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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1996-07-12, Collections de BAnQ.

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Sports Page B3 Agenda Page B6 Culture Page B7 À Voir Page B8 ?PLAISIRS HORTICULTIRE La Provence des jardins Du palais des Papes aux abricotiers des mas, surprenez-en Vâme On croit la connaître, la Provence.Mais, entre deux clichés, entre deux rosés, elle se dérobe, côté cour et côté jardin.Tant mieux, il faut encore l’apprivoiser, la belle, et chercher dans ses jardins quelques-uns de ses attraits.> ; Surprenez l’âme de la Provence dans ses parcs publics les, plus secrets — façon de parler, bien sûr.A Avignon, à l’ombre du festival et off-pa-lais des Papes, le jardin du Rocher des Doms.Allez-y, le temps d’un entracte, c’est tout près.' Vous passerez de l’empire de la lumière— la grand’ place du Palais des Papes — au royaume de l’ombre ou plutôt des ombres.Pensez donc, depuis près de six mille ans qu'on s’y promène sur ce rocher, ça en fait des touristes et des âmes en peine.Vous ne serez pas le premier.Eh non! En Provence, on marche toujours dans l’ombre ou sur les traces de quelqu’un.Celles de Jules César, de Van Gogh, de Cézanne, de Mistral, de Daudet, de Pagnol, de Colette, de Durrell, de René Char et de Nostradamus.Faut s’y faire.Mais, ne soyez pas intimidé.Asseyez-vous tout de même, vous aussi.Sous les arbres et face au grand bassin où nagent les cygnes et >les canards.Mais, était-ce la nymphe de la fontaine, la grotte factice ou l’odeur humide de ces jardins décatis?Soupir et resoupir! Vous voilà mélancolique.Vous allez voir plus loin si la nostalgie vous suit.Et vous trouvez à Arles, la même atmosphère douce-amère aux jardins des Lices derrière le théâtre romain ou aux Alys-camps, une ancienne nécropole.Ou encore peut-être à Orange aux jardins de la colline Saint-Eutrope ou à Nîmes, aux jardins de la Fontaine.Mais voilà! Ciel de Provence et larmes de crocodiles antiques et en toc, comme qui dirait! Vous n’êtes pas venu jusqu’ici pour cultiver votre spleen.Changez d’humeurs, changez d’époque! Allons, revenez à Avignon au petit square Agricol-Perdiguier sur le cours Jean-Jaurès.On y met en scène les classiques: la statuaire gréco-romaine.Et on joue les modernes: étonnants arceaux métalliques, des treillis pour grimpants.Dans l’esprit du festival! Soyez audacieux.Vous découvrirez des trésors de petites places dans chaque ville de Provence.Ne serait-ce que trois platanes taillés et trois bancs dissimulés derrière une église romane comme à Tarascon ou un grand canal comme à Isle-sur-Sorgue.Ou encore un jardin public caché derrière un hôtel de ville comme à Cassis.Ce jardin sans complexe mêle grand art topiaire, rosiers grimpants, annuelles en massif, bassin où cancanent les canetons et terrain de jeu.Tout cela, entre plage — la plage, c’est derrière le boulodrome, bonne mère! — et place du marché!!! Des jardins bien gardés Découvrez l’histoire de la Provence dans les jardins de ses châteaux et forteresses.Ainsi, d’Avignon, traversez le Rhône.Les tours et les murailles du Fort Saint-André rappellent cette fin du Moyen-ge où les rois de France gardaient un oeil sur les papes, leurs puissants voisins.:Quoi?Vous n’avez aucun goût pour les ouvrages militaires.Fort bien.Mais il y a fort à parier que Vous changerez votre fusil d’épaule après avoir vu ce fort-là.Et l’abbaye qui s’y cache.Car, celle-ci abrite un merveilleux jardin.Un peu brouillon, mais avec juste assez de chapelles en ruines, de cyprès bien droits, d’oliviers, de fleurs — roses et iris— au printemps, de bassins, d’escaliers dérobés et de vues imprenables pour vous inspirer un grand Ah! de surprise en le découvrant.Et Villeneuve-lès-Avignon, comme toutes les villes de Provence, garde bien d’autres jardins dans ses cours bien closes.Profitez de la moindre brèche pour vous y introduire du regard.Le château de Roussan à un jet de pilum de la romaine Saint-Rémy-de-Proven-ce vaut aussi le détour, dit-on.On y tient un petit hôtel et un restaurant.Prix d’ami ou coup de fusil, l’histoire cependant ne le dit pas.Quantité de jardins de château de moindre importance méritent une visite.Par exemple, les jardins du château d’Ansouis sur le versant sud du Lubéron.Ils constituent à eux seuls un traité sur la sobriété dans l’art de la taille.L’art de vivre Goûtez l’art de vivre en Provence.En zyeutant les jardins des mas et des maisons de villages: Gordes aux pierres blondes, Roussillon d’ocre ou Oppède-le-Vieux dans le Lubéron.Vous y trouverez: ici, une roseraie, là des acanthes aux pieds des murs ou un potager sous les oliviers et les cerisiers.Et des bi-gnones, des rosiers ou sur la côte des bougainvillées qui s’échappent en fleurissant hors les murs.Le long des départementales de troisième importance, au travers des grilles bordées de cèdres de l’Atlas et de pins, devinez les jardins de mas.Rêvez-les, plantés d’oliviers, des cerisiers, d’abricotiers, d’amandiers et de figuiers déformés par l’âge et de vignes en rangs serrés.Imaginez-vous sirotant un pastis sur une de leurs terrasses ombragées d’un platane taillé et bordées de santoline, de lavande et de lauriers-roses.Avec le Cap Canaille, la Sainte-Victoire ou le Lubéron en plein dans l’œil.Ca y est, vous y êtes!!! Que faire, que faire cette semaine?