demandez notre vidéocassette GRATUITE pour apprendre à mieux investir (514)392-1366 Volume Ferme (000) Var.Var.($) (%) LES PLUS ACTIFS DE MONTRÉAL Volume Compagnies (000) Haut ($) Bas (S) Fcrm.(S) Var.(S) Var.(%) | MICRO TEMPUS INC 1213 070 055 0.70 ?0 02 2.9 BRESEA RES LTD 613 1435 1305 1430 ?1 60 12.6 WESTCOAST ENERGY S86 20 40 20 30 20 40 ?010 0.5 DENISON MINES LTD 515 035 034 035 - • I SNC-LAVALIN GRP A 498 1040 1025 1030 -010 -1.0 POCO PETR LTD 487 11 15 11.15 11.15 ?005 05 NOVICOURT APR 372 745 740 745 •005 -0 7 IPL ENERGY INC 307 34 55 34 40 34 50 - .I NOVICOURT INC 292 590 575 590 .015 2 6 TRANSCOA 274 20 40 2025 2040 *0 20 CO| BOURSE DE MONTRÉAL XXM:lndice du marché 9971 2510.80 -0.92 -0.0 XCB:Bancaire 4268 3029.80 -3.38 -0.1 XCO:Hydrocarbures 848 1975.95 -0.98 -0.0 XCM:Mines et métaux 1965 3208.19 -8.18 -0.3 XCF:Produits forestiers 191 2417.84 -13.89 -0.6 XCFBien d'Équipement 1593 2491.64 +1.20 0.0 XCU:Services publics 3269 2152.05 +3.45 0.2 BOURSE DE TORONTO TSE 35 9296 267.54 -0.31 -0.1 TSE 100 * 310.44 -0.33 -0.1 TSE 200 * 314.07 +0.35 0.1 TSE 300 27425 5134.08 -3.17 -0.1 Institutions financières 4418 3946.93 +0.31 0.0 Mines et métaux 1305 5238.60 +1.92 0.0 Pétrolières 5561 5212.73 -3.97 -0.1 Industrielles 2764 3594.95 -0.32 -0.0 Aurifères 5005 1801.90 -25.58 -0.2 Pâtes et papiers 760 4204.40 -8.79 -0.2 Consommation 954 8779.04 -18.78 -0.2 Immobilières 56 1651.06 +19.45 1.2 Transport 860 5201.06 -3.61 -0.1 Pipelines 678 4166.76 +19.49 0.5 Services publics 2531 3899.27 -8.76 -0.2 Communications 448 9357.67 -16.24 -0.2 Ventes au détail 1072 4022.95 +1.48 0.0 Sociétés de gestion 1007 6012.05 +6.65 0.1 BOURSE DE VANCOUVER Indice général 28467 1358.75 +21.19 1.6 MARCHÉ AMÉRICAIN 30 Industrielles 24486 5687.87 -9.24 -0.2 20 Transports 3382 2231.70 -5.71 -0.3 15 Services publics 5551 208.50 -0.97 -0.5 65 Dow Jones Composé 33420 1850.33 -4.17 -0.2 Composite NYSE * 360.17 -0.44 -0.1 Indice AMEX * 594.37 -0.11 -0.0 S&P 500 * 673.31 - NASDAQ * 1230.04 +0.28 0.0 LES PLUS ACTIFS DE TORONTO Volume Haut Bas Ferm.Var.Var.Compagnies (000) (S) ($) ($) ($) (%> ¦ BRE-X MINERALS 3586 24.15 22.30 24.00 ?2.55 11.9 SCEPTRE RES LTD 2128 9.20 8.75 9.15 ?0.40 4.6 MVPCAPCPRV 1989 0.16 0.13 0.14 +0.02 16.7 AREOUIPA RES LTD 1469 20.75 19.30 20.60 +1.90 10.2 BCE INC 1430 54.70 54.20 54.50 -0.10 -0.2 MINERAL RES CP 1321 0.10 0.10 0.10 .BK OF NOVA SCOTIA 1313 32.85 32.55 32.60 -0.15 -0.5 TOR BK 1191 2490 24.75 2485 -0.05 -0.2 LEGACY STORAGE 1056 095 0.72 0.89 ?0.10 25.4 ACETEX CP 977 15.40 15 00 1500 -0 45 -2.9 t 4 !* :i E N K R E F «MÊME JOUR» OU «PROCHAIN VOL» Grâce à une nouvelle alliance, Courrier Purolator et Dynamex offriront, dans le cadre du service «Même jour», l’option «Prochain vol» de ville à ville, à l’échelle du pays.«Cela permettra aux clients des deux entreprises d’accéder à une gamme exhaustive de services de livraison le même jour et du jour au lendemain», prend-on soin d’ajouter.Dynamex est la plus grande entreprise de messageries du pays offrant la livraison le même jour et Purolator exerce un leadership dans le service du jour au lendement.Avec cette alliance «Purolator peut répondre à un souhait majeur de sa clientèle, tout en catalysant l’évolution naturelle de l’industrie des services de messageries au Canada offrant le service de livraison du jour au lendemain, et comptant plus de 10 000 employés».Purolator dispose d’une imposante flotte d’avions-cargo spécialisée au pays, et dessert plus de 180 pays.-?- VIA RAIL LANCE UN PROGRAMME DE FIDÉLISATION Via Rail a lancé hier son programme de fidélisation pour grands voyageurs: Via Préférence.Sans coût d’adhésion, Via Préférence accorde un point pour chaque dollar dépensé à l’achat de billets de Via Rail (à l’ex-clusiond es taxes).Et ceux qui dépenseront 1000$ en moins d’un an doubleront leurs points lors de tout achat effectué au cours de l’année suivante.Et à leur premier voyage en train, les membres de ce programme recevront 1000 «points de bienvenue» en guise de prime d’inscription.Contre 1500 points, les membres pourront obtenir un billet en classe économique, pour un aller-retour, dans le corridor Québec-Windsor, un billet aller-retour en classe économique entre Montréal et la Gsspésie ou les provinces de l’Atlantique, ou entre Edmonton-Vancouver.Contre 4500 points, les membres pourront effectuer un aller-retour en classe économique sur la liaison Toronto-Vancouver, en classe Via 1 ou en classe voiture-lits pour «quelques points de plus», a ajouté Via.-?- LES BANQUES BARCLAYS ET HONGKONG FUSIONNENT Vancouver (PC) — La Banque Hongkong du Canada a annoncé qu’elle a conclu une entente de fusion avec la Barclays Bank PLC.Une fois les autorisations réglementaires obtenues, la Banque se portera acquéreur de la division des services aux entreprises de la Banque Barclay’s du Canada.Les modalités de la transaction n’ont pas été dévoilés.L’objectif de la Banque Hongkong du Canada est d’assurer sa croissance aussi bien par l’expansion de ses propres activités qu’au moyen de diverses acquisitions.Cette réalisation fait suite à l’acquisition de la Metropolitan Trust Company of Canada en 1995, de la ANZ Bank of Canada en 1993, de la Banque Lloyds du Canada en 1990, de la Midland Bank of Canada en 1988 et de la Bank of British Columbia en 1986.-?- POINT DE VENTE SANS FIL (PC) - Bell Mobilité et la Banque Scotia se préparent à lancer un des premiers services de points de vente (PDV) sans fil, qui sera disponible chez les marchands d’un bout à l’autre du Canada.Par l’entremise d’un réseau de communication sans fil, ce service en ligne permettra aux marchands d’obtenir rapidement une autorisation pour la carte de crédit ou de débit d’un client.La Banque Scotia est la première banque canadienne à offrir un service sans fil sur le réseau de Bell Mobilité.Le nouveau service PDV remplacera le service actuel, qui donne accès au système informatique de la Banque Scotia par l’entremise du réseau de téléphonie conventionnelle.-?- EXXON GAGNE SON PROCÈS CONTRE LA LLOYDS Houston (Reuter) — La compagnie pétrolière Exxon a gagné hier son procès contre la société d’assurance britannique Lloyds concernant la marée noire de l’Exxon Valdez en 1989 en Alaska.Le verdict du jury, qui oblige la société d'assurance à payer 250 millions$ US à la plus importante compagnie pétrolière mondiale, doit être officialisé par la cour de Houston au cours du mois.Exxon accusait la Lloyds d’avoir agi de mauvaise foi en refusant de verser les dédommagements liés à deux polices d’assurance contractées par la compagnie pétrolière.Tout au long du procès, qui a duré un mois, l'assureur londonien s’était défendu en arguant de la négligence du pétrolier texan.I.K l> E V O I K .L E M A It IM I .1 IM N I II II (I ! CONOM Revenu Québec et le couplage des fichiers Jacoby parle cT «atteinte abusive à la vie privée» PHOTOS ARCHIVES «Je remarque que le gouvernement a, de plus en plus, tendance à freiner, quand ce n’est pas à écarter, des organismes qui critiquent et surveillent ses actions dans l’intérêt des citoyens», a lancé hier le Protecteur des citoyens.GÉRARD BÉRIJBÉ LE DEVOIR Le Protecteur du citoyen est revenu à la charge.Il a fait parvenir, hier, ses objections aux demandes de pouvoirs accrus du gouvernement en matière d’investigation, de vérification, de collecte de renseignements et de couplage des fichiers.Faisant de cette collecte de renseignements et de la compensation la pierre angulaire de sa lutte contre l’évasion fiscale et le travail au noir, Québec veut se doter de moyens pour y parvenir qui seraient «disproportionnés par rapport aux fins poursuivies».«Il s’agit d’une atteinte abusive à la vie privée des citoyens», a ajouté Daniel Jacoby, dans son analyse du projet de loi 32 (Loi modifiant la Loi sur le ministère du Revenu), et après avoir fustigé la semaine dernière le projet de loi 36 (Loi modifiant la Loi sur l’administration financière).Le Protecteur du citoyen se joint donc à la Commission d’accès à l’information et à la Fédération nationale des associations de consommateurs du Québec qui, la semaine dernière, émettaient de sérieuses réserves.Tout en étant pleinement d’accord avec la volonté gouvernementale de combattre l’invasion fiscale et le travail au noir, M.Jacoby se joint à ces organismes pour ne trouver aucune raison valable justifiant de tels pouvoirs accrus, qualifiés d’excessifs.«Le ministère du Revenu est déjà doté de puissants pouvoirs de collecte de renseignements, de vérification et d’enquête.Les articles 39 et 71 de la Loi sur le ministère du Revenu lui permettent d’obtenir tous les renseignements nécessaires à l’application des lois fiscales», a rappelé M.Jacoby dans la lettre qu’il adressait hier à Roger Bertrand, ministre délégué au Re- venu.D’autre part, la Loi sur l’accès au documents des organismes publics et sur la protection des renseignements personnels n’interdit pas la comparaison, le couplage ou l’appariement de fichiers.Tout au plus la Loi sur l’accès vient-elle encadrer ces modes d’opération et s’assure que cette communication est nécessaire à l’application d’une loi au Québec.La notion de «nécessité» devient, ici, prépondérante.Le ministère du Revenu voudrait y déroger et se soustraire à l’obligation d’obtenir une entente écrite soumise au préalable à l’avis de la Commission d’accès à l’information.Dans sa réponse aux interrogations soulevées ou aux réserves émises par la Commission d’accès à l'information, le ministre des Finances, Bernard Landry, a soutenu que cette dérogation était pourtant essentielle «dans la mesure où l’obligation de transmettre l’information, qui est à la base du processus de compensation, ne peut être assujettie à la conclusion d’une entente au gré de l’organisme soumis à l’obligation.De plus, le long processus auquel serait assujettie la conclusion de ces ententes avec les nombreux organismes concernés aurait en fait pour effet de retarder de façon indue l’exercice de cette compensation, et même de mettre en péril les objectifs budgétaires que s’est donnés le gouvernement» Pour le Protecteur du citoyen, «à ce jour, de telles pratiques ont été jugées inacceptables dans notre société où la présomption de bonne foi constitue le fondement des rapports entre le citoyen et l’État», a ajouté M.Jacoby, qui voit dans de telles exclusions un «accroc très grave à la transparence de l’Administration».«A défaut d’entente écrite, il n’y aurait plus moyen de savoir comment le ministè- re du Revenu utilise ses pouvoirs [.] Il pourra ainsi agir pratiquement sans surveillance, sans avoir à rendre des comptes et sans que les contribuables visés puissent savoir précisément quelles banques de données ont été consultées, quels renseignements ont été ainsi recueillis, à quel moment et pourquoi.» Et Daniel Jacoby d’insisten «Le critère de la nécessité est central dans l’économie de la Loi sur l’accès et il constitue un rempart efficace contre l’édification d’une société de surveillance à la “Big Brother”.» «Une fois acquis un tel pouvoir, et sans tomber dans la fiction, pourquoi la prochaine étape ne serait-elle pas l’accès aux fichiers des clients des transporteurs aériens, des salons de beauté, des grandes chaînes de magasins, toujours pour mieux lutter contre le travail au noir et l’évasion fiscale?», se demande M.Jacoby.«Lentement mais sûrement, l’érosion du droit fondamental à la vie privée risque de se poursuivre au nom de motifs dits «supérieurs» et, avec elle, l’érosion,de la transparence des activités de l’État et des valeurs démocratiques qui distinguent notre société.» Tout en rappelant que cette atteinte à la vie privée pouvait constituer un accroc aux chartes canadienne et québécoise des droits et libertés, M.Jacoby a résumé sa position ainsi: «Les moyens préconisés ne m’apparaissent pas indispensables et produiront des effets débordant largement les exigences de l’objectif poursuivi.La lutte [contre] l’évasion fiscale et [le] travail au noir peut largement s’effectuer dans le cadre des pouvoirs actuels du ministère du Revenu, s’il utilise pleinement et adéquatement tous les outils et moyens dont il dispose, dans le respect des droits fondamentaux, moyennant quelques aménagements.» Et il n’est pas sans lancer une petite flèche au passage.