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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1996-09-06, Collections de BAnQ.

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Vol.L X X XVII No 2 0 8 T V Q / T o r o n 1.o IS LE DEVOIR PERSPECTIVES Bernard Tapie, le film ! L’homme d’affaires et député Bernard Tapie n’en finit plus de surprendre.Après avoir animé la scène politique, sportive et judiciaire, le voilà qui joue son propre rôle dans le dernier film de Claude Lelouch.Un singulier épisode de «cinéma vérité», mais surtout une belle leçon de marketing.On le croyait ruiné, condamné, dépité, à deux doigts de la prison.Voilà Bernard Tapie qui rebondit en tenant le rôle-titre du dernier film de Claude Lelouch, Hommes, femmes: mode d’emploi, qui vient d’être présenté en compétition officielle au Festival de Venise.Entre la menace d’une grève des professeurs et la préparation de la visite du pape, cet homme d’affaires et député soudainement recyclé dans l’art dramatique a une fois de plus volé la vedette et créé l’événement de la rentrée politique et culturelle parisienne.Plus qu’une leçon de cinéma, le dernier Lelouch — qui met aussi en scène une flopée de vedettes de la télévision — fournit une leçon que devraient méditer tous les étudiants en marketing.Prenez une star de la politique passée maître dans l’art de manier le petit écran et plébiscitée pour son franc parler.Ajoutez-y une vedette du cinéma comme Claude Lelouch, rare cinéaste français à avoir déjà percé le marché américain.Ajoutez y Ophélie Winter, une séduisante animatrice qui fait régulièrement la une des journaux à potins.Saupoudrez le tout de quelques comédiens formidables comme Fabrice Luchini, Pierre Arditi et Anouk Aimé, histoire de ratisser large.Hommes, femmes mode d’emploi possède tous les ingrédients pour ne pas passer inaperçu.En trois jours, Lelouch, Tapie ou Luchini ont fait les journaux de chacune des trois grandes chaînes de télévision françaises.Sans oublier Europe 1, commanditaire du film, qui lui a réservé quatre heures d’antenne.Huit quotidiens et magazines ont aussi consacré leur une au dernier Lelouch.Rarement battage publicitaire aura été si soigneusement calibré: Patrice Luchini s’adressant au public «sérieux» de France 3 alors que le couple Lelouch-Mar-tines se réservait pour l’auditoire plus familial de Michel Drucker.S’il avait fallu passer à la caisse, ce temps d’antenne aurait coûté plus de trois millions de dollars, soit «le budget de lancement d’un nouveau yaourt», dit un publicitaire cité dans L’Evénement du jeudi.Résultat: en une seule journée, la production a enregistré près de 150 000 entrées à travers le pays et battu les films américains de la semaine.De quoi faire saliver tous les Gilles Carie de la planète, dont le petit côté fellinien ne parviendra jamais à remplacer un bon «plan média», comme on dit à Paris.L’opération risque d’être plus que rentable pour Bernard Tapie.Grâce à un contrat soigneusement négocié, l’ancien propriétaire d’Adidas, sur le point de perdre ses revenus de député, touche 75 cents par entrée.Le lancement providentiel survient au moment où celui-ci est forcé d’abandonner son siège à l’Assemblée nationale pour cause de faillite.L’ex-chanteur yé-yé, qui avait déjà été sollicité par Lelouch en 1971 (pour L’Aventure, c’est l’aventure) et qui aurait été, dit-on, pressenti pour incarner Che Guevara dans une production de la Warner, dit vouloir se consacrer entièrement à sa nouvelle carrière.Enfin, pas tout à fait, puisqu’il conserve son mandat de député européen, dernier rempart contre les huit mois de prison auxquels il a été condamné dans l’affaire du trucage d’un match entre l’OM de Marseille et l’équipe de football de Valencienne (la pause est actuellement devant la cour de cassation).À ceux qui lui parlent de ses deux condamnations toujours non appliquées, Bernard Tapie réplique simplement que cela n’est pas sérieux et que, de toute façon, si on l’incarcère, il mettra «500 détenus sur les toits»! On comprend que l’homme ait fasciné Claude Lelouch.Le réalisateur lui a écrit un film sur mesure, qui ne manque pas de rythme et multiplie les clins d’œil.Tapie joue de son mieux le rôle d’un «winner», un avocat-homme d’affaires qui ne recule devant rien pour réussir.Mais cette philosophie un peu courte rend l’exercice terriblement didactique.Malgré quelques belles scènes, Lelouch s’empêtre pendant deux heures dans de lourds poncifs du genre «pour apprendre la vie, il faut toute la vie».Ou encore «les charlatans sont les seuls qui ont le culot de se servir du mensonge comme thérapie».Cette réplique de Pierre Arditi résume toute la profondeur de la morale du film dont on saisit les tenants et les aboutissants en dix minutes.Quant à Bernard Tapie, certains ont beau lui découvrir le physique de Gabin ou voir en lui «un nouveau Belmondo», son jeu fait pâle figure à côté de celui d’un comédien chevronné comme Fabrice Luchini.Comme d’habitude, Tapie en fait un peu trop.Au cinéma, comme en politique, l’erreur ne pardonne pas.Lelouch, qui considère que «la comédie humaine est toujours mieux que le théâtre», n’a jamais résisté à la tentation de mélanger fiction et réalité.Son film fait l’éloge un peu simpliste de la réussite à tout prix.Le cinéaste pourrait s’être pris cette fois à son propre jeu.Plutôt qu’un Oscar ou un César, il pourrait se mériter la palme de la campagne publicitaire de l’année.Voilà Tapie qui rebondit en tenant le rôle-titre du dernier film de Claude Lelouch Christian Rio u x ?% 0?INDEX MÉTÉO Agenda.B7 Arts publics.B6 Classées.JU> Culture.B9 Économie.„\8 Éditorial.-A10 Le monde._A7 Mots croisés.j\6 Les sports.B5 Montréal Ensoleillé et chaud.Brumeux le matin.Max: 28 Québec Ensoleillé.Brumeux le matin.Max: 26 Détails en B 3 M O N T I! E A I.L E V E N I) R E 1) I (i S E P T E M 11 lî E I 9 9 li 8 8 T P S ÉCONOMIE Plus de un milliard en profits pour la Banque Royale et CIBC PAGE A 8 MONTRÉAL Le «loco shop» du site Angus sera-1-il rasé par étapes?PAGE A 3 CULTURE Le Festival du film de Toronto, c’est parti! PAGE B 8 Marois n’exclut pas une hausse des frais de scolarité Une large coalition d’étudiants, de professeurs et de syndicats tire la sonnette d’alarme PAUL CAUCHON LE DEVOIR Une nouvelle guerre des frais de scolarité est peut-être en vue alors que la ministre de l’Education Pauline Marois n’exclut plus un dégel des frais de scolarité.Une large coalition d’étudiants, de professeurs et de syndicats g tiré la sonnette d’alarme hier midi à l’occasion des Etats généraux sur l’éducation, ayant appris «que le gouvernement songe à augmenter les frais de scolarité», selon Patricio Salgado, président de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ).Interrogé par les représentants des médias, la ministre Marois a déclaré qu’elle avait en main un rapport «d’un groupe d’universitaires qui faisaient un certain nombre d’analyses sur l’effet de la levée ou non des droits de scolarité».Donc, «à travers toutes les hypothèses, ajoute la ministre, celle-ci [le dégel des frais de scolarité] est présente, mais aucune décision n’est prise d’aucune espèce de façon».Mme Marois a ensuite reconnu quelle n’exclut pas un dégel des frais de scolarité.«Je ne l’exclus pas actuellement, les Etats généraux nous proposent différentes ave- nues pour améliorer notre système d’éducation, dit-elle.Je n’exclus aucune avenue à tout égard, mais ce n’est pas formellement dans mes cartons.» Sous Jacques Parizeau, le gouvernement péquiste avait catégoriquement exclu toute hausse des frais de scolarité, maintenant leur gel.Les rumeurs de hausse des frais de scolarité étaient VOIR PAGE A 12: MAROIS ¦ Autres informations sur les États généraux sur l’éducation en page A 4 .-4 i«iij“Timijftini j)/uni -•;^nui iDUjiffhii __ I ' 1 Les enfants contre McDo PHOTO JACQUES NADEAU «MOI, j’aime pas McDo sur la Montagne».Voilà ce que criaient les enfants du Mile-End hier au cours d’une manifestation réunissant 200 personnes au parc Jeanne-Mance.Les enfants étaient venus pour protester contre les changements annoncés au coin des avenues du Parc et du Mont-Royal.Nos informations en page A 6.Montréal reçoit la conférence sur l’application de la Convention sur la biodiversité Le Nord et le Sud s’apprivoisent Les multinationales remettent lentement en question leur «biopiraterie» des pays en voie de développement LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR importante conférence internationale sur la mise en œuvre de la Convention sur la biodiversité, qui se déroule à Montréal depuis le début de la semaine, donne à plusieurs observateurs et participants l’impression que les grands intérêts économiques en cause et les pays en développement commencent, avec prudence, à s’apprivoiser.L’affrontement ouvert est à tout le moins terminé.A Rio, en 1992, la signature de la Convention sur la biodiversité avait donné lieu à un énorme suspense politique qui s’était soldé par le refus retentissant du président américain George Bush de signer cette convention.N’eût été de ce refus, disaient certains malins, cette convention aurait drainé très peu d'intérêt les médias accordant beaucoup plus d’importance à la Convention sur les changements climatiques en raison des séquelles plus sensationnalistes du méga-phénomène de l’effet de serre.Les médias continuent d’ailleurs de bouder le dossier de la biodiversité, qui leur semble aussi hermétique qu'abstrait.La conférence de Montréal, qui regroupe des représentants de plus de 150 pays, n’a même pas prévu une salle VOIR PAGE A 12: BIODIVERSITÉ POLITIQUE Affichage: le Parti québécois est prêt à patienter PAGE A 5 Bye-bye SRC Beatty réhabilite l’ancien sigle de la société d’Etat.A des fins politiques, disent les mauvaises langues.PAULE DES RIVIÈRES LE DEVOIR D) ici quelques mois, le sigle «SRC» pour désigner la télévision de la Société Radio-Canada aura disparu pour être remplacé par «Radio-Canada».Ainsi, en a décidé le conseil d’administration de la société d’Etat au début de l’été.«Cette décision fut prise pour des raisons historiques, des raisons de tradition», a expliqué, hier, Joanne Roy-Aubry, porte-parole du président de CBC-Radio-Canada, Perrin Beatty.Elle a poursuivi en soulignant que «beaucoup de gens ne savaient pas ce que SRC voulait dire alors qu’avec Radio-Canada, ils savent exactement à quoi on fait référence».«Nous retour-nops à nos racines», a-t-elle résumé.A Montréal, la direction a reçu une lettre fin juin lui demandant de procéder graduellement au changement de logo.Graduellement, pour ne pas encourir de coûts.Les camions de la SRC ne seront donc pas repeints en catastrophe mais changeront de signature à mesure qu’ils seront remplacés; il en sera VOIR PAGE A 12: SRC Eltsine sera opéré du cœur L’air affaibli, il répond enfin aux rumeurs touchant son état de santé AGENCE FRANCE-PRESSE Moscou — Boris Eltsine a levé hier une partie du voile sur son état de santé en annonçant à la télévision russe qu’il était malade du cœur et allait être opéré en Russie à la fin du mois.D’une allocution lente et d’une voix pâteuse, le président russe, 65 ans, a depuis sa résidence de vacances de Zavidovo, au nord de Moscou, enfin répondu aux rumeurs qui sont allées crescendo depuis qu’il a coupé court à sa campagne électorale fin juin.«On m’a fait des tests et au cours de ces tests, ils ont découvert que j’avais une maladie du cœur», a déclaré M.Eltsine, qui signa en 1991 l’arrêt de mort de l’Union soviétique et reste aux yeux de l’Occident le garant de la poursuite des réformes démocratiques en Russie.«La recommandation des médecins, de nos médecins, c’est soit une opération, soit un travail passif.Le travail passif ne m’a jamais convaincu.Il ne me convient toujours pas.C’est pour ça que le mieux pour moi est une opération et un rétablissement complet, comme ils me l’ont promis, plutôt que le travail passif», a expliqué M.Eltsine.VOIR PAGE A 12: ELTSINE Boris Eltsine Perrin Beatty ¦ Voir aussi en page A 7: Eltsine soutient Lebed I.E I) E V 0 I II , L E V K N I) It !•: 1) I (i S E I' T E M It It E I I) I) K V (MR.I.K V li N I) K K I) I (i S li I> T li M li It V.I !t !l (i H LE DEVOIR MONTREAL .agfesa! uGRANDE VIREE 96 MONTREAL ML CONTEMPORAIN ' L, ÜM.IIMS U'MU (ONIlMI'OIIMtl «loco shop» du site Angus pourrait être rasé par étapes La Ville propose de détruire la moitié de Vatelier puis de fragmenter le reste en trois parties KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Sous le couvert d’une volonté de conserver l’atelier de locomotives du site Angus, la Ville de Montréal s’apprête à mettre en place les conditions permettant au Canadien Pacifique, propriétaire du bâtiment historique, de le raser par étapes.Dans son projet de modification du plan de développement des anciennes usines Angus, les autorités municipales proposent d’abord d’éliminer du paysage la moitié du «loco shop», sans autre raison que la très grande superficie de celui-ci (400 000 pieds carrés).Puis la Ville conclut qu’il faut fragmenter l’édifice en trois parties.L’atelier de locomotives serait ainsi traversé par le prolongement de deux rues.L’année dernière, la Ville avait autorisé, par voie de règlement, le développement de l’immense terrain Angus, sur lequel s’est éteinte toute activité industrielle en 1992, à des fins résidentielles à l’est (environ 1800 unités d’habitation) et à des lins industrielles dans la partie ouest.Quant aux bâtiments existants, dont le «loco shop», la Ville et le CP se sont entendus pour réaliser une étude déterminant leur vocation.Mais voilà, l’étude sur laquelle s’appuie la Ville pour prôner la démolition du «loco shop» n’est en fait que les résultats de trois réunions entre fonctionnaires municipaux et représentants du promoteur.Trois procès-verbaux constituent donc la sérieuse étude qui a permis de concevoir des scénarios d’affectation de l’atelier.Ainsi, dans l’édifice créé par la fragmentation et situé à l’est, soit au cœur du développement résidentiel, on retrouverait un centre communautaire ainsi que des commerces d’appoint (salon de coiffure, dépanneur).Mais la Ville veut libéraliser le zonage et permettre l’installation de très grands magasins du style Wal-Mart.Il est peu probable que les commerçants de l’artère commerciale Masson apprécient la situation.L’édifice du centre pourrait quant à lui faire place à de l’habitation, à moins qu’il ne soit affecté à des acti- vités de sport et de loisir.Sur ce point, il faut toutefois rappeler qu’il existe à proximité les installations olympiques et que le centre Paul-Sauvé a été démoli parce qu’il y avait un surplus d’équipements sportifs dans le secteur.Pour ce qui est de la partie se retrouvant dans la zone prévue au développement industriel, il est proposé entre autres d’y faire du «commerce de grande surface».Il y a fort à parier que l’arrivée d’un géant alimentaire pourrait ennuyer le propriétaire du Provigo situé juste en face, sur la rue Rachel, ou celui du Métro qui se trouve derrière, sur le boulevard Saint-Joseph.Si le promoteur ne réussit pas à dénicher des locataires pour les sections du centre et de l’ouest, celles-ci pourraient être démolies.«C’est un dossier qui fait partie de nos priorités.La proposition de conservation est une démolition déguisée», affirme Dinu Bumbaru, de Héritage Montréal.Chose certaine, le projet municipal, qui fera l’objet d’une consultation le 29 octobre prochain devant la Commission de développement urbain, risque de déclencher une bataille sur plusieurs fronts.D’une part, la valeur patrimoniale de l’atelier de locomotives est mise en péril.Il pourrait allonger la liste des édifices historiques que l’administration du maire Pierre Bourque n’hésite pas passer à la tronçonneuse depuis qu’elle est au pouvoir (le couvent Saint-Isidore et les vestiges de l'hôtel Queen en sont deux exemples).D’autre part, la Société de développement Angus (SDA) se fait couper l’herbe sous les pieds dans sa démarche industrielle sur la portion ouest du terrain, et les commerçants à proximité risquent de subir une nouvelle compétition.«Le potentiel de création d’emplois autour d’un tel édifice est trop grand pour qu’on se permette de tout jeter par terre pour construire de l’habitation dans un marché plus qu’incertain.La SDA est en discussion avec des partenaires pour développer une proposition pour contrer la démolition du «loco shop», a indiqué le directeur général de la SDA, Christian Yaccarini.¦m i *, V émM PHOTO ARCHIVES -&ÆÆ2 Vue de l’intérieur de l’ancien atelier de locomotive du Canadien Pacifique.Le projet de démolition de l’atelier du site Angus risque de créer une levée de boucliers chez ceux qui désirent protéger ce monument du patrimoine montréalais ainsi que du côté des promoteurs de la relance industrielle du secteur.La RIO arrête son choix Le Stade aura un toit «fixe et souple» La CUM veut mettre pied dans les rapides de Lachine MARIE-ANDRÉE CHOUINARD LE DEVOIR 'C'iles sont finies, les études.Cette fois, nous «1-y sommes bel et bien décidés: nous irons de l’avant avec une toiture fixe et souple.» Si l’on en croit le nouveau président de la Régie des installations olympiques (RIO), André Tétrault, la saga du Stade olympique tire à sa fin puisque l’organisation a confirmé hier sa décision de mettre au rancart les concepts de toiture rétractable et métallique.Sans surprendre qui que ce soit puisque la nouvelle était déjà sur toutes les lèvres dès mercredi matin, la RIO a confirmé hier qu’elle recommandait au ministre d’Etat à la métropole et responsable de la Régie, Serge Ménard, de soutenir le projet d’une toiture fixe et souple.Après mûre réflexion, un comité aviseur, au travail depuis plus de six mois, a rejeté les propositions de toiture rigide (métallique) et rétractable.Deux solutions de toit fixe et souple ont été retenues, desquelles une seule sera finalement retenue en février prochain.La première, mise de l’avant conjointement par les firmes d’ingénieurs SNC-Lavalin et Nicolet, Chartrand, Knoll limitée (NCK), préconise les bienfaits d’une toiture structurale avec toile de kevlar, sensiblement semblable à celle qui recouvre actuellement le Stade.La seconde, proposée par un consortium (Bir-dair, de New York, les firmes LMB et Rousseau Sauvé et l’architecte Jean-Gilles Nadeau), consiste en un maillage de câbles recouvert d’une toile tissée de fibres de verre et enduite de téflon.On a vu notamment ce dernier concept au Georgia Dome, à Atlanta, lors des derniers Jeux olympiques.Il ne reste plus aux deux firmes en lice qu’à peaufiner leur projet mais surtout à présenter un calcul de prix acceptable, c’est-à-dire de l’ordre de 30 à 35 millions de dollars.La RIO estime qu’au terme des opérations (le démantèlement de la toiture actuelle est prévu pour mars 1999 et l’installation de la nouvelle, deux mois plus tard), et si le projet choisi respecte les budgets prévus, il en aura coûté environ 100 millions de dollars depuis 1987 pour l’entretien de la toiture, montant auquel s’ajoutent une douzaine d’autres millions en frais d’études diverses.Le ministre Serge Ménard a réagi favorablement à cette recommandation.