Le devoir, 25 juillet 1996, Cahier B
Agenda culturel Page B6 Culture Page B8 Economie Page B2 Les Sports Page B4 ?-?le Devoir «- LES REGIONS L E I) E V 0 I R , L E .1 E U I) I 2 5 .1 U I E L E T I 9 !) (i Québec envoie des spécialistes dans les zones sinistrées Ces équipes évalueront les dégâts aux infrastructures municipales JEAN PICHETTE LE DEVOIR Le ministère des Affaires municipales déléguera des spécialistes dans les zones sinistrées du Saguenay Lac-Saint-Jean et de la Côte-Nord afin de mesurer l’étendue des dégâts des infrastructures municipales.Une équipe de suivi pourrait par la suite identifier des zones à risque élevé d’inondation, pour éviter que des habitations n’y soient construites.La catastrophe des derniers jours pourrait-elle ressusciter le vaste programme fédéral-pro-vincial de cartographie des plaines inondables, abandonné l’an dernier?Après avoir déboursé 42 millions sous forme d’aide financière aux victimes de fortes inondations printanières, entre 1974 et 1976, le gouvernement québécois a décidé d’identifier les zones inondables et de prendre les mesures requises afin de réduire les dommages des propriétés — et les coûts afférents.Une convention avec le gouvernement fédéral a à cet effet été signée en octobre 1976, et a été reconduite plusieurs fois depuis.Entre 1976 et mars 1995, une somme globale de 13 millions, versée à parts égales par les deux paliers de gouvernement, a ainsi été injectée afin de générer — à moyen et à long terme — des économies pour le gouvernement.Entre 1989-90 et 1995-96, la Sécurité civile du Québec, responsable de l’application de la Loi sur ia protection des personnes et des biens, adoptée en 1980, a en effet versé en moyenne 3,75 millions par année aux victimes d’inondations, glissements de terrain, tremblements de terre et autres catastrophes.Ces données excluent toutefois les années financières 1990-91 et 1991-92, qui ont vu les chiffres se gonfler de façon importante à cause de la crise d’Oka, dont les victimes ont également été dédommagées par Québec.«L’entente avec Ottawa prévoyait qu’environ 500 municipalités seraient cartographies, et devraient par la suite intégrer à leurs règlements les directives découlant de la politique de protection des rives du littoral et des plaines inondables, explique Jean-Claude Boucher, chef du service de l’hydrologie et de la cartographie au ministère de l’Environnement et de la Faune.Nous aurons sous peu terminé la confection de 263 cartes, mais depuis l’an dernier, aucune nouvelle zone n’a été désignée pour être cartographie, faute d’argent» De nombreux secteurs habitués aux crues printanières — le long des rivières Chaudière, Bécancour, Nicolet, etc.— ont déjà été scrutés à la loupe et projetés sur des cartes à grande échelle (1/2000).L’an dernier, les rives des rivières Chicoutimi et du Moulin, à Laterrière, de la rivière Saint-Jean, à L’Anse-Saint-Jean, et de la rivière des Ha! Ha!, en amont de La Baie, très durement touchée la semaine dernière, ont également été cartographies.«Mais en certains de ces endroits, la topographie a changé et certaines cartes devront être refaites», reconnaît M.Boucher.Lorsqu’une zone inondable est classée dans la catégorie où la récurrence des crues n’excède pas 20 ans — chaque année comportant ainsi 5 % de risques d’inondations —, aucun nouvel ouvrage, sauf exception, ne peut être érigé.Aucune aide financière ne peut dès lors être apportée à des bâtiments érigés dans une telle zone après qu’elle a été ainsi classifiée, même si ces édifices subissent des dommages résultant d’inondations.A cet objectif initial du programme de cartographie, qui demeure central, ont toutefois été greffées, en 1987, des considérations environnementales.L’article 1.1 du préambule précise en effet que «les plaines d’inondation sont essentielles au cours d’eau, [.] représentent des zones importantes du point de vue écologique, [.] sont essentielles à la vie de la flore et de la faune aquatique et [.] procurent des espaces verts naturels aux citoyens; il est donc important de protéger ces zones et de préserver leur vocation naturelle.» Au Saguenay-Lac-Saint-Jean La plus forte concentration de barrages au Québec JEAN PICHETTE LE DEVOIR Pendant que les barrages autour du lac Kénogami attirent l’attention de tout le monde, d’autres barrages et digues parsèment la région du Sa-guenay-Lac Saint-Jean, qui est probablement celle ayant la plus forte densité de tels ouvrages par km2 au Québec.Mais à quoi ressemble au juste ce paysage?Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il est difficile de s’en faire une image un tant soit peu globale.«Je ne peux vous dire le nombre de barrages dans la région, affirme Yvon Gosselin, directeur de l’hydraulique au ministère de l’Environnement et de la faune (MEF).On pourrait l’inventorier par les fichiers mais on ne tient pas de telles données, parce que les barrages privés sont la responsabilité de leurs propriétaires.» Jean Yanier, professeur de mécanique des sols à l’Université du Québec à Chicoutimi, estime toutefois leur nombre dans la région à «plusieurs centaines».«Au moins une quarantaine» des 370 barrages et digues disséminés sur le territoire québécois et propriété du MEF se trouvent au Sa-guenay-Lac-Saint-Jean, selon M.Gosselin.Aménagés à des fins d’emmagasinage, de contrôle des inondations ou des glaces, de protection faunique, ou pour le maintien de plans d’eau à des fins de villégiature, ces ouvrages ne représentent qu’une petite partie des «plus de 9500» barrages existant au Québec.Les neuf digues et trois barrages autour du lac Kénogami sont cependant tous sous la responsabilité du MEF.La cartographie des barrages est difficile à établir, puisque «plus de 8000» d’entre eux, érigés sur des terres publiques, notamment pour le flottage du bois, sont privés.«Mais ces barrages sont souvent de petite envergure, précise M.Gosselin.Plusieurs ont été construits à une époque où les exigences de construction et d’approbation des plans et devis, par le gouvernement, n’étaient pas très développés.» Ces barrages orphelins, «qui sont certainement quelques milliers au Québec», ne sont pourtant pas inspectés par le gouvernement.«Le gouvernement n’a pas à inspecter les barrages privés, puisque seuls leurs propriétaires en ont la responsabilité.Il doit approuver les plans et devis, mais par la suite, le propriétaire est le seul responsable de tous les dommages qui pourraient être causés.» Le plus important propriétaire de barrages de la province demeure cependant Hydro-Québec, qui en possède 512.Tout en ayant la responsabilité de cet imposant parc de barrages, Hydro ne tient cependant pas d’inventaire de tous les barrages hachant les eaux québécoises, même si la société d’État harnache plus que quiconque ses cours d’eau.Ne peut-on alors craindre un effet cumulatif dangereux de cette exploitation tous azimuts des rivières?Yvon Gosselin ne le croit pas.«Il pourrait y avoir un effet cumulatif sur les cours d’eau ayant une pente rapide, mais il ne faut pas oublier que plus la pente est forte, moins le volume d’eau pouvant être retenu par Une rue du quartier du bassin, au centre-ville de Chicoutimi, peu après le déluge.PHOTOS JEANNOT LEVESQUE, MAISON DE LA PRESSE le barrage est important.Par ailleurs, la gestion des barrages, comme ceux que nous opérons autour du lac Kénogami, est soumise à un protocole précis.Ainsi, quand on fait une manœuvre d’ouverture ou de fermeture, on discute avec chacun des propriétaires en aval des barrages.» Jean Vanier croit néanmoins que certaines leçons devront être retenues de cette catastrophe, même s’il ne craint pas pour la solidité des barrages.«À l’embouchure de la rivière Ha! Ha!, la rivière a repris son lit de 1920, observe-t-il.On peut bien sûr détourner des rivières, mais il y avait en un endroit trois coudes de 90 degrés sur une distance de 400 mètres.Ce n’est pas naturel: il ne faut alors pas s’étonner que tôt ou tard, la rivière passe tout droit à un tel virage.» CHUTE-DU-DIABLE CHUTE-A-LA-SAVANE ÎLE MALIGNE y\ CD JIM GRAY CHU ! ES AUX^jX £ .GALE 1$ S?/ ADAMJStfNI 2SL :Vr > LL A Saguenay Jq Hébfcrtv»* R^VlèHL TJONOUIEf/l-S» •CL Mi Selon un historien de la Côte-Nord Après Terre-Neuve, les Vikings seraient venus sur la Côte-Nord En 1005 à Baie-Comeau ensuite en fonder une seconde, au printemps 1005, tout près de Baie-Comeau, sur les berges de la rivière Amédée qui se jette dans la rivière Manicougan.C’est la thèse que soutient l’historien de la Côte-Nord Napoléon Martin dans son livre Les Vikings dans le Saint-Laurent en l’an 1005.C’est à partir des descriptions des expéditions et des routes maritimes ainsi que des rivages abordés par les Yikings — contenues dans une des deux versions de la saga d’Erik le Rouge —, que M.Martin en vient à ces conclusions.Les sagas vikings se transmettaient oralement de pères en fils jusqu’à ce qu’elles soient finalement transcrites sur des parchemins par des moines islandais, dans la deuxième moitié du XIL siècle.Arrivés à bord de trois drakkars au printemps 1005, les quelque 160 Vikings auraient vécu un an à cet endroit Les premiers contacts avec les populations autochtones se firent 15 jours après que les Vikings eurent débarqué.Selon les textes de la saga, il ne s’agissait pas des habitants de la région, mais plutôt d’un groupe de nomades.La description qu’on fait de leur mode de transports — canots de peau et pagaies doubles — laisse à penser qu’il s’agirait d’Inuits.Toutefois, aucune preuve matérielle ne peut prouver cette hypothèse.Après ce bref contact, les Amérindiens seraient repartis.Les Vikings qui avaient établi un campement passèrent l’hiver à Hope sans qu’il n’y eut d’autres contacts.Au printemps 1006, les Amérindiens revinrent avec des peaux afin de faire des échanges avec les Vikings.Il s’établit alors une sorte de traite de fourrures entre les deux communautés.Les premiers échanges se seraient faits de façon très cordiale, toujours selon les sagas.Cette traite de fourrures aurait duré un certain temps.En échanges des peaux, les Vikings donnaient des bandes de tissus colorés.Par la suite, les Amérindiens auraient voulu avoir des armes en fer forgé comme des couteaux et des épées, mais Les Vikings auraient refusé.Cette situation aurait créé des frictions, mais rien de majeur.Par la suite, les relations se sont détériorées.Les Vikings avaient apporté des animaux domestiques avec eux tels des chèvres et des bœufs.Un jour où les Amérindiens étaient dans le campement viking, un bœuf se détacha ou fut détaché volontairement — la saga n’apporte pas de précision à ce sujet — et fonça sur eux.Ils eurent peur de cette bête à corne inconnue pour eux et se sauvèrent en vitesse.Il semble que les Amérindiens aient cru que cette attaque était planifié et constituait un acte de provocation.Quelques jours plus tard, ils revinrent en force et U y eut un violent affrontement II y aurait eu deux morts du côté des Vildngs et près de dix du côté des Autochtones.Les Amérindiens supérieurs en nombre eurent raison des Vikings qui prirent la fuite en abandonnant définitivement leur campement de Hope.D’autres facteurs doivent être pris en considération afin d’expliquer la brièveté de l’implantation viking en Amérique.Durant les trois hivers qu’ils passèrent sur le continent — la colonie de l’anse-aux Meadows comprise — la famine et les tensions entre les Vikings chrétiens et païens avivèrent les difficultés.Après ces trois hivers, Thorfinn Karlsefni comprit qu’il serait trop difficile d’installer des colonies de peuplement dans cette région du monde.Ils s’en retournèrent au Groënland et oublièrent définitivement le Nouveau Monde.FRANÇOIS NORMAND LE DEVOIR Au tournant de l’an 1000, cinq siècles avant Christophe Colomb, les Vikings implantaient des colonies en Amérique du Nord.Trois ans après que Leifr Eriksson eut découvert des terres habitables à l’ouest du Groënland, une expédition fut organisée par l’Is-landais Thorfinn Karlsefni, en 1003, afin de fonder des colonies en Amérique.Les Vikings en fondèrent une tout d’abord à Terre-Neuve, àl’Anse-aux-Mea-dows, pour I.E 1) li V 0 I K , I.R .1 E U I) I 2 H .1 II I I.L E T I !) !) (i B 2 EN BREF ?LA CONSTRUCTION REDÉMARRE Ottawa (PC) — La construction résidentielle a redémarré en grand au pays lors du second trimestre de 1996, a annoncé hier la Société canadienne d’hypothèque et de logement.Durant la période s’échelonnant entre avril et juin, la construction résidentielle a augmenté de 11,2 % alors que toutes les régions au pays montraient des signes encourageants.Les hausses les plus importantes ont été notées au Québec, en Ontario et en Colombie-Britannique.«D s’agit des meilleurs résultats au cours des six derniers trimestres», a souligné Gilles Proulx, économiste en chef au Centre d’analyses de marché.Si le rythme des nouvelles constructions du trimestre se maintient jusqu’à la fin de l’année, 124 600 maisons auront été construites en 1996.En 1995, le pays a enregistré sa plus faible performance depuis la récession de 1982.-?