Le devoir, 22 juin 1996, Cahier B
I.K I) K V OIK.I.K S S A M EDI 2 2 K T D I M A N (' Il K 2 » .1 I' I X I II II II ?Le devoir ?I Im chronique de Use Bissonnette Page B 3 \ Musique ancienne Page B 3 Cinéma Page B 4 Disques classiques Page B 5 Vitrine du disque Page B 6 Agenda culturel Page B 7 À Québec Page B 8 ?ARTS VISUELS L’été de tous les musées Un nouvel établissement, des expositions de qualités à profusion, une nouvelle muséologie en gestation: l’exceptionnelle cuvée estivale 1996 du monde muséal québécois.STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR De l’imaginaire magique de Magritte à l’architecture de rêve de Frank Lloyd Wright, de l’obsession autobiographique de l’octogénaire Louise Bourgeois à l’œuvre «d’amour et de rêve» du grand maître Ozias Leduc, des débuts du cinéma à Montréal aux toutes dernières créations du monde des arts médiatiques, cet été, la cuvée des expositions des musées et des centres d’expositions du Québec ,est d’une exceptionnelle richesse.A vrai dire, de mémoire de muséologue d’ici, on a rarement vu un tel Himalaya de productions de qualité.En plus, chose rare en ces temps de restrictions budgétaires, un nouveau musée est même inauguré, à Trois-Rivières.C’est trop.On s’incline et on dit merci.Mais ce n’est pas tout.Pour une fois, contre toute attente, on arrive à ce résultat enviable sans recours aux traditionnels blockbusters, genre Beauté mobile ou Paradis perdus: l’Europe symboliste, qui coûtent chaque fois bonbon sans toujours tenir promesse aux guichets, avec les conséquences financières que l’on sait.Le Musée des beaux-arts de Montréal (MBA), grand adepte de ce leurre à visiteurs et première victime de ces contre-coups, depuis plus d’une décennie, est même le premier à donner la leçon.Avec d’autres, il participe en fait à la définition d’une nouvelle muséologie, plus fine, plus audacieuse, plus stimulante, qui veut repenser l’histoire de l’art à partir du présent.De ce point de vue, l’expo Magritte, inaugurée plus tôt cette semaine, est rien de moins que magistrale.De taille moyenne et donc digeste — une centaine d’œuvres, et c’est tout, par rapport aux 600 des symbolistes.— elle est en plus une grandiose leçon de genre.Plutôt qu’une banale rétrospective, au lieu d’un autre parcours fléché, le commissaire invité Didier Ottinger, du Centre Georges-Pompidou de Paris, propose un voyage thématique à travers un corpus d’œuvres intelligemment sélectionnées.Il met ainsi en lumière la «seconde période» de Magritte, celui qui, à partir du milieu des années trente, conçoit ses tableaux comme des «résolutions de problèmes».Ce travail s’appuie sur les analyses de la littérature savante pour défendre une solution audacieuse et unique, une des solutions possibles, mûrement méditée, à un problème que n’avait encore jamais osé poser un musée jusqu’ici.Ce n’est pas tout.Le pot-pourri estival du MBA réserve une place aux œuvres «anatomiques» (et à vrai dire malsaines) de l’Américaine Kiki Smith.A la mi-juillet, le musée de la rue Sherbrooke accueillera une rétrospective de 90 œuvres du VOIR PAGE B 2: MUSÉES 3F £:'¦ |CJ débute jeudi prochain jusqu an la celle cm musique nee près passant pai me en s m et is jusqu aux Miles Davis, la trompette en bandoulière, passe l'arme à gauche.Il grimpe.Il monte.Il traverse un paquet de nimbus, de stratocumulus.De quoi?De nuages, bonté divine! Il atteint un palier où il n’y a plus de nébulosité croissante.Il entend de la musique.Plus précisément, il reconnaît les notes de WhatA Wonderful World.Puis, il aperçoit une grande grande porte.Il sonne.Le concierge — devinez qui — lui dit: «C’est à quel sujet?» Et Miles de répondre: «Salut à toi, collègue.La musique, c’est par où?» Et l’autre, avec son sourire de cheval, son sourire à la Femandel, lui indique, en affichant un air tout matois, le chemin à emprunter.Bon.Le Miles arrive à bon port.Enfin, façon de parler.Toujours est-il qu’il voit quinze bonshommes jouant divers instruments.Qui les dirige?VOIR PAGE B 2: J A Z métiers Activités «LES ENFANTS DE PLEIN ART QUEBEC A VENIR GEZ AUTOMNE LA TERRE ET DU FEU» Le salon d été des arti: .__«M A.Lrtîu en métiers d'art du Qu Exposition de verre et de textile .Centre culturel-de Doïvâl, >Vr ^arc Parlement à C 1401.chemin Bord-dù-tac à Drirval DU 1ER AU 11 AOÛT DU 27 JUIN AU 21 JUILLET EXPOSITION DE RELIURE DANS LE CADRE DU 5e Forum international de la reliure d'art Galerie des Métiers d'art.384.St-Paul Ouest DU 19 AU 29 SEPTEMBRE 1996 du mardi au vendredi de 10h à 18h «OBJET PASSION» Exposition des 18 finalistes de la 8e Biennale du Grand prix des métiers d'art du Québec Galerie des Métiers d'art.384, St-Pâul Ouest DU 2 JUILLET AU 31 AOÛT du mardi au vendredi de lOh à 18h «CERCLE, ETOILES, CENDRE» d'Eva et Milan Lapka.céramistes Galerie des Métiers d'art.384, St-Pàul Ouest DU 5 AU 29 SEPTEMBRE 1996 du mardi au vendredi de 10h à 18b ïfcvïtr" WCWK Une invitation, du, Conseil des méti&s d’art du, Québec Üf 6933186^6500 0014 I.K I) K V OIK.I- K S S A M EDI 2 2 K T I) I M A N C II K 2 3 JUIN I !» I» Il —— 1 I I a .a.— ¦—» —— ?+ .¦ .1 " 1 JAZZ Un enfer goudronné de bonnes intentions MUSÉES De la muséologie à son meilleur SUITE DE LA PAGE B 1 Qui les dirige?Duke Ellington; ça tombe sous le sens.Le Davis, exhibant sa trompette, demande à Ellington s’il peut rejoindre la section des.trompettes.A ses côtés, il y a Roy Eldridge, Fats Navarro, Bunk Johnson, Chet Baker et un deux-sqr-pattes qui s’éponge le front avec un mouchoir blanc.Evidemment, le mouchoir, il est immaculé.U* Miles intègre le big baud au moment où Billie Holiday entonne My Sky Is So Grey.Puis il joue un autre morceau, et un autre et un autre et un autre.Un moment, c’est A Love Supreme de Coltrane; un moment, c’est Oh Lord! Don’t Let Diem Drop 7his Atomic Bomb On Me de Mingus, le bon génie du jazz.Ils jouent.Ils improvisent.Ils dénudent la note bleue.Tsss.Ils n’arrêtent pas.Tellement qu’à un moment donné, un moment comme un autre, Davis se penche sur son voisin et lui demande: «Hey, collègue, on se repose jamais ici?» L’autre: «Tu savais pas?» Miles: «Quoi donc?» L’autre: «Ici c’est l’enfer, mon vieux.C’est l’enfer.» Et qui donc vient de signaler cela?Louis Armstrong lui-même.CQFD: comme quoi, l’enfer, c’est vrai qu’il est goudronné de bonnes intentions.Parce que si Armstrong est en enfer, ça révèle que le haut tout en haut, ce n’est que cela, l’enfer.Et que peut-être bien qu’ici.Non, ça se peut pas.Enfin.Ce qui se peut, ce qui est certain parce qu’annoncé, c’est que l’ombre de Satchmo planera tout au long du Festival international de jazz de Montréal, dit le FIJM.Le 2 juillet, le gros show, le show événement sera placé sous le signe de Louis le Magnifique.On devrait dire: enfin! Il faut le dire et le souligner, le «enfin»! Enfin, ce ne sera pas Galliano et sa bande qui exécutaient des pirouettes si extravagantes qu’on se Taj Mahal disait: «Ce ne sont pas des musiciens mais des ceintures noires de karaté.» Enfin, ce ne sera pas les musiques du monde, qu’on appelle aussi world beat.Enfin, ce sera Armstrong.Ce sera Pretty Baby et les notes suées de Congo Square, les fanfares, les brass bands.Ce sera La Nouvelle-Orléans.Ce sera donc Jazz Me Blue.Ce sera cette musique que les dévots qualifiaient de musique du diable.Ce sera ce qui est interdit.Bref, ce sera bon.Ce qui est mieux que bien.C’est Nicholas Payton, trompettiste né à La Nouvelle-Orléans, qui fera écho aux grandes heures d’Armstrong.C’est lui et Leroy Jones, autre trompettiste de ce coin de la Louisiane, qui repasseront Basin Street Blues, Potato Head Blues et tous ces petits morceaux joués par Armstrong et souvent écrits par Ferdinand La Menthe dit Jelly Roll Morton qui, sur sa carte de visite, se présentait comme «l’inventeur du jazz».La Nouvelle-Orléans, l’esprit musical de cette ville et du Delta, celui du Mississippi, se manifestera constamment au cours de ce FUM.Qu’ils viennent ou pas de ce "coin-là, bien des musiciens invités seront en phase avec le thème choisi pour le 2 juillet.Taj Mahal, Ben Harper, John Hammond, James Cot- ton, Nathan and The Zydeco Cha Chas, Keb' Mo’, Ma-ceo Parker et Roy Rogers, étaleront, disséqueront les facettes parfois rudes, parfois primaires, mais toujours simples, des blues du Delta et des bayous.Bref, ce sera le truc du «laissez les bons temps rouler» qui s’est transformé en IM The Good Times Roll, et non l’inverse.Le conseiller du prince Le clarinettiste Pete Fountain et le trompettiste Al Hirt dévoileront la tradition néo-orléanaise.Eux, ils vont retailler les costumes de King Oliver et Sidney Bechet.Ils vont jouer les musiques nœuds papillons qui s’entendaient sur les bateaux du Mississippi et dans les bordels chics de Storyville.Et puis.Et puis, il y aura Ellis Marsalis le 3 juillet.Si ses fils Wynton et Branford, qui sera également là le 3 juillet, sont des vedettes, les phares du courant «revivaliste du jazz», c’est à Ellis, le pianiste et leur père, qu’ils le doivent.Tout aussi né à La Nouvelle-Orléans que Louis Armstrong, Ellis Marsalis est un homme d’influence.Le conseiller du prince.C’est lui en tout cas qui a travaillé, plus que quiconque dans les années 70 et au début des années 80, à ce qu’une certaine idée du jazz, celle d’Armstrong mais aussi celle de Duke Ellington et Thelonious Monk, ne meure pas enterrée sous les tonnes de fusion.Ellis Marsalis reste encore mal compris.Ce pianiste, qui expérimenta avec le batteur Ed Blackwell, originaire de La Nouvelle-Orléans, et Omette Coleman, arriva à la conclusion à la fin des années 60 que si on n’y prenait pas garde, le jazz, cette musique afro-américaine, allait crever sous la médiocrité à moins de prendre en main la formation des jeunes musiciens.Son fils, Wynton Marsalis, a expliqué à plusieurs reprises, notamment dans les colonnes du New York Times, que l’entreprise amorcée par son père et les complices de celui-ci, au premier chef le clarinettiste Alvin Baptiste, visait rien de moins que ceci: une réappropriation du jazz par les musiciens de jazz fidèles à l’esprit d’Armstrong comme à celui de Mingus.Et donc pas à «la manière» Spyro Gyra ou Lee Ritenour et autres fadas de la «miouse» marketée avec doigté pour mieux narguer les cochons de payants, c’est-à-dire nous.Toujours