«Je remarque que le gouvernement a, de plus en plus, tendance à freiner, quand ce n’est pas à écarter, des organismes qui critiquent et surveillent ses actions dans l’intérêt des citoyens.Déjà, au début de 1996, le gouvernement enlevait au Protecteur du citoyen son pouvoir d’enquête sur la Commission de pro- tection de la jeunesse, fusionnée avec la Commission des droits de la personne.Aujourd’hui, il veut amputer la Commission d’accès à l’information, un organisme indépendant, d’une partie essentielle de son mandat» Le Protecteur du citoyen ne voit aucune raison valable justifiant des pouvoirs accrus pour Revenu Québec INTERNET Vidéotron offre l’accès résidentiel à haut débit Il faudra attentre quelques années avant que l’ensemble de son réseau ne soit pleinement bidirectionnel ROBERT DUTRISAC LE DEVOIR Vidéotron a lancé, hier, son service d’accès Internet résidentiel à haut débit mais il faudra attendre le prochain millénaire avant que l’ensemble de son réseau de câble ne soit pleinement modernisé et bidirectionnel.Pour offrir rapidement au plus grand nombre un service Internet à haut débit, Vidéotron usera d’une astuce: une ligne téléphonique acheminera les commandes émanant de l’ordinateur de l’abonné tandis que le câble transportera vers la résidence le contenu téléchargé.Il s’agit donc d’un système hybride s’appuyant sur un modem câble et téléphone à la fois capable de vitesses de consultation d’Internet se rapprochant de celle des modems-câbles les plus performants.Ce service hybride subira des test en septembre et sera offert à la fin de 1996 dans la majeure partie du territoire desservi par Vidéotron.En ce qui concerne le service pleinement bidirectionnel, Vidéotron ’offrira à Brassard et Chicoutimi (là, en raison du déploiement d’UBI), es deux seuls territoires où le rq-seau de "Vidéotron est modernisé.A ’heure actuelle, quelque 100 000 loyers peuvent obtenir un accès Internet de très haut débit, un nombre qui passera à 400 000 en 1997, 700 000 l’année suivante et 1,5 million en 2001, prévoit Vidéotron.Le déploiement graduel de son service bidirectionnel, Vidéotron l’amorcera cette année dans l’ouest de l’île de Montréal dans les villes de Lachine, Notre-Dame de Grâce, Côte Saint-Luc, Montréal Ouest, Saint-Pierre et Outremont.Le réseau poussera une pointe incongrue à Repentigny, une incursion excentrique qui s’explique par le fait que Bell y mènera sous peu une expérience-pilote pour {les services de câblodistribution.A la guerre comme à la guerre.Pour équiper son inforoute câblée, Vidéotron a choisi un câble-modem Motorola d’une valeur de 600 $ US, un prix qui devrait baisser au cours des prochaines années à mesure que cette technologie se généralisera.Ce modem-câble est à débit asymétrique, soit 768 kilobits (26 fois plus rapide qu’un modem téléphonique courant) pour une commande à la résidence et d’un énorme 27 mégabits (1000 plus vite qu’une ligne téléphonique) dans l’autre sens, pour le contenu en provenance de l’extérieur.C’est toutefois une vitesse théorique qui est limitée par la vitesse de l’ordinateur de l’abonné, de 3 ou 4 mégabits.C’est d’ailleurs bien davantage que ce que requiert la télédiffusion et cela dépasse de loin la capacité de transmission des serveurs actuels.Tant pour le service hybride que bidirectionnel, les tarifs seront les mêmes: 34,95 $ par mois et 15 $ pour le modem-câble, soit un total de 49,95 $, pour un usage illimité.Une trousse des logiciels nécessaires à la navigation est vendue à 29,95 $, une carte de communica- tion Ethernet — requise pour le modem-câble — est disponible à 40 $.Vidéotron offre également un accès conventionnel à Internet, c’est-à-dire par l’intermédiaire du réseau téléphonique, à 29,95 $ pour un accès illimité, ou un abonnement appelé Découverte à 4,95 $ par mois pour 5 heures d’utilisation et 1,50 $ pour toute heure additionnelle.La division des Services PC de Vidéotron a consacré 3,5 millions au lancement de son service Internet résidentiel, ce qui ne comprend pas la modernisation de de son réseau de câblodistribution dans lequel Vidéotron investira 225 millions d’ici la fin du siècle.Parce qu’«au Québec, nous sommes très pauvres pour l’accès à des contenus locaux francophones», a expliqué Guy Fauré, directeur général des Services PC de Vidéotron, la société a également dévoilé, hier, son site Web InfiniT, qui se veut la «communauté virtuelle» par excellence au Québec.Il s’agissait en fait du «pré-lancement» d’une version bêta d’un site qui se veut à terme très élaboré et dont «30 % des fonctionnalités» sont offertes pour l’heure, a précisé M.Fauré.InfiniT comporte trois «environnements», selon ses concepteurs, le magazine L’Hypermag, un lieu d’échange appelé L’Agora et un centre commercial virtuel.Pour se retrouver dans InfiniT, «nous avons notre propre engin de recherche parce que ce n’est pas toujours facile de trouver du bon contenu», a mentionné M.Fauré.Un nouvel hôtel en copropriété sera construit au mont Tremblant Intrawest ajoutera un cinquième hôtel en copropriété en moins de quatre ans au Mont Tremblant.Ce projet de 20 millions fait partie intégrante du plan directeur d’aménagement de Tremblant dont 350 millions ont déjà été investis depuis 1992.«Intrawest poursuit ainsi au centre de villégiature, son plan quinquennal d’investissements de 467 millions, plan qui s’échelonnera jusqu’à la fin de 1997», a ajouté l’entreprise.Les travaux de construction du nouvel hôtel débuteront en juillet prochain et se poursuivront pendant un an.L’hôtel, baptisé «Le Kandahar», sera opéré par Hôtellerie Tremblant, la division hôtelière de Tremblant qui gère notamment les hôtel-condominiums St-Bemard, Johannsen et Deslauriers.L'hôtel en copropriété sera une construction de 137 395 pieds carrés qui comprendra 104 unités variant de 308 à 1141 pieds carrés.«Les villégiateurs du nouvel hôtel, situé à la porte du Vieux Tremblant et voisin du Marriott Residence Inn, jouiront de l'animation du village piétonnier, du charme de ses restaurants et du luxe de ses boutiques.En juin 1997.lorsqu’il sera terminé, ce projet ajoutera 104 nouvelles résidences au village, portant le total d’unités d’hébergement à 1000», a renchéri Intrawest Le pouvoir américain Washington (AFP) — Les dix personnalités les plus puissantes aux États-Unis sont tous des hommes, avec en chef de file le président démocrate Bill Clinton, suivi de magnats industriels, du président de la Réserve Fédérale et du leader de l’opposition républicaine Newt Gingrich, selon un classement du Time publié hier.Bill Gates, le patron-fondateur de Microsoft et un des hommes les plus riches du monde, vient en deuxième position dans ce classement juste derrière le président des États-Unis.Alan Greenspan, président de la Réserve Fédérale (Fed), à qui l’on attribue le pouvoir de dompter la croissance économique, arrive en troisième position.Suivent dans l’ordre, le magnat de la communication Rupert Murdoch (réseau TV Fox), Michael Eisner, le patron de Walt Disney qui vient de s’offrir la chaîne ABC, et Jack Welch, le pdg du conglomérat industriel General Electric qui possède aussi le réseau de télévison NBC.Au septième rang figure Andrew Grove, le patron du numéro un mondial des semi-conducteurs Intel dont les puces font tourner 75 % des microordinateurs dans le monde.Vient ensuite Jack Smith, le patron de General Motors, le premier constructeur automobile au monde.Il y aussi Ned Johnson qui dirige le puissant fonds de pension Fidelity et au dixième rang, le bouillant Newt Gingrich, leader des républicains à la chambre des représentants.Les transporteurs aériens augmentent les commissions qu’ils versent aux agences LE DEVOIR \ A compter du 1er septembre, Air Canada fera passer de 8,25 à 9 % la commission de base accordée aux agences de voyages canadiennes pour les vols intra-Canada.En revanche le transporteur fixera pour les commissions de base versées au Canada un plafond de 60$ pour un aller-retour et de 30$ pour un aller simple.Dans le cas des agences américaines, le plafond sera le même que celui actuellement fixé pour les yols intérieurs des transporteurs des États-Unis, soit 50$ US pour un aller-retour et 25$ US pour un aller simple.Les commissions de base internationales et transfrontalières seront maintenpes à 9 et à 10% respectives ment.«Étant donné le cadre nord-américain dans lequel nous fonction: nons, nous devons aligner nos coûts sur ceux de nos concurrents.C’est pourquoi nous rapprochons notre structure de celle qu’ont actuellement les autres grands transporteurs nord-américains», a ajouté Air Canada, qui réalisera ainsi une économie annuelle de 25 millions$ sur les commissions de base qu’elle verse en Amérique du Nord.Canadien International a immité le geste de son concurrent en adoptant une grille de commissions similaire.Le transporteur entend dégager, ainsi, des économies annuelles oscillant entre 10 et 12 millions$.Afrique du Sud (rand) 0,3271 Hong-Kong (dollar) 0,1818 Allemagne (mark) 0,8880 Indonésie (rupiah) 0,000611 11 Australie (dollar) 1,1126 Italie (lire) 0,000911 Barbade (dollar) 0,6984 Jamaïque (dollar) 0,0400 Belgique (franc) 0,04425 Japon (yen) 0,01250 Bermudes (dollar) 1,3825 Mexique (peso) 0,1990 Brésil (real) 1,4061 Pays-Bas (florin) 0,8181 Caraïbes (dollar) 0,5203 Portugal (escudo) 0,008971 Chine (renminbi) 0,1698 Royaume-Uni (livre) 2.0926 Espagne (peseta) 0,01092 Russie (rouble) 0,000278 États-Unis (dollar) 1,3636 Singapour (dollar) 0,9923 Europe (ECU) 1,7278 Suisse (franc) 1,1066 France (franc) 0,2621 Taïwan (dollar) 0,0507 Grèce (drachme) 0,005934 Venezuela (bolivar) 0,00298 *' 1 SOURCE BANQUE DE MONTRÉAL ‘ VAMOl VKK Sl'RRKY < Al .GARY LONDON TORONTO O ITAM A ¦ MONTRÉAL QTÉBKC I.ONDRLS LE CABINET D’AVOCATS PANCANADIEN McCarthy Tétrault Les associés de McCarthy Tétrault ont le plaisir d'annoncer que ('Honorable Claude Bisson s'est récemment joint au cabinet.Claude Bisson a eu une brillante carrière en tant que juge à la Cour Supérieure, puis à la Cour d’appel et enfin comme juge en chef du Québec.Durant ces années, il a participé à plusieurs commissions d'enquête du Gouvernement du Canada où il a agi comme commissaire-enquêteur.Il est récipiendaire de plusieurs titres honorifiques décernés au cours de sa longue carrière dans la magistrature.Me Claude Bisson conseillera notre clientèle en matière de mesures alternatives de résolution de conflits.Claude Bisson I.K I) K V 0 III .I.K MARDI II .1 II I N I 9 II (I B I ?i] ?.J Accord imminent entre American Airlines et British Airways .GÉRARD BÉRUBÉ i’le devoir et afp American Airlines et British Airways pourraient annoncer au-.jourd’hui un partenariat créant un énorme réseau de lignes entre l’Asie, l’Europe, et le continent américain, a rapporté hier le New York Times.Faisant écho à la «synergie à trois tronçons» qui réunit Lufthansa et Air Canada avec United Airlines comme pivot, American Airlines, British Airways et Canadien International compléterait ainsi un triangle sur l’Atlantique.Les deux compagnies resteraient distinctes.Le partenariat porterait sur un partage de codes à grande échelle, soit sur la vente de billets par une compagnie pour un vol sur l’autre, ou le transport d’un passager ayant acheté un billet sur une compagnie par l’autre.Le journal écrit que ce partenariat des deux