- RECUL DES EXPORTATIONS QUÉBÉCOISES En 1996, après les quatre premiers mois, la valeur des exportations de marchandises du Québec se chiffre à 15,5 milliards, en baisse de 3,3 % comparativement aux 16 milliards des quatre premiers mois de 1995.Selon le Bureau de la statistique du Québec la principale cause de ce recul provient des ventes d’automobiles à l’étranger qui montrent une baisse de 56,9 %.Des diminutions sont également notées dans les exportations d’aluminium, de pâtes de bois et de cuivre.Les ventes aux Etats-unis (12,5 milliards) présentent une baisse de 4,6 % pour les quatre premiers mois de 1996.Elles représentent 80 % des exportations québécoises contre 82,2 % pour la même période de 1995.Pour les quatre premiers mois de 1996, les importations Internationales du Québec montrent une hausse de 0,8 % par rapport à la même période en 1995.Les importations provenant des Etats-Unis, en hausse de 2,9 %, s’élèvent à 6,3 milliards.Elles représentent 46,5 % des achats québécois à l’étranger.-?- SEAGRAM EMPOCHE 500 MILLIONS DuPont a annoncé hier avoir racheté les 156 millions de bons de souscription d’actions appartenant à Seagram, en contrepartie de 500 millions versés en espèces.Seagram avait reçu ces bons de souscription en avril 1995, au moment où DuPont rachetait 95 % de ses actions ordinaires appartenant à Seagram, dans une opération évaluée à 8,8 milliards de dollars qui menait à l’acquisition des studios MCA.Seagram conserve toujours 8,2 millions d’actions de DuPont Au cours récent la valeur boursière de ce placement se chiffre à environ 840 millions.Seagram ne versera que 21 millions au fisc, le produit net après impôts du rachat de ces bons devant s’élever à 479 millions.Il servira à des besoins generaux, dont le remboursement de la dette.-?- JEAN COUTU HAUSSE SON CHIFFRE D’AFFAIRES Pour son exercice financier terminé le 31 mai 1996, le Groupe Jean Coutu (PJC) a réalisé un chiffre d'affaires et autres produits de 1,61 milliard, en hausse de 26,7 % sur les revenus de l’exercice précédent Cette croissance est en majeure partie attribuable à rinclusion des revenus du réseau américain Brooks Drug Stores pour Tannée complète, comparativement à sept mois en 1994-1995.Le chiffre ^’affaires et autres produits provenant de l’exploitation américaine se sont ainsi accrus de 62,6 % pour totaliser 792,2 millions, soit 49,1 % des revenus consolidés du Groupe.L’exploitation canadienne a, quant à elle, généré un chiffre d’affaires de près de 822 millions, en hausse de 4,5 % sur l’exercice antérieur.Le bénéfice net de l’exercice a établi un record à 46,4 millions (88 cents par action) par rapport à 45,2 millions (86 cents par action) en 1994-1995, en hausse de 2,6 %.SEARS CANADA INC.: DÉCLARATION DE DIVIDENDE HJn dividende trimestriel de 6 cents par action a été déclaré pour toutes les actions de la Société.Ce dividende sera payable le 16 septembre 1996 aux porteurs d’actions les détenant au 15 août 1996.Par ordre du Conseil d’administration R.Vezér, secrétaire Toronto, Ontario Le 22 juillet 1996 Une querelle de brevets secoue Faction de BioChem L'entreprise pharmaceutique de Laval ne prend pas au sérieux les prétentions de VUniversité Emory sur le 3TC GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR Une vieille querelle de brevets entourant le 3TC est revenue hanter BioChem Pharma, donnant du carburant à ces assauts spéculatifs sur l’action devenus répétitifs depuis un mois.L’action de BioChem a clôturé hier, sur le parquet de Montréal, à 43,25 $, en baisse de 2,45 $ par rapport à la clôture de la veille.En mi-séance, soit peu après la reprise des négociations sur le titre, elle affichait un recul de 5,20 $, ou de 11,4 %.Mardi l’action de BioChem avait également connu une séance en dents de scie s’apparentant à des montagnes russes, partant d’un haut de 49 $ pour toucher un creux à 43 $ et ensuite remonter à 45,70 $ peu avant que le parquet montréalais n’impose un arrêt des transactions.L’entreprise biopharmaceutique de Laval venait d’annoncer l’abandon avant terme d’une étude clinique portant sur les effets du traitement anti-VIH 3TC sur la survie ou le retardement de la progression de la maladie, l’efficacité démontrée rendant alors inutile la poursuite des essais.Cette nouvelle on ne peut plus favorable est venue doper le cours de l’action mais l’effet fut de courte durée.Même l’annonce de résultats financiers faisant ressortir des profits pour un troisième trimestre consécutif n’a pu dissiper la confusion provoquée par une dépêche provenant d’Atlanta.L’Université Emory annonçait qu’elle venait de recevoir un brevet américain pour ses travaux dans le développement du 3TC et qu’elle intentait une action en contrefaçon contre BioChem et son partenaire dans le développement et la commercialisation du 3TC, Glaxo Wellcome.Dans son communiqué émis hier, BioChem a contesté vigoureusement les prétentions de ces universitaires, dont le geste a été qualifié d’opportunisme commercial.Après tout, le potentiel commercial du 3TC se chiffre à 500 millions annuellement.Et son application éventuelle dans le traitement de l’hépatite B chronique offre le même potentiel.«Emory essaie depuis plusieurs années de tirer parti de la découverte et de la mise au point du 3TC par BioChem», a fait remarquer le président et chef de la direction, Francesco Bellini, pour qui l’émission du brevet est une erreur qu’il entend faire corriger.«BioChem considère comme non valide le brevet américain accordé à l’Université Emory et elle entend le contester énergiquement.BioChem juge également non fondée l’action en contrefaçon de brevet intentée», a renchéri l’entreprise, qui fait ressortir que la requête «porte sur le versement de dommages-intérêts relatifs à la vente et à la distribution du 3TC.Les requérants ne cherchent nullement à faire interdire la vente du 3TC ni à obtenir son retrait du marché.» «BioChem a déjà des brevets portant sur le 3TC qui furent émis dans de nombreux pays, notamment les Etats-Unis et des pays européens.Le PHOTO ARCHIVES Francesco Bellini brevet de l’Université Emoiy n’a aucune incidence sur les brevets originaux de BioChem, lesquels furent émis beaucoup plus tôt.» Pour Christine Lennon, vice-présidente, Communications corporatives de BioChem, le brevet d’Emory est une erreur et il n’a aucune portée commerciale.«Ils ne peuvent rien faire avec ce brevet alors que celui de BioChem, émis en 1991, est à la fois majeur et plus large.Tout ce qu’ils essaient de faire, c’est d’avoir un peu d’argent.Une découverte comme la nôtre, avec un tel potentiel commercial, attire bien des prédateurs», a-t-elle renchéri.Les profits affluent de nouveau vers BCE LE DEVOIR Les profits ont recommencé à couler à flots chez BCE.Le bénéfice net du holding a bondi de 67 % au premier semestre, aidé en cela par une solide contribution des filiales Northern Telecom, Bell Canada et BCE Mobile.Ainsi, pour le deuxième trimestre clos le 30 juin 1996, BCE a déclaré un bénéfice net de 206 millions, ou de 65 cents par action, en hausse de 56 % comparativement à celui de 132 millions (43 cents l’action) du trimestre correspondant de 1995.Ces résultats tiennent compte d’un gain extraordinaire de 23 millions dégagé sur la vente d’actions de la Banque Scotia, contre un gain ponctuel de 8 millions lié à la vente d’un placement comptabilisé au deuxième trimestre de 1995.Pour l’ensemble du semestre, le bénéfice net atteint les 440 millions (1,40 $ par action), en hausse de 67 % sur celui de 263 millions (85 cents l’action) enregistré un an plus tôt.Ces données renferment des gains ponctuels de 82 millions et de 45 millions respectivement.Le total des revenus du semestre a progressé de 13,3 %, de 11,3 milliards à 12,8 milliards.Le président du conseil et chef de la direction de BCE, L.R.Wilson, n’a pas été sans faire ressortir la solide contribution de Northern Telecom, qui annonçait la veille une augmentation de plus de 20 % de ses revenus et de 35 % de son bénéfice.L’apport de Nortel aux résultats semestriels consolidés du groupe a été de 133 millions cette année, contre 100 millions au premier semestre de 1995.La contribution de Bell Canada permet également certaines réjouissances.«La performance de Bell, à mi-che- min de son plan de transition de trois ans, est conforme aux attentes, avec un taux de rendement annualisé consolidé de 9,2 % pour les six premiers mois, contre 6,2 % l’an dernier», a ajouté M.Wilson.Le nombre total d’employés chez Bell se situait à 47 000 à la fin du deuxième trimestre, en baisse par rapport à 53 000 au deuxième trimestre l’an dernier.«Bell compte bien atteindre son objectif de fin d’exercice de 45 300 employés», a renchéri BCE, dans son communiqué.Pour les six premiers mois, le bénéfice net de Bell attribuable aux actions ordinaires s’est chiffré à 335 millions, en hausse de 44 % comparativement aux 232 millions du semestre correspondant en 1995.Ses revenus d’exploitation ont été de 4,2 milliards, contre 4 milliards l’an dernier.Cette hausse a été expliquée essentiellement par la croissance des services locaux et d’accès, par l’effet de la majoration des tarifs du service local et par les répercussions favorables de la transformation de l’entreprise.Bell a toutefois vu ses revenus provenant des services interurbains diminuer par rapport à la même période en 1995 en raison de la baisse des revenus moyens par minute, en partie contrebalancée par un accroissement des volumes.«Au 30 juin 1996, la perte cumulative de part de marché depuis l’avènement de la concurrence dans l’interurbain s’établissait à 29 %, comparativement à 24 % au 30 juin 1995», a fait remarquer l’entreprise.Enfin, l’apport de BCE Mobile aux résultats d’ensemble a été de 38 millions au premier semestre de 1996, contre 14 millions un an plus tôt.Au cours du deuxième trimestre, le nombre d’abonnés de la compagnie s’est accru de plus de 120 000.Canadien réduit sa perte GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR XJ Payant pas goûté aux profits de-1N puis 1988, Canadien International a dû se contenter d’une légère diminution de sa perte au premier semestre de 1996.Reposant sur des liquidités sommes toutes ténues, le transporteur mise sur le troisième trimestre, généralement le plus rentable dans l’industrie, pour se refaire une santé.La perte de Canadien International subie au deuxième trimestre terminé le 30 juin 1996 a été de 23,8 millions, soit une légère diminution par rapport à celle de 25,6 millions comptabilisée au deuxième trimestre de 1995.Pour le premier semestre, la perte inscrite totalise 134,7 millions, .contre 164,2 millions un an plus tôt A la fin des six premiers mois de 1996 les liquidités du transporteur oscillaient autour des 112 millions alors qu’elles chatouillaient à peine les 20 millions au 30 juin 1995.«Nous continuons de faire face à certains enjeux», a souligné le nouveau président et chef de la direction de Canadien, Kevin Benson, qui est venu en relève au contesté Kevin Jenkins.«Nous nous attendons à ce que le rendement inférieur découlant des prix concurrentiels pratiqués (par les transporteurs en vols nolisés et les transporteurs à escompte) continue d’influer négativement sur nos résultats.Nous devons par conséquent continuer de réduire nos coûts d’exploitation.» «Cependant, un certain nombre de facteurs jouent en notre faveur, a-t-il ajouté.Nos alliances, qui comprennent American Airlines vers le sud, British Airways vers l’Europe et Ja- pan Airlines vers le Japon, permettent à nos passagers d’avoir accès à un réseau mondial de plus en plus vaste et parmi les plus solides au monde [.] Nos installations à Vancouver sont sur le point de devenir la première vraie plaque tournante nord-américaine de l’Asie.Et nous avons accès aux meilleurs systèmes techniques et d’information de gestion [le système Sabre, d’American Airlines].» Au deuxième trimestre, Canadien a vu ses produits d’exploitation progresser de 2,5 %, à 786,9 millions.Sur la scène locale, Canadien a continué à subir la concurrence des transporteurs à faibles coûts sur ses principaux marchés de l’Ouest tout en devant conjuguer avec l’arrivée de deux nouveaux transporteurs à escompte, Greyhound et WeslJet «Le réseau international a affiché des améliorations constantes.[Toutefois] le coefficient d’occupation sur le marché intérieur a subi l’incidence positive de la stimulation suscitée par les prix inférieurs offerts par de nouveaux concurrents.Mais le rendement a diminué pour la même raison», a souligné Canadien.Le rendement par passagers-milles payants a diminué de 5,8 % entre les deux périodes de comparaison, alors que les revenus par sièges-milles offerts s’est replié de 0,4 %.Canadien a précisé, enfin, que les négociations se poursuivent avec le Syndicat représentant les agents de bord.