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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1996-06-15, Collections de BAnQ.

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9 10 ?FONDE Vol.I- XXXVI - No II O LES ARTS Magritte au MBA: «La poésie est une pipe» PAGE B 1 i\l O N T R K A I.I.K S S A M K I) I I 5 E T I) I M A N C II K I ü .1 U I N I !» !) (i I (• A II I K R S — 1,07 S T I* S T v g LIVRES P?EJ LES ACTUALITÉS ï \ Le nouveau Québec débloque 120 000 $ polar pour la colonne Nelson S -à PAGE D 1 WŒkkW PAGE A 5 POLITIQUE Les techniques de reproduction bientôt orphelines PAGE A 9 PERSPECTIVES Du cinéma et des jeux Dernier sprint pour la 25‘ édition du Festival du nouveau cinéma roulant jusqu’à demain, qui nous sert en supplémentaires les meilleurs morceaux du cru dont plusieurs méritent vraiment le détour.Drôle de festival, qui tient autant de la fête et du spectacle que de la tribune cinématographique.Claude Chamberlan est un directeur du genre brouillon.Mais rare atout: il se montre capable de séduire les jeunes et tout un public non cinéphile en multipliant leê festivités satellites autour des écrans.Ça prenait un esprit un peu fou pour installer son écran Fellini en plein cœur du marché Jean-Talon, ce soir et demain, parmi les melons des maraîchers, en partant à la conquête de la communauté italienne.Avec son lot de grande visite annoncée qui ne se pointe pas, d’invités-surprises de dernière minute qui arrivent bel et bien quand nul ne les attend plus — comme ce Al Pacino qui atterrira in extremis pour la clôture —, il donne dans l’impromptu, le rebondissement, le chaos et la fête.Mais y a-t-il place au Québec pour les Chamberlan de ce monde, pour les terreurs de comptables, les visionnaires à qui on ne donnerait pas le bon Dieu sans confession, pour les hors catégories, les personnages ayant su ériger la broche à foin et l’improvisation au rang des beaux-arts?Hélas, pas vraiment.Tant que les gouvernements auront leurs petites enveloppes attitrées pour financer chaque volet bien identifié dans sa case, les initiatives originales n’auront rien à se mettre sous la dent.Ainsi le périple de New York, où s’exportera le Festival du nouveau cinéma après Montréal, n’a pas reçu un sou vaillant des institutions officielles, alors qu’il ouvre une précieuse fenêtre québécoise dans la Grosse Pomme.Si les organismes culturels conservaient une petite enveloppe pour les hors-castes, ils ouvriraient la porte aux idées originales, farfelues et parfois lumineuses.De tout temps, ce sont les esprits novateurs qui ont fait avancer les choses.Encore faut-il les reconnaître et les épauler.Drôle de festival donc, avec les qualités de ses défauts.Modeste, inégal, sans l’avalanche de films qui déboulent du FFM.Mais des œuvres qui seraient noyées en un événement de plus grande envergure se voient ici mises en lumière, portées par les médias et le public, comme le si sensible En avoir ou pas, premier film de la jeune Française Laetitia Masson, ou la brillantissi-me et inclassable Comédie de Dieu du Portugais Joao Cesar Monteiro.D’autant plus en ce début de juin où le rendez-vous Chamberlan est seul en selle, sans la concurrence d’autres festivals culturels.On s’interroge par contre sur la définition même de «nouveau cinéma», à l’heure de ce rendez-vous Chamberlan.Parmi la trentaine de longs métrages au programme, la plupart auraient pu être présentés (et l’ont souvent été d’ailleurs) dans des festivals plus conventionnels.Très peu de ces films, même les plus éclatés, même les plus intéressants, même les premières œuvres, explorent de nouvelles formes cinématographiques.La définition de nouveauté paraît de plus en plus en flottement, en mal de redéfinition.Surtout quand des cinéastes chevronnés sont du bal.Problème qui ne se rencontre pas en vidéo, média souple, peu coûteux et moins perfectionné, autorisant l’expérimentation tous azimuts, auquel Chamberlan consacre un volet toujours plus important de sa programmation.Au prix du beurre cinématographique, peu de réalisateurs osent vraiment sortir des sentiers battus en proposant des formules inusitées.Les bons films du festival, mis à part la si originale Comédie de Dieu, ne réinventent guère le média.A se faire servir comme film d’ouverture Le Huitième Jour de Jaco Van Dor-mael, cinéaste désormais consacré, on constate que la frontière est mince entre cinéma grand public et productions expérimentales.Il faudrait sans doute redéfinir le mandat du festival, volet cinéma, cibler plus étroit en courtisant surtout les meilleures œuvres de la marge qui ne circulent pas ailleurs.Autre écueil du Festival du nouveau cinéma, la guer-ré étemelle qui fait rage avec le Festival des films du monde, l’un et l’autre tentant de s’arracher les meilleurs morceaux, avec les crocs-en-jambe d'usage.Mais les pugilistes se battent pour une dizaine de films à peine.Ne vaudrait-il pas mieux enterrer la hache de guërre?Un gros comme le FFM devrait se montrer beau joueur, laisser les petits survivre.Ils lui font si peu d’ombre tout en entretenant le goût du public pour un cinéma de qualité dont les retombées profitent à tous.Ça prenait un esprit un peu fou pour installer son écran Fellini en plein cœur du marché Jean-Talon Odile T remblay INDEX Agenda_______B10 Les Arts.B1 Avia publics.Cl 1 Classées.C12 Économie.Cl éditorial.-Al 2 Le monde._A10 Hots croisés.C12 Les sports__Cl 4 MÉTÉO Montréal Ensoleillé.Max: 24.Dimanche: ciel variable.Max: 24 Québec Ensoleillé avec pas-cyps pmwpinr Max: 23.Dimanche: ciel variable.Max?23.Détails en C 12 La souris dans son bolide Commissions scolaires linguistiques hman .Dissidence péquiste contre le plan Marois André Boulerice craint la création d’«écoles-ghettos» MICHEL VENNE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC ÏUHfiUt Uic Rothmans PHOTOS PC Fidèle à son habitude, Jacques Villeneuve a profité des essais libres d’hier pour se familiariser avec le circuit montréalais du Grand Prix en vue des qualifications d’aujourd’hui et de la course de demain.Seulement huitième chrono de la journée, il s’est néanmoins dit satisfait de son travail.Va-t-il survivre à la pression médiatique?«Une fois dans la voiture, je ne pense plus à tout ça.» Objectif pole ! En «qualijs», c'est 12 tours maximum.Marge d’erreur: zéro Jean Alesi et Gerhard Berger, sur Benetton-Renault, ont obtenu hier les meilleurs temps aux essais libres du Grand Prix du Canada.Michael Schumacher, Damon Hill et Jacques Villeneuve enregistraient les troisième, quatrième et huitième temps.Aujourd’hui se met en branle le compte à rebours pour la grille de départ.Tout peut arriver.Notre collaborateur spécialisé Pierre Dicaire échafaude quelques scénarios et tente de lire dans les pensées de Jacques Villeneuve.PIERRE DICAIRE COLLABORATION SPÉCIALE Samedi matin, 9h.La tension monte.L’échéance de la séance qualificative se resserre.Plus qu’une heure et demie pour adapter sa voiture au tracé.La veille, aux essais libres, les pilotes ont découvert les bons réglages et ont progressivement amélioré leurs performances.Juste au cas où il pleuvrait dimanche.Mais ce matin, c'est sérieux.Il urge de sonder dans tous les sens.La consigne: régler la voiture pour qu’elle permette à son pilote de se défoncer! 9h01: dès les premières minutes de la séance, sortie au petit trot pour s’assurer que tout fonctionne bien.Un tour ou deux, et puis on rentre aux puits.Des fuites d’huile?Au tableau de bord, tout fonctionne?Les freins sont bien équilibrés?Bon.Bien sûr, les réglages des années précédentes sont conservés précieusement.Ils servent de point de départ.Les modifications imposées par le règlement technique sont intégrées au logiciel de simulation dont disposent les ingénieurs.Même si on n’arrive pas les mains vides, le plus gros reste à faire.En fonction de l’adhérence, de la densité de l’air, de la température, tout devra être ajusté.A Montréal, comme le circuit ne sert qu’une fois par année, il est poussiéreux.Pour le «nettoyer», il faut faire des tours.Tous mettent la VOIR PAGE A 14: POLE! m Autres reportages en page C14 wffrT iwÉifiW!i Émii La solution retenue par la ministre de l’Éducation, Pauline Marois, pour implanter en 1998 des commissions scolaires linguistiques soulève de l’opposition au sein même de la députation de son propre parti.Le président du caucus des députés péquistes de Montréal et député de Sainte-Marie-Saint-Jacques, André Boulerice, a déclaré hier en entrevue au Devoir qu’il «a peur que nous fassions fausse route» avec la solution Marois.Ses craintes sont tournées vers le sort réservé à la commission scolaire francophone de Montréal où, craint-il, «on va créer des écoles-ghettos».Il suggère d’emprunter la voie constitutionnelle pour ainsi libérer le Québec des contraintes de la Constitution qui lui imposent de maintenir des écoles catholiques et protestantes à Montréal et à Québec.Sans quoi, il préfère le maintien du statu quo jusqu’à la souveraineté du Québec.Pour éviter d’avoir à réclamer une modification à l’article 93 de la Constitution canadienne, Mme Marois propose de remplacer les commissions catholiques et protestantes par des commissions francophones et anglophones.Cependant, ces commissions seront dotées de conseils confessionnels et les écoles, individuellement, pourront conserver un statut catholique ou protestant si les parents le souhaitent.M.Boulerice prédit qu’à la commission francophone établie à Montréal, on reproduira la dichotomie actuelle en ayant des écoles catholiques, des écoles protestantes et des écoles neutres.Selon lui, les élèves se partageraient de la même façon qu’à l’heure actuelle: les enfants de familles québécoises de vieille souche fréquenteraient les écoles catholiques, les enfants de communautés culturelles établies depuis quelques décennies s’inscriraient à l’école protestante et les nouveaux arrivants iraient à l’école ifeutre.VOIR PAGE A 14: MAROIS Les policiers livrent la bataille du «parc» Berri PAGE A 3 Les Russes vont aux urnes demain Eltsine, le président du moindre mal Vu de l’extérieur; l'alternative qui se pose aux électeurs russes peut ressembler à un choix entre la peste et le choléra Cent six millions de Russes se rendent aux urnes demain pour élire leur président, une élection sous haute tension dont l’enjeu est le modèle de société pour la Russie de l’an 2000, selon les deux principaux candidats, le libéral Boris Eltsine et le communiste Guennadi Ziouganov.À mesure qu’approche l’échéance du premier tour des présidentielles augmentent les craintes que les résultats du scrutin ne soient falsifiés en faveur de l’un ou l’autre des deux favoris.«À en juger par l’expérience des précédentes consultations électorales, et en tenant compte de l’enjeu du premier tour de dimanche, on peut s’attendre à plus de 20 % de bulletins falsifiés», a estimé Alexandre Sobianine, spécialiste indépendant de la fraude électorale.Autres informations en page Ail.FRANÇOIS BROUSSEAU LE DEVOIR Malgré tous ses manquements, le plus «démocrate* — c’est-à-dire le plus acceptable pour l’Occident —, cela reste encore ce bon vieux Boris.De plus en plus, à la veille d’ume élection | présidentielle cruciale pour l'avenir de la démocratie en Russie, la question ne semble plus de savoir si l’actuel président Boris Eltsine sera réélu mais bien par quelle marge, au premier tour ou au second.et de déterminer si cela se fera de façon «régulière» ou non.La réponse à la question «qui?» semble être, de l’avis général: «Boris Eltsine, bien sûr!» Mais la question «comment?» reste ouverte selon plusieurs observateurs.Et surtout celle de la régularité du scrutin lui-mème.Déjà, les deux princi- VOIR PAGE A 14: ELTSINE A 2 I, E I) B V 0 lit.I.E S S A M EDI I It E T I) I M A N 0 II E Mi .1 IM N I II !» 3 ri-' tière devra cependant augmenter sa capacité d’incinération d’écorces de 82 000 tonnes par an et ses achats de gaz naturel.Elle bénéficie d’une entente avec Hydro-Québec pour la production de 25 MW à partir de biomasse à un prix de vente qui devrait se situer actuellement autour de 5,5 cents du kWh.«La différence entre le prix offert par Hydro-Québec pour l’électricité produite par l’usine de pâte et papier et le tarif industriel payé par Domtar [.] permettra des économies quotidiennes de 20 000 $, ce qui équivaut à une baisse des coûts de production d’environ 12 $ par tonne de papier», précise l’étude d’impacts dépo- sée au Bureau d’audiences publiques sur l’environnement Ces chiffres en corroborent d’autres déposés hier devant la commission d’enquête sur les petites centrales dans le dossier du barrage de Winneway, en Abitibi.Selon le plan de financement d’avril 1992 déposé par Peter Kuczer auprès de la bande algonquine, cette minicentrale de seulement 2,5 MW aurait rapporté au départ un retour sur investissement de 22 % et de 64 % la dixième année.L’Association des producteurs privés soutenait cette semaine que le retour sur investissement de la produc- tiÊM'% 'Mi lion privée s’étalait entre 6 et 16 %.Le fisc québécois accorde en plus aux producteurs privés une exemption de taxes pendant 14 fins, sans parler des profits qu’un barrage de 250 MW aurait pu rapporter en remplacement des 69 petits projets privés.D’autre part, la commission d’enquête a entendu hier Clément Pate-naude, un ancien conseiller spécial du cabinet politique du premier ministre Robert Bourassa, expliquer comment il avait aidé un promoteur privé, Peter Kuczer, à obtenir le bail détenu jusque-là par Belleterre sur le barrage de Winneway.M.Patenaude a justifié l’intervention du bureau du premier ministre dans ce dossier en invoquant qu’il y avait urgence et danger pour les Algonquins vivant au pied du vieux barrage, ce que n’ont pas allégué les autres personnes présentes à la rencontre.Quant aux Algonquins, qui voulaient refaire le barrage pour relancer leur économie, ils ont été floués de to.ute part.Un avocat du ministère de l’Energie et des Ressources, Me Guy Lévesque, les a même convoqués le 23 avril 1992 à 22h30 aux bureaux du ministère à Val-d’Or pour leur apprendre que Kuczer avait obtenu à leur place le barrage par décret gouvernemental et qu’ils n’avaient plus wmmm H •i n- if I iki Ig II V TORONTO * L'aller simple à partir de Montréal basé sur l'achat d'un billet aller-retour.Et vos enfants voyagent GRATUITEMENT SI VOUS EFFECTUEZ VOS RÉSERVATIONS AVANT LE 15 JUIN ! Canadien facilite vos déplacements et ceux de votre famille à Toronto.Du 29 juin au 2 septembre, vous décollez en Shuttle vers Toronto pour le prix exceptionnellement bas de 49 $.Et il y a plus : Vous êtes automatiquement inscrit au tirage quotidien d'articles originaux de La Collection Pepsi incluant une veste en cuir de La Collection Pepsi, un vélo de montagne tout terrain au design exclusif Pepsi ou un Discman,M Sony®, une courtoisie de Pepsi y Vous courez la chance de remporter le grand prix, un séjour de 4 nuits à Orlando en Floride pour une famille de 4 personnes incluant le transport aérien et l'hébergement y Vous avez le choix parmi 44 vols Shuttle par jour entre Montréal et Toronto Pour ne pas manquer le Shuttle, appelez Canadien au 1 800 665-1177 ou votre agent de voyages dès aujourd'hui.*1x5 tarifs, représentant le prix d'un aller simple, sont basés sur le prix d'un aller-retour et nincluent Canadi>n • tt-m J v—• pas les taxes S'applique aux nouvelles réservations seulement Le nombre de sièges est limité, est su)et a changement et la disponibilité des sièges peut varier selon l'heure, le vol et la date Lâchât des billets doit être effectué au moins 21 jours i l'avance et le séjour doit comprendre au moins une nuit Les billets doivent être émis dans les 24 heures suivant la réservation Les billets sont non remboursables a 100 % Les enfants voyagent gratuitement s'ils sont igés entre 2 et 11 ans inclusivement Un billet enfant gratuit par adulte payant Lenfant et f adulte doivent voyager ensemble et suivre le même itinéraire Les réservations pour cette offre où les enfants voyagent gratuitement doivent être effectuées avant, ou le 15 juin 1996.pour des voyages devant être effectués entre le 29 juin et le 2 septembre 1996 et devant être terminés au phis tard le 2 septembre 1996 D'autres conditions s'appliquent Les tirages quotidiens des prix Pepsi _________________ ___________ _______________________________________ et du grand prix seront accordés aux passagers voyageant entre le 29 juin 1996 et le 2 septembre 1996 sur les vols Shuttle de A PPA |DCÇ OMT ///?C /IllûÇ Canadien entre Toronto et Montréal ou Ottawa Aucun achat nécessaire Ce concours s'adresse 4 tous les résidents du Canada ayant VWJ AI In IK C J '-JIN I UC J UllCj, atteint ou dépassé Tige de la majorité dans la province ou le territoire où ils résident Contactez les Lignes aériennes Canadien pour la liste complète des règles et règlements Canadtalest une marque déposée des Lignes aériennes Canadien International liée Les logos de Pepsi Cola.Pepsi La Collection Pepsi ainsi que la balle Pepsi sont des marques déposées de PepsiCo Inc |£ SHUTTLE fil n» if Hi milk 11 ¦ Ml lmm it ¦H ¦ qu’à négocier une participation minoritaire thins son projet L’avocat du ministère leur a même transmis une proposition de Kuczer, qui fut discutée jusqu’à minuit et demi! Kuczer a été arrêté aux Etats-Unis ix>ur blanchiment de profits tirés de la drogue mais les accusations ont été retirées par la suite.Il était accompagné en 1992 du relationniste André Dubois, que connaissait le conseiller du premier ministre.Dubois, un ami du chef des Rockers, un groupe lié aux Hell’s Angels, a été condamné l’an dernier pour contrefaçon dp billets de banque.Québec a évité la mise aux enchères publiques de Winneway en 1991 en prétendant faussement que le barrage était toujours la propriété de Belleterre.La Ville, qui ne cherchait que son profit dans la vente, n’avait pas les préoccupations des Algonquins qui voulaient notamment exploiter une serre communautaire, fermée depuis faute d’énergie à bon compte.Les millions du barrage filent au-dessus de leur tête vers la banque Barclay’s depuis la faillite d’Hydro P-l.La politique de logement social sera révisée PIERRE APRIL PRESSE CANADIENNE Le ministre des AT' bec, Rémy Trudel, a confirmé, hier en Chambre, que le gouvernement s’apprête à réviser sa politique de lôf gement social à la lumière des objet1 tifs financiers qu’il s’est fixés.La ministre de la Sécurité du revenu Louise Hard a toutefois affirmé nê pas avoir entendu parler d’augmenta: tions des loyers ou du pourcentage de participation des locataires.M.Trudel a cependant reconnu que le gouvernement a décidé depuis un bon moment de revoir l’ensemble de la politique du logement social au cours des prochains mois.«Je ne sais pas si mon collègue, le ministre responsable de la SHQ a un complément de réponse, a indiqué Mme Harel, mais c’est, en fait, j’imagine, la première fois que lui et moi en entendons parler.» Le ministre Trudel a plus tard précisé que cette option de révision était envisagée depuis des mois.«Noüë’ avons, a-t-il dit, depuis un bonj nombre de mois, annoncé que nous; allions publier une nouvelle politique pour fins de consultation en matière d’habitation, et nous sommes en1 train de réviser l’ensemble de notée1 politique.Comme d’habitude, a-t-il1 poursuivi, nous allons soumettrë1 cela, écouter les personnes et faire en sorte d’atteindre les objectifs du gouvernement.» Le premier ministre Lucien Bou,-' chard a déclaré que cette rumeur'sé-'.Ion laquelle le gouvernement s’apprêterait à augmenter le montant dès| loyers n’était aucunement fondée.«Je pense que tout le monde conviendra qu’un gouvernement qui vient d’opérer des compressions de; 2,5 milliards, a-t-il dit, l’a fait de façon; remarquablement attentive à tôu-' cher le moins possible les citoyen!;, à s’imposer lui-même, dans son mode' de gestion, des coupures radicales,' de façon telle que nous puissions^ procéder avec équité.» Les artistes québécois veulent voir Axworthy LE DEVOIR Une coalition d’associations d’artistes professionnels du Québec demande une rencontre «de toute urgence» avec le ministre des Affaire étrangères du Canada, Lloyd Axworthy, pour lui demander des explications concernant les récentes compressions imposées dans le programme de soutien aux tournées des;ar-tistes canadiens à l’étranger.Une lettre signée par des représentants du Conseil québécois du théâtre,’du Conseil québécois de la musique et du Regroupement de la danse du Québec (RQD) a été envoyée au ministre hier.«Nos compagnies n’ont pas été informées officiellement des compressions quelles subissent et nous nous demandons si ces compressions résultent d’un changement d’orientation du programme et des critères d’évaluation des projets», dit Françoise Bonin, directrice générale du RQD.En mars dernier, les Affaires étrangères ont réduit de 1,2 million à 500 000 $ les subventions du programme des -relations culturelles internationales-.Les compagnies québécoises ont presque Um* jours bénéficié à majorité de ces Offsides.I ft i 19 Université de Montréal 44a* EST ENCORE TEMPS ! OMISSION AUX CERTIFICATS UTOMNE 1996 i Faculté de l’éducation permanente us donne la possibilité de déposer tre demande d’admission et d'inscription x certificats offerts le soir jusqu’au 30 JUIN.La demande doit être reçue à la Faculté à cette date.RENSEIGNEMENTS : 3744.me Jean-Brillant.3e étage Métro Côte-des-Neiges (514) 343-6090 1800363-8876 LE DEVOIR LA COMPÉTENCE RECONNUE 4129, rue Saint-Denis 4021, Saint-Laurent Montréal Montréal 849-0559 849-1433 Les lunettes Cartier en vente sur ki rue green seulement 1327, Greene Westmount 937-0446 MOITRÉAL ROGER ROY llorlüRfr bijoutier 9J5, La Gauchetllre Ouest Montréal U SB 2M9 Siège soeial du CN 8S14.SA1 0 Zodiac SWISS • lilt La montre apart Fin de party au square Berri Depuis l’instauration du couvre-feu, les punks se plaignent du harcèlement policier BRIAN MYLES LE DEVOIR La vie des punks a changé pour le pire depuis que l’administration Bourqpe a imposé un couvre-feu à la place Emilie-Gamelin (square Berri).Ces jeunes marginaux, parfois sans domicile fixe, ne savent maintenant plus où aller et ils se plaignent d’une recrudescence du harcèlement policier à leur égard.Le square Berri, situé entre les rues Saint-Hubert, Sainte-Catherine, Berri et le boulevard de Maisonneuve, était une place publique jusqu’en avril, c’est-à-dire que n’importe qui pouvait s’y rendre en tout temps.Les punks, de jeunes contestataires, y avaient pratiquement élu domicile.Le square Berri constituait pour eux un point de rendez-vous, une oasis de verdure dans la jungle urbaine.Il n’était pas rare de voir des jeunes y passer la nuit.Mais les choses ont changé.L’administration Bourque a fait récemment passer la place Emilie-Gamelin dans la catégorie «parc», un détail administratif qui fait en sorte que l’endroit est interdit d’accès entre minuit et 6h.Nie et Franck, deux jeunes punks de 19 ans, sont aujourd’hui en furie.«Ici, il y a juste ce parc où il y a de la verdure et où on peut échanger.C’est tout ce qu’il y a d’arbres au centre-ville», fait remarquer Franck, qui se définit comme un anarchiste pacifiste.«Il y a des jeunes qui couchaient là parce qu’ils n’avaient pas d’autre place où aller», ajoute Franck, qui a lui-même dormi à quelques reprises au square Berri.Selon les deux comparses, la décision de la Ville de Montréal est «ridi- cule» et constitue une forme d'«op-pression» et de «harcèlement» à leur égaçd.«A partir de 9h [le soir], ils sont souvent là, ils nous observent.Ils sont anti-üippeux, dit Franck.On n'a pas le droit de prendre une bière ou de fumer un joint.Je me promène dans la nie, pour prendre de l’air, et ils me suivent.» «Ils», ce sont les nombreux policiers qui patrouillent dans le square Berri et que Franck montre du doigt en cette soirée chaude de printemps.Ce sont eux, les agents du district 33, qui sont chargés de faire, appliquer le couvre-feu à la place Emilie-Gamelin.Et leur travail 11’est pas de tout repos.Les jeunes consomment de l’alcool dans le parc, y cassent des bouteilles et ils prennent parfois les espaces verts pour de véritables poubelles à ciel ouvert.Le square Berri est en plus devenu, en quelques années seulement, la Mecque des usagers et des revendeurs de drogue de la rue.Il faut ajouter à cela, depuis le début du printemps, des agressions mineures, telles des voies de fait et des menaces, et une dizaine de plaintes de la part des citoyens et des commerçants du secteur.Des amendes Selon Michel Beaudin, commandant du poste 33, les jeunes occupaient le square Berri comme si c’était «un terrain de camping».