Le devoir, 31 août 1996, Cahier D
Littérature étrangère Page D 3 Essais québécois Page D 4 Grille télé du week-end Page D 5 ?Peter Krausz Page D 6 Formes Page D 8 Le monde de Cherki Le p.-d.g.du Seuil craint pour l’avenir de l’édition de livres en sciences humaines PIERRE CAYOUETTE LE DEVOIR Un scientifique chez les littéraires?Plusieurs ont été surpris, il y a sept ans, lorsque Claude Cherki, physicien et éditeur des revues La Recherche et L’Histoire, a remplacé Michel Chodkiewicz à la tête des Editions du Seuil.Les imaginaires scientifiques et littéraires ne sont pourtant pas si éloignés.Il y a une certaine poésie dans le discours des astrophysiciens.Et une rigueur souvent très scientifique dans l’art de bâtir un roman.Passionné de vulgarisation scientifique, Claude Cherki en a fait une priorité tout au long de sa carrière.Ce n’est pas un hasard s’il a publié la traduction française du Monde de Sophie, de Jostein Gaarder, son «plus beau coup» depuis son arrivée au 27, rue Jacob.Succès mondial, l’ouvrage a fait un malheur en France et au Québec où, malgré les temps difficiles, il a franchi le seuil des 50 000 exemplaires.Quand il en parle, Cherki s’illumine.«Quand j’ai pris mes fonctions au Seuil, j'ai dit au responsable du secteur philosophie que, dans un monde caractérisé par la décroissance des idéologies et la montée du religieux, il fallait donner au grand public des outils de réflexion sur la morale, sur la vie, des ouvrages de vulgarisation philosophique.Le type m’a regardé avec des yeux effarés et m’a dit: “Mais les philosophes écrivent des livres de philosophie; s’ils sont bons, nous les publions, s’ils sont mauvais, ne nous les publions pas.” Moi, j’ai insisté.J’étais persuadé qu’il y avait une vulgarisation philosophique possible, comme il y a une vulgarisation scientifique.Je n’ai pas lâché.Je savais qu’il y avait une demande.» La suite relève du conte de fées.Présent à la Foire de Francfort, il entend parler du livre de Jostein Gaarder.Lui-même et deux de ses adjoints se précipitent chez l’éditeur danois et achètent les droits pour la francophonie.«Si Le Monde de Sophie a abouti au Seuil, c’est que nous étions prêts à l’accueillir.Il y a une part de hasard.Mais c’est avant tout le fruit d’un mûrissement.» Une crise de consommation Le destin exceptionnel du Monde de Sophie a permis à Claude Cherki de mieux respirer.De tels succès ne sont toutefois pas légion pour les éditeurs.«Le livre vit en ce moment une crise de consommation.Les gens dépensent moins d’argent pour les livres, même s’ils n’ont jamais tant lu», constate le p.-d.g.du Seuil.Cette crise risque-t-elle de freiner les choix des éditeurs?«Je dirais que, pour l’instant, ce n’est pas le cas.Mais je ne suis pas sûr que cela puisse durer.Parce qu’on constate deux choses.D’abord que les livres qui se vendaient très bien se vendent moins bien qu’avant.C’est-à-dire que les livres qui nous faisaient gagner de l’argent nous en font moins gagner qu’avant.On constate ensuite que les livres que l’on vendait peu, ceux que l’on publie pour faire notre devoir d’éditeur, on les vend beaucoup moins qu’avant.Les livres qui nous faisaient perdre de l’argent nous font perdre encore plus d’argent.Tôt ou tard, il va falloir se poser des questions», répond Claude Cherki.VOIR PAGE D 2: CHERKI ?LE DEVOIR ?I) E V O I R L E S S A M E I) I S E P T E M 15 R E I !) !) (i A O U T 1) 1 M A N (' Il E La restauration de Montesquieu PHOTO ANTOINE ROBITAILLE Bergeron a tenté de «retrouver et de livrer la quintessence de l'esprit même De l'esprit des lois».«Tout est dans Montesquieu», clame le professeur Gérard Bergeron.TOUT ÉTAIT DANS MONTESQUIEU Gérard Bergeron, L’Harmattan, Paris, 1996,266 pages ANTOINE ROBITAILLE Seules les grandes œuvres méritent qu’on les restaure.La chapelle Sixtine a eu droit à ce méticuleux traitement, comme la plupart des tableaux des grands maîtres.Pourquoi en serait-il autrement en science politique?(Qui est d’ailleurs autant un art qu’une «science», au sens moderne du terme.) Ici, c’est Gérard Bergeron, professeur émérite et retraité infatigable, qui s’est investi du rôle de restaurateur.Son dernier livre au titre fort, Tout était dans Montesquieu, consiste en une relecture de De l’esprit des lois.L’œuvre s’y trouve passée ni plus ni moins aux rayons X.Et tout comme pour les tableaux des grands maîtres, l’exercice s’avère très révélateur.On y décèle les hésitations, les approximations, les cachotteries de l’auteur.La finesse des traits, aussi, et l’assurance exceptionnelle du «pinceau».Vous trouvez la métaphore outrancière?Relisez cette jolie phrase qui clôt l’introduction De l’esprit des lois: «“Et moi aussi, je suis peintre”, ai-je dit avec le Corrège»! Oui, Montesquieu est peintre.Auteur de la célèbre fresque des mœurs parisiennes, Les Lettres persanes, il est principalement, le «portraitiste» du politique, avec De l’esprit des Lois, œuvre publiée pour la première fois, anonymement, en 1748.Ce monumental ouvrage influera directement sur les événements politiques du XVIIIe siècle.Les Américains lui doivent en partie leurs libertés, leur fameuse Constitution républicaine, aujourd’hui plus que bicentenaire et reprenant intégralement la logique de «séparation des pouvoirs».En 1789, les Français firent de même.L’article XVI de leur loi suprême faisait de la séparation du législatif, de l’exécutif et du judiciaire un préalable de la liberté politique.Aujourd’hui encore, cette notion géniale voulant que le «pouvoir doit arrêter le pouvoir» représente un élément fondamental de toutes les démocratisations (Cambodge, Russie, etc.).Cette théorie constitutionnelle, «sans laquelle, explique Bergeron, on ne saurait plus poser les problèmes de l’État ni même