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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1996-08-15, Collections de BAnQ.

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• bh j mmm ¦ Gilles Lesage ?Vo 1 .L X X X V I 1 - No I 9 () PERSPECTIVES Une équité coercitive ou facultative?près la pause estivale, les activités parlementaires reprennent mardi prochain, à Québec, avec des audiences publiques sur le projet de loi 35 relatif à l’équité salariale.Ces consultations particulières et les décisions qui en découleront mettront à rude épreuve la volonté du gouvernement Bouchard de réaliser l’un des principaux engagements électoraux du Parti québécois.La coalition patronale continue de s’opposer fermement au projet de loi présenté à la mi-mai et dont l’Assemblée nationale a adopté le principe à la fin de mai.Toutefois, devant la levée des boucÉers patronaux, le premier ministre en a suspendu l’adoption et la mise en vigueur jusqu’à la fin de l’année.Conscient que le gouvernement tient à faire adopter une loi, le patronat en propose une à son tour.La manœuvre est habile, mais elle n’a plus rien à voir, ou si peu, avec les intentions gouvernementales.Dans l’opposition et en campagne électorale, en effet, le PQ s’est engagé à corriger ce que le jargon législatif appelle «les écarts salariaux dus à la discrimination systémique fondée sur le sexe à l’égard des personnes qui occupent des emplois dans des catégories d’emplois à prédominance féminine».En d’autres termes, à établir des équivalences salariales entre femmes et hommes qui accomplissent le même travail.Avec application, le gouvernement Parizeau a scruté la question sous tous les angles, constaté que ses implications étaient énormes, inédites même en Amérique du Nord, à l’exception de l’Ontario (en vigueur depuis à peine deux ans, la lpi est en train d’y être anéantie).A la clôture de la grande marche «Du pain et des roses», en juin 1995, l’engagement a été réitéré avec assurance.Cependant, juste avant son départ, fin décembre, M.Parizeau a dû se contenter d’un avant-projet de loi.Les oppositions étaient trop vives, les consensus à peu près impossibles, il fallait tenter d’arrondir les angles.La commission parlementaire de l’hiver dernier a fait ressortir vivement que le patronat ne voulait rien savoir d’une loi, tandis que les groupes féminins, les associations populaires et les syndicats, insistent pour que les mesures correctrices aient des dents.Au lieu de se rétrécir, le fossé s’est élargi: les entreprises gonflent les écueils, périls et catastrophes d’une autre intrusion étatique dans les lois du marché et leurs petites et grandes affaires; les femmes et leurs alliés rappellent avec éloquence les injustices et les iniquités dont elles sont victimes et la nécessité d’intervenir avec vigueur et cohérence.Les enjeux sont lourds.Le premier ministre, qui a ouvert de nombreux chantiers au Sommet de mars et a promis de réduire les charges étatiques, a besoin des grandes entreprises et du patronat pour aller de l’avant en octobre.Le projet de loi 35 les braque en pleine face.C’est pour cela qu’après en avoir fait adopter le principe, le gouvernement n’a pas insisté pour que l’Assemblée en dispose avant l’ajournement estival.C’était un premier gain pour le Conseil du patronat, son président Ghislain Dufour, et tous les patrons regroupés en un imposant front commun.Ce recul, fût-il temporaire, a semé la crainte parmi les ministres et les groupes qui, depuis des années, bataillent pour l’équité salariale.S’il fallait que le gouvernement, dévoué à la relance économique et à la conciliation envers les investisseurs, renie engagements et promesses?L’interrogation est lancinante, d’autant qu’au sein même du conseil des ministres, ce n’est pas l’enthousiasme délirant en faveur d’une autre loi coercitive envers les employeurs, déjà lourdement grevés de taxes et de charges salariales.Officiellement, l’harmonie règne, mais comme il arrive souvent face à des enjeux majeurs, les attentes des ministres dits des «économiques».M.Dufour et ses collègues le savent fort bien qui, au lieu de se battre désormais contre le projet de loi 35, en proposent un autre à leur tour il mise sur la bonne volonté et la collaboration des employeurs, leur laissant une grande marge de manœuvre.Subtilejnent, il compte sur le désir de désengagement de l’Etat — qui n’a plus, ici comme ailleurs, les moyens de ses politiques ambitieuses — pour faire miroiter une démarche faite de douceur et de souplesse.M.Bouchard a promis une loi?Fort bien, mais que les employeurs puissent en disposer à leur guise, avec un soupçon de contrainte, certes, mais sans le muscle que les marcheuses «Du pain et des roses» espèrent encore.Après deux saisons de lune de miel, M.Bouchard arrive à un carrefour.Le projet de loi sur l’équité n’est que l’un des nombreux dossiers que l’arbitre suprême devra trancher, au cours des prochains mois.Lui qui prétend (encore?) qu’il y a une manière québécoise de faire les choses, et qui brandit (encore?) le credo social-démocrate, peut-il éviter de suivre les traces de ses homologues Klein (Alberta) et Harris (Ontario)?En juin, il a promis que la loi 35 sera adoptée à l’automne.«Dans sa forme actuelle, avec des amendements qui devront l’améliorer, dit-il, mais la structure et la substance de la loi devront s’aligner sur le projet de loi qui est déjà déposé et adopté en principe.» L’aimable offensive patronale aura-t-elle raison de cette détermination?Les compromis inclus dans le projet de mai seront-ils encore édulcorés?VOIR AUSSI EN PAGE B 2 ! Landry ne dit pas non à la suggestion du CPQ INDEX Agenda ,.B6 Avis publics.B4 Classées .B6 Culture .B8 Économie Éditorial .B2 .A6 Le monde .A5 Mots croisés.B4 Les sports .B5 Montréal Ensoleillé.Ennuagement en soirée Max: 27 Québec Ensoleillé Max: 24 Détails en B6 LES ACTUALITÉS Le général Boyle trompé par ses proches LES ACTUALITÉS Chômage: Landry contredit Statistique Canada PAGE A 2 PAGE A 4 LE MONDE Lebed tente de renforcer la trêve en Tchétchénie PAGE A 5 Ménard met en garde les activistes anglophones GILLES LESAGE DE NOTRE,BUREAU DE QUEBEC Inquiet de la tournure que le débat linguistique est en voie de prendre, le ministre d’Etat à la Métropole a adressé hier une sévère mise en garde aux activistes anglophones qui dénigrent le Québec et veulent porter leur campagne à l’étranger, notamment à Wall Street.Pour bien marquer le coup, Serge Ménard a lui-même proposé de faire un point de presse, à son arrivée au conseil des ministres.Et pour mieux indiquer à qui il s’adressait, il l’a fait d’abord en anglais, voulant faire entendre la «voix d’un modéré» à ses concitoyens.Sans toutefois nommer Howard Galganov (qu’il qualifie d’apprenti sorcier), le ministre dit que le seul résultat de la visite que l’activiste projette à New York, ce sera de faire peur à des investisseurs éventuels.Et ce sera dommageable à l’économie montréalaise, aussi bien pour les anglophones que pour les francophones.M.Galganov, qui a formé le Quebec Political Action Committee et a réussi à rendre bilingue l’affichage commercial dans le West Island, se propose de se rendre dans la métropole américaine, le mois prochain, pour décrier les lois linguistiques québécoises et se plaindre des brimades dont les anglophones seraient victimes au Québec.M.Ménard rappelle que les lois linguistiques sont légitimés et directement inspirées des limites imposées par les décisions de la Cour suprême du Canada.VOIR PAGE A 8: MÉNARD VOIR AUSSI EN PAGE B 1 ¦ Les Townshippers ne suivront pas les anglo-Montréalais.Artiste à l’œuvre PHOTO JACQUES GRENIER RICHARD DESCHATELETS peint une murale dans la cour intérieure de la Maison des jeunes de la Petite Patrie, rue Boyer.Une dizaine de ces murales par de jeunes taggers est prévue par la Ville de Montréal qui veut stopper les graffiti, les tags, l’affichage sauvage et limiter les dessins à quelques murs.Des projets de murale sont ainsi prévus, entre autres, à la Maison des jeunes de Côte-des-Neiges, à la maison L’Hirondelle du plateau Mont-Royal, à l’Association sportive et communautaire du Centre-Sud, etc.Hydro élimine 1380 postes « De la provocation accusent les syndicats GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR Même s’il reste encore une dizaine de jours avant que le médiateur nommé par le gouvernement ne soumette son rapport, Hydro-Québec a pris les devants en annonçant hier l’élimination de 1380 postes.Les .mesures, qualifiées d’exceptionnelles par la société d’Etat, prennent la forme d’un licenciement de 767 employés temporaires et l’abolition de 613 postes vacants.«De la pure provocation!», a répliqué René Sarrazin, porte-parole de la coalition des sept syndicats représen- _j_ tant les 20 000 employés syndiqués d’Hydro-Québec.«C’est un geste irréfléchi, irresponsable, qui indique qu’Hydro-Québec qe croit pas à la médiation.» A la société d’Etat, nous sommes entrés dans la deuxième semaine d’un processus de médiation enclenché par le gouvernement afin de sortir de l’impasse des négociations.Le médiateur doit soumettre son rapport le 23 août prochain.«Pourquoi ont-ils ainsi fait un geste précipité plutôt que de donner des chances à la médiation?», s’est demandé M.Sarrazin pour qui, «il est clair, VOIR PAGE A 8: HYDRO En 1995-1996 Les déportations d’immigrants: 48% d’échec FRANÇOIS NORMAND LE DEVOIR Un ressortissant étranger sur deux au Québec, sous le coup d’un ordre déportation, prend la fuite et entre dans la clandestinité sans vraiment craindre d’être arrêté ultérieurement.Du 1er avril 1995 au 31 mars 1996, sur les 2233 personnes devant être déportées, 1065 ont pris la fuite.C’est une augmentation de près de 15 % par rapport à l’année 1994-1995 où, sur un total de 1641 personnes sous le coup d’un ordre de déportation, 537 ont pris la fuite.La directrice du centre d’immigration Canada (audiences et renvois) de Montréal, Graziella Mousseau, a indiqué qu’il n’y a pas de raisons particulières attribuables à cette hausse des cas pour l’année 1995-1996.VOIR PAGE A 8: DÉPORTATIONS L’administration Bourque à la croisée des chemins «Ça va foirer ou ça va monter.» — Le travail qui reste à faire pour atteindre votre objectif augmente au fur et à mesure que l’échéance approche.— Tout ce qui commence bien se termine mal Si le théorème de Bove et la loi de Pudter disent vrai, Pierre Bourque et son équipe B n’ont pas encore vu la lumière au bout du tunnel à l’hôtel de ville.A deux ans de l’échéance électorale, les «verts» arrivent à la croisée des chemins.Le congrès annuel, conjugué à l’incontournable bilan de la mi-mandat diront si l’automne sera placé sous le signe de la maturité ou du déclin pour la formation.Marc-André Roche, un des responsables du comité de suivi sur les engagements électoraux, attend beaucoup BRIAN MYLES LE DEVOIR du congrès automnal — «l’instance suprême du parti».«On arrive devant un choix.C’est au congrès qu’on va voir si ça va foirer ou si ça va monter», soutient celui qui remettra sérieusement en question son adhésion à Vision Montréal au terme de l’exercice annuel.Il s’agira en fait du tout premier congrès de Vision Montréal, celui qui avait chapeauté la fondation du parti, en 1994, ayant été organisé dans des délais très courts.C’est au cours de ce congrès que les membres de l’exécutif du parti, les délégués de districts et les élus feront un bilan des engagements réalisés et des promesses non tenues.M.Roche dresse un bilan provisoire positif des réalisations de l’administration Bourque.Selon lui, fes trois quarts des engagements électoraux ont été respectés ou sont en voie de l’être.«J’avoue que je suis agréablement surpris», lance-t-il.VOIR PAGE A 8: BOURQUE Au cours des derniers mois, M.Roche a passé de précieuses heures à éplucher le programme électoral de Vision Montréal, à rencontrer les «porteurs de dossier», à départager les engagements respectés de ceux relégués aux poubelles de la politique.