Le devoir, 18 juillet 1996, Cahier B
Agenda culturel Page B6 Culture Page B8 Economie Page B2 Les Sports Page B5 ?/ Une nouvelle région qui innove JEAN PICHETTE LE DEVOIR La création d’une nouvelle région administrative, sur la rive sud du Saint-Laurent dans la région Mauricie-Bois-Francs, le printemps prochain, devrait se faire sous le sceau de l’innovation.C’est du moins ce que propose le Comité chargé de l’étude d’une nouvelle région administrative 04-sud, dans un projet présenté au ministre responsable du développement des Régions, Guy Chevrette, qui suggère d’abolir l’habituelle direction régionale.Seule région administrative séparée par le fleuve, la Mauricie-Bois-Francs sera bientôt scindée afin de répondre à la demande des municipalités de la rive sud du Saint-Laurent, qui jugent qu’elles ont été laissées pour compte dans cette structure créée en 1966, la ville de Trois-Rivières ayant notamment joui d’une concentration, chez elle, des effectifs gouvernementaux.Dans un projet élaboré à la suite de consultations menées en mai dernier, qui ont convaincu la MRC de Bécan-cour de se joindre à celles, d’Arthabas-ka, de Drummond, de l’Erable et de Nicolet-Yamaska, six députés, cinq préfets et quatre maires ont convenu de proposer une modification à la structure organisationnelle habituelle des régions administratives.Ils proposent ainsi la création de trois Maisons du Québec — à Victo-riaville, Drummondville et Nicolet.«Ces maisons offriraient des services gouvernementaux et seraient sous la responsabilité unique d’un sous-mi-nistre en titre, qui servirait de trait d’union entre le conseil exécutif du gouvernement et notre nouvelle région», explique Maurice Richard, préfet de la MRC de Bécancour.Actuellement, chaque ministère compte un certain nombre de représentants, supervisés par un directeur régional, dans chacune des régions administratives.«Plutôt que d’avoir beaucoup de monde dans des bureaux, nous croyons qu’il vaut mieux alléger la structure afin d’allouer le plus d’argent possible au développement», précise le préfet de la MRC d’Arthabaska, André Leclerc.Refusant d’en dire davantage sur cette nouvelle formule, qui fait actuellement l’objet de discussions avec le ministre et des fonctionnaires, M.Leclerc a expliqué qu’il ne voulait pas semer la panique chez les employés gouvernementaux.Cette nouvelle entité administrative prévoit également d’accorder davantage de place aux femmes dans le processus décisionnel.«C’est une demande qui nous est venue de partout lors des consultations dans les cinq MRC», note à cet égard M.Leclerc.Les différentes tables sectorielles prévues dans le projet au moment des consultations publiques incluaient déjà celle des femmes: la dernière mouture y ajoute un mécanisme assurant une présence féminine dans chacune des 13 tables qui seront représentées à l’Assemblée régionale de concertation et de développement Du français en Haute-Yamaska Une douzaine de personnes de la région de la Haute-Yamaska, dont l’ancien maire de la ville de Granby, Paul O.Trépanier, et l’ancienne vice-présidente de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, Mireille Desrochers-Palluy, ont décidé de créér une association vouée à la défense et à la promotion du français dans la région.Après avoir fait parvenir à neuf commerces de Granby, le 11 juin dernier, une lettre leur demandant de respecter l’esprit et la lettre de la Charte de la langue française, ce groupe de personnes a décidé de créer le Regroupement pour une Haute-Yamaska française et de transmettre à la Commission de la Charte de la langue française des plaintes formelles au sujet du non-k respect de la Loi 101.En riposte à la iglementation muni la produi eurs agr\ mont, Î.;L‘V ''-L'.' ÿîS.-V > - ^ v; • - :i - it ; ms SÉtü m î -;,v- ï.WmmÉi Mmm mm3 wmm t mmm ' « WM WÊmm iïfl| .¦-J'.'¦ : ¦ Sr ; ¦*-.• *3?S ft ; .JEAN PICHETTE LE DEVOIR Les habitants de Saint-Jean-Chryso-stome, près de Québec, reniflent le purin de loin et ne tiennent pas à le humer de plus près.Mais en adoptant une réglementation visant à baliser sévèrement la production porcine, conformément au vœu exprimé par la population, la ville ne s’attendait pas à placer dans une situation délicate la tenue du Festivent, dont les montgolfières pourraient devoir aller se faire voir ailleurs depuis que les producteurs agricoles ont décidé de ne plus les accueillir sur leur sol.«Nous sommes pris en otage par les producteurs agricoles alors que nous n’avons rien à faire dans leur conflit avec la municipalité, déplore Christian Pelle-rin, de Festivent.Mais avec la reprise des activités à l’hôtel de ville, la semaine prochaine, je suis très confiant dans le fait de voir le conflit se dénouer rapidement.Et si ce n’est pas le cas, nous pourrons quand même nous arranger, puisque 80 % des atterrissages ont lieu à l’extérieur de Saint-Jean-Chrysostome.» La ville de Saint-Jean-Chrysostome ne connaît pas, pour l’instant du moins, de problèmes de pollution liés à la production porcine, comme c’est le cas dans de nombreuses régions du Québec.Denis Maheu, du Mouvement pour la santé et le bien-être des citoyens de Saint-Jean-Chrysostome, qui a lancé le slogan «Le vent qui fesse», afin de s’opposer à la venue de méga-porcheries dans la communauté, le reconnaît lui-même.