«C’était intimidant pour la clientèle, dit-il.Ce n’était pas un endroit particulièrement invitant pour qui que ce soit.» Les policiers ont informé les jeunes et les organismes qui leur viennent en aide du changement de vocation du square au cours des PHOTO JACQUES NADKAU Les jeunes marginaux, parfois sans domicile fixe, qui avaient l’habitude de se tenir le soir au square Berri ne savent maintenant plus où aller et ils se plaignent d’une recrudescence du harcèlement policier à leur égard.Ici, un jeune se fait fouiller sous le regard de ses copains.trois dernières semaines.Ils commenceront bientôt à coller des contraventions à ceux qui ne respecteront pas l’interdit.En vertu du règlement sur les parcs de la Ville de Montréal, quiconque se trouvera sur la place Emi- lie-Gamelin après minuit est passible d’une amende de 100 à 300 $ pour la première infraction, de 300 à 500 $ pour une récidive et de 500 à 1000 $ pour toute autre récidive.«On en est rendu là, a averti le commandant Beaudin.On ne veut pas attendre que le problème soit trop gros au point de 11e plus être capable de le corriger.» A l’Hôtel de Ville, le conseiller du district de Saint-Jacques, Sammy Forcillo, a indiqué que le changement de vocation du square Berri »! h1 •*|> avait pour but de «protéger» les?, jeunes contre les revendeurs d,Ç> drogue, qui se livrent à leur commerce illicite surtout à la tombée dç.la nuit M.Forcillo estime en effet que fe couvre-feu est une façon de limiter le trafic de stupéfiants.Harcèlement De la drogue, il y en a au square Berri, reconnaît Alain Bellemare, qui s’occupe de L'Anonyme, une caravane qui distribue nourriture, cigarettes et quelques conseils aux jeunes en difficultés du centre-ville.Mais il y a aussi du harcèlement des policiers.«C’est pire depuis l’émeute» du boulevard Saint-Laurent, dit-il.11 est 21h30.Les punks se regroupent autour d’Alain.Ils sont venus prendre un break de la rue et discuter un peu.A deux pas, un jeune vomit par terre.Ses amis l’aident à se relever, mais rien à faire.Il reste étendu.Alain est débordé.Plus loin, d’autres jeunes fument une cigarette et boivent un coup en catimini.Il faut prendre garde, des policiers déambulent dans le parc.11 est 22h.Les mêmes policiers bloquent une partie de l’accès au parc avec une banderole orange, bien visible, arborant un seul mot: «interdit», à répétition.Les jeunes s’éloignent lentement.Une bouteille est fracassée sur le macadam, dans un geste de contestation anonyme qui témoigne d’un refus de l’ordre établi.«On va tous sauter! Préparez vous, la fin du monde est arrivée!», s’écrie une adolescente.Non, il ne s’agissait pas de la fin du monde, mais plutôt de la fin de la soirée au nouveau parc Berri, ouvert de 6h à minuit.Branle-bas de combat à Phôpital Notre-Dame Les médecins rejettent toute nouvelle compression ISABELLE PARE LE DEVOIR Le branle-bas de combat est sonné à l’hôpital Notre-Dame où les médecins s’opposent catégoriquement aux nouvelles compressions de trois millions que s’apprête à annoncer la direction de l’hôpital.En plus de mettre en péril les soins aux patients, les médecins affirment que ce dernier coup de sabre tuera à petit feu la médecine universitaire francophone au Québec.Réunis hier en assemblée, les médecins du Conseil des médecins, dentistes et pharmaciens (CMDP) de l’hôpital ont rejeté en bloc le dernier projet de redressement présenté par leurs patrons qui consiste à mettre ses employés en congé pendant dix jours, au cours de l’été et durant le congé des Fêtes, et à ce que ces derniers renoncent à l’augmentation salariale de 1 % consentie par Québec.Intitulé projet OSES, ce plan visait à réduire les dépenses de trois millions, sans abolir de nouveaux postes ou réduire le temps travaillé par le personnel au cours de la prochaine année.Les em- ployés syndiqués de l’hôpital ont eux aussi rejeté la proposition patronale cette semaine.Selon le Dr Jean-Gilles Guimond, porte-parole du CMDP, les médecins jugent inacceptable l’idée de retrancher une journée d’activités par semaine en salle opératoire.La liste d’attente dépasse déjà les quelque 4000 patients, et l’impact de ce ralentissement serait considérable tant pour ces derniers que sur les médecins et les étudiants, a-t-il dit hier.«Notre rôle, c’est de soigner, mais aussi d’enseigner», de dire le Dr Guimond.Mais les médecins ne prisent pas davantage l’idée de nouvelles compressions qui se traduiraient par des réductions de postes dans le personnel hospitalier.«On en a soupé des compressions! Que ça s’appelle fermer l’été un jour par semaine ou abolir de nouveaux postes, ça équivaut à une réduction de services.Les médecins de Notre-Dame vont s’opposer à d’autres compressions quelle qu’en soit la forme», a tranché le Dr Guimond.Le CHUM, une coquille vide?Les médecins de Notre-Dame sont en outre de plus en plus inquiets face au projet de créer un centre hospitalier universitaire (CHUM) dans pareil contexte.Si les compressions ne cessent de s’abattre sur les trois hôpitaux qui doivent se regrouper d’ici l’automne, ces derniers seront exsangues quand viendra le temps de créer un centre hospitalier universitaire d’envergure internationale.«Si on laisse mourir les trois hôpitaux à petit feu avant de créer le CHUM, on n’est pas plus avancé.Il va falloir que le ministre Rochon prenne position et nous prouve qu’il est prêt à mettre de l’argent dans la médecine universitaire au Québec», s’inquiète le Dr Guimond.Les médecins s’interrogent aussi sur le projet de protocole que fait circuler le président du comité d’implantation du CHUM, Guy Coulombe, qui soutient que le CHUM sera exempté de compressions après 1998.«C’est illusoire.Il faudra assumer le développement à même l’argent économisé par la fusion.Il faut faire attention quand les gens clament que le projet du CHUM sera notre sauveur.Pour l’instant, on ne promet pas un sou», déplore le porte-parole des médecins.Par exemple, le protocole ne dit mot ni sur le budget de fonctionne-• ment dont jouiront chacun des pavillons, ni sur les budgets d’immobilisations nécessaires pour modifier les bâtiments en fonction de leur nouvelle mission.Bien que le partage des spécialités médicales leur semble favorable, les médecins de Notre- Dame, de même que leurs collègues de Saint-Luc, craignent que tous les investissements ne soient engloutis dans le centre ambulatoire qui doit voir le jour sur le site de l’Hôtel-Dieu.«On ne va pas signer un chèque en blanc sans savoir quelles sommes seront investies dans le futur centre universitaire, affirme le Dr Guimond.On n’a rien contre les soins ambulatoires, mais il y a des patients très malades, qui auront toujours besoin de soins coûteux à l’hôpital.» TOULCH Des lunettes pour être vu I Marché international (avec LE DK VOIR partenaire du M.I.M.) Une production de la Cité des arts et des nouvelles technologies de Montréal SIMULTANÉMENT A INET 96 Un événement incontournable pour l’industrie du multimedia ET POUR LES PASSIONNÉS DES NOUVELLES TECHNOLOGIES DE L’INFORMATION ! h:i 11* -V» -3- Du jeudi 27 juin au samedi 29 juin 1996 à la Place Bonaventure.Info: (514) 849-1612 • Le Salon des Exposants, avec ses 200 entreprises • Les conférences internationales, avec les Rencontres économiques, culturelles et technologiques du M.I.M.• La Compétition des CD-ROMs, des Sites Web et des Logiciels Multimédia 9 Les grands déjeuners-causeries du M.I.M.1996 9 Les rencontres industrielles et institutionnelles Franco-québécoises sur les autoroutes de l inFormation 9 Le CarreFour de la création multimédia CONFERENCES LES CONFERENCES INTERNATIONALES, AVEC LES RENCONTRES ÉCONOMIQUES, CULTURELLES ET TECHNOLOGIQUES DU M.I.M.• Des plénières, des ateliers et des études de cas pour traiter notamment des enjeux économiques et culturels de la nouvelle industrie du multimédia à l'échelle planétaire.• Des conférenciers de prestige : Micheline Lespérance-Labelle, Québécor DIL Multimédia • Philippe Guttières Lasry, E.M.M.E.Interactive (France) • Richard Prytula, Technocap • Douglas Varchol, Writers Guild of America-West (U.S.A.) • Pierre Rinfret, Alis Technologies • Serge Hirel, Le Figaro (Paris) • Stuart J.Halperin, Hollywood Online (U.S.A.) « Françoise Lombard, Réunion des Musées nationaux (Paris) * Lyle Griffin, InterGO (U.S.A.) • Sénateur Pierre Laffite, Sophia-Antipolis (Nice) • Jean-Michel Arnold, Conseil international du cinéma, de la télévision et de la communication audiovisuelle de l'UNESCO • Serge Carrier, Groupe Micro-Intel • Marcel Choquette, Téléfilm Canada • Claude Schiffman, Centre national de la cinématographie (Paris) • Karim Benikhief, Centre de recherche en droit public • Pierre Oudart, Délégation générale de la langue française (Paris) • Andrée Beaulieu-Green, Icari • Bruno de Sa Moreira, Flammarion • Florent Darrault, France EVENEMENTS SPECIAUX LES GRANDS DEJEUNERS-CAUSERIES DU M.I.M.1996, à l'Hôtel Hilton Bonaventure, Salle de bal • Jeudi 27 juin, 12 h 30: M.Guy Crevier, Président, Vidéotron Communications.• Vendredi 28 juin, 12 h 30: Mme Louise Beaudoin, ministre de la Culture et des Communications.• Samedi 29 juin, 12 h 30: M.Camille Gagnon, président, Groupe-conseil Innovitech, et M.Stéphane Le Bouyonnec, vice-président et directeur général, Groupe-conseil Innovitech.QUELQUES-UNS DES ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX • Jeudi 27 juin, 11 h 00: Conférence de M.Pierre Lampron, Président, SODEC.• Vendredi 28 juin, 14 h 00: Conférence spéciale de M.Pierre Lévy, philosophe, chercheur et professeur (France).• Vendredi 28 juin, 19 h 30: Soirée de gala et remise de trophées, sous la présidence d'honneur de M.Érik Péladeau, Président, Québécor Multimédia.• Samedi 29 juin, 9 h : Conférence Cossette Interactif.• Samedi 29 juin, 11 h: Conférence spéciale INET 96, par M.Jean-Claude Guédon.y Cinéma Multimédia (Paris) • Jean-Pascal Lion, Médialinx Interactif • Jean Laporte, Apple Canada • Danny Bergeron, Big Bang Images • David Allison, The Smithsonian Institution (U.S.A.) • Goery Delacôte, Exploratorium (San Francisco) • John Potter, Voyager (U.S.A.) • Eric Franchi, avocat • Denis Fortier, Infogrames Entertainment (France) • Mike Starck, Forte Technologies (U.S.A.) • Gilbert Ouellette, Multimédialog • Mark Eckes, Polyglot International (U.S.A.) • Marcel Cloutier, M.R.I.• Louis Landreville, F.I.M.• Pierre Roy, Réseaux Premier Choix • Olivier Martinerie, Grolier Interactive Europe Online (Paris) • Neil Randall, Université de Waterloo • Alex Navarre, BFDRQ • Jean-Pierre Dalbera, Ministère de la Culture (Paris) • Andrée Gosselin O'Meara, Kodak Canada • Alison Bindner, Rogers Communications, etc.Thèmes abordés: Multimédia: grands marchés et alliances stratégiques • Multimédia: financement et occasions d'affaires • Cinéma, télévision et multimédia • Édition et multimédia • Publicité, marketing et commerce multimédia • Loisirs, musique, jeux et multimédia • Multimédia, Internet et réseaux en ligne • Éducation, formation et multimédia • Musées et multimédia • Horaires des conférences (Place Bonaventure, Mezzanine Sud) : • Jeudi 27 juin : De 9 h à 18 h • Vendredi 28 juin : De 9 h à 18 h • Samedi 29 juin: De 9 h à 17 h Carrefour de la création multimédia, au Café électronique, le samedi 29 juin, de 10 h à 18 h.Avec: • Phil Sanders (New York) • John Potter, Voyager (U.S.A.) • Jim Felter (Vancouver) • Denis Martineau, Les Productions Zone • Ernest Godin, Les Productions Pandore • Isabelle Choinière, Corps Indice • Nils Aziosmanoff, Art 3000 (France) • Jean-Paul Thomin, Avalon Multimédia • Dominique Besson, Les Musicographies (France) • Ellen Sandor (U.S.A.) • Barbara Ulrich, Projet Mercure • Catherine Ikam et Louis Fléri, Portraits virtuels (Paris) • Michel Lemieux • Louise Poissant, GRAM • François Teasdale/Raymond Carpentier • Vasco Pour vous inscrire ou obtenir le programme complet des conférences, voir le formulaire ci-dessous.Visitez notre site Web: http://cite.arteçh.org/mim INSCRIPTION Inscrivez-vous tôt et vos coordonnées figureront dans le programme officiel des Conférences du M.I.M.Cochez S.V.P.: Je désire m'inscrire au forfait ci-dessous.Les prix incluent les taxes TPS et TVQ No TPS: 100976539 No TVQ: 1006441358TQ0002 ?FORFAIT 3 JOURS 455.82$ FORFAIT 1 JOUR 170.93$ CH 27 juin O 28 juin DÉJEUNER CAUSERIE 56.98$ ?27 juin i l 28 juin Lj 29 juin ?Tarif étudiant 227.91$ Cl 29 juin O Tarif étudiant 85.47$ ?CARREFOUR DE LA CRÉATION MULTIMÉDIA 45.58$ .Code postal.-Télécopieur.JE DESIRE OBTENIR LE PROGRAMME COMPLET par télécopieur par courrier MODE DE PAIEMENT ?Ci-joint un chèque libellé au nom de la Cité des arts.CH Facturez-moi.Le chèque suivra par la poste.CH Mastercard CH Visa No.Expiration .TARIFS - CONFERENCES CONFÉRENCES - Place Bonaventure - Mezzanine Sud Forfait 3 jours 400 $ Comprend le Salon, trois journées de conférences, le Carrefour de la création, les activités spéciales et trois déjeuners causeries.Tarif étudiant : ZOO $ (Ht comprend pot les déjeuners causeries) Forfait 1 jour 150$ Comprend le Salon, une journée de conférences et un déjeuner-causerie.Tarif étudiant: 7Si (Ht comprend pas le dé/tuner causerie) Déjeuner causerie: 50$ Carrefour de la création multimédia -Samedi 29 juin -lOh àl8h 40 S Comprend les conférences du Carrefour au Café électronique de Montréal et l'entrée i l'exposition Images du futur.Date Signature Nom du détenteur de la carte .OFFRE SPECIALE AUX LECTEURS DU DEVOIR Un privilège pour les lecteurs du Devoir, partenaire du M.I.M.Réduction sur le billet d'entrée du Salon des Exposants MARCHÉ INTERNATIONAL MULTIMEDIA, Place Bonaventure.Hall Est OFFRE SPÉCIALE SALON SEULEMENT 17.09$ SALON DES EXPOSANTS Le Salon des Exposants, avec ses 200 entreprises: distributeurs d'équipements techniques, producteurs et distributeurs de CD-ROM, de CDI et de vidéodisques interactifs, fournisseurs de services en ligne, concepteurs de sites Web, créateurs multimédia, représentants institutionnels, etc.(Le Salon sera ouvert au public le samedi 29 juin.) Quelques-unes des entreprises présentes: Québécor DIL Multimédia Vidéotron Communications Patrimoine Canadien Bell Canada Bureau Fédéral de Développement Régional (Québec) Ministère des Relations internationales du Québec et Agence pour la Coopération technique industrielle et économique (France) Alex Informatique Alis Technologies (Art) n Laboratory (USA) CEDROM-SNi Cossette Communications Editions Québec-Amérique Globetrotter (Québec Téléphone) Groupe Micro-Intel Voyager (USA) Industrie Canada InterGO Communications (USA) IRCAM (France) Izone MédiaTechnologies Malofilm Communications Microfolie's (France) Ministère de la Culture et des Communications Ministère de la Culture (France) Famic Gallimard Public Technologies Edipix Gribouille (France) Invention Media Amplitude (France) Microserv MLink Québec Science Science Tech Opti Media Kairos Vision (France) Lambert IDégée Multimedia Périodica Multimédia Point Net Communication Sophia Antipolis (France) Total Net Canada Et beaucoup d'autres.Heures d'ouverture du Salon • Jeudi 27 juin: 10 h à 18 h • Vendredi 28 juin: 10 h à 18 h • Samedi 29 juin: 10 h à 17 h 101 •if.V- I 'V ss-t 5) IrîT1 iiïL r:*r il».H | t \ fittV • I oV*.rx-i, ,:)ki itfffi ilili r‘>q i î'b tîo'k illiV LANCEMENT DU M.I.M.AU CAFE ELECTRONIQUE, LE 3 JUIN 1996 Mme Louise Beaudoin, ministre de la Culture et des Communications et ministre responsable de l'Autoroute de l'information, et (de gauche à droite) M.Martin Cauchon, secrétaire d'État, responsable du Bureau fédéral de développement régional (Québec), M.Hervé Fischer, co-président de la Cité des arts et technologies de Montréal et directeur général du Marché International Multimédia, et M.Sylvain Simard, ministre des Relations internationales et ministre responsable de la Francophonie.r\i"k » J f‘X nO , >4.i ‘ i;r> ra; iUV) v»o; > ni» ri-h [irrr r 2f! li ni tnsl J t»lî r‘Î! IRM Le M.I.M.est organisé avec la participation de: / gucaccoR \ DP MULTIMEDIA J % I CENTRACCÈS PME SMALL RUS I NESS ACCESS CENTER » > O i* » ry Vidéotron |*| SSST 1*1 H IF as CESAM £2 Qouv«rnam«rl du Outtwc ?dé la Sc lane# at (ta la Tachnotogla MALOFILM ' VV *.¦' '.alls concept! microserv m Délégation générale du Québec à Paris Consulat général de France à Québec Le Devoir Elle Productions Multimédias Communications Virtuelles RETOURNEZ D'ABORD CE FORMULAIRE PAR TÉLÉCOPIEUR FAX: (514) 879-8756 CHÈQUES: FAIRE SUIVRE LE PAIEMENT À L'ADRESSE CI-DESSOUS.Marché International Multimédia Cité des arts et des nouvelles technologies de Montréal 15, rue de la Commune Ouest, Montréal, Québec H2Y 2C6 Tél.: (514) 849-1612 BHHnaHHHnEBH I.K I) K V 0 I It .I.K S S A M K I) I I .1 K T I) I M A N (’ Il K I »i .1 U I N I II il li LES ACTUALITES Usine Kenworth Dans l’univers de l’itinérance La FTQ a un accord de principe de la Caisse et de la BN JEAN CHARTIER LE DEVOIR Le président de la FTQ, Clément Godbout, a contacté le Fonds de solidarité, la Caisse de dépôt et la Banque Nationale pour demander un accord de principe sur un investissement dans la modernisation de l’usine Kenworth à Sainte-Thérèse, mais il est en désaccord pour payer sept millions pour le terrain, le bâtiment et l’équipement actuels de Sainte-Thérèse à la compagnie de Seattle.«Ce qu’on comprend, c’est que Paccar aussi doit s’embarquer avec nous.» Voilà ce qu’il a déclaré au Devoir hier à propos de ce dossier qui évolue de jour en jour tandis que le conseiller spécial aux affaires économiques e,t financières du ministre de l’Economie, Raymond Bréard, souligne que Paccar a demandé que l’immeuble appartienne à quelqu’un d’autre.Ils ont demandé un accord sur le principe directeur.Les chiffres seront à discuter seulement après un accord de principe, a-t-il dit lors d’un entretien téléphonique.«Nous avons transmis aux syndicats la position de Paccar.Le dos- sier est piloté par deux acteurs majeurs, M.Landry et M.Godbout.» Il indique que M.Landry ne veut pas faire de déclaration avant une entente sur les chiffres par les différentes parties.«Les chiffres sont à discuter.Vous savez, le Fonds de solidarité n’est pas dépourvu en analyse financière, il a l’habitude, il a déjà investi un milliard.» Clément Godbout s’interroge en ce moment.«Vous savez, c’est une esquisse de travail, ce n’est pas une proposition qui a été déposée par Paccar.C’est discutable.La compagnie a dit: voici le portrait et une réouverture possible.La décision est de dire oui.Mais il y a trois gros dossiers: d’abord, le ministre Landry l’examine en regard du libre-échange et des investissements fédéraux; ensuite, le syndicat des TCA doit négocier directement avec Paccar sur la convention collective; en troisième lieu, le Fonds de solidarité doit trouver des partenaires car il ne saurait se lancer seul, il faut trouver une entreprise privée ou d’autres entreprises financières.Si l’un ou l’autre niveau ne fonctionne pas, tout avorte.Bref, on est en train de décider si c’est un cheval ou un chameau.» Le ministre rencontrera le Fonds de solidarité avant de rencontrer à nouveau le président de Paccar.Le rendement doit être considéré.«Je ne sais pas s’il s’agit de 28, de 32, de 40 ou de 42 millions à investir.Le chiffrage n’est pas fait au ministère.C’est un POT [peel, operate & transfer], ce qui ressemble à Bombardier construisant un métro à Bombay ou à une compagnie privée qui prend en charge une autoroute à Toronto.» Paccar consent sa marque de commerce, veut être l’exploitant mais demande une autre compagnie pour l’outillage et la bâtisse.C’est le concept mis de l’avant dans les pays en voie de développement en ce moment.C’est ainsi au Mexique, par exemple.Le président de la FTQ, qui siège au Fonds de solidarité et au conseil de la Caisse de dépôt, mentionne qu’il faudra un contrat de 15 ou 20 ans pour être remboursé.«Supposons l’édifice et la technologie à 30 millions; ça prend un rendement de 15 à 20 %, ce qui veut dire un crédit-bail de 4,5 millions ou de six millions par année.» Il considère que chaque groupe ne va pas mettre dix millions.Bref, il ne s’attend pas à un investissement de 42 millions.Québec paie pour refaire une beauté à l’amiral Nelson PIERRE O’NEILL LE DEVOIR Pendant que d’une main il siphonne des centaines de millions avec des compressions budgétaires qui affectent surtout les personnes âgées, le gouvernement souverainiste de Lucien Bouchard paie de l’autre main 121 000 $ pour refaire une beauté à l’amiral anglais Horatio Nelson.Un document signé par l’architecte Michel Granger, chef de la section des équipements et du patrimoine de la ville de Montréal, et dont Le Devoir a obtenu copie, fait état d’une entente entre le ministère de la Culture et l’administration Bourque.On peut y lire que le coût de rénovation de la colonne Nelson, soit 242 381 $, sera partagé entre le ministère et la Ville.Cette décision fait suite à la controverse générée par le projet initial, qui était de déménager la colonne rue Trafalgar dans le quartier Côte-des-Neiges.Divulguées par Le Devoir, les intentions de l’administration Bourque avaient été qualifiées de farfelues par le RCM et avaient suscité une levée de boucliers.La Ville avait finalement battu en retraite.Les plans et devis prévoient la restauration de la statue, la réfection, le nettoyage, la consolidation de la maçonnerie de la colonne, le drainage et la compaction du sol, la consolidation des fondations et la réfection de la clôture de fer forgé autour du monument Les travaux feront l’objet de trois contrats distincts dont l’un à un restaurateur professionnel pour la statue, un autre à un entrepreneur de restauration de maçonnerie ancienne et un troisième à une firme spécialisée dans la restauration des métaux ouvrés.Le déplacement de la colonne Nelson, qui aurait pu coûter jusqu’à 500 000 $, aurait dû être préalablement approuvé par le ministère de la Culture, conformément à la Loi sur la protection des biens culturels.Mais la ministre Louise Beaudoin s’y serait sans doute opposée.Le gouvernement et la Ville de Montréal ont convenu d’investir à parts égales une somme de 42 millions de dollars dans le développement culturel de la métropole.De ce montant, 4,5 millions seront consacrés au réaménagement de la place Jacques-Cartier.L’amiral Nelson trouva la mort à Trafalgar en 1805, après que son armée eut remporté une victoire contre les Espagnols et les Français.De là, la brillante idée de déménager la colonne dans la rue Trafalgar de Côte-des-Neiges.C’est en 1808 qu’on lui érigea un monument sur la place Jacques-Cartier.Les fonds nécessaires à cette opération avaient alors été recueillis au moyen d’une souscription populaire.Le gouvernement paiera la moitié du coût de rénovation de 242 000 $ Québec réglementera motoneiges et VIT EN BREF ?COMPRESSIONS À RADIO-CANADA Ottawa (PC) — Malgré l’assurance du gouvernement, le Bloc québécois craint que Radio-Canada ne doive assumer une grande partie de l’effort de canadianisation des ondes du réseau anglais CBC.«C’est inacceptable qu’on ait l’intention d’aller chercher dans le réseau francophone pour ca-nadianiser le réseau anglophone, ça n’a pas de bon sens», a protesté hier la députée de Rimouski-Témiscouata Suzanne Tremblay.Le secrétaire parlementaire à la ministre du Patrimoine canadien, Guy Arsenault a toutefois précisé que «Radio-Canada va assumer ses compressions».-?