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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1996-08-31, Collections de BAnQ.

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P; Mi* \ ' '" % Mf üf OJÇ CLICHÉ RÉPÉTÉ A ÉCLAIRAGE DIFFERENT.EN RAISON DU TEXTE IMPRIME SUR FOND GRIS OU DE COULEUR CONCOURS S’ADRESSANT AUX «Wlfff .pour leur apport original à l’exercice d'un métier d'art relié I la transformation du bois, du cuir, des textiles, des métaux, du vent, de la céramique, du papier ou de toute autre matière.VILLE DE MONTRÉAL - SMAQ LE PRIX COMPREND • une bourse de 3,000$ offerte au lauréat • un budget de 2,500$ pour l’organisation d’une exposition individuelle • l’acquisition, par la Ville de Montréal, d’oeuvres ou objets choisis parmi les créations des finalistes • une participation des finalistes à une exposition collective au Marché Bonsecours DATE LIMITE DESCRIPTION: 20 SEPTEMBRE 1996 À 17h L/niU L.LU11L- VI UIUVIUI 1 AVS11 • «V ÜÜ1 IlÜUl/lUi v 11 A111 MONTRcAL RENSEIGNDŒNT: GIAQ (514) 287*7555 ap ct}iis pour qui l’art contemporain se nomme Picasso, Pellan et Rio-pelle.Exposer d’un coup trente artistes, avec chacun une oeuvre ou deux, ne laisse pas nécessairement une impression prégnante dans l’esprit du grand public.Il arrive même que ce genre d’événement ait pour résultat de brouiller les pistes.D’autant plus que les artistes n’ont jamais beaucoup aimé les expositions à thèmes.Avec leurs œuvres souvent polysémiques, ils sont d’ailleurs les premiers à passer à côté de la thématique!» «Les arts visuels, poursuit le directeur, demandent un effort que le cinéma, le théâtre et la télévision ne requièrent pas.Visiter une exposition, ce n’est pas comme s’asseoir dans un siège pour se faire raconter une histoire.Si on veut que le public prenne goût aux artistes et à leurs œuvres, il faut leur en offrir la chance, en donnant, par VOIR PAGE B 2: CENT JOURS D1C VIGNEAULT La complexité de la vie CENT JOURS Une Sylvie Biocher réfléchie SUITE DE LA PAGE B 1 révolue l’époque où l’un de ses musiciens, qu’il n’ose nommer, s’était procuré une télévision miniature afin de regarder discrètement les matchs de hockey, sur scène, pendant les monologues.Ouf! Cette fois, il n’y a pas de fonctionnaires de la musique dans son équipe.Pour la première fois, ses accompagnateurs chanteront même avec lui.Rien n’est simple Le Vigneault nouveau s’affiche tout en nuances, plus conscient que jamais de la complexité de la vie.«J’entendais récemment Jacques God-bout raconter à quel point la simplification est pernicieuse.Je partage entièrement son avis.Quand on ramène tout à noir et à blatte, tout est faussé.Parce que la vie, c’est jamais du noir et blanc.Il y a du gris et diverses sortes de gris.Du gris foncé, du gris plus pâle, du blanc plus pâle, du blanc foncé.Rien n’est simple.Les grands simplificateurs sont des grands dictateurs.Prenez le Saguenay.Si on dit: JY a .trop mouillé, Dieu l'a voulu ainsi", on ne fait rien et on risque de subir un pareil déluge dans 20 ans.Mais si on admet la complexité des choses et qu’on se met à fouiller les causes, on a plus de chances d’éviter la répétition d’une pareille catastrophe.» - Vigneault a souvent été victime de notre propension collective à tout 'simplifier.On a dit de lui qu’il avait ‘«fui le Québec» en 1980, déçu de ses compatriotes, blessé par la défaite référendaire.Rien de plus faux.«Ce qu’on ne sait pas, c’est qu’après le référendum de 1980, il n’y a personne qui {voulait m’engager au Québec.Il y levait un ressac sérieux.La chanson {québécoise en a beaucoup souffert.En {1978-1979, j'avais fait une tournée ides collèges et universités pour y présenter des spectacles-conférences.J’en ’vivais fait une trentaine.J’ai tenté la {même chose après le référendum.Personne ne voulait de moi.J’en ai fait à peine 12, dont quatre en Ontario.Le monde étudiant, ou plutôt les dirigeants d’écoles, ne voulaient rien entendre du blablabla de Vigneault sur le pays.Alors je suis allé là où je pouvais gagner ma vie, là où l’on voulait de moi, en France.Je n’ai jamais claqué la porte et tourné le dos au Québec.» Le Vigneault nouveau poursuit toujours sa quête du pays.Mais il le fait avec une attitude d’ouverture et d’accueil, moins manichéenne.Pour nommer tous ceux qu’il ne nommait pas dans Les Gens de mon pays, il a écrit une nouvelle chanson qui résume bien son état d’esprit, Chacun porte son âge.