Le devoir, 27 juin 1996, Cahier B
Agenda culturel Page B6 Culture Page B7 Économie Page B2 Les Sports Page B5 LE DEVOIR LES REGIONS Marché International DU 27 AU 29 JUIN 1996 Info : (514) 849-1612 Le ras-le-bol de Gatineau Le maire veut une enquête Les moyens de pression des policiers soulèvent Vire des citoyens JEAN PICHETTE LE DEVOIR Excédé par les moyens de pression utilisés par les policiers de sa municipalité, le maire de Gatineau rencontre aujourd'hui à Montréal le chef de cabinet et le sous-ministre du ministère de la Sécurité publique.A l’agenda: une demande d’enquête sur les agissements du syndicat «Les citoyens ne vont pas se faire mener par la police, avertit le maire Guy Lacroix.Pour chaque action qu’il va faire, le syndicat doit s’attendre à une réaction de notre part On a toléré bien des choses jusqu’à présent mais là, le syndicat a dépassé les bornes.» Le vase a débordé à l’occasion de la Fête nationale du Québec, lundi soir, alors que 23 policiers affectés à la patrouille se sont déclarés malades, obligeant la direction policière à faire travailler des policiers en heures supplémentaires.Le coût de l’exercice: 7000 $.«On refuse des services de base aux citoyens parce qu’on n’a pas assez d’argent, et nous voilà obligés de donner 7000 $.de plus aux policiers.Ça n’a pas de bon sens», clamait hier M.Lacroix.Ce virus a frap-pé en même temps 23 des 160 policiers de Gati-neau — «une simple coïncidence» selon le président du syndicat, Robert Charbon-neau — quelques jours seulement après qu’ont été annoncées des suspensions sans solde aux policiers impliqués dans l’arrestation indue du conseiller municipal Jean Deschênes, relâché après avoir subi avec succès, à quatre reprises, l’épreuve de l’alcootest Rappelons que les policiers de Gatineau portent les jeans au travail depuis déjà plusieurs mois et qu’ils ont réussi à faire bloquer un règlement d’emprunt pour l’agrandissement de la Maison de la culture, en mars dernier, si la Vit le ne peut consacrer davantage de ressources à ses services policiers, avait alors argué le syndicat elle ne peut se permettre de dépenser plus d’argent pour la culture.«Le syndicat se fout de la sécurité des citoyens, déplore M.Lacroix.Mais le problème qu’on vit ici à Gatineau n’est pas unique au Québec.Plusieurs municipalités ont des problèmes avec leurs policiers, mais il semble que notre ville ait été prise comme cible par la fédération provinciale des policiers, dont le vice-président est Robert Charbonneau.» Celui-ci dénonce toutefois les propos du maire, qu’il juge irrespectueux envers ses employés.«Nous sommes en négociations, mais quand on défend nos points légalement les autorités municipales deviennent frustrées.Le maire peut bien déclarer que la population a perdu confiance en ses policiers, mais je pense plutôt que la population est assez sage pour comprendre ce qu se passe.» Le chef syndical réfute également avec véhémence l’affirmation du maire voulant qu’une minorité de 15 à 20 % des policiers contrôlent un sjmdi-cat qui aurait menacé de représailles des membres n’endossant pas la stratégie syndicale.«C’est complètement faux.Le maire ne sait pas de quoi il parle, il dit n’importe quoi.» Se disant coincé entre la Loi sur l’organisation policière et le respect de la convention collective, le maire Lacroix n’exclut pas de recourir aux services de la Sûreté du Québec si un autre «virus» s’abattait sur son corps policier.«Nous sommes obligés d’assurer la sécurité de nos citoyens, mais si des policiers ne veulent pas se présenter au travail, on pourrait se tourner vers la SQ plutôt que d’en payer d’autres à temps et demi.» Le maire entend bien demander aux représentants du ministre ce que la municipalité doit faire si, dans un contexte budgétaire serré, les policiers agissent de telle sorte que la municipalité doive leur payer des heures supplémentaires.Et il souhaite, comme les élus de nombreuses villes, que la loi régissant les services policiers soit révisée afin de donner une plus grande marge d’autonomie aux pouvoirs locaux.A cet égard, il croit que les droits de grève et de lock-out devraient être rétablis, ajoutant ne pas craindre une cessation temporaire des activités policières.«On a déjà vu des villes mettre en lock-out des policiers pour deux ou trois semaines.» 