«On demande des comptes à l’intérieur du parti pour pouvoir faire rapport aux membres», résume-t-il.Des zones grises M.Roche est cependant le premier à reconnaître que le programme du parti est «incomplet».«Les projets de privatisation et de partenariat, dans le programme, il n’y a rien là-dessus.J’essaie de me creuser les méninges, mais je n’arrive pas à trouver, avoue-t-il.On ne s’est pas engagé à foire ça ni à ne pas le foire.On n’en a pas parlé.Aucune instance du parti n’a été consultée là-dessus.Ça i A 2 I, E I) E V 0 I H , L E .1 E II I) I I f> A 0 Û T I !) !) 0 LES ACTUALITES I L’incident I Lester est un cas isolé, conclut l’OLF LE DEVOIR \ A la suite d’une plainte déposée par le journaliste Normand Lester au sujet d’un incident qui s’est produit le 15 juillet dernier à l’Hôpital général juif Sir Mortimer B.Davis, l’Office de la langue française est intervenu, puisque la plainte était recevable mais il considère qu’il s’agissait d’un incident isolé.L’Hôpital général juif a démontré, à la satisfaction de l’Office de la langue française; sa volonté et sa capacité de servir sa clientèle en français.Par ailleurs, l’Office a demandé à l’Hôpital général juif de rappeler par écrit a tous les membres de son personnel l’exigence que tout patient puisse être traité en français étant donné qu’il s’agit d’un organisme public tenu d’offrir des services en français selon les dispositions de la Charte de la langue française.D’autre part, l’Office a informé la direction de l’hôpital de son intention de réviser l’ensemble des plans dé services des établissements reconnus, y compris celui de l’Hôpital général juif.Le plan de services actuellement en vigueur à cet hôpital a été approuvé par l’Office de la langue française en septembre 1988.i Au sens de la loi, un organisme reconnu comme dispensant des services à une population en majorité d’une langue autre que française, ce qui est le cas de l’Hôpital général juif, doit prendre les mesures nécessaires pour offrir en français ses services au public.• Cela n’exige pas que tous les membres du personnel de l’institution hospitalière connaissent le français, mais que les services de l’institution soient disponibles en français ên'tout temps.A la suite de cet incident, l’infirmière et la direction de l’hôpital ont présenté des excuses à Normand Lester.Le général Boyle prétend avoir été trompé II jure n’avoir jamais autorisé que des documents falsifiés soient remis à un journaliste JOCELYN COULON LE DEVOIR Ottawa — Le chef d’état-major des Forces armées, le général Jean Boyle, a admis hier qu’il avait sans doute été trompé par certains membres de son entourage dans l’affaire des documents falsifiés sur le scandale de Somalie.Il a cependant réaffirmé avec vigueur qu’il n’avait jamais autorisé que des documents falsifiés soient remis à un journaliste de la CBC.Au troisième jour de son témoignage devant la Commission d’enquête sur la Somalie, le général n’a pas dérogé un seul instant à la ligne de défense qu’il a adoptée depuis le début de l’affaire des documents falsifiés: il a plaidé l’ignorance complète.Cette affaire a éclaté en mars dernier lorsque le commissaire à l’information du Canada, John Grace, a confirmé les affirmations d’un journaliste de la CBC qui déclarait avoir reçu du département des Affaires publiques du ministère de la Défense nationale des documents falsifiés sur le scandale de Somalie.L’histoire remonte à l’automne 1993, lorsque Michael McAuliffe, journaliste à la radio de CBC, avait demandé aux Affaires publiques de lui remettre, de façon informelle, des documents sur la Somalie.Des officiers auraient alors décidé de falsifier ces documents avant de les remettre au journaliste.Quelques mois plus tard, McAuliffe, faisait une nouvelle demande, cette fois-ci par l’intermédiaire de la Loi d’accès à l’information, pour obtenir les mêmes documents.On lui avait répondu que ceux-ci n’existaient pas.Dans son rapport, le commissaire Grace avait révélé que trois officiers avaient falsifié des documents avant de les remettre au journaliste.M.Grace avait nommé les trois officiers en question dans une lettre qu’il avait fait parvenir au ministre de la Défense.Quelques jours plus tard, le 30 mars, un des officiers, le colonel Geoff Has-well, responsable des Affaires publiques au moment des faits, avait révélé au Globe and Mail qu’il avait agi sous les ordres du général Boyle, de l’ancien chef d’état-major, le général John de Chastelain, et de l’ancien sous-ministre, Robert Fowler.Le colonel Haswell a, depuis, été accusé par la justice militaire d’avoir falsifié des documents, supprimé des fichiers, fait une fausse déclaration et contrevenu à un ordre.Il doit subir un procès en cour martiale.Dans son témoignage hier, le général Boyle a affirmé qu’il s’était opposé à ce que le département des Affaires publiques remette, de manière informelle, des documents au journaliste.Il l’avait dit au directeur général du dé- PHOTO PC Le général Jean Boyle devant les membres de la commission d’enquête.partement, Roberto Gonzalez.Le chef d’état-major, qui était au moment des faits sous-ministre adjoint aux communications, responsable du dossier somalien, estimait que le journaliste devait utiliser la procédure officielle de la Loi d’accès à l’information.Visiblement, le général n’a pas été écouté.Les commissaires lui ont alors demandé s’il avait eu des conversations avec M.Gonzalez et d’autres officiers sur le fait de fournir au journaliste des documents falsifiés.Le général a maintenu la réponse qu’il donne dans cette affaire depuis le début «non», a-t-il dit.Le témoignage du général Boyle contredit celui de plusieurs officiers impliqués dans cette affaire et qui ont affirmé que le général était au courant des tentatives pour transmettre des documents falsifiés.D’ailleurs, en mars 1994, le général Boyle a reçu une liasse de 68 documents falsifiés dont il a autorisé la publication.Le général a admis qu’il les a parcourus distraitement sans se rendre compte qu’il avait des documents falsifiés sous les yeux, n’ayant pas les originaux pour comparer.Lorsque l’avocate de la commission, Barbare Mclsaac, lui a demandé pourquoi il ne s’était pas rendu compte du trucage, le général a répondu qu’il n’avait aucune raison de douter du professionnalisme de l’équipe qui l’entourait et qui préparait les documents.Le président de la commission, le juge Gilles Létourneau, lui a dit que quatre des subordonnés de Boyle avaient déclaré à cette commission que «tout le monde savait» aux Affaires publiques que les documents étaient falsifiés.«Dans un sens, ils vous ont tous trompé en vous cachant ce fait?», s’est interrogé le juge.Le général a répondu: «C’est peut-être la conclusion à laquelle j'arriverai.» Alors que la session d’hier tirait à sa fin et que le général montrait des signes évident de fatigue, un des commissaires, Peter Desbarats, a insisté de nouveau pour lui demander s’il avait l’impression que certains membres du bureau des Affaires publiques ne l’avaient pas trompé dans cette affaire de documents falsifiés.Le général Boyle a répondu: «Si les témoignages que j’entends ici depuis cinq mois sur cette affaire sont véridiques, oui monsieur.» La grève de la faim du Dr Chaoulli indispose Rochon MARIE-ANDREE CHOUINARD LE DEVOIR Parti de Montréal vers Québec uniquement pour obtenir une rencontre avec le ministre de la Santé et des Services sociaux, le médecin gréviste de la faim n’a pas obtenu l’aval de Jean Rochon quant à ses revendications.Après avoir qualifié de «dispropor- tionné» le moyen de pression utilisé par le Dr Jacques Chaoulli, le ministre lui a suggéré de s’en remettre à la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ), qui le représente, pour la résolution de tout conflit.Huit jours après avoir entrepris son jeûne au nom de la sauvegarde du service de soins à domicile, le Dr Jacques Chaoulli déplaçait ses pénates jusqu’à l’Assemblée nationale UNE ^ ^ a I OFFRE BLINDÉE v % par mois Les groupes de soutien à Mme Koudsi espèrent que la ministre fédérale de l’Immigration et de la citoyenneté Lucienne Robillard interviendra rapidement en sa faveur.Ils souhaitent que Mme Robillard fasse un geste et indique que le Canada donnera sa bénédiction à un éventuel retour de Mme Koudsi au pays.Lorsqu’un ressortissant étranger prend la fuite — alors qu’un ordre de déportation est émis à son endroit — et est arrêté puis déporté dans son pays d’origine ou tout autre pays, et qu’il désire revenir au pays pour quelque raison que ce soit, il doit absolument obtenir l’accord du ministre fédéral de l’Immigration.Grand solde d’été au Aiello 402 ¦HOMMï* 50% et plus Costumes 100% laine ou 100% lin rég.895 $ Solde 395 $ Vestes en lin ou pure laine rég.495 $ Solde 250 $ Pantalons d’été rég.250 $ Solde 95 $ Vêtements importés d'Italie et griffés.A votre service depuis 15 ans 1118, rue Sainte-Catherine O., Du lundi au vendredi de 9h30 à 18h Suite 200, Montréal (Québec) Samedi de 10h à 16h H3B 1H5 Tous les soirs après 18h té!.: 861-3636 sur rendez-vous seulement Nouveauté Guérin À l’occasion du rapport du groupe de travail sur l’enseignement de l’histoire — Québec 1996, Guérin, éditeur se joint aux promoteurs de l’enseignement de l’histoire en publiant i ne Histoire Universelle Bernard Saint-Aubin 430 pages 22,95 $ Ce livre pour le grand public peut également servir de manuel d’histoire pour les cours aux adultes ou les cours collégiaux.Un beau livre, une synthèse exceptionnelle due à la plume d’un journaliste et historien québécois.GUÉRIN, éditeur Itée 4501, rue Drolet Montréal (Québec) H2T 2G2 Téléphone: (514) 842-3481 Télécopieur: (514) 842-4923 A1A Transfert de vols à Dorval A 4 I, K I) E VOI R E E .1 E I! I) I !) A O 1! T I S ACTUALITES Perte d’emplois La justice entreprend l’examen de la requête des opposants au projet d’ADM LE DEVOIR Tout le litige entourant le transfert des vols internationaux de Mirabel à Dorval est désormais entre les mains de la justice puisque depuis hier, il appartient à la Cour supérieure du Québec de décider si les actions déposées contre Aéroports de Montréal (ADM) par les opposants au projet valent un procès.Un premier volet de la poursuite, qui vise également la Société de promotion des aéroports de Montréal et qui est présentée par la Coalition élargie pour le soutien de l’aéroport Montréal-Mirabel (CESAMM) et les Citoyens pour une qualité de vie, concerne les conséquences environnementales de la décision d’ADM sur le plan provincial.Il s’agit d’une requête en vertu de la Loi québécoise sur la qualité de l’environnement qui vise à ordonner à ADM de se conformer à la Loi, faisant notamment parvenir au ministre un avis décrivant la nature de son projet.Une seconde cause, également entendue par le juge Pierre Viau aujourd’hui et demain, consiste en une action en nullité et une injonction interlocutoire bloquant les travaux d’ADM.«Au-delà de l’aspect environnemental, ces actions visent à annuler la décision d’ADM», explique le porte-parole de la CESAMM, Patrice Attanasio.Les poursuivants soutiennent qu’ADM «change sans droit la vocation des aéroports de Montréal, renie ses pratiques de consultation antérieures, viole ses objectifs d’intégrité et de transparence en plus de son obligation de maintenir et de développer le potentiel aéroportuaire de Mirabel».Au terme de ces audiences, et si le juge Viau décide que les causes en valent la peine, un procès sera tenu en octobre prochain.«D’ici là, la CESAMM requiert toujours une intervention de la part du gouvernement fédéral puisque c’est un dossier qui est fédéral d’abord et avant tout», a soutenu M.Attanasio.Statistique Canada se trompe, soutient Landry Loin d’avoir perdu 76 000 emplois, le Québec en a, dit-il, créé 27 000 MICHEL HÉBERT PRESSE CANADIENNE Québec — La perte de 76 000 emplois au Québec serait une simple «erreur d’analyse» imputable à Statistique Canada, croit le ministre des Finances, Bernard Landry.L’agence fédérale annonçait vendredi dernier que le Québec avait conservé le triste titre de champion des pertes d’emplois au Canada avec 35 000 emplois perdus en juillet.En juin, on avait établi à 41 000 les emplois perdus dans la Belle Province.Ces résultats ont laissé le ministre Landry pour le moins perplexe puisque les recettes fiscales du gouvernement n’ont pas fléchi et qu’un autre indicateur important, les contributions au fonds de la Commission de la santé et de la sécurité du travail n’avaient pas varié.