Le devoir, 25 juin 1996, Cahier A
?FONDÉ EN 1 9 I O ?PERSPECTIVES Les mains propres Vendredi dernier, les premiers ministres du Canada ont tenu une laborieuse séance de pourparlers constitutionnels qui a duré, selon les interprétations, entre 30 secondes et quatre minutes.Lucien Bouchard en a profité pour se rendre aux lavabos où, de son propre aveu, il n’avait pas encore terminé de se laver les mains que Gary Filmon, du Manitoba, le rejoignait «Les grands esprits se sont rencontrés», a-t-il ensuite ironisé non sans à-propos.Jean Dion ?On croit rêver.Il faut vraiment se pincer pour se persuader que cet exercice digne de Ponce Pilate n’est pas issu du scénario bâclé d’un film politico-surréaliste de série Z, mais bien l’une des étapes censées mener au renouvellement et à la paix intérieure du meilleur pays du monde.Ils étaient tous venus, sachant que nul être raisonnable ne saurait s’opposer à la vertu, avec à la bouche les dogmes incontournables de l’«économie» et des «emplois».Ceux-là mêmes qui hier encore, alors que le Canada se faisait rappeler qu’octobre et crise sont synonymes, se bousculaient pour faire reconnaître la société distincte par leurs législatures, le tout derrière un chef national qui jouait son va-tout en catastrophe.Mais la semaine dernière, c’était Vade retro, Satana.La Constitution, il y avait bien Frank McKenna pour se dire disposé à en parler, il y avait bien Roy Romanow pour dire qu’il faudrait en parler un jour, il y avait bien Jean Chrétien pour dire qu’on en parlerait lorsque les séparatistes auraient levé les feutres à Québec.Car l’excuse était toute trouvée, et beaucoup trop belle pour s’en passer: M.Bouchard ne veut rien savoir, donc impossible d’avancer puisque, en ce qui a trait à la forrpule d’amendement par exemple, il faut l’unanimité.A cet égard, M.Chrétien ne laisse jamais filer l’occasion d’énoncer des demi-vérités: jamais l’en-tend-on souligner qu’il est l’un des principaux artisans de ce cadenas constitutionnel.Pas question non plus de tenter un rapprochement, avec les neuf autres à défaut du Québec.Le gouvernement fédéral, comme le dit et le répète M.Chrétien, «appuie» la société distincte et le droit de veto.Mais de là à jouer son rôle de leader, de rassembleur, c’est trop demander.L’occasion serait pourtant belle de prendre les péquistes à revers et de rejoindre directement ces 65 % de Québécois qui, selon un récent sondage, veulent d’un fédéralisme renouvelé — au point, dans un nombre ahurissant de cas probablement sortis tout droit d’un monologue d’Yvon Deschamps, de voter OUI pour en forcer l’avènement! Mais agir ainsi équivaudrait à reconnaître qu’Ottawa a commodément oublié, lors du dernier référendum, de dire aux électeurs que ses promesses ne valaient pas tripette en l’absence d’un consensus total.Or à l’Ouest, à ce sujet, il n’y a rien de bien nouveau.Bref, le pays était au bord du précipice, il y est toujours, mais le vertige s’est volatilisé le 30 octobre au soir et on danse aujourd’hui la claquette avec un pied dans le vide en incitant tout le monde à regarder plutôt l’horizon radieux de la croissance économique vers lequel l’ineffable Team Canada est toujours prêt à s’envoler.C’est ainsi qu’en lieu et place d’une discussion sérieuse sur le problème fondamental du Canada, on s’active autour des questions de cuisine.M.Chrétien, qui a annoncé des changements peu spectaculaires, est le premier à reconnaître qu’un «partenariat» fédé-ral-provincial destiné à éliminer les chevauchements dans le secteur de l’inspection des aliments ne fait pas descendre les foules dans la rue.Il a cependant bel et bien eu recours à cet exemple comme illustration des merveilles potentielles du fédéralisme.La politique n’est pas affaire que de symboles.Les Québécois disent dans une écrasante proportion qu’ils sont plus préoccupés de pain et de beurre que d’atermoiements constitutionnels.Mais aucune cécité ne saurait empêcher de voir que le refus d’un Glen Clark en matière de société distincte vaut davantage que cent mille ententes sur la gestion du poisson d’eau douce.Les souverainistes ont déjà été tentés d’ériger une statue en l’honneur de Clyde Wells pour ce genre de service.Dans le camp fédéraliste, on a décidé que la stratégie de la tortue était meilleure que celle du lièvre.De «petits pas», fussent-ils inspirés par une démarche ambiguë, où centralisation, délestage et contrôle financier s’emmêlent, sont préférables à un mégaprojet, a-t-on conclu: les gains sont modestes, plus difficiles à identifier et donc à critiquer, et les échecs combien moins retentissants.Cette approche a toutefois ses dangers.Dans un intéressant article publié récemment, l’ancien premier ministre ontarien Bob Rae — à qui on peut reprocher bien des choses au plan constitutionnel, mais certes pas de ne pas avoir essayé — disait craindre que les arbres n’en viennent à cacher la forêt Des progrès sectoriels, voilà qui ne peut pas nuire, sauf s’ils occultent le problème de fond, écrivait-il.Et le fait de nier le problème, ce que l’on constate actuellement «est psychologiquement compréhensible, mais politiquement insoutenable».Selon M.Rae, l’autruche est en passe de remplacer le castor comme symbole du Canada.Même Lucien Bouchard, note-t-il, participe à ce processus avec ses incantations sur l’économie.En fait, son message pourrait aisément être paraphrasé: l'autruche est un animal d’autant plus sympathique qu’excellent en rôti.Et tout le monde qui s’en lave les mains mériterait de se faire passer un savon.INDEX Agenda.B7 Avis publics.B6 Classées.BS Culture.B8 Économie.B2 Éditorial.-A6 Le monde.-A5 Mots croisés.B5 Les sports.B5 MÉTÉO Montréal Nuageux avec 70 % de possibilité d'averses le matin.Dégagement en apresmidi.Max: 21 Québec Nuageux avec 60 % de possibilité d’averses Max: 17 Détails en B 5 PLANÈTE Inet 96, mur à mur PAGE A 5 ?LE MONDE Ziouganov tend la main à Eltsine PAGE A 5 L’ENTREVUE Theodore Becker, le cyberdémocrate PAGE B 1 ¦ WM PHOTO JALOUÜ.S INAUE.AU LE PREMIER MINISTRE Lucien Bouchard a été la vedette incontestée du défilé de la Saint-Jean-Baptiste.Prenant la tête de la marche populaire à l'intersection des rues Sherbrooke et Saint-Urbain, M.Bouchard devait s’arrêter au parc Lafontaine, mais a finalement décidé d’aller jusqu’au bout du parcours, au Stade olympique.2000 personnes saccagent l’Assemblée nationale MICHEL VENNE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Les festivités de la Saint-Jean ont été assombries, dans la nuit de dimanche à lundi, par une émeute dans les rues de la capitale, qui a provoqué des dégâts de plus d’un demi-million de dollars dans les commerces et immeubles à bureaux avoisinant la Colline parlementaire, pour se terminer par le saccage de l’Assemblée nationale.On se perdait en conjectures, hier, dans la classe politique et dans les milieux policiers, sur les motifs qui ont pu pousser quelque 2000 personnes à s’attaquer avec une violence inouïe au siège du pouvoir du peuple, à Québec, et en plus, le jour de la Fête nationale.L’hôtel du Parlement a été la cible de nombreux projectiles.La statue de Joliette a été retrouvée face contre terre.Des morceaux du pavé qui forme le trottoir devant le Parlement ont été démembrés et lancés dans les fenêtres, jusque dans le Salon bleu.Des tessons de bouteille de bière et des pierres ont été utilisés.Les vitres ont volé en éclat tout autour de l’immeuble.Des portes ont été enfoncées.L’édifice voisin, qui abrite la bibliothèque de l’Assemblée nationale, a été à son tour assiégé.Deux individus y auraient pénétré, après avoir défoncé la porte.Un incendie a été allumé dans les jour- VOIR PAGE A 8: ÉMEUTE L’émeute a causé des dégâts de plus d’un demi-million de dollars dans les commerces et immeubles à bureaux La marche de Lucien SOLOMTE PHOTO JACQUESNADEAU Le défilé de la Fête nationale avait une saveur résolument politique pour ces jeunes spectateurs.Le comité organisateur du défilé pense que plus de 200 000 personnes se sont déplacées cette année pour assister au défilé, malgré le ciel incertain et la température humide.LIRE AUSSI EN PAGE A 3 ¦ Le Québec sous tous ses angles S Un défilé sans atmosphère ¦ La Saint-Jean fêtée sobrement à Paris Les Montréalais n 'avaient d’yeux que pour le premier ministre MARIO CLOUTIER LE DEVOIR Cy est déjà fini?», demande la fillette juchée sur les épaules de son papa.Pour toute réponse, le paternel lui dit: «Regarde, c’est M.Bouchard».Il ne pouvait si bien dire.Les milliers de spectateurs qui se massaient le long de la rue Sherbrooke hier après-midi étaient surtout venus voir leur premier ministre.On oubliera sans doute très vite le défilé, les 400 figurants et les 250 musiciens, mais pas Lucien Bouchard qui, accompagné de son épouse Audrey Best, a dépassé toutes les prévisions en prenant la tête de la marche populaire jusqu’au Stade olympique.Sortant de sa torpeur dans laquelle l’avait plongée une succession de tableaux qui n’avaient rien de renversants, la foule n’avait d’yeux que pour M.Bouchard qui en était à son premier défilé à la tête du gouvernement québécois.Effectuant moult zigzags afin d’aller saluer les gens de plus près et serrer des mains, il répondait aux cris incessants de «Lucien, Lucien» scandés tout le long du défilé.Le premier ministre aura, en fait, VOIR PAGE A 8: BOUCHARD «Le temps incertain ne nous a pas aidés, mais j'ai l'impression qu'il y avait plus de gens que l'an dernier» + L'édifice Robillard Les premiers pas du cinéma au Québec ODILE TREMBLAY LE DEVOIR CM est sur la Main , bouillante artère de per-* dition doublée d’un haut lieu du divertissement burlesque, que le cinéma fit au Québec ses premiers malheurs.Quel autre cadre eut été digne d’un art véhiculé d’abord par les forains?Pour tout dire, c’est ici même, boulevard Saint-Laurent, coin Viger, actuelle limite du quartier chinois, que le cinématographe des frères Lumière exhiba ses petites vues animées pour la première fois à Montréal.L’événement fêtera son centenaire jour pour jour, jeudi prochain.Une petite visite s’impose.Drôle de lieu de mémoire.L’édifice Robillard qui occupe le 972,976 boulevard Saint-Laurent exhibe son architecture néo-romane depuis sa construction en 1889.D se voit quand même mo- lieux de mémÉe demisé par les enseignes hétéroclites d’un magasin d’appareil électronique d’un côté, avec, couleur locale oblige, l’inévitable appendice récent Pho Bang New York, spécialité soupe chinoise.Sa partie centrale célèbre le joujou toutes catégories.Les vitrines croulent désormais sous les poupées, horloges, oursons à chapeaux et autres articles d’origine orientale dont Les Importations Marie-Anne, les grossistes qui l’occupent depuis 1969, font leur miel.Envolés les beaux jours de 1891 où le lieu abritait le Gaiety Museum and Theatorium, puis le Palace Theater en 1895 suivi deux ans plus tard du cinématographe Lumière.De temps à autre, certains cinéphiles ressortent l’idée de transformer l’édifice Robillard en un musée du cinéma Mais le projet tombe à l’eau.Le propriétaire des Importations Marie-Anne VOIR PAGE A 8: LIEUX PHOTO.JACQUES NADEAU C’est dans l’édifice Robillard que le cinématographe des frères Lumière exhiba ses petites vues animées pour la première fois à Montréal.1 I- K I) K V U I H .I.H M A B I) I 2 .r> JUIN 11) » « A 2 L E S \ C T 11 A LIT E S Les francophones hors Québec craignent décentralisation des pouvoirs vers les provinces Marcel Massé soutient que les minorités linguistiques n’ont rien à craindre HUGUETTE YOUNG PRESSE CANADIENNE Ottawa (PC) — La Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada a obtenu l’assurance que le projet de décentralisation du gouvernement fédéral tiendra compte de la Ixu sur les langues officielles.A l’heure où le gouvernement fédéral délègue de plus en plus de pouvoirs aux provinces et devant la menace d'un autre référendum, les minorités francophones craignent que leurs droits ne soient piétinés.Or, pour la Fédération des communautés francophones, la dualité linguistique constitue «une caracté- ristique fondamentale du pays».Invité à prendre la parole au cours du congrès annuel de la Fédération qui se déroulait ce week-end à Ottawa, le président du Conseil du Trésor, Mttrcel Massé, a souligné que les minorités linguistiques n’avaient rien à craindre du projet fédéral de décentralisation des pouvoirs ni de la restructuration de la Fonction publique.11 a précisé que l’engagement du fédéral à l’endroit de la Loi sur les langues officielles était «permanent» et que la dualité linguistique était au cœur même du renouvellement du fédéralisme.Ainsi, a-t-il promis, les trois nouvelles agences que veut créer Ottawa seront assujetties à la Loi sur les langues officielles: le Service d’inspection des aliments, la Commission nationale du revenu et Parcs Canada.De plus, malgré la taille réduite de la Fonction publique fédérale, la proportion de postes bilingues est demeurée stable à 29 %, a ajouté le ministre.Le président de la Fédération, Jacques Michaud, a rappelé pour sa part que le Conseil du Trésor avait essayé de se soustraire à l’article 41 de la Loi sur les langues officielles.Cet article oblige le fédéral et ses agences à produire des plans d’action pour veiller à l’épanouissement des communautés francophones.M.Massé a expliqué cet oubli en disant que le Conseil du Trésor, «avec toutes les difficultés de la transition», était submergé de travail.«Mais je pense qu’on est arrivé à la conclusion que les langues officielles, c’est une priorité qu’on doit satisfaire d’abord.» Ryan Au cours d’un débat sur la «restructuration du Canada», l’ex-chef et ministre libéral du Québec Claude Ryan, a indiqué pour sa part que la dualité linguistique devait rester une composante du renouvellement du fédéralisme.11 croit que la stratégie «des petits pas» du premier ministre Jean Chrétien pour renouveler le fédéralisme est prometteuse en autant qu’elle débouche rapidement sur des changements concrets.En cette période postréférendaire, il trouve cependant «déplorable» qu’Ottawa songe à créer une commission des valeurs mobilières contre la volonté du Québec et de la Colombie-Britannique.Enfin, la Fédération a accepté avec réticence de participer à un forum qu’organisera le Québec, vraisemblablement en mars, pour donner suite à la politique cadre québécoise touchant les communautés.«C’était mal parti mais il n’y a rien qui dit que ça ne se rajustera pas», a conclu le représentant de la Fédération à Québec, M.Richard Barrette.«Nous, on donne la chance au coureur.» Insatisfaits de la place réservée aux organismes francophones dans le processus de décision au Forum triennal, les organismes avaient d'abord refusé d’y participer à moins d’avoir un pouvoir décisionnel réel.En dépit de l’esprit de rapprochement que tente la Fédération des communautés francophones avec le: gouvernement du Québec, les ten-' sions sont encore vives.On reproche surtout au gouvernement québécois de vouloir nommer de façon unilatérale des représentants du milieu francophone à trois tables sectorielles sans passer par la Fédération.Manifestation contre les compressions budgétaires Début du procès Maigre foule à Peterborough PRESSE CANADIENNE Peterborough, Ont.— Une maigre foule a pris d’assaut, lundi, la ville de Peterborough, en Ontario, afin de protester contre les compressions budgétaires «injustes» du gouvernement provincial.Il s’agissait du plus petit des quatre rassemblements organisés, depuis décembre dernier, par des syndicats de la fonction publique.Les organisateurs promettent de faire mieux la prochaine fois.«Nous avons 50 000 membres syndiqués dans la ville de Toronto», a affirmé le président du Syndicat canadien de la fonction publique, Sid Ryan, aux manifestants qui s’étaient amassés dans un parc de la petite ville du centre de l’Ontario.