Le devoir, 13 août 1996, Cahier A
FONDE 19 10 Vo -No 8 8 M O N T H li A L , L E M E R C R E I) I 1 » A O II T I !) !) (> 8 8 T I» S T V Q / T o r onto IS PERSPECTIVES La publicité «jovialiste» Sur les panneaux, les immenses panneaux loués par la Ville de Montréal pour y faire imprimer le Montréal, c’est toi ma ville!, on peut lire, avec d’autant plus de facilité que les caractères choisis sont gros, les noms de compagnies.Et alors?Cette campagne de publicité a tout d’une campagne de chambre de commerce.La campagne lancée la semaine dernière par le maire Bourque a coûté 7 millions.En langue publicitaire, il s’agit là d’un bon compte.Sept millions de dollars pour accentuer si possible le cher sentiment d’appartenance, ça épaissit le compte, le bancaire s’entend.Mais là n’est pas le problème.S’il n’est pas dans la somme accolée à cette aventure confectionnée afin de remonter le moral des troupes montréalaises, il est où le problème?Il est dans la confusion.La confusion extrême, la confusion inhérente à la campagne en question.A la voir, cette campagne, on dirait qu’elle a été confectionnée par un comité formé de représentants de Bombardier, ATT, Jean Coutu, Bell, Alcan, Via Rail et le fédéral.Parce qu’elles ont toutes accepté de verser de l’argent dans cette campagne consacrée initialement à Montréal, on a l’impression, pour ne pas dire la certitude, qu’elles ont obligé l’agence de publicité à glisser ici un sac de Jean Coutu, ici le dernier jet de Bombardier, ici la téléphoniste de ATT et là le panneau de Via Rail.C’est le type même de vidéo de compagnie que l’on présente dans de lointaines foires commerciales.Si plusieurs Montréalais se questionnent sur la pertinence du message choisi, dans les boîtes de communications, on hésite avant de commenter.Dans le monde «jet-chic» de la pub, tous les créatifs — c’est comme cela qu’ils s’appellent entre eux — dédouanent même, corporatisme oblige, l’agence qui a signé cette campagne, soit Groupe Everest.Ainsi que l’a mentionné le «vépé» d’une grande agence: «Il n’y a pas de mauvaise agence comme tel, il n’y a que de mauvais annonceurs».Professeur de communications à l’UQAM, Serge Proulx a rappelé que, dans le monde de la pub, il y a, entre autres choses, les campagnes logeant à l’enseigne du marketing social et celles visant à rehausser l’image corporative.Dans sa version pure, la première vise à réduire la consommation de tabac ou d’alcool.«Par là, on cherche à modifier le comportement des gens.» Dans le deuxième cas de figure, «on ne cherche pas à vendre un produit.On vise plutôt à rehausser l’image de telle compagnie ou de tel gouvernement.Il arrive parfois qu’on mêle volontairement les deux.C’était le cas de la Fierté à une ville.On tentait de faire la promotion de nouvelles attitudes sans que ce soit lié à des produits ou des images d’entreprises».Avec Montréal, c’est toi ma ville, «ce n’est pas du tout le cas, a poursuivi l’expert de l’UQAM.Cette campagne m’a rappelé une émission d’humour dans laquelle on faisait une imitation du téléjournal en associant chaque nouvelle à une compagnie privée.Lorsque je marche dans la rue Sainte-Catherine, je vois la misère.Avec cette campagne, c’est comme si on voulait cacher cela: la misère».Cette campagne, c’est en fait un hiatus.Un hiatus entre la réalité, la brutale réalité que nous enseignent les faits, et la représentation que devraient s’en faire les Montréalais.C’est un détour de sens.Dans son dernier bulletin complet concernant le chômage, Statistique Canada rappelle que le rapport emploi/population à Montréal est le plus faible des grandes villes canadiennes.Il est de 56,9 % contre 58,7 % pour Québec, 61 % pour Toronto, 69,6 % pour Calgary, etc.Or, cela, le commun des mortels le sait comme il sait que le taux d’inoccupation des logements est très élevé, que les revenus sont proportionnellement plus bas qu’ils ne l’étaient il y a une dizaine d’années et que les nids de poule s’y comptent par centaines.Il sait tout cela.Et malgré le fait que l’on sait qu’il sait tout cela, les «jovialistes» de la Chambre de commerce )ui ont servi: «C’est toi le cœur!» A la faveur de cette campagne, la plupart des observateurs du milieu des communications formule le constat suivant: elle révèle que tout ce que la ville a réalisé en matière de communications depuis l’arrivée de Pierre Bourque a échoué.Interroger le milieu, c’est apprendre que beaucoup de consommateurs de communications se mettent à la pub, une fois qu’on a convenu que tout ce qui a été fait n’a pas fonctionné.Très souvent, ces