Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (3)

Références

Le devoir, 1996-08-27, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
?FONDÉ EN 1 9 ] 0 ?I.XXXVII No 2 0 0 M 0 N T H Ë A I- I.E M A R I) I 2 A 0 II T I 0 0 0 T l> S T V Q / T o r o n I o OS Paule des Rivières PERSPECTIVES Lendemain de veille De ridentification des Québécois aux sinistrés du Saguenay Ce fut un succès.Non seulement les dons à la cause des sinistrés du Saguenay dépassèrent-ils toutes les attentes mais le spectacle lui-même fut réussi.Les artistes se sont succédé sur la scène avec sobriété et émotion, offrant leur appui à leurs frères, sœurs, cousins et tantes du Saguenay.D’ailleurs, qui sait combien d’argent en sus des 3,1 millions recueillis, aurait été amassé n’eût été des lignes téléphoniques perpétuellement engorgées tout au long de la soirée?Il y avait longtemps, en effet, que l’on n’avait vu pareille unanimité.Monter un tel événement en trois semaines, avec le bénévolat d’un bout à l’autre de la chaîne, alors qu’il avait fallu un an de laborieuses voire épineuses négociations pour que les cinq télédiffuseurs de langue française en arrivent à une soirée unique autour de la bataille du sida, relève vraiment de l’exploit.Les manifestations de solidarité ne sont pas chose courante dans un monde où chaque cause semble imparfaite ou tellement désespérante que tout geste apparaît dérisoire.Peut-être en raison de la proximité de la catastrophe, les Québécois se sont immédiatement identifiés aux sinistrés du Saguenay.Et le réseau de nouvelles continues RDI a certainement contribué, avec sa couverture intensive des événements du mois dernier — qui n’a vu la célèbre petite maison blanche de Chicoutimi s’effondrer au moins 20 fois — à accroître le sentiment d’identification.D’ailleurs, le 21 juillet, quelques heures après le début des inondations, le réseau a enregistré ses plus fortes cotes d’écoute depuis sa mise en ondes il y a un an et demi, dépassant même la popularité fort honorable des émissions de la période référendaire.RDI et les autres télévisions ont joué à fond la carte de l’émotivité au cours des dernières semaines, en présentant un mélange explosif de témoignages et d’images ne laissant personne insensible.Avant le début du concert, TVA et la SRC ont tous deux présenté des émissions spéciales d’une heure sur les suites des inondations, pour montrer l’ampleur de la catastrophe et la complexité de la réorganisation dans cette région.La mobilisation était à son comble.Diverses études ont montré ces dernières années que les Québécois, en règle générale, donnent moins que les autres Canadiens aux organismes de charité, du moins officiellement.Car s’ils sont moins nombreux à inscrire leurs dons dans les registres et à profiter des déductions d’impôts, ils sont les champions de la générosité coup de cœur, spontanée.Le caractère bénévole de l’événement de dimanche a séduit les à nmi« drmnpr Québécois qui, comme bien d’autres, sont maintenant sensibilisés aux téléthons et autres campagnes dont les fonds ne se rendent pas à destination.Mais cela ne veut pas dire que les participants n’en ont pas retiré quelques avantages.En effet comme le soulignait à son inimitable manière l’humoriste Yvon Deschamps, il y a peut-être des artistes qui étaient contents de profiter de l’exceptionnelle tribune du Centre Molson et surtout des centaines de milliers de téléspectateurs et d’auditeurs.Car l’unanimité de dimanche soir se reflétait au petit écran: toutes les chaînes francophones et un grand nombre de radios ont diffusé l’événement en direct.Une bonne manière pour les artistes de montrer qu’ils peuvent encore se mobiliser autour d’une cause.La politique partisane n’a par ailleurs pas assombri la soirée de dimanche mais les quelques références politiques d’humoristes — Mario Jean et André-Philippe Gagnon — ont été accueillies avec un enthousiasme laissant paraître le caractère nationaliste, entre autres, de l’événement de dimanche.Mais la vraie politique fut avant tout pratiquée par les compagnies, à commencer par Molson qui avait certainement comme l’a dit encore dit Yvon Deschamps, une image à redorer.Le valeureux entraîneur du Canada avait beau être là, à quelques mètres de Deschamps, ce dernier a joyeusement enfoncé son clou en mentionnant que Molson avait besoin, vu l’état de son club, d’une grande opération de promotion.Et De concert avec le Saguenay était l’occasion idéale.Même Stéphane Richer est venu faire son petit tour, pour bien rappeler aux amateurs qu’il avait réintégré le Canadien.La conscience collective de l’entreprise Molson viendra peut-être, effectivement, redorer l’image que l’on s’en fait et nous aider à oublier le prix des billets de la nouvelle enceinte du Canadien.Dans la population aussi, l’élan de générosité contribuera peut-être à nous donner bonne conscience.En tous cas, il a canalisé les bons sentiments autour d’une cause.Mais les organisateurs se disaient avec raison dimanche soir que ce genre de mobilisation des esprits et des ondes ne pourrait, malgré son succès, être utilisé qu’en cas de grande urgence.Non pas que les bonnes causes manquent.Au contraire, d’un bout à l’autre de la province, du pays et de la planète, elles ne se comptent plus.Et elles ne bénéficient pas toutes de la même publicité.L’élan de générosité contribuera peut-être bonne conscience INDEX MÉTÉO Agenda Avis publies.Petites annonces .B6 ,.B3 .B6 ,.B8 .UMfr Çr.Montréal Dégagement le mat*n- Ensoleillé \lL: Il ' e' Économie ,.B2 Éditorial ,A6 tSnipavpr Le monde .-45 nassa^es nuageux.Mots croisés.B6 Max: 21 Les sports ,B5 Détails en B 6 LE MONDE WF~~ "Si MONTREAL sr ; irai Condamnation à mort de I ""fl Assurance-médicaments: If ^ 1 Vex-président sud-coréen 1 A la Régie est débordée m A PAGE A 5 füta ™ PAGE A 3 POLITIQUE Pas de commission d'enquête au Saguenay PAGE A 4 Charest trouve que Bouchard fait la vie dure aux anglophones PIERRE O’NEILL LE DEVOIR Le style tonitruant de la campagne d’Howard Galga-nov déplaît à Jean Charest, qui souscrit néanmoins à sa cause.Aussi croit-il que le gouvernement Bouchard devrait jeter du lest en matière linguistique.«Il me semble qu’un peu de flexibilité, ce serait pour le moment un geste très positif pour l’ensemble de la société», a-t-il déclaré hier dans une entrevue au Devoir.Essentiellement, le chef national du Parti conservateur trouve que la majorité francophone a acquis au cours des dernières années une telle assurance qu’elle devrait pouvoir faire preuve de plus de tolérance à l’égard de la minorité anglophone.Il souhaite que les péquistes soient moins pointilleux dans l’application de la loi 86, qui prévoit la prépondérance du français dans l’affichage commercial.Et que pense Jean Charest du sort réservé aux francophones hors Québec?«Moi, je refuse de faire la comparaison.