- UN TRAVERSIER DE PLUS Montréal (PC) — La Société des tra-versiers a fait savoir hier qu’elle mettrait à nouveau en service un troisième navire sur le Saguenay, entre Ta-doussac et Baie-Sainte-Catherine, au cours de l’été.Le traversier/oe Deschênes sera en service vers le 20 juin, et ce, jusqu’au 2 septembre, a-t-on précisé.Un traversier sera au point de départ toutes les 14 minutes.PRESSE CANADIENNE Québec (PC) — Le gouvernement va réglementer l’usage des véhicules tout-terrains (VTT) et des motoneiges et limitera leur vitesse à 50 km/h pour les VTT et à 70 km/h pour les motoneiges.Le ministre des Transports, Jacques Brassard, a déposé un projet de loi en ce sens à l’Assemblée nationale hier.Ce projet de loi, attendu depuis plusieurs années, édictera entre autres les règles suivantes: ¦ la vitesse sera limitée à 50 km/h pour les VTT et à 70 km/h pour les motoneiges; ¦ ces véhicules devront être munis d’un équipement minimal: phare, rétroviseur, odomètre, feu de freinage, système d’échappement.Le feu de freinage, l’odomètre et le rétroviseur ne s’appliqueront qu’aux véhicules construits à partir de janvier 1998; ¦ la circulation sur les routes ordinaires demeurera interdite sauf pour certains besoins comme traverser la voie ou atteindre un poste d’essence; ¦ le casque et les lunettes de sécurité deviennent obligatoires tant pour le conducteur que pour les passagers; ¦ l’enregistrement des véhicules et la détention d’une police d’assurance (d’au moins 500 000 $) deviennent obligatoires; ¦ interdiction de circuler sur des terres privées sauf avec permission expresse du propriétaire.Interdiction aussi de circuler dans les réserves écologiques et là où la qualité de l’environnement serait menacée; ¦ interdiction de passage à moins de 30 mètres d’une habitation, d’une école ou d’un hôpital; ¦ tout conducteur devra être âgé d’au moins 14 ans et détenir le permis de conduire requis.Pour les jeunes de 14 et 15 ans, le permis consistera en un certificat approuvé par le gouvernement et attestant que le détenteur a les aptitudes nécessaires; ¦ des amendes de 100 $ à 1000 $ sont prévues pour les contrevenants.La loi sera appliquée par des policiers ou par des agents de surveillance des sentiers.Université de Montréal Faculté de l’éducation permanente Félicitations à nos étudiants récipiendaires de prix prestigieux Prix PAUL-DUMONT-FRENETTÎ Isabelle DauaiRE, Certificat de relations publiques Prix ÜZETTE-GerVAIS ex æquo : Maryse Beaudry et Pierre Loi$EU£, Certificat en information et journalisme catégorie télévision Prix DU PROJET INTERCULTUREL Marie-Carole Toussaint, Certificat d'intervention en milieu multiethnique décerné par la Communauté urbaine de Montréal Prix du PROJET INTERCULTUREL Danielle Marcotte, Certificat d'intervention en milieu multiethnique décerné par la Société Saint-Jean-Baptiste Prix DI l'équité en EMPLOI Gaies FonTANE, Certificat d'intervention en milieu multiethnique décerné par Bell Canada Prix DE IA Fondation Jean-LapOINTE Juue LÉO®, Certificat en toxicomanies : prévention et réadaptation ET PRIX ÉdUC'AICOOL BOURSES d'études de ÎOOO $ Per-lue GauDET, Certificat en droit des affaires ; JOSWC GaGNON, Certificat de p^dialé ; décernées par le Groupe la Mutuefle LuCE IfClBîC, Certificat de traduction PHOTO JACQUES GRENIER L’ACCUEIL BONNEAU était jeudi le théâtre d’un événement littéraire bien particulier, le lancement du livre ITI, recueil de nouvelles de l'écrivain Alain Cognard, qui plonge dans l’univers de l’itinérance en livrant une attachante galerie de portraits.L’ouvrage est le premier du genre à être publié par les Éditions Québécor, qui ont aussi voulu marquer l’Année internationale de la pauvreté en versant une partie du produit des ventes à l’Accueil Bonneau.Sur la photo, prise dans les cuisines d’où l’on sert chaque jour 700 repas à des personnes en difficultés, on aperçoit dans l’ordre habituel sœur Nicole Fournier, directrice générale de l’Accueil, l’auteur Alain Cognard, Jacinthe Bouchard, présidente du conseil d’administration de l’Accueil et Pierre Péla-deau, président de Québécor, qui a aussi rédigé la préface de l’ouvrage.ipP®1.^éd3i> La nouvelle carte MasterCardMD Bell de la Banque de Montréal Accumulez des points InterMax pour obtenir des interurbains Bell gratuits.C'est une carte de crédit sans frais.* Vous accumule; des points InterMax à chacun de vos achats.-* C'est aussi une Carte d'appel Bell.Vous accumule* des points InterMax à chacun de vos appels interurbains .Renseignements : Magasins Tcléboiitiquc w Bell, succursales de la Banque de Montréal.ùu au 1 88» 855-7222.Banque de Montréal MO La Banque de 6e \» marqut déport» X du de CJrvnrx» tV le* Ht \r uuçe* tous font» djMisKjrd l^ynitiond Inc tt Sous rtsen* de ce*tms conéboni I, K l) K V (MR.I.K S S A M K I) I I 5 K T I) I M A N C II K I » .1 U I N I IM) (I i\ t) LE DEVOIR Projet de loi 32 de Roger Bertrand POLITIQUE Le ministère du Revenu piégé par son système informatique Le fisc estime qu’il faudra entre six et 18 mois pour l’implantation de sa «centrale de données» M I C H RL V E N N E DE NOT^yBl’^EAU DE Le ministère du Revenu ne possède pas, à l’heure actuelle, les moyens informatiques nécessaires pour procéder au couplage et à la comparaison de ses fichiers avec ceux des 1200 autres ministères et organismes auxquels le projet de loi 32 lui donnerait le droit de procéder.Ce projet de loi est à l’étude à l’Assemblée nationale et le ministre Roger Bertrand semble résolu à le faire adopter au plus tard vendredi prochain, le 21 juin.Le ministère a lancé, le 22 mai dernier, un appel d’offres pour recruter un partenaire privé afin de concevoir et d’implanter une «centrale de données».Cette centrale permettra au fisc de comparer plus facilement entre eux les fichiers des contribuables qu’il possède déjà.Il pourra aussi plus aisément comparer les siens avec ceux qu’il obtiendra d’autres sources.L’appel d’offres se termine le 17 juin et le premier contrat, qui consiste à livrer une étude préliminaire sur la définition d’une solution administrative et technologique, ne sera attribué que le 4 septembre.L’entente finale avec ce fournisseur ne sera conclue que le 29 octobre.Le fisc évalue qu’il faudra entre six et 18 mois pour l’implantation de la plus grande partie du nouveau système.Le ministre Bertrand a proposé, jeudi, d’amender le projet de loi 32 de manière à rétablir un contrôle a priori et a posteriori, par la Commission d’accès à l’information, des échanges de renseignements entre le fisc et les autres.La Commission d’accès à l’information, le Protecteur du citoyen, le Barreau du Québec ainsi que l’ACEF-Centre (une association de consommateurs) se sont réjouis de ce progrès.Cependant, le Barreau et 1ACEF ont soulevé, hier, quelques problèmes qu’il reste à résoudre.D’une part, souligne Jacques Saint-Amant de l’ACEF-Centre, il faut noter qu’aucune étude n’a encore été déposée pour démontrer d’une façon un tant soit peu probante la nécessité d’employer des moyens de vérification aussi étendus.De même, l’efficacité de tels moyens n’a pas été prouvée.Aucune estimation sérieuse des coûts engendrés par la mise en place de tels échanges n’a été fournie, souligne-t-il.Le ministère du Revenu compte, grâce à la comparaison de fichiers, recueillir près de 220 millions cette année.Cela signifie que, par exemple, il lui faudrait dénicher, grâce à ces échanges de renseignements, des dizaines de milliers de contribuables qui doivent, chacun, des milliers de dollars en impôts impayés.Prenons l’exemple de 22 000 contribuables qui doivent chacun 10 000 $, ce qui revient à près de 450 dossiers à traiter et à régler par semaine sur une année complète.Or, avant de pouvoir toucher à cet argent, le fisc devra avoir identifié les fraudeurs potentiels, avoir vérifié leur dossier, avoir étabii un montant de cotisation, avoir fait parvenir un avis de cotisation.Dès lors, le contribuable pourra contester l’avis, ce qui entraîne de nouveaux délais.M.Saint-Amant se demande si cela est bien réaliste.«Moyens palliatifs» La question devient d’autant plus pertinente que l’on sait que le fisc doit d’abord améliorer son système informatique pour y parvenir.Dans les documents d’appels d’offres, le ministère explique d’ailleurs qu’il utilisera des «moyens palliatifs» pour réaliser les opérations informatiques nécessaires à son plan de lutte contre l’évasion fiscale pour cette année.Ainsi, il devra devancer le rehaussement de la puissance de son ordinateur central, entreprendre une démarche ad hoc et ponctuelle de croi- sements de fichiers et modifier certaines autres procédures.Outre le fait que, aux yeux de l’ACEF, la démonstration n’a pas été faite que ce genre de système donnera les résultats escomptés, M.Saint-Amant souligne un problème avec le projet d’amendement soumis par M.Bertrand.M.Bertrand a rétabli un contrôle a priori par la Commission d’accès à l’information des échanges de renseignements.Le fisc doit préparer un plan d’utilisation et le soumettre pour avis à la CAI pour avis.La CAI a 30 jours pour réagir.L’un des articles proposés par M.Bertrand prévoit que ce plan pourra être tenu confidentiel s’il est de nature à révéler une méthode d’enquête, une source d’information ou un plan de répression de la fraude.Autant l’ACEF que le Barreau du Québec, d’ailleurs, estiment que la possibilité que le ministère du Revenu puisse garder confidentiel ce plan revient à «reprendre de la main gauche la transparence qu’il donne de la main droite», dit Me Raymond Doray au nom du Barreau.Le Barreau suggère également que le plan prévu à la motion d’amendement du ministre soit divisé en une vingtaine de plans distincts qui s’appliqueraient à des groupes d’organismes publics et selon la nature des renseignements recueillis.Il faut souligner par ailleurs que le mécanisme de contrôle a priori du plan d’utilisation exclut toute consultation du public ou d’organismes autres que la Commission d’accès à l’information.En d’autres termes, le plan, qui décrira le type de renseignements et la liste des organismes visés, sera approuvé sans débat public.Les ministères et organismes concernés n’auront pas non plus l’occasion de se prononcer sur son contenu.Et dans les 30 jours qui lui sont dévolus pour en faire l’étude, la Commission d’accès n’aura guère le temps de les consulter.Financement des soins de santé pour les réfugiés Boisclair présente sa facture à Ottawa Québec (PC) — Le ministre provincial délégué aux Relations avec les citoyens et à l’Immigration, André Boisclair, a exigé du gouvernement fédéral qu’il s’engage à traiter plus efficacement et rapidement les demandes d’asile effectuées au Québec et il a décidé de lui forcer la main en se retirant du financement des soins de santé et des programmes d’employabilité pour les réfugiés.«En conséquence, a-t-il dit, comme c’est présentement le cas dans toutes les autres provinces canadiennes, c’est par le truchement du programme fédéral de santé intérimaire que les revendicateurs du statut de réfugié auront accès à des soins de santé.» Dans une déclaration ministérielle, M.Boisclair s’est par ailleurs engagé à apporter des ajustements adéquats dans ses services d’accueil et de soutien de ces réfugiés.En réaffirmant l’adhésion du Québec aux objectifs de la Convention de Genève sur les réfugiés, «et son attachement au principe de protection des personnes en situation de détresse» M.Boisclair a quand même noté que des demandeurs d’asile utilisent le prétexte de la persécution dans leur pays pour entrer dans un autre pour des raisons davantage économiques.«Une telle situation, a expliqué le ministre, appelle nécessairement une réaction.Il faut faire en sorte que les mécanismes d’accueil et de protection des personnes en situation de détresse ne soient pas détournés de leur raison d’être.» Le ministre a rappelé qu’il appartient au gouvernement fédéral d’assurer l’intégrité du système de reconnaissance du statut de réfugié.Il a donc demandé à son homologue fédéral Lucienne Robillard d’assumer, entre autres, une part accrue des frais générés par les différents services d’accueil et de soutien.M.Boisclair a aussi annoncé que le Québec ne donnerait plus accès aux mesures de développement de l’employabilité aux personnes en attente d’une réponse quant à leur requête du statut de réfugié.«Ainsi, a expliqué le ministre, plus le gouvernement fédéral rendra rapidement ses décisions positives, plus les réfugiés reconnus auront rapidement accès aux mesures de développement de l’employabilité.» Cette déclaration du ministre Boisclair a plu à la critique libérale de l’opposition Fatima Houda-Pepin qui l’a accueillie favorablement «parce qu’elle vise à rendre le système d’accueil et de traitement des dossiers des revendicateurs du statut du réfugié plus équitable et plus conforme à la tradition d’ouverture et de solidarité des Québécois».«Ailleurs au Canada, a-t-elle noté, c’est le gouvernement fédéral qui assume les frais de services de santé offerts aux revendicateurs de statut de réfugié.Le Québec est la seule province qui a choisi de financer ces services.Le gouvernement fédéral devrait donc revoir cette demande avec beaucoup d’ouverture.» En 1994-1995, les programmes d’assurance-maladie et d’assurance-hospitalisation offerts aux revendicateurs de statut de réfugiés ont coûté au Québec 12,9 millions.En 1995 seulement, près de 12 000 personnes ont sollicité l’asile au Québec, une augmentation de près de 40 % par rapport à 1994.Pour les cinq premiers mois de 1996, le Québec a reçu 5860 revendicateurs, soit la moitié de toutes les demandes faites au Canada.André Boisclair La colère monte PHOTO JACQUES GRENIER mm - » lpi IÆS AMBULANCIERS ont manifesté devant le comité patronal de négociation à midi hier.Ils ont hissé une ambulance devant la Régie régionale des services de santé sur Saint-Denis, pour montrer leur ras-le-bol.d o I n Hlù VENTE SEMI-ANNUELLE ,50% de rabais Jusqu • GRACE • IN WEAR • TOMBOLINI • ROUGE À LEVRES • TODD OLDHAM 277, «v.Laurier O.• 270-6154 413, St-Jacque* O.• 844-9125 Centre de Commerce Mondial Parizeau dans la capitale française Le Québec n’est pas un «pion» CHRISTIAN RIOUX CORRESPONDANT DU DEVOIR A PARIS La réponse de la France serait venue le jour même de la déclaration d’indépendance si une majorité de Québécois avaient voté OUI au référendum, a déclaré l’ex-premier ministre Jacques Parizeau de passage à Paris à l’occasion d’une de ses rares apparitions depuis son retrait de la vie politique.«La France ne nous a jamais considérés comme un pion», a expliqué l’ancien premier ministre après avoir parlé environ 45 minutes devant près de 200 personnes réunies dans un amphithéâtre de l’Assemblée nationale française par les Amis de l’institut Charles de Gaulle.«Il est clair que les tentatives d’amener le gouvernement français à reculer par rapport à la reconnaissance d’un Québec souverain n’ont pas marché», soutient-il avant de conclure: «Ça a failli être un très bel épisode.» Souriant, Jacques Parizeau a expliqué le «jeu de bascule» qu’il a mené à partir de 1989 entre Washington et Paris.Aux Etats-Unis, il rassurait les Américains en leur disant qu’ils n’auraient pas à être les premiers à reconnaître le Québec.«De la Maison-Blanche venaient des indications selon lesquelles on ne laisserait pas la France être la première à reconnaître le Québec.Une application de la doctrine Munroe.Pour ne pas reconnaître le Québec, ou en tout cas en retarder la reconnaissance [.] il faudrait faire près- pour Paris „ i&ff.fi R sion sur la France pour qu’elle laisse tomber.» Or celle-ci n’aurait jamais laissé tomber, assure Jacques Parizeau même s’il avoue en avoir douté à l’occasion.C’est ce qui explique sa rencontre surprise avec Alain Juppé, alors ministre des Affaires étrangères, à Paris à l’automne 1995, quelques jours avant le déclenchement de la campagne référendaire.Jacques Parizeau ajoute qu’il faudra un jour faire le récit détaillé de cette période.En ce qui concerne le prochain référendum, «tout doit être réexaminé, réétudié, refait [.] Sans nostalgie, sans dogmatisme des stratégies», se contente de dire l’ancien premier ministre.Au sujet de «l’aide que la France peut apporter», il a trouvé «beau» le discours que le premier ministre Alain Juppé a prononcé lors de son récent passage au Québec.«Il prend un certain recul [.] c’est normal.Il faudra monter un autre crescendo au fur et à mesure qu’on s’approchera d’un prochain référendum.» Mais Jacques Parizeau s’abstient de tout commentaire sur ce «troisième chapitre», qui reviendra à Lucien Bouchard.A ses successeurs il laisse tout de même ce message: «Ne laissez pas une pierre non retournée, examinez chaque élément, remettez tout en question [.].Le deuxième chapitre n’était pas le premier et le troisième ne sera pas le second.» Après quelques jours à Paris, Jacques Parizeau et son épouse prendront des vacances dans le sud de la France.Cinquième anniversaire du Bloc québécois Le BQ se demande où va Bouchard Ottawa (PC) — Après cinq ans d’existence, le BÎoc québécois cherche toujours à établir un équilibre entre son indépendance et le maintien de rapports étroits avec le leadership pé-quiste, mais la tâche est plus difficile depuis quelques semaines en raison des changements de position rapides de l’ancien chef Lucien Bouchard.Personne au Bloc n’ose critiquer ouvertement le premier ministre du Québec.On espère même que les célébrations qui auront lieu ce soir, à Sorel, dans le cadre du cinquième anniversaire de la fondation du BQ, aideront à corriger le tir.On y attend non seulement les militants bloquâtes de la première heure mais aussi M.Bouchard et une brochette de députés et ministres pé-quistes.Malgré tout, le malaise est perceptible, l’admiration sans borne qu’on portait au fondateur du parti s’étant teintée de scepticisme.En privé, on n’hésite pas à se demander où va Lucien Bouchard, et on trouve qu’il complique la vie de son allié fédéral.Quand on interroge le nouveau chef Michel Gauthier sur ses relations avec Québec, on a d’abord droit à un petit silence et à une question: «Avec Québec?» Oui, avec le gouvernement du Québec, doit-on insister.«Ça va.Ça va.Ça va.C’est pas.Elles sont comment dire.eDes sont bonnes», népondfl sans trop de conviction.D reconnaît que les dernières semaines n’ont pas été faciles.Tout a commencé au début de mai quand M.Bouchard a menacé de tenir des élections anticipées et de ne pas se rendre à la conférence des premiers ministres si le fédéral intervenait dans l’affaire Bertrand.Opposé à la stratégie de la chaise vide, Michel Gauthier a alors pris l’initiative de téléphoner à son ancien chef pour manifester son désaccord.Quand Ottawa s’en est mêlé, il n’a fallu que quelques jours pour que ie ton baisse.M.Bouchard a alors mis de côté l’idée d’une élection rapide et simplement indiqué qu’il n’aurait pas de tête-à-tête avec le premier ministre Jean Chrétien.Mais trois semaines plus tard, le bureau de Jean Chrétien émettait un communiqué annonçant une rencontre avec son homologue québécois, le vendredi suivant, à la Citadelle.Au Bloc, on n’en savait rien.Le lendemain, en visite à New York, le chef péquiste tournait la page sur l’affaire Bertrand, doutait même de l’existence d’un plan B et confirmait sa rencontre avec le premier ministre fédéral.«D y a eu quelques prises de position assez rapides qui ont été faites sans consultation avec le Bloc», a confié M.Gauthier en entrevue.Chaque chef déride de ses politiques mais il souligne que les gens associent les deux partis, d’ou l'intérêt de se consulter.«Le Bloc, lui, n’a pas fait de changement de cap d'aucune façon, note Michel Gauthier.Les mouvements rapides de M.Bouchard nous ont rendus peut-être un petit peu inquiets, comme c’était le cas pour bien des militants pé-quistes.» / 'raü ; « ?' il* ,.UH S'B ' |;.£3 S3 -si ,,91 ' Ji'f! ¦ ütJ aii -ia -Ib •95 ns ob j; I •>( •(.>1 !.r/i JIT.T) Ui nij -ii •ni •91 ¦)b 3» i> il ¦il ¦t'l 39 Nos prix sont les plus petits et ce n'est pas nous qui le disons.iir ?0< la guimauve et le grandiloquent.C’est écrit.Ils voudront •t*,b briller.Le budget a été gonflé en conséquence.Je le sais de -((19 source sûre.Ah, et puis autant me résigner à y aller; j’ai mis iuo< mes culottes qui piquent et la limousine s’en vient.-UOc De sa voiture, le chauffeur m’appelle pour me prévenir de G*fl son arrivée.J’espérais une petite grappe de voisins pour me ob voir sortir de chez moi et monter dans le véhicule.C’est la (fiG grande discrétion.Les gens ne se dérangent plus.Il faut y.i* sortir les pieds devant pour les impressionner.Je suis sévère.J:(jf II y a quand même 300 invités qui m’attendent à l’hôtel dans ib i leurs vêtements déductibles d’impôt.L’allure du chauffeur Jf!9i qu’on m’envoie ne me déçoit pas.L’uniforme sombre produit chez moi l’effet habituel.Je me demande comment ov je vais faire pour lui arracher une confidence érotique.T/5 Le trajet jusqu’à l’hôtel ne sera pas assez long.Je vais r .manquer de temps pour opérer, pour construire un scénario nj’1' crédible, pour obtenir ce que je veux.Il va falloir résister à mon étrange dada intime.Mais je voudrais bien que 1lB*~ quelqu’un m’explique enfin la raison pour laquelle parler mc de cul avec des chauffeurs en uniforme m’envoie au ciel.Je n’ai peut-être pas besoin de mourir pour vrai étant donné le nombre d’aller-retours que je m’offre dans le confort de mes 't J voitures de luxe.J’aurais peut-être dû révéler une de mes avenues obscures à 'n(' cette petite étudiante fraîchement sortie de ses notes de • j; j, cours qui est venue m’interviewer en prévision du gala de ce fnj‘ soir.Ce qu’elle avait lu à mon sujet dans la poussière des j.j'j archives n’avait servi qu’à agrandir le fossé entre nos générations.Elle me regardait de la même façon qu’on examine, dans un musée, une petite amulette trouvée dans le baise-en-ville d’une momie égyptienne.— Je parle fort parce qu’on m a dit que vous étiez sourd!» Pauvre pétasse.• Quand les gens sont devenus sourds, ce n’est plus la peine U de crier.Je ne réussissais pas à l’intéresser.Trop jeune pour " respecter le passé.Elle sentait le stage, le devoir obligé.Dès ’U que j’investissais quelques secondes dans un silence, histoire ! de préparer une réponse qui a le dos droit, elle semblait J ' ‘ s’inquiéter, je réfléchissais.Un exercice auquel, visiblement, C‘; elle n’était pas très habituée.Ses muscles fessiers, en revanche, avaient fait l’objet d’un entraînement soutenu.A un moment, j’ai cru qu’elle allait m’offrir un carré de sucre :Ui pour que je me remette à parler, pour qu’il n’y ait pas trop ,ll; d’espaces blancs sur la cassette.Je suis très inquiet de ce U ' qu’elle aura cuisiné avec les ingrédients de mon entrenie.Je m’étais promis que je ne collaborerais pas à la préparation — de cette remise de prix, je me reconnais bien.Il n’y a rien i comme de se tirer une bonne balle dans le pied.\ Au feu rouge, je jette un coup d’oeil à la trattoria de mon \ quartier, le restaurant de mes dimanches soirs.Je brûle » d’envie de proposer à l’uniforme d’oublier le trajet jusqu à l’hôtel et de venir avec moi faire quelques longueurs dans le Chardonnay.Je manque de courage.La tête des habitués si on me voyait entrer avec quelqu’un pour une fois.Ils ont prévu une femme à la porte de l’hôtel pour r m’accueillir.Ils ont dû se dire: «Prenons-en une qui pourrait être sa femme.» — «Je suis votre escorte pour la soirée».Elle a le cheveu lilas et je bijou abondant.Le parfum est sucré.Quelque chose en vente libre, dans un emballage criard, sur - les tablettes à la pharmacie.Dans la mélasse de sa politesse ’ d’apparat, elle essaie d’être élégante.Je m’intéresse _ davantage à la dorure qui dégouline des murs qu aux explications sur le travail colossal de l’équipe qui a préparé la célébration.En route vers la salle de réception, nous croisons des regards souriants.On me fait des gestes brefs < qui veulent dire bravo.On me signale qu’on m’a reconnu.-C’est Lemon Pepper, le vieux monsieur qu’on fête.On ’ en a parlé à la télévision.» Ils touchent la manche de mon .smoking.Leur familiarité a quelque chose de vulgaire.Us répètent mon nom.Ça les amuse comme des enfants.1 «Lemon Pepper, c’est Lemon Pepper.» Je ne m’y suis jamais habitué non plus.C’est risqué d’avoir une mère qui a une t poussée d’humour le jour du baptême.A présent, j’entends des chiffres.On spécule sur mon âge.Les enchères t grimpent.À les entendre, j’ai participé à la construction des pyramides.L’affaire m amuse plus qu elle ne m irrite, j’aurais dû y mettre le paquet et venir à cette soirée en jupe ,r au lieu de ce triste noir et blanc de pingouin sans surprise.!' I.a salle où le banquet se déroule est comble.Lorsque j apparais, on me visiblement depui donne une ovation.On s amuse > un petit moment sans moi.J’ai l’impression d’être en retard.Certains ont un verre dans te nez et un dans chaque main.L’orchestre joue trop fort une chanson que j’ai déjà aimée.Mon escorte me dit: — «Regardez les ballons et les falbalas».— «Montrez-moi plutôt le menu», que je lui lance.Je suis d’humeur cassante.Je n’ai pas envie d’être là et j’ai presque envie de ne pas le cacher.On me demande de prendre place à la table d’honneur.Un officiel approche du micro et tape deux ou trois fois dedans pour vérifier s’il fonctionne.Cette manie qu’ils ont.— «Ce soir, mon cher Pepper, toute voue vie va défiler sous vos yeux et sous les nôtres.» Les linguini aux crevettes me manquent terriblement.J’aurais bien dû essayer de convaincre le chauffeur.Tant pis pour moi.Tape-toi l’hommage mon vieux, ça t’apprendra.Le présentateur souligne la présence des généreux commanditaires.Nous sommes à un cheveu de la projection de diapositives.Je me fabrique une sorte de sourire factice que je fige dans l’argile pour le reste de la soirée.Ce qui se dit ne parvient pas à m’intéresser.Je me disuais, je m'égare dans la fine écriture bleue sur le carton sophistiqué du menu.Juste dans le texte, il y a une assez grande variété de noix pour m’expédier à la morgue.L’organisation a oublié mes allergies.J’en connais qui n'ont pas fini de se mordre le Cutex.J’enfle, juste à lire la description du repas.Ah tiens, il a dû dire quelque chose de drôle.Les gens rient.11 faut que je me concentre un peu.Des fois qu’il faudrait que je réponde.Pour les gens qui sont assis au fond de la salle, une caméra enregistre mes réactions et les retransmet sur un écran géant.On voit très bien les poils sortir de mes narines.C’est comme un bouquet d’épingles droites.Tout le reste est un peu flou, déformé par l’agrandissement de l’image et le dérèglement des couleurs, mais les poils sont au focus.On me donnerait mille ans.Le caméraman va voler des réactions dans la foule.Je reconnais peu de gens, mais quelques-uns tout de même.C’est une sorte de voyage dans le temps.J'aperçois des collègues d’il y a 30 ans, des visages à deux faces qui ont maintenant des triples mentons.Des gens de la famille qui préféreraient ne pas en être.Des têtes sympathiques, des amis qui savent que je voudrais être ailleurs avec eux.