est-il que ce mouvement a fait mouche.Par la suite, en fait tout au long des années 80 jusqu’à aujourd’hui, des jeunes formés à la Marsalis père ont émergé.Ils sont sortis du lot.Le Blue Note Ail Stars qui se produira le 1er juillet est composé uniquement de musiciens de la génération Marsalis.Aujourd’hui, cela fait une quinzaine d’années qu’une autre de ces idées portant le label Nouvelle-Orléans domine le monde du jazz.Peut-être que quinze ans c’est assez.Peut-être que ça ne l’est pas.On ne le sait pas.D’autres s’occuperont déjuger, de trancher.En attendant, en haut, Armstrong et Ellington, Parker et Mingus, ils sont eij train de jouer pour le bénéfice respectif d’Adam et d’Eve le morceau intitulé Toutes les choses que vous seriez aujourd’hui si la femme de Sigmund Freud avait été votre mère.PHOTO JAMES MINCHIN III SUITE DE LA PAGE B 1 Français Pierre Soulages.Et la semaine prochaine, on inaugurera une exposition de gravures de Francisco Goya et Otto Dix, autour des Ravages de la guerre.Le Musée d’art contemporain de Montréal (MAC) fait plutôt dans «l’art Bourgeois», celui de Louise Bourgeois, une américaine d’origine française, qui travaille à New York depuis 1938.Les dessins, sculptures, et installations de cette rétrospective retracent le parcours des cinquante dernières années de l’infatigable créatrice, née en 1911, toujours obsédée par quelques métaphores.Du contemporain présenté de façon plus classique.Le MAC fait aussi une place à Louis Comtois: la lumière et la couleur, la plus grande exposition consacrée au peintre formaliste québécois à ce jour.Cette «rétrospective» est tirée d’une importante donation.Le neuvième accrochage d’«œuvres phares» de la collection permanente du musée, depuis sa relocalisation au centre-ville, en 1992, vaut aussi le déplacement.On y retrouve notamment des travaux exceptionnels de Paul-Emile Borduas, Jean-Paul Riopelle, Alfred Pellan, Paterson Ewen et Rober Racine.On souhaite toujours que cet établissement se dépatouille de sa monomanie moderniste à la Clement Greenberg, qui fait se dérouler linéairement l’histoire de l’art comme une pelote, des Automatistes jusqu’à l’art conceptuel.On doit toutefois reconnaître qu’il y a là, et deux fois plutôt qu’une, une certaine prise en charge du nouveau mot d’ordre international de «retour aux collections» pour les musées.Le Centre Canadien d’Architecture (CCA), lui, continue de donner des leçons à tout point de vue.L’établissement de la rue Baile, surdoué du monde canadien des musées, inaugurait cette semaine Frank Lloyd Wright: Inventer un paysage américain 1922-1932, qui reconstitue cinq projets visionnaires, jamais réalisés, du grand architecte américain.L’exposition rassemble plus de 150 dessins — dont plusieurs'acquis par le CCA — qui mettent en lumière les efforts de Wright pour inventer des formes bâties mettant en valeur les paysages maintenant marqués par la route.Le tout permet de réévaluer un travail jugé jusqu’ici marginal tout en replaçant les œuvres dans le contexte d’expressions devenues incontournables.Ce sas entre la mémoire et l’oubli est d’autant plus appréciable qu’il s’inscrit dans une série elle- Vüfww.ico-puf-cïlflî SOURCE MUSÉE DES RELIGIONS Musulmans du Québec, une calligraphie de Yasser Badredine.même exceptionnelle, consacrée au «siècle de l’Amérique».D’ici l’an 2000 elle permettra de poser un regard profondément original sur les aspects déterminants de la culture architecturale des Etats-Unis, «ses promesses et ses déboires, ses origines, ses ramifications et son influence sans précédent dans le monde».C’est de la muséologie à son meilleur, encore et toujours: un travail réflexif sur le passé qui ne se dérobe pas aux obligations de sollicitations du présent.Sublime.et spécialisé.Comme une œuvre d’art À Trois-Rivières, c’est évidemment l’inauguration du Musée des arts et traditions populaires du Québec qui fait l’événement.Le petit dernier de la grande famille muséale a programmé pas moins de huit expositions, dont quatre permanentes, qui constituent autant d’escales d’un voyage au cœur de la culture québécoise.Chez nous lève le voile sur la maison, lieu privilégié d’expression de soi et de transmission de la culture depuis trois siècles.Une exposition retrace l’histoire des abris depuis l’Europe glaciaire jusqu’aux chasseurs nomades de Sibérie qui ont franchi le détroit de Béring.Une autre encore présente un Hommage à Robert-Lionel Séguin, l’âme de cette institution, qui a légué une collection de plus de 35 000 objets rattachés à la vie quotidienne d’ici.Un musée.Un lieu de mémoire.Comme il se doit Dans les Cantons de l’Est aussi on rient d’inaugurer un nouvel établissement, le Musée des beaux-arts de Sherbrooke.L’exposition d’ouverture est consacrée à un fils prodige de la région, le peintre Frederick Simpson Coburn (1871-1960).Mais on peut aussi y voir une présentation des travaux préparatoires d’Ozias Leduc réalisés pour la fabuleuse décoration de la chapelle privée de l’évêque, située daps le palais épiscopal de la ville.A quelques centaines de pieds de la cathédrale de Nicolet, symbole de la religion catholique, le Musée des religions tient pour sa part une exposition très originale, inédite, intitulée Au nom d’Allah — Islam et musulmanes du Québec.Plusieurs organisations et associations de la communauté musulmane, qui compte plus de 45 000 membres au Québec, ont collaboré à la réalisation de l’événement Au fil de la visite, on peut notamment voir de très beaux Corans du XV1' et du XVI'' siècle, prêtés par l’Université McGill.Le Musée de la Civilisation y va aussi de son habituel florilège pour tous les goûts.Cet établissement, qui est au cœur d’une redéfinition de la muséologie populaire depuis sa création, propose entre autres des expos sur 6000 ans de présence humaine en Abitibi-Témiscamingue (Abitibiwini), les Secrets d’Amazonie, et la chanson française québécoise (Je vous entends chanter).Le Musée du Québec accueille pour sa part la magnifique rétrospective consacrée à Ozias Leduc, qu’on a pu voir au MBA cet hiver.Elle rassemble plus de 200 œuvres du maître symboliste.Depuis cette semaine et jusqu’au 10 juillet seulement, on peut également s’y délecter des Maîtres Catalans du XX' siècle, qui réunit 72 œuvres tirées de collections privées et donc rarement montrées en public.De Gaudi à Picasso — qui n’est pas né en Catalogne.—, de Salvador Dali à Tàpies ou Mira, l’assemblage permet de mesurer l’incroyable impact de cette région de la péninsule ibérique sur l’art du XX1' siècle.Un nouvel assemblage, une mise en œuvre productrice de sens inédits, de corrélations insoupçonnées jusqu’alors: la nouvelle muséologie est là.Il faudrait une grande salle pour exposer tout ce qui vaut encore le détour.Au Musée des beaux-arts d’Ottawa, avant-hier, on lançait une importante rétrospective des œuvres de Corot (1796-1875), un des plus importants et des plus prestigieux peintres paysagistes français.Le même jour, à Montréal cette fois, le Musée Pointe-à-Callières inaugurait son travail original sur Les porteurs de rêves, qui retra-çe l’émergence du cinéma québécois.A quelques pas de là dans le Vieux-Montréal, Images du Futur place aussi la barre haute depuis quelques semaines avec son édition du dixième anniversaire: des arts médiatiques à leur meilleur, une quinzaine d’installations venues d’ici et d’ailleurs, porteuses de nouveaux rêves.Même le Musée Juste pour rire, de Montréal, qui avait pourtant la réputation d’être le cancre de la classe muséale, est devenu un arrêt obligé avec ses deux expositions estivales, Dialogue dans le noir et Yugo Next.C’est tout dire.Oui vraiment, si un jour on créé un musée des musée, cet été québécois 1996 sera placé sous verre, vénérée comme une œuvre d’art.I5 A L iVl A R K S ?D *I S Q U H Oampigny % The Phil Woods quintet plays the music of Jim Me Neely Allegro EASSIQUE 1.PAX, /.ABBAYE DE ST-BENOÎT-DU-LAC, Analekta 2.DEFINITIVE RING COMPLETE, WAGNER (BOIIM), Polygram 3.CINEMA CLASSICS, ARTISTES DIVERS, EMI 4.LA CHAPELLE DES CHANTRES DES DUCS DE LORRAINE, Pelleas 5.PASSAGE TO PARADISE, ARTISTES DIVERS, EMI ^ JOLIES (O^RNAÏIONAL 1.COOLKLEZ, RAOUL, Analekta ———- 15» 2.UNDERGROUND, (TRAME SONORE) GORAN BREGOVIC, PSI 24?3.BLUE NOTE FESTIVAL ’96, ARTISTES DIVERS, EMI- 3» 4.ANTOLOGIA, PACO DE LUOA, Polygram—___________19» 5.ULYSSES’ GAZE ELENI KARAINDROU, BMG-17» / Y j- COPHONE 1.QUATRE SAISONS DANS LE DÉSORDRE, DANIEL BÉLANGER, Sélect 2 À LA CLAIRE FONTAINE TREMBLAY / RIVARD, Sélect - 3.VERSIONS JANE JANE BIRKIN, Polygram 4.IMS GRANDS MOMENTS DE L’OLYMPIA, SERGE REGGIANI, Polygram 5.l’Ame des poètes, artistes divers, emi —- 16?7,50 16,» 9?16,» GLOPHONE 1/ Vl.-'^-#-' 1.PAVAROTTI + FRIENDS III, ARTISTES DIVERS, Polygram_16,» 2.MISSION IMPOSSIBLE TRAME SONORE, Polygram-17,» 3.NEW BEGINNING.TRACY CHAPMAN, Warner-16,» 4.WALKING WOUNDED, EVERYTHING BUT THE GIRL, Warner-16.» 