«Et nous aurons 50 000 membres du SCFP présents sur les lignes de piquetage lorsque nous occuperons l’hôtel de ville, les écoles, et les bibliothèques de Toronto.» COMMUNICATIONS QUEBECOR INC.est à la recherche d’un(e) CONSEILLER(E) EN SANTÉ SÉCURITÉ ET RELATIONS DE TRAVAIL : Si vous possédez la maturité et l’assurance qui vous permettent d’oeuvrer * au sein d’une équipe de relations de travail et que vous avez des qualités de communicateur!trice), un sens de l’analyse et des capacités à établir des stratégies dans l’administration de vos dossiers, votre candidature sera considérée.EXIGENCES: • Avoir une bonne connaissance des dossiers de santé et sécurité du travail • Posséder une formation universitaire ainsi qu’un minimum de cinq (5) ans d'expérience pertinente • Etre disponible à voyager • Être bilingue Nous offrons un salaire concurrentiel ainsi qu’une gamme complète d’avantages sociaux.Si ce poste répond à votre besoin de relever des défis, faites parvenir votre curriculum vitae en toute confidentialité avant le 28 juin 1996 à: Communications Québécor Inc.Services des ressources humaines 612, rue St-Jacques, 10e étage Montréal (Québec) H3C 4M8 Télécopieur: 877-0347 Entreprise souscrivant au programme d’équité en matière d’emploi.Seules les personnes dont le c.v.a été retenu recevront un accusé de » réception.PHŒNIX INTERNATIONALE CREEZ DES PROGRAMMES EN VUE DE L’OCTROI DE LICENCES À DES MULîIN TIONALES PHARMACEU TIQUES ! V EU HUEZ FAIRE PARVENIR VOTRE CURRICULUM VITÆ PAR LA POSTE OU PAR TÉLÉCOPIEUR AU CHEF.FORMATION ET RECRUTEMENT d’employés, Phœnix Internationale, 2350, rue Cohen, Saint-Laurent (Québec) H4R 2N6.Télécopieur : (514) 335-8340.Les agences sont priées de s’abstenir.Veuillez ne pas téléphoner.DEVELOPPEMENT DE LOGICIELS Joignez-vous à notre équipe dynamique de professionnels du développement de logiciels scientifiques.Notre réussite spectaculaire sur la scène internationale nous amène à devoir recruter immédiatement des ANALYSTES DE SYSTÈMES et des CONCEPTEURS DE LOGICIELS dotés d’une expérience touchant la programmation de bases de données et(ou) Windows.La connaissance de l'anglais est essentielle et vous devez connaître la méthodologie de développement de logiciels et avoir une expérience ayant trait à l’un ou plusieurs des éléments suivants : ¦ Développement de composants Win32 Vous avez acquis une vaste expérience de programmation avec C/C++ dans un environnement Windows.La connaissance de la conception et de la programmation orientées objet ainsi que de la conception de composants OLE et MFC constituera un atout.¦ Conception et mise en place de bases de données Vous possédez une expérience dans la conception et la mise en place de bases de données client-serveur au moyen de Oracle, Sybase, SQL et(ou) ODBC.La connaissance de l’administration de serveur Oracle constitue un atout.¦ Conception et mise en place des interfaces utilisateur GRAPHIQUE (IUG) DE WINDOWS 95 Vous êtes à l’aise avec la norme IUG de Windows 95 et habile dans la conception d'interfaces graphiques.En outre, vous avez acquis une solide expérience de programmation avec Visual C/C++, particulièrement axée sur MFC.Une expérience liée à Visual Basic est un atout.Dallaire voulait assassiner Chrétien en raison des résultats du référendum JULES RICHER PRESSE CANADIENNE Ottawa (PC) — Déterminé à assassiner Jean Chrétien en raison des résultats du référendum, André Dallaire aurait circulé pendant 30 minutes dans la résidence du premier ministre sans être inquiété, a indiqué hier l’agent Marc Bolduc, de la GRC, au procès de Dallaire, qui est accusé de tentative de meurtre sur M.Chrétien.La majeure partie du premier jour du procès du Longueuillois de 34 ans, qui est jugé en Cour provinciale de l’Ontario, a été consacrée au témoignage du policier Bolduc, l’enquêteur affecté au dossier.Celui-ci a fait état des déclarations recueillies auprès des principaux acteurs des événements de la nuit du 5 novembre dernier.Le rapport de police consigné quelques instants après l’arrestation de Dallaire à l’intérieur du 24, promenade Sussex révèle que celui-ci aurait agi par motif politique.Il aurait dit ce qui suit: «Mes motifs sont purement politiques.Je voulais assassiner uniquement le premier ministre Jean Chrétien et personne d’autre, tout cela à cause des résultats du référendum.Je ne veux aucun mal à Mme Chrétien.» C’est d’ailleurs Aline Chrétien qui s’est retrouvée face à l’intrus, après avoir entendu des bruits à l’intérieur de la maison.Mme Chrétien n’aurait pas été menacée.Elle s’est immédiatement réfugiée dans la chambre à coucher du couple, d’où elle a appelé la police.Aux policiers qui l’ont interrogé, Dallaire a affirmé que, s’il avait ren- contré le premier ministre, il aurait tenté de le tuer.«Si ça avait été lui, j’aurais sauté sur lui et je lui aurais coupé la gorge», aurait-il dit Pour pénétrer à l’intérieur du 24, promenade Sussex, Dallaire aurait escaladé une pente escarpée à l’arrière de la résidence, qui donne sur la rivière des Outaouais.Paré d’une tuque et de gants noirs, l’accusé était armé d’un couteau doté d’une lame de 8 cm.Selon l’agent Bolduc, il aurait mis plus de deux heures et demie pou,r arriver à la clôture d’enceinte.A ce point-là, il aurait agité des branches d’arbre, fait des signes devant les caméras de surveillance et lancé une pierre sur le terrain dans le but de vérifier si les policiers allaient intervenir, ce qui ne s’est pas produit.En fait, le constable Bolduc a expliqué que les systèmes de sécurité s’étaient bel et bien déclenchés lorsque Dallaire a sauté la clôture vers 2h30.Cependant, pour des raisons qu’il n’a pas voulu révéler, les agents ne s’en sont pas rendus compte.Après avoir cassé un carreau d’une porte, Dallaire a circulé pendant 30 minutes à l’intérieur avant d’être -confronté à Mme Chrétien.Les rapports de police notent que celle-ci a été très ébranlée par cette rencontre.«Ce sont les yeux de M.Dallaire qui m’ont effrayée le plus», a-t-elle dit Cela ne l’a toutefois pas empêchée de garder son sang-froid en se précipi- ; tant pour appeler la GRC, qui a mis sept longues minutes à intervenir.On a appris hier que ce retard était impu- ’ table notamment au fait que l’un des ¦ agents a dû retourner au poste de garde parce qu’il avait oublié les clés de la porte principale de la résidence.' V mm OfcUW&œ —m À l’est du Vieux-Montréal Quartier éphémère à demeure Le centre de création et d’exposition a le vent dans les voiles STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR Le Quartier éphémère est maintenant installé à demeure.Le centre de création et d’exposition squatte légalement depuis environ deux ans un édifice de plus de 1500 mètres carrés, le 16, rue Prince, dans le quartier des écluses, à l’est du Vieux-Montréal.Et les promoteurs artistiques ont tenu promesse, en installant cinq (et bientôt six) ateliers d’artistes et en organisant une demi-douzaine d’expositions (en groupe ou en solo) dans leur galerie du rez-de-chaussée, depuis octobre 1995.«Nous sommes demeurés fidèles à notre objectif d’aider à la création et à la diffusion des œuvres», explique Caroline An-drieux, directrice du Quartier éphémère depuis deux mois.L’organisme a également entièrement renouvelé son conseil d’administration, où siège notamment le gale-riste Samuel Lallouz.Le principe de ce centre est simple: le Quartier prend en charge des locaux vacants, les aménage et les met à la disposition de jeunes artistes professionnels.Le premier du genre est né en 1987-1988 dans une ancienne usine chimique de la banlieue parisienne sur le point d’être convertie en parc de logements.Le promoteur immobilier a accepté de retarder ses travaux de démolition.L’Usine éphémère a finalement survécu trois ans.Il existe maintenant trois lieux semblables en France, toujours soutenus par un partenariat original qui allie la commandite privée et les subventions gouvernementales.Ici, c’est la SIMPA (une société pa-ramunicipale) qui fournit le 16, rue Prince, pour une durée de cinq ans.Le budget annuel de l’organisme oscille autour de 80 000 $, obtenus en bonne partie par des subventions et la location des lieux.Les ateliers sont loués 200 $ par mois, sur présentation d’un dossier.Les Quartiers montréalais servent aussi de lieux d’accueil d’artistes français qui viennent s’y installer pour trois mois.Paris soutient le programme d’échange en défrayant les coûts de transport et de séjour.Les projets ne manquent pas.Les Quartiers espèrent attirer, dans leur garage, un ébéniste ou un soudeur qui permettrait aux artistes d’utiliser ses outils de temps en temps.Un autre projet en gestation, baptisé PHOTO GUY L'HEUREUX Une œuvre de Gigi Perron, qui était exposée au Quartier éphémère de Montréal jusqu’à dimanche dernier.Toute les toiles de l’artiste ont été vendues., , ' * t «Panique au Faubourg», va per- femme, un silo, une fonderie, etc.).' mettre de détourner provisoirement En avril 1997, autant d’artistes seront ’ : et artistiquement une dizaine invités à y réaliser des œuvres in d’autres lieux du quartier des situ, directement inspirées de ces écluses (une ancienne prison pour lieux chargés d’histoire.MarkeOng et Communications Soyez entraîneur et stratège Il s’agit d’une société en vue qui tient un rôle d’une importance critique dans l’appui de ses membres dans tout le Canada.Cette société est à la recherche d’un directeur(trice) du marketing et des communications pour son siège social à Toronto, c’est-à-dire d’une personne qui sera appelée à concrétiser cet appui en nouant des liens plus étroits entre l’association, ses membres et le marché.Rendant compte directement au directeur général, vous mettrez au point et en oeuvre le plan de marketing de la société.dirigerez la mise au point d’une stratégie de communications.servirez Recrutement de cadres d’associé, d’entraîneur et de guide aux chefs de service pour les aider à atteindre les objectifs stratégiques du marketing et des communications., sonderez divers groupes d’intervenants et proposerez des recommandations aptes à relever le niveau des services de l’association.Vous comptez au moins cinq à dix années d’expérience en marketing et communications, de préférence au sein d’une association axée sur le service et avez une maîtrise parfaite du français et de l’anglais.Vous êtes un (ou une) stratège reconnu(e), vous débordez d’énergie, d’enthousiasme et de créativité, et vous avez l’art de réussir dans vos entreprises grâce à votre esprit d’équipe et de leadership.Joignez-vous à une équipe de talent dans une industrie en effervescence.Faites parvenir votre curriculum vitae sous pli confidentiel à- Allison Glelherow.Recrutement de cadres KPMG.C.P.31.Suce.Commerce Court.Toronto (Ontario) M5LIB2; ou faxez-le au (416) 777-8070 en mentionnant le dossier 05308.EN BREF ?BOYLE «IMPRUDENT» (PC) — Au moins six réunions de stratégie ont eu lieu en haut lieu au ministère de la Défense en mars et avril derniers pour aider le chef d’état-major Jean Boyle à préparer son témoignage devant la commission d’enquête sur la Somalie.C’est ce qu’a soutenu hier le sous-ministre adjoint à la Défense responsable des politiques et communications, Ken Cal-der, lui-même l’un des participants.Mais le contenu exact de ces réunions est difficile à déterminer car il n’existe aucune note ni même d’ordre du jour pour aucune de ces réunions, a fait remarquer M.Calder à la grande stupéfaction de l’avocat du colonel Geoff Haswell.Le président de la commission, le juge Gilles Létour-neau, a alors laissé tomber qu’il trouvait ‘imprudent’ d’avoir agi ainsi.-?- DÉCÈS DE DE SANTIS (AP) — Pasqualino De Santis, célèbre directeur de la photographie ayant notamment été récompensé par un Oscar pour son travail sur le film Roméo et Juliette de Franco Zeffirelli (1968), est décédé dimanche d’une crise cardiaque en Ukraine.05877946 I.K I) B V OIK.I.K M A K l> I 2 "> -I U I N I II II II A :i ?LE DEVOIR «- ACTUALITES ROGER ROY Horloger bijoutier 935, La Gauchetière Ouest Montréal H3B 2M9 Siège social du CN tél.: (514) 861-4489 ¦ w ¦Iles boudes ihmllles il filin' mtr.Miron et Maufette accèdent à l’Ordre national du Québec PRESSE CANADIENNE Québec — Vingt-quatre personnalités québécoises sont devenues membres de l’Ordre national du Québec et ont reçu leurs décorations des mains du premier ministre Lucien Bouchard hier matin au Salon rouge de l’Assemblée nationale.Parmi les plus connues, on retrouve le poète Gaston Miron, l’ancien comédien, réalisateur, conteur et poète Guy Maufette, le sociologue et théologien Jacques Grand’Maison.Au premier échelon, le Dr Herbert H.Jasper, le théologien et historien Benoît Lacroix et Guy Maufette ont été faits Grands Officiers.Le Dr Jasper est le fondateur du Centre de recherche en sciences neurologiques de l’Université de Montréal.Il a longtemps collaboré avec le célèbre Dr Winder Penfield.Six personnes ont été nommées Officier de l’Ordre.Il s’agit de Renée Dupuis Angers, présidente du Groupe Rougier inc., une entreprise de produits pharmaceutiques, et de Pierre Bois, chercheur et professeur émérite de la Faculté de médecine de l’Université de Montréal, Jacques Grand’Maison, sociologue et théologien, le père Roger Guindon, recteur de l’Université d’Ottawa entre 1964 et 1984, Gaston Miron et, à titre posthume, Lionel Boulet, qui a fait sa marque dans l’ingénierie et la recherche en électricité.Les nouveaux Chevaliers de l’Ordre du Québec sont Anik Bisson-nette et Louis Robitaille, couple de danseurs aux Grands Ballets canadiens, Lotte Brott, violoncelliste, Jeanne Cloutier-Demers, docteur en littérature médiévale, Claudette Gagnon Dionne, une des fondatrices de la Maison Michel-Sarrazin de Sillery (pour les cancéreux en phase terminale), Laure-Anna Grégoire, 82 ans, veuve avec une famille de 10 enfants qu’elle a élevés seule, Gisèle Amoureux, botaniste, écologiste, photographe, Claude Galameau, historien, le Dr Yves Lamontagne, président fondateur de la Fondation québécoise des maladies mentales et fondateur du Centre de recherche Fernand-Séguin, William Francis Mackey, fondateur du Centre international de recherche sur le bilinguisme, le designer Jean-Claude Poitras, Réjean Simard, directeur général de la commission scolaire Baie-des-Ha-Ha et très impliqué dans le développement touristique de la région de Sague-nay-Lac-Saint-Jean, Gérard Thibault, restaurateur et propriétaire des,célèbres cabarets Chez Gérard et A la Porte Saint-Jean à Québec dans les années 50 et 60, Jean-Paul-Médéric Tremblay, pionnier dans le domaine de l’histoire régionale de Charlevoix, et Daniel Vachon, Innu de Uashat, un des pionniers dans la défense des droits autochtones.À Paris La Saint-Jean fêtée sobrement PRESSE CANADIENNE Paris (PC) — Le drapeau québécois a flotté pendant toute la journée hier sur la Place du Québec à Saint-Germain-des-Prés, en plein cœur de Paris.La Fête nationale des Québécois était soulignée de la sorte pour la première fois.Chez les Québécois comme chez les Français, on a toutefois évité de donner trop d’importance à l’événement.Celui-ci a tout juste été le prétexte à une brève rencontre entre le maire du 6e arrondissement, Jean-Pierre Lecoq, et le délégué général du Québec à Paris, Marcel Masse.Les deux hommes ne se sont vus que quelques minutes près de «l’Embâcle», la sculpture-fontaine inaugurée par René Lévesque il y a plus d’une dizaine d’années.Les choses en sont restées là.Les responsables de l’initiative (de jeunes militants souverainistes établis à Paris) auraient souhaité, eux, que l’événement prenne une autre ampleur.Le groupe avait en effet proposé que le drapeau québécois soit levé de façon permanente (et en grandes pompes) en face du célèbre café des Deux-Magots.Tout comme ils avaient suggéré d’organiser un défilé poqr la Fête nationale.sur les Champs-Elysées.Ces projets n’ont pas eu de suite, la Délégation générale du Québec ayant mis un frein aux ambitions des jeunes gens.