«Ce groupe est le seul des six syndicats qui n’a pas encore signé une entente à l’égard d’augmentations de la productivité et de réduction des coûts.» Les ententes conclues avec les autres groupes permettent de réaliser des économies annuelles de 93 millions mais l’objectif du transporteur est de récupérer 100 millions annuellement Les étrangers vendent leurs bons du Trésor Ottawa (PC) — Les investisseurs étrangers ont accumulé pour plus de 5 milliards d’actions canadiennes au cours des cinq premiers mois de cette année, a révélé hier Statistique Canada.Les opérations étrangères sur les actions canadiennes, incluant ventes et achats, se chiffrent en moyenne à plus de 10 milliards par mois depuis le début de l’année.Cette somme représente une progression importante par rapport à la moyenne de 7 milliards par mois enregistrée au cours des deux années précédentes.Le marché monétaire canadien a été cependant moins attrayant.Les investisseurs étrangers ont encaissé des bons du Trésor émis par le gouvernement du Canada pour le deuxième mois consécutif.Un total de 4 milliards d’effets à court terme ont été liquidés au cours des mois d’avril et mai.Ils ont également investi presque 7 milliards sur ce marché durant février et mars.L’encaissement de 2,5 milliards d’effets à court terme en mai a été effectué principalement par des investisseurs américains et européens, pour qui les placements aux Etats-Unis étaient plus intéressants à cause du différentiel d’intérêt à court terme.Le CP double son bénéfice trimestriel La plupart des filiales ont contribué à l'amélioration ALLAN SWIFT PRESSE CANADIENNE Canadien Pacifique a affiché un bénéfice net de 317,4 millions, ou 93 cents par action, au terme du premier semestre de 1996, clos le 30 juin, soit plus du double des 151,9 millions (44 cents par action) déclarés à l’issue de la période correspondante de 1995.Dans un communiqué émis hier-depuis Montréal, la société a déclaré un bénéfice net de 179,6 millions, ou 53 cents par action, lors du second trimestre 96, en hausse de 44 % par rapport aux 124,5 millions (36 cents par action) du deuxième trimestre de l’an dernier.Les revenus ont également progressé, passant de 3,7 milliards au premier semestre de l’an dernier à 4,3 milliards cette année, tandis que le bénéfice d’exploitation passait de 536,5 millions à 646,4 millions.La plupart des filiales ont contribué à l’amélioration des résultats d’exploitation, particulièrement le Réseau CP Rail, pourtant affecté par de fortes baisses au chapitre de ses expéditions.Le bénéfice d’exploitation de l’unité ferroviaire a atteint 205,7 millions au premier semestre 96, contre 157,8 millions un an auparavant.CP Rail explique ce résultat par ses initiatives de réduction des coûts et par le fait que des conflits de travail avaient perturbé ses activités lors de l’exercice précédent.Les revenus ferroviaires ont fléchi de 26,4 millions lors du semestre, sous le coup d’un recul de 44,5 millions au deuxième trimestre découlant de la baisse de 7 % du volume des expéditions, particulièrement celles de potasse et de céréales.En dépit de cette diminution, le ratio d’exploitation de CP Rail a progressé, atteignant 87,6 % au deuxième trimestre.Un porte-parole de l’entreprise Graeme McMurray a indiqué que les mesures de rationalisation entreprises au cours des deux dernières années pour réduire les coûts, dont l’achat de nouvel équipement et la suppression de milliers d’emplois, commençaient à porter fruits.Parmi les autres résultats semestriels notables: ¦ CP Navigation a réalisé un bénéfice d’exploitation de 55,1 millions au premier semestre 96, soit 23,9 millions de plus qu’à la même période de l’an dernier, progression tenant essentiellement à la comptabilisation des résultats de Cast, acquise en mars 1995, et à la grève au port de Montréal, le même mois; ¦ le bénéfice de PanCanadian Petroleum a été de 221 millions, en hausse de 15,5 millions; ¦ le bénéfice de Fording Coal a été de 78,5 millions, par rapport à 61,8 millions, hausse tenant à la majoration du prix du charbon; ¦ Hôtels et Villégiatures CP a eu un bénéfice de 29,7 millions, contre 21,9 millions; ¦ le bénéfice de Marathon Realty s’est établi à 56,4 millions, en baisse par rapport aux 58,3 millions de la même période de l’an dernier; ¦ enfin, le CP a tiré un bénéfice de 17,3 millions de sa participation de 17,7 % dans Laidlaw, contre 15,4 millions au premier semestre de 1995.Dans son communiqué, le Canadien Pacifique se dit convaincu que ses résultats continueront de s’améliorer lors du deuxième semestre.Le CN fait mieux avec moins LE DEVOIR Moins de revenus mais plus de profits.Le CN engrange déjà les retombées de son programme de compressions, qui a coûté leur emploi à plus de 3000 personnes en un an.Les bénéfices du CN provenant de ses activités maintenues se sont chiffrés à 125 millions (à 1,47 $ par action) au deuxième trimestre clos le 30 juin 1996, soit une hausse de 36% par rapport aux 92 millions, ou 1,15 $ l’action (exclusion faite des charges spéciales), du trimestre correspondant de 1995.En revanche, les produits d’exploitation ont reculé de 4 % pour atteindre 1,06 milliard.Sur l’ensemble du semestre, le bénéfice net des activités maintenues s’est situé à 223 millions, ou à 2,63 $ par action, comparativement à 169 millions (2,11 $ par action) au premier semestre de 1995.Les données de 1995 ne tiennent pas compte de charges spéciales de 1,4 milliard inscrites pour refléter les effets comptables de la restructuration entreprise par la compagnie ferroviaire, dont 1,3 milliard redevable à une réduction de valeur d’éléments d’actif.Au niveau des effectifs, son programme de compressions s’est traduit par une hausse de 10 % de la productivité de la main-d'œuvre; entre les deux semestres de comparaison tandis que l’effectif moyen baissait de 11 %, ou de 3141, à 25 376.Le CN a également retranché 64 millions à ses charges d’exploitation reliées à la main-d’œuvre et aux avantages sociaux entre ces deux semestres.Les produits d’exploitation du premier semestre de 1996 ont atteint les 2,08 milliards, en baisse de 3 % par rapport à 1995 surtout attribuable à la contraction des activités observée dans le secteur du transport des cé^ réales.Le ratio d’exploitation du premier semestre s’est amélioré de 2,5 points, à 86,6 %.Et Paul Tellier, p.-d.g.du CN, d’insister: «Nous pre^ nons toutes les mesures qui nous permettront d’atteindre notre objectif, un ratio d’exploitation de 85,6 % en 1996, et cela en dépit de perspec-î tives plus moroses dans le domaine céréalier.» La CE s’attaquera aux barons de la presse en septembre Bruxelles (Reuter) — La Commission européenne ne présentera pas avant septembre ses propositions pour limiter les parts de marché des barons de la presse, tels que Silvio Berlusconi et Rupert Murdoch.Le commissaire au Marché intérieur Mario Monti a expliqué, hier en conférence de presse, que la CE débattrait du dossier le 31 juillet comme prévu, mais qu’elle n’arrêterait pas sa position avant septembre.Le projet de limites, que les responsables de la CE justifient par le besoin d’harmoniser différents régimes nationaux, se heurte à une opposition résolue en Allemagne et au Royaume-Uni.Le projet répond à une préoccupa^ tion du Parlement européen, qui craint que la concentration de pro-riété dans les médias limite la liberté d’expression.Suivant une première mouture des services de la CE, les autorités nationales refuseraient de renouveler les licences de diffusion de compagnies dont l’audience dépasse certains seuils.Cela limiterait à 30% la part d’audience qu’une compagnie de télévision ou de radio pourrait détenir sur un marché national.Pour les groupes actifs à la fois dans la presse écrite, la télévision et la radio, cette part ne serait que de 10%.DEVISES ÉTRANGÈRES (EN DOLLARS CANADIENS) Afrique du Sud (rand) 0,3259 Allemagne (mark) 0,9209 Australie (dollar) 1,1229 Barbade (dollar) 0,7029 Belgique (franc) 0,04592 Bermudes (dollar) 1,3912 Brésil (real) 1,4033 Caraïbes (dollar) 0,5236 Chine (renminbi) 0,1711 Espagne (peseta) 0,01133 États-Unis (dollar) 1,3716 Europe (ECU) 1,7904 France (franc) 0,2719 Grèce (drachme) 0,006133 Hong-Kong (dollar) 0,1832 Indonésie (rupiah) 0,000616 Italie (lire) 0,000941 Jamaïque (dollar) 0,0438 Japon (yen) 0,01265 Mexique (peso) 0,1983 Pays-Bas (florin) 0.8493 Portugal (escudo) 0,009356 Royaume-Uni (livre) 2,1301 Russie (rouble) 0,000273 Singapour (dollar) 0,9939 Suisse (franc) 1,1653 Taïwan (dollar) 0,0513 Venezuela (bolivar) 0,00300 SOURCE BANQUE DE MONTRÉAL è * I.E I) !•: v OIK.1- E .1 E I' I) I 2 r> .1 U I I.I, E T I !l !» (i b a COUP D'ŒIL BOURSIER NEW-YORK INDUSTRIELS (X-DJI NYSE) 200 Jours ¦ 5750.00 - 5500.00 - 5250.00 5000.00 5354.69 BOURSE DE TORONTO TSE 300 (X-TT TSE) 5000.00 4750.00 - 4500.00 24 Jui 4680.28 PETROLIERES TOR.(X-OG TSE) 200 Jours A /V Hr 5250.00 1-5000.00 4750.00 4500.00 24 Jui 5149.36 SERVICES FINANCIERS TOR.(X-FS TSE) 200 Jours -4000.00 V* 8 r -A' V 3750.00 3500.00 24 Jui 4009.57 SERVICES PUBLICS TOR.(X-UT TSE) 200 Jours 4000.00 3750.00 3500.00 24 Jui 3853.94 O Nov Déc Jan Fév Mar Avr Mai Jun Jui GESTIONS TOR.(X-MG TSE) 200 Jours - 6000.00 -5500.00 COMMUNICATION TOR.(X-CM TSE) 200 Jours .-9000.00 -8000.00 DETAILS (X-MR TSE) 200 Jours -4000.00 -3750.00 AURIFERES TOR.(X-GL TSE) 200 Jours 13000.00 .12000.00 PRODUITS INDUSTRIELS TOR.(X-IP TSE) 200 Jours .-3500.00 -3250.00 -3000.00 O Nov MINES ET METAUX TOR.(X-MM TSE) 200 Jours F 5500.00 5250.00 5000.00 4750.00 \ 24 Jui 4922.58 MM.MÉfciUtltJ TRANSPORTS TOR.(X-TR TSE) 200 Jours 5250.00 5000.00 4750.00 I.-.ilnliJi.uilili.lI.il.JiiH JiJnu.iJ 24 Jui 4672.09 PAPETIERES TOR.(X-PF TSE) i A k h ^ V j A f lillllillllliilLliiililllllllillH 24 Jui 4074.56 - 4750.00 -4500.00 -4250.00 IND COMPOSEE VANCOUVER (X-VV TSE) 1250.00 O Nov Déc Jan Fév Mar Avr Mai Jun Jui 108247 DECISION-PLUS Séminaire d'information Obtenez à domicile dans votre ordinateur 5 ans de cotes historiques et les communiqués de presse émis par les compagnies inscrites en Bourse.Venez découvrir comment à partir de 15 minutes de travail par jour vous pouvez savoir exactement la direction du marché et des secteurs et ainsi améliorer dramatiquement votre rendement à la Bourse.Mardi le 6 août 740 Notre-Dame Ouest Bureau 1210 19:00h Réservez votre place : (514)392-1366 1000.00 24 Jui Volume (000) Ferme Var.Var.($) (%) BOURSE DE MONTRÉAL XXMJndice du marché 15527 2407.28 -11.18 -0.5 XCB:Bancaire 5429 3095.84 -17.79 -0.6 XCO: Hydrocarbures 2689 1926.55 -10.07 -0.5 XCM:Mines et métaux 3348 2922.72 -4.86 -0.2 XCFProduits forestiers 995 2384.78 -26.53 -1.1 XCLBien d'Équipement 5380 2300.72 -19.42 -0.8 XClhServices publics 3650 2200.89 -13.31 -0.6 BOURSE DE TORONTO TSE 35 17795 255.55 -1.38 -0.5 TSE 100 * 296.26 -2.03 -0.7 TSE 200 * 293.71 -3.57 -1.2 TSE 300 39363 4880.28 -38.31 -0.8 Institutions financières 4527 4009.57 -26.13 -0.6 Mines et métaux 2107 4922.58 +7.98 O.è Pétrolières 5772 5149.36 -41.53 -0.8 Industrielles 7382 3196.32 -32.06 -1.0 Aurifères 3393 10691.68 -129.32 -1,2 Pâtes et papiers 1443 4074.56 -48.79 -1.2 Consommation 1640 7700.64 -88.83 -1.'1 Immobilières 61 1538.15 +8.63 O.è Transport 7012 4672.09 -41.56 -0.9 Pipelines 917 4314.00 -34.56 -0.8 Services publics 2398 3853.94 -36.23 -0.9 Communications 773 8936.70 -85.93 -1,0 Ventes au détail 1002 3860.37 -19.08 -0.5 Sociétés de gestion 930 5958.41 -10.90 -0.2 BOURSE DE VANCOUVER Indice général 18693 1082.47 -22.81 -2.1 MARCHÉ AMÉRICAIN 30 Industrielles 43413 5354.69 +8.14 0.2 20 Transports 8582 1965.73 -21.69 -1.1 15 Services publics 5095 208.36 -0.41 -0.2 65 Dow Jones Composé 57091 1720.66 -4.24 -0.2 Composite NYSE * 336.07 -1.07 -0,3 Indice AMEX * 551.89 -0.22 -0.0 S&P 500 * 669.04 NASDAQ * 1042.37 -6.70 -0.6 LES PLUS ACTIFS DE TORONTO ¦ y J Volume Haut Bas Fcrm.Var.Var., Compagnies (000) (S) ($) ($) ($) (%) PHILIP 5616 10.65 10.35 10.55 -0.10 -0.9 NOVA CP 2310 11.90 11.50 11.90 -0.10 -0.8 TOR BK 1604 26.05 25.80 25.90 -0.15 -0,6 CDNNATLIR 1368 24.45 24.00 24.00 -0.50 -2.0- GRANDMA LEES INC 1292 0.43 0.36 0.39 -0.05 -11.4 CDN 88 ENERGY CP 1216 3.74 3.60 3.65 -0.05 -1.4 PLACER DOME INC 1208 30.00 29.30 29.80 -0.10 -0.3 BK OF NOVA SCOTIA 1184 33.60 32.75 33.25 -0.30 -0.9 BRE-X MINERALS 1172 25.60 24.40 25.10 -0.10 -0.4 SUNCOR INC 970 44.20 43.80 44.10 -0.20 -0.5 LES PLUS ACTIFS DE MONTRÉAL Volume Compagnies (000) Haut ($) Bas ($) Ferm.($) Var.($) Var., (%);; VIOR SOC D'EXPLOR 3194 0.51 0.42 0.44 -0.09 -17.Ô ARMISTICE RES LTD 602 0.66 0.60 0.64 -0.02 -3.0.TOR BK 577 26.05 25.80 25.90 -0.15 -0.6 BIOCHEM PHARMA 561 43.75 35.50 43.25 -2.45 -5.4 BK OF NOVA SCOTIA 455 33.55 33.35 33.35 -0.20 -0.6' NOVA CP 418 11.90 11.65 11.90 -0.10 -0.8' CDN NATL IR 270 24.25 24.05 24.05 -0.40 -1.6 SNC-LAVALIN GRP A 260 10.75 10.25 10.25 -0.35 -3.3, PALACE EXPLO INC 250 0.09 0.08 0.09 - BRESEA RES LTD 247 15.35 14.80 15.30 +0.05 0/3» TÉL., 9 8 5 - 3 3 4 4 AVIS PUBLICS fAX; ’« 5 - 3 3 4 0 AVIS PUBLICS HEURES DE TOMBEE Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi Publications du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi Téi: 985-3344 Fax 985-3340 CANADA, PROVINCE DE QUEBEC, DISTRICT DE LONGUEUIL, COUR DU QUÉBEC CHAMBRE CIVILE.NO: 505-02-005270-966.ROGER COLAS C.JERRY DANIS.Le 06-08-96 à 10H0O heures au 280, FORT SAINT-LOUIS, BOUCHERVILLE seront vendus par autorité de justice, les biens et effets de JERRY DANIS saisis en celte cause, consistant en: un véhicule automobile de marque Pontiac, modèle Transam, 1984 et accessoires.CONDITION: ARGENT COMPTANT ou CHEQUE VISÉ.Marc Lemay, HUISSIER DE JUSTICE/NL (2307).RICHARD GAGNÉ & ASSOCIÉS, Huissier de Justice, 5199 rue Sherbrooke Est, Bureau 2660, Montréal, Québec, H1T 3X1, téléphone: (514)256-3622.