Le devoir, 12 septembre 1996, Page(s) complémentaire(s)
FONDE 19 10 L X X X V I N o 2 1» M O N T R E A I-, I, E .1 E UDI 12 8 E I» T E M 11 R E I D D 8 8 T I* S V Q / T o r o n I o PERSPECTIVES Le boomerang antiraciste Certaines voix s’élèvent, en France, pour demander l’interdiction du Front national (FN) à la suite de la dernière déclaration de son inénarrable chef, Jean-Marie Le Pen, qui semble posséder un sens inné de la déclaration ridicule.Mais suffit-il de sortir le bouffon de l’arène politique pour le faire taire?À cet égard, il y a peut-être des leçons à tirer, ici, des errances de la politique française.Le chef du parti d’extrême droite français n’y est pas allé avec le dos de la cuiller, le 30 août dernier, dans le cadre de l’université (sic) d’été du FN, en déclarant: «Oui, je crois à l’inégalité des races, oui, bien sûr, c’est évident.Toute l’histoire le démontre.» Comme on ne peut lui reprocher de ne pas avoir de suite dans les idées — il a déjà déclaré que les chambres à gaz de l’Allemagne nazie constituaient «un point de détail de l’histoire» —, il a récidivé, lundi.Il n’en fallait pas davantage pour que certains en appellent, au nom de la démocratie et de la dignité de la personne humaine, à l’interdiction d’un parti dont le chef a pourtant recueilli 15 % des suffrages aux dernières élections présidentielles.Comme s’il suffisait de mettre un couvercle sur la marmite pour éviter qu’elle ne déborde.Pierre-André Taguieff, l’un des observateurs les plus avertis de cette question en France, l’exprime clairement dans un petit livre d’entretiens publié le printemps cjernier (La République menacée, Editions Textuel).«Certains [intellectuels et politiciens antiracistes], pratiquant la surenchère, poussent l’intransigeance aveugle jusqu’à tout attendre de l’interdiction du Front national.Paradoxe plaisant: lorsqu’on ne peut vaincre le Diable, on exige sa disparition.Le ressentiment né de l’impuissance engendre ce désir de suppression par acte magique.Rêve d’un “assassinat” légal.Comme si la radicalisation d’une stratégie qui a contribué à l’échec de la lutte anti-Front national pouvait seule, dans l’avenir, produire des résultats positifs.» Dans la lutte française contre le racisme, les incantations antiracistes et antifascistes ont prouvé leur inefficacité.Elles n’ont pas empêché la propagation des thèse du FN, auxquelles plus du quart des Français se disent maintenant sympathiques, comme l’indiquait le printemps dernier un sondage du quotidien Le Monde.Il ne s’agit pas de baisser les bras et de banaliser les propos d’un personnage purulent qui distille en pseudo-projet politique la mauvaise haleine d’une société.Après tout, le racisme n’est pas né en France avec lui: dès le milieu du siècle dernier, l’«honorable» comte de Gobineau, ci-devant diplomate de la République française, publiait son Essai sur l’inégalité des races humaines.Mais il faut reconnaître que le jeu de miroir des exclusions, entamé par tous les Le Pen de France mais alimenté par ses détracteurs (malgré les bons sentiments qui animent ceux-ci), favorise de fait la logique d’éclatement de la société en un ensemble de groupes recroquevillés sur eux-mêmes et sans espace — politique — à travers lequel ils puissent se rejoindre.L’évocation incantatoire des droits de l’homme pour résister, se moquent entre autres absurdités, à l’instaura-, tion d’une nationalité française selon de 1 espace le «droit du sang», comme le suggère nnlitimip Pr°gramme du FN, situe elle-pouuque.même le débat à l’extérieur du cadre politique.C’est justement ce cadre que le FN rêve de voir disparaître, à travers le retour à la «civilisation française», dans sa version révisionniste, purgée de sa prétention d’incarner un idéal universaliste.Faut-il rappeler que le cercle vicieux de l’appel «à “purifier” le territoire des “purificateurs”», comme l’écrit Taguieff, ne facilite aucunement la compréhension des raisons profondes favorisant l’adhésion à un mouvement qui ne constitue pas tant un problème que le symptôme d’un problème?Il devient difficile, sur cette base, d’envisager des actions politiques concrètes susceptibles, par-delà les dispours, d’endiguer la propagation de la peste brune.A force d’évider le débat politique de tout contenu particulier, au nom du respect de droits universels qui sont réputés incarner la figure idéale de la société, c’est l’existence même des sociétés concrètes qui se trouve à être menacée.Au grand plaisir des lepénistes, qui y voient un terreau idéal pour répandre leur fiel.Il ne serait d’ailleurs pas inutile de méditer sur l’exemple français, ici, au moment même où l’activiste Howard Galganov, «défenseur des droits des anglophones», complète sa ballade new-yorkaise.Galganov n’a bien