23 policiers affectés à la patrouille se sont déclarés malades le soir de la Saint-Jean * '* ¦* « »» I II , I.I.1 I, I 1/ I _ I »l I II il I «F A la recherche du Saguenay d’il y a 5000 ans Des fouilles archéologiques débuteront bientôt sur le site du tournage du film Robe noire, à Saint-Félix-d'Otis JEAN PICHETTE LE DEVOIR L’anse à la Croix, dans la petite localité de Saint-Félix-d’Otis, se transformera sous peu en un important site archéologique qui pourrait permettre de lever le voile sur la vie menée jadis le long de la rivière Saguenay, entre le lac Saint-Jean et Tadoussac.Ce retour au troisième millénaire avant Jésus-Christ pourrait devenir un attrait touristique majeur pour la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean.Le jour n’est peut-être pas loin où les touristes pourront mettre la main à la pâte afin d’éclairer les conditions de l’occupation initiale d’une partie du Québec, jusqu’ici négligée par les archéologues.«On a une très bonne idée de l’histoire du lac Saint-Jean et une assez bonne idée de celle de l’embouchure du Saguenay, dans la région de Tadoussac.Mais entre ces deux points, on dispose de très peu d’information», explique Erik Langevin, de l’Université du Québec à Chicoutimi, qui dirigera les fouilles sur le site de l’anse à la Croix, entre le 11 juillet et le 4 août prochain.Le Saguenay-Lac-Saint-Jean est une région très active dans le domaine archéologique, avec ses 371 sites.De ce nombre, 355 se trouvent dans le secteur du lac Saint-Jean, laissant le Saguenay — à l’exclusion de Tadoussac — largement en friche.Mais le tournage du film Robe noire, au début de cette décennie, pourrait permettre de remédier à cette situation, du moins en partie.Les prélèvements sommaires effectués lors de la construction des plateaux de tournage du film, en 1990, avaient en effet permis de montrer que ce site présentait un potentiel archéologique intéressant: c’est lui que la Société touristique de l’anse à la Croix entend désormais exploiter.Le site du film accueille depuis 1993 une moyenne annuelle de 16 000 visiteurs curieux de découvrir un village iroquois du XVIIe siècle.Construit dans un espace naturel, le site offre également les reproductions d’un village fortifié et d’un poste de traite qui permettent de découvrir les mœurs et coutumes d’une famille montagnaise.Les fouilles archéologiques s’ajouteront dorénavant aux nombreuses animations existantes afin de permettre aux visiteurs de parfaire leurs connaissances historiques et ethnographiques de cette partie de la Nouvelle-France du XVIIe siècle.«Le plus vieux site archéologique connu au Lac-Saint-Jean date d’environ 3500 ans avant Jésus-Christ et on a découvert ce printemps à l’embouchure de la rivière Sainte-Marguerite un foyer datant à peu près de la même époque, note M.Langevin.On peut donc imaginer que des gens ont circulé entre ces deux sites.» Les visiteurs à l’anse à la Croix pourront discuter avec les trois archéologues qui scruteront les entrailles de la terre afin de mieux évaluer la richesse archéologique pressentie.Des pointes de flèche, des haches, des poteries fraîchement exhumées pourraient ainsi se transformer en de riches outils de promotion touristique pour la région, notamment auprès des marchés français et belge, tout en favorisant une meilleure connaissance du passé de ce coin de pays.«La rivière Saguenay était probablement un axe de circulation sur lequel on peut maintenant retrouver de petits sites archéologiques parce que les populations y étaient simplement de passage.Ces sites sont peut-être un peu moins spectaculaires que d’autres, mais ils pourraient tout de même nous permettre de y.*,.; .¦ j-r-: mm lÉglsl .‘if- mmmm mm mm HK1 Pli mm mm: tV;*.au- S» comprendre l’évolution des rapports de l’homme avec son environnement dans ce secteur», affirme l’archéologue.Le relief du fjord du Saguenay explique de lui-même que les populations aient pu tarder à s’installer sur ses rives, mais il constitue en même temps une chance pour les archéologues.«Ce qui nous aide, c’est que le nombre d’endroits où les gens pouvaient aborder est quand même assez réduit, explique M.Langevin.Et cela nous permet d’espérer trouver des sites malgré tout intéressants.Parce que quand on s’arrête au même endroit pendant 5000 ans, même si c’est seulement pour une seule nuit à la fois, on ne peut pas faire autrement que de laisser des traçes.» Echelonnés sur trois ans, les travaux qui seront entrepris dans deux semaines, sous la présidence d’honneur du vice-président de l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, Ghislain Picard, demeureront cette saison essentiellement exploratoires.Mais à compter de l’été prochain, ils pourraient se dérouler avec la participation active de visiteurs transformés en archéologues et constituer du même coup un redoutable outil de promotion touristique.