«C’est justement pour ça qu’il faut agir maintenant, avant qu’il ne soit trop tard.Et c’est pour ça que ce qui se passe ici intéresse tant d’autres municipalités, qui ne veulent pas elles non plus de cette pollution.Mais je dois avouer qu’on ne pensait pas toucher une corde si sensible de la part des producteurs,qui pour la grande majorité ne sont même pas des producteurs de porcs.» Saint-Jean-Chrysostome ne compte en effet que trois porcheries, l’essentiel de sa quinzaine de productions agricoles étant constituée de fermes laitières.La quasi-totalité des producteurs semblent néanmoins vouloir faire front commun contre l’adoption par la municipalité d’une réglementation jugée beaucoup trop sévère.«Si on laisse passer un tel règlement, qui vise en fait à éviter aux gens de sentir l’odeur du purin, qu’est-ce qui nous dit qu’après, on ne s’attaquera pas aux producteurs laitiers?, demande Adrien Bouffard, l’un des producteurs mécontents.Parce que le fumier de vache, ça ne sent pas très bon non plus.On est d’accord pour qu’il n’y ait pas de méga-porcherie à Saint-Jean-Chrysostome.Mais la limite permise par le règlement projeté, soit 450 mètres carrés pour une porcherie, sauf dans le secteur sud-est de la municipalité, où elle serait de 800 mètres carrés, est ridicule! C’est beaucoup trop petit.» Un premier règlement, adopté en juin, limitait cette superficie à 50 mètres carrés, ce qui était «extrêmement sévère», selon M.Maheu, qui n’a pas d’objection à ce que cette norme soit assouplie, sans toutefois qu’elle ne soit étendue à ce que -» LE DEVOIR ?LES IL prévoit le nouveau règlement.Selon lui, c’est alors le périmètre urbain de la localité, qui connaît une forte croissance démo- graphique depuis quelques années, qui serait menacé, les maisons risquant alors de se retrouver entourées de porcheries.En attendant une entente, les 16 000 habitants de Saint-Jean et les 100 000 visiteurs de Festivent risquent de devoir se déplacer pour voir atterrir les énormes ballons, même si les producteurs reconnaissent qu’ils ne peuvent empêcher les montgolfières de se poser sur leurs terres.«Mais on peut demander des droits d’atterrissage, de 1500 ou 2000 $ chaque fois, ce qui constitue un revenu d’appoint intéressant pour des producteurs à qui on veut interdire de produire», explique M.Bouffard, qui reconnaît qu’il s’agit bien de prendre en otage le festival de montgolfières, même si les producteurs n’ont rien contre cette activité, à laquelle ils ont toujours collaboré par le passé.«Nos ballons peuvent toujours se poser tout près, à Pintendre ou Saint-Henri», précise pour sa part Christian Pellerin.«Mais ce sont des producteurs de ces localités qui ont proposé d’imposer des amendes à ceux qui se poseraient sur les terres agricoles, incluant les leurs», rétorque M.Bouffard.Le vent qui fesse soufflera-t-il assez fort pour permettre aux ballons de s’envoler, le 31 juillet prochain?L’immense foire d’été Quelques-uns des 268festivals se taillent une place parmi les grands JEAN PICHETTE LE DEVOIR Pendant ce qu’on appelle — peut-être à tort cette année — la belle saison, le Québec se transforme en une immense foire aux multiples visages.Montréal a bien sûr son quatuor de grands festivals, entouré d’un chapelet d’événements de moindre envergure.Mais les régions participent elles aussi de plain-pied à ces festivités, qui génèrent parfois des retombées surprenantes.En 1994, le Festival international de jazz de Montréal recevait le Grand prix du tourisme au Québec.En deuxième place, une toute petite localité d’un peu plus de 1300 habitants, Notre-Dame-du-Nord, située à une soixantaine de milles au sud de Rouyn-Noranda, à la frontière ontarienne, se taillait une place parmi les grands.Avec son Rodéo du camion, fondé en 1981, elle attire chaque année pendant quatre ou cinq jours, à la fin du mois de juillet, l’équivalent de 25 fois sa population, soit environ 35 000 personnes.Fort de ses 488 bénévoles et d’un budget d’environ 1,35 million, le Rodéo représente une véritable planche à billets pour la région, avec ses retombées estimées à quatre millions de dollars.Les concours de beauté entre camions et ceux de «tire» de camion, ça rappor- te! «Il y a 700 camions qui viennent ici, provenant surtout du Québec et de l’Ontarip, mais également de J’Ouest canadien et des Etats du nord-est des Etats-Unis, explique le directeur général, Gilles Dussault.Et on accueille gratuitement, sur deux terrains, plus de 550 roulottes et Winnabago et plus de 400 tentes ou tentes-roulottes.» Au Québec comme ailleurs, certains aiment ce genre de festivités, d’autres non.Reste que les 268 fêtes et festivals organisés par les membres affiliés à la Société des fêtes et festivals du Québec (SFFQ) ont permis, l’an dernier, l’injection directe de près de 91 millions de dollars dans l’économie québécoise, sans compter les retombées générées par ces activités.