en dessiner les grandes structures un peu partout dans le monde», suffit à elle seule pour justifier une relecture de Montesquieu.Mais notre dette envers le baron Montesquieu excède la notion de séparation des pouvoirs.Quand Bergeron dit que «Tout était dans Montesquieu», il ne badine pas: «C’est le premier théoricien empirique des grands ensembles politiques.» VOIR PAGE D 2: MONTESQUIEU Cahier spécial 7 septembre 1996 _____„ LE DEVOIR Tombée publicitaire: le vendredi 30 août 1996 Rentrée littéraire i :1) 2 l K |) V.V 0 I II .L E S S A M H I) I A I A 0 fl T E T I) I M A N C II E I B S E I* T E M II II E I P » T E M li II E I I) il (i I) 4 K II LIVRES E S S A I S Q II E B E C 0 I S Le Québec, terre d’accueil du cinéma naissant AU PAYS DES ENNEMIS DU CINÉMA André Gaudreault, Germain Laçasse et Jean-Pierre Sirois-Trahan, Nuit blanche, Montréal, 1996,216 pages Le pays des ennemis du cinéma», c’est ainsi qu’en 1916 un journaliste russe désignait le Québec.Il faisait référence à l’hostilité manifestée par l’establishment québécois, sous influence cléricale, à l’égard dç l’art cinématographique naissant.A tel point qu’au milieu des années vingt, le Bureau de censure du Québec passait pour le plus sévère du monde et que les distributeurs américains menacèrent sérieusement de boycotter la province.Une décennie plus tard, on trouvait d’ailleurs encore des traces, dans les chansons de la Bolduc, d’une idéologie qui confondait le diable, la ville et le cinéma (par exemple dans la chanson Nos braves habitants: «Gardez vos enfants chez vous pour faire des habitants comme vous / C’est mieux que de courir les rues et passer son temps aux petites vues»).Au pays des ennemis du cinéma, c’est aussi l’antiphrase qui sert de titre à un petit ouvrage sur les premiers temps du cinéma québécois, dont les signataires sont André Gaudreault, Germain Laçasse et Jean-Pierre Sirois-Trahan.Gaudreault a déjà publié un essai remarqué —- Du littéraire au filmique — sur l’hégémonie exercée par les études littéraires sur les études cinématographiques par le biais du concept de narration.Il lui préfère celui de «monstration», seul capable de r endre compte de l’impossibilité ontologique du cinéma à dire «je».Les auteurs font partie d’un groupe de recherche sur l’avènement et la formation des institutions cinématogra- ROBERT S A L E T T I ?phique et scénique (le GRAFICS).C’est dire qu’à partir d’une minutieuse recherche documentaire — dont le support est pour l’essentiel la presse de l’époque —, ils sont à construire la petite histoire des débuts du cinéma au Québec.Au pays des ennemis du cinéma rassemble en fait une série d’articles parus dans la revue 24 images.Le cinéphile non averti y fait quelques trouvailles dont la plus fondamentale est celle-ci: au tournant du siècle le Québec fut vraisemblablement, à l’échelle mondiale, un des pays qui compta, au prorata de sa population, le plus grand nombre d’amis du cinéma.Un engouement Contrairement à ce qu’une certaine élite a voulu faire croire, le Québec s’est en effet révélé une terre fertile pour les pionniers du septième art.D’abord par la fréquentation des salles.Les Canadiens français découvrirent avec engouement, pratiquement en même temps que les Américains et les Français, une nouvelle forme de divertissement L’industrialisation poussée de Montréal créa des conditions particulièrement propices à l’avènement de ce qui allait devenir le fer de lance de notre civilisation des loisirs.Au tournant du siècle, on parlait d’invention, de technologie et de magie, mais pas encore d’art.OppltfllNES ItUX ORPHELINES PHOTO ARCHIVES Le Québec s’est en effet révélé une terre fertile pour les pionniers du septième art D’abord par la fréquentation des salles.Cela dit, toujours en rapport avec la question du public qui fréquentait les «scopes» (nom que l’on donnait à l’époque aux salles réservées à la projection des «vues animées»), Gaudreault, Laçasse et Sirois-Trahan tentent de montrer que le cinéma, du moins au tout début, ne fut point l’affaire de la classe ouvrière.Les spectateurs qui assistèrent le 27 juin 1896 à Montréal à la première canadienne du cinématographe Lumière, six mois après la première mondiale du Grand Café à Paris, étaient en très grande majorité des notables.Des allures de foire Par la suite, le public fut plus hétéroclite, au point où les bonimenteurs — les animateurs de séances de vues animées — devaient réprimander certains spectateurs plus grossiers.Le cinéma n’était pas encore un art et les séances prenaient parfois des allures de foire.Ceux qui se souviennent de la scène du music-hall dans Amarcord de Fellini peuvent se faire une idée (caricaturale) de la manière très terre à terre dont les spectateurs de cette première époque pouvaient réagir.Toujours au niveau de la réception des vues animées, Au pays des ennemis du cinéma nous donne un aperçu de la critique journalistique de l’époque.Critique est ici un bien grand mot, la période étant nettement plus favorable à l’émerveillement et à la promotion qu’au questionnement.Les auteurs notent toutefois une différence d’attitude chez les journalistes selon qu’ils sont Canadiens anglais ou Canadiens français.Pour ceux-ci, le cinématographe était davantage un objet de curiosité alors que ceux-là le reçurent plutôt comme un nouveau champ d’expérimentation et poussèrent l’investigation de cette technologie plus loin.Au pays des ennemis du cinéma révèle aussi quantité de détails sur la bataille commerciale que se livrèrent Léo-Ernest Ouimet et Georges Gau-vreau, fondateurs respectifs du Oui-metoscope et du moins connu Natio-noscope.Ces deux salles de 1200 et 1100 places, qui ont vu le jour en 1907, furent parmi les plus imposantes de l’époque et firent du Québec un des hauts lieux de l’activité cinématographique mondiale.Les auteurs font également le bilan de la production cinématographique québécoise, plus imposante que plusieurs le pensent En somme, il s’agit d’un livre instructif et accessible que ceux qui s’intéressent à la petite histoire cinématographique, culturelle, journalistique et commerciale du Québec apprécieront MUSEE DE LA CIVILISATION K/S.