compagnies, parmi les plus profitables, serait le plus important sur le plan marketing réalisé à ce jour entre compagnies.Il surpasserait ainsi la dernière alliance majeure en lice, celle conclue entre United Airlines et Lufthansa, qui se déploie également sous le parapluie de l’immunité à la loi antitrust américaine.Iæ partenariat entre American Airlines et British Airways, écrit le Times, nécessite des autorisations gouvernementales susceptibles de relancer la négociation pour un nouvel accord sur les droits de vols oi) la libéralisation du ciel entre les Etats-Unis et l’Angleterre.Ce partenariat annonce également la fin des pourparlers entre Américain Airlines et Air France, cette dernière étant toujours à la recherche d’un allié nord-américain.Et il suit d’un mois l’alliance «à grande portée» conclue entre Canadien International et British Airways, articulée autour de la réciprocité des programmes de fidélisation pour grands voyageurs et le mariage des réseaux de chacun des transporteurs, y compris le partage d’indicatifs.Pour Canadien, British Airways venait ainsi combler le vide créé par la fin d’un partenariat avec Lufthansa, perdu aux mains d’Air Canada.Le lien commercial entre American Airlines et British Airways, qui devrait être annoncé aujourd’hui, viendrait compléter, avec Canadien International, cette «synergie à trois tronçons» au-dessus de l’Atlantique, soit entre l’Europe et l’Amérique du Nord.Un tel triangle, plaçant cette fois United Airlines dans un rôle pivot, avait également été réalisé, en mars dernier, après qu’Air Canada et Lufthansa eurent également conclu un accord global.Les deux transporteurs acceptèrent, alors, d’amalgamer tous les éléments clés de leur exploitation.L’accord visait les programmes respectifs de fidélisation de la clientèle, les services à code multiple, l’harmonisation des horaires et la mise en commun des services passagers.Il doit par la suite être étendu pour englober les systèmes informatiques, l’approvisionnement, l’entretien, l’achat d’avions et les activités cargo.Lufthansa et United Airlines, partenaire américain de longue date d’Air Canada, offrent également un service conjoint intégré et bénéficient depuis peu de l’immunité à la loi antitrust américaine.Afin de protéger sa capacité concurrentielle sur les routes transfrontalières, Air Canada veut aus- si obtenir cette même immunité en négociant un lien plus intime avec United Airlines depuis que Washington, avec la bénédiction d’Ottawa, l’a accordée au tandem Canadien-Ameri-can Airlines.Une demande conjointe en ce sens a été déposée le 4 juin dernier auprès du Département des transports des Etats-Unis.«Nous avons également demandé l’appui diplomatique du gouvernement canadien, soit le même soutien qu’il a donné à Canadien.Afin de maintenir notre capacité concurrentielle, il est nécessaire d’avoir les mêmes privilèges», a enchaîné Nicole Couture-Simard, porte-parole d’Air Canada.Cette immunité permet aux deux partenaires de fusionner leurs systèmes de réservation, leurs tarifications et leurs politiques de commercialisation, et d’harmoniser leurs horaires et ce, sans crajndre de se heurter à la loi antitrust A la limite on parle, ici, de l’instauration du libre vo entre deux compagnies aériennes, menant à une homogénéité des réseaux respectifs et à une coordination complète des politiques commerciales de chacune.Valujet négocie avec Air Canada.et d’autres le devoir et afp La compagnie aérienne américaine bon marché Valujet dont un appareil s’est écrasé en Floride en mai tuant ses 110 occupants, négocie, sous la pression des autorités fédérales, avec plusieurs autres transporteurs la sous-traitance de l’entretien de ^a flotte de DC-9, a indiqué un de ses responsables.Interviewé par le Wall Street Journal, le président de Valujet Lewis Jordan, a précisé que, jusqu’à présent, Air Canada avait «manifesté beaucoup d’intérêt» pour un tel contrat De plus, a-t-il noté, le transporteur canadien est doté des plus grandes capacités pour ce type d’appareils.Il a également précisé que les discussions s’étaient déroulées au niveau des p.-d.g.entre Valujet et Air Canada mais qu’aucun accord définitif n’a encore été conclu.Chez Air Canada la porte-parole, Nicole Couture-Simard, a précisé que «Valujet nous a contactés.Nous évaluons présentement leur demande.Nous sommes en train d’examiner l'état des appareils, pour voir l’ampleur du travail à faire.Nous sommes en train d’évaluer notre intérêt et il est encore trop tôt pour dire ce que ce contrat pourrait représenter.Nous ne sommes pas rendus assez loin dans notre évaluation.» Air Canada a l’expérience de l’entretien des DC-9 et les capacités.Son centre d’entretien de Dorval a réalisé, en mars dernier, un ambitieux et très élaboré contrat d’entretien, portant sur la remise à neuf de 13 DC-9 exploités par Northwest Airlines.La fin de ce contrat évalué à plus de 50 millions, a forcé Air canada à retrancher entre 575 et 600 postes à ses effectifs de Dorval, ce centre d’entretien employant quelque 4000 personnes.«L’ampleur du travail à faire dépend vraiment de l’âge des appareils [les DC-9 de Valujet ont, en moyenne, 25 ans] et de l’endroit où ils ont été exploités, des régions comme la Méditerranée, par exemple, où l’effet de la corrosion des appareils est plus élevé qu’au Canada.» Jusqu’à présent Valujet, dont les DC-9 constituent environ la moitié de la flotte, confie l’entretien de ses appareils à une multitude d’entreprises dont la plupart n’ont pas d’expérience avec des compagnies aériennes.Cette pratique, qui permet à Valujet de réduire ses coûts d’exploitation, fait l’objet, depuis l’accident du mois dernier, d’un examen très serré des autorités fédérales américaines de l’aviation civile (FAA).Des responsables de la FAA ont publiquement émis des doutes et ce à plusieurs reprises, sur le contrôle effectué par Valujet, du travail d’entretien de ces firmes.M.Jordan a indiqué qu’American Airlines avait également exprimé «un grand intérêt» à assurer l’entretien des moteurs des DC-9 de Valujet, des appareils qui ont 25 ans en moyenne.Un porte-parole d’American Airlines a de son côté indiqué que la compagnie avait été sollicitée par Valujet pour prendre en charge l’ensemble de l’entretien de ses DC-9, actuellement effectué par plusieurs sous-traitants.Mais, a-t-elle dit, American n’est intéressé que par l’entretien des moteurs.M.Jordan a aussi précisé que Northwest, quatrième compagnie aérienne américaine, avait décliné une demande de Valujet pour faire l’entretien de ses DC-9 en invoquant l’insuffisance de ses capacités pour prendre du travail supplémentaire.Northwest est l’un des transporteurs américains comptant le plus grand nombre de DC-9 dans sa flotte.Alors que la FAA contrôle elle-même les compagnies aériennes et leurs installations d’entretien, elle ne se préoccupe pas en principe de savoir si les transporteurs font les vérifications nécessaires des travaux effectués par des sous-traitants.Un responsable de la FAA a confirmé que des discussions avaient lieu avec Valujet sur la manière dont la compagnie effectuait l’entretien de ses appareils, notant toutefois que «les deux parties n’étaient pas encore parvenues à un accord sur les changements à faire».Parmi les transporteurs à escompte, Valujet affiche le deuxième plus mauvais bilan en matière de sécurité, avec un taux de 4,23 accidents ou incidents par 100 000 départs.Marche des Partenaires 1996 FAUSSE CONCEPTION H°-3 Les Canadiens sont tout simplement trop occupés avec leur propres problèmes pour se soucier de ce qui se passe dans les pays en développement REALITE Le 26 mai, plus de 60 ooo Canadiens d’un océan à l’autre ont pris le temps de montrer que cette cause les tenait à coeur en participant à ia Marche des Partenaires comme marcheur ou commanditaire.Ensemble, ils ont amassé plus de 1,5 million de dollars qui serviront directement à des projets dans les pays en développement.Aucun sou ne sera affecté à l’administration.Plus de 700 entreprises canadiennes ont aussi fait part de leur engagement au développement mondial.Les plus généreux figurent ci-après.La Marche des Partenaires 1996 s’articulait autour du thème de l’éducation des tout-petits.Les marcheurs ont ainsi appris que des écoles primaires non structurées du Bangladesh dispensent aux enfants pauvres un programme scolaire de base pour moins de 20 $ par année.Des collectivités d’Afrique s’occupent elles aussi de l’éducation de leurs enfants d’âge préscolaire et ont pris en main leur propre destinée.Les Canadiens savent pertinemment que les solutions à la pauvreté dans le monde peuvent être utilisées par tous les pays.Ils sont fiers de ce que leur soutien permet d’accomplir en Asie et en Afrique.Après tout, c’est une tradition canadienne.Premier Partenaire DR.h MRS KARIM SHARIFF AND FAMILY Partenaires de classe platine ï&h 'ÏÏMm a tt> jjosfi »'* -^ofcuâày â n NORWICH UNION Commanditaires des médias LE DEVOIR mm m il T Pour plus de renseignements, composez le 1-800-267-2532 X A II T O MOB I L E Utilitaires: Chrysler se mettra à niveau en 1998 Au moment où le troisième constructeur américain cherche à augmenter la capacité de fabrication de ses camionnettes Ram de 100 à 200 000 unités, il s’apprête à diversifier considérablement sa gamme de véhicules utilitaires.Actuellement sur trois véhicules Chrysler vendus en Amérique du Nord deux sont des utilitaires et la camionnette Ram, dont la refonte a eu lieu voici trois ans, marque déjà le pas en matière de portes par rapport à ses rivales.En effet, depuis l’an dernier GM offre en option une troisième sur le côté droit de ses camionnettes à cabine allongée, tandis qu’elle est standard sur les nouvelles Ford F-150.La bataille des portes n’aura pas lieu car pour mettre tout le monde d’accord, Chrysler a décidé d’en offrir quatre sur les Ram à cabine allongée en 1998.Toutefois on ne sait pas encore au moment d’écrire ces lignes si elles seront standards ou optionnelles, mais on sait que comme chez la concurrence elles ne pourront s’ouvrir que lorsque celles de devant seront ouvertes.Le Ram donnera naissance à un véhicule sportif-utilitaire destiné à remplacer le défunt Ramcharger et dont la première mouture sera destinée au marché mexicain où il sera vendu dans sa plus simple expression.La Dodge Dakota sera renouvelée en 1997 et Chrysler en tirera l’année suivante un véhicule sportif-utilitaire dans le genre des Blazer-Jimmy chez GM et Explorer-Mountainer chez Ford.Ce nouveau venu reprendra la partie avant de la nouvelle Dakota (fortement inspirée de celle de la Ram, qui a tant fait couler d’encre au moment de sa révélation) ainsi que la majeure partie de sa mécanique.Sa longueur totale sera plus importante (d’environ 30 cm) que celle du Ford Explorer et pratiquement égale à celle du Chevrolet Tahoe.Il viendra se situer entré le Cherokee et le Grand Cherokee, se vendra entre 25 et 38 000 de nos dollars et offrira une troisième rangée de sièges.Depuis le retrait du Ramcharger en 1993, Chrysler ne possède plus d’autres véhicules sportifs-utilitaires que les Jeep qui se vendent bien mais laissent place à plus de variété, histoire de mieux profiter encore de ce marché en expansion.Certaines sources affirment déjà que Ford a l'intention d’emboiter le pas à Chrysler et de porter à quatre k* nombre de portes de sa prochaine camionnette Ranger, tandis que GM commercialise* déjà au Brésil une tel- le version de sa S10.Toute cette agitation s’explique par la mutation du marché où la demande pour les véhicules utilitaires est en constante progression et les constructeurs cherchent à rendre leurs véhicules toujours plus polyvalents du fait qu’ils remplacent de plus en plus les automobiles conventionnelles.On sait que chez Ford, depuis le lancement de la dernière camionnette F-150, les ventes de modèles à cabine allongée incluant la troisième porte, comptent pour 70 % des ventes.Malgré l’absence de portes arrière les camionnettes Chrysler se sont tout de même bien vendues puisqu’à la fin du mois d’avril dernier le troisième constructeur américain a augmenté sa part de marché de 3,4 points pour atteindre 24,6 %, tandis que GM perdait 1,4 point à 30,7 % et Ford 1,5 point pour s’établir à 32,3 %.On ne sait toutefois pas encore si les nouveaux véhicules sportifs-utilitaires seront construits à Newark dans le Delaware ou à Warren dans le Michigan.Actuellement les camionnettes Ram et Dakota sont construites dans le Michigan et les voitures LH fabriquées dans le Delaware vont être regroupées à Brampton en Ontario pour laisser la place à un nouveau produit dont la capacité annuelle pourra atteindre 200 000 unités.Chrysler a vendu 271 501 camionnettes Ram l’an dernier, 133 135 entre janvier et avril après avoir rouvert l’usine de Saint-Louis dans le Missouri et pourrait construire 450 000 Ram si la demande atteignait ce niveau.Durant la même période, les camionnettes Ford et GM qui sont en tête des ventes depuis quinze ans, se sont vendues à 268 113 unités chez Ford et 186 153 pour les C/K chez GM entre janvier et avril dernier.La dernière Ram a séduit les amateurs par l’originalité de son allure, de son aménagement intérieur et son choix de moteurs allant jusqu’à un V10 de 8 litres de cylindrée qui produit un couple phénoménal, idéal pour tirer de lourdes remorques.Robert Lutz, président affirme que la demande pour les utilitaires est si forte qu’elle oblige les constructeurs à réviser leurs plans de fabrication et leurs capacités de production.