«Il est difficile d’établir l’impact économique global de toutes ces activités, parce que nous ne sommes pas capables de trouver de multiplicateur commun entre elles, déplore Marie-Hélène Rochon, de la SFFQ.Mais on sait que l’an dernier, il y a eu plus de 21 millions d’entrées sur les sites de nos membres affiliés, où ont travaillé 43 000 bénévoles.» Outre le Festival des films du monde et le Festival western de Saint-Tite, archi-connus, du moins de nom, les quelque 400 fêtes — y compris celles qui ne sont pas affiliées à la SFFQ — que connaît chaque année le Québec rivalisent d’imagination quant à la thématique: du hot-dog aux petits animaux, en passant par le champignon, le lait, la tourbe, «la grande cochonnerie», à East-Broughton, et tutti quanti.Une étude réalisée en 1994 par le ministère de la Culture et des Communications révélait que dans les 12 mois précédents, 27,2 % des Québécois, soit environ 1 566 800 personnes, avaient participé au moins une fois à un festival, une légère hausse par rapport à l’étude de 1989.La fréquentation des festivals est la plus élevée chez les 15-34 ans, plus du tiers d’entre eux, contre 17,9 % chez les 55-64 ans, ayant visité au moins un des sites animés cette an-née-là.L’an dernier, parmi les membres de la SFFQ, 30 % des revenus des festivals culturels et 16,3 % de ceux des festivals populaires provenaient de sources gouvernementales, essentiellement municipales.Les commandites, notamment des brasseurs de houblon, constituent toujours une source de revenus importante, tout comme la vente de billets et autres articles, qui représente la moitié des entrées pour les festivals populaires.Mais le jeu en vaut certainement la chandelle, s’il faut en croire l’exemple donné par le Rodéo du camion.En plus des 200 000 $ — en argent ou en services — versés par les commanditaires, le Rodéo perçoit 950 000 $ de la vente de billets, à 100 $ chacun, qui offrent à leur détenteur la possibilité de gagner l’un des trois camions, d’une valeur de plus de 100 000 $ chacun, ou une motocyclette de plus de 20 000 $.Annoncé dans des journaux et revues,de camionneurs du Canada et de l’est des Etats-Unis, en plus du million de napperons distribués dans les haltes routières canadiennes, pour un budget publicitaire global de 60 000 $, le Rodéo constitue néanmoins un apport de taille pour la région de Notre-Dame-du-Nord.«Depuis 1986, excluant cette année, on a distribué dans la communauté locale et régionale plus de 1,8 million nets, afin d’améliorer la qualité de vie des gens du milieu», note fièrement M.Dussault.Des dons à un centre hospitalier, un camion de pompier, un kiosque touristique, un musée: autant de séquelles bénéfiques atténuant le vrombissement des moteurs des mastodontes de la route.«C’est unique au Canada!», ajoute le directeur général.Comme les Jeux olympiques de Montréal.Le Rodéo du camion attire l’équivalent de 25 fois la population de Notre-Dame-du-Nord POC PLACEMENTS EN OBLIGATIONS DU CANADA* TERME RENDEMENT POC* 2 ANS 5,50 % 3 ANS 6,25 % 5 ANS 6,75 % 7 ANS 7,00 % 10 ANS 7,50 % •Taux sujet à changements POC PLACEMENTS EN OBLIGATIONS DU CANADA* • Des rendements supérieurs • Des intérêts versés 2 fois l'an • Des placements garantis sans limite • Une liquidité en tout temps Comparez nos taux avantageux • sans frais : 1*800-55 TASSÉ • Montréal : (514) 879-2100 CLICHÉ RÉPÉTÉ À ÉCLAIRAGE DIFFÉRENT.EN RAISON DU TEXTE IMPRIMÉ SUR FONO GRIS OU DÉ COULEUR ;b 2 E I) E V 0 I R , I, E .1 E III) I 18 ,1 [J 1 L L E T 1 !) 9 (i LE DEVOIR «- ÉCONOMIE X X M TSE-300 DOW JONES SCAN OR +8,00 +19,41 +18,12 -0,17 -1,10 2438,82 4940,00 5376,88 72,85 383,70 Pour la première fois depuis 1990 En 1994, les Canadiens dépendaient moins des programmes sociaux En fait, c'est Vassurance-chômage qui s'est faite moins généreuse Ottawa (PC) — La dépendance des Canadiens eu l’égard aux ¦programmes sociaux a augmenté ^de 31,75 % de 1990 à 1994, relevait •ihier Statistique Canada.En 1994, plus de 14,8 millions de ¦Contribuables ont reçu en moyenne ¦ 26,85 $, par tranche de 100 $ de revenus d’emploi, par l’entremise de programmes comme l’assurance-chômage, la Sécurité de la vieillesse, le Régime de pensions du Canada, et le crédit d’impôt sur la taxe ¦ sur les produits et services.En * 1990, ils touchaient 20,38 $.Il s’agit toutefois d’Une baisse de 0,07 $ par rapport à 1993, la première diminution depuis le tournant de la décen-t nie.Cette légère baisse s’explique surtout par le déclin des prestations d’assurance-chômage versées aux bénéficiaires.L’assurance-chô-¦ mage représentait 14,5 % des paie-i ments de transfert en 1994 alors f qu’elle était de 17,42 % l’année précédente.Des nouvelles mesures établies f en 1994 ont rendu plus difficiles - l’obtention de prestations d’assurance-chômage, a indiqué Statistique - Canada.Les prestations ont également diminué en raison du nombre - de personnes qui les avaient écoulé ¦ ou s’étaient trouvés un emploi.