Ça me heurte un peu de définir les droits des uns à partir des situations que vivent les autres», explique-t-il.Cela dit, il reconnaît volontiers que si la situation des francophones hors Québec s’est sensiblement améliorée, il reste encore beaucoup à faire pour ces minorités qui vivent dans les provinces anglophones.«L’équité est toujours à faire au niveau de la langue, surtout pour les francophones hors Québec.C’est une bataille constante.— 11 n’y a jamais rien d’acquis pour eux.» Voilà pourquoi l’engagement de Jean Charest en faveur de la loi fédérale des langues officielles ne s’atténue VOIR PAGE A 8: CHAREST jw £ ¦ •«Wr»4r, Le cessez-le-feu ÉCONOMIE Joan Fraser quitte The Gazette L’éditorialiste démissionne après 20 ans de service PAGE A 3 Commission d’enquête sur la Somalie Les commissaires prennent la défense du caporal Purnelle JOCELYN COULON LE DEVOIR MÜÜ JW' ' PHOTOS AP LES HABITANTS de la capitale tchétchène, Grozny, ont fêté hier le cessez-le-feu entre les rebelles et les forces russes.Certains ont dansé dans les rues alors que trois rebelles ont ouvertement fraternisé avec un soldat russe.Nos informations en page A 5.La Commission d’enquête sur les événements de Somalie prend la défense du caporal Michel Purnelle et exige que le ministère de la Défense nationale cesse toutes procédures visant à expulser le militaire des Forces armées.Dans une lettre au ton cinglant adressée hier au chef d’état-major, le général Jean Boyle, et au juge et avocat général des Forces armées, le général Pierre Boutet, les trois membres de la commission expriment leur inquiétude au sujet de la convocation d’un Conseil de révision de carrière qui devrait aboutir à l’expulsion du sous-officier.La lettre est signée par le président, le juge Gilles Létourneau, et ses deux collègues, Robert Rutherford et Peter Desba-rats.Depuis plusieurs mois, le caporal Purnelle subit les foudres de la hiérarchie pour ses déclarations controversées sur le système militaire canadien.Au début de mai, les Forces armées ont porté sept accusations de «conduite préjudiciable au bon ordre et à la discipline» et de «désobéissance à un ordre» contre le sous-officier de la base de Valcartier.Elles lui reprochent d’avoir accordé sans permission des entrevues à des médias et de s’être absenté de son travail sans autorisation.Dans la première affaire, le caporal Purnelle est accusé d’avoir commenté un livre qu’il a publié sans l’autorisation de ses supérieurs.Dans la deuxième affaire, le militaire est accusé d’avoir, le 26 avril dernier, quitté son poste sans autorisation pour se rendre à la Commission d’enquête sur la Somalie à Ottawa.A cette occasion, le caporal avait remis aux commissaires une photo où apparaissait un aumônier militaire, Mark Sargent, surveillant VOIR PAGE A 8: SOMALIE Jean Boyle î «Éfefcs - Retour à Chicago Le baroud d'honneur de la gauche radicale Chicago accueille cette semaine sa 25e convention nationale, un record qu’aucune autre ville américaine n’est près d’égaler.En 1860, le Parti républicain y tenait ses assises pour désigner Abraham Lincoln candidat à la présidence.En 1996, le Parti démocrate y effectue un retour après la désastreuse expérience de 1968.À l’ouverture de la convention démocrate qui s’apprête à désigner Bill Clinton candidat à sa réélection, il flottait encore à Chicago un parfum des années soixante.SYLVIANE TRAMIER ENVOYÉE DU DEVOIR À CHICAGO En lever de rideau de la convention ner.N’eût été les cheveux grisonnants, les démocrate, une des réceptions les complets-veston et l’absence de fumée de ciga-plus courues à Chicago aura été cel- rettes suspectes, on se serait cru revenu au le qui a réuni dans un théâtre de la ville les an- temps du «Peace and Love».Pour ressusciter ciens protestataires de 1968 pour une soirée de l’ambiance des années soixante, la soirée s’ou- «réconciliation».Réconciliation _ _______ vrait sur un concert des survi- avec le passé et avec l’appareil du j?vants du groupe Crosby, Stills, Parti démocrate.Nash and Young, et sur une re- Les anciennes figures de proue présentation des meilleurs mor- du «parti de la paix» qui avaient essuyé les ceaux de la comédie musicale Hair.Plusieurs coups de matraque de la police et de la garde des huit co-accusés dans le procès qui a suivi nationale il y a 28 ans dans cette même ville, les émeutes de la convention de Chicago en sont venues évoquer une page sombre de lliis- 1968 étaient présents: Tom Hayden, mieux toire que le Parti démocrate préférerait tour- connu comme l’ancien époux de Jane Fonda et VOIR PAGE A 8: CHICAGO Le cinéaste rouge Arthur Lamothe, ou Tart de «fictionniser» le réel pour mieux le transformer Ce soir à 19h, le FFM consacre un hommage au cinéaste Arthur Lamothe.On projettera en primeur à ! l’impérial sa docufiction Le Silence des fusils, et le groupe Kashtin se promet d’ajouter l’ambiance à la fête.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Il a de la suite dans les idées, Arthur Lamothe.Les Amérindiens sont ses amis, leurs causes, les siennes.I II était à leurs côtés bien avant l’été rouge des barricades qui les a stigmatisés aux yeux des Québécois, pour le meilleur (ils y ont gagné une tribune), mais surtout pour le pire.Avant 1990, Arthur Lamothe précise que ses films sur les Amérindiens recevaient ici bon accueil.Depuis «la crise», les canaux de LE FESTÏÏAL DES | télévision ne les programment plus.fl]JK pu mofjp[ J L'indiannité est devenue dans l’opinion VOIR PAGE A 8: LAMOTHE ¦ Autres informations en pages B 7 et B 8 A 2 I, E I) E V 0 I R , I- E M A R I) I 2 7 AO Û T I !) !) (i LES ACTUALITES Étiquetage en français Une exception pour la pâque juive CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR Le Congrès juif canadien est parvenu à une entente avec l’Office de la langue française au sujet de la langue d’étiquetage des produits casher vendus durant la pâque juive, ainsi que durant les 40 jours qui la précèdent et les 20 jours qui la suivent Dans le cadre de cette entente, l’Office de la protection de la langue française reconnaît que certains produits casher tombent sous le coup d’une exception du règlement sur la langue du commerce et des affaires visant les produits introuvables au Québec et à l’utilisation peu répandue.Cette excep-.fion se limite seulement aux produits .'jptilisés durant la pâque juive.En effet, j"dans un communiqué, l’Office de prospection de la langue française a précisé i .que «pendant le reste de l’année, l’éti-; quetage des produits casher devra se conformer aux exigences de la loi.