sûr absolument rien à voir avec Le Pen.Sauf sur un point.Tous deux se moquent de l’espace politique.Le Pen ne s’intéresse à la politique que pour mieux l’abolir.Quant à Galganov, s’il se sent justifié d’ignorer l’Assemblée nationale, c’est que celle-ci nierait selon lui ses droits fondamentaux.Le premier y gagnerait probablement si, la démonisation étant poussée à l’extrême, il était transformé en martyr de la classe politique française.Le second n’en sortirait pas moins «grandi» si, diabolisé comme il tend lui-même à diaboliser le nationalisme québécois, il finissait par incarner la figure type de l’individu exclu d’une société dont il tend pourtant à nier l’existence.Galganov n’a rien à voir avec Le Pen.Sauf sur un point.Tous deux Jean Pick et te ?INDEX Agenda.B6 Avis publics.B4 Petites annonces .B6 Culture.B8 Économie.B2 Éditorial.A6 Le monde.A5 Mots croisés.B6 Les sports.B5 MÉTÉO Montréal Nuageux.30 % de possibilité d'averses.Risque d'orages en soirée.Max: 23 Québec Ciel variable.30 % de possibilité d'averses.Max: 18 Détails en A 4 POLITIQUE Loyers des HLM: Trudel recule un peu PAGE A 4 ÉCONOMIE L'agence BCPpasse à des intérêts français PAGE B 2 CLES ACTUALITÉS ] La cour martiale pour le caporal Purnelle Le président de Gaz Métropolitain prendra la direction d’Hydro-Québec GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR Cf est André Caillé qui deviendra p.-d.g.d’Hydro-Québec.Deux sources sûres et dignes de foi l’ont confirmé au Devoir.Occupant actuellement les fonctions de président et chef de la direction de Gaz Métropolitain, il sera appelé à succéder ainsi à Benoit Michel, démis de ses fonctions il y a deux mois, pour rçprendre en main les opérations de la société d’Etat.Affichant une feuille de route sans bavures, M.Caillé a la stature nécessaire pour livrer la commande passée par le gouvernement et pour engager Hydro-Québec dans ce nouvel environnement déréglementé qui se dessine à grands traits dans le secteur énergétique nord-américain.Et on ne lui reconnaît aucune couleur politique.C’est hier que la nomination du nouveau p.-d.g.d’Hydro-Québec devait être annoncée.Or le ministre des Ressources naturelles, Guy Chevrette, s’est contenté de nommer un nouveau président du conseil par intérim afin de combler le poste laissé vacant par le départ d’Yvon Martineau.Jean-André Elie, membre du conseil d’administration d’Hydro depuis 1987, prendra ainsi la relève pen- dant que le gouvernement choisira le successeur de M.Martineau.Parmi les candidats potentiels à ce poste, les rumeurs ont fait ressortir, hier, les noms de Claude Béland — le président du Mouvement Desjardins a démenti cette supposition dans un mémo interne —, Charles Sirois (président du conseil de Téléglobe) et Louise Roy (vice-présidente chez Air France).Des sources proches du dossier ont toutefois invité à plutôt miser sur les chances d’Henri-Paul Rousseau, président de la Banque Laurentienne.VOIR PAGE A 8: HYDRO André Caillé Martineau occupait trop de place, dit Chevrette (page B 2) ¦ L’éditorial de Lise Bissonnette (page A 6) HH CfrC'-.'.kk'T-' En croisade chez les Américains LES ACTUALITÉS La catastrophe du Saguenay: Jacoby critique Québec PAGE A 2 Washington prépare de nouvelles frappes contre l’Irak Des F-16 américains sont la cible de tirs de missiles irakiens D’APRÈS AFP ET REUTER Se dirige-t-on vers une nouvelle série de frappes américaines contre l’Irak?La question se posait sérieusement, hier soir, alors que les officiels américains y allaient de déclarations belliqueuses contre Bagdad, avertissant notamment Saddam Hussein que la réaction américaine à ses dernières «provocations» serait «disproportionnée».De quelles provocations s’agit-il?Les forces de Bagdad, continuant leur petit jeu du chat et de la souris avec Washington, ont tiré hier des missiles sur des chasseurs F-16 américains qui survolaient le nord de l’Irak mais les ont ratés.Des responsables du Pentagone ont également rapporté qu’un MiG-25 et un hélicoptère de combat irakiens étaient entrés hier dans la zpne d’exclusion aérienne du sud de l’Irak mais que les Etats-Unis n’avaient pas répliqué jusqu’ici.En réaction à ces derniers événements, Washington a transféré des bombardiers B-52 dans une base de l’océan Indien à l’appui de ses menaces de nouveaux raids contre l’Irak.Les Etats-Unis ont aussi décidé d’envoyer des chasseurs bombardiers furtifs F-117 (les fameux VOIR PAGE A 8: IRAK PHOTO AP Montés dans un camion, des réfugiés kurdes rentrent chez eux à Souleimanieh, dans le nord-est de l’Irak.Environ la moitié des 50 000 résidants de la ville sont retournés chez eux depuis deux semaines, alors que Bagdad rétablit peu à peu sa souveraineté sur le nord irakien.PHOTO JACQUES NADEAU L’activiste Howard Galganov (à droite) et le chroniqueur-militant William Johnson taquinent une journaliste peu avant leur départ de Montréal pouf New York et Washington.Une cinquantaine de partisans et de reporters accompagnent M.Galganov aux Etats-Unis.Hier soir, le champion de l’affichage bilingue rencontrait à Washington un membre républicain du Congrès.Aujourd’hui, il prononce un discours devant des financiers de Wall Street.Son objectif est limpide: «La mort du Parti québécois, la fin de ce parti réactionnaire, fanatique et qui pratique l’exclusion», a-t-il déclaré avant d’arriver aux États-Unis.Stéphane Dion désapprouve e voyage de Galganov \ A Bouchard de calmer les esprits, dit le ministre MANON CORNELLIER DE NOTRE BUREAU D'OTTAWA Ottawa — Le ministre des Affaires intergouvemementales Stéphane Dion trouve inacceptable le périple américain de Howard Galganov mais croit qu’il revient au gouvernement du Québec de mettre un terme à cette controverse en s’engageant à ne pas imposer l’unilinguisme dans l’affichage.«J’estime que les minorités linguistiques au Canada, francophones comme anglophones, ont tout à fait le droit de faire valoir leur inquiétude quant à leur avenir, mais il y a des moyens qui sont acceptables et d’autres qui ne le sont pas», a déclaré le ministre hier, à l’issue de la réunion du cabinet fédéral.Invité à dire si les moyens employés par M.Galganov étaient acceptables, M.Dion a été catégorique.«Pas celui d’aller à New York porter nos désaccords aux États-Unis.S’il y a bien un pays duquel on n’a pas beaucoup à apprendre concernant l’ajustement des différences linguistiques, c’est bien les États-Unis.» Le ministre avoue ignorer ce que dira M.Galganov au cours de sa tournée mais il a tenu à souligner en anglais que «le Québec est une société tolérante, tout autant que le reste du Canada et même plus que la société américaine».Selon lui, le voyage de M.Galganov à Washington et à New York n’aide en rien à clarifier le débat linguistique.Par contre, il juge que la responsabilité d’y mettre fin repose sur les épaules du gouvernement Bouchard.«Il y a un consensus au Québec en faveur de la modération et de la capacité des deux communautés linguistiques de vivre ensemble.M.Bouchard doit calmer les choses en disant qu’il ne retournera pas à l’unilinguisme VOIR PAGE A 8: GALGANOV FRANCE L’amiante au banc des accusés Le procès de l'amiante s'ouvre à Paris; le Québec aura fort à faire pour être entendu CHRISTIAN RIOUX CORRESPONDANT DU DEVOIR À PARIS La ministre québécoise déléguée aux Mines, Denise Carrier-Perreault, aura I fort à faire lorsqu’elle débarquera prochainement à Paris pour faire entendre la position québécoise dans le dossier de l’amiante.«Elle ferait mieux de se consacrer à la conversion de l'industrie québécoise plutôt que de mener un combat d'arrière-garde», avertit Michel Parigot, qui l’attend de pied ferme.Le ton de ce chercheur en mathématiques, président du comité anti-amiante de Jussieu (un cam- pus universitaire isolé à l’amiante que l’on devra bientôt «défloquer»), illustre parfaitement le climat actuel du débat français.En juillet, le gouvernement décidait, après sept autres pays européens, de bannir l’amiante de son territoire à compter de l’an prochain.Depuis, impossible de trouver le moindre défenseur de cette fibre minérale soudain mise au banc des accusés.Même chez les fabricants de produits d'amiante, qui emploient 3000 salariés, on se contente de déclarations lapidaires.Com-VOIR PAGE A 8: AMIANTE me si le combat était irrémédiablement perdu et que l’on voulait tourner la page.C’est la publication, en juillet, d’un rapport de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) révélant que 2000 personnes mouraient chaque année de cancers dus à l’amiante qui a déclenché le vent de panique.Or, celui-ci n’est pas près de tomber.Le parquet de Paris vient en effet d’ouvrir une première information judiciaire à la suite d’une plainte déposée par Jean Della Torre, un électricien atteint d’un mésothéliome malin de la plèvre lié à l’exposition à l'amiante.Certes, la justice n’a pas retenu les plaintes pour «empoisonnement».ê I, K I) !