À une autre table, des types qui ont l’air d’être des anciens combattants.C’est sinistre 8 vieux assis ensemble.Je m’amuse tout de même de les voir réagir quand ils se découvrent multipliés sur l'écran, plus rouges, plus vieux encore.Le présentateur est expérimenté.— «Une enfance marquée sous le signe des voyages et des honneurs.» J’en attrape une dans le genre de temps à autre puis je retourne dans l’ouate de mon indifférence.Encore une ou deux phrases assommantes et on ne tardera pas à venir me rejoindre.La personne qui a écrit le texte a de sérieux problème de syntaxe.Deux phrases sur trois sont des pantins désarticulés et l’autre manque d'inspiration.Je me demande combien les gens ont payé pour s’asseoir ici.Heureusement que le son est bon.J’ai faim.Les bulles qu'ils ont versées dans mon verre commencent à me faire des détonations dans l’estomac.C’est une erreur que de me faire attendre pour me servir.Il ne savent pas ce qui les attend.Le repas doit suivre la cérémonie.Je ne toucherai à rien.Us peuvent bien se le garder leur hommage à la noix.Je demande à un serveur, qui a l’air d’avoir été prévu pour les urgences, de m'apporter un bouillon clair, inoffensif.— «Ce n’est pas prévu», qu’il me répond.J’ai bien envie de lui péter un coma diabétique pour le secouer un peu.Le spectacle lèverait.Le présentateur enchaîne le segment suivant.— «Pour faire diversion, voici maintenant une femme.Qu’y a-t-il de plus beau qu’une belle femme qui chante?» Le scripteur va sûrement gagner un prix.U présente la chanteuse.Elle va divertir les beaux messieurs.À peine plus romantique qu’un dîner surgelé, elle approche à l’avant-scène.— «Pour vous monsieur Pepper, une chanson qui est beaucoup plus vieille que moi mais aussi jeune que vous.» C’est le signal du pianiste pour attaquer l’intro.Elle fait bien ce qu’elle peut mais le logo de l’hôtel, imprimé en bleu cobalt sur les serviettes cocktail, me semble plus fascinant.Ce n’est pas qu’elle soit mauvaise, la petite chanteuse.Il faudrait juste qu’elle apprenne la musique.Elle nous fait cadeau d’un rappel spontané.La prochaine m’est destinée.Elle vient me la jouer.On la voyait venir.Cette fois, elle touche le fond.Comme dans les remises de prix de la télévision, le petit orchestre joue une transition instrumentale.Un visage cramoisi pris en otage par un col de chemise trop ajusté apparaît derrière le lutrin de plexiglas.On lui a confié le segment autobiographique.Je suis hélas trop loin pour filer à l’anglaise, la séance d’école commence.Sur l’écran, des photos de moi enfant, défilent.Des photos anciennes dont la couleur est perdue.On dirait qu’on les a colorisées.C’est jaune et rose.Il y a, dans la salle, des réactions d’attendrissement.Pour être sûr de l’effet, on nappe la présentation d’une musique datée, sirupeuse.Des articles de journaux relatent des exploits, des victoires qui ne veulent plus rien dire, qui devraient m’appartenir à moi seul.L’orateur prend du retard.Il y a, à présent, un décalage gênant entre ce qui est raconté et ce que l’on voit.Un mauvais hasard et toute l’affaire vire à l’incident diplomatique.Des photos de gens que j’ai côtoyées ou frôlées dans un cocktail, le temps de sourire pour la pellicule, sont exposées au regard des invités.On me voit exhiber des trophées, prisonnier d’une mimique exagérée, l’oeil exorbité.Le public applaudit.C’est carrément insupportable.Ma chemise est traversée.Je ne fais pas exprès pour me divertir.Mais je remarque l’odeur.Tout mais pas ça.Ce n’est ni l’endroit, ni le moment.On me décore.De grâce.Rien à faire.J'ai une autre hallucination olfactive.Ce qu'on ne sait pas de moi est beaucoup plus intéressant que le profil biographique qu’ils sont en train de tracer sur scène.Us récompensent un destin exceptionnel.Ils ne se doutent pas que ce n’est que la pointe de l’iceberg qu’ils couronnent.Leurs dossiers de presse sont édulcorés, censurés.Et à l’écolière qui est venue me dévaliser quelques souvenirs, je n’ai livré, comme je le fais dans ces cas-là, que les épisodes les plus présentables.Toujours est-il que ça ne sent pas très bon.C’est un croisement, ce soir.Un double, comme je les appelle.Un mélange qui dérange vraiment.Même si c’est encore et toujours une gracieuseté de mon imagination.Comme à chaque crise, je vérifie autour de moi, pour croire que je ne suis pas le seul à sentir ce que je crois sentir.Je veux voir sur les visages la grimace qui va me rassurer.Us sont venus pour moi, ils participent à ma fête mais ma présence à leur table ne les intéresse pas pour le moment.Le mur vidéo en fond de scène, comme un immense oeil lumineux, les a avalés.Us suivent le slide show comme une classe de cinquième année.Ils dégustent le répertoire d’anecdotes qu’on leur sert.Personne ne me jette un coup d’oeil.Personne ne se soucie de l’invité d’honneur.Je suis là vivant, live, octogénaire et plus très frais, ils regardent la télévision.En plus de me laisser crever de faim pour mieux, plus tard, me shooter à l’arachide, ils me laissent me débattre sans secours dans mon inquiétant cocktail à l’éther et à la grillade sur le barbecue.Quelle classe! Le présentateur enchaîne en employant un ton plus grave comme s’il voulait créer un effet.Les spectateurs sentent qu’il va se passer autre chose.— «Mesdames, Messieurs, mon cher Lemon, votre mère, qui a cent ans, l’invitée que vous n’attendiez pas.Je vous prie de souhaiter la bienvenue à Madame Pepper.», On rient de m’extraire de ma torpeur.On lui a fait faire 125 kilomètres.Elle refuse toutes les invitations.Elle se perd quand elle dépasse le périmètre de son jardin.On épie ma réaction.Je veux me lever.Les jambes sont en panne.Le coeur cogne.Je lui ai parlé hier au téléphone.Elle me semblait grippée, faible.Loin de moi.Comme chaque fois qu’elle veut obtenir mes faveurs.Trop de secondes s’écoulent.Les musiciens arrivent au bout de leurs mesures, l’absence sur scène prend toute la place.On a oublié de l’installer en stand-by dans les coulisses.On l’a oubliée.Elle est prostrée dans l’obscurité, pas très loin de l’avant-scène.Deux régisseurs dont les vêtements de travail contrastent brutalement avec le chic de l’assemblée se précipitent vers elle.Il n’y a pas de rampe pour monter sur scène.On hisse le fauteuil roulant sur le plateau.Les gars la conduisent derrière la tribune puis disparaissent rapidement côté jardin.Les applaudissements reprennent et trahissent l’embarras de la foule.On dirait que chaque spectateur a reçu un atome de temps mort.Je sue, je fonds, je veux mourir et revenir châtier les imbéciles qui ont exposé ma mère à ce cirque.Pour moi.Elle a choisi sa robe qui brille.Je m’en veux de penser qu’elle annonce la mort glamour, payée d’avance.Assise dans son fauteuil derrière le perchoir des présentateurs, elle est complètement invisible.Toute la salle fait un effort pour l’entendre.Elle est très en-dessous du micro qu'un technicien ajuste pour sauver la situation.Dès qu’elle ouvre la bouche, la distorsion ajoute au ridicule de la scène.— «Est-ce que je commence?» On se demande comment on a pu l’entendre.Le maître de cérémonie accourt.Il a oublié de laisser sa cigarette derrière lui.U essaie de sauver le spectacle qui a du plomb dans l'aile.Il déplace le fauteuil et le conduit au centre de la scène.La foule accueille cette initiative avec enthousiasme.On vient de remettre l'oxygène.Il tend un micro à ma mère.Elle s’en empare, comme contente de prendre enfin la situation en main.Elle est belle tout de même.Sa présence m'atteint.Tout le faste est soporifique.Son regard violet, franc, est le seul velours de ma soirée.Je sais qu’on jubile à l’idée de m’avoir surpris, touché.Je voudrais que dure ce moment où je la vois souveraine, digne, imposante, comme une mère.Pas diminuée par un accident.J’ai l’habitude de bouder mon plaisir et de me censurer tout ce qui appartient aux bons sentiments.Je suis impuissant.— -Est-ce que je commence?» Cette fois, sa voix est ample, claire.— «Allez-y Madame Pepper.» — «Je suis très heureuse qu’on ait pensé à m’inviter.J’ai fait beaucoup de machine.» Elle a la sympathie du public.C’est la mère de toutes les personnes présentes.Plus personne n'est célèbre, riche ou envié.Le prestige tombe.C’est palpable.Tout le monde est un petit garçon, une petite fille qui écoute sa mère.— «C’est une belle hôtel.Y a beaucoup de monde.» Dans les circonstances, je fais preuve d’indulgence.Le présentateur lui fait confiance.U ne l’interviewe pas.Sa voix est solide, encore bien timbrée.On sent déjà que son passage est dans la poche.Elle se glisse un peu sur le siège de son fauteuil comme pour se rapprocher de ceux qui sont devant elle, dans l’obscurité, et qui attendent ce qu'elle veut leur dire.— «En tout cas, j’espère qu’on va manger bientôt.» Le public craque.Le présentateur perd ses culottes et ne parvient pas à retenir un éclat de rire gourmand.Je ris aussi ce soir pour la première fois.Mais j’ai l’oeil qui baigne dans le sel.Je reconnais son humeur, sa présence d’esprit.C’est définitivement un soir de très grande forme.Le vote du public a remplacé pour quelques minutes l’effet des médicaments.— «Parlez-nous un peu de votre fils, madame Pepper.» — «Lemon est un bon garçon.11 a 80 ans et moi j’en aurai cent le mois prochain.» Les gens l’applaudissent iâShi Rad'°et ïwî Télévision LE DEVOIR copieusement.On se demande où elle cache les trente dernières années.— «Lenton ne s’est jamais marié.C est un vieux garçon.Il a fait le tour du monde.J’ai des cartes postales de partout.J’ai aussi deux autres fils qui sont décédés et je vais probablement enterrer Lemon.» Sur la réaction du public, qui ne se prive pas pour rire, je me dis que si elle continue comme ça, ce sera l’affaire de quelques minutes.Et pourquoi pas, tant qu’à avoir réuni autant de gens; autant rentabiliser les frais de la cérémonie.Je ne vois pas de sortie plus éclatante pour conclure un destin qu ils ont qualifié d’exceptionnel.L’annonceur veut le mot de la fin.Elle a compris.Elle a le sens du spectacle.Comme beaucoup de mères.— «Merci de m’avoir invité à cette soirée qui n’aurait pas eu lieu si je n’avais pas passé un aussi bon moment avec mon mari Hector, il y a 80 ans.» Elle est fière de son coup.Le chef d’orchestre reprend le thème des Feuilles mortes.Quelqu’un quitte les coulisses pour venir la chercher.Elle disparaît derrière le rideau en agitant un au revoir.C’est un moment musclé.On me demande de monter sur scène.L’ovation attendue se produit.Je suis très ému.Le public est satisfait.On me remet la médaille promise.Et, sur le pilote automatique, (j’ai l’habitude de ce genre de repères politiques), je donne mon allocution de remerciement.Les photographes font leur travail.Le silence est, au moment où je prends parole, toujours un peu plus imposant.Mais c’est une autre personne qui parle.Je déclame avec naturel mais presque malgré moi.C’est le professionnel qui travaille; l’homme, le fils, sont trop atteints pour pouvoir prononcer un mot.J’ai l’impression étrange de me dédoubler.La voix qui passe dans les haut-parleurs est bien la mienne, mais c’est comme si je n’y étais pour rien, je suis conscient de tenir mon auditoire captif.Ce n’est pas la première fois.Mais pendant que j’écoule les phrases de mon texte officiel, qui ne donne pas l’air d’avoir été mémorisé, je gronde ma mère.Je lui en veux de s’être tue à mon sujet, d’avoir raté une occasion de ne pas se taire.On couronne ce soir, dans la ville où elle et moi sommes nés, mon petit chemin d’homme.J’attendais d’elle le message d’amour, la déclaration publique qui ne vient qu’une fois, le petit hommage de vieille dame qui sent bon la violette.J’espérais la petite larme qui apparaît dans le coin de l’oeil.Au lieu de cela, quelque chose qui commençait à ressembler au travail d’un scripteur.Elle a même trouvé moyen de ramener la chose à elle-même.Ma mère.Ma mère, comme une quelconque stand up comic dans une robe choisie pour la scène! Vous aviez ce soir la tribune pour vous faire pardonner vos années de silence, de prudence.Vous auriez pu, ma mère, devant ce parterre que vous teniez comme on tient une chance, me dire que vous m’aimez.Que vous êtes fière de moi.Pas un mot sur ma carrière, mes réussites, mes coups d’éclat, le magnétisme que je semble exercer.Vous m’avez encore réduit à un petit garçon dans son carré de sable.Pourtant, maintenant que mes deux frères sont raides et froids, qu’ils ne sont plus là pour nous surprendre, vous auriez pu le dire, me le dire une fois, une grande fois qui compte pour toutes, que je suis votre fils préféré.Tout le mal que vous vous êtes donné pour ne pas me le dire, pour dissimuler votre affection particulière.Vous avez toujours été un peu plus exigeante avec moi, avare de félicitations, d’oxygène.Comme s’il fallait que je double la mise pour mériter votre estime.Vous aviez peur du regard de mes frères qui comprenaient bien, pourtant, le penchant que vous aviez, pour moi.Je souhaitais quelque chose d’ordinaire pour faire changement.Quelque chose de simple comme l’amour visible d’une mère pour son fils, je voulais voir votre orgueil, tapageur comme le fil doré sur votre robe.Je voulais que tous le voient.je n’ai rien dit.J’ai fait comme elle.J’avais une bombe au bout des doigts.J’ai donné mon discours avec l’élégance qu'on me connaît.J’ai fait plus court que d’habitude, je n’ai plus l’âge des envolées oratoires et des effets de manche.J’ai assaisonné d’un peu de l’humour qu’on attend de moi.J’ai voulu faire respirer une soirée qui s’éternisait.Les applaudissements ont été généreux mais plus brefs.Les invités avaient faim.Le supplice prend fin.Il ne reste que le repas.Des gens s’approchent pour me donner la main.Us savent que j’ai l’habitude de disparaitre assez rapidement après les cérémonies.J’accepte quelques autographes.On fait encore quelques photos.Les musiciens attaquent le récital feutré et inoffensif qui doit accompagner le dîner.Je reçois des félicitations, des tapes dans le dos amicales et d’autres qui le sont sûrement un peu moins.Je donne les derniers sourires obligés.Et je vois ceux des membres de l’organisation que je ne semble pas avoir déçus.Et je ne crois pas qu’ils soupçonnent ma frustration, mon rendez-vous raté avec l’invitée surprise.Au moment où je quitte l'estrade pour aller rejoindre mon siège, j’aperçois ma mère dans son fauteuil.II n'y a personne près d’elle.Je laisse passer quelques secondes.Je ne me retourne pas.Je le fais exprès.Je sais qu’elle sait.Je voudrais trouver le courage de l’abandonner à des inconnus qui éventuellement finiraient par avoir pitié et venir lui faire la conversation.Je pourrais me rendre à ma place.Mais cette force entre nous, cette petite planète de tendresse, me déjoue.J’arrête de marcher.Je me retourne.Personne ne nous observe.J'ai vérifié.Alors, elle échappe un de ses sourires magiques, qui scellent notre complicité et un regard de centenaire où toute la fierté du monde a élu domicile.Un regard que je suis seul à voir. I.K I) K V (I I It .I.K S S A M K I) I I .1 K T l> I M A X t II K I tl .1 I' I X I II II li A fl -POLITIQUE- Le ministre de la Santé dépose son projet de loi Les techniques de reproduction bientôt orphelines Ottawa veut interdire le recours à des mères porteuses rémunérées, lâchât et la vente d’ovules et de sperme, le clonage d’embryons humains.JEAN DION ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Le recours à des mères porteuses rémunérées, l’achat et la vente d’ovules et de sperme ainsi que le choix du sexe d’un enfant en fonction de critères non médicaux seront bientôt formellement interdits au Canada.Ces pratiques sont au nombre des treize nouvelles techniques de reproduction (NTR) et de manipulation génétique prohibées aux tenues d’un projet de loi déposé hier à la Chambre des communes par le ministre fédéral de la Santé, David Dingwall.Si Ottawa «prend des mesures pour fixer des limites à l’utilisation de nouvelles techniques de reproduction», c’est par souci de protéger la santé et la sécurité des Canadiens et de garantir l’usage judicieux des produits de reproduction, a fait savoir M.Dingwall par voie de communiqué.«Il s’agit notamment de pratiques de commercialisation de la reproduction qui vont à l’encontre des principes de la dignité humaine, du respect pour la vie et de la protection des vulnérables», explique un document d’information publié par Santé Canada.Le projet de loi survient au terme de plusieurs années de débats, de consultations et d’études, et deux ans et demi après le dépôt du rapport de la Commission royale d’enquête présidée par la généticienne Patricia Baird.Ives recommandations de celle-ci, qui allaient dans le sens d’un encadrement accru des NTR par les pouvoirs publics, ont été reprises dans une large mesure.Jeudi, Mme Baird a indiqué à la Presse canadienne que le projet de loi «reflétera la façon dont les Canadiens se perçoivent les uns les autres en tant qu’êtres humains.Je crois qu’ils sont suffisamment attentionnés pour accepter certaines limites destinées à prévenir l’exploitation».En plus des trois pratiques ci-haut mentionnées, le gouvernement fédéral veut aussi interdire: le clonage d’embryons humains; l’ectogé-nèse (le maintien d’un embryon dans un utérus artificiel); la modification génétique des cellules reproductrices; la création d’hybrides animal-humain; le prélèvement de sperme ou d’ovules sur des cadavres ou des fœtus humains à des fins de fécondation, d’implantation ou de recherche; le transfert d’embryons entre l’espèce humaine et d’autres espèces; l’utilisation, sans le consentement des donneurs, de sperme, d’ovules ou d’embryons humains pour des techniques de procréa- tion humaine assistée ou pour la recherche médicale; la recherche sur des embryons humains après le quatrième jour de conception; la création d’embryons aux seules fins de recherche.Il s'agit par ailleurs, pour Ottawa, de la deuxième étape d’une démarche qui s’était amorcée en juillet dernier avec l'imposition par la ministre de l’époque, Diane Marleau, d'un moratoire sur certaines pratiques controversées.Ce moratoire n’a cependant eu guère de succès.Quant à la troisième étape, elle consistera en l’élaboration d’un cadre visant à réglementer des pratiques jugées acceptables mais «compromettantes pour la santé si elles étaient utilisées de façon inappropriée ou contraire à l’éthique».Des consultations seront menées afin d’établir ce cadre — qui concerne la fécondation in vitro, l'insémination par donneur, l'utilisation du tissu foe-tal, la conservation et le don d’ovules, de sperme et d’embryons, ainsi que la recherche sur les embryons — qui sera éventuellement intégré à la nouvelle loi.Pour faire respecter cette loi, ce qui ne sera pas chose facile, le fédéral propose la création d’un organisme, distinct de Santé Canada et relevant directement du Parlement, qui superviserait l'octroi de permis et les activités d’inspection.Au Canada, on évalue à un demi-million le nombre de; personnes qui souffrent d’un problème d’infertilité.Hier, le Dr Pierre Miron, un médecin spécialiste qui conseille les couples infeitiles à l'Institut de médecine de reproduction de Montréal, s’est montré globalement sa tisfait du cadre légal posé par ce projet de loi, même s’il émet des réserves sur l’impact que pourraient avoir cer tains pans de la législation sur les dons de sperme.Parce que le projet interdit «l’achat ou la vente de sperme ou d’ovules», les médecins se demandent si le fait de «compenser» un donneur pour ses frais de transport sera jugé illégal.«Nous donnons 40 à 50 $ aux hommes qui font don de leur sperme, mais ce n’est pas une rétribution.Si on nous empêche de compenser les donneurs, ce sont les couples infertiles qui en souffriront», affirme le Dr Miron.U* spécialiste s’inquiète en outre de l’organisme national de réglementation que veut mettre en place Ottawa pour surveiller les praticiens des techniques de reproduction, d’avis que des structures légères, coin me les organismes de contrôle de la recherche, les co mités d’éthique et les corporations médicales déjà en place, sont tout à fait aptes à s’assurer de la légalité et de la qualité des gestes faits par les médecins ou les! chercheurs.David Dingwall Constat du Vérificateur général Québec viole sa propre Charte de la langue PIERRE O’NEILL LE DEVOIR Le gouvernement Bouchard viole sa propre loi 101.Des organismes de l’administration publique ne se conforment pas à la Charte de la langue française.Et l’Office de la langue française ne remplit pas son mandat adéquatement.Le Vérificateur général du Québec fait état de ces constatations dans son dernier rapport annuel, après avoir examiné la façon dont l’Office contrôle l’application de certains articles de la Charte relatifs à la francisation des entreprises et de l’administration publique.Cette recherche a permis à Guy Breton de découvrir que 71 organismes de l’administration publique ne détiennent pas encore de certificat de conformité à la Charte attestant que l’utilisation du français est généralisée.Le vérificateur recommande donc à l’Office d’utiliser les moyens dont il dispose pour amener les organismes de l’administration publique à se conformer à la Charte de la langue française.La direction de l’Office promet de faire un suivi plus rigoureux du plan d’action des ministères et organismes gouvernementaux quant à l’utilisation du français dans les technologies de l’information.«Le recours au partenariat de l’administration publique comme levier de francisation constitue une des six priorités stratégiques de l’Office.» C’est également à l’Office qu’il revient d’administrer le programme de certification, de permanence et de promotion du français auprès des entreprises.Au 30 septembre 1995, les fichiers informatiques de l’Office faisaient état de 1889 entreprises qui employaient de 50 à 99 employés; et de 1486 entreprises de 100 employés ou plus, soit 3375 entreprises au total.Or, le Vérificateur général fait observer que plusieurs entreprises échappent à la surveillance de l’Office.En fait, 200 entreprises de plus de 50 employés n’étaient pas inscrites auprès de l’Office.Pour expliquer cette carence, l’Office fait valoir que depuis le 1" janvier 1994, il n’a plus accès au fichier participant de l’Inspecteur des institutions financières.«Le système informatique relié à la francisation des entreprises est en révision et l’Office a commencé à prendre des mesures pour assurer une plus grande fiabilité des informations.» Le Vérificateur général déplore en outre la longueur du processus.Il a noté que le délai entre la date d’approbation du programme de francisation d’une entreprise et celle de l'émission du certificat de francisation était supérieur à cinq ans, et ce, dans 63 % des cas.Il a même constaté des délais supérieurs à dix ans.Enfin, le Vérificateur général a évalué le fonctionnement de la banque de terminologie du Québec, système qui permet de centraliser et de diffuser la terminologie nécessaire à l’implantation du français dans l’ensemble des secteurs d’activité du Québec.Ce système prend la forme d’un vaste dictionnaire bilingue informatisé de deux millions de termes et de 850 000 fiches terminologiques.Or, l’examen d’un échantillon de 70 termes correspondant à près de 500 fiches terminologiques a permis au vérificateur de noter 26 erreurs typographiques, 34 fautes d’orthographe ou de grammaire, 22 .de formulation et 13 se rapportant à des observations diverses, comme l’usage d’anglicismes.La capacité de détection des employés du Vérificateur est indéniablement impressionnante.Mais personne n’est infaillible,, même pas le Vérificateur général.A la page 293 de son rapport, après avoir déploré la piètre fiabilité du système informatique de l’Office, il a lui-même commis une faute en formulant cette recommandation: «Nous avons recommandé à l’Office de faire en sorte que les informations contenues dans son système informatique SONT complètes et fiables.» Habiter le Vieux-Montréal et ses Faubourgs Pour bien saisir toute la romance de l'arrondissement historique et l'effervescence de ce quartier urbain Appelez-nous dès maintenant: ce quartier urbain u avci Tmlnivi' L l’àui-Aienttvul (514) 872-1555 Société de développement de Montréal Une société pranhcipile de ta V9e de Montréal.Paix linguistique au PQ PIERRE O’NEILL LE DEVOIR En annonçant un renforcement de la loi 101, le gouvernement semble avoir fait ce qu’il fallait pour que le Parti québécois vive à nouveau une paix linguistique relativement durable.Même les péquistes de la région de Montréal sont satisfaits.Le président de Montréal-Centre, Bruno Viens, constate avec satisfaction que les décisions annoncées en début de semaine par la ministre Louise Beaudoin sont conformes aux volontés exprimées par la base militante du parti à l’occasion du conseil national de la fin avril.