[ ^’exemption prévue par le règlement ye s’applique qu’aux produits très peu .Répandus qui proviennent de l’exté-; fieur du Québec et pour lesquels il :.f p’existe pas de produits équivalents de ,i remplacement présentés en français au Québec».; t Le litige avait débuté au printemps dernier au moment où, juste avant la .i pâque juive, une directive de l’Office ; enjoignait à certains commerçants de 'i i- Ü i- les meilleurs vêtements de voyage et d’aventure au monde a t j| j o: s fl; -I ir J retirer des tablettes les produits casher étiquetés en anglais seulement.L’affaire avait déclenché les foudres de la communauté juive, qui se voyait ainsi privée de denrées essentielles à la célébration de la cérémonie religieuse.L’entente conclue le 21 août dernier prévoit également que le Congrès juif canadien de la région du Québec, avec les autorités rabbiniques et la Communauté sépharade, s’engagent à renseigner les producteurs locaux et les importateurs sur la portée de l’exemption.Hier, les représentants du Congrès juif canadien ont spécifié une fois de plus que la majorité des produits casher vendus sur le marché étaient conformes à la loi.Une faible minorité de ces mets ne sont produits qu’aux Etats-Unis, a rappelé Reisa Teitel-baum, présidente du Congrès juif canadien pour la région du Québec, et les producteurs ne considèrent pas le marché québécois comme étant suffisamment important pour justifier un empaquetage bilingue.La communauté juive du Québec compte environ 100 000 membres, celle du Canada compte 350 000 tandis que la communauté juive américaine compte près de six millions de membres.Au cours de cette négociation avec l’Office de la langue française, les représentants du Congrès juif canadien n’ont «pas cru bon» d’aborder la question de la vente de produits casher importés tout au long de l’année, pour reprendre les mots d’un de leurs porte-parole, David Sultan.Cette question pourrait cependant être abordée au cours de discussions futures avec l’Office.: .: >> i» Ils sont conçus pour vous procurer le confort, la facilité d’entretien, la durabilité et la sécurité, mais surtout une allure formidable.Nos « durs qui durent » ont des poches secrètes et des poches sécuritaires munies de fermoirs en Velcro ainsi que des instructions d’entretien qui ne vous laisseront jamais tomber alors « Faites-leur la vie dure ! » Ti lley Endurables 158, ave.Laurier ouest 272-7791 TÉLÉPHONEZ POUR OBTENIR GRATUITEMENT UN CATALOGUE DE COMMANDE POSTALE y 1-800-465-4249 ÉTAPES D’APPRENTISSAGE DU FRANÇAIS Secondaire 1, secondaire 2 et secondaire 3 Ninon Carmant Le cahier de l’élève Étapes d’apprentissage du français propose une répartition simple du programme de français et se veut avant tout un outil pédagogique pratique.Principalement axé sur l’écrit, le cours articule toutes les acquisitions de connaissances de base autour d’un texte choisi parmi les cinq types au programme.Ainsi, chaque cours présente une facette différente de la matière.LIDEC inc.4350, avenue de l'Hôtel-de-Ville Montréal (Québec) H2W 2H5 Téléphone: (514) 843-5991 Télécopieur: (514) 843-5252 Jouissez du plaisir de la perfection.Un 1910, Rolex a fabriqué une montre si petite qu elle pouvait être portée au poignet.Portant une attention rigoureuse à chaque détail.Rolex a forgé une norme de qualité et d excellence.Aujourd hui, la précision détaillée de chaque montre Rolex continue d’inspirer le plaisir de la perfection.W ROLEX mm "S w «V a e *—- OYSTER pan n \i a >v >\n OYSIIR PERPETUAI DATEJCST bus sommes tiers d'être votre bijoutier agréé Rolex.//ui.o uterie Gàmbard Vente et service technique 630-A Cathcart Montréal Centre-Ville 866-3876 Commission d’enquête sur le sang contaminé Monique Bégin n’aura pas d’imitateurs Pierre Marc Johnson et Marc-Yvan Côté n’accepteront pas de blâme ISABELLE PARÉ LE DEVOIR Des ex-ministres québécois de la Santé n’ont pas l’intention de porter la responsabilité des blâmes qu’émettra le juge Horace Krever dans son rapport sur le sang contaminé, comme entend le faire l’ex-mi-nistre fédérale de la Santé, Monique Bégin, en invoquant l’imputabilité de sa fonction ministérielle.Interrogé sur la sortie remarquée faite la semaine dernière par l’ex-mi-nistre de la Santé fédérale, Mme Bégin, Pierre Marc Johnson, qui fut ministre des Affaire sociales à la même époque (1980 à 1984), dit s’étonner de la «candeur tardive» de sa collègue.«Mme Bégin a des candeurs que je trouve politiciennes.Ça lui res- semble.Si Mme Bégin veut exprimer ce qu’elle veut, ça la regarde.Moi, je n’ai pas l’intention de me transformer en gérant d’estrades», a déclaré Tex-ministre, qui travaille aujourd’hui dans un cabinet d’avocats.La semaine dernière, un quotidien de Toronto dévoilait l’existence d’une lettre envoyée au juge Horace Krever par Mme Bégin, où cette dernière se dit fin prête à se soustraire de la protection offerte aux élus en mai par la Cour fédérale, et à encaisser un blâme éventuel de la commission d’enquête sur le scandale du sang contaminé.En vertu de ce jugement, le commissaire Krever ne pourra en effet critiquer nommément que 17 hauts fonctionnaires fédéraux et des responsables de la Société canadienne de la Croix-Rouge, mais aucun ministre.Si des fonctionnaires et des sous-ministres sous sa responsabilité doivent être blâmés, Mme Bégin ne voit pas pourquoi elle devrait échapper aux critiques du juge Krever.Et cela en vertu du principe de la «responsabilité ministérielle» qui «constitue la pierre angulaire de notre système de gouvernement», écrit-elle à la commission.Sa position a réjoui les groupes de victimes du sang contaminé, qui ont toujours déploré que les politiciens n’aient pas à rendre compte des décisions politiques qui ont entraîné la contamination de dizaines de milliers de Canadiens.Si Pierre Marc Johnson désapprouve les élans de Mme Bégin, Marc-Yvan Côté, qui fut titulaire de la Santé de 1989 à 1993 dans le gouvernement Bourassa, juge sa collègue fort courageuse.«C’est un ges- Une hormone pour faire échec au sang contaminé Un nouveau produit permet de limiter les transfusions sanguines ISABELLE PARE LE DEVOIR Un nouveau produit, vanté par le juge Horace Krever lui-même, dans un rapport préliminaire sur le scandale du sang contaminé, vient d’être approuvé par Santé Canada pour limiter le nombre d’unités de sang transfusées lors de chirurgies.Utilisé depuis 1989 pour traiter des personnes souffrant d’anémie, du sida, du cancer ou d’insuffisance rénale, un produit appelé époétine, capable de stimuler la production d’hémoglobine dans le sang, pourra maintenant être utilisé pour minimiser les transfusions sanguines lors de chirurgies entraînant d’importantes pertes de sang.Administrée en plusieurs séquences au patient, de trois à quatre semaines avant l’opération, cette substance, qui reproduit une hormone naturelle sécrétée par les reins, permet d’accroître graduellement le nombre de globules rouges dans le système, permettant ainsi d’éviter au patient une chute importante du taux d’hémoglobine après la chirurgie.De cette façon, on peut éviter de recourir aux transfusions traditionnelles, ou en limiter grandement l’usage.