«Il est évident que nous allons investir moins sur les automobiles et plus sur les utilitaires et les autres véhicules, mais notre préoccupation est plus de devenir n° 1 au niveau de la satisfaction de la clientèle que de tenter de ravir la première place ici ou là à GM ou à Ford.» Daniel Hé r a u cl Selon la Banque des règlements internationaux L’inquiétude ronge encore le monde industrialisé.Bâle (Reute)r — En dépit d’une inflation généralement basse, d’une progression rapide des exportations vers les marchés émergents et d’un dynamisme de l’investissement intérieur, la plupart des pays industrialisés ont manqué de confiance l’an dernier et au cours des premiers mois de 1996, estime la Banque des règlements internationaux (BRI), dans son rapport annuel publié hier.Cette situation résulte en partie d’une activité économique plus faible que prévu dans le monde industrialisé.L’élément peut-être le plus important a été l’inquiétude persistante au niveau des pertes d’emploi.Alors que des facteurs comme le commerce, la technologie et l’intensification de la concurrence contribuent à entretenir l’inquiétude, ces mêmes forces déflationnistes pourraient expliquer la baisse plus importante que prévu de l’inflation dans beaucoup de pays.La politique monétaire, par exemple, ne peut compenser une montée du chômage d’origine structurelle sans s’exposer à une poussée d’inflation.«Pourtant, les solutions ne font pas complètement défaut, à condition que les autorités commencent par en reconnaître les limites dans un monde incertain et cherchent davantage à éviter les évolutions les plus fâcheuses plutôt que d’envisager des progrès impossibles», déclare la banque.«En clair, il faut se garder d’écarts persistants par rapport à la stabilité des prix, de positions budgétaires insoutenables et de cours de change irréalistes, autant de situation dont la correction est extrêmement coûteuse», poursuit-elle.Pour la BRI, la stabilité des prix a été réalisée, ou presque, dans une grande partie des pays industrialisés et du monde en développement.Ces forces désinflationnistes continueront à se faire sentir, tout comme les répercussions de l’excédent de capacités qui caractérise encore nombre de pays industriels, à part les Etats-Unis.«Il ne s’agit pas de nier que la menace inflationniste perdure», ajoute la banqqe.Elle note que les Etats-Unis sont en permanence à la limite de la surchauffe et que nombreux sont les pays en développement qui enregistrent encore une inflation élevée.«Si le taux de chômage structurel en Europe ne diminue pas, avec le danger de conflits sociaux qui en découle, des pressions pourraient s’exercer dans le sens d’une solution génératrice d’inflation», précise-t-elle.«En outre, si on laissait de nou- veau l’inflation repartir, les anticipations inflationnistes pourraient fort bien se raviver avec une rapidité surprenante.» Selon la banque, deux des plus importants problèmes macroéconomiques dans le monde industriel ont des implications désinflationnistes.Le premier vient de ce que les déficits budgétaires sont presque partout excessifs.Elle note que l’erreur la plus communément commise dans beaucoup de pays industriels a été d’opter pour un report des décisions, même si l’on ne peut totalement ignorer les dangers dus au fait qu’actuellement de nombreux pays s’emploient simultanément à freiner la demande.Le second problème concerne la nécessité de réformes structurelles complémentaires sur les marchés du travail et des produits, tout spécialement en Europe continentale.C’est particulièrement le cas dans le secteur manufacturier, où les travailleurs, dont le coût est devenu trop lourd en raison de procédures rigides et de charges élevées, risquent fort d’être exclus du marché.Dans les pays émergents La fragilité du système bancaire des pays en développement inquiète les banques centrales mais les efforts pour remédier au problème suscitent l’optimisme, estime la BRI.La crise mexicaine de la fin 1994 n’a eu qu’un effet passager sur les flux des capitaux internationaux mais elle a mis en évidence les faiblesses des systèmes bancaires de nombreux pays d’Amérique Latine.Ce faisant, elle a porté l’attention sur les risques inhérents aux fragilités structurelles et, en particulier, sur la nécessité d’établir des systèmes financiers solides.Dans un certain nombre de pays, les banques se heurtent actuellement à des difficultés latentes ou manifestes.Les autorités ont compris que les mesures prises à cet égard pourraient avoir d’importantes incidences macroéconomiques dans les années à venir.C’est pourquoi les difficultés actuelles sont traitées plus efficacement que ne l’avaient été bon nombre des problèmes analogues au cours des années 1970 et 1980.«Dans la plupart des pays, les politiques macroéconomiques sont maintenant axées sur la stabilité, et les réformes qui ont conduit à la libéralisation financière ont rarement été remises en cause.Si cette orientation est maintenue, il y a lieu d’envisager avec un optimisme prudent l’évolution des systèmes financiers dans les pays émergents», déclare la banque.mais l’inflation y est maîtrisée Bâle (AFP) — L’inflation est actuellement sous contrôle dans tous les pays industrialisés, y compris les Etats-Unis et la Grande Bretagne pour lesquels certaines craintes de surchauffe se sont récemment exprimées, a estimé hier la BRI (Banque des Réglements internationaux) à l’issue de son assemblée annuelle qui réunissait environ 100 banques centrales du monde entier.«Pour le moment, les risques d’inflation dans les pays industrialisés sont largement sous contrôle » a déclaré à la presse Andrew Crockett, le directeur général de l’organisation internationale chargée de promouvoir la coopération entre les janques centrales.«Il est vrai que l’économie américaine fonctionne actuellement à près de 100% de ses capacités mais nous ne voyons de perpectives d’intensification de la pression de la demande» a-t-il continué.«Les risques aux Etats-Unis sont rien équilibrés actuellement», a continué M.Crockett, qui a noté que cela était dû en large partie à la politique de la FED, qui a su prendre des mesures préventives au cours des dernières années.En ce qui concerne la Grande Bretagne, M.Crockett a estimé qu’il y avait «une marge en ce qui concerne es capacités de production» ainsi qu’«une solide détermination politique» d’empêcher toute reprise de ’inflation.Les autorités britanniques viennent de décider une baisse du principal taux à court terme de la Banque d’Angleterre.Selon certains observateurs, e gouverneur britannique Eddie George ne serait pas totalement favorable à cette mesure.«Il existe de toute évidence de la marge entre les différentes opinions concernant le niveau de risques», a dit M.Crockett, faisant visiblement allusion à une possible différence dp jugement entre le Chancelier de l’Echiquier Kenneth Clarke et la banque centrale.Présent à Bâle pour l’assemblée annuelle de la BRI.Eddie George s’est quant à lui refusé à faire tout commentaire.Interrogé sur les activités de la BRI, M.Crockette a confirmé que celle-ci «allait intensifier ses relations» avec les banques centrales des économies émergentes.Jusqu’à présent, la BRI est essentiellement un club de pays riches.Les onze pays qui sont membres de son conseil d’administration sont les mêmes que ceux qui composent le groupe des Dix pays les plus industrialisés (G10), à savoir les Etats-Unis, le Japon, le Canada, l’Allemagne, la Grande Bretagne, la France, la Belgique, la Suisse, la Suède, l’Italie et les Pays-Bas.Les 32 banques centrales qui ont une participation dans le capital de la BRI sont également dans leur majorité issues de pays industrialisés et surtout européens.Aucun projet concret d’élargir le,, nombre de membres de l’institution' basée à Bâle n’est cependant à l’étu- < de, a dit M.Crockett.La structure du capital de la BRI n’a pas bougé de-; _ puis environ vingt ans, a-t-il rappelé.•: La BRI s’est dit favorable à la mise en place d’une structure régionale de coopération entre banques centrales, similaire à la sienne, que les pays asiatiques sont en train de bâtir.«Il y a de la place pour une coopération régionale entre banques centrales», a dit M.Crockett qui a cependant noté qu’«il n’y avait qu’un seul marché financier dans le monde» et que donc, la présence d’une institution à portée mondiale comme la BRI restait nécessaire.Dans un discours prononcé quelques heures auparavant devant toutes les banques centrales réunies, Wim Duisenberg, le président de la BRI et également gouverneur des Pays-Bas, a souligné combien la communauté internationale «avait encore beaucoup à faire», en particulier dans le domaine de la surveillance des marchés.Il a par ailleurs estimé que l’assainissement budgétaire «devait constituer un objectif primordial» des Etats et que les efforts faits dans ce domaine auront des implications favorables sur la croissance, puisqu'ils permettront une baisse de taux ainsi qu’un regain de confiance générale.La BRI propose une structure régionale de coopération entre banques centrales 2941 L K I) K V 0 1».I- K M AUDI II .1 U I N I i> !» Garantie de soumission exigée ».Le Ministère ne s'engage è accepter aucune des soumissions ou des offres reçues.Le sous-ministre, Yvan Demers, ing.C Contrat no: 3671-36-0905 — Terrassement, structure de chaussée, aqueduc, aménagement paysager et revêtement souple sur la route 170, Côte i Caribou, municipalité de ville de La Baie, IDubuc).Longueur de 2,24 km.Garantie de soumission exigée: 270OOOS (cautionnement) ou !35000Slautre) Réception des soumissions: salle des soumissions de Québec.Clôture de l'appel d'offres et ouverture des soumissions: Québec, le jeudi 4 juillet 1996,15 h.C Contrat no: 3810-96-0930 — Isolation thermique de la chaussée, terrassement structure de la chaussée, revêtement souple, réparation et rehaussement des puisards et regards et les travaux municipaux (aqueduc et égouts) sur la route 157, ville de Saint-Louis-de-France, IChamplain).Longueur de 1,58 km.Garantie de soumission exigée: 88 200S (cautionnement) ou 