«L’idée d’une compétition entre deux firmes lui a plu particulièrement puisque, habituellement, la concurrence entraîne la performance», a expliqué son attaché de presse, Simon Incroix.La nouvelle est accueillie avec grande joie par tous ceux qui avaient décrié le projet de toiture métallique retenu par un comité en 1993.«Je suis très soulagé d’apprendre qu’on a mis cette solution dangereuse de côté et je crois que les deux projets retenus sont tous deux très valables», a expliqué René Tinawi, professeur de génie civil à l’Ecole polytechnique et membre dissident de ce comité de 1993.M.Tinawi s’était opposé à la recommandation du comité pour des raisons de sécurité et de coûts très élevés.«Je suis toutefois encore révolté de tous ces millions de dollars dépensés en études qui n’ont donné rien de concret.» PHOTO JACQUES NADEAU Le président de la RIO, André Tétrault, expliquant hier son choix pour une nouvelle toiture à la fois souple et fixe.Rapport du Protecteur du citoyen Le ministère des Transports reçoit tout le blâme pour la série d’accidents de l’autoroute Métropolitaine MARIE-ANDRÉE CHOUINARD LE DEVOIR Dans un rapport rendu public hier, le Protecteur du citoyen ( ésigne du doigt le ministère des Transports et lui impute toute la responsabilité de la série d’accidents survenus sur l’autoroute Métropolitaine en janvier dernier.Me Daniel Jacoby, qui estime que le ministère a commis une «faute lourde», soutient qu’il s’agit du dossier de négligence le plus grave qu’il ait jamais analysé.Le Protecteur du citoyen a entamé cette enquête après que dix accidents — l’un d’eux ayant entraîné la mort du petit Yamen Ghaleb, âgé de cinq ans — sont survenus sur l’autoroute Métropolitaine entre le 5 et le 8 janvier dernier.Ces «accidents sont survenus sur la partie surélevée de l’autoroute Métropolitaine à cause de l’accumulation de glace le long des parapets», écrit Me Jacoby dans son rapport «Je considère ce dossier capital puisqu’il met en cause la sécurité du public, explique Me Jacoby.Il l’est aussi parce que c’est un ministère qui est responsable de la sécurité sur les routes et que les Québécois [assument] environ trois milliards par année en impôts, en taxes ou en permis uniquement pour les routes.» Le Protecteur déplore le fait que le ministère des Transports ait interrompu ses activités de déneigement à la fin de décembre et trouve peu valables les raisons invoquées à l’époque pour expliquer cette interruption (froid sibérien, débit de circulation élevé).«Nous avons comparé le débit de circulation pour cette période des Fêtes avec le débit moyen en cours d’année et nous avons conclu qu’il n’y avait rien d’anormal, ce qui enlève toute valeur à cet argument» Me Jacoby recommande donc au ministère du Transport de modifier certaines façons de fonctionner en-carcanées dans la bureaucratie et pouvant mener à des situations dangereuses.En l’occurrence, il suggère de préciser tous les cas où les procédures habituelles d’entretien peuvent être modifiées en n’y dérogeant pas, de respecter une directive — émise par le ministère en janvier 1995 — concernant l’accumulation de neige le long des parapets et qui n’a pas été respectée.Il recommande aussi de modifier la Loi sur l’assurance automobile afin de «permettre aux victimes d’accidents automobiles de s’adresser aux tribunaux pour les dommages corporels causés par la faute lourde de toute personne, y compris d’un ministère ou d’un organisme gouvernemental», ce qui est actuellement impossible.Dans son rapport, le Protecteur parle de faute lourde et de négligence grave — on ne peut parler de négligence criminelle qu’en matière de droit criminel.«Le nouveau Code civil dit très clairement que dans certaines situations, une personne commet une faute lourde, ce qui est l’équivalent en droit civil de la négligence criminelle qui existe en droit criminel, explique Me Jacoby.Malheureusement, une fois qu’on a dit que le ministère est responsable et qu’il a commis une faute lourde, ça ne donne rien de plus aux citoyens.» Le Protecteur du citoyen, qui relève de l’Assemblée nationale et dont les recommandations sont observées dans 95 % des cas, a décidé de mener une enquête peu après les tragiques événements de janvier.Il s’interrogeait principalement sur «les raisons ayant pu inciter le ministère des Transports à négliger de déblayer la neige» en bordure du boulevard Métropolitain.Au bureau du ministre des Transports, Jacques Brassard, aucun commentaire n’a été émis à la suite du dépôt de ce rapport.«Nous ne réagirons pas tant et aussi longtemps que nous n’aurons pas reçu la conclusion du rapport du coroner Bérubé», a expliqué l’attachée de presse du ministre, Louise Bou-chard-Accolas.Le coroner Jacques Bérubé, qui a mené une enquête publique en mars dernier sur les circonstances entourant la mort du jeune Yamen Ghaleb.avait promis la conclusion de son enquête pour le début de l’automne.LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR La Communauté urbaine de Montréal (CUM) essaie de prendre pied dans le dossier des rapides de Lachine en tentant de mettre les gouvernements et les organismes intéressés sur la même longueur d’onde, c’est-à-dire en tenant de préserver l’intégrité de cet écosystème géant tout en laissant le plus de corde possible aux promoteurs touristiques.C’est ce qu’a affirmé au Devoir le maire de LaSalle, Michel Leduc, qui est aussi président de la commission de l’Environnement de la CUM.M.Leduc récuse tout traitement de faveur en obtenant que la proposition faite par sa ville au début de l’été débouche aussi rapidement sur la création d’un comité, qui sera placé sous l’autorité de la commission de l’Aménagement.LaSalle voudrait que Québec cède à la CUM les îles situées au centre du puissant rapide pour en faire un parc régional.La CUM a mis au rancart, faute d’argent, l’expansion de son réseau de parcs.Les îles appartiennent à Hydro-Québec, qui voulait en faire l’appui principal d’un barrage dans le cadre du projet Archipel.Le projet a été abandonné à la suite de la campagne menée par le Comité pour la préservation des rapides de Lachine, présidé par le principal adversaire politique du maire Leduc à l’époque, l’ex-conseiller Bob Cordner.Le comité de la CUM regrouperait les principaux intervenants gouvernementaux, soit Environnement Canada et le ministère de l’Environnement et de la Faune, des villes riveraines comme LaSalle et Verdun, mais pas un seul membre du Comité pour la préservation du rapide.La CUM aurait jugé plus utile, selon le maire Leduc, de s’en tenir à un représentant des «résidants des îles».M.Leduc estime que «les citoyens seront bien représentés» ainsi.Le maire de LaSalle se déclare par ailleurs «à l’aise» avec les recommandations du rapport d’Envi-ronnement Canada, qui recommande de restreindre l’usage des moto-marines aux abords de la héronniè- loto-québec i Tirage du 96-09-04 1 14 17 24 41 42 Numéro complémentaire: 34 GAGNANTS LOTS 6/6 0 4 951 172,10 8 5/6+ 5 156 353,40 S 5/6 279 2 241,60 8 4/6 15 676 76,40 S 3/6 293 639 10,00 S Ventes totales: 18 107 043.00 S Prochain gros lot (approx.): 10 000 000,00 S fgtra Tirage du 96-09-04 NUMÉROS LOTS 518044 100 000$ 18044 1 000$ 8044 250$ 044 50$ 44 10$ 4 2$ TVA.le réseau des tirages Le modalités (rencaissement des Mets gagnants paraissent au verso des Mets En cas de disparité entre cette hste et la tete officielle, cette dernière a priorité re située au centre du rapide, l’une des plus importantes de tout le Québec.Il se dit même inquiet d’apprendre que la population de cette héronnière a perdu 40 % de ses effectifs mais ne pense pasyque cela soit lié à la pression conjuguée des 15 000 amateur de rafting, des mo-tomarines et des bateaux | réaction.Pour Bob Cordner, qui préside toujours le Comité pour la défense des rapides, le rapporf'ï^éral publié il y a deux jours dans Le Devoir est «ridiculement timide»'.^ Les fonctionnaires fédéraux, dit-il, ne pouvaient pas conclure que les activités touristiques en cours ^ nuisent aux oiseaux protégés car ils"*’” devraient justifier leur tolérance d’activités exercées sans permis dans ce refuge d’oiseaux migrateurs, créé par Ottawa en 1937.Les biologistes n’ont pas pu d’autre part observer la fuite de la SaûVagine et des hérons devant les machines, comme ils le soulignenWmisque, selon M.Cordner, les fnygrateurs ont déjà abandonné le secteur au profit d’oiseaux urbains ç&mme les goélands.M.Cordner, qui réclame l’interdiction des machines dantçle rapide entre les îles et LaSallé, ne comprend pas que ce rapport ne consacre pas une ligne aux bateaux à réaction, plus dommageables que les motomarines individuelles, dit-il.11 ne s’explique pas non plus qu’on n’y analyse pas les impacts de ces activités sur les poissons, pourtant de compétence fédérale, et qu’on y qualifie la situation des hérons «d’assez bonne» malgré la disparition des deux héronnières voisines et une chute de 40 % du nombre de nids.* IBERVILLE LE CONQUÉRANT 420 pages |l 22,95 $ Guy Frégault Guy Frégault (1918-19Ï7) est l’un des historiens carmdiens les plus remarquables du XXe siècle.Il a professé à l’Université de Montréal, dont il fonda le département d’histoire, et à l’Université d’Ottawa (1942-1961).Il fut membre fondateur de l’Académie canadien-ne-française et le premier sous-ministre des Affaires culturelles du Québec (1961-1966, 1970-1975).Son oeuvre d’historien lui a valu d’être honoré par plusieurs universités et lui a mérité de nombreuses distinctions, dont un prix de l’Académie française (1969).GUÉRIN, éditeur ltée 4501.rue Drolet Montréal (Québec) H2T 2G2 Téléphone: (514) 842-3481 Télécopieur: (514) 842-4923 se Mit p-7»^ mm Droit de parole avec PDnfl LES ACTUALITES À la suite du sondage publié dans Le Devoir Le débat sur la confessionnalité de l’école est relancé Certains se disent surpris du fort consensus autour de l’école laïque universelle PAUL CAUCHON LE DEVOIR La Coalition pour la déconfessionnalisation du système scolaire estime que le sondage Sondagem publié hier dans Le Devoir sur la place de la religion à l’école démontre que les meptalités évoluent ces derniers mois.«Le débat aux Etats généraux et le travail de notre coalition a permis aux gens de réfléchir», soutient Louise Laurin, porte-parole de cette large coalition qui avait lutté contre le projet Marois de restructuration scolaire.«Les parents désirent un enseignement civique et une connaissance des traditions religieuses du Québec et d’ailleurs, ajoute-t-elle.C’est très clair dans le sondage.» Le sondage réalisé à la fin août pour le compte de la coalition indique que 88 % des Québécois désirent regrouper tous leurs enfants dans une même école indépendamment de la religion des parents plutôt que de les séparer dans des écoles différentes.71 % des répondants préfèrent que chaque école donne à tous les élèves une éducation morale et civique «avec une initiation aux traditions religieuses» alors qu’une petite minorité voudrait voir des cours d’enseignement religieux dans les écoles, ou un enseignement religieux seulement aux catholiques et aux protestants.Louise Laurin estime que «la ministre a maintenant les mains libres pour procéder: elle a un fort consensus dans la population pour faire passer le message».Perplexité Mais le sondage Sondagem laisse d’autres groupes perplexes.Le président de la Fédération des comités de parents, Gary Stronach, se dit un peu surpris des résultats.«Le meilleur sondage qu’on peut avoir, dit-il, c’est celui qui demandera à tous les parents de choisir leur école.» La Fédération des comités de parents prône le libre choix total des parents.«Si des parents veulent une école confessionnelle, ils devraient l’avoir, s’ils veulent une école laïque, ils devraient l’avoir», explique-t-il simplement.Les comités de parents se disent toutefois pleinement acquis à l’idée de remplacer les structures scolaires confessionnelles par des commissions scolaires linguistiques.Même l’Assemblée des évêques est en faveur du remplacement des structures confessionnelles par des structures linguistiques.Msr Jean-Pierre Blais, évêque auxiliaire de Québec, le répétait hier au Devoir et il n’hésitait pas à envoyer un message à la CECM, déclarant que sa position «alourdit la discussion.Nous avons besoin de tolérance, de compromis».On sait que l’équipe actuellement au pouvoir à la Commission des écoles catholiques de Montréal tient absolument à conserver le statut catholique de la CECM en favorisant le maintien de structures scolaires confessionnelles en parallèle à des structures linguistiques.Mais cela étant dit, Mgr Blais doute un peu du portrait présenté par le sondage, qui contredit un sondage Léger et Léger réalisé au printemps et utilisé par la ministre Marois pour soutenir son défunt projet de restructuration scolaire.«De la façon dont les questions ont été posées dans ce sondage-ci, explique-t-il, l’école confessionnelle est présentée comme un ghetto, alors que ce n’est pas le cas.» L’Assemblée des évêques n’a aucune objection à dé-confessionnaliser les commissions scolaires en autant qu’on puisse conserver le statut confessionnel des écoles selon le choix des parents.Pallascio surpris Le président de la CECM, Michel Pallascio, s’est dit surpris de ce renversement de tendance.«Je pense qu’il faut une clarification, que des experts doivent regarder la façon dont les trois derniers sondages ont été faits», a-t-il déclaré au Devoir hier.M.Pallascio se réfère lui aussi au sondage Léger et Léger sur renseignement religieux commandé par le ministère de l’Education, «qui donnait des résultats à l’inverse», au sondage La Presse-SOM d’octobre 1995 ainsi qu’à l’évaluation des comités catholiques.«Comment peut-on avoir des conclusions opposées en si peu de temps?» Michel Pallascio mentionne que 78 % des parents ont choisi l’enseignement religieux dans les écoles de la CECM par rapport à 22 % seulement pour le cours de morale.A l’échelle de la province, dit-il, ce pourcentage atteint 80 %, selon l’évaluation du comité catholique.Quant à la ministre Marois, elle redoublait de prudence hier, expliquant ne pas avoir eu le temps d’analyser en détail ce nouveau sondage.«Une chose est certaine, ajoute-t-elle, nous irons de l’avant avec les commissions scolaires linguistiques.Ensuite, c’est selon le modèle que la société québécoise voudra bien se définir.» Le débat sur la déconfessionnalisation du réseau scolaire, au dépari prévu pour hier après-midi, doit se tenir ce matin aux États généraux, les discussions présentant un retard de quelques heures sur l’horaire.Tollé contre les subventions aux écoles privées PAUL CAUCHON LE DEVOIR L^existence d’un secteur privé i d’éducation au Québec soulève les passions alors qu’une véritable pluie de critiques s’est abattue hier soir contre, le privé aux assises nationales des États généraux sur l’éducation.Un grand nombre de groupes et d’organismes ont en effet exigé le retrait des subventions au secteur privé, et on peut affirmer que ce débat d’hier a été le plus «chaud» depuis le début de ces assises mardi.Personne n’exige la disparition en soi du secteur privé, plusieurs intervenants soulignant d’ailleurs les mérites de l’enseignement offert dans le privé.Mais plusieurs organismes ré,unis autour de la grande table dçs États généraux ont soutenu que l’État doit maintenant faire des choix en période de sous-financement et de compressions budgétaires.L’Association des cadres de collè- ge, la CSN, la CEQ, l’Institut canadien d’éducation aux adultes, l’Association des directeurs d’école, la Fédération des commissions scolaires, la Fédération étudiante universitaire, la Fédération des comités de parents, la Fédération des professeurs d’université, pour ne citer que quelques exemples, ont tous plaidé pour un retrait du financement gouvernemental du réseau privé.Les participants s’en sont surtout pris au caractère sélectif d’un secteur qui dispose de fonds publics, et certains groupes ont tracé un échéancier de cinq ans pour en arriver à un retrait du financement public.La présidente de la CEQ, Lorraine Pagé, soutient reconnaître l’importance d’une diversité de modèles, mais «dans l’égalité des chances», dit-elle.«L’école ne peut pas être sélective sur la base des résultats scolaires.» Mme Pagé ajoute que les établissements tant privés que publics doivent cesser de sélectionner leurs clientèles.Mais Oliva Bouchard, de la Fédération des enseignants de cégep (CSN), fait valoir qu’on prend actuellement le problème à l’envers: le vrai problème consisterait, selon lui, à étudier comment intégrer le système privé au secteur public pour ne pas perdre toute l’expertise qui y a été développée.Un retrait des subventions au privé sans poser le problème de fond de l’intégration de ces ressources risquerait de faire disparaître toute l’expérience développée au privé, ajoute-t-il.L’Assemblée des évêques a pris la défense du secteur privé, rappelant que les questions posées par le secteur privé au public ne sont pas d’ordre financier mais plutôt d’ordre pédagogique, avec les projets éducatifs de grande qualité qu’on y trouve.Des étudiants du secondaire sont également montés au front, soutenant que le secteur public gagnerait à s’inspirer de la rigueur du privé, s’indignant qu’on cherche à affaiblir «un secteur qui marche».Francine Lamoureux, de la CEQ, a également exprimé une opinion divergente de sa centrale.Représentante des enseignants du privé, elle a prédit qu’un arrêt de l’aide gouvernementale au privé entraînerait pertes d’emplois et coûts sociaux importants.Rolande Coderre, de l’Association des collèges privés, a rappelé qu’un sondage Léger et Léger indiquait récemment que 76 % de la population entend encourager les subventions au secteur privé et qu’une étude de l’ENAP a calculé que les parents contribuent pour 40 % des coûts au privé.