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT D'IBERVILLE NO: 755-12-006855-963 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT: GHISLAIN GAUTHIER, Partie demanderesse c.MARIE-PAULE BRODEUR, Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à MADAME MARIE-PAULE BRODEUR de comparaître au greffe de cette cour situé au 109, rue St-Charles, St-Jean-sur-Richelieu, dans les 30 jours de la date de la publication du présent avis dans le journal Le Devoir.Une copie de l'action en divorce a été remise au greffe à l'intention de MADAME MARIE-PAULE BRODEUR.Lieu: St-Jean-sur-Richelieu Date: 17 juillet 1996 CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE TERREBONNE, Cour du Québec, Chambre civile.NO: 770-02-005126-967 - Bref d'exécution.PIERRETTE VILLENEUVE, Partie demanderesse -vs- JEAN BINETTE, Partie délenderesse.Le 3ième jour de août 1996 à 11h00, au 949, ST-LOUIS, BEAUHARNOIS, district de Montréal, seront vendus par autorité de Justice les biens et effets de JEAN BINÉTTÉ, saisis en cette cause, consistant en: bateau Baylor Saratoga 1978 "26" bleu & blanc.Conditions: ARGENT COMPTANT el/ou CHEQUE VISÉ.Information: Daniel AVELINE huissier du district de Terrebonne.Aveline, Aveline, HUISSIERS (514)229-4329.646, rue Valiquette, CP 204, Ste-Adèle, P.Q.JOR 1 LO.CANADA.PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE TERREBONNE, COUR SUPÉRIEURE, NO: 700-04-00021-696 -Bref d'exécution.DIANE BOYER, Partie demanderesse -vs- JEAN BINETTE, Partie délenderesse.Le 3ième jour de août 1996 à 10h00, au 949, ST-LOUIS, BEAUHARNOIS, district de Montréal, seront vendus par autorité de Justice les biens et effets de JEAN BINETTE, saisis en cette cause, consistant en: bateau Baylor Saratoga 1978 *26' bleu & blanc.Conditions: ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISÉ.Information: Daniel AVELINE huissier du district de Terrebonne.Aveline, Aveline, HUISSIERS (514)229-4329.646, rue Valiquette, CP 204, Ste-Adèle, P.Q.JOR 1L0.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-12-230138-962 COUR SUPÉRIEURE Chambre de la famille GREFFIER ADJOINT PRÉSENT: JEANNE MERRY ALFONSE Partie demanderesse c.MAXIME RUBIN Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à Monsieur Maxime Rubin de comparaître au greffe de cette cour situé au Palais de Justice de Montréal, au 1 est Notre-Dame, Montréal, salle 1.100, dans les trente (30) jours de la date de la publication du présent avis dans le journal LE DEVOIR.Une copie de la déclaration en divorce a été remise au greffe à l'intention de Monsieur Maxime Rubin.Lieu: Montréal Date: 18 juillet 1996 MICHEL MARTIN, G,a.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-05-006812-943 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT: GREFFIER ADJOINT HENRI BECKER Partie demanderesse c.AMADEO SIMONCIG Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donné à AMADEO SIMONCIG de comparaître au greffe de cette cour situé au 1 est, Notre-Dame, Montréal, Québec, salle 1.100, dans les 30 jours de la date de la publication du présent avis dans LE DEVOIR.Une copie du bref de saisie avant jugement a été remise au greffe à l'intention de AMADEO SIMONCIG.Lieu: Montréal Date: 12 juillet 1996 MICHEL MARTIN, G.a.AVIS DE DEMANDE DE DISSOLUTION Prenez avis que la compagnie 9017-8716 QUÉBEC INC.demandera à l'Inspecteur général des institutions financières la permission de se dissoudre.Montréal, le 23 juillet 1996, Les procureurs de la compagnie, MACKENZIE GERVAIS S.E.N.C.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-05-021275-969 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT: BANQUE NATIONALE DU CANADA Requérante c.ISBA CONSTRUCTION INC.et SAPHIR CONSTRUCTION INC,, a/s Mallette Benoit et Compagnie Ltée, syndic et MALLETTE BENOIT ET COMPAGNIE LTÉE, syndic Intimées et L'OFFICIER DU BUREAU DE LA PUBLICITÉ DES DROITS DE LA CIRCONSCRIPTION FONCIERE DE LAPRAIRIE Mis-en-cause AVIS A: Isba Construction Inc.PRENEZ AVIS que les procureurs de la Requérante ont déposé au greffe de la Cour Supérieure du District de Montréal, 1 rue Notre-Dame ouest, Montréal, une requête en délaissement forcé pour fin de l’exercice du recours hypothécaire de prise en paiement.Cette requête sera présentée le 12 août 1996 à la Cour Supérieure du District de Montréal, en salle 2.07 à 01 7 Q10^ : POUR CHANGER LE MONDE 9 OXFAM-QUÉBEC Tel.: (514) 937-1614 1 800 OXFAM 95 ^AVIS DE LA PREMIÈRE^.ASSEMBLÉE Dans l'affaire de la faillite de: MICHEL QUINTIN 282, St-Georges La Prairie J5R 2M5 AVIS est par les présentes donné que le susdit débiteur a fait cession de ses biens le 11 juillet 1996 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 30 juillet 1996 dès 15h20 au bureau du syndic.Montréal, le 23e jour de juillet 1996.PAUL B.DAOUST, syndic 3270, bout.Langeller # 202 (angle Sherbrooke) Montréal (Québec) H1N3A6 Tél: 251-4888 , Fax:251-4889 J Les maladies inflammatoires de l'intestin.Seule la douleur est prévisible.Fondation canadienne des maladies inflammatoires de l'intestin Crohn's and Colitis Foundation of Canada Avec votre aide, nous trouverons un traitement curatif.1 800 461-4683 Ëj.) Vos dons { nous vont 11| droit au • coeur! K I I Pr V.9 Auoditiofl québécon* pour m enfants malades du coeur (418) 52-COEUR 9h15 ou aussitôt que Conseil pourra être entendu.Une copie de la requête en délaissement forcé pour fins de l'exercice du recours hypothécaire de prise en paiement a été laissée au greffe de la Cour Supérieure à votre attention.Me Marc Duchesne 1000, de la Gauchetière 0.#900 Montréal, H3B 4W5 879-1212 MONTREAL, ce 23 juillet 1996 DOMINIQUE DIBERNARDO, G.a.CANADA, PROVINCE DE QUÉBEC, DISTRICT DE MONTRÉAL, COUR MUNICIPALE, N0:0013-19183 - BREF D'EXECUTION.LA VILLE DE ST-LEONARD, Partie demanderesse -vs-ST GERMAIN DORMELIA IMMACULA, Partie défenderesse.Le 2ième jour de août 1996 à 11h45, au 6256A, Lacoursière, St-Léonard district de Montréal, seront vendus par autorité de Justice les biens et effets de ST GERMAIN DORMELIA IMMACULA, saisis en cette cause, consistant en: 1 véhicule automobile de marque Toyota model Tercel, 4 portes.CONDITIONS: COMPTANT et/ou CHEQUE VISÉ.Information: GIUSEPPE VITALE, huissier du district de MONTRÉAL.Macéra & Associés, HUISSIERS, 514-848-0979, Fax: 848-7016.31, rue St-Jacques ouest, rez-de-chaussée, Montréal, Québec.H2Y1K9 PRENEZ AVIS que Bhagat Ram DUGGAL, domicilié au 11945 Lachapelle, appartement #305, à Montréal, présentera au directeur de l'état civil une demande pour changer son nom en celui de MushtaQ Ahmad DUGGAL.CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE MONTRÉAL NO: 500-05-021277-965 COUR SUPÉRIEURE PRÉSENT: BANQUE NATIONALE DU CANADA Requérante c.ISBA CONSTRUCTION INC.et SAPHIR CONSTRUCTION INC., a/s Mallette Benoit et Compagnie Ltée, syndic et MALLETTE BENOIT ET .COMPAGNIE LTÉE, syndic Intimées et L'OFFICIER DU BUREAU DE LA PUBLICITÉ DES DROITS DE LA CIRCONSCRIPTION FONCIERE DE LAPRAIRIE Mis-en-cause AVIS A: Isba Construction Inc.PRENEZ AVIS que les procureurs de la Requérante ont déposé au greffe de la Cour Supérieure du District de a* Hydro v Québec APPEL D'OFFRES ET SOUMISSIONS Les entrepreneurs et les fournisseurs peuvent obtenir de l'information sur les appels d'offres et les soumissions d'Hydro-Québec en composant un des numéros de téléphone suivants : Montréal et les environs : 840-4903 Extérieur : 1-800-324-1759 AVIS COMMISSION DE LA SÉCURITÉ PUBLIQUE Montréal, 1 rue Notre-Dame ouest, Montréal, une requête en délaissement forcé pour fin de l’exercice du recours hypothécaire de prise en paiement.Cette requête sera présentée le 12 août 1996 à la Cour Supérieure du District de Montréal, en salle 2.07 à 9h15 ou aussitôt que Conseil pourra être entendu.Une copie de la requête en délaissement forcé pour fins de l’exercice du recours hypothécaire de prise en paiement a été laissée1 au greffe de la Cour Supérieure à votre attention.Me Marc Duchesne 1000, de la Gauchetière 0; #900 Montréal, H3B4W5 879-1212! MONTREAL, ce 23 juillet 1996 DOMINIQUE DIBERNARDO, G.a.Hydro v Québec Appel d'offres pour 14 h, heure de Montréal I ATP.65021.A 1 le mardi 13 août 1996 Fourniture, récupération da différents typas de pnaus pour une période da 2 années Admissibilité : Place d'affaires au Québec Garantie de soumission : 10 000$ Prix : 25 $ Pour renseignements techniques : Télécopieur : (514) 840-4784 Le prix des documents comprend les taxes, est NON REMBOURSABLE et doit être payé par chèque ou mandat à l'ordre d'Hydro-Québec.Les documents peuvent être consultés ou obtenus du lundi au vendredi de 8 h à 16 h à : Hydro-Québec Direction Acquisition 800, boul.de Maisonneuve est 2e étage, bureau 2-007 Montréal (Québac) H2L4M8 Pour renseignements relatifs à la vente des documents : Téléphone (514) 840-4903 (Région de • Montréal) 1-800-324-1759 (De l'extérieur) Les documents peuvent aussi être consultés aux 8 centres d'acquisition régionaux d'Hydro-Québec entre 8 h et 12 h et entre 13 h et 16 h.COMMUNAUTÉ URBAINE ^ DE MONTRÉAL tmr SÉANCE PUBLIQUE SUJET PRÉVO : DATE: 1er août 1996 HEURE : 19 h OQ UEU : Communauté urbaine de Montréal Cours Mont-Royal 1550, me Metcalfe 14e étage Montréal (Québec) (Métro Peel) Renseignements : 280-3460 - Projet de réglementation relatif à la tarification des appels pour alarme non fondés Une période de questions Pour (poser des questions, entre 18 h 45 et 19 h 00.Le 25 juillet 1996 est prévue au cours de la séance, les intervenants doivent s'inscrire L E I) E V 0 I R .I< E .1 E U I) 1 2 5 J 11 I 1, L E T I !) !) (i B LE ~ PERSPECTIVES Seuls au monde Alix Jeux olympiques de Saint Louis, en 1904, les organisateurs avaient inscrit au programme de scandaleuses «Journées anthropologiques», un éventail de compétitions spéciales réservées à ceux qui étaient alors considérés comme appartenant à des races inférieures.Quelques années plus tard, Pierre de Coubertin écrivait dans ses mémoires que «nulle part ailleurs qu’en Amérique on eût osé faire entrer dans le programme d’une olympiade de pareils numéros.Mais aux Américains tout est permis.Leur juvénile ardeur dispose certainement à l’indulgence les membres des grands ancêtres hellènes.» Ceci pour dire que la critique des Etats-Unis, en plus d’être l’exercice le plus facile et le moins original du monde, et d’autant plus insidieux que chacun s’empresse de les imiter, est aussi vieille que l’olympisme lui-même.Mais en ces Jeux du centenaire, l’indulgence à laquelle faisait allusion le baron ne semble cette fois pas au rendez-vous.C’est que la juvénile ardeur a pris des allures de condescendance éhontée.Voilà en tout cas le constat qui s’impose au terme d’une demi-semaine de compétitions.L’un après l’autre, les rapports dévastateurs tombent sur les fils de presse comme autant de tonnes de briques.Au Canada, en France, en Grande-Bretagne, en Russie, c’est à qui trempera sa plume dans le plus puissant acide pour décrire la situation.Disons-le tout bêtement: le visage repoussant du doute se profile chaque jour davantage sur les Jeux d’Atlanta.Et si, enfer et damnation, les Américains ne l’avaient pas tant que ça l’affaire?Tout le monde a entendu parler de ces histoires démentes de système de ?transport livré à la loi de la jungle — des athlètes forcés de détourner des autobus pour se rendre à temps sur les sites! — et de défaillances du réseau informatique.Le Monde, qui n’a pas l’habitude de se complaire dans le sensationnalisme, parle de «désorganisation générale», voire de «la plus grande pagaille du siècle»; «la première puissance de la planète peut aussi être brouillée avec l’efficacité», écrit-on, ajoutant que l’heure du bilan n’a pas encore sonné mais que «le règlement de comptes (.) risque d’être sanglant».La vindicte gagne les esprits.D’un peu partout, on rappelle tant et plus que les promoteurs d’Atlanta ont embelli la réalité, pour ne pas dire carrément menti, lorsqu’ils ont présenté au CIO les conditions climatiques et le contexte géographique qui prévalent dans la ville.Pire, que l’horaire de certaines compétitions a été modifié pour favoriser l’équipe locale, comme les courses de 200 et 400 mètres qu’on a espacées afin de donner la chance à Michael Johnson de réussir un doublé.Et il n’y a pas que les questions de logistique.II y a aussi la mentalité.La partisanerie effrontée des spectateurs, par exemple.