•: V 0 I R , I, IS ,1 E U I) I 1 2 S E I' T E M B R E I !» !» (i A 8 -?LE DEVOIR «-—- ACTUALITES La cour martiale pour le caporal Purnelle JOCELYN COULON LE DEVOIR Le caporal Michel Purnelle subira un procès en cour martiale pour avoir violé les règlements militaires sur le devoir de réserve des soldats face aux médias et pour avoir quitté son poste sans permission.Dans une lettre adressée hier à la Commission d’enquête sur les événements en Somalie, les autorités militaires ont indiqué aux trois commissaires que les Forces armées avaient décidé de retarder toutes procédures visant à expulser le sous-officier jusqu’à ce qu’une cour martiale décide de son sort.Cette missive fait suite à une lettre adressée par les trois commissaires au chef d’état-major, le général Jean Boyle, et au juge-avocat-général, le brigadier général Pierre Boutet, leur demandant de surseoir à la convocation d’un conseil de révision de carrière qui aurait abouti à l’expulsion du sous-officier.La lettre, au ton cinglant, était signée par le président, le juge Gilles Létoumeau, et ses deux collègues, Robert Rutherford et Peter Desbarats.Depuis plusieurs mois, le caporal Purnelle subit les foudres de la hiérarchie pour ses déclarations controversées sur le système militaire canadien.Au début de mai, les Forces armées avaient porté sept accusations de «conduite préjudiciable au bon ordre et à la discipline» et de «désobéissance à un ordre» contre le sous-officier de la base de Valcartier.Elles lui reprochent d’avoir accordé sans permission des entrevues à des médias et de s’être absenté de son travail sans autorisation.Dans la première affaire, le caporal Purnelle est accusé d’avoir commis un livre vitriolique sur la corruption au sein des Forces armées et le carriérisme des chefs, qu’il a publié sans l’autorisation de ses supérieurs.Dans la deuxième affaire, le militaire est accusé d’avoir, le 26 avril dernier, quitté son poste sans autorisation pour se rendre à la Commission d’enquête sur la Somalie à Ottawa.A cette occasion, le caporal avait remis aux commissaires une photo où apparaissait un aumônier militaire, Mark Sargent, surveillant des Soma-liens ligotés.Le caporal Purnelle a servi au sein du Régiment aéroporté du Canada et participé à la mission canadienne en Somalie de décembre 1992 à juillet 1993.A la fin mai, le caporal Purnelle a été suspendu de ses fonctions et ses supérieurs l’ont avisé qu’il ferait face a une cour martiale.Puis, en juillet, le militaire a reçu un avis l’informant que ses supérieurs voulaient l’expulser des Forces armées.Son cas était donc référé devant un conseil de révision de carrière, qui a le pouvoir de l’expulser.Les membres de ce conseil devaient se réunir le 18 septembre pour examiner le dossier du caporal.Dans sa missive aux deux généraux, la commission rappelait que le caporal Purnelle a fait preuve d’un grand «courage en venant témoigner» et que son geste «a servi d’exemple aux autres soldats de rang inférieur».«En convoquant un conseil de révision de carrière, on a donné l’impression de vouloir réduire au silence le caporal Purnelle en utilisant une mesure administrative secrète pour contourner le processus formel et ouvert [d’une cour martiale] qui avait été initialement envisagé par les supérieurs du caporal», écrivaient les commissaires.Ils estimaient qu’une cour martiale serait un processus plus ouvert et plus juste pour le jeune sous-officier.«Le processus de la cour martiale permet à un individu de soulever des objections légales et constitutionnelles, chose que ne lui permettent pas vraiment des procédures administratives moins officielles comme, par exemple, l’examen de son cas par le conseil de révision de carrière», pouvait-on lire dans la lettre.Les autorités militaires ont donc acquiescé aux vœux de la commission d’enquête.Toutefois, aucune date n’a été fixée pour le procès du caporal.«Il n’y a rien de décidé actuellement», a dit hier le capitaine Johanne Bournival, officier des affaires publiques de la base de Valcartier, où travaille le caporal.Joint à son domicile en banlieue de Québec, le caporal a dit qu’il rencontrerait bientôt son avocat pour déterminer la marche à suivre.«C’est un procès qui va me coûter très cher — jusqu’à 20 000 $ — mais j’ai bien l’intention de le mener, a-t-il dit.Je n’ai rien contre la discipline, rien contre l’institution.Au contraire.Tout ce que je dénonce, c’est l’incompétence de certains chefs et le manque de leadership.» HYDRO SUITE DE LA PAGE 1 Quant au poste de p.-d.g., appelé à jouer un rôle crucial dans la gouverne d’Hydro, M.Caillé aurait posé, comme conditions à son embauche, que le nettoyage soit complété chez Hydro.Certes, ce nettoyage impiique que les difficiles pourparlers actuellement menés avec les syndicats puissent déboucher sur une entente négociée comme le souhaite, voire l’exige, le gouvernement.Mais M.Caillé aurait également — et surtout — insisté pour que la confusion des rôles qui a bouleversé et déséquilibré la direction d’Hydro depuis la nomination de M.Martineau le 22 mars 1995 — cette même confusion qui a mené au congédiement de Benoit Michel en juillet dernier — soit éliminée.Depuis son arrivée à la présidence du conseil, M.Martineau s’était approprié la responsabilité d’une série de fonctions stratégiques, provoquant ainsi l’apparition d’une direction bicéphale source de nombreux conflits, tiraillements et insatisfactions.En demandant à M.Martineau de quitter son poste, le gouvernement a promis de rétablir les fonctions de chacun en installant un président du conseil qui «se contenterait de présider le conseil», qui accepterait de jouer un rôle plus effacé, à temps partiel, et qui laisserait au président le plein contrôle des opérations.Enfin, on estime que la personnalité de M.Caillé était incompatible avec celle de M.Martineau.