5.LOAD, METALLIC*, Warner-16,» La bastringu# migratotr# tbiances Magnétiques Vol.1 Gipey Dance O Espirtto Da Pu Madredeus EMI 4380.rue Saint-Denis 844-2587 Mail Champlain 465-2242 I.K l> K V 0 I It .I.K S S A M K I) I 2 K I I) I M A X (' Il K ;t .1 r I X I II H (I B — — — .?m na A — - - - - , — ¦ w i n i H W U esprit des lieux virtuels La chair est triste hélas, et ils ont cliqué tous les sites, les descendants de Mallarmé, poètes et écrivains de talent qui ont répondu à l’invitation de la revue Art Le Sabord (n° 43) et mis en mots leur rapport avec le virtuel.Plusieurs ont exploré instinctivement les amours d’inforoute ou ils ont croisé, avec l’évanescence, la mélancolie.L’esprit des lieux est celui du plaisir interdit pour cause de désincarnation, contraste violent avec la beauté sensuelle de l’édition printemps-été de la revue artistique la plus inspirée au Québec.S’il fallait démontrer que rien ne remplacera le papier pour caresser les mots et les images, nous y voilà, dans une publication pourtant toute consacrée à l’irruption de la technologie dans l’imaginaire créateur.L’enthousiasme est un peu plus palpable dans le tout dernier numéro d'ETC Montréal (n° 34) où quelques essayistes traitent de la mondialisation des communications dans son rapport avec l’art.On s’inquiète du danger de pensée unique, de la colonisation des inforoutes par les images et la culture des plus forts, mais on est tout de même fasciné par des connexions hier impensables, comme l’accès bientôt universel aux trésors artistiques de l’humanité, la naissance de l’oeuvre virtuelle qui n’aura d’existence que sur les inforoutes, la relation interactive qui peut se déployer pleinement entre l’artiste et ses récepteurs.Avec une prudence critique, on commence à croire que l’instantanéité des échanges, leur coût infime pourraient bouleverser les rapports traditionnels à la culture et porter la promesse (au moins virtuelle) d’une démocratisation qui a toujours tourné à l’utopie.Aucune réticence du genre rue Saint-Paul, dans le Vieux-Montréal, où ça clique dans l’euphorie assurée de qui refait le monde.L’exposition internationale Images du /rrnI.LISE BISSONNETTE ?futur, installée dans la (bien modeste) Cité des arts et des nouvelles technologies de Montréal, affirme haut et fort que la nouvelle pratique artistique technologique est le fourrier de la démocratisation de l’art, qu’elle «introduit un nouveau rapport entre l’art et la société».Les deux créateurs de la Cité, Ginette Major et Hervé Fischer, y vont sans ambages, accusent les «Beaux-Arts» d’encourager la passivité chez le spectateur, d’être «statiques», d’établir «un rapport d’autorité» et de n’être appréciés que des «élites».L’art électronique, écrivent-ils dans le catalogue de l’exposition, est «participatif», il «ne se satisfait plus de rejoindre l’élite», il résulte carrément de «la prise du pouvoir par la classe moyenne dans les sociétés industrielles avancées».Rien de moins.Outre que le fait accompli de leur «prise du pouvoir» sera une nouvelle pour lesdites classes moyennes, l’exposition souvent fascinante ne saurait nous en convaincre.Les propositions les plus novatrices sont, comme souvent en art contemporain, assez difficiles à décoder au delà du premier degré.11 en va ainsi de l’installation stroboscopique de l’Américain Gregory Tarkis Barsamian sur l’aveuglement, de l’album de portraits virtuels de la Française Catherine Ikam, du musée interactif d’histoire non naturelle de l’Australien Jon McCormack.Tous font référence à des problèmes philosophiques touchant la perception, l’illusion, la dématérialisation, dont on ne peut dire qu’ils ont quitté les revues universitaires à tirage intime pour tomber sous la coupe de la classe moyenne.Quant aux œuvres les plus accessibles, on se demande ce qu’elles font dans un environnement d’une telle intelligence: je pense au morphomètre sexuel du Montréalais Gregory P.Garvey, version gadgétisée des tests de psychologie de pacotille qui faisaient autrefois le bonheur des plus quétaines des revues féminines, ou au sermon sur les politiques familiales que nous sert l’Américaine Joan Truckenbrod en associant des trucs vidéo à des coupures de journaux, ce qui montre bien que les jeux techniques n’engendrent pas nécessairement l’avant-garde, la moralisation étant le courant le plus vieillissant actuellement en art contemporain.Comme dans les lieux dits «traditionnels», il y a donc du pire et du meilleur dans l’art électronique et il se heurte aux mêmes problèmes qui se posaient à Jérôme Bosch au Moyen Age ou à Betty Goodwin dans le nôtre.Interactive ou pas, la relation entre le créateur et le «re-gardeur» dépend d’abord du sens de l’œuvre, de sa capacité de nous parler ou non, que ce soit dans le silence le plus absolu d’une salle de musée ou avec les sons divers qui se greffent le plus souvent à l’art électronique.Et le défi de la diffusion, qui est aussi celui de l’accès, reste entier.Créer une proposition de qualité et l’offrir au public coûte toujours assez cher.Le morphomètre imbécile peut déjà circuler sur n’importe quelle inforoute, mais les meilleures installations d'images du futur exigent une machinerie complexe, qui doit être déployée dans un lieu et non dans l’espace virtuel, et qui voyage en soutes d’avion plutôt que par libres optiques.Ce sont donc des œuvres dont la présentation demande plus de ressources que les tableaux classiques, qui ne peuvent être vendues à des collectionneurs individuels, et c’est pourquoi la liste des commanditaires publies et privés de chacune est parfois fort impressionnante.De même circulent-elles dans des lieux spécialisés capables de les accueillir, qui sont souvent, comme l’indiquent les notes biographiques des artistes, les mêmes musées des beaux-arts que l’art électronique prétend dépasser, ceux que fréquente «l’élite» et où la «classe moyenne» est encore bien loin d’avoir pris le pouvoir.L’entrée en virtualité est une percée qui repousse les limites de l’imaginaire mais est-elle pour autant la révolution que proclament ses timoniers?Dans le domaine de l’art, elle semble plutôt exacerber des difficultés éternelles.Flus se raffinent les prouesses techniques nécessaires à ce type de création, plus on est renvyyé à la dépendance du bon vieux mécénat, celui de l’Etat ou des nouveaux princes que sont les fondations et les grandes corporations, plus est restreinte l’autonomie de création.Et plus on sollicite l’émotion indirectement, plus on la cherche dans le réseau infini des branchements et des effets virtuels comme l’ont tenté les écrivains du Sabord, plus ardue devient la quête du sens, primordiale à toute œuvre d’art.Une terrible exigence, un danger sans précédent, que dit mieux le poète Denis Vanter: «// nous faudra parvenir au romantisme nucléaire.» MUSIQUE ANCIENNE La musique comme attrait touristique Le 21e Festival de musique baroque de Lamèque poursuit sa quête de l’excellence MARIO CLOUTIER LE DEVOIR Présenté du 12 au 20 juillet, le petit Festival de musique baroque de Lamèque, au Nouveau-Brunswick, voit grand.Du haut du clocher de la petite église Spinte-Cécile de Petite-Rivière-de-l’île, le paysage le permet.Quand tout ce que l’on voit, peu importe où l’on regarde, c’est la mer, on peut bien rêver.Cela dure depuis 21 ans.Au départ de cette folle aventure, le fondateur et directeur artistique Mathieu Duguay provoquait des regards surmontés d’accents circonflexes à la seule mention d’une fête de la musique ancienne.Aujourd’hui, le festival suscite l’admiration de tous en poursuivant inlassablement sa quête de l’excellence.«Dans les années 70, raconte M.Dûguay, de passage à Montréal cette semaine, les gens me demandaient ce que je faisais avec un festival qui ne présentait pas de musique acadienne.Je leur répondais que la motoneige non plus, ce n’était pas acadien.C’est un peu pour me faire/ plaisir que j’ai fondé le festival, mais aussi parce qu’il n’y avait rien de tel en Acadie l’été.» Farouchement acadien et nationaliste, Mathieu Duguay a toujours cherché à sortir l’Acadie du cliché folklorique à saveur de Sagouine et dé village historique.Cet ancien étudiant en clavecin de l’Université de.Montréal et de «Saint-Vincent-d’Indy» a prouvé avec son festival qu’on peut attirer une nouvelle cliëntèle touristique avec un produit d’une nature totalement différente.«On mise sur la qualité plutôt que la quantité en essayant toujours d’obtenir la participation des plus grands noms au meilleur prix.Les musiciens aiment venir jouer chez nous.Ils nous sollicitent eux-mêmes et en redemandent.» Pour cette raison, le directeur artistique soutient que le festival représente un bon filon à exploiter, Ile Lamèque PENINSULE ACADIENNE Tracadie-Sheila Petite-Rivière-de-rîle une valeur ajoutée à inclure dans les dépliants touristiques.«Je crois que le gouvernement du Nouveau-Brunswick devrait miser davantage sur la culture en général et la musique en particulier pour attirer les touristes.L’une des plus belles galeries d’art du Canada, Beaver-brook, se trouve à Fredericton.On y trouve Saint-Paul sur le chemin de Damas de Dali.C’est du côté anglophone, mais la culture n’a pas de langue.» Les spectateurs affluent d’ailleurs à Lamèque depuis aussi loin que Los Angeles et la Nouvelle-Zélande.Près de 50 % de l’auditoire, selon M.Duguay, provient de l’extérieur de la péninsule acadienne.«Notamment, dit-il, beaucoup de Québécois qui ont choisi notre paisible île comme destination vacances, depuis des années.» Rencontre des deux solitudes Le 12 juillet, la soirée d’ouverture du festival de cette année réunit les deux solitudes canadiennes à Lamèque.Deux ensembles, The Toronto Consort, formé de cinq chanteurs, et Les Sonneurs de Montréal, composé de six instrumentistes, interpréteront l’intégrale des Balletti de Giovanni Gastoldi.Ces compositions étant faites pour être chantées, jouées et dansées, le public pourra s’attendre à une soirée placée sous le signe de l’exubérance et du brio.Les 13 et 14 juillet, ce sera au tour du chœur et de l’orchestre de la Mission Saint-Charles de prendre la vedette à Lamèque.Pour l’interprétation d’œuvres chorales et instrumentales de Bach, les solistes seront Guy de May, ténor, Agnes Mellon, soprano, Normand Richard, basse, Stratton Bull, alto, et Washington McClain, hautbois d’amour, sous la direction de Bernard Labadie, qui dirige ce soir même ses Violons du Roy lors de l’ouverture du Festival international du Domaine Forget dans Charlevoix.«La Mission Saint-Charles, explique Mathieu Duguay, était le nom de la résidence du gouverneur de l’Acadie à l’époque.On y jouait de la musique comme à Paris.Le nom vient de deux jésuites, répondant au prénom de Charles, qui sont venus évangéliser la région au XVII1 siècle à la demande du gouverneur de l’Acadie.Au départ, la Mission se composait d’un chœur formé de chanteurs locaux; maintenant, nous avons aussi un orchestre composé de musiciens provenant de partout dans le monde.» Dans cet esprit, les deux derniers concerts de la 21e édition du festival présenteront des musiciens prestigieux qui viennent de divers pays.Le 19 juillet, le Capriccio Stravagante, formé du violoniste américain Skip Sempé et du claveciniste argentin Manffedo Kraemer, offrira aux amateurs de musique baroque des œuvres de J.S.Bach.Le lendemain, le festival se terminera avec l’Ensemble Florilegium de Londres et le violoncelliste néerlandais Peter Wispelwey.Ces instrumentistes réputés, douze au total, présenteront un concert tout Haydn, dont les deux concertos pour violoncelle et orchestre.