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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1996-09-24, Collections de BAnQ.

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LE DEVOIR PERSPECTIVES Que mijote Parizeau ?La passion pour la chose politique est un passeport pour l’ennui du pouvoir.Le retour au pouvoir d’un chef politique déchu est un phénomène rare, que Robert Bourassa a incarné avec encore plus d’éclat que Maurice Duplessis.La vie politique étant aussi stable que les sables mouvants, rien n’interdit de penser que d’autres pourraient réussir l’exploit.u’est-ce que peut bien mijoter Jacques Pari-zeau?A-t-il à jamais renoncé à la politique aç-tive?Est-il habité par l’espoir d’un retour?A la tête du PQ ou du Bloc québécois?Au lendemain de la défaite référendaire de 1995, après avoir quitté le bureau du premier ministre, M.Parizeau a disparu du décor.11 s’est astreint à de longues semaines de repos et de réflexion en pleine nature, tantôt sur sa terre de l’Estrie, tantôt sur le domaine de Lisette Lapointe dans les Laurentides, tantôt dans la nouvelle résidence que le couple a acquise dans le sud de la France.Honni des allophones qu’il avait insultés à travers l’amertume de la défaite, renié et bousculé par les bou-chardistes qui piaffaient d’impatience dans l’antichambre du pouvoir, Monsieur a tiré sa révérence.Pendant au moins suc mois, il s’est fait invisible et on n’en a pas entendu parler.L’éclipse fut totale.Puis peu à peu, on l’a vu réapparaître ici et là dans des événements publics, dans les cocktails, les soirées de gala, les grandes premières et les lancements de livres les plus branchés.Le 28 juillet, il surgit du ciel à bord de l’hélicoptère de Pierre Péla-deau et atterrit sur les lieux sinistrés de Grande-Baie au Saguenay.Le 19 août en conférence de presse, Lisette Lapointe annonce que son mari se joindra au groupe de défense des accidentés et qu’il témoignera en commission parlementaire pour tenter de convaincre le gouvernement d’amender la loi sur la sécurité routière.L’ennui a fait son œuvre.Jacques Parizeau commence à comprendre que la douce tranquillité de la nature sauvage peut convenir pour un temps mais que ce n’est pas le bonheur pour un homme qui, toute sa vie, s’est passionné pour la politique.Le couple rentre donc de la campagne pour réintégrer la maison d’Outremont.D’autant plus que l’ex-premier ministre a repris goût au train-train quotidien de la cité.Il n’est plus capable de se tenir à l’écart des bruits politiques.Il réalise soudainement qu’il a fait un coup de tête