«Compte tenu de ce que [Guy] Chevrette veut, [André] Caillé peut livrer la marchandise», a commenté un proche du président de Gaz Métro.Ce que le gouvernement veut, ce sont, dans l’immédiat, des réductions de 198 millions dans les charges d’exploitation et un bénéfice net de 516 millions cette année.Québec a également demandé qu’Hydro effectue un virage à 180 degrés, que les pendules soient ramenées à l’heure des années 1990 à la société d’Etat pour qu’elle soit en mesure d’affronter le vent de déréglementation qui souffle sur l’industrie de la distribution d’énergie en Amérique du Nord.Plus de souplesse, plus d’efficacité, dans la distribution notamment, et capacité concurrentielle accrue commandent que la société d’Etat modifie de fond en comble sa culture organisationnelle, au prix de milliers d’emplois s’il le faut, de dégraissage et d’échelons hiérarchiques dégarnis.André Caillé a déjà accompli ce travail chez Gaz Métro.Il a mené à terme l’an dernier, presque sans bruit, un programme de restructuration qui a conduit au licenciement de 16 % des 1500 employés composant ses effectifs.Il a conduit la politique de diversification des sources d’approvisionnement de Gaz Métro, qui devrait faire de Montréal une véritable plaque tournante entre l’Ouest, les Maritimes et l’Est américain.Et il a piloté la conclusion d’une alliance entre Hydro-Qué-bec et Noverco — la société-mère de Gaz Métro dont l’actionnariat compte sur la présepce de la Caisse de dépôt et de la société d’Etat SOQUIP — en vue de percer le marché de la côte Est américaine.Ces compétences et cette compréhension des marchés, acquises après une dizaine d’années à la tête de Gaz Métro, sont d’autant plus convoitées que le Québec travaille présentement à mettre la touche finale à sa nouvelle politique en matière d’énergie et qu’une «régie de l’énergie» — plutôt que les traditionnelles commissions parlementaires — sera appelée, l’an prochain, à débattre des questions tarifaires, réglementaires et concurrentielles touchant Hydro et Gaz Métro.Ces compétences seront finalement requises pour répondre aux nouvelles exigences en matière de déréglementation de la distribution énergétique, qui s’étend en Amérique et induit, aux Etats-Unis, une vague de fusions entre les compagnies de gaz et d’électricité.Au Québec, si le gouvernement s’engage dans cette voie, on verrait très bien, d’ici peu, le regroupement de la distribution du gaz et de l’électricité québécois sous une même entité, qui serait ensuite soumise à la privatisation.L’engouement pour cette forme de privatisation du secteur de la distribution est très élevé chez les investisseurs et les capitaux sont abondants.D’ici là, la nomination officielle d’André Caillé pourrait être retardée de quelques jours, le temps que l’impasse qui persiste dans les négociations puisse être dénouée.Ces négociations, qui se poursuivent depuis plus de quatre mois dont un sous l’œil d’un médiateur, ont été ajournées hier, à lOh, après des discussions menées toute la nuit dans une atmosphère de fébrilité causée par le départ un peu précipité de M.Martineau.On ne parle pas de rupture mais bien d’un temps d’arrêt.«Chaque partie est retournée dans son coin, question d’évaluer les choses.De gros efforts ont été faits depuis vendredi, de part et d’autre.Il y a eu un rapprochement.Mais nous ne sommes pas encore rendus au point d’accoucher d’une entente globale», a résumé Steve Flanagan, porte-parole d’Hydro-Québec.La journée d’hier a toutefois été marquée par un accrochage entre des employés syndiqués d’Hydro et des jointeurs provenait du secteur privé engagés par la société d’Etat.«Nous sommes passés très près de l’affrontement.Nous avons réussi à fermer le chantier», a souligné un représentant syndical qui a qualifié ce geste de provocation.Provocation, parce que le chantier était sis rue Cré-mazie, dans la ruelle donnant accès aux locaux des syndiqués d’Hydro.Et parce que les jointeurs du secteur privé ainsi engagés commanderaient un salaire de 24 % supérieur à celui des techniciens d’Hydro.IRAK Les alliés toujours réticents SUITE DE LA PAGE 1 Stealth) dans le Golfe.Ils seront basés dans un pays qui n’a pas été identifié.Enfin, le président Bill Clinton a déclaré pour sa part qu’il ferait «tout ce qui est nécessaire» pour protéger les pilotes américains qui font respecter les deux zones d’exclusion aérienne au-dessus de l’Irak.Quoi qu’il en soit, le gouvernement américain semble bien préparer le terrain à de nouvelles attaques dans le sud, tout en avouant son impuissance à empêcher le président Saddam Hussein et son allié le PDK (Parti démocratique du Kurdistan) de Mas-soud Barzani de prendre le contrôle du Kurdistan irakien.Mais s’ils relancent ainsi les hostilités ouvertes contre un çnnemi malcommode et insaisissable, les Etats-Unis risquent de se mettre à nouveau en porte-à-faux vis-à-vis de leurs partenaires, en particulier la France, la Russie et la Turquie.