«Plusieurs d’entre eux reviennent nous voir pour la deuxième et troisième fois, indique Mathieu Duguay.Ils apprécient l’écoute exceptionnelle du public dans notre petite église qui offre une belle résonance sans écho.Le festival s’est bâti avec la complicité des gens de la communauté.Ils hébergent des musiciens ou travaillent bénévolement.C’est une fête à visage humain.» En croissance Et le directeur artistique voit plus loin.Le festival devrait maintenant être en mesure de poursuivre sa croissance, mais il manquerait 100 000 $ au budget actuel de 140 000 $.La formule et les organisateurs pourraient changer également.«C’est mon avant-dernière année, confie M.Duguay.Sans moi, le festival va continuer parce que je crois que c’est inscrit dans la volonté de la communauté.Les gens sont emballés par le festival.Je serai dans l’ombre un peu comme le père Lindsay à Lanaudière.» Les projets ne manquent certes pas.On parle notamment de salle et de concerts à longueur d’année.Il faut chercher à stimuler constamment aussi le public jeune qui s’intéresse à la musique baroque.«On a un regard résolument tourné vers l’avenir.La prochaine étape pour la musique ancienne passe nécessairement par une meilleure diffu- SYNO PHOTO Mathieu Duguay & .49.LA MAISON THÉÂTRE — SAISON 1996-1997 Abonnez-vous : obtenez les meilleurs sièges et économisez de 12^0 à 35 % sur le prix des billets .Théâtre de Sable .oct.au 3 nov.1996 Le Rêve de Pinocchio (4 à 9 ans) Les aventures ihfrObtucX^f^ , de Don Quichotte (6 à 12 ans).Théâtre du Gros Mécano .i?.4 au 22 déc.1996 Le Bain (3 à 7 ans).Théâtre Bouches Décousues .1'^ .19 fév.au 9 mars 1997 Cœur à Cœur (5 à 10 ans).Théâtre de L'Oeil.14 mars au 6 avril 1997 L'Histoire de l'oie (9 à 99 ans).Les deux mondes .-/TT.9 au 20 avril 1997 Au bout de la rivière (4 à 8 ans) .L'Arrière Scène.23 avril au 4 mai 1997 Petit Navire (9 à 99 ans).Le Carrousel .JîmS16 mai au 1er juin 1997 °our découvrir notre nouvelle programmation, demandez notre brochure de saison (514) 288-7211 LE DEVOIR V ALCAN ’• quelque chose de semblable à Montréal.Si on a pu fonder un festival sur une île comme Lamèque, il est certainement possible de faire quelque chose à Montréal.» sion à la radio et sur disque.Une nouvelle salle, on y pense pour l’an 2000.Pourquoi ne pas fonder une revue francophone de musique classique également?Il devrait exister PHOTO ARCHIVES-* Les Sonneurs de Montréal wm\ ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTREAL CHARLES DUTO1T Basilique Notre-Dame 19h30 ® POWER CORPORATION JEUDI 4 JUILLET DU CANADA Charles Dutoit, chef Louis Lortie, piano MOZART Don Giovanni, ouverture MENDELSSOHN Rondo brillant Capriccio brillant SCHUMANN Concerto pour piano BEETHOVEN Symphonie n° 5 Billets: 27.50$ 18.50$ 9.50 $ (taxes incluses) En vente à I OSM (842-9951 ).à la Place des Arts (842-2112).au Réseau Admission (790-1245) et à la basilique Not re-Dame le jour du concert Premier directeur artistique de l’Orchestre symphonique de Montréal Hommage à Wilfrid Pelletier 1996 fête son centième anniversaire de naissance Wilfrid Pelletier Montréal.18% - New York, 1982 V L K I) K V (MK.I.K S S A M K l> I •j •j K T I) I M A N C II K 2 S .1 I! I \ I I» Il (I B 4 CINÉMA X .1.’ É t K A N Denis Lavant Pascal Duquenne Daniel Auteuil mm CANNES 1996 PRIX DIME RPRt T AT ION VUSCUItt SJ&m.DAMEE Al TE I'll.PASCM.DI QltSNE m - i g® ,v ' i i»"' r-".À E&BSi «Débordant d’humour de tendresse et de poésie.» -HuguetteRoberge, IA PRESSE «Jaco* Van Dormael pour le plaisir du cinéma.» -Louise Blanc luira, JOURNAL DE MONTRÉAL «Une fable tendre, drôle et idéaliste.» -Georges Privet, VOIR ?; V ùh film dë Jaco Van Dbrrââél A ^ V.% ; âvec ia participation deMidü-Mioù avec Henri Garctn—tsabelle Sadoyan •re.ili-ationc» «tthàriojaa»\.m flormirl immiqot* orlpnalr ftirm-Van Dontuci (Art Public) Poùtir^ni Edition?.y'::-M>n IkHniniguc «arnirr c« Innptb Image Walthrr Aaijden fade montage Sowna Mthyberp décors Hubert rnullkr cmliinirs VàlTax dircclkrn de production Rjodimt ( aprt cl Alkhèlc tronçon oik coproduction PanLuropranicProduction l k mr Marie 1 dur» -DII due* Production • RfL DI - ttorking fitlr • DA 1 ilnt* cr Glm a été umtniupar le f ond> t urimagr* du GwtsriJ de 11 wopc avec U participation de'tM lL-f.1*.Ma rJ-* ^ Visile/ le site "I SHOT ANDY WARHOL": ht1p//www tîtm/one.com/warhol kkkkk: chef-d'œuvre ?: très bon •kick: bon quelconque ^ k: très faible fcwji : pur cauchemar THE HUNCHBACK OF NOTRE DAME ?Disney a adapté le célèbre roman de Victor Hugo pour le conformer à son schéma esthétique et à son système de valeurs.L’histoire du bossu s’en voit certes édulcorée, au profit d’un divertissement exceptionnellement réussi.Des moments magiques, des scènes captivantes, une imagerie éblouissante compensent largement le schématisme, les anachronismes et les facilités langagières.Au Centre Eaton (v.o.), au Dauphin et au Parisien (v.f.) Martin Bilodeau THE FLOWER OF MY SECRET ?Pedro Almodovar signe avec ce film son oeuvre la plus aboutie, Grave et tendre, départie de ses effets kitsch et de son style roman-photo, The Flower of my Secret raconte la dérive sentimentale de Léo (excellente Marisa Peredes, qui prend la relève Victoria Abril).Une femme qui, comme toujours chez Almodovar, est au bord de la crise de nerfs parce que sentimentalement dépendante de son homme.On reconnaît Almodovar dans ce film, mais son ton a changé, ses préoccupations esthétiques ont évolué, ses personnages ont, comme lui, gagné en maturité.Et nous, en admiration.Au Centre-Ville en v.o.s-t a et en v.f.M.B.EN AVOIR (OU PAS) ?1/2 Voir critique ci-contre I SHOT ANDY WARHOL ?1/2 Premier long métrage de la cinéaste d’origine canadienne Mary Harron, ce film explore l’incident dramatique au cours duquel le célèbre Andy Warhol fut tiré à bout portant par Valerie Solanas en 1968.Il survécut à ses blessures tant bien que mal mais sa vie en fut écourtée.Le film tourne autour du personnage de Solanas (brillamment interprétée par Lili Taylor), déséquilibrée, féministe de la ligne dure, lesbienne et familière de Warhol qui l’accueillait dans sa Factory.Film rythmé, servi par un bon montage, desservi par une ligne dramatique un peu floue, mais porté par la pqrforjnance remarquable de Taylor.A L’Egyptien (v.o.) et au Complexe Desjardins (v.f.) Odile Tremblay LE TRÉSOR ARCHANGE ?Ce documentaire signé Fernand Bélanger se veut une expérience sonore et musicale, un pèlerinage à travers les contes oraux qui ont façonné l’imaginaire québécois.A bord d’une voiture baptisée French Spirit, le musicien de jazz René Lussier parcourt le chemin du Roy entre Montréal et Québec, recueille témoignages et anecdotes auprès de ces troubatours ignorés qui longent le fleuve.Un beau film original, néanmoins marqué par un nationalisme misérabiliste un peu désuet Au Cinéma Parallèle.M.B.VISIBLEMENT JE VOUS AIME ?Jean-Michel Carré a réalisé un film à la croisée de la fiction et du documentaire.Un délinquant (Denis Lavant) doit purger une peine d’emprisonnement dans une maison d’accueil pour autistes et psychotiques.D’abord replié sur lui-même, il finit par s’ouvrir aux autres.Des comédiens professionnels s’insèrent dans un univers peuplé majoritairement-de véritables pensionnaires du Coral, ieu d’insertion sociale dans lequel se déroule l’action du film.Hormis quelques démagogismes, ce film modeste parvient à nous émouvoir grâce à ses crescendos dramatiques fort sien échaffaudés, mais aussi par le jeu puissant des comédiens, «vrais» et «faux».Au Cinéma Parallèle.MISSION: IMPOSSIBLE ?Adapté de la célèbre série télévisée du même nom, ce film spectaculaire et creux signé Brian de Palma ne lui fait ni honneur, ni outrage.Marasme psychologique, bruyant fracas, surenchère visuelle, tout ça pour raconter une histoire d’espionnage compliquée pour rien, mais combien distrayante.Sans être un grand cru du réalisateur de Carrie, la nervosité de l’illustration, le déploiement technologique sophistique et la tension exceptionnellement bien maîtrisée révèlent un cinéaste en pleine possession de ses moyens.Au Loews, Centre Eaton, Parisien.LE HUITIÈME JOUR ?1/2 Voir critique ci-contre.AU CINÉMA PARALLÈLE À 17H15 3682 St-Laurent.843-6001 CINÉMA PARALLÈLE 3682 rue St-Laurent, tél.: (514) 843-6001 UN MIRACLE i ER FRANCE, 1 MILLION DE SPECKS ER 2 SEMAINES, DD JAMAIS 1 ! Une nouvelle voix En dents de scie EN AVOIR OU PAS Réalisation et scénario: iMetitia Masson.Avec Sandrine Kiberlain, Arnaud Giovaninetti, Roschdy Zem, Didier Flamand, Claire Denis.Image: Caroline Champetier.Ilt30.Au Parallèle.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Une relève de plus en plus solide s’impose dans le paysage cinématographique français.Elle s’appelle Mathieu Kassovitz, Jacques Au-diard, Xavier Beauvois.Elle pose un regard sur la rue, les exclus, les paumés, la jeunesse qui se débat sans trop savoir de quelle nature est le rouleau compresseur qui lui passe sur le corps.Cette relève possède désormais une nouvelle voix, tout en finesse, en sensibilité, celle de Laetitia Masson.Mais là où ses confrères masculins apposent la violence et la révolte, la jeune cinéaste de 29 ans qui signe avec En avoir ou pas son premier long métrage joue de nuances, de tendresse, et conjugue l’espoir à l’unisson de la détresse, comme une lueur dans le brouillard du no future.Pourtant, En avoir ou pas ne re- nouvelle guère les thèmes du cinéma contemporain; il apporte cependant à un air connu une lucidité, une subtilité, un cachet d’authenticité qui sont l’apanage d’un vrai talent personnel.Comme quoi ce n’est pas le sujet qui importe mais seulement et avant tout le regard qu’on lui porte.Laetitia Masson pose le sien en rayons X sur Alice, une petite ouvrière de Boulogne-sur-Mer (Sandrine Kiberlain) qui vient de perdre son travail.Son copain ne l’inspire pas, ses parents ne la comprennent guère.La dérive, quoi! Suivra une scène d’audition vraiment réussie où des jeunes filles posent leur candidature à un emploi d’hôtesse et où Alice se casse les dents sur les questions tyranniques du recruteur (joué avec brio par Didier Flamand).De fil en aiguille, elle finira par aller se chercher une nouvelle vie à Lyon en aboutissant dans un hôtel de seconde zone où un beau brun mélancolique et écorché (Arnaud Giovaninetti) touchera son cœur, avec les difficultés