«Si tous ces emplois avaient été perdus, ça paraîtrait dans d’autres chiffres», a souligné le ministre Landry, qui a interrompu ses vacances pour remettre les pendules à l’heure avant de participer à la réunion hebdomadaire du conseil des ministres, à Québec, hier.A sa demande, le Bureau de la Statistique du Québec a contacté Statistique Canada lundi afin de revoir la méthode utilisée lui permettant de conclure à une si piètre performance du Québec.L’agence fédérale a tiré ses conclusions d’un sondage fait auprès de 11 000 ménages québécois.La marge d’erreur peut être très élevée, aurait déjà admis Statistique Canada.«Malgré ces deux mois de décrochage apparent, a noté le ministre Landry, le Québec a créé 27 000 emplois, ce qui est plus que la moyenne de quatre autres provinces canadiennes.» Bernard Landry a par ailleurs réfuté les allégations des ministres fédéraux qui, lors de leur passage à Québec mardi, ont soutenu que la situation politique du Québec constitue un facteur économique négatif.De la démagogie, a répliqué hier le ministre Landiy.Depuis l’élection du PQ en 1994, a-t-il précisé, le Québec a créé plus du quart des emplois au Canada même s’il ne compte que pour 25 % de la population canadienne.«Ça relativise la démagogie qu’on voudrait essayer de faire au sujet de la situation politique [au Québec]», a-t-il dit.Dans son rapport, Statistique Canada signale aussi que le réseau de la santé a été générateur d’emplois.«Ça aussi, c’est difficile à croire», affirme le ministre Landry.L’agence fédérale soulignait vendredi dernier que les secteurs du commerce de détail et de la restauration avaient subi les plus importantes pertes d’emplois.Bernard Landry avise donc ceux qui tirent des conclusions hâtives sur la performance économique du Québec qu’il «n’est pas convenable de parler de catastrophe, c’est une erreur que de parler de catastrophe, c’est une erreur d’approche et d’analyse».Vote sur General Motors la grève dimanche à Boisbriand L*‘ ¦ ••«ç’VCrt VENTE Groupe Bonaldo avec l’aimable participation de Bonaldo Casa (Italie) vous invite à profiter d’un rabais substantiel sur la promotion du lit «F1VE».2860s 1996 taxes incl.tissu microfibre Le lit FIVE comprend: LIA LÉVESQUE PRESSE CANADIENNE Pendant que les négociations se poursuivent à Toronto chez les grands de l’automobile, les travailleurs de l’usine General Motors, à Boisbriand, se prononceront dimanche sur l’opportunité de déclencher la grève à la mi-septembre.D’autres assemblées se tiendront au sein des syndicats des Travailleurs canadiens de l’automobile (TCA) durant les jours suivants, soit un potentiel de 50 000 travailleurs à travers le Canada chez GM, Ford et Chrysler.De ce nombre, 3000 travaillent à l’usine GM de Boisbriand, qui est syndiquée à la FTQ.Toutefois, le résultat de ces votes ne sera annoncé que le 25 août Au syndicat des travailleurs de l’usine GM de Boisbriand, affilié à la FTQ, le secrétaire-trésorier Gaston Langlois explique que le vote de grève vise à «donner du pouvoir à notre comité de négociation», au moment où les négociations se poursuivent avec les employeurs.Le présent contrat de travail viendra à expiration le 15 septembre.Le choix de la «cible» du débrayage, soit GM, Ford ou Chrysler, sera annoncé le 28 août Comme le veut la tradition de la négociation dans le secteur automobile, la grève n’a lieu que chez un seul grand de l’auto.Une éventuelle grève pourrait donc être déclenchée légalement le 14 septembre.Les négociations se déroulent présentement à Toronto entre les Travailleurs canadiens de l’automobile et chacun des trois grands: General Motors, Ford et Chrysler.Les principaux enjeux sont la sous-traitance et la réduction du temps de travail.Chez les TCA, on déplore le fait que les grands de l’automobile ont de plus en plus tendance à recourir à la sous-traitance pour l’assemblage de tableaux de bord, par exemple, ou divers accessoires.Pour les TCA, il s’agit là d’emplois en moins pour les usines de montage.Ce recours à la sous-traitance est un problème ancien qui «s’aggrave avec les années», selon M.Richard Fournier, représentant des TCA au Québec, mais «le syndicat veut mettre un frein à cette tendance».Le syndicat veut aussi réduire le temps de travail, pour que les heures supplémentaires soient effectuées sur une base volontaire, par exemple, ou compensé en temps plutôt qu’en argent.Le syndicat aimerait ainsi pousser les constructeurs à créer des emplois.Les salaires représentent également un enjeu, mais aucune demande de hausse précise n’a encore été déposée à la table de négociation.Les TCA admettent cependant qu’ils réclameront des hausses «substantielles».Le salaire moyen atteint 22 $ l’heure, pour une semaine de 40 heures.Cette éventuelle grève des travailleurs de l’auto surviendrait au moment où les ventes de voitures neuves au Canada sont en hausse, et ce pour un deuxième mois consécutif.Statistique Canada annonçait mardi que les ventes de voitures neuves ont connu une augmentation de 3,5 %, entre les mois de mai et juin.Toutefois, pour l’ensemble des premiers mois de l’année, la tendance est plutôt à la baisse.Des psychologues du monde entier réunis à Montréal «Matrimonial» S La maison des idées nouvelles 105 St-Paul ouest, 3"' étage, Montréal TéL: (514)287-9222 • Base de lit queen/matrimonial • Têtes de lit ajustables • Tablettes de service ajustables 15 au 30 mars inclusivement Livraison débutant mai 1996 Quantité limitée MARIE-ANDRÉE CHOUINARD LE DEVOIR Ly espace de quelques jours, r Montréal s’apprête à plonger tête la première dans l’univers de la psychologie alors que 5000 psychologues, chercheurs et praticiens d’une centaine de pays se réunissent pour la tenue de leur XX-VIe Congrès international pour cogiter sur des thèmes aussi variés que le sida, l’effet de serre, les ca- tastrophes naturelles, la mémoire, le stress et la délinquance.«Ce sera le congrès le plus international que nous aurons jamais vu, explique Michel Sabourin, président du comité organisateur et trésorier de l’Union internationale de psychologie scientifique.Nous recevrons des congressistes de pays en voie de développement — Kenya, Cameroun, Nigeria, etc.—», une première depuis les débuts de ce rassemblement de grands esprits qui se tiendra du 16 au 21 août.m**4 «ON VOUS RECOMMANDE D'INVESTIR DANS UN QUOTIDIEN QUI SAIT SUR QUEL PIED DANSER.» En devenant actionnaire de la Société de placement en entreprise québécoise (SPEQ-LE DEVOIR INC.), vous manifestez votre appui à un quotidien qui a une direction claire et originale.Un quotidien qui participe au maintien et à l’enrichissement de la culture québécoise.En devenant actionnaire, vous contribuez financièrement à l’avenir d’un journal solide et vous profitez d’une déduction fiscale (Québec) de 125%, pour chaque tranche de 500$, l’investissement minimal.En devenant actionnaire, vous vous joignez aux lecteurs, aux amis, aux institutions et aux gens d’affaires qui assurent par leur investissement, la présence et la continuité d’une information de qualité indispensable en démocratie.En devenant actionnaire de SPEQ-LE DEVOIR INC., vous investissez dans le seul grand journal d’opinion au Québec.Troisième émission par voie de prospectus SPEQ-LE DEVOIR INC.Prix: 1$ l’action Souscription minimale: 500 actions ordinaires Souscription par tranche de 500 actions ordinaires Le produit net du placement sera utilisé pour souscrire à 450000 actions votantes et participantes de LE DEVOIR INC.Pour obtenir tous les renseignements, veuillez remplir le coupon ci-dessous et un exemplaire du prospectus définitif vous sera transmis.Je désire recevoir des renseignements concernant l’achat d’actions de la SPEQ qui investira dans LE DEVOIR INC.NOM: ________________________________________ ADRESSE :____________________________________ TÉLÉPHONE :__________________________________ (Ü NOTE: Veuillez faire parvenir ce coupon à Roger Boisvert, 2050, rue De Bleury, y étage, Montréal (Québec) H3A 3M9 TA: (514) 985-3333 Téléc.: (514) 985 3310.LE DEVOIR Pour inciter ces psychologues moins fortunés à traverser frontières et océans, des sommes ont été amassées (90 000 $) et sont destinées à quelques-uns d’entre eux.Des psychologues de la région de Montréal ont également accepté de participer au programme «psycho-logis» en hébergeant gratuitement des confrères venus d’ailleurs.La tendance est aux congrès de plus en plus spécialisés mais celui-là tire son originalité tout justement du fait qu’il couvre un champ d’intérêt des plus vastes, avec des thèmes collés à l’actualité, et s’adresse tant aux chercheurs qu’aux praticiens.«Habituellement, les congrès choisissent d’aborder une thématique plutôt qu’une autre mais ce qui est relativement nouveau cette fois c’est le fait que nous ayons choisi de toucher à tous les domaines de la psychologie», explique M.Sabourin, qui présentera lui-même les résultats d’une étude sur le fonctionnement du jury dans les procès criminels.Histoire d’améliorer la représentation féminine au sein des participants — les femmes étaient plutôt rares lors des congrès antérieurs et le comité organisateur s’était fait un devoir de mettre fin à cette situation — des efforts considérables ont été expressément destinés à la recherche de participantes.Malgré une augmentation de l’ordre de 30 % environ cette année, seules trois femmes sont au nombre des quinze conférenciers invités et 20 % des participants invités à présenter un exposé-synthèse (45) sont des femmes.Si vous voulez remonter votre montre, tournez simplement la page.-4e rotor Perpetual à l’intérieur d’une Rolex Oyster transforme le plus petit mouvement de votre poignet en une réserve d’énergie.Cela permet non seulement à votre Rolex de se remonter automatiquement, mais également de maintenir une tension optimale dans le ressort-moteur, assurant une précision de fonctionnement constante.• • • W ROLEX Roirx !ig£fiiinnHWSW OYSTER PERPETUAL DATE Nous sommes fiers d’être votre bijoutier agréé Rolex.c/Püoutewie Gambard Vente et service technique 630-A Cathcart Montréal Centre-Ville 866-3876 LL I.E I) E V (HR, I.E ,1 E K I) I I r> A 0 I T I !» !