gens pensent qu’avec la publicité on va contrôler la communication.L’image.Rien n’est plus faux.Au lieu de confectionner ce type de campagne, les gens du monde de la pub ont estimé qu’il aurait été beaucoup plus efficace de penser des messages en fonction des banlieusards et de certains de ces traits qui distinguent l’économie montréalaise.Comme quoi?L’immobilier par exemple.Ici, combien de fois faudra-t-il le rappeler, l’état financier du marché est tel que l’accession à la propriété est plus aisée ou facile.En tout cas beaucoup moins onéreuse qu’ailleurs.Au lieu de prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages, on aurait mieux fait de «penser cette campagne pour empêcher l’exode vers la banlieue.» INDEX Agenda.B6 Avis publics.B4 Classées.B6 Culture.B8 Économie.B2 Éditorial.46 Le monde.A5 Mots croisés.B4 Les sports.B5 METEO Montréal Ciel variable avec 30 % de probabilité d'averses le matin.Dégagement en après-midi.Max: 25 Québec Ciel variable avec 40 % de possibilité d'averses.Max: 27 Détails en B6 Serge Truffaut ?LE MONDE L'OTAN en état d'alerte en Bosnie PAGE B 5 ?MONTRÉAL Un mandat d'arrêt émis contre Koudsi PAGE A 3 LE FESTIVAL DES CULTURE Adieu Parisien, bonjour Loews PAGE B 8 Boyle dit avoir averti ses supérieurs dès octobre 1993 Le général en chef entreprend son témoignage dans l’affaire somalienne JOCELYN COULON LE DEVOIR Le chef de l’état-major des Forces armées, le général Jean Boyle, a révélé hier que, deux semaines après être devenu l’«éminence grise» de l’affaire somalienne, en octobre 1993, il avait averti ses supérieurs que ce scandale risquait d’éclabousser sérieusement les militaires.Le chef de l’état-major et le sous-ministre de la Défense nationale de l’époque, l’amiral John Anderson et Robert Fowler, n’ont tout simplement pas répondu à ses préoccupations.Le général Boyle a entamé, hier, son témoignage devant la Commission d’enquête sur les événements de So- malie.L’apparition du chef de l’état-major à ces auditions de la commission doit principalement porter sur le rôle qu’il aurait joué dans un plan pour falsifier et détruire des documents relatifs à l’affaire somalienne.Toutefois, avant de l’interroger directement sur ce sous-scandale au scandale somalien, les avocats de la commission lui ont demandé de brosser un tableau de son implication dans l’affaire de Somalie.Calme et détendu, le général Boyle a décrit comment il s’était plongé dans la lecture de toute la documentation, publique et confidentielle, sur l’affaire somalienne et comment il avait constaté l’ampleur du scandale.«Quelques semaines après mon entrée en fonction comme directeur du groupe de travail sur la Somalie, a-t-il dit, j’étais en mesure de donner mes premières impres- sions sur les problèmes auxquels le ministère de la Défense et les Forces armées devaient faire face dans les prochains mois.» Et, de l’avis de Boyle, les deux institutions allaient se ressentir durement de ce scandale.Dans un memorandum rendu public hier, le général Boyle souligne que le rapport du général Tom de Faye — qui avait mené une enquête interne sur la mort de deux Somaliens pendant le séjour du Régiment aéroporté en Somalie de décembre 1992 à juillet 1993 — contenait de nombreuses lacunes et omissions qui pouvaient avoir un effet négatif sur les Forces armées.De plus, le général Boyle souligne que les auditions des cours martiales, qui devaient débuter le 18 octobre 1993, allaient VOIR PAGE A8: BOYLE PHOTO PC ¦ U, * x\ '•ÔJL 1 mm .: * V> M MPI Al .;¦¦¦ ••• .< t Le général en chef Jean Boyle a entrepris hier son témoignage devant les membres de la Commission d’enquête sur les agissements des Forces années lors de leur intervention en Somalie.Le général est apparu sûr de lui tout au long de cette première journée de comparition.La réussite obligée La Commission scolaire des écoles catholiques de Sherbrooke proscrit le redoublement PAUL CAUCHON LE DEVOIR La Commission des écoles catholiques de Sherbrooke (CEjCS) a décidé de ne plus faire redoubler ses élèves.A compter de septembre, il sera en effet «obligatoire d’accroître le nombre de réussites à l’école», selon un des dirigeants de la commission scolaire et, pour ce faire, le redoublement sera proscrit.La mesure soulève le scepticisme des enseignants, qui font valoir que la commission scolaire ne prévoit pas de ressources supplémentaires pour rencontrer ce grand objectif de réussite.