«C’est un effort louable de la part du gouvernement, c’est un pas dans la bonne direction.» La «proposition de politique linguistique» mise de l’avant par Mme Beaudoin ne reprend qu’une partie des exigences qu’avaient formulées les régions de Montréal-Centre et Montréal-Ville-Marie, qui réclamaient l’abrogation de la loi 86 et le respeçt intégral du programme du parti.A l’issue d’un débat tumultueux, le conseil national avait finalement préféré par une quinzaine de voix seulement le compromis parrainé par le premier ministre Bouchard.Si un modéré comme François Lemieux de la SSJB-M s’est senti floué par la proposition Beaudoin et n’a pu s’empêcher de crier son indignation, on aurait pu s’attendre à ce que l’aile radicale du PQ appelle les troupes à la rébellion.Mais non.Bruno Viens ne voit pas la nécessité de remonter aux barricades, jugeant que la décision de réhabiliter la Commission de protection aura, à elle seule, des retombées inestimables sur la gestion du dossier linguistique.Quoi qu’il en soit, le président de Montréal-Centre ne se limitera à ses premières impressions et il entend bien mettre son jugement à l’épreuve, question de s’assurer qu’il n’est pas en proie à une dégénérescence précoce de la conscience politique.Il consultera donc lundi soir prochain sa base militante, à l’occasion d’une réunion du conseil régional.Peut-être aussi confiera-t-il à ses collègues qu’il n’a pas l’intention de solliciter un nou- veau mandat à la présidence de la région.En effet, il a avoué au Devoir être désireux de devenir conseiller au programme du parti, poste qui fera l’objet d’une élection lors de la réunion du conseil national de septembre, cela pour remplacer Giuseppe Scioifino.Son collègue président de la région Ville-Marie, son allié de toutes les luttes épiques du passé, est lui aussi plus content que déçu.Outre la reconstitution de la Commission de protection, Sylvain Lépine se réjouit de la décision de confier la gestion du dossier linguistique à Yves Martin, cet ancien mandarin de la fonction publique.Il applaudit également à l’intention du gouvernement d’injecter une somme additionnelle de cinq millions dans l’application des politiques.Cela dit, Sylvain Lépine ne cache pas être un peu frustré de la tournure des événements.Il baisse pavillon parce qu’il est désabusé, fatigué d’être le péquiste des causes perdues.Dans ce débat au conseil national, il n’a pas apprécié que les militants de la région de Montréal se retrouvent isolés avec, comme seuls appuis, les présidents des comités nationaux et l’aile jeunesse du parti.«On se rallie, mais ça ne veut pas dire que nous n’ayions pas raison.» A l’instar de Bruno Viens de Montréal-Centre, Sylvain Lépine croit que les militants péquistes devront demeurer vigilants et s’imposer une constante réévaluation de la gestion gouvernementale du dossier linguistique.Chose certaine, le débat linguistique n’est pas clos au sein du PQ.En vue du congrès national de la fin novembre, les deux tiers des associations de comté ont déjà tenu des assemblées générales et plusieurs ont voté des résolutions reprenant les termes de la position défendue par Montréal-Centre au dernier conseil national, notamment l’abrogation de la loi 86.Ce qui fait dire à Bruno Viens que ce «pas dans la bonne direction» ne change rien à la nécessité de poursuivre le débat à l’intérieur du parti, «sur le programme actuel, sur ce qu’il faut améliorer, modifier, retirer ou accentuer».Ce friêt À fcmtex 4 ¦ iWltowLct Vltùtb6bti $62, Notre Dame.Saint-Lambert, route 132, sortie Notre Dame 923.52.11 Journée de réflexion sur la francisation La loi 101 clouée au sol dans l’aérospatiale MARIE-ANDRÉE C H O UIN A RI) LE DEVOIR Dans le cadre d’une Journée de réflexion sur la francisation en milieu de travail, le président de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), Clément Godbout, a dénoncé hier le fait que 50 % des compagnies de l'industrie aérospatiale montréalaise, CAE Electronique par exemple, ne répondaient pas aux exigences de la Charte de la langue française.Responsable de l’application de la Charte, l’Office de la langue française (OLF) précise que travailler en français signifie en faire l’emploi dans 90 % et plus des communications verbales et écrites.Dans le secteur de l’aérospatiale, la situation du français n’est pas reluisante particulièrement dans les documents de travail, l’informatique, la terminologie, les cours,et le matériel de formation.CAE Electronique, qui compte plus de 3000 employés, annonçait mercredi l’agrandissement de ses installations de Saint-Laurent et l’embauche de quelque 500 personnes d’ici deux ans.«Chaque matin, je laisse dans mon auto le français qu’on me demande d’afficher si fièrement», a expliqué Lucie Pratte, technicienne chez CAE depuis dix ans et membre du comité de francisation de l’entreprise qui travaille avec plus de 40 pays.L’article 141 de la Charte encourage les programmes de francisation à généraliser l’utilisation du français, et ce, grâce à des comités implantés au sein du milieu de travail.La ministre de la Culture et des Communications, Louise Beaudoin, également responsable de la Charte de la langue française, était présente hier et a rappelé l’importance de «moderniser la Charte».«Le message est clair, a-t-elle expliqué.Les entreprises doivent se conformer à la loi et nous veillerons, à ce que tous les dossiers litigieux soient réglés d’ici un an.» Depuis que Lucie Pratte a déposé une plainte à l’Office en juillet der nier dénonçant le fait que son employeur ne faisait pas d’efforts pour j améliorer le fait français — elle soutient entre autres que le comité n’a pas tenu de réunion depuis décembre 1994 alors que le programme l’oblige à le faire tous les six mois —, l’OLF attend que la compa gnie lui prouve que le processus de francisation s’articule conformément à la loi.«Le dossier de CAE est le plus volumineux et le plus complexe que nous ayons vu, a expliqué Gérald Paquet, responsable de la francisation au secteur de l’aéronautique et de; l’aérospatiale à l’OLF.Il est très clair qu’on ne veut pas du tout collaborer avec nous.» Chez CAE, le président du comité de francisation Pierre Frank est pourtant convaincu que la compagnie répond tout à fait aux normes de l’Office.«Mais nos transactions internationales nous obligent à utiliser l’anglais, a-t-il affirmé.Il est impossible de fonctionner autrement dans le domaine de la haute technologie.» Dans une lettre expédiée Récemment, l’OLF a sommé CAE Electro-, nique de démontrer avant le 28 juin • ’ qu’elle respectait les dispositions de la loi 101 à défaut de quoi il émettra ' d’abord un avertissement, suspendra, ensuite le certificat d’application du programme et en dernier recours, transmettra le dossier au Procureur général.La loi prévoit actuellement une ; amende de 75 $ pour quiconque contrevient aux exigences du programme de francisation.Sggggfgg! SbWfVAUT LE DETOUR D'ADOPTER IANTONIO feÎTRE TAILLEUR ITALIEN À VOTRE SERVICE DEPUIS 1959 96 SJ-HUBERT.MTL • 271-5771 Ouvert le dimanche de !2h à !7h Sélection de vêtements italiens de griffes prestigieuses MARCO AZZALI ?SAN REMO ?LUBIAM ?URBIS ?NANI BON ?BIZZARRO ?SCARAB ?ETC Modification! sur ploce A K) I.K I) K V 0 I It .I.K S S A M K I) I I K T I) I M A N (' Il K I II .1 11 I N I II II H LE MONDE PERSPECTIVES La paix introuvable Le Burundi est menacé d'une catastrophe équivalente à celle du Rwanda AGENCE FRANCE-PRESSE Le Burundi, en proie depuis plus de deux ans et demi à un violent conflit politico-ethnique, a vu reculer un peu plus au cours des derniers jours les espoirs d’un retour à la paix et à la sécurité.Ce petit pays d’Afrique centrale voit s’allonger la liste dé ses dizaines de milliers de morts, «hommes femmes et enfants désarmés, arbitrairement tués» par les groupes armés tutsis et hutus, selon un rapport publié cette semaine par Amnesty international.Le meurtre, le 4 juin dans une embuscade, de trois collaborateurs expatriés du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), a marqué une nouvelle escalade de la violence.Le CICR vient de se retirer du pays, et d’autres organisations humanitaires, si elles restent encore, se déclarent de plus en plus inquiètes.La France a fermé son lycée dans Bujumbura, et a retiré ses coopérants militaires, des enseignants et des assistants dans le secteur civil.Les Nations unies, les pays occidentaux, n’ont toujours pas arrêté de position pour tenter de résoudre ce conflit qui s’aggrave.Les principaux acteurs, l’armée dominée par la minorité tutsie et la rébellion hutue, s’accusent mutuellement des pires atrocités, sans que les observateurs étrangers puissent dans la plupart des cas attribuer clairement les responsabilités.L’ancien président tanzanien Julius Nyerere, qui a vainement tenté une médiation entre les deux principaux partis de la majorité présidentielle hutue et de l’opposition tutsie, associé à l’exercice du pouvoir, redoute maintenant que le conflit ne débouche sur une guerre de grande ampleur aux dimensions régionales.De nombreux Burundais sont convaincus qu’elle a déjà commencé et que d’anciens soldats des forces armées rwandaises (FAR) et des miliciens hutus rwandais Interahamwe, réfugiés au Zaïre et en Tanzanie, combattent avec la rébellion hutue burundaise alors que l’armé burundaise aurait le soutien de l’armée de l’ex-rébellion tutsie, au pouvoir à Ki-gali.Les rebelles hutus ont accusé hier les forces régulières d’avoir tué une cinquantaine de Civils hutus mercredi près de Bujumbura, alors que l’armée continuait d’affirmer avoir tué des rebelles qui, selon elle, «s'apprêtaient à attaquer» la capitale.¦ «Nous savons qu’ils allaient attaquer Bujumbura, et il va y avoir d’autres opérations», a déclaré le lieutenant-colonel Longin Minani, porte-parole de l’armée.Il avait annoncé jeudi que l’armée avait «délogé» des rebelles cachés sur les hauteurs de Mugere, dans la province de Bujumbura rural.Certains avaient réussi à fuir, mais une cinquantaine avaient été tués.M.Jérôme Ndiho, porte-parole du Conseil national pour la défense de la démocratie (CNDD), la principale organisation de la rébellion hutue, a pour sa part «dénoncé le massacre d’une cinquantaine de civils hutus par l’armée monoethnique tutsie».Dans un communiqué à l’AFP à Nairobi, il a ajouté que «comme d’habitude, l’armée reproche aux populations civiles de cacher les combattants des FDD», les forces poür la Défense de la démocratie, la branche armée du CNDD.ihi Les Nations unies n’ont toujours pas arrêté de position pour tenter de résoudre ce conflit qui s’aggrave Par ailleurs, on a appris qu’une quarantaine de réfugiés rwandais avaient été blessés jeudi après-midi par l’explosion d’une grenade dans le camp de Rukuramiga-bo, dans le nord du Burundi.Ces Hutus rwandais, comme ceux du Zaïre et de Tanzanie, ont fui l’avancée du Front patriotique rwandais (FPR), la rébellion tutsie dont la victoire militaire sur les FAR avait mis fin en juillet 1994 au génocide de plus de 500.000 Tutsis et Hutus libéraux massacrés par les extrémistes hutus.Ils sont accusés par les Tutsis de soutenir la rébellion hutue au Burundi.Le camp de Rukuramigabo est situé à l’extrême nord du Burundi, alors que l’attentat qui a coûté la vie aux trois expatriés du CICR a eu lieu dans la province très troublée de Cibitoké (nord-ouest).Le CICR a depuis suspendu toutes ses opérations.Ije Burundi est menacé depuis octobre 1993 d’une catastrophe aux dimensions de celle qu’a connue le Rwanda en 1994.Les Nations unies et de nombreux pays parlent du risque d’un «double génocide» et cherchent, vainement jusqu’à présent, les moyens de l’empêcher.Le 21 octobre 1993, Melchior Ndadaye, le premier président hutu du pays jusqu’alors dominé par la minori-téftutsie, avait été assassiné lors d’un putsch manqué de l’armée, quatre mois après avoir été élu au cours d’un s crétin démocratique.Cet assassinat avait provoqué un déchaînement de violences entre Hutus et Tutsis, entraînant rapidement la mort de plus 50 000 morts, selon les estimations.Les tueries n’ont depuis pratiquement pas cessé.Campagne contre le chef de l’ONU New York (AFP) — Une campagne de presse appelant au remplacement de M.Boutros Boutros-Ghali s’intensifie au moment où le secrétaire général de l’ONU garde le silence sur ses intention à propos d’un renouvellement de son mandat à la fin de l’année.Il n’est pas du tout certain que cette campagne aboutisse.pourvu que M.Boutros-Ghali, 73 ans, garde un profil bas pour éviter de devenir une cible dans la campagne présidentielle américaine, a-t-on indiqué dans les milieux diplomatiques et à l’ONU.Le Washington Post a avancé la possible candidature de la présidente irlandaise Mary Robinson.Dans un editorial, il conclut qu’il est temps que M.Boutros-Ghali quitte son poste étant donné -qu’il contribue ç alimenter la crise qui envenime les relations entre les Etats-Unis et une organisation vitale pour les intérêts américains dans le monde ».•Un nouveau secrétaire général pourrait faciliter une redéfinition des relations entre les Etats-Unis et l’ONU», poursuit-il.45 pays au chevet de la Bosnie à Florence L’accord sur la limitation des armes lourdes est signé Les élections générales devraient se tenir avant le 15 septembre Florence (AFP) — Les élections générales en Bosnie se tiendront avant le 15 septembre, même si toutes les garanties démocratiques ne sont pas réunies, a estimé la conférence de Florence sur la Bosnie.Cependant la décision formelle n’a pas été prise par cette conférence qui a réuni hier et avant hier 45 pays et 15 organisations internationales, et dont la fonction était d'examiner l’application à mi-parcours des accords de paix signés le 14 décembre à Paris.En marge de la conférence, l’accord de Vienne sur la limitation des armes lourdes en Bosnie, en Croatie et en RFY (Serbie, Montenegro), a été signé par toutes les parties, y compris par le gouvernement de Sarajevo, la Fédération croato-musulmane, et la Republika Srpska.Cet accord avait été bloqué pour des raisons politiques, Sarajevo se considérant comme le seul gouvernement internationalement reconnu jusqu’aux élection.La décision finale sur la date des élections générales en Bosnie sera prise d’ici la fin juin par le président de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), Flavio Cotti, qui a pris soin de mettre en garde la conférence sur le sens à donner à un scrutin dont le caractère démocratique ne peut pas être garanti.Organiser des élections dans un tel contexte, c’est s’in- terroger sur le fait de consacrer «l'omnipotence des plus forts», selon Flavio Cotti.C’est prendre le risque de «faire apparaître des autocrates sans scrupules».C’est laisser des accusés de crimes de guerre exercer une influence politique au lieu d’être traduit devant le Tribunal pénal international (TPI)> comme devraient l’être les deux principaux responsables serbes de Bosnie, Radovan Karadzic et Ratko Mladic.Plus grave encore, selon Flavio Cotti, c’est accepter le découpage du pays et la «purification ethnique», résultat de quatre années de guerre.Avant d’annoncer la date de telles élections, Flavio Cotti a manifestement voulu prendre date devant la communauté internationale, avec un peu plus de nuances que ne l’avait fait auparavant le président du tribunal international, le juge italien Antonio Cassese, pour qui ces élections sont un non-sens tant que MM.Karadzic et Mladic ne sont pas arrêtés et jugés.Respecter le calendrier de Dayton Mais, l’urgence politique à respecter le calendrier des accords de paix, pour lesquelles la communauté internationale ne s’est engagée que jusqu’à la fin de l’année, a finalement prévalu sur toutes autres considératiqns.L’ensemble des pays du groupe de contact (Etats-Unis, Fin d’un long face-à-face Russie, Grande-Bretagne, Allemagne, France), appuyé par nombres de pays fournisseurs de troupes au sem de la force multinationale, estiment primordial d organiser des élections, mêmes imparfaites, plutôt que de laisser la situation se dégrader vers une inévitable partition.C’est pourquoi le représentant en Bosnie de 1 OSCE, le diplomate américain Robert Frowick, a publiquement recommandé que ces élections se déroulent au plus tard le 14 septembre.Une date déjà retenue, début juin, à Genève par les présidents de Bosnie, de Croatie et de Serbie, reprenant celle envisagées par les accords de paix.Sur les autres chapitres passés en revue par la conference, la question du retour des quelque 2,4 millions de réfugiés s’est une nouvelle fois heurtée au principe, de réalité: sans liberté de mouvement, aucun retour n’est possible, autre que symbolique.Sadako Ogata, le haut-commissaire aux Réfugies des Nations unies, a d’ailleurs ramené à 160 000 le nombre des retours cette année, initialement fixés à 900 000.Dans sa déclaration finale, la conférence rappelle que le Conseil de sécurité a toujours la possibilité de réimposer des sanctions, qui ne sont que suspendues, contre toutes les parties qui ne se conformeraient pas pleinement à leurs engagements.Le FBI a raison de la résistance des «Freemen» Le dénouement pacifique du siège du ranch au Montana est un soulagement pour le gouvernement •• , ¦:-'vg 2S.¦ PHOTO PC Un camion d’agents du FBI quitte la propriété des «Freemen» près de Justus Town, à une quarantaine de Jordan, au Montana.L’un brandit un drapeau américain.Au cours du siège, des agents de la Sûreté fédérale hissaient les couleurs en signe de patriotisme et en riposte aux «Freemen» qui plaçaient le drapeau américain à l’envers en signe de rejet des institutions fédérales.Washington (AFP) — Les 16 miliciens anti-gouvernementaux, retranchés depuis 81 jours dans une ferme du Montana qui se sont rendus jeudi soir au FBI, ont mis fin au plus long façe-à-face entre policiers et civils aux Etats-Unis.Le face-à-face avec le FBI avait débuté le 25 mars lorsque les deux responsables présumés du groupe, Le-Roy Schweitzer, 57 ans, son fondateur dans les années 80, et Daniel Petersen, 53 ans, inculpés de fraude fiscale, conspiration contre le gouvernement américain et menaces de mort contre des agents et des juges fédéraux ont été arrêtés.Le directeur du FBI, Louis Freeh, a déclaré au cours d’une conférence de presse à Washington que «tous les membres du groupe, inculpés ou non, sont en prison».«Je sais parler au nom de tout notre peuple en disant que ce soir nous ferons une petite prière de remerciement pour ce règlement pacifique d’une situation difficile», a déclaré le président Bill Clinton juste après l’annonce de la reddition.Cette issue non violente contraste avec l’incendie qui avait dévasté le camp retranché des Davidiens de Waco en 1993, faisant 81 morts parmi les membres de la secte.L’Attorney General (ministre de la Justice), Janet Reno, a déclaré que les réformes entreprises à la suite du drame de Waco avaient permis de résoudre sans effusion de sang l’affaire de cette milice du Montana.«Depuis le premier jour du face-à-face dans le Montana, le département La nouvelle Afrique du Sud de la Justice et le FBI ont travaillé d'arrache-pied pour arriver au résultat d’aujourd’hui, l’arrestation des Freemen sans perte en vies humaines ou blessures, et sans compromis», écrit Mme Reno dans son communiqué.Le directeur M.Freeh a affirmé qu’il n’y avait eu aucune négociation sur une éventuelle diminution des charges retenues contre certains membres du groupe en contrepartie, de leur reddition.Il a expliqué que les Freemen avaient fini par «comprendre que lé FBI ne s’en irait jamais».Un autre facteur était «la confiance qui s’était établie entre eux et le FBI».La centaine d’agents du FBI déL .ployés sur place avaient fait monter là ' pression sur les miliciens la semainé dernière en coupant l’électricité et en amenant sur place plusieurs véhicules ‘ blindés d’assaut.Cinq personnes, dont trois enfants, s’étaient alors rendues.1.Les Freemen, des séparatistes,' blancs qui estiment illégale toute forme de gouvernement organisé, refusent notamment de payer leurs impôts fédéraux et adhèrent au mouve- ' ment religieux de «l’identité chrétien- : ne» qui prône des thèses violem-: ment racistes et antisémites.Fortement armés et équipés pour soutenir un long siège, ils avaient proclamé l’indépendance de leur ter-' ritoire de 385 hectares s’étendant au-1 tour de leur ranch, rebaptisé Justus Township (la ville des Justes), reje-_ tant l’autorité du gouvernement fédéral qualifié, dans un tract, de «prostituée corporative de fficto, également connue sous le nom d’États-Unis».Il y a vingt ans, la révolte de Soweto Les étudiants sud-africains noirs s’impatientent de la lenteur des changements FRÉDÉRIC CHAMBON LE MONDE Johannesburg — Boycottage des cours, manifestations et violences sur les campus, rencontres entre le président Nelson Mandela et les responsables des universités: c’est sur fond de crise de l’enseignement supérieur et de mécontentement des étudiants noirs que la «nouvelle Afrique du Sud» s’apprête à célébrer le vingtième anniversaire du soulèvement de la jeunesse des townships contre le système de l’apartheid dans l’éducation.Le 16 juin 1976, la révolte des écoliers de Soweto, réprimée dans le sang, déclenchait un vaste mouvement de protestation et donnait un nouveau souffle à la lutte contre le régime de ségrégation raciale.Vingt ans plus tard, cette génération sacrifiée grossit les rangs des quelque cinq millions de chômeurs sud-africains tandis qu’une nouvelle classe d’âge, l’apartheid aboli, frappe en masse aux portes des universités, passage privilégié vers l’obtention d’un emploi.S’ils ont conscience de la dette qu’ils doivent à leurs ainés, les étudiants noirs d’aujourd’hui ne se satisfont pas du simple accès à ces universités.Ils leur reprochent de fonctionner comme avant, sans tenir compte de la spécificité de la nouvelle population qu’ils représentent •La bataille n’est pas finie.Il faut continuera se battre pour que les universités changent vraiment», affirme Sifiso Bhenju, étudiant en deuxième année de gestion au Technikon de Pretoria.Cet institut universitaire technologique, bastion de l’enseignement afrikaner, accueille maintenant une majorité d etudiants noirs.Il a été touché de manière violente par I la vague d’incidents qui agite les universités sud-afri- caines depuis plusieurs mois.Des affrontements ont opposé, sur le campus, étudiants noirs et blancs, faisant plusieurs blessés et nécessitant l’intervention de la police antiémeute.Virulence Les revendications des étudiants noirs dans cet établissement se sont exprimées de manière virulente sous l’impulsion d’une partie d’entre eux qui appartiennent à des groupes politiques extrémistes noirs comme l’Aza-po.Mais elles sont les mêmes qu’ailleurs, à commencer par la question des arriérés de frais de scolarité.Handicapés par le manque de moyens financiers de leurs parents et par l’absence d’un système de bourse, les étudiants noirs ont du mal à payer leurs études.Une année de scolarité au Technikon de Pretoria coûte environ 2000 $ (logement inclus), une fortune pour des familles noires qui vivent souvent avec moins de 500 $ par mois.«L’administration nous empêche de nous inscrire pour l’année suivante sans tenir compte de nos difficultés», affirme Patrick Makhube-du, étudiant en ingénierie industrielle, qui déclare devoir 2000 $ à l’université.Ce problème, vécu comme une injustice par les étudiants, devrait être partiellement résolu par le récent déblocage par le gouvernement de prêts sans intérêts en faveur des étudiants les plus défavorisés.Mais le ressentiment des étudiants noirs est plus profond, il concerne aussi l’enseignement et les examens.Venant de lycées défavorisés, ces étudiants n’ont pas le même niveau que leurs condisciples blancs et ils ont plus de difficultés à réussir aux examens.Ils se plaignent du manque d’orientation et d’heures de soutien dans le cursus ainsi que de l’usage toujours prédominant de l’afrikaans comme langue d’enseignement.D’une manière générale, les étudiants noirs reprochent à l’administration et au personnel enseignant d’être toujours dominés par les Blancs et de ne pas être à leur écoute.Au niveau national, 80 % des professeurs du supérieur sont blancs.Au Technikon de Pretoria, seulement dix enseignants sur six cents sont noirs.