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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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Le devoir, 1996-07-30, Collections de BAnQ.

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I.E I) E V OIR., L E M A R 1) I A 0 .1 V I I.I.E T I !» il (! haltérophile r ukrainien Timour Taimazov, médaillé d’argent à Barcelone, a remporté hier le concours olympique des 108 kilos, battant à cette occasion le record du monde de l’épau-lé-jeté avec une barre à 236 kilos.A côté de Taimazov sur le podium figuraient dans l’ordre le Russe Sergueï Sirtsov et le Roumain Nicu Vlad.Le double champion du monde (1993, 1994) Taimazov, 25 ans, a réalisé un total de 430 kilos (195 et 235).Sirtsov et Vlad se sont arrêtés à 420 kilos (195 et 225 — 197,5 et 222,5), le Russe prenant la deuxième place au bénéfice de son poids de corps inférieur.Taimazov a amélioré de 500 grammes son record du monde de l’épaulé-jeté en soulevant 236 kg.Mais ce poids n’étant pas un multiple de 2,5 kg, n’a pu être retenu dans le calcul de son total.Cette victoire de Taimozov a mis un terme au rêve de Vlad qui souhaitait terminer sa carrière en apothéose.Douze ans après sa première médaille d’or olympique, le vice-champion du monde 1994 voulait renouveler l’expérience.Quant au champion du monde en titre Igor Razorenov, il a été victime d’une élongation alors qu’il s’échauffait avant sa première tentative.Agence France-Presse Andreas Wecker remporte Tor à la barre fixe Atlanta (Reuter) — L’Allemand Andreas Wecker a remporté la médaille d’or de l’épreuve de barre fixe de gymnastique masculine hier.Le Bulgare Krasimir Dounev a obtenu la médaille d’argent.Trois médailles de bronze ont été décernées, au Biélorusse Vitali Tcherbo, au Chinois Fan Bin et au Russe Alexei Ne-mov.Par ailleurs L’Ukrainienne Lilia Podkopaeiva a remporté la finale de l’exercice au sol de gymnastique féminine.La Roumaine Simona Amanar a obtenu la médaille d’argent, l’Américaine Dominique Dawes a pris la médaille de bronze.TABLEAU DES MÉDAILLES o A B Tôt.Etats-Unis 24 27 10 61 Allemagne 9 11 19 39 Russie 18 13 7 38 France 13 6 12 31 Australie 7 8 16 31 Chine 10 12 7 29 Italie 10 6 9 25 Cuba 3 5 7 15 Pologne 6 5 3 14 Roumanie 4 4 6 14 Canada 2 6 6 14 Hongrie 4 3 5 12 Pays-Bas 1 3 8 12 Corée du Sud 3 5 3 11 Japon 3 4 3 10 Ukraine 3 2 5 10 Bélarus 1 4 5 10 Gr.-Bretagne 1 3 5 9 Brésil 2 2 4 8 Grèce 4 3 0 7 Bulgarie 0 3 4 7 Nouv.-Zélande 3 2 1 6 Belgique 2 2 2 6 Kazakhstan 1 3 1 5 Irlande 3 0 1 4 Turquie 3 0 1 4 Rép.tchèque 1 2 1 4 Espagne 1 1 2 4 Suisse 3 0 0 3 Afrique du Sud 2 0 1 3 Finlande 1 2 0 3 Corée du Nord 1 1 1 3 Suède 0 2 1 3 Danemark 1 0 1 2 Slovaquie 1 0 1 2 Yougoslavie 1 0 1 2 Jamaïque 0 2 0 2 Autriche 0 1 1 2 Norvège 0 1 1 2 Armeme 1 0 0 1 Costa Rica 1 0 0 1 Equateur 1 0 0 1 Ethiopie 1 0 0 1 Hong Kong 1 0 0 1 Syrie 1 0 0 1 Argentine 0 1 0 1 Croatie 0 1 0 1 Kenya 0 1 0 1 Namibie 0 1 0 1 Slovénie 0 1 0 1 Ouzbékistan 0 1 0 1 Géorgie 0 0 1 1 Israël 0 0 1 1 Mexique 0 0 1 1 Moldovie 0 0 1 1 L E I) E V 0 I R , L E M A R I) I \\ 0 ,1 l! I I, I.E T I !) !) (i SPORTS B .51! Au dixième jour des Olympiques d’Atlanta Les Jeux sont (déjà) faits MICHEL HÉNAULT AGENCE FRANCE-PRESSE Les Etats-Unis marchent inéxorable-ment vers la reconquête de la suprématie olympique qui était aux mains de l’Europe de l’est depuis les JO de Munich en 1972, à l’exception de ceux de Los Angeles en 1984 que la plupart des pays du