«Ce n’est pas quelque chose de très courant comme pratique, du moins en ce qui concerne les recherches au niveau préhistorique, reconnaît M.Langevin.Mais les touristes pourraient travailler sous notre supervision, en petits groupes, après avoir été initiés pendant quelques heures aux techniques de base.» Le site de tournage du film Robe noire sera bientôt scruté à la loupe par des archéologues, qui espèrent y découvrir des éléments permettant de mieux comprendre une partie de la préhistoire du Québec.Ci-contre, le village iroquois du film.En haut, sur le bord de la rivière Saguenay.L’aquaculture dans la baie des Chaleurs : un avenir incertain Depuis quelques années, l’industrie de la pêche dans le golfe du Saint-Laurent se porte mal.Le passage aux permis de pêche à quota individuel, afin de protéger certaines espèces, comme la morue, à la suite d’une pêche commerciale sauvage ces dernières décennies, constitue un changement radical dans les méthodes habituelles de gestion des ressources de la mer.En réponse à cette crise qui pointait à l’horizon, une industrie parallèle s’est développée dans le monde, il y 20 ans, permettant de gérer efficacement et intelligemment les ressources marines: l’aquaculture commerciale.Au Québec, ce procédé fut exploité à partir du milieu des années 1980.La firme gaspésienne d’élevage de saumon Baie-des-Chaleurs Aquaculture, de Saint-Omer, est un exemple de l’évolution de cette industrie dans l’est du Québec.FRANÇOIS NORMAND LE DEVOIR Mise sous la protection de la Loi sur les faillites et gérée par le syndic Jean-Germain Huot, de Québec, depuis le 4 avril dernier, l’entreprise gaspésienne entend néanmoins survivre à la tempête causée par des prix défavorables du marché du saumon, sous le seuil de la rentabilité, et par un plan de restructuration de l’entreprise qui tarde à venir, faute d’acheteurs sérieux.Lœs déboires financiers de l’entreprise seraient dus.au départ, à un gros client américain qui n’a pas réglé ses factures.De plus, le marché du saumon ayant chuté de 50 cents la livre depuis le mois d’octobre 1995, l'entreprise n’avait donc plus les moyens de payer ses dépenses courantes.Le directeur de Baie-des-Chaleurs Aquaculture.Ernest Allard, affirme que son entreprise «va survivre si on trouve un nouveau propriétaire».La firme offre aux consommateurs un saumon de l’Atlantique pour la table, élevé dans des puits d’eau salée et d’eau douce exempts de toute pollution au mercure.Il soutient que le prix mondial actuel du saumon de l’Atlantique, qui se situe approximativement à 2,80 $ la livre, est désastreux pour son entreprise.«Pour que notre production soit rentable, le prix du marché devrait avoisiner les 3,10 $ la livre», déplore-t-il.Il estime que l’industrie québécoise ne s’est pas suffisamment développée.«Nous n’avons pas assez intégré les nouvelles technologies d’élevage et de transformation du saumon, nous n’avons pas tous les équipements indispensables, de plus en plus complexes, pour accélérer la production», soutient M.Allard.Il précise qu’il faudrait développer à tout prix les deuxième et troisième niveaux de transformation du saumon pour espérer pouvoir affronter la concurrence internationale, tout particulièrement celle de l’industrie norvégienne, qui produit un saumon de quatre kilogrammes en 36 mois alors qu'il en faut 45 à Baie-des4Thaleurs Aquaculture.Dans l'industrie aquacole, trois niveaux de transformation ont été développés jusqu’à présent.Dans le premier, on fait l’extraction des viscères du saumon; dans le deuxième, on tranche le saumon en filets (produits semi-finis); enfin, dans le troisième, on fait cuire le saumon ou on le fume (produits finis).M.Allard a déclaré qu’il se préparait justement à instaurer le deuxième mode de transformation dans son entreprise avant que celle-ci «ne soit prise sous tutelle» par le syndic Jean-Germain HuoL Baie-des-Chaleurs Aquaculture utilise toutefois un procédé particulier afin de prolonger la période de conservation du saumon et améliorer sa position sur le marché.Traditionnellement, les poissons sont assommés et le sang est conservé dans la chair après la mort.Comme le sang est un contaminant, la période de conservation est courte.Pour régler ce problème, l’entreprise saigne les saumons au niveau des branchies pour les vider de leur sang.Ainsi, les saumons peuvent être conservés durant 14 jours sur les étagères.Cette opération permet à l’entreprise d’exporter son saumon frais aux Etats-Unis dans des villes comme Chicago.Buffalo et Boston.Les deux tiers de la production de Baie-des-Chaleurs Aquaculture sont vendus dans le nord-est des Etats-Unis.30 % au Québec et 5 % en Europe.Une partie de la pro- duction est également vendue en Ontario.La Norvège domine largement cette industrie au niveau mondial.Elle fut le premier pays à développer l’élevage du saumon de l’Atlantique sur une base commerciale dans le milieu des années 1970.La Norvège est devenue depuis le plus gros producteur et exportateur de saumons dans le monde.L’industrie aquacole s’est développée commercialement au Québec en 1984.En 1985, le premier ministre de l’époque, Robert Bourassa, espérait créer à Saint-Omer une seconde Norvège.L’aide financière du gouvernement aurait dépassé les 20 millions de dollars entre 1980 et 1993.PHOTO ARCHIVES La Norvège domine largement le domaine de l’aquaculture. B 2 I.K I» K V 0 I R, LE .1 K U |) | 2 7 .1 IM N I !» !» 