«Cette chanson pour ceux que je n’ai pas nommés / Moi qui croyais nommer ton village et ta ville / Ceux qui s’en vont d’un pas que l’on dirait docile / En chemins fermés / Les derniers arrivés que je ne connais pas / Et que voici chez nous pour avoir fui les guerres (.) Chacun porte son âge / Sa pierre et ses outils / Pour bâtir son village / Sa ville et son pays.» Vigneault explique: «Je ne dis pas pour bâtir “mon” village.Je dis “son” village.Celui qui arrive ici, il est responsable de son avenir et du mien aussi.C’est-à-dire que je l’invite à bâtir “avec" moi et pas nécessairement “comme" moi.Si quelqu’un arrive chez vous pour détruire, vous allez lui dire de s’installer ailleurs.Mais s’il arrive ici avec l’intention de bâtir avec les matériaux qu’il y a ici — la langue française — il est le bienvenu chez vous.C’est pour devenir chez lui.Et si on a une opinion contraire de son voisin sur son propre devenir, on peut devenir pour lui un étranger.II n’a pas besoin de changer ni de couleur, ni de langue.» La compassion, le compromis: voilà des mots qui animent désormais le discours du poète.«Tout l’art est un compromis.La chanson est un compromis entre le poème et la musique.Même la musique pure est un compromis avec l’instrumentation, les arrangements, l’ambiance, la qualité des instruments.L’art, c’est une admission de la complexité de la vie.» En somme, plus Vigneault vieillit, plus il réalise la complexité des choses.C’est sans doute la raison pour laquelle il dure.11 n’a pas encore trouvé et c’est très bien ainsi.Plus l’entrevue durait, plus le charme de Vigneault opérait.Plus on s’éloignait de l’inévitable aspect promotionnel de ce genre de rencontres, plus il réfléchissait, à voix haute, sur divers sujets.Sur l’inconnu, par exemple, et sur l’humain en général.«L’inconnu, c’est fou ce que cela intéresse les hommes.C’est très dangereux d’aller sur Mars.Mais nous irons parce que l’inconnu nous attire.Sauf quand il est question de l’âme, de l’intérieur.Les humains ne sont pas curieux de leur intérieur.Les humains me font souvent penser à des gens qui auraient acheté une belle maison mais qui seraient toujours en pique-nique à l’extérieur, comme s’ils avaient peur d’y entrer.» Tiens, le voilà qui divague sur Internet.«C’est une extraordinaire bibliothèque.C’est merveilleux.Les Américains vont tout faire pour transformer cette bibliothèque en épicerie.C’est grossier.C’est dans leur nature.» Puis il se ravise.«Tout n’est pas si simple.Ce sont certains Américains, les plus riches, et non tous les Américains.» Au fait, paraît que l’autoroute électronique s’est rendue à Natash-quan bien avant l’autoroute tout court.Et puis le voilà qui peste contre la télévision: «La télé a pris la place du piano au salon.Cette une grande isoleuse.Elle éloigne les gens».Oui, mais quand elle sert à venir en aide aux sinistrés?Cela a duré ainsi pendant plus de deux heures.Dire qu’il était venu m’annoncer qu’il serait moins bavard! GILLES VIGNEAULT En spectacle au Monument-National Du 10 au 21 septembre Ai Wm Mmm TEXTE: TERRENCE MCNALLY • TRADUCTION: MICHEL DUMONT ET MARC GRÉGOIRE • MISE EN SCÈNE: MARC GRÉGOIRE AVEC: LOUISE PORTAL, MARCEL LEBOEUF ET LA VOIX DE MICHEL DUMONT • DÉCOR: GUY NEVEU • COSTUMES: ANNE DUCEPPE • ÉCLAIRAGES: ANDRÉ RIOUX • ACCESSOIRES: NORMAND BLAIS • BANDE SONORE: STUDIO GULLIVER DU 8 OCTOBRE AU 9 NOVEMBRE Du mardi au samedi 20 h UNE PRODUCTION DU THÉÂTRE DU BELVÉDERE A Cinquième salle U O Place des Arts Billets en vente à la PdA / 514 842 2112 .et Réseau Admission / 514 790 1245.Redevance et frais de service^^ .SUITE DE LA PAGE B 1 exemple, à chaque artiste la place et le temps pour se faire connaître.» On aura compris que les expos-blitz à thème, que les Aurora Boréalis et autres Lumières et Stations sont désormais archivés.Que le C1AC met la pédale douce sur la festivaloma-nie.Ça vous fait quelque chose?Moi pas.À Montréal, un package deal culturel en moins, ça fait plutôt du bien.Surtout s’il est remplacé par des expositions de la trempe de celles que le CLAC nous propose dès demain.KCHO et Biocher Pas de sous-titre, pas de thème imposé, mais des productions où la référence au quotidien résonne clairement, la onzième édition des Cent Jours prend son envol dans un élan de fuite et d’amour avec les expositions d’Alexis L.Machado, dit KCHO, et Sylvie Biocher.Le premier est cubain.Il a vingt-six ans et sa carrière promet déjà la lune.