¦ Sautez dans le premier avion pour Marseille et dans le premier melon pour Cavaillon.¦ Effectuer une taille d’été sur les pommiers vigoureux.Pas de pitié pour les gourmands, les rameaux qui s’entrecroisent ou jettent de l’ombre sur les branches chargées de pommes.¦ Larves de l’anneleur du framboisier.Exaspérant ces tiges qui flétrissent à leur extrémité.Coupez-les à 5 cm au-dessous de l’anneau le plus bas.¦ Ce trou dans votre plate-bande de vivaces vous tarabuste tout autant que les trous noirs, les trous de mémoire, les trous dans la couche d’ozone .et dans votre budget.Offrez-vous tout de même une ou deux caissettes d’annuelles pour raccommoder le tout et n’en parlons plus.¦ Lecture: Au risque de se répéter: Splendeur des jardins de Provence! de Louisa Jones chez Flammarion.N’attendez pas d’y être: il vous coûtera plus cher là-bas.Par contre, vous aurez en librairie des ouvrages sur les jardins de bastides ou les plantes de garrigues pratiquement introuvables ici.Aussi, .Le secret des Andrônes de Pierre Magnan.En Haute-Provence, un bon petit roman policier au parfum de glycine.Danielle Dage nais ?T' »- Près de Bonnieux: acanthes et plantes de garrigne dans un des multiples avatars du jardin provençal, tire de Splendeur des jardins de Provence, de Louise Jones.l 8cV‘ as RÉMY CHAREST CORRESPONDANT À QUÉBEC est drôle.Juste avant d'écrire ce texte, je fouillais dans une pile de journaux, à la recherche d'autre chose, et je suis tombé sur un article de la collègue Josée Blanchette, publié dans cette page il y a un an presque jour pour jour, qui disait combien “les îles ont toujours un petit quelque chose de paradisiaque et d'évocateur”.Elle y parlait de son île à elle (Montréal), tout comme je m'apprête à vous parler de la mienne -autant que faire se peut, puisque Québec n'est pas une île -, j'ai nommé l'île d'Orléans.Je ne suis pas seul à penser comme ça: si quelqu'un de Québec vous dit qu'il s'en va à l'île, on sait tout de suite de quoi il parle.C'est qu'on y tient beaucoup, à l'île d'Orléans, par ici - peut-être parce que, comme toutes les îles, elle évoque une autre réalité, un peu plus hors d'atteinte que la moyenne des lieux.Toutes les zones urbaines ont des échappées belles, des endroits pas trop loin où l'on peut être ailleurs, quelques heures ou plus longtemps.L'île en est une très particulière pour la Capitale, puisqu'elle est à la fois banlieue, campagne paisible, lieu de villégiature, site touristique, paradis de la chasse aux oies et à la sauvagine, source d'approvisionnement en fraises (qui sont à l'endroit ce que les bleuets sont au Lac Saint-Jean), parcours d'excursion pour cyclistes endurcis, etc.Cette variété de styles et d'usages, elle est inscrite physiquement dans l'allure des lieux, comme on le voit si bien en faisant ce tour chanté autrefois par Félix Leclerc.Sur trente-quatre kilomètres de long et huit de large, on change plusieurs fois d'univers.Tout d'abord, il y a Sainte-Pétronille, dont le rôle de banlieue cossue (on est à quinze minutes du centre-ville, grâce à l'autoroute) n'a pas transformé l'atmosphère surannée.Avec sa route étroite et ses maisons chic se faisant discrètes derrière leurs haies, l'endroit n'a pas perdu son air de villégiature fin XIXe siècle, époque où le premier quai de l'île y était construit pour permettre aux produits maraîchers de prendre la route du marché, et aux bourgeois de la ville d'y venir se détendre au Château Bel Air, au Château Bellevue ou dans des villas aux grands bal-cops qu'ils s'y faisaient construire.A Saint-Laurent et Saint-Jean, les an- Quand il est allé s’y s'installer, en 1970, Félix avait l'île dans la tête depuis vingt ans ciennes maisons de ferme sont installées sur les hauteurs, tandis que les deux villages entassent les résidences, commerces et chalets des deux côtés de la route, à ras du fleuve et juste devant la côte du sud.A la pointe est, là où l'île lèche l'eau salée du fleuve qui s'ouvre, Saint-François semble un peu plus dispersée.La route passe dans les champs, la campagne semble plus travaillante, moins occupée par des vacanciers prenant l'air de gentlemen-farmers.Puis on revient sur Sainte-Famille, qui étale ses fières maisons traditionnelles au vu et au su de tous, avant de passer par Saint-Pierre où quelques rares châteaux de banlieue - des maisons aux allures préfabriquées, installées dans des pelouses d'un vert arrosé, parfaitement dépourvues d'arbres - viennent nous rappeler qu'on n'est pas si loin de la ville.Pour moi, le plus beau coin de l'île se trouve toutefois en quittant momentanément le tour.En traversant de Saint-Jean à Sainte-Famille par la route du mitan - le mot insulaire pour désigner le milieu des terres -, on passe soudainement dans un tout autre lieu, qui ressemble plus aux pays de la Loire qu'à notre propre campagne.Et surtout, à l'arrivée, la côte de Beaupré et le Mont Sainte-Anne apparaissent plus beaux que partout ailleurs.C'est là qu'on se rend pleinement compte qu'en passant à l'île, on change de perspective.Mais bon, vu que moi, l'île, je la vois en visiteur, je me suis demandé ce qu'on en pensait quand on y habite vraiment.Je n'ai pas voulu appeler Jean-Paul L'Allier, car comme maire de Québec, sa résidence à Sainte-Pétronille a toujours été une question délicate.Alors j'ai plutôt téléphoné à mon copain Francis, le cinéaste, qui y vit depuis qu'il est né et qui, même s'il a dorénavant de petits pieds à terre à Québec et à Montréal, y trouve toujours son vrai chez soi.