«Il est faux de prétendre qu’on peut refiler la facture aux parents [si on cesse les subventions]», dit-elle.Le Conseil du patronat a également pris la défense du privé, un secteur «auquel la population est attachée» et où l’exigence sert la société.Bref, dans leur rapport final, les commissaires des États généraux devront vraisemblablement trouver un consensus qui n’est pas apparu à la table.PHOTO PC Le président d’Alliance Québec, Michel Hamelin (au centre), proteste devant le Centre Sheraton contre le fait que son groupe n’a pas été invité à participer aux États généraux sur l’éducation.Doit-on censurer Internet pour limiter la pédophilie ou ne pas le faire pour préserver la liberté d’expression?Question épineuse! Françoise Guénette, votre nouvelle animatrice vous la pose ce soir.Ça promet pour le reste de la saison ! Québec plein écran avec Anne-Marie Dussault Le tour du Québec en 60 minutes.Politique, économie, culture et société.Anne-Marie Dussault scrute l’horizon des régions en action.Avec un grand A Dis-moi le si j'dérange avec Rita Lafontaine.Ses enfants sont partis faire leur vie.Son mari est parti refaire la sienne.Sa maison résonne comme une tombe.Simone étouffé de solitude.C’est peut-être votre voisine.Télé-Québec I, E I) E V OIK.L E V E N I) K E I) I (i S E l> T E M B R E I !» !» li A 5 LE DEVOIR P OLITJQUE Le retrait de Québec est un défi contre les tribunaux, estime Guy Bertrand MICHEL VENNE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC L* avocat Guy Bertrand croit que le gouver-' nement du Québec suscite la désobéissance civile en niant aux tribunaux la compétence de juger la légalité de la sécession du Québec.Selon lui, la décision de Québec de se retirer du débat judiciaire sur la légalité de la sécession est une façon de défier les tribunaux, ce que pourraient imiter d’autres groupes organisés.Par exemple, les anglophones de l’ouest de l’île de Montréal pourraient s’inspirer de l’attitude du gouvernement pour s’autoriser, au nom des droits du peuple canadien, à défier la Charte de la langue française, n’afficher qu’en anglais à la devanture des commerces et refuser de tenir compte du jugement de tribunaux les reconnaissant coupables.De même, les Mohawks de Kahnawake pourraient se sentir en droit de répudier la loi du Québec et poursuivre en toute illégalité les activités de leur casino en invoquant, comme le fait le gouvernement du Québec, les droits de leur peuple pour ignorer le pouvoir judiciaire.M.Bertrand a refusé de préciser, hier, s’il poursuivra sa guérilla judiciaire maintenant qu’il sait que Québec ne sera pas présent devant la cour pour défendre son point de vue.Sa décision sera rendue le 19 septembre.Il veut L’avocat Bertrand.Guy Les francophones se disent encore oubliés du CRTC Les nouveaux canaux en français ne seront pas obligatoires JULES RICHER PRESSE CANADIENNE Ottawa — Les francophones hors Québec sont très déçus par le CRTC qui les aurait oubliés en ne rendant pas obligatoires les nouvelles chaînes spécialisées francophones dans le reste du Canada.«C’est toujours insultant de voir une institution fédérale qui n’insiste pas davantage sur l’obligation de servir les francophones partout au pays», a fait valoir hier Pierre Pelletier, président de l’Alliance culturelle de l’Ontario.Selon lui, la décision du CRTC est d’autant plus regrettable qu’elle porte sur de nouveaux médias.«On assiste à un espèce de processus où nous sommes exclus des réseaux et des médias qui sont en train de se créer.» Mercredi, le CRTC a accordé des licences d’exploitation à 23 nouvelles chaînes spécialisées de télévision, dont quatre en français, qui pourront être offertes sur le câble.Aucune mesure particulière n’a été prise pour s’assurer que les chaînes françaises soient offertes hors du Québec.La décision sera laissée aux câ-blodistributeurs locaux.Pour sa part, Jacques Michaud, président de la Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada, estime que les institutions fédérales devraient être à l’avant-plan de la promotion du fait français.Pour sensibiliser la population francophone à sa culture, il faut lui offrir des services dans sa langue, quitte à aller au devant de la demande, a souligné M.Michaud.«Il faut pouvoir leur dire: ils existent, ces services-là, et vous aimeriez certainement les avoir [.].On ne voit pas du tout cet élément dans la décision qui a été rendue.On ne peut pas s’attendre à ce que les gens veuillent avoir quelque chose qu’ils ne connaissent pas»; a-t-il ajouté.M.Michaud a évoqué le cas de la chaîne de vidéoclips MusiquePlus, que le principal câblodistributeur d’Ottawa voulait retirer de son service de base au début de 1995.Cette décision avait entraîné une levée de boucliers de la part des jeunes francophones de la région et avait forcé la compagnie à revenir sur ses intentions.A&ieçP0, çZtT?i Otft* POUR CHANGER L£ MONDE © OXFAM-QUÉBEC Tél.: (514) 937-1614 1 800 OXFAM 95 d’abord connaître l’attitude du gouvernement fédéral.Cet ancien séparatiste converti au fédéralisme affirme qu’il ne recherche nullement l’appui financier d’Ottawa dans sa croisade mais seulement que le gouvernement fédéral vienne en cour défendre la Constitution canadienne.Il somme Ottawa de «s’élever contre le geste révolutionnaire fait par le gouvernement du Québec».En effet, M.Bertrand voit dans la position du Québec une «atteinte grave à la démocratie».«Le gouvernement du Québec vient de poser son premier geste révolutionnaire en décidant de sortir de l’ordre constitutionnel canadien, dit-il.En refusant de respecter la primauté du droit, la Constitution et les tribunaux, le gouvernement place désormais son projet de sécession hors la loi et risque de plonger la société québécoise dans le chaos, l’anarchie, le désordre et les luttes incessantes et dans la violence.» Il y voit aussi «un geste dictatorial» empreint de «mépris» pour les institutions qui protègent les citoyens contre l’arbitraire.«La primauté du droit est remplacée par la primauté de Lucien», dit-il.L’avocat estime enfin que le gouvernement abuse du mot et du recours au «peuple» pour justifier son action car le peuple n’est souverain, dit-il, que dans l’ordre et le respect des institutions.Il accuse M.Bouchard de «surchauffer le nationalisme francophone et les passions de la population pour atteindre ses fins».Affichage: le Parti québécois est prêt à patienter Le PQ reconnaît un «droit d’accommodement» aux petits commerçants anglophones MICHEL VENNE DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Le Parti québécois est prêt à patienter jusqu’à ce qu’une nouvelle évaluation de la situation de l’affichage ait été faite avant de réclamer un durcissement de la Charte de la langue française.De même, le parti de Lucien Bouchard peut vivre avec les dispositions de la loi 86 sur l’affichage commercial pourvu qu’elles n’entraînent pas une bilinguisation du Québec et en particulier de Montréal.Ainsi, si l’évaluation que doivent réaliser cet automne le Conseil et l’Office de la langue française indique que seulement une minorité de commerçants ont cédé aux pressions et opté pour l’anglais sur leurs enseignes, le PQ n’en fera pas une maladie.«Si c’est quelques commerces, est-ce que ça justifie d’aller plus loin, demande le premier vice-président du PQ, Fabien Bé-chard, en marge de la commission parlementaire sur la politique linguistique du Québec.On n’est pas dogmatique la-des-sus.Il faut examiner les choses de façon raisonnable, responsable», dit-il.Même si le PQ «n’a pas accepté la loi 86», il reconnaît aux petits commerçants anglophones «un droit d’accommode- ment», dit M.Béchard.«C’est vrai que la loi 86 permet les deux langues.Mais si c’est utilisé uniquement par des petits commerçants avec une clientèle exclusivement anglophone, si ce droit d’accommodement n’entraîne pas une bilinguisation dé Montréal au plan de l’affichage, on verra.» Cependant, le PQ demande au gouvernement de n’exclure aucune option si jamais le «chantage» exercé par des activistes anglophones pienace le visage français du Québec.A cet égard, il «fait confiance au gouvernement» pour adopter les mesures appropriées le moment venu et sans qu’il s’agisse du retour à l'unilinguisme français.«Mais si au bout du compte, après avoir essayé l’application de la loi actuelle, après avoir essayé d’autres mesures, d’autres modifications, on s’aperçoit qu’il n’y a pas d’autres moyens d’assurer la présence du français, il restera l’unilinguisme.» De même, il presse Québec d’adopter une kyrielle de mesures dans d’autres domaines de l’affichage pour accroître la présence du français et en améliorer la qualité.Le mémoire de 70 pages du PQ regorge d’une multitude de recommandations qui touchent l’intégration des immigrants, la protection du consommateur, la francisa- tion des entreprises tout comme l’enseignement du français.M.Béchard ne prévoit pas de débat sur la langue lors du conseil national du parti, en fin de semaine à Trois-Rivières, mais ce débat va se faire en congrès régionaux durant les semaines qui viennent pour aboutir au congrès plénier de novembre prochain.Déjà, une dizaine d’associations de comté du PQ préparent des résolutions en prévision de ce congrès en faveur du retour à l’unilinguisme dans l’affichage.Au conseil national d’avril dernier, c’est par une mince majorité de 18 voix que le premier ministre Lucien Bouchard était parvenu à faire adopter une résolution en faveur de la politique actuelle du gouvernement.Le gouvernement a demandé au Conseil et à l’Office de la langue française de réaliser une nouvelle évaluation de la situation de l’affichage dès cet automne.On ignore si les résultats de cette évaluation seront disponibles au moment du congrès, les 22, 23 et 24 novembre.«Est-ce que déjà au congrès on aura les éléments qu’il faut?, demande M.Béchard.On peut toujours se dire qu’un programme donne des objectifs et peut donner aussi des échéances et des délais pour la réalisation de certaines choses.» F r / PIGER DANS NOTRE CAISSE DE RETRAITE?pourquoi ms • Pour aider l'entreprise et rencontrer les objectifs du gouvernement, les employées syndiquées d'Hydro-Québec sont prêts à piger dans LEUR caisse de retraite.Ils s'engagent à verser ainsi 265 millions à Hydro-Québec au cours des 4 prochaines années.Ce n'est là qu'une des solutions mises sur la table par les syndicats d'Hydro-Québec.Oui, c'est possible de rencontrer les exigences économiques du gouvernement.Faut-il encore avoir des idées et les mettre de l'avant.ON S’EMPLOIE À TROUVER DES SOLUTIONS LES SYNDICATS D'HYDRO-QUÉBEC r I.K I) K V OIK.I.K V K N !) II K I) I (i S E I* T E M H II E I I) !» (I A 6 !S ACTUALITÉS Le McDo de l’avenue du Parc reçoit ses premiers.manifestants JEAN CHARTIER LE DEVOIR ."D as de McDonald sur le mont "x Royal», ont scandé 200 manifestants du Mile-End, hier soir sur l’avenue du Parc, pour protester contre la venue du temple du fast-food à l’entrée de la Montagne, la plus fréquentée de l’est de Mont-, réal.«C’est un site classé et McDonald’s va se l’approprier», dit Giovan-na Carnavale, qui habite tout près, sur la rue Jeanne-Mance.«La Montagne incarne le corps de la ville.Comment peut-on laisser faire n’importe quoi?» Elle dit que les autres villes en Amérique cherchent à créer des quartiers comme le Mile-End, que «ce n’est pas un quartier mort , mais le cœur de la ville».Elle est plus choquée encore par la venue d’un dépanneur jumelé à la station-service et qui sera ouvert 24h sur 24.Thomas Fox mentionne qu’on trouve des seringues dans la ruelle voisine de ce futur dépanneur et que l’avenue du Parc est connue pour le trafic d’héroïne tout près.Mme Carnavale raconte que «les piqueries sont devenues ambulantes, ça se passe dans les voitures».Elle pense que le nouveau voisinage amplifiera ce phénomène: «On voit des voitures dans les ruelles et quand elles partent, on trouve des seringues par terre.Si un dépanneur est ouvert 24h sur 24, avec un McDo à côté, ça va devenir un lieu de rendez-vous encore plus fréquenté par ces indésirables» tentés par les abords du quartier.Hélène Fotopulos, conseillère municipale du Mile-End, se rappelle de la boutique du fleuriste qui était sise du côté est, à la place du triplex qui a brûlé, où on érigera une nouvelle construction pour le dépanneur.«Ce serait mieux d’y aménager un jardin avec des arbres», dit-elle.«Et le mur de verre qu’ils ont prévu va filtrer le coucher de soleil qu’on voit du parc Jeanne-Mance.C’est triste.» Elle se demande pourquoi on ajoute quelque chose d’artificiel à la nature environnante.«C’est une profanation de ce qui est le joyau de la ville.» Quand on lui parle du revêtement artificiel du terrain de soccer du parc Jeanne-Mance, elle évite le sujet.«Un coucher de soleil à travers un écran de verre, là, ça serait le bout de tout.» Philippe Duhamel avait organisé une exposition de déchets de McDo au parc Jeanne-Mance.Ça n’était pas très beau et ça ne sentait pas bon.11 s’est demandé où McDo mettra ses tonnes de déchets à côté de la Montagne.Toute la foule qui était là jugeait qu’il y avait lieu de ressusciter les méthodes de contestation des années soixante pour s’opposer aux «horreurs qui sont sur le point de s’ériger à l’angle des avenues du Mont-Royal et du Parc, deux avenues prestigieuses de Montréal, juste avant la jonction à la voie Camil-lien-Houde et au chemin de la Côte-Sainte-Catherine.«Si Pétro-Canada obtient sa dérogation, ça désavantagera les autres commerçants du quartier et d’autres dérogations seront demandées», fait valoir Hélène Fotopulos.«C’est comme si on permettait à un Club Price de s’installer ici.Ça aurait des effets.» On parle aussi des huit dépanneurs du quartier qui vont crever.Le coroner Marc-André Bouliane perd son recours en Cour suprême Le rapport d’enquête sur la vente d’autobus scolaires à Cuba pourrait être rendu public JULES RICHER PRESSE CANADIENNE Ottawa — La Cour suprême a rejeté hier une demande d’autorisation d’appel déposée par le coroner Marc-André Bouliane, qui tentait d’empêcher la publication devant les tribunaux d’un rapport d’enquête sur son implication dans la vente d’autobus scolaires usagés à Cuba.Comme c’est l’usage, la Cour suprême n’a pas présenté les motifs de jsa décision.Toutefois, la portée de cette décision pourrait demeurer limitée, soutient le ministère de la Sécurité publique, qui n’a pas l’intention pour l’instant de rendre public le rapport de l’enquête, qui s’est déroulée à huis clos.Selon Alain Leclerc, porte-parole du ministère, il s’agit d’une décision qui s’inscrit dans un cadre circonscrit, soit celui de procédures judiciaires entreprises par le coroner Bouliane, qui conteste la validité du rapport d’enquête.«C’est une décision technique», a dit M.Leclerc.Le nom du coroner Bouliane avait été associé en 1995 à la vente d’autobus scolaires à Cuba, ce qui avait amené le ministère de la Sécurité publique à demander au juge Albert Gobeil, ex-juge en chef de la Cour du Québec, d’examiner ces allégations.En 1992, M.Bouliane avait enquêté sur la sécurité des autobus scolaires au Québec en recommandant le remplacement des véhicules à nez long par des véhicules à nez plat afin d’améliorer la visibilité des conducteurs.Déçu de la tournure qu’aurait prise l’enquête du juge Gobeil, M.Bouliane avait attaqué en juin 1995 cette démarche devant la Cour supérieure.Il souhaitait que l’enquête soit annulée parce que le juge Golpeil aurait outrepassé son mandat.A la suite d’une entente hors cour, M.Bouliane a accepté que le rapport soit terminé en autant, entre autres condi- tions, qu’il en obtienne une copie.Une fois qu’il l’a obtenue, il s’en est déclaré insatisfait et a entrepris de nouvelles procédures devant la Cour supérieure pour obtenir l’annulation du rapport.Et c’est dans le cadre de cette démarche juridique que la question de la publication du rapport devant les tribunaux a été soulevée.M.Bouliane s’y est opposé et a porté sa cause jusqu’en Cour suprême.Selon Alain Leclerc, la décision d’hier permettra donc au juge de la Cour supérieure, qui entend la cause sur l’annulation de l’enquête, de déterminer si le rapport ou des extraits du rapport pourront être présentés en cour.Ce que confirme l’avocate du coroner Bouliane, Me Claude Dallaire, jointe hier soir à Québec.S’il devait arriver que le rapport ne soit pas présenté en cour, ce sera au conseil des ministres de permettre ou non sa divulgation, a précisé M.Leclerc.Trois organes de presse, la Société Radio-Canada, Le Journal de Québec et Le Soleil, sont intervenus dans les demandes d’appel déposées par M.Bouliane en Cour d’appel et en Cour suprême pour faire valoir le droit du public à l’information.Dans une lettre publiée mercredi dans Le Soleil, M.Bouliane affirme qu’il souhaite que la lumière sur l’affaire de la vente d’autobus à Cuba soit faite au moyen d’une enquête publique.«[.] faisons-le publiquement, et non pas en cachette sur le coin d'un bureau d’un juge en fin de carrière, comme ce fut le cas», a-t-il souligné.«J’ai toujours affirmé, j’affirme et j’affirmerai toujours que je n’ai rien à me reprocher dans l’exercice de mes fonctions.» Reconnu pour son style bouillant et ses commentaires à l’emporte-pièce, M.Bouliane s’est illustré en 1992 lors de l’enquête qu’il a menée sur la sécurité des autobus scolaires, après la mort de plusieurs enfants.ëSs«, .?“•"Sas» - L’actualité a 20 ans PHOTO JACQUES GRENIER JEAN PARE, éditeur du magazine L’actualité, recevait hier, au Vieux-Port, le Tout-Montréal à l’occasion de la célébration des 20 ans de cette publication.L’éditeur a en profité pour présenter le numéro spécial publié pour cet anniversaire: 140 pages ayant pour thème «La nouvelle révolution tranquille, Québec Horizon 2000».La Blanche de Chambly, meilleure du monde de sa catégorie PRESSE CANADIENNE La Blanche de Chambly vient d’hériter du titre de meilleure bière blanche au monde, a-t-on annoncé hier.Cet honneur lui a été décerné par le Beverage Testing Institute, de Chicago.Cette société sans but lucratif a notamment pour mission de vérifier la qualité et la saveur des bièrçs qui sont commercialisées aux Etats-Unis.La Blanche de Chambly est brassée par Unibroue, qui commercialise également des bières comme La Fin du Monde et la Maudite.Ces produits sont maintenant distribués un peu partout dans le monde, notamment en Europe et en Australie.L’entreprise de Chambly deviendra une société publique au début de l’an prochain dans le but d’accélérer son développement international.TEL.: 985-3344 LES PETITES ANNONCES F A X : 9 8 5 - 3 3 4 0 101 PROPRIÉTÉS À VENDRE AU COEUR DU 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S’il voulait le rencontrer (Arafat), il n’avait qu’à dire qu’il allait le rencontrer et ne pas nous abreuver de stupidités», lance amer un vendeur de melons d’un marché de Jérusalem, traditionnel bastion des partisans du Likoud de Benjamin Nétanyahou.