* 4 î Dans les Maritimes < Ce sont les habitants des pro- vinces maritimes qui dépendaient le • plus dps paiements de transfert en 1994.A l’opposé, ceux de l’ouest du pays en dépendaient le moins.Les résidants de l’Ile-du-Prince-• Edouard menaient le bal alors qu’ils : recevaient 43,17 $ par tranche de 100 $ de revenus d’emploi.Il s’agit toutefois d’une baisse de 2,06 $ en un an.Les citoyens des Territoires du Nord-Ouest fermaient la marche, recevant 11,78 $ par tranche de 100$ de revenu, une baisse de 0,57 $ par rapport à 1993.Au Québec, les paiements de transfert s’élevaient en 1994 à 29,42 $.En 1993, les Québécois recevaient 28,98 $ pour chaque tranche de 100 $ de revenu.Au niveau des grandes villes, ce sont les citoyens de Calgary qui recevaient le moins de paiements de transfert en 1994 avec 15,07 $, tandis que ceux de St.Catherines-Niagara en recevaient le plus avec 36.84 $.La moyenne des grandes villes canadiennes se situait à 26.85 $.De Hull à Chicoutimi Dans les villes québécoises, Hull sort du lot avec 21,98 $.Suivent dans l’ordre Québec (25,90 $), Montréal (26,76 $)., Sherbrooke (28,71 $), Trois-Rivières (33,22 $) et Chicoutimi-Jonquière (33,23 $).Statistique Canada souligne que les programmes de pensions du gouvernement fédéral totalisaient 36 % des paiements de transfert en 1994, les pensions privées 24 % et l’aide sociale 12 %.Les paiements de transfert comprennent également: les prestations fiscales pour enfants, le versement net des suppléments fédéraux, le Régime de rentes du Québec, les autres pensions, les indemnités pour accident du travail, l’aide sociale, l’allocation familiale du Québec et les crédits d’impôt provinciaux.Coca-Naya Le géant de Vembouteillage acquiert Breuvages Nom pour 161 millions CLAUDE TURCOTTE LE DEVOIR Coca-Cola Enterprises Inc., la plus grande firme d’embouteillage de boissons non alcoolisées au monde, vient de signer une lettre d’intention avec l’actionnaire majoritaire de Breuvages Nora en vue de l’acquisition au cours des prochaines semaines de 100 % de cette compagnie mieux connue sous le nom de Naya, la marque de commerce de son eau minérale.Coca-Cola Enterprises, le plus important parmi 100 distributeurs de «Colçe» et autres boissons gazeuses aux Etats-Unis avec une part de 55 % du marché, est une société ouverte inscrite à la Bourse de New York, ce qui explique sans doute pourquoi elle a dans son communiqué divulgué le prix qu’elle entend payer pour cette acquisition: 161 millions Can ou 117 millions US au taux de change actuel.Le vendeur aura le choix entre un paiement en argent comptant ou en actions ordinaires de Coca-Cola Enterprises, identifiée par le signe boursier CCE.Mais avant d’en arriver là, certaines étapes doivent être franchies.Tout d’abord Admad Hbouss, l’actionnaire majoritaire de Nora, doit obtenir l’aval de ses actionnaires minoritaires pour conclure la transaction.Ces actionnaires sont le Fonds de solidarité FTQ et la Corporation Placements Banque Royale, qui ont chacun injecté 10 millions dans cette entreprise en novembre 1995.En outre, l’acquéreur doit soumettre la proposition à son conseil d’administration.Enfin, si les instances réglementaires gouvernementales n’y voient pas de problème, la transaction pourrait être effectuée au troisième trimestre, c’est-à-dire d’ici à deux mois au plus tard.Les Breuvages Nora est une jeune compagnie fondée à Mirabel il y a 10 ans qui a atteint l’an passé un chiffre d’affaires de 65 millions.Elle a 250 employés.Elle arrive au premier rang au Québec pour la vente d’eau embouteillée dans des contenants de deux litres et moins.Toutefois, 90 % de sa production va à l’étranger dans une trentaine de pays, dont les Etats-Unis, le Japon et le Mexique.D’ailleurs, Coca-Cola Enterprises assure déjà la distribution de 49 % de la distribution mondiale des produits Naya.Pour sa part, Coca-Cola Enter- 1 'em- .35BE8r WWMMUrr.T»- ¦¦OtWMMMW « ** .: M ¦ : X-:- ¦ - • prises, qui déclarait justement avant-hier les résultats de son second trimestre, affiche des revenus de deux milliards pour cette période et un bé- néfice net de 59 millions, ce qui donne un bénéfice net par action de 46 cents, en hausse de 31 % sur le bénéfice du trimestre correspondant en 1995; il s’agit de la croissance la plus forte dans toute l’histoire de la compagnie.Pour le semestre, les revenus sont de 3,6 milliards et le bénéfice net de 66 millions.Le 28 juin dernier, ses actifs totalisaient 9,8 milliards.On comprend alors que l’acquisition de Naya n’aura aucun impact sur les bénéfices de l’entreprise en 1996.D’ailleurs, Coca-Cola Enterprises négocie actuellement d’autres projets d’acquisitions aux Etats-Unis, en France, en Belgique et en Grande-Bretagne.Toutes ces acquisitions devraient se concrétiser au cours du troisième trimestre.Coca-Cola Enterprises est déjà l’unique distributeur des produits Coca-Cola aux Pays-Bas.«En faisant l’acquisition d’une marque de qualité comme Naya, nous sommes convaincus que c’est la façon la plus efficace pour augmenter notre présence dans cette catégorie de produits», déclare Sum-merfield Johnston Jr., vice-président et chef de l’exploitation de Coca-Cola Enterprises.ÉTATS-UNIS News Corp renforce son réseau Fox en rachetant New World N ew York (AFP) — News Corp, le groupe multimedia de Rupert Murdoch, renforce considérablement son réseau de télévision Fox, le quatrième réseau des Etats-Unis, en rachetant le groupe New World pour près de 2,5 milliards de dollars.«Cette acquisition nous rapproche de notre but de devenir le leader de la cjiffusion hertzienne télévisuelle aux Etats-Unis», a déclaré le magnat aus- P H O T O G R A P HE S A MA T EUES 1 .LE DEVOIR s’associe à KINS A pour vous offrir le grand concours des prix internationaux KODAK ’ sous ïe thème Action.