bloc communiste dont l’ex-URSS avaient boycotté.Les Jeux à Atlanta sont déjà faits.Du moins pour la première place.Les athlètes américains, après un départ laborieux, ont pris le commandement au nombre des médailles depuis la quatrième journée de compétition et ne seront maintenant plus rejoints.La seule inconnue reste l’écart avec lequel ils distanceront leurs suivants immédiats, la Russie, de l’Est.999 Atlanta 1996 la France, la Chine, l’Allemagne et l’Australie, en mesure de se livrer pour les places de dauphins un chassé-croisé final dont l’issue est incertaine.La Russie, principale héritière de l’ex-Union soviétique, n’est pas assurée de garder la deuxième place.Elle est menacée directement par la France et l’Italie qui se livrent traditionnellement un duel en marge de la bataille générale, mais qui n’étaient jamais parvenues à le livrer à ce niveau.Derrière la surprise franco-italienne, la Chine et l’Allemagne peinent alors qu’on les désignaient comme les grands rivaux potentiels des Américains.Les Chinois semblent avoir subi un coup d’arrêt dans leur progression et les Allemands confirment qu’ils n’ont tiré aucun bénéfice de l’absorption de l’ex-Allemagne Plus étonnante encore est l’absence de Cuba dans cette lutte pour les places d’honneur.Les Cubains ne sont pas encore entrés dans les dix premiers, pas plus que la Corée du Sud en nette régression.Plus de médailles, plus de pays Les Cubains ont toujours réussi, jusque-là, à masquer l’effet de leurs difficultés économiques qui pesaient sur leur préparation.Ils doivent l’assumer maintenant, sans l’aide financière et matérielle de l’ex-bloc de l’Est.La situation est pire encore pour la Grande-Bretagne et l’Espagne, l’une et l’autr en milieu de tableau.L’embellie qu’ont connue des Espagnols pour «leurs» Jeux à Barcelone, n’aura été qu’éphémère.Le CIO n’a jamais donné d’estampille officielle au classement par nations et par médailles («C’est une idée de journalistes», dit-il).Il suit néanmoins attentivement l'évolution des rapports de force mais les commentaires des dirigeants olympiques sont toujours donnés à titre officieux.A l’amorce de la seconde semaine de compétition, le président du CIO, Juan Antonio Samaranch, a cependant constaté «avec une grande satisfaction», que le bilan, à mi-jeux, démontre qu’un plus grand nombre de pays que par le passé allaient s’octroyer des médailles, conséquence conjuguée du plus grand nombre d’épreuves au programme (271 contre 257 en 1992) et de l’éclatement des blocs.Et il y a plus de pays,participant aux JO d’Atlanta qu’il n’y a d’Etats représentées à l’ONU (197 contre 185).A ce stade, alors qu’il reste sept jours d’épreuves, cinquante-quatre pays figurent déjà au tableau d’Atlanta et le total record de soixante-quatre pays récompensés à Barcelone devrait être largement dépassé.Il y avait eu cinquante-deux nations au tableau des médailles à Séoul en 1988.E N BREF ?JAMAIS LE DIMANCHE Le fils de pasteur anglican, Jonathan Edwards, a longtemps refusé de concourir le septième jour de la semaine en raison de ses convictions religieuses.Des journalistes anglais s’en sont souvenu quand leur champion et recordman du monde du triple saut a été battu par l’Américain Kenny Harrison, en finale samedi soir à Atlanta.«Avec le décalage horaire, c’était déjà dimanche en Grande-Bretagne.», ont-ils tenté d’expliquer perfidement JEU DE MAINS, JEU DE.Maliyai Washington et Andre Agassi ne sont pas habitués à jouer ensemble au tennis.Et Washington a eu du mal à comprendre le code fait de signes dans le dos utilisé par Agassi au cours de leur double, perdu, contre les Sud-Africains Wayne et Ellis Ferreira.