«On ne peut pas les accuser d’inhospitalité, c’est simplement qu’ils sont tellement imbus d’eux-mêmes qu’ils ne remarquent même pas leurs adversaires», écrivait à ce sujet une journaliste russe, pendant que d’autres commencent à se plaindre de ce que les,athlètes non américains sont dérangés, hués, sifflés.Evidemment, tout le monde a droit à l’erreur — les Américains peut-être un peu moins vu leur propension à se présenter en détenteurs de l’infaillibilité, mais tout de même.Mais ce qui vraiment achève d’irriter est la façon dont leur télévision présente ces Jeux.Sur NBC, ce n’est pas nouveau mais on dirait que c’est chaque fois pire, que du USA mur à mur.Et encore, racoleur, patrioteux, nombrilocentriste.En comparaison, même le Canada, qui ne se prive pourtant pas d’en beurrer épais, conserve au moins la pudeur obligée de ses performances modestes.Et pas un mot sur les problèmes.Le plus beau, c’est qu’ils s’en foutent complètement Ils sont vraiment seuls au monde, comme les amoureux qui se donnent en public, vaguement obscènes.Jean Dion Les Américains sont certes actionnaires majoritaires à la bourse du chauvinisme, mais le monopole leur échappe encore.Vous avez vu le très canadien vice-président du CIO, Dick Pound, déclarer que les Jeux auraient été bien mieux organisés s’ils avaient eu lieu à Toronto?C’est ça Et le Canada aurait gagné 200 médailles et le Québec, imbibé jusqu’à la moelle de fierté nationale, n’aurait pas tenu de référendum et aurait ainsi obtenu les Jeux d’hiver de 2002.Plus vite, plus haut, plus loin, plus cheap.Et que Samaranch se le tienne pour dit.Tous nos remerciements à Ron MacLean, le faire-valoir hebdomadaire du subtil Don Cherry à Hockey Night in Canada, qui nous a rappelé hier lors d’une interview avec des enfants l’importance de parler le français et l’anglais pour améliorer la compréhension entre les athlètes du Canada et de toutes les nations.Nous lui savons aussi gré d’avoir ranimé les espoirs d’un océan à l’autre en soulignant que d’autres pays qui, comme celui-ci, ont connu «des troubles politiques» se débrouillaient plutôt bien aux Jeux.Il a nommé l’Irlande et l’Afrique du Sud.Pas facile tous les jours de trouver un sympathique délinquant dans cet univers olympique pas mal straight.Une mention honorable quand même pour le grand basketteur brésilien Oscar Schmidt, qui arbore au dos de son maillot un simple «Oscar», comme ca, sans plus.Une autre pour le Bulgare Yoto Yotov — lui mériterait d’avoir son nom complet afiché quelque part —, qui s’est mis à sauter partout après s’être assuré la médaille d’argent chez les 76 kg et a ainsi fait ressortir, sans gêne aucune, toute la grâce de l’haltérophile qui ne se peut plus.LES JEUX Marianne Limpert décroche la deuxième position à l’épreuve du 200 mètres quatre nages.Une première médaille d’argent Une question que se pose l’honnête homme: la publicité étant formellement interdite sur les sites des Jeux, comment se fait-il que nous ayons vu au moins une dizaine d’athlètes portant le logo de Nike sur leur I uniforme?D’APRES PRESSE CANADIENNE Après quatre jours de difficultés, le Canada a retrouvé de son aplomb à la piscine olympique, hier, ce qui lui a permis d’engraisser de moitié sa faible récolte de médailles aux Jeux d’Atlanta.Au 200 m quatre nages, Marianne Limpert, de Fredericton, a réalisé un chrono de 2 min 14 sec 35 pour arracher la médaille d’argent derrière l’Irlandaise Michelle Smith, gagnante d’une troisième médaille d’or.Limpert a ainsi battu le record canadien de 2 min 15 sec 12 qu’elle avait elle-même établi lors des qualifications présentées plus tôt en journée.Après deux bronzes en natation et en cyclisme, le Canada accédait ainsi à la deuxième marche du podium pour la première fois.Dans la même course, une autre Canadienne, Joanne Malar, de Hamilton, a pris le quatrième rang.Le Canada, qui comptait des représentants dans trois des quatre finales au programme hier soir, s’est par ailleurs contenté du cinquième rang lors de la finale du 4 X100 m quatre nages chez les dames.Le quatuor formé de Julie Howard, Guylaine Cloutier, Sarah Evanetz et Shannon Shakespeare s’est incliné devant les Américaines, les Australiennes et les Chinoises.Chez les messieurs, Stephen Clarke, de Brampton (Ont.), n’a pu faire mieux qu’une septième place lors d’une finale très relevée au 100 m papillon.Clarke a bouclé le parcours en 53 sec 33, battant lui aussi le record canadien qu’il avait établi lors des préliminaires.Dans cette épreuve, le Russe Denis Pankratov a décroché l’or en 52 sec 27, une nouvelle marque mondiale.10 sur 10 à l’aviron Aux épreuves d’aviron, les Canadiens ont obtenu une note parfaite en qualifiant leurs 10 embarcations pour les demi-finales ou les finales.«Lorsque tout le monde fait bien, c’est contagieux», a déclaré Lesley Thompson, qui en est à ses quatrièmes Jeux et qui est la barreuse du huit féminin.«C’est comme une partie d’échecs quand toutes les pièces tombent à la bonne place», a indiqué l’entraîneur de l’équipe féminine, Al Morrow.«Si nous continuons au même rythme au cours des quatre prochains jours ce sera très bien.» Hier, lors des courses de repêchage, les huit féminin et masculin se sont qualifiés pour les finales de dimanche.Marianne Limpert.Chez les légers, les deux rameuses en couple Wendy Wiebe et Colleen Miller participeront quant à elles aux demi-finales vendredi.Le Canada sera aussi présent dans quatre demi-finales, aujourd’hui au lac Lanier.Parmi celles qui tenteront d’avancer aux finales, on note Silken Laumann et Derek Porter, tous deux en simple scull et les équipes de Kathleen Heddle-Marnie McBean et Mike Forgeron-Todd Hallett en double.Dans le huit masculin, les Canadiens l’ont emporté avec une priorité de plus de secondes devant les Russes, hier matin.Dimanche, ils tenteront de vaincre les Hollandais, invaincus cette année, et les Allemands champions du monde.«La finale sera vivement disputée», a analysé Adam Parfitt de Victoria.«Nous devrons tout donner du début jusqu’à la fin.» Chez les femmes, les Canadiennes ont dominé presque toute l’épreuve avant de céder dans les 250 derniers mètres.Elles ont été devancées de 32 centièmes de seconde par les Américaines, les championnes du monde.Le huit canadien s’est néanmoins qualifié pour la fi- nale de l’épreuve qu’il avait enlevée à Barcelone.Gain de Julien Au badminton, Denyse Julien, de Rouyn-No-randa, a célébré dignement son anniversaire — elle a eu 36 ans lundi dernier, ce qui en fait la deuxième joueuse la plus âgée du tournoi olympique — en remportant une victoire facile en lever de rideau du concours en simple.Elle a triomphé de Debra O’Connor, de Trinidad et Tobago, par des marques de 11-3 et 11-0.Julien, qui vise la médaille d’or en simple et profite d’un excellent tirage, est également inscrite aux compétitions de double et de double mixte.Doris Piché, qui vient aussi de l’Abitibi (La Sarre), fera son entrée aujourd’hui, tandis que Julien disputera son premier match de double en compagnie de la Torontoise Si-Ann Deng.Toujours au badminton mais chez les hommes, le Canadien lain Sydiea a défait l’Australien Murray Hocking en deux sets de 15-9, 15-9.Au volleyball féminin, le Canada a perdu en trois sets consécutifs contre les Allemands, 15-5,15-12 et 15-6.De son côté, au volleyball de plage, le double masculin composé de John Child et Mark Heese a perdu 15-1 confie l’Espagne avant de remporter son deuxième match, 15-2 face à la Suède.Au judo féminin, la Québécoise Josée Momeau a perdu son combat de deuxième tour dans la catégorie des moins de 56 kilos.A la boxe, les Canadiens ont réalisé leur plus belle journée au Colisée Alexander Memorial depuis le début du tournoi olympique.Troy Amos Ross et Phil Bou-dreault ont remporté des victoires décisives au deuxième tour.Le premier, dans la catégorie des 81 kilos, a décoché une violente droite qui a envoyé au tapis une troisième fois le représentant des Seychelles, Roland Rafor-me, un des plus violents coups depuis le début des compétitions de boxe.Quelques instants plus tôt, Boudreault, sans décocher des coups aussi dévastateurs que Ross, a fait bon usage d’une série de combinaisons pour vaincre le Tanzanien Haji Matumla au compte de 16-12 dans un combat comptant pour la catégorie des 63,5 kilos.Au tennis, Jana Nejedly a perdu son match de premier tour contre la Slovaque Radka Zrubakova en deux manches de 6-3 et 6-2.PHOTO PC Or et record pour Pankratov L’Irlandaise Michelle Smith décroche sa troisième médaille d’or AGENCE FRANCE-PRESSE Le Russe Denis Pankratov, 22 ans, a remporté le titre olympique du 100 m papillon, abaissant à cette occasion son propre record du monde de la spécialité à 52 sec 27.Pankratov a ainsi empoché sa deuxième médaille d’or après celle conquise sur 200 m.Il a mené la course de bout en bout pour devancer l’Australien Scott Miller (52 sec 53) et le Russe Vladislav Kulikov (53 sec 13).Par ailleurs, l’Irlandaise Michelle Smith, 26 ans, a remporté le titre olympique du 200 m 4 nages, s’imposant en finale en 2 min 13 sec 93.Elle a empoché ainsi sa troisième médaille d’or après le 400 m quatre nages et le 400 m style libre.Smith a viré en tête à l’issue du passage en papillon, puis accentué son avance en dos.Reléguée au quatrième rang après la brasse, dominée par la Chinoise Lin Li, Smith a effectué un retour formidable pour l’emporter.D’autre part, l’Irlande a demandé aux autorités olympiques de rendre public au plus vite le résultat d’un contrôle antidopage auquel la double championne olympique Michelle Smith a dû se soumettre après sa victoire, samedi, au 400 mètres quatre nages.Les responsables de l’équipe d'Irlande veulent mettre fin aux rumeurs qui circulent autour des remarquables performances de leur nageuse aux Jeux olympiques d’Atlanta, avec également une victoire au 400 mètres nage libre et une qualification pour la finale du 200 m quatre nages.Âgée de 26 ans, Smith a amélioré de 19 secondes son record personnel sur 400 m nage libre en un an, pour passer de l’anonymat le plus complet à la plus haute marche du podium olympique.Les soupçons autour des performances de l'Irlandaise ont été renforcés par le fait que son mari et entraîneur, le discobole néerlandais Erik de Bruine, a déjà été suspendu quatre ans pour dopage.Le Comité international olympique (CIO) a déclaré qu’aucun nageur n’avait été contrôlé positif à l’issue de la journée de samedi, mais les Irlandais ont demandé que le résultat du contrôle de Smith leur soit communiqué pour faire taire les rumeurs.Déficiences du système informatique IBM «accepte la pleine responsabilité» À la suite de nos réflexions d’hier sur le volleyball de plage, une amie nous signale qu’avec les gymnastes, les nageurs et les coureurs de courte distance, les filles ont droit à une fournée beaucoup plus imposante de galbes réjouissants.C’est vrai ça: c’est toujours les mêmes qui ont tout À nous le volley! International Business Machines (IBM), a accepté hier «la pleine responsabilité» des déficiences du système informatisé d’informations des Olympiques d’Atlanta, alors que les résulats et informations continuaient à être truffés d’erreurs.«IBM accepte la pleine responsabilité» de ces problèmes, a déclaré un porte-parole du numéro un mondial de l’informatique, Fred McNeese.«Nous sommes aussi déçus que tout le monde», a-t-il ajouté, tout en affirmant que la situation s’était améliorée, notamment pour les 1800 bornes informatiques installées pour les journalistes sur les sites et dans les centres de presse.Le problème qui perdure, a reconnu M.NcNeese, est celui du service dit Agence de presse du monde (WNPA) pour lequel les trois agences de presse internationales dont l’AFP et neuf autres clients médias ont payé chacun 10 000 $, et qui devait notamment leur transmettre instantanément les résultats.Il reste «irrégulier» a-t-il reconnu, ajoutant qu’IBM avait envoyé une lettre d’excuses à ces clients.Parmi eux la BBC, les agences DPA et EFE, et le Q$9 Atlanta 1996 quotidien français L’Équipe.Dans cette lettre, IBM affirme qu’il entend continuer à fournir ce service, ses équipes travaillant «dur à régler les problèmes».Il indique également avoir mis en place un système de secours sur papier, les résultats, imprimés, étant apportés aux 12 clients.Encore hier, les problèmes, plus ou moins graves selon l’heure, continuaient tant sur Info 96 que sur la WNPA.Les informations continuaient aussi à être truffées d’erreurs, un boxeur de 95 ans, un gymnaste soviétique à tort champion du monde, un boxeur mesurant 50 centimètres, un haltérophile mesurant plus de six mètres, ou des épreuves d’équitation dont chevaux et cavaliers portaient le même nom.«Nous n’avons depuis le début eu aucun résultat correct de football.Les scores sont toujours de 0 à 0, commentait un cadre technique de l’AFP.«Quant au basket, selon WPNA, il n’y a jamais de fautes personnelles.» Et sur 44 résultats de voile reçus hier à midi, 42 étaient faux.Agence France-Presse Dopée, la Cubaine Rodriguez conserve sa médaille d’argent La judokate cu- I ‘ “ ‘ JL/baine Estela ¦ iV Rodriguez Villa-neva a été recon-nue coupable d’avoir pris une substance interdite, mais le Comité international olympique a décidé de ne lui infliger qu’une réprimande et lui a laissé sa médaille d’argent, conquise samedi dans la catégorie des lourds.Rodriguez a pris du furosemide, un diurétique, «mais il ne s’agit pas d’un cas de dopage.L’athlète aurait dû juste prévenir le médecin de l’équipe cubaine qu’elle prenait ce produit», a précisé Michèle Verdier, porte-parole du CIO.