“Je traverse toujours des ponts, pour aller d'un endroit à l'autre, mais c'est celui de l'île que j'ai pris le plus souvent, et quand je parle de "chez nous", c'est là.Ailleurs, c'est "mon appartement".Au risque d'avoir l'air quétaine, je dirais que c'est ma patrie.” C'est à cet endroit qu'il écrit et qu'il veut aussi tourner, lui qui prépare un premier long métrage, dont une partie se passerait là, autrefois.Pourrait-il faire autrement, avec un père qui s'appelait Félix et dont le fantôme est toujours là, aux limites de Sainte-Famille et Saint-Pierre?“Quand il est venu s'installer ici, en 70, il avait l'île dans la tête depuis vingt ans,” explique Francis en évoquant la maison familiale, dont le salon reproduit fidèlement celui de la maison de Vaudreuil, celle d'avant.La maison en question avait succédé à une cabane en bois rond construite dans une mode des années soixante, au fond des terres d'un couple de cultivateurs que Félix ne voulait pas déranger en s'installant chez eux.Aujourd'hui, la cabane est devenu le refuge des refuges pour celui qui espère ne jamais vraiment quitter son île: “J'aurais aimé être là avant le pont, me retrouver sur l'île quand il n'y avait vraiment que des insulaires.En descendant à la cabane en bois rond, c'est un peu le sentiment qu'on retrouve.Il n'y a pas un bruit, seulement quelques maisons en face, de l'autre côté du fleuve.On est vraiment au bout du monde.” De Sainte Pétronille à Saint-Laurent et de Sainte-Famille à Saint-Jean, la variété de styles et d'usages est inscrite physiquement dans l'allure des lieux PHOTOS ARCHIVES L’île est très particulière pour la Capitale, puisqu’elle est à la fois banlieue, campagne, lieu de villégiature, paradis de la chasse et parcours d'excursion pour cyclistes endurcis.A1C L E I) E V 0 I R .L E V E N I) R E I) I 12.! U I L L E T 1 » » (i B 2 PLAISIRS m litr ¦fell I r fr-ji J esb uV.IMS a er t>r S ti s\r i is*.Ciel d’Afrique sur le macadam JOSÉE BLANCHETTE L e Festival «Vues d’Afrique fête l’été» sera des nôtres jusqu’à dimanche un peu partout en ville, du marché Maisonneuve au parc Lafontaine.Mettez-vous au rythme d’une cuisine aussi immense qu’un seul continent.ABYSSINIA 5594-A, rue Sherbrooke Ouest Tel: 486-3133 Mardi au dimanche: 12h à 15h et 17h à 23h La cuisine éthiopienne fait des petits depuis quelques temps et nous étonne tant par ses rites de table raffinés que par ses parfums recherchés.Le restaurant Abyssinia nous propose un petit voyage à table, dans la partie traditionnelle du restaurant, autour de l’indjira, une crêpe plate à la farine de teff i présentée dans un panier.Sur cette crêpe on dépo-.se les différents ragoûts de viande ou de légumes.;Le berbere, une sorte de paprika local, est le princi-cpal assaisonnement utilisé.On utilise aussi le poivre ?fle cayenne et la cardamome, l’ail et les graines de -moptarde, le curcuma, le gingembre frais.Etonnante visite que celle faite chez Abyssinia.cLe service vous enchantera tout autant que cette habitude typiquement africaine de manger avec les doigts.Le partage prend ici toute sa signification et la bière toute sa joie de vivre.Laissez les tables et les chaises aux esprits coloniaux et réservez du côté traditionnel, c’est beaucoup plus amusant Comptez environ 25 $ pour deux personnes avant bière, taxes et service.LE VIEIL ALGER 5334, avenue du Parc Tél.: 2704041 Mercredi au dimanche de 18h à minuit L’Afrique du nord est toute au rendez-vous de ce restaurant au charme indéniable.Des musiciens ajoutent une note méditerranéenne chaque fin de semaine à compter de 19h.On y sert une cuisine qui sort des sentiers battus et rebattus du couscous garni, sauce harissa.En plus d’un accueil charmant, vous retrouverez des spécialités uniques de la cuisine algérienne telles que la soupe Hrira, une crème de poulet et d’agneau au carvi, un tajine d’agneau au cœur d’artichauts, du coquelet aux petits pois ou du poulet aux olives.On prépare également le méchoui sur commande pour dix personnes et plus et on trouve même un couscous à la sauce blanche, à l’agneau et aux navets parfumé à la cannelle! Gardez un chouïa d’appétit pour les desserts confectionnés à la pâtisserie l’Algéroise et parfumés à l’eau de fleur d’oranger.Comptez environ 50 $/2 personnes avant vin, taxes et service.AQUARELA DU BRÉSIL 3951, rue Saint-Denis Tel: 845-1552 Mardi au vendredi: 14h à 23h Samedi et dimanche: 14h à 24h Le chef bien connu Jean-Louis Thémis sera le maître queux des démonstrations culinaires au Festival «Vues d’Afrique fête l’été».Vous pouvez goûter à sa cuisine malgache, créole (et brésilienne) au sympathique resta Aquarela du Brésil.Une combinaison culinaire qui séduit, une musique qui enlève, une atmosphère qui réchauffe, voilà en résumé la formule de ce petit restaurant différent.L’assiette d’entrée mixte vous propose un tour d’horizon des spécialités froides