44IOOS (autre).Réception des soumissions: salle des soumissions de Québec.Clôture de l'appel d'offres et ouverture des soumissions: Québec, le jeudi 4 juillet 1996,15 h.C Contrat no: 4372-96-0104 — Installation et normalisation de glissières de sécurité devant des objets fixes latéraux ainsi que la relocalisation de glissières de sécurité et ce sur différents tronçons et sections des autoroutes et routes du territoire de Centre de service de Québec.Garantie de soumission exigée: 20 OOO S (cautionnement) ou 10 OOO SIautre) Réception des soumissions: salle des soumissions de Québec Clôture de l'appel d'offres et ouverture des soumissions: Québec, le jeudi 4 juillet 1996, 15 h.C Contrat no: 4372-96-0201 — Démolition du pont actuel, construction du pont sur l'Avenue Royale Iroute 360), au-dessus de la rivière Montmorency, construction de murs de soutènement construction des approches incluant les travaux de terrassement structure de chaussée, drainage, revêtements souples, éc'airege.aqueduc, égout domestique, utilités publiques et aménagement paysager, municipalités de Beau port et Boischatel, (Montmorency) Longueur de 0,35 km Garante de soumission exigée: 504 OOOSIcaubonnement) ou 252OOO S foutre) Récepton des soumissions: salle des soumissions de Québec.Clôture de l'appel d'offres et ouverture des soumissions: Québec, le mardi 9 juillet 1996, 15 h.C Contrat no: 4372-96-0604 — Correcton et pose d'une couche d'usure i l'enrobé bitumineux et marquage de longue durée sur la route 175, Réserve faunique des Laurentdas, territoire non organisé (Chauveau) Longueur de 5,795 km.Garante de soumission exigée: 56200Slcautonnement) ou 28 IOO S lautre) Récepton des soumissions: salle des soumissions de Québec Clôture de l'appel d’offres et ouverture des soumissions: Québec, le jeudi 4 juillet 1996, 15 h.C Contrat no: 5100-96-0101 — Correcton de dévers et couche d'usure de la route 339, municipalité de L'Assompton, IL'Assompton) Longueur de 3575 km Garante de soumission exigée: 28600S lcautonnement) ou 14 300S lautre) Récepton des soumissions: salle des soumissions de Montéal.Clôture de Tappet rfoffres «f ouverture des soumissions Montréal, le mercredi 3 juillet 1996.15h.C Contrat no: 510696-0602 — Planage et couche d'usure de Tautorouta 40.municipalité de Repentgny, IL'Assompton).Longueur de 4,103 km.Garante de soumission exigée 54 400S (cautionnement) ou 27 200S lautre) Réception des soumissions: selle des soumissions de Montéal Clôture de Tappet iToffres et ouverture des soumissions: Montréal, le mercredi 3pnPet 1996, 15 h CANADA, PROVINCE DE QUEBEC, DISTRICT DE TERREBONNE.COUR MUNICIPALE.NO: 95RA-900024.LE PERCEPTEUR DE LA VILLE DE STE-ADELE, Partie demanderesse, -VS-LUCIEN GRÉGOIRE, Partie défenderesse.AVIS PUBLIC EST PAR LA PRÉSENTE donné que les effets mobiliers de la partie défenderesse, saisis en cette cause, seront vendus au 3, RUE BERNARD, à ST-SAUVEUR.Le 21 juin 1996, à 14h00, savoir: 1 TV Hitachi 10"; 1 véhicule de marque Ford Ranger rouge; 1 TV Hitachi 17"; 1 amplificateur Sony; 1 TV couleur 20"; 1 vidéo Beta Sanyo; 1 four micro-ondes; 1 tape deck; 1 tuner; 1 table tournante Hitachi.LESQUELS EFFETS seront vendus pour argent comptant au plus offrant et dernier enchérisseur.DONNE à St-Jérôme, ce 07 juin 1996.ÉRIC LATRAVERSE, HUISSIER DE JUSTICE.Fl LION & ASSOCIÉS HUISSIERS, 110 de Martigny, St-Jérôme, Québec, J7Y 2G1.Tél: (514) 436-8282.GANanA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-12-230471-967 COUR SUPÉRIEURE AVIS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE Article 102(4) Dans l'affaire de la faillite de : 3096-3037 QUÉBEC INC., corporation légalement constituée, ayant sa place d'affaires au 94-D, boui.des Entreprises, Boisbriand, Québec, J7G 2T3 et faisant affaires sous la raison sociale Les Industries.Métafab Enr.à la même adresse.Avis est par la présente donné que 3096-3037 Québec Inc., a déposé une cession de ses biens entre les mains de RAYMOND, CHABOTINC.1e3juin 1996et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 19 juin 1996 & 10 h OO, au bureau du syndic au 1200, boul.St-Martin ouest, bureau 200, Laval, Québec.JOLIETTE, ce 6 juin 1996.Raymond, Chabot Inc, Syndic Bryan MacEacbem, Responsable de l’actif 746, boul.Manseau Joliette (Québec) J6E3E9 Tél.: (514) 756-8164 (Chambre de la famille) PRÉSENT GREFFIER ADJOINT MMEYONG LING YE Partie demanderesse -c- M.WING HIN LIN Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à M.WING HIN LIN, de comparaître au greffe de cette Cour situé au 10 rue Saint-Antoine Est, Montréal, salle 1.100 dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal Le Devoir.Une copie de la déclaration en divorce a été remise au greffe à l'intention de M.WING HIN LIN.Lieu: Montréal Date: Ce 05 juin 1996 MICHEL MARTIN, G.A.Greffier adjoint CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-02-027152-938 COUR DU QUÉBEC (Chambre civile) AVIS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE Article 102(4) Dans l'affaire de la faillite de : LA MA LSONCORNUCOPIA INC, corporation légalement constituée faisant affaires au 3112, Bernard Pilon, St-Mathieu de Beloeil, Québec, J3G4S5.A vis est par les présentes donné que La Maison Cornucopia Inc.ayant déposé une cession le 3e jour de juin 1996 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 27e jour de juin 1996 A 15 h OO au bureau du Séquestre Officiel, 5 Place Ville-Marie, 8e étage, dans la ville de Montréal, dans la province de Québec.DATÉ DE ST-HYACINTHE, ce 6c jour de juin 1996.Raymond, Chabot Inc, Syndic Louis Ijmgevin, CA.Responsable de l’actif 1050, boul.Casavam Ouest Bureau 2001 St-Hyacinthe (Québec) J2S 8B9 Tél.: (514) 774-4300 (MU) 467-6092 PRÉSENT GREFFIER ADJOINT COMMISSION DE LA CONSTRUCTION DU QUÉBEC Partie demanderesse -c- BISCAYNE CONSTRUCTION INC.-et- ENTREPRISES CAMDEC INC.-et- CONSTRUCTION BROCCOLINI INC.Parties défenderesses ASSIGNATION ORDRE est donné à BISCAYNE CONSTRUCTION INC., de comparaître au greffe de cette Cour situé au 1, rue Notre-Dame est, Montréal, salle 1.100 dans les trente (30) jours de la date de publication du présent avis dans le journal Le Devoir.Une copie de la déclaration et du bref amendée a été remise au greffe à l'intention de BISCAYNE CONSTRUCTION INC.Montréal, ce 30 mai 1996 MICHEL MARTIN, G.A.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-05-019757-960 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT GREFFIER ADJOINT LA BANQUE DE NOUVELLE ECOSSE Partie demanderesse -c- ALBERT (AVY) ZILBERSTEIN Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à ALBERT (AVY) ZILBERSTEIN, de comparaître au greffe de cette Cour situé au 10 rue Saint-Antoine Est, Montréal, salle 1.100 dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal Le Devoir.Une copie du bref d'assignation, de la déclaration, liste de pièces et pièces P-1, P-2 et P-3 a été remise au greffe à l'intention de ALBERT (AVY) ZILBERSTEIN.Lieu: Montréal Date: Ce 07 juin 1996 RÉAL PLOURDE, G.A.PANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 5004)2-037211 -963 COUR DU 0UÉBEC (Chambre civile) COMITÉ PARITAIRE DU VETEMENT POUR DAMES Partie demanderesse -c- JEAN LEGER (CONFECTION J’AIME) -et- THI KIM NGA NGUYEN (N-T-NGUYN) -et- MODES L1ACCI INC Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné è THI KIM NGA NGUYEN (N-T-NGUYEN), de I comparaître au greffe de celte Cour situé au 1.rue Notre-Dame est.! Montréal, sale 1.100 dans les trente 130) jours de la date de pubfcabon du présent avis dans le journal Le Devoir.UNE COPIE du bref d'assignation, déclaration, avis 119 1 c.p.c., < rmntave des péces et p^ces P-1 à P-7 a été remise au greffe à rrarfer de THI NM NGA NGUYEN / Ville de Salaberry-de-Valleyfield APPEL D'OFFRES La villa dt Salabtnv-da-Valleyfield requiert de* toumlt-tlont pour la fourniture dtt biens il strvicts suivant! : Construction 96-07 Réfection de deux ponts rue Victoria Les soumissions (dépôt 50 $ non remboursable) seront reçues jusqu'au mardi 2 juillet b 14 b au 61, rue Ste-Cécile, Salaberry-de-Valleyfield (Québec) et seront ouvertes immédiatement après l'heure limite.La ville mentionnée ne s'engage pas è accepter ta plus basse ni aucune des soumissions Pour toute information concernant cet appel d'offres, incluant documents et conditions de soumission, eppelea aana Irai* du lundi au vendredi, de 9 h à 21 II, en spécifiant le numéro de dossier.1-800-256-7774 (N-T-NGUYEN).Montréal, ce 06 juin 1996 MICHEL MARTIN, G.A.MES BOISVERT, DENIVERVILLE, GOULET 600, est, Sherbrooke, S-101 Montréal, Qc H2L1K1 Tel: 514-844-0129 AVIS DE CLOTURE D’INVENTAIRE AVIS est par les présentes donné par Madame Jeanne (Jeannine) Dutlon, en sa qualité de liquidatrice de la succession de feu YVON PICARD, que l’inventaire successoral a été dressé et qu'il peut être consulté par les intéressés chez Me Micheline Ouellette, notaire, 4201 est, rue Sainte-Catherine, à Montréal.Donné ce 06 juin 1996 MICHELINE OUELLETTE, notaire.LA METÉ0 D'EN VI R 0 N NE ME NT CANADA Aujourd'hui Ce Soir Mercredi Jeudi Vendredi l-H HH HH HH VENTEUX BROUILLARD PLUIE AVERSE ORAGE NEIGE VERGLAS Températures : MAX / MIN 17/7 Blanc Sablon Goose Bay Kuujjuarapik 4HH I 18/8 iWl'l ¦ 21/10 La Grande IV Sept-îles 24/10 ¦ 17/8 w Chlbougamau 29/15 ¦ lies de la Madeleine 29/14 1 Chicoutimi ^ Ouét Rivière-du-Loup P 26/15 ¦ 27/12 wWF 25/15 .Trois-Rivières Val d'Or Lever 5h06 Coucher 20h42 26/16 ¦ 25/15 h/* ____Sherbrooke •Montréal Aujourd'hui Ce Soir Mercredi % Vendredi ma» 28 mai 26 'iWî'i Aujourd'hui Ce Soir Mercredi Jeudi Vendredi 16/25 16/25 I, K I) E V 0 I R ¦ I- K M A It I) I II .1 U I X I B CULTURE TÉLÉVISION PHOTO ARCHIVES Theodore Bikel en compagnie de Rebecca Hoodwin.Theodore Bikel en monsieur-tout-le-monde Il joue pour la première fois à Montréal son rôle fétiche MARIO CLOUTIER LE DEVOIR Theodore Bikel a joué Fiddler on the Æoo/plus de 1500 fois, mais il incarnera Tevye pour la toute première fois à Montréal ce soir à la salle Wilfrid-Pelletier.Parmi nous jusqu’à dimanche, le sympathique acteur de 72 ans prévoit visiter plusieurs musées et compte bien s’amuser aussi.Il a même répété à Ottawa une ouverture un peu spéciale pour la comédie musicale de Joseph Stein qui célèbre son 301 anniversaire cette année.«Au lieu de faire en anglais la première réplique, je l’ai dite en français: “Un violon sur le toit, cela semble étrange, n’est-ce pas?”.Les musiciens de l’orchestre ont adoré et les spectateurs ont cru que cela était écrit dans le texte.» Theodore Bikel ne prend que très rarement de telles libertés avec sa pièce fétiche.Homme cultivé, articulé, citoyen du monde qui chante en 21 langues, il demeure d’abord et avant tout un professionnel de la scène.Et, pour cet homme qui se dit plus attaché aux gens et à la culture qu’à la géographie, Fiddler ont the Roof, représente encore plus.«C’est une pièce superbe qui symbolise bien le dicton: ce qui n’est pas brisé n’a pas besoin d’être réparé.C’est beaucoup plus difficile de travailler avec du matériel boiteux.Fiddler c’est la pièce qui parle le mieux de l’importance des traditions et Tevye est un personnage qui représente monsieur-tout-le-monde.C’est aussi, à mes yeux, mon grand-père.C’est sa vie.» h dit que la pièce elle-même et son rôle, très physique, le maintiennent en forme.Pour ce qui est de la moti- vation, il la trouve encore une fois dans le texte, mais aussi chez le public qu’il pressent, qu’il connaît presque.