«Ils sont dynamiques, pleins de bonne volonté, mais ce sont des nationaleux, a tranché un responsable.On ne voulait pas d’une espèce de société Saint-Jean-Baptiste à Paris.La délégation est l’équivalent d’une ambassade et doit représenter tous les Québécois.» O ~~ m PHOTO JACQUES NADEAU Des membres de toutes les communautés ethniques de Montréal se sont retrouvés hier le long du parcours du défilé de la Saint-jean.Les fêtes de quartier PHOTO JACQUES NADEAU Le premier ministre Lucien Bouchard, qui a marché plus de cinq kilomètres hier, a dû être soutenu à certains moments par son entourage, dont sa femme Audrey et le ministre des Finances Bernard Landry, pour lui éviter de trébucher.Le Québec sous tous ses angles CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR Czeslaw et Joanna Ochman célèbrent régulièrement la Saint-Jean-Baptiste le 24 juin.Originaires de Pologne, ils vivent au Québec depuis 45 et 35 ans.Au fil des ans, ces retraités aux cheveux blancs se sont rendus successivement sur la montagne, au Vieux-Port, dans les rues, au défilé.Hier, avec plusieurs centaines de personnes, le couple était aux célébrations de la Fête nationale du Mile-End, devant l’église Saint-Michaël, rue Saint-Viateur.Là, ils assistaient à deux spectacles de danse folklorique mettant en scène les communautés polonaise et grecque.Dans cette église de confession catholique, la messe est généralement célébrée en anglais, mais se déroule une fois par semaine en polonais.«Autrefois, cette église était irlandaise, explique Joanna, mais alors que la population irlandaise diminuait, elle est devenue polonaise.» Interrogé sur la question nationale, le couple manifeste quelques appréhensions.A l’heure actuelle, dit Czeslaw, «le monde devrait être moins nationaliste, et c’est le contraire qui se produit chez les Canadiens français».Pourtant, Czeslaw dit comprendre parfaitement la cause nationaliste québécoise puisque, lorsqu’il est arrivé au Québec en 1951, «les Canadiens français étaient traités comme des citoyens de deuxième classe dans leur propre pays.Alors, dit-il, j’avais plutôt tendance à les inciter à se ré- volter».Dans leur milieu de travail, ajoute-t-il, «ils changeaient de langue quand ils voyaient passer leur patron, puisque les patrons étaient anglais».Aujourd’hui encore, Joanna et Czeslaw trouvent que les francophones ne s’affirment pas suffisamment dans les conversations.«Dès qu’ils sentent que nous avons un petit accent, disent-ils, ils se mettent instantanément à parler en anglais, et cela, c’est encore pire qu’avant.» Est-ce à cause de la mauvaise température du début de la journée?Il n’y avait pas grand monde non plus à la petite fête de rue qui se déroulait à l’angle des rues Marquette et Marie-Anne.Le théâtre de l’Esquisse présentait Le Fantôme du grand Castor, pièce de Sylvi Bel-leau au cours de laquelle deux pe- tites filles découvrent des grands pans de l’histoire du Québec.En jouant aux explorateurs, les petites filles incarnent un explorateur français et un Amérindien qui le reçoit.«A ce rythme, pense le Français en échangeant avec l’Amérindien des outils usuels et de l’eau- de-vie contre des peaux de castor, je vais pouvoir rentrer en France, m’acheter un manoir et vivre grassepient jusqu’à la fin de mes jours».«A force de boire de «l’eau qui faire rêver», dit l’Amérindien, tout le monde est malade au village, il n’y a plus personne qui chasse.» Plus tard dans la soirée, le Théâtre de l’Esquisse présentait également des contes du Québec et d’ailleurs, comme ceux de la chasse-galerie et la légende de Cadieux.«A l’école, on commence à ap- prendre l’histoire du Québec, disait pour sa part Torn Boutsoukos, 13 ans, qui dansait avec la troupe folklorique des travailleurs grecs du Québec.Mon pays 0a Grèce) a une histoire très longue, tandis que celle du Québec commence à se former.Dans mes cours, je commence à apprendre les guerres avec les Amérindiens.» Plus de 700 fêtes régionales se déroulaient partout au Québec hier jusque dans la nuit.Mais à Montréal, au cours de la journée, l’achalandage aux célébrations était limité: «Ce soir on va se coucher de bonne heure», disait pour sa part Louise Poliseno, qui s’était rendue rue Marie-Anne avec son fils Jean-Lou et un ami.«Le camp d’été commence demain.Et puis, on veille plus tard quand la Saint-Jean-Bapti-se arrive durant le week-end.» PHOTOS ROBERT SKINNER mm wmim 'ïj En haut, une troupe folklorique polonaise donne son spectacle dans le quartier Mile-End.Ailleurs, dans le quartier chinois, c’était deux danseuses qui exécutaient des danses des Iles du Pacifique.jS DôQ4 je choisis la «Grande Aventure.en.Anglais»! | I CAMP D’IMMERSION TOTALE EN ANGLAIS Pour les jeunes de 7 à 16 ans au Lac Kénogami 245 ov.Rtverin f 120, Chicoutimi (Québoc) G7H 4R6 ANGLIAN (418) 693-0343 [ytcou otiAHcua] 1 -800-Anglion Pour réservation publicitaire 985-3322 Un défilé sans atmosphère ANDRÉE BOISSELLE LE DEVOIR Il faisait gris sur Montréal hier, au moment où s’est mis en branle le défilé de la Saint-Jean.Qu’à cela ne tienne, Frédéric avait le cœur à la fête: voilà deux ans qu’il passe ses étés à la Baie-James et se sent privé des réjouissances dont la métropole a le secret.En attachant son vélo au coin de Sherbrooke et Saint-Laurent, il se préparait à jouir autant des applaudissements des spectateurs enchantés que de la parade elle-même.Déception.Ce n’est qu’au passage du quatrième char que la foule a commencé à se réchauffer, criant quelques bravos à la vue du portrait géant de Jean Duceppe.Était-ce la faute d’un rythme inégal, trop lent au début et donnant à peine le temps d’admirer les chars à la fin?Les personnalités promenées dans les décapotables entre chaque tableau semblaient s’ennuyer, elles aussi, dans l’engourdissement gé- néral — exception faite de Martin Drainville et de Guylaine Tremblay, qui ont réussi d’un sourire à tirer un instant la foule de sa torpeur.En marchant pour suivre le spectacle ambulant, on s’amusait déjà un peu plus.Andrea, étudiante à McGill, avait décidé de fêter la Saint-Jean avec sa sœur fraîchement arrivée d’Ontario.S’il n’y a pas beaucoup d’anglophones qui suivent le défilé, la jeune femme pense que c’est parce qu’«ils se sentent exclus.Mais c’est quand on se sent exclu qu’on le devient», philosophait-elle avec un sourire.Des drapeaux aux couleurs d’Italie surgissaient de-ci de-là dans la mer de fleurdelisés et parmi les cheveux teints en bleu de quelques jeunes audacieux.«Non, ce n’est pas pour l’Italie!», répétait l’un des porteurs pour la énième fois.Attention! L’étendard des patriotes, rebelles de 1837, couche le rouge, le blanc et le vert horizontalement.yyjj p a jj j a jj Ville de Montréal C om m i ss iofi d u dé v e urbain de Montréal Étude publique Vous êtes invités à participer à la prochaine assemblée de la commission.Date: Le mardi 2 juillet 1996 Lieu : 275, rue Notre-Dame Est Hôtel de ville, salle du conseil Heure : 19 h Lors de cette assemblée, vous pourrez : • obtenir des renseignements sur les projets de règlement inscrits à l’ordre du jour; • poser des questions et exprimer votre opinion sur ces projets.La commission recevra vos commentaires et formulera des recommandations au comité exécutif.L'ordre du jour comprend les projets de règlement suivants, soumis par le comité exécutif : - Permission spéciale visant à autoriser la construction et l'occupation d’une école primaire au sud du boulevard Perras, à l'est de la rue Primat-Paré (district électoral du Bout-de-l'ile).- Modification du Règlement d’urbanisme afin de permettre l’aménagement de cafés-terrasses et l'étalage extérieur de plantes, fleurs, fruits et légumes sur des terrains vagues de la rue Sainte-Catherine, entre la rue Saint-Mathieu et l'avenue Papineau, incluant des critères d’aménagement de portée générale.Renseignements sur les dossiers et sur les prochaines assemblées : Service des relations avec les citoyens 1301, rue Sherbrooke Est Édifice Lafontaine 872-8265 Le greffier.Léon La berge Arrivé au parc Lafontaine, Frédéric s’est allongé dans l’herbe.Un rayon de soleil tombait timidement sur les petits groupes qui cassaient la croûte bien avant l’arrivée au parc Maisonneuve.Tant pis pour les grands frissons collectifs; peut-être ne sont-ils possibles que ces années où l’on porte par centaines des pancartes annonçant la naissance d’«un pays»?r: ; Pardonnez notre ^ manque d'humilité.il n’y a pas meilleur chapeau ! 1e chapeau Tilley confor-j table et souvent copié est à l’épreuve de l’eau et de la moisissure, protège contre les rayons UV, s’attache, flotte et ne rétrécit pas (lavable à la machine).Il est protégé par une assurance feu-vol-vandalisme (pendant deux ans, moyennant une franchise de 50%).De plus, il sera remplacé sans frais si jamais il s’use.Tilley Endurables 158, ave.Laurier ouest 272-7791 UR OBTENIR GRAI EDE COMMANDE TEMttfT (STALE 1-800-465-4249 En Alberta I) K V 0 I II M A It I) I I II II II .1 II I N LI! S A C TIIA I, IT E S En deçà des normes de Statistique Canada Québec abaisse le seuil de pauvreté L’adoption du projet de loi créant l’assurance-médicaments a permis au gouvernement de déterminer sa propre grille définissant les faibles revenus PIERRE APRIL PRESSE CANADIENNE Québec — L’adoption du projet de loi 33 créant le régime d’assurance-médicaments aura permis au gouvernement du Québec de déterminer, en douce, sa propre grille des seuils de faibles revenus, et même de les abaisser en deçà des normes de Statistique Canada.La Loi 33, qui entre en vigueur dès le 1er janvier 1997, fait état maintenant d’un seuil de 10 400 $ par année pour une personne adulte, sous lequel une personne n’a pas à payer la prime de 175 $ par année.Au-dessus de ce seuil, la personne seule doit commencer à payer graduellement cette prime.Un contribuable gagnant plus de 14 775 $ devra payer la totalité de la prime, la franchise (100 $) et la coassurance (25 % pour un maximum de 750 $).Le seuil pour une famille monoparentale avec un enfant est fixé à 16 900 $.' Pour la première fois, en établissait une échelle des seuils de revenus, le gouvernement a présenté un modèle qui pourra inévitablement lui servir lorsque viendra le temps de déterminer, dans d’autres programmes (comme les garde-riés, l’aide juridique, le régime des rentes, etc.), ce qu’est un revenu décent pour un individu ou une famille et à partir de quel niveau il pourra les faire passer à la caisse.Dans un mémoire présenté en commission parlementaire, le Front commun des personnes assistés sociales avait vu l’astuce et recommandait au ministre de la Santé, Jean Rochon, de faire en sorte que toute personne qui n’a pas atteint le seuil de pauvreté reconnu par Statistique Canada ne débourse aucun montant pour ses médicaments.Ces seuils pancanadiens sont de 15 479 S pour une personne, de 20 981 $ pour deux, de 26 670 $ pour trois et de 30 708 $ pour quatre.Cette recommandation est demeurée lettre morte.Dans sa loi et la réglementation qui l’accompagne, M.Rochon a établi ses propres seuils à 10 400 $ pour une personne, à 16 900 $ pour deux, à 19 500 $ pour trois et à 21 900 $ pour quatre.Retraités Pour l’Association québécoise de défense des droits des personnes retraitées et pré-retraitées, ce sont les plus pauvres qui sont ainsi mis à contribution pour réduire le déficit de l’Etat et les coûts du système de santé.Le Conseil des aînés croit que de tels seuils feront en sorte que plusieurs personnes âgées diminueront ou cesseront tout recours à la médication pour se retrouver, en bout de ligne, dans le réseau institutionnel.En présentant ses amendements au projet de Loi 33 le 18 juin, M.Rochon s’est par ailleurs donné tous les moyens de contrôler les coûts du régime et de les ajuster au besoin.En confiant la responsabilité des 1,2 million de non-assurés à la Régie de l’assurance-maladie du Québec (RAMQ), le ministre venait de déterminer les normes d’assurabili-té qui s’appliqueront aussi aux assureurs privés.M.Rochon a vite fait d’imposer sa volonté aux assureurs privés en leur indiquant, dès le 10 juin, neuf jours avant que le projet de loi ne soit adopté, en pleine nuit et après l’imposition du bâillon, qu’ils devront dorénavant assurer tout le monde, sans égard à l’âge, au sexe et à l’état de santé.Il leur a imposé la limite de contribution annuelle de 750 $ et un taux de coassurance égal ou inférieur au régime de base, soit 25 %.Le ministre leur a même imposé la liste des médicaments retenus par la RAMQ que l’on prétend beaucoup plus généreuse que celle des assureurs privés.«Afin d’éviter les transferts massifs des régimes collectifs vers le régime individuel, a expliqué le ministre Rochon, la loi obligera même les assureurs et les administrateurs de régimes d’avantages sociaux à offrir obligatoirement une assurance-médicaments lorsqu’ils offrent une assurance-accident ou une assurance-maladie.» Son projet adopté, incluant les grands paramètres économiques, dont évidemment la grille des seuils de revenus, le ministre s’est vite engagé à respecter l’article de la Loi 33 qui prévoit une révision de tout le régime dans trois ans.Il a aussi rapidement confirmé que les primes seraient évidemment réévaluées périodiquement en tenant compte des coûts et de l’inflation.«Des mécanismes de suivi du régime, a-t-il noté, seront donc institués afin de contrôler notamment la sous et la surconsommation des médicaments et la croissance des coûts de l’ensemble du régime.» .i * UNE OFFRE BLINDÉE! 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période limitée.Frais d'immatriculation, assurance et taxes en sus.* Entretien gratuit pendant 2 ans ou 40 000 kilomètres.L'offre comporte des restrictions.Voir les concessionnaires participants pour tous les détails.Le modèle offert peut différer du modèle présenté.L'offre ne s'applique qu'aux particuliers pour un véhicule à usage personnel et non commercial.LES CONCESSIONNAIRES VOLKSWAGEN Auto Sfrasse 5905, ROUTE TRANSCANADIENNE ST-LAURE NT 748-6961 Automobiles Autohaus 1855.AV DOLLARD LASALLE 364-2753 Automobiles G.M.F.3050.BOUL ST-CHARLES KIRKLAND 694-1378 Automobiles Popular 5441.RUE ST-MUBERT MONTRÉAL 274-5471 Automobiles Rimar 5500.BOUt MÉTROPOLITAIN E ST-IÉONARD 253 4888 Automobiles Stolz 13255.RUE SHERBROOKE ESI MONTRÉAL 642 6242 Campbell A Cameron 4050.AV VERDUN Centre-Ville Volkswagen 324.RUE PEEL MONTRÉAL 846-1717 Nordest Volkswagen 10395.BOUL P1E-K MONTRÉAL 3253422 RIVE-SUD Antilles Automobiles 649.CHEMIN LAROCQUE VALLE YFlELD 371-5563 Automobiles B.Duval 400.BOUL ROLAND 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CANADIENNE Calgary (PC) — La quasi-totalité du surplus budgétaire de 1,2 milliard accumulé par le gouvernement albertain servira à éponger la dette provinciale plutôt qu’à diminuer le fardeau fiscal des entreprises ou des particuliers, a indiqué hier le premier ministre Ralph Klein, M.Klein, qui annonçait l’intention du gouvernement conservateur quant à l’utilisation du surplus budgétaire de 1995-1996, a mentionné que la province affectera 1,132 milliard au paiement de sa dette.De légères déductions fiscales et de nouvelles dépenses gouvernementales proviendront d’épargnes réalisées plus tard cette année, a-t-il ajouté.L’annonce de M.Klein a surpris plusieurs observateurs.Dans la perspective d’élections provinciales pouvant survenir dès cet automne, I.A N (j .1.1 .K Merci, Club Price PIERRE BEAUDRY Tout le monde aime se faire offrir des remerciements.Mais pour une fois, la direction de ce cher Club Price va en recevoir qui ne lui plairont probablement pas.Pour la consoler je m’empresse de lui faire remarquer que j’aurais préféré m’en passer, et que j’ai tout fait pour m’éviter de les lui adresser.Je veux parler de ma reconnaissance pour les innombrables sujets d’inspiration qu’elle me fournit par son souverain mépris de la langue française.De quoi alimenter ma chronique pour au moins deux ans, si j’en avais le goût.Mais voilà, j’ai aussi d’autres choses à critiquer, et je dois me contenter d’un seul article.pour le moment Surtout, qu’on ne vienne pas m’accuser de méchanceté, ou de parti pris.J’ai souvent déposé dans les boîtes aux suggestions d’au moins deux de ces magasins de gentils petits billets leur exprimant avec toute la délicatesse voulue le sentiment que j’éprouve lorsqu’il m’arrive de me laisser aller à des tentatives d’économies et de pénétrer dans ces sanctuaires de profanation