¦ :',v :a • itf MM g dun Envoyez votre photo au concours KINSA-Le Devoir Vous pourriez remporter le grand prix de 10 000 $ US* Les épreuves doivent être envoyées à l'adresse suivante: Concours KINSA-Le Devoir, 2050 rue De Bleury, & étage, Montréal (Québec) H3A 3M9 Les prix seront attribués par un jury qui sélectionnera les meilleures photos d’action (sports, loisirs, vie quotidienne, etc.).Le Devoir publiera une sélection des photos soumises tous les mardis, du 23 juillet au 20 août 1996 inclusivement.Les photos doivent avoir été reçues au Devoir le 11 août 1996 au plus tard, le cachet de la poste en faisant foi.Les gagnants seront avisés par téléphone et devront répondre à une question de connaissances générales.Toutes les photos soumises deviennent la propriété des organisateurs et ne seront pas retournées.Les règlements du concours (tels que déposés à la Régie des alcools, des courses et des jeux) sont disponibles aux bureaux du Devoir.Les finalistes consentent à la publication de leurs photos sans aucune rémunération.1" prix: Un séjour de deux nuits pour deux personnes, au Relais & Châteaux L’Eau à la Bouche, à Sainte-Adèle, d’une valeur de 495 $.2' prix: Un bon d’achat pour de l’équipement photographique chez L.L.Lozeau limitée d’une valeur de 350 $.3'prix: Un bon d’achat pour de l’équipement photographique chez L.L.Lozeau limitée d’une valeur de 150 $.En plus, cinq autres participants recevront des accessoires Kodak.Les photos de ces huit gagnants seront soumises par Le Devoir au concours Les Prix internationaux Kodak pour les instantanés journalistiques (IQNSA).La valeur totale des 257 prix remis à ce concours est de 52 500 $US dont un grand prix de 10 000 SUS.Pour être soumises au concours KINSA, les photos devront avoir été réalisées au moyen d’un film Kodak et tirées sur du papier Kodak.Les participants devront attester avoir pris eux-mêmes la photo.Les règlements officiels de ce concours seront publiés à deux reprises dans nos pages.Brève description du sujet Nom Adresse Ville Téléphone Code postal Les fac-similés ne sont pas acceptés ____$?_ Hôtel-Resta urant REIAIS& LXau à la Bouche CHATEAUX Sainte-Adèle.Laure f • 6229, IM Moatréd L L.Lozeau LE DEVOIRj tralien Ruport Murdoch dans un communiqué.Avec New World, Fox récupère une dizaine de chaînes, dont 9 sont présentes sur les marchés locaux les plus juteux en terme d’audience et de revenus publicitaires du pays.News Corp.va toucher ainsi jusqu’à 40 % du public américain avec 22 stations.Selon le Wall Street Journal, ce qui n’est pas confirmé par le groupe, News Corp devient le premier groupe de télévision par le nombre de stations qu’il possède.La transaction se fait par échange d’actions: 1,45 action News Corp.pour une action New World, ce qui valorise l’action New World à 27 $ alors qu’elle s’échangeait à 15,19 $ mardi sur le Nasdaq.L’opération représente environ 2,48 milliards, selon les deux groupes.Elle porte sur 80 % du capital de New World car News Corp en avait déjà acquis 20 % en 1994 pour 500 millions.New World est contrôlé par l’investisseur Ronald Perelman.News Corp devrait émettre 117 millions de nouveaux titres pour effectuer l’échange.L’accord de fusion reste soumis à l’aval des actionnaires de New World et de la FCC, autorité de régulation audiovisuelle.Ne,w World possède 12 chaînes aux Etats-Unis, déjà affiliées au réseau Fox de Rupert Murdoch.Mais deux de ces chaînes sont en instance d’être vendues à NBC (groupe General Electric) pour 425 millions ce qui va réduire la dette du groupe.Les stations de New World sont présentes notamment à Atlanta, Cleveland, Dallas, Detroit ou encore Saint Louis.Si le mariage est autorisé par la FCC, Fox possédera désormais 22 stations touchant 40 % du marché américain.Neuf de ces stations sont présentes dans les 10 plus gros marchés locaux du pays.New World comprend aussi des filiales de production audiovisuelle, 37,5 % de Gu-thy-Renker une société de production de publi-reprotage et 50 % du magazine Première.Le groupe de Ruport Murdoch est l’un des groupes de communication les plus puissants avec 24 milliards d’actifs et un chijfre d’affaires de 10 milliards.Aux Etats-Unis, Rupert Murdoch est aussi le propriétaire de la Twentieth Century Fox.Time Warner pourra acquérir Turner New York (AP) — Time Warner a annoncé hier que la Commission américaine du commerce lui avait donné son accord de principe pour acquérir Turner Broadcasting System.Cette opération, d’un montant de 7,5 milliards de dollars, donnera naissance au premier groupe mondial de médias et de divertissements.L’approbation de la Commission, qui a étudié le dossier pour s’assurer qu’il n’allait pas à l’encontre des règles de la concurrence, représentait la dernière étape majeure dans la conclusion de l’affaire.gggggj mu Afrique du Sud (rand) 0,3270 Hong-Kong (dollar) 0,1826 Allemagne (mark) 0,9238 Indonésie (rupiah) 0,000615 Australie (dollar) 1,1188 Italie (lire) 0,000930 Barbade (dollar) 0,7008 Jamaïque (dollar) 0,0437 Belgique (franc) 0,04584 Japon (yen) 0,01262 Bermudes (dollar) 1,3872 Mexique (peso) 0,1959 Brésil (real) 1,4007 Pays-Bas (florin) 0,8462 Caraïbes (dollar) 0,5221 Portugal (escudo) 0,009327 Chine (renminbi) 0,1705 RRoyaume-Uni (livre) 2,1705 Espagne (peseta) 0,01128 Russie (rouble) 0,000274 États-Unis (dollar) 1,3727 Singapour (dollar) 0.9885 Europe (ECU) 1,7862 Suisse (franc) 1,1212 France (franc) 0,2727 Taïwan (dollar) 0,0511 Grèce (drachme) 0,006116 Venezuela (bolivar) 0,00300 SOURCE BANQUE DE MONTREAL FONDATION DEROUIN UNE RELATION PRlVll-ÉGlÉF.AVEC DES ARTISTES DES TROIS AMÉRIQUES UNE GALERIE D'ART - UNE SALLE