¦ Malgré les efforts du secrétaire d’Etat Warren Christopher auprès de Paris la semaine dernière, la France a marqué et continue de marquer nettement ses distances avec Washington.Après la décision américaine de remonter du 32e au 33e parallèle la limite de la zone d’exclusion en vigueur dans le sud de l’Irak, Paris a refusé d’envoyer ses GALGANOV SUITE DE LA PAGE 1 dans l’affichage.M.Galganov se retrouverait seul dans sa campagne», a-t-il dit.M.Dion préconise le maintien de la législation actuelle.Il a rappelé que les tribunaux avaient invalidé les articles de la loi 101 imposant l’unilinguisme français dans l’affichage mais que la Cour suprême avait jugé acceptable le principe de la prédominance du français, un concept repris dans la loi 86.«C’était le consensus il y a quelques mois et c’est le gouvernement du Québec qui a brisé ce consensus; c’est à lui de le rétablir», a-t-il soutenu.La réaction de M.Dion est, avec celle offerte à la fin août par son collègue Pierre Pettigrew, la plus vigoureuse qui soit venue d’Ottawa depuis le début de la croisade de M.Galganov.Au début du mois d’août, le premier ministre Jean Chrétien avait d’abord appuyé la campagne du militant anglophone en faveur de l’affichage bilingue.A la mi-août, il y apportait, un bémol, jugeant inutile son voyage aux Etats-Unis.Le gouvernement du Québec, de son côté, a réagi en laissant entendre qu’il avions patrouiller au-delà du 321 parallèle.¦ Moscou, pour sa part, a contribué à bloquer au Conseil de sécurité de l’ONU un projet de résolution condamnant Bagdad.¦ Quant au nouveau gouvernement turc, dirigé par l’islamiste Necmettin Erbakan, il cherche à tirer parti de la situation pour contrer ses propres séparatistes kurdes, les militants du PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan), et se révèle un allié peu commode pour Washington.Ni Paris ni Moscou n’ont signalé qu’ils seraient désormais plus enclins à utiliser la manière forte contre Saddam Hussein.Au contraire, Paris semble considérer qu’après la victoire incontestée du parti de Massoud Barzani, l’allié de Bagdad, sur l’UPK (Union patriotique du Kurdistan de Jalal Talabani), il y encore moins de raisons de faire monter la tension.La fin des combats et le retour d’une partie des Kurdes qui avaient fui la ville de Soulei-manieh, prise par le PDK, «va dans le sens de l’apaisement et de la retenue» souhaités par Paris, a souligné le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Jacques Rum-melhardt.Vers une alliance Bagdad-Ankara?Sous couvert de l’anonymat, des responsables américains font part de leur mécon- pourrait resserrer les lois linguistiques.Puis, le week-end dernier, le premier ministre Bouchard a invité son parti au calme.Il lui a proposé d’examiner une solution mitoyenne et de n’envisager l’unilinguisme qu’en cas de détérioration de la situation du français dans l’affichage.Le ministre Dion s’est montré beaucoup moins loquace au sujet d’une campagne de propagande anti-souverainiste permanente et tous azimuts inspirée d’une note rédigée par l’ancien conseiller de Pierre Trudeau, Torn Ax-worthy.Selon un quotidien montréalais, cette note aurait été transmise aux principaux conseillers du premier ministre Chrétien, dont Jean Pelletier, Eddie Goldenberg et John Rae.Stéphane Dion dit ne pas l’avoir vue.Le lieutenant politique de M.Chrétien au Québec, le ministre Marcel Massé, a quant à lui avoué en avoir pris connaissance mais a refusé de dire ce qu’il en pensait.Les deux hommes ont répété que le gouvernement recevait de nombreuses idées pour préserver l’unité canadienne mais qu’au bout du compte, le gouvernement restait maître du jeu.tentement devant l’altitude d’Ankara, qui a refusé d’héberger temporairement des Kurdes fuyant Souleimanieh par crainte de faciliter l’infiltration en Turquie de combattants du PKK, qui utilisent l’Irak comme base arrière.Le gouvernement turc a aussi annoncé unilatéralement son intention de créer une çone de sécurité dans le nord de l’Irak.Les Etats-Unis n’ont pu que donner leur aval, au nom de la nécessité de protéger la Turquie.Ils se sont bornés à