à tout le moins une Documenta — outre ses nombreuses expositions au réputé Centro Wilfredo Lam de La Havane, KCHO a aussi présenté son travail en Europe, en Afrique, en Asie et, tout récemment, à la Barbara Gladstone Gallery de New York, tandis qu’une exposition au Museum of Contemporary Art de Los Angeles l’attend pour l’an prochain.Pour KCHO, tous les chemins mènent au large de Cuba.Ses installations d’objets accumulés sont autant de métaphores pour raconter la réalité insulaire de son pays.Celle de l’eau qui isole, celle de l’embarcation nécessaire pour franchir ou s’affranchir.Comme celle du désir même d’évasion et de l’impossible rêve d’un monde meilleur.«La seule véritable certitude de Cuba est que ce pays est une île, et cette question, offre l’artiste, est au cœur de mon travail.» Il construit tantôt lui-même ses objets et tantôt, comme pour l’exposition du CIAC, les récupère.Sa liste «d’épicerie» envoyée, KCHO se pointe à Montréal et trie chambres à air, vieux canots, chaloupes, planches à voile, rames, cordes et cageots de bois, afin d’accomplir la besogne.Le résultat?Un trio brancusien (dans l’intitulé surtout) de Colonnes sans fin qui répondent à souhait à celles du CIAC où, dans la première salle, elles s’élèvent de.concert.Plus loin, les verticales illusions s’affais- sent et à l’horizon se dessine une réplique en plâtre d’un kayak amérindien en peau de phoque à flot sur mille et cent bouteilles de bière (Pour oublier).Sorte de néo-conceptualisme alimenté des esthétiques pop et arte povera, cette production, qui en impose déjà par sa taille, trouve sa force dans le rapport éloquent entre la patine humaine de ses matériaux usés et la grande simplicité de ses ensembles formels.Cela vaut surtout pour les trois Colonnes, dont une cherche le ciel avec seuls deux fils.Quant au symbolisme équivoque de la mer de Black Label sous l’emblème autochtone dans Pour oublier, KCHO prend la peine de préciser qu’il «laisse aux soins des Canadiens d’en élucider le sens».C’est gentil.Du simple au grave On quitte ensuite l’univers de celui qui de sa voix portante affirme aimer «que les choses soient simples et concrètes» pour entrer dans le monde de celle qui, d’un ton aussi grave que doux, dit souhaiter que «dans la vie, les gens ne s’en sortent pas in-d e m n e s » .Lorsque Sylvie Biocher parle de son art, elle est convaincante, touchante même.Et c’est tant Sylvie Biocher mieux, puisque le montage de son exposition n’était pas encore complété au moment de notre rencontre.Mais l’artiste, elle, était toute là.Et manifestement, elle pense beaucoup et longtemps avant de réaliser ses oeuvres.En bonne Française qu’elle est, elle raisonne au carré, son point de vue, elle le cultive.Conçue par la commissaire Louise Déry, cette seconde exposition réunit quatre œuvres récentes de Sylvie Biocher, qui ont en commun la chose amoureuse dans sa plus déroutante nudité.Au nombre des exposants de Féminin masculin.Le Sexe de l’art, présenté l’an dernier au Centre Georges-Pompidou, et lauréate, également en 1995, du pre- 'M.V) il e.Une soirée à tendre#t elect! : Paris présente son rt en musique,;une rencontre sH frnats en groupe,info-groupe:\{514) 84! D$ En vente sur Admission: |5\4) 790-1 www.Rene-Despres.com renseignements: (514) 386-9030 Hydro -K Québec V THÉÂTRE DU RIDEAU VERT .MALADE IMAGINAIRE mwc en scène : Guillermo de Andrea Rémy Girard Guylaine Tremblay Linda Sorgini Alain Zouvj Ghyslain Tremblay et 7 autres comédiens Abonnez-vous : 845-0267 PARTAGE M aduction : François Bouchereau bpuiMin : Robert Vézina ise en scène : Fernand Rainville Rita Lafontaine Anne Dorval Isabel Richer Dominique Pétin mise en scène : Jean- Daniel Roussel Louise Marleau François Casabonne Pierre Chagnon laTEMPETE Shakespeare Ir.itlm lion : Antonine Maillet iiiîm’ en srrne: Guillermo de Andrea Guy Nadon • Marc Béland • Raymond Legault Luc (îuérin GuyJodoin ^ et 12 autres comédiens et un autre comédien TEMPS D’UNE VIE mise en scène : René Richard Cyr Sylvie Drapeau Jean-François Pichette Gary Boudreault Luc Proulx Stéphane