«Je ne savais pas s’il m’indiquait un placement où s’il me faisait un “doigt d’honneur”», a-t-il expliqué avec le sourire.DANS LE MILLE Le Brésilien Oscar Schmidt est le premier basketteur à avoir marqué 1000 points aux Olympiques.Il a franchi ce cap après six minutes et vingt secondes de jeu contre la Corée du Sud, dimanche.Le vétéran (38 ans) «auriver-de» en est à ses cinqièmes JO, après Moscou (1980), Los Angeles (1984), Séoul (1988) et Barcelone (1992).Au lendemain de la campagne catalane, il avait été jugé vieillissant mais l’équipe, rajeunie, était rentrée seulement onzième du Mondial 94 au Canada.Alors «le vieux» est revenu.Il est également meilleur marqueur du tournoi, avec 140 points.LE SEXE DE MICHAEL JACKSON L’avant-centre de l’équipe du Brésil de football s’appelle Michael Jackson.Les pseudonymes sont courant dans le football brésilien, mais là il s’agit de l’équipe féminine.Marileia Dos Santos (33 ans, 1,68 m, 65 kg) a poussé son identification à la pop star jusqu’à adopter la même coiffure.Mais il semble que la similitude s’arrête là.SPORT DE FILLES Les Américaines victorieuses (2-1) dimanche de la Norvège dans le tournoi de football ont joué devant 64195 spectateurs.Les championnes du monde bénéficient d’un engouement tel que le football, de ce côté de l’Atlantique, a une image féminine qui n’aide pas à l’implantation du Championnat professionnel masculin, le sport «viril» restant le football américain pour le grand public.MOTUS ET DECOUSUS La plus belle chorale de l’arène de la boxe, venue en bus de Californie, s’est tue depuis la défaite de leur jeune idole de 18 ans, Fernando Vargas, des poings du Roumain Marian Simion en huitième-de-finale du tournoi des welters.Et avec elle ont disparu les t-shirts et les casquettes qu’ils portaient et vendaient pour payer leur voyage et sur lesquels étaient cousus les écussons: «Fernando Vargas 96 Gold».BRONZE ANCIEN Nick Gillingham, quatrième du 200 brasse, a appris avec retard qu’il était le premier nageur britannique à remporter une médaille au cours de trois Jeux successifs.Il avait été médaillé de bronze à Séoul et d’argent à Barcelone.A Atlanta, rien, sauf que trois jours plus tard, le Russe Andrei Korneev, convaincu de dopage, a été prié de lui donner sa médaille de bronze.CHAPEAU Le marcheur Jefferson Pçrez, première médaille d’or des Jeux et de l’histoire de l’Equateur avec sa victoire dans le 50 km d’Atlanta, n’a pas fini de se déhancher.«Maintenant que Jesus a exaucé mon vœu, a-t-il révélé, je vais tenir ma promesse.» Perez va rallier à pied l’église San Francisco de Quito à la cathédrale de Cuenca, où il est né.Par la Panaméricaine, il y a 450 kilomètres de route entre la capitale équatorienne et la ville où sont fabriqués les Panama, la Rolls du chapeau de paille.CLASSEE AVEC LES ETC.La Laotienne Sirivanh Ketavong a terminé le marathon 3 heures 25 minutes et 14 secondes après le départ, mais surtout une heure après l’Éthiopienne Fatuma Roba, médaille d’or.Elle est allée au bout de son effort, mais son nom n’apparaissait pas sur la feuille de résultat II faut dire que celui-ci était publié depuis vingt minutes.SALE COUP.DE PUB Le Nigeria qui avait déjà éprouvé des difficultés financières au point de voir un moment compromise sa participation à