«Le gouvernement ne s’en tient pas à ce qu’il avait dit.Les Arabes s’habitueront dans l’avenir à ce que nous poursuivions les négociations en acceptant des compromis sans qu’ils aient besoin de remplir les engagements passés», avait déjà déclaré la veille le député du Lokoud Uzi Landau.Les Palestiniens veulent des preuves Les Palestiniens ne semblent guère convaincus de la sincérité du chef du gouvernement israélien.«Naturellement, il est bon de voir qu’il accepte de rencontrer le président Arafat, mais nous devons voir comment cette réunion va changer les choses», déclare Mousa Souleiman, un comptable de Jérusalem, pour lequel Benjamin Nétanyahou n’a fait que céder à la pression internationale .«Je ne veux pas minimiser l’importance de la rencontre, que je considère comme le seul résultat depuis l’arrivée au pouvoir du Likoud», affirme pour sa part Ahmed Korei, le président du Conseil législatif palestinien.«Ils doivent produire quelque chose de tangible pour prouver leur bonne volonté.Nous avons encore quelques doutes et nous ne sommes pas convaincus qu’ils s’engageront à appliquer les accords et gèleront les colonisations», ajoute-t-il.Pour l’éditorialiste du journal al-Ayyam, Mohammed Hamzeh Ghanayem, «le président Arafat a récolté les fruits de la victoire morale (.) Le Likoud, représenté par son chef, a reconnu l’Organisation de libération de la Palestine et l’Autorité nationale palestinienne.» Yasser Arafat, en visite à Rome pour 24 heures, a souligné le caractère positif de la rencontre, «mais le plus important c’est que nous continuerons à mettre en oeuvre ce qui a été engagé.» Pour David Levy, le ministre israélien des Affaires étrangères, également en visite à Rome pour des entretiens avec son homologue italien Lamberto Dini, «le gouvernement a décidé de poursuivre le processus de paix» tout en luttant contre le terrorisme afin de garantir la sécurité d’Israël.EN BREF L’AFFAIRE PRATS REBONDIT Santiago (AFP) — Deux militaires chiliens à la retraite ont comparu devant un tribunal de Santiago en rapport avec l’assassinat en Argentine (septembre 1974) du général Carlos Prats, ont fait savoir hier des sources judiciaires.Le brigadier José Zara et le colonel Victor Barria ont subi un interrogatoire fondé sur une série de questions soumises en l'occurrence par la juge argentine Maria Servini de Cubria.L’«affaire Prats» est redevenue d’actualité quand, le 22 janvier, la police de Buenos Aires a mis sous arrêt le Chilien Enrique Arancibia Clavel qui appartenait à la police secrète formée sous le régime Pinochet, la DINA On attribue généralement la mort de Prats et de son épouse, tués dans l’explosion de leur automobile, à des agents de la DINA.La juge Servini de Cubria a, dans sa requête à la justice chilienne, demandé que l’on interroge plus de 70 témoins reliés au procès en cours sur l’assassinat de Prats; cette liste de témoins comprend de nombreux membres de l’armée chilienne que commande toujours l’ex-dictateur Augusto Pinochet -?- DEUX CONSEILLERS DE DOLE QUITTENT SON ÉQUIPE Dayton (Reuter) — Deux mois avant l’élection présidentielle qui l’opposera à Bill Clinton, le candidat républicain Bob Dole a remanié hier son équipe de campagne, provoquant le départ de deux de ses conseillers en communication.Don Sipple et Mike Murphy ont démissionné de leurs fonctions dans le cadre de ce remaniement a expliqué un porte-parole de Dole, en campagne électorale dans l'Ohio.Les deux hommes travaillaient depuis des mois pour Dole et tentaient désespérément dq redresser la cote de popularité du candidat républicain.A exactement deux mois du scrutin.Bob Dole accuse dans les sondages un retard allant de 15 à vingt points sur son rival démocrate, le président sortant Bill Clinton.D'après le porte-parole de Dole, l’équipe de campagne a décidé de renforcer son contrôle sur les opérations de propagande télévisée, ce qui a provoqué le départ de Sipple et Murphy.Eltsine soutient Lebed Il ne désire pas un retrait rapide des soldats de Tchétchénie Moscou (Reuter) — Le président russe Boris Eltsine a indiqué hier qu’il approuvait le plan de paix conclu la semaine dernière avec les séparatistes tchétchènes par le secrétaire du Conseil de sécurité Alexandre Lebed.Mais il a précisé qu’il ne souhaitait pas un retrait rapide des troupes russes.«Je soutiens l’action (de Lebed) et j’ai soutenu son dernier plan.A l’exception de ce qui concerne le retrait rapide et opérationnel des troupes.Je pense que, sur ce point, nous ne devons pas faire preuve de précipitation», a dit le chef de l’Etat, interrogé par l’agence RIA-Novosti dans sa résidence secondaire de Zavidovo, à une centaine de km de Moscou.Conformément au décret présidentiel signé en mai, les troupes fédérales auraient du achever leur retrait le 1er septembre.La reprise des combats au printemps est cependant venue bouleverser ce calendrier.Moscou souhaite en outre maintenir un contingent limité sur place.«Tout le reste (du plan de paix),;e l’ai soutenu et pleinement approuvé.De même que le Conseil de sécurité réduit.Lebed doit maintenant aller de l’avant», a ajouté Boris Eltsine.Enregistré dans l’après-midi, l’entretien a été diffusé à la télévision dans la soirée.Ces déclarations contredisent les informations rapportées mardi par l’agence Itar-Tass.Rendant compte du voyage du premier ministre Victor Tchernomyrdine en Kabardino-Balkarie, celle-ci avait affirmé que Boris Eltsine approuvait entièrement le plan du général Lebed.Egalement représentant personnel du président en Tchétchénie, ce dernier a signé la semaine dernière, à Khassaviourt (Daghestan), deux documents dessinant les grandes lignes d’un réglement pacifique du conflit.Ces accords renvoient au 31 décembre 2001 l'examen du statut de la région séparatiste.Ils prévoient en outre la création, d’ici le 1er octobre, d’une commission mixte chargée de préparer le désengagement du gros des forces russes et de mettre en place des mesures de lutte «contre le terrorisme et la criminalité.» Nouveaux accords Ils restent toutefois muets sur l’avenir immédiat de la région, notamment sur la façon dont elle sera administrée dans les cinq prochaines années.La signature de ce traité a reçu un accueil mitigé à Moscou, où l’opposition nationaliste et communiste accuse le général Lebed d’avoir «trahi» les intérêts de la Russie.Victor Tchernomyrdine n’y a officiellement apporté son soutien que mardi et le secrétaire général du Krem- lin, Anatoli Tchoubais, a mis en garde contre toute interprétation excessive de ce texte.«On ne peut pas dire que Lebed ait ruiné la Russie et ait signé un acte de capitulation.On ne peut pas dire non plus qu’il faille en faire un héros national et lui décerner le prix Nobel.Ces deux jugements extrêmes sont inacceptables», a-t-il dit mercredi lors d’une conférence de presse.Alexandre Lebed s’est rendu hier en Tchétchénie pour de nouveaux entretiens avec le général Maskha-dov.La rencontre a eu lieu à Novye Atagui, à 25 km au sud de Grozny.Les parties sont convenues d’accroître les effectifs des patrouilles mixtes russo-tchétchènes dans la capitale.Instaurées à la suite des accords militaires signés à la mi-août, celles-ci sont censées ramener progressivement l’ordre dans la ville après les violents combats du mois dernier.Leur création s’est accompagnée de l’introduction de la charia (loi islamique) dans certains quartiers.Alexandre Lebed et Aslan Maskhadov ont également décidé de mettre en place des forces de l’ordre communes afin de lutter efficacement contre la criminalité.Il ont également estimé qu’il était nécessaire de faire de Grozny une «zone démilitarisée» dans laquelle seuls les membres des patrouilles mixtes seraient autorisés à porter des armes.PHOTO AP % a -r.m Des soldats du Parti démocratique du Kurdistan, allié du régime de Saddam Hussein, ont manifesté mardi à Erbil devant le siège de l’Union démocratique du Kurdistan.Des combats inter-kurdes éclatent en Irak Bagdad (AFP) — Des combats ont éclaté hier entre factions kurdes à proximité d’Erbil dans le nord de l’Irak, alors que les appareils américains ont poursuivi sans incident leurs survols du sud de l’Irak.Washington a annoncé que les forces irakiennes poursuivaient leur retrait des zones kurdes où elles avaient pénétré samedi.Mais d’après un responsable de l’ONU à Erbil, un régiment d’infanterie mécanisée reste retranché près de Degala, à 20 km au sud-est d’Erbil.Ce régiment se trouvait hier matin derrière les positions de Parti démocratique du Kurdistan (PDK) qui affrontait l’Union patriotique du Kurdistan (UPK), selon des responsables de l’ONU contactés par téléphone depuis Dubai.Cette formation de deux bataillons, équipée de chars, de blindés de transport de troupes et de canons tractés, ne semble pas avoir participé aux échanges d’armes légères, de mitrailleuse lourde et de mortier entre le PDK et l’UPK, ont-ils ajouté.Aucun bilan des affrontements n’était disponible hier soir.«C'est le genre de combats entre Kurdes qui se déroulent régulièrement depuis deux ans sur la ligne de front», a commenté un responsable de l’ONU.L’UPK de Jalal Talabani avait auparavant affirmé que quelque 150 chars irakiens avaient lancé une attaque contre ses positions au sud-est d’Erbil.A Washington, un porte-parole de centre de commandement de l’armée américaine a indiqué que l’aviation américaine poursuivait ses patrouilles au-dessus de la partie sud de l’Irak, et n’avait pas rencontré de nouveau «défi» irakien en fin de matinée (heure de Washington).A deux reprises mercredi, la chasse et la défense anti-aérienne irakiennes ont menacé les vols des avions américains qui ont détruit un site de missile.Le président irakien Saddam Hussein a pourtant annoncé qu’il ne reconnaissait plus les zones d’exclusion aériennes créées par les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France en 1991 au-dessus du Kurdistan irakien et en 1992 au-dessus du sud de l’Irak, et qu’il abattrait les avions qui entreront dans l’espace aérien irakien., Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne ont élargi mercredi du 32e au 33e parallèle la zone d’exclusion aérienne dans le sud, qui s’étend à présent jusqu’à 45 km au sud de Bagdad.À Paris, le ministère des Affaires étrangères a annoncé que les avions français qui participent à la surveillance des zones d’exclusion aériennes n’opéreraient pas au nord du 32e parallèle.Les médias irakiens se sont déchaînés contre les Etats-Unis, demandant leur condamnation après les avoir accusés d’avoir mené un raid nocturne aux missiles sur Bagdad.Washington a démenti avoir mené la moindre attaque sur la capitale, après deux salves de missiles de croisière plus au sud mardi et mercredi.Dans le Golfe, des diplomates ont estimé que cette prétendue attaque était «très probablement» le fait des Irakiens, soit à la suite d’un accident soit dans un montage délibéré pour se poser en victimes.La Chine a violemment condamné la deuxième attaque américaine contre l’Irak et demandé à Washington de stopper son action, qui selon elle a déjà violé le droit international.Pour sa part, la Russie a annoncé qu’elle userait de son droit de veto à l’ONU si la Grande-Bretagne soumettait hier au vote du Conseil de sécurité, dans sa forme actuelle, un projet de résolution condamnant formellement l’Irak pour son intervention dans des régions kurdes.L’option militaire est toujours ouverte Bon,n (AFP) — Le secrétaire d’Etat américain Warren Christopher n’a pas promis que les attaques américaines contre l’Irak cesseraient en échange de la reprise par la France de ses opérations de surveillance aérienne au nord et et au sud de l’Irak, a te/iu à préciser hier le département d’Etat «M.Christopher n’a pas pris un tel engagement, nous nous réservons certainement le droit d’utiliser la force contre Saddam Hussein si nécessaire», a affirmé le porte-parole du département Nicholas Bums aux journalistes accompagnant M.Christopher à Bonn.A l’issue de ses entretiens hier à Paris avec son homologue Hervé de Charette et le président Jacques Chi- rac, M.Christopher n’a pas réussi à convaincre la France de participer à la surveillance d’une zone d’exclusion aérienne étendue unilatéralement par les Américains du 32e au 33e parallèle, dans le sud de l’Irak.En revanche, la France a annoncé qu’elle participera de nouveau pleinement, à partir du 9 septembre, à la surveillance du ciel irakien, au nord et «au sud du 32e parallèle».Selon un responsable du Pentagone, les Français avaient suspendu mercredi leur participation à ces opérations d’interdiction aérienne.Le communiqué du gouvernement français annonçant la reprise prochaine des vols de ses avions au dessus de l’Irak précise aussi que M.Christopher a «confirmé la fin des opéra- tions américaines Desert Strike en Irak», c’est-à-dire des tirs de missiles de croisière américains effectués depuis mardi.La France avait émis de fortes réserves sur ces opérations.Le parallèle établi dans le communiqué entre la décision française et la fin de Desert Strike ne veut pas dire «qu’il y a eu un marchandage don- I nant-donnant», a expliqué M.Bums.Mercredi le président Bill Clinton s’était félicité du succès de cette opération.Mais il avait aussi précisé qu’il était trop tôt pour dire si Washington allait cesser ses actions militaires contre le régime de Saddam Hussein.•En fin de compte, c’est Saddam | Hussein lui-même qui répondra à cette question», a commenté hier M.Bums.ÉTATS-UNIS Trois terroristes reconnus coupables de complot New York (AFP) — Un Pakistanais de 28 ans, Ramzi Youssef, et deux complices, ont été reconnus coupables hier par un tribunal fédéral de New York de complot terroriste anti-américain et sont désormais passibles de la prison à perpétuité.La sentence sera prononcée le 5 décembre par le juge Kevin Thomas Duffy.L’avocat de M.Youssef, Roy Kulcsar, a d’ores et déjà annoncé son intention de faire appel.Au terme d’un procès de 15 semaines, Ramzi Youssef, 28 ans, Youssef et Abdoul Hakim Mourad, un autre Pakistanais du même âge, ainsi que Wali Khan Amin Shah, 29 ans, de nationalité inconnue, ont été reconnus coupables d’avoir voulu faire sauter en vol douze avions de ligne américains reliant l’Asie à la Californie.Selon l’accusation, ils auraient pu tuer 4000 personnes.Ramzi Youssef a également été reconnu coupable d’avoir fait exploser, le 11 décembre 1994, une mini-bombe à bord d’un avion des Philippines Airlines reliant Manille à Tokyo, qui avait pu se poser aux Philippines bien qu’étant sérieusement endommagé.L’attentat avait fait un mort, un passager japonais.Ramzi Youssef doit en outre comparaître cet automne à New York dans un nouveau procès dans lequel il est accusé d’avoir été le «cerveau» de l’attentat contre l’une des tours du World Trade Center qui a fait six morts et un millier de blessés en février 1993.• Les accusés, qui plaidaient tous non coupables, étaient présents dans la salle d’audience.Refusant de se lever, ils n’ont manifesté aucune émotion à l’énoncé du verdict.Pour sa défense, Ramzi Youssef avait affirmé à de nombreuses reprises, qu’il était la victime d’un complot ourdi par le Pakistan et les Philippines qui pnt selon lui monté contre lui un dossier pour plaire aux Etats-Unis.Youssef avait été extradé du Pakistan en février 1995, Mourad des Philippines en avril de la même année, et Shah de Malaisie en décembre.Selon l’accusation, essentiellement alimentée par l’enquête de la police philippine, le complot avait été découvert à la suite d’un incendie accidentel, le 6 janvier 1995, dans un appartement de Manille où les conjurés fabriquaient des engins explosifs.Dans l’avion qui l’amenait vers les Etats-Unis, Youssef avait fait des aveux au FBI (police fédérale américaine) qu’il avait expliqué par la suite que sa confession avait été négociée, moyennant la protection de ses proches au Pakistan.Ramzi Youssef est un proche de cheikh Omar Abdel Rahmane, le chef spirituel de l’organisation intégriste islamiste égyptienne Jamaa Islamyia, condamné lui-même en janvier à New York à la prison à vie pour un vaste complot terroriste contre les Etats-Unis.Quatre islamistes intégristes, se réclamant du Sheikh Omar Abdel Rahmane, ont été condamnés à un total de 240 années de prison en 1994 pour l’attentat contre le World Trade Center.BURUNDI Tirs à Bujumbura Bujumbura (AFP) — Des tirs de mortiers et d'armes automatiques étaient entendus à Bujumbura hier tandis que l’armée burundaise poursuivait ses opérations de ratissage dans les collines surplombant la capitale, en vue d’en déloger des rebelles hutus.Selon un bilan militaire, au moins trois soldats et 20 rebelles ont trouvé la mort depuis le début de l’opération mercredi.En une semaine, plus d’un millier de paysans hutus ont fui ces collines pour trouver refuge dans des camps de déplacés en périphérie de Bujumbura.Ils indiquent avoir peur de l’armée, dominée par la minorité tutsie.Un porte-parole de l’armée, le lieutenant-colonel Isaïe Nibizi, a indiqué à l’AFP que la rébellion hutue disposait de mortiers de 60 mm qui sont faciles à transporter et d’au moins un mortier de 82 mm.L’armée utilise pour sa part au moins deux hélicoptères armés de mitrailleuses et un petit avion avec des mitrailleuses et des roquettes.Pour la première fois depuis environ un an, des obus de mortier sont tombés mardi sur Mutanga, un quartier périphérique de Bujumbura, accroché au flanc d’une colline.Selon l’armée, il n’y a eu aucune victime.Ces combats ont fait monter la tension dans la capitale burundaise, qui est déjà privée aux deux-tiers d’électricité suite à deux sabotages de la rébellion sur la principale ligne électrique.I L E I) K V 0 I R , I- E V E N I) li E DI 0 S 15 I* T 15 M B R 15 I !) I) (i A 8 ?LE DEVOIR E C 010 MIE XXH TSE-300 DOW JONES S CAN OR .Jjgjr v - w É -16,31 -27,52 -49,94 -0,20 +0,10 2494,92 5136,25 5606,96 72,82 385,20 ; Deux banques ont gagné le milliard Les deux plus importantes banques du pays, la CIBC et la Royale, affichent des profits milliardaires alors que Vexercice financier n'est qu'aux trois quarts écoulé - LE DEVOIR ET PRESSE I CANADIENNE Les deux plus importantes banques à charte du Canada ont franchi le milliard de dollars en profits, malgré que l’actuel exercice financier ne soit qu’aux trois quarts écoulé.Tout indique, également, que les grandes banques du pays amélioreront le record de profits réalisés l’an dernier, qui s’établissaient alors à 5,2 milliards.Ces profits mirobolants avaient d’ailleurs soulevé de nombreuses critiques compte tenu du taux élevé de chômage, du coût du loyer de l’argent, qui demeure élevé en terme réel et usuraire sur les cartes de crédit, et de l’étemel débat sur les fiais bancaires.La Banque Royale a fait savoir hier que ses profits se sont établis à 358 millions au troisième trimestre, contre 319 millions durant la période correspondante de 1995.D’entrée de jeu, la première banque au pays, avec 201,1 milliards d’actif au 31 juillet dernier, s’est empressée de souligner que la provision pour impôts sur le revenu et les autres taxes se sont chiffrées à 348 millions au troisième trimestre.Cette banque a donc réalisé des profits de 1,05 milliard (3 $ par action) pour les neuf mois qui ont pris fin le 31 juillet dernier, contre 942 millions (2,59 $ l’action) durant la même période l’an dernier.Le rendement des capitaux propres est passé de 16,7 % à 17,4 % entre ces deux périodes.Sa provision pour pertes sur créances se chiffrait à 330 millions, contre 440 millions un an plus tôt, soit une diminution de 25 %.La provision pour impôts sur le revenu et les autres taxes se sont élevées à 1,03 milliard après neuf mois.La Royale a souligné également qu’elle avait versé pour 2,1 milliards en salaires et avantages sociaux à ses 48 000 employés au cours de ces neuf premiers mois de l’exercice 1996, qu’elle a acheté de ses fournisseurs pour un milliard en biens et services, et qu’elle a versé pour 422 millions en dividendes à ses actionnaires.