«Nous travaillons fort pour diminuer les risques de contamination par les transfusions de sang.L’époétine n’est pas une réponse unique, mais elle constitue un outil de plus dans tout notre arsenal», a fait valoir hier le Dr Jean-François Hardy, anesthésiste et responsable du programme de dons autologues à l’Institut de cardiologie de Montréal (ICM).Testée lors d’essais cliniques, l’époétine a jusqu’à maintenant été surtout utilisée pour faciliter l’auto-transfusion sanguine des patients.D’ailleurs, la compagnie qui fabrique ce produit, Ortho Biotech, mise surtout sur l’utilisation de l’époétine par des patients ayant recours à leurs propres unités de sang avant une opération majeure.Pour l’instant, la substance n’est utilisée que pour des chirurgies électives, considérées non urgentes, puisqu'elle met un certain temps à favoriser la production d’hémoglobine dans le corps.L’époétine, administrée par simple injection, serait très utile lors de chirurgies orthopédiques, comme celle de la hanche, ou l’hystérectoinie, où les patients peuvent perdre jusqu’au tiers de leur sang (3 à 4 unités de sang).Dans le cas d’un pontage coronarien, la perte de sang peut atteindre six unités de sang.Si elle avait existé au début des années 80, l’époétine aurait sûrement pu aider à réduire le nombre des victimes infectées lors de chirurgies.Mais à ce moment, nul n’en faisait usage lors de chirurgies.Sylvie Surprenant, infectée par l’hépatite C lors d’une opération en 1985, est venue dire hier comment cette innovation aurait pu changer le cours de EN BREF ?90 KILOS D’EXPLOSIFS : CARCAJOU ENQUÊTE (PC) — Parce que la guerre des motards semble vouloir reprendre dans la région de Montréal, les membres du groupe Carcajou, formé de policiers de la Sûreté du Québec, du Service de police de la Communauté urbaine de Montréal et de la Gendarmerie royale du Canada, ont reçu le mandat de poursuivre l’enquête sur la découverte d’une importante quantité d’explosifs, en fin de semaine, à Verdun.Plus de 90 kilos d’explosifs, une minuterie et des fils ont été trouvés dans une camionnette maquillée aux couleurs d’Hydro-Québec.Selon la police, le véhicule avait été abandonné non loin du local de la bande de motards Rock Machine.Des armes à feu et des vestes pare-balles ont également été trouvées dans une autre camionnette qui avait été la proie des flammes non loin de là.Affaire Matticks Des policiers contestent les méthodes du juge Bonin Grand solde d’été au ^lulo 402-HOMMe* 50% et plus Costumes 100% laine ou 100% lin rég.895 $ Solde 395 $ Vestes en lin ou pure laine rég.495 $ Solde 250 $ Pantalons d’été rég.250 $ Solde 95 $ Vêtements importés d'Italie et griffés.A.votre service depuis 15 ans 1118, rue Sainte-Catherine O., Suite 200, Montréal (Québec) H3B 1H5 té/.; 861-3636 Du lundi au vendredi de 9h30 à 18h Samedi de 10h à 16h Tous les soirs après 18h sur rendez-vous seulement LE DEVOIR inspecteur-chef Bernard Arse-f nault de la Sûreté du Québec et les inspecteurs Louis Boudreault et Hilaire Isabelle, également de la SQ, ont déposé une requête en révision judiciaire dans l’Affaire Matticks et ils contestent «les méthodes d’un commissaire-enquêteur nommé par le gouvernement du Québec le 12 juin 1996 pour faire une enquête sur la Sûreté du Québec».L’intimé est le juge Jean-Pierre Bonin nommé commissaire-enquêteur par le ministre de la Sécurité publique et procureur général du Québec, Robert Perreault.L’avocat Jean Keable de la société Desjardins Du-charme a été choisi par les inspecteurs en question et il a déposé la requête en cette Cour vendredi dernier.L’avocat Keable mentionne dans le préambule de sa requête que «les origines particulières de cette enquête révèlent des allégations troublantes touchant la crédibilité de la Sûreté du Québec, celle de ses membres et celle de l’administration de la justice».Ces allégations auraient été formulées à la suite de l’avortement du procès du clan Matticks en juin 1995 ainsi qu’à «l’occasion du déroulement de l’enquête interne ordonnée par le di- MONTREAI.c'est toi m ville ! Etude publique Vous êtes invités à participer à la prochaine assemblée de la commission.Date : Le mardi 3 septembre, le mercredi 4 septembre et le jeudi 5 septembre 1996 Lieu : 275, rue Notre-Dame Est Hôtel de ville, salle du conseil Heure : 19 h Lors de cette assemblée, vous pourrez : • obtenir des renseignements sur les projets de règlement inscrits à l'ordre du jour; • poser des questions et exprimer votre opinion sur ces projets.La commission recevra vos commentaires et formulera des recommandations au comité exécutif.L'ordra du jour comprend las projets de réglement suivants, soumis par le comité exécutif : Séance du 3 septembre - Autorisation de construire et d’occuper un poste d’essence avec services d'appoint (dépanneur, restaurant et guichet bancaire automatique) au coin nord-est du boulevard de l'Acadie et de la rue Sauvé (district électoral de l’Acadie).- Autorisation d’aménager un centre de tri et de récupération de matières recyclables (Éco-centre Poincaré) sur le côté sud du boulevard Henri-Bourassa, à l'est de l’avenue de Bois-de-Boulogne (district électoral de l'Acadie).- Autorisation d'occuper, à des fins de bienfaisance et d'assistance aux personnes ayant besoin d'aide, le rez-de-chaussée du bâtiment portant les numéros 9284-9286, rue Berri, situé au sud de la rue Chabanel (district électoral de Saint-Sulpice).Séance du 4 septembre - Autorisation de construire et d'occuper un complexe funéraire le long du chemin de la Côte-des-Neiges, face à l'avenue Forest Hill, et de démolir le bâtiment portant les numéros 4501-4525.chemin de la Côte-des-Neiges (district électoral de Côte-des-Neiges) • Autorisation d'agrandir un bâtiment faisant face au Stade Molson de l’Université McGill et situé au nord de l’avenue des Pins, à l’est de la rue University, et de l’occuper à des fins de centre de recherches médicales (district électoral de Peter McGill).• Autorisation d’occuper aux fins d'un centre d'hébergement et de soins médicaux pour 10 personnes, le bâtiment situé au 3702, rue Sainte-Famille, au sud de l'avenue des Pins (district électoral de Jeanne-Mance).Séance du 5 septembre - Autorisation de démolir et de reconstruire le poste d'essence situé au 4505, avenue du Parc, avec marquise et bâtiment commercial (dépanneur) à même l'ancien bâtiment portant les numéros 289 et 291, avenue du Mont-Royal (district électoral du Mile-End).• Autorisation relative à l'occupation du bâtiment portant les numéros 2015-2017-2019, rue Frontenac, par un cabaret-bar déplacé de l'étage supérieur au rez-de-chaussée, et par un centre de soins personnels aux deux étages supérieurs (district électoral de Sainte-Marie).