F.Jacques BANQUE I \t RfSTIENM mier prix de la Biennale d’Alexandrie, cette artiste qu’on a pu voir au Musée du Québec, en 1987, dans Territoires d’artistes: paysages verticaux nous revient ici dans sa première exposition personnelle en Amérique du Nord.Et à ce que laisse deviner son travail, même en montage, ce n’est pas trop tôt! Avec son installation vidéo Living Pictures: L’Annonce amoureuse, l’artiste fait parler des visages sur un écran géant suspendu de biais devant un assortiment de meubles plats, peints en trompe-l’œil et taillés selon les mesures IKEA.Elle a recruté une quinzaine de jeunes acteurs à qui elle a demandé de faire une annonce amoureuse, après leur avoir expliqué qu’elle entendait le mot «annonce» aussi bien comme celle faite à Marie que comme l’annonce publicitaire.La condition: regarder l’œil de la caméra lorsqu’ils parlent.«Pour des acteurs, cela est très difficile, souligne Biocher, parce qu’on leur apprend justement à ne pas regarder la caméra, ça serait une faute technique.Autrement, poursuit-elle, ils avaient toute liberté de dire ce qu’ils voulaient, et après environ 50 heures de tournage sur lesquels je n’ai gardé que 15 minutes, ils ont tout dit sauf «je t’aime».c’est impossible à dire, ce truc.» Ah?Homme cherche femme Également au mepu Biocher des Cent Jours, Adam et Eve, une installation vidéo nourrie de petites annonces d’homme cherche femme, son contraire et encore, laissées dans des boîtes vocales de Montréal.Aussi, des œuvres au mur, dont La Violence c’est le lisse écrit en toutes lettres bien nettes, bien visibles, sur une cimaise maculée de 150 petits dessins au trait qu’on ne perçoit que de près — des scènes de cul, des injures.«J’ai fait cette œuvre, confie l’artiste, parce que pour moi l’extrême de la violence est plus dans le lisse que dans le meurtre.Il y a des gens qui sont complètement lisses, qui n’ont aucune aspérité; ils sont parfaits, quoi, polis et socialement intégrés.Et parfois, je peux les trouver d’une grossièreté inimaginable, alors que des choses grossières peuvent m’apparaître plus recevables.» Sous un tout autre ciel et dès la fin de la semaine prochaine, la manifestation se poursuivra dehors.Le volet Promenade, l’art dans la ville propose un parcours commenté des sculptures publiques d’une dizaine d’artistes d’ici et de l’étranger, dont les fort attendues Neuf couleurs au vent de Daniel Buren, au coin des rues Sherbrooke et Amherst.Et enfin, les artistes Philippe Raphanel, Chuck Samuels et Chen Zhen prendront la relève au CIAC à partir du 5 octobre jusqu’à la clôture des Cent Jours, le 24 novembre.Yuli Turovsky Directeur artistique OR C H ES T RE DE S Al S 0 N La Presse mars 1996 Six concerts Abonnez-vous MAINTENANT! à partir de 65$ Séries à la carte aussi disponibles Brochure gratuite et informations 982 6037 Série Place des Arts • Salle Pollack Concerts à 20 h 18 septembre Haydn et Mendelssohn Brigitte Meyer piano 7 novembre Marcello,Verdi.Philippe Magnan hautbois 19 décembre Concert de noël Les Petits chanteurs du Mont-Royal 13 février Opéra de Cimarosa en un acte Enrico Fissore basse 16 avril De Mozart à Jarrett Menahem Pressler piano Eleonora Turovsky violon NQRTEL Commanditaire principal d» BANQlir 15 mai Mozart,Tchaikovsky.une soirée de sérénades Série OGILVyI lAlJRtNUENNE oi ms ikig 11 l-H I 12 sept.24 oct.21 nov.30 janv.n 3 avril 22 mai Schubert Mozart Musica italiana Bach Mendelssohn Nachtmusik * I I.E I) K V OIK, I.K S S A M E DI Al A O 1' T E T D I M A N (' Il E I S E I» T E M B R E I f) Il (i K H B 3 Pass Wrlml 0sÊm fe-OV:*».M mÊm sêfeSaU» (514) 790-1245 1 B00 361 4595 SRCîfr Télévision CKAC73Û WM Dès le 8 octob du mardi au vendredi à 20 h samedi à 17 h et 20 h 30 Uttllvo U-U lim.rue de Kearv.SSjj Info/Réscrvations SS® (514) 861-4036 Sélection Officielle-Cannes 1995 Un Certain Regard "Le temps de l’amour” n'a pu être tourné en Iran, pour des raisons de censure.Pourtant montré au Festival de Téhéran devant 15,000 personnes, il n’a pu sortir à cause de l'attitude de la presse iranienne de l’époque.