«Ces éléments ont porté le montant total des impôts et autres paiements à 4,5 milliards, en hausse de 400 millions ou de 9 % par rapport aux neuf premiers mois de 1995», précise la banque dans un communiqué.La Banque CIBC a pour sa part établi ses profits à 336 millions au troisième trimestre, contre 270 millions pour la période correspondante de 1995.Comme la Royale, la CIBC a également dépassé la marque du milliard après neuf mois, réalisant 1,03 milliard de profits (4,54 $ par action), contre 717 millions (2,92 $ l’action) pour la même période de 1995, soit une progression de 44 %.Le rendement sur l’avoir des actionnaires est passé de 12,2 % à 17,4 % entre les deux périodes de comparaison.La CIBC a également souligné qu’elle avait versé 688 millions en impôts sur le revenu au cours des neuf premiers mois, soit 55 % de plus qu’au cours de la période correspondante de 1995.«Le total des taxes payées depuis le début de l’exercice atteint 1,03 milliard.Depuis le début de l’exercice, la CIBC a versé plus de 3 $ en taxes pour chaque dollar versé aux actionnaires», a renchéri la banque.L’institution a rappelé aussi qu’elle avait ajouté, au troisième trimestre seulement, l’équivalent de 1483 emplois à temps plein à sa force de travail (2177 emplois depuis le 31 octobre 1995), faisant passer ses effectifs à 41506.Les deux banques à charte ont expliqué leurs excellentes performances du troisième trimestre par l’explosion du marché, l’activité accrue dans les fonds mutuels, la baisse des taux d’intérêt et l’inscription d’un moins grand nombre de mauvais prêts.«Ce trimestre a été marqué par une croissance plus forte des hypo- thèques résidentielles et autres prêts, par une amélioration de la qualité du crédit et par une meilleure performance dans le domaine des transactions sur commissions», d’affirmer John Cleghom, président de la Royale.«De meilleurs revenus provenant des transactions, des changes étrangers, de la gérance des investissements, des fonds mutuels et du service des cartes de crédit ont contribué à lq hausse des profits.» À la CIBC, un porte-parole, Heather Whyte, a affirmé que la hausse des profits provenait avant tout de revenus supérieurs de 27 % sur l’an dernier dans le domaine des souscriptions d’assurances et des commissions.«Il y a également eu une amélioration des gains sur les changes étrangers et sur le marché des capitaux.Dans ce dernier cas, la hausse a été de 32 % à 104 millions.» Au 31 juillet, l’actif de la CIBC totalisait 190,4 milliards, et elle a comptabilisé une provision pour pertes sur prêts de 360 millions après neuf mois, soit 29 % de moins que les 510 millions des neuf premiers mois de 1995.La Royale et la CIBC sont les deux dernières grandes banques à révéler leurs profits au troisième trimestre.Jusqu’à maintenant, les profits des banques ont totalisé 4,7 milliards cette année, soit presque un milliard de plus que durant la même période de 1995.CARRIERES ET PROFESSIONS PROLONGATION DE CONCOURS Professeur-e régulier-ère Département d'études urbaines et touristiques Planification et aménagement des sites touristiques L'Université du Québec à Montréal est reconnue comme centre de formation et d'éducation en tourisme par l'Organisation mondiale du tourisme (OMT).Elle offre un baccalauréat en gestion du tourisme et de l'hôtellerie et elle ouvrira sous peu une maîtrise en gestion et planification du tourisme.SOMMAIRE DE LA FONCTION • Enseignement aux premier et deuxième cycles • Recherche • Fonctions connexes : gestion de programme, coordination de revue, participation à des comités, liaison avec le milieu, etc.EXIGENCES • Doctorat en tourisme ou dans une discipline pertinente • Expérience minimale de deux années en tourisme, de préférence dans un domaine relié à la planification et à l'aménagement des sites touristiques • Aptitude pour l'enseignement universitaire • Aptitude à mener des recherches universitaires de pointe et à obtenir les financements requis • Aptitude à encadrer les étudiants-es du baccalauréat en gestion du tourisme et de l'hôtellerie et de la maîtrise en gestion et planification du tourisme • Aptitude à publier dans les revues scientifiques nationales et internationales • Maîtrise du français parlé et écrit EXIGENCES PARTICULIÈRES La maîtrise d'une deuxième et troisième langues (plus particulièrement celle de l'anglais et de l'espagnol) serait un atout, de même qu'une expérience internationale dans le domaine du tourisme.DATE D'ENTRÉE EN FONCTION : 1" décembre 1996 L'Université a adopté un programme d'accès à l'égalité en emploi pour les professeures et un programme d'équité en emploi pour les femmes, les membres des minorités visibles, les autochtones et les personnes handicapées.Conformément aux exigences relatives à l'immigration au Canada, ce poste est offert aux citoyens-nes canadiens-nes et aux résidents-es permanents-es.TRAITEMENT : Selon la convention collective SPUQ-UQAM Les personnes intéressées sont priées de faire parvenir un curriculum vitæ en français, daté et signé, et trois lettres de recommandation AVANT LE 27 SEPTEMBRE 1996, 17 H, à M.Luc-Normand Tellier, directeur, Département d'études urbaines et touristiques, École des sciences de la gestion, UQAM, C.P.8888, Suce.Centre-Ville, Montréal (Québec) H3C3P8.Téléphone : (514) 987-8554; télécopieur: (514) 987-7827; Internet : chaire.tourisme@uqam.ca école des sciences de la gestion Université du Québec è Montréal HP L’ UQAM HHpne force , novatrice DIRECTRICE, DIRECTEUR DU RECRUTEMENT POSTES PERMANENTS ET TEMPS PLEIN, RÉGION DE MONTRÉAL La Mutuelle du Canada, compagnie mère du Groupe La Mutuelle, est à la recherche de candidates ou de candidats pour combler 5 postes de directrice, directeur du recrutement, afin de faire face à sa croissance soutenue au Québec.Reconnue par les agences de cotation de crédit comme l’une des institutions financières les mieux capitalisées en Amérique du Nord, La Mutuelle s’est bâtie depuis plus de 125 ans, par la rigueur de sa gestion et par la force de ses capacités d’innovation, particulièrement en matière de technologie, la réputation de chef de file dans l’industrie canadienne des produits et services financiers dont elle occupe les premiers rangs.Rôles et responsabilités: La directrice, le directeur du recrutement assume les responsabilités de recruter des personnes hautement qualifiées pour assurer la croissance de l’équipe de vente de la Mutuelle au Québec.Profil recherché: Les candidates et candidats à ce poste possèdent de fortes aptitudes ët/ou une expérience significative dans les domaines suivants: gestion, marketing, et plus spécifiquement, prospection et recrutement de professionnels de la vente.Les candidates et candidats recherchés possèdent les qualités ou attributs suivants: - Antécédents remarquables sur le plan de la réussite professionnelle.- Communicatrices, communicateurs chevronnés.- Reconnus(es) comme leaders dans leur communauté.- Sens de l’éthique.- Capacités d’autonomie et d’initiatives supérieures.- Entrepreneurs.Avantages offerts - Niveau de rémunération très compétitif.- Régime complet d’avantages sociaux.- Formation sur mesure.- Appui technologique à la fine pointe.Veuillez faire parvenir votre curriculum vitae à: John Lanni Groupe La Mutuelle 1555, rue Peel Bureau 1000 Montréal Qc H3A 3L8 ma n Groupe La Mutuelle Le Canada en voie de devenir le numéro quatre en aéronautique Famborough (PC) — Le ministre du Commerce Art Eggleton a visité hier le Salon international de l’aéronautique de Famborough pour souligner le rôle grandissant du Canada dans le monde de l’aviation.«Nous passons de la sixième à la quatrième place» dans l’industrie aérospatiale mondiale, a déclaré M.Eggleton.Le Canada vient actuellement derrière les Etats-Unis, la France, la Grande-Bretagne, le Japon et l’Allemagne.Compte tenu de la tendance actuelle à la croissance, les experts de l’aérospatiale prévoient que le Canada se hissera à la quatrième place d’ici l’an 2000.«Eu égard à la taille de l’économie, se classer quatrième dans le monde en termes de production aérospatiale est une grande réalisation», a dit le ministre.«Et cela démontre que nous faisons preuve d’innovation, que nous offrons de la qualité et que nos produits sont abordables.» M.Eggleton a visité quelques-unes des compagnies canadiennes qui participent au salon de Famborough, un événement international de grande importance pour l’industrie.Il a ajouté que le Canada avait l’oeil sur le marché asiatique en expansion et qu’il entendait attirer des acheteurs de la région au salon de l’aéronautique qui se tiendra en août prochain à Abbotsford, en Colombie-Britannique.«Nous espérons que beaucoup de gens des pays de la région Asie-Pacifique viendront voir la sorte de produits que nous avons à offrir.» Durant son séjour en Grande-Bretagne, M.Eggleton rencontrera le chef d’état-major de la Royal Air Force pour discuter de l’éventuelle location des bases des Forces canadiennes qui, autrement, pourraient y PHOTO ARCHIVES Le ministre du Commerce, Art Eggleton.être fermées.Les Britanniques pourraient se servir de ses bases pour entraîner leurs pilotes et d’autres membres de leurs forces armées.«Nous disposons d’installations pour l’entraînement au Canada», a lancé M.Eggleton.«Nous ne sommes pas en mesure de les utiliser toutes, particulièrement avec la réduction de nos effectifs à laquelle nous procédons actuellement Mais ce serait dommage si elles n’étaient pas entièrement utilisées.D’autres pays de l’OTAN pourraient faire usage de ces installations et cela nous permettrait de réduire ainsi le coût de nos opérations.C’est pourquoi nous nous employons ici à les convaincre (de venir au Canada).» Le ministre a mentionné les bases de Moose Jaw, en Saskatchewan, et de Cold Lake, en Alberta, comme des endroits idéaux pour l’entraînement des forces alliées.EN BREF ?EMPLOI: LA PERSPECTIVE SE REFERME Ottawa (PC) — Les perspectives d’emploi se sont amenuisées, le mois dernier, si l’on en croit les offres d’emploi publiées par les journaux canadiens.Statistique Canada a révélé hier que le nombre d’offres a décliné de 2 % de juillet à août.L’agence fédérale tient compte des offres d’emploi publiées dans 22 journaux canadiens pour fixer cet indice.Les offres d’emploi étaient à la baisse dans toutes les régions à l’exception de la Colombie-Britannique où elles sont demeurées stables.L’indice, qui s’établissait à 87 en août et à 89 en juillet, est utilisé comme un facteur permettant d’évaluer le marché du travail.En novembre 1994, l’indice avait été établi à 100 et avait chuté à 87 en mars 1996.liard, constituent la principale raison de la diminution des ventes du Québec à l’étranger.Les exportations vers les Etats-Unis s’élèvent à 19,1 milliards, soit 4 % de moins qu’en 1995.Quant aux importations internationales de marchandises du Québec (20,1 milliards) elles montrent, pour le premier s emestre de 1996, une baisse de 2,9% comparativement à 1995.Atteignant 9,5 milliards, les achats aux Etats-Unis, le principal fournisseur du Québec, s’accroissent de 1,9 %.Par contre, les importations provenant de la France et du Japon enregistrent des baisses importantes.RECUL DES EXPORTATIONS DE MARCHANDISES (Le Devoir) — Pour les six premiers mois de 1996, les exportations internationales de marchandises du Québec montrent un recul de 2,9 % par rapport au même semestre de 1995, selon les données compilées par le Bureau de la statistique du Québec.Elles totalisent 23,7 milliards en regard de 24,4 milliards en 1995.Les exportations d’automobiles, qui accusent une baisse de plus de un mil- Pour réservation publicitaire, composez 985-3316 ou 1 -800-363-0305 DEVOIR télécopieur 985-3390 Établissement collégial public du Suroit, le Collège de Valleyfleld offre des programmes de formation pré-universitaires et techniques à plus de 2 000 élèves en formation Initiale et à près de 2 000 autres en formation continue ou sur mesure.Collège de Valleyfield Directrice ou directeur DES ÉTUDES ET DES SERVICES AUX ÉTUDIANTS Relevant du directeur général, vous vous occuperez des questions d'ordre académique et pédagogique, dirigerez les Services des études et les Services aux étudiants en plus de coordonner et contrôler les activités qui s’y rattachent.Dans un contexte exigeant de renouveau en enseignement collégial et de relance du secteur de la formation continue, vous assurerez la concrétisation du plan de développement des programmes et collaborerez à la réalisation de la mission du Collège.Entouré(e) d'une équipe dévouée, vous aurez la responsabilité de la qualité de la formation dispensée par le Collège, de môme que de l’organisation de l’enseignement.Enfin, vous présiderez la Commission des études, siégerez au conseil d’administration et serez membre du comité de direction.En plus d’offrir la capacité d'exercer un leadership de concertation dans un contexte de rationalisation des ressources et de faire preuve d’une gestion transparente et participative, vous saurez établir des liens productifs avec l’ensemble des intervenants au Collège.Pour ce faire, vous devez posséder une formation universitaire de second cycle, de préférence, ou de premier cycle complétée par une formation en gestion.Cette formation est rehaussée de cinq années d’expérience pertinente dans le milieu collégial, de préférence dans une fonction d’enseignant(e), et de trois années dans un poste de gestion.Une bonne maîtrise du français écrit et parié vient compléter vos compétences.Jm L'échelle de traitement applicable se situe entre 53 924 $et 71 718$.Si vous reconnaissez l’impact de la formation et que ce défi vous intéresse, nous vous invitons ô faire parvenir votre curriculum vitæ en toute confiance, accompagné d'unelettre justifiant votre candidature, avant 16 h le 23 septembre 1996, au : Collège de Valleyfield, Bureau du directeur général, Concoure DE, 169, rue Champlain, Valleyfield (Québec) J6T 1X6.20 MILLIONS DE PROFIT POUR PROVIGO (Le Devoir) — Le bénéfice net de Provigo au cours du deuxième trimestre terminé le 10 août 1996 s’est élevé à 20,1 millions (19 cents par action), par rapport au bénéfice net de 21,7 millions (23 cents par action) réalisé un an plus tôt.Les ventes ont atteint 1,81 milliard, en hausse de 0,5 % en regard des ventes réalisées un an plus tôt.Dans le groupe des supermarchés et des magasins à escompte, les ventes ont augmenté de 0,5 % pour s’établir à 1,34 milliard.Au Québec, les ventes des supermarchés Provigo et de Maxi ont connu une augmentation significative alors qu’en Ontario, les supermarchés LOEB ont souffert d’un contexte concurrentiel particulièrement difficile, a souligné le géant québécois d el’alimentation.Pour l’ensemble du premier semestre, le bénéfice net s’est établi à 35,lmillions (34 cents par action), en regard de 35,1 millions (36 cents par action) un an plus tôt Les ventes se sont améliorées de 1,9 % pour s’établir à 3,11 milliards.AEROFLOT A L’INTENTION D’ACQUÉRIR DIX B-737 Moscou (AFP) — La compagnie aérienne russe Aeroflot a signé une lettre d’intention avec le constructeur aéronautique américain Boeing pour acquérir dix appareils B-737, en partie en propre et en partie en leasing, a indiqué hier l’agence Itar-Tass citant des sources bien informées au salon aéronautique de Famborough (Grande-Bretagne).Selon l’agence, cette lettre d’intention a été signée mercredi par le président de la société russe, qui reste malgré l’éclatement de son monopole la principale compagnie internationale russe.L’agence Itar-Tass précise que la compagnie Boeing, contactée, a refusé de commenter ces informations. I.K l> K V 0 1».I.V.V K N I) Il K I) I (l S K !> T V.M » Il K I !