7 4883144 COUGAR MERCURY automata* 500$ Rèÿ SUBARU LEGACY ’983 6* (X7>n tout 'négoc)(51 | ,1 I' I N I !' !» sition des Québécoises et Québé-cois.Disponible au coût de 7,95 $„, .j on y trouve plus de 1000 $ en cou- .pons-rabais et un calendrier d’acti- -vités pour l’été.-?- MUSIQUES DU MONDE DANS LE PARC (PC) — La Chine, le Sénégal, l’Azerbaïdjan, la Tanzanie, la Répu'-' ' blique dominicaine et le Mexique » feront découvrir leurs musiques et' ¦ la richesse de leurs traditions dans ., le cadre de la cinquième édition de, la série estivale «Musiques et Traditions du Monde», qui se déroulera au théâtre de Verdure du parc Lafontaine du 24 au 27 juillet prochains.On pourra ainsi entendre l’ensemble vocal Malaika, la formation Takadja, l’artiste montréalais d’origine chinoise Lei Qiang, l’Ensemble Jabbar Karyagdy, Lhasa de Sela, jeune chanteuse montréalaise1 d’origine mexico-américaine, le groupe latino Papo Ross & Orques-ta Pambiche, et la troupe sénéga- 1 laise Africa Jamono Ballet.ê W un p n l À LA CONQUETE DU GRAND ÉCRAN Un film d’André Gladu sur l’histoire du cinéma québécois, qui fête aujourd’hui ses 100 ans.Radio-Québec, 21h PASSEPORT MR BEAN Finie la télévision! L’avenir Ce soir, Mr Bean de la télévision dans un contexte d’ex- se fait voler son appareil photo, pansion des ordinateurs.PBS-33, 22h Radio-Canada, 21h LE POINT Un reportage sur la vie interculturelle à l’école Saint-Luc, dans un contexte de déconfessionnalisation.Radio-Canada, 22h25 * N Q U O' PAULE DES RIVIÈRES A m?-y / AU PETIT ÉCRAN memrn HU mma OdD® LDCzDO CB OKU] ta Les Jeux de l'Acadie (16:00) Seinfeld Watatatow Ce soir O Signé Forestier (18:30) L'enfer c'est nous autres / Dino Tavarone, Michel Cusson, Mado Lamothe Simplement la vie Direction: sud B II était deux fois une élection Passeport Le Téléjournal Le Point (22:25) Météo / Nouvelles du sport (23:02) Cinéma/LES RIPOUX (4) avec Philippe Noiret, Thierry Lhermitte O®® ooæ SD OS SU ®D Alerte à Malibi Li Côté Cour avec Métro Le TVA Scènes de rue / Michel Tremblay Beverly Hills, 90210 Cinéma / LA CAGE AUX FOLLES 2 (5) avec Michel Serrault, Ugo Tognazzi Le TVA Le TVA Sports / Loteries (22:49) Interactif (22:55) Cinéma/ COLORS (4) avec Sean Penn, Robert Duvall (23:24) ou as (m) @®(4S Albert, le 5e mousquetaire Madame Pepperpote Don Quichotte Rémi Monde merveilleux de Disney Montagne Points de vue La Conquête du grand écran Cinéma/TUN avec Bruno Ci IULTES (4) -émer, Nelly Bc rgeaud CD El Q® 03 @5) (49) À la claire fontaine Le Grand Journal Guerre des clans Sur les quais/ Renée Claude, Edgar Fruitier Besoin d'amour/ Claude Jasmin Triplex Cinéma/LA COMPLICE (5) avec Sharon Gless, Scott Glenn Le Grand Journal Sports Plus Cinéma/ CALENDRIER .(4) CE) * Family Matters The Simpsons Fresh Prince of Bel-Air Newswatch Health Show Muppets Tonight! Cinéma/BACKTRACK (5) avec Dean Stockwell, Jodie Foster CBC News News Golden Girls Newsday B Inside Qc ODQU ta Oprah (16:00) Home Videos Home Improv.Newsline Wheel of.Jeopardy! Due South Tekwar ER CTV News Nightline Roseanne Seinfeld Puise E.T.Friends Seinfeld [Caroline.City Pulse CB (13) (22) Sally.(16:00) News ABC News Wheel of.Jeopardy! ABC's World of Discovery Long Island Fever Peter Jennings: Never Say Die News Nightline (23:35) Family Matters E.T.Roseanne .Pet Shop Home Videos Roseanne News Star Trek: Next Generation CB (8) Fresh Prince Simpsons Seinfeld News CBS News E.T.Murder, She Wrote Rescue 911 48 Hours The Late Show (23:35) Oprah (16:00) News Coach News CBS News Wheel of.Jeopardy! CB QU Gargoyles Inside Edition Jeopardy! NBC News Home Improv.Wheel of.Friends Mad About You Seinfeld Caroline in the City ER The Tonight Show (23:35) Cheers (16:00) Live at Five Inside Edition American Jml Extra - E.T.0D 57 Wishbone Kratt's Créât.Bill Nye Newshour Nightly Bus.Burt Wolf Old House Hometime Mystery /Rumpole Mr.Bean George Bums On the Waterv /ays C.Sandiego Bill Nye Wishbone ITN News Nightly Bus.Newshour America on Wheels Brittas Empire Charlie Rose IB ED The Young am l the Restless Global News A Current Affair E.T.Friends | Mad About You Seinfeld Caroline.City Traders Global News Sports Join In! Bookmice Dudley Eric's World Off the Hook Infologic Living Garden Studio Human Edge A Backward Gl ànce Allan Gregg Ann andMaddy Golf PGA / Greater Hartford Open (16:00) World of Golf Sportsdesk | Football / Argonauts - Alouettes Sportsdesk Extreme Games Sport Gillette Sports 30 Mar 3 Football / Argonauts - Alouettes Sports 30 Mag RDS Motorisé (m) Pyramide Journal suisse Visions/Gour.Des Chiffres.Studio Gabriel | Journal FR2 Voisins mur à mur |Cinéma / FUGUE ET SUITE ALLEMANDE (4) (2/4) | Paris Lumières Journal belge Studio Gabriel Visions.