linguistique.Mes commentaires n’ayant jamais reçu de réponse, j’ai récemment décidé de prendre les grands moyens.J’ai signalé dans ma dernière note que j’avais l’intention de me défouler dans Le Devoir.Et subito presto, comme par enchantement, j’ai reçu un coup de téléphone m’informant du grand souci qui a toujours animé la direction, désireuse de bien respecter la langue de son public.Au point de s’être dotée, à une date coïncidant étrangement avec celle de mon aver- tissement, d’un comité de francisation chargé de tout remettre en ordre.A peine deux ans après l’ouverture du magasin où j’étais intervenu! Du vrai zèle, quoi.Comme il arrive souvent, le comité en question sera formé de membres du personnel, dont la compétence linguistique aura sans doute été certifiée par l’Académie française, et même s’il m’a parfois été donné de me faire servir en excellent français, j’ignore si les préposés qui m’ont donné ce plaisir feront partie de ce comité.Mon offre de collaboration gratuite n’a pas donné lieu à une effusion de gratitude, mais je tiens au moins à proposer la correction de l’affreuse recommandation répétée à toutes les caisses et qui, pour conseiller aux clients de laisser les articles lourds dans les chariots, leur suggère de laisser les items lourds dans les paniers.Voudra-t-on aussi jeter au rebut sans plus tarder les bons de commande intitulés assez laborieusement Réquisition pour articles sous clé et sur lesquels, même si l’on peut trouver le mot article, les fautes sont trop nombreuses pour l’espace dont je dispose.Je me permets cependant d’en citer quelques-unes : « À être présenté au caissier (pour A présenter à la caisse) » suivi de Complétez (pour remplir, à l’infinitif) cette réquisition ».Quant à l’accord des qualificatifs, on en voit de toutes les couleurs et de tous les goûts : « Pile inclus », Pommes de terre — et même patates, oui, patates — nouvelle, etc., etc.Je ne sais pas quand je pourrai retourner à ce magasin pour prendre d’autres notes : je n’ai pas encore terminé mon déguisement certains anticipaient davantage de réductions fiscales visant à faire oublier les sévères compressions budgétaires administrées par M.Klein.Mais seulement deux mesures fiscales ont été annoncées, soit une réduction de la taxe sur le carburant pour le transport ferroviaire et aérien et une nouvelle exemption fiscale pour les familles à faible ou à moyen revenu.CO I- L O Q II F S CONFÉRENCE MONDIALE INET 96 ET MARCHÉ INTERNATIONAL MULTIMÉDIA DE MONTRÉAL Place Bonaventure et Palais des congrès Du 25 au 29 juin Cité: 849-1612 «Montréal, capitale mondiale du multimédia en juin 19961», lance le programme.Et pour cause.Trois événements sont réunis: une vaste exposition, undouble concours et de nombreuses conférences.Des milliers deprofessionnels du monde entier sont attendus.Les gouvernements français et québécois y organisent les deuxièmes rencontres industrielles franco-québécoises de l’autoroute de l’information.Pour en savoir plus, consultez le http://cite.artech.org/mim.MARCHÉ INTERNATIONAL MULTIMÉDIA DE MONTRÉAL Place Bonaventure Le 27 juin Chantal Cantin : 282-4734 À l’intérieur du M1M, une conférence d’intérêt, ouverte à tous, qui intéressera particulièrement les La-vallois.Il s’agit de l’annonce de la-création du premier réseau communautaire d’information en ligne au Québec.La Chambre de commerce et d’industrie de Laval y présentera le projet, fruit d’un partenariat entre le privé et le public.Une espèce de Libertel régional?On n’en sait rien.C’est un secret.Il faudra y aller pour le savoir.Nous vous reviendrons à la rentrée avec d’autres colloques etconfé-rences.Bonnes vacances à tous nos lecteurs.Isabelle Quentin Pour joindre l’auteure : iquentin@sim.qc.ca.Passez à yA ÜÜI O TOGBAPHES AM A T E U R LE DEVOIR s’associe à KINS A pour vous offrir • le grand concours des prix internationaux KODAK sous le thème Action Envoyez votre photo au concours KINSA-Le Devoir Vous pourriez remporter le grand prix de 10 000 $ US* Les épreuves doivent être envoyées à l'adresse suivante: Concours KINSA-Le Devoir, 2050 rue De Bleury, 9 étage, Montréal (Québec) H3A 3M9 Les prix seront attribués par un jury qui sélectionnera les meilleures photos d’action (sports, loisirs, vie quotidienne, etc.).Le Devoir publiera une sélection des photos soumises tous les mardis, du 23 juillet au 20 août 1996 inclusivement.Les photos doivent avoir été reçues au Devoir le 11 août 1996 au plus tard, le cachet de la poste en faisant foi.Les gagnants seront avisés par téléphoné et devront répondre à une question de connaissances générales.Toutes les photos soumises deviennent la propriété des organisateurs et ne seront pas retournées.Les règlements (tels que déposés à la Régie des alcools des courses et des jeux) du concours sont disponibles aux bureaux du Devoir.Les finalistes consentent à la publication de leurs photos sans aucune rémunération.1" prix: Un séjour de deux nuits pour deux personnes, au Relais & Châteaux L’Eau à la Bouche, à Sainte-Adèle, d’une valeur de 495 $.2' prix: Un bon d’achat pour de l’équipement photographique chez L.L.Lozeau limitée d’une valeur de 350 $.3' prix: Un bon d’achat pour de l’équipement photographique chez L.L.Lozeau limitée d’une valeur de 150 $.En plus, cinq autres participants recevront des accessoires Kodak.soumises au concours KINSA, les photos devront avoir été réalisées au moyen d'un hlm Kodak et tirees sur du papier Kodak.Les par devront attester avoir pris eux-mêmes la photo.Les règlements officiels de ce concours seront publiés à deux reprises dans nos pages.Brève description du sujet Adresse Téléphone- Code postal i acceptés.- — Hôtel-Restaurant REIAIS & L Eau à la Bouche CHATEAUX Sainte-Adèle, Laurenüde* f * 6m, m Soit-Mal, Wafréd I» L.Lozeau Le devoir I.K U K V OMI, |.K M ,\ |{ » | •> 5 ,| U | N I H il II a r> LE DEVOIR LE MOND PERSPECTIVES L’héritage discuté d’Andréas Papandreou La mort du «Vieux» pourrait favoriser l’ouverture à l’Europe Une foule innombrable de Grecs a rendu hier un hommage plein d’émotion à Andréas Papandréou, mort dimanche à l’aube d’un arrêt du cœur à son domicile d’Ekali, dans la banlieue d’Athènes.Massés sur le parvis de la cathédrale, une rose ou un œillet à la main, des milliers d’Athéniens attendaient patiemment de pénétrer dans la nef avant de s’incliner devant ia dépouille mortelle.Andreas Papandreou sera inhumé mercredi dans le cimetière historique d’Athènes, au côté de son père, le grand dirigeant centriste Geoiges Papandréou.JOSÉ-ALAIN FRALON LE MONDE S’il faut s’incliner devant la mort d’un homme qui aura, plus que tout autre, symbolisé l’histoire de son pays pendant plus d’un demi-siècle, on peut raisonnablement penser que la disparition du fondateur du PASO K, le parti socialiste grec, devrait faciliter le retour de la Grèce à une ligne plus européenne.La dérive nationaliste et populiste de l’ancien premier ministre durant les dernières années de sa vie, et notamment sa calamiteuse gestion du différend avec la Macédoine, aura en effet encore compliqué les relations, déjà difficiles, entre Athènes et ses partenaires de l’UE.Débarrassé de l’ombre tutélaire du patriarche, son successeur, Costas Simitis, le chef de file des rénovateurs du PASOK, devrait avoir maintenant les mains plus libres pour remettre, comme il s’y était engagé, son pays sur les rails européens.Si la querelle avec la Macédoine semble être en voie de règlement, si les relations avec l’Albanie se sont nettement améliorées, l’ambiguïté demeure quant à une solidarité manifestée avec les Serbes, loin des engagements des Quinze.De même, si Athènes a raison de ne pas baisser la garde face à son puissant voisin et de rappeler à la face du monde l’iniquité de l’occupation turque d’une partie de Chypre, elle doit, comme vient de le rappeler M.Chirac à Florence, cesser de prendre les autres pays méditerranéens comme otages en bloquant les programmes de coopération que leur a promis l’UE., M.Simitis devrait aussi comprendre qu’il a d’autres partenaires que le gendarme américain.L’affaire macédonienne a montré jusqu’à la caricature qu’un froncement des sourcils de Bill Clinton peut obtenir des dirigeants de la péninsule davantage que des heures de discussions avec les Européens.A ces derniers, enfin, de se servir de la nouvelle donne pour affirmer leur solidarité avec un de leurs partenaires, qui, en raison de sa situation géographique cruciale, mérite une attention toute particulière.Symbole de la Grèce moderne.E N BREF ?INCIDENT DIPLOMATIQUE SINO-ALLEMAND Bpnn (AFP) — Bonn a répliqué hier au camouflet infligé par Pékin, qui a annulé une visite du chef de la diplomatie allemande, en annulant à son tour une série de réncontres officielles avec les Chinois, tandis que le chancelier Kohl critiquait une décision «regrettable et incompréhensible».Les ministres de l’Environnement et de la Construction, Angela Merkel et Klaus Toepfer, ont annulé des visites en Chine.Le ministre de la Défense Volker Ruehe a annulé une rencontre entre officiers chinois et allemands prévues à l’automne à Coblence, ainsi qu’une rencontre à Pékin au niveau des états-majors.Les autorités chinoises, furieuses de l’adoption par le Bundestag d’une motion dénonçant les violations des droits de l’homme au Tibet par Pékin, ont annulé unilatéralement la visite de Klaus Kinkel prévue le 11 juillet.Le deuxième tour de l’élection présidentielle en Russie «Grande coalition» à la russe?C'est le souhait de Ziouganov qui tend la main à Eltsine Moscou (Reuter) — Candidat au second tour des présidentielles russes, le dirigeant communiste Guennadi Ziouganov a promis hier qu’en cas de victoire, il demanderait la création d’un gouvernement de coalition chargé de sauver «la patrie en danger».A neuf jours du scrutin, cet appel dramatique témoigne plus du désarroi des communistes que d’une réelle stratégie de pouvoir, estiment certains commentateurs.Avec 32,04 % des suffrages exprimés au premier tour, Guennadi Ziouganov est en ballottage défavorable, devancé de plus de trois points par le président sortant Selon deux récentes enquêtes d’opinion, il recueillerait entre 27 et 34 % des suffrages au second tour, alors que Boris Eltsine en recueillerait entre 47 et 53 %.Curieusement, le premier secrétaire du Parti communiste de Russie (KPRF) a annoncé qu’il renoncerait aux tournées en province et qu’il resterait à Moscou d’ici le second tour.«De même que Boris Eltsine a annoncé la semaine dernière qu’il ne se rendrait pas au sommet du G-7 de Lyon, Guennadi Ziouganov a peur de quitter la capitale.À mon avis, il sent qu’il est actuellement est en train de perdre et que tout se jouera à Moscou», estime Alexei Kara-Mourza, directeur du Centre d’études théoriques des réformes russes.Pour le chercheur, son appel en faveur de la création d’un «gouvernement de salut national» est un signal envoyé à Boris Eltsine pour lui faire comprendre qu’il est prêt à partager le pouvoir.«Aucun dirigeant politique, aucun parti ou mouvement n’est en mesure de résoudre seul les problèmes auquel notre pays est confronté.Ce n’est qu'ensemble que nous pouvons y arriver», écrit Guennadi Ziouganov dans l’un des trois communiqués distribués hier à la presse.Ces déclarations rappellent celles faites samedi par le communiste Aman Touleiev au quotidien du KRPF.«Dans la situation actuelle, seul un gouvernement (de coalition) est possible.Il n’y a malheureusement pas d’autre solution», a déclaré le président du parlement régional de Kémé-rovo à la Pravda.Un tiers pour vous, un tiers pour nous, un tiers pour les autres Dans l’esprit de Guennadi Ziouganov, ce gouvernement doit être composé pour un tiers de représentants de la coalition des «forces national-patriotiques» qui le soutient pour un autre tiers de membres du gouvernement actuel et, pour un dernier tiers, de représentants des partis npn communistes représentés à la Douma d’Etat, la chambre basse du parlement Cette proposition a été d’emblée rejetée par le démocrate Grigori Yavlinski.Crédité de 7,34 % des suffrages exprimés, le dirigeant de Yabloko est arrivé quatrième au premier tour.Réunis en congrès samedi et dimanche, les dirigeants de Yabloko ont décidé d’appel-Ier à voter pour Boris Eltsine, sous réserve que ce dernier accepte de modifier sa politique économique.Il doit également prouver qu’il souhaite vraiment mettre un terme à la guerre en Tchétchénie.Après s’être allié au général Alexandre Lebed — troisième au premier tour —, Boris Eltsine a fait jeudi un geste spectaculaire en direction de l’électorat démocrate en limogeant le premier vice-premier ministre Oleg Soskovets, le chef de sa garde personnelle ainsi que le directeur des Services fédéraux de sécurité (FSB, ex-KGB).«Il semble que Guennadi Ziouganov ne veuille pas de la victoire.Il n'est pas prêt à prendre le pouvoir et souhaite plutôt rester dans l’opposition au sein du système actuel», estime Alexei Kara-Mourza.S’il était élu au soir du 3 juillet, Guennadi Ziouganov devrait faire taire les radicaux au sein de son propre camp, et notamment Victor Anpilov, le dirigeant du parti néoboiché-viste Russie du Travail.Interrogé dimanche soir par la chaîne de télévision NTV, le dirigeant du KPRF a d’ailleurs, pour la première fois depuis le début de la campagne électorale, admis l’existence d’une opposition interne.«Les dirigeants les plus clairvoyants du KPRF ont peur, ils comprennent que la victoire tournerait pour eux en tragédie.L’Histoire est d’ailleurs là pour leur donner raison.Quand les communistes prennent le pouvoir, ils commencent par éliminer les plus modérés d’entre eux», souligne Alexei Kara-Mourza.Cinq ans plus tard La Slovénie indépendante, une réussite Ljubljana (AFP) — Cinq ans après son indépendance, la Slovénie se profile dans le peloton de tête des pays d’Europe centrale et orientale candidats à l’Union européenne, qu’elle espère pouvoir intégrer en 2001.La Slovénie était la première république de l’ancienne Yougoslavie à s’être proclamée indépendante, le 25 juin 1991, après que 88,5 % des Slovènes se furent prononcés pour la souveraineté lors d’un referendum fin décembre 1990.Deux jours après, les chars de l’armée yougoslave occupaient l’aéroport de Ljubljana et les postes frontaliers.Après une guerre de dix jours, la présidence yougoslave annonçait à la grande surprise le retrait de son armée.La Slovénie fêtera cet anniversaire aujourd’hui, forte de la signature, le 10 juin dernier à Luxembourg, de son accord d’association avec les Quinze.«Nous avons tenu nos promesses: l’indépendance ne nous a pas conduits dans l’isolement mais bel et bien sur le chemin des structures euro-atlan-tiques», a déclaré le président Milan Kucan, héros de l’indépendance Slovè- ne, interrogé par la presse Slovène sur le «bilan» cinq ans après.L’Italie, qui réclamait des garanties pour sa minorité italienne vivant en Slovénie et le droit pour les ressortissants italiens d’acquérir des biens immobiliers, avait longtemps mis son veto à la signature de cet accord d’association afin de faire pression sur Ljubljana.Les Slovènes avaient finalement accepté d’autoriser tous les citoyens de l’UE à acquérir des propriétés foncières sur la base de la réciprocité et dans un délai de quatre ans après la ratification de l’accord par les 15 Etats membres de l’UE et le Parlement européen.Après cette étape, qualifiée de «décisive sur le chemin de l’intégration européenne» par le ministre italien des Affaires étrangères et président en exercice du conseil des ministres de l’UE, Lamberto Dini, Ljubljana espère également gagner du terrain dans la perspective d’une adhésion à l’OTAN et à l’Union de l’Europe occidentale.«La coopération avec l’OTAN est plus importante pour le renforcement de la démocratie en Slovénie que sur le plan purement militaire.