Atlanta, va rentrer à Lagos un peu plus pauvre encore.Son équipe de football vient d’écoper d’une amende de 10 000 $ pour s’être entraînée à l’Orange Bowl de Miami avec des maillots dont la surface accordée à la publicité était trop grande.Rosey Edeh passe en finale Bruny Surin se vide le cœur PRESSE CANADIENNE Atlanta — Rosey Edeh a réalisé un record canadien pour se qualifier en vue de la finale du 400 mètres haies, hier soir.L’athlète de 29 ans de LaSalle a terminé troisième dans sa demi-finale en 54,49 secondes, accédant à la finale de mercredi.«Je suis au comble de la joie — je viens de réaliser la course de ma vie, a dit Edeh.Je suis tellement heureuse.C’est une expérience fantastique et tout le monde au sein de l’équipe m’a vraiment soutenu.» Elle a amélioré l’ancien record canadien de 54,54 sec qu’elle avait établi en 1993.«Ce fut une dure année pour moi, a-t-elle poursuivi.J’avais peine à franchir la distance en 56 secondes et me voilà en finale avec un chrono de 54 secondes.Je suis tellement heureuse.» Pendant ce temps, Joël Bourgeois, âgé de 25 ans, de Grand-Digue, au Nouveau-Brunswick, s’est qualifié pour les demi-finales du 3000 mètres steeple lorsqu’il s’est classé quatrième de sa vague en 8:28,32.Quant à la sprinteuse Katie Anderson, elle a été éliminée du 100 mètres haies en deuxième ronde de qualifications.Elle avait néanmoins signé sa meilleure performance personnelle en 12,86 secondes en première ronde.Sonia Paquette de St-Janvier et l’Onta-rienne Lesley Tashlin n’avaient pu franchir la première ronde dans le 100 mètres haies.Surin a tourné la page Deux jours après la plus grande déception de sa carrière, Bruny Surin a déjà tourné la page.Mais le sprinter de 29 ans est amer.Assez pour avoir décidé de se vider le coeur sur l’image qu’on a fait de lui à l’ouest de la rivière des Outaouais.Surin a rencontré la presse canadienne, hier midi.Pendant une heure, il a répondu à toutes les questions sans faire de vague.Au moment où on pensait qu’il en avait terminé, il a pris tout le monde par surprise.«J’aimerais faire une petite mise au point, si vous le voulez bien.«J’ai été très choqué de lire dans un journal ('Toronto Sun) qu’on me blâmait parce que j’ai déclaré courir pour moi et mes commanditaires avant mon pays.Si je le fais, c’est d’abord et avant tout parce que j’aime ça et pour bien représenter les gens qui me paient», a-t-il commencé par dire.Il faut se rappeler que Surin a entrepris sa carrière internationale dans l’ombre du scandale de Ben Johnson.On lui en a souvent parlé, plus dans son propre pays qu’ajlleurs.«A mes débuts, je courais pour le Canada, pour redorer son image.J’ai toujours été honnête, franc et digne.Mais dans ce 3137 PHOTO PC La marcheuse québécoise Tina Poitras, 32e à l’épreuve du 10 kilomètres.temps-là, vous ne faisiez aucun cas de cela.Tout avait rapport à Ben, Ben et toujours Ben, gagne ou perd.La pression était devenue tellement forte que j’ai failli détester l’athlétisme.«Alors, j’ai décidé de courir pour moi.Et là, vous me blâmez parce que le pays vient au troisième rang dans mes priorités.Je trouve ça injuste.Ce n’est pas correct.» Son épouse Bianelle Legros est ensuite venue à sa défense.«Que Bruny court pour lui et ses commanditaires, c’est normal.Si des gens ont de la misère avec ça, eh bien c’est leur problème.Ça marche comme ça.» Avant cette sortie, Surin avait éteint le bruit qui circulait selon lequel il annoncerait sa retraite.