(SD Débrouillards Télé-pirate Schtroumpfs Ma sorcière.Premières Fois (MB M.v.(1600) Solidrok La Courbe Planète Rock Les Bombes 1 x 5 VidéoPtus Box-office Musique vidéo I —1 MM VideoF.(1200) RapCity The Wedge Daily R.S.V.P.ISuperHitVideo Fax Spotlight I The Partridge VideoFlow Fax Spotlight (M) Mina Tannenb aum (1506) La Guerre (17:15) Power Rangers: le film (1920) | Le Nouveau Monde CrackerJack (23:05) S?Wishbone [Rugrats TheRinistones 1 Rupert j Santo Bugito j [Pink Panther ! Are You Afraid Anti-Gravity [Captain Power Tarzan Heartbeat.Rough Guide Catwalk RDI JrrtFR2 (16001 Aujourdhui Euronews ' Au travail1 ] Monde ce soir j Capital Actions Reportages / Espion d'un mtton LeTéiéjoumai INET96 Otympica | Le Canada aujourd'hui | Sport m Crtma/DEUXO (SEAUX (160R Ray Bradbury Les Champions | Archéologie Destination Aventure [Biographies Charlie Parker : [Le Monde en guerre (23/26) [ Les Envahisseurs 1 DROLE DE HEROS (4) (Hero in the Family) É.-U.\ 1986.Comédie fantaisiste de M.Damski avec Christopher Collet, Cliff DeYoung et Anna-beth Gish.Un garçonnet vient en aide à son père astronaute qui fut transformé en chimpan-zé au contact d’un mystérieux ¦ -cristal venu de l’espace.RQ 18h30 -?-o TUMULTES (4) Fr.1990.Drame psycholo- * gique de B.Van Effenterre avec Bruno Crémer, Nelly Borgeaud et Julie Jézéquel.La brusque disparition d’un des leurs bouleverse profondément les membres d’une famille.RQ 22h30 ïi COULEURS* (4) (Colors) É.-U.1988.Drame policier de D.Hopper avec Sean Penn, Robert Duvall et Maria Conchita Alonso.Deux policiers de Los Angeles luttent contre les bandes criminelles de jeunes qui se disputent le monopole du trafic de la drogue.TVA 23h23 -?- CALENDRIER MEURTRIER (4) (The January Man) É.-U.1988.Drame policier de P.O'Connor avec Kevin Kline.Mary Elizabeth Mastrantonio J et Rod Steiger.Un ex-policier est rappelé en service pour traquer un mystérieux meurtrier qui commet un crime par mois depuis un an.TQS 23h30 (1) Chef-d'ceucre (2) Excellent (3) Tris bon (4) Bon (S) Passable (6) Médiocre (7) Minable. I, !•: |) K V II I II .I.Il .1 K I! I) I 2 7 -I I' I N I » !> » -* Le Devoir ?- CULTURE ARTS VISUELS W.V JENNIFER C O U Ë L L E ?Jazz en images Le Centre Image Caméra Lucida (CLIC) célèbre sa première année d’existence à l’effigie des notes bleues qui saturent chaque été les nuits de notre île.C’est dans le sillage de l’édition 1996 du Festival international de Jazz de Montréal (F1JM), donc, que l’organisme de perfectionnement et d’éducation en photographie CLIC — qui tient par ailleurs galerie — lance ses activités d’anniversaire.Parmi les événements au programme, on soulignera tout d’abord l’exposition JazzArtPhoto-les pros qui réunit une sélection d’images en noir et blanc prises par les photographes Denis Alix, Jean-François Leblanc et Linda Ru-tenberg au cours des FIJM depuis 1980.Ce corpus plutôt mordant est en place jusqu’au 30 juillet à la galerie du Centre Image Caméra Lucida, au 2071, boulevard Saint-Laurent Suit le concours! CLIÇ lance un appel à tous ceux et celles qui seraient tenter d’assister au FIJM par objectif interposé: on vous invite à soumettre votre meilleur cru d’images en noir et blanc récoltées durant l’édition courante du Festival.Une trentaine de photographies parmi celles proposées seront exposées sous le titre JazzArt-Photo-les gagnants à la galerie du boulevard Saint-Laurent entre le 4 et le 18 septembre.Pas de concours sans prix.Il s’agit d’un appareil photo Minolta, de matériel photographique Ilford, d’un trépied Manfrotto avec du temps de chambre noire à même l’espace de CLIC.Les soumissions pour le concours seront acceptées jusqu’au 31 juillet à 17h.Pour le formulaire d’inscription ou pour plus d’information, on se renseigne au 282-2542.Toujours au cœur du riff, cette fois dans le cadre même du FIJM, on présente jusqu’au 7 juillet les œuvres dWvqs Archambault, Miyuki Tanobe et.Miles Davis.Ou?A la galerie du Festival aménagée pour l’occasion à l’intérieur de la tente située sur l’esplanade de la Place des Arts.Rober Racine à Lyon On est officiel ou on ne l’est pas.A l’occasion du sommet du Groupe des sept, le G7, qui débute aujourd’hui à Lyon, le Musée d’art contemporain de Lyon inaugure dès dimanche en présence des chefs d’Etat une exposition de sculptures monumentales réunissant les œuvres de sept artistes des pays participants au sommet.Rober Racine et les 221 plaques gravées de sa lettre K extraite de son projet du Parc de la langue française seront au rendez-vous pour représenter le Canada.L’expo des Grands sera en place jusqu’en septembre.Magritte à Montréal, c’est aussi.