> (i ?le devoir ?PERSPECTIVES Un pragmatique à Saint-Domingue Leonel Fernandez prête serment aujourd'hui Le nouveau président élu de la République Dominicaine, Leonel Fernandez, prête serment aujourd’hui; il fera connaître peu après la composition de son cabinet des ministres.Fernandez a conquis de justesse le pouvoir (51,2 % des suffrages au deuxième tour) lors de présidentielles anticipées où le social-démocrate Francisco Pena Gomez avait mené largement au premier tour, avec près de 46 % des voix.On décrit Fernandez comme un avocat jeune (44 ans) et pragmatique qui a abandonné ses prises de position de gauche pour s’arrimer à un credo néolibéral, teinté de préoccupations sociales.Ce président qui a fait ses études primaires et secondaires à New York ne pourra toutefois avoir les coudées franches, comme ce fut le cas pour le leader âgé et autoritaire auquel il succède, Joaquim Balaguer (89 ans).Balaguer a régné 22 ans sur son pays depuis 1966, il avait été très près du dictateur Trujillo, assassiné en 1961.Fernandez a fait campagne à la tête du Parti de libération dominicaine (PLD, centriste), lequel n’a fait élire qu’un sénateur sur 30 et 12 députés sur 120.Les prochaines élections législatives se tiendront en 1998.Le mandat de Fernandez le mène jusqu’en l’an 2000.On note que cet habile juriste a su combiner l’appui du président sortant et de Juan Bosch qui avait fondé le PLD en 1973.Bosch et Fernandez faisaient tandem lors de l’élection de 1994, mais récoltèrent moins de 15 % du vote lors d’élections où la fraude avait frustré de la victoire Pena Gomez (Parti Révolutionnaire Dominicain), homme politique contre lequel s’acharne la droite de son pays en insinuant qu’il n’est pas un «vrai Dominicain».Pena Gomez a la peau noire, dans un pays où des cercles anti-Haïtiens sévissent avec l’accord tacite de hauts dirigeants.La République Dominicaine compte huit millions d’habitants dont 3,5 millions vivraient dans la pauvreté extrême.Le taux officiel de chômage est de 20 % et l’on ajoute à cette tranche d’exclus 20 % de Dominicains reliés au secteur informel ou souffrant de sous-emploi.L’économie de ce pays est fortement dépendante du tourisme (1,4 milliard $ de revenus), de ses zones franches (500 millions) et des devises que les Dominicains de la diaspora expédient dans leur pays (530 millions $ l’an dernier).Le Programme des Nations unies pour le développement, dans son rapport paru en juillet, accorde à la République Dominicaine le 871' rang dans son «indicateur de développement humain»; 81 % des adultes y sont alphabétisés mais le niveau de scolarisation, tous niveaux confondus, n’y est que de 64 %.Le revenu annuel per capita y est, pour 1993, de 1350 dollars.La première tâche de Leonel Fernandez sera de garantir à son équipe la «gouvernabilité»; il s’y est d’ailleurs employé en multipliant les rencontres avec les diverses strates de la société civile.Quant au pouvoir réel, au niveau législatif, il revient au PRD (social-démocrate) de Pena-Gomez et au Parti réformiste social-chrétien, toujours sous la coupe de Balaguer.Ces deux derniers partis ont convenu de se partager la présidence du Sénat et de la Chambre des députés, en plus de contrôler le Conseil de la magistrature qui verra à nommer les juges.La rumeur veut que les élus modifient l’article 55 de la Constitution, article qui avait permis à Balaguer de prendre des décisions sans l’accord des deux Chambres.EN BREF ?L’INDE BLOQUE LE CTBT Genève (AFP) — Une intense négociation sur une interdiction des essais nucléaires a de fado échoué à Genève après que l’Inde eut bloqué le consensus requis pour l’adoption d’un traité historique au sein de la conférence du désarmement de l’ONU, ont déclaré les représentants des Etats-Unis et de l’Inde.Le projet de traité, soutenu par de nombreux pays, sera néanmoins proposé à l’automne par ses partisans à Rassemblée générale de l’ONU à New York pour sauver les acquis d’années de négociation, a dit le délégué américain Stepen Ledogar.«U CTBT n’est pas mort», a-t-il ajouté.C’est le secrétaire d’Etat américain, M.Warren Christopher, qui a pris personnellement la décision de proposer un traité d’interdiction des essais nucléaires à Rassemblée générale de l’ONU à New York après après cet échec de la négociation à Genève, a déclaré hier son porte-parole Nick Bums.Le projet d’accord met hors la loi les tirs nucléaires pour toujours et partout dans le monde.-?- PAKISTAN: SANGLANT ANNIVERSAIRE Karachi (AFP) —Au moins 11 personnes ont été tuées et 10 autres blessées lors de l’attaque d’un cortège de radicaux musulmans sunnites par des inconnus à Karachi, faisant de ce 491' anniversaire de l’indépendance le plus sanglant de l’histoire récente du Pakistan.D’après la police de Karachi (sud du pays), les assaillants ont tiré à partir d une voiture en direction d’une foule de plusieurs centaines de militants du groupe Sipa-e-Sihaba (SSP, les Soldats des Compagnons du Prophète) qui se rendaient au mausolée de Mohammed Ali Jinnah, le père fondateur du pays, situé dans le centre-ville.Karachi, la capitale éco-nomique du pays, détient par ailleurs le record d’assassinats avec plus de 2000 morts violentes depuis janvier 1995.-?- ENFANTS-ESCLAVES À L’ÉTRANGER Lagos (Reuter) — Les services d’immigration du Nigeria ont intercepté la semaine dernière deux embarcations qui tentaient de faire passer à l’étranger 78 enfants destinés à servir de main-d’œuvre bon njarché.Selon les autorités, l’incident a eu lieu dans 1 Etat d’Akwa Ibom, sur le littoral sud-est du Nigeria.La «cargaison» était composée de 40 garçons et de 38 filles âgés de 11 à 17 ans destinés à travailler sur des plantations du Gabon et du Cameroun moyennant une «prime» de 10 000 CFA (environ 20 dollars).D’après un responsable des services d’immigration cité par le journal The Guardian, des passeurs sans scrupules font généralement miroiter aux enfants et à leurs parents le rêve d’un avenir meilleur dans les pays voisins.Clément T rudel ?Lebed a carte blanche pour la Tchétchénie Le général se rend aujourd’hui à Grozny pour «renforcer la trêve» Boris Eltsine a donné hier carte blanche au général Alexandre Leed pour régler le conflit tchétchène.Selon les services de presse de la présidence, un décret présidentiel accorde au général des pouvoirs étendus «pour coordonner les activités des organismes chargés du conflit».Moscou (AFP) — Alexandre Lebed a obtenu hier de vastes pouvoirs du président Boris Eltsine pour arrêter la guerre en Tchétchénie, et annoncé qu’il s’y rendrait aujourd’hui pour «renforcer la trêve» entre forces russes et combattants indépendantistes.Le président Eltsine a signé mercredi un décret octroyant de larges prérogatives au général Lebed, son nouveau représentant pour la Tchétchénie, pour qu’il mette fin à cette guerre qui dure depuis décembre 1994.Selon la présidence russe, interrogée par l’AFP, ce décret transfère la direction du règlement du conflit tchétchène au Conseil de sécurité dirigé par le général Lebed.Cette direction était jusqu’ici assurée par une commission gouvernementale dirigée par le premier ministre Viktor Tchemomyrdine, et dissoute par l’oukaze présidentiel.Le décret souligne notamment que la «ligne engagée lors des pourparlers de pane de Moscou et Nazran» doit se poursuivre.Lors de ces pourparlers, les représentants du gouvernement russe s’étaient engagés à retirer les troupes laisses de Tchétchénie d’ici la fin août et à lever les barrages militaires à l’origine de nombreuses confrontations sur les routes tchétchènes.Le porte-parole du général Lebed, Alexandre Barkhatov, a également indiqué que le décret prévoyait la création d’un «état-major opérationnel» auprès du général Lebed pour lui permettre de «coordonner l’action des structures de force en Tchétchénie».Cet état-major réunira le chef d’état major de l’armée russe, le chef d’état-major des forces de l’Intérieur, des troupes des garde-frontières ainsi que les premiers adjoints du directeur des Services de sécurité (FSB, ex-KGB) et du ministre des Situations d’urgence, selon M.Barkhatov cité par l’agence Interfax.Peu avant l’annonce de la publication de ce décret, M.Lebed a indiqué dans un entretien avec la télévision américaine CNN qu’il retournerait aujourd’hui en Tchétchénie pour y rencontrer les commandants russes sur le terrain et «renforcer» la trêve observée hier à Grozny, pour la PHOTO AP _ Il était déjà trop tard lorsque ce médecin a voulu réanimer Solomos Solomou, le Chypriote grec, tué hier lors des nouveaux incidents qui ont éclaté dans la zone de démarcation de l’île.Nouveaux affrontements à Chypre La «ligne verte» change de couleur Un deuxième Chypriote grec est tué dans la zone de démarcation Dherinia, Chypre, (Reuter)— Un Chypriote grec a été tué hier lors de nouveaux incidents qui ont éclaté dans la zone de démarcation divisant Chypre alors que des milliers de Chypriotes grecs assistaient aux funérailles d’un jeune homme tué lors des affrontements de dimanche.Des soldats chypriotes turcs ont ouvert le feu sur 250 manifestants de la communauté grecque qui venaient de pénétrer dans la zone-tampon malgré les cordons de sécurité de la police chypriote grecque et du contingent de l’ONU.Un manifestant a été mortellement blessé par balle, a rapporté l’ONU.Atteint au cou, il est mort peu après son admission dans un hôpital où des Casques bleus l’avaient évacué.Selon un médecin, il était un cousin par alliance du jeune homme battu à mort dimanche.Deux Casques bleus britanniques du contingent de l’ONU ont également été blessés lors de la fusillade, mais leur état n’inspire pas d’inquiétude.Des témoins ont rapporté qu’une femme avait aussi été touchée.C’est la deuxième fois en quatre jours que la «ligne verte» est le théâtre de graves incidents.Dimanche, un jeune homme de 24 ans, Tassos Isaac, a été tué et une cinquantaine d’autres Chypriotes grecs blessés lors d’une manifestation de motards contre la partition de 111e qui a dégénéré.La confrontation entre les autorités de la partie nord de Chypre et des motards chypriotes grecs qui avaient pénétré à l’intérieur de la «ligne verte», zone tampon entre les deux parties de Rile, a tourné à l'affrontement.Tassos Isaac, restaurateur de 24 ans, a été passé à tabac et a succombé à de violents coups portés au crâne.Le leader de la zone nord, Rauf Denk-tash, a réagi à ces nouveaux affrontements en exhortant le président chypriote Glafcos Clerides à faire cesser ces manifestations.«Clerides, vous pouvez stopper ces jeunes, vous en avez le pouvoir, stoppez ces jeunes», rapporte l’agence ana-tollenne de presse (Turquie).De Singapour, où il poursuit une tournée de dix jours, le premier ministre turc Necmettin Erbakan s’est dit désolé par ces nouvelles violences mais en a imputé la responsabilité aux autorités chypriotes grecques.«Ceci s’est produit à l’instigation et en raison de la provocation des Chypriotes grecs», a-t-il dit Analyse exactement inverse à Athènes où le Premier ministre Costas Simitis a exprimé sa rage et son exaspération.«Ce tiouvel acte criminel des forces d’occupation sur Chypre est une provocation sans précédent», écrit-il dans un communiqué.À l’occasion du congrès des républicains à San Diego La Coalition chrétienne célèbre sa foi San Diego (d’après AFP) — La Coalition Chrétienne a réuni hier ses partisans pour célébrer «la foi et la liberté», montrant un visage du parti que les dirigeants républicains ne veulent guère voir apparaître à la convention de San Diego, celui de militants pour lesquels il n’y a pas de tolérance possible en matière d’avortement Sous un soleil de plomb, plusieurs milliers de membres de la Coalition Chrétienne — qui revendique 1,8 million de membres, surtout Protestants—s’étaient retrouvés dans un amphithéâtre entouré de palmiers pour communier dans leur amour de Jésus et de la famille, leur croyance dans la Bible et surtout leur haine de l’avortement «L’intolérance est une chose merveilleuse», proclame fièrement le T-shirt d'une militante «pro-vie».