«C'est vrai qu 'il reste beaucoup à faire.Mais nous avons déjà commencé à nous adapter et nous sommes prêts à continuer à condition que cela ne remette pas en cause la qualité de notre enseignement», déclare René Uys, doyenne de la faculté des sciences de l’information, chargée du processus de «transformation» au Technikon.Cette en-, seignante exprime une inquiétude, partagée par les étudiants blancs, qui craignent de voir le niveau de l’établis-’ sement baisser.«L'arrivée des étudiants noirs ne me dérange pas mais j’ai peur que mon diplôme perde de sa valeur», admet Corlea Grobler, étudiante afrikaner en première année de relations publiques.Les étudiants noirs, eux, s’impatientent de la lenteur des changements et en accablent le gouvernement.Préoccupé par les récents incidents, M.Mande la a décide d’intervenir pour apaiser les tensions'.Après avoir reçu les responsables des universités, il devrait rencontrer les représentants des étudiants.Mais 1 élaboration de la réforme de l’enseignement supérieur avance à petits pas.Le gouvernement n’a ni les moyens financiers ni la volonté de remettre en causera traditionnelle autonomie des universités.Il sou haite néanmoins harmoniser et démocratiser l’ensei-, gnement supérieur.Le président Mandela a confié, I élaboration d une réforme allant dans ce sens à unë commission d’universitaires.Mais celle-ci vient seulement de rendre le rapport qui doit servir de support à la future législation.Une génération sacrifiée grossit les rangs des quelque cinq millions de chômeurs sud-africains D1C I, K S S A M K I) I I 5 K T I) I M A N ( Il K ) Il ,1 T I N I II II li A I I I.K I) K V 0 I H .M 0 NI) ?É1 ections présidentielles en Russie K N H K H F ?Dix candidats en quête du Kremlin Camp démocratique et opposition nationaliste et communiste À quatre jours du scrutin, la bataille politique s’est brusquement radicalisée avec l’apparition de la violence terroriste à Moscou, où un attentat à la bombe a fait mardi soir quatre morts et onze blessés graves dans le métro.Communistes et réformateurs, qui ne se sont pas fait de quartier durant la campagne élec- torale, se sont aussitôt renvoyé la responsabilité de cet acte pratiquement sans précédent dans la capitale russe.Les dix candidats en lice pour le Kremlin se rangent dans deux camps, le camp dit «démocrate» et celui de l’opposition nationaliste et communiste, qui joue son va-tout après cinq ans de ré- formes et des millions de nouveaux pauvres et de mécontents.«Les communistes ne veulent pas rater cette dernière chance de revenir sur le devant de la scène», estime un analyste russe.11 est pratiquement certain que nul ne l’emportera dès le premier tour, en dépit de l’optimisme affiché de M.Eltsine.ÉTATS-UNIS: ASILE POLITIQUE ET EXCISION Washington (AFP) — L'instance d'appel du Service américain d’immigration et de naturalisation (INS) a pour la première fois accordé l’asile politique à une jeune Togolaise qui était menacée d’excision si elle retournait dans son pays.La décision qui s'applique au ças de Fauziya Kasinga, 19 ans, est la première aux Etats-Unis qui garantit l’asile politique en cas de menace de mutilation sexuelle.On estime que près de 100 millions de femmes dans le monde sont excisées, principalement en Afrique et en Asie, le jury d’appel de TINS a estimé que l’excision pratiquée par la tribu de la jeune fille, les Tchamba-Kunsuntu, constituait ' \, une persécution.la décision cite un rapport de l’INS sur le sujet et crée un précédent pour des cas similaires à venir.-?- RWANDA: ARRESTATION D’UN PRÉSUMÉ «GÉNOCIDAIRE» Kigali (AFP) — Un des principaux responsables présit niés du génocide de 1994 au Rwanda, Froduald Kara-Jÿ mira, a été arrêté à Addis Abeba, a-t-on appris de sour-' * ce officielle hier à Kigali.Gérard Gahima, directeur de , cabinet au ministère de la Justice, a précisé sur radio Rwanda que Kigali avait entrepris des démarches pour ’ obtenir son extradition d’Ethiopie.M.Karamira figure en 16' position de la «liste des principaux commandi-1 taires, organisateurs et auteurs présumés du génocide» publiée par Kigali.Cette liste comporte 446 noms.Homme d’affaires, il était avant le génocide le principal leader de la tendance dite «Power», c’est-à-dire oppo- .j sée à tout accord avec les Tutsis, du Mouvement dé- ) mocratique républicain (MDR).VIETNAM: LIBÉRATION D’UN «DÉVIANT» Hanoï (AFP) — Hoàng Minh Chinh, vétéran révolutionnaire et ancien haut cadre du parti communiste vietnamien (PCV) condamné à un an de prison l’an dernier pour avoir remis en cause le monopole du parti communiste vietnamien, a été libéré hier.M.Chinh, âgé de 77 ans, avait été condamné pour «avoir abusé des droits de la liberté et de la démocratie pour porter atteinte à la sécurité nationale», à l’issue d’un procès d’une journée.Figure très connue et respectée au Vietnam, M.Chinh avait été arrêté pour avoir demandé avec insistance au PCV de revenir sur une question qui ¦ Boris Eltsine Soixante-cinq ans, ingénieur de formation, il a fait toute sa carrière d’apparatchik à Sverdlovsk, cité longtemps fermée aux étrangers en raison de ses activités militaires.Appelé à Moscou en 1985 par M.Gorbatchev, il tombe en disgrâce à la fin des années 80.Soutenu par les démocrates, il est élu président de la Fédération de Russie, le 12 juin 1991, quelques mois avant la disparition de l’URSS.¦ Guennadi Ziouganov Cinquante-deux ans, président du comité central du Parti communiste de Russie, cet enseignant est un ancien responsable de l’idéologie au sein du PCUS.Depuis les législatives de décembre 1995, il dirige le plus important groupe parlementaire de la Douma.Il se réclame volontiers de la social-démocratie, tout en défendant le «modèle chinois» et en jugeant «inévitable le rétablissement de l’URSS».Élections municipales en Roumanie ' ¦ Vladimir Jirinovski Cinquante ans, dirigeant du Parti libéral-démocrate de Russie (LDPR), formation ultranationaliste et troi-sième groupe parle-mentaire (55 sièges).,r Né au Kazakhstan, ce ijuriste a fait son appa-^- rition sur la scène po- litique en 1990 dans des circonstances pour le moins mystérieuses.Ses adversaires affirment qu’il est une «créature» du PCUS et du KGB.Il a créé la surprise en remportant les élections législatives de 1993.Le score du LDPR est retombé à 11,06 % en décembre 1995.¦ Grigori lavlinski Quarante-quatre ans, candidat du camp «démocrate», cet intellectuel de Lvov, est le coauteur du plan de «cinq cents jours» en 1991, prévoyant le passage accéléré vers l’économie de marché.Vice-premier ministre en 1991, il passe ensuite dans l’opposition et se présente aux législatives de 1993 à la tête du parti labloko.Ses chances ont été compromises par l’incapacité des «démocrates» et des «libéraux» à choisir un candidat commun.¦ Alexandre Lebed Quarante-six ans, ancien d’Afghanistan, ce général en retraite a démissionné de l’armée en 1995.Il s’est rallié au Congrès des communautés russes (KRO), une formation nationaliste laminée aux dernières législatives.Il a fait de la lutte contre la corruption le thème majeur de sa campagne.¦ Mikhaïl | jp|pj|jgfv Gorbatchev W ' ' Soixante-cinq ans, dernier secrétaire général du Comité central du PCUS, l’artisan de la perestroïka est aujourd’hui rendu responsable par la majorité des Russes de tous les problèmes dont souffre le pays.Les sondages lui accordent moins de 3 % des voix.¦ Vladimir Bryntsalov Quarante-neuf ans, directeur multimillionnaire des laboratoires pharmaceutiques Ferane, un des premiers soviétiques à créer son entreprise en 1987, il vit dans un luxe ostentatoire et voit dans l’argent une panacée à tous les maux de la Russie.¦ Iouri Vlassov Soixante ans, militaire reconverti à la littérature, il a été quatre fois champion du monde et une fois champion olympique d’haltérophilie dans les années 60.Très discret sur son programme, M.Vlassov est proche des milieux nationalistes.B Martin Chakkoum Quarante-quatre ans, scientifique de formation, cet homme effacé, quasiment inconnu, a été conseiller du gouvernement libéral d’Egor Gaïdar.fl Sviatoslav Fiodorov Soixante-huit ans, ophtalmologue millionnaire, ce chirurgien réputé se veut le champion d’une «troisième voie» entre le «capitalisme sauvage» et le «totalitarisme communiste».Reuter Scrutin controverse En jeu: Bucarest Bucarest (AFP) — Les électeurs roumains sont appelés demain aux urnes pour le deuxième tour des élections municipales, dont la bataille la plus attendue opposera à Bucarest l’ancien champion de tennis Ilie Nastase, candidat du parti au pouvoir, à Victor Ciorbea, jeune juriste syndicaliste.Donné généralement favori par les analystes comme par les sondages, M.Nastase, 49 ans, n’a recueilli, le 2 juin, que 30 % des suffrages contre 40 % au candidat de la Convention démocratique (CDR, opposition libérale).Le premier tour a été marqué par une forte abstention avec une participation nationale de 56,4 % des quelque 17 millions d’électeurs, tandis que seulement près d’un tiers des maires ont été élus.De graves ratés dans l’organisation du scrutin ont abouti à un retard de deux jours dans la proclamation des résultats officiels.Deux maires de grande ville, seulement, ont été élus au premier tour: Constantin Simirad à Iasi (nord, opposition), et Gheorghe Funar, nationaliste, réélu à Cluj (nord-ouest) en dépit d’une alliance opposition-minorité magyare.«Guerre d’interprétation» Le 2* tour sera organisé dans 1729 localités tandis que dans 332 autres, où le taux de participation a été inférieur à 50,1%, un nouveau premier tour sera organisé, a indiqué le Bureau électoral central.Une «guerre de l’interprétation» des résulats oppose l’opposition au PDSR du président Ion Iliescu.Le PDSR souligne qu’il a obtenu plus de 30 % des mandats de maires attribués dès le premier tour, et a obtenu le plus de suffrages pour l’élection des maires.Le président de la CDR, Emil Constantinescu, considère que «la seule évaluation valable dans la perspective des législatives du 3 novembre est celle des mandats obtenus pour les conseillers départementaux, élus sur des listes de partis».Ainsi, cette formation est en tête avec 20 % de voix, suivie par le PDSR avec 16 %, tandis que le Parti démocrate de l’ancien premier ministre Petre Roman, aujourd’hui en opposition, arrive en troisième position avec 11% Pour le 2' tour la CDR est en bal-lotage nettement favorable dans les six arrondissements de la capitale tandis que d’autres formations d’opposition sont bien placées dans les grandes villes dont Arad, Sibiu et Constantza.Un accord de soutien réciproque entre la CDR et le parti de M.Roman a été annoncé pour le deuxième tour.Pour tenter de refaire le score le PDSR a sorti de la manche son dernier atout: la candidature à la présidence le 3 novembre prochain.sous son sigle.du président Iliescu.Cette annonce, à mi-chemin entre les deux tours des municipales, a surpris les milieux politiques car.M.Iliescu.66 ans, devait annoncer sa decision après les municipales.Des élections à haut risque en Tchétchénie Les indépendantistes menacent de prendre des représailles Grozny (AFP) — Les élections pour un nouveau parlement local et la présidentielle russe ont débuté timidement hier en Tchétchénie, sous la menace de représailles indépendantistes, tandis que Russes et indépendantistes s’accusaient de nouveau de violations du cessez-le-feu.En dépit des affirmations du gouvernement tchétchène pro-russe, selon lesquelles les élections avaient commencé dans toutes les régions de la république indépendantiste à l’exception de Vedeno , les bureaux de vote étaient introuvables dans de nombreux bourgs et villages tchétchènes.Les habitants de ces localités, pour la plupart des sympathisants indépendantistes, affirmaient que les élections, qui doivent durer jusqu’à dimanche, n’auraient pas lieu.«On a déjà des dirigeants indépendantistes, on n’en a pas besoin d’autres», a affirmé Mohammed Iandarov, 19 ans, habitant de la ville d’Ar-goun, à une quinzaine de kilomètres de Grozny.«Si quelqu’un essaie d’organiser des élections ici, il y aura du grabuge», a-t-il ajouté.Les dirigeants indépendantistes, Ze-limkhan Iandarbiev et son chef d’état-major Aslan Maskhadov, ont prévenu qu’ils empêcheraient la tenue de ces élections par tous les moyens.Jeudi, M.Maskhadov a déclaré que si le scrutin se tenait malgré tout, les indépendantistes mèneraient des opérations sans précédent contre le gouvernement tchétchène prorusse et son chef, Dokou Zagaïev, l’initia- teur de ce scrutin.Selon le porte-parole du gouvernement indépendantiste Movladi Oudougov, cité par Itar-Tass, les troupes fédérales ont isolé hier plusieurs villages du sud-est du pays.Echange de feu Les forces russes ont accusé de leur côté les indépendantistes d’avoir attaqué un convoi militaire dans l’est de la Tchétchénie hier après-midi, entraînant un échange de feu qui n’a pas fait de blessés, selon les Russes.«Les troupes [russes] font des efforts titanesques pour ne pas frapper de toute leur puissance la partie opposante», a déclaré le commandant en chef des forces russes en Tchétchénie, le général .Viatcheslav Tikhomirov.A Grozny, une trentaine de bureaux de vote au moins avaient ouvert leurs portes dès hier matin, selon la commission électorale du gouvernement tchétchène pro-russe.Les membres de la commission électorale affirmaient que les élections se déroulaient normalement, en dépit d’un faible taux de participation.La plupart des habitants de la capitale tchétchène affirmant avoir pris part au vote étaient soit directement ou indirectement liés au gouvernement tchétchène pro-russe, soit déclaraient en avoir tellement assez de la guerre que l’indépendance de la république est passée au second plan de leurs préoccupations.«Je suis allée voter parce que j’en ai assez de cette guerre, et que peut-être qu’un peu d’ordre dans notre gouvernement nous aidera à restaurer la paix», dit Leila, 26 ans, une Tchétchène de la capitale.Pour la présidentielle russe, Leïla dit avoir voté Eltsine, un témoignage rarissime, la plupart des gens ayant l’intention de voter jurant leurs grands dieux qu’ils ne voteront plus jamais pour celui qui a mis leur terre à feu et à sang.Beaucoup de votants — y compris parmi les membres des commissions électorales proches du gouvernement tchétchène pro-russe — affirmaient avoir l’intention de voter pour le principal rival de Boris Eltsine, le candidat communiste Guennadi Ziouganov.Mais de telles nuances échappaient à beaucoup, qui ignoraient tout bonnement le scrutin, profitant de la trêve des combats qui prévaut en Tchétchénie depuis bientôt trois semaines, depuis que le leader indépendantiste Zelimkhan Iandarbiev a rencontré Boris Eltsine au Kremlin.Allure d’avant-guerre Dans une chaleur presque étouffante, le marché central avait presque retrouvé ses allures d’avant-guerre.Seules les carcasses calcinées des immeubles alentours rappelaient les combats d’une violence hallucinante qui s’y déroulèrent de décembre 1994 à mi-1995.Pourtant, les quelques clients interrogés affirmaient s’attendre à une offensive indépendantiste.«Bien sûr ils vont essayer de faire quelque chose, c’est inévitable», dit Assia, une vendeuse.«Mais je n’ai pas peur d’eux, au contraire.Tout ce qu’ils feront, c’est pour nous, les petites gens, qu’ils le feront», a-t-elle affirmé.«Si quelqu’un essaie d’organiser des élections, il y aura du grabuge.» reste, plus de 30 ans après, totalement taboue: la réhabilitation d’une trentaine de hauts cadres du PCV victimes des purges dans les années 60 pour «révisionnisme» et «opposition à la ligne du parti».-«- oq ONCLE PICSOU SOUS LES VERROUS Berlin (Reuter) — Le maître-chanteur Arno Funke, surnommé «Oncle Picsou» («Dagobert» en allemand), qui avait tourné en ridicule la police allemande durant deux ans, a été condamné hier à neuf ans de prison.Agé de 46 ans, il s’était forgé l’image d’un personnage-culte en Allemagne en faisant chanter la chaîne de grands magasins Karstadt, à laquelle il réclamait 1,4 million de marks (910 000 dollars).Il avait imaginé une trentaine de scénarios rocambolesques pour ses demandes de rançon qui n’ont jamais abouti.Ses aventures prirent fin en avril 1994.Funke avait demandé à la police de placer l’argent dans un conteneur qu’il j,, , avait astucieusement placé sur une bouche d’égout.Muni de son pactole — en fait du papier — Oncle Pis-cou s’était échappé par les sous-sols avant de s’apercevoir de la supercherie.-?- p> PÉKIN: LE PLUS GRAND SALON DE L’AUTO , Pékin (AFP) — Le plus grand salon de l’automobile jamais organisé en Chine ouvrira ses portes la semaine prochaine à Pékin avec un millier d’exposants de 25 pays, a indiqué hier le China Daily.Auto China 96, qui se déroulera du 18 au 24 juin, sera le deuxième plus grand salon du genre en Asie après le Tokyo Motor Show, a précisé le journal.Tous les principaux constructeurs mondiaux seront présents à ce rendez-, vous.Quelque 360 000 visiteurs sont attendus au Centre international des expositions où ils pourront admirer 340 modèles de voitures et 44 motos.La production automobile en Chine a augmenté de 23 % en moyenne entre 1990 et 1995 pour atteindre 5,87 millions de véhicules.Mais, malgré la volonté affichée du gouvernement de faire de l’industrie automobile l’un des «piliers» de l’économie au siècle prochain, le sec- j teur est actuellement en crise à cause d’une concurreji-, ce internationale de plus en plus vive bien que les taxes à l’importation atteignent 100 %.Les ventes des voitures fabriquées en Chine reculent et les constructeurs sont obligés de baisser nettement leurs prix pouf j tenter d’écouler leurs stocks.i A partir de • *'0 0 y.,*".?PLACE MINTO SUITE HÔTEL Habits Italiens Loro Piana / Cerruti SUPER VENTE sur nos habits Jusqu'à 50% de rabais Macinique ü-ub-u C VALENTINO V&S -LUBIAM DENOMME VlNCEKT 383, St-Jacques O.Centre de Commerce Mondial 281-7999 277, ar.laurier O.5107, av.du Parc 277-7558 ‘ Réservations: 1-800-267-3377 i (613)782-2350 À deux pas de la colline parlementaire 433 ouest avenue Laurier.Ottawa.(Ontario) KIR 7Y1 (613)232-2200 Tarifs d’été exceptionnels Tout prêt! • Studios, suites d’une et de deux chambres à coucher • Cuisines entièrement équipées • Piscine intérieure et centre de forme physique • Enfants de 18 ans ou moins demeurent gratuitement dans la suite de leurs parents • Service aux chambres et restaurants Tout près! • Cérémonie de la Relève de la Garde • Musée de l'Aviation • Musée des Civilisations • Musée des Beaux-Arts • Canal Rideau et Marché Byword • Occupation simple ou double.Tarifs en vigueur cAj 24 juin au 2 septembre.1996.Sujet à la cfcponibSté des suites.par nuitee I.E I) E V OIK, I.K S S A M EDI I 5 E T I) I III A N C II E I « .1 U I N III II » A 12 ÉDITORIAL Crever l’abcès à la SQ Gilles Lesage Le juge Jean-Pierre Bonin a été chargé, jeudi, de faire la lumière sur «certains événements» et sur «certaines pratiques» qui ont cours à la Sûreté du Québec.Le mandat du commissaire-enquêteur indépendant porte particulièrement sur des événements survenus le 26 août 1995.Des agents de la SQ, faisant alors enquête sur l’avortement inopiné de l’affaire Matticks en cour, auraient été l’objet de pressions et d’intimidation de la part de deux supérieurs.’enquête porte également sur la manière dont les enquêteurs sont supervisés et appuyés par leurs officiers, ainsi que sur les pratiques qui ont cours.Désireux de rassurer les sceptiques quant au mandat limité et circonscrit du juge Bonin, le ministre de la Sécurité publique a rappelé que le magistrat est investi de tous les pouvoirs d’un commissaire nommé en vertu de la Loi sur les commissions d’enquête.Il peut notamment assigner toute personne à comparaître; et quiconque refuse de se présenter devant le commissaire peut commettre un outrage au tribunal.Comme preuve de sa volonté d’agir rapidement, le ministre Robert Perreault a fixé au 30 novembre prochain la date de remise du rapport d’enquête.Ainsi présentée et engagée, cette enquête sur ce qu’il est convenu d’appeler l’affaire Matticks semble complète et irréprochable.D’autant qu’elle s’ajoute à plusieurs mesures sur le même sujet et des affaires connexes, dont la réaffectation de deux officiers supérieurs mêlés à l’incident d’août dernier; la conduite d’autres membres de la SQ dans cette affaire; la publication prochaine du rapport du groupe de travail Bellemare, sur la conduite des enquêtes criminelles, découlant du fameux raid de la SQ à la police de Chambly, il y a deux ans.L’ensemble apparaît fort impressionnant et laisse entrevoir que la panoplie de moyens mis en œuvre mettra enfin un terme au malaise persistant à l’égard de la SQ.C’est d’ailleurs ce qu’espère le ministre.Même si les allégations récentes soulèvent des interrogations sur certaines pratiques précises, selon M.Perreault, il ne faut pas pour autant conclure à l’existence de pratiques généralisées au sein de la SQ.Malheureusement pour le ministre, la kyrielle d’enquêtes en cours, au lieu de rassurer comme il le souhaite, ressemble à un immense casse-tête avec des pièces éparses dont on ne sait nullement où elles finiront par tomber.Un chapelet d’enquêtes partielles, si bien menées soient-elles, ne saurait tenir lieu d’une vaste enquête publique et générale qui permette, à terme, de recoller tous les morceaux et de rétablir une crédibilité, fort amochée.Morcelées, ces bribes ne rassurent pas, elles inquiètent davantage encore, comme si le gouvernement hésitait à entreprendre le grand ménage qui, selon le jugement populaire, s’impose de plus en plus au sein de ce qui est censé être la police nationale du Québec.À vrai dire, il y a au moins un an que cette enquête s’impose.Divers incidents, fort disparates, ont amené de l’eau au molin de ceux qui prétendent que les policiers ne sont pas tous au-dessus de tout soupçon et qu’il s’impose de faire la lumière sur des pratiques à tout le moins discutables, estimait Le Devoir le 22 juin 1995.En plus de la descente massive à Chambly, les allégations troublantes d’un ex-enquêteur de la SQ, l’avortement d’un mégaprocès relié à la drogue (affaire Matticks), la confession d’un criminel délateur, ont jeté une ombre lourde sur la réputation et l’intégrité d’un certain nombre de policiers.Ces prétentions, en attendant que pleine lumière soit faite, portent atteinte à l’ensemble des gardiens de l’ordre et de la paix.Une enquête générale et publique est nécessaire.Depuis lors, au lieu de s’atténuer, le malaise persiste et s’aggrave.D’autres incidents ont accru la méfiance envers la SQ.Evoquant des coups montés et des tentatives pour déstabiliser une police de plus en plus efficace, notablement contre le crime organisé, l’ancien ministre de la Sécurité publique préférait des enquêtes circonscrites à une enquête générale.Serge Ménard soulignait, à bon droit, qu’une enquête publique coûte très cher et risquait de bloquer des enquêteurs pendant longtemps, tout en diminuant l’efficacité des escouades spéciales qui luttent contre le crime organisé.Il arrive pourtant un moment où, quelles que soient les explications les plus fiables, les justifications les mieux étoffées, le soupçon persiste et s’installe à demeure.Il arrive pourtant un moment où l’on a la fâcheuse impression que, en dépit des dénégations énergiques, les bavures ont pris une telle ampleur qu’il faut crever l’abcès.Par un geste d’éclat qui démontre à la face de tous que la police agit en toute légalité et réprime sans pitié tout manquement en ce sens.Quel que soit leur sérieux, les enquêtes internes laissent subsister des points d’interrogation.La police peut-elle être impartiale quand elle enquête sur elle-même?Comment avoir la certitude que, pour les policiers, la fin ne justifie pas les moyens?Si ces questions étaient valables il y a un an, elles le sont bien davantage à ce jour, car les incidents et les doléances envers la police «provinciale» se multiplient.Allégations de manœuvres illégales, de fausses preuves, d’intimidation d’enquêteurs par des collègues, soulèvent des doutes énormes sur l’intégrité des policiers et la qualité de leurs enquêtes.Avant même l’acquittement des quatre enquêteurs accusés de parjure, de fabrication de preuve et d’entrave à la justice, dans l’affaire Matticks, l’opposition officielle et le député Mario Dumont réclamaient à l’Assemblée nationale une vaste commission d’enquête sur l’ensemble du fonctionnement du ministère de la Sécurité publique.Comme son prédécesseur, M.Perreault a résisté à cette demande, préférant une kyrielle de minienquêtes qui, à certains égards, jettent de la poudre aux yeux.Il n’est pas question de remettre en cause la compétence du juge Bonin ou la bonne foi du directeur Serge Barbeau.Il n’en reste pas moins que, leurs mandats respectifs étant forcément limités, l’ombre se fera plus épaisse au lieu de s’alléger.Il faudra faire plus, et plus largement, pour rétablir la crédibilité, amochée, et redonner à la SQ une intégrité au-dessus de tout soupçon.Contrairement à ce que prétend le directeur Barbeau, confier à un tiers le soin d’enquêter sur son service équivaudrait à abdiquer ses responsabilités.Au contraire, quand l’impression générale prévaut que la police ne réussit plus à s’autopolicer et à apporter les correctifs qui s’imposent, il n’y a qu’un moyen pour crever l’abcès: une enquête indépendante et impartiale, générale et publique.Autrement, comme l’a dit le criminologue Jean-Paul Brodeur {Le Devoir, 11 juin 1996), ce ne sera qu’une autre histoire de relations publiques pour la SQ.Un remue-ménage cosmétique ne peut rétablir le lien de sécurité et de confiance entre les policiers et les citoyens.Un grand ménage s’impose pour redorer un blason terni.Un quart de siècle après l’enquête Prévost, ce n’est pas un luxe, mais une nécessité criante.E T T R E -?