«La commission médicale du CIO a pris en compte le fait que les diurétiques n’ont procuré aucun avantage dans cette compétition.Il n’y a pas non plus d’indication que le médicament ait été utilisé comme produit masquant», a ajouté François Car-rard, directeur général du CIO.Selon M.Carrard, la délégation cubaine a expliqué que Rodriguez avait pris une herbe médicinale le 12 juillet à Cuba sans savoir qu’elle contenait des composants interdit.La judokate avait perdu samedi en finale contre la Chinoise Sun Fuming.Elle avait déjà eu l’argent aux JO de Barcelone et avait été championne du monde en 1989.Associated Press TABLEAU DES MEDAILLES (après six podiums sur 14 hier) O A B Tôt.Etats-Unis 9 14 4 27 Russie 9 6 2 17 France 5 3 7 15 Allemagne 0 6 9 15 Chine 4 5 4 13 Pologne 5 2 2 9 Italie 3 3 3 9 Corée du Sud 3 3 2 8 Australie 3 0 5 8 Cuba 2 4 2 8 Japon 2 2 1 5 Belgique 2 1 2 5 Hongrie 0 0 5 5 Turquie 3 0 1 4 Belarus 0 3 1 4 Bulgarie 0 0 4 4 Pays-Bas 0 0 4 4 Nouvelle-Zélande 2 0 1 3 Afrique du Sud 2 0 1 3 Ukraine 1 0 2 3 Brésil 0 1 2 3 Irlande 2 0 0 2 Grèce 0 2 0 2 Roumanie 1 0 1 2 Yougoslavie 1 0 1 2 Espagne 0 1 1 2 Suède 0 1 1 2 Canada 0 0 2 2 Arménie 1 0 0 1 Costa Rica 1 0 0 1 Kazakstan 1 0 0 1 Autriche 0 1 0 1 Grande-Bretagne 0 1 0 1 Finlande 0 1 0 1 Corée du Nord 0 1 0 1 Ouzbékistan 0 1 0 1 Géorgie 0 0 1 1 Moldavie 0 0 1 1 A1C L E I) E V DIR., I.E .1 K f I) I 2 5 .1 I' I I.I.E T I !» !» (i Lara enfin couronné J.T > haltérophile cu-I JL/ bain Pablo Lara, qui n’avait lais-* sé échapper le titre F olympique à Barce-h lone qu’au poids de V corps, a pris à 28 ans une revanche sur le sort en rem-W portant la médaille ^ d’or de la catégorie des 76 kg.Le Cubain a réussi un total de 367,5 kg (162,5 kg à l’arraché, 205 kg à l’épaulé-jeté), restant à cinq kilos de son propre record du monde.Ce fut toutefois suffisant pour devancer nettement le Bulgare Yoto Yotov, deuxième à 7,5 kg, et le Nord-Coréen Jon Chol-Hoo, troisième à 10 kilos du vainqueur.Malgré la douleur que lui causaient des ampoules aux deux mains, Lara a d’abord assuré la victoire en réussissant 205 kg à l’épaulé-jeté, à trois kilos de son record du monde, avant de tenter 210 kilos.L’euphorie du moment ne fut pas suffisante et il échoua devant cette barre.Mais l’essentiel était assuré.L’Arménien Khachatur Kiapa-naksian, qui était bien placé dans la course au podium après l’arraché, a complètement raté l’épaulé-jeté.Il attaquait ce mouvement à 192,5 kg et échouait deux fois avant de rater sa troisième tentative, à 195 kg.Agence France-Presse Nakamura, la fierté japonaise Le dernier appelé en équipe nationale des trois frères Nakamura, Kenzo, 22 ans, a redonné sa fierté au Japon en lui apportant son premier titre masculin dans les épreuves de judo.Après l’échec la veille de Toshihi-ko Koga, Nakamura à battu en finale d’extrême justesse sur une décision partagée (2/1) le Sud-Coréen Dae-Sung Kwak en finale des poids légers (moins de 71 kilos).Yuko Emoto avait offert la veille sa première médaille d’or au Japon chez les femmes (moins de 61 kg).Les médailles de bronze sont revenus au Français Christophe Gaglia-no, battu au premier tour et qui remonta tous les repêchages, et à l’Américain Jimmy Pedro, pour la grande joie du public local enthousiaste.La récompense Cuba a également obtenu la récompense du formidable talent de ses judokates qui avaient marqué le pas depuis le début avec le succès en poids légers (moins de 56 kilos) de la championne du monde Driulis Gonzalez.La combattante des Caraïbes s’est imposée sur un yuko à la Coréenne du sud, Jung Sun-Yong, qu’elle avait déjà battue en finale des Championnats du monde l’année dernière.Les médailles de bronze qui confirment la bonne tenue du judo européen dans ces Jeux, sont allées à l’Espagnole Isabel Fernandez et à la Belge Marisabel Lomba Agence France-Presse Ivanisevic sort par la petite porte Le Croate Goran Ivanisevic a été éliminé sans gloire au premier tour du tournoi de tennis olympique, battu 6-2 64 par le Sud-africain Marcos On-druska, 104r joueur mondial.Chez les dames, Mary Pierce a peiné contre la Biélorusse Olga Barabanschikova, mais elle a quand même réussi à se qualifier pour le deuxième tour (6-3 7-5).Sur un central écrasé de soleil, Ondruska a fait preuve d’une rare solidité pour retourner les services du Croate, souvent chronométrés à plus de 200 km/h.Le Sud-africain a ainsi réussi deux breaks dans le premier set et un autre, décisif, dans le second set.Septième joueur mondial et tete de série numéro 2 du tournoi, Ivanisevic a parfois donné l’impression de vouloir en finir au plus vite, multipliant les volées et les coup droits approximatifs.L’élimination d'Ivanisevic, un des grands favoris en l’absence de Sampras et Muster, laisse un tournoi très ouvert, d'autant qu’André Agassi (n° I) semble loin de sa meilleure forme.S PO RTS Li en or, Tcherbo en bronze Li Xiaoshuang est devenu le premier gymnaste chinois à remporter le concours général individuel olympique.Le champion du monde l’a emporté avec un total de 58,423 points, d’une marge infime de 0,049 point devant le Russe Alexei Nemov grâce à une superbe et ultime prestation à la barre fixe.La médaille de bronze est revenue au Biélorusse Vitali Tcherbo, six fois champion olympique à Barcelone, juste devant un autre Chinois, Zhang Jinjing.Li a entamé sa prestation finale avec seulement 0,038 point de retard sur Nemov.Mais son sans-faute à la barre fixe, conclu par un splendide double twist et un 9,787, pendant que Nemov manquait très légèrement sa sortie au sol, puni d’un 9,700, lui a permis de décrocher le Graal.Li a ainsi conclu un superbe duel avec Nemov, qui avait pris la tête du concours avec 9,800 au cheval d’arçons contre 9,687 pour Li au sol.Le Chinois se rapprochait avec 9,712 aux arçons contre 9,612 pour Nemov aux anneaux puis prenait le commandement après sa prestation aux anneaux.Le Russe reprenait l’avantage sur une erreur du champion du monde dans sa réception aux barres parallèles avant de céder sur le fil.Tcherbo, lui, a démarré très doucement, se classant lie après la deuxième prestation.Mais deux très bons passages au saut de cheval et à la barre fixe l’ont replacé tardivement sur le podium.Reuter Collinelli en double grâce PHOTO AP L’ITALIEN ANDREA COLLINELLI a fait une impressionnante démonstration de force en améliorant à deux reprises le record du monde de poursuite cycliste sur piste.Vice-champion du monde en titre, Collinelli a commencé la journée par un premier coup d’éclat pendant les éliminatoires.Il a en effet battu le record du monde de l’Écossais Graeme Obree, qui datait de 1993, en couvrant les quatre kilomètres en 4 min 19 sec 699.Mais l’Italien n’en est pas resté là, puisqu’il a amélioré moins de trois heures plus tard sa marque en quart de finale, avec un temps de 4 min 19 sec 153.Deux courses, deux records, la couleur était mise.Agé de 27 ans, Collinelli aurait sans doute bien aimé que les épreuves continuent hier mais il lui faudra attendre aujourd’hui pour en découdre avec ses derniers adversaires.Le sacre programmé de Rousseau REUTER L> histoire du i sacre olympique de Florian Rousseau est celle d’une victoire programmée.Dans l’étouffante canicule de Stone Mountain, une ancienne montagne sacrée cherokee, le jeune prodige Orléanais est devenu le premier pistard tricolore depuis Daniel More-Ion à enlever une médaille d’or aux Jeux et le premier couronné sur le kilomètre depuis Pierre Trentin en 1968.Cette succession n’a rien d’un hasard.Trentin et Morelon se sont battus pendant 24 ans pour se trouver un successeur et l’éclosion de ce sur-doué de 21 ans a été minutieusement préparée.«C’est l’aboutissement de longues années de travail, une véritable consécration.Malgré ma deuxième place des championnats du monde de l’an dernier je n’ai jamais douté.Ce titre j’y pense depuis un an», a-til dit.L’an denier, après deux titres mondiaux consécutifs sur la distance dès ses débuts chez les seniors, celui que l’on surnomme déjà «l’ange blond» avait subi la loi de l’Australien Shane Kelly.Dans la chaleur déjà, celle de Bogota, Kelly avait détrôné le tenant du titre et avait établi un nouveau record du monde en 1 min 630 centièmes de seconde.C’est tout ce qui, désormais, reste à l’Australien.Hier, Kelly a mal serré la courroie de son pédalier et a raté son départ.Continuer n’aurait servi à rien.Même si le sort l’a aidé à Atlanta, ce titre n’est en rien usurpé.Car Rousseau est un modèle de réussite assez rare.L’Amérique applaudit un Cubain.Les supporters américains ont réservé leurs applaudissements à un Cubain aux Jeux olympiques d’Atlanta, après la prestation mitigée d’un de leurs compatriotes, le champion du monde des mi-lourds Antonio Tarver.Les 9000 spectateurs ont salué par une formidable ovation la victoire expéditive du super-léger cubain Hector Vinent contre un Sud-Coréen.Vinent est le lie des 12 Cubains engagés à se qualifier pour le deuxième tour.Le dernier — le poids mi-lourd Freddy Rojas — devait combattre en fin de journée.Tarver, lui, a été hué après sa laborieuse victoire au premier tour contre un Russe inconnu.«J’étais dans un mauvais jour.Ça arrive à tout le monde», s’est défendu l’Américain, l’un des plus sérieux espoirs de médaille d’or de la bannière étoilée sur le ring.L’entraîneur américain, Al Mitchell, n’a rien fait pour sauver l’honneur de son poulain.«Je l’ai trouvé mauvais», a-t-il dit Reuter L’Australie accumule l’or Ly Australie a ob-! tenu une deuxième médaille d’or en tir grâce à Russel Mark, vainqueur de l’épreuve olympique du double trap messieurs, après Michael Diamond lauréat de la fosse olympique, lundi.Avec un total de 189 points, le tireur australien a devancé en finale ses rivaux, l’Italien Albano Pera, le Chinois Bing Zhang et le Sud-Coréen Park Chul-Sun, contraints de se départager en barrage alors qu’ils étaient tous les trois crédités de 183 points.Albano Pera a finalement obtenu la médaille d’argent, le bronze revenant à Bing Zhang.Aussi, Alexandra Ivosev a donné à la Yougoslavie sa première médaille d’or depuis les Jeux de Séoul (1988), en remportant l’épreuve olympique féminine de tir à la carabine trois positions.Avec un total de 686 points, elle a devancé la Russe Irina Gerasimenok (680 pts) et la Polonaise Renata Mauer (679 pts).Cette dernière avait gagné samedi la première médaille d’or attribuée à Atlanta (pistolet à air comprimé dames).Certains sportifs issus de la Yougoslavie avaient effectivement participé aux Jeux de Barcelone (1992), mais uniquement en qualité d’indépendants, en raison de l’embargo des Nations-unies visant alors leur pays.Ils avaient obtenu une médaille d’argent et deux de bronze.Agence France-Presse Au sommet de leur arme REUTER En moins d’une semaine, l’équipe de France s’est hissée au sommet de la hiérarchie mondiale de l’épée féminine, nouvelle discipline olympique.Traditionnelle pourvoyeuse de médailles, l’escrime tricolore s’est trouvée deux nouvelles figures emblématiques: Laura Flessel, médaillée d’or en individuel, et Valérie Barlois, sa malheureuse dauphine de la finale olympique.Associées à Sophie Moressée-Pi-chot, les deux tireuses de l’équipe de France ont décroché une nouvelle médaille d’or devant des Italiennes dépassées par leurs fougueuses adversaires.Aussi solides par équipe que lorsqu’elles combattent seules, les Françaises avaient déjà facilement dominé les Russes (45 touches à 39) en demi-finale.Chef de file de cette formation, Flessel, 25 ans, pratique l’escrime depuis l’age de huit ans.Après avoir débuté au fleuret dans un club de Petit-Bourg (Guadeloupe), elle s’est convertie à l’épée en 1991, à son arrivée en métropole.Elle a terminé troisième des championnats du monde 1995.Très proche de Flessel dans la vie, Barlois, 27 ans a évolué en équipe de France juniors de fleuret avant qu’une blessure au genou l’écarte des pistes.Elle a alors décidé de tenter sa chance à l’épée.E N STRUG FORFAIT POUR LE GÉNÉRAL La gymnaste américaine Kerri Strug, blessée lors du concours par équipe, a déclaré forfait pour le concours général individuel qui aura lieu aujourd'hui.Elle sera remplacée par Dominique Moceanu.Strug n’a pas encore pris de décision pour les finales par appareil.Elle s’était qualifiée mardi pour la finale du saut de cheval et du sol.BREF ?PLUS PRÈS DE TOI.Desmond Tutu, le prélat sud-africain en visite à Atlanta où il fait campagne pour la candidature de la ville du Cap à l’organisation des Jeux de 2004, a accompagné son petit fils à un entrainement de la Dream Team.«J’ai été aussi impressionné par eux que j’ai paru les intimider», a expliqué l’ancien Prix Nobel de la Paix.B 5 Grand Prix de Fl d’Allemagne Dur tracé pour les moteurs Hockenheim (AFP) — À Hocken-heim, les motoristes sont sur le qui-vive! Le théâtre du Grand Prix d’Allemagne de Fl, cette fin de semaine, est en effet l’un des circuits les plus exigeants pour les moteurs.«Il représente le test de fiabilité le plus sévère en course depuis le début de la saison.11 suffit de faire un tour d’Hockenheim pour comprendre.Ce circuit est composé d’interminables lignes droites au bout desquelles, bien sûr, les contraintes sont les plus fortes,», déclare Guy Audoux, ingénieur exploitation de Peugeot Sport.Chez Mercedes, qui évoluera à domicile, Ford, Ferrari, Mugen-Hon-da, Peugeot et Renault, tout a donc été minutieusement préparé afin que les V10 résistent aux contraintes d’un tracé où la «pleine charge» atteint près de 70 %, la vitesse de pointe près de 330 km/h.Les bancs «d’essais dynamiques» ont tourné à plein dans toutes les usines.Tests d’endurance «Ces bancs sont ceux qui entraînent le moteur (ils simulent les phases de freinage de la voiture).Chez Renault, nous reproduisons exactement un tour du circuit d’Hockenheim pour faire nos tests d’endurance», indique Axel Plasse, ingénieur d’essais banc moteur de Renault Sport.Le technicien travaille sur les essais à court terme, établit la carte d’identité du moteur et visualise son fonctionnement.«Nous pouvons, grâce aux essais aux bancs, réaliser une liste exhaustive des caractéristiques du moteur, explique le technicien.Nous travaillons sur trois types de banc moteur chez Renault Sport.Les bancs d’organes sur lesquels sont testées certaines pièces nouvelles, sans qu’il soit nécessaire de monter un moteur complet.On vérifie alors mécaniquement le bon fonctionnement de ces pièces.Si l’une d’entre elles n’est pas conforme, elle ne sera pas montée sur le moteur».