«Ce sont les directions d’école qui aménageront les ressources pour que le système fonctionne, rétorque Bruno Giard, directeur du Service de l’enseignement à la commission scolaire de Sherbrooke.Et l’efficacité ne se traduit pas nécessairement par l’augmentation de ressources.» Cette nouvelle mesure a été adoptée au début juillet par voie de règlement au Conseil des commissaires de la commission scolaire.«Depuis cinq ou six ans, nous essayons de trouver toutes les façons d’accroître les résultats des élèves et le taux de diplômés, et les recherches que nous avons faites démontrent que les groupes spéciaux d’élèves ainsi que le redoublement ne donnent pas les résultats appropriés», affirme M.Giard.Les statistiques démontrent aussi que 66 % des élèves qui ont redoublé au primaire décrochent au secondaire, ajoute-t-il.VOIR PAGE A 8: RÉUSSITE Vision Montréal a-t-il un avenir ?En pleine tourmente, le parti devra colmater ses brèches d'ici 1998 Sous les feux de la rampe, Pierre Bourque clame haut et fort qu’il sollicitera un deuxième mandat à la mairie de Montréal.Da s les coulisses, la machine «en reconstruction» de Vision Montréal tente péniblement de se mettre en marche dans l’espoir de conduire le maire vert à bon port en 1998.Des critiques, à l’interne comme à l’externe, affirment cependant qu’il est impossible de relever un tel défi, le navire faisant eau de toutes parts.Si jeune, Vision Montréal est-elle déjà à l’agonie?BRIAN MYLES LE DEVOIR Ills sont plusieurs à penser que Vision Montréal se meurt.si ce ® n’est pas déjà fait Deux ans après sa fondation, le parti se remet difficilement d’une série de contrecoups: enquêtes de la SQ et de la DGE sur le financement; décès de Jean-Guy Gagnon, l’âme du mouvement; désistements fracassants à l’exécutif; présidence vacante depuis plus d’un an.En 1994, Vision Montréal a pris moins de six mois pour faire élire 39 conseillers à l’Hôtel de Ville, permettant ainsi de déloger le RCM, incrusté au pouvoir depuis huit ans.Depuis, c’est la débandade.Et si le parti n’avait été qu’un tremplin pour permettre à Pierre Bourque de se propulser à la mairie?«J’espère que non, sinon je me suis fait avoir», lance sur un ton rieur Marc-André proportions Roche, l’un des responsables du Comité de suivi des engagements électoraux.Malgré son optimisme, ce militant de Vision Montréal constate que le parti est en proie à la tourmente.Son désarroi a pris des telles qu’il a Lebed admire les Tchétchènes Le général est rentré à Moscou avec des mots accablants pour sa propre armée D’APRES REUTER ET AFP Moscou — Le général Alexandre Lebed, que le Kremlin a délégué en Tchétchénie ce week-end pour trouver une solution à la sanglante guerre qui s’y déroule depuis plus d’un an et demi, est rentré hier à Moscou avec des mots accablants pour sa propre armée.et admiratifs pour l’adversaire tchétchène! Un fier adversaire qui tenait encore, aux dernières nouvelles, de larges pans de la capitale Grozny.Tranchant avec l’habituelle langue de bois russe dans cet interminable conflit, Lebed a jugé «pitoyable» l’état et le moral des troupes russes sur le terrain et s’est déclaré impressionné par les indépendantistes, les qualifiant de «bons combattants» qui croient en la justesse de leur cause.Les soldats russes, a-t-il confié, «sont de pauvres créatures affamées, dépenaillées et fragiles».«Je soupçonnais que les choses n’allaient pas bien là-bas.Mais je n’aurais jamais pensé qu’elles allaient aussi mal.» Le général s’est déclaré hostile à l’introduction formelle de l’état d’urgence en Tchétchénie, comme l’avait suggéré le premier ministre Viktor Tchemomyrdine, et favorable à la poursuite du retrait des troupes de la région.«Nous savons que toutes les guerres, même celles qui durent cent ans, se terminent toujours par des négociations et par la paix.» VOIR PAGE A 8: VISION VOIR PAGE A 8: LEBED > hanne Brien (responsable), Evelyne Labonté (responsable à la promo- I tion des abonnements), Manon Blanchette-Turcotte, Monique UHeu-, j < reux.Lise Lachapelle, Rachelle Leclerc-Venne.L’ADMINISTRA- |, TION Yves Bouthiette (contrôleur), Dany Dépatie (adjointe à l’admi- j nistration et responsable des ressources humaines), Nicole Carméll (responsable des services comptables), Jeanne-d'Arc Houde (secrétaire* à la direction); Céline Furoy, Ghislaine Lafleur.Nathalie Perrier, Da- I, nielle Ponton.Danielle Ross.LE CONSEIL DU DEVOIR INC.; j ' Yves L Duhaime (président).LA FONDATION DU DEVOIR Mar- I I ce! Couture (président).Roger Boisvert (vice-président exécutif et di- I recteur général). I.E I) E V 0 I R .L li M A R DI 13 AO Û T I 9 9 (i A 8 -—» LE DEVOIR ?