À l’entendre parler de ses projets, il faut en conclure qu’il n’en est rien.«Mon rêve était de monter sur le podium.Mais il me reste encore quelques bonnes années pour le réaliser et il n’a jamais été question de tout arrêter», a-t-il précisé, après avoir analysé la course qui l’a éliminé de la finale la plus attendue des Jeux.La plaie de sa défaite commence à se cicatriser.De toute manière, le sprinter n’a pas l’habitude de s’apitoyer sur son sort ou de vivre dans les nuages.Même si son étoile a pâli depuis samedi soir, il veut reprendre sa place parmi l’élite mondiale du 100 mètres.«11 y a aura certainement un impact financier sur les résultats du week-end.En gagnant une médaille d’or, ta valeur augmente.En ne faisant pas la finale, elle diminue un peu.N’ayez crainte, je vais toujours manger du steak demain.«Dans certaines rencontres européennes, je vais peut-être me retrouver dans la série B mais j’ai cependant l’intention de remonter vite dans la série A.» Les démons de Tina Ses vieux démons sont revenus hanter Tina Poitras, victime de crampes à partir du troisième kilomètre de la marche olympique de 10, qu’elle a complétée au 32e rang sur 44 partantes, en un temps de 46 min 51.Son meilleur temps à vie est de 45 min 02.«Je suis tellement déçue», a-t-elle raconté avec néanmoins son plus beau sourire.«Je ne sais pas ce qui est arrivé.Encore une fois, j’ai eu une crampe du côté droit, et ce que je n’aime pas, c’est que ça se répercute jusque derrière les côtes.Ça fait trois fois que ça m’arrive en compétition, mais jamais à l’entraînement.Je ne sais pas si c’est psychologique.Je m’étais tellement bien entraînée et je me sentais très bien.» Consciente que le stress sera désigné comme explication à ses déboires, la jeune femme de 25 ans comprend d’autant moins ce qui lui arrive qu’elle assure justement n’avoir pas été spécialement stressée, au contraire: «J’avais des fournis dans les jambes et j’avais hâte de commencer.J’avais bien de petits papillons, mais c’est normal.» Poitras s’est confiée à sa thérapeute sportive au sujet de son problème: «Elle m’a donné de petits trucs pour me remonter, peut-être que je n’en ai pas assez tenu compte.Pourtant j’ai super bien mangé et j’étais bien reposée.» Et le parcours, avec de petites côtes, était même spécialement à son goût.La température, qui était presque fraîche pour ici entre 8h30 et 9hl5 hier, était idéale, a encore reconnu la marcheuse, qui aurait cependant préféré autre chose.Gail court après Fanny A ^ 'T'rente six heu-1 res après son titre olympique du £ Æ 100 m, l’Américaine Gail Devers s’est J lancée hier matin à Æ la conquête de l’or Y " du 100 haies, mais la «Suédoise» Ludmila Enquist s’annonce comme un obstacle de taille sur la piste d’un doublé olympique qui n’a été réussi qu’une seule fois, en 1948, par la Néerlandaise Fanny Blankers-Koen.Gail Devers ne possède peut-être pas l’éclectisme de la «Hollandaise volante» qui avait réalisé aux Jeux de Londres un quadruplé historique — 100 m, 200 m, 4 x 100 m et 80 m haies — après s’être alignée dans le saut en longueur douze ans plus tôt à Berlin, mais la Californienne d’adoption constitue néanmoins une exception de classe dans l’athlétisme moderne.Ce doublé, Gail Devers l’a déjà réussi en 1993 aux Championnats du monde de Stuttgart, un an après avoir trébuché sur la dernière haie des Jeux de Barcelone.Elle va vite Gail Devers, trop vite parfois et sa vélocité est aussi paradoxalement un danger car sa technique