telles que la salade de chayote, les moules à la brésilienne, la ratatouille d’aubergines et la julienne de mangue en vinaigrette.Vous pouvez poursuivre avec les crevettes et manioc au safran et coco, le poulet Gombo ou les brochettes d’agneau au tamarin.N’oubliez pas d’aller en cuisine serrer la pince à Jean-Louis, le chef le plus enjoué en ville après sœur Angèle.S\l ' SV.SA S\ La baie à cheval Une promenade équestre au Mont-Saint-Mickel JEAN-LOUIS ANDRE LE MONDE Genets (Manche) — Ville-dieu-les-Poêles, deux minutes d’arrêt.Trois passagers seulement descendent du train de Paris qui file vers Granville.Pourtant, le Mont-Saint-Michel, joyau touristique visité chaque année par quelque 2,5 millions de personnes, n’est qu’à une cinquantaine de kilomètres.Mais cette gare de Normandie reste hors des circuits balisés.«Vous allez voir, lance Yva, dont 'Tes bottes et les éperons constituent la meilleure des cartes de visite, Genets, l’ancien port du Mont-Saint-Mi-chel, est une réserve d’indiens, peuplée d’irréductibles qui s’accrochent à leur terre.» «Ici, ajoute-t-elle fièrement, nous sommes à mille lieus des bazars à touristes du Mont.» De Genets, en effet, ne partent ni route ni digue goudronnées.Pour aller faire ses civilités à l’abbaye, il n’y a guère le choix: la baie se traverse à pied ou à cheval.Une ferme austère, de schiste et de granit, un chien noir et blanc qui fait la fête à sa maîtresse, et les chevaux qui accourent, curieux, dans le pré d’en face.On selle.Mais pas question de s’élancer immédiatement dans la baie.Ici, c’est l’horaire des marées qui commande le flux et le reflux des hommes.En attendant que la mer se retire, on va flâner le long de la côte, pour s’initier, au petit trot, à la géographie locale.Hippodromes naturels Se succèdent, le long de chemins creux bordés d’aubépine, des vergers plantés de pommiers à cidre et des prés vallonnés.Au détour d’une butte, les premiers herbus.Des prairies, inondées les jours de grande marée, où un gazon aussi ras que fourni nourrit des moutons à tête noire: les prés-salés.Au-delà, noyé dans le brouillard, commence la grève.Une étendue sans horizon où le gris du sable se confond avec le plomb du ciel et de la mer.Le Mont domine le paysage de ses 80 mètres.Première halte à Saint-Léonard.On attache les chevaux devant la Maison de la pêche à pied.L’occasion d’apprendre comment les 25 000 hectares de sable et de vase que découvre la mer firent, naguère, la fortune des habitants de la baie.Armés de grands filets, d’épuisettes géantes et de nasses, ils pêchaient, à marée basse, soles, plies, crevettes, coques et même quelques-uns des saumons qui, pour frayer, remontaient le Couesnon, la Sée et la Sélu-ne.Aujourd’hui, les pêcheurs professionnels ne sont plus qu’une poignée et les saumons sont protégés.L’un des derniers inscrits maritimes accueille les visiteurs du petit musée de Saint-Léonard et leur raconte le temps où les patrons s’engageaient, par contrat, à ne pas servir de saumon à leurs employés plus de trois fois par semaine.Retour vers la baie où le soleil, qui perce sous les nuages, donne aux herbus des reflets de feu.On croise des chevaux de course à l’entraînement sur les dunes.«Ici, c’est le paradis des chevaux: des pâturages riches, un air vivifiant et des kilomètres de chemins et de pistes sablonneuses», explique Yva.Il y a même des hippodromes naturels cachés dans les herbus, et un village, Dragey, où l’on recense 400 chevaux pour 300 habitants.Au Bec d’Andaine, vous attendent une guinguette, où, les soirs d’été, on donne des concerts de jazz, quelques familles qui pique-niquent et des enfants qui pataugent dans le sable.Depuis le Moyen Âge, cette avancée de terre est le point de départ de la grande traversée de la baie.Les pèlerins, qui arrivaient de Paris ou des routes du Nord, y passaient forcément.Aux lendemains de la dernière guerre, l’abbé Bourget a décidé de relancer les pèlerinages.Ainsi, deux fois par an, 3 ou 4000 personne s’élancent vers le Mont, à pied.La technique est restée la même: les premiers à partir tendent une corde destinée à canaliser la marée humaine; le reste de la troupe suit.De Philippe Auguste à François 1er, les rois de France virent tous rendre grâce à l’archange saint Michel.À cheval, et en se gardant de mettre pied à terre dans la baie.Au début de ce siècle, des «maringottes», charrettes tirées par des cobs normands, transportaient, depuis le Bec, les épouses des notables.Une tradition qui s’est perdue, le sable et la vase, qui, chaque jour, gagnent du terrain, ayant rendu impossible le passage de ces attelages.Heure après heure, année après année, la baie change.«D’une marée à l’autre, précise Yva, le cours des rivières varie de plusieurs kilomètres.Les gués ne sont jamais au même endroit et le sol est plein de pièges.Avec, notamment, l’étrange sensation que tout ce sable recouvre une couche de billets.» On repense alors aux légendes, à la marée qui, dit-on, monte à la vitesse d’un cheval au galop, aux sables mouvants, aux jours de brouillard où les cloches de l’abbaye sonnent pour guider les pèlerins égarés.