«Nous sommes pour la vie, sans compromis, sans excuses et sa>is exception», affirme un autre.D’immenses photos d’un adorable nouveau-né souriant côtoient celles de fœtus avortés.Des centaines de petites bannières étoilées sont agitées dans le vent par des chrétiens enthousiastes.Au sein du hall de la convention de San Diego, personne ou presque n’évoque l’avortement car les dirigeants Républicains savent que la position officielle de leur parti visant à son interdiction est minoritaire dans l’opinion.Paradoxalement, le seul qui a proclamé sa position est l'ancien général Colin Powell et fl est favorable à l'avortement Organisation religieuse, la Coalition Chrétienne, est aussi et surtout une organisation politique, à l’image de son directeur, Ralph Reed, 35 ans, visage d’adolescent angélique.Selon le président du parti républicain, Haley Barbour, Ralph Reed était «un politicien avant d’être un chrétien».Mercredi, Ralph Reed a d’abord rappelé que le parti républicain, le parti d’Abraham Lincoln, était né pour mettre fin «au péché de l’esclavage».Aujourd’hui, il lutte toujours pour «ceux qui sont ?narginalisés», explique-t-il, en citant dans le même souffle «les bébés non encore nés» et les enfants des ghettos qui, du fait de la violence généralisée, doivent franchir des détecteurs de métal avant d’entrer dans leurs écoles.Par ailleurs, le président américain Bill Clinton a écrit un livre intitulé Entre l’espoir et Hiistoire: à la rencontre des défis de l’Amérique pour le 21' siècle où il expose sa «vision de l'avenir» pour les Etats-Unis, a-t-on indiqué hier auprès de la présidence américaine.Ce livre, dont le titre en anglais est Between Hope and History: meeting Americas .Challenges for the 21st Century.paraîtra en librairie aux États-Unis le 21 août, a précisé Mary Ellen Glynn, un porte-parole de la Maison-Blanche.Le porte-parole a fourni ces précisions aux journalistes à Jackson Hole, dans le Wyoming, où le président américain passe quelques jours de vacances.première fois depuis l’attaque des indépendantistes sur la capitale tchétchène le 6 août.Cette trêve a été négociée à l’issue d’un premier voyage du général Lebed en Tchétchénie dans la nuit de dimanche à lundi, au cours duquel il avait rencontré le fcbef de l’état-major indépendantiste Zslan Maskhadov.M.Lebed a également indiqué qu’il rencontrerait à c te occasion des responsables du gouvernement tchétclj -ne pro-russe, tout en remettant ouvertement en cai j e leur légitimité., Le général s’est en effet prononcé pour de nouvejlb élections locales en Tchétchénie, qui permettraient de désigner selon lui un gouvernement «qui a de l’autorité, qui est accepté et respecté par le peuple».Le gouvernement tchétchène pro-russe dirigé par TA> kou Zavgaïev est rejeté par les combattants indépendantistes ainsi que par une grande partie de la population tchétchène, qui a boycotté les élections locales qu’il a Organisées pour officialiser son pouvoir en décembre 1995 et en juin dernier.Lors des pourparlers de Nazran, M.Zavgaïev était.j>-paru comme l’un des principaux obstacles à la paix n Tchétchénie.¦y >:) Inspection du Q.G.serbe de Bosnie i - >1) L’IFOR a eu -j peur de Mladic Sarajevo (d’après AFP) — La force multinationale de l’OTAN (IFOR) a reconnu hier qu’elle avait rétamé l’inspection du quailier général de l’aimée serbe de Bosit pour éviter de rencontrer le chef de cette armée, le générai Ratko Mladic, recherché notamment pour génocide.Des responsables de l’IFOR avaient déclaré pendant week-end que les Serbes avaient refusé samedi de laisse une équipe de la force multinationale pénétrer dans Ji quartier général des forces serbes, situé à Han Pijesai (nord-est de la Bosnie).L’inspection a finalement pu ave i lieu mardi.Mais un haut responsable de 1TFOR, le général amé -cain John Sylvester, a déclaré hier à des journalistes qû l’équipe, qui comptait sept personnes, avait décidé d’elle même de renoncer à l’inspection de samedi afin de ne pji; avoir à rencontrer le général Mladic.Le général Mladic a été inculpé par deux fois par le Tri bunal pénal international (TPI) de La Haye pour génocide crimes contre l’humanité et crimes de guerre.Des officiers supérieurs serbes à Han Pijesak, le demi ;r de quelque 700 sites militaires en Bosnie qui doivent êt -e inspectés par 1TFOR, ont indiqué à l’équipe qu’elle sen it autorisée à inspecter le quartier général à condition d’aje-cepter le général Mladic comme «guide», a déclaré le gér é ral Sylvester.«Ils ont dit: Si vous allez plus loin, vous y allez avec Mladic», a rapporté le général.Confrontée à ce choix, l’équipe a renoncé à effectuer l’inspection.«Nous avons dit: Nous n’acceptons pas de conditions», a ajouté le général.En réponse à une question, le général Sylvester a reconnu que 1TFOR avait été informée de la présence du général Mladic sur la base de Han Pijesak samedi.Les troupes de l’IFOR sont tenues par leur mandat d’arrêter les personnes accusées de crimes de guerre si elles les rencontrent dans le cours normal de leurs missions et si elles spnt en mesure de le faire.Jusqu’à présent, toutefois, 1TFOR, qui compte quelque 50 000 hommes, n’a pas arrêté un seul criminel de guerre présumé depuis son déploiement en Bosnie.Par ailleurs, les trois présidents serbe, croate et bosniâcfue ont pris hier à Genève, lors d’une rencontre avec le secrétaire américain Warren Christopher, une série d’engagementsjde nature à faciliter des élections libres du 14 septembre en Bosnie.Les présidents croate Franjo Tudjman et bosniaque Ali-ja Izetbegovic ont ainsi co-signé une déclaration les engageant «à mettre en place immédiatement les mesures nécessaires pour dissoudre les institutions de la République de Her-ceg-Bosna», autoproclamée par les Croates de Bosnie.‘ : fete Ratko Mladic Nouvel homme fort du Burundi * • Buyoya se donne! encore trois ans ! Bujumbura (Reuter et AFP) — Le major Pierre Buyoya, le nouvel homme fort du Burundi, ajdé-claré hier que le régime militaire à dominante tutSie qu’il dirige demeurera au pouvoir trois ans.Dansée qui constitue un véritable défi à la communauté internationale, il a affirmé dans un discours radiodiffusé: «Nous pensons qu’une période de trois ans sera suffisante pour appliquer notre programme».Le texte de kbn allocution a été communiqué aux journalistes avanjt.'sa diffusion sur les ondes.Buyoya a annoncé pour novembre un grand débat national auquel «pourront participer ceux qui ont pris les .armes».A New York, le Conseil de Sécurité a, pour sa part, décidé hier de rendre public le rapport de l’ONU sur l’assassinat du premier président hutu du Burundi, Melchîor Ndadaye, et les massacres de 1993, un texte de 72 padrs dont le principal rédacteur est un juriste malgache.Xe major Pierre Buyoya porté au pouvoir par un putsch |le 25 juillet n’est pas cité par le rapport de l’ONU comijie responsable du putsch manqué (octobre 1993) qui s’éteit soldé par l’assassinat de Melchior Ndadaye, selon des Extraits du rapport obtenus par l’AFP à Bujumbura.Le rapport accuse en revanche le haut-commandement de IV-mée d’avoir planifié l’assassinat du président et met également en cause des dirigeants hutus qui ont fomenté des «actes de génocide» contre la minorité tutsie.C’est la première fois que le major Buyoya fait allusion à la possibilité de dialoguer avec les rebelles «hutus sans exiger qu’ils déposent les armes au préalable.Une assemblée nationale de transition sera mise sur pied sur la base de l’assemblée dissoute lors du putsch du 25 juillet, a indiqué Buyoya qui a demandé à la communauté internationale d’être «le partenaire du Burundi». L E I) E V (lift, I.E .1 E 1J 1) 1 1 5 A 0 Û T I !) II (i A () EDITORIAL Révolution doctrinale à Moscou François Brousseau Devant la débâcle militaire, une révision doctrinale cruciale est en cours à Moscou, qui pourrait aboutir à l’indépendance de la Tchétchénie.Cette révision est portée par le général Alexandre Lebed, qui doit retourner aujourd’hui à Grozny pour y parler au nom de Moscou.Sur fond de lutte de pouvoir au Kremlin, une véritable paix semble enfin se profiler dans le Caucase.ropos étonnants, importants, révolutionnaires, que ces aveux du général Alexandre Lebed, nouveau prétendant au pouvoir russe, selon qui «les indépendantistes tchétchènes sont de bons combattants qui croient à leur cause», des gens qu’il faut reconnaître pour ce qu’ils sont, avec qui faut négocier et s’entendre pour arrêter le carnage.Poussant plus avant la révision de la doctrine russe en matière de minorités nationales, le bouillant général — arrivé troisième à l’élection présidentielle et étoile montante de la politique rus-sè — a même déclaré au quotidien romain La Re-pubblica : «Pour ma part, je serais prêt à discuter d’une sécession.» '•'.Çe virage stratégique a fait l’effet d’une bombe dans le cénacle du pouvoir moscovite, où la réélection de Boris Eltsine, en juin, n’a absolument rien enlevé à l’atmosphère de confusion, d’improvisation et de délitement qui y règne.Plus que jamais, la Tchétchénie est le.}ieu symbolique crucial d’un affrontement entre «durs» et conciliateurs, qui concerné l’identité même de la Russie de demain.Un affrontement d’autant plus féroce que l’arbitre suprême, le président Boris Eltsine, ne semble plus en possession de ses moyens, comme la pénible cérémonie d’investiture l’a bien montré la semaine dernière.Avant ce jour fatal de décembre 1994 — l’invasion de la Tchétchénie par les forces armées russes —, la «ligne» du dialogue et celle préconisant l’usage de la force s’affrontaient déjà.Depuis, l'es «durs» ont eu amplement l’occasion de faire leurs preuves, et ils ont lamentablement échoué.En toute logique, l’approche conciliatrice reprend peu à peu le dessus.: La position d’Alexandre Lebed dans la nouvelle conjoncture se renforce de jour en jour — le général doit maintenant retourner en Tchétchénie pour y négocier, après avoir reçu les pleins pouvoirs —, même si ses adversaires restent forts au Kremlin.Car il y a d’autres dauphins dans l’orbite du président cacochyme, au premier rang desquels on trouve le premier ministre Viktor Tcher-nomyrdine.Au-delà de la conjoncture, l’interminable crise tchétchène remet à l’ordre du jour la question des riationalités qui n’a cessé de tarauder le pouvoir fusse au fil des décennies, voire des siècles.Un problème sur lequel les Tsars, autant que les communistes et les post-communistes actuels, se sont cassé les dents.Qu’on se le rappelle: c’est la grave sous-estimation, par Mikhail Gorbatchev, de la persistance de la «question nationale» d’un bout à l’autre de l’empire — et tout d’abord dans les pays baltes — qui entraîna sa perte et la fin de l’Union Soviétique.Il est intéressant de constater que dans la mère Russie, les tendances centrifuges ont souvent servi lès desseins de politiciens d’opposition cherchant à déstabiliser l’adversaire au pouvoir.jusqu’à ce que ces mêmes tendances se retournent contre celui qui les avait d’abord utilisées! La question des nationalités et son traitement par le pouvoir central moscovite, c’est le lieu par excellence de l’opportunisme politique, ainsi qu’une version moderne de l’arroseur arrosé.Lénine lui-même disait que l’empire tsariste constituait une «prison des peuples», et se prononça, en 1913, pour le droit illimité à l’autodétermination des nations le composant.Il voyait l’agitation nationaliste comme un moyen de détruire l’ordre ancien.On sait ce que le même Lénine fit de l’URSS après la guerre civile du début des années 20: la prison des peuples peut-être la plus impitoyable du globe terrestre.Cela mènera, quelques décennies plus tard, à la doctrine de «l’Homme nouveau» soviétique, animal d’un genre inédit qui aurait prétendument dépassé les «basses pulsions» nationalistes.A l’autre bout de l’histoire soviétique, en 1990 et 1991, Boris Eltsine appuie à fond les tendances centrifuges qui se font jour sous l’effet de la glasnost.Les Ukrainiens, les Moldaves, les Lituaniens et les autres sont encouragés à aller jusqu’au bout de leurs revendications nationales.C’est l’éclatement de l’Union soviétique, un événement — on ne le dira jamais assez — qui s’est déroulé, à de rares exceptions près, dans des conditions miraculeusement pacifiques.Mais c’était trop beau pour durer; il fallait une exception, un abcès de fixation des tendances morbides.Boris Eltsine avait décrété, avec un brin de démagogie opportuniste, la liberté totale des républiques de l’URSS.Cette liberté servit magnifiquement, pour un temps, ses propres desseins.Mais cette liberté devait-elle s’étendre, à son tour, aux nombreux «sujets autonomes» de la Russie, elle-même une «fédération dans la fédération» ex-soviétique?Pour lui, la réponse était «non».Il arriva même à s’entendre à l’amiable avec plusieurs de ces sujets sur diverses formes de «souveraineté-association».Mais pas avec tous.Et ce sera la tragédie tchétchène, où il se révéla, à l’usage, aussi myope, aussi inconscient, aussi maladroit, aussi brutal que ses prédécesseurs tsaristes et communistes.Un véritable «Waterloo national».Cette myopie auto-infligée du pouvoir central, face aux composantes nationales internes d’un pays, n’est certes pas l’apanage des grands empires autocratiques.On la retrouve par exemple dans un petit pays démocratique comme le Canada.Un pays dont les dirigeants, qui n’ont pas totalement délaissé le vieux mythe trudeauien de «l’Homme nouveau» postmoderne et a-national, sont totalement incapables — même si l’on fait abstraction de la question de la sécession — d’envisager le Québec comme un interlocuteur «national».Jusqu’où ira la nouvelle ligne qui semble en voie d’émerger à Moscou?Lebed accordera-t-il l’indépendance aux Tchétchènes qui, manifestement, la veulent et la méritent désormais?Aura-t-il le dessus sur les autres clans au Kremlin?Se servira-t-il de cette affaire pour parvenir au pouvoir, avant de devenir lui-même — à l’image de ses prédécesseurs — un tyran pour d’autres minorités?Tout cela, seul l’avenir nous le dira.L’indépendance de la Tchétchénie n’est plus taboue LETTRES -?