«Je trouve encore le moyen d’améliorer le rôle en y apportant des nuances, en changeant le tempo ici, en améliorant l’attaque là.Les spectateurs réagissent très différemment chaque soir.Certains rient plus, d’autres paraissent davantage émus.A leur réaction, je peux déterminer leur origine ethnique et savoir à peu près combien il y a de Juifs dans la salle.Les Espagnols, par exemple, réagissent aussi chaleureusement, mais ils ratent certaines particularités.» Dire que la pièce a changé la vie de Theodore Bikel relève de l’euphémisme.Bien sûr, on l’a aussi vu en concert solo (à Montréal il y a cinq ans), sur les planches dans Zorba et Jacques Brel Is Alive and Well, au cinéma (The African Queen, My Fair Lady, The Defiant Ones) et à la télévision.Mais la continuité dans la vie, par définition instable, d’un artiste assure paix et confort «Quand je chante Ifl Were a Rich Man, je le fais de façon beaucoup plus consciente maintenant, je l’avoue.Mes deux enfants ont étudié à Harvard, l’un travaille en cinéma, l’autre en informatique.Je fais toujours ce que j’aime.Je suis heureux.» Et n’allez surtout pas lui parler de retraite.«Qui a besoin de se retirer?Pour quoi faire.Je témoignais récemment devant une commission nationale à Washington sur les arts et le vieillissement et je demandais à des vieux sénateurs, dont certains avaient 85 ans, qui a entendu parler d’un artiste qui se retire.Ça n’existe pas.Le travail me garde en vie.» Un Monsieur Internet à la SRC PAIJLE DES RIVIÈRES LE DEVOIR La Société Radio-Canada a désormais son expert internaute.Elle vient de confier à Bruno Guglielmi-netti la tâche de développer la présence radio-canadienne sur Internet nomination de ce dernier, un réalisateur de 32 ans qui travaillait à la radio d’Edmonton et qui avait lancé l’excellente émission Radionet, défie les parcours habituels, qui sont devenus très hiérarchisés et font peu de place aux personnes au bas de l’échelle, même si elles ont des idées.Le coordonnateur de l’inforoute à la SRC, qui entrera en fonction début juillet, aura pour tâche d’habiller le site principal du télédiffuseur, qui n’est pas très fourni présentement; il conseillera également les directions d’émissions désirant avoir leur adresse sur Internet.Présentement, l’activité radio-canadienne sur l’inforoute est limitée.L’émission Radionet y a tout de même son site et il est également possible d’y prendre connaissance du bulletin quotidien de nouvelles de midi.Quelques émissions jeunesse y sont aussi présentes.Au Canada, le poste de webmaster est une première en radiotélédiffu-sion.En Europe, Radio France a créé un poste similaire déjà et se frotte les mains d’avoir fait ce geste.M.Guglielminetti n’a pour sa part pas attendu d’avoir un titre officiel avant de travailler au développement du site de la SRC.C’est à lui qu’on doit Référendum 95, le site d’information sur le référendum québécois de l’automne dernier, qui contenait non seulement l’évolution des résultats au cours de la soirée du 30 octobre dernier mais une page sur l'histoire électorale du Québec, que les médias de France, notamment, ont bien appréciée.Le travail de M.Guglielminetti touchera à la fois la radio et la télé.S’il devra abandonner l’idée de réaliser un projet majeur sur les Olympiques, en raison du peu de temps dont il dispose, l'internaute promet en revanche d’offrir une programmation spéciale sur le site de Radio-Canada, pendant toute la durée du congrès INET, qui réunira cet été à Montréal 3000 experts pour discuter de l’impact d’Internet sur la société.L’émission Radionet fera aussi état des discussions du congrès mais dans un contexte moins spécialisé.Pour la première fois, donc, Radio-Canada réalisera une émission sur le site qui ne sera accessible que sur Internet et ne sera pas un simple écho d’une réalisation télé ou radio.Nuit de la poésie pour la Saint-Jean Renouant avec une tradition pres-qu’oubliée, la radio FM de Radio-Canada organise une Nuit de la poésie, dans la nuit du 23 au 24, de minuit à 6 heures.Radiodiffusée, naturelle- ment, l’événement, qui fera partie des célébrations de la Saint-Jean, aura lieu à la Bibliothèque Nationale s’il pleut, devant l’ancien Institut des arts appliqués, au 1430 me Saint-Denis, s’il fait beau.Michel Gameau animera et récitera des poèmes, avec Sylvie Drapeau, Michèle Rossignol, Marcel Sabounh et Hairy Stardjofski.hi musique originale du violoncelliste Claude Di-mothe occupera une des six heures.Michel Garneau et le réalisateur Jean Gagnon ont retenu une quarantaine d’auteurs, incluant Gaston Miron, Gérald Godin, Jacques Brault, Hélène Mouette, Gilbert I.angevin, Hélène Monette et bien d’autres du présent du passé.«Nous avons tout lu, depuis Marc Lescarbot, au XVI'', jusqu’à Denis Vanier», résume M.Gagnon.«Nous voulons montrer que la poésie ce n’est pas quelque chose d’ennuyant qui se passe dans de petits cafés, avec bérets et foulards», ajoute-t-il.EN BREF ?I MUSICI EN TOURNEE I Musici de Montréal et son chef Yuli Turovsky se produiront en concert à douze occasions dans la région montréalaise et en Estrie au cours de la saison estivale 1996.Sur file de Montréal, I Musici présentera trois projections-concerts du film Le Cirque du réalisateur Charlie Chaplin, au parc Lafontaine, à Saint-Léonard et à Pointe-Claire.L’orchestre accompagnera donc le film en parfaite sjmchronisation comme cela se faisait à la belle époque du cinéma muet D’ailleurs, la musique a été composée par Chaplin lui-même beaucoup plus tard, en 1969, même si le film a été réalisé en 1927.Toujours à Montréal, l’orchestre de chambre reprend pour un troisième été consécutif la série de concerts gratuits sur la scène Bonsecours du Vieux-Port de Montréal.Par ailleurs, 1 Musici sera du Festival Orford, en Estrie, où en compagnie de grands noms de la musique, il donnera cinq concerts au centre d’art et à Magog.fret de cinq disques, hommage aux facteurs d’orgues canadiens du XDF siècle, avait remporté le grand prix du disque du Canada.Douze organistes québécois réputés jouant dans une quinzaine d’églises ont contribué à cet enregistrement reggae.Parmi eux, on retrouve Kevin Parent, Jean-Pierre Ferland, l’Ougandais Geoffrey Oryema, les Parfaits Salauds, Eval Manigat et Marie-Claire Séguin.DEUXIEME LECTURE À Ottawa, les modifications tant attendues de la Loi sur le droit d’auteur en sont maintenant à l’étape de la deuxième lecture.La ministre du Patrimoine canadien par intérim Lucienne Robillard a lancé le débat sur la loi C-32 en déclarant «la culture est l’essence même de notre identité nationale, l’expression de notre fierté».Les mesures proposées comprennent entre autres, des droits voisins, une redevance sur les cassettes audio et des exceptions au droit d’auteur pour certaines institutions.LE FELL SE POURSUIT Le Festival expression Libre de Laval se poursuit ce soir au bar Fuzzy avec des participants qui se disputent une place pour la finale du concours qui aura lieu le 18 juin prochain.Pendant les délibérations du jury, ce soir, les personnes présentes assisteront au spectacle du groupe invité Les Moutons noirs.ORGUES ANCIENNES SUR DC (PC) — Les Disques Fonovox et la chaîne culturelle de Radio-Canada lancent en disques compacts Orgues anciens du Québec.Lors de sa parution en microsillon, en 1979, ce cof- L’ART VOCAL À TROIS-RIVIÈRES La quatrième édition du Festival international de l’art vocal, qui aura lieu à Trois-Rivières du 25 juin au 1er juillet, a annoncé la programmation de ses sites extérieurs.Plus de 200 artistes y présenteront des spectacles de tous les styles: rock, jazz, klezmer, post-bulgare, néo-russe et NOUVEAUTES CHEZ O LM MUSIQUE Olivi musique, qui avait fait paraître l’an dernier le disque Jean Ferrât 95, vient de ressortir à prix économique la discographie complète du chanteur français.En tout, onze albums, dont une réédition de Ferrat-Aragon vol.1 qui s’est vendu à plus de deux millions d’exemplaires dans le monde.Olivi annonce également la sortie d’une nouvelle collection: Millésimes.Les trois premiers titres à paraître dans cette collection sont des albums de Juliette Gréco: Je suis comme je suis, Déshabillez-moi et Le Temps des cerises.PRIX DU RAPPROCHEMENT INTERCULTUREL Le ministre délégué aux citoyens, André Boisclair, a annoncé l’ouverture de la période de mises en candidatures pour les prix du rapprochement interculturel 1996.Ix> Prix du développement régional s’adresse à toute personne d’une région qui a apporté une contribution à la régionalisation de l’immigration et au rapprochement intercullurel.Deux nouveaux prix, celui du milieu des affaires et celui des organismes publics et parapublics remplacent le prix qui était remis au milieu des affaires et des institutions.Avec le nouveau prix des communications, le ministère veut reconnaître de plus l’importance du travail des médias dans le domaine.Les dossiers doivent parvenir au plus tard le 8 juillet 1996 à minuit au Secrétariat des prix.Renseignements: (514) 8734547.OTTAWA EN FETE (PC) — La Commission de la capitale nationale (CCN) investira cette année 800 000 8 pour la grande fête du 1" juillet.Les principaux commanditaires investiront, quant à eux, près d’un million de dollars en seivices et activités.Jean Lapointe animera un spectacle au pied de la tour de la Pane qui sera télédiffusé en direct.V _!_j Ù>' I ^ S Wû 3% H ^ H Q VJ ^ PAULE DES RIVIÈRES LE MARTIN-TROTTEUR Martin Drainville anime une nouvelle émission sur le tourisme au Québec.Il utilisera son ordinateur pour découvrir les destinations les plus intéressantes.Il commence son tour du Québec par la Montérégie.Radio-Canada, 19h30 ALAIN JUPPE-LUCIEN BOUCHARD Retransmission de la conférence de presse conjointe Alain Juppé-Lucien Bouchard.RDI, 16h30 FLEURS ET JARDINS Chronique horticole: les nouvelles annuelles, rencontre avec Pierre Bannon, tourbe de mousse de sphaigne et au rayon de cuisine, poireaux à la crème.TVA, 19h30 ÇA SE DISCUTE Sexe et médias.Jean-Luc Delarue demande à ses invités si l’avalanche de tribunes téléphoniques sur le sexe et les jeunes n'a pas relayé au second plan le rôle des parents et des professeurs.TV5, 20h30 OGDGD (DCzDO (3D CD SD (D Cinéma/ L'AUTRE VERSANT DE lA MONTAGNE (4) avec Marilyn Hassett (13:00) Seinfeld Watatatow Ce soir L'enfer c'est nous autres / M.Barrette, M.Richard, M.Viroly, M.Dumont Martin-Trotteur/ Début-Montérégie Cinéma/TURNER ET HOOCH (5) avec Tom Hanks, Mare Winningham Le Téléjournal Le Point (22:24) Nouvelles du sport Météo/ Cinéma/.CHASSE A COEURS (5) avec Martin Short (23:35) am ce raom 03 01 SI Alerte à Malibu (16:00) Mongrain Le TVA Piment fort/ Serge Chapleau, Christian Tétreault, Pierre Légaré Chambres en ville Fleurs et Jardins Place Melrose Le Match de la vie / Alys Robi; les enfants de Duplessis Le TVA chaBada / Alain Choquette, Jean-Michel Dufaux, Jean-Pierre Coailier, Judi Richards, Charles Biddle, fils, Soeur Angèle TVA Sports / Loteries (23:52) / Pub (23:57) CÜDGEdS (30) (46) Le Monde à la carte (16:00) Madame Pepperpote Don Quichotte Passe- Partout Monde merveilleux de Disney On aura tout vu Consommaction Cinéma/YEELEN (3) avec Issiaka Kane, Niamanto Sanogo Cinéma / LA DOUBLE VIE DE VERONIQUE (2) avec! Jacob, P.Volter (22:53) GOODS® 03(35)3® À la claire fontaine Le Grand Journal / La Légende Villeneuve Guerre des clans Sur les quais / Patrick Norman Besoin d’amour / Groupe Boum Ding Band Triplex Cinéma/UN FLIC A ABATTRE (5) avec James Farentino, Steven Weber Grand Journal / La Légende Villeneuve Sports Plus Paire d'as O O (3D Family Matters The Simpsons Fresh Prince of Bel-Air Newswatch On the Road.Liberty Street North of 60 Shehaweh (1/5) CBC News News Taxi Newsday 11 Inside Qc CO O® m Oprah (16:00) Home Videos Home Improv.Newsline Wheel of.Jeopardy! Roseanne Drew Carey Home Improvement John Larroquette Concert Stage CTV News Nightline Roseanne Seinfeld Pulse E.T.Lifestyle Frasier Puise CB Ë3) (22) Sally.