> «I II ECONOMIE L A 9— La voie informatique pour informer les autorités SERGE TRUEFAUT LE DEVOIR \ A compter du 1" janvier 1997, toutes les compagnies publiques seront dans l’obligation de communiquer par voie électronique toutes les informations qu’elles fournissent actuellement aux autorités réglementaires sur imprimés.C’est dans cette perspective que Sedar (système électronique de données, d’analyse et de recherche) a été conçu par IBM pour le bénéfice des autorités canadiennes en valeurs mobilières.Plus précisément, c’est la Caisse canadienne de dépôt de valeurs (CDS) qui a demandé à IBM de confectionner le logiciel nécessaire.Hier, le Montréal Trust, aujourd’hui filiale du Groupe Banque Scotia, a lancé ce nouveau produit qui permettra, selon les mots de Gilles Langevin, vice-président, région de Québec, de faire des économies.Les compagnies, de souligner M.Lange-vin, «vont sauver des coûts au niveau du papier, photocopies et autres.» Qui plus est, selon les documents fournis par le Montréal Trust, «le dépôt électronique de documents réduira sensiblement le travail nécessité par les exigences de la CDS.Auparavant, lorsqu’un prospectus était déposé à l’échelle nationale, le déposant devait préparer la documentation en multiples exemplaires pour chacun des douze territoires de la CDS — processus accaparant et coûteux.Sedar est conçu pour déposer les documents simultanément dans toutes les provinces, en quelques secondes et non en quelques jours, et sans engager de frais de messageries».Hydro: le sprint final GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR \ A moins de 24 heures de l’échéance de l’ultimatum lancé par le ministre Guy Chevrette, patrons et syndicats chez Hydro-Québec se sont finalement engagés hier, mais tard en soirée seulement, dans un blitz final visant la conclusion d’une entente négociée.Le coup d’envoi a été donné, quelque part en milieu de soirée, après une journée complète dominée par le silence du médiateur.Jusqu’en fin d’après-midi, hier, on demeurerait encore dans l’expectative d’une convocation qui ne venait toujours pas.«Ce silence m’étonne.Il n’y a pas eu de médiation aujourd’hui (hier).Ou bien le médiateur tente d’obtenir plus d’éclaircissements à son mandat, ou bien on discute présentement en haut lieu, à un niveau bien au-dessus de ma tête», avait déclaré au Devoir René Sarrazin, porte- parole de la coalition intersyndicale représant les quelque 20 000 employés syndiqués de la société d’Etat.Il était alors 18 h.Chez Hydro le porte-parole, Steve Flanagan, s’était, pour sa part, contenté de dire que «pour nous, le processus de médiation suit son cours.» Le coup d’envoi à cette dernière ronde n’a finalement été donné que plus tard.Les représentants des parties impliquées se préparaient à passer une nuit aussi blanche que chaude.Mercredi, le ministre des Ressources naturelles Guy Chevrette a donné du poing sur la table en écartant tout recours à une loi spéciale, en prolongeant le mandat du médiateur et en exhortant les parties à en arriver à une entente négociée.Ils avaient alors 48 heures pour combler un énorme fossé, ce qu’ils ont été incapables de faire après quatre mois de négos, dont un sous l’action du médiateur.Un gazoduc de 900 kilomètres LE DEVOIR TransCanada Pipelines et Société en commandite Gaz Métropolitain ont annoncé que leur filiale détenue en co-propriété, TransQuebec & Maritimes, se propose de déposer auprès de l’Office national de l’énergie une requête pour la construction d’un gazoduc de 1 milliard de dollars reliant Country Harbour, en Nouvelle-Ecosse, à Bernières, au Québec, afin d’acheminer le gaz naturel de l’île de Sable vers les marchés canadiens et américains.Le gazoduc proposé, d’une longueur de 900 kilomètres, sera intégré à l’ensemble du système de transport de TransCanada Pipelines., Il offrira ainsi aux producteurs de l’île de Sable un accès élargi aux marchés des Maritimes, du Québçc, de l’Ontario et du Nord-Est des Etats-Unis.La capacité initiale du gazoduc sera équivalente à la production anticipée du gisement de l’île de Sable, aujourd’hui estimée à 400 millions de pieds cubes par jour.Air Canada spécialise son centre d’entretien et rappelle 160 techniciens GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR Air Canada entend orienter le développement de ses deux centres d’entretien au Canada autour de ce qu’il appelle les «avions de l’avenir» et du vaste parc de DC-9 encore en exploitation en Amérique du Nord.Un premier geste en ce sens a été fait hier par un échange de maintenance conclu avec Air France, ce qui permettre la création de 160 emplois au centre de Dorval.Ces emplois seront puisés à même la liste de rappel constituée des 575 techniciens retranchés au printemps dernier après la terminaison du contrat de remise à neu des DC-9 de Northwest Airlines.«La liste de rappel contient 501 noms.Les emplois créés seront puisés à même cette liste», a souligné Nicole Couture-Simard, porte-parole d'Air Canada.Le centre d'entretien de Dorval emploie présentement 3200 per- sonnes affectées aux opérations techniques.11 se spécialise dans la maintenance des B767, dans la réparation et la remise en forme des moteurs et dans l’avionique, ce qui englobe les composantes, les systèmes électroniques et électriques, pour tout type d'appareils.A Winnipeg, l’atelier abrite 450 techniciens et son activité comprend une ligne d'entretien de DC-9 et de A320 (combinés), et une autre consacrée uniquement aux A320.Les plans d’Air Canada ne prévoient aucune réduction d'effectifs à Winnipeg mais le transporteur précise, dans son communiqué, qu’il poursuivra «la recherche de contrats de maintenance d'A320 pour ses installations de Winnipeg, pour y assurer le maintien du niveau d’emploi actuel».Air Canada entend donc consa-créerle gros de son expertise en matière d'entretien aux B767 et aux Airbus du type A320 et A319, tout en conservant son expertise en matière de remise en forme des réacteurs et des composantes.Après tout, la nouvelle réglementation américaine en matière de réduction de la pollution par le bruit causée par les aéronefs, devant être en vigueur au tournant du siècle, offre un fort potentiel.Question de donner le coup d'envoi à cette spécialisation, le transporteur a annoncé hier avoir conclu une entente de sous-traitance en vue de confier à Air France l’entretien du fuselage de ses neuf B747.En revanche, Air Canada effectuera la maintenance (avions et réacteurs) des cinq B767 d'Air France.«Tout en augmentant notre avantage concurrentiel en matière de maintenance des 767 et des A320/A319, nous améliorerons l'efficience et la productivité de nos activités de maintenance avions et réacteurs.Cette décision permettra d'augmenter les profits jusqu'à 20 millions par année et de faire croître efficacement nos travaux de maintenance sous contrat», a précisé le président et che de la direction, Lamar Durrett Avec sa Hotte de 133 appareils, Air Canada exploite 29 B767 et 34 A32(L mais peu de B747.La livraison de 35\ A319 devant remplacer ses DC-9 devrait débuter en décembre.A l'opposé, la flotte d'Air France comprend 42 B747 et peu de B767.La réciprocité de cette entente se veut donc na- jj turelle.JL Air Canada ne délaissera pas, pour» il autant, l’expertise qu'il a acquise-fil dans l'entretien et la remise à neufan des DC-9.Son centre d'entretien de»oô Dorval a terminé, en mars dernier,' un ambitieux et très élaboré contratig d'entretien, évalué à 50 millions, por+ioi tant sur la remise à neuf de 13 DC-9tj!) exploités par Northwest Airlinestirn «Plus de 500 DC-9 sont présentes/s ment en exploitation en Amérique id du Nord.Le potentiel est on ne peut i J plus intéressant», a ajouté Mme Cou- ol ture-Simard.im Le fonds de 100 millions pour Montréal Liza Frulla est catégorique: «On dépouille Innovatech» GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR Le Fonds de développement de 100 millions pour la relance de Montréal, annoncé mercredi par le ministre Serge Ménard, ne serait ni plus ni moins que l’équivalent d’un détournement de fonds aux yeux de Liza Frulla.La porte-parole de l’Opposition officielle pours les dossiers montréalais n’en démord pas: «On dépouille Innovatech, on menace la pérénnité de cette société d’investissement en capital de risque, tout cela pour remettre un budget discrétionnaire, non normé, entre les mains de M.Ménard.» La député de Marguerite-Bour-geoys était encore dans tous ses états hier.«J’ai participé à la création de la Société Innovatech du Grand Montréal.Sa mission original était d’intervenir là où les banques se faisaient réticentes et d’investir dans le capital-actions d’entreprise à bon potentiel.Or le ministre (Serge Ménard) vient dépouiller cette société de 100 mil- lions pour engager ainsi les sommes dans un fonds consacré à une relance de Montréal encore confuse.» «Déshabiller Pierre pour habiller Paul».La veille, Mme Frulla accusait le ministre d’Etat à la métropole de «déshabiller Pierre pour habiller Paul».S’objectant contre ce qu’elle apparentait à un détournement de fonds, elle s’est également dite étonnée de voir qu’on plaçait ainsi 100 millions sous le libre arbitre d’un ministre.«Ça ne se fait plus depuis longtemps.M.Ménard dispose d’un budget discrétionnaire, non normé.Il prend 100 millions qu’il peut utiliser comme bon lui semble.» Ce fonds de relance est étalé sur quatre ans.«Ce sera 5 millions la première année, puis 20 millions la deuxième et ensuite: 35 millions pour une année d’élection et un autre 35 millions pour une année d’après élection», a-t-elle fait ressortir au cours d’un bref entretien au Devoir.Hier le ministre Serge Ménard émettait un communiqué dans lequel il soutenait que les sommes dégagées en vue de la création du Fonds de développement de la Métropole n’impliquent aucune ponction dans le budget de la société Innovatech, une créature d’Etat.«Ce fonds de 100 million résulte d’un changement de comptablisa-tion, lequel peut être réalisé en raison du succès des initiatives d’In-novatech (.) Le gouvernement n’a fait que reconnaître et comptabiliser de façon appropriée le succès d’Innovatech.En effet, il n’est plus justifié de considérer les sommes réservées à la société comme des dépenses mais plutôt comme des avances.» Mais Mme Frulla n’en démord pas.«Ils ont déjà coupé le budget d’Innovatech Grand Montréal de 20,8 % tout en agrandissant son territoire pour englober l’Estrie et l’Outaouais.Cette société a investi 300 millions, qui ont rapporté (sur papier) 800 millions.Au lieu d’assurer sa pérénnité, ils viennent lui retirer 100 millions.» Bénéfice de 518 millions pour Seagram -ISO 1UZ LE DEVOIR *'l;5 (I Seagram a enregistré une hausse1 de son bénéfice avant intérêts,nq impôts et amortissements (BAIIA)/i;i qui s’établit à 518 millions $ US sur ml des ventes de 5 milliards $ US pourri1! la période de cinq mois terminée le 30 juin 1996.Cette période en est une de transition à la suite du changement de clôture de l’exercicp financier, qui se .-termine désormais le 30 juin au lieu du 31 janvier.Pour la période comparable l’an-dernier, le BAILA s’est inscrit à 391 millions, sur des ventes de 2,7 milliards.Ces résultats tiennent compte de la chronologie de l’acquisition du secteur des jus de fruits de Dole et de MCA, opérations qui ont été achevées en mai et juin 1995 respectivement.Le bénéfice net de la période de transition s’est établi à 85 millions, soit 23 cents l’action, contre un bénéfice avant les activités abandonnées de DuPont de 117 millions ou 32 cents l’action.COUP D'ŒIL BOURSIER Parquet fraîchement ciré MICHEL CARIGNAN COLLABORATION SPÉCIALE Cette chronique peut parfois vous paraître pessimiste mais je crois qu’elle est plutôt réaliste.Le but d’une telle chronique est d’analyser les plus importants mouvements tant positifs que négatifs mais aussi de faire preuve d’anticipation pour voir venir les coups.Je suis d’avis que le niveau d’instruction des lecteurs qui lisent ce journal appelle à une chronique qui fait plus que décrire ce qui s’est passé.Cela, tout le monde peut le faire.L’hésitation actuelle des plus gros intervenants du marché dans une reprise haussière déjà très artificielle incite à la prudence.L’équilibre entre les facteurs techniques négatifs et positifs penche encore du côté négatif.L’indice industriel américain, par exemple, a sursauté à la hausse après avoir percé le support S mais l’attraction à la baisse se fait encore sentir.Ê en est de même pour le TSE 300 qui a formé un creux dans sa tendance haussière.C’est à la hausse qu’il doit persister.Si l’indice général repart à la baisse sous le support S, un nouveau couloir baissier A B deviendrait automatiquement valide et confirmerait aussi un couloir baissier à plus long terme: C D.L’humeur est mauvaise du côté des acheteurs d’obligations avec un indice en décrochage, après une poussée haussière.Il faut surveiller chacun des supports S tracés sur chacun des indices de secteur présentés aujourd’hui.Plus les secteurs seraient nombreux à décrocher au travers, plus important pourrait être la glissade.Si les indices continuaient ou reprenaient à la hausse en direction ou au travers de leur point de résistance R, on devrait tout simplement oublier le décrochage.Il faut cependant demeurer conscient des deux possibilités à cause de la faiblesse de la reprise ou plusieurs indices semblent vouloir monter une rampe fraîchement cirée.GOVERN.CDN BOND OCT2001 (OBA MSE) - 112.50 5 Sep 111.30 GESTION TOR.(X-MG TSE) 150 Jours fW ryv % NEW-YORK INDUSTRIELS (X-DJI NYSE) 150 Jours 5750.00 5500.00 5 Sep 560&96 BOURSE DE TORONTO TSE 300 (X-TT TSE) 150 Jour :5T Fév Mar Avr Mai Jun Jui Aoû 5200.1 rt&00.< il.lllllM.lllll.il R 6500.00 -6250.00 -6000.00 5 Sep 6438.14 SERVICES FINANCIERS TOR.(X-FS TSE) 150 Jours £ /V Y 4000.00 5 Sep 4086.1 .07 PETROLIERES TOR.(X-OG TSE) 150 Jours A J WÊ -5250.00 5000.00 5 Sep 539320 PAPETIERES TOR.(X-PF TSE) 150 Jours R -4500.00 V, k/ .5 Sep 5136-25 M Fév Mar Avr Mai Jun Jui Aoû s S -4250.00 PRODUITS INDUSTRIELS TOR.(X-IP TSE) 150 Jours ViÙi j 3500.00 5 Sep 3445.17 MINES ET METAUX TOR.(X-MM TSE) 150 Jours r\ Ifi i m V\ Avi 7™// I II" '.Ill.'ll II» illliliiilllliH -5500.00 5250.00 5000.00 5 Sep 525369 AURIFERES TOR.(X-GL TSE) 150 Jours |f M y AVr IllllJllMllllllllllllilllllllllllll illüll illliillllllnlll II 13000.00 12000.00 5 Sep 11742.19 PRODUITS CONSOMMATIONS (X-CP TSE) 150 Jours Fév Mar Avr Mai Jun Jui Aoû 9000.00 8500.00 >8000.00 1.43 S Sep 434643 DECISION-PLUS Séminaire d'information Obtenez à domicile dans votre ordinateur 5 ans de cotes historiques et les communiqués de presse émis par les compagnies inscrites en Bourse.Venez découvrir comment à partir de 15 minutes de travail par jour vous pouvez savoir exactement la direction du marché et des secteurs et ainsi améliorer dramatiquement votre rendement à la Bourse.Mercredi le 11 sept et mardi le 24 septembre 740 Notre-Dame Ouest Bureau 1210 19:00h Réservez votre place : (514)392-1366 Volume (000) Ferme Var.(S) Var.(%) BOURSE DE MONTRÉAL XXM:lndice du marché 10931 2494.92 -16.31 -0.6 XCB:Bancaire 3095 3096.69 -28.79 -0.9 XCO:Hydrocarbures 4452 2003.80 -15.61 -0.8 XCMiMines et métaux 3952 3130.67 -23.63 -0.7 XCF:Produits forestiers 5906 2539.54 -30.22 -1.2 XCI:Bien d'Équipement 3200 2340.44 -11.22 -0.5 XCU:Services publics 1486 2267.18 -8.03 -0.4 BOURSE DE TORONTO TSE 35 12208 265.89 -2.18 -0.8 I TSE 100 * 310.52 -1.91 -0.6 TSE 200 * 314.42 -0.67 -0.2 TSE 300 47184 5136.25 -27.52 -0.5 Institutions financières 3332 4086.07 -32.25 -0.8 Mines et métaux 2219 5256.69 -34.79 -0.7 Pétrolières 11984 5393.20 -35.99 -0.7 Industrielles 7400 3445.17 -16.66 -0.5 Aurifères 6118 11742.19 -64.54 -0.5 Pâtes et papiers 5281 4346.43 -23.06 -0.5 Consommation 2069 8034.43 +43.96 0.6 Immobilières 74 1505.94 -25.29 -1.7 Transport 2683 4975.31 -60.58 -1.2 Pipelines 323 4431.74 -35.74 -0.8 Services publics 1217 3931.47 -12.13 -0.3 Communications 834 8979.76 -49.38 -0.5 Ventes au détail 1094 4021.22 -9.19 -0.2 Sociétés de gestion 2550 6438.14 -65.23 -1.0 BOURSE DE VANCOUVER Indice général 28234 1226.04 -1.02 -0.1 MARCHÉ AMÉRICAIN 30 Industrielles 22124 5606.96 -49.94 -0.9 20 Transports 6499 1995.41 -24.97 -1.2 15 Services publics 4391 212.83 -1.81 -0.8 65 Dow Jones Composé 33016 1780.74 -17.56 -1.0 Composite NYSE * 349.64 -2.73 -0.8 Indice AMEX * 574.40 -4.82 -0.8 S&P 500 * 654.72 .NASDAQ * 1125.66 -18.16 -1.6 i | LES PLUS ACTIFS DE TORONTO Volume Haut Bas Ferm.Var.Var.j Compagnies (000) (S) (S) (S) (S) (*) J DOMTAR INC 4294 11.35 11.25 11.30 +0.10 0.9 i NOVAGOLD RES INC 2172 0.46 0.31 0.40 +0.07 21.2 ¦*J SUNCORINC AIR 2136 35.30 35.05 35.25 .SUNCORINC 2109 48.30 48.15 48.20 +0.05 0.1 NEVSUN RES LTD 2069 11.50 11.00 11.30 -0.45 -3.8 .„ ! HORSHAM CP SV 2003 18.65 18.50 18.50 •0.10 j AIR CANADA 2001 5.10 4.96 5.05 +0.05 1 n J 3 WILLIAM RES INC 1827 1.84 1.76 1.76 -0.06 ; j BEMA GOLD CP 1644 10.50 10.05 10.15 +0.25 25 LUMONICSINC 1615 27.40 27.00 27.00 -0.40 1 5 i J i LES PLUS ACTIFS DE MONTRÉAL Volume Haut Bas Ferm.Var.Var.ÏJ3 I Compagnies (000) (S) (S) (S) (S) (%) ÎH CHESBAR RES INC 1085 1.95 1.56 1.87 +0.35 23.0 m DOMTAR INC 1041 11.35 11.20 11.30 +0.10 0.9 l DIADEM RES LTD 558 8.20 7.35 800 +0.70 9 6 m BOMBARDIER INC B 449 19.15 18.65 18.70 •0.40 -2.1 |N MINORCA RES INC 352 385 3.60 3.75 +0.05 1.4 rzj i TIOMIN RES INC 286 360 3.30 3.43 ¦0.07 ¦20 ;ii NATL BANK OF CDA 286 11.45 11.25 11.25 ¦020 -1.7 lit I VIOR SOC D EXPLOR 267 1.13 1 06 1.07 -0.06 -5 3 [H ENERMARK INCO UN 252 695 685 6.90 .- Iff UTHQSCP 226 « 299 2.91 2.95 -0.04 -1.3 A LO K I) K VOI II H V !•: N I) Il K I) I li S E I* T E M II II E I !> !) li ÉDIT 0 R, I A L Le flou artistique Jean-Robert Sansfaçon La voici, la fameuse proposition du gouvernement du Québec pour chapeauter la région métropolitaine de Montréal.Elle nous est livrée sous la forme d’une nouvelle consultation prévue pour l’automne portant sur un échantillon de trois nouvelles hypothèses aux contours flous qu’il reste à préciser.