- ¦tm $ & **** * ps & P?pi p$ # # # /.Gtfolp OLP MFzitt Faut y Çah fyltôo.L’été des rivières J e jubilais en pagayant sur la Jacques-Cartier avec une dizaine de Portageurs, la semaine dernière.Du «camp 3» jusqu’à la rivière Cachée, on ne voit pas un chalet ni e moindre barrage hydroélectrique.Que des rapides excitants et des sections calmes où on peut à loisir observer la faune riveraine.Trente kilomètres de ravissement.Grâce à une politique préservation-niste, cette magnifique vallée est à l’abri des promoteurs, du moins entre sa source et Tewkesbury (le quart de sa longueur totale).Elle appartient aux Québécois et tous peuvent y accéder gratuitement.Mais la vallée de la Jacques-Cartier fait figure d’exception.Selon L’Etat de lEnvironnement dans le monde (La découverte), le Canada ne protège que 2,5 % de son territoire, alors qqe cette proportion atteint 7,4 % aux Etats-Unis.Le Rapport Bmntland prétend que l’objectif pour l’an 2000 devrait être de 12 % pour tout pays industrialisé.Nous sommes très loin du compte.Sur une carte du Québec, les rectangles verts qui délimitent parcs et réserves sont trompeurs.La majorité de ces espaces sont des terres qui ont été (sur)exploitées par les entreprises forqstièrçs avant d’être abandonnées à l’État.À la création du parc provincial de la Mauricie, l’écologiste Pierre Dansereau a constaté de visu qu’il ne restait «que de la forêt secondaire ou pigrassée.11 y avait quelques beaux morceaux mais la plus grande partie avait été exploitée».Le doyen de nos écologistes me reçoit dans son jardin sur les flancs du mont Royal, près de l’endroit où il est né il y a 85 ans.Dès les années 1940, avec d’autres scientifiques, il tentait de convaincre les compagnies forestières de ne pas déboiser les rivages.Cela favorise l’écoulement excessif et nuit à l’ensemble de l’écosystème.Une évidence qui n’a toujours pas convaincu l’industrie un demi-siècle plus tard.Il faut avoir survolé nos «grands espaces» pour le constater.MATHIEU-ROBERT SAUVÉ ?Actuellement, personne ne peut dire qu’une seule grande rivière du Québec coulera librement dans 20 ou 30 ans.«Quand j’étais conseiller, je disais souvent que si l’hydroélectricité est une énergie inépuisable, le nombre de rivières, lui, ne l’est pas.Si on laisse aller les ingénieurs d’Hydro-Québec, il pourrait ne plus y avoir de grandes rivières non exploitées en 2010 ou 2020.» David Cliche, qui s’exprime ainsi, n’est plus un obscur conseiller mais le ministre de l’Environnement et de la Faune.Sous ce nouveau chapeau, il admet du bout des lèvres que le Québec a un certain retard à combler en matière, de préservation de ses rivières.Étant lui-même un mordu de la toundra, il ajoute que le grand nord est particulièrement déficient de ce côté.Et il m’annonce qu’une politique de rivières patrimoniales sera déposé à l’automne.D’ici un an, si tout va bien, deux cours d’eau seront ainsi désignés: les rivières Ashuapmuschuan et Moisie.«Cela assurera aux générations futures qu’il y aura des grandes rivières majestueuses qui couleront librement.» Bien qu’elle ne soit pas terminée (encore moins adoptée), cette politique vise à préserver non seulement le cours d’eau mais tout le bassin versant, soit la source, les affluents et l’estuaire.Le message des Amis de la Moisie et du Regroupement pour la protection de l’Ashuapmuschuan a donc été enfin entendu.D’autres rivières du nord pourraient obtenir le précieux statut C’est une bonne nouvelle, bien sûr.Mais je me suis gardé d’applaudir.Le Conseil des ministres accueillera-t-il favorablement ce projet?Même si M.Cliche est le premier titulaire de l’Environnement à siéger sur le comité ministériel sur le développement économique et l’emploi, on considère encore dans les milieux sérieux la protection de l’environnement comme une fantaisie.Et puis, c’est comme si on se réveillait après tout le monde.«Préserver le bassin versant?On fait ça depuis les années 1950 en Nouvelle-Zélande, signale M.Dansereau.Le bassin versant, c’est l’unité de protection là-bas.» Même le Canada a doublé le Québec de plusieurs coudées.Le réseau des «Rivières du patrimoine» compte au moins un cours d’eau dans chaque province depuis de nombreuses années.La Colombie-britannique est allée plus loin et a créé son propre réseau comptant huit rivières.Elle veut en préserver jusqu’à 25.?Les inondations de 1996 nous ont rappelé que le Québec est une vaste vallée habitée.Pendant un été, les rivières qui servent habituellement de drain pour les rejets industriels et résidentiels, de voies navigables ou de terrain de jeu pour plaisanciers, ont manifesté leur existence au-delà des ouvrages bétonnés.Les rivières ont une vie avant l’urbanisation! J’aime ce pays.Je ne parle pas du pays politique ou constitutionnel.Même pas du «peuple» québécois ou de la «nation».Je parle du pays physique avec ses montagnes et ses voies d’eau qui constituent un système lymphatique s’étendant jusqu’à un nord inimaginable, beaucoup plus lointain que l’horizon.Ce pays, je l’avoue, je l’aime d’abord pour son corps.Hexagonal, Le Devoir ?À la seule page A3 de l’édition du Devoir du 7 août dernier, un article de Brian Myles s’intitulait «Feu sur les dopes» et un autre, de Serge Truffaut, «Le milieu du cinéma est dans le cirage».Faut vraiment être gonflé! Le Devoir fait dans l’hexagonal, maintenant?(Réaction excessive à l’activisme de certaines «têtes carrées»?) Vachement ringard, si vous voulez mon avis.Et l’intelligibilité du propos, bordel?On croirait que c’est vous qui doublez le gendarme royal de l’émission Direction: Sud.Esgourdez, les potes, y en a marre! Poussez pas mémé dans les orties.Nos cousins de Paname, y a qu’à voir, on sait bien qu’ils préfèrent jacter amerloque.La survie du français, ils n’en ont que dalle.Ça ne fait pas un pli.Comme exemple pour les Québécois, c’est pas de la tarte, ça! M’est avis qu’il y a un juste milieu à trouver entre les deux Céline de notre univers culturel (Dion et Louis-Ferdinand).Rien de Tell que la modération.Car un vocable ou une expression traduisant un niveau de langue familier ou populaire n’en sont pas moins familiers ou populaires du fait qu’ils proviennent de l’argot pansier) plutôt que du jouai montréalais.Établirait-on une hiérarchie des dialectes français selon qu’on a plus ou moins souvent les moyens de traverser la mare aux harengs?Un peu bêcheur, non?Pourquoi serait- ce meilleur chic meilleur genre d’être «dans le cirage» que d’être «dans la brume»?On veut bien que vos pigistes ou columnists butinent différents niveaux de langue afin de mieux illustrer leur propos.Et bien sûr qu’on apprécie la sophistication rédactionnelle (et graphique) d’un canard top niveau.Même qu’on en redemande! Mais dans les articles d’information générale (et leurs titres), on aimerait bien retrouver un français d’une mouture plus classique.(Surtout après s’être farci le New York Times ou le Corriere della Sera avec le dico dans les pa-luches, ce serait bigrement chouette de prendre un peu plus son pied en savourant Le Devoir.).Allez, vous faites pas de bile! Tous, mecs aussi bien que gonzesses, on trouve sympa que Le Devoir bosse ferme pour éviter la langue de bois médiatique, truffée de «macabres découvertes» et autres poncifs du genre.Mais au fait, monsieur le rédacteur en chef, puisqu’on vous aime bien, permettez-nous une petite question personnelle, si ce n’est pas trop indiscret Vous-même, Brian Myles et Serge Truffaut, vous avez combien de gosses à vous trois?Louise Sexton Montréal, 12 août 1996 Un éditorial magistral Bravo à Lise Bissonnette pour son excellent éditorial de ce matin; elle s’est vraiment surpassée et elle a exprimé en excellente écrivaine qu’elle est ce que les lecteurs du Devoir ressentent à la suite de la provocation dont s’est scandaleusement rendu coupable Jean Chrétien à l’endroit de plus de 50 % des Québécois, en nommant à un poste plus symbolique qu’utile Jean-Louis Roux qui a gâché sa carrière de comédien pour laisser le souvenir d’un politicailleux de bas étage.Le mépris qu’il a trop souvent exprimé envers les nationalistes (tous pacifiques) du Québec va le reléguer dans le groupe peu enviable des intolérants et des partisans du «crois ou meurs».Lors de la prochaine session de l’Assemblée nationale, je serai dans le balcon avec d’autres pour lui exprimer bruyamment notre dégoût d’avoir accepté servilement une nomination politique qui le déshonore.La plupart des journaux francophones de ce matin abondent dans le sens de l’éditorial magistral de Mme Bissonnette.Et comme à l’habitude seule la Gazette, qui ne manque jamais l’occasion de jeter de l’huile sur le feu et de travailler à la désunion de nos deux groupes linguistiques, se félicite de la récente nomination de Jean-Louis Roux, mais en même temps, elle insulte les nationalistes québécois, car elle oublie (ou c’est intentionnel) que le mot électrochoc qu’elle utilise à notre endroit s’applique à des malades mentaux parmi lesquels elle classe donc les souverainistes.Jean-Guy I.aurin Médecin retraité Rivière-du-Ijiup, 12 août 1996 À PROPOS -*- .de l'analphabétisme Depuis le début des années 1990, la définition de la capacité de lecture et d’écriture s’est élargie pour englober le contexte social — notamment une série d’aptitudes qui évoluent au cours de la vie.Lire ne se limite pas à décoder l’alphabet; c’est un moyen d’arriver à une fin — d’atteindre des objectifs personnels et de se connaître soi-même.Ce changement de définition est le fondement de l’argumentation du rapport et l’auteure en arrive à la conclusion que l’analphabétisme est un indicateur des aspects sociaux, politiques et financiers et que les problèmes dans ce domaine doivent être compris et résolus dans le contexte des handicaps qui les causent et les perpétuent D’après XEnquête sur l’alphabétisation des adultes au Canada, menée en 1990 par Statistique Canada: ¦ 62 % des Canadiens adultes sont capables de lire la plupart des documents qui se présentent à eux dans la vie quotidienne.¦ 16 % sont inaptes à la lecture.¦ 22 % maîtrisent uniquement la lecture de textes simples, dont ils connaissent le contexte.Les causes à l’origine des difficultés de lecture et d’écriture sont vastes et interreliées.Les facteurs financiers et sociaux — possibilités d’éducation inadéquates, antécédents familiaux, inégalité entre les sexes, violence et pauvreté — ont une plus grande incidence que les facteurs relatifs à la personne elle-même — difficultés de perception, difficultés cognitives, problèmes de santé, troubles d’apprentissage, situation familiale et situation géographique.On impute généralement à l’école la responsabilité des problèmes d’analphabétisme, mais les études indiquent que c’est à tort Mary J.Breen, in La Santé et ses déterminants, Forum national sur la santé, juin 1996 LE DEVOIR PONDE PAR IIENRI B00RASSA LE 10 JANVIER 1910 Directrice LISE BISSONNETTE Redact en r en chef BERNARD DESCÔTEAUX Vice-président, finances et administration FRANÇOIS THOUIN Directeur de l’information CLAUDE BEAUREGARD Directeurs adjoints de l’information PIERRE BEAULIEU, GUY TAILLEFER.NORMAND THÉRIAULT Rédacteur en cheT adjoint JEAN ROBERT SANSFAÇON Directeur artistique ROLAND-YVES CARIGNAN 2050, rne de Bleory.9' étage.Montréal (Québec) n.TA 3M9.Tél.: (514) 985-3333 FAIS CE QUE DOIS L E 1) E V 0 I K , I- E ,| E l! I) I I 5 A 0 Û T I !) !