-—- TUALITES BOYLE Le chef d'état-major a déclaré ne pas savoir pourquoi ses supérieurs n'avaient pas répondu à ses interrogations révéler l’ampleur des problèmes qui affectaient le contingent de Casques bleus dépêchés en Somalie.«En lisant le rapport du général de Faye et les procès-verbaux de la police militaire, je me suis rendu compte que leur contenu ne correspondait pas à ce que je trouvais dans les rapports de la police», a dit le général Boyle lors de la première journée de son témoignage.Selon le général, le rapport de Faye avait conclu que la discipline était bonne au sein du régiment aéroporté, que les propos racistes ne provenaient que de quelques individus, que le régiment avait pris toutes les mesures pour écarter les éléments indésirables et que le leadership de cette unité militaire était à la hauteur de sa tâche.Pour le général Boyle, ces conclusions étaient erronées.«Les témoignages, écrit-il dans son memorandum, ne concordent pas avec le rapport de l’enquête de Faye [.] L’indiscipline était un problème au sein du deuxième commando du régiment», alors que les leaders de cette unité «n’avaient pas réussi à se débarrasser des éléments indésirables».De plus, les propos racistes envers les Noirs «semblaient être utilisés fréquemment» alors que le leadership du régiment «fajsait défaut à plusieurs niveaux».A la fin de son memorandum, le général Boyle souligne qu’au fur et à mesure que les témoignages entendus lors des cours martiales seront rendus publics, les Forces armées et le ministère feront face à toute une série de problèmes.Il souligne, à l’adresse de l’amiral Anderson et Roberg Fowler, que son memorandum a pour objectif de les mettre «au parfum» sur les problèmes auxquels les deux institutions auront à faire face bientôt.Il offre de prendre des mesures appropriées pour «minimiser les dommages».«Pour ce faire, j’aurais besoin de votre opinion», écrit-il.Le général Boyle n’a jamais reçu de réponse de ses supérieurs.Lors de son témoignage, le chef d’état-major a déclaré ne pas savoir pourquoi ceux-ci n’avaient pas répondu à ses interrogations.Lorsqu’il était chef du Groupe de travail sur la Somalie, le général Boyle assistait à des réunions quotidiennes avec les cadres supérieurs des Forces armées et du ministère de la Défense pour faire le point sur la tragédie somalienne.Curieusement, il n’existe aucun procès-verbal de ces réunions quotidiennes, une pratique que le président de la commission d’enquête, le juge Gilles Lé-toumeau, a qualifiée de «bizarre».«Cela ne m’est jamais venu à l’idée», a répondu tout de go le général Boyle.Après le démantèlement du groupe de travail en juin 1994 et sa promotion subséquente au plus haut rang de l’armée, le général Boyle a concédé, hier, qu’il se trouvait dans une position délicate.Néanmoins, il a continué à s’occuper des questions relatives aux événements de la Somalie jusqu’au 21 septembre 1995.Puis, il a informé le chef de l’état-major de la Défense, le général John de Chastelain, qu’il ne pourrait continuer à participer à ces réunions quotidiennes du ministère à moins d’y être invité.Il a cependant continué à siéger à des réunions de stratégie de temps à autre jusqu’au mois d’avril 1996, a-t-il admis.Le juge Létourneau a semblé trouver étrange que le général Boyle n’ait pas songé à se faire remplacer à ces réunions en raison de la perception d’une situation de conflit d’intérêts.Le général Boyle a terminé son témoignage en disant qu’il avait pris un engagement, malgré le chagrin que son silence lui inspirait, de ne pas parler publiquement avant de livrer son témoignage à la commission d’enquête.Il a relaté qu’il avait instruit tous les militaires à «exposer leur âme» à la commission d’enquête.Après sa promotion au plus haut rang de l’armée, le général Boyle a concédé, hier, qu’il se trouvait dans une position délicate.Nicolet s’attend à la collaboration des propriétaires de barrages PIERRE APRIL PRESSE CANADIENNE Le président de la Commission scientifique et technique chargée de faire rapport sur la gestion des barrages du Saguenay et de la Côte-Nord, Roger Nicolet, s’attend à la collaboration des propriétaires des ouvrages, sinon, a-t-il averti, «je n’hésiterai pas à demander au ministre de l’Environnement d’exercer son véritable pouvoir d’enquête».Au cours d’une interview à La Presse Canadienne, hier, M.Nicolet a clairement indiqué son intention d’aller au fond des choses, de réclamer toutes les informations pertinentes et de produire, en novembre, «une évaluation objective du déroulement des événements et le dépôt d’un dossier technique impartial».