«Si la dite pièce a répondu à nos exigences, elle passe ensuite sur un banc de puissance qui nous permet de quantifier les performances selon des critères donnés et dans les conditions d’utilisation de piste.On.cherche à savoir si cette pièce peut' nous apporter un gain de puissance», reprend l’ingénieur.Cockpit d’Airbus Le banc dynamique vient ensuite donner son verdict au niveau de l’endurance.«C’est l’essai qui tranche.Seule une spécification de moteur ayant pleinement réalisé plusieurs essais d’endurance au banc aura le droit d’être appliquée sur la piste.Si c’est le cas, le moteur qui sera utilisé en course sera monté à l’identique de celui ayant passé le test du banc», dit Axel Plasse.Machines très perfectionnées, très impressionnantes, ces bancs d’essais ressemblent à un cockpit d’Airbus A320, avec des voyants, des compteurs, des écrans et des diodes partout.«Chaque seconde, des centaines de paramètres, représentant plusieurs milliers de données, sont traités par nos systèmes d’acquisitions.Grâce au travail que nous réalisons au banc moteur, nous sommes capables d’établir à l’usine des cartographies complètes qui permettent au moteur de fonctionner parfaitement sur la piste.Tout ce qui peut être effectué au banc d’essais l’est, car cela représente un gain d’argent, de temps.Et la gestion optimale du temps en Fl, c’est souvent ce qui fait que vous êtes devant.», conclut Axel Plasse.Avec les Blue Jays de Toronto Cito Gaston et Joe Carter reçoivent une extension de contrat PRESSE CANADIENNE Toronto — Le gérant Cito Gaston et le voltigeur Joe Carter, qui ont contribué aux conquêtes consécutives de la Série mondiale des Blue Jays de Toronto, demeureront avec l’équipe au moins une autre année.Les Blue Jays ont annoncé, hier, que les deux hommes ont accepté chacun une extension de contrat d’un an.Les détails de l’entente n’ont pas été dévoilés.La décision de l’équipe met un terme aux rumeurs selon lesquelles on voulait échanger Carter avant la conclusion de la saison.«J’apprécie grandement de jouer à Toronto et je suis heureux qu’on ait conclu une entente, a dit Carter lors d’une conférence de presse au SkyDome.Je n’ai plus à me soucier d’un éventuel transfert vers Atlanta ou ailleurs.Les médias ne me parleront plus des rumeurs parce que je suis ici pour rester et je suis heureux que mon bon ami Cito reste également.» Gaston, âgé de 52 ans, a joint les rangs des Blue Jays le 4 novembre 1981 comme entraîneur des frappeurs.Il est arrivé à la barre de l’équipe le 15 mai 1989 en remplacement de Jimmy Williams.Gaston montre une fiche de 580 victoires et 517 défaites en 1097 matchs.Il a conduit les Blue Jays vers quatre titres de division, deux championnats de la Ligue américaine et deux conquêtes de la Série mondiale en 1992 et en 1993.Le circuit de deux points que Carter a cogné contre le releveur des Phillies de Philadelphie Mitch.Williams a concrétisé le deuxième titre de la Série mondiale des Blue Jays.Carter, âgé de 36 ans, touchera 6 millions$ en 1996.Il aurait obtenu le statut de joueur autonome à la conclusion de la saison.Le vétéran de 12 saisons a conservé cette saison une moyenne de .286 avec 19 circuits et 67 points produits.Auteur de 350 circuits en carrière, il en a cogné 175 dans l’uniforme des Blue Jays.Il est arrivé à Toronto en compagnie du deuxième-but Roberto Alomar le 5 décembre dans un échange avec les Padres de San Diego.Les Blue Jays ont cédé en retour le premier-but Fred McGriff et le deuxième-but Tony Fernandez.BASEBALL LIGUE NATIONALE Hier Cincinnati à Philadelphie New York au Colorado Los Angeles en Floride Montréal à Pittsburgh Atlanta à St.Louis San Diego à Houston Chicago à San Francisco Aujourd'hui Los Angeles (Candiotti 3-5) en Floride (Hammond 3-5), 19h05 Philadelphie (R.Springer 2-8) à Pittsburgh (Miceli 1-6), 19h35 Montréal (Urbina 4-3) à St.Louis (Morgan 3-4), 20h05 Chicago (Trachsel 8-6) au Colorado (Bailey 1-1), 21h05 Atlanta (Maddux 10-7) à San Francisco (Watson 6-8), 22h05 (Parties d'hier non comprises) Section Est G P Moy.DiH Atlanta 62 37 .626 — Montréal 53 45 .541 81/2 Floride 47 52 .475 15 New York 47 53 .470 151/2 Philadelphie 41 59 Section Centrale .410 211/2 St.Louis 54 46 .540 — Houston 53 49 .520 2 Cincinnati 47 49 .490 5 Chicago 46 53 .465 71/2 Pittsburgh 44 54 Section Ouest .449 9 San Diego 54 48 .529 — Colorado 52 47 .525 1/2 Los Angeles 53 48 .525 1/2 San Francisco 43 56 .434 91/2 LES ALTERNATIVES^.SEANTE Cyclotourisme Découverte du Québec.à vélo Forfaits de 2 à 6 jours à partir de 225 J.Départs j —, 4*K continus tout l’été dans les régions touristiques de l'Estrie, Mauricie, * .w .Beauce, Chaudière-Apalaches et Québec.Formule tout inclus, transport à partir de Montréal, encadrement et transport des bagages durant le séjour.B and B douillet.Venez entendre pousser les fleurs.Dépliant: 521-8452 Productions Les Cens d'AIr Pour ceux qui désirent plus qu’un tour de.ville.Pour annoncer dans les alternatives santé, composez le 985-3322 I, 15 I) 15 V 0 I H , L 15 .1 15 II I) I 2 5 .1 II I L I, 15 T I V L r! ' ÿ I w** ** N Q U MARIO CLOUTIER L'ENFER C'EST NOUS AUTRES À Mont-Royal, Julie reçoit Benoît Marleau, Boum Ding Band, Serge Grenier et Henri Bergeron.SRC, 19h POINTS DE VUE Portrait de Vladimir Jirinovski, candidat d'extrême droite aux élections présidentielles russes de 1991.RQ, 20h TARATATA Rendez-vous musical de Na-gui avec Lenny Kravitz, Vanessa Paradis, Skunk Anan-sieetMud.TV5, 20h30 BIOGRAPHIES Les espions d'Hitler en Amérique et, en complément de programme, les espions de Staline.Canal D, 21h OdDIS mczDO CE OB 3® CO Atlanta 1996 (13:30) Ce soir Atlanta 1996 L'enfer c'est nous autres Atlanta 1996 Le Téléjournal Atlanta 1996 (22:15) Le Point (23:15) Nouvelles du sport (23:52) OGDCjD OOCU 03 (El SS (3D Alerte à Malibu Côté Cour avec Métro / Marcelyne Claudais Le TVA Scènes de rue / Maxime Martin, Stéphane Quintal, Lynda Lemay Beverly Hills, 90210 Qui vive! Alimentaire mon cher Watson! / Que sont les mets canadiens?Sirènes Le TVA Le TVA Sports/ Loteries (22:49) Cinéma/LES MEURTRIERES (6) avec Marilu Henner, Susan Blakely (22:58) OS (2) (2$ (MHS® Jeune autrement Madame Pepperpote Don Quichotte Rémi Monde merveilleux de Disney Voyage Grandeur Nature National Geographic Cinéma / LA FLÛTE ENCHANTEE (2) avec Joseph Kostlinger, Irma Urrila Le Château des Oliviers (23:16) cd cas® B3(M)@9) Touftoufs et Polluards Le Grand Journal Guerre des clans Sur les quais / L’affaire Tournesol Besoin d'amour / Richard Z.Sirois Baseball / Expos - Pirates Le Grand Journal Sports Plus Pub on SD 1996 Olympic Summer Games (13:00) Newswatch 1996 Olympic Summer Games CBC News News Newsday S3 SS CB Oprah (16:00) Home Videos Home Improv.Newsline Wheel of.I Baseball / Blue Jays - Indians Home Videos CTV News Nightline Roseanne Seinfeld Puise E.T.3rd Rock.Ellen Drew Carey Grace Under Fire Tekwar Puise/Sports CE (13) (22) Sally.(16:00) News ABC News Wheel of.Jeopardy! The Faculty Grace Under Fire Champs Primetime Live News Nightline (23:35) Family Matters E.T.Roseanne .Pet Shop I Star Trek: Next Generation |News Funniest Home Videos News/Roseanne CE CD Fresh Prince The Simpsons Seinfeld News CBS News E.T.Dave's World Cinéma / A LEAGUE OF THEIR OWN (5) avec Geena Davis, Tom Hanks News The Late Show (23:35) Oprah (16:00) News Coach News CBS News Wheel of.Jeopardy! CE 35) Gargoyles Inside Edition Jeopardy! NBC News Home Improv.1996 Summer Olympics American Jml Live at Five Inside Edition Extra ES m Wishbone Kratt's Créât.Bill Nye Newshour Nightly Bus.Points North | 'The Wizard of 0z" in Concert I Bruce Hornsby and Friends (21:35) | In the Public lnterest(22:40) | Cinéma (22:40) C.Sandiego Bill Nye Wishbone ITN News Nightly Bus.[Newshour Nature / Echoes from the Ice A Glorious Accident Internet! Fresh Fields Charlie Rose SJ EU The Young and the Restless Global News A Current Affair E.T.Beverly Hills, 90210 Party of Five Outer Limits Global News Sports Join In! Bookmice Sharon, Lois.Eric's World Adv.Intrepids Fishing Mach.Dotto's Café Studio 2 I, Claudius From the Heart Golf and its Glory Bodyshaping Flex Appeal American Gladiators Sportsdesk Football / Blue Bombers - Alouettes Ext.Bloopers Sportsdesk GUI Sport Gillette Moto-marine Superbike.Autodrome Sports 30 Mag Football / Blue Bombers - Alouettes Sports 30 Mag RDS Motorisé m Pyramide Journal suisse Visions/Gour.Les Z'amours Boîte mémoire Journal FR2 | Intervilles Embarquement | Paris Lumières | Journal beige Visions.Chance.(23:45) m Débrouillards Télé-pirate Schtroumpfs Ma sorcière.d'étoiles “?(MB Musique vidéo (16:00) La Courbe Planète Rock Les Bombes 1x5 VJ invité Les Aventures du Grand Talbot | Musique vidéo (MM) VideoF.(12:00) 1 RapCity The Wedge Daily R.S.V.P.| SuperHitVideo | Fax Spotlight Partridge.DaMix VideoFlow Fax Spotlight (SD Les Petits Garnements (16:05) Tyson Mon pays mes humours (19:20) Junior Le Camelot (22:50) S3) Wishbone Rugrats The Rintstones | Garfield and.What-a-Mess Goosebumps | Are You Afraid Video &.Hidden City | Tarzan Madison Rough Guide Catwalk HD Jml FR2(1600) Aujourd'hui Le Journal d'Atlanta Capital Actions Reportages / Proto du 3e type Le Téléjoumal Le Point Journal Atlanta | Le Canada aujourd'hui Résumé olymp.] CE Cinéma / LE SILENCE EST D'OR (2) (16 00) Destination Danger Kilomètre-heure Objectif Aventure Biographies / John Walker | Force brute Les Champions UNION MORTELLE (4) (Till Death Do Us Part) E.-U.1991.Drame judiciaire de Y.Simoneau avec Treat Williams, Arliss Howard et Rebecca Jenkins.Un procureur s’occupe du cas d’un ancien flic déchu qui a utilisé les pires moyens pour s’enrichir.TQS 20h30 -?- *RÔLES PARLANTS (4) (Speaking parts) Can.1989.Comédie dramatique de A.Egoyan avec Michael McManus, Arsinée Khanjian et Gabrielle Rose.Un garçon d’étage dans un hôtel profite du séjour d’une scénariste pour faire progresser sa carrière d’acteur.RQ 21h -?- ADIEU AU FAUX PARADIS (3) Ail.1989.Drame social de T.Baser avec Zuhal Olcay, Brigitte Janner et Ruth Olaf-sdottir.Emprisonnée en Allemagne pour le meurtre de son mari qui la traitait durement, une Turque apprend petit à petit à s’ouvrir sur le monde.RQ 22h39 A BOUT DE SOUFFLE.MADE IN U.S.A.(3) (Breathless) E.-U.1983.Drame de mœurs de J.McBride avec Richard Gere, Valérie Kaprisky et William Tepper.Un jeune vaurien, poursuivi pour meurtre, parla police entraîne dans son aventure une amie française.TVA 23h (1) Chef-d’auvre (2) Excellent (3) Très bon (4) Bon (5) Passable (6) Médiocre (7) Minable.C0B 1, E I) E V 0 I R , L E .1 E II I) I 2 5 .1 II I L I- E T 1 9 9 (i B 8 Guy Béart SOURCE FRANCOFOLIES CHANSON L’espérance folle Guy Béart, le dernier des trois grands B, chantera à Montréal, le 7 août, dans le cadre des FrancoFolies PIERRE CAYOUETTE LE DEVOIR Absent de la scène depuis des lunes, Guy Béart n’a pourtant jamais tout à fait disparu.Ses chansons sont incrustées à jamais dans nos mémoires collectives.C’est la marque des grands, des immortels.Des gamines de quatre ans fredonnent encore L’Eau vive.Des amoureux fous s’endorment en se susurrant «qu’on est bien dans les bras d’une personne du sexe opposé» et se réveillent en chantant Le Bal chez Temporel.Des poètes se font encore exécuter parce qu’ils ont dit La Vérité et des quidams noyés sous la pluie se consolent en chantant Il fait toujours beau quelque part.Le monde vit à fond ce Grand Chambardement que nous annonçait naguère le poète, troubadour et pamphlétaire: «Voyez, messieurs, mesdames / Dans l’univers en flammes / Entre les hommes troncs / La danse des neutrons».En février dernier, celui que les Français appellent «le dernier survivant des grands B» — Brel et Brassens reposent en paix — est remonté sur la scène de l’Olympia après neuf ans d’éclipse.La presse et le public ont bien apprécié, heureux de constater que le poète à la voix chaude demeure le même, profondément libre, inspiré par le «fait d’aimer», animé par la même volonté de dénoncer les hypocrisies des dominants.Dernier passage en 1987 On n’avait pas vu les grands yeux bleus de Guy Béart depuis 1987.C’était son deuxième «retour» en peu de temps.Au début des années 80, il s’était effacé, aux prises avec une grave maladie.Il s’en était miraculeusement tiré.Etait-ce le fruit de l’espérance folle?«Dieu ne voulait pas de moi.C’est ce que j’en ai compris», ironisait-il cette semaine lors d’un entretien téléphonique depuis Paris.Au bout de sa mésaventure, il a composé l’entraînante Demain je recommence.Mais à peine avait-il recommencé qu’il fut à nouveau forcé de se retirer, en proie cette fois à une épreuve professionnelle.Son catalogue est passé de main en main et sa vie allait au rythme triste des vicissitudes contractuelles jusqu’à ce qu’il s’entende finalement avec la compagnie Tréma.Béart a broyé du noir.Mais en avril 1992, le jour de Pâques, il ressuscite.Il fait le tour de son jardin puis se remet soudain à sa plume et à sa guitare.Il compose II est temps, première chanson d’un nouvel album de chansons inédites qu’il lançait récemment.Simultanément, sa compagnie lance une compilation de ses meilleures chansons.L’album connaîtra un fort succès, même au Québec.L’idée de revenir chanter à Montréal enchante Guy Béart au plus au point.Son plus beau souvenir du Québec remonte au début des années 60.