souhaiter que cette mesure soit temporaire et limitée.Certains observateurs suggèrent que Bagdad et Ankara agissent en fait de concert contre leur ennemi commun, les séparatistes kurdes.Pour la revue britannique spécialisée Jane’s Defence Weekly, «la Turquie a encouragé l’Irak à réaffirmer son autorité dans le nord, principalement afin d’empêcher les Kurdes de Turquie en rébellion d’utiliser la région comme tremplin pour leurs attaques».Signe de ce rapprochement Bagdad-Ankara: pour la seconde fois en 24 heures, Hamid Youssouf Hammadi, un conseiller de Saddam Hussein, a été reçu hier à Ankara.Simultanément, on annonçait que la Turquie envisage de conclure un accord avec la faction de Massoud Barzani pour empêcher l’infiltration des rebelles kurdes du PKK vers la Turquie depuis le territoire irakien.Un coup de fil de Raymond Chrétien M.Galganov devait rencontrer hier soir un membre du Congrès américain, Torn Campbell, avant de prendre aujourd’hui la route de Wall Street, où il rencontrera des financiers pour les sensibiliser à son combat contre le projet souverainiste.Son objectif est limpide: «La mort du Parti québécois, la fin de ce parti réactionnaire, fanatique et qui pratique l’exclusion», a-t-il déclaré avant de poser le pied aux Etats-Unis.L’ambassadeur canadien à Washington, Raymond Chrétien, a jugé l’événement suffisamment important pour interrompre ses vacances au Québec et donner un coup de fil au membre du Congrès qui devait s’entretenir avec le militant québécois.«L’ambassadeur lui a rappelé à quel point ce dossier était suivi au Québec et combien ce débat pouvait s’enflammer facilement», a indiqué un porte-parole du gouvernement canadien.M.Campbell, un représentant républicain de la Californie, a convaincu un sous-comité de la Chambre des représentants d’évaluer l’impact qu’aurait la souveraineté du Québec sur les Etats-Unis et l’Aléna.Avec Presse canadienne Québec a brisé le consensus, accuse Dion AMIANTE «C’est la mort d’une industrie» SUITE DE LA PAGE 1 «voie de fait» et «homicide par imprudence», mais un juge d’instruction enquêtera bientôt sur les «blessures involontaires» causées à ceux que l’on surnomme ici les «damnés de l’amiante».«Nous allons enfin faire le procès de l’amiante», claironne Marcel Royez, président de l’Association nationale de défense des victimes de l’amiante.Pour ce militant, «l’usage contrôlé [mis de l’avant par les fabricants québécois] est une fumisterie.On ne peut imaginer contrôler cette substance cancérigène dans toutes les situations.Qui nous dit qu’une pièce d’amiante utilisée avec soin aujourd’hui ne le sera pas de façon dangereuse dans dix ans?» Royez n’hésite pas à comparer la guérilla judiciaire qui s’amorce à l’affaire du sang contaminé dans laquelle les magistrats français ne se sont pas gênés pour montrer du doigt des responsables politiques.«Les ingrédients sont les mêmes.On savait qu’il y avait un problème de sang contaminé 12 ou 18 mois avant d’agir.On sait que l’amiante est cancérigène depuis 1950! Sans compter qu’il y a beaucoup plus de victimes de l’amiante [.].Ce qui me frappe, c’est la confusion des genres.Des médecins et des experts, dont le rôle est de protéger la santé publique, se sont mis à la place des industriels, dont le rôle est de produire et de faire des affaires.» Plusieurs scientifiques, comme Jean Bignon, sont convaincus que la France récolte aujourd’hui les fruits de nombreuses années de négligence (les malades d’aujourd’hui ayant été contaminés il y a une vingtaine d’années).Dans un éditorial de la revue Pollution atmosphérique, ce professeur qui avait alerté le premier ministre Raymond Barre en 1977 fustige «l’inertie des pouvoirs publics à régler ce problème majeur de santé».Après avoir isolé des milliers de bâtiments à l’amiante jusqu’en 1987, la France découvre par exemple que le «déflocage» sauvage est tout aussi dangereux.Difficile dans ce débat de faire la part des choses entre les multiples utilisations de l’amiante.Jean Bignon regrette surtout d’avoir prêté son nom au Comité permanent amiante, un organisme aujourd’hui dissout, né à la suite d’un congrès international sur l’amiante tenu à Montréal et qui regroupait des représentants patronaux, syndicaux et gouvernementaux.Inutile de préciser que l’Institut québécois de l’amiante, qui regroupe aussi des syndicalistes et des patrons et dont les dirigeants sont venus à Paris en juillet, risque de ne pas avoir bonne presse en France.n faudra plus que des notes protocolaires, des visites de ministres et des colloques scientifiques (Québec a débloqué un budget de 2,7 millions de dollars) pour influencer une opinion publique éprouvée depuis des mois par les scandales du sang contaminé et de la vache folle.En témoigne le silence