-Mohsen Makhmalbaf MW ÉaîJ Iiotti mml De beaux moments à prévoir Les derniers jours MARTIN BILODEAU Il reste trois jours au Festival des films du monde, qui réserve souvent ses beaux morceaux pour le sprint du dernier week-end.Outre le passage probable de Nicolas Cage venu recevoir, ce soir à 20h, les hommages de Serge Losique, le week-end s’annonce fertile en belles surprises.Nick Nolle sera à Montréal aujourd’hui pour présenter Mother Night, de Keith Gordon, un film en compétition officielle dans lequel il incarne un agent secret à la solde des Américains pendant dans l’Allemagne de la Deuxième Guerre mondiale; Lutta E L’Altra (texte ci-contre) nous ramène un Maurizio Nichetti (Volere Volare) en pleine possession de ses moyens.La rumeur est par ailleurs favorable aux Caprices d’un fleuve, dernier film de l’acteur-réalisateur Bernard Giraudeau (L’Autre), mettant en vedette (outre Giraudeau) Richard Bohringer et Thierry Frémont, qui nous invite à voir se lever sur la France le soleil de la Révolution française; Unhook the Stars, de Nick Cassavetes — fils de feu John et de Gena Rowlands — met cette dernière en vedette dans le rôle d’une veuve déterminée à changer sa vie; Jean Seberg — American Actress est le deuxième film cette année à se consacrer à la vie et la car- rière de la comédienne — épouse de Romain Gary à la ville — décédée en 1979; dans la compétition officielle, Adosados, dernier film de l’inégal Mario Camus (Les Saints Innocents) sur l’apprentissage du mensonge par un époux sans histoire; Macadam tribu, premier long métrage de José Laplaine, est une coproduction impliquant la France, le Zaire et le Mali, constitue une incursion dans les milieux ouvriers d’une métropole africaine; enfin, Party, dernier opus de Manoel de Oliveira, nous convie à une réception dans une somptueuse résidence des Açores.Nos hôtes: Irene Pappas et Michel Piccoli.Quelques films à rattraper Les derniers jours du festival permettent aussi de rattraper au vol quelques films dont la rumeur est favorable: on a dit grand bien de Les Hirondelles ne meurent pas à Jérusalem, film tunisien de Rdha Behi; aussi, l’excellent Ligne de vie, de Pavel Lounguine; l’éclaté Trois vies et une seule mort, de Raul Ruiz (avec un Marcello Mastroianni au sommet de son art); Compagna Di Viaggio, de Peter del Monte (avec l’excellent Michel Piccoli) et Nostalgia for the Countryland, chronique vietnamienne sur fond de détresse rurale, sorçt projetés à nouveau ce week-end.A vous de jouer.s ¦;> i Neuvièmes entretiens du Centre Jacques Cartier Colloque à l’Usine C les 2, 3 et 4 octobre 1996 En cette fin de siècle, les milieux urbains sont marqués par toutes sortes d'espaces vacants dépourvus de tout usage social et laissés plus ou moins à l'abandon.Ces espaces en friche, résultant du déclin industriel et marchand (vieilles usines, entrepôt, marché couvert, gare, péniche, etc.) se prêtent à toutes les aventures.Dénués de sens commun, une réappropriation sociale s'opère dans ces lieux Leur reconversion en espace artistique ou culturel devient l'affaire des collectivités territoriales.5 ateliers et 25 conférenciers nord-américains et européens Visites organisées dans 3 lieux culturels montréalais Pour vous inscrire ou pour tout renseignement complémentaire, communiquer avec Suzanne Paquet au 526-0667 ou par télécopieur au 872-1153.Tarifs préférentiels avant le 14 septembre.Thème 1 : Grands enjeux Animé par François Colbert Thème 2 : Nouveaux lieux culturels et architecture Animé par Jean-Claude Marsan Thème 3 : Nouveaux lieux culturels et expressions artistiques urbaines Animé par François Mizoguchi Thème 4 : Nouveaux lieux culturels et création artistique Animé par François Arcand Thème 5 : Ateliers et ateliers résidences pour artistes Animé par Simon Brault MONTRlAL r«f toi ftu vilhl TJSDîE G temps ,.de l’amour æ un film de Mohsen Makhmalbaf prima film Party, de Manoel de Oliveira.SOURCE FFM Des films qui ensorcellent MARTIN BILODEAU Aucun des quatre films ici présentés n’a été primé; et pourtant, à titre d’exemple, Trois vies et une seule mort, boudé par le jury cannois, aurait mérité d’être plus largement reconnu.Les trois autres titres ne dépareraient pas non plus une compétition.TROIS VIES ET UNE SEULE MORT (Hors concours) De Raul Ruiz/France-Portugal/dimanche, 21h30, Impérial.Trois vies et une seule mort est un film de magicien.De ceux qui nous ensorcellent, nous font tourbillonner, nous font marcher en équilibre sur le mur qui sépare la réalité de l’imaginaire.C’est un fouillis inextricable