DE CONFERENCE t UN CENTRE DE DOCUMENTATION UN SITE EN VERSANT DE MONTAGNE OU L'ART S'INTEGRE AUX LIEUX INTEGRATION AUX LIEUX du 13 juillet au 15 septembre 1996 UNE RENCONTRE CULTURELLE ENTRE LE NORD ET LE SUD CET ÉTÉ LA CULTURE MEXICAINE EST À L’HONNEUR OEUVRES EN GALERIE ET SUR LE SITE VISITES GUIDÉES TOUS LES SAMEDIS ET DIMANCHES INVITÉS DES ÉVÉNEMENTS DE L'ÉTÉ 1996: HELEN ESCOBEDO, CHRISTIAN MORISSONNEAU, GRACIELA SCHMILCHUK BRAUN, ROLAND ARPIN, PIERRE LEBLANC, CLAUDE BEAUSOLEIL, JOCELYNE CONNOLLY et RENE DEROUIN.A UNE HEURE DE MONTREAL : • ' \ 1303.Montée-Gagnon.Val-David (Qc) JOT 2N0 Montréal: Telephone 524-6937 cl télécopieur (514) 524-3020 Val-David: Telephone et télécopieur (819) 322-7167 Ouvert du jeudi au dimanche de 11 h à 19 h E N R E ?LE QUEBEC S’ACTIVE Québec (PC) — L’activité économique est à la hausse au Québec, alors que le PIB a crû de 0,5 % en avril, après avoir diminué de 0,2 % en mars.C’est ce qu’indiquent les dernières données du Bureau de la statistique du Québec (BSQ), rendues publiques hier.Il s’agit de la troisième hausse au cours des quatre premiers mois de l’année.Ce gain permet au niveau de l’activité économique de dépasser pour la première fois le sommet atteint en février 1995.Pour les quatre premiers mois de 1996, la croissance est de 0,4 % par rapport aux mois correspondants de l’année précédente.La hausse de la production en avril est surtout attribuable au secteur manufacturier.Des gains sont aussi observés dans la construction non résidentielle et dans le commerce de gros.Des baisses dans les mines, la construction résidentielle et le commerce de détail viennent cependant freiner la hausse.NOUVELLE ACQUISITION POUR CARTONS ST-LUIRENT (PC) — Le président et chef de la direction de Cartons St-Laurent, Jay Gurandiano, a fait savoir que l’entreprise avait complété l’achat d’une usine de transformation de cartonnages ondulés située à Latta, en Caroline du Sud, et appartenant à Paperboard Holdings Inc, une filiale de Les Industries Paperboard International Inc.Le prix d’achat a été fixé à 43,4 millions US.L’usine de Latta fabrique des produits d’emballages et de présentoirs en carton de qualité supérieure.Elle emploie 230 personnes et ses ventes annuelles atteignent les 50 millions US.OPA SUR QUINCAILLERIE RICHELIEU Dorval (PC) — Quincaillerie Richelieu liée a fait part de son intention de procéder à une offre publique de rachat afin d’acquérir 1,5 million d’actions ordinaires représentant environ 21 % de ses actions ordinaires émises et en circulation, au prix de 7,50 $ l’action.Schroeder Canadian Buy-Out Fund and Company Limited, Schroeder Canadien Buy-Out Limited Partnership et Schroeder-CIBC and Company Limited, qui détiennent collectivement 1760 633 actions ordinaires de la compagnie, se sont déjà engagées à déposer au moins 1,5 millions de celles-ci.DMR DECROCHE UN CONTRAT EN C.-B.(PC) —- Le Groupe DMR a décroché un important contrat d’impartition auprès de BC Gas Utility Üd, à la suite d’un appel d’offres.BC Gas a choisi DMR pour assurer la maintenance des applications associées à trois gros systèmes: gestion financière, gestion du travail et systèmes d’information à la clientèle pour la région centrale de la Colombie-Britannique.Le contrat est évalué à 10 millions et s’échelonnera sur cinq ans.DMR est un fournisseurs international de services aux entreprises et aux administrations publiques en matière de technologie de l’information.t L E I) E V 0 I R .L E JEUDI 18 J U I L L E T I !) !) (i B 3 ECONOMIE INFORMATIQUE Apple accuse une perte de 39 millions Cupertino — Apple Computer, le groupe informatique américain en difficulté, a annoncé mercredi une perte nette de 39 millions au 3e trimestre de son exercice, contre un bénéfice net de 103 millions un an auparavant.La perte nette par action s’est établie à 0,26 $.Elle est nettement moins importante que la perte de 1,14 $ sur laquelle tablaient les analystes.Le bénéfice net par action s’était monté à 0,84 $ au 3L trimestre 1995.Le chiffre d’affaires est en baisse de 15% à 2,17 milliards par rapport aux 2,57 milliards du 3e trimestre 1995, mais est quasiment inchangé d’un trimestre sur l’autre, a indiqué le groupe de Cupertino (Californie).Au deuxième trimestre, Apple avait plongé loin dans le rouge avec une perte nette de 740 million, à cause en partie d’une dévaluation des stocks de 388 millions et une charge pour restructuration de 130 millions après impôts.Sous la présidence d’un nouveau p.-d.g., Gilbert Ame-lio, et d’une nouvelle équipe de direction, Apple a nettement amélioré sa situation financière au cours des trois mois achevés le 28 juin.Le groupe a réalisé une marge brute d’exploitation de 18,5 contre -19,3 % au trimestre précédent (9 % avant la réévaluation des stocks).Les dépenses d’exploitation ont été réduites de 35 millions à 519 millions, soit 23,8 % du chiffre d’affaires contre 25,4 % au trimestre achevé fin mars.Le nombre d’employés est passé de 15 544 fin mars à 13 729, la diminution étant la plus sensible dans la production et l’administration.Le calme revient à la Bourse de New York LE DEVOIR Après deux journées marquées par la volatilité, le Dow Jones a connu une séance plus calme hier.Il a terminé la journée en affichant une hausse de 18 points pour se fixer ainsi à 5376 points.Du côté du