> A 0 l! T I » !) (i ACTUALITÉS BOURQUE «Tout se fait en vase clos» SUITE DE LA PAGE 1 « m’inquiète.» Daniel Boucher, conseiller démissionnaire de Vision Montréal, remet en question la démarche du maire à cet égard.Il accuse Pierre Bourque de manquer de transparence.«Tout se fait en vase clos, dit-il.On n’a jamais été mis dans le coup sur la question de la privatisation et on l’a demandé et redemandé.» Les informations sur la privatisation des services municipaux ont été données au compte-gouttes jusqu’à maintenant.La Commission de l’administration et des services aux citoyens doit se pencher sur la question à l’automne, a récemment appris Le Devoir, sans plus.: Daniel Boucher n’est pas surpris outre mesure du mystère qui entoure les projets de l’administration municipale.«Ça fait partie de la personnalité de Pierre Bourque, dit-il.«Il est tout seul, il fonctionne tout seul.» Renié, le programme?Le programme de Vision Montréal, rédigé en deux mois par les Jean Roy, Gilles Bonin, Renée Bédard et autres, poursuivait trois objectifs fondamentaux: permettre la relance de la métropole en allégeant le fardeau fiscal des Montréalais, assurer une bonne administration et améliorer la qualité de vie des Montréalais.Après les huit années de pouvoir de Jean Doré, qui s’était employé, avec le secrétaire général Pierre Le François, à mettre en place des structures complexes à la Ville de Montréal, il apparaissait nécessaire pour la jeune Vision Montréal d’alléger l’appareil et de décentraliser les services.Le parti et son chef avaient promis, une fois au pouvoir, de recentrer l’action de la ville autour de ses missions fondamentales, de déconcentrer la prise de décision, de responsabiliser le citoyen et d’offrir de meilleurs services à meilleurs coûts.Selon Sammy Forcillo, vice-président du comité exécutif, l’équipe de Pierre Bourque peut être frère.«On a eu le courage et la volonté de réduire le budget, se ré-jôuit-il.Ça ne s’est jamais vu à l’Hôtel de Ville.» Mais contrairement à Sammy Forcillo, Gilles Bonin et Jean Roy, les maîtres à penser du programme, affirment d’ores et déjà que Pierre Bourque a «renié» le «livre blanc» qui lui avait permis de se faire élire.«Il doit assez s’en foutre, fulmine Gilles Bonin.Je n’ai pas l’impression qu’il se sent lié par ça.» L’ancien conseiller de Vision Montréal Hubert Deraspe est du même avis.«Il y a eu un programme à Vision Montréal parce que ça nous en prenait un, dit-il.Si on avait pas été obligé, on n’en aurait pas eu.» Marc-André Roche, un militant de Vision Montréal, laisse entendre de son côté que les conseillers n’ont pas toujours la chance de jouer leur rôle en première ligne.«On parlait de [.] responsabiliser les élus, faire en sorte qu’ils ne soient plus juste un rubber stamping, essayer de redonner un peu de dignité à cette fonction de conseiller municipal, se rappelle-t-il.J’ai l’impression qu’il faudrait déconcentrer un peu la prise de décision.» Remaniement probable Ce qui n’est qu’une «impression» pour Marc-André Roche est une certitude pour Daniel Boucher.Selon le conseiller dissident de Vision Montréal, les élus ne sont que de$ exécutants aux yeux du maire, qui décide «seul».A tous points de vue.Selon M.Boucher, une dizaine de conseillers remettent en question leur adhésion à Vision Montréal, critiquant l’approche centralisatrice du maire et ses carences en tant que chef d’équipe.Parmi les décisions les plus contestées: la nomination de Noushig Eloyan, une inconnue de la politique municipale, à la présidence du comité exécutif au lendemain des élections de novembre 1994.Depuis le début de son mandat, Mme Eloyan, agent immobilier, n’a pas réussi à asseoir son autorité et sa crédibilité au sein de l’équipe de Vision Montréal.Son principal dossier, le sempiternel conflit avec les employés cols bleus, traîne toujours.Fait à souligner, le maire avait promis à son arrivée à l’Hôtel de Ville qu’il lui faudrait moins de deux mois pour s’entendre avec les cols bleus.La grogne a pris une telle ampleur que le maire pourrait être tenté de remanier le comité exécutif cet automne.M.Bourque doit de toute façon nommer de nouveaux représentants de Montréal à la CUM pour les deux prochaines années.Il a en outre laissé entendre qu’il voulait donner une nouvelle image à son administration, sans donner davantage de précisions.«Ç’est toujours important qu’il y ait du sang nouveau dans une équipe.Il n’y a personne qui peut échapper au renouvellement», avance avec prudence Sammy Forcillo, un canon du comité exécutif.«Après un an et 11 mois, M.Bourque connaît les qualités, les compétences et les aptitudes de chacun, ajoute-t-il.Il a beaucoup de solutions entre les mains.» «Le meilleur reste à venir» Congrès, bilan des réalisations (et des promesses non tenues), remaniement à l’exécutif: c’est avec ces trois éléments que le maire Bourque devra composer cet automne une symphonie agréable à l’oreille des Montréalais.Et après?Cap sur 1998, si les matelots veulent bien hisser les voiles.Mais alors que le maire affirme que «le meilleur reste à venir», ses détracteurs soutiennent qu’il n’a aucune chance d’être réélu.Le politicologue Michel Magnant estime que l’administration municipale souffre d’un «manque de crédibilité généralisé» et que le maire est «intellectuellement incompétent».«C’est une question d’analyse bien objective, explique pour sa part Daniel Boucher.Tu mets toutes les cartes sur la table et tu dis: “non”.Il n’y a aucune carte pour gagner, seulement des deux, des trois ou des quatre.» «Il y a beaucoup de choses bâclées, ajoute Jean Roy.Tout se déroule sans réflexion, sans organisation, sans pensée politique et sociale.» H n’en faut pas plus pour ameuter les observateurs de la scène politique municipale, qui spéculent déjà sur l’identité d’un candidat-messie potentiel — un autre — à la mairie pour 1998.Bien malgré lui, Alain Chanlat, professeur à l’École des Hautes Etudes commerciales, est par contre moins pressé d’enterrer Pierre Bourque.Lors de la présentation du dernier budget, l’administration Bourque a abaissé le fardeau fiscal de 12,3 % pour la presque totalité des commerçants et industriels et elle a réduit le compte de taxes de 0,7 % pour quatre propriétaires sur cinq du secteur résidentiel.Le budget de la Ville de Montréal se chiffrait par ailleurs à 1,84 milliard en 1996, contre 1,9 milliard l’année précédente.D’ici 1998, et dans le contexte de la privatisation éventuelle des services municipaux, Sammy Forcillo espère retrancher encore 40 millions dans le budget et baisser encore le compte de taxes des Montréalais.«On est sur la bonne voie pour le faire», lance-t-il.Elles pourraient être vite oubliées par les contribuables montréalais, les frasques de l’administration Bourque, les relations houleuses avec Québec, la démission de deux conseillers, la tourmente au sein de Vision Montréal, l’improvisation et tutti quanti, si allégement du fardeau fiscal ü y a.«Pierre Bourque peut être réélu s’il fait baisser les taxes, affirme en clair Alain Chanlat — Est-ce le nerf de la guerre?— Peu importe les moyens», conclut-il.(Dernier texte de cette série) HYDRO 53 millions à récupérer SUITE DE LA PAGE 1 [qu’j Hydro veut que ce soit le gouvernement qui décrète les conditions de travail».Aucun commentaire n’a émané, hier, du bureau du ministre des Ressources naturelles, Guy Chevrette étant retenu par un conseil des ministres qui se prolongeait dans la soirée.Chez Hydro-Québec le porte-parole, Steve Flanagan, rappelle que «nous avions fixé au 1er juillet la date pour s’entendre.Plus le temps passe, plus il devient difficile de réaliser les économies exigées par le gouvernement Puisque aucune entente n’est intervenue avec les syndicats, Hydro-Québec est dans l’obligation de prendre des mesures exceptionnelles pour respecter les demandes de son actionnaire, qui sont: réduire ses charges d’exploitation de 198 millions, assurer un bénéfice net de 516 millions en 1996 et diminuer la rémunération globale».Hydro a souligné qu’elle avait déjà diminué ses charges d’exploitation de 145 millions pour l’année en cours en réduisant ses dépenses, en modifiant plusieurs de ses activités et en contrôlant les heures supplémentaires.Il lui reste à récupérer 53 millions, qu’elle espère puiser dans les coûts de main-d’œuvre.«Les coûts de main-d’œuvre représentent les trois quarts des charges d’exploitation d’Hydro-Québec.Nous venons de retrancher 145 millions dans 25 % de nos charges d’exploitation.Il n’est pas trop demandé aux trois quarts restants d’absorber lçs 53 millions additionnels», a renchéri Steve Flanagan.«A ce chapitre, ou bien nous conservons les conditions de travail actuelles mais en réduisant dans l’emploi, ou bien nous maintenons l’emploi mais obtenons les concessions nécessaires.Comme cette deuxième hypothèse ne s’est pas réalisée.» Hydro a donc pris les devants en procédant, hier, au licenciement de 767 employés temporaires et à l’abolition de 613 postes vacants.Il devrait résulter de cet exercice des économies de l’ordre de 5 à 10 millions d’ici la fin de l’année.La ventilation par secteur de cette élimination de postes, tous syndiqués, ne sera connue qu’aujourd’hui.Au total, Hydro emploie un peu plus de 23 000 personnes, dont 4000 sur une base temporaire.«Nous avons toujours dit que nous étions d’accord pour payer ces 53 millions», a ajouté René Sarrazin, qui rappelle «qu’on a déjà donné.Les compressions de décembre [115 millions] ont coûté 700 postes.Les abolitions de postes parmi le personnel syndiqué se sont chiffrées à 2300 depuis trois ans.On a encaissé tout cela sans broncher.» Revenant aux négociations en cours, «il reste à s’entendre sur la façon d’y parvenir, ce que vise l’actuel mécanisme de médiation.Nous avons fait des propositions, qui se sont heurtées à une fin de non-recevoir du côté patronal.Ils ont des cibles et ils ne semblent pas vouloir y déroger en se fermant à toutes nouvelles propositions.D’où l’impasse.» Hydro-Québec a déposé, en mai dernier, un projet en trois volets: ¦ aménagement du temps de travail, par la mise en place d’horaires adaptés permettant plus de flexibilité dans l’organisation du travail et d’économiser ainsi des sommes importantes (ces aménagements pourraient, dans certains cas, mener à la sçmaine de quatre jours, prend soin d’ajouter la société d’État); ¦ réduction de certains coûts de main-d’œuvre et, en particulier, de certaines primes et indemnités jugées «excessives».On vise ainsi à éliminer l’écart entre ce qui est offert par Hydro et les politiques pratiquées chez des entreprises comparables en matière de rémunération globale et d’avantages sociaux.Une amputation, de 1 à 2 %, du salaire de base et une réduction de 20 % de la couverture du régime de sécurité de salaire ont été avancées; ¦ maintien des bénéfices du régime de retraite, considéré comme l’un des plus généreux au Canada, mais mise en place pour l’avenir d’une formule établissant les cotisations employeur-employés sur la base 50-50 au lieu de la formule actuelle du 65-35.Le taux de cotisation est présentement de 5,8 % pour l’employé, et de 10,7 % pour l’employeur.Du côté syndical, on a proposé de mettre à contribution l’énorme surplus accumulé dans la caisse de retraite pour permettre des retraites anticipées et l’embauche de plus jeunes employés.