-.Y/.V.1111 UNE SOCIETEien Ui L I L1 .évolution Une exposition à visiter % ST** Du 29 mai au 2 septembre 1996 Sâ Dalhousic, Québec (418)643-2158 O Q"^r0 kArxjjft, Québec m— ^ Micro-Intel iq u—Devoir MSS" T R U F O MISTO Mise en situation du polar En avril 1983, le Magazine littéraire édita un spécial sur le polar.Treize années et deux ou trois mois plus tard, les membres de cette revue ont récidivé.Et alors?Ça favorise la comparaison.Ça permet la confection, au moins embryonnaire, d’un état des lieux de la chose policière évidemment différent de celui d’avant les années de l’argent fou.Premier constat, le polar politique a disparu.A la faveur de mai 68, on s’en rappellera, un groupe de malfrats politisés donna naissance au néo-polar.Le groupe en question avait un chef de file.Son identité?Jean-Patrick Manchette.Ce groupe, dont il est encore et toujours question dans le dernier numéro, était plus précisément situa-tionniste.Il lisait davantage Guy Debord et sa Société du spectacle que les bonnes paroles de Mao ou Althusser.De fait, ils étaient davantage enclins au scepticisme tous azimuts mâtiné d’un sain cynisme.Un cynisme qui s’est renforcé dans la foulée de l’arrivée de la gauche au pouvoir.La gauche caviar.C’est cette gauche, cette gauche qui s’immola sur l’autel de la monnaie forte, qui précipita la mise à mort du mouvement en question.En fait, ce n’est pas tout à fait ça.C’est plutôt eux, ces artisans du néo-polar, ces artisans qui n’ont jamais cédé un pouce à tous ces artifices propres à renforcer la myopie intellectuelle, qui ont effectué la mise à mort, la saignée de ce mouvement.Ce qu’ils sont devenus Bien avant qu’il ne nous quitte, soit il y a un an et quelques mois, Manchette décida d’arrêter la composition de romans.Michel Lebrun, le chic type qui protégea le mouvement, n’est plus de ce monde depuis deux mois maintenant.Didier Daeninck «suicida» l’inspecteur Ca-din.Un autre se suicida.Un autre réorienta le tir.Et le polar politique sombra dans le «noir c’est noir».Dans le tout noir.Un noir désespéré comme chaque roman de Robin Cook.Pas le Cook des niaiseries hospitalières, mais bien le Cook auteur de Quand se lève le brouillard rouge.Concernant le polar des lendemains qui chantent, Jean-Pierre Deloux observe, dans le récent spécial du Magazine littéraire, ce qui suit: «Ras-le-bol dans le public du roman politisé qui vous prend la tête, alors que la France béate est encore en plein état de grâce, depuis la victoire socialiste de 1981.Avec la gauche au pouvoir, à quoi peut bien servir un polar politisé et militant, venimeux et critique, dénonçant les homme,s et les institutions, alors que l’avenir s’annonce rose?A rien bien sûr! Quand on va bientôt raser gratis!» En fait de politique, on a assisté au cours de la dernière décennie à l’apparition de personnages affrontant l’enfermement parfois inhérent au politiquement correct.On pense surtout à Charles Willeford et Lawrence Block.Avec ce dernier, et par Matt Scudder interposé, les réunions des Alcooliques Anonymes ne sont pas plus du tout anonymes.On sait ce qui se passe.Les tabous ont sauté.S’il est beaucoup moins politisé qu’il y a treize ans, le polar, il témoigne bien davantage de la violence de nos sociétés postindustrielles que postmodernes.Et sur ce front, on pense évidemment à James Ellroy qui, il y a treize ans, était un parfait inconnu confrontant ses démons personnels.VITRINE DU TÀSCHEN w ! n France L'IMPRESSIONNISME EN FRANCE Peter H.Feist Traduit de l’allemand par WolfFruhtrunk, Taschen, Cologne, 1996, 440pages Un énième livre sur l’impressionnisme?A force de revenir tout neuf tout sourire sur le isme le plus populaire de l’histoire de l’art moderne, les lieux communs sur Monet, Renoir, Pissarro et les autres, on a du mal à les éviter.Mais bon, on peut toujours essayer.Dans L’Impressionnisme en France, l’historien d’art Peter H.Feist s’applique à dresser une synthèse exhaustive de l’impressionnisme en terre hexagonale, avec — et c’est tout à son honneur — une attention appuyée pour les Caillebotte, Bracquemond, Forain, Lebourg et autres figures oubliées ou moins étudiées du lumineux courant.Une écriture patiente et un style presque neutre, mais clair, retrace Révolution picturale, l’enfilade d’expositions, la fortune critique, aussi marchande — notamment en la personne de Paul Durand-Ruel — ainsi que les grandes lignes du contexte social de cette esthétique du plein-air née dans l’instabilité politique des débuts de la Ille République.L’histoire de Feist débute avec la polyphonie des conceptions artistiques qu’accueillait la première moitié du XIXr siècle, passe par la genèse officielle du courant dans l’atelier du photographe Nadar, lors de la première exposition impressionniste en 1874, et tire à sa fin avec les aventures post et néo-impressionnistes des années 1880 et 1890.De qualité notable, les illustrations couleur abondent et un lexique de l’impressionnisme, avec des biographies d’artistes et des renseignements sur les figures influentes qui les ont fréquentés de près ou de loin, accompagne les quelque 400 pages de cet honnête ouvrage.CALDER.IA SCULPTURE EN MOUVEMENI Amauld Pierre Découvertes Gallimard/Paris-Musées Paris, 1996,112pages En règle générale, lorsqu’on se découvre un coup de cœur pour un artiste et que le hasard