«La bonne volonté des intervenants et des opérateurs, a-t-il déclaré, quant à moi, après tout ce que j’ai entendu, nous est acquise.Par contre, si on en vient à la conclusion qu’il serait préférable d’avoir recours à un pouvoir (d’enquête) plus pointu, si on se heurtait à certaines réticences, si nous constations que le dossier technique ne peut pas être bâti sans renseignements additionnels qu’on nous refuserait, nous aurons toujours le loisir de demander au ministre de prendre les mesures qui s’imposent» M.Nicolet a précisé qu’il n’hésitera pas non plus à rapporter au gouvernement tous les points qui lui sembleront obscurs et qui mériteront d’être approfondis durant les travaux de la Commission.«L’échéance, a-t-il dit, est de présenter un rapport à la mi-novembre.Toutefois, si on découvre des sujets qui méritent d’être davantage fouillés, on se permettra de dire au gouvernement qu’il y a lieu que d’autres que nous poursuivent l’étude de certains aspects du dossier.» R a mentionné que les travaux de cueillette d’informations sur le terrain ont commencé.Sans présumer des résultats de son enquête, M.Nicolet a parlé, sans les identifier, «d’ouvrages à problèmes, où il y a des déficiences structurales au niveau des digues et des barrages».Dans sa démarche, M.Nicolet a l’intention de permettre à tous ceux qui ont quelque chose à dire de le faire.Ii vise les gens des régions qui ont été affectées et non pas seulement les dirigeants d’entreprises et les spécialistes.«On n’exclut personne, a-t-il affirmé, je pense que le dialogue avec les experts de la Commission durant les rencontres publiques sera plus fructueux si nous recevons préalablement des mémoires écrits.Par contre, je ne voudrais pas que ce soit un obstacle pour les citoyens qui ont quelque chose à dire et qui ne sont pas nécessairement à l’aise dans la formulation de mémoires.«Assez rapidement, a ajouté M.Nicolet, on va devoir organiser des rencontres avec la population en régions, parce que c’est un des volets prioritaires.» La décision du gouvernement de procéder par le biais d’une commission technique au lieu de tenir une enquête, assortie de pouvoirs judiciaires, n’exclut en rien, selon lui, la possibilité pour un tiers de s’adresser plus tard aux tribunaux.Il a cependant soutenu qu’il serait préférable d’attendre son rapport avant d’agir.«Je crois, a poursuivi M.Nicolet, que la sagesse de la démarche a été de précéder tout recours éventuel de tiers contre les opérateurs (propriétaires) de barrages d’une évaluation aussi objective que possible.Je dis à tous ceux qui cherchent des coupables d’attendre que les faits soient connus et mieux illustrés.S’il y en a qui veulent entamer des recours collectifs ou autres, ils auront alors des documents de référence.’ A ceux qui doutent de la rigueur des membres de la Commission et de son président, ingénieur, ex-candidat péquiste défait lors d’une élection partielle en 1993 dans Shefford, ancien président de l’Union des municipalités régionales de comtés (UMRCQ), M.Nicolet a vivement répliqué.«Ce n’est pas dans mon naturel de faire des «cover-ups», j’ai bien l’intention de faire en sorte que cette commission dépose une évaluation complète de la situation telle qu’elle l»aura relevée.«Je n»ai aucune instruction cachée, a-t-il soutenu, aucun mandat secret de qui que ce soit, aucun mandat politique.On nous a demandé de faire rapport sur la réalité, on va le faire.» LEBED Des pourparlers en cours REUSSITE Le redoublement n'est pas interdit, mais les parents devront le demander SUITE DE LA PAGE 1 M.Giard soutient que la commission scolaire a donc décidé d’éviter le redoublement, et que «celui qui n’a pas obtenu la note de passage bénéficiera de mesures pédagogiques spécifiques».¦ Par contre, si à la fin de la sixième année du pri-'maire un enfant rencontre des difficultés majeures et n’obtient pas 60 % comme note de passage, la commission scolaire prévoit mettre sur pied une «classe de transition», formée de 15 à 18 élèves.M.Giard soutient qu’il ne s’agit pas d’une 7' année, mais bien d’une période transitoire «qui pourrait durer moins d’une année, ou plus, et où l’enfant fera essentiellement du français, des mathématiques et de l’anglais», dit-il.Une autre période transitoire serait également prévue entre le secondaire 3 et le secondaire 4 pour les élèves qui ont plus de difficulté._ Mais le redoublement n’est pas strictement interdit en soi.Sauf que ce sont les parents qui auront à le demander! M.Giard explique en effet qu’on pourra informer les parents des éventuelles difficultés de leur enfant à l’aide d’un formulaire qui précisera les mesures pédagogiques mises à la disposition de l’enfant par la commission scolaire.Si le parent veut que l’enfant redouble, «il signera le formulaire, et ce sera son choix», de dire M.Giard.M.Giard se montre convaincu que les enseignants pourront relever ce nouveau défi qui leur est lancé par la commission scolaire.