«Nous sommes prêts à accorder à l’employeur un congé de cotisations, ce qui ferait épargner à Hydro 107 millions l’an prochain et 50 millions par année, ensuite, pour ramener le taux de cotisation sur une base 50-50 quelque part en 1998 ou 1999.Mais on ne peut vendre cela à nos membres sans leur proposer un régime bonifié.» Chez Hydro, on préfère que les deux parties puissent bénéficier d’une baisse du taux de cotisation, qui pourrait être ramené à 3 %, et on insiste pour vouloir établir la participation de chacun sur une base moitié-moitié.Le surplus de la caisse de retraite est l’objet d’âpres tiraillements.Après tout, selon les derniers calculs actuariels, ce surplus atteignait 437 millions à la fin de 1995, pour un actif de quelque 6 milliards.Selon les projections, et advenant le statu quo, il devrait passer à 700 millions cette année et à 800 millions l’an prochain, pour atteindre le milliard au tournant du siècle.Québec améliore son programme d’aide aux victimes des inondations des 8 et 9 août PRESSE CANADIENNE Québec — Le programme d’aide pour les victimes des pluies diluviennes des 8 et 9 août en Estrie et dans l’üutaouais a été mis en place hier avec des améliorations par rapport aux programmes précédents, a annoncé le ministre de la Sécurité publique, Robert Perreault Ce dernier s’attend à ce que les réclamations des onze municipalités touchées par le sinistre atteignent environ un million de dollars.Ces municipalités sont Chartiervil-le, Cookshire, Ditton, La Patrie, Newport, Sherbrooke et St-Isidore-d’Auckland en Estrie, Aylmer, Gatineau et Hull en Outaouais et Mont-Carmel en Mauricie.En vertu des améliorations, l’aide financière accordée pour l’hébergement temporaire sera applicable dès le premier jour du sinistre (et non à partir du quatrième jour), les dommages aux résidences seront remboursés à 75 % de la valeur de l’évaluation municipale jusqu’à concurrence de 100 000 $ (et non plus 50 000 $), et une somme additionnelle pouvant aller jusqu’à 15 000 $ sera disponible pour les meubles.Comme dans le passé, les dommages aux terrains et les dommages compensâmes par les assurances privées ne sont toutefois pas couverts, a indiqué hier le ministre Perreault Pour les municipalités touchées, les dommages aux biens essentiels seront remboursés selon une échelle tenant compte du nombre d’habitants de l’agglomération.Cette échelle fait en sorte qu’une municipalité comptant 300 habitants et ayant subi des dommages de 300 000 $ touchera des indemnisations de 225 000 $.Selon M.Perreault, quelque 80 maisons réparties dans les onze municipalités ont pu être touchées la semaine dernière, pour des dommages qui friseront le million de dollars.Des formulaires seront disponibles au cours des prochains jours dans les onze municipalités concernées.170 millions de dollars Par ailleurs le gouvernement québécois a décidé de débloquer des fonds pour la reconstruction des infrastructures municipales détruites lors des inondations des 19 et 20 juillet au Saguenay, sur la Côte-Nord et en Haute-Mauricie.Le décret adopté hier par le conseil des ministres vise à permettre aux municipalités sinistrées en juillet de reconstruire ou remplacer leurs équipements comme les réseaux d’égouts, les aqueducs, d’effectuer le nettoyage des décombres, la réfection des routes municipales, des trottoirs, etc.Le ministre des Affaires municipales, Rémy Trudel, s’attend à ce que quelque 170 millions soient nécessaires à ces fins.Déjà plusieurs centaines de millions de dollars avaient été débloqués pour dédommager les individus ayant subi des pertes lors de cette tragédie.Les municipalités auront jusqu’au 31 décembre prochain pour formuler leurs demandes dans le cadre de ce programme et les travaux devront être réalisés d’ici deux ans.Un CF-18 s’écrase Iqaluit, T.-N-.O.(PC) — Un pilote d’un avion de chasse CF-18 a réussi à s’éjecter de son appareil hier matin avant que celui-ci ne s’écrase au bout d’une piste de décollage à l’aéroport d’Iqaluit, dans les Territoires du Nord-Ouest.L’avion, qui n’a pu prendre son envol, s’est écrasé contre le principal oléoduc du village.L’impact a ouvert une brèche dans l’oléoduc ce qui a provoqué un violent incendie.Les équipes d’urgence de l’aéroport et du village ont mis près de 45 minutes à contrôler le brasier.Le pilote de l’avion de 35 millions faisait partie d’une escadrille de la base des Forces armées de Bagotville qui participait à des exercices de NORAD à Iqaluit, sur l’île DÉPORTATIONS SUITE DE LA PAGE 1 «Il y a toutefois un rapport avec le pays d’origine des ressortissants.» Sans tomber dans des généralités, souligne-t-elle, la majorité des ressortissants illégaux qui «prennent le maquis» le font pour des motifs politiques et économiques.Certains craignent pour leur intégrité physique et leur vie, s’ils sont déportés dans leur pays d’origine, alors que d’autres ne veulent tout simplement pas retourner dans leur pays où les conditions économiques sont exécrables.Le processus qui détermine si un ressortissant étranger au Canada se verra accorder ou non un statut de résident permanent ou une prolongation d’un visa de séjour est long et laborieux.Dans le cas d’une réponse négative, un ordre de renvoi est émis à l’endroit du ressortissant et celui-ci, est alors convoqué à un bureau d’immigration Canada.A ce moment, un fonctionnaire de l’Immigration détermine la date et le lieu du départ ainsi que le mode de transport.Les ressortissants étrangers qui décident de ne pas se soumettre à l’ordre de déportation et d’entrer dans la clandestinité se répartissent en deux catégories.D’une part, il y a ceux qui ne se présentent pas aux bureaux d’immigration Canada après y avoir été convoqués par les autorités afin d’y arranger leur condition de départ.D’autre part, il y a ceux qui prennent la fuite le jour du départ ou dans les jours suivant leur visite à un bureau de l’Immigration pour les arrangements de départ.Les 1065 personnes qui ont pris la fuite en 1995-1996 sont comprises dans ces deux catégories, mais Immigration Canada (au Québec) n’a pas de statistiques précises relativement à la proportion des deux catégories.Les cas de fuites seraient plus nombreux dans le premier groupe dans une très forte majorité.Mme Mousseau affirme que les ageqts d’immigration Canada n’ont rien à se reprocher.«A partir du moment où un ressortissant est convoqué à un bureau de l’Immigration pour planifier son départ, nous n’avons plus vraiment le contrôle de la situation car les agents de l’Immigration ne suivent pas les gens à la trace», a sur l’île de Baffin de Baffin, à quelque 2000 kilomètres au nord de Montréal.Le capitaine Ken Welch de Calgary, 28 ans, s’en est sorti avec une légère blessure au genou.Pilote de chasse depuis trois ans, il prenait part à sa première mission.Des témoins de l’accident ont indiqué que le premier appareil a réussi à décoller.«Mais le deuxième a semblé ralentir et a sorti de la piste.Il n’a jamais décollé; on dirait qu’il venait tout juste d’atterrir», a raconté Pitseolak Nagliniq.Des enquêteurs ont été envoyés sur les lieux pour enquêter sur les circonstances de cet accident.Aucune explication n’est attendue avant plusieurs semaines.Enquêtes infructueuses expliqué Mme Mousseau, estimant qu’une personne qui désire prendre le large peut le faire sans grande difficulté.La procédure de renvoi est différente dans le cas des ressortissants qui ont un casier judiciaire ou qui représentent une menace pour la société.Ils sont alors escortés jusqu’à l’aéroport et conduits à leur siège dans l’avion.Dans certains cas, des policiers accompagnent le ressortissant jusqu’à sa destination finale.Immigration Canada ne dispose pas de statistiques détaillées sur le nombre de fugitifs qui sont retrouvés et renvoyés par la suite dans leur pays chaque année.«Il n’y a pas de chiffres précis à ce sujet car il y a plusieurs étapes dans les enquêtes et elles peuvent durer plusieurs années, souvent sans donner de résultat» Lorsqu’un ressortissant prend la fuite, que ce soit avant sa rencontre pour l’arrangement de son départ ou avant son départ en tant que tel, Immigration Canada transfère alors son dossier à une unité d’investigation.Cette unité est formée d’agents d’immigration Canada qui ont reçu une formation d’enquêteur, mais qui ne sont pas des policiers.Si, après un certain temps, les recherches s’avèrent infructueuses, Immigration Canada émet un mandat d’arrestation et le dossier de la personne est alors acheminé à tous les corps policiers canadiens (provinciaux et municipaux).Si jamais le fugitif est contrôlé par un policier pour une raison quelconque, il sera mis en état d’arrestation.Il peut être par la suite déporté dans les 48 heures ou voir son dossier révisé le cas échéant.Un arbitre indépendant devra alors trancher afin de déterminer si l’ordre de déportation doit être annulé ou non pour des motifs humanitaires par exemple.Mme Mousseau a indiqué que les enquêtes aboutissent dans une faible proportion.Elle a expliqué que des recherches se faisaient prioritairement dans les secteurs économiques susceptibles d’embaucher des personnes désirant travailler au noir.Les fugitifs doivent en effet vivre dans la plus grande clandestinité sans aucune activité qui pourrait permettre à la police ou à Immigration Canada de les retracer.r MENARD Appel au calme SUITE DE LA PAGE 1 Il ajoute que c’est le français, et non l’anglais, qui a besoin de protection en Amérique du Nord, ce que la très grande majorité des anglophones qui vivent au Québec reconnaissent volontiers.Le ministre en a par ailleurs contre des expressions outrancières, qui ne rendent pas justice à la réalité.Il pense en particulier à l’expression «police de la langue» (les tongue troopers des médias anglophones) pour désigner les inspecteurs chargés de vérifier la mise en œuvre de la loi 86 sur l’affichage commercial.Ce sont des inspecteurs au même titre qu’il y en a en environnement, au travail ou dans l’alimentation, dit-il.La solution de remplacement à cette inspection, ce serait que tout un chacun dénonce qui il veut, et la situation pourrait rapidement devenir invivable.Quand on parle de police, on évoque des mesures draconiennes, l’arrestation, la prison même.Tout le monde sait bien au Québec que ce n’est pas le cas.Mais on pourrait croire à l’étranger que celui qui enfreint la loi risque la prison.Le ministre préfère qu’il y ait des inspecteurs bien formés et entraînés à exercer leur jugement, dont la priorité n’est pas de punir mais d’aider les gens à respecter la loi.«Rien ne justifie, insiste M.Ménard dans les deux langues, qu’on se rende sur des tribunes étrangères pour publiciser nos problèmes linguistiques et donner l’image d’un pays non civilisé qui prend des mesures extrémistes en matière de langue.Les droits de la population anglophone ne sont pas menacés au point de causer un boycottage d’une ville où des anglophones vivent et essaient de trouver des emplois.» Très préoccupé, M.Ménard appelle les deux communautés au calme.Le boycottage anglophone risque de nuire à tout le monde, à commencer par ceux que l’on prétend défendre et aider.Et il en incite d’autres à prendre des mesures aussi radicales, dans l’autre sens (allusion à Gilles Rhéaume).Il faut que cette guerre linguistique diminue.Elle est mauvaise en soi, elle est nuisible à tout le monde.Et elle incite à d’autres mesures radicales que la situation objective ne commande vraiment pas, conclut le ministre.Le devoir LES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H30 À 17H00 2050, RUE DE BLEURY.9E ÉTAGE.MONTRÉAL.(QUÉBEC) H3A 3M9 4 RENSEIGNEMENTS ET ADMINISTRATION : (514) 985-3333 PUBLICITE AVIS PUBLICS (514)985 3344 ANNONCES CLASSÉES (514)985 3344 PUBLICITÉ (514)985 33991 lélécopieur (514)9853390 NUMÉRO SANS FRAIS 1 800-363 0305 SERVICE ln m»4ros de lélépkone siirials ?iMf Tilibles Kit le lenrlte de Urtiliea pet ceaeiel el pmi Ici ikoMeaeets peslin.DES ABONNEMENTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H00 A 16H30 Montréal (514) 985-3355 / télécopieur (514) 985-3390 Extérieur (sans frais) 1 800 463-7559 LE DEVOIR n ÜDoniiabonA p Lfc DEVOIR Inc dont le «T social est situé au numéro 2050 de Meury.9e Étage.Montréal, (Québec).H3A 3M9 II est imprimé par les Imprimerie Quebecnr laSalle.7743 de Bourdeau, division de Imprimeries Québécor Inc.612 ouest nie Saint-Jacques.Montréal.L'Agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les ISL DEVOIR LE DEVOIR est distribua par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc.900 bout.St-Martin ouest.Laval Envoi de publication — Enregistrement no 0658.Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec.Téléphone général: (514) 985-3333; service à la clientèle: (514) 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