- Modification au règlement d'urbanisme visant i permettre des usages commerciaux de la catégorie C.1(1)A (commerces et services répondant à des besoins courants en secteur résidentiel) sur la portion de la rue de Bienville comprise entre la rue Saint-Denis et la rue Resther (districts électoraux de Laurier et du Plateau Mont-Royal) - Autorisation d'occuper le rez-de-chaussée du bâtiment situé au 1251, rue Rachel Est par un restaurant sans cuisson (50 mètres carrés maximum), une boutique pour cyclistes, une librairie spécialisée, une halte cycliste (toilette, abreuvoir, accueil et information) et des bureaux et, les 2 étages supérieurs par des bureaux, des salles de réunion et des espaces de service, le tout aux fins de la Maison des cyclistes (district électoral du Plateau Mont-Royal).Renieignementi sur les dossiers et sur les prochaines assemblées : Service des relations avec les citoyens 1301, rue Sherbrooke Est Edifice Lafontaine 872-8265 Le greffier, Léon Laberge te qui prouve son sens des responsabilités», a commenté M.Côté.Malgré tout, ce dernier croit que l’erreur du juge Krever a été de mettre tous les ex-ministres dans le même panier, leur adressant à tous des avis de blâme potentiel.«Il y a tout de même des différences importantes à faire.Quand je suis arrivé au ministère en 1989, nous en étions à assumer les conséquences des gestes des années 1980 en formulant des programmes d’indemnisation pour les victimes», a-t-il dit.Ce ne sont pas moins de 31 ex-ministres provinciaux et fédéraux de la fin des années 1970 au début des années 90 qui sont maintenant protégés de tout blâme en raison d’un'ju-gement rendu en mai par la Cour fédérale, limitant les pouvoirs de la commission Krever.sa vie.«À l’époque où ça s’est passé, je n’ai pas eu le choix d’un don autologue.On devait me donner la vie, mais on m’a transmis une maladie mortelle.C’est un nouveau choix qui s’offre aujourd’hui aux patients», a-t-elle insisté.Plus chanceux, François Serra, un mécanicien, qui a reporté in extremis une opération pour un remplacement de valve par crainte de subir une transfusion de sang, pourra bientôt subir sa chirurgie la paix dans l’âme à l’Institut de cardiologie de Montréal.Seul hic, le produit coûte de 1600 à 2600 $ selon la taille des individus et n’est pas encore intégré à la liste des médicaments couverts par l’assuran-ce-maladie, sauf pour traiter l’anémie ou l’insuffisance rénale.Mais Québec pourrait réviser son tir dans la foulée de cette nouvelle approbation, a indiqué hier le Dr Alain Raoult, vice-président des affaires scientifiques chez Ortho Biotech.recteur général de la Sûreté le 6 juillet 1995 et confiée aux requérants».En outre, le déroulement d’un procès impliquant quatre membres de la Sûreté du Québec en 1996 a soulevé plusieurs questions sur le comportement de membres de la Sûreté du Québec.Mais, «les méthodes d’enquête retenues par le commissaire-enquêteur sont inadéquates» et brimeraient les droits des requérants garantis par la Charte des droits et libertés de la personne.Or, «les requérants exigent de participer pleinement aux travaux de l’enquête, de pouvoir interroger les témoins rencontrés par le commissaire-enquêteur et d’obtenir les éléments de preuve portés à sa connaissance».Ils estiment en outre que le commissaire-enquêteur n’offre pas les garanties nécessaires d’indépendance et d’impartialité «en raison des influences exercées par le ministre de la Sécurité publique et le directeur général de la Sûreté du Québec».Bref, les requérants demandent à la Cour supérieure du Québec que l’enquête se déroule en public «selon des règles qui assurent la plus haute qualité d’indépendance, d’impartialité et de justice».4 I.E I) E V 0 I H , L E M A R I) I 2 7 A 0 II T I !) !) (i LE MONTREAL A 3 ROGER ROY Horloger bijoutier 935, La Gauchetière Ouest Montréal H3B 2M9 Siège social du CN tél.: (514) 861-4489 •Ot’s bondes il oreilles à faire rêver• Première journée de Passurance-médicaments Vieux-Port Ruée sur le téléphone Plus de 6000 personnes ont tenté de joindre la Régie de la Santé; 3500 seulement y sont parvenues MARIE-ANDRÉE CHOUINARD LE DEVOIR Les lignes téléphoniques ont littéralement surchauffé hier à la Régie de l’assurance-maladie du Québec alors que plus de 6000 personnes, principalement de la région métropolitaine où les appels ont déferlé, ont tenté de s’inscrire au régime public d’assurance-médicaments, faisant vivre aux responsables de cette campagne d’inscription des débuts fulgurants.Le 1-888-435-7999 a été composé à moult reprises au cours de cette tou-té première journée d’inscription, particulièrement par des habitants des grandes régions de Montréal et de la Montérégie qui avaient été invités à s’inscrire dès le 26 août et jusqu’au 13 décembre.«Nous avions mal fait nos devoirs parce que nous avons omis de spécifier que ces deux vastes régions — le bassin de population le plus important — doivent être subdivisées en secteurs afin de faciliter la démarche», a expliqué Marc Saint-Pierre, de la Régie de l’assurance-maladie du Québec (RAMQ).Dès aujourd’hui, la population de ces régions connaîtra les nouveaux calendriers à respecter selon le secteur — est, nord, sud, centre ou ouest — que l’on occupe.La RAMQ calcule que plus de 6000 personnes ont tenté d’obtenir la ligne hier, seules 3500 d’entre elles ayant réussi à entrer en contact avec le personnel spécialement formé pour cette campagne.«Nous nous attendions à être quelque peu débordés en début de semaine mais l’activité d’hier a dépassé nos prévisions», poursuit M.Saint-Pierre.La période de formation n’étant pas complètement terminée pour l’en- semble des 150 téléphonistes embauchées pour l’inscription, une centaine seulement répondaient aux appels hier ce qui explique sans doute en partie les raisons de l’engorgement.Pendant ce temps à Montréal, le désormais célèbre regroupement de personnes âgées et assistées sociales reprenait le flambeau et annonçait une suite à la bataille amorcée cet été par une série de manifestations colorées.Le regroupement, qui affirme parler au nom d’une centaine d’organismes tous reliés de près ou de loin à la clientèle aînée et assistée sociale, exige à nouveau une rencontre avec le premier ministre Lucien Bouchard et son acolyte de la Santé et des Services sociaux, Jean Rochon, afin de discuter de l’ensemble de leurs revendications.«Nous demandons sensiblement la même chose mais nos moyens d’action sont différents, a expliqué Liliane Lecompte, présidente de l’Association québécoise de défense des droits des retraités (AQDR).Nous songeons désormais à des comités de vigilance et de campagnes d’information.» Le regroupement, qui estime que de nombreuses personnes ont dû cesser la prise de médicaments essentiels depuis la mise en vigueur, le 1er août dernier, du régime d’assurance-médicaments pour les personnes âgées et assistées sociales, demande notamment le «retrait immédiat de cette loi pour ceux et celles qui en sont victimes».