qui peu à peu prend forme, se démêle et se déploie dans toute sa logique.Mateo Stano (Marcello Mastroianni), commis-voyageur, rentre chez lui après vingt années d’absence.Il retrouve son épouse (Marisa Per-edes) à peine surprise.Georges Vickers (Mastroianni), célibataire, enseigne à la Sorbonne; jusqu’au matin où il décide de mendier pour sa subsistance et tombe amoureux d’une prostituée (Anna Galiena); Luc Alla-mand (Mastroianni), un riche homme d’affaires qui s’est inventé une famille imaginaire, tombe des nues lorsque celle-ci annonce sa visite.Ces personnages sont le même homme, mais celui-ci est bel et bien trois personnages.Trois personnages que les circonstances rapprochent dangereusement, à mesure qu’avance cette intrigue échafaudée selon les raisonnements d’une logique implacable, mais que des effets de profondeur de champ saisissants rendent surréalistes, oniriques.A travers ce récit qui croise Bunuel au passage et salue Marquez dans le détour, Raul Ruiz — qui a co-scénari-sé avec Pascal Bonitzer, scénariste attitré des films de Jacques Rivette — pose un judicieux questionnement sur l’identité, sur le regard des autres sur soi; car notre héros n’est Mateo, Georges ou Luc, qu’en présence de ceux qui le confirment IA LUNA E L’ALTRA (Hors concours) De Maurizio Nichetti / Italie /aujourd’hui, 9h et 20h, Loews 1; lundi, 15h, Loews 1.Le réalisateur italien Maurizio Nichetti est passé maître dans la comédie de situation héritée dç Charlie Chaplin et Buster Keaton.A chaque nouveau film, le réalisateur du Voleur de savonnette et de Volere Volare Trois vies et une seule mort, de Raul Ruiz.nous transporte dans un monde dans lequel la réalité et le cinéma s’emmêlent, au détour d’une réflexion intelligente portant sur l’humain et son image.Une laterna magica dérobée à un cirque itinérant atterrit dans la chambre à coucher d’une institutrice sévère, laquelle subit immédiatement une décharge électrique qui la sépare de son ombre.L’institutrice retourne au travail le lendemain matin, sans savoir que son ombre, désormais de chair et de sang, se promène dans la ville et s’émancipe au contact de romanichelles.Derrière cette comédie apparemment éclatée se cachent des thèmes plus sérieux: le difficile après-guerre d’une Italie dont le sol regorge de mines amorcées; les touchantes frustrations d’un concierge d’école amoureux de l’institutrice taciturne; l’ostracisme des gitans; l’hypocrisie de la petite bourgeoisie de province tissent la toile de ce film placé à l’enseigne de l’optimisme.Un film artistiquement irréprochable, qui donne lieu à des prouesses techniques exceptionnelles.Délicieux.CHACUN CHERCHE SON CHAT (Cinéma d’aujourd’hui) De Cédric Klapish / France /aujourd’hui, llh et et 21h30, Loews 3.A la veille des vacances, Chloé (Garance Clavel) laisse son chat aux ,E FESTIVAL DES soins de Madame Renée (Renée Le Calm), une voisine âgée.A son retour, le chat a disparu, au grand désespoir de Madame Renée, qui appelle à la rescousse ses voisines, qui mettent tout leur cœur dans la recherche de l’animal.Mais Chloé n’a pas qu’un félin à retrouver; elle a aussi un bonheur à trouver.C’est parallèlement qu’elle poursuivra ses recherches, dans ce qui évoque une variation contemporaine sur le thème de Breakfast at Tiffany’s.Comme les poupées gigogne, chaque situation en cache une autre; le chat évoque la solitude de Chloé, puis celle-ci, à travers son parcours, révèle la misère des vieillards parisiens qui vivent encore aujourd’hui cantonnés dans leur quartier, déplorent l’exode des petits commerçants et les augmentations de loyers.Le Paris de Cédric Klapish, réalisateur du Péril jeune, c’est celui de la place de la Bastille; c’est un Paris prolétaire, avec des immeubles désaffectés et des grues érigées partout.Un Paris très provincial, où les gens se réunissent au tabac du coin pour assister au spectacle de la vie de leurs voisins.Le film accuse cependant un creux de vague, à la mi-parcours, alors que le réalisateur, délaisse le chat pour se pencher longuement sur la solitude de Chloé, un personnage difficile à pénétrer.N’empêche qu’avec ses revirements impromptus, ses dialogues savoureux, son SOURCE FFM humour et son regard lucide sur le sort des gens âgés et sur la vie contemporaine en général, Chacun cherche son chat