À croire que plus on consulte, moins on sait ce qu’on veut.rois ans après la remise du rapport du Groupe de travail sur Montréal et sa région, dit rapport Pichette, qui préconisait le remplacement des 12 municipalités régionales de comté (MRC) et de la Communauté urbaine de Montréal par un nouveau palier de gouvernement régional dirigé par un conseil de 21 représentants des municipalités, le ministre d’Etat à la métropole, Serge Ménard, nous livre un projet de «commission de développement» dont on se demande d’abord à quoi elle servira.Après quelques pages d’introduction truffées de bonnes intentions technocratiques, du genre «re-cbiniïaître la métropole comme un ensemble fonctionnel et territorial à l’échelle duquel il convient de mener à bien la planification, la coordination et la gestion de services d’envergure métropolitaine», d’où la nécessité de «réorganiser le pouvoir», le document de consultation soumis par le ministre réussit le tour de force de ne rien réorganiser du tout, et de proposer plutôt l’ajout pur et simple d’une nouvelle structure par-dessus toutes les autres en place.Selon que l’on cochera «oui» à l’une ou l’autre des trois formules sur la table, il pourrait s’agir d’un supercomité consultatif composé de gens du milieu nommés par le ministre ou, à l’autre extrémité, d’un vrai «conseil métropolitain» disposant de certains pouvoirs en matière de planification, de financement et de réglementation (transport, routes, environnement, développement économique), et composé d’individus élus au suffrage universel.Entre ces deux scénarios, une troisième solution semble celle qui recueille l’adhésion du ministre et du gouvernement: une commission consultative, mais aussi décisionnelle qui n’empiéterait pas sur les.plates-bandes des municipalités et n’interviendrait que dans les rarissimes dossiers où un consensus existe, telles la «promotion économique et tou-"t* ristique» de la région, la gestion de certains équipements régionaux (on parle du Stade et du Palais des congrès) et d’autres activités qui requièrent une coopération intermunicipale obligée (comme le projet «Montréal bleu»).Quelle que soit la proposition retenue, nulle part on ne prévoit l’abolition d’organismes existants.Ce qui fait dire à certains, dont le maire de Laval, Gilles Vaillancourt, que les structures consultatives «risquent de dédoubler celles qui existent».En somme, pas question d’un truc consultatif.encore moins Québec a donc choisi de ne pas faire de vagues dans les bourgades.décisionnel.Voilà une prise de position des maires qui explique bien la mort du rapport Pichette et le cul-de-sac actuel.Inutile de lire entre les lignes pour comprendre que M.Ménard a renoncé de façon définitive à l’idée de créer un gouvernement régional qui aurait remplacé la CUM et les MRC, tel que proposé par le rapport Pichette.Québec lui-même ne veut pas d’un gouvernement dont l’électorat compterait pour la moitié du Québec, même avec des pouvoirs restreints.Québec ne veut surtout pas faire de vagues trop dévastatrices parmi les centaines d’élus locaux qui devraient ainsi abandonner certains de leurs malheureux petits pouvoirs de patronage aux mains d’un conseil régional dévoué aux intérêts de la grande région métropolitaine.Voilà pourquoi le ministre Ménard a choisi de proposer une structure quasi minimaliste, qu’il souhaite «évolutive», au gré des besoins et surtout des consensus qui pourraient surgir.Mais le plus malheureux dans cette histoire, ce n’est pas tant d’avoir renoncé à une structure politique régionale (d’autres mécanismes plus souples et moins coûteux, comme l’Agence métropolitaine de transports, pourraient sans doute faire l’affaire).Non.Ce qui est plus grave, c’est qu’entre le projet du groupe de travail présidé par Claude Pichette, il y a trois ans, et l’actuelle proposition du ministre Ménard, on semble avoir perdu de vue les motifs pour lesquels il faut intervenir.Nulle part dans la proposition privilégiée par le ministre il n’est question de revoir le partage de l’assiette fiscale entre Montréal, le gouvernement provincial et les banlieues, pas plus que d’imaginer des mécanismes pour s’attaquer au sous-développe-ment chronique de certains coins de la région, de Montréal surtout, aux problèmes créés par la concentration des nouveaux arrivants au centre, à la multiplication des services policiers sur le territoire, à l’anarchie qui sévit en matière de protection de l’environnement, de gestion des déchets, d’ouverture de nouveaux quartiers et de construction de coûteux équipements publics neufs.Tant mieux si le ministre est parvenu à convaincre les autres membres du cabinet de la nécessité d’une meilleure concertation de leurs interventions sur le territoire de la grande métropole.C’est déjà ça! Mas ce ne sera pas suffisant, loin de là.Si la commission proposée par le ministre ne recueillera pas l’appui enthousiaste des municipalités qui la jugeront, au mieux, superflue, reconnaissons-lui, par l’absurde, le mérite de ne pas heurter trop durement la susceptibilité des élus locaux, ni de faire de vagues.Dit autrement, de ne pas changer grand-chose.Nouveauté à Moscou: la glasnost médicale François Brousseau n annonçant hier qu’il allait subir, à la fin du mois, une périlleuse opération cardiaque destinée, si tout se passe bien, à lui rendre le plein usage de ses facultés, Boris Eltsine fait réapparaître au Kremlin un concept qui paraît nouveau, tellement on l’avait oublié depuis des années: la transparence, mieux connue là-bas sous le nom de glasnost.Plus tôt cette semaine, les officiels du Kremlin annonçaient qu’ils tiendraient désormais le public informé des derniers bulletins de santé du président Bien qu’on puisse légitimement conserver des doutes sur l’exactitude de ces futurs bulletins, on comprend une telle initiative.En effet l’obsession agressive et ombrageuse du secret sur cette question, telle que pratiquée à Moscou depuis deux ans, a alimenté les pires rumeurs et puissamment contribué au chaos politique ambiant Certes, la manie du secret en ce qui concerne la santé dès leaders au pouvoir ne date pas d’hier; elle n’est pas davantage — il s’en faut de beaucoup — l’apanage des régimes autoritaires.Pour un Boris Eltsine (65 ans), pour un Suharto (75 ans)* ou pour un Deng Xiaoping (92 ans) cacochymes et cachottiers, combien de Franklin Roosevelt (en 1945), de Georges Pompidou (en 1974), de François Mitterrand (du- rant les années 80 et 90) qui ont caché la vérité — ce dernier d’une façon suprêmement cynique?Pour ne pas parler, dans notre petit coin de planète, de la maladie de Robert Bourassa, fin 1990 et début 1991, qui fut entourée d’un secret maniaque, à telle enseigne que le premier ministre d’alors préféra aller se faire soigner, en catimini, aux Etats-Unis.La vieillesse de nombreux leaders au pouvoir de par le monde — remarquable si l’on considère que l’âge moyen de la population mondiale ne cesse, lui, de baisser—peut remettre en question leur état de santé et leur capacité à gouverner.Et partant, elle relance le débat sur l’obligation de rendre publics leurs bulletins de santé, ainsi que les modalités précises d’une succession éventuelle.Lorsque la maladie d’un président ou d’un premier ministre porte atteinte à la continuité de l’État ou affecte la gouverne concrète au quotidien, l’information sur cette maladie devient ipso facto une information d’intérêt public.A fortiori dans le contexte russe, où la centralisation du pouvoir fait du président la clé de voûte de tout l’édifice politique.Et c’est ainsi que l’état de l’aorte ou des ventricules d’un seul individu peut affecter la santé de nations entières, et pousser le monde à retenir son souffle.Fin septembre à Moscou, le suspense sera grand.Le Nobel de la dynamite Nombreux sont ceux qui ont vu l’explosion des entrepôts frigorifiques à la télévision.Impressionnant, n’est-ce pas?Le Mouvement Desjardins, propriétaire du site, a fait honneur au Québec en engageant des ingénieurs qui ont réussi l’opération sans la moindre anicroche.Cependant, j’ai été choqué d’entendre le compte à rebours se faire en anglais.À ce que je sache, les explosifs ne sont pas activés par la voix.Pourquoi alors choisir l’anglais?Pour faire plus hollywoodien.Eh bien, cette explosion ne fait pas partie d’un film, elle s’inscrit dans le développement urbain de Montréal, une ville francophone.Messieurs les dynamiteurs, si vous croyez vraiment que les explosifs s’activent par la voix, parlez-leur en LETTRES -4.- suédois, car la dynamite est d’origine suédoise et son inventeur s’appelle Nobel.Michel Brûlé Editeur Montréal, 30 août 1996 Un climat conflictuel M.Bouchard a beau dire que ce n’est pas lui qui durcit le débat linguistique, il n’en reste pas moins qu’il ne semble pas s’efforcer à l’adoucir.Son intention de rendre les lois linguistiques plus sévères annoncée en conférence de presse à la mi-août a immédiatement reçu écho dans les médias du monde.Il faut reconnaître que toute nouvelle négative émanant du Québec trouve toujours preneur dans le monde, et ce depuis déjà plusieurs années.On s’excite beaucoup du voyage projeté de Howard Galganov à New York.On devrait plutôt s’exciter sur la ligne «dure et pure» de nos inconditionnels.Nous sommes consternés d’apprendre que nous avons perdu 76 000 emplois en deux mois.A cela s’ajoute la candeur du vice-premier ministre Landry qui a attribué ces chiffres catastrophiques à une erreur de Statistique Canada, et maintenant au mauvais temps de juillet! Cela dure pourtant depuis des années.Nous avons subi une très importante hémorragie, par centaines de milliers, de talents scientifiques, professionnels, industriels et commerciaux depuis l’avènement du PQ.Peut-on blâmer ces gens de partir?Peut-on également reprocher à ceux et celles qui refusent de venir s’établir chez nous de craindre le climat conflictuel que l’on entretient si volontiers?Monty Berger Montréal, 26 août 1996 Fédéralisme et décentralisation (1) ¦d a rencontre des premiers ministres provinciaux à Jasper il y a 15 jours a engendré un nouveau débat sur le partage des pouvoirs entre Ottawa et les provinces.Il y fut beaucoup question du rapport préparé par l’économiste Torn Courchene, de l’Université Queen’s, pour le gouvernement ontarien.Ce rapport prônait un retrait pur et simple du gouvernement fédéral des dépenses sociales, en accordant aux provinces l’entière responsabilité dans ces domaines.Il reviendrait par exemple aux provinces de négocier des accords interprovinciaux pour maintenir la portabilité dans le reste du Canada des acquis sociaux de leurs résidants.La position de M.Courchene n’est pas nouvelle.Il l’avait déjà défendue en octobre 1995 lors d’un discours parrainé par Imasco Limited à l’Institut C.D.Howe et intitulé Celebrating Flexibility.Selon l’auteur, les liens Est-Ouest sont en train de s’amenuiser à l’intérieur du Canada, au moment où l’on constate le renforcement des liens Nprd-Sud en Amérique du Nord.L’État fédéral qui pouvait encore aspirer à orienter l’économie canadienne dans les décennies qui suivirent la Deuxième Guerre mondiale, ne peut plus le faire à l’ère de la mondialisation.Dans le nouveau paradigme techno-économique qui est le nôtre, les frontières internationales sont devenues perméables.L’État de bienveillance nationale classique entre de plus en plus en conflit avec la production qui, elle, devient internationalisée.Pour l’auteur, la plupart de nos provinces sont devenues des «nations économiques».C’est surtout le cas pour les trois plus riches — la Colombie-Britannique, l’Alberta et l’Ontario; celles-ci veulent autant que possible assumer leur propre avenir.Par conséquent, il faut décentraliser notre fédération le plus rapide- H i R E S N I C K ?ment possible.Le gouvernement fédéral ne peut plus, jouer le rôle jumelé de nation et d’État qui fut le sien.Ce sont les provinces qui doivent s’attribuer une bonne partie de la vocation nationale d’Ottawa.Tout cela peut surprendre bon nombre de nationalistes québécois, qui croient détenir le monopole de l’articulation d’une vision largement autonomiste de leur province.M.Courchene n’est pas un souverainiste ontarien, à ce que je sache, mais ses positions trouveraient bien des appuis au moins dans les trois provinces nanties du Canada.Ainsi, le chroniqueur Gordon Gibson de Vancouver pourfend depuis des années le rôle du fédéral, trouvant le remède à nos malheurs constitutionnels dans une décentralisation massive en faveur de toutes les provinces — et pas seulement le Québec.C’est aussi la thèse du Parti réformiste, de l’Institut Fraser et des milieux néolibéraux canadiens en général.Et c’est maintenant devenu la thèse des gouvernements ontarien et albertain.Je dois reconnaître que le gouvernement fédéral porte une partie des responsabilités dans ce revirement de la situation.L’Accord de libre-échange canado-américain et maintenant l’ALENA ont effectivement, réduit la marge de manœuvre de l’Etat canadien face aux grands courants économiques; il y a donc moins de raison aujourd’hui de regarder du côté d’Ottawa.La politique monétaire serrée de la Banque du Canada durant le À PROPOS règne de John Crowe a contribué au climat de récession économique qui' a sévi au pays au début des années, 90 et qui a soulevé énormément de critiques sur la capacité de gestion d’Ottawa.Les compressions imposées dans le budget Martin de 1995 et qui vont,, se poursuivre jusqu’à la fin de cette, j décennie limitent les moyens d’ac-j, tion du gouvernement fédéral.Elles,, laissent de plus aux provinces la part, du lion en ce qui touche les dé- j penses sociales.Et que dire de l’injustice de la poli- -j tique inaugurée par le gouverne- ' ment Mulroney — et maintenue en;, partie par le gouvernement Chrétien,, — qui pénalise les trois provinces les plus riches?Cette politique gelait le .transfert de paiements sociaux à leur égard au delà d’une certaine limite (5 % par an), tout en laissant augmenter les transferts de paiements envers les sept autres provinces sais restriction.Cela a renforcé le nouvel esprit provincialiste qui prévaut actuellement en Ontario, en Alberta et en Colombie-Britannique.Si on ne traite pas les provinces de façon équitable, surtout dans une période de compressions fiscales, on sème la désunion.Néanmoins, il y a deux obstacles' importants à la décentralisation massive prônée par M.Courchene et ses confrères.Le premier, c’est l’intérêt des provinces qui se trouvent en deçà de la barre canadienne en terme de revenu per capita.Ces provinces les plus démunies ont toutes les raisons de chercher le maintien d’une présence fédérale forte.Le deuxième, c’est le sentiment national d’un bon nombre de Canadiens qui n’accepteraient pas de bon gré un démantèlement du rôle du fédéral — encore moins quand l’avenir du pays semble être en jeu.J’en parlerai davantage dans ma prochaine chronique.?Nos lecteurs retrouveront Philip Resnick toutes les deux semaines dans cette page.de la consommation d’alcool au Québec En 1995-1996, les volumes de boissons alcooliques vendus ont atteint 633,5 millions de litres, dont 544,5 millions de litres de bière (66,5 millions de caisses de 24 bouteilles), 74,1 millions de litres de vin et 14,9 millions de litres de spiritueux.Depuis cinq ans, les volumes totaux sont demeurés pratiquement inchangés.La bière et les vins ont connu une légère augmentation, soit 0,2 % et 0,4 % respectivement en moyenne par année.Ces augmentations ont été entièrement compensées par une baisse importante du volume de spiritueux qui a chuté d’environ 3,5 % en moyenne par année.Cela s’est traduit par une baisse de la consommation légale per capita de 1 % par année entre 1990-1991 et 1995-1996 (par rapport à -1,7 % par année, en moyenne, depuis 15 ans).De nombreux facteurs influencent l’évolution des volumes de boissons alcooliques consommés.Parmi ceux-ci: ¦ les changements dans les habitudes de consommation, causés notamment par une préoccupation grandissante des gens à l’égard de leur santé; ¦ les campagnes répétées de sensibilisation aux effets néfastes que peut entraîner la consommation abusive d’alcool, notamment en ce qui a trait à la conduite auto- ( mobile; ¦ l’augmentation significative des prix qui, en plus de li-,.miter la consommation de boissons alcooliques, a favori- .sé le développement du commerce illégal.Fiscalité et financement des services publics, gouvernement du Québec, 1996.FONDE PAR LE DEVOIR L E 10 JANVIER 1910 ENRI BOURASSA Directrice LISE BISS0NNETTE Rédacteur en chef BERNARD DESCÔTEAUX Vice-président, finances et administration FRANÇOIS TDOUIN Directeur de l'information CLAUDE BEAUREGARD Directeurs adjoints de l'information PIERRE BEAULIEU, GUY TAILLEFER, NORMAND THÉRIAULT Rédacteur en chef adjoint JEAN-ROBERT SANSFAÇON Directeur artistique ROLAND-YVES CARIGNAN 2050, rue de Bleury, 9* étage.Montréal (Québee) H3A 3M9.Té 1.: (514) 985-3333 FAIS CE QUE DOIS ' J L lî I) K V 0 I II , L K V Ë N I) H K I) I (i s K 1> T K M B 11 E I i) 9 (i A 1 I IDEES ANGLOPHONES Un Etat d’abnégation Et si c’était le fond de leur pensée.PHOTO ARCHIVES ¦ Claude Morin: «Les francophones du Québec feraient preuve de tolérance exemplaire en se comportant en minorité, attitude qui s’inspirerait de celle, modèle et raisonnable, de maints dirigeants francophones dans les autres provinces.» CLAUDE MORIN Ex-ministre des Affaires intergouvemementales du Québec lr es positions énoncées ces temps-ci par des L groupes de pression anglophones s’appuieraient-elles, au fond, sur une vision des choses comme celle que je résume ici en quelques paragraphes, à ma façon?lL==r====II Les problèmes du Québec ont trois causes cumulatives: la négligence, la présomption et les abus.¦ Après la Conquête, les Anglais commirent l’erreur de ne pas se débarrasser des francophones vivant le long du Saint-Laurent.Pourtant, ils s’en étaient bien tirés avec les Acadiens.Certes, l’armée d’occupation ne comptait que quelques centaines de soldats et la tâche aurait été consi-I dérable, mais, peu importe, il y eut là insouciance.Par la suite, la population conquise, lubrique et obéissant aux objurgations du clergé, a aggravé la situation en pratiquant un taux de natalité qui a longtemps compensé l’immigration britannique.Résultat: aujourd’hui le Canada est infesté par plus de six millions de francophones dont malheureusement la plupart vivent concentrés au Québec, ce qui leur donne l’impression discutable d’être importants.¦ ils auraient sagement dû s’intégrer à la civilisation supérieure du conquérant.Mais non, bornés, ils s’entêtèrent à demeurer catholiques et à parler français.S’ils j sont de nos jours moins catholiques, beaucoup croient : encore sottement pouvoir construire leur avenir en français.Pour compliquer les choses, ils ont voulu disposer d’institutions à eux et même d’un gouvernement pour défendre leurs intérêts, impertinente ambition qui a conduit au déplorable phénomène de la Révolution tranquille, aux néfastes conséquences elle aussi.¦ Les dégâts auraient pu s’arrêter là, mais, hélas, il fallait encore que les Québécois, intoxiqués par leurs élites, se mettent dans la tête l’idée saugrenue qu’ils formaient un : peuple.D’où des abus d’impact négatif sur la paix politique, l’économie et les finances publiques tant au Qué-j bec qu’au Canada: ils allèrent jusqu’à demander des modifications importantes au cadre fédéral et même, oui, d’aucuns s’illusionnèrent au point de préconiser un Qué-j bec souverain! Par-dessus le marché, les politiciens de ! ce peuple autoproclamé, s’engageant sur la voie d’un gé-; nocide appréhendé, entreprirent de brimer l’inoffensive minorité anglophone par des lois linguistiques contraignantes dont, c’est connu, il n’y a pas d’exemples ailleurs sur la planète (d’accord, des provinces comme le Manito-i ba et l’Ontario ont déjà réprimé le français, mais il y a longtemps et leur cas était différent).Comment corriger une aussi lamentable dérive?Sans : refaire l’histoire, on peut en atténuer les séquelles et même, dans un avenir pas trop lointain, limiter l’étendue ! du mal.