«Nous avons mis le train en marche et espérons que d’autres organismes emboîteront le pas, poursuit Mme Lecompte.Tous les gens qui seront mis à contribution dès janvier prochain sont loin de comprendre toute la portée de la loi.» i PHOTO JACQUES GRENIER IM Le député André Boulerice, représentant la circonscription électorale de Montréal Sainte-Marie à l’Assemblée nationale, a fait un tour de vélo hier avec le député d’Outremont à la Chambre des communes, Martin Cauchon.Le député fédéral s’était habillé pour l’occasion mais le député de l’Assemblée nationale a tout au plus ouvert son col de chemise et retroussé ses manches.Ils ont laissé leur «vélotaxi» à l’hôtel de ville de Montréal.Découvrir le Montréal culturel à bicyclette LE DEVOIR La Ville de Montréal lance Vélo Culture qui permettra aux visiteurs de partir à vélo à la découverte du Montréal culturel.«Nous voulons intégrer de façon encore plus importante les voies cyclables à la vie montréalaise en rendant encore plus accessible le vélo», a déclaré hier Pierre-Yves Melançon du Comité exécutif de la Ville de Montréal.L’administration municipale prévoit doubler au cours des trois prochaines années les 120 kilomètres de voies cyclables.Le réseau cyclable montréalais requiert un investissement de cinq millions dont un million a déjà été engagé.En ajoutant 1 $ au prix habituel de la location d’un vélo, il sera désormais possible pour les visiteurs, les touristes et les Montréalais de bénéficier de rabais pouvant atteindre 50 % sur le prix normal d’entrée d’une vingtaine d’établissements culturels du Vieux-Port, du Vieux-Montréal, du Pôle des Rapides, du plateau Mont-Royal et du quartier Hoche-laga-Maisonneuve.Vélo Culture conjugue un réseau cyclable urbain de 150 kilomètres, le plus important du continent, et une richesse culturelle qui fait de Montréal un lieu unique en Amérique du Nord.L’idée du projet est née du constat que la plupart des établissements culturels sont situés dans des quartiers reliés entre eux par des voies cyclables.Vélo Culture débute dès maintenant et sera offert jusqu’au 31 octobre auprès de quatre compagnies de location de bicyclettes, soit Vélo-Aventure dans le Vieux-Port, Sportmanie à LaSalle, Cycle Pop dans le plateau Mont-Royal et SOS Vélo dans Hochelaga-Maisonneuve.Vélo Culture est une initiative conjointe de Vélo Québec et du Groupe Culture et Ville de l’Institut national de la recherche scientifique.Gestion des déchets La «guerre des cannettes» refait surface LOUIS-GILLES FRANCOEUR LE DEVOIR Les choix stratégiques opposés en matière de gestion des déchets, à l’origine de la «guerre des canettes» ; au milieu des années 80, ont refait surface hier devant la commission du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE), qui amorçait à Montréal la dernière phase de ; l’importante audience générique sur la gestion des «matières résiduelles».Mais au vieil enjeu du tri local de l’ensemble des matières recyclables contre des consignes créant des systèmes de collectes spécialisées pour différents produits, s’ajoutent deux nouveaux enjeux qui divisent aussi les groupes écologistes et communautaires, les gestionnaires publics et le secteur privé.En effet, au moment où un organisme public comme Recyc-Québec appuie le projet gouvernemental de régionaliser la gestion des déchets en s’appuyant sur une société d’Etat bien dotée, les embouteilleurs de boissons gazeuses préconisent l’abolition «progressive» des consignes au profit d’un tri local.Pour sa part, l’Association des industries forestières du Québec (AIFQ) craint certaines facettes de la régionalisation de la gestion des déchets, notamment d’éventuelles entraves à la circulation des matières résiduelles entre les régions.L’AIFQ craint aussi l’arrivée qu’une agence provinciale n’intervienne dans leur mise en marché.un contrôle que les papetières ne veulent pas abandonner.L’Alliance des manufacturiers et des exportateurs du Québec (AMEQ) va plus loin et soutient que les audits environnementaux et les plans de réduction des déchets envisagés pour les entreprises constituent des interventions «de nature interne et qu’il n’est pas du rôle du gouvernement d’évaluer ou de réglementer les instruments de gestion des entreprises».L’AMEQ voudrait que Québec s’en tienne à moderniser les normes d’enfouissement, quitte à exiger l’encapsulation des déchets dans des membranes étanches.De son côté, le président de Recyc-Québec, Albert Leblanc, a incité les commissaires à stimuler la cadence et à mettre fin au laisser-faire actuel.«Nous devrons agir rapidement puisque nous n’avons que le quart du chemin de parcouru et ce, après les deux tiers du temps écoulé», a-t-il dit.Il a ajouté qu’une «combinaison sans précédent de volonté gouvernementale, d’investissements publics et privés et de concertation régionale seront nécessaires pour y parvenir.Peut-être faudra-t-il même envisager des mesures plus rigoureuses, comme par exemple, l’interdiction légale d'éliminer certaines matières».M.Leblanc visait les produits domestiques dangereux ou certaines matières recyclables, dont la récupération serait jugée d’intérêt public et environnemental.Le Québec s’est fixé comme objectif de réduire de 50 % le volume de ses déchets d’ici l’an 2000.Les Qué- bécois comme les Canadiens viennent au second rang, derrière les Américains, pour la production de déchets: globalement, chaque Québécois en produit une tonne par an.Le papier constitue 31 % du total mais l’industrie forestière soutient en récupérer déjà elle-même plus de la moitié.Ses membres continuent néanmoins d’importer deux fois plus de fibres de papier qu’ils n’en récoltent ici, ce qui augmente l’élimination au Québec des déchets de désencrage.Les matériaux secs, qui forment 24 % du total, ne sont pas réutilisés.En 1994, le Québec récupérait 27 % des déchets domestiques, industriels, commerciaux et institutionnels générés sur son territoire.Plus de la moitié, soit 53 % du tonnage récupéré est constitué de métaux, exception faite des résidus de carcasses d’automobile.Recyc-Québec appuie le projet gouvernemental de le fusionner avec Collecte Sélective Québec, son concurrent historique, créé pour faire échec aux consignes.Favorable à la régionalisation moyennant une' certaine souplesse, Recyc-Québec préconise l’élargissement de la consigne aux pneus et aux bouteilles de vin (25 cents) et de doubler l’actuelle consigne sur les boissons (de 5 à 10 cents) pour financer davantage l’implantation d’instruments régionaux de tri et de récupération.Recyc-Québec propose de financer les nouveaux programmes et infrastructures en imposant des droits environnementaux aux produits récupérables mais non consignés, une cotisation pour les secteurs indus- triels