vaut qu’on aille y voir de plus près.BAD SEED (Cinéma d’aujourd’hui) De Carsten Fromberg / Danemark-Suède / Aujourd’hui, 15h50, Loews 4; lundi, 12h50, Loews 4.Premier long métrage du réalisateur danois Carsten Fromberg, Bad Seed raconte l’histoire d’un travailleur social en milieu carcéral.Cet ex-policier aux méthodes différentes emmène en excursion, le temps d’un weekend, un petit groupe de détenus, au sein duquel règne en leader un mauvais sujet dont il veut percer la carapace.Les choses tournent mal lorsque ce dernier complote son évasion et déjoue les plans de son bienfaiteur.Fromberg avait le choix, douteux, de sombrer dans le psychologisme de pacotille.Il ne l’a pas fait.Il avait aussi la possibilité de jouer la carte du manichéisme et créer par contraste de personnages un thriller.Il ne l’a pas fait non plus.Mais qu’a-t-il fait exactement?Un film d’une désarmante simplicité, qui ne juge ni ne condamne.Bad Seed est le produit d’une désillusion sociale; un film qui formule les bonnes questions et rage parce qu’il n’a pas de réponses à donner.Sur une proposition formelle également simple, sans effets racoleurs, généreuse pour les acteurs.«Une quintessence du style Perreault.» Le» Saison» de U Danse (Pari.Les Années de Pèlerinage Du 18 au 29 septembre 1996 du mercredi au samedi.20h matinées 28 et 29 septembre.15h Une œuvre chorégraphique de Jean-Pierre Perreault salle Beverley Webster Rolph MUSÉE 0 ART CONTEMPORAIN OE MONTRÉAL 185.rue Sainte-Catherine ouest métro Place-des-Arts billets: 15S.18.S reservations: 514.847.6212 S !¦: I» T E M 15 11 E I !» » (i B 4 I, E I) E V 0 I II , L E S S A M E DI 3 1 A » Û T E T I) I M A N C II E I SA D T C il ni i TÉLÉVISION MusiquePlus fête ses 10 ans PAULE DES RIVIÈRES LE DEVOIR Personne, ni les commanditaires, ni les câblodistributeurs ni le CRTC, n’y croyait.Les téléspectateurs avaient déjà Much Music et cela était bien suffisant.Et puis, à peine deux douzaines d’artistes québécois s’étaient donné la peine de réaliser un vidéoclip.Dans ce contexte, l’ouverture de ce que les Américains, qui avaient déjà MTV depuis 1981, appelaient un robinet à clips n’était pas acquise.Mais c’était sans compter sur la détermination d’un petit groupe et de Pierre Marchand qui se jetaient sur les ondes, le 2 septembre 1986, à 20h précises, avec un concert présenté au Spectrum et auquel participaient une douzaine d’artistes, dont Jim Corcoran, Michel Rivard, Paul Piché et le groupe Nuance.MusiquePlus, la télé de la pop culture, était née.Dans le désordre, dans l’anarchie des caméras sautillantes mais aussi dans un climat de folie qui donna des ailes à ses artisans.De sorte que dix ans et 2000 vi-déoclips québécois plus tard, la petite station, installée à l’angle des me Sainte-Catherine et Hôtel-de-Ville, fête son anniversaire en revendiquant un bulletin de bonne santé.Les clips défilent à un rythme de dix par heure et la programmation est aujourd’hui à 35 % canadienne et 35 % francophone.H faut dire que son directeur, Pierre Marchand, et son indispensable directrice des programmes, Lyne Denault, ne se sont pas assis sur leurs lauriers, revoyant constamment le contenu des émissions en élargissant graduellement sa palette.Ainsi, même si la vocation musicale reste l’âme de MusiquePlus, les émissions de service et de culture populaire ont graduellement fait leur place.On pense notamment à Fax sur la culture, à Box-Office sur le cinéma, à Perfecto sur la mode.Une rampe de lancement En musique, la station a lancé de nombreuses personnalités qui n’auraient pas bénéficié de la même indulgence ou d’une première chance aux réseaux traditionnels.On pense à Mitsou, à Jean Leloup, aux B.B., à Daniel Bélanger, au groupe Niagara.MusiquePlus permettait aux jeunes de retrouver leurs vedettes."Elle leur donnait aussi une chaîne taillée sur mesure pour la télécommande, s’accommodant très bien d’une écoute intermittente.Mais Pierre Marchand ne s’attarde pas beaucoup sur le passé.Il attend surtout avec impatience la réponse du CRTC à sa demande d’une deuxième chaîne musicale au Québec, Musimax, offrant du jazz, du classique et d’autres genres musi- PAULE DES RIVIÈRES ?eaux qui n’ont pas la part belle à MusiquePlus.M.Marchand pourrait ainsi «récupérer» en quelque sorte les téléspectateurs qui vieillissent et abandonnent MusiquePlus.