«Il faut avoir parcouru la baie des centaines de fois, insiste Yva, pour être sûr de son chemin et savoir deviner les passages dangereux.» En quelques minutes, les repères basculent dans ce paysage indécis, entre Camargue et désert du Téné-ré.Rendus fringants par tant d’espace, les chevaux pointent les oreilles.On les laisse filer, à plein galop, dans une gerbe d’écume.Le Mont, petit à petit, émerge de la brume.La Cuvée fpr'xmd Ud^iède, 1988 de Champagne Laurent-Perrier est arrivée.Faites-vous plaisir, dégustez-la dans les restaurants suiuants : RIVE SUD Halte gourmande Les Quatre Feuilles LES QUATRE FEUILLES MONTRÉAL L'ARMORICAIN 1550 rue Fullum Montréal.(Québec) (514) 523-2551 LE RITZ CARLTON 1228 rue Sherbrooke, ouest Montréal.(Québec) (514) 842-4212 TOURNANT DE LA RIVIÈRE 5070 Salaberry Carignan.(Québec), (514)638-7372 E S T R I E AUBERGE HATLEY Boîte postale 330 North Hailey.(Québec) (819) 842-2451 MANOIR HOVEY C.P.60.North Hatley.(Québec) (819) 842-2421 360, rang de la Montagne, route 229, Rougemont.Dimanche à partir de 11 h.faites Le Tour de la Pomme.En 50 plats, découvrez le pomme de la soupe au dessert.Dimanche soir, dés 16 h.faites Le Tour du Québec.Plus de 50 plats, tels que truites de Gaspésic.agneau du Québec etc.Réservations nécessaires 1-800-561-6880 \eauJtij.c nfir» I Maintenant ouvert jusqu'à 21h B _ • du mercredi au dimanche • nouveau menu.qualité d'autrefois • aussi, carte des vins DINER ) Pour faire partie des 985-3322 (Ouvert tous les soirs dès 17bîO Tables d'hôte A partir de 13,95$ Menu dégustation i 24$ ' Apportez votre vin.Restaurant La Raclette Terrasse fleurie e «me et rarupéaiiK 1059 rue Gilford ungk Christophe-Colomb), Montréal Réservations : 524-8118 VINS L’insoutenable légèreté du vin Il arrive parfois, dans le meilleur des mondes et avec toute la bonne volonté voulue, qu’un liège récalcitrant hésite à céder le passage au liquide qui nous intéresse tant.Alors on s’acharne, on se bat, on martèle le goulot dans l’espoir d’envoyer au tapis l’objet de nos soucis.Mais c’est dans le ring, à l’intérieur de la bouteille que le véritable pugilat des poids plumes et poids lourds, des vins légers et vins corsés a lieu.Si l’on admet volontiers que les poids plumes chatouillent, il ne faut pas nécessairement croire que tous les poids lourds cognent.Question de technique.Alors, ranger tous ces vins corsés dans la catégorie des boxeurs virils, barbares et impitoyables qui assomment de leurs gants de tanins et d’alcool tout se qui se trouve à portée de papilles, n’est peut-être pas la meilleure chose à faire car il s’en trouvent d’élégants et de remarquablement stylés.Certains se permettent même, en athlètes agiles et fluides, un fort joli jeu de jambes.Le secret de leur entraînement?Pour les rouges, il suffit de préserver l’équilibre délicat entre acidité, alcool et tanins bien mûrs.Surtout, éviter ces chaptalisations excessives qui contribuent, à la façon d’une bonne dose de stéroïdes, a gonfler par l’alcool la masse musculaire du moût, sans égards avec la matière première disponible.Le match au palais risque alors d’être caustique et bien amer.Ce qui n’est pas le cas de ce curieux et fort sympathique Mour-vèdre 1993 (22,75 $ -s) de la maison Horton de Virginie.Ici, l’acidité fort débrouillarde semble vouloir «alléger» la belle masse fruitée et poivrée de l’ensemble.Original, bien qu’il lui manque un peu d’allonge.Le Merlot chilien Gran Tarapa-ca 1994 (10,55 $ "), au goût frais de canneberges et d’épices, valse lui aussi dans le même sens: une technique élémentaire mais un coup droit qui va au cœur.Ça se corse avec les Cahors Moulin Lagrezette 1994 (15,50$ s) et Château Lagrezette 1993 (20,55 $ s).Rien de plus normal, c’est l’appellation qui veut ça.De l’austérité même, surtout dans le second où la densité des arômes teintés de bois neuf percent à peine hors de l’enveloppe fortement colorée mais quel boxeur! Pour le moment, il réchauffe ses muscles au gymnase.En attendant, vous pouvez déboucher le premier, sans crainte de vous battre avec le bouchon ou le vin qui se trouve derrière.Ferme soit, mais expression fraîche, fruitée et fumée d’un athlète en bonne forme.Le knock-out arrive de plein fouet avec le Domaine du Pégau 1992 (28,55 $ s), un Châ-teauneuf-du-pape solide et puissant il est vrai mais que l’acidité main- J e a n U b r y tient sur le ring sans lourdeur, jusqu’en finale.Parfums complexes de réglisse, de café, de fruit mûr, de datte fraîche et de caramel.Un poids lourd traditionnel avec l’âme d’un poids plume.Plus «légers» entre autre parce qu’ils sont dépourvus de ces tanins et matières colorantes qui étoffent les rouges, les vins blancs secs basent leur stratégie de combat sur, le rapport tout simple de l’acidité et, de l’alcool alors que le même rapport se joue à trois pour les blancs moelleux, plus sucrés.On soupçonne à peine l’incroyable légèreté que peuvent présenter certains blancs à faible taux d’alcool.Les vinho verde portugais et vins allemands atteignent plus que tout autre cet état de grâce: toujours ils rebondissent au palais et jamais ils ne lassent.Il n’y a rien de tel d’ailleurs pour désaltérer (hormis le citron pressé) et agiter les sardines grillées que la vivacité incarnée des Vinho Verde Aveleda 1995 (9,95 $,“) et Trajadura da Aveleda 1995 (11,10 $ s) dont Je fruité immédiat et la pointe de gaz carbonique s’imposent