et les peurs d’usage.Alice laissera de côté son grand rêve de devenir chanteuse en s’inclinant, il le faut bien, devant la nature qui lui a donné un petit filet de voix de rien du tout Une histoire banale en somme, PHOTO ARCHIVES En avoir ou pas est filmé sans quête d’effets, sans appui de symboles, avec discrétion, sous des éclairages judicieux, attentifs.La jeune cinéaste capte ses héros avec un regard en coin, une étincelle d’humour, mais un œil exigeant aussi.sur un film qui ne l’est pas du tout.Car les personnages vivent, respirent, souffrent, aiment.On en oublie qu’il s’agit d’une fiction tant le naturel des interprètes crève l’écran.Sandrine Kiberlain qui incarne Alice n’a pas remporté pour rien le César du meilleur espoir féminin avec cette prestation qui dévoile le grand registre de son talent.Elle n’avait jamais obtenu auparavant de rôle à sa mesure.Et sous la direction de Laetitia, voici la comédienne habitée, vibrante, éclairée, à l’écoute de ses contradictions, criante d’authenticité.Son Alice que chacun pourrait ren- contrer au coin de la rue devient l’intime du spectateur, sans la réduction habituelle où se cantonnent les personnages inventés.En avoir ou pas est filmé sans quête d’effets, sans appui de symboles, avec discrétion, sous des éclairages judicieux, attentifs.La jeune cinéaste capte ses héros avec un regard en coin, une étincelle d’humour, mais un œil exigeant aussi, qui ne se cache pas la tête dans le sable devant les problèmes issus du chômage, de la peur de l'autre, qui les met seulement dans la même boîte que les écarts de la vie, les gaffes, les petites joies du quotidien, qui brasse le tout.Elle nous touche par cette exigence, cette volonté de ne pas laisser de côté une facette au profit d’une autre mais de traduire fidèlement les contradictions du réel.Légère et ludique, Laetitia Masson est comme une ballerine dans une décharge qui montre et glisse, n’appuie jamais, cherche avidement l’essentiel, l’émotion spontanée, la fêlure qui s’ouvre.Sa sensibilité se révèle partout, dans la lumière, la pudeur, le geste esquissé, le sourire en coin, le climat, l’esprit de ce film touchant et vrai.rencontrer paraissent infimes, mais.Le premier prendra le second à bord de sa bagnole, et leur vie en sera transformée.Surtout celle d’Harry, jadis si vide.Le Huitième Jour appartient à la catégorie — où se retrouvent beaucoup de productions américaines — des films de rédemption, dans laquelle un personnage rigide se transformera au contact des vraies valeurs humaines.Il rencontre aussi les limites du genre, les inévitables violons, les bons sentiments, les coins qui coupent court, la vraisemblance qui abdique au profit de l’émotion à susciter.Du langage de Toto le héros, Jaco Van Dormael a conservé ses joyeux écarts du côté du fantastique, ici surtout à travers le personnage du chanteur Luis Mariano (Laszlo Harmati) qui apparaît au chevet de Georges et lui serine à l’oreille: «Maman, c’est toi la plus belle du monde.» Mais là où Toto avait l’appui d’un scénario solide sur lequel les niveaux de sens glissaient avec bonheur, ici il a sombré dans la facilité.Loin de toute vraisemblance, son Harry passe abruptement de coincé à ouvert sans que son évolution soit emmenée en douce, et à travers des rebondissements à la fois prévisibles et invraisemblables.Harry qui aurait dû être à jamais barré du foyer où il a battu son exfemme se voit accueilli comme un héros après avoir offert un feu d’artifice (volé) à sa fille.La logique interne des univers qui se côtoient n’est pas respectée.On s’étonne de la tolérance soudaine dont fait preuve un milieu de travail si rigide qui ferme soudain les yeux sur les écarts d’Harry.Par ailleurs, Jaco Van Dormael semble avoir puisé la scène où un groupe de trisomiques prend le maquis dans Vol au-dessus d’un nid de coucou, sans l’enrichir.Le duo acteur chevronné et trisomique impressionne parce qu’il déroute de prime abord.Mais le couple se marie tant bien que mal.Pascal Duquenne joue, il va sans dire, sur une registre assez monolithique.Daniel Auteuil semble avoir eu peine à s’ajuster à son partenaire, et ses registres de jeu vacillent, parfois avec émotion — dans une touchante scène où son protégé devient protecteur —, parfois sur le mode plus humoristique, mais sa prestation paraît inégale, en dents de scie.Le cinéaste appuie chacune des émotions, ne les laisse pas diffuser leurs lueurs toutes seules.Et le dénouement sombre carrément dans le grand mélo.Ce n’est pas que Le Huitième Jour soit dépourvu de qualités.Son attrait principal réside dans la fantaisie délirante des images qui évoquent l’univers mental du trisomique.Mais l’histoire est vraiment tissée de grosses ficelles et s’adresse davantage à l’émotion qu’à la raison.Ce qui n’empêche pas le film, une ode louable à la tolérance et à l’ouverture à l’autre, de plaire à un très vaste public — il fracasse des records d’audience en France et en Belgique — et de faire son chemin en se passant très bien de l’encensoir de la critique.Ceux qui avaient dégusté le succulent Toto le héros, premier long métrage du Belge Jaco Van Dormael, éprouvaient la hâte frénétique de voir son deuxième film.D’autant plus qu’il ne tourne pas souvent, ce jeune cinéaste qui mit cinq années à mitonner son Huitième Jour.De Cannes nous étaient parvenues des rumeurs contradictoires.Le film qui valut à Daniel Auteuil et Pascal Duquenne la palme conjointe d’interprétation masculine fut encensé par le public, boudé par une critique hostile.Le voici donc dans nos salles.Sans doute, ici comme outre-Atlantique, suscitera-t-il des avis contradictoires.A la base du Huitième Jour, un couple bancal formé par Daniel Auteuil et Pascal Duquenne.Ce dernier est trisomique — ou mongolien, si vous préférez.Harry (Daniel Auteuil) est un jeune cadre dynamique, coupé de ses émotions et bouté hors du foyer par sa femme (Miou-Miou) et ses deux filles.Georges s’évade de son institution pour retrouver sa maman en oubliant qu’elle est _________i morte et enterrée.Les sourcecfp deux hommes n’ont rien en commun, leurs chances de se Pascal Duquenne et Daniel Auteuil dans Le Huitième Jour.LE HUITIÈME JOUR Réalisation et scénario: Jaco Van Dormael.Avec Daniel Auteuil, Pascal Duquenne, Miou-Miou, Isabelle Sadoyan, Henri Garcin, Michèle Maes, Laszlo Harmati.Image: Wal-ther Vanden Ende.Musique: Pierre Van Dormael.Ih58.Au Complexe Desjardins ODILE TREMBLAY LE DEVOIR I.K I) K V 0 I R , I.K S S A M K I) I 2 2 K T M A X C II K 2 H .1 I! I X I !l II II B 5 DISQUES CLASSIQUES La mémoire vivante des grandes voix FRANÇOIS TOUSIGNANT RAOUL JOBIN Mélodies, airs d'opéras et chants sacrés Fonovox Vox 7831-2 IPAGLIACI Ruggiero Leoncavallo: I Ragliaci, opéra en deux actes.Raoul Jobin (ténor): Canio; Belva Boroditski (soprano): Nedda; Robetrt Savoie (baryton): Tonio; Nesco Petroff (ténor): Beppe; Robert Kems (baryton): Silvio.Chœur et Orchestre de Radio-Canada Montréal.Dir.: Wilfrid Pelletier.Fonovox Vox 7810-2 La maison Fonovox commence de plus en plus à nous remettre notre histoire en oreille.Tant de documents d’archives sont rendus disponibles à tous plutôt que de se perdre sur on ne sait trop quelles tablettes qu’on ne peut que féliciter l’entreprise.Parmi les dernières parutions, deux titres mettent en vedette le si célèbre ténor québécois Raoul Jobin.La première est consacrée à un pot-pourri d’extraits.Rien de péjoratif dans l’utilisation de cette expression.On a, sur deux disques généreux de 70 et 65 minutes, une manière d’album photographique d’une carrière brillante et du goût d’une époque, d’un art du chant qui a fait se pâmer bien des cœurs, sinon verser beaucoup de larmes.Le premier disque est presque entièrement consacré à des airs d’opéra français, mis à part les deux «airs» de ténor de Tosco, le Recondita arnonia.et le beau E Luce-van le stelle.On redécouvre un art du chant français, un art de faire entendre tous les mots qui se fait si cruellement rare sur les scènes et les disques aujourd’hui.L’orchestre du Metropolitan Opera de New York est dirigé par nul autre que Wilfrid Pelletier — dont on célèbre cette année le centenaire —, celui de la CBC est mené par Jean Beaudet et çelui de l’Opéra comique de Paris par André Cluytens.A voir défiler ces noms, on revoit toute une époque qui ne restait jusqu’à présent qu’entrées dans des livres ou dictionnaires, ou encore des références que l’on connaissait sans avoir quoi que ce soit de concret pour se rattacher à une réalité.En dépit de tous les petits défauts techniques et musicaux, c’est une véritable merveille.Cela permet en plus de constater à quel point ces artistes ont fait évoluer la musique ici.Les moyens ont bien changé et le niveau des musiciens s’est grandement amélioré, même au Met.Le deuxième disque de ce boîtier est assez cucul-gnangnan.Les chants sacrés, accompagnés d’un «orgue électronique» même pas digne de Lucien Hétu, montrent tout le mauvais goût et tout l’endoctrinement dont * « » l » * Jt < ! > R < n j iii AIUJIWLV*.IIH\ WM! i * il! vYI'V .C K Fonovo^j étaient capables les années 40 et 50.On trouve dommage qu’un artiste de la trempe de Jobin ait dû faire cela pour gagner sa vie.Enfin, comme il n’existe pas de manière hojrteuse de gagner sa croûte, on ne peut lui en vouloir.A comparer le monde musical d’aujourd’hui à celui de ce temps, on lève son chapeau bien haut à des musiciens qui ont tant su semer et qui ne peuvent malheureusement pas voir la magnifique moisson que leur travail a donnée.Un aspect intéressant de ce disque est la présentation radio de certaines mélodies.C’est comme si on se retrouvait devant son poste en 1947.Cela va peut-être donner des idées aux dirigeants de notre chaîne culturelle.Un autre enregistrement, plus intéressant celui-là, nous présente une autre œuvre qui a fait les beaux jours des théâtres: le Pagaliacci de Leoncavallo.Ce témoignage est extrêmement important, voire capital: c’est un des rares survivants de la tant aimée Heure du concert de la fin des années 50, réalisé par un autre monument de notre patrimoine musical et formidable bâtisseur: Fran-çoys Bemier.Encore une fois, Wilfrid Pelletier — Pellé pour ses intimes américains quand il travaillait comme un forcené entre la scène du Met et le Conservatoire