(16:00) News ABC News Wheel of.Jeopardy! The Drew Carey Show Coach NYPD Blue News Nightline (23:35) Family Matters E.T.Roseanne .Pet Shop Home Videos Roseanne News Star Trek: Next Generation CB m Fresh Prince The Simpsons Seinfeld News CBS News E.T.The Client Cinéma/SINATRA (5) avec Philip Casnoff, Olympia Dukakis (2/2) The Late (Show (23:35) Oprah (16:00) News Coach News CBS News Wheel of.Jeopardy! CB CBD Gargoyles Inside Edition Jeopardy! NBC News Home Improv.Wheel of.3rd Rock from the Sun NewsRadio Frasier Wings Dateline NBC The Tonight Show (23:35) Cheers (16:00) Live at Five Inside Edition American Jrnl Extra - E.T.SD (57) Wishbone Kratt's Créât.Bill Nye Newshour Nightly Bus.Computer.Nova / Kilimanjaro Frontline / Romeo & Juliet.| P.O.V./ Personal Belongings Cinéma/THE PRODUCERS (23.05) | C.Sandiego Bill Nye Wishbone ITN News Nightly Bus.Newshour Dance in America / Twyla Tharp Theatre / Charles Dickens' Martin Chuzzlewit (2/3) EastEnders Charlie Rose CO ES The Young and the Restless I Global News A Current Affair E.T.3rd Rock.Grace Under.| Frasier Wings NYPD Blue Global News Sportsline Join In! Bookmice Dudley Dragon Eric's World The Intrepids Wine Cellar Summer Coll.Studio Porterhouse Blue (2/4) Vital Signs / Magic or Medicine?Golf and All Its Glory (TSN) Bodyshaping Flex Appeal WWF Raw I Sportsdesk Inside Sports Baseball / Yankees - Blue Jays Sportsdesk RDS Soccer/ Italie -Russie Sports 30 Mag Baseball / Yankees - Blue Jays Sports 30 Mag Soccer ou Pyramide Journal suisse Visions/Gour.Les Z'amours Studio Gabriel Journal FR2 J Temps présent Ça se discute / Éducation amoureuse: médias.| Paris Lumières | Journal belge | Studio Gabriel | Visions.(CF) Débrouillards Télé-pirate Schtroumpfs Ma sorcière.Premières Fois (MS Musique vidéo (16:00) La Courbe Planète Rock Les Bombes 1x5 Daniel Bélanger.ses 4 saisons | Perfecto Musique vidéo (MM) VideoF.(1200) I RapCity The Wedge Daily R.S.V.P.SuperHitVideo Fax Spotlight The Partridge The NewMusic VideoFlow Fax Spotlight f$Fl Les anges frappent et courent (16:05) Amok, ivre d'amour (17.50) j Letterman vs Leno (1920) Apollo 13 Abus de confiance (2320) « ¦ ' " 1 (VfŸ) Wishbone Rugrats The Rintstones 1 Earthworm Jim Bump in.Reboot Are You Afraid YTV News | Captain Power Tarzan Heartbeat., j Rough Guide Catwalk MT Rencontre avec premier ministre de la France (1600) Euronews Au travail! Monde ce soir Capital Actions L Reportages / Secte sur ordonnance Le Téléjoumal ]Maisonneuve./ Michel Pumefle | Le Canada aujourd'hui Sport .J CD Cinéma / ATLANTIC CITY (3) (16.00) Les Champions 1 Archéologie D'un pôle à I autre (3/8) Biographies / Edith Piaf.|Le Monde en guerre (11/26) | Les Envahisseurs YEELEN (3) Mali.1987.Conte de S.Cissé avec Issiaka Kane, Nia-manto Sanogo et Aoua Sangaré.Fuyant la colère d’un père qui le refuse comme son égal, : un jeune Africain découvre qu’il a lui aussi certains pouvoirs magiques.RQ 21h -?- LA DOUBLE VIE DE VÉRONIQUE (2) Fr.1991.Drame psychologique de K.Kieslowski avec Irène Jacob, Philippe Volter et Claude Duneton.Une étrange ressemblance existe entre deux jeunes musiciennes, nées le même jour dans des pays différents, qui ont chacune l’intuition que l’autre existe.RQ 22h53 -?- À NOS AMOURS* (3) Fr.1983.Drame psychologique réalisé et interprété par Maurice Pialat avec Sandrine Bonnaire et Dominique Besne-hard.Les difficultés sentimentales et familiales d’une adolescente qui ne croit pas à l’amour.Canal D minuit L'ELEGANT CRIMINEL (4) (Lacenaire) Fr.1990.Drame de mœurs de F.Girod avec Daniel Auteuiljean Poi-ret et Maiwenn Le Besco.Les : tribulations d'un criminel notoire du XIX’ siècle.CBC minuit (1) Chef-d’œuvre (2) Excellent (3) Très bon (4) Bon (5) Passable (6) Médiocre (7) Minable.I LL L K I) K V 0 I II .I.E M A It I) I II JUIN I I* » (I CULTURE PIERRE CAYOUETTE ?T H É À T mt Les Reines à la Comédie-Française De tous les jeunes dramaturges québécois qui ont émergé au cours des années 80, Normand Chaurette est en voie de devenir le plus universel.Trois de ses pièces seront présentées en France au cours de la prochaine année, dont l’une à la prestigieuse Comédie-Française.Jamais un dramaturge québécois n’a connu pareil honneur.Sa pièce Les Reines, créée au Théâtre d’Aujourd’hui en 1991 dans une mise en scène d’André Brassard, sera en effet présentée à la Comédie-Française, à Paris, du 6 mai au 20 juin 1997.Joël Jouanneau en fera la mise en scène.On connaît déjà le nom de quatre des six comédiennes.Il s’agit de Catherine Hiégel, Christine Fersen, Martine Chevalier et Jeanne Balibar.Jacques Gabel signera la scénographie.La pièce Les Reines met en présence six personnages de femmes tirées du théâtre de Shakespeare.La traduction anglaise, signée Linda Gaboriau et intitulée The Queens, avait valu à Chaurette le prix Chalmers en 1993.Par ailleurs, le même Normand Chaurette vient de publier Le Passage de l Indiana aux éditions Leméac/Actes Sud-Papiers.Cette pièce sera créée le mois prochain, au Festival d’Avignon, par Denis Marleau et le théâtre Ubu.Andrée Lachapelle, Jean-Louis Millette, Marc Béland et Julie McClemens seront de la distribution.Trois fois la France pour Chaurette donc.Une autre de ses pièces sera créée en France en novembre.Il s’agit de Petit Navire, un texte destiné au jeune public, coproduit par le Théâtre du Carrousel, le Centre National des Arts d’Ottawa, l’Espace Malraux de la Scène nationale de Chambéiy et la Scène nationale du théâtre de Narbonne.La première aura lieu à Chambéry, le 5 novembre prochain, dans une mise en scène de Gervais Gaudreau, avec Lionel Villeneuve, Francine Beaudry, Benoît Vermeulen et Mireille Brulle-mans.Dramaturge et romancier né à Montréal en 1954, Normand Chaurette écrit depuis vingt ans.Ses pièces les plus connues sont Rêve d’une nuit d’hôpital (1980), Provincetown Playhouse 1919, j’avais 19 ans (1981) et Fragments d’une lettre d’adieu lus par des géologues (1986).De la télé au théâtre L’Héritage, de Victor-Lévy Beaulieu, revivra au théâtre cet été, à Trois-Pistoles.L’increvable Victor-Lévy Beaulieu a en effet eu l’idée de redonner vie à Xavier Galameau et son Al-bertine, les mémorables personnages incarnés Gilles Pelletier et Françoise Graton.L’écrivain et ses proches collaborateurs étaient de passage à Montréal, hier, pour en faire l’annonce.L’Héritage sera présenté au Caveau-Théâtre de Trois-Pistoles, du 2 juillet au 10 août Le téléroman L’Héritage a été l’un des grands succès de la télévision québécoise.A la fin des années 80, l’histoire de Xavier, Junior, Miville, Miriam et les autres a passionné quelque deux millions de téléspectateurs.«Jamais je n’ai écrit avec un tel enthousiasme pour un personnage et pour un comédien.Gilles Pelletier et moi, nous n’avons jamais eu besoin de nous parler du rôle de Xavier Galameau: il vivait par-dessus nous-mêmes comme de lui-même, dans une magie à laquelle je dois quelques-uns des plus beaux moments de ma vie d’écrivain.C’est pour perpétuer ce bonheur que j’ai fait de L’Héritage une pièce de théâtre», explique Victor-Lévy Beaulieu.Victor-Lévy Beaulieu a par ailleurs profité de visite-éclair pour célébrer le premier anniversaire des Editions Trois-Pistoles.On s’en reparle dans le cahier Livres.Espace GO: le sens et l’ouverture «À l’heure où le grandes inquiétudes ébranlent les assises morales de notre société, j’ai recherché des pièces et des créateurs capables d’en éclairer les mutations», prévient Ginette Noiseux, directrice artistique de L’espace GO, dans un texte annonçant sa programmation pour l’année 1996-97.«J’ai cherché le sens et l’ouverture», poursuit-elle.Dans cet esprit, l’Espace GO proposera cinq rendez-vous avec des figures importantes de la dramaturgie, dont trois créations-maison.On y présentera Les Combustibles, d’Amélie Nothomb, (du 15 octobre au 16 novembre), dans une mise en scène de René Richard Cyr, Jacques et son maître, de Milan Kundera ( du 19 novembre au 14 décembre), dans une mise en scène de Martine Beaulne — on peut voit ce spectacle cet été au Théâtre du Bic — , Les Guerriers, de Michel Gameau, (du 21 janvier au 22 février 1997), Albertine en cinq temps, de Michel Tremblay ( du 4 au 16 mars 1997), mise en scène de Martine Beaulne, et La Seconde surprise de l’amour, de Marivaux, dans une mise en scène d’Alice Ronfard.On en reparlera en temps et lieu, évidemment.AU PETIT DEJEUNER De ROBERT GRAVEL et JEAN-PIERRE RONFARD Le NTE érotise ses petits déjeuners Une façon originale et délicieuse de débuter la journée.Avec CHANTAL BISSON ROBERT GRAVEL DANIELLE PROULX JEAN-PIERRE RONFARD DANIEL ROSS DU 3 AU U JUIN du lundi au vendredi à 7h30 du matin Coût- 8$ déjeuner inclus Une production du Nouveau Théâtre Expérimental a A a 19*5 FjIIuJ ¦ ¦H M*»rvit1oni: 521-M^ C’est l’avalanche ! Du 27 juin au 7 juillet, le festival fait place à tout ce qui swingue.Même à Louis Armstrong.SOURCE L'ŒIL DU JAZZ, HERMAN LEONARD Louis Armstrong, dit Stachmo est mort, on le sait.Il est matériellement mort, mais son discours de la méthode, son art, son esthétique demeure.SERGE TRUFFAUT LE DEVOIR Bobo Stenson, Ronnie Earl, Roy Rogers, Pierre Béluse, Renee Rosnes, L’Or-kestre des pas perdus, Jimmy James, Jane Bunnett, onze malfrats du blues ainsi que Louis Amistrong sont les principaux points de chute de la programmation, sur les scènes extérieures, de la 17" édition du Festival international de jazz de Montréal qui se déroulera du 27 juin au 7 juillet.Sur papier, le programme confectionné par David Jobin — il est le principal architecte de ce chapitre du Festival depuis plus d’une douzaine d’années — s’avère l’un des deux ou trois plus passionnants qu’il ait signés jusqu’à présent.Permettre à tout un chacun d’aller voir, d’aller entendre, un pianiste de la trempe de Bobo Stenson, un guitariste aussi fin que Ronnie Earl, une des vedettes du catalogue Blue Note en la personne de la pianiste Renee Rosnes, aller voir ces musiciens sans débourser un dollar, c’est pas évident.Même Louis Armstrong?Même Louis dit Stachmo.Il est mort.On le sait.Il est matériellement mort, mais son discours de la méthode, son art, son esthétique demeure.A preuve, le 2 juillet, le mardi 2 juillet, le gros show, l’événement grand public, a été conçu à partir des petits chefs-d’œuvre de malice que Armstrong avait concoctés de son vivant C’est Nicholas Payton, jeune trompettiste plein d’allant qui nous vient de La Nouvelle-Orléans qui va conter les grandes heures musicales du vieux Armstrong.Si on veut avoir un meilleur aperçu de la soirée à laquelle Jobin nous a conviés, on peut se procurer le dernier album que Payton a enregistré sur étiquette Verve.C’est du Armstrong, mais aussi du Alphonse Picou de bout en bout.Du New-Orleans, du dixie, de la fanfare, il y en aura d’ailleurs à la pelle: Streetnix, Dixieband, La Bande à Magoo, The Rythm & Truth Brass Band, Sweet Dixie, sans oublier L’Orkestre des pas perdus.Cet ensemble animé notamment par le tromboniste Claude Saint-Jean cultive ce chic consistant à décaper, à élaguer, à éliminer les poncifs sonores, les lieux communs musicaux.Comme c’est toujours le cas, un contingent imposant de musiciens évoluant ailleurs que sur le continent nord-américain se présentera sur les différentes scènes du Festival qui se poursuivra du 27 juin au 7 juillet.Parmi ce groupe, on retiendra notamment Bobo Stenson, pianiste suédois ayant souvent enregistré et accompagné les Jan Garbarek, Eberard Weber, Charles Lloyd et autres vedettes du catalogue ECM.Ce musicien mis à part, on est invité à aller voir The Ray Gelato Giants de Grande-Bretagne, le Trio Toy-keât de Finlande, le Niko Lan-genhuijen des Pays-Bas, le Jaro-mir Honzàk de la République Tchèque, Overdraft d’Israël, Bé vinda du Portugal, Carlitos Del Puerto Quartet du Portugal, Bo-jan Z.Quartet de France et Inside Out de Suisse.Après une première sélection, il a été décidé que les participants au concours de jazz qui permet notamment au lauréat d’enregistrer un album seront: Les gamins du jazz, Life On Mars, le Pierre Béluse Sextet, le Brian Hurley Quartet, la pianiste Dinah Vero, le Trio Thuryn Von Pranke, le