(.) La Slovénie voit dans l’OTAN l’assurance de sa souveraineté et de son indépendance», a déclaré M.Kucan, ancien membre du parti communiste reconverti, qui reste la personnalité la plus populaire du pays.Petit pays de deux millions d’habitants, la Slovénie est de loin la plus avancée économiquement des six républiques de l’ex-Yougoslavie.Elle a un revenu par tête (9270 $ U.S.en 1995 et 9934 $ prévus en 1996) deux fois supérieur à celui de la Hongrie ou de la République tchèque.Elle réalise deux tiers de ses échanges avec l’UE et ses échanges avec son voisin autrichien ont augmenté de 70% depuis l’adhésion de ce pays à l’UE le 1" janvier 1995.Selon l’OCDE, la Slovénie devrait enregistrer une croissance de 4,5% de son PIB en 1996 et une inflation de 10 % contre 9 % en 1995 et 19 % en 1994.La transition vers l’économie de marché a été bien acceptée par la population bien qu’elle ait été accompagnée comme partout en Europe de l’Est de l’apparition du chômage, qui touche actuellement 13 % à 14 % de la population active, et d’une poussée d’inflation.La majorité des Slovènes se déclarent confiants dans l’avenir, selon plusieurs sondages.Dur week-end pour le pape en Allemagne Critiques et déception dans la presse Bonn (AFP) — Les Allemands ont laissé éclater leur déception après la visite, ce week-end, de Jean-Paul II, lui reprochant son manque d’ouverture envers les protestants, sa façon d’aborder le rôle controversé de l’Eglise sous le nazisme et son conservatisme moral.Dimanche, seulement 90 000 fidèles se sont rendus à la messe de Berlin, malgré les renforts des Polonais venus en voisins, alors que le stade olympique pouvait en accueillir 130 000.Dès samedi, l'archevêque de Pader-bom, Johannes Joachim Degenhardt, tempêtait contre la télévision allemande, accusée de noircir l'accueil réservé au pape pour sa troisième visite en Allemagne fédérale.La presse écrite a été encore plus sévère.Si les journaux les plus indulgents se sont apitoyés sur un pape vieillissant et malade, de nombreux quotidiens dénonçaient l’immobilisme qu’il incarne.«D’autres que lui devront faire avancer l’Église de demain», écrivait hier le Westfalische Nachrichten, un quotidien de Munster, au coeur du basjion catholique de Westphalie.«L’Église ne vit pas, tout au plus elle survit, et de plus en plus à l'état de relique», ajoutait le Madgeburger Volks-timme, un journal de l’Est.Même le grand quotidien Frankfurter Allgemeine, peu suspect d’anticléricalisme, a été déçu: «Personne, même dans ses rêves les plus fous, ne pouvait s’attendre à une percée, mais mainte-, nant on ne peut même pas déceler de.progrès.» Le quotidien a regretté que l’Église catholique ne jette pas plus de ponts en direction des protestants dans un pays où les deux religions se côtoient à forces égales.Opportunisme sur l’Holocauste?«Il n’y a eu aucun progrès», a renchéri lundi Wolfgang Huber, l’évêque protestant de Berlin-Brandebourg.Les protestants attendent en particulier que l’Église catholique accueille les autres chrétiens pour l’Eucharistie et qu’elle revienne sur la condamnation des thèses de Martin Luther.Très influents en Allemagne mais totalement ignorés par le pape durant sa visite, les catholiques contestataires ont surtout critiqué la béatification de deux prêtres, Karl Leisner et Bernhard Lichtenberg, morts en résistant au nazisme.«Elle sert surtout à cacher qu’une majorité de l’Église a collaboré avec le nazisme», a déclaré Joseph Grunwald, de l’association «Catholiques critiques de Berlin».D’autres ont reproché au pape de se servir de citations du prêtre martyr Bemhard Lichtenberg pour condamner à nouveau l’avortement.«Les cheveux se dressent sur la tête lorsque Jean-Paul II lie les mises en garde du résistant Lichtenberg à la discussion sur le crucifix dans les écoles en Bavière, à la querelle sur l’enseignement religieux dans les écoles publiques de Brandebourg et au conflit sur l’avortement dans tout le paix.Où vivons-nous?», demande le Hannoversche Allgemeine, journal de Hanovre.Le sommet du Caire s’est achevé dimanche Les retrouvailles arabes, un succès d’estime Démonstration d'unité face à l'État d'Israël LE PEN: L’ÉQUIPE FRANÇAISE ESTELLE «NATIONALEMENT CORRECTE»?Paris (AFP) — Le chef d’extrême-droite français, Jean-Marie Le Pen, a fait l’unanimité contre lui pour avoir déclaré que l’équipe de France de football, où joueurs blancs et noirs se côtoient, n’était pas nationalement correcte.M.Le Pen, devant 3000 militants du Front national (FN), a jugé dimanche «artificiel que l’on fasse venir des joueurs de l’étranger en les baptisant équipe de France», prétendant que la plupart des footballeurs ignoraient la Marseillaise.Alors que les joueurs français venaient d’accéder en demi-finale du championnat d’Europe, en Angleterre, pour affronter les Tchèques, ces propos ont suscité une vague d’indignation dans la classe politique et les médias.On a notamment relevé que les 22 sélectionnés dans l’équipe nationale étaient bien Français et qu’en réalité M.Le Pen visait en fait les joueurs noirs ou ceux de plus ou moins lointaine origine étrangère.POL POT SERAIT BIEN TOUJOURS EN VIE Pailin (Reuter) — Pol Pot est toujours vivant et continue de jouer un rôle déterminant au sein de la guérilla khmère, a affirmé dimanche le commandant en second de la région de Pailin, dans l’ouest du Cambodge.«Il est toujours vivant et va de camp en camp pour apporter un soutien moral aux camarades».a déclaré à Reuter le colonel Arun, qui contrôle ce fief de la guérilla.Des rumeurs circulent depuis le mois dernier à Phnom Penh sur le décès du dirigeant des Khmers rouges, qui est âgé de 68 ans.On le disait mort de la malaria.Pol Pot n’a pas été vu en public depuis plus de 15 ans.Le colonel Arun a affirmé que Pol Pot s’était rendu à Pailin en mars dernier et qu’il lui avait paru en bonne santé.Après deux jours de délibérations au Caire, les États membres de la Ligue arabe ont prévenu le nouveau premier ministre israélien, dimanche, que toute dérogation aux principes fondamentaux du processus de paix risquait de le mettre en danger.«Nous ne leur imposons pas de diktat, ils ne doivent pas non plus nous en imposer», a vivement rétorqué Benjamin Netanyahu.sus de paix, et dont le principal est l’échange de la terre contre la paix.» Sans se prononcer sur le programme du gouvernement israélien, qualifié de «négatif» par la plupart des participants, les Etats arabes détaillent les conditions indispensables à la paix, notamment le retrait de tous les territoires arabes occupés, y compris Jérusalem, et le droit des Palestiniens à un État dont la partie est de la Ville sainte serait la capitale.D’une manière voilée, qui respecte la volonté américaine de ne pas fermer la porte à M.Netanyahu, les États arabes avertissent quand même Israël qu’ils pourraient réviser leur attitude à son égard s’il ne respectait pas le cadre convenu du processus de paix.Si le mot normalisation ne figure pas dans le communiqué final, celui-ci n’en affirme pas moins que «toute déviation», «tout revirement ou atermoiement» pourrait entraîner «un réexamen des mesures prises à l’égard d’Israël».Plusieurs intervenants, dont le président tunisien Zine El Abidine Ben Ali et le premier ministre marocain.Abdellatif Filali.ont clairement lié.les progrès dans la normalisation avec l’État juif à ceux du processus de paix.En outre, pour pouvoir réagir rapidement à tout développement éventuel, les Etats arabes ont chargé le président égyp- FRANÇOISE CHIPAUX ALEXANDRE BUCCIANTI LE MONDE Le Caire — Le premier succès du sommet arabe qui s’est achevé dimanche au Caire tient au fait qu’il se soit réuni et qu’il ait ainsi brisé le veto mis par certains États arabes à toutes retrouvailles, depuis la déchirure consécutive à l’invasion irakienne du Koweït, le 2 août 1990.Les plaies ne sont certes pas totalement refermées, puisque l’Irak était exclu du sommet, mais elles n’empêchent plus les pays arabes de dialoguer et de retrouver un minimum de consensus.A l’origine de ces assises, les craintes soulevées par l’élection du chef de la droite israélienne.Benjamin Netanyahu, au poste de premier ministre auront paradoxalement été le sujet qui aura suscité le ipoins de débats.Sur la paix, tous les États arabes sont d’accord et le message adressé à l'Etat juif, mais aussi aux États-Unis et à la communauté internationale, est ferme et clair «Une paix juste et globale est l’objectif stratégique des États arabes, mais elle ne peut être réalisée que dans le respect de la légalité internationale et des principes acceptés et garantis à la conférence de Madrid par les États-Unis et la Russie, coparrains du proces- tien, Hosni Moubarak, d’engager à sa convenance les consultations nécessaires à la convocation d’un autre sommet arabe qui pourrait se réunir à Damas.Entretemps, «les ministres des affaires étrangères devront réexaminer les développements relatifs au processus de paix en sep-tembre prochain, ou si la situation l’exige».Ce dispositif de suivi répond à une demande pressante de la Syrie, qui voulait s’assurer le soutien des États arabes au moment où elle risque d’être soumise à des pressions américaines pour reprendre les négociations Mais derrière avec l’État juif, alors que le gouvernement de M.Netanyahu re- l’unanimité fuse de retirer Tsahal (l’armée régulière israélienne) du plateau de façade, du Golan., Une volonté partagée de ga- des tensions rantir le succès du sommet a ., , sans aucun doute facilité les ren- persistantes contres spectaculaires auxquelles il a donné lieu, telle celle du président syrien, Hafez Él-Assad, et du roi Hussein de Jordanie, ou l’entretien de M.El-Assad et du chef de l’Autorité palestinienne, Yasser Arafat.Ces retrouvailles sont davantage symboliques que véritablement porteuses d’une nouvelle stratégie commune.Elles démontrent toutefois une certaine volonté d'afficher une façade d’unanimité dans des circonstances difficiles.Les termes du communiqué final, dans lesquels chaque participant peut plus ou moins trouver son compte, reflètent cette même volonté.Trois sujets controversés.l’Iran, la Turquie et le terrorisme, ont suscité les plus longues discussions pour trouver une formule acceptable par tous.Si l’Iran, comme le voulait la Syrie, soutenue par l’Egypte, n’a pas été formellement «condamné» à propos des troubles dans l’émirat de Bahrein, il n’en a pas moins été «invité» à respecter l’intégrité territoriale de cet État.La Turquie, elle, a été «invitée à reconsidérer son acpord militaire avec Israël».Et si tous les États arabes «condamnent toutes les activités terroristes destructrices ou subversives, ils se déclarent convaincus du droit inaliénable à résister à l’occupation et à l’agression».Cette distinction entre terrorisme et résistance, exigée par la Syrie, qui défend le droit du Hezbollah chiite libanais à résister militairement à Israël, était combattue par la Jordanie, dont le roi a émaillé son discours d’attaques contre Damas à propos du terrorisme.Pour leur, première rencontre depuis six ans, les États arabes ont quand même réussi à présenter un front uni, dont la cohésion reste à mettre à l’épreuve des décisions israéliennes.Le secrétaire d’État américain, Warren Christopher, qui, sera aujourd’hui en Israël et demain en Égypte.mesurera sans doute mieux l’étendue de la tâche qui l’attend pour relancer les négociations de paix.Grand artisan du succès de ce sommet, le président Moubarak pourra lui dire l’exact sentiment des États arabes quant à la continuation de ce processus. I.K I) K V 0 I It .I.B M A It I) I .Fr 'A (.'AvfwiK, Pu»S H Coups Zh m DF LA CfiNtuPÉ/ ïsm.¦'f.\ eux qui prennent des déci-sions pour nous sont des fl cons?Faux.C’est autre 1 .chose: ils nous prennent \^y pour des cons.C’est bien U.—Il pire.Avec la pub, c’est tout à fait ce qui se passe.Les concepteurs de pub ne sont pas bêtes, loin de là.Le problème, c’est qu’ils nous prennent vraiment pour des imbéciles.Or quand on prend les gens pour des cons, ce que les gens ne sont pas, tôt ou tard ils finissent par vous en donner pour votre argent C’est ce que je me disais cette semaine en entendant, à la radio, une publicité d’une compagnie d’essence.On vantait je ne sais trop quels coupons qu’on te donne quand tu vas mettre de l’essence dans ta ouature, coupons que tu peux ensuite, je présume, échanger pour des cochonneries.Pour nous vendre tout ça, les publicistes ont imaginé de rire de la poé-sie.On peut bien sûr, rire de n’importe quoi; j’en suis, même si je trouve important de préciser, avec Des-proges, qu’on ne peut pas le faire avec n’importe qui.Mais ce qui cloche dans cette pub, c’est l’idée que se font les publico-logues de l’idée que se font les gens de la poésie.Amis de poésie, bonsoir.Cette semaine, nous examinerons en détail une publicité.D’abord, notez-le, la pub, c’est flatte-couillon.Dans la pub de Machin, on annonce d’abord l’arrivée d’un poète.Par les applaudissements qu’on entend, on devine qu’il n’y a dans la salle guère plus que trois pelés et deux tondus.Message: c’est bien connu, la poésie, ça n’intéresse personne et tu as bien raison, gros con d’auditeur, de ne pas aimer ça et même de ne pas essayer d’aimer ça.La pub, c’est flatte-couillon.La pub, c’est aussi ratatine-cerveau.La poésie n’est pas seulement un truc réservé à une élite ennuyeuse; en plus, c’est plate, prétentieux et inculte.Ça ne parle même pas de la vraie vie.La preuve en est le poème du pi-gnouf, qui vient tout de suite après dans la pub.Sur un ton prétentieux, le ascar aligne ses phrases creuses et nulles.C’est que c’est bien connu, ça aussi: les poètes, ça enfilent des mots qui ne veulent rien dire.Même, hé, La réingénierie de la fédération Lise B i s s onn et t e À force de prendre ses compatriotes québécois pour des imbéciles, le premier ministre du Canada, Jean Chrétien, a sans doute fini par y croire sincèrement.Rien d’autre ne saurait expliquer le bilan qu’il faisait vendredi de la réunion fédérale-provinciale des premiers ministres, en tous points conforme, selon lui, à sa stratégie des «petits pas» dans le renouvellement du fédéralisme, promis au milieu de la panique générale la veille du dernier référendum au Québec.À la défense des relations publiques J’ai été estomaqué de voir, à la une du journal Le Devoir du 11 juin, le titre «Une autre histoire de relations publiques?» coiffer un texte portant sur la réaffectation de policiers de la Sûreté du Québec dans un dossier qui est loin d’être limpide.C’est à croire qu’un journal sérieux comme Le Devoir tombe dans la facilité et associe la fonction stratégique des relations publiques à des gestes de maquillage! Permettez-moi de rappeler deux faits: d’abord, tous les membres de la Société des relationnistes du Québec et des autres associations de communicateurs à travers le monde se doivent d’adhérer à un code d’éthique rigoureux.De plus, notre profession prend une place de plus en plus importante dans les secteurs privés et public en concrétisant la définition actuelle et très pertinente des relations publiques.La voici: «Une fonction de direc- LETTRES -?- tion, de gestion et de communication, à caractère permanent, grâce à laquelle un organisme privé ou public vise à établir, à maintenir et à promouvoir des relations de confiance fondées sur la connaissance et la compréhension mutuelles entre ces organismes, leurs publics, internes et externes, en tenant compte de leurs droits, besoins et attitudes, le tout conformément à l’intérêt général.» Pierre Gince, ARP Président Direction Communications stratégiques Montréal, 13 juin 1996 When Toads slobber over the frogs Les enragés fédéralistes ont trouvé dans la Bible un modèle pour insulter le chef d’un groupe majoritaire de leurs concitoyens: Lucien Bouchard, premier ministre du Québec et le «judas du Canada».Ils peuvent aller encore dans la Bible pour trouver un modèle de leur propre comportement: Cain, l’assassin de son frère, le modèle des jaloux impuissants et égoïstes.L’Histoire du Québec est marquée par les blessures et les mépris dont son peuple à souffert.On n’a pourtant pas de leçon de loyauté à recevoir.Il n’y a pas de Lord Ha-Ha dans son histoire même s’il a fourni tout un paquet imposant de valets, de courtisans (God Save the Queen) et de patriotes-fournisseurs.Des mercenaires du Québec se sont engagés dans le contingent qu’avait offert Wilfrid Laurier pour aider la belle-mère patrie à voler les mines de diamants du Sud-Afrique.