de musique de la province du Québec à Montréal — est à la baguette, devant l’Orchestre de Radio-Canada à Montréal.Nous sommes en 1958.Les moyens techniques d’alors étaient encore assez rudimentaires ici, le nettoyage y pallie sans qu’on les oublie.Le chef mène cela rondement, efficacement.Raoul Jobin a vieilli: nous sommes en 1958.Le souffle est plus court.Ses prestations sont alors moins réussies que sur le coffret précédent, réalisé grosso modo dix ans plus tôt.lx* célébrissime et tant attendu Ridi, Pagliaccio.est tout entrecoupé de respirations auxquelles un ténor en pleine possession de ses moyens n’oserait jamais penser.C’est le fabuleux héritage qu’on écoute ici.La maison Fonovox montre bien son utilité essentielle dans le contexte actuel: nous rappeler que oui, nous avons une mémoire, et il faut la garder vivante.Ia* foisonnement musical actuel ne s'est pas fait ex niliilo.Le souvenir de la flamme de certains artistes, sans tomber dans la nostalgie du «bon vieux temps», reste une lumière stimulante et remarquable de haute tenue.IA VOIX HUMAINE Francis Poulenc.Tragédie lyrique sur un texte de Jean Cocteau.Pauline Vaillancourt, soprano; Orchestre Chants libres.Dir.:Jean-Eudes Vaillancourt.SNE595-CD PAULINE VAILLANCOURT CHANTE JOSÉ EVANGELISTA José Evangelista: Im Porte, monodrame pour soprano et violoncelle; Plume, monodrame pour soprano et percussion.Pauline Vaillancourt, soprano; Claude Lamothe, violoncelle; Julien Grégoire, percussion.Sonar IMS0-9605-CD Autre témoignage ici, tout aussi frappant que les précédents: celui de ce qui se fait ici, en ce moment.Pauline Vaillancourt est la fondatrice de la compagnie Chants libres, dédiée entièrement à la production contemporaine et à la création.L’entreprise est non seulement louable, elle est aussi essentielle et à l’origine de belles réussites.L’enregistrement proposé de La Voix humaine n’est peut-être pas le parangon de la perfection, mais il a au moins le mérite de nous faire entendre tout le texte, avec émotion et vérité crue.Pauline Vaillancourt «met le paquet» et nous accroche de bout en bout.De la colère de la mégère à l’angoisse désespérée de l’amante que l’on abandonne au bout du fil pour une autre, la palette des sentiments suscités par le texte de Cocteau est ici aussi vivante que dans la lecture qu’en a laissée Simone Signo-ret, quoique d’une autre couleur.C’est ce qui la rend encore plus attachante.L’orchestre est bien en place bien qu'il soit un peu acide et un peu loin.On aurait aimé plus de présence car la musique de Poulenc est ici d’un intérêt comme peu de ses autres pages savent provoquer.En complément, la cantatrice se fait lectrice et nous récite un long extrait — un peu moins de quinze minutes — du Livre blanc, toujours de Jean Cocteau.Je l’ai découverte musicienne jusque dans l'interprétation d’un texte parlé.Cette histoire* malheureuse d’amours particulières et de jalousie, |)our banale qu’elle pourrait paraître de prime abord, est magnifiée par la plume de Cocteau et rendue brûlante par la narration de Vaillancourt.On est forcé d’y croire.Peu importe l’autobiographie de l’auteur, la volonté de l'interprète, son autorité font que l’oreille reste collée aux haut-parleurs jusqu’au dernier mot, alors que l’on s’effondre avec elle.Le deuxième disque est consacré à deux monodrames du Montréalais José Evangelista.Ici, on entre dans un autre univers.Celui où la voix exprime des situations comiques, absurdes, légères ou graves dans un langage tout empreint des acquis nouveaux du siècle: «sprechge-sang», «sprechtstimme», cris, vocalises étourdissantes.le compositeurs ne ménage pas son interprète.Tant mieux: il semble que Pauline Vaillancourt aime qu’on lui fasse violence en lui posant des défis.Elle est en plus superbement accompagnée par Claude Lamothe et Julien Grégoire, ce qui permet de se laisser séduire par ses petits contes ou ses historiettes avant de pénétrer dans un autre univers.Mais cela, je vous laisse le découvrir tout seul.Monodrames pour auditeurs solitaires.PAUIINEH lANCOURT P lu me .«flfl.MKHAUX l«te : c'.tAubf mm violweelk- - , HORAIRE FM Semaine du 22 au 28 juin 1996 ecôütez LA DI F FÉRE N CE A LA CHAINE CULTURELLE FM DE RADIO-CANADA SRC «§»> Radio FM SAMEDI 22 JUIN 6 h 04 LA GRANDE FUGUE Musique, calendrier des événements et des émissions musicales du week-end.Une émission de Gilles Dupuis.10 h RAYON MUSIQUE Magazine sur l’univers du disque.Anim.Johanne Laurendeau.Réal.Michèle Vaudry.12 h RADIOJOURNAL 12 h 10 DES MUSIQUES EN MÉMOIRE Mémoires vives : carte blanche à Denis Fréchette.Le pianiste dcLa Bottine souriante vous invite dans ses univers musicaux.Il est entouré d’André Brunet, vl., Eval Manigat, b., Jean Fréchette, six., Alejandro De Armas, guit., Pierre Cormier et André Dupuis, perc.Anim.Elizabeth Gagnon.Réal.Lorraine Chalifoux.’ 13 h 30 L’OPÉRA DU SAMEDI Carmen de Bizet (adapt, de Maryse Drainville et de Jean-Marc Pilon).Distr.Ariane Forget (Carmen), Frédéric Bélanger (Don José), Vincent Champagne (Escamillo), Valérie Arboit (Micaëla), choeurs et orchestre de l’Académie Antoine-Manseau de Joliette, dir.Jean-Marc Pilon.Inv.Maryse Drainville.Anim.Cyrille-Gauvin Francoeur.Réal.Maureen Frawley.17 h TRIBUNE DE L’ORGUE Danielle Dubé, à l’orgue de la Cathédrale de TVois-Rivièrcs.Oeuvres de Déodat de Sévérac.Anim.Normand Séguin.Réal.Jacques Boucher.18 h RADIOJOURNAL 18 h 10 LE PETIT CHEMIN Musique classique, chansons, jazz, folklore, poésie et extraits de pièces de théâtre.Une émission de Jean Deschamps.20 H LE BIG BAND DU SAMEDI SOIR Vibrez au rythme des grands orchestres de Count Basic, de Duke Ellington, de Glenn Miller et de Tommy Dorsey.Une émission de Monique Giroux.22 h JAZZ SUR LE VIF Concert enregistré à la Maison de la culture Frontenac en avril dernier : Quintette de Normand Guilbault « Projet Mingus ».Anim.Francine Moreau.Réal.-coord.Daniel Vachon.23 h LE NAVIRE « NIGHT » Explorations, créations, diffusions, mais surtout, une volonté d'être à l’écoute, de naviguer, nuit après nuit, dans des espaces inouïs.Anim.Mario Paquet.Réal.Hélène Prévost et Mario Gauthier.0 h 04 LE CLUB DE MINUIT Un pianiste vous convie à partager ses émotions et ses états d'âme par scs commentaires et les musiques qu'il joue pour vous.Réal.Claire Bourque.La programmation de nuit est composée d'émissions originales produites bar ta Radio AM et d 'émissions du FM présentées en reprise.DIMANCHE 23 JUIN 6 h 04 LA GRANDE FUGUE 10 h CARTE BLANCHE Musiques sublimes et commentaires captivants.Une émission de Georges Nicholson.11 h LES VOIX DU MONDE Chant choral, cantates, messes, motets.Une émission de Claire Bourque.12 h RADIOJOURNAL 15 h LE TEMPS PERDU.Yves Bonnefoy.A l’occasion du 73r anniversaire de naissance de cet écrivain et de la réédition en livre de poche de Ce qui fut sans lumière (suivi de Début et Jin de la neige et de La Vérité de parole et autres essais) .entretien de Richard Salesses avec Yves Bonnefoy.Et, dans des extraits tirés de Mozart en son point du monde, le comédien Vincent Davy.Une émission de Stéphane Lépine.16 h 30 L’HISTOIRE AUJOURD'HUI Les origines de la Première Guerre mondiale.Le mouvement de la Sainte-Enfance et son projet d’évangéliser la Chine, à coup de 25 cents.Les revendications Indépendantistes dans l’histoire du Québec.Casinos, sport et politique, la dérive ludique.La petite histoire du Liberia.Inv.Jacques Lacoursière et Elikia M’Bokolo.Collab.René Mailhot, Marcel Martel et Georges Langlois.Anim.Mario Proulx.Réal.Pierre Lambert.17 h 30 UNE VIE DANS LE SIÈCLE inv.Gilles Pelletier, comédien (dern.de 2).Int.Denise Bombardier.Réal.Claude Godin.18 h RADIOJOURNAL 18 h 10 INVITATION AU CHÂTEAU En direct du Château Laurier à Ottawa.Inv.Jean Desmarais, pianiste, et ses amis.Anim.Normand Latour.Réal.André Massicotte.19 h LES JEUNES ARTISTES Mariane Patenaude, p.: extr.Iberia d’Albeniz; Sonate « !" octobre 1905 » dejanaeek; Brisures de Patenaude.Martin Gauvreau, clar., Frédéric Lefebvre et Mariane Patenaude, vl.: Contrastes de Bartok.Anim.Mario Paquet.Réal.-coord.Michèle Patry.9 h 30 LA MÉMOIRE RETROUVÉE Collection de souvenirs de musiciens de notre temps - artistes oubliés ou ignorés - qui racontent les grands et petits moments de leur carrière.Inv.Régine Crespin, soprano (U1'de 2).Prés.Georges Nicholson.Prod.France Musique.11 h 30 NOS AMIS LES HOMMES Les relations privilégiées que les hommes entretiennent avec leurs amies.les bêtes.La compagnie des animaux.Inv.Pierre Dansereau, Marie-Paule etJean-Paul Lessard.Introduction générale par le père de l'écologie québécoise, Pierre Dansereau qui parle des multiples rapports entre les humains et les animaux, et ues vertus du compagnonnage.Jean-Paul Lessard connaît et apprécie la zoothérapie.Il se sent mieux depuis quelques mois grâce à l’attention de la chienne que lui a procurée sa fille.Rech.texte et int.René Vezina.Réal.Maurice Richard.12 h RADIOJOURNAL 12 h 10 LA MUSIQUE TOUT SIMPLEMENT Extr.Petit livre d'Anna Magdalena Bach de C.PE.Bach/Stôlzel : Karina Gauvin, sop., Luc Beauséjour, clv.; Suite en ré min.n" I de Forquerav : Luc Beauséjour, clv.Une émission de Michel Ferland.20 h RADIOJOURNAL 20 h 04 ÉLOGE DE L’INDIGNATION L'indignation et ses effets sur les personnes, connues ou inconnues, qui l'éprouvent et la pratiquent.Une émission d’Hélène Pedneault.21 h RADIOS D’EUROPE Démocratie, environnement, développement & de 12), Parole et liberté.Une émission de François Mills et Jean-Fol Hecq.Prod.CRPLF.Mise en ondes : Hélène Savoie.22 h CORRESPONDANCES Actualités culturelles de France, de Suisse, de Belgique et du Canada.Anim.Danielle Laurin.Réal.André Corriveau.22 H 30 JAZZ SUR LE VIF « ET LES ANNÉES FOLLES » Emission enregistrée à la tour de la Banque CIBC à Montréal le 16 septembre 1995.Anim.Francine Moreau.Réal.-coord.Daniel Vachon.g Oh LA NUIT DE LA POÉSIE BEC' I 12 h 10 ET LE 7> JOUR.La télé : haro ou bravo!?Un procès de la télévision avec des témoins, des procureurs, un jury.Inv.Laurent Laplantc.Rech.Dave Atkinson.Anim.Florian Sauvageau.Réal.André Corriveau.13 h 30 CONCERT DIMANCHE Romulo Larrea.bandénéon.Veronica Lare, guit.François Pilon et Frédéric Lefebvre, vl, Ligia Paquin.alto.Benoit Loiselle.vie., Denis Chabot, cb., Paul Klopstock.p Hommage àAstorPiazzolla avec des tangos signés Astor Piazzolla et de l'ensemble Romulo Larrea.Anim.Line Body.Réal.Jean-Mare Gagnon.Réal.