qui génèrent des déchets inutiles, et enfin une taxe générale de 5 $ par tonne de déchets enfouis, question de décourager le recours trop facile à l’enfouissement MARITIME AVIS DE DIVIDENDE Le conseil d'administration de La Maritime, compagnie d'assurance-vie a déclaré un dividende trimestriel par action égal à un quart de 72 % de la moyenne du taux préférentiel (tel qu'il est décrit dans les dispositions jointes aux actions privilégiées de premier rang de série A) en cours chaque jour pendant le trimestre se terminant le 1er septembre 1996.multiplié par 25 $.Ce dividende sera versé le 30 septembre 1996 aux actionnaires inscrits à la clôture des registres le 1er septembre 1996.La Secrétaire générale Heather M.Hannon, LL.B.Halifax (Nouvelle-Écosse) Le 21 août 1996 Disparition subite de l’ancien entrepôt frigorifique Les dynamiteurs ont abattu le squelette de béton hier soir BRIAN MYLES LE DEVOIR L> entrepôt frigorifique du Vieux-i Port a croulé sous la puissance de la dynamite, hier à 19h30, mettant brutalement fin à des mois, sinon des années de débats sur la vocation à attribuer à ce squelettique édifice.La Ville de Montréal a annoncé la démolition du vétuste bâtiment, hier en fin d’après-midi, dans un laconique communiqué traitant en tout premier lieu de la fermeture temporaire des rues Saint-Antoine, Viger, Montcalm et une section de l’autoroute Ville-Marie «afin de procéder au dynamitage de l’ancien entrepôt frigorifique».Déjà vers 18h, des curieux affluaient pour assister au «spectacle».Panzini Entreprises de Construction était chargé de faire crouler l’ancien entrepôt frigorifique.Le président de la firme, François Panzini, avait indiqué récemment que le dynamitage de l’édifice nécessiterait environ 1000 à 1600 livres de dynamite.Pour Dinu Bumbaru, porte-parole d’Héritage Montréal, il s’agit là d’une «démolition politique».«Quand on n’arrive pas à faire avancer les choses, on fait un geste d’éclat, déplore-t-il.Ça va créer un terrain vague de plus.» Malgré sa déception, M.Bumbaru reconnaît que l’ancien entrepôt frigorifique, situé à l’intersection des rues Amherst et Saint-Antoine, n’avait aucune valeur architecturale, ni même historique.La conservation de la structure de béton massive de dix étages représentait par contre «un défi pour l’imagination».Dinu Bumbaru y voyait déjà un stationnement sur plusieurs paliers, à deux pas du centre-ville, ou encore un complexe récréatif avec activités s’harmonisant au caractère marginal de l’ancien entrepôt.L’édifice, aujourd’hui redevenu poussière, appartient à l’Assuran-ce-vie Desjardins-Laurentienne.Le terrain de 135 000 pieds carrés sera remis en état, avant d’être cédé à la Ville de Montréal à un coût estimé d’environ deux millions de dollars.La Ville compte y établir des logements résidentiels dans le cadre du projet Faubourg Québec et prolonger certaines rues.Fait à souligner, l’entrepôt est situé à deux pas d’un pâté de maisons résidentielles et d’un immeuble historique, la Maison des Voltigeurs, érigée en 1840.Des «membranes géotextiles» devaient être mises en place par Panzini pour protéger cet immeuble de valeur et quelques résidences du quartier.La dernière œuvre de dynamitage majeure à Montréal avait eu lieu en 1988, alors que la Ville avait couché les deux imposantes cheminées de la carrière Miron.Des milliers des personnes avaient assisté au spectacle de destruction.Voulant éviter la répétition de tels événements, la firme Panzini s’est drapée dans le mystère au cours des dernières semaines, affirmant qu’elle prévoyait démolir le colosse de béton à l’automne seulement.La dernière œuvre de dynamitage majeure avait eu lieu en 1988, lorsqu’étaient tombées les deux cheminées de la carrière Miron (l/lTEEfrï] InfiELiü de fti&titH réinventée M.Sc.LE HAUT SAVOIR EN GESTION Maîtrise ès sciences de la gestion Spécialisations • Économie appliquée • Finance • Gestion des opérations et de la production • Gestion internationale • Gestion des ressources humaines • Management • Marketing • Modélisation et décision • Systèmes d’information Admission Trimestre d’hiver: 15 septembre Trimestre d’automne : 15 mars 45 crédits Temps complet ou partiel (de jour seulement) Pour information : École des Hautes Études Commerciales 3000, ch.de la Côte-Sainte-Catherine Montréal (Québec) H3T 2A7 (514) 340-6151 Registraire.info@hec.ca http://www.hec.ca A1C ; 1 \ 4 I.H I) E V 0 1».I.K M .\ I! I) I 27 A 0 Û T I !) !) (i -• LE POLITIQUE Le désastre du Saguenay Bouchard rejette Pidée d’une commission d’enquête : ¦T/J » {! > • 8 G UNE OFFRE BLINDÉE* * o O JETTA GL 1996 LOCATION 2 ANS Être blindé contre les tracas, ça vous intéresse?Le programme Protection blindée comprend : • l'entretien gratuit (même les changements d'huile)** ; • une garantie pare-chocs à pare-chocs** ; • l'assistance routière 24 heures par jour** ; • la valeur de rachat garantie.Ça vous laisse deux ans pour jouir pleinement et en toute sérénité du plaisir de conduire votre Jetta.Vous verrez, le temps passe vite en si bonne compagnie.Coussins gonflables côtés conducteur et passager • climatiseur • système d'alarme et verrouillage central • radio AM/FM cassette • rétroviseurs télécommandés • direction assistée • transmission manuelle 5 vitesses • moteur 2,0 litres, 115 ch.La mensualité ne s'applique qu'au modèle neuf Jetta GL 1996 à essence, groupe d'option Q.41, pour une location de 24 mois.D'autres termes sont aussi offerts.Versement initial de 1 500 S ou échange équivalent ainsi qu'un dépôt de 350 S requis au moment de la transaction.Le transport est inclus.Préparation en sus.Limite de 40 000 kilomètres.Frais de 10 C le kilomètre additionnel.Sous réserve de l'approbation de crédit VCI.L'offre est valide pour une période limitée.Frais d'immatriculation, assurance et taxes en sus.’ Entretien gratuit pendant 2 ans ou 40 000 km.Certaines restrictions s'appliquent.Voir les concessionnaires participants pour tous les détails.Le modèle offert peut différer du modèle présenté.L'offre ne s'applique qu'aux particuliers pour un véhicule à usage personnel et non commercial.