¦ Les francophones doivent admettre qu’ils dérangent le ! reste du Canada, probablement aussi l’ensemble de ; l’Amérique du Nord dont ils représentent, notons-le, à peine 2 % de la population.Tout irait mieux sans eux.• R II leur faut revenir à la pratique de l’humilité, celle de leur dicton de naguère: «On est né pour un petit pain.» ; Ils doivent réapprendre les avantages tangibles qu’il y a à se contenter d’un rang modeste et à se fier aux autres pour promouvoir ses intérêts.Ils ne mesurent pas assez i’immense gratitude qu’éprouveraient envers eux leurs victimes anglophones s’ils se tenaient tranquilles et s’abstenaient de les perturber par leurs lubies.Ils devraient, pour paraphraser Lord Durham, redevenir «un peuple sans histoires».C’est ainsi qu’on les aime.¦ Autre nécessité: neutraliser ces organismes publics qui obèrent les budgets et donnent trop d’occasions aux francophones de s’incruster dans des domaines où ils ont eu tort de pénétrer.Ainsi on pourrait abolir plusieurs ministères ou, mieux encore, tout le gouvernement du Québec puisque — voilà un atout patent du fédéralisme — Ottawa prendrait volontiers la relève.Il conviendrait également de liquider Hydro-Québec et la Caisse de dépôt qui confèrent trop de puissance à l’ethnie francophone et nuisent aux légitimes convoitises des grands finan- ciers qui veulent son bien.Moins les Québécois auront d’instruments pour agir, moins ils dérangeront.R Le Québec a besoin d’une politique linguistique originale qui le mettrait à l’avant-garde de l’humanité.L’anglais est la langue de la finance, du commerce, de l’industrie, des communications, des sciences, des arts et de la pensée, bref de tout.Pourquoi le français devrait-il être la iangue des Québécois?Outre l’affichage bilingue partout, il est urgent de rétablir le libre choix de la langue d’enseignement et d’accroître l’immigration la moins susceptible de choisir le cul-de-sac du français.Les Québécois ont l’insigne chance d’opter lucidement pour ce don providentiel qu’est l’anglais, langue américaine, donc universelle.Serait-ce là, pour eux, un sacrifice?Sans doute, mais seulement pendant une ou deux générations où végéteraient ceux qui maîtriseraient mal la nouvelle langue.Mais on n’arrête pas le progrès et ces mésadaptés à venir pourraient se consoler en pensant à la reconnaissance de leurs descendants et au fait que, pour des raisons touristiques, l’essentiel du folklore québécois — sirop d’érable, chasse-galerie, chansons à répondre, tourtière, poutine et Vieux-Québec — serait préservé.H Aucun pays au monde, dira-t-on, n’a jamais opéré la mutation envisagée et aucun n’y songe.Peut-être, mais ce qu’on fait ou non ailleurs n’est pas transposable ici.Ailleurs, c’est vrai, sur un territoire donné la majorité a des droits, mais, justement, cette idée subversive a provoqué les difficultés du Québec avec Ottawa et explique ses tensions linguistiques.Correct pour les autres pays et les autres provinces, le principe selon lequel la majorité a des droits s’avère donc erroné dans le cas du Québec qui s’en sert pour prétendre que le fait de constituer plus de 80 % de la population donnerait aux francophones le droit de faire du français la langue commune, ou celui de réclamer, pour lui, des pouvoirs dont les autres provinces ne disposeraient pas.Perspective perverse et racine de conflits! Au Québec, la paix politique doit au contraire reposer sur un principe novateur, sur une forme audacieuse de démocratie: seules les minorités ont des droits, la majorité se chargeant des devoirs.Ainsi le Québec serait mieux qu’yn Etat de droit, il serait, concept juridique inédit, un Etat d’abnégation.H Quels devoirs?Celui, pour la majorité francophone, de ne pas se manifester comme telle, surtout le 24 juin; de se soumettre aux réclamations de la communauté anglophone; d’accepter d’avance celles des autochtones; d’adapter ses lois et ses institutions aux coutumes des immigrants.Les francophones du Québec feraient preuve de tolérance exemplaire en se comportant en minorité, attitude qui s’inspirerait de celle, modèle et raisonnable, de maints dirigeants francophones dans les autres provinces.H Fondée sur ce genre de soumission dynamique, une telle politique d’ouverture d’un style particulier n’aurait, c’est sûr, ni précédent ni imitateur dans d’autres pays, mais elle assurerait au Québec le sain équilibre souhaité par les anglophones.Bien entendu, des esprits attardés ou obtus y décèleraient la fermeture, à terme, à tout avenir francophone significatif, mais les réalistes sauraient, eux, que la paix est à ce prix et que, de toute façon, la mondialisation de l’économie l’exige.L’écotaxation Une fiscalité de développement durable: condition sine pour éliminer le déficit et rembourser la dette PIERRE DANSEREAU • Professeur émérite à l’UQAM et Prix canadien d’excellence environnementale 1989 JEAN-PIERRE DRAPEAU Consultant en développement international et Prix canadien d’excellence environnementale 1993 lr~1 ans le cadre du présent débat sur les D moyens visant à éliminer le déficit et à rembourser la dette, il nous apparaît pertinent de rappeler que la fiscalité doit contribuer au développe-i‘ ment durable et poursuivre à la fois ! les objectifs de réduire le déficit gouvememen-! tal, d’assurer une meilleure justice sociale et i d’améliorer les performances économiques et ] environnementales du Québec.Le temps est 1 venu de taxer les nuisances environnementales et de réduire les taxes sur le travail et l’emploi.! La fiscalité et l’environnement sont indissociables l’un de l’autre et doivent se renforcer mutuellement.L’objectif serait que le Québec | fasse maison nette autant financièrement qu’en-; vironnementalement avant son entrée dans le : XXI1' siècle.Une économie forte n’a pas besoin ‘ d’utiliser autant de ressources non renouvelables ou d’énergie et n’a pas non plus besoin de produire autant de déchets ou de pollution.Pour orienter l’économie vers un développe-! ment durable, la fiscalité ne doit pas être un I emprunt injustifié sur l’avenir.Elle doit d’abord et avant tout viser à rétablir ce qu’on appelle, i en langage économique, une plus grande «vé-: rité des prix», qui permet une meilleure allocation des ressources et un assainissement des finances publiques.Le concept d’une plus grande «vérité des prix» signifie que dans le prix de leurs produits et services, les entreprises doivent tenir compte (en les internalisant) des véritables coûts des dommages causés à l’environnement, ce qui permet d’envoyer des signaux économiques permettant à lg société de prendre de meilleures décisions.A cet égard, la récente guerre des prix chez les détaillants d'essence, devant laquelle le gou-! vemement du Québec a fait preuve de laisser-aller, est l’exemple à ne pas suivre.De par sa nature même, une fiscalité de développement durable faisant appel à des «taxes vertes» (ou «écotaxes») pourrait constituer l’un des outils permettant non seulement de réduire le déficit, mais de rembourser la dette, tout en favorisant la relance de l’économie et tout en modifiant les comportements des pro-! ducteurs et des consommateurs afin d’améliorer l’état de l’environnemenL Quelques principes Une fiscalité de développement durable poursuit le triple objectif du développement durable: le développement économique, la du-i rabilité écologique et l’équité entre les popula- tions et les générations.Une telle fiscalité devrait donc tenir compte des principes suivants.¦ Tant que l’économie ne s’orientera pas vers un développement durable, il s’ensuivra inévitablement des déficits environnementaux et sociaux, donc des pertes du bien public.¦ L’équité représente un des objectifs fondamentaux de la fiscalité.La fiscalité doit donc réduire le ratio des inégalités de revenus.Ainsi, un contribuable ayant une capacité de payer plus élevée qu’un autre doit être plus lourdement imposé.¦ Les fonds publics ne doivent plus subventionner des activités dont la rentabilité sociale est compromise ou douteuse sur les plans sociaux et environnementaux.¦ La fiscalité doit concourir à rendre d’une part les intérêts privés compatibles avec l’intérêt collectif et d’autre paît la rentabilité privée compatible avec la rentabilité sociale.Il faut appliquer le principe pollueur/usager-payeur, intégrer les externalités environnementales dans le coût des biens et services et s’assurer que chacun assume les pleins coûts des décisions qu’il prend en fonction de ses intérêts privés.¦ La fiscalité constitue un puissant outil qui influence fortement l’orientation prise par notre économie.Et pour orienter l’économie vers un développement durable, la fiscalité doit d’abord et avant tout viser à rétablir une plus grande «vérité des prix», qui permet une meilleure allocation des ressources et un assainissement des finances publiques.¦ Il faut planifier la fiscalité en fonction d’un horizon allant bien au delà des trois ou quatre prochains exercices financiers.L’idéal serait bien sûr que l’horizon soit de deux ou trois générations, selon un projet de société prévoyant, autant que faire se peut, le rôle que la fiscalité est appelée à jouer dans la société de demain.Il faut cesser de transmettre aux générations futures des dettes qui ne correspondent à aucun actif équivalent.Chaque génération doit assumer les coûts des programmes et des services publics dont elle bénéficie et ne plus reporter sur les générations futures le poids du financement de l’action gouvernementale.¦ Une fiscalité de développement durable pourrait favoriser le respect des ententes internationales, notamment celles sur le changement climatique, sur la biodiversité et sur la protection des espèces et des écosystèmes menacés.Le concept de développement durable est formel sur la notion d'équité entre les générations.Or, l’endettement gouvernemental rejette sur les épaules des générations futures le fardeau financier et économique des services et privilèges dont nous bénéficions actuellement.Cette hypothèque constitue donc un phénomène contraire au développement durable.Il serait acceptable de léguer une dette aux générations futures si on leur léguait en même temps un actif correspondant.Prenons par exemple le cas d’Hydro-Qué-bec.Au 1" janvier 1993, sa dette était évaluée à 32 milliards de dollars, mais ses actifs valaient 45 milliards et la valeur de remplacement de ses immobilisations était évaluée à 55 milliards.La dette d’Hydro-Québec s’avère donc un investissement très sain qui sert à payer des aménagements qui produisent de façon perpétuelle de l’énergie et de la richesse.Mais tel n’est pas le cas de la dette du gouvernement du Québec, puisque nous léguons présentement aux générations futures non seulement une dette qui va croissant, mais aussi un actif de plus en plus déprécié.Il faut non seulement mettre fin à ce phénomène anti-écologique mais rembourser la dette accumulée en en faisant porter le poids à ceux qui en ont le plus profité, en commençant par les entreprises qui ont largement profité de la capacité de notre patrimoine environnemental d’absorber leurs rejets, en continuant par les banques dont les taux de profit sont demeurés très élevés même en temps de récession et en terminant par les classes sociales aisées.Lorsqu’on parle de déficit, tous ont à l’esprit la question du déficit financier gouvememen- j tal.Mais il existe un autre type de déficit tout ! aussi important, sinon plus.Il s’agit du déficit écologique énorme que notre société laisse ] aux autres générations: pollution, risques de réchauffement climatique, etc.En fait, il y a deux déficits: le déficit comptabilisé et le déficit non comptabilisé.Et c’est ce J déficit non comptabilisé qui nous revient souvent avec revanche: pluies acides, désertification, inondations, climats détraqués.Or, tôt ou tard, il devra être comptabilisé.Nous avons vu récemment à quel point les Québécois peuvent être solidaires et ont su mobiliser leurs ressources pour réparer les dégâts des récentes catastrophes au Sague-nay-Lac-Saint-Jean et sur la Côte-Nord.Pourquoi ne pourrions-nous pas contrer, grâce à une fiscalité de développement durable, la dégradation moins spectaculaire, mais beaucoup plus insidieuse, de notre patrimoine environnemental?Ainsi, en plus de son potentiel, pour réduire le déficit financier et le déficit écologique, une taxe québécoise sur le carbone pourrait aussi servir à financer des dépenses publiques occasionnées par les abruptes variations climatiques telles que Au delà du déficit financier gouvernemental: le déficit écologique énorme que notre société laisse aux autres générations.qua non celles qu’ont connues tout récemment ces deux régions.La nature même de certaines taxes vertes en font des taxes idéales pour rembourser la dette gouvernementale accumulée.En effet, si leur taux de taxation est suffisamment élevé pour modifier dans le sens désiré les comportements, ces taxes vertes ont intrinsèquement pour corollaire de voir leurs recettes diminuer.Or, cela colle précisément au but poursuivi: rembourser la dette, puis éliminer les taxes une fois la dette remboursée.Une façon exemplaire d’oser A travers le monde, il existe un grand nombre de taxes vertes: taxes sur l’essence, sur les cigarettes, sur le carbone, sur les pesticides, sur les produits jetables, sur les pneus, etc.Diverses initiatives attirent l’attention.En Belgique, une taxe de 10 francs belges (0,46 $ CAN) frappe les rasoirs jetables, une taxe de 300 FB (environ 14 $ CAN) touche les appareils-photo jetables s’ils ne sont pas recyclés et une taxe de 15 FB par litre affecte les récipients de boissons lorsqu’aucun système de consignation n’existe et qu’ils ne peuvent être ni réutilisés, ni recyclés; la Belgique taxe même les excédents de lisier.L’Italie et le Danemark taxent les sacs en plastique.La Norvège et la Suède taxent les pileç préjudiciables pour l’environnement.Aux États-Unis, une taxe spéciale (variant entre 1000 $ et 7700 $ US) est prélevée sur la vente de voitures neuves dont la consommation de carburant dépasse un certain seuil.En Allemagne, une redevance s’applique depuis 1981 sur les eaux usées.En Autriche, une taxe environnementale de circulation est calculée en fonction du prix de vente des voitures neuves et de la consommation normalisée de carburant et les voitures non pourvues de convertisseur catalytique sont soumises à une surtaxe de 20 %; de plus, une faible taxe sur les engrais a permis de rapporter un milliard de schillings (environ 137 millions $ CAN) en 1990.Le Danemark, la Finlande, la Norvège, les Pays-Bas et la Syède imposent une taxe sur le carbone.Dans file du Prince-Édouard, on songeait même, en 1994, à taxer les imprimés publicitaires et les journaux.En Suisse, une taxe de 22,5 écus (environ 40 $ CAN) devait frapper la tonne de CO2 en 1996.Comparativement à certains pays de l’OCDE, le Québec a un bilan timide en matière de taxes vertes.Mais si le Québec adoptait une fiscalité de développement durable, il pourrait encore faire œuvre de pionnier en Amérique du Nord et montrer une nouvelle fois ce que signifie le concept de société distincte.Chose certaine, ce serait une façon exemplaire d’oser.L’ÉQUIPE DU DEVOIR LA RÉDACTION Journalistes à l’information générale et métropolitaine: Sylvain Blanchard, Paul Cauchon, Jean Chartier, Louis-Gilles Francœur (environnement), Kathleen Lévesque, Caroline Montpetit, Brian Myles, Isabelle Paré, Louis Lapierre (adjoint au directeur de l’information) ; Jean-Pierre Legault (responsable des pages thématiques), Diane Précourt (pages éditoriales, responsable de la section Tourisme); Martin Duclos et Christine Dumazet (relecteurs)4, Jacques Grenier et Jacques Nadeau (photographes)1; à l’information culturelle: Michel Bélair (responsable), Stéphane Baillar-geon, Pierre Cayouette, Mario Cloutier, Pau-le des Rivières, Louise Leduc, Benoît Mun-ger, Odile Tremblay; à l’information économique: Gérard Bérubé (responsable), Robert Dutrisac, Claude Lévesque, Serge Truffaut, Claude Turcotte; à l’information internationale: Sylviane Tramier (responsable), François Brousseau (éditorialiste), Jocelyn Coulon, Clément Trudel; à l’information politique: Pierre O'Neill, Jean Dion (correspondant parlementaire à Ottawa), Gilles Lesage (correspondant parlementaire et éditorialiste à Québec), Michel Venne (correspondant parlementaire à Québec); à l’information sportive: Yves d'Avignon; Marie-Hélène Alarie (secrétaire à la rédaction)4, Isabelle Hachey, Marie-Claude Petit (commis).La documentation: Gilles Paré (directeur); Brigitte Arsenault, Manon Derome, Serge Laplante (Québec), Rachel Rochefort (Ottawa).LA PUBLICITÉ ET LE MARKETING Martine Dubé (directrice), Daniel Barbeau (directeur adjoint), Jacqueline Avril, Jean de Billy, Brigitte Cloutier, Gyslaine Côté, Marlène Côté, Christiane Legault, Jacques A.Nadeau, Guylaine Ouellet, Micheline Ruelland (publicitaires); Sylvie Laporte, Nathalie Lemieux, Pierrette Rousseau, Micheline Turgeon; Francine Ouellet (secrétaire).LA PRODUCTION Jocelyn Arsenault (directeur des approvisionnements, distribution et production), Marie-France Turgeon (responsable de la production), Claudine Bédard.Johanne Brunet, Danielle Can tara, Richard Des Cormiers, Marie-Josée Hudon, Sylvain Lesage, Christian Vien, Olivier Zuida.SERVICE À LA CLIENTÈLE Johanne Brien (responsable), Evelyne Labonté (responsable à la promotion des abonnements), Manon Blanchette-Turcotte, Monique L’Heureux, Lise Lachapelle.Ra-chelle Leclerc-Venne.L’ADMINISTRATION Yves Bouthiette (contrôleur), Dany Dépatie (adjointe à l’administration et responsable des ressources humaines), Nicole Carmel (responsable des services comptables), Jeanne-d'Arc Houde (secrétaire à la direction); Céline Furoy.Ghislaine Lafleur, Nathalie Perrier.Danielle Ponton, Danielle Ross.LE CONSEIL DU DEVOIR INC.Yves L Duhaime (président).LA FONDATION DU DEVOIR Marcel Couture (président).Roger Boisvert (vice-président exécutif et directeur général). A 12 I, E I) E V OIK.I.E V E N I) U E I) 1 (i S E I’ T E M K K.E I !) !)
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