À l’occasion de l’exposition Magritte en cours actuellement au Musée des beaux-arts de Montréal (MBA), le Service de l’éducation et des programmes publiques du MBA et la Polyvalente Jacques-Rousseau présentent des œuvres réalisées par des élèves de 2e, 3e et 4e secondaire sous le titre Hommage à Magritte: les ados exposent.Au Carrefour du MBA, pavillon Jean-Noël Desmarais, jusqu’au 27 octobre.Les centres d’artistes se bougent Après le centre de documentation Artexte qui s’en est allé rue Sainte-Catherine, c’est désormais au tour des galeries Dare-dare, La Centrale et Skol, ainsi que le centre de distribution, diffusion et documentation Le Vidéo-graphe d’investir le 5e étage du 460, rue Sainte-Catherine Ouest.Quant aux galeries Articule et Dazibao, ils voisineront sous peu avec Oboro, au 4001, rue Berri.Articule occupera l’espace 101 et Dazibao, le 202.Vernissage Ce soir à 18h, il y aura double coup d’envoi à la galerie Samuel Lallouz.En complément à l’exposition de dessins et sculptures de Louise Bourgeois qui promet d’attirer foule, la salle de' projet de la galerie est réservée à l’installation Je vous connais de la jeune artiste Karilee Fuglem.4295, boulevard Saint-Laurent.Derniers jours pour voir.Ce qui se passe lorsqu’une galeriste qui est aussi artiste se met les mains à la pâte, avec Pies & Pearls de Patricia Pink, à la galerie du même nom.Jusqu’à dimanche, au 1456, rue Notre-Dame Ouest.P O R T R A I T PHOTO K.ABE - SOURCE FIJM Phil Woods ou la maîtrise GILLES ARCHAMBAULT Vous avez sûrement lu que Phil Woods était le plus grand altiste vivant.H est probable, et même certain, que pour une fois la rumeur n’a rien exagéré.Cet héritier de Charlie Parker a beaucoup de la fougue et de la détermination de son illustre modèle.Né en 1931, Woods a plus de 40 ans de carrière derrière lui.Son jeu a toujours le brio des débuts fulgurants, auquel s’ajoutent les années d’expérience.Il est tout sauf ce type de musicien qui confond routine et plaisirs de l’invention.Si on y pense bien, l’étiquette d’émule du grand Oiseau l’a plutôt desservi.On a mis beaucoup de temps à déepuvrir qu’il possédait une personnalité propre.A vrai dire, il n’a retenu de son inspirateur que l’amour du risque.Les audaces, d’accord, mais pas n’importe lesquelles.Le discours de Phil Woods est toujours organisé, mû par une logique interne à toute épreuve.Issu du bop le plus orthodoxe, il a vite trouvé une voie, un sillon qui lui soient propres.Dans les années 1968-1972, il a frayé avec le jazz plus libertaire.Il tournait régulièrement en Europe avec Gordon Beck, Henri Texier et Daniel Humair.Ce quatuor, baptisé le European Rhythm Machine, était la réponse de l’altistç au climat de quasi-obscurité auquel il était réduit aux Etats-Unis.Il devait déclarer alors avoir retrouvé un second souffle.Il faut dire que ces années du début des années 70 comptent parmi les plus noires du jazz.Le rock était alors à son zénith et plusieurs musiciens de l’importance de notre altiste ont dû se résigner à l’exil.Woods a atteint la maturité de son art.Instrumentiste de haut vol, il ne sacrifie jamais l’invention mélodique aux dépens de quelque prouesse technique.Il échafaude les plus habiles des feux d’artifice en leur donnant des assises solides.Ceux qui l’ont vu au Festival, il y a quelques années, en compagnie de la pianiste Dorothy Donegan, avec qui il n’avait jamais joué auparavant et qu’on lui avait présentée tout juste le jour du concert, peuvent témoigner de son métier.Visiblement déconcerté par les clowneries de sa partenaire, femme de spectacle, il a tiré son épingle du jeu avec mæstria.Le vrai Phil Woods devrait toutefois nous apparaître ce soir, au sein de son propre quintet.Nous sommes en mesure d’espérer beaucoup.Je serais étonné que nous sortions déçus de l’expérience.Le Phil Woods Quintet est en spectacle ce soir à la salle du Gesù, à 22h.Il n’y a malheureusement plus de billets disponibles.Quelques suggestions Into the Woods — Concord CCD 4699 Here’s to My Lady — Chesky JD3 At the Vanguard — Antilles 422 846396 2 Flash Quintet — Concord CCD 4408 Full House — Milestone MCD 9196 2 Woodlore — Fantasy OJCCD 052 FESTIVAL DE JAZZ DE MONTREAL AUJOURD’HUI AU FESTIVAL Changement d’ouverture C>est ce soir qu’a lieu la grande ouverture du festival avec le spectacle de Gilberto Gil à 20h30 a la salle Wilfrid-Pelletier — et non pas à 18h30 au théâtre Maisonneuve tel qu’initialement prévu.Et comme la Wilfrid-Pelletier est plus vaste, 1000 billets sont mis en vente.On peut