aux papilles comme ces bulles de scaphandriers venues se dissoudre à la surface de l’eau.Dans le même esprit mais avec plus de finesse, de personnalité et une touche de sucre résiduel qui rend supportable la mordante acidité je ne puis que vous recommander de goûter au Riesling 1991 Kabinett, Konigin Victoria Berg, Sélection Deihnard (14,90 $ s), littéralement explosif avec son goût de mandarine fraîche et de citron, au cristallin et minéral Riesling 1993 Spâtlese Sonnenberg (21,65 $ s) du Rheingau de la maison Hirt Gebhardt ou encore au complexe et racé Riesling 1994 Spâtlese Kreuznacher Kahlen-berg, de Paul Anheuser.Des vins plus agiles encore que le plus agile des lièvres.Et quel jeu de jambes! Vins-plaisir de la semaine Pinot Blanc 1994 Kabinett, Lenz Moser (13,05 s) et Château du Cèdre 1993 «Le Prestige», Cahors (21,45 $ S): dans le coin droit, un grand sec et nerveux d’Autriche, pesant à peine plus que son poids de fruit, d’épices, de miel et d’anis et dans le coin gauche, à la robe opaque et jeune, un monument d’élégance et de corpulence affinée, au jeu subtil et profond où s’articulent avec éclat les gestes calculés et mesurés du boxeur d’expérience.Un vainqueur dans pas moins de cinq ans.*R signifie produit régulier et S, spécialité ^ goajy-^ Poids plume ou poids lourd?¦£ / m % i.Produit de France Mil EN B0WHUE MRB0ÏTLED BV AVELEDA • S0ŒDADE AGR1C0LA E COMERCIAl DA QUETA DA AVELEDA.SA.PESAF1EL EORTl'GAl .Product of France v» rroauci oi r 13.5 % alc./vol.^ Agent au Québec : OFFICE DES GRANDS CRÛS APPELLATION CHATEAUNEUF-DU-PAPE CONTRÔLÉE Yin Wine Mis en bouteille ;\ la prof >riê.GAEC.FERAUD Paul et Rie, Propriétaires Récoltants à CHÀTEAUNEUF-DU-PAPE |Vse| 750 ml. I, E I) E V 0 I It , I, E V E N I) ft EDI I 2 .1 I’ I I.I, E T I !» !» (i B 3 LE DEVOIR - EN BREF ?GONZALEZ FAIT SENSATION À VALENCE Reuter — Le Colombien Chepe Gonzalez s’est surpris lui-même, hier, en enlevant la IL' étape du Tour de France à Valence.Gonzalez, 27 ans, vainqueur du Tour de Colombie en 1994 et 1995, a signé son premier succès majeur en Europe en surprenant ses sept compagnons d’échappée dans le dernier kilomètre.Au passage sous la flamme, le Colombien est parti comme une flèche pour battre d’une seconde le champion d’Espagne Manuel Fernandez Gines, deuxième, et l’Italien Alberto Elli, troisième.Le Danois Bjame Riis conserve le maillot jaune, devant le Russe Evgueni Berzi-ne, à 40 secondes.Tony Rominger reste troisième à 53 secondes, malgré une chute dans le dernier des six cols de moyenne montagne du jour.PIERCE A MONTRÉAL (PC) — Malgré une première moitié de saison décevante, la Française Mary Pierce estime qu’elle est en voie de retrouver tous ses moyens en vue des Internationaux de tennis du Canada.«Je n’ai pas connu une bonne ' année jusqu’à présent, admet sans ambages la joueuse de tennis, en provenance de Bayonne où elle s’apprête • à prendre part aux demi-finales de la Coupe de la Fédération.Mais je joue de mieux en mieux et j’aime mieux ¦ fne concentrer sur les mois et les années à venir que sur une demi-année ' décevante.» En 1995, Pierce trônait au troisième rang de l’échiquier mondial, derrière l’Allemande Steffi Graf et l’Espagnole Arantxa Sanchez-Vica-rio.Presque un an jour pour jour, elle se retrouve au 13' rang du classement WTA La Française, qui est née à Montréal, a connu un parcours cahoteux, mais quand même en progression, lors des tournois du grand chelem.Pierce a atteint les quarts de finales de Wimbledon où elle a subi la défaite face à la Japonaise Kimiko Date.De là à dire qu’elle va remporter le titre à Montréal, il y a un pas qu’il ne faut pas franchir.LES SPORTS Un journaliste accuse les membres du CIO de corruption ASSOCIATED PRESS New York — Certains membres du Comité international olympique «pratiquent ouvertememt la corruption et la fraude» quand ils votent pour désigner la ville olympique, affirme un journaliste, dans une émission qui doit être diffusée bientôt à la télévision américaine, à quelques jours de l’ouverture des Jeux d’Atlanta.Andrew Jennings, journaliste britannique qui a passé des années à suivre le président du CIO, Juan Antonio Samaranch, accuse quelques-uns des 104 membres du CIO «d’être au mieux des rigolos, au pire des malfaiteurs».«La seule chose qu’ils font, tous les deux ans, c’est d’accepter toutes sortes de cadeaux, tous ces voyages en avion à travers le monde.Ils se font baiser les pieds par les villes candidates et ils dirigent leurs votes vers les endroits où ils aimeraient passer leurs vacances estivales», affirme-t-il.L’interview, conduite par Frank De-ford, fait partie de l’émission Real Sports With Bryant Gumbel qui sera diffusée, lundi, par la chaîne câblée HBO.Andrew Jennings soutient que certains membres du CIO exercent une pression sur les villes candidates, afin d’obtenir des avantages comme des bourses universitaires pour leurs enfants.«Ils ne sont qu’une centaine et ils possèdent un pouvoir absolu sur le mouvement olympique.S’ils veulent des places à l’université pour leurs enfants, ils les obtiennent.» Juan Antonio Samaranch affirme au contraire qu’il n’a pas connaissance de tentatives de corruption à l’égard d’officiels de son organisation.Andrew Jennings et son co-auteur, Vyv Simson, avaient été condamnés pour diffamation en 1993 pour les propos tenus dans leur livre The Lords of the Rings (Les seigneurs des anneaux) qui détaillait le rôle de Samaranch dans le régime du dictateur espagnol Franco.