Kieran Overs Quartet et le Roy Patterson Quartet.Toute une série des musiciens d’ici et d’ailleurs vont aussi concentrer leur tir sur les airs latins, le tango et les rythmes qui lui sont proches.Tous les soirs à compter de 20h, dans une série intitulée Les Bru-nantes, on entendra successivement Quartango, Norteno et le Sexteto Ca-nyengue.Enfin, causons blues.Dans le cadre de la série qui lui est consacrée, on pourra entendre, dans l’ordre, Cash McCall, Sherman Robertson, Melvin Taylor & The Slack Band, A.C.Reed & The Sparkplugs, Coco Montoya, Tab Benoit, Little Dave Thompson, Nathan And The Zydeco Cha Chas, et.Carey Bell, l’auteur du «blues de la laundromat».Rien de moins.Tout cela mis à part, des rencontres et ateliers avec des grands atouts du jazz ont été prévus tout au long de ce festival.En fait, il y en aura quatre.Le 29 juin à 13h, le saxophoniste ténor Wayne Shorter expliquera à tous ceux qui travaillent cet instrument, ses mille et un trucs.Le 1" juillet, le guitariste Jim Hall en fera autant Le 4 juillet ce sera au tour de Mark Isham, trompettiste de son état Le 5 juillet, le contrebassiste Charlie Haden clôturera ces ateliers qui se tiendront au Monument National.En ce qui concerne le cinéma, Robert Daudeün, patron de la Cinémathèque québécoise a choisi le dernier film que Robert Altman a consacré à la musique de Kan-sas-City, la musique de Count Basie et de Charlie Parker.Le film s’intitule tout simplement Kansas-City et sera présenté tous les jours au Cinéma Impérial.Les autres films?Straight No Chaser, Hallo Satchmo, Cotton Club, Let’s Get Lost, Giant Steps, Texas Tenor, Lush Life, A Great Day In Harlem, et un navet.Leqqel?Le Nouveau Monde de Alain Comeau.A éviter.FESTIVAL DE JAZZ DE MONTREAL Amusantes dérives ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Les festivaliers ont encore quelques morceaux à se mettre sous la dent aujourd’hui.Comédie rigolote, documentaire sur le documentaire.Voyons voir.WELCOME TO THE DOLLHOUSE Réal.Todd Solondz.Aujourd’hui, Cinéma du Parc 1,19h.Samedi, Cinéma du Parc 1,21h.Malgré son titre, Welcome to the Dollhouse n’a rien à voir avec la pièce d’Ibsen.Le film constitue une amusante dérive sur ce que les Américains appellent un «nerd», mélange de souffre douleur et de fort en thème mal fagoté dont chaque classe possède un exemplaire et qui subit les quolibets et les avanies de tous.Comédie sur l’adolescence et ses affres aussi, sur l’envers du rêve américain du succès, comme du mythe de l’enfance heureuse.Car l’héroïne, moche, habillée comme l’as de pique et surplombée de grosses lunettes qui n’améliorent pas son sort est tout sauf heureuse.Parents, professeurs, élèves sont sur son dos.En fait la persécution est universelle, mise en lumière par le contraste avec sa jolie petite sœur, chouchou tout aussi universel.Quand la pauvre petite s’amourache du beau grand garçon qui se tape toutes les beautés locales, l’échec est assuré.Le film, avec un montage rythmé et un bon sens du gag, nous fait vraiment rire.ENNIFER C ARCHMAN Heater Matarazzo, dans Dollhouse.Rien au fond de plus drôle (et de plus cruel) que le personnage du ridicule maladroit et sans grâce.Et nul n’a oublié les malheurs que réserve l’enfance, envers du paradis perdu, lesquels abondent ici.Le film permet aussi l’exploration d’une famille sordide de banalité dans le fond du New Jersey, avec une caricature de l’Amérique profonde en sous-trame.L’actrice (Heater Matarazzo) est impayable et joue son rôle avec un mélange de sérieux et d’ingénuité à la fois touchant et désopilant.C’est un peu gros du côté des avanies qui lui tombent dessus et les revirements de certains personnages paraissent mal expliqués — comme celui du petit garçon qui se transforme de bourreau en amoureux sans qu’on comprenne pourquoi — mais le comique des situations rebondissantes qui frôlent la tragédie rattrapent des rires à chaque détour.Le film, qui sera d’ailleurs bientôt distribué en salles, est vraiment susceptible de rejoindre une vaste audience.CINÉMA CINÉMA Réal.Maani Petgar.Aujourd’hui, Parallèle, 21h.Making o# sur le making off d’un film qui n’a pas eu lieu, Cinema Cinema est un étrange phénomène puisqu’il explore les coulisses d’un film essentiellement basé sur des auditions.Pour Salam Cinéma, le cinéaste Mohsen Makhmalbaf avait fait passer dans un journal de Téhéran une annonce réclamant des acteurs pour un film.5000 Iraniens s’étaient rués au portillon, frisant l’émeute, et ce furent les auditions elles-mêmes de plusieurs d’entre eux qui constituèrent le propos de Salam Cinema, soulevant en parallèle les contradictions, les drames de la société iranienne, par dessus tout ceux de la condition féminine.Maani Petgar a voulu aller plus loin à travers le making off de ce film.Il suit les comportements de Makhmalbaf, les manipulations qu’il exerce sur les aspirants acteurs, relève ses opinions sur les droits humains et la rôle de la femme, le suit à Cannes.Le film explore aussi des auditions qui n’ont pas été retenues dans celui de Makhmalbaf, brossant de nouveaux portraits de femmes, une dame muette entre autre, entourée, soutenue par les autres.Ce film peut intéresser les fans de Salam Cinema, qui veulent en savoir plus sur le film et son cinéaste, mais brouillon dans son montage, un peu redondant dans le thème, — puisqu’il semble parfois récupérer les chutes De Makhmalbaf, le matériel par lui rejeté — Cinema Cinema ne parvient pas vraiment à circonscrire son thème, n’apporte rien de très neuf et sort bien pâle à côté du film qu’il observe.THE WAR WITHIN: A PORTRAIT OF VIRGINIA WOOLF De John Fuegi et Jo Francis.Avec Quentin Bell, Nigel Nicolson, Stephen Spender.Narration: Ian Redford, Anna Massey.Scénario: John Fuegi.Image: Morton Bruus.Montage: Niels Pagh Andersen.Danemark, 1995, 52 minutes.Aujourd’hui, 20h, au Théâtre la Chapelle et mercredi, 19h au Parallèle.Curieux documentaire que ce portrait de Virginia Woolf produit pour la télévision danoise.Un documentaire qui, à l’instar de l’affirmation de l’auteure de Orlando, montre que le privé est politique en s’appuyant sur une argumentation d’une rigoureuse désinvolture.A travers le cheminement de l’auteure donc, les cinéastes John Fuegi et Jo Francis ont brodé une chronique biographique complexe, qui introduit les nombreuses figures, mortes ou rivantes — passionnantes, pour la plupart —, qui ont jalonné le parcours de cette libre-pen-seure née en 1882, dans une famille bourgeoise dominée par un père sévère qui ne ferait éduquer que ses fils.Ce cheminement est ensuite mis en perspective par le contexte politique de l’Europe du début du siècle, notamment celui de la Première Guerre mondiale, que Virginia Woolf avait par ailleurs annoncée dans ses écrits.Son mariage avec Leonard Woolf, qui l’admirait sans vraiment la comprendre, sa liaison avec Vita Sackville-West, ses liens avec sa famille, tous ces pans de sa rie sont illustrés à travers des photos d’archives, des témoignages et des manuscrits, dans la plus pure tradition du documentaire télévisé.Les lettres que l’écrivaine adressait à ceux qu’elle aimait ou admirait sont lues à haute voix — sinon exagérément clamées — par la comédienne Anna Massey, et auxquelles répond notamment Vita Sackville-West, à travers la voix de Juliet Nicolson, sa petite-fille.Tout bien considéré.The War Within: A Portrait of Virginia Woolf s'adresse d'abord aux familiers de l’œuvre de ce géant de la littérature du XX' siècle, qui s’est suicidée à l’aube de la Deuxième Guerre mondiale.^Festival/-u nojjvjeaufr cinema M o n t r é al Bisbille chez Chamberlan ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Le Festival du Nouveau cinéma est en émoi.Jeudi dernier, lors de la soirée d’ouverture, son directeur Claude Chamberlan annonçait qu’il venait d’être victime d’une compression injuste du Conseil des arts de la Communauté urbaine de Montréal qui lui refusait deux jours avant le début de son rendez-vous de cinéma, une subvention de 25 000 $ environ.Chamberlan faisait appel à la générosité publique et récolta quelques fonds parmi l’assistance (2 ou 3000 $ en fin de soirée).Goutte d’eau dans une mer de besoin.Rappelons que l’an dernier non plus, le Festival de Nouveau Cinéma, qui roule avec un budget moyen de 600 000 $, n’avait pas reçu sa subvention de la CACUM.Il faut dire qu’en 1995, à la suite de litiges juridiques avec son ex-associé Dimitri Eipides, Claude Chamberlan avait dû créer sa propre société à but lucratif, chevauchant l’ancienne corporation à but non lucratif.La Ville de Montréal ne subventionne que les organismes de cette dernière catégorie et ce double statut avait bloqué sa subvention.Cette année, l’équipe du festival avait eu plusieurs rencontres avec Jacques Cleary, le directeur de la CACUM, afin de préparer un programme de vidéos et nouvelles technologies susceptible de recevoir l’appui du Conseil.Jacques Cleary avait alors participé à l’élaboration du projet, et selon Claude Chamberlan s’en serait monté satisfait.Le directeur du Festival du Nouveau Cinéma assure tout de même que, trou dans son budget ou pas, il continuera à rouler.Chamberlan, dont le festival n’avait reçu de subventions de personne il y a deux ans, alors qu’il était englué dans un conflit légal avec Eipides, en a vu d’autres.Depuis deux ans, la CACUM a retiré l’aide automatique aux festivals de cinéma et les évalue au cas par cas.' «Mais depuis l’an dernier, celui du Nouveau Cinéma fonctionne sous une double structure, précise Jacques Cleary de la CACUM.Et c’est là le hic.Claude Chamberlan ne nous a pas consultés avant de créer une nouvelle corporation à but lucratif.Auquel cas, je lui aurais expliqué qu’il ne répondait pas aux normes.Monsieur Chamberlan connaissait nos critères.On a réexaminé cette année son dossier de A à Z.Il a collaboré beaucoup.Mais on se heurte toujours au même écueil: ce festival-là est géré par la corporation à but lucratif.La première corporation, celle que nous avons toujours subventionnée, est devenue fantôme.» En attendant, Claude Chamberlan proteste et conspue l’inhumanité de l’appareil bureaucratique.EN BREF ?SUS AU «PHOTOCOPILLAGE» (LE DEVOIR) —L’Association nationale des éditeurs de livres (ANEL) lance une offensive pour tenter de contrer la prolifération de la photocopie illégale du livre.Avec le slogan «Le photocopillage tue le livre», l’ANEL tente de s’allier les maisons d’édition et ultimement les consommateurs afin de faire respecter la loi sur le droit d’auteur.Ce faisant, l’ANEL emboîte le pas au syndicat national de l’édition, en France, qui tente elle-même depuis quelques années de sensibiliser les lecteurs scolaires, scientifiques et techniques.-«- MÉTIERS D’ART AU MAC (PC) — Le Musée d’art contemporain présente la 8r Biennale du Grand Prix des métiers d’art du Québec, jusqu’au 23 juin.L’exposition a été présentée auparavant au Musée du Québec, du 8 au 26 mai derniers.Elle partira ensuite en tournée canadienne avant de se diriger vers les Etats-Unis et l’Europe.Le thème retenu pour l’édition de cette année du Grand Prix des métiers d’art, Objet Passion, englobe les deux pôles principaux des métiers d’art: la création d’un objet et la passion que suscite cet objet chez l’artisan qui le crée et le collectionneur qui le possède.-?-*e-*5- THÉÂTRE AMATEUR À VICTORIAVILLE (PC) — Le 7' Festival international de théâtre amateur se déroulera du 28 juin au 1" juillet au cégep de Vic-toriaville.Treize troupes de théâtre du Québec, de l'Ontario, de la France, de la Belgique et de la Suisse participeront à ce festival.Huit prix seront remis à la fin du festival, dont ceux du jury, du public et de la Fédération québécoise de théâtre amateur.L’an dernier, le festival a attiré environ 5000 visiteurs.D1A
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