«Je crois en leur compétence», affirme-t-il.Du côté des enseignants, on présente un tout autre son de cloche et on doute fortement d’arriver à rencontrer un tel objectif dans la situation actuelle.Céline Nappert, porte-parole des enseignants de la CECS au sein du Syndicat de l’enseignement de l’Es-trie, doute que la commission scolaire accorde aux enseignants l’aide appropriée.«Nous avons de la difficulté à obtenir des orthopédagogues, dit-elle.Le redoublement coûte cher, mais l’argent qui sera épargné avec la nouvelle mesure ne servira pas à engager du nouveau personnel.» En fait, déclare Mme Nappert, «on se retrouvera inévitablement avec plus d’enfants faibles dans nos classes, et ce pourrait être une augmentation de notre charge de travail».Les enseignants estiment qu’il aurait été préférable d’accorder une aide supplémentaire aux enfants des trois premières années du primaire.Par exemple, explique Mme Nappert, «dès la première année, si on s’aperçoit que le petit a de la difficulté à lire, on pourrait le mettre avec d’autres et donner à ces enfants un temps intensif en lecture et en mathématiques».Mais ces mesures nécessiteraient des ressources supplémentaires qui semblent faire défaut pour le moment.La commission scolaire de Sherbrooke compte environ 12 000 élèves, dont 21% en moyenne redoublaient ces dernières années, un chiffre en deçà de la moyenne provinciale selon M.Giard.SUITE DE LA PAGE 1 Lebed a profité de sa conférence de presse pour critiquer la Commission d’état pour la Tchétchénie, justement présidée par M.Tchemomyrdine, estimant qu’elle n’avait pas fait grand-chose pour régler le conflit.«En plus d’un an et demi de guerre, elle n’a mis en place aucun mécanisme pour traiter ce genre de situation», a-t-il dit.Chargé samedi du dossier tchétchène par le président Boris Eltsine, le général Lebed s’était rendu dans la région dès dimanche soir, s’entretenant une partie de la nuit avec le chef d’état-major des indépendantistes, Aslan Maskhadov, avant de regagner Moscou.Rentré dans la capitale russe, le chef du Conseil de sécurité a dit que des pourparlers étaient en cours sur les modalités d’un cessez-le-feu après sept jours de combats acharnés, et estimé qu’une trêve pourrait être annoncée sous peu, peut-être même ce matin, si les négociations en cours entre le chef du corps expéditionnaire russe, le général Constantin Poulikovsky, et Maskhadov aboutissaient.Le président Boris Eltsine, a déclaré Lebed, devrait incessamment signer un décret donnant au Conseil de sécurité qu’il dirige la haute main sur le dossier tchétchène.Ce qui signifierait que le chef du Kremlin lui a donné raison et a désavoué son premier ministre.Selon l’agence Interfax, qui cite des sources militaires russes, les affrontements ont fait 181 morts parmi les forces armées, 13 parmi les troupes du ministère de l’Intérieur et 13 parmi les unités des services de sécurité.Elle ne fournit pas de bilan pour les séparatistes ou la population civile.Depuis le début du conflit en décembre 1994, environ 30 000 personnes ont été tuées en Tchétchénie, des civils pour la plupart.Par ailleurs, contrastant fortement avec les déclarations conciliatrices et encourageantes du général Lebed, une source de l’état-major des forces russes en Tchétchénie déclarait hier à l’agence ITAR-TASS, citée par l’AFP, que le «nettoyage» de Grozny des combattants tchétchènes pourrait prendre jusqu’à un mois.En raison de l’ordre donné hier par le commandement russe de ne plus employer l’aviation et l’artillerie lourde, «les opérations de nettoyage pourront durer environ un mois», a déclaré cette source.Depuis le début de la guerre en Tchétchénie, les Russes ont à plusieurs reprises affirmé qu’ils renonçaient à utiliser l’aviation alors même que les bombardements aériens se poursuivaient.C’est encore ce qui semble se passer aujourd’hui.Selon la source citée par TASS, «39 petits détachements tchétchènes, soit au total un minimum de 300 combattants» indépendantistes, sont présents dans Grozny.Les indépendantistes affirment avoir 5000 combattants dans la ville.