de franchissement des obstacles n’est pas à la hauteur de sa rapidité.Dans un stade olympique baigné par le soleil, où le mercure est enfin monté au delà des trente degrés avec un taux d’humidité supérieur à 70 %, Gail Devers installée au couloir numéro 1, a pu procéder à un tour de chauffe tranquille et ajuster ses marques sans être gênée.Résultat: 12 sec 73, troisième temps des séries.Devers est une équilibriste, sans marge de sécurité, au contraire de Ludmila Enquist dont l’allure dégage une impression de force et de sérénité.La fédération russe a autorisé l’ex-Madame Narochilenko qui avait quitté Nikolai, son jaloux de mari qui a avoué l’avoir dopée à son insu, pour son manager Johan Enquist, à concourir sous les couleurs de la Suède.Et la Suède peut s’en féliciter.Après deux années de suspension, la championne du monde 1991 maîtrise de nouveau parfaitement son sujet.Elle en a fait la démonstration en signant en 12 sec 66, le meilleur temps du premier tour.Demain, la finale s’annonce prometteuse, d’autant que la Slovène Brigita Bukovec qui s’est intercalée entre les deux en améliorant son record personnel (12 sec 72), peut arbitrer le duel.Ludmila est devenue Suédoise.L’URSS est aujourd’hui morcelée, sa splendeur athlétique passée aussi.Agence France-Presse Kaklamanakis, sans surprise Le Grec Nikolaos Kaklamanakis, i JL/champion du monde de planche à voile, a ajouté l’or olympique à son pal-marès, à Savannah, après avoir nette-ment dominé ses rivaux.Kaklamanakis, 28 ans, donné large-ment favori, s’est imposé sur la fin et a fait la différence en supportant mieux que ses adversaires la longue attente du vent imposée aux planchistes.Sa victoire écrasante dans la huitième manche, avec plus de quarante -e-condes d’avance sur ses poursuivants, a scellé son triomphe.Lai Shan Lee avait donné à Hong Kong le premier titre olympique - et la première médaille - de son histoire en s’assurant de la médaille d'or en planche à voile féminine dès dimanche.En série Star, les Brésiliens Torben Graël et Marcelo Ferreira sont devenus champions olympiques à l’issue d'une dernière régate mouvementée.Leur suivants immédiats au classement, les Australiens Colin Beashel et David Giles, avaient en effet pris un excellent départ.Or, s’ils terminaient devant les Brésiliens, ils étaient sacrés.Mais leur départ avait sans doute été trop bon, puisque le jury le jugeait prématuré et les disqualifiait.La médaille revenait aux Suédois Hans Wallen et Bobbie Lohse, les Australiens montant sur la troisième marche du podium.La médaille d’or est revenue au Polonais Mateusz Kusznierewicz dans la catégorie des Finn, tandis que les Espagnols Léon-Ballester sont assurés du titre en Tornado avant même la dernière régate.Agence France-Presse Expos 4, Rockies 1 Une première pour Cormier PRESSE CANADIENNE Le Dieu du stade s’appelait Rhéal Cormier, hier.Triathlonien d’un soir, il a lancé, frappé et couru pour mener les Expos à une victoire de 4-1 contre lés Rockies du Colorado.En plus d’exceller au monticule, il a réussi un triple de deux points qui lui a valu une chaleureuse ovation debout de la part des 19 115 personnes réunies au Stade.Il avait les pieds sur le troisième coussin, un podium dont il est descendu pour saluer la foule de sa casquette.Cormier (6-6) a remporté sa première victoire en quatre départs depuis le 7 juillet contre la meilleure of- 1 fensive de la Ligue nationale.Il n’a donné que sept coups sûrs et un point en six manches et un tiers.Villeneuve face à une mission impossible Hockenheim (AFP) —Jacques Villeneuve veut encore y croire.Au soir du Grand Prix d’Allemagne, onzième des seize étapes du Championnat du monde de Fl, dimanche à Hockenheim, la tâche s’annonce cependant bien difficile pour le jeune Québécois dans la course au titre mondial face à Damon Hill, son coéquipier, heureux vainqueur de l’épreuve allemande.Une mission quasiment impossible.