(Mon père en était).Et combien de Québécois, conscrits ou volontaires, sont morts dans les guerres d’Europe?Dans ce temps-là, il n’y avait pas de judas.Aujourd’hui, les red necks se durcissent et font semblant d’ignorer que l’Ecosse vient d’élire de nombreux députés «séparatistes» et que l’Irlande s’est séparée, il n’y a pas si longtemps!.Armand Demers Sainte-Foy, 11 juin 1996 .des salaires à convertir .es emplois créés par l’économie sociale «doivent offrir des conditions de travail et de salaire équitables et les personnes qui les occupent doivent avoir un statut de sa-arié jouissant de tous les droits reconnus dans les lois du travail.» Les conditions de travail doivent comprendre des mesures facilitant la conciliation des responsabilités familiales et des responsabilités au travail.Quant aux conditions salariales, il serait tentant de conclure que le salaire minimum suffit! On doit se rappeler qu’en 1996, un taux horaire de 8,30 $ correspond au seuil du faible revenu pour une personne seule.Dans ce contexte, le comité est d’avis que ce taux constitue un plancher minimal sans qu’il y ait risque d’augmenter la pauvreté.Entre l’espoir et le doute, Rapport du Comité d’orientation et de concertation sur l’économie sociale LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BODRASSA LE 10 JANVIER 1910 Directrice LISE BISSONNETTE Rédacteur en chef BERNARD DESCÔTEAUX Vice-président, finances et administration FRANÇOIS TII OUI N Directeur de l’information CLAUDE BEAUREGARD Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, GUY TAILLEFER.NORMAND THERIAULT Rédacteur en chef adjoint JEAN ROBERT SANSFAÇON Directeur artistique ROLAND YVES CARIGNAN 2050, rue de Bleury.9'élage.Montréal (Québee) HSA 3M9.Tel.: (514) 985 3333 FAIS CE QUE DOIS ue le fédéralisme se renouvelle sous sa gouverne, il ne faut point en douter.Il le fait comme au lendemain du référendum de 1980, dans un sens opposé aux attentes québécoises.La différence n’est que de forme.Le virage de 1996 n’a rien d’aussi spectaculaire que celui de 1981, qui avait solennellement et officiellement rebuté le Québec en rapatriant au Canada une constitution amendée sans son consentement et en réduisant les pouvoirs de son gouvernement Quinze ans plus tard M.Chrétien, moins vaniteux que son prédécesseur Pierre Trudeau et peut-être plus efficace, cache modestement son jeu dans une sorte de fouillis bon enfant.L’itinéraire est pourtant fermement tracé.Pour le comprendre, il faut cesser d’utiliser la grille traditionnelle de la «décentralisation».Oui, le gouvernement fédéral s’allège, laisse aux preneurs — provinces, municipalités, secteur privé — des champs où il s’était installé avec ou sans droit depuis le milieu du siècle.Mais cela n’a rien à voir avec la décentralisation, il s’agit plutôt de «réingénierie», comme dit aujourd’hui le jargon fashionable des entreprises.On donne en sous-traitance des tâches encombrantes et routinières dont on ne conserve que la surveillance générale, et on concentre ses énergies dans le développement de pointe.Le rapport d’étape sur «le renouvellement de la fédération canadienne», rendu public avant la conférence des premiers ministres, annonçait bien la couleur.Il fallait pour Ottawa «consacrer de plus en plus de ressources aux activités hautement prioritaires» et sortir des «secteurs où, au XXIe siècle, le gouvernement du Canada n’aura pas à intervenir».À lui les domaines en développement, aux autres le fardeau de l’intendance.Et ça fonctionne.La plupart des provinces semblent avoir passivement accepté qu’Ottawa, sous couvert de décentralisation, ait mis fin à ses dépenses dans le domaine des mines et des forêts dont il leur laisse sans un sou de compensation la gestion et l’aménagement, tout en se gardant les interventions touchant la «science et la technologie».Elles acceptent aussi que le gouvernement central n’offre plus de services touristiques mais qu’il garde la haute main sur la «promotion» dont on connaît le haut potentiel politique dans un pays morcelé.Les discussions sur la formation de la main-d’œuvre sont loin d’être terminées, mais la proposition est du même modèle.Ottawa cesse d’acheter directement de la formation, en refile la note entière aux provinces; mais du même souffle, il s’approprie les activités de pointe en ce domaine, les mesures dites «d’adaptation de la main-d’œuvre» que les provinces devront désormais mener sous de nouvelles «lignes directrices» fédérales si elles veulent voir l’argent de la sous-traitance.Ottawa abandonne aussi les loisirs, le logement social, secteurs mous et sans intérêt pour son XXIe siècle: que les provinces s’y débrouillent.S’il était vraiment question de décentralisation et non de hiérarchisation des activités, d’autres secteurs seraient sous examen, ceux où les provinces, et notamment le Québec, ont un intérêt stratégique réel.On pense aux communications, d’où toute intervention provinciale a été évacuée par le gouvernement fédéral avec l’appui des tribunaux, alors que leur importance culturelle dépasse évidemment de loin celle des mines, des forêts ou des loisirs pour le Québec.On pense à l’inforoute, où la récente politique fédérale ne donne même pas aux provinces statut de routes rurales.On pense aux nouvelles techniques de reproduction, prolongement crucial de la politique familiale, où Ottawa vient pourtant d’annoncer qu’il s’installera en maître par loi et par organisme de réglementation.On pense à la santé en général, qui sera au cœur des interventions politiques des prochaines décennies, tant à cause du vieillissement de la population que de l’accent à venir sur la précieuse «petite enfance».Ce n’est pas un hasard si le gouvernement central, tout en comprimant durement ses transferts aux provinces dans ce domaine qui leur appartient, prévoit conserver suffisamment de leviers financiers pour les soumettre à ses normes nationales, comme M.Chrétien l’a réaffirmé vendredi.Et ce n’est pas un hasard s’il examine avec une sympathie agissante une coordination «nationale» de toutes les politiques touchant l’enfance.Délestage de vieilles et coûteuses fonctions, appropriation des missions d’avenir, telle est la fausse «décentralisation» que propose aujourd’hui le gouvernement fédéral.Comme il s’agit d’abord du dégagement d’une marge de manœuvre, il n’y a rien d’étonnant à voir apparaître, dans l’espace ainsi libéré, de nouveaux organismes centraux, dont une Commission canadienne des valeurs mobilières, une agence «intégrée d’inspection des aliments», et une agence de perception des revenus provinciaux et fédéraux.Certes on laisse aux provinces récalcitrantes le choix de s’abstenir, mais on institue une pression qui rendra leur situation intenable.Cette réingénierie a l’avantage de se présenter en pièces détachées, en «petits pas» conçus pour égarer le citoyen distrait.Les premiers ministres des autres provinces n’y voient pas d’objection, soit qu’ils comptent sur le leadership fédéral à cause de la petite taille de leurs administrations comme c’est le cas dans l’Atlantique, soit qu’ils se voient en gestionnaires tranquilles, comme c’est le cas du gouvernement ontarien dont le chef, Mike Harris, ne vérifie que l’addition finale et se désintéresse, comme il l’a clairement indiqué vendredi, de l’architecture finale de la fédération.C’est pourquoi on ne saurait parler d’un nouvel «isolement» du Québec, car il n’y a là rien de délibéré ou de vraiment hostile.La règle de la majorité suit son cours, tout simplement, et les aspirations québécoises à un développement plus autonome, à une «distinction» qui dépasse le folklore et prépare l’avenir, paraissent tout simplement bizarres, intempestives.Ou jetables parce qu’elles seraient d’inspiration séparatiste, comme le laisse toujours entendre M.Chrétien.C’est ce qui lui a permis de couronner le tout en expédiant aux ténèbres les discussions constitutionnelles auxquelles il était tenu selon une section de la loi fondamentale du pays.C’est le Québec, dit-il, qui refuse de participer aux travaux touchant la formule d’amendement et qui ne veut pas se voir reconnaître un droit de veto ou un statut de «société distincte».Or on sait que son ministre des Affaires intergouvemementales, Stéphane Dion, a visité en vain toutes les capitales hors Québec pour obtenir quelque engagement sur ces sujets, et qu’il est rentré bredouille.Il y a quelque chose de pathétique à voir cet intellectuel qui voulait «sauver le Canada» s’accommoder de l’échec en renvoyant les solutions de fond aux calendes grecques des bons sentiments, et porter les valises d’une réforme administrative du fédéralisme qui se rit des promesses référendaires.L’histoire se répète, et ne se répare pas.Aux provinces l’intendance, à Ottawa les domaines d’avenir REPRISE Ils nous prennent pour des imbéciles! NORMAND BAILLARGEON ?hé!, ça fait des fautes de syntaxe, de grammaire et ainsi de suite: écoute l’autre couillon de poète, à la radio, tu verras.Nos amis les margoulins ont mis là-dedans des fautes de tout tellement grosses que même un gros inculte se sent supérieur devant ça.Bref, remessage: c’est vraiment pas une faute de goût de trouver ça nul, la poésie: t’as bien raison de pas lire ça.La pub, c’est ratatine-cerveau.La pub, enfin, c’est bête à pleurer.Car ce machin que je vous décris brièvement, ça se veut drôle et ça se veut irrévérencieux.C’est conçu par des gens que je présume pas cons et avec des moyens que je devine importants.L’ennui, c’est ce que je vous disais en commençant: ils nous prennent pour des cons.Ultime message: n’aime pas la poésie, c’est pas normal.Va plutôt vite mettre de l’essence dans ta ouature et ramasser tes beaux coupons: c’est ça la rie et c’est super-intelligent.La pub c’est bête à pleurer.Banal tableau de chasse, n’est-ce pas monsieur Cavanna et monsieur Falardeau, vous qui avez déjà dit tout ça et bien mieux que moi?Le pire, je le sais bien, c’est que ça marche, la pub.Qu’est-ce que ça marche! Il reste, pour moi, une réalité tout à fait fascinante (j’ai failli écrire fascisan-te!).La voici.Beaucoup qui font pour métier d’enseigner ce qu’on peut bien appeler la culture vous diront que ça ne va pas de soi, de nos jours, de transmettre des nuances dont l’utilité pratique et immédiate ne saute pas aux yeux.Il n’y a pas de marché spontané pour ça et on vous expliquera que les récepteurs de ces discours demandent plus volontiers à quoi ça sert que si c’est vrai ou si c’est beau.Pourtant, et c’est là que ça devient rigolo, dans la supposée vraie rie, qui est un marché, des tas de trucs reposent précisément sur des nuances artificielles et artificieuses créées de toutes pièces par ces messieurs-dames.Or, celles-là, elles sont consommées sans retenues.Résultat?Tel qui, à vingt ans, n’avait absolument rien à foutre des différences pourtant bien réelles entre Platon et Aristote fera plus tard des kilomètres pour mettre dans sa ouature telle sorte d’essence plutôt que telle autre, pourtant parfaitement identique à la première et à toutes les autres.Lui, oui lui, justement, il ira directement chez Pétro-Canada pour chercher ses coupons et même, grâce à ses amis les publicistes, il ira avec la parfaite bonne conscience tranquille du cuistre qui rigole en chœur avec les autres cuistres de ce machin débile qu’aiment ces idiots d’intellos — comment ça s’appelle déjà?Ah oui: la poésie.Amis de la poésie, bonsoir.Merci, ô margoulins, pour cette salutaire contribution à la vie intellectuelle de ce pays.La poésie est pourtant aussi nécessaire que le pain et l’eau.Plus encore, même, disait Baudelaire.On peut se passer de manger ou de boire pendant quelques jours; de poésie, jamais.Pour le vérifier, vous pouvez écouter des textes et des mélodies de Gilbert Langevin chantés par Hélène Tremblay et orchestrés ou mis en musique par Dominique Tremblay CTremblay/Langerin, Fous solidaires, Editions SRM 02502).Langevin est mort l’an dernier.Il lui est arrivé souvent de ne pas manger pendant quelques jours — qu’est-ce que je nous en veux pour ça, à nous tous.Comment il disait déjà, Langevin, à propos de la poésie?Qu’elle était là pour contrer la «culture massue», non?C’est encore chez lui que je lis ceci: «Cruauté des cruautés, la bêtise avance plus vite que le progrès et la démagogie demeure sa vipère consœur.» Et ceci encore qu’on croirait écrit pour nos amis publicistes: «Bravo, société télérisionnaire! Bravo assemblée généreuse des cancroïdes! Ne soyons pas ridicules, branchons-nous sur le nul!» Commissions scolaires linguistiques Le succès et l’échec 1- Le plan Marois mène à l’éclatement de l’école de quartier JEAN-PIERRE PROULX Professeur à la faculté des sciences de l’éducation Université de Montréal yant choisi de ne pas remettre en question l’ordre constitutionnel açtuel, la ministre de l’Education, Pauline Marois, avait un premier défi à relever en préparant ses orientations pour la mise en œuvre des commissions scolaires linguistiques.Elle devait répondre à deux exigences juridiques incontournables: ¦ assurer aux catholiques et aux protestants de Montréal et de Québec l’exercice de leur droit à des écoles confessionnelles; ¦ leur permettre de gérer et de contrôler ces mêmes écoles.Elle y est parvenue plutôt bien en ce qui concerne la première exigence, mais plutôt mal en ce qui a trait à la seconde.Mme Marois devait relever un second défi, cette fois politique, administratif et social: s’assurer, tant à l’égard des écoles que des commissions scolaires chargées de les gérer, que son plan soit fonctionnel.Ici, c’est raté: il mène tout droit à l’éclatement de l’école de quartier et au fouillis pour ce qui est de la gestion.En ce qui a trait d’abord aux écoles, chaque commission scolaire française et anglaise, à Montréal et Québec, aura l’obligation «d’établir sur la partie de son territoire située dans ces deux villes des écoles catholiques et des écoles protestantes en nombre suffisant pour répondre à la demande des parents».Elles devront en outre «inscrire dans ces écoles tous les élèves catholiques ou protestants qui choisiront d’être inscrits dans ces écoles lors de la demande d’inscription».Toutes les écoles seront néanmoins communes, c’est-à-dire tenues d’admettre les enfants des autres confessions désireux de s’y inscrire.L’obligation pour la commission scolaire de maintenir à Montréal et Québec des écoles catholiques et protestantes constitue une différence importante par rapport au régime commun.En effet, à l’extérieur de ces deux villes, les écoles pourront être reconnues comme catholiques ou protestantes, «si cela correspond à la volonté majoritaire des parents» exprimée par une consultation quasi référendaire menée auprès de chacune des écoles, tel que cela est déjà prévu dans la Loi sur l’instruction publique.Théoriquement donc, toutes les écoles catholiques ou La désignation des écoles confessionnelles et non confessionnelles constituera l’enjeu de l’élection scolaire de juin 1998.On peut s’attendre à Montréal à de belles batailles entre «progressistes» et «confessionnalistes».protestantes, ailleurs qu’à Montréal et Québec, pourraient disparaître si, dans chaque école, une majorité de parents décidaient de renoncer à son statut catholique ou protestant, ou refusaient de le lui voir conférer à l’avenir.Elles pourraient toutes rester confessionnelles, si chaque école décidait du contraire.A Montréal et Québec, le système prévu est tout autre.Le plan Marois fait en effet obligation aux commissions scolaires d’établir de leur propre chef des écoles catholiques et protestantes «en nombre suffisant pour répondre aux besoins des parents», même si ces parents sont minoritaires.Il cessera donc d’y avoir des écoles catholiques ou protestantes le jour où aucun parent n’en réclamera.Le plan Marois respecte sans contredit le droit constitutionnel des catholiques et des protestants de Montréal et de Québec à