plat des médias qui a jusqu’ici accueilli toutes les réactions québécoises.Marcel Goldberg, l’un des directeurs du rapport de 11N-SERM qui a mis le feu aux poudres, attend avec impatience l’opinion des deux experts engagés par le gouverne- ment québécois pour passer son travail au crible.Il s’attend déjà à ce que l’on conteste certaines extrapolations concernant les dangers d’une faible exposition à l’amiante.Mais, dit-il, il n’y a pas d’autre façon de procéder puisque aucune donnée précise n’existe à ce sujet Le rapport incriminé fait 10 cm d’épaisseur et est signé unanimement par 11 experts indépendants (des pneumologues, des épidémiologistes et des médecins du travail qui avaient droit à la dissidence).Les auteurs ne laissent planer aucune ambiguïté sur la nocivité des fibres d’amiante quelle que soit leur nature.Ils soutiennent que l’amiante chrysotile (produit au Québec) est à peu de choses près aussi cancérigène que l’amiante amphibole (interdit en France en 1994).Simplement, disent-ils, l’amiante chrysotile est-il un peu moins impliqué dans le cancer de la plèvre.«L’amiante est un cancérogène avéré.Moins il y en aura et mieux les gens se porteront dit Goldberg.Même si nous ne l’avons pas proposé, le bannissement me semble un peu irréversible dans la mesure où l’on a des produits de substitution sur lesquels on ne sait pas tout, bien sûr, mais dont on a des raisons de penser qu’ils sont moins cancérigènes que l’amiante.» Du côté des représentants de l’industrie, l’humeur n’est pas à la fête.François Hébrard, directeur adjoint de l’Association française ae l’amiante — une organisation patronale qu’on ne peut accuser de faire le jeu des opposants —, considère que les Québécois rêvent en couleur s’ils pensent que le gouvernement va revenir sur sa décision.«C’est une décision politique irrévocable.On reviendra peut-être dessus dans dix ans, mais dans dix ans, il n’y aura plus d’amiante.C’est la mort d’une industrie.» Malgré ce que disent les représentants québécois, leur action vise peut-être surtout à colmater la brèche et à éviter l’effet domino qui pourrait inciter d’autres pays à emboîter le pas à la France.Les pays européens achètent après tout 20 % de la production québécoise.Et n’est-ce pas la France qui avait bloqué, en 1991, un projet de directive européenne visant à bannir l’amiante?Est-ce à dire que l’industrie québécoise devrait déclarer forfait?«Ce sera une bataille longue et difficile, dans laquelle il ne faut pas espérer de victoire immédiate», dit Jacques Roy.Le nouvel ambassadeur canadien à Paris n’en est pas à ses premières armes dans ce domaine puisqu’il a été ministre économique à Washington à l’époque où la bataille de l’amiante faisait rage.En 1993, l’Agence américaine de protection de l’environnement est finalement revenue sur sa décision de bannir progressivement tous les produits de l’amiante.Jacques Roy se fixe pour objectif immédiat de faire augmenter le nombre de dérogations qui devront nécessairement être accordées.Celles-ci permettraient d’exclure, par exemple, les housses de planche à repasser, les uniformes de pompier ou, pourquoi pas, les tuyaux d’égout qui contiennent de l’amiante.Quant à ceux qui craignent que tout ce débat ternisse l’image du Québec en France, qu’ils se rassurent Le Français moyen ignore parfaitement que ce qu’il considère comme un véritable paradis de l’air pur est aussi le premier exportateur mondial d’amiante.LE DEVOIR LES BUREAUX DU DEVOIR SONT OUVERTS DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H30 À 17H00 2050, RUE DE BLEURY, 9E ÉTAGE, MONTRÉAL, (QUÉBEC) H3A 3M9 PUBLICITÉ AVIS PUBLICS (514)985 3344 ANNONCES CLASSÉES (514) 985 3344 PUBLICITÉ (514)9S5-3399 / télécopieur (514) 985 3390 SERVICE DES ABONNEMENTS InnuérosJetilcohoneiinmis DU LUNDI AU VENDREDI DE 8H00 A 16H30 ?MtnUJn rn le iej*ki Montréal (514) 985-3355 / télécopieur (514) 985-3390 SRSSSKZ.Extérieur (uns frais) 1 800 463-7559 RENSEIGNEMENTS ET ADMINISTRATION : (514)985-3333 NUMÉRO SANS TRAIS 1 800 363 0305 LE DEVOIR nt publié par LE DEVOIR Inc.dont informations pubfién dans LE DEVOIR.LE DE le siège social est situé au numéro 2050 de Blrary, 9e étage.Montréal.(Québec).H3A 3M9.Il est imprimé par les Imprime ’OIR est distribué par Messageries Dynamiques, dmsâon du Groupe Québécor Inc.900 boul.St-Martin oof< Laval.Envoi rie Québécor LaSaBr.7743 de Bourdeau, le publication — Enregistrement no 0858.nrhion de Imprimeries Qu Dépdt légal: Bibliothèque irbecor Inc, 612 ouest nie Saint-Jacques.Montréal.L’Agence Presse Canadienne est autorisée à employer et à diffuser les nationale du Québec.Téléphone général: (514) 98S-3333; service à b clientèle: (514) 985-3355; pubBcitè: (514) 985-3399.
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