®S b G "31 G LES CONCESSIONNAIRES VOLKSWAGEN ILE DE MONTREAL Auto Stresse 5905.ROUTE TRANSCANAOlENf ST-LAURENT 748 6961 Automobiles Aufohaus 1855.AV DOLLARD, LASAUE 364-2753 Automobiles G.M.F.0.BOUl ST-CHARLES.KIRKL 694-1378 Centre-Ville Volkswagen 324.RUE PEEL.MONTREAL 846-1717 Automobiles Popular 5441.RUE ST HUBERT.MONTREAL 274-5471 Automobiles Rimar Automobiles Stolz Campbell & Cameron 4050.AV VERDUN.VERDUN 762-9777 Nordest Volkswagen 10395.BOUL ptE fX.MONTREAL 325-3422 RIVE-SUD Antilles Automobiles 649.CHEMIN LAROCQUE Automobiles B.Duval St-Hyocinthe Volkswagen Automobiles Niquet Automobiles So bric Chambly Automobiles 3334.BOUL TASCHEREAU GREENFIELD PARK 671-7238 Chàteauguay Volkswagen 20.BOUL INDUSTRIEL 698 2261 Marcel Synnott Automobiles Park Avenue Volkswagen Haut-Richelieu Volkswagen RIVE-NORD Automobiles André Rhrest Automobiles E.Louzon Automobiles Lafontaine 2031.BOUL LABELLE, ST-JÉRÔME 438 4101 Automobiles Le Passant 125, RUE PRINCIPALE LACHUTE 476 9966 Arbour Automobiles 700.BOUL DES LAURE NT IDE S LAVAL Butz Automobiles 421.BOUL SAUVE Joliette Volkswagen Volkswagen Mascouche JL- c «EL, Réuni avec ses ministres à Vaudreuil, il a demandé aux Saguenéens de se montrer patients î ; PHOTO JACQUES NADEAU La ministre de la Culture et des Communications et ministre responsable de la Charte de la langue française, Louise Beaudoin, en pleine discussion avec son collègue Jacques Brassard, ministre des Transports et ministre des Affaires intergouvemementales canadiennes.Les membres du cabinet Bouchard sont réunis pour une retraite de deux jours à Vaudreuil.LIA LÉVESQUE PRESSE CANADIENNE Vaudreuil — Le premier ministre Lucien Bouchard demande à la population saguenéenne et au regroupement écologiste qui revendiquent une véritable commission d’enquête sur les inondations de juillet de faire preuve de patience et de confiance.Les ministres du gouvernement Bouchard sont réunis pour une retraite fermée de deux jours à Vaudreuil.Ils y planifient la session politique de l’automne, tracent un bilan des sept premiers mois d’exercice du gouvernement en place, en plus d’aborder les différents sujets d’actualité.Au lendemain du téléthon De concert avec le Saguenay qui visait à recueillir des fonds pour venir en aide aux sinistrés, la question de la gestion des barrages était encore sur toutes les lèvres hier.Une pétition a d’ailleurs été lancée visant à obtenir une véritable commission d’enquête, avec pleins pouvoirs juridiques, sur cette question.Mais M.Bouchard continue de faire confiance à la Commission scientifique et technique qu’il a instituée pour étudier la gestion des barrages, et qui est présidée par l’ingénieur Roger Nicolet.«Laissons [l’occasion] à la commission qui a été créée de faire ses preuves.Nous avons affecté des gens très compétents, capables de faire preuve de la rigueur qui est requise», commentait M.Bouchard, à son entrée à la réunion du conseil des ministres.Il laisse entendre qu’une commission d’enquête publique entraînerait des délais supplémentaires, imposant un processus lourd et nécessitant une batterie d’avocats.M.Bouchard invite donc les Saguenéens inquiets et le Regroupement des Conseils régionaux de l’environnement à faire preuve d’«un peu de patience» à ce sujet.«Ce dont nous avons besoin, c’est que les gens qui connaissent bien le domaine, qui ont l’esprit ouvert et qui veulent faire la lumière, aient tous les moyens de le faire.» Le premier ministre s’attend à une «transparence totale» de la commission Nicolet «Les choses seront rendues publiques.Les gens pourront juger à l’usage.Si la commission devait montrer qu’elle n’est pas capable de mettre la main sur les faits, il sera toujours le moment de réévaluer», a-t-il conclu.Emploi À l’occasion de ce conseil des ministres de deux jours, à Vaudreuil, il sera également question d’emploi.M.Bouchard continue de faire confiance à la Commission scientifique et technique qu’il a instituée pour étudier la gestion des barrages Le premier ministre a redit son inquiétude devant les chiffres rendus publics récemment par Statistique Canada.«Je ne sous-estime pas, je ne minimise pas la signification des derniers rapports statistiques.Je trouve ça très alarmant.Ça me préoccupe profondément.C’est ma priorité: relever l’emploi, faire en sorte que l’économie redécolle.» Le vice-premier ministre et ministre à l’Economie et aux Finances, M.Bernard Landry, a répété quant à lui ses réserves relatives aux calculs faits par l’organisme fédéral.M.Landry réitère le fait que ni l’impôt sur le revenu du Québec ni les cotisations à la CSST ne confirment, selon lui, cette baisse importante de l’emploi.Statistique Canada rapportait une baisse de 76 000 emplois pendant les mois de juin et juillet derniers au Québec.Il admet cependant qu’il serait «encore plus perturbé sur le plan scientifique» si le même phénomène se reproduisait pour un troisième mois consécutif.«Si ça arrivait, ce serait la première fois que trois mois de suite il y ait un décrochage d’emplois spectaculaire, sans que ça soit une récession.» Car l’économie du Québec, celle du Canada, et même celle de l’Amérique du Nord ne sont pas, officiellement, en période de récession.M.Landry ne comprend pas non plus qu’Ot-tawa y voit un lien avec la langue et la Constitution, puisque quatre provinces font encore moins bonne figure que le Québec au plan de l’emploi.Il attribue plutôt la baisse de l’emploi au mauvais temps, qui a affecté la restauration et l’hôtellerie, de même qu’aux compressions dans le secteur public.Langue Par ailleurs, la ministre responsable de l’application de la Charte de la langue française, Louise Beaudoin, a déploré le fait que le militant anglophone Howard Galganov refuse de se présenter à la commission parlementaire qui examinera l’énoncé de politique linguistique du gouvernement Bouchard.Elle a rappelé qu’entre 30 et 40 organismes viendront, dont Alliance Québec et le Parti égalité, qui défendent pourtant les intérêts des anglophones.Pour Mme Beaudoin, «il est clair que l’objectif de M.Galganov n’a rien à voir avec l’affichage, qui est une espèce de prétexte».Elle croit qu’il met plutôt en cause le principe même voulant que le français soit la langue officielle du Québec, ce qui date de la loi 22 du gouvernement Bourassa, en 1974.onnez une idée à A MONTREAL La Fondation du Devoir lance auprès de nos lecteurs un concours d’idées.M E# mm S sasmm*- Au pied de la rue Amherst, la ville de Montréal s’apprête à faire dynamiter les anciens entrepôts frigorifiques du port.Quelle vocation pourrait-on attribuer à cette structure pour la conserver?Votre réponse doit tenir sur une page 8 i/2 X 11 et nous parvenir au plus tard le lundi 16 septembre prochain.Elle sera évaluée par un jury d’experts, rassemblé par la Fondation.Photo: J.Grenier Les prix, d’une valeur de 1 500$, sont les suivants: 1erprix: Un week-end pour deux à Chicago, qui inclura les frais de transport et d’hébergement, ainsi que des billets pour la visite des principaux sites d’intérêt architectural dans la ville.2eme prix: Un §£&emble de publications traitant d’architecture, gracieü^té^p^ejj/re Canadien d’architecture.N.B.: Les gagnant(e)s devront répondre à une question d’ordre général pour mériter les prix.Faites parvenir vos suggestions à: La Fondation du Devoir 2050, rue De Bleury, 9e étage Montréal (Québec) H3A 3M9 v.X Le devoir D1C I.K I) !•: V OIK.I, K M AUDI 27 A O U T I !) !l II A 5 LE' LEMON!) E £.lilt, de la reserve collectiye.de sang + Groupe sanguin 0+ 9i
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.