veut qu’une PHOTO MARTINE SIMON Ë||p Lawrence Block La gangrène socialisée Dans l’article que le Magazine littéraire lui a consacré, il est noté à son égard: «La force d’Ellroy ne réside pas tant dans le fait qu’il remue la boue à la recherche de la vérité sur la mort de Kennedy mais dans la tentative réussie de restituer toute une époque.Par ailleurs, guère différente de la nôtre qui en est la conséquence même.Il a ainsi l’intuition fulgurante de la corruption plus ou moins larvée qui ronge la société tout entière dont nous sommes plus ou moins les troisièmes couteaux, des laissés-pour-compte d’un libéralisme sauvage, autre avatar d’une mafia gangrenant tous les systèmes.» On en est là, au stade de la gangrène socialisée, parce qu’au cours des treize années qui séparent les parutions de ces numéros spéciaux, il y a eu pour ainsi dire une «polarisation» de la société qui fait écho aux mots, à l’injonction prémonitoire de Cocteau, qui.Cocteau disait: «Dans 20 ans, le roman sera policier ou ne sera pas.» C’est dit.C’est dit et il nous reste à mentionner des choses tristes.Lorsqu’on fait une lecture parallèle de ces numéros, on réalise qu’entre-temps Georges Simenon, Léo Malet, Jean-Patrick Manchette, Michel Lebrun, Charles Willeford, Robin Cook et Patricia Highsmith sont morts.Amen! LIVRE D’ART étude de son œuvre dans la collection Paris-Musées de Gallimard nous tombe sous les mains, on peut se compter chanceux.Un heureux mariage de richesse et d’efficacité, cette intelligente collection de petits livres nous rend vivante et plurielle la lecture des productions artistiques prises en charge par elle.Au nombre des derniers recrus, Alexander Calder nous est ici livré dans tout son génie.La réflexion éclairée, le style succinct et éveillé de la plume du jeune historien d’art et spécialiste de Calder, Arnauld Pierre, nous propulse sur les pas du sculpteur-ingénieur depuis son enfance, au début du siècle, dans une famille d’artistes à Philadelphie, jusqu’à ses réalisations monumentales d’art public.En cours de route, il est question, bien sûr, du célèbre cirque miniature de cet artiste à l’inventivité en essor continu, de ses portraits en fil de fer, de sa découverte de l’art abstrait dans l’atelier de Mondrian, de ses inégalés mobiles et de ses stabiles.Puis, selon la tradition de cette dynamique collection, les points de vue sont multipliés à travers des témoignages de critiques et d’écrivains, comme à travers la voix de l’artiste lui-même.Sans parler du corpus imposant d’illustrations d’œuvres et de photographies, ni du graphisme convivial à coups de petits blocs autonomes et thématiques.Bref, une perle.Un livre de chevet idéal pour qui porte Calder en son cœur.CONTEMPORARY AMERICAN ARCHITECTS VOtUME II Philip Jodidio Traductions par Jacques Bosser, pour le français, et Franca Fritz et Heinrich Koop, pour l’allemand Taschen, Cologne, 1996,176 pages N) est-ce pas qu’il est agréable de se faire surprendre par une image, de la regarder trois fois plutôt qu’une, de se sentir poussé à en décortiquer le sens?L’un des derniers-nés dans la série sur les architectes contemporains publiée chez Taschen, le deuxième volume de Contemporary American Architects, nous en donne pour notre argent dans l’épluchage d’images qui fascinent Des reproductions couîeur impeccables, dont plusieurs planches, nous livrent un survol enivrant des points forts du paysage architectural actuel signés par une brochette éclatée d’Américains célèbres et moins célèbres.En plus de l’espace sculpté aux plans inclinés du bâ-lois siège social de Vitra de Frank O.Gehry, on a droit au tout récent et géométrique monument au Rock and Roll sur les berges du lac Erié à Cleveland, de celui qui dessinait la pyramide du Louvre et qui dit préférer le jazz: I.M.Pei.Tandis qu’à Albuquerque, avec sa curvi-linéaire Résidence Mead/Penhall en béton brut et métal galvanisé, un peu romane, un peu art nouveau, le moins connu mais non moins talentueux Bart Prince, qui signait le pavillon japonais du Los Angeles County Museum of Art, ne manquera pas de retenir notre attention.Quant au texte, riche de citations et informé à souhait, il est de l’Américain Philip Jodidio, rédacteur en chef du magazine français Connaissance des Arts.Il prend son envql avec une réflexion sur la réalité architecturale des Etats-Unis des années 1990, marquée par une récession économique, un regain de conservatisme et d’édifices rentables, mais aussi par une «résistance» créatrice et une généralisation de la conception assistée par ordinateur et la liberté formelle qu’elle entraîne.Suivent une série d’analyses d’œuvres clés des seize architectes et firmes représentés, ainsi que les habituelles biographies.Inspirant! Jennifer Couëlle > I I.K I) K V 0 I II .I, K S S A M K I) I Al A () 1! T K T |) | M A N (’ Il E I t: R S E I' T K M l( Il K I !) !) (I i) r> LA TELE WEEKEND M S CE Ù / H > L'HISTOIRE SANS FIN Adaptation d’un conte de W.Petersen.Un jeune garçon trouve un livre merveilleux dont la lecture l’entraîne dans un monde fantaisiste.Radio-Canada, 13h UN CANADIEN A MOSCOU Ce segment d’une excellente série sur Moscou s’attarde à la mafia russe qui, depuis l’effondrement du communisme, fait des ravages inquiétants.RDI, 19h30 LA COUPE DU MONDE DE HOCKEY Du Corestates Spectrum de Philadelphie, match opposant les États-Unis et le Canada.SRC, 20h BIOGRAPHIES Portrait de Humphrey Bogart, qui a joué dans de nombreux rôles secondaires avant d'occuper l'avant-scène pour devenir le premier détective privé de l’écran.Canal D, 21h U O' PAULE DES RIVIÈRES m ® (DD® ÜDCzD® GlUDQD CD Perfecto Jardin d'aujourd'hui Branché Le Téléjournal Raison Passion / Danielle Mitterrand (18:20) Campus en vedette La Coupe du Monde de hockey / États-Unis - Canada Le Téléjournal Nouvelles du sport (23:22)/ Carnet Festival (23:50) 0GDGD 00ÛD El gu ou @0) Série Indycar 1996- Vancouver (16:00) Fleurs et Jardins Dinosaures CD CLSC, Eglise Le TVA Cinéma / PILES NON COMPRISES (4) avec Hume Cronyn, Jessica Tandy Cinéma/COCOON (4) avec Brian Dennehy, Wilford Brimley Le TVA/TVA Sports Loteries (23:39) / Cinéma / MANHATTAN LOTO (5) (23:52) QIC) CDD d® (IS @6) Cinéma / LE DRAGON DE M.POMALO (4) Dessins animés Les Nouvelles Aventures de Skippy National Geographic Plaisir de lire Le Monde en mouvement / Le Dernier Transcontinental (1/2) Cinéma / QUELLE NUIT DE GALÈRE (3) avec Griffin Dunne, Rosanna Arquette Cinéma/CRIMES ET DÉLITS (3) avec Woody Allen, Martin Landau (22:40) EDO© 60 (35] (49) Le Petit Journal Passion plein air Gr.Journal t'O Hebdo.