réserver des places en composant le (514) 790-1245.Même si ce spectacle remplace celui que devait donner Keith Jarrett, n’allez pas croire qu’il s’agit là d’une solution de deuxième ordre.Oh que non! Le Brésilien à la guitare créole nous devait une visite depuis belle lurette et il continue de renouveler le genre bossa-samba comme pas un.Attention, les hanches exulteront.photo tshi ?Le cinéaste Robert Altman a grandi à Kansas City alors que cette ville du Missouri était ce qu’on appelait alors une ville libre.Une ville sans interdits.Il y avait alors, dans les années 30, des dizaines de clubs et de cabarets.Il y en avait tellement que Kansas City était la capitale du jazz et du blues.Count Basie, Lester Young, Big Joe Turner, Harry Edison et bien d’autres vivaient-là les trois quarts du temps.C’est cette époque, mais surtout sa musique, qu’Altman a «mise en scène».Le film Kansas City est présenté tous les jours, pendant le Festival, au Cinéma Impérial à 16h et 22h30.A noter qu’il s’agit d’un montage et non de la version définitive.?Guitariste vétéran des studios Chess et chanteur plein d’autorité, Cash McCall va donner le coup d’envoi à la série Blues.On vous suggère d’autant plus d’aller l’entendre que jamais il ne s’était produit en vedette à Montréal.C’est à lui, ce fin instrumentiste, que Willie Dixon fit appel pour signer ce qu’il savait être son dernier album, Hidden Charms.Son testament sonore.Il sera accompagné par The Chicago Rhythm & Blues Kings.Tous ensemble, ils se produiront à 21h au parc Fred-Barry puis à 24h30 au Spectrum.Dans les deux cas, c’est gratuit.?La vitrine «musiques du monde» du FIJM prend de belles proportions cette année, notamment avec la venue du groupe portugais Madredeus (au Spectrum à 21h), mais aussi grâce à la participation des néo-Québécoises Lhasa de Sela (terrasse Nescafé à 19h) et Lorraine Klaasen (Scène Labatt Bleue Dry à 22h).Quant à la formation Quartango (jusqu’à dimanche à la Terrasse Air Canada à 20h), son âme argentino-uruguayenne fait l’unanimité auprès des amateurs.?La série invitation Donato-Caron débute ce soir à 20h au Monument National.La contrebassiste de Michel Donato «affronte» la basse d’Alain Caron dans le premier de ces neuf événements qui sont porteurs de belles surprises, de retrouvailles et d’éclectisme.?Lhasa de Sela.Terrasse Nescafé, entrée centrale du Complexe Desjardins, 19h.Le mot court depuis bientôt deux ans: Yves Desrosiers, le guitariste des Blaireaux et de La Sale Affaire de Jean Leloup, accompagne une fabuleuse chanteuse latino-américaine.Elle s’appelle Lhasa de Sela et vous n’avez jamais entendu un tel timbre.?The Gospel Heirs.Scène du Maurier, angle Sainte-Catherine/Jeanne-Mance, 16h, 18h, 21h et 23h.On sait seulement qu’ils sont huit, qu’ils viennent d’Halifax et qu’ils chanteront quatre fois la gloire du Tout-Puissant — avec un peu de r’n’b dans le corps.Même si vous n’êtes pas croyants, il y a fort à parier que vous le serez au moins le temps d’un hymne: on ne résiste pas au gospel.?Voici la liste des spectacles complets: Phil Woods, Chick Corea, Ben Harper, Michel Donato-Oliver Jones, Loree-na McKennitt, Taj Mahal, Colin James et Michel Cusson.TÉLÉVISION La conquête du cinéma québécois La paix à la CBC PRESSE CANADIENNE Mike Sullivan, le chef de l’équipe de négociation du syndicat des techniciens de la société d’Etat, a annoncé hier que les adhérents avaient ratifié un nouveau contrat.Le dépouillement n’était pas tout à fait terminé, mais il ne faisait aucun doute que plus de 70 % des membres se sont prononcés pour l’acceptation.Environ 80 % des 2241 adhérents du Syndicat des communications, de l’énergie et des travailleurs du papier se sont prévalus de leur droit de vote.«C’est une bonne indication de ce que pensent vraiment les syndiqués, a déclaré M.Sullivan.C’est ça la démocratie.» Les techniciens ont obtenu des augmentations salariales de 1 % pour chacune des deux prochaines années ainsi que l’établissement d’un fonds de formation d’un million de dollars et l’abolition du calcul des heures supplémentaires par la moyenne des heures travaillées.Ce sont les quatre derniers syndicats de la CBC qui ont ratifié le contrat.La question principale était la sécurité d’emploi, cette revendication ayant été suscitée par le désir de la CBC d’avoir davantage recours à la sous-traitance.Les syndics s avaient en premier lieu qualifié cette attitude patronale de privatisation par la porte arrière, mais M.Sullivan a dit qu’ils avaient accepté un «ensemble» de protection et de sous-traitance.Avec un millier d’emplois déjà éliminés à la CBC entre novembre dernier et mars, le radiodifïuseur voulait obtenir 35 millions supplémentaires de compressions budgétaires.La Guilde