Standard and Poor, le cours des transactions a évolué de telle sorte qu’après deux journées mouvementées un redressement de la situation a été observé.Au terme de la séance d’hier, une augmentation de 5,71 points avait été enregistrée.Analyste chez Tassé & Associés, Michel Tessier a indiqué que l’indice boursier de New York avait été constamment à la hausse tout au cours de la journée.Au plus haut, il est allé jusqu’à +40 points.Selon les explications fournies, le gain enregistré a été favorisé en grande partie par la publication de bénéfices plus importants que prévus de la compagnie Intel.Conséquemment, les investisseurs ont manifesté plus d’intérêt pour les titres technologiques de sorte que, par exemple, Motorola et Hewlett-Packard ont terminé la journée en hausse.Outre le secteur technologique, les actions de compagnies aurifères ont également grimpé.Ottawa privatisera Pexploitation de la Voie maritime LE DEVOIR Le ministre des Transports David Anderson et un groupe représentant les principaux expéditeurs et transporteurs de la Voie maritime du Saint-Laurent ont annoncé hier la signature d’une déclaration d’intention en vue de créer une société à but non lucratif pour exploiter le réseau de la Voie maritime.«Il s’agit là d’un autre pas important dans les efforts du gouvernement fédéral pour promouvoir la croissance en modernisant le réseau de transport du Canada, a déclaré M.Anderson par voie de communiqué.Le fait que les utilisateurs du réseau exploitent et gèrent la Voie maritime en fera un lien encore plus efficace et compétitif auprès de nos partenaires commerciaux à travers le monde.» En juin 1996, M.Anderson avait déposé à la Chambre des Communes une loi lui permettant, entre autres, de poursuivre la commercialisation de l’exploitation du réseau de la Voie ma ritime par le moyen d’ententes avec les utilisateurs ou d’autres groupes du secteur privé.«Les expéditeurs et les transporteurs, ainsi que le gouvernement fédéral, continueront de reconnaître le rôle vital que joue la Voie maritime pour faire du Canada une nation com- merçante compétitive, a déclaré Robert J.Swenor, au nom du groupe d’utilisateurs composé des sociétés Cargill Ltd., James Richardson & Sons, Canada Steamship Lines, Algo-ma Central Corp., Fednav Ltd., Upper Lakes Shipping, Dofasco inc., Stelco inc., et Louis Dreyfus Corp.Nous reconnaissons que la Voie maritime doit être compétitive au chapitre des coûts et qu’elle doit maintenir des nonnes de sécurité élevées si elle entend continuer d’attirer des expéditeurs qui autrement pourraient choisir d’autres avenues pour le transport de leurs marchandises en vrac.» Le gouvernement fédéral et le groupe d’utilisateurs entameront maintenant les travaux détaillés requis pour la création d’une société à but non lucratif et prépareront l’entente légale nécessaire au transfert des activités de la Voie maritime, précise le communiqué conjoint émis par les deux parties.Inaugurée en 1959, la Voie maritime du Saint-Laurent dessert les marchés de l’Est et du Centre de l’Amérique du Nord, donnant aux expéditeurs accès à Thunder Bay, Windsor, Hamilton, Toronto, Detroit, Chicago et Duluth.L’entente de principe signée hier s’applique aux actifs canadiens situés le long de la Voie maritime et ne concerne donc pas les écluses et autres infrastructures situées en territoire américain, a précisé au Devoir le directeur de la général de la politique maritime au ministère, André Pageot.Elle peut se comparer à la cession de la gestion d’aéroports à des sociétés privées dans la mesure où elles visent à rapprocher les utilisateurs du processus de décision et de la définition des priorités, dont la durée de la saison de navigation.Elle en différera toutefois par d’autres aspects, notamment par le fait que le employés de la Voie maritime, contrairement à ceux des aéroports, ne font pas partie à proprement parler de la fonction publique fédérale, a précisé M.Pageot.L’entente finale de transfert, qui devrait entrer en vigueur 1" janvier 1997, comprendrait des incitatifs pour la société à but non lucratif afin de réduire les coûts d’exploitation.Des dispositions de la Loi maritime du Canada assureront d’autre part que l’exploitant ne commette pas de discrimination injuste envers d’autres utilisateurs.Des dispositions seront aussi incluses dans l’entente finale pour protéger la société à but non lucratif des repercussions des coûts extraordinaires, ajoute-t-on dans le communiqué.La période initiale de l’entente serait de dix ans, avec une disposition pour sa prolongation sur consentement réciproque.Deuxième trimestre Ford annonce une hausse de son bénéfice Dearborn (Reuter) — Ford a annoncé hier une hausse de son bénéfice net au deuxième trimestre malgré une baisse de sa part de marché.Le deuxième constructeur automobile américain a dégagé un bénéfice net de 1,9 milliard % contre 1,6 milliard sur le même trimestre de 1995, sur un chiffre d’affaires de 37,9 milliards contre 36,4 milliards il y a un an.Si le bénéfice que Ford a dégagé de ses activités de production automobile a progressé de 663 millions à 697 millions, la part de marché du constructeur aux Etats-Unis s’est réduite à 24,8 % contre 26,2 % au deuxième trimestre de 1995 et 25,8 % au premier trimestre de 1996.Sur le marché européen, la part de marché de Ford est restée stable à 12 % contre 12,2 % au 2e trimestre de 1995.Si ses ventes restent conformes aux prévisions, le second semestre devrait être positif, a déclaré hier le président-directeur général du constructeur, Alex Trotman.