«Quinze points de retard, c’était quand même mieux que vingt-et-un! ’ Mais bon, il reste cinq courses.Alors ( ’ pourquoi pas?», a déclaré Villeneuve!" à Hockenheim.L’objectif paraît d’autant plus délicat à atteindre que le Canadien va devoir faire face à un handicap supplémentaire lors des prochains Grands Prix, à Budapest dans quinze jours, puis en Belgique, à Spa-Francorchamps, à la fin du mois d’août.Deux circuits où Ville-neuve arrivera en terrain inconnu.Lui qui affectionne les tracés de vir tesse, les courbes rapides, se retrou1 vera sur le Hungaroring réputé pour ! sa lenteur et son aspect tourniquet.sans véritable intérêt où il est impos-sible d’effectuer le moindre dépasse- ' ment.Quant à Spa, l’un des plus beaux circuits de la saison?«On m’a prévenu que c’était un tracé très difficile à apprendre de par sa technicité», a admis Villeneuve.Certes, le Québécois ne veut pas s’avouer battu.Mais, s’il se dit prêt à tout tenter, son équipier et rival Damon Hill apparaît cependant placé dans les meilleures conditions pour s’adjuger son premier titre mondial.Un rêve que seule la menace de Villeneuve empêche le Britannique de transformer en réalité dès aujourd’hui.baseball LIGUE NATIONALE Dimanche ¦< New York 7 Cincinnati 1 Montréal 4 St.Louis 6 Los Angeles 2 Houston 3 Chicago 7 Colorado 5 Atlanta 3 San Francisco 10 San Diego 2 Floride 8 Philadelphie 8 Pittsburgh 12 Hier San Diego en Floride Houston à Cincinnati Colorado à Montréal Pittsburgh à New York Ce soir Pittsburgh (Miceli 2-6 et Wilkins 1-0) à New York (Isringhausen 4-11 et Person 2-3), 2,17h10., Houston (Kile 9-5) à Cincinnati (Burba 6-9), 19h35, , St.Louis (AI.Benes 10-6) à Philadelphie (Williams 3-9), 19h35.: Colorado (Reynoso 5-7) à Montréal (Urbina 5-3), 19h35.SF (VanLandingham 6-10) à Chicago (Castillo 4-12), 20h05.Floride (Hammond 3-6) à LA (Nomo 10-9), 22h05.Atlanta (Maddux 10-8) à SD (Valenzuela 6-7) (Parties d’hier non comprises) Section Est G P Moy.Diff Atlanta 64 40 .615 — Montréal 55 48 .534 8 1/2 Floride 49 55 .471 15 New York 48 56 .462 16’ Philadelphie 42 63 .400 221/2 Section Centrale St.Louis 56 49 .533 — Houston 56 50 .528 1/2 Cincinnati 50 50 .500 31/2 Chicago 50 54 .481 51/2 Pittsburgh 48 55 .466 7 Section Ouest San Diego 56 50 .528 — .os Angeles 55 51 .519 1 Colorado 54 50 .519 1 San Francisco 46 58 .442 9 LIGUE AMÉRICAINE Dimanche Oakland 0 Toronto 1 Cleveland 6 Baltimore 3 Kansas City 2 New York 3 Texas 1 Chicago 5 Boston 8 Minnesota 9 Milwaukee 4 Californie 3(13 manches) Detroit 14 Seattle 6 Ce soir Seattle (Wells 10-3 et Wolcott 6-7) à Milwaukee (Aldred 1-0 et VanEgmond 0-1), 2, : 18h05.| Californie (Grimsley 5-6) à Detroit (Williams 2-8), 19h05.Toronto (Flener 0-0) à Cleveland (Martinez 9-5), 19h05.Baltimore (Coppinger 5-2) au Minnesota (Rodriguez 10-7), 20h05.Boston (Moyer 7-1) à Kansas City (Rosado 1-1), 20h05.New York (Pettitte 15-5) au Texas (Witt 8-8), 20h35.Chicago (Baldwin 8-1) à Oakland (Telgheder 0-1), 22H05.
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