des écoles confessionnelles.Mais pour y parvenir, on y instaure un régime particulier qui n’est pas lié, comme ailleurs, à la volonté collective des parents de chaque école (ce qui est discutable pour d’autres raisons), mais à l’obligation juridique de répondre à la demande individuelle de chacun d’entre eux.Voyons les choses maintenant au plan pratique.Trois groupes distincts, les catholiques, les protestants et tous les autres pris globalement, seront en concurrence sur le même territoire pour la répartition des écoles.Celle-ci se fera, prévoit le plan, en fonction de la demande telle que mesurée, peut-on penser, lors d’une première demande d’inscription.Là-dessus, le document Marois est imprécis.Chose certaine, la commission scolaire devra désigner des écoles catholiques ou protestantes «en nombre suffisant pour répondre à la demande des parents».L’opération sera délicate et Mme Marois a visiblement prévu la difficulté puisque, écrit-elle, «la loi établira une règle transitoire en vertu de laquelle toutes les écoles des commissions scolaires confessionnelles [c’est-à-dire celles de Montréal et de Québec] seront considérées comme des écoles confessionnelles; ce statut pourra changer par la suite, selon la volonté des parents».La mesure est habile: M.Pallascio n’aura rien à répartir pendant la période de transition alors qu’il sera encore au pouvoir.La bagarre sera momentanément évitée.Mais la difficulté n’est pas supprimée, elle est simplement différée.Celle-ci sera d’autant plus grande que les enjeux réels ou symboliques (probablement d’ailleurs plus symboliques que réels) seront élevés et que les intérêts des uns et des autres seront en cause.A cet égard, c’est du côté des écoles franco-protestantes que les sensibilités seront les plus grandes: déconfessionnaliser une de ces écoles pourrait être perçu comme une atteinte aux minorités ethnoculturelles qui fréquentent massivement ces écoles.Car toutes les écoles ne pourront plus être catholiques ou protestantes et il faudra bien que la commission scolaire décide lesquelles ne le se ront plus et lesquelles le resteront s’il est vrai que, selon le sondage Léger et Léger commandé par la ministre, 52 % des Montréalais optent toujours pour une école confessionnelle et 47 % pour une école non confessionnelle.Il reste à savoir si cette tendance est la même du côté français comme du côté anglais.La désignation des écoles confessionnelles et non confessionnelles constituera à coup sûr l’enjeu de l’élection scolaire de juin 1998 et peut-être de bien des élections subséquentes.Là-dessus, on peut s’attendre à Montréal à de belles batailles entre les «progressistes» et les «confessionnalistes».L’histoire des 25 dernières années de la CECM permet aisément de prévoir l’avenir.Seulement, la mobilisation quasi structurelle autour de cet enjeu risque de faire oublier les problèmes les plus criants de la métropole.Après juin 1998, une fois établies dans chacune des commissions scolaires les écoles catholiques, protestantes et non confessionnelles, les parents montréalais et québécois pourront ensuite y inscrire leurs enfants conformément à leur choix non pas de telle école en particulier, mais du type d’école préféré.Le plan prévoit par ailleurs que les écoles catholiques et protestantes «demeureront toutefois communes, c’est-à-dire ouvertes aux élèves n’appartenant pas à la confession catholique oq protestante qui choisiront d’y être insr crits».A première vue, tout le monde devrait donc être satisfait.Mais si les catholiques et les protestants ont un droit constitutionnel à des écoles de leur confession, ils y seront forcément admis de préférence aux autres.Ces «autres» pourront aussi s’y inscrire, mais à la condition qu’il y reste de la place.L’école de quartier se voit ainsi remise en question.Pourtant, les catholiques et les protestants qui ne désirent pas fréquenter une école confessionnelle (parce qu’ils la jugent par exemple trop éloignée de leur domicile) pourront fréquenter une école non confessionnelle plus proche de chez eux, laquelle, cette fois, sera tenue de les y admettre et même de leur offrir un enseignement religieux catholique ou protestant.A moins que, par souci d’équité, on établisse que l’école non confessionneÊe est prioritairement destinée aux non-catholiques et aux non-protestants, auquel cas on accélérera la dynamique menant plus directement encore à la fin de l’école de quartier.Bref, à l’égard des écoles, le plan Marois, recevable sur le plan constitutionnel, soulève des problèmes politiques, administratifs et sociaux importants sitôt qu’on en analyse les conséquences pratiques.Mais ce n’est rien en comparaison de l’épineuse question de la gestion et du contrôle des écoles que l’on examinera demain.PHOTO JACQUES NADEAU Néolibéralisme à la québécoise 1- Le Sommet socioéconomique et le virage à droite du gouvernement du PQ JEAN-GUY LORANGER Professeur Département de sciences économiques Université de Montréal e Sommet économique qu’a tenu M.Bouchard est un tour de force car il a atteint plusieurs objectifs: ¦ réunir autour de la même table les banquiers, les grands patrons de l’industrie, les syndicats et les représentants des milieux communautaires; ¦ effectuer un rapprochement avec les fédéralistes et leur faire admettre qu’il est possible de parler affaires avec les souverainistes; ¦ confirmer que les Québécois anglophones, notamment ceux du milieu de la haute finance, ont leur mot à dire dans la direction de la politique québécoise; ¦ envoyer un message clair aux agences de crédit, notamment celles de New York, que le nouveau chef a les affaires bien en main: élimination du déficit sur quatre ans et adoption d’une loi antidéficit (M.Bouchard vient de faire ses débuts à New York devant le traditionnel parterre de financiers américains); ¦ annoncer que le modèle québécois de concertation va résoudre la crise des finances publiques d’une manière différente de celle des autres provinces en créant divers comités chargés de recommander les moyens à adopter dans six mois.Ces objectifs définissent un programme ambitieux pour les six prochains mois et mettront à rude épreuve le nouveau modèle québécois de concertation, car, en dehors des sommets économiques déjà organisés dans le passé, la concertation patronat-syndicat-Etat n’a jamais été une pratique courante de fonctionnement de la vie économique, sociale et politique du Québec.Le modèle qui a été privilégié jusqu’à maintenant est le modèle anglo-saxon (salariat et flexibilité du marché du travail) plutôt que la planification de la répartition des revenus à moyen terme ou à long terme comme c’est le cas en Allemagne, en Autriche ou dans les pays Scandinaves.Le dépôt du budget pour 1996-97 a constitué une première douche écossaise sur le modèle québécois de concertation: hausse d’impôt déguisée, notamment pour les aînés, aucune mesure pour réduire le chômage — le taux restera au niveau actuel, soit plus de 11 % jusqu’à l’an 2000 —, réduction nette des dépenses de programmes de 1,3 milliard cette année et 1,2 milliard l’an prochain, faible croissance économique (entre 1 % et 1,5 % pour les deux prochaines années).Le deuxième test du modèle se fera à l’automne lors du deuxième Sommet où les attentes seront très élevées.Il y a eu aussi dans les jours qui ont précédé le Sommet quelques idées nouvelles proposées par les centrales syndicales, notamment celle de créer une fiducie nationale pour racheter la dette du Québec, de telle sorte que l’on cesse de détourner autant de ressources pour le simple paiement des intérêts sur la dette.L’idée est intéressante, mais les moyens suggérés pour financer cette fiducie diffèrent radicalement entre les centrales, les positions de la FTQ et de la CEQ sont nettement plus progressistes que celle articulée par Pierre Paquette, secrétaire de la CSN.Succinctement, la proposition de la FTQ et de la CEQ est de faire payer les institutions riches (banques, fiducies, compagnies d’assurance, fonds de pension) alors que celle du secrétaire de la CSN est de faire payer les individus.On peut noter cependant que la CSN a apporté un bémol à cette position dans un article paru dans La Presse du 3 mai où elle se limite à dire que des paiements de capital pourraient être faits sans spécifier de majoration de la TVQ.La principale faiblesse de cette idée est de supposer que la politique des hauts taux de rendement des fonds placés sera maintenue comme dans le passé à cause des hauts taux d’intérêt qui incitent plus à la spéculation financière à l’échelle mondiale qu’à l’investissement dans les entreprises nationales.Or, la politique monétaire peut toujours être remise en cause, même aux États-Unis.N’a-t-on pas vu le Wall Street Journal (avril 1996) commencer à questionner la «sagesse» de la politique d'austérité monétaire qui a été mise en place depuis la fin des années 70?Le discours tenu par M.Bouchard durant le Sommet est connu: tout le monde est coupable du mauvais état des finances publiques, le gouvernement fédéral, les banquiers, les fraudeurs, les classes moyennes, les syndicats, les chômeurs, les assistés sociaux.La génération des baby-boomers a abusé de la situation et ne laissera que des dettes à la nouvelle génération.Il n’y a pas de lutte de classes, il n’y a qu’un conflit de générations: les parents des classes moyennes sont égoïstes et ne se soucient guère de faire une place à leurs enfants.On reviendra plus loin sur l’importante question des fonds de pension et de leur gestion.Il ne faut surtout pas se laisser distancer par nos plus proches concurrents qui sont le Nouveau-Brunswick et l’Ontario, car ce sont des provinces voleuses de jobs.Et pourtant, l’Ontario se démarque de plus en plus du Québec avec son dernier budget déposé tout juste avant celui du budget Landry.L’Ontario coupe sauvagement dans ses dépenses et réduira de 30 % les impôts des particuliers au cours des deux prochaines années, tout en éliminant certaines charges sociales pour les entreprises.C’est la course folle à qui va être la plus néolibérale des provinces au Canada d’ici l’an 2000! C’est certes une grande victoire du patronat et de la part de M.Bouchard que d’avoir pu arracher aux centrales syndicales l’accord d’effacer le déficit total sur quatre ans plutôt que le déficit des opérations courantes sur trois ans.Sans cet accord, le gouvernement avait l’intention de réduire sur deux ans son déficit de 2,2 milliards, soit une moyenne de 1,1 milliard par année.En acceptant d’effacer la totalité du déficit sur quatre ans, M.Bouchard vient d’obtenir la garantie qu’il pourra continuer à couper pendant encore deux ans de plus au rythme d'un milliard par année (si l’économie stagne), car le déficit créé par les dépenses d’immobilisation prévues pour 1997-98 est d’environ deux milliards.C’est sans doute au delà de ses propres espérances, car il n’en demandait pas autant.C’est peut-être aussi une victoire à la Pyrrhus, car, si la pression de la rue devient trop forte 0e ton vient de monter avec les femmes qui attendent toujours la loi sur l’équité salariale) ou si une nouvelle récession survient avant la fin de cet échéancier, tout peut être remis en cause.On pourrait épiloguer longtemps sur les raisons qui ont motivé les centrales syndicales à faire des concessions.Admettons que les centrales syndicales ont espéré depuis le milieu des années 80 arriver à faire de la concertation à l’allemande ou à la suédoise.Maintenant qu’une occasion se présentait, on n’allait pas la laisser filer, surtout qu’elle est supposée aider la cause de la souveraineté! L’accord sur une loi antidéficit est, dans le contexte actuel, un bonus accordé par les syndicats.Ce qui étonne le plus, c’est la facilité avec laquelle M.Bouchard semble avoir obtenu ce consensus et le silence dans la presse écrite et parlée autour de ce projet.Le courant nçolibéral souffle si fort que le retrait de l’État doit être le plus complet possible.Ce conservatisme nous conduit non seulement à stériliser la politique monétaire mais aussi 1^ politique fiscale, car toute tentative de l’État dans ces domaines est néfaste et conduit nécessairement à des abus.L’examen de lois semblables dans quatre autres provinces (Manitoba, Saskatchewan, Alberta et Nouveau-Brunswick), est éloquent à cet égard.Au Manitoba, l’État ne peut faire de déficit que si les revenus baissent de 5 %, ce qui n’a pu se produire même au cours des récessions de 1981-82 et de 1991-93.Au Québec, la loi prévoit cependant que si la cible budgétaire n’est pas atteinte une année à cause d’une récession, le dépassement doit être récupéré par un surplus de taille équivalente sur une période de cinq ans.Il ne vient pas à l’esprit du ministre que ce qui menace le plus l’économie du Québec comme l’économie canadienne est une déflation prolongée comme dans les années 30.Ce qui frappe encore plus dans cette position de repli, c’est le fait que le Québec jouisse déjà d’une certaine autonomie fiscale à l’intérieur de la Constitution actuelle et que le PQ refuse de l’exercer.L’indépendance du Québec ne changerait rien à cette attitude.Les milieux progressistes ont pleinement raison de douter de la qualité du projet de société que le PQ pourrait proposer dans un Québec souverain.Demain: «Une issue à la crise du déficit».L’accord sur une loi antidéficit est, dans le contexte actuel, un bonus accordé par les syndicats.L’ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes ù l’information générale et métropolitaine: Sylvain Blanchard, Paul Cauchon, Jean Chartier, .Louis-Gilles Francœur (environnement), Kathleen Lévesque, Caroline Montpetit, Brian Myles, Isabelle Paré, Louis Lapierre j (adjoint au directeur de l'in/ormation) ; Jean- .,, Pierre Legault (responsable des pages thêma- [ tiques), Diane Précourt (pages éditoriales, responsable de la section Tourisme)', Martin Duclos et Christine Dumazet (relecteurs)', Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes)', à l’information culturelle: Michel Bélair (responsable), Stéphane Baillar-geon, Pierre Cayouette, Mario Cloutier, Pau-le des Rivières, Louise Leduc, Benoit Mun-ger, Odile Tremblay; à l'information économique: Gérard Bérubé (responsable), Ro- ( ( bert Dutrisac, Claude Lévesque, Serge Truffaut, Claude Turcotte; à l’information in- ' ternationale: Sylviane Tramier (respon- ¦ >-r sable), François Brousseau (éditorialiste), Jocelyn Coulon, Clément Trudel; à l’information politique: Pierre O'Neill, Jean Dion (correspondant parlementaire à Ottawa), : Gilles Lesage (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec), Michel Venne 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LA CLIENTÈLE Johanne Brien (responsable).Evelyne Labonté (responsable à la promotion des abonnements), Manon Blanchette-Turcotte, Monique L'Heureux.Lise Lachapelle.Rachelle Leclerc-Venne.L’ADMINISTRATION Yves Bouthiette (contrôleur).Dany Dépatie (adjointe à l'administration et responsable des ressources humaines), Nicole Carmel (responsable des services comptables), Jeanne-d'Arc Houde (secrétaire à la direction); Céline Furov.Ghislaine Lafleur.Nathalie Perrier.Danielle Ponton.Danielie Ross.LE CONSEIL DU DEV OIR INC.Y ves L Duhaime (président).LA FONDATION DU DEVOIR Marcel Coutu-I re (president).Roger Boisvert (vice-president U A 8 I.K I) K V 0 I H , I.K M A UDI 2 fi ,1 11 I N I II I) Il • TT" ~ rnn ci J BOUCHARD Le roi de la fête SUITE DE LA PAGE 1 marché plus de 5 km, la distance qui sépare le siège social de la Société Saint-Jean-Baptiste, son point de départ, de la rue Pie-IX.«C'est la fête de la démocratie québécoise», a-t-il déclaré deux jours après le nouveau constat d échec qu’il a tracé des relations fé-dérales-provinciales dans le dossier constitutionnel.Refusant de s étendre sur le sujet, il a tout de même ajouté: «C’est une fête qui s inscrit dans la continuité de l’histoire, une occasion pour nous rencontrer et pour penser au Québec solidaire que nous voulons construire ensemble.» Plusieurs membres de son cabinet l’accompagnaient hier: le ministre de l’Economie et des Finances, Bernard Landry, celui de la Métropole, Serge Ménard, celle de la Solidarité et de l’Emploi, Louise Harel, et le responsable de la Sécurité publique, Robert Perrault.Ils marchaient tout près du premier ministre avec les députés André Boulerice, Gilles Duceppe et Os-valdo Nunez, les deux derniers du Bloc québécois.Le chef du Bloc à Ottawa, Michel Gauthier, qui marchait à la droite de Lucien Bouchard, voyait, quant à lui, une connotation politique au défilé.