«Nous avons l’impression qu’ils ne veulent pas quitter Grozny, ils renforcent leurs points de tirs, minent les routes et les immeubles en ruine», a poursuivi la source citée par TASS.Selon cette source, «le bilan des pertes russes est difficile à établir», mais de très nombreux blessés continuent à être amenés vers les hôpitaux militaires tandis que «des cadavres (de soldats) gisent toujours dans les rues» de la ville.VISION À six mois des élections, tout était à faire pour «débarquer» l'administration Doré SUITE DE LA PAGE 1 craint à un certain point que le prochain congrès n’ait jamais lieu.Selon M.Roche, les membres du parti — ils sont près de 6000 — sont laissés à eux-mêmes par l’exécutif.Etant «coupé» des membres, l’exécutif ne bénéficie pas de la force du nombre pour mettre «le poing sur la table» et confronter l’administration municipale.— Le parti est-il en chute libre?Marc-André Roche réfléchit longuement avant de répondre, puis soupire.«Disons qu’il est à la croisée des chemins.Et l’un des chemins mène à une falaise, oui.» Sous le couvert de l’anonymat, d’autres militants vont plus loin pour décrire le malaise.«C’est déprimant, j’ai [’impression de travailler pour un parti qui n’existe pas, dit l’un d’eux.Je me sens schizophrène.» De mal en pis Vision Montréal a encaissé les coups avant même la victoire du 6 novembre 1994.Le premier président de la formation, l’homme d’affaires Bernard Magnan, a plié bagages en pleine campagne, prétextant avoir d’autres engagements.Son successeur, Gilles Bonin, a tenu le phare quelques mois seulement avant de claquer la porte.Jean Roy, le secrétaire, a tourné les talons en février dernier.Magnan, Bonin et Roy étaient des artisans de la première heure de Vision Montréal.En guise de testament politique, Jean Roy a fait une critique particulièrement virulente de Vision Montréal, affirmant que la formation n’avait aucun avenir.Avec le temps, ses commentaires deviennent encore plus fielleux.«Selon moi, le parti n’a jamais vraiment existé», tranche-t-il.Il s’agissait simplement d’un regroupement «improvisé et opportuniste».«II y a un recul absolument incroyable avec Vision Montréal.C’est comme si on avait perdu toute tradition politique», soutient Jean Roy, qui a baigné dans la poli- tique municipale pendant plus de 20 ans.Il faut se reporter en 1993 pour vraiment saisir l’esprit des pères fondateurs du parti.«On était très insatisfaits du régime de Jean Doré, se rappelle Bernard Magnan.C’était clair qu’il fallait le débarquer.» Une fois terminées les tergiversations du candidat Bourque, la machine Vision Montréal s’est mise officiellement en marçhe, se faisant remarquer par sa présence sur le terrain.A six mois des élections, tout était à faire pour «débarquer» l’administration Doré.Et tout sera fait à la hâte.Résultat?Soixante-dix-sept poursuites du DGE contre Vision Montréal en 1994 — du jamais vu.Le parti a perçu illégalement quelque 36 000 $ au cours de sa première année d’existence, somme qui a dû être remboursée.Le laxisme dans le financement a alerté le DGE, Pierre-F.Côté, qui a demandé à la SQ d’ouvrir une enquête.Ce dernier n’a par ailleurs pas lâché prise et il scrute à la loupe le financement de Vision Montréal, cette fois pour l’année 1995.L’insistance du DGE indispose particulièrement la nouvelle directrice générale du parti, Yvette Petitbois-Paillé.«Un moment donné, tu te dis: “Pourquoi s’acharner autant” ?», dit-elle.«Eux, ils font le travail qu’ils ont à faire, mais ils le font avec beaucoup d’énergie, là.Je ne sais pas quel est leur objectif, poursuit Mme Petitbois-Paillé.Auparavant, ça ne s’était jamais fait pour un parti politique, une analyse aussi exhaustive.Si cela avait été fait pour d’autres partis, ils en auraient trouvé [des infractions].» La directrice générale de Vision Montréal laisse entendre que le directeur général des élections va dénicher à coup sûr d’autres irrégularités dans le financement pour 1995.«C’est logique [.] c’était les mêmes personnes en place.Les gens, ils avaient la formule.» Mais les structures de financement ne sont plus les mêmes dans la nouvelle Vision Montréal «en reconstruction».En poste depuis environ six mois, Mme Petitbois-Paillé a veillé à la mise en place de mesures de contrôle adéquates.Elle promet que le parti sera blanc comme neige en 1996 et que la loi sera respectée à la lettre.Sur les conseils du DGE, la formation est retournée à l’école pour apprendre le b.a.-ba du financement.