«Samaranch a transformé le CIO en copie conforme du régime franquiste, a affirmé le journaliste sur HBO.C’est comme n’importe quelle dictature.Un seul homme détient un pouvoir sans partage.Personne n’est élu dans l’organisme central.Il contrôle tout.C’est du pouvoir au compte-gouttes.» Samaranch préside le CIO depuis 1980.L’année dernière, l’organisation a modifié sa limite d’âge pour lui permettre de se représenter lors de l’élection en 1997, lorsqu’il aura 77 ans.Samaranch a précisé qu’il déciderait à la fin de l’année de son éventuelle candidature, largement attendue si son état de santé le lui permet.BASEBALL LIGUE NATIONALE Hier Philadelphie à Montréal.Pittsburgh à Cincinnati.Houston à New York.Floride à Atlanta.St.Louis à Chicago.San Diego au Colorado.San Francisco à Los Angeles.En Europe, on l’a vite situé dans la lignée des Milan Kundera et Günter Grass.Vu d’ici, on pense aussi à John Irving et John Fan te.En Europe, on l’a vite situé dans la lignée des Milan Kundera et Günter Grass.Vu (Parties d'hier non comprises) Section Est Grand Prix de Grande-Bretagne G P Moy.Dlff Atlanta 54 33 .621 — x-Montréal 49 38 .563 5 New York 41 46 .471 13 Floride 40 47 .460 14 Philadelphie 37 49 .430 161/2 Section centrale St.Louis 46 41 .529 — Houston 47 42 .528 — Cincinnati 39 43 .476 4 1/2 Chicago 41 46 .471 5 Pittsburgh 39 48 .448 7 Section Ouest San Diego 48 41 .539 — Los Angeles 47 42 .528 • 1 Colorado 42 44 .488 41/2 San Francisco 38 48 .442 81/2 Chaude lutte à prévoir entre Hill et Villeneuve Un circuit sur mesure pour le pilote québécois MARC DELBES PRESSE CANADIENNE T acques Villeneuve remportera-t-il J sa deuxième victoire en Formule Un, dimanche, sur les terres de son coéquipier Damon Hill?Rien ne plairait davantage au Québécois, qui rendrait ainsi au Britannique la monnaie de sa pièce.Hill ne lui a, en effet, pas fait cadeau du Grand Prix du Canada plus tôt cette saison.Et pour le Grand Prix de Grande-Bretagne, disputé sur le circuit de Silverstone, Villeneuve sera en terre connue puisque Williams y effectue de nombreux essais privés.D’ailleurs, la semaine dernière, il s’est révélé le plus rapide sur l’ensemble des deux dernières journées d’essais à cet endroit.«Je suis impatient de prendre la piste, car je vais tourner sur un circuit que je connais presque aussi bien que tous les autres pilotes», a d’ailleurs confié Villeneuve.Dès ce matin, il se concentrera donc en vue de trouver le meilleur équilibre de sa Williams-Renault pour les qualifications de demain.Car plus que jamais, Villeneuve sait qu’il doit partir de la première place sur la grille de départ s’il veut tenir tête à Hill, l’actuel meneur au championnat du monde.Mais sa tâche ne s’annonce pas aisée.Hill aborde «son» Grand Prix avec des ambitions élevées.«Je souhaite ardemment remporter cette course devant mon public», a-t-il révélé, lui qui compte déjà six victoires depuis le début de la saison.«Pour un pilote britannique, le Grand Prix de Grande-Bretagne revêt toujours une importance très spéciale.J’arrive ici cette année confortablement installé en tête du championnat du monde et je peux vous assurer que je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour gagner et offrir à tous une victoire britannique.» La grande inconnue de ce weekend demeure le rendement de Ferrari, en déroute au Grand Prix de France.La Scuderia a connu la honte à Magny-Cours après l’abandon, dès le tour de formation, du double champion du monde Michael Schumacher, pourtant détenteur de la position de tête, en raison d’un moteur explosé.Si sa Ferrari a retrouvé un peu de fiabilité, Schumacher pourrait jouer les trouble-fêtes, ce qui ferait le jeu de Villeneuve.L’an dernier, au plus fort de la lutte pour le championnat du monde, Schumacher et Hill s’étaient accrochés au 46' tour et l’accident avait fait jaser.Pour les autres, ils devront sans doute se contenter de nouveau d’un rôle de figurants, malgré les satisfaisantes troisième et quatrième places des Benetton-Renault de Jean Alesi et Gerhard Berger en France.Le circuit de Silverstone, construit sur les installations d’une ancienne base militaire, compte parmi les circuits les plus modernes.D’une longueur de 5,057 kilomètres, il offre une alternance de courbes rapides et lentes et comporte également quelques longues lignes droites.En clair, c’est un circuit fait sur mesure pour les Williams-Renault.LIGUE AMERICAINE Hier Texas à Oakland.Boston à Detroit.New York à Baltimore.Toronto à Milwaukee.Cleveland au Minnesota.Chicago à Kansas City.Californie à Seattle.Aujourd’hui Boston à Detroit, 19h05.New York à Baltimore, 19h35.Toronto à Milwaukee, 20h05.Cleveland au Minnesota, 20h05.Chicago à Kansas City, 20h05.Texas à Oakland, 22h05.Californie à Seattle, 22h05.Section Est G P Moy Dlff New York 52 33 .612 — Baltimore 46 39 .541 6 Toronto 38 49 .437 15 Boston 36 49 .424 16 Detroit 27 61 .307 261/2 Section Centrale Cleveland 52 35 .598 -T— Chicago 50 37 .575 2 Milwaukee 43 43 .500 81/2 Minnesota 41 45 .477 101/2 Kansas City 38 50 .432 141/2 Section Ouest Texas 51 36 .586 — Seattle 46 39 .541 4 Californie 43 45 .489 81/2 Oakland 43 45 .489 81/2 Pour placer une annonce gratuite: • Composez le (514) 985-2507 avec un téléphone à tonalité (Touch tone) • Écoutez les instructions, vous recevrez un numéro de membre et un code d’accès.