«J’avais été invité au concert d’ouverture de la Place des Arts.Le public appréciait tellement qu’il ne voulait plus me laisser sortir de scène», se souvient-il.Il est revenu souvent par la suite.Sa fille, l’actrice Emmanuelle Béart, a étudié à Montréal.La chanson française en péril Guy Béart a fait ses débuts dans la chanson en 1957.Ingénieur des Ponts et Chaussées, professeur dans un lycée, il avait fait cent métiers.Puis un beau jour, le succès foudroyant de l’Eau vive l’a rapidement propulsé au sommet.Quarante ans et 300 chansons plus tard, le poète s’inquiète de l’avenir de la chanson d’expression française.«Ce qui me préoccupe au plus haut point, c’est l’hégémonie américaine, le nivellement des sons et des chansons.Ils ont envahi la France.Je suis fortement en faveur des quotas pour la chanson d’expression française.Nous aurions dû les adopter il y a longtemps.Dans les années 60, les Anglais ont réagi à l’envahissement des Américains en imposant aux radios un contenu à 100 % anglais.Cela a permis aux Rolling Stones d’épierger et d’aller triompher aux Etats-Unis même», dit-il.De son temps Qu’est-ce qui le pousse à recommencer, lui qui pourrait se retirer et se laisser paisiblement bercèr par les succès d’antan?Après tout, l’industrie de la nostalgie se porte suffisamment bien pour permettre à des monuments comme Béart de bien vivre sans se renouveler.«Le désir d’être de mon temps, répond-il.D’affronter les grands chambardements d’aujourd’hui en parlant de liberté, d’amour et d’espérance folle.» A la fin de cette courte entrevue téléphonique, Guy Béart me fait une curieuse demande.«Vous pourriez me rendre un service?Faxez-moi la liste des chansons Jue, selon vous, les Montréalais ésirent absQlument entendre», me lance-t-il.A peine remis de cette originale proposition, je suis en train de concocter ma liste.En voici les premières bribes: je veux L’Eau vive, Le matin je m’éveille en chantant.Le Quidam, La Vérité, Le Grand Chambardement, Le Chapeau, Le Bal chef Temporel et Pierrot la tendresse.A bientôt, m’sieur Béart! 6UY BÉAIT Au Théâtre Maisonneuve le 7 août, dans le cadre des FrancoFolies «Pouvez-vous me faxer la liste des chansons que les Montréalais désirent absolument entendre?» -* LE DEVOIR ?- CULTURE CONCERTS Un récital CLASSIQUES mémorable EN BREF SUCCÈS DE CRASH À PARIS Frédéric Chopin: Nocturnes opp.72 en mi mineur, posthume en do dièse mineur, 32 n° 1 en si majeur et n° 2 en la bémol majeur, 48 n° 1 en do mineur et n° 2 en fa dièse mineur; Sergei Rachmaninoff: Préludes op.3 n° 2 en do dièse mineur, op.23 n° 2 (si bémol majeur), 4 (ré majeur) et 5 (sol mineur); Igor Stravinski: Trois mouvements de Pétrouchka.Grigory Sokolov, piano.Église Notre-Dame-des-Prairies de Joliette, le 23 juillet 1996 FRANÇOIS TOUSIGNANT Soirée inévitable pour tous ceux qui ont entendu le formidable récital de ce pianiste l’an dernier dans le cadre de ce même festival: Grigory Sokolov était de retour et c’était à ne pas manquer.Programme curieux toutefois, qui rend songeur, mais qui a laissé chaque auditeur absolument ravi.J’admets ne pas avoir tout compris de ce que le virtuose a voulu faire des six Nocturnes de Chopin mis à l’affiche.On ne sent pas de réelle unité dans son choix.De plus, le piano est tellement bruyant, comprenez que dans les piano on entend la mécanique de l’instrument faire tant de bruit que le tonnerre extérieur semble un murmure, qu’on a de la difficulté à suivre les nuances du jeu de Sokolov.On sent qu’il a plus que des idées — avec lesquelles il nous em- mène parfois très loin — sans qu’on regrette que parfois tout tombe à plat.Lortie est plus convaincant dans sa recherche, avec la même qualité de jeu.Les contrepoints chantent, les voix secondaires si souvent ignorées ou non entendues sont très présentes, et un bout de voile se lève sur ces pièces qui décidément n’arrêteront jamais de fasciner les mélomanes.En tsar du piano, Sokolov ne se laisse pas désarçonner par la rosse qu’il a devant lui, et réussit à nous entraîner, malgré toutes les questions suscitées, dans un monde jusqu’à présent inconnu.On ne saurait en dire autant des quatre Préludes de Rachmaninoff qui ouvraient la deuxième partie du récital.Le pianiste est magistral au superlatif, la technique et la sonorité indescriptibles et inimaginables si on ne l’entend pas en direct La minceur de la substance de ces morceaux passe inaperçue sous les doigts d’acier de ce pianiste.On comprend que cela sert de réchauffement athlétique aux Trois Mouvements de Pé-troushka qui vont suivre.Ici, l’artiste révèle son plein potentiel.Le piano a beau souffrir mille morts sous les exigences de la partition et les capacités tita-nesques du pianiste, la musique ressort reine.Jamais n’ai-je entendu — sur le vif — cette œuvre ainsi interprétée.Comme les doigts sur le clavier, CONCERTS CLASSIQUES Pinchas Zukerman, musicien haute technologie Le musicien aux 92 albums dirigera et jouera sur la scène de Lanaudière demain MARIO CLOUTIER LE DEVOIR Te suis sur le Long Island Ex-"J pressway», lance Pinchas Zukerman à l’aide de son téléphone cellulaire.«Mais c’est dangereux», de répliquer le journaliste inquiet pour l’entrevue qui en découlera.«Non, voyons, je peux faire deux choses à la fois».Il ne pouvait si bien dire.Vendredi au Festival international de Lanaudière, le musicien de 48 ans dirigera le Mostly Mozart Orchestra et jouera comme violoniste.Ajoutons que M.Zukerman a une discographie de 92 albums, qu’il enseigne et qu’il possède son propre site sur Internet.La technologie ne lui fait surtout pas peur.«Pas plus tard qu’hier, je donnais une vidéo-conférence de trois heures.J’étais à Atlanta, où je jouais la veille dans le cadre des Jeux olympiques, quelques étudiants et associés m’écoutaient à New York et il y avait 1500 personnes pour me voir dans un auditorium en Californie.C’est ce qu’on appelle la technologie au service de l’art.» Né à Tel Aviv, ayant vé.cu à Londres et maintenant aux Etats-Unis, étudié avec Ivan Galamian et Isaac Stern, Pinchas Zukerman est un éternel curieux.La musique sous toutes ses formes et de tous les points de vue l’intéresse, mais on pourrait en dire autant de la vie et des êtres humains.C’est un félin à sept vies qui croque dedans et les vit toutes en qiême temps.«Tout, pour moi, c’est faire de la musique.Il y en a tellement à apprendre et à jouer.Je ne pourrais pas tout faire durant une seule vie.» Le but de sa présence sur tous les fronts, de son souci de toucher à tout et d’exceller partout où la chose est humainement possible reste le même.La véritable raison de ce voyage, de cette quête est pourtant si simple: communiquer.«Jouer avec d’autres musiciens, c’est ce dont il s’agit.Je passe ma vie à parler avec des gens sur scène et sur disque pour communiquer avec des amateurs qui nous écoutent.C’est à la fois interminable comme processus et terriblement intéressant.J’aime les menus longs et complets.La variété, c’est ce qui me fait avancer et continuer.» L’élève et le professeur Le programme de vendredi à Joliette fera état de cette belle polyvalence.Avec la jeune violoniste Tri-cia Park, son élève, le maestro et soliste jouera le Concerto pour deux violons et orchestre en ré mineur de Bach.La jeune femme de 19 ans jouera le Concerto pour violon et orchestre en mi mineur de Mendelssohn et Pinchas Zukerman dirigera le PHOTO MARTHA SWOPE Pinchas Zukerman FONDATION DEROUIN UNE RELATION PRIVILÉGIÉE AVEC DES ARTISTES DES T ROIS AMÉRIQUES UNE GALERIE D’ART - UNE SALLE DE CONFERENCE - UN CENTRE DE DOCUMENTATION UN SITE EN VERSANT DE MONT AGITE OU L'ART S INTÈGRE AUX LIEUX INTEGRATION AUX LIEUX du 13 juillet au 15 septembre 1996 OUVERTURE OFFICIELLE LE SAMEDI 27 JUILLET, À 14 h En présence de M.Celso Humberto Delgado Ramirez, Consul général du Mexique.INVITÉ D’HONNEUR ET CONFÉRENCIER M.Roland Arpin, directeur général du Musée de la Civilisation à Québec, donnera une conférence à 15 h sur le thème: CULTURE, ART ET SOCIÉTÉ, TRILOGIE OU TRINITÉ?DIMANCHE 28 JUILLET CONFÉRENCE à 15 h Mme Helen Escobedo, artiste du Mexique, donnera une conférence sur le thème: e CHEMINEMENT VERS L'ART ÉPHÉMÈRE Hj___________UNE TABLE RONDE SUIVRA LA CONFÉRENCE__________ 1303.Montée-Gagnon.Val-David (Qc) JOT 2N0 Montréal: Téléphone 524-6937 et tèlécopieiir (5t4) 524-3020 Val-David: Telephone el télécopieur (8191.322-7167 Ouvert du jeudi au dimanctic de 11 h a 19 h les personnages s’escriment, luttent et émeuvent, nous précipitant dans un univers où l’on ne sait plus exactement ce qui arrive.Est-ce vraiment un seul pianiste avec dix doigts qu’on écoute là?Sa force, tant physique que musicale, est cyclopéenne et fait brûler devant nous tout ce que le clavier peut donner.L’étoile de Rachmaninoff pâlit, tant pis: la musique nous intéresse plus que le cliché sentimental.Trémolos, glissan-dos, accords, sauts, tout est en place avec une électricité qui contracte tous nos muscles tant on plonge avec concentration dans la transe où ce nouveau Mesmer nous induit.Sa présence sur scène n’est plus que le reflet des vibrations sonores qu’il envoie généreusement dans la pauvre église qui doit bien rougir de tant de souffle païen.Qu’importe! Ces vingt minutes sont le temps fort du Festival de Lanaudière qui sort enfin de sa routine.Un récital de Sokolov demeure une expérience inoubliable.Cela se confirme pour une deuxième fois.Et on dit que jamais deux sans trois.FESTIVAL INTERNATIONAL DELANAODIÈRE Mostly Mozart Orchestra dans son interprétation de l’ouverture des Noces de Figaro et de la Symphonie n° 40 en sol mineur.«Il n’y a pas de secret, ni de recette, affirme Pinchas Zukerman pour expliquer sa capacité de passer d’un style et d’un rôle à l’autre.Le cerveau humain demeure le meilleur ordinateur et la plus belle autoroute de l’information.Moi, je suis curieux de nature.Je deviendrai peut-être journaliste un jour.» De mère canadienne, il dit adorer Montréal, une ville qu’il a souvent visitée dans le passé.Vainqueurs de deux prix Grammy, ayant reçu un total de 21 nominations, le violoniste, altiste et chef d’orchestre, Pinchas Zukerman, pourrait facilement souffrir d’éparpillement.Niet! Comme tous les grands, il trouve rapidement refuge dans l’équilibre jalousement préservé de la cellule familiale, avec sa femme, l’actrice Tuesday Weld, et leurs deux filles.«Ce n’est pas tout le monde qui peut et veut faire plusieurs choses à la fois.J’ai choisi de le faire parce que cela correspond à ma nature.Cela s’apprend avec du temps, des connaissances et de l’expérience.C’est comme parler au téléphone et conduire en même temps.» Le dernier film du cinéaste canadien David Cronenberg fait un malheur à Paris.Récipiendaire du prix du jury au dernier festival de Cannes, Crash est le premier film canadien-anglais à dominer totalement le marché français avec la toute première place au box-office de l’Hexagone.Dans la capitale, le film a capturé 20 % du marché en faisant 60 000 entrées en cinq jours.Dans le reste de la France, ce long métrage de David Cronenberg a amassé des recettes de plus d’un million de dollars avec 147 000 entrées.-4- NELSON SYMONDS EN CONCERT La ville de Chambly accueillera le guitariste de jazz montréalais, Nelson Symonds, pour un concert au Jardin de la pane mercredi le 31 juillet prochain.Récipiendaire du huitième prix Oscar-Peterson au dernier Festival de jazz de Montréal, le musicien sera accompagné du contrebassiste Normand Guilbeault et du batteur Paul Léger.-4- FESTIVAL RÉTRO Il ne reste que quelques jours pour profiter des prix exceptionnels de la prévente des billets pour les grands spectacles des 8 et 9 août présentés dans le cadre du cinquième Festival rétro de Saint-Hyacinthe.Vic Vogel donnera le coup d’envoi à l’événement avec une soirée «ballroom» jeudi prochain.Le lendemain, le rocker Michel Pagliaro fera vibrer la foule sous les étoiles.Réservations: (514) 778-3388.-4- PETITS CHANTEURS FRANÇAIS Les Petits Chanteurs de Saint-Charles, d’Athis-Mons en France, s’excusent auprès des spectateurs qui se sont présentés au concert prévu le 13 juillet, annulé pour des raisons hors de leur contrôle.Ils vous convient à un concert vendredi à 19h30 à la chapelle des Sœurs Missionnaires de l’Immaculée-Concep-tion à Laval.L’entrée est gratuite.Informations: 967-5508.-?- ATHLÈTES ET ACTEURS AP — Qu’est-ce qu’un groupe de jeunes filjes font après avoir permis aux Etats-Unis de remporter leur première médaille d’or par équipe en gymnastique?Elles vont célébrer au restaurant Planet Hollywood et elles rencontrent des vedettes de cinéma.Bêla Karolyi, l’entraîneur de plusieurs gymnastes, a invité toute l’équipe au célèbre restaurant mardi soir.L’acteur Bruce Willis, copropriétaire du Planet Hollywood, et sa femme Demi Moore, ont porté un toast aux nouvelles championnes.Est-ce que les jeunes filles, qui doivent suivre un régime sévère, se sont laissées tenter par les hamburgers et les patates frites?Elles qui ont encore des compétitions individuelles à venir.«Nous avons eu un repas spécial, nous avons mangé des spaghetti», a déclaré Dominique Moceanu, âgée de 14 ans, la plus jeune membre de l’équipe.PAVILLON DES ARTS DE STE-ADÈLE Programme de la saison estivale L’ensemble Romulo Larrea et la participation de Veronica Lare Samedi 27 juillet Alain Lefèvre Samedi 10 août Vanessa Husaruk Samedi 24 août Souper au restaurant «Aux Tourterelles» et concert au Pavillon des Arts de Ste-Adèle 40$ par personne (incluant taxes et service)
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