canadienne des médias, qui représente 2800 journalistes, réalisateurs et autre personnel connexe, a été la première a accepter le contrat, suivie de l’unité de 950 membres du Syndicat canadien de la fonction publique, qui représente les employés de bureau et les administrateurs.PAULE DES RIVIÈRES LE DEVOIR Il y a 100 ans jour pour jour, les frères Lumière présentaient leurs premiers essais au théâtre Palace, à Montréal.Dans la salle, un jeune apprenti plombier, fraîchement arrivé de la campagne, regarde avec ravissement la projection.Il s’appelle Léo-Ernest Ouimet.Il vient de trouver sa vocation.Il sera tour à tour électricien, éclairagiste, projectionniste, cinéaste, homme d’affaires.Il est l’homme clé du début du cinéma ici.Son histoire nous est servie dans La Conquête du grand écran, un film signé André Gladu, présenté ce soir, 21h à Radio-Québec — qui n’a malheureusement pas fait beaucoup d’effort pour annoncer l’événement —, et qui retrace l’histoire de notre cinéma, de 1896 à nos jours.N’arrivez pas en retard dans votre salon (ou votre chambre à coucher ou votre cuisine) pour cette représentation car la première heure est un pur délice.Après, c’est une autre histoire.Le cinéaste, qui est également un documentaliste chevronné, intercale à la narration, qui est en soi une histoire fascinante, des segments d’archives des premiers films présentés ici.Le téléspectateur verra notamment un passage des Espérances, un film de Ouimet lui-même présenté en 1908, soit juste avant que le clergé n’entre en guerre contre les vues animées qui attiraient plus de monde que la messe le dimanche.Derrière l'engouement pour les projections animées se profile une impitoyable bataille pour le contrôle d'une activité de phis en phis profitable.Cest cette histoire que raconte Gladu, en rappelant que l’appétit des Américains fut immense dès les débuts du cinéma.Logiquement, donc, les Québécois durent se battre dès le tournant du siècle pour garder ici une partie des profits de l’industrie.L’histoire d’Emest-Léo Ouimet, si elle est pariculièrement intéressante en raison du fait qu’elle est peu connue, n’est pas la seule.Gladu a choisi également de s’attarder au parcours d’Alexandre de Sève qui, entre les deux guerres, a lui aussi eu le coup de foudre, cette fois pour le cinéma parlant alors à ses premiers balbutiements.La France produit beaucoup de films et de Sève fera fortune en les achetant à bon prix.Voyant cela, les Etats-Unis font traduire leurs films et les présentent en France et au Québec.Paul Langlais apporte aussi sa pierre à l’édifice en fondant, en 1946, Quebec Production.L’Office national du film, mis sur pied en 1939, restera une structure très anglaise jusqu’à ce qu’un groupe de cinéastes, incluant Fernand Dansereau mais aussi de nombreux autres, se révoltent Claude Jutras, la troisième clé Claude Jutra est la troisième clé du film, choix heureux s’il en est en raison de sa grande contribution au septième art et de ses nombreuses interventions pour faire avancer le débat Jutra s’interroge beaucoup sur l’existence d'un cinéma canadien, qu’il contribuera lui-même à créer, n’hésitant pas à faire cavalier seul.Ne tourpera-t-il pas le long métrage de fiction A tout prendre, à un moment où les cinéastes québécois venaient de trouver leur niche dans les documentaires, en réaction aux importations cinématographiques?Les rebondissements sont nombreux, bien expliqués et tout cela est passionnant.Du moins pendant les 60 premières minutes du film.Après, la sauce se gâte, pour plusieurs raisons.Il est assurément plus difficile de placer des événements, des films et des cinéastes récents dans une perspective historique.De plus, la partie plus contemporaine de l’histoire du cinéma québécois s’insère dans un rythme différent, comme si le cinéaste avait craint d’oublier tel ou tel ci- néaste et avait succombé au désir de mentionner tout le monde, avec des extraits ou des bribes d’entrevues.Mais cela donne un segment décousu, où certaines explications sont escamotées — par exemple, on apprend que dans les années 80 le cinéma est devenu un art de producteur, sans plus — et où d’autres énoncés sont martelés dans une ambiance militante.Mais les faiblesses de cette dernière partie du film sont compensées par une première heure passionnante.CINÉMA LIBRE & LES PRODUCTIONS DU RAPIDE BLANC présentent te Késoz mHpMçe I n film réalise par Fernand Bélangejy^.-UN R0AD movie.uH il'apris l'mit raycdnusiral HOMMAGE DANGEREUSEMENT 'Jjf.ir"TkfsukDi: i.a l w.t r musical a la langue Dicr «le René L lissier Pierre Demers m o .\ Z ^ ce am encart AU CINEMA PARALLELE mt sr-uwen mmhi a 17H15 etéh DES DBIAW AU CTÉMAONf tsw »o»a22H00
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