- La souveraineté aux calendes grecques ?Après que le PQ eut jeté sa notion d’indépendance aux orties, on a proposé la «souveraineté association» avec ou sans trait d’union.Vint ensuite la «souveraineté partenariat» et maintenant la «souveraineté retardée», telle qu’annoncée par M.Bouchard il y a quelques jours.Est-ce que l’avenir nous apportera la «souveraineté aux calendes grecques»?Adrien Drolet Chariesbourg, 5 juin 1996 Une attaque injustifiée.Dans sa chronique du 10 juin, Pierre Beaudry s’en prend violemment à Alain Rey, directeur de la rédaction des dictionnaires Robert, pour lui reprocher son ingérence dans l’usage de la langue française! Tout ça parce que notamment le Nouveau Petit Robert donne la marque d'usage angtic.(anglicisme) au mot charter et mentionne que l’expression française est vol nolisé.Le Nouveau Petit Robert constate bien l’usage du mot charter et l’illustre d’exemples, comme le préconise M.Beaudry, mais il a le tort, selon le chroniqueur du Devoir, de le classer parmi les anglicismes et de signaler l’expression française vol nolisé.Je ne vois pas où est le problème: on ne peut qu’approuver ce traitement lexicographique.Cette charge véhémente à l’endroit du grand lexicographe Alain Rey est d’autant plus regrettable qu’elle n’est absolument pas fondée et que le Nouveau Petit Robert comme le Grand Robert constituent des ouvrages de référence de très grande valeur.Marie-Eva de Villers Auteure du Multidictionnaire des difficultés de la langue française .Une relecture serait justifiée Mme de Villers m’étonne, et m’attriste aussi, elle qui a si courageusement affronté M.Rey dans tous les médias après la parution en 1992 de l’absurde Dictionnaire québécois d'aujourd’hui.Les lecteurs qui souhaitent lire son article publié dans L’actualité du 21 février 1993, ironiquement intitulé «Le Robert?Tsé veux dire.» n’ont qu’à m'envoyer une enveloppe affranchie au 10498, rue Tanguay, Montréal H3L3G7.Quant au fond de la lette de Mme De Villers, qui cherche à démentir jusqu’à mes citations du Petit Robert, une simple relecture de ma chronique devrait suffire à remettre les choses au point En terminant, je propose à Mme De Villers de débattre cette question avec moi n’importe où et devant n’importe quel auditoire de son choix.Pierre Beaudry Une bourrique de maire ! Les monuments historiques, les archives et les statues sont souvent fort malmenés.Ils sont régulièrement victimes de bien des décisions administratives où l’argent est le principal décideur.S’identifier à son passé est de première importance pour la survie d’un peuple, d’une ville, d’un pays.En éliminant les joyaux de leur patrimoine, on amoindrit l’image de ce qu’ils sont et de ce qu’ils ont été.La décision de l’administration Bourque d’autoriser la démolition du couvent Saint-Isidore, reconnu monument historique, m'indigne.Pour un maire, la destruction d’un bâtiment historique appartenant à la ville qu’il représente est un geste inconcevable.Montréal détient un maire davantage suranné que ses propres documents.Que de désolation.une erreur maintenant irréparable! Martine Ouellet Ijocumentaliste-archiviste Etudiante en histoire Laval, 10 juin 1996 *i Jt LE REMET* En PLACÉ, JE /W'ëviTE UN AAÇMAGé/ ; ' : î§ E (?/\(WoTt£ L’année de toutes les vaches 1 y a quatre sortes de vaches: celles qui ont des taches brunes sur le côté, les folles (d’ex-vaches à taches qui ont mal tourné), les vaches à lait (pas de taches sur les côtés) et les vaches sacrées (d’une pureté immaculée).On ne parle pas assez des vaches sacrées alors qu’on manque rarement une occasion de s’en prendre aux vaches à lait, aux vaches à taches et surtout aux pauvres folles.Disons-le franchement: les vaches sacrées québécoises sont les plus belles du monde.Elles sont les plus vaches et les plus sacrées de la planète.Gandhi peut bien aller se rhabiller (si on peut dire).Mère Teresa aussi.J’aime les vaches sacrées et consacrées.J’aime les flatter (dans le sens du poil), leur parler de ma vie et m’enquérir de leurs enfants.En général, je fais tout pour ne pas me les mettre à dos et je me contente de les observer à distance.D’ailleurs, l’histoire nous enseigne qu’aucun journaliste n’est jamais revenu vivant d’une expédition au pays des vaches.On dit même qu’en 1984, un jeune journaliste — sans doute un pigiste — a pris le pari qu’il ferait la lumière sur l’une de nos Précieuses.On ne l’a plus revu et, dans les écoles de journalisme, son nom n’est plus jamais prononcé.On parle de lui, au passé, comme de l’homme qui avait vu l’homme qui avait vu.la vache.Cela incite à la prudence.Alors, ne comptez pas sur moi pour dire un mot contre la plus sacrée de toutes nos vaches sacrées, une vache divine s’il en est une: les fédérations de l’âge d’or et les associations d’aînés.Ces gens-là sont au-dessus de tout.Ils broutent dans l’Olympe des vaches sacrées.Le temps (et la température) ne les atteignent même plus.Ma vache préférée demeure le Vérificateur général du Québec.Quel sens du sacré! Quelle aura! Quel pouvoir! Avez-vous déjà entendu une seule critique dirigée contre ce type (je ne sais pas trop pourquoi, mais c’est toujours un homme).Chaque année, il produit à peu près le même rapport, modifiant un ou deux noms, question de distribuer équitable- DANIEL LATOUCHE ?ment les histoires d’horreur entre tous les ministères.Ses commentaires viennent par cycle de trois ans.Au début des années 80, il s’en est pris à l’achat d’ordinateurs par le ministère de l’Éducation.Puis, nous avons eu droit à trois années sur l’utilisation des jets gouvernementaux, trois autres années sur les fraudes à l’aide sociale et trois rapports sur les comptes à recevoir.Nous sommes actuellement dans la deuxième année du cycle des subventions inutiles.Quelle belle job que celle de vérificateur.Votre client est coupable avant même d’avoir ouvert la bouche et comme tout le monde a un «mon oncle» dont le beau-frère travaille à Québec, les histoires d’horreur dont il aime bien nous entretenir sont de la p’tite bière par rapport à cette «réalité réelle» dont nous avons tous une connaissance intime.On le croit toujours sur parole car la réalité est bien «plus pire» que celle qu’il nous décrit.Et puis avez-vous déjà lu un éditorial ou un article mettant en cause la compétence ou la crédibilité du vérificateur?Ces gens-là «vérifieraient» même le bon Dieu si on le leur demandait, mais le vérificateur général?Jamais.Trop dangereux.Un peu plus bas (sur pattes) dans l’échelle du sacré, on trouve les protecteurs du citoyen et les médiateurs.Eux aussi font la belle vie.Leur histoire est toujours la même: le méchant gouvernement traite mal les bons petits citoyens et leur fait souvent de la grosse peine.Méchant, méchant ! Pouvez-vous imaginer un rapport de l’Ombudsman qui conclurait de la manière suivante: «Cette année, les citoyens ont été particulièrement exécrables, bêtes et méchants.L’État a été bien bon de les endurer.Nous recommandons d’abolir les citoyens pour les 12 prochains mois.» Les commissaires à la vie privée et les ombudsmans de l’accès à l’information sont un peu plus bas dans l’échelle des vaches sacrées.Certes, ils sont tout à fait capables d’être vaches, mais c’est le sacré qui leur fait souvent défaut.La raison est simple: il leur arrive de se tromper.Une vraie vache sacrée ne se trompe jamais.Les commissaires à l’éthique de-ceci-et-de-cela viennent au quatrième rang.L’intérêt de leur travail est de toujours intervenir trop tard, après que le péché a été commis.Ces gens-là doivent être de ceux qui envoient leurs cartes de Noël en février.Au bas de l’échelle, on trouve finalement les commissaires à la déontologie, ces spécialistes du coupage de poires en deux.Quel monde merveilleux que celui de toutes ces vaches sacrées qui broutent tout l’hiver à l’intérieur pour émerger, toutes en même temps, au printemps.Et quel sens de la discipline! Avez-vous déjà vu deux vaches sacrées se prendre aux cornes?Jamais.Pourtant, il y aurait de quoi.Par exemple, pourquoi ne pas organiser une sorte de «combat extrême» entre les vaches sacrées qui protègent les enfants et celles qui défendent les droits des aînés?En effet, on n’a pas beaucoup entendu les défenseurs des jeunes lorsque les aînés ont insisté pour se défaire de toutes leurs responsabilités envers leurs petits-enfants.Pas plus d’ailleurs que les organismes chargés de défendre la famille ou la solidarité sociale.Une vache sacrée ne s’en prend jamais à une autre.Ce qu’il nous faut, c’est un commissaire aux vaches sacrées, un vérificateur des vérificateurs.11 aurait la tâche de faire appliquer le code de conduite des vaches sacrées et de contrôler les histoires d’horreur des autres vérificateurs.Toute histoire d’horreur jugée répétitive ou pas assez horrifiante serait immédiatement rejetée et remise dans un pool pour les années de vaches maigres.Quelle belle job.Voulez-vous voir mon c.v.?A PROPOS -4- .d’une économie du savoir L’avènement de l’économie fondée sur le savoir exigera des ajustements notables de la part des entreprises, des travailleurs et des gouvernements des pays de l’OCDE, et aussi de l’OCDE elle-même.Ce nouvel environnement économique se caractérise par la rapidité des changements et le besoin de flexibilité.La croissance de la productivité, de la production et de l’emploi doit avoir pour assise le progrès technologique et la mise en valeur des ressources hu- maines.Une politique cohérente en faveur de l’économie du savoir doit être une politique d’incitation à des investissements accrus dans le capital humain, la technologie, l’innovation et les réseaux d’information.L’efficacité de l’action gouvernementale dépendra de plus en plus de son aptitude à enrichir la base de connaissances et à renforcer la capacité d’adaptation de l’économie à des changements rapides.L’observateur de l’OCDE, juin 1996.LE DEVOIR FONDÉ PAR SES RI BOÜRASSA LE 10 J A K V I E R 1910 Directrice LISE BISSONNETTE Rédacteur en chef BERNARD DESCÔTEAUX Vice-président, finances et administration FRANÇOIS TH0UIN Directeur de l'information CLAUDE BEAUREGARD Directeurs adjoints de l'information PIERRE BEAULIEU.GUT TAILLEFER.NORMAND THERIAULT Rédacteur en chef adjoint JEAN ROBERT SANSFAÇON Directeur artistique ROLAND-YVES CARIGNAN 2050.rue de Bleury.9* étage.Montréal (Québec) H3A3M9.Tél.: (5 14) 985-3333 FAIS CE QUE DOIS- I.K |> K V OIK.I.K S S A M K I) I I I» K T I) I M A N C II K I « JUIN I !» f» (I IDEES A TT- Je reste ici ! Les immigrants entre Parizeau et Chrétien KATIA HOUSTANY Professeur de droit international Département des sciences juridiques Université du Québec à Montréal e qu’on a reproché à Jacques Parizeau,Jean Chrétien doit-il en être exempté quand il soutient $on ministre Doug Young?A l’évidence, non.Au fond, les deux séries de déclarations, bien qu’aux antipodes l’une de l’autre à l’égard des préoccupations qui les sous-tendent, procèdent de la même logique qui consiste à confiner les immigrants dans une altérité les désignant à l’opprobre des tenants de chacune des deux visions qui depuis longtemps déchirent l’ensemble canadien.Ce que les propos de M.Parizeau occultaient, c’est le souhait des immigrants, qui la plupart du temps ont quitté des pays en guerre ou en proie à l’instabilité politique, de ne pas voir se rééditer ces mêmes fractures dans leur pays d’adoption.Cependant, on peut comprendre M.Parizeau qui, frustré, n’avait fait, somme toute, qu’établir un constat électoral véridique.En revanche, les termes des déclarations du ministre Young, et du premier ministre Jean Chrétien l’appuyant, signifient que les Canadiens — théoriquement égaux devant l’impôt — ne jouiraient pas de la même manière des droits garantis par la Charte canadienne, notamment dans le domaine de cette fameuse liberté d’expression invoquée par M.Chrétien à la rescousse de M.Young; de sorte que les immigrants devraient épouser la pensée unique de MM.Chrétien et consorts, ou s’en aller.A quand la suppression du droit au scrutin secret pour les immigrants et l’instauration d’un délit d’opinion qui leur serait spécifique?Il y a dans le processus mental de gM.Chrétien et Young tous les Rangers de discriminations prochaines et futures à l’endroit des im-niigrants.N’est-ce pas ce type de perception qui avait conduit à interner en bloc les Canadiens d’origine japonaise?Ce fut à l’honneur du Québec et des Québécois, comme de M.Parizeau, lui-même d’aboutir à la démission du premier ministre de la Belle Province.M.Chrétien devrait savoir ce qu’il lui reste à faire dans les circonstances.”, Le fond de ma pensée, en tant qu’immigrante munie d’une solide expérience de guerre et d’éclatements internes, c’est que, comme ailleurs dans bien des pays du Tiers-Monde, la classe politique de ce pays, toutes provinces et tous ordres gouvernementaux confondus, s’avère, au niveau des compétences et de la tenue morale requise, bien en-deçà de ce qu’exige l’état de délabrement dramatique et de désagrégation avancée, sur les plans à la fois politique, social et économique, et qui plonge les citoyens — même nantis d’un emploi — dans le plus grand désarroi., N’en déplaise à quiconque, et malgré tous les nuages lourds à l’horizon, c’est ici que je reste, je ne partirai donc pas! ; L’ÉQUIPE DU n DEVOIR 'IA RÉDACTION Journalistes à l’information générale et métropolitaine: Sylvain , Blanchard, Paul Cauchon.Jean Chartier, Louis-Gilles Francoeur (environnement), Kath-: leen Lévesque, Caroline Montpetit, Brian Myles, Isabelle Paré, Louis Lapierre (adjoint au directeur de l'information) ; Jean-Pierre Le-gault (responsable des pages thématiques), Dia-' ne Précourt (pages éditoriales, responsable de la section Tourisme)', Martin Duclos et Christine Dumazet (relecteurs); Jacques Grenier et .Jacques Nadeau (photographes); à l’information culturelle: Michel Bélair (responsable), Stéphane Baillargeon, Pierre Cayouette, Mario Cloutier, Paule des Rivières, Louise Leduc, Benoît Munger, Odile Tremblay: à l'information économique: Gérard Bérubé (responsable), Robert Dutrisac, Claude Lévesque, Serge Truf faut, Claude Turcotte; à l’information internationale: Sylviane Trantier (responsable), François Brousseau (éditorialiste) Jocelyn Coulon, Clément Trudel; A l’information politique: Pierre O'Neill, Jean Dion (correspondant parlementaire à Ottawa), Gilles Lesage (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec), Michel Venne (correspondant parlementaire à Québec); à l’information sportive: Yves d’Avignon; Marie-Hélène Alarie (secrétaire à la rédaction); Marie-Claude Petit, Julie Tremblay (commis).La documentation: Gilles Paré (directeur); Brigitte Arsenault, Manon Denome, Serge Laplante (Québec), Rjichel Rochefort (Ottawa).IA PUBLICITÉ ET LE MARKETING Martine Dubé (directrice).Daniel Barbeau (directeur adjoint).Yves Williams (responsable, avis publics et annonces classées), Jacqueline Avril, Jean de Billy.Brigitte Cloutier.Gyslaine Côté.Marlène Côté, Sylvie Han-, na, Christiane legault, Jacques A Nadeau.Guylaine Ouellet, Micheline Ruelland, Monique Verreault (publicitaires); Sylvie Laporte, ' Nathalie Lemieux.Pierrette Rousseau, Micheline Turgeon; Michèle Bouchard (secrétaire).IA PRODUCTION Jocelyn Arsenault (directeur des approvisionnements, distribution et production), Marie-France Turgeon (responsable -delàproduction), Claudine Bédard.Johanne Brunet.Danielle Cantara.Richard Des Cormiers, Marie-Josée Hudon.Sylvain Lesage.Christian Vien.Olivier Zukla SERVICE A LA CLIENTÈLE Johanne Brien (responsable).Evelyne Labonté (responsable à la promotion de abonnements).Manon Bbnchette-Tunrotte.Monique L'Heureux.Lise Lachapelle.Rachel-le Ieclerc-Venne L’ADMINISTRATION | Yves Routhiette (contrôleur).Dany Dêpatk* (adjointe à l’administration ft coordonnatrice aux rtssourcts humaines).Nicole CarmH (responsable des services comptables).Jeanned*Arc Houde (serrrlairr à la direction): CeSne Fumy, r.hkfcmv» Lafleur.NathaBe Renier.DanieDe I Ponton.Danielle Ross.LE CONSEIL DU I DEVOIR INC L\ FONDATION DU DEVOIR ftfarcd CW I hirr (ArratW) Rntvr Rnk\rt1 (rvWWttW I La riposte aux fossoyeurs du peuple Quoi qu’on pense des arguties de Guy Bertrand, il faut constater qu’elles ont forcé Ottawa à mettre les cartes sur table PIERRE DE BELLEFEUILLE GUY BOUTHILLIER DENIS MONIÈRE Le Cercle Gérald-Godin uoi qu’on pense des arguties de Guy Bertrand, il faut constater qu’elles ont forcé Ottawa à mettre les cartes sur table.Jean Chrétien a jeté le masque.Dans son ouvrage autobiographique La Fosse ata lions, il affirmait que devant un vote majoritaire des Québécois en faveur de la souveraineté, il s’inclinerait.Il était alors sûr de la victoire du fédéralisme.La magnanimité se portait bien.Le référendum d’octobre dernier a brisé cette belle assurance.Plus rien n’est sûr.C’est maintenant le temps des grandes manœuvres.On avance l’artillerie lourde.Pour nous dépouiller du droit de libre disposition, les porte-parole du gouvernement fédéral nient l’existence du peuple québécois.Ottawa s’arroge le privilège de tout décider, jusqu’au libellé de l’éventuelle question référendaire, et le droit d’imposer l’exigence d’une majorité de plus de 50 % des votes, dont la caractéristique monstrueusement antidémocratique pourrait être de permettre la victoire de la minorité.Les extrémistes du fédéralisme évoquent le scénario d’une intervention militaire pour empêcher la sécession du Québec.On peut se demander si le Canada est aussi méchant que cela.Il est difficile de le savoir, car on ne sait trop qui parle au nom du Canada.Les Chrétien, les Massé et autres Dion expriment-ils vraiment la volonté du Canada?En donnent-ils plus que les clients n’en demandent, à l’instar des «rois nègres», expression imagée par laquelle André Laurendeau désignait, avant que la political correctness n’étende son manteau de censure, les chefs politiques asservis aux dominateurs?PHOTO ARCHIVES Plusieurs centaines de souverainistes applaudissaient leurs chefs lors du lancement de la précampagne référendaire à Alma, au Lac-Saint-Jean, l’an dernier.Certains pensent qu’il y a dans ce pays suffisamment d’éléments modérés pour tempérer l’ardeur des extrémistes et choisir la négociation plutôt que la coercition ou la violence.Mais ce serait une grave erreur de sous-estimer, comme semblent le faire certains souverainistes, la véhémence viscérale de l’opposition que suscite au Canada l’hypothèse de la séparation du Québec.Pour l’heure, la partie se joue devant le tribunal, mais le processus politique n’en est pas interrompu pour autant.Rien n’illustre mieux le durcissement d’Ottawa que le sort de Daniel Johnson dont s’effondre la crédi- bilité déjà lézardée.Son prétendu allié fédéral ne le consulte même pas et présente la cause fédéraliste sous son plus mauvais jour.Juché sur la corde raide, Johnson cherche désespérément à se démarquer des vilains pé-quistes, en votant contre leur motion à l’Assemblée nationale, mais quant au fond, il soutient la même position qu’eux.Or cette position, selon laquelle le peuple québécois possède le droit de libre disposition, n’est appuyée que par une minorité des électeurs qui soutiennent le Parti libéral.Malgré le profond respect que nous portons à l’Assemblée nationale, notre institution politique fondamentale, la motion qu’elle a adoptée ressemble à un coup de tire-pois contre les panzer fédéraux.On a l’impression que Québec ne sait pas où donner de la tête.Foin des demi-mesures.La riposte aux menaces de type colonialiste émanant d’Ottawa doit susciter une vaste mobilisation populaire pacifique.Le premier ministre du Québec comprend sûrement que la partie sera dure.L’heure est à la fermeté et à la détermination.Le souverainisme mou, dont les tenants sont friands de détours astucieux et de stratégies géniales — sans parler de beaux risques — ne correspond pas à la situation dans laquelle le Québec se trouve.L’adversaire ne se laissera pas déjouer par la ruse ni endormir pâr les belles paroles ou les attitudes conciliantes.Di mobilisation populaire ne pdut résulter que de gestes de grande on vergure affirmant notre droit de libre disposition, à titre de peuple.A l'approche de notre fête nationale, le gouvernement pourrait lancer, avec le concours des sociétés nationaleà et des autres partenaires de la souveraineté, une vaste campagne publicitaire» sur le droit de libre disposition, M pourrait aussi susciter la mise suj! pied d'un Conseil pour la défense des droits politiques du Québec.Cet orgie nisme multiplierait les retombées de Rien n’illustrç., mieux le ;’D UH durcissemeotq d'Ottawa sort de Daniel Johnson dont1! ¦il s’effondre la crédibilité déjài lézardée, do la campagne publicitaire.Le gouvernement pourrait aussi tenir un référendum sur notre droit de libre disposition.Comme il ne porterait pas sur la même question que celui d’octobre dernier, ce référendum pourrait, selon la loi référen-daire, avoir lieu avant les élections ‘ge* nérales.Il montrerait clairement qtté le Québec doit rester maître de tuuq les aspects de l’exercice du droit, çlg libre disposition.Le gouvernement a écarté pour le moment l’idée d’élections généralé&’af brève échéance.Cette éventualité ûié rait pourtant un effet mobilisatéur considérable.Nous doutons qu’il sft^ sage d’attendre jusqu’en 1998.Jacques Parizeau voulait faire bouj ger les choses.Lucien Bouchâra nous a proposé d’oser.Pour sortifrde l’impasse dans laquelle nous noub trouvons depuis l’échec du 30 p£j tobre, il faut bouger et oser.La détermination est la clé, tout simplement parce qu’il est très difficile d’arrêlér* un peuple déterminé.El sans la détermination, la cause souverainiste çsft perdue.{ - -f Villa-Maria Entrée interdite Que se cache donc derrière les grilles de fer forgé aux lettres «V» et «M» entrelacées ?RENÉ LE CLÈRE Montréalais depuis 1963, l’auteur a été de nombreuses années secrétaire général de la Société des écrivains canadiens puis, sous la présidence de Jean Êthier-Blais, secrétaire général du Centre québécois du P.E.N.international usqu’à l’été dernier, on pouvait aller se promener dans le parc de Villa-Maria, sur le flanc ouvert du mont Royal, dans Notre-Dame-de-Grâce.Lors d’une récente promenade, une ¦¦J sentinelle me cria sans ménagement de bien vouloir vider les lieux! L’entrée est donc maintenant interdite à l’homme de la rue et les grilles sont bien cadenassées.Vila Maria, en latin, rappelle le nom que portait notre ville, fondée le 17 mai 1642 sous la direction de Maisonneuve, nom qui disparut des actes officiels à la fin du XVII''siècle, nom perpétré seulement par l’édifice cruciforme «Ville-Marie» du centre-ville.Mais que se cache donc derrière ces grilles de fer forgé aux lettres «V» et «M» entrelacées?Un château, une gentilhommière, un manoir?Rien de cela mais tout cela à la fois.En 1780, un premier édifice est construit par l’avocat William Dummer Powell (1755-1834), loyaliste (qui deviendra juge en chef du Haut-Canada), qui le vendra le 16 mai 1795 à l’honorable juge James Monk (1745/1746-1826).Des membres de la famille Monk s’illustrèrent dans l’histoire du Canada, certains en tant qu’hommes d’Etat, d’autres en tant que magistrats, tel l’honorable James Monk qui fut juge en chef de la Cour du banc du roi, à Montréal, de 1794 à 1824, et administrateur du Bas-Canada en 1819.Il passa les dernières années de sa vie en Angleterre où, en 1825, il fut créé baronet Malheureusement, il ne put jouir longtemps des privilèges de ce titre puisqu’il mourut l’année suivante.La propriété comptait alors 51 hectares et comprenait une ferme et de nombreuses dépendances.Avec les années, la superficie de la propriété perdit de son importance.Qu’en restera-t-il demain?Sir James Monk fit héritière sa nièce préférée Elyzabeth Ann, surnommée Eliza, fille de George Henry Monk (qui fut juge en chef de la Cour suprême de la Nouvelle-Ecosse), de Halifax, et épouse du major George William Aubry.Samuel Wentworth Monk (1792-1865), neveu de sir James Monk, administrateur, protonotaire de Montréal en 1815 et pendant fort longtemps, acheta la propriété et la loua à la reine Victoria La Couronne fit alors construire pour l'usage du gouverneur général une salle de bal.sur le côté droit du corps central appelé traditionnellement Monk, et une salle à manger sur le côté gauche.PHOTO ARCHIVES rrynnvyïumÊ Les religieuses avaient conservé en bon état l’ancienne résidence du gouverneur général.Monklands fut ainsi la résidence de trois vice-rois de l’actuel Canada: lord Metcalfe, lord Cathcart et lord Elgin.