«Les gens sentent qu’on est un peuple, que ça s’en vient et qu’on est en marche.Ils nous disent: «Ne lâchez pas, on va l’avoir».On sent beaucoup d’enthousiasme.» Les organisateurs du défilé ont refusé de donner une estimation du nombre de spectateurs, mais le responsable des communications de la Fête nationale, Louis Trépanier, pense qu’il y avait plus de gens que l’an dernier alors qu’on avait évalué la foule à environ 200 000 personnes.«Il n’y avait pas de trou le long du parcours comme par les années passées, a-t-il dit.Le temps incertain ne nous a pas aidés, mais j’ai l’impression qu’il y avait plus de gens que l’an dernier.» Les banderoles et les slogans politiques avaient la faveur tout au long du défilé: «Le Québec aux Québécois», «Mouvement latino-américain pour la souveraineté», «Ce n’est qu’un début, continuons le combat».Mais Lucien Bouchard demeurait la vedette incontestée, le roi de la fête.On a vu un Père Noël tout en bleu le saluer depuis un balcon au coin de De Lorimier; plus loin, près de la rue Fullum, Audrey Best a dû essuyer les traces de rouges à lèvres laissées par une partisane sur la joue de son mari; au coin de Davidson, les cloches d’une église qui a pignon sur rue se sont mises à sonner à 16h30 au passage du premier ministre qui commençait à paraître fatigué.On l’a d’ailleurs vu à plusieurs reprises s’arrêter pour reprendre son souffle M.Bouchard a quitté le défilé juste avant d’atteindre l’intersection Sher-brooke-Pie-IX.Les marcheurs ont continué jusqu’au parc Maisonneuve où les attendaient quelques discours, de la bouffe et de la musique.Le président de la Société Saint-Jean-Baptiste, François Lemieux, et la patriote de l’année, Monique Vézi-na, ont pris la parole quelques instants mais ont vite cédé la place au groupe Les Frères à ch’val.N’est pas Lucien Bouchard qui veut w ex- rit» ; .Atw $*’ il’ fû> .*"v U* ' T J wf •iVr,' im sJSBWfe t PHOTO ROBERT SKINNER On a célébré la Fête nationale à toutes les sauces dans le quartier Mile-End hier.Des mets de plusieurs pays étaient offerts aux participants qui avaient l’embarras du choix.LIEUX SUITE DE LA PAGE 1 regarde d’un air suspect ces cultureux qui envahissent son domaine et cherchent des traces de mémoires cinématographiques parmi le bric à brac de l’entrepôt.«Ça vous intéresse les murs _nus et les boîtes?» — Et comment!» Le cinéaste André Gladu à mes côtés, il nous laisse prendre le vieil ascenseur de bois jamais peint, qui monte à la vitesse d’une tortue pour véhiculer les marchandises, jusqu’au mythique quatrième étage où se déroula cette première projection.L’espace, désormais converti en entrepôt, est envahi par les boîtes de carton.On admire les planchers de bois d’époque et les plafonds de taule gaufrée.Les poutres ont été remplacées par des supports métalliques.N’empêche, dans son méli mélo délabré, tout l’immeuble est resté presque intouché, peu ou pas repeint.L’imagination aidant, ça nous ramène cent ans plus tôt.Projecteurs sur le jour J Nous sommes en 1896, le 27 juin plus précisément.Le septième art n’a pas traversé l’Atlantique.Le kinetoscope d’Edison, qui ne projetait qu’à une seule personne prisonnière de sa petite case, n’était qu’un ancêtre mal formé.Le cinématographe, c’est la classe, les vraies vues animées projetées sur un écran.L’appareil a fait des débuts publics au Grand Café de Paris, boulevard des Capucines, lancé par les inventeurs Louis et Auguste Lumière.Six mois plus tard, il se prépare à conquérir l’Amérique, en expédiant à Montréal les chargés de mission Louis Pupier et Louis Nimier, opérateurs Lumière de leur état.Le Théâtre Palace est un genre de café concert, avec un petit Musée en bas, antre multi média.Le maire de Montréal Richard Wilson Smith s’y est déplacé avec quelques notables.La foule des quidams n’a pas été conviée.On est entre gens chics et triés sur le volet dont les journalistes, précieuses abeilles destinées à butiner et à polléniser la bonne nouvelle.La Presse, La Patrie, Le Monde canadien du côté des quotidiens, deux hebdos Le Soir, Les Nouvelles, rendront compte de l’événement.Ce happy few est conscient de l’importance historique de l’affaire, parce que la rumeur entourant le cinématographe et sa rivalité avec le kinetoscope d’Edison est parvenue jusqu’à Montréal.Ce qui permet aux chics invités d’oublier l’inconfort des chaises et la vocation hybride de la salle.Un écran est tendu pour l’occasion.Et que leur projette-t-on?Six courts métrages, dont un home movie avant la lettre des Frère Lu-mière:La partie d’écarté, avec les joueurs maison: papa des Lumière, beau-père, etc.Mais également l’Arrivée du train à Perrache qui fait toujours son effet, tant les spectateurs ont l’impression que le train leur fonce dessus.Suit l’Exercice de voltige, un homme qui fait sa gymnastique au-dessus de son cheval, La démolition d’un mur lequel s’écroule dans un nuage de poussière, La Sortie en mer avec vague se fracassant sur un rocher.Mais aussi un film plus étudié cinématographiquemenùLû charge de Cavalerie où l’armée à cheval se rue vers l’objectif en évitant in extremis le bâton repère qui indique où tourner pour ne pas foncer tête baissée sur la caméra.«On est arrivé à rendre la photographie animée», s’épate une plume anonyme de la presse (à l’époque la plupart des journalistes ne signent pas), en s’ébaudissant du fait qu’on n’arrête pas le progrès.Et de décrire le cinématographe comme une des plus étonnantes découvertes de notre siècle.Après s’être émerveillé sur «les vagues déferlant mollement sur la plage et se brisant sur les rochers, puis retombant en un flot d’écume», le journaliste de relever les propos d’un doux loustic (sic) qui se serait écrié devant ce spectacle maritime: «Ça rafraîchit!».Notre confrère du siècle pas- sé y va quand même de certaines réserves.Après tout, cet art n’en est pas à ses derniers perfectionnements: «Les trépidations de l’instrument fatiguaient l’œil, nuisaient à la netteté de la perception et, parfois, donnaient aux objets cette teinte vague de choses entrevues comme en un rêve», écrit-il.Curieux apartheid journalistique, les Anglais ne sont pas de la noce.Boycott des organisateurs?Peut-être que oui, peut-être que non.Il est possible que les opérateurs Pupier et Nimier, mal à l’aise avec la langue anglaise au moment d’expliquer le fonctionnement de l’appareil, aient lorgné du côté francophone.C’est du moins l’hypothèse retenue par l’historien Germain Laçasse.En février 1997, soit six mois plus tard, la Communauté anglophone aura sa projection maison, dans un autre local rue Sainte-Catherine.Mais la projection du 27 juin fut-elle bel et bien la toute première en sol québécois?Feu Léo-Ernest Ouimet, un des pionniers de notre cinéma, assure que cette représentation officielle fut précédée d’une officieuse à laquelle il aurait lui-même assisté, dès le mois précédent, dans le «Beuglant», petite beuverie terrasse accolée à l’hôtel Saint-Laurent, près du Palace.Deux autres opérateurs Lumière, André Vermette et Auguste Guay, auraient fait des tests devant quelques badauds.Cette hypothèse véhiculée par la tradition orale est retenue par André Gladu dans son film La Conquête du grand écran que Radio-Québec met à son programme jeudi soir.Mais la théorie présente quelques inconnues.Pourquoi les Lumière auraient-ils çxpédié deux série d’opérateurs coup sur coup?A quel moment et dans quel but les Pupier Nimier auraient-ils pris la relève des opérateurs Guay et Vermette?Des mystères persistent et risquent de persister toujours car, à vrai dire, les documents manquent pour les résoudre.Mais sans mystères, quelle place resterait-il à l’imagination?f \ if V • * • îvi.f.aC.rr'-.o'A en.«« U » •**« f ' % ¦x.* * ’• .T x .• qw Int jrm rat^OraoAtf tH * *4i dm AkUdm.ia foie KM}» t\yn< ppn diOWOri * (Küwjjre tjar l| ftuUdw rite mpme.I , yjg- * , »ï MM «A «W - - T xL S*** Menu i too iumo î!-L FONDATION CANADIENNE DU FOIE POUR QUE LE MONDE TOURNE PLUS JUSTE s DÉVELOPPEMENT H PAIX (514) 257-8711 LE DEVOIR LES BUREAUX OU DEVOIR SONT OUVERTS DU LUNDI AU VENDRE0I DE 8H30 A 1 7H00 2050.RUE DE BLEURY.9E ÉTAGE.MONTRÉAL.(QUÉBEC) H3A 3M9 RENSEIGNEMENTS ET ADMINISTRATION : (514) 9S5T333 PUBLICITÉ AVIS PUBLICS (514)985 3344 ANNONCES CLASSÉES (514) 985 3344 PUBLICITÉ (514) 945-3399 / télécopié» (514) 915-3390 NUMÉRO SAMS FRAIS 1 800 363 0305 EMEUTE SUITE DE LA PAGE 1 naux et les magazines conservés sur place.Les collections de livres n’ont pas été endommagées.L’incendie a été vite maîtrisé.Une personne a été arrêtée en rapport avec ce méfait.I valeur des dommages dépasserait les 200 000 $ à l’Assemblée nationale uniquement, selon une évaluation préliminaire.Hier, des ouvriers s’affairaient à placarder les ouvertures avec des panneaux de contreplaqué.Des centaines de badauds, à pied ou en voiture, faisaient le tour de l’édifice pour constater de leurs yeux le sinistre et désolant spectacle, sous le regard circonspect des agents de l’unité d’urgence de la Sûreté du Québec.Quelque 80 personnes ont été arrêtées, dont moins d’une dizaine (sept, dit-on) étaient âgées de moins de 18 ans.Le saccage a été le fait également de personnes de 30 ans, 40 ans, 44 ans et 50 ans, dit la police, qui est très préoccupée par ces constatations.Le maire de Québec, Jean-Paul L’Allier, se demande si la foule a été entraînée par «des agitateurs professionnels».Aucun politicien n’a voulu établir de lien entre cette violence et des questions politiques.Le premier ministre Lucien Bouchard était «consterné et attristé», hier, alors qu’il s’apprêtait, lors d’une cérémonie, à décorer de l’Ordre national du Québec une vingtaine de Québécois émérites.«S’attaquer aux instruments politiques des Québécoises et des Québécois.Ce sont certainement des gens qui ne savaient pas ce qu’ils faisaient, dit M.Bouchard.Casser une vitre du Parlement.ce n’est qu’une vitre, mais c’est quand même symbolique.Je le prends très mal».«Nous n’avons, personne, aucune indication que ce soit relié en quoi que ce soit à des événements politiques, a-t-il ajouté.Ça m’attriste, ça me consterne et ça m’inquiète», dit M.Bouchard, qui a demandé que l’on fasse la lumière sur les événements, en particulier pour découvrir «pourquoi cet événement est survenu».«Je ne crois pas que ce soit notre société qui se manifeste dans ces choses.Je veux croire qu’il s’agit d’un épiphénomène.» Le chef de l’opposition, Daniel Johnson, suppute sur des circonstances diverses qui ont pu mener à ce grabuge, en excluant les raisons politiques: désœuvrement, bière, effet de foule, etc.Le maire de Québec, Jean-Paul L’allier, y voit «un phénomène urbain» qui frappe partout au monde.Québec, dit-il, n’est pas pour autant une ville dangereuse.En outre, il fait une «nette distinction entre la Fête de la Saint-Jean et son sous-produit dégueulasse».Québec est le théâtre d’une deuxième émeute nocturne en moins de deux mois.Le 4 mai dernier, quelque 1500 jeunes ont affronté la police, en pleine nuit, dans le Vieux-Québec.Hier, aux tribunes téléphoniques et dans la rue, plusieurs se demandaient comment il se fait que la police n’avait su, cette fois-ci, prévenir les coups, voir venir les choses.Selon des témoins, dès 21 heures dimanche soir, des jeunes adultes déambulaient près du Parlement, vers les plaines d’Abraham, déjà ivres ou sous l’effet de la drogue.L’odeur du cannabis flottait sur le quartier.Le Parlement ne faisait l’objet d’aucune surveillance particulière.Le président de l’Assemblée nationale, Jean-Pierre Charbonneau, a indiqué qu’il avait demandé à ce que les mesures de sécurité soient évaluées, 12 ans après la fusillade du caporal Lortie.Il se demande s’il faut ceinturer les terrains du Parlement d’une clôture.Cependant, il trouverait déplorable de devoir le faire.«Nous avons toujours souhaité un Parlement ouvert et accessible.J’espère qu’on ne sera pas obligé, dorénavant, dit-il, de faire en sorte que le Parlement devienne une forteresse chaque fois qu’on fête la Fête nationale.» Le chef de la Sûreté municipale de Québec, Normand Bergeron, a soutenu qu’il s’agissait de la plus importante émeute survenue à Québec depuis 30 ans.Quelque 240 policiers municipaux ont été appelés à contenir les manifestations.Selon divers témoignages recueillis hier, les événements auraient commencé peu après la fin du spectacle de la Saint-Jean, présenté sur les plaines d’Abraham, auquel assistaient quelque 30 000 fêtards.Vers minuit trente, une heure du matin, une foule nombreuse s’est déplacée vers le nord, traversant la Grande Allée et contournant le Parlement pour rejoindre le Carré d’Youville, un lieu de rassemblement généralement fréquenté par des jeunes.C’est là qu’avait eu lieu le plus récent affrontement avec la police.L’escouade anti-émeute de la police de Québec a rapidement dispersé la foule en utilisant un canon à eau et des gaz lacrymogènes.Des témoins ont rapporté des scènes disgracieuses.«J’ai vu des femmes se faire battre par des policiers, disait Méla-nie Magnan, de Belœil, venue fêter la Saint-Jean à Québec.J’ai vu des filles de mon âge, des filles de 16 à 20 ans qui marchaient, se faire frapper avec les matraques dans la face, partout».Les émeutiers se sont précipités dans les rues avoisinantes, en se livrant à du vandalisme, au saccage et au pillage d’une quarantaine de commerces, y compris un magasin de fournitures érotiques et une succursale de la Société des alcools, rue Saint-Jean.«C’est ça l’image de Québec qui est diffusée sur CNN», déplorait hier François Nolin, du Café Tribune, Carré d’Youville, en s’interrogeant sur l’impact de telles violences sur le tourisme.Vers trois heures du matin, selon la police, les manifestants surexcités se sont regroupés devant l’Assemblée nationale et ont commencé à s’en prendre au Parlement, dont on célébrait récemment le 200e anniversaire.Quelque 80 émeutiers ont été arrêtés.43 personnes se sont présentées à l’un des différents hôpitaux de la ville durant la nuit, selon la police.Six policiers ont subi des blessures, après avoir été atteints de projectiles.loto-québec Tirage du 96-06-22 3 28 36 37 43 47 Numéro complémentaire: 20 GAGNANTS 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 0 4 202 13 603 266 713 LOTS 2 428 217,20$ 182116,30$ 2 885,00 $ 82,10$ 10$ Ventes totales: 16 719 032,oo $ Prochain gros lot (approx.): 5 000 000 $ SELECT Aîb Tirage du 96-06-22 15 21 22 29 30 31 Numéro complémentaire: 40 MISE-TÔT 3 9 10 42 GAGNANTS LOTS 73 684,90 S Eitra.UH VENDREDI NUMÉROS 778756 78756 8756 756 56 6 Tirage du 96-06-22 LOTS 100 000$ 1 000$ 250$ 50$ 10$ 2$ EStra “ SAHEDI NUMÉROS 292845 92845 2845 845 45 5 Tirage du 96-06-21 LOTS 100 000$ 1 000$ 250$ 50$ 10$ 2$ GAGNANTS LOTS 6/6 0 1 000 000,00 $ 5/6+ 1 14 342,80$ 5/6 21 455,30 $ 4/6 850 52,50 $ 3/6 14 252 5$ Ventes totales: 584 636,00$ Gros lot à chaque tirage: 1 000 000 $ M ^—-x —, Tirage du 96-06-21 1 210 36 39 43 47 Numéro complémentaire: 13 GAGNANTS LOTS 7/7 0 5 000 000,00 $ 6/7+ 1 91 266,00 $ 6/7 27 2 957,70 $ 5/7 1 879 151,80$ 4/7 40 277 10$ 3/7+ 37 489 10$ 3/7 334 940 particip.gratuite Ventes totales: 4 933 182,00$ Prochain gros lot (approx.): 6hJOOOO$ Prochain tirage: 96-06-28 Le modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.lu Hatrn 4t MUftat toirpeti w»t itiiélti HW le krrice 4e Imehee per ceaeiel et peer let rtimenti pestai SERVICE DES ABONNEMENTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H00 A 16H30 Montréal (514) 985-3355 / télécopie» (514) 985-3390 Extérieur (sans (rais) 1 800 463-7559 i DEVOIR l po I l Agr D1C
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