-coord.Michèle Vaudry.QUÉBÉCOISE Sylvie Drapeau, Michel Carneau, Michelle Rossignof, Marcel Sabourin et Harry Standjofski interprètent les plus grands textes de la poésie québécoise.Violoncelliste : Claude Lamothe.Le public est invité à assister à cet événement, présenté sur le parterre de l'ancien Institut des arts appliqués (place Pasteur), au 1430 rue Saint-Denis, à Montréal.En cas de mauvais temps, le spectacle aura lieu dans le salle de la Bibliothèque nationale au 1700, rue Saint-Denis.Apportez votre chaise ou votre couverture! Une belle nuit en perspective.Réal.Jean Gagnon.i 12 h 45 LE JAZZ C’ÉTAIT HIER ET C’EST AUJOURD'HUI Gilles Archambault présente un aperçu historique des festivals de jazz.Inspirés à l’orgine par des manifestations organisées autour de la musique classique, les festivals de jazz se sont répandus dans le monde.On peut même se demander ce qu’il adviendrait du jazz s’il ne pouvait bénéficier de ce support.A l’aide d’illustrations musicales puisées à même le disque, un rappel de certaines dates importantes et de concerts qui ne le furent pas moins.Tout cela pour aboutir à des festivals qui se déroulent un peu partout au Canada et, en particulier, au Festival international de jazz de Montréal.Présentation d’extraits de concerts ou de récitals s’étant déroulés en salle, commentaires critiques, invitations à assister à différents concerts, etc.Une émission de Gilles Archambault.LUNDI 24 JUIN 4 h 07 LES FORTES DU MATIN Les plus belles pièces du répertoire classique avec, en prime, des sélections spéciales adaptées à la couleur du jour.Anim.Michel Ferland.Real.Claude Duhamel et Diane Maheux.Le succès de la semaine du 10 au 14 juin était : Sonate pour piano n° 8 - Pathétique » de Beethoven interprétée par Çlaudio .Arrau.Wilhelm Kempff et Rudolf Serein.Étiquettes : Philips 4323102.DGG 4474042 et CBS LMYK 42539.9 h UN ALBUM QUÉBÉCOIS .Album qui donne b parole à des dtoyens de divers milieux que l’on gap* à connaître Inv Benoit Gtçnon.messager Une émission de Jean Deschamps 14 h LES FEUX DE LA RAMPE Festival de Schwetzingen 1995.Ensemble à vent de Mayence, dir.Klaus Rainer Schôll : Kteines Konzert d’Ôrff: Sérénade K.375 de Mozart; Sept Danses de Français; extr.Carmina Burana et extr.Der Mond d’Orff.Anim.Normand Séguin.Réal.Anne Dubois.16 h LA MUSIQUE TOUT SIMPLEMENT Sonate n“ 4 et Sonate-fantaisie n" 2 de Scriabine : Marc-André llamelin.jp.Sonate pour violoncelle et piano de Chopin : Elizabeth Dolin, vie., Carmen Picard, p.; Dois Nouvelles Études de Chopin : Louis Lortie, p.17 h RADIOJOURNAL 17 h 15 LA MUSIQUE TOUT SIMPLEMENT (suit*) Fantaisies n” I et 2 de Telemann : Claire Guimond, fl.baroque; Fantaisie n° 7 de Telemann : Angèle Dubcau, vl: Première suite en ré min.à deux violes de Marais : Les VoLx humaines.Une émission de Michel Ferland.17 h 50 1,2, 3, NOUS IRONS AU BOIS Vignettes radiophoniques consacrées aux récits d’enfants.Une émission de Cynthia Dubois.1S h L'ENVOLÉE LYRIQUE Rendez-vous quotidien avec les plus belles voix d’ici et d’ailleurs, sur les ailes de l’opéra ou de l’opérette.Une émission de Colette Mersy.19 h CHANSONS EN LIBERTÉ Cet été, l’animatrice présente une sélection des meilleures émissions de la saison 1995-1996.Aujourd’hui : Gilles Aïgneault; C’est ainsi que j 'arrive à toi.Une émission d’Élizabeth Gagnon.de Figaro » K.492, Concerto pour JIFde et harpe K.299.Dur.Don Giovanni •• K.527 et Symphonie n” 41 « Jupiter » de Mozart.Anim.Renée Hudon et FrançoiseDavoinc.Réal.Chantal Bélisle.Réal.-coord.Christiane LeBlanc.22 H RADIOJOURNAL 22 h 04 NOS AMIS LES HOMMES Voir à 111)30.22 h 34 X Y JAZZ De Vancouver, André Rhéaume vous propose une randonnée quotidienne au coeur du jazz.Réal.Dominique Soulif.0 h 04 JARDINS SOUS LA NUIT Paysages sonores variés pour les promeneurs nocturnes.Une émission de Danielle Charbonneau.MARDI 25 JUIN 6 h 07 LES PORTES DU MATIN 9 h UN ALBUM QUÉBÉCOIS Inv.Lucien Côté, journaliste à la retraite.9 h 30 LA MÉMOIRE RETROUVÉE Inv.Régine Crespin, soprano (dern.de 2).11 h 30 NOS AMIS LES HOMMES Un fabuleux collectionneur d'insectes.Inv.Georges Brassard.La famille de Georges Brassard a donné son nom à la banlieue bien connue de Montréal.Georges Brassard, lui, a donné à Montréal un insectarium : les insectes sont devenus la passion de ce grand collectionneur, qui parcourt le monde à la recherche des spécimens de tous poils.aux frelons, ils sont toujours bienvenus devant sa caméra qui croque sur le vif les plus belles scènes de la vie sauvage.12 h RADIOJOURNAL 12 h RADIOJOURNAL IMb 20 h RADIO-CONCERT 5Q Concert enregistré le 22 juin 1996 à la salle ^ Franjols-Bemier du Domaine Forget i Sainl-Irénee.Concert d’ouverture du Festival international du Domaine Forget.Les Violons du Roy dir.Bernard Labadie: .Alain Marion, fl.Nathalie Teoin-Lebcns.hp Oui - Les Noces 12 h 10 MIDI-CULTURE Magazine de l’actualité culturelle nationale.Anim.Danielle Laurin.Réal.-coord.Claude Godin.12 h 45 LE JAZZ C'ÉTAIT HIER ET C'EST AUJOURD'HUI Voir lundi à 12 h 45.14 h LES FEUX DE LA RAMPE Orchestre du Concertgebouw d’Amsterdam, dir.Claus Peter Flor; Michael Erxleban, vl., Emanuel Ax, p.: Concerto /mur violon op.36 de Schoenberg: Concerto pour piano n° 2 de Brahms.Concert enregistré à la Philharmonie de Berlin en juin 1995.Orchestre philharmonique de Berlin, dir.Simon Rattle : Symphonie n" 86 de Haydn.16 h 07 L'EMBARQUEMENT Chefs-d’oeuvre, faits insolites et émotions en paroles, en musiques et en chansons.Anim.Myra Créé.Réal.Marie-Claude Senécal.17 h RADIOJOURNAL 17 h 17 L'EMBARQUEMENT (suit*) 18 h L'ENVOLÉE LYRIQUE 19 h CHANSONS EN LIBERTÉ Visage.20 h RADIO-CONCERT TYio Kalichstein, Laredo, Robinson.Soliste invité : Joaquin Valdepenas, clar.: Trio Hob.XV/18 de Haydn; Trio op.2 de Kirchner; Trio n” 7 op.11 de Beethoven; Trio op.66 de Mendelssohn.Anim.Michel Keable.Réal.Richard Lavallée.22 h RADIOJOURNAL 22 h 04 NOS AMIS LES HOMMES Voir à 11 h 30.22 h 34 X Y JAZZ 0 h 04 JARDINS SOUS LA NUIT MERCREDI 34 JUIN 6 h 07 LES FORTES DU MATIN 9 h UN ALBUM QUÉBÉCOIS Inv.Denise Thouin.peintre et couturière.9 h 30 LA MÉMOIRE RETROUVÉE Inv.Martin Lovett, violoncelliste (1" de 2).11 h 30 NOS AMIS LES HOMMES Le cinéaste.Inv Jean-Louis Frund Naturaliste et cinéaste.Jean-Louis Fr und?Qu importe.Des loups 12 h 10 MIDI-CULTURE 12 h 45 LE JAZZ C'ÉTAIT HIER ET C'EST AUJOURD'HUI Voir lundi à 12 h 45.14 h LES FEUX DE LA RAMPE Liona Boyd, guit.: Deux valses de Sor; Air sur la clefde sol et Prélude en ré de J.S.Bach/arr.Boyd; The Avenue.Marionette Dance et Eskimo Dance de Panin; lullabyfor My Love, SugarloafRag, My Land of lliawiilba el Fantasy on a Romantic Theme de Boyd: Tremolo el Souvenir of Puerto Rico de Gottschalk/arr.Bovd; Danza de las Mariposas de Mexico de Boyd.2 16 h 07 L'EMBARQUEMENT |H Emission diffusée en direct du Musée des arts [S et traditions populaires du Québec à Trois-¦ Rivières.17 h RADIOJOURNAL 17 h 17 L'EMBARQUEMENT (suite) 18 h L'ENVOLÉE LYRIQUE 19 h CHANSONS EN LIBERTÉ Parcours libre - tristesse.20 h RADIO-CONCERT Orchestre de chambre Orpheus : Concerto brande-bourgeois n" 3 BWV 1048 de J.S.Bach; Danses concertantes de Stravinski; Souvenir de Florence op.70 de Tchaikovski.Anim.Michel Keable.Réal.Odile Magnan.22 h RADIOJOURNAL 22 h 04 NOS AMIS LES HOMMES Voir à 11 h 30.22 h 34 X Y JAZZ O h 04 JARDINS SOUS LA NUIT JEUDI 27 JUIN 6 h 07 LES PORTES DU MATIN 9 h UN ALBUM QUÉBÉCOIS Inv.Gilles Rajotte, directeur de funérailles.9 h 30 LA MÉMOIRE RETROUVÉE Inv.Martin Lovett, violoncelliste (dern.de 2).11 h 30 NOS AMIS LES HOMMES L’ami des animaux blessés.Inv.Michel Pageau.Il y a trente ans Michel Pageau était trappeur.Aujourd’hui, il soigne les animaux blessés au point où son refuge est devenu une des plus étonnantes attractions touristiques de l’Abitibi.12 h RADIOJOURNAL 12 h 10 MIDI-CULTURE 12 h 45 LE JAZZ C'ÉTAIT HIER ET C'EST AUJOURD'HUI Voir lundi à 12 h 45.14 h LES FEUX DE LA RAMPE Festival de Schwetzingen 1995.Concerto Kijln : Sym-phonie en mi bém.de Rosetti: Concerto pour claie-cin et orchestre n” 11 de Haydn; Diiertimento en ré K.136 de Mozart; Symphonie en sol min.de Rosetti.16 h 07 L'EMBARQUEMENT 17 h RADIOJOURNAL 17 h 17 L'EMBARQUEMENT (suit*) 18 h L'ENVOLÉE LYRIQUE 19 h CHANSONS EN LIBERTÉ Soirée brésilienne.20 h RADIO-CONCERT Orchestre de la Canadian Opera Company, dir.Richard Bradshaw: Tracy Dahl, sop.Gordon Geitz.I.: extr.La Fille du régiment de Donizetti: extr.Roméo et Juliette de Gounod: Oui Orphée aux enfers cl extr Robinson Crusoé d’Offenoach: extr.Manon cl Méditation de Thaïs de Massenet; Oui Le Songe d une nuit d'été de Thomas: L'Amour! l'amour' Ab! lète-toi.soleil ¦ de Gounod: extr Hamlet de Thomas.Anim.Michel Keable.Réal.Rosemarie Bastarachc 22 h RADIOJOURNAL 22 h 04 NOS AMIS LES HOMMES Voir à 11 h 30.22 h 34 X Y JAZZ 0 h 04 JARDINS SOUS LA NUIT VENDREDI 28 JUIN 6 h 07 LES PORTES DU MATIN 9 h DEUX SOLLICITUDES 23’ de 24.Margaret Atwood s’intéresse aux archétypes du drame familial dans l’oeuvre de son hôte.Présent.Francine Marchand.Réal.Doris Humais.9 h 30 LES MAITRES DE MUSIQUE Inv.Henri Brassard, pianiste.Fantaisie Wanderer de Schubert.Anim.Françoise Davoine.Réal.Michèle Patry.11 h 30 NOS AMIS LES HOMMES Les animaux domestiques menacés d extinction.Inv.Jy Chiperzak et André Auclair.La ferme de Jy Chiperzak, en Ontario, fait penser à une sorte d’Arche de Noé où on préserve des races d’animaux domestiques menacées d’extinction du fait de la spécialisation à outrance.André Auclair pratique cette « sauvegarde en préservant un des nobles aspects de s notre patrimoine, le cheval canadien.12 h RADIOJOURNAL 12 h 10 MIDI-CULTURE 12 h 45 LE JAZZ C'ÉTAIT HIER ET C'EST AUJOURD'HUI Voir lundi à 12 h 45.14 h LES FEUX DE LA RAMPE James Ehnes, vl„ Donald Henry, p.: Prélude et allegro de Kreislcr: Sonate K.296 de Mozart; Six Epigrams op.21 de Healey; Suitejmpuiaire espagnole de Taih.Quatre Cappricciosop.1 de Paganini; Sonate op.18 de R.Strauss.Réal.Brigitte Lavoie.16 h 07 L’EMBARQUEMENT 17 h RADIOJOURNAL 17 h 17 L'EMBARQUEMENT (suit*) 18 h L'ENVOLÉE LYRIQUE 19 h CHANSONS EN LIBERTÉ Concert Beau Dommage au Forum.20 h RADIO-CONCERT Orchestre national de France, dir.Charles Dutoit; Louis Lortie, p.: Sarabande et danse de Debussy/ orch.Ravel; Concerto de Grieg; Trois Gymnopédies de Satie/orch.Debussy et Manuel; Tableaux d’une exposition de Moussorgski.Anim.Michel Keable et Françoise Davoine.Real.Odile Magnan.3- r ii t ‘ * * 0 h 1?” 