(Même si les sondages établissent à 28 ans l’âge moyen du téléspectateur de la chaîne).M.Marchand est convaincu que l’avenir réside là, dans une nouvelle phase de spécialisation, plus pointue.Les détracteurs de la chaîne, eux, sont nombreux.Certains reprochent à la chaîne d’avoir rabaissé le niveau des émissions culturelles en les adaptant à la mode clip, au rythme saccadé et rapide de la station musicale.Peut-être.Il n’en reste pas moins que la présence de MusiquePlus a provoqué une véritable révolution dans le monde de la télévision.Et c’est vers Musique Plus que les télédiffuseurs se sont tournés pour recruter de nouveaux animateurs et de nouvelles animatrices.On pense à Sonia Be-nezra et à Marie Plourde, naturellement, mais aussi à d’autres comme Stéphane Le Duc, qui a lancé l’émission de mode Perfecto et anime cette année une émission sur TV5, La Tournée du grand Duc.Il y a quelques semaines, la SRC allait chercher Marc Coiteux, pour en faire un reporter à s,a nouvelle émission culturelle, L’Écho des coulisses.L’agent de Céline Dion, René Ange-lil s’est lui aussi servi récemment en recrutant un réalisateur et un caméraman à MusiquePlus.Les réalisateurs qui font leurs propres reportages, comme c’est le cas à MusiquePlus, font maintenant rêver les patrons des grandes chaînes prêtes à tout pour économiser.Mais MusiquePlus s’apprête à prendre une longueur d’avance en confiant à un réalisateur-journaliste la mission de faire son propre travail de caméra.Comme quoi on n’arrête pas le progrès.Il y a quelques mois, c’est au bureau du patron, carrément, que la Société Radio-Canada a frappé pour offrir à Pierre Marchand la direction de ses émissions culturelles et de variétés.Mais le fondateur de Musique Plus préfère encore son bébé aux complications radio-canadiennes.«Je préfère être roi dans un petit royaume que valet dans un grand pays», résume-t-il.PHOTO JACQUES NADEAU Mike Gauthier et Claude Rajotte, deux membres de l’équipe d’animateurs de MusiquePlus.La planète Guy Maufette repasse PAULE DES RIVIÈRES LE DEVOIR Il a résisté pendant plus de dix ans, pour finalement céder, se rendant aux arguments de Jocelyne Dépatie, amie et réalisatrice, qui ne pouvait tolérer l’idée de laisser dormir encore plus longtemps les bijoux et les trésors du Cabaret du soir qui penche.Donc, après une longue absence, le célèbre animateur, poète et amoureux de la chanson Guy Maufette retrouve son micro, et les auditeurs de CBF (Radio-Canada), à compter de ce soir, 18hl0.Maufette, qui a animé Le cabaret du soir qui penche pendant 13 ans, entre 1960 et 1973, nous propose à nouveau de «flâner sur les ondes» en sa compagnie.L’émission, qui est une réédition en quelque sorte de l’émission d’antan, est un mélange de rubans d’archives et de nouveaux enregistrements.Certains passages de celui qu’Alain Stanké appelle «le magicien des ondes» sont des enregistrements des années 60, d’autres des derniers mois.Les deux voix se marient bien et, à 81 ans, Maufette, qui avait une certaine nostalgie du micro, est plutôt content.Un tantinet inquiet, confiait-il il y a quelques jours au cours d’un rare entretien, mais plutôt content.L’exercice n’est pas sans péril cependant et le poète le sait, parce que les auditeurs seront tentés par la comparaison.Parce que la radio n’est plus la famille mais l’usine et parce que Radio-Canada a chassés, dit-il, tous les enfants.Parions que les auditeurs, anciens et nouveaux, ne seront pas déçus.L’animateur nous proposera, au cours des 18 prochaines semaines, un certain rythme, un certain ton et une certaine poésie qui va dans toutes les directions sans succomber à l’anecdotique et en suivant toujours, mine de rien, un fil conducteur.PHOTO JACQUES GRENIER Guy Maufette ¦'ay#*.- FESTIVAL DES FILMS DU MONDE osée Benabent-Loiseau et Paul Claudon présentent VINCENT CASSEL CAROLINE CELLIER JEAN-PIERRE MARIELLE un film de Olivier Schatzky mc U9M SAHIB M! II au a .tftlvt.KMUOWSmUIW â»nranMKmamSOW2nfifWtB08rM«ii «IAICI TcvasrVMKSASWnïKSt tneiJ/iaUSWW tnwa JU«I «MJ0S8KMemil9AI' « ^nrn 0CH0T WWXTOB Uftt U Vit m u m a WW ?» car* WOMt « IA aflUtOCMM n « - KUBniUfonmwinMUrtMfiiumwaicaMB DÈS DEMAIN! IgI en 1 |SJ EXCLUSIVITE CINÉPLEX ODÉON COMPLEXE DESJARDINS
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