«Les structures étaient un petit peu déficientes, avoue Mme Petitbois-Paillé.Les gens confondaient la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités.Même pour les solliciteurs, ce n’était pas clair.» Objectif 1998 La tourmente et les dures leçons du DGE n’empêchent pas Vision Montréal de préparer le terrain pour 1998 et de rêver à la réélection de Pierre Bourque.Philippe Gervais, une nouvelle acquisition au sein de l’exécutif du parti, a sonné du clairon pour rassembler les troupes.«Une victoire en 1998, c’est mon seul but, et toutes nos activités seront tournées vers cet objectif ultime», écrit le nouveau directeur de l’organisation dans le dernier journal de Vision Montréal.M.Gervais, lobbyiste de profession (sur les scènes provinciale et fédérade seulement) est responsable de revigorer les associations locales des 51 districts en vue du prochain scrutin.Il a donné à ces associations le mandat de recruter 200 membres actifs de Vision Montréal au cours des deux prochaines années.L’objectif?Dix mille dix membres en 1998, rien de moins.«Ce nombre de bénévoles est nécessaire pour organiser une élection et garantir une victoire», écrit M.Gervais.Le défi est de taille, considérant le fait que le parti a accueilli une cinquantaine de nouveaux membres seulement depuis le début de 1996.Selon M.Gervais, Pierre Bourque est «l’homme d’un deuxième mandat», et Vision Montréal constitue le véhicule par excellence pour le faire élire.«Vision Montréal va surprendre beaucoup de gens avec son dynamisme au cours des prochaines années, croit-il.Elle a entre les mains tous les éléments pour assurer la réélection.» Les conseillers Daniel Boucher et Hubert Deraspe, qui s’étaient présentés sous la bannière de Vision Montréal avant de faire volte-face récemment, font pour leur part preuve de cynisme quant à l’avenir du parti.Le parti?Un avenir?«Il n’y a pas de réponse à donner à ça, affirme gravement Daniel Boucher.Il n’y a pas de parti.» «Il n’y a rien qui se fait en fonction de l’organisation du congrès et des districts.Rien sur le membership et la participation», ajoute Hubert Deraspe.Les deux comparses doutent par ailleurs que Mme Petitbois-Paillé, une «gentille dame», ait la compétence nécessaire pour remettre le parti sur les rails.«Si quelqu’un est contesté au sein de Vision Montréal, c’est bien la directrice, affirme Daniel Boucher.Elle n’a aucune expérience et elle n’est pas communicatrice.» Avant de prendre les rennes de Vision Montréal, Mme Petitbois-Paillé n’avait qu’une seule expérience de la politique.Elle avait agi à titre de coordonnatrice de campagne pour Maurice Beauchamp, élu sous la bannière de Vision Montréal dans le district de Saint-Sulpice.La formation de Pierre Bourque comptait pourtant tous les éléments d’une formule gagnante à long terme.Véritable réservoir d’idées, la Fondation Montréal en 2000 réfléchissait déjà à l’avenir de la métropole en 1993 et, un an plus tard, elle accouchait de Vision Montréal.Ce groupe, formé des Bernard Magnan, Me Claude-Armand Sheppard, Robert Lacroix, et autres Renée Bé-dard, devait demeurer un lieu de réflexion et de critique au-delà des élections, permettant d’alimenter le parti et l’administration municipale.Il s’est évanoui.Le premier exécutif du parti regroupait également de?personnalités capables de dicter la ligne de conduite.A ce jour, il ne reste plus que deux des 13 membres de cette équipe originale: la conseillère Johanne Lorrain et le maire Bourque.«Le soir du 6 novembre, il y avait un bassin de ressources pour que Montréal connaisse son apogée, se rappelle avec nostalgie Jean Roy.On a créé le potentiel le plus magnifique que Montréal ait jamais eu, mais on n’a pas fait ce qu’il fallait pour le consolider.» La suite demain avec l’arrivée triomphante de Pierre Bourque à l’Hôtel de Ville.LE DEVOIR LES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H30 À 17H00 2050.RUE DE BLEURY, 9E ÉTAGE, MONTRÉAL.(QUÉBEC) H3A 3M9 RENSEIGNEMENTS ET ADMINISTRATION : (514) 985-3333 PUBLICITÉ AVIS PUBLICS (514)985-3344 ANNONCES CLASSÉES (514) 985-3344 PUBLICITÉ (514) 915 3)991 télécopieur (5 U) 985-3390 NUMÉRO SANS FRAIS 1-800-363-0305 SERVICE DES ABONNEMENTS l«>n(tndtlélépkwHtaitHis DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H00 À 16H30 Montréal (514) 985-3355 / télécopieur (514) 985-3390 Extérieur (sans frais) 1 800 463-7559 uet niables poor le «rrice de Utilisée per ceeelol et pee> les ebocaeonlt postait LE DEVOIR Ml p iafaoiutions publi OIK Inc .Montréal.(Qui Groupe Quebec 43A3M9 le.7743 d .St-Martir i —Et 35fL Dép6t * nie Saint-Jacques.Montn Téléphone générât (514) ! L L’Agence Pi llacfe (514)5 (514)5
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