'g- 22 h RADIOJOURNAL 22 h 04 NOS AMIS LES HOMMES Voir à 11 h 30.22 h 34 X Y JAZZ O h 04 JARDINS SOUS LA NUIT INFO-CULTURE Du lundi au vcndindi : 8 li 55, 12 h -10 c l 16 h.No râlez pas le Feslivol inter national de jazz de Montreal dansjc cadre dos ; émissions JAZZ SUR LE VIF (du rant le week-end) cl LES CONCERTS DE CUNION EUROPEENNE DE RADIOTÉLÉVISION (en semaine).BULLETINS DE NOUVELLES Du lundi au vendredi : 6 h.22 h.minuiL 1 h.2 h.3 h.4 h et 5 h.Samedi et dimanche : 6 h.7 h.9 h.minuiL I h, 2 h.3 h.A h et 5 h.BniIEïl http://www.src-mrt.com/rodiofm/intro.htni ^ à ,T, fc [v/Tj^BH Wflapte ,, 'jtJYi < tv-' fgüm vin i g 2 ;t .1 H I X I I) I) (I le Lieu histori iviminm i » ?«T* i | j run * .fi:n n n » > ; PAVILLON DES ARTS DE S TE-A DÈLE rmsr louin l)E RETOUR A LA DEMANDE GENERALE."Une virtuosité - J toujours au service J.I.1 .U îfsS* JP de lemotion.| il y a des'bouillons J jmj/Ê.de culture qui ne ^ ^ -J# ' sont pas piqués *j ’’K?Un des meilleurs ¦» unilDI shows de musique VEN.28V;, ’ • celte saison!" /'• x f .*¦ - - Stéphane Pilon.VSümm ¦ CLUB SODA ^ ?' — ¦milRS 19 S0S'(-K.Aop/) AO Ç1ÜB W (IHfQ ?70 78-I8) fl \ 10USiA COMPTOIRS ADMISSION RfS 790 1745 t&Pff- PAVILLON DES ARTS DE STE-ADÈLE wamr > *,twt rfj «« titf i •Mt jA cj«ut»i ,{8 titiiltî «"¦•la'1 iJillii : .1111 tCili’i ¦ a ¦ i §#§# i » I Ig üièhiwK sm f *40 SYLVAIN CORMIER LAISSE LES FILLES ¦' Boom Ding Band DisQuébec (MUSICOR) Quelqu’un se souvient-il de Sha Na Na?Groupe-gag né d’un trop puissant trip d’acide à Wood-stock, Sha Na Na devint au début dès années 70 le premier orchestre rétro: leur répertoire était entièrement composé de succès do,o-wop et rock’n’roll des années 50.A onze ans, dans mon esprit encore un peu confus, je les plaçais à égalité avec les Beatles, Yvon Deschamps, Erinio Morricone et Mimi Hétu.Les neuf gars de Sha Na Na jouaient bien, chantaient mieux encore, et je croyais que toutes ces fabuleuses chansons, les classiques Teenager In Love, Long Tall Sally, At The Hop et autres Sixteen Candles, étaient les leurs.Détrompé à la lecture des fascicules hebdomadaires de l’encyclopédie His- toire du rock — achetés en 1974-75 par maman chez Métro! —, je me familiarisai peu à peu avec les véritables créateurs et me lançai à la recherche des versions originales.Je cessai graduellement d’écouter Sha Na Na, rompant complètement les ponts lorsque le groupe anima une bête émission de comédie au réseau ABC, se révélant bien plus caricatural que sur disque.Je leur suis quand même infiniment redevable: sans Sha Na Na, j’aurais peut-être aimé les Osmond au lieu du rock’n’roll.C’est la grâce que je souhaite aux fans du Boum Ding Band, groupe-héraut de l’actuelle vogue kitsch au Québec — notable, entre autres manifestations, dans les pubs de Pizza Hut avec Joël Denis et Gilles Girard —, qui lançait ces jours derniers un premier compact de musique héritée ou inspirée des années 60 et 70.C’est le pari que le groupe tient lui-même en incluant dans le livret de courtes biographies de tous les groupes et chanteurs québécois dont les tubes sont repiqués, avec reproductions des pochettes d’époque en sus.Ceux qui voudront connaître les versions originales sauront au moins d’où elles viennent: Sha Na Na n’en donnait pas tant.On l’avouera: la compagnie DisQuébec et son Boum Ding Band ont bien fait les choses.On est à autant d’années-lumière du rétro facile des Stardust et autres Fous du rock’n’roll que le vaisseau spatial USS Voyager de l’Alpha Quadrant — c’est-à dire méchamment présente en collaboration avec la Jfc BANQUE LAURENTIENNE KO J- ' _ Quatuor Morency loin, dans le jargon de Star Trek.La carte kitsch a été brillamment jouée: le design du boîtier est une merveille de mauvais goût étudié, avec photo autographiée et mille clins d’œil aux pochettes de l’époque yéyé — y compris la mention «Maintenant en stéréo», les fausses pochettes des «autres» albums du BDB, les conseils de «protection» du disque, etc.La version promo en 33-tours vinyle est encore plus chic, avec le texte de présentation plus vrai que nature d’Yvan Dufresne, authentique exgérant d’artiste.Un contenu très yéyé Le contenu est de même ordre.Les morceaux yéyés, majoritaires et fidèlement joués, sont généralement des choix de connaisseurs, puisés aux corpus des Atomes, Lutins,_ Chanceliers et autres Bel Canto: j’y ai moi-même découvert l’excellent Chemises à pois, cravates à fleurs des Misérables.Y sont intercalés quelques succès kétaines des années 70 (Patof Blou, Je t’attendais), des compositions originales (la plus réussie: Pas pour un homme, ballade façon Mersey’s) et un tas d’intermèdes-gags (présentations d’Henri Bergeron, Gaétan Bacon et Georges Whelan, entrevues avec les fans).Le plus beau, à mon sens, est d’avoir réuni Gilles Girard et Dino Léspérance, nommément César et le p’tit gros des Classels, les deux plus grandes voix de l’ère yéyé au Québec, sur le Ne me quitte pas des Gendarmes: un moment historique! Autant de qualités et de petits soins ne resteront pas sans réponse: Laisse les filles deviendrait un album-culte que je ne serais pas étonné.Vous me pardonnerez cependant de ne pas m’attarder au party psychotronique: je l’ai déjà dit, le kitsch m’exaspère.Peux pas supporter que l’on mêle ainsi disco et yéyé: j’aime trop sérieusement le yéyé.Jamais pu blairer Daniel Hétu, et l’idée de réentendre son abominable slow Je t’attendais, même pour rigoler en duo avec Larry, m’est irrecevable.Peux pas non plus m’habituer aux interprétations volontairement outrées dudit Larry: j’entends Oh non!, je grimace et je me jette sur l’originale des Le Boom Ding Band, le groupe-héraut des succès kétaines des années 70.Hou-Lops comme un grand brûlé à l’eau.Impossible pour moi d’adhérer sans réserve au Boum Ding Band: ce serait revenir à Sha Na Na.Mais ce n’est pas nécessairement votre problème.LE TRÈS MEILLEUR DES BIDOCHONS Les Bidochons Mantra/WMD (Cargo) QUATRE BEADOCHONS DANS LE VENT Les Beadochons Mantra/WMD (Cargo) Depuis 1989 sévit en France un groupe de musiciens répondant au doux nom de Bidochons, patronyme emprunté à la célèbre et non moins horrible famille de bande dessinée créée par Christian Binet dans Fluide glacial.Eux aussi manient expertement le second degré, mais c’est tout ce qu’ils ont en commun avec le Boum Ding Band.Les Bidochons sont d’un autre acabit, plus près de Rock et Belles Oreilles en Bidules ou en Suppositoires de Satan sur Gammick International, ou encore des parodies d’un Weird Al Yankovic, avec un zeste de grossièreté bien fran-chouillarde pour la bonne bouche.Le truc des Bidochons, c’est de reprendre telles quelles les musiques des Beatles, des Stones, des Sex Pistols ou de Nirvana, mais en plaquant dessus les textes les plus scatos, pornos, bêtes ou méchants Les Concerts Arts-Québec • Concert-Gala de la Fête nationale Un concept exceptionnel consacré à l’ftrt lyrique Au programme, des grands airs de Gounod, Bizet, Puccini, Massenet, Mascagni, Boito, Donizetti, Wagner, Verdi et Bellini, mais aussi des pages de Hændel, Haydn, Honegger et Liszt Lundi 24 juin 1996 • 20 heures • Église Saint-jean-Baptiste angle Rachel & Drolet, Métro Mont-Royal Billets : 10 $ • Disponibles aux guichets de la Place des Arts (842-2112) et par le Réseau Admission (790-1245) Les Concerts Arts-Québec • 481-0965 » Télécopieur : 484-8751 Avec la « Diva » Natalie Choquette Guy O'Bomsawin ténor L'Ensemble vocal et l'Orchestre Arts-Québec Yves Courville direction ANIMATRICE Mitsou À GAGNER SoiIpCr au restaurant «Aux Tourterelles» et COnCCrt au Pavillon des Arts de Ste-Adèle 40$ par personne (incluent taxes et service) Reservations: (5 14) 229-2586 'üü Second degré, quand tu nous tiens.Le rock’n’kitsch du Boum Ding Band, le rock ’n ’grossier des Bidochons, même combat?Haydn, Schubert et Beethoven Samedi 29 juin à 20 h qui soient, tout en demeurant le plus phonétiquement près des phra- : sés d’origine.Quand c’est réussi, cela donne Roger par les Rolling Bidochons, délicieux détournement d’Angie, ou Comme tu dégueules par < les Beadochons, traduction très libre et fort indigeste du Corne Toge-the?de qui-vous-savez.A qualité égale, je préfère l’irres-,., pect total des Bidochons à l’ap-v < proche mi-figue mi-raisin, moitié hommage moitié clownisme, du \ > Boum Ding Band: l’intention de fai- : re rigoler, et seulement rigoler, est 11 plus nette.Deux disques des Bidochons ,:.sont enfin distribués localement par les disques Cargo: une compilation des trois albums existants* | augmentée de quatre titres inédits (dont Crêperie, décantée du Rape .1 Me de Nirvana), ainsi que le génial -,3 Quatre Beadochons dans le vent de 1993, qui contient d’aussi inémQ- ’ râbles adaptations que Les P’tites., Bites (Let It Be), Pas d’papier water ; (Paperback Writer) et Assaut sur .mon grand-père (I Saw Her Stan-ding There).Succès assuré dans les sup boums de la génération ironique, entre les séances de lectures des c : meilleurs Top Ten Lists de LetteP-2 man et les tournois de Twister (lé ¦! jeu, pas le film).2 ABONNEMENTS DE SAISON ORCHESTRE MÉTROPOLITAIN Les règlements du concours sont W 1364, chemin Ste-Marguerite (sortie 69 de l’autoroute des Laurentides) disponibles au Journal de Montréal Ouvert de lOh à 18h Visites à tous les jours et animation les fins de semaine À 50 minutes de Montréal.Autoroute 15, sortie 21.I At Municipalité de Saint-Psutde l’tle-sax-Non l + l Patrimoine Canecfian DWmTBAJWCJW Parcs Canada Parka Canada LE DEVOIR ' *”**»•— MB BB B 1 mt B WH - Mi Réservations au 291-5700.Du 17 juillet au 7 août.Fantômes et souvenirs Découvrez l'ile-aux-Noix après le crépuscule.Réservez votre place pour le forfait croisière-souper-théâtre Fantômes et souvenirs avec les comédiens du théâtre MAZU.Billets disponibles au bureau des CROISIERES RICHELIEU.(1-800-361-6420).Coût: 38 S.______«_______.—l-«: .-^-riHM Devenez archéologue Participez à de véritables fouilles archéologiques au Fort-Lennox.POUR RESERVATION: (514) 229-2586 V 0 I It S S A M EDI 22 K T D I M A N C Il E 2 :t .1 11 I X I II II
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