(17:40) Cinéma/L'ANGE GUITARE (5) avec Nicholas Campbell, Donnelly Rhodes Cinéma / DANGEREUSEMENT VÔTRE (5) avec Roger Moore, Christopher Walken Le Grand Journal (22:45) Passion plein air (23:15) Cinéma/ ROMANCE.(5) (23:45) SD ’ I Cinéma/THE ELUSIVE PIMPERNEL (5) (16:00) News I Busy Bodies I Wonder Years World Cup Hockey / Canada - États-Unis News Indy (23:15) | Baseball / White Sox - Blue Jays (16:00) I News mon CD Homeboys.Babylon 5 Newsline Regional.Ent.Now I Home Improv.Dr.Quinn, Medicine Woman Beatles Anthology (1/3) CTV News News Algon.(16:00) World Championship Wrestling Puise Country Prof.Star Trek: Deep Space Nine Star Trek: Voyager Puise ® m DD Football universitaire / Illinois - Michigan (15:30) Wheel of.Jeopardy! Second Noah News Tales from.News Pub Hard Copy Star Trek: Deep Space Nine Baywatch m G) US Open Tennis (11:00) News CBS News Entertainment this Week Dr.Quinn, Medicine Woman Touched by an Angel Walker, Texas Ranger News Hercules Wheel of.Jeopardy! Pub m CED SportsWorld (16:00) NBC News Home Improv.Ushuaia: The Ultimate Adventure Cinéma/CLASS REUNION Saturday Night Live TV Preview Siskel & Ebert ED (57) Julia's Kitchen Evening at Pops Lawrence Welk Austin City Limits Keeping Up.One Foot in.Around the World in 80 Days I Cinéma / SUNDAYS AND CYBELE (3) avec H.Kruger, P.Gozzi Malone i Washington Wall Street.Sneak Previews Inside Albany The Editors I McLaughlin.I Fools & Horses Appearances As Time Goes I Black Adder I Red Dwarf Kenny Loggins .Redwoods I Cinéma m kj Cryptkeeper Bugs Bunny & Tweety Show News Focus Ontario NFL 1996 New Producers Showcase Touched by an Angel I The Marshal Global News Sat.Night Live Join In! Polka Dot.Bookmice Polka Dot Door Waste Not Global Family Cinéma/LOST HORIZON (4) avec Ronald Colman, Jane Wyatt Conver.(22:20) I Cinéma/HERE COMES.(22:45) SD Hockey (14:00) Hockey Coupe du Monde / Russie - Slovaquie Tennis/US Open Sportsdesk @DS) Sports 30 WWF SyD 30 Millions.Journal suisse Visions / Gour.Thalassa Journal FR2 Faites la fête I Bon Week-end L’Anecdote.I Journal belge Visions.Passe.(23:15) CêE) Explorateurs Télé-pirate Schtroumpfs Ma sorcière.I Les Intrépides Animalement Gymtonik (MP) Musique vidéo (13:00) VoxPop Perfecto Fax Box-office ConcertPlus / Brit Pop Now Musique vidéo Bouge de là Musique vidéo (MM) VideoF.(14:30) SuperHitVideo R.S.V.P.The Tube Spotlight Start Me Up Big Ticket/Blur: Showtime I VideoF.(22:35) I The Tube Spotlight ÜD 0.1.(15:55) Opération Interception (17:35) Les Oeufs d'or (19:15) Virtuosité Bagarre à la une (22:50) m Yogi Bear Mr.Magoo Spiderman Flash Gordon Rocko's Life Eerie Indiana Goosebumps Are You Afraid of the Dark?I Beasties Hidden City Dragon Bail Sailor Moon Insektors (rdD Bui.de santé Aujourd'hui Bulletin jeunes Box-office Griffe Monde ce soir Cdn Moscou I Reportages / 3 Hommes pour.Le Téléjournal | Carnet Festival Le Téléjournal Le Point final Éd.Week-end Reportages CE Maigret (16:00) Samedi de rire Le Saint En rappel: Julien Clerc Le Goût du monde Biographies / Humphrey Bogart Dinosaures (4/4) Espions AU PETIT ECRAN PILES NON COMPRISES* (4) (Batteries Not Included) É.-U.1987.Comédie fantaisiste de M.Robbins avec Hume Cronyn, Jessica Tandy et Michael Carminé.Des extra-terrestres aident un couple new-yorkais à lutter contre des industriels qui veulent transformer leur quartier en un imposant ensemble architectural.TVA 18h30 COCOON (4) É.-U.1985.Science-fiction de R.Howard avec Brian Dennehy, Wilford Brimley et Hume Cronyn.Des vieillards rajeunissent après s'être baignés dans la piscine d’étrangers qui se ré-{ vêlent être des extrader- > restres.TVA 20h30 QUELLE NUIT DE GALÈRE (3) (After Hours) É.-U.1985.Comédie de M.Scor- \ sese avec Griffin Dunne, ; Rosanna Arquette et John Heard.Pour avoir voulu re- » voir une femme bizarre, un ' informaticien new-yorkais vit une nuit cauchemar- j desque.RQ 21h h N U ^ r¦ I & DECOUVERTE Document traçant un portrait physique de notre planète.SRC, 18hl5 PAULE DES RIVIÈRES LA TOURNEE DU GRAND DUC Première.L’animateur Stéphane Le Duc présente une personnalité qui parcourt un lieu révélateur de sa vie.Ce soir, il s’entretient avec Édith Butler à Georgeville, dans les Cantons de l’Est.TV5, 19h30 BIOGRAPHIES Portrait de l’auteur-compositeur Georges Brassens, qui a marqué plusieurs générations.Canal D, 21h ¦EBilii OCID® mes® GDfDQD ra Sous la couverture (16:00) Le Siècle du peuple Le Téléjournal Découverte (18:15) Marie-Lise Pilote La Coupe du Monde de hockey / Slovaquie - Canada Le Téléjournal Le Point (23:20) / Nouvelles du Sport (23:45) OGDGD OO® 01)000$ ®D Série Indycar 1996 - Vancouver (16:00) Le TVA Le Grand Spécial Drôle de vidéo Cinéma/RESTEZ À L'ÉCOUTE (5) avec John Ritter, Pam Dawber Le TVA TVA Sports (22:24) / Loteries (22:39) Complètement marteau (22:46) Pub (23:15) (HD 3D d® (Ml (46) Expédition (16:00) Faune nordique On aura tout vu Cinéma/VOYAGE À MÉLONIA (5) Dessins animés L'Afrique de