«Nous sommes sur la voie», a-t-il noté dans un communiqué publié avec les résultats du groupe au 2e trimestre.Forêt: exportations records en 1995 Ottawa (AFP) — Les exportations canadiennes de produits forestiers ont atteint un niveau record en 1994 et 1995, a indiqué hier le Service canadien des forêts en rendant public son rapport annuel.Entre 1991 et 1994, les exportations forestières étaient en hausse de 57 %, a déclaré une porte-parole de l’agence fédérale, Pauline Myre.Les exportations de produits forestiers ont atteint 32,4 milliards en 1994, en hausse de 21 % par rapport à l’année précédente, selon le rapport.L’année 1994 a été «exceptionnelle.et cela continue», a souligné Mme Myre, notant que la croissance s’est poursuivie en 1995, Les exportations de pâte à papier ont notamment connu une hausse spectaculaire de 44,6 % en 1994, a précisé Mme Myre.«Au cours des dix dernières années, notre part dans certaines productions a diminué mais la valeur de nos exportations a vraiment augmenté», a estimé Mme Myre, ajoutant que l’industrie canadienne avait mis beaucoup d’efforts dans l’ouverture de nouveaux marchés.Pour la 2e année consécutive, l’emploi direct a augmenté en 1995 dans l’industrie forestière canadienne, qui comptait 369.000 salariés.La hausse des exportations du secteur s’accompagne d’une amélioration des performances du secteur sur le plan de la protection de l’environnement, a tenu à souligner le rapport.Plan de modernisation La CIBC s’attaque au «21e siècle» Toronto (PC) — La banque CIBC a fait part hier d’un ambitieux plan de modernisation qui en fera, espère-t-elle, «la banque du 21' siècle».La CIBC entend miser davantage sur la haute technologie et réduire le nombre de transactions au comptoir, tout en mettant à la disposition des clients un nombre accru de conseillers financiers qui seront présents dans les succursales.«D’ici quelques années, vous pourrez vous rendre compte de différences entre les banques, a déclaré le président de la CIBC, Holger Kluge.Présentement le consommateur est d’avis que toutes les banques sont semblables.Nous voulons donc nous distinguer par rapport à la compétition (.) Nous construisons la banque du 2T siècle.» Les succursales seront complètement réaménagées.Les comptoirs disparaîtront et seront remplacés par des guichets automatiques plus performants ainsi que par une petite armée de conseillers financiers qui ne demanderont qu’à vous aider dans le choix de vos investissements.Ce plan de modernisation devrait entraîner peu de mises à pied, selon la CIBC, puisque de nombreux caissiers et caissières demeureront aux services de l’entreprise à titre de conseillers financiers.La CIBC investira 160 millions$ au cours des trois prochaines années pour la modernisation de 250 succursales à Toronto et dans les environs.Le nombre de guichets automatiques dans cette région passera de 750 à 1250.A compter de 1999, la CIBC procédera à l’expansion de son programme de modernisation dans d’autres villes canadiennes.La banque entend aussi investir un montant additionnel de 100 millions$ par année pour se maintenir à la fine pointe de la technologie.Nouvelle génération de guichets M.Kluge a notamment indiqué que la CIBC travaillait à la mise au point d’une nouvelle génération de guichets automatiques qui permettront de procéder à des transactions en dollars américains, de vendre des fonds mutuels, des mandats bancaires et peut-être même de l’assurance.Chacun de ces guichets coûtera jusqu’à 80000 $; ils devraient faire leur apparation dans les succursales d’ici 12 à 18 mois.«Leur stratégie est d’investir maintenant et d’en récolter dans le futur des dividendes importants, a déclaré Roy Palmer, un analyste de la firme TD Securities, à Montréal.Leur plan pourrait se traduire par une réduction importante des coûts, et il est orienté vers une augmentation des ventes de services.» Cette nouvelle approche vise aussi à réduire les files d’attente dans les succursales.La CIBC a créé un projet pilote de sa banque du futur dans la ville ontarienne de St.Catharines et les résultats ont démontré une réduction importante du temps d’attente, qui est passé de quatre minutes et demie à 15 secondes.M.Kluge a ajouté que la banque offrirait un service d’aide aux clients qui sont plus réticents à utiliser les nouvelles technologies, notamment les personnes âgées.On trouvera ainsi un préposé à l’accueil à l’entrée de chaque succursale.«L’élément personnel est très important et c’est de cette façon qu’on peut vaincre la peur de la technologie», a dit le président de la CIBC.COUP D’ŒIL BOURSIER NEW-YORK INDUSTRIELS (X-DJINYSE) 200 Jours -5750.00 5500.00 -5250.00 -5000.00 17 Jui 5376.88 BOURSE DE TORONTO TSE 300 (X-TT TSE) 5000.00 ,4750.00 4500.00 17 Jui 4940.00 200 Jours 5250.00 -5000.00 -4750.00 -4500.00 17 Jui 5218.50 PETROLIERES TOR.(X-OG TSE) SERVICES FINANCIERS TOR.(X-FS TSE) 4000.00 200 Jours 3750.00 -3500.00 17 Jui 3945.81 SERVICES PUBLICS TOR.(X-UT TSE) 4000.00 200 Jours 3750.00 3500.00 17 Ju 3
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