— Lord Metcalfe (Charles Theophilus, baron de Metcalfe, 1785-1846) est né à Calcutta en Inde.Il fut, en 1833, gouverneur intérimaire de son pays natal, puis gouverneur de la Jamaïque de 1838 à 1842.Il fut par la suite gouverneur en chef de l’Amérique du Nord britannique de 1843 à 1845.Metcalfe fut peu prisé par les hommes politiques de son époque.Le siège du gouvernement, établi à Montréal en 1844, l’amena à habiter Monklands mais un cancer au visage l’obligea à quitter le pays en novembre 1845.En récompense de sa carrière bien remplie, il fut créé, au début de 1845, baron Metcalfe de Fern Hill, et trépassa en 1846 dans le Hampshire en Angleterre.Son titre nobiliaire s’éteignit à sa mort.Lord Metcalfe habita Monklands dès 1844.— Lord Cathcart (Charles Murray, 2e comte Cathcart, 1783-1859) est né à Walton, Essex en Angleterre.Il remplit l’intérim au départ de lord Metcalfe.Il devint donc le 17e gouverneur en chef du Canada-Uni, d’avril 1846 à janvier 1847.— Lord Elgin (James Bruce, 8e comte d’Elgin et 12e comte de Kincardine, 1811-1863) est né à Londres.Il fut gouverneur de la Jamaïque de 1842 à 1846, puis gouverneur en chef du Canada-Uni, de 1847 à 1854.Son administration a été caractérisée par l’avènement du Parti populaire, dirigé par Louis-Hippolyte La Fontaine et Robert Baldwin, et la consécration du principe de la responsabilité ministérielle.Le parlement qui siégeait à Montréal depuis cinq ans, fut incendié par les émeutiers en 1849 lors de l’adoption de la Loi d’indemnité aux victimes de l’Insurrection de 1837.Lord Elgin eut, pendant les deux premières années de son administration, ses bureaux au Château Ramezay, édifice construit en 1705 que l’on peut toujours visiter dans le Vieux-Montréal, et sa résidence à Monklands.Lord Elgin était le beau-fils du fameux lord Durham (John George Lambton, 1" comte de Durham, 1792-1840) venu au Canada en 1838.A la fin de son mandat lord Elgin devint vice-roi de l’Inde où il mourut Son fils, Victor Alexander, né à Monklands le 16 mai 1849, fut également vice-roi de l’Inde (1894-1899).Au départ de lord Elgin, en 1849, la propriété cessa d’être la résidence officielle du gouverneur général.Les successeurs de lord Elgin n’eurent plus à gouverner le pays et la fonction de gouverneur général se limitera à la représentation de la Couronne.L’architecte Georges Browne, arrivé à Québec en 1830.avait agrandi considérablement la propriété.C’est lui qui supervisa les travaux à la résidence du gouver- neur général à Québec, Spencer Wood, autrefois Powell Place, Châtellenie de Cou-longe, achetée par le gouvernement du Canada en 1852, puis cédée après la Confédération au gouvernement du Québec pour y loger ses lieutenants-gouverneurs, magnifique résidence rebaptisée en 1950 Le Bois-de-Coulonge et qui disparut dans les flammes en 1966.C’est à la même époque que l’architecte Georges Browne dessina les plans de l’église Chalmers-Wesley United Church, rue Sainte-Ursule, toujours à Québec, ainsi que divers édifices et maisons à Montréal.En 1850, Monklands fut loué à Sébastien Compain, maître d’hôtel, propriétaire de la fameuse Dillon Coffee House de la place d’Armes, qui la transforma en hôtel.Un service régulier de coche faisait cinq fois par jour l’aller-retour et amenait les clients du centre-ville de Montréal soit pour y séjourner, soit tout simplement pour y dîner.Enfin, la propriété fut mise en vente en 1853.Les sœurs de la congrégation de Notre-Dame, congrégation fondée à Montréal en 1658 par Marguerite Bourgeoys (1620-1700, la première sainte canadienne, canonisée à Rome le 31 octobre 1982), l’achetèrent et en prirent possession le 1" mai 1854.Elles transformèrent la propriété en maison d’éducation classique (enseignement secondaire) pour les jeunes filles.Le bâtiment situé sur la gauche du logis central fut construit en 1857, et celui sur la droite en 1869.L’annexe de la grande salle fut bâtie en 1856, celle de la chapelle fut ouverte au culte le jour de Pâques 1870.celle de Sainte-Cécile en 1885, celle de Saint-Michel en 1910 et celle de Sainte-Marguerite en 1930.Au fil des ans, Villa-Maria reçut de nombreux visiteurs de marque: en 1860, le prince de Galles, futur Edward VII, roi d’Angleterre; en 1872, le comte et la comtesse Duffe-rin; en 1901, le duc et la duchesse d'York (futur George V, roi d’Angleterre, et future reine Mary — c’est en l’honneur de cette dernière que le chemin de la Côte-Saint-Luc a été rebaptisé, le 21 novembre 1910, «Queen Mary Road»); en 1926, la reine Marie de Roumanie; en 1847, le comte Alexandre de Tunis — le dernier Anglais à représenter la Couronne du Canada.En 1976, le ministre des Affaires culturelles du Québec, Jean-Paul L’Allier, classa monument historique la partie ancienne de la propriété.Dommage que l’entrée de ce pittoresque site soit maintenant interdite au public et que les grilles soient fermées.Le parc de Villa-Maria, avec ses arbres immenses, ses vastes pelouses vertes, ses coins ombragés, ses balançoires familiales, son bassin de béton asséché, ses courts de tennis abandonnés, et surtout cette belle «avenue Monkland» qui prend naissance au bas de l’escalier du logis principal, Monk, et qui se prolonge très loin dans le quartier NDG, avenue qui l’été prend des allures de nef de cathédrale de feuillage, était un lieu de promenade, de réflexion, de recueillement — et jadis de silence, n’eût été de la construction de l’autoroute Décarie.Rappelons que c’est dans le parc de Villa-Maria que, le 15 mars 1977, le romancier Hubert Aquin, dans la quiétude des lieux, mit fin à ses jours.Dommage aussi que cette propriété qui a vu se dérouler l’Histoire du Canada et du Québec, soit vouée à la banalisation, à la profanation historique, et peut-être bientôt à la disparition.IJO Hîq Tin up )M ;up >m lus >k kn •up ’IIO !0f) 9b 91 ï£ 9 :9b Jilri u’b biî il9j I 9Î lob roq lo’l iqA ni’b •:oq m; / ni ou >bA mVj » jCi i-JA ,nq I sb r ;oVi uîin UK I, K |) K V I) I II .I.K S S A M KOI I ft K T D I M A N O II K I (i .1 I! I X I II II II Li: ACTUALITES La prison pour le policier Saint-Germain Québec (PC) — Le policier de 28 ans de la Sûreté du Québec, Marc Saint-Germain, qui conduisait l’automobile dans laquelle sont morts quatre de ses collègues lors d’un accident de la route survenu dans la nuit du 27 octobre 1994 à Trois-Rivières-Ouest, a été condamné à six ans de pénitencier hier, au Palais de justice de Québec, par le juge Jean-Claude Beaulieu, de la Cour supérieure.De plus, le juge a ordonné la révocation de son permis de conduire pendant une période de six ans à compter de la libération de M.Saint-Germain.Immédiatement après le départ du juge, l’avocat de la défense, Me Eric Downs, a indiqué que la cause était déjà portée en appel.L’avocat, qui avait fait des représentations pendant près de deux heures et demie, en matinée, pour éviter au moins l’emprisonnement de son client et suggérer plutôt 1500 heures de travaux communautaires, paraissait ébranlé par la sévérité de la sentence.Le procureur de la Couronne, Me Yvon Lefebvre, a eu un pour sa part un très bref commentaire: «La sentence est juste et proportionnée à la gravité de l’infraction.» Dès le prononcé de la sentence, le silence total se fit dans la salle occupée par une trentaine de personnes, et la femme du policier suspendu par la SQ, Isabelle, a éclaté en sanglots.Elle a voulu aller rejoindre son mari dans le box des accusés mais elle en fut empêchée par un gardien.POLE! Dans le réservoir de la Williams, le strict minimum de carburant SUITE DE LA PAGE 1 roue à la surface.Dans le sillage des monoplaces, on voit s’élever une colonne de poussière.En courbe, les pneus laissent une fine couche de gomme qui, au fil des tours, va améliorer l’adhérence.Ce sont surtout les pilotes des petites écuries qui font ce travail, profitant de ces séances, eux, pour faire progresser leur voiture.Mais le temps passe et on ne peut toujours pas passer aux choses sérieuses.9h45: on arrête tout.Pause de trente minutes, question de remorquer les voitures en panne ou en rade jusqu’à leur garage.Mais la journée de boulot est tout de même bien entamée.On a dépoussiéré.On a appliqué des bandes caoutchouteuses là où il le faut.Attention! Ça va commencer! 10hl5: deuxième moitié de la séance.Voyons un peu ce que fabrique Villeneuve.Chacun a droit à 30 tours, au total des deux demi-séances, en essais libres.Il a contribué au nettoyage.Il peut encore boucler plus de 15 tours.Il ressort, le couteau entre les dents.Il cherche à trouver la limite sur la ligne de course idéale.Un petit écart de comportement?Il rentre.Discussion avec son ingénieur.La voiture est perfectible.On ne s’entend pas toujours sur les solutions.Mais Jacques a maintenant la confiance de son équipe: il a même réussi à quelques occasions à convaincre ses mécaniciens de le suivre dans ses solutions à lui.Et ç’a donné des résultats.Ils écou- tent, réfléchissent, calculent et prennent leurs décisions.On procède aux modifications.Villeneuve reprend la piste.Satisfait de l’intervention qui s’avère concluante, il accélère le tempo.11 cherche à prendre le rythme du tracé, bloquant sa respiration dans les courbes et aux freinages, faisant le plein d’air sur les lignes droites.Si l’adhérence des pneus est bonne et que la voiture se comporte de façon équilibrée, il prend plaisir à boucler des tours.Sinon, il rentre aux puits, propose d’autres solutions.En quelques tours, on grignote des fractions de seconde.En fin de séance, on pourrait avoir déjà progressé d’une ou deux secondes au tour.Normalement, quand approche la fin des essais libres, si on n’a pas bouclé ses 30 tours, on s’empresse d’en faire, à moins d’être si satisfait de la voiture qu’on n’ose pas risquer de casser quoi que ce soit.Il est llh.La séance prend fin.Dans deux heures, les qualifications.La seule séance qualificative du week-end.Entre-temps, réunion chez Williams: discussion ouverte où chacun partage ses renseignements.On cherche, à la lecture des graphiques de réglage et des courbes de couple et de puissance du moteur, à grappiller quelques millièmes par-ci, par-là.Et on en trouve.Aucune marge d’erreur Il est déjà 13h.Villeneuve est prêt.Il ne s’empresse pas de prendre la piste.Il scrute d’abord le comportement des monoplaces des premiers à s’élancer.Il attend de voir quels chronos ses opposants les plus sérieux vont pouvoir enregistrer.Peut-être s’élancera-t-il dans la première demi-heure de la séance, peut-être pas.Son public l’attend.Comparaison des temps des essais libres faits le matin par les autres concurrents déjà en piste: comment interpréter les écarts?Les mêmes effets pourraient-ils affecter le comportement des Williams?Dernières modifications.Ajustement des ceintures.Villeneuve va sortir.Normalement, on enchaîne quatre tours pour une sortie.Et en qualifs, c’est 12 tours maximum.Marge d’erreur: zéro.Les éclaireurs de Williams s’assurent que Villeneuve va pouvoir s’élancer sans avoir à se débattre dans le trafic.Dans le réservoir de la Williams, le strict minimum de carburant.Programmation spéciale du moteur pour gagner quelques chevaux.Des pneus neufs qui collent bien.Au signal, il sort de son garage et prend la piste.Tout ne dépend plus maintenant que de lui.Aligner deux bons tours à cadence maximum, juste sur la limite.Sans commettre la moindre faute.Bien rester dans la trajectoire, sans freiner trop tôt ni accélérer trop tard.Son pouls s’accélère.Dès ses premiers tours de roues, l’adrénaline coule à flots et la force centrifuge générée en courbe porte ses pulsations cardiaques à 180 à la minu- te.Les freinages ont un peu le même effet que de frapper un mur.mais pendant quelques secondes! La première sortie réussie, il faut maintenant patienter et observer Schumacher et sa Ferrari, Alesi et Berger et leurs Benetton, qui se disputent les premières places sur la grille.Et puis il y a Hill, son coéquipier, qui va tout tenter pour prendre la position de tête, la pole position.Jacques ne ressortira que si un autre pilote réussit à faire mieux que lui.Il tentera l'impossible pour faire mieux qu’à sa première sortie.Meilleur temps ou pas, quoi qu’il arrive, il va prendre la piste en toute fin de session.Juste au cas où un concurrent réussirait à faire mieux dans les tout derniers instants de la séance.A environ dix minutes de la fin, il va s’élancer, c’est sûr.L’adhérence est à son meilleur en fin de session: au fil des tours, les pneus ont déposé de la gomme sur le pavé et ça colle mieux que jamais: plus de patinage à la sortie des courbes lentes.Jacques peut enfin profiter de l’une des qualités déterminantes du moteur Renault, nettement supérieur aux autres en reprise, à bas régime.La seule inconnue reste le trafic.Les éclaireurs de l’écurie Williams connaissent bien leur affaire, mais avec une dizaine de voitures en piste, ils peuvent se tromper.Jacques pourrait se retrouver emprisonné derrière des voitures lentes.Avec un peu de chance, il aura la voie libre et prendra la polel ELTSINE Une certaine idée de la démocratie SUITE DE LA PAGE 1 paux camps en présence s’accusent par avance de tricherie, affaiblissant de ce fait la crédibilité de toute la consultation.Le candidat communiste Guenna-di Ziouganov a réitéré jeudi sa méfiance envers les résultats officiels de l’élection, affirmant qu’il «n’a pas de raisons de croire» à l’impartialité de la Commission électorale chargée de proclamer les résultats du scrutin.Une Commission, selon lui, totalement inféodée au pouvoir en place.De l’étranger, l’alternative qui se pose aux électeurs russes peut ressembler à un choix entre la peste et le choléra.Un choix de moindre mal.D’un côté, la démocratie plébiscitaire, autoritaire et mafieuse du président actuel.De l’autre, «l’aventure» du retour possible des communistes alliés aux ultranationalistes fascisants, l’ex-apparatchik Guennadi Ziouganov en tête.Et d’abord, s’agira-t-il d’un choix démocratique, dans la mécanique même du scrutin?Ce n’est pas la bonne façon de poser la question, fait valoir un diplomate occidental cité jeudi par l’AFP.Au delà des irrégularités du vote, «le principe démocratique est tout simplement mieux représenté par un candidat que par un autre».Ce qui ne veut pas dire: démocratique dans ses pratiques concrètes et dans tous les détails, mais bien plutôt: incarnant une certaine idée de la démocratie.Et ce, malgré les tours de passe-passe utilisés pour y parvenir, lesquels tordent les méthodes démocratiques.Dialectique, quand tu nous tiens.En clair, cela veut dire que malgré tous ses manquements, le plus «démocrate» — c’est-à-dire le plus acceptable pour l’Occident —, cela reste encore ce bon vieux Boris.Le Boris qui a fait donner la troupe en octobre 1993 contre les députés en révolte.Le Boris qui, deux mois plus tard, volait le référendum constitutionnel en faisant gonfler le taux de participation pour qu’il atteigne le niveau requis.Le Boris qui a vidé de leurs prérogatives les chambres élues, instaurant un régime «présidentiel fort», pour ne pas dire plus.Pourtant, faisait encore valoir ce diplomate, «quoi qu’on dise d’Eltsine, une dynamique a été engagée depuis cinq ans, dont la remise en cause aurait des effets immédiats sur la liberté économique, la coopération internationale ou les échanges».Sans même parler de la question de l’égalité de l’accès aux médias et aux moyens de propagande entre les candidats, il y a plusieurs façons, disent les spécialistes, d’«arranger» un scrutin dans un contexte comme celui de la Russie.En 1993, lors de législatives qui s’étaient doublées d’un référendum sur la Constitution révisée, on avait par exemple joué sur le taux de participation.La loi référendaire stipulait en l’espèce un taux minimal de 50 % pour que la consultation soit déclarée valide.Or, il appert aujourd’hui, selon plusieurs rapports concordants dont ceux d’observateurs canadiens, que la Constitution qui fonde aujourd’hui la balbutiante démocratie russe.est née dans la fraude.En effet, ce soir du 12 décembre 1993, les taux de participation affichés au fil des heures firent un bond suspect entre 20h et 22h, passant soudain de 44 % à près de 53 %.C’est qu’entre-temps on avait retiré in extremis de la liste les Tchétchènes (déjà eux!) qui prétendaient boycotter le scrutin.Les Tchétchènes et quelques autres.Pourtant, même si la démocratie incarnée par Boris Eltsine est balbutiante, bancale et teintée d’autoritarisme, elle reste de l’avis général un moindre mal par rapport à l'alternative.L’étranger — l’Occident autant que les pays de l’ex-URSS — prie en chœur pour le maintien de Boris 1er au pouvoir.S’il est un observateur averti de la Russie qu’exaspèrent au plus haut point les persiflages persistants d’intellectuels, de journalistes et de professeurs contre la très imparfaite démocratie eltsinienne, qui juge un peu exagérés et surtout hypocrites tous ces rappels incessants de l’autoritarisme russo-eltsinien, c’est bien Rémi Hyppia, chercheur associé à la chaire d’études stratégiques Raoul-Dandurand de l’UQAM et bon spécialiste de la Russie.Boris Eltsine, moindre mal?«Mais oui! Ce n’est sûrement pas un choix qu’on fait avec enthousiasme», reconnaît M.Hyppia avant de se lancer dans une défense tempérée de la démocratie actuelle en Russie.«On n’arrête pas de singulariser la démocratie russe comme une fraude complète, de mettre le doigt sur les tricheries qui annuleraient totalement la valeur de l’exercice.Mais on oublie où en était ce pays il y a seulement dix ans.Bien sûr qu’elle est imparfaite et éminemment critiquable, cette démocratie! Que voulez-vous, ils ont 70 ans à rattraper.Sûrement qu’il y en aura, des tentatives de manipulation et de fraude de part et d’autre, et peut-être plus du côté d’Eltsine.Et alors?Vous vous rappelez de la démocratie au Québec sous Maurice Duplessis?Eh bien, disons que la démocratie russe est au niveau du Québec d’il y a 40 ans.Ce qui n’est, au fond, si on y regarde bien, pas si catastrophique, et surtout préserve l’avenir.» «Tout le monde rit des pitreries de Boris Eltsine qui danse le rock pour aller à la chasse aux votes.La démocratie occidentale est-elle exempte de ce genre de cirque?Tout cela ne fait-il pas partie de la démocratie, de toute démocratie, dans ce qu’elle peut avoir de vulgaire?Qu’est-ce qui est mieux?Eltsine qui danse du rock en galante compagnie ou Clinton qui se trémousse avec son saxophone?» Autre sujet: la participation au vote, qui reste une grande inconnue en ces temps de lassitude populaire.«Le pourcentage de participation?Parlons-en! Dans la belle démocratie américaine, au fait, quel est le taux de participation?Avec combien de votes Clinton a-t-il été élu?» L’essentiel, conclut M.Hyppia, c’est que des élections pluralistes aient lieu, malgré toutes les rumeurs de leur possible annulation.«On avait dit qu’il n’y aurait pas d’élection.Or, il y a une élection.Il y a eu une campagne, de l’agitation politique, des affiches, des débats contradictoires.» On pourrait ajouter, toujours sur le mode du persiflage: et quelques bombes, et quelques assassinats.Mais ça aussi, cela a pu exister dans les «bonnes» démocraties de notre Occident développé.MAROIS «Nous allons discuter avec elle» SUITE DE LA PAGE 1 «On va créer des ghettos, dit-il, alors que l’on souhaite, avec les commissions linguistiques, favoriser l’intégration.Elle est où, l’intégration?On ne va rien régler.On ne va que changer des structures pour des structures.On ne va que tourner en rond.» M.Boulerice n’exclut pas que des communautés se prévalent des nouvelles dispositions pour réclamer que des écoles publiques obtiennent un statut bouddhiste, musulman ou de quelque autre confession.«On se retrouverait avec un chapelet de principautés religieuses», dit-il.Le député, qui a de longues années de service au sein du Parti québécois, veut réunir prochainement ses collègues de Montréal pour discuter de cette question.Il ne parle donc pas en leur nom.Mais il sent que le caucus péquiste est partagé.Le document a été présenté au caucus mais n’y a pas encore été débattu.Il note que le document déposé par Mme Marois est un document d’orientation.«Il est donc possible de l’orienter», dit-il.«Nous allons discuter avec elle.» Il précise qu’il n’entretient aucun antagonisme avec la ministre.Cependant, il n’est «pas à l’aise» avec la solution avancée.M.Boulerice rappelle que lui-même et beaucoup de pé-quistes de Montréal ont appuyé, lors des trois dernières élections scolaires, le Mouvement pour une école moderne et ouverte, le MEMO, qui prône une école laïque.«Il faut être conséquent, dit-il.Moi, j’ai toujours prôné l’école républicaine et laïque.» Le député convient que la solution Marois ne créerait pas de problèmes à Chicoutimi ou à Val-d’Or.Cependant, à Montréal, «ça ne répond pas aux besoins quand on regarde notre réalité particulière: 80 % des immigrants s’établissent à Montréal».Si l’on dit que les Québécois veulent maintenir les écoles confessionnelles, M.Boulerice met des bémols.«La religion, les gens sont d’accord au baptême, à la première communion, parfois au mariage et ensuite aux funérailles.» M.Boulerice craint enfin qu’en mettant en vigueur la solution Marois, le gouvernement confère des droits scolaires et confessionnels sur lesquels il ne pourrait plus revenir «lorsque le Québec aura les pleins pouvoirs».«Alors, on ne pourra plus faire de l’école publique l’école commune, l’école comme point de rencontre de tous les Québécois.» Nos excuses Un certain nombre d’exemplaires de notre édition d’hier distribués en kiosque au centre-ville de Montréal comportaient des erreurs d’impression.Nous assurons nos lecteurs que des mesures ont été prises pour que ce problème ne se répète pas et nous les prions d’accepter nos excuses.“.".La Croisière Fantastique I de la Gaspésie vers les îles-de-la-Mameine jureat régional ZjU été, pendant vos vacances, faites d une pierre deux coups : visitez deux m ^^aes plus belles régions du Québec.Le John Hamilton Gray, trait d'union entre la Gaspésie et les îles-de-la-Madeleine, vous permettra de profiter de vos jours de vacances au maximum tout en épargnant des heures de conduite au volant de votre auto.Une invitation à la détente où vous saurez prendre le temps de savourer des moments magiques.Beaucoup plus qu’une simple traversée, le John Hamilton Gray vous fera découvrir pendant 14 heures 30 minutes tous les plaisirs d une véritable croisière en mer.À pied, en vélo, en moto, en auto ou en caravane, montez à bord de notre navire et vivez avec nous l’expérience fantastique d une croisière-vacances d'un jour! RENSEIGNEMENTS ET RESERVATION Téléphone : (418) 364-6207 Télécopieur : (418) 364-6213 Internet : hnp7Avww.quebetel.com/croisier Courrier électronique : croisier@quebeael.com 245, me du Quai, case postale 810 Carleton (Québec) G0C 1J0 En service du 29 juin au 2 septembre 1996 DEPARTS DE Guoeton Dimanche Mercredi Vendredi Cap-aix-Meues lundi Jeudi Samedi ILE D ANTIC0STI Voyage/, avec Rout-Pass, le laissez-passer du réseau d'autocar interurbain, et bénéficie/.d'un rabais de 10 sur le forfait Croisières Carlctnn-I.es îles (aller-retour) Orléans Express offre 2 départs par.jour en direction Carleton!.Montréal : (SI i) 8 (2-2281 Québec : ( ilK) 323-.i(IOIt Ottawa : (613) 2Ï8-V)(I0 Toronto : Hlft) 3‘)3-”‘)11 QUÉBEC wr ‘Ç C-ap-aut-Meules ORLEANS h XI’ l\ t S S LE DEVOIR LE (JCVOOtmpaUtfpv LE DEVOIR lac.
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