• Appelez avapt lundi 12h pour que votre annonce paraisse le vendredi et le samedi suivant a- .• Les messageries-vocales Vox-tel et Le Devoir n’assument aucune responsabilité concernant les rencontres faites par l’entremise de notre service de télé-rencontre.• Les utilisateurs du service doivent avoir plus de 18 ans.iv.enc* •i*» ¦më % ' UN CIRQUE SUR LA CATHERINE Il y a quelques années, on songeait à faire de la rue Sainte-Catherine une artère piétonnière.Le projet est mort au feuilleton.On aura une bonne idée, demain et dimanche, de ce que cela aurait pu être.Destination Centre-Ville et la Société de développement du loisir et du sport du Québec invitent les Montréalais à une grande fête foraine doublée d’une immense vente-trottoir.Pour l’occasion, la rue Sainte-Catherine sera fermée à la circulation automobile, de 9h à 17h, du Faubourg Sainte-Catherine jusqu’au Complexe Desjardins, c’est-à-dire de la rue Saint-Mathieu à la nie Saint-Urbain.Une cinquantaine d’acrobates, jongleurs, trapézistes et contorsionnistes de l’Ecole nationale du cirque et de la compagnie Les gens d’R s’exécuteront dans le cadre de cet événement intitulé Destination cirque.Des terrasses seront aménagées.On se renseigne au 253-8760.Pierre Cayouette GENTILS NOUNOURS C’est la fête des mascottes à Granby jusqu’à demain.Près de 70 gentils nounours sont en vedette au grand plaisir des enfants.On y trouve des spectacles, de l’animation, des magiciens, des clowns et des séances de maquillage pour les tout-petits.Ce soir, le groupe les Foubracs présente son spectacle.Renseignements: (514) 3754322.UN PLEIN AIR DE CINÉMA Les Festival des films du monde prend l’air en fin de semaine dans le parc des festivals situé à l’angle des rues de Bleury et de Maisonneuve.Ce soir, on présente le long métrage Le Grand Bleu de Luc Besson.Demain, ce sera au tour du film Le Facteur, la version française de l’œuvre de Michael Radford, Il Postino.Dimanche, enfin, le FFM projette Camille Claudel, le film de Bruno Nuyt-ten mettant en vedette Isabelle Adjani.Les projections commencent à 21h et c’est gratuit.Apportez des couvertures, il ne fera pas chaud selon Senor Météo.VALDERI, VALDERA Vous marchez?Héritage Montréal propose une visite guidée demain du quartier Saint-Henri — le départ se fait à 14h à l’angle des rues Saint-Jacques et Saint-Ferdinand, métro Place Saint-Henri — et dimanche du square Phillips; le départ s’effectue à l’intersection de Sainte-Catherine et d’University, métro McGill.La visite, qui coûte 8 $, est une promenade à pied portant sur l’architecture et l’aménagement des quartiers de Montréal.Renseignements: 875-2985.AUTRE MARCHE, AUTRE QUARTIER Les Périmarcheurs du Québec proposent une randonnpe pédestre aujourd’hui dans Ville-Émard et Carrefour Angrignon (départ à 19h du mé- fro Angrignon); demain, dans le parc le des Sœurs (départ à 13h du métro LaSalle); et dimanche, au square Viger pour la fête des Français (départ du métro Berri à 19h).Coût; 1 $, renseignements: 7664307.VILLAGE AFRICAIN Le Village du festival Nuits d’Afrique prend une toute nouvelle dimension cette année avec une soirée additionnelle de divertissement en plein air, les matinées d’animation et les ateliers offerts par Montréal Multicolore.Voilà une chance unique pour les plus jeunes de s’initier aux diverses formes artistiques originaires ou influencées par le continent africain.Plus de 150 musiciens prendront place sur scène pour présenter danse et musique.Des trouvailles et des retrouvailles entre les trois A: Amérique, Antilles et Afrique.C’est ouvert vendredi de 17h à 23h, samedi et dimanche de llh à 23h.MUSIQUE DANS LA RUE Les musiciens du métro ont depuis cinq ans leur fête internationale.L’événement, le Festival international des musiciens de rue, se déroule jusqu’au 21 juillet à Cowansville, dans les Cantons de l’Est.On y présente au total plus de 150 spectacles: blues, jazz, rock, classique, folk, country et multiculturel.Le festival cherche à promouvoir la relève musicale en offrant, de plus, des expositions et des ateliers.Renseignements: (514) 266-0250.ISLAM EN QUÉBEC Jusqu’au 8 septembre, le Musée des religions de Nicolet présente l’exposition Au nom d’Allah, islam et musulmanes du Québec.La visite permet de parcourir les assises de la doctrine à travers un art religieux et profane, respectueux de l’intense spiritualité de l’islam.L’événement offre un survol historique et fait le point sur la situation de la présence musulmane au Québec.Un enregistrement vidéo laisse également la parole aux femmes musulmanes d’ici.Leurs propos nous éclairent et nous communiquent leur profonde conviction et leur bien-être, parfois ternis par les préjugés, au sein de la société québécoise.Renseignements et réservations: (819) 293-6148.Mario Cloutier CLICHÉ RÉPÉTÉ A ÉCLAIRAGE DIFFÉRENT.EN RAISON DU TEXTE IMPRIMÉ SUR FOND GRIS OU DE COULEUR
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