toutes façons Regard sur la nature Vivement dimanche! / Bossa Nova Voyage Grandeur Nature Cinéma/MONSIEUR HIRE (3) avec Michel Blanc, Sandrine Bonnaire cacao® EDf35)f49) Le Petit Journal Pas si bête que ça! Le Grand Journal Ecoute-moi / Les jeunes discutent de leur avenir/ Dernière Cinéma / POLICE ACADEMY 6: VILLE EN OTAGE (6) avec Matt McCoy, G.W.Bailey Cinéma/LES ESCROCS (4) avec Robert Redford, Dan Aykroyd Le Grand Journal an ® Auto Racing / Vancouver Indy (15:30) Magical World of Disney The Road to Avonlea World Cup Hockey/Slovaquie - Canada Sunday Report Venture (23:29) CO SU ta Family Play.Moesha Family Matters Newsline Family Play.Funniest Home Videos SIDS Cinéma/FAMILY OF COPS (5) avec Charles Bronson, Angela Featherstone CTV News Nightline Wine & Cheese Automag Plus F Fashion TV Puise Travel, Travel The New Adventures of Superman Pulse CE (13| DD Golf / Milwaukee Open (16:00) News ABC News Cinéma /LA.STORY (4) avec Steve Martin, Victoria Tennant News Sp.Rap (23:20) E.T.Weekend ABC News Funniest Videos I Star Trek: Next Generation I 3D m US Open Tennis (11:00) CBS News M*A*S*H 60 Minutes Touched by an Angel Cinéma/REUNION (6) avec Mario Thomas, Peter Strauss News/Seinfeld .Limits (23:45) News CBS News News Pub 3D CED Football de la NFL / Patriots - Dolphins (16:00) Dateline NBC 3rd Rock from the Sun Boston Common Cinéma / BETRAYAL 0F TRUST (5) avec Judith Light, Judd Hirsch Sightings MDA Telethon / Se poursuit jusqu'à lundi, 19h00.ES dD Adam Smith Olympica I Wild America I Naturescene Nature / Treasure of the Andes La Comédie-française ou l'Amour joué Burt Wolf Victory Garden [First Edition | Wine Course .Across Am.All Creatures Great and Small Evening at Pops CO ED Millen.(16:00) Bugs & Tweety Show News Sportsline 60 Minutes 3rd Rock.| Boston.Cinéma/THE HOUSEKEEPER (5) avec R.Tushingham, J.Burroughs I Global News I Sportsline Bradsh.(16 00) Polka Dot.Bookmice Global Family Inquiring Minds Global Family Heartbeat Inside the Line Cinéma / FINAL OFFER (4) Documentaire Wine Cellar (TSN) Auto Racing / Nascar (15:00) Sportsdesk NFL Primetime Football NFL/Bills-Giants Sportsdesk ®SD Tennis/US Open (15:00) Monde du sport [ Sports 30 Formule Atlantique 1996 Sports 30 Mag.olymp.(HD Jardin, bêtes Journal suisse Génér./Gourm.L'Ecole des fans Journal FR2 La Tournée du grand Duc Bouillon de culture Grands Reportages (21:40) Journal belge Faites la fête ODD Explorateurs Télé-pirate Schtroumpfs Ma sorcière.Les Intrépides Animalement Gymtonik (ME M.v.(13.00) Flashback Fax Box-office Musique vidéo Vj Invitée /Julie Snyder Musique vidéo m VideoFlow R.S.V.P.Combat des Clips Rock & Roll Mojo Working MuchMusic Countdown MuchEast m Aventure en coulisse (16:35) A l’ombre de Shawshank Les Frères McMullen Le Meurtre dans le sang (22:45) m Family Ties Garfield and.Charlie Brown My Hometown Ripper SmallTalk Reboot Are You Afraid Must Be Mad! The Hit List Tarzan Super Dave.sbd Un Fleuve.Aujourd'hui Bulletin jeunes L'Accent.Dici Monde ce soir Griffe Grands Reportages / Métal mortel Le Journal RDI Carnet Festival Le Téléjoumal | Le Point final Le Téléjoumal Simplement.?D Navarro (16.00) Samedi de rire Les Envahisseurs En rappel: Robert Chariebois I Le Goût du monde Biographies / Georges Brassens Rlière D / ALIAS WILL JAMES (4) Documentaire CINEMA AU PETIT ECRAN LES ESCROCS (4) (Sneakers) É.-U.1992.Comédie policière de P.A.Robinson avec Robert Red-ford, Dan Aykroyd et Mary McDonnell.Des voleurs professionnels férus d’électronique sont engagés pour dérober une mystérieuse boîte noire.TQS 21h -?- MONSIEUR HIRE (3) Fr.1989.Drame policier de P.Leconte avec Michel Blanc, Sandrine Bon-naire et Luc Thuillier.Un homme réservé et peu affable, sur qui pèsent des soupçons de meurtre, observe secrètement sa voisine d’en face dont il est amoureux.RQ 22h30 -?- 2001: ODYSSÉE DE L'ESPACE* (1) (2001: A Space Odyssey) G.-B.1968.Science-fiction de S.Kubrick avec Keir Dullea, Gary Lockwood et William Sylvester.Une ex- ! pédition se dirige vers Jupi- \ ter après la découverte d’une mystérieuse stèle sur la Lune.CD minuit (1) Chef-d’œuvre (2) Excellent Trrc hnm (A) Rrrtt (d) Pnwihlt L K I) K V 0 I II .I, E S S A M E 1)1 Al A 0 U T E T I) I M A N C II V.I S E I* T E M li 11 E I !) !) (I merre Une ex pi m '«• Baie-Saint-Paul 1996 LE SYMPOSIUM de la nouvelle peinture Tous les jours de 12 h à 18 h jusqu’au 2 septembre MUSÉE D’ART CONTEMPORAIN DE MONTRÉAL AVRIL AU 22 SEPTEMBRE 1996 DU 28 s.c u l p t u r e s n s t a l l a t i d e;s s i .- riv; - se libérer du c'est MUSEE DES BEAUX-ARTS DE MONTREAL rt'it) Depuis 50 ans Soulages n'utilise que trois couleurs le noir, le' noir et le noir, Soulages Noir Lumière Jusqu'au 15 septembre Entrée gratuite Mmtmtét.11M: («tjil) airbre me «t brin, The IrooUvn Niu».Un r«k.ehoto d( login loirgttfi : Olrid SoUmr.Krt Tort.LE DEVOIR W\1 IIS.IUT SAIMTE-CATHERINE OUEST, MONTREAL TÉLÉPHONE : (SU) 147-6212 NÉTIO PLACE-01 Le beau paysage ?FRANK INVENTER LLOYD UN PAYSAGE AMÉRICAIN WRIGHT 1922-1932 d Wright, Lake Tahoe Summer Colony, Conforme; Lodge, perspective et pbn, 1903 Mine de plomb et crayon r sur papm japon, 59,5 * 40 cm.Collection CCA.O The Frank Lloyd Wright Foundation, 7996 Don de George et du Cercle du fondateur du CCA.à jo mémoire, 1994 Centre Canadien d'Architecture/Canadian Centre for Architecture 1920, rue Baile, Montréal, Québec, Canada.Des visites commentées de l'exposition sont offertes.Renseignements : 514 939.7026 L'exposition est organisée par le CCA, la Frank Lloyd Wright Foundation et la Library of Congress.Venez au Musée des beaux-arts de Montréal découvrir l'importante rétrospective du peintre français Pierre Soulages.Fasciné par le noir, il en a fait son œuvre pendant 50 ans.À la question «Pourquoi le noir?», il répond tout, simplement: «Parce que.» Pierre Soulages Soulages est né en 1919 à Rodez dans l’Aveyron.Dès son enfance, il est attiré par l’art roman, les menhirs gravés, les grottes et les grands plateaux solitaires.Peintre autodidacte, il découvre en 1938 la peinture de Cézanne et Picasso.Au début des années 50, il est propulsé sur la scène internationale et ses œuvres sont collectionnées par les plus grands musées.Les expositions vont se succéder sans interruption, aux États-Unis, en Europe, en Asie, en Afrique et en Amérique du Sud.De 1987 à 1994, il réalise cent quatre maquettes pour les vitraux de l’abbatiale romane de Conques en France.31 août : visite commantée par Guy Durand, sociologue 1W septembre : vente aux enchères des œuvres inédites du Symposium Redessiner les frontières de la peinture OU la nouvelle subjectivité ET UNE PRÉSENTATION AU CENTRE D’EXPOSITION JUSQU’AU 10 SEPTEMBRE Les partenaires : Le ministère du Patrimoine du Canada Le Conseil des arts et des lettres du Québec Le ministère de la culture du Québec Le ministère du Tourisme du Québec Les commanditaires : Roche et Associés, Le Soeil, Bell Canada, La Banque Nationale, la Caisse populaire de Baie-Saint-Paul, Pwoer Corporation, 23, rue Ambroise Fafard, Baie-Saint-Paul Téléphone: (418) 435-3681 0 loto-québec LE DEVOIR Les trois autres couleurs de l'été L’exposition L'exposition Les ravages de la Magritte guerre regroupe 9 vous permettra de découvrir l’univers provocant de cet artiste surréaliste belge.Jusqu'au 27 octobre.L'exposition Kiki Smith vous dévoilera une vision profondément humaine du corps.Jusqu'au 22 septembre.Francisco Goya des œuvres ravages de d Espagne et de la mondiale.et mise par le Musee du Canada.Jusqu'au 26 août.18 JUIN -22 SEPTEMBRE 1996 Ouvert du mardi au dimanche de 11 h à 18h (jusqu'à 21 h le mercredi).Entrée gratuite, sauf pour l’exposition Magritte.1379-1380, rue Sherbrooke Ouest.Autobus 24 ou station de métro Guy-Concordia.Information: (514) 285-2000 Photos: Pierre Soulages, 1996 et Pierre Soulages dans son atelier, 48, rue Galange, 1960 (Photo Izis) • René MAGRITTE, La porte ouverte, 1965, collection particulière ° Charly Herscovici, Kinémage/ Montréal, 1996 • Kiki SMITH, Sans titre (Tête aux yeux de verre et aux dents de fer blanc), 1994.Collection Jon & Missy Butcher, Chicago, Illinois.Photo Ellen Page Wilson, avec l’aimable autorisation de Pace Wildenstein CONSULAT 6ÉNÉIAL DE FRANCE A QUEBEC HlTAU» GROUPE SCHNEIDER ABU FWAWCB^/ Pauses, de Marion Wagschal.jKSLv' • .PHOTO RONALD T.SIMON PETER KRAUSZ MARION WAGSCHAL Galerie d’art léonard & Bina Ellen Université Concordia 1400, bout, de Maisonneuve Ouest Jusqu’au 18 septembre JENNIFER COUËLLE Si le Petit Prince avait dit «peins-moi un paysage» plutôt que «dessine-moi un mouton», le gentil aviateur aurait été embêté.réaliste?ar-cadien?romantique?impressionniste?cubiste?Au delà des styles, ce sont là autant de conceptions du paysage qui ont rivalisé ou se sont succédé depuis bientôt cinq siècles, lorsqu’affranchi de son seul statut de décor d’arrière-plan, le paysage est devenu un genre pictural de son plein droit.Aujourd’hui, alors que le mot d’ordre est plutôt chacun pour soi, s’il fallait recenser les peintres qui font dans le paysage, il y aurait certainement mille et une variations du legs des Bruegel, Lorrain, Friedrich, Courbet, Monet et Cézanne.Ce qui n’empêche pas qu’on puisse observer que la notion de mémoire infor- me les paysages de plus d’un artiste.Mémoire qui d’ailleurs se fait de plus en plus présente dans les productions artistiques actuelles — toutes disciplines et tous genres confondus.Quant aux paysages nourris de cette question, Karen Antaki, directrice de la galerie Leonard & Bina Ellen de l’Université, Concordia, les nomme échoïques.À comprendre, dont «la puissance évocatrice de l’espace [se fait] par le biais de la mémoire».Et dans ce registre, l’exposition en place présentement à cette galerie est particulièrement réussie.Le Paysage échoïque réunit des peintures de grand et petit format et des installations des Montréalais Peter Krausz et Marion Wagschal.Tout d’abord, ça vaut la peine de souligner qu’il s’agit là d’un jumelage de deux peintres qui sont passés maîtres de leur médium depuis belle lurette.Ne serait-ce que pour voir ce dont ils sont capables, cette exposition mérite le détour.La mémoire, donc.Ou l’écho, si vous voulez.Il est chez Krausz, celui de sites témoins de tragédies et de non-dits.Chez Wagschal, il réverbère l’incursion de la culture dans le sein de mère Nature.Autrement dit, il se fait porte-parole de l’impossible innocence de la nature.Cette dernière nous livre su désillusion à travers, notamment, ith immense diptyque d’un infini aquatique de bleu et de gris, ponctué iüi et là de concentrés de facture qui rappellent le traitement comme l’atmosphère des horizons de Tu r nef.Puis à peine a-t-on le temps de contempler cette inspirante masse énergique d’eau et d’humeurs qu’ôfi se trouve à lire you slut etyoufiickihjg slut, inscrit respectivement en petites lettres de bronze au centre de chacune des toiles.Si ça choque?Oui.Oti a vraiment envie de les arracher, ces lettres.Est-on réactionnaire?En fait, avec cette œuvre, l’artiste noils place dans une posilion curieuse.On comprend bien que c’est précisément ce genre de réaction qu’ellë cherche à susciter — nous heurtër en nous empêchant de nous méprendre sur la beauté d’un paysage qui selon elle ne peut être immaculé —, mais la volonté de son gestfc transparaît à ce point qu’il apparaît plaqué, non nécessaire et évitable.C’est à se demander à qui, ici, revient la lucidité.’+> ) I.fi I) fi V DIR, I.fi S S A M fi 1)1 :$ I A 0 fl T fi T 1) I M A N (' Il fi I S K l> T fi M li II fi I !) !l (I I) 7 ARTS VISUELS Que non ! 1 211 l« GALERIES D’ART CONTEMPORAI 4(R Une invitation La Grande Virée est organisée par L'ASSOCIATION DES GALERIES D'ART CONTEMPORAIN (AGAC) Tél: (514) 843-3334 iviàfeœSHsi mm Pierre Bourgault Latitude : 51° 27’ 50" ~ Longitude : 57° 16’ 12 Jusqu’au 30 septembre 1996 TORONTO SCULPTURE GARDEN 115.rue KING EST FONDATION DEROUIN une; RELATION PRIVILÉGIÉE avec des ARTISTES DES TROIS AMÉRIQUES .À UNE HEURE DE MONTREAL 1303, Montée-Gagnon, Val-David (Qc) JOT 2N0 Montréal: Téléphone 524-6937 et télécopieur (514): 524-3020 : Val-David: Téléphone et télécopieur (819) 322:7167 Ouvertdu jeudi au dimanche de 11 h a 19 h ;W; 3S!§Sl!$iï S-zîjx «¦K» MAIS QUI EST DONC MARCEL BARIL?UNE.GALERIE D’ÂRT-UNE SALLE DE CONFÉRENCE- UN CENTRE DE DOCUMENTATION - .¦ UN SITE EN VERSANT DE, MONTAGNE OU L'ART S'INTEGRE AUXUEUX V .¦ .INTÉGRATION AUX LIEUX DU 13 JUILLET AU 15 SEPTEMBRE 1996 SAMEDI 31 AOUT, 15 h LANCEMENT du livre RESSAC de Migrations au Largage de René Derouin Les éditions l’Hexagone En présence de Claude Beausoleil, Luc Bureau, Michel Gonneville, Gilles Le Bigot, Gaston Miron et Marie-Andrée Beaudet, Pierre Morency, Léo Rossandler, Jean Royer et le musicien Bernard Buisson.***** Le propos est soutenu ailleurs, de .manière moins violente par contre, ,et dans des peintures aussi délibérément belles.Il y a jusqu’à sa série cyclique de vingt et une petites toiles ,de lunes croissantes et décroissantes, dont les agglomérés de facture cireuse suggèrent la transformation et le vieillissement, qui perd en poésie comme elle gagne en «intervention culturelle» avec des inscriptions équivoques comme Hot Black %ilk à la surface d’une des œuvres.Faut-il croire qu’entre nous et notre environnement — terrestre ou céleste — il n’y pas de distance, que nos paysages ne soient rien de plus que ,le vulgaire reflet de nous-mêmes?La réponse, du moins formelle, aux lunes (noires) de Wagschal se trouve sur le mur leur faisant face, avec le Ciel de plomb de Krausz.Une variation sur une œuvre réalisée au début des années 1990, cette sombre gérie domine un côté de la salle avec plus d’une centaine de petites plaques de plomb disposées en damier.Leurs surfaces sont gravées des noms de lieux et des dates d’émeutes, d’interdictions, de massacres, de conversions forcées, de CLICHE REPETE À ECLAIRAGE DIFFERENT.EN RAISON DU TEXTE IMPRIME SUR FOND GRIS OU DE COULEUR saccages et autres persécutions du peuple juif en France, depuis l’an 535 jusqu’à 1990.Sur certaines d’entre elles, se profilent des ciels.gris d’orage, rouges et oranges de soleil levant ou couchant.Mais plus encore que de nous toucher, cette commémoration sérielle avec ses pochades de vues d’avion nous laisse, elle aussi, avec une impression de concept diligemment appliqué.La répétition du motif, l’idée elle-même, prend ici toute la place.Le sentiment est le même avec les installations de Krausz, où des bibliothèques ont pour panneaux de fond le drame soupçonné de paysages aux couleurs intenses, et sur leurs étagères, des échantillons de tailleurs et de tisserands du début du siècle, reliés dans de gros volumes soigneusement identifiés par saison et par année.Là, dans la mesure où l’on considère que plus d’un juif fut à ses heures tailleur, il y a tout de même les documents d’époque pour nous émouvoir.Autrement, ici aussi, l’application du concept déteint sur l’ensemble.Et enfin, l’imaginaire est servi.Krausz, dont on connaît les graves et romantiques paysages verticaux depuis quelques années déjà, nous en livre ici trois d’une présence remarquable.Ces peintures, qui sont en fait des fresques, ont une étonnante capacité à retenir le regard.Et pourtant, le sujet est a priori anodin: un paysage montagneux, ici vallonnés, là champêtre, avec un style et une palette riche et saturée qui rappelle le Groupe des Sept à son meilleur, le Grand Nord sauvage en moins.Car quoique inhabités, les paysages de Krausz sont civilisés.Les champs ont été labourés.Mais il s’est passé aussi autre chose.Sans le dire, la luminosité intense qui enveloppe ces lieux, qui raccorde chaque lot de terre dans un commun silence, nous le fait sentir.Intervient aussi la qualité de l’épaisse facture, elle est physique, elle suggère quelque chose de concret, peut-être justement la réalité de ce qui fait taire ces paysages.Que ces artistes insistent par endroits, et chacun à sa façon, pour souligner au crayon rouge les procédés de leurs idées n’enlève rien à la grande qualité de leur travail de peintre.D’autant plus que le coup d’œil de cette exposition qui sait prendre sa place dans l’espace généreux de la galerie n’est pas piqué des vers.Allez voir! Des photographies A signaler également, une sélection de photographies des années 1980 et 1990 tirées de la collection permanente de la galerie, aux ci- maises de l’espace derrière l’exposition de Krausz et Wagschal.On y retrouve notamment des paysages de Angela Grauerholz, une machinerie un peu surréelle dans une image aux couleurs incandescentes de Holly King et un accrocheur diptyque en noir et blanc de Claude-Philippe Benoit, où l’environnement feutré et sens dessus dessous d’un sous-bois couvert de mousse voisine avec un modeste atelier de couture et tristounet Ciel de plomb, une installation de Peter Krausz.PHOTO RONALD T.SIMON le» fouilla» tomberont à la tonne «le Krausx, Sullivan lors de Miiiefeuiile».Tousignant et Wolfe Les dessins de jasera on en Matthias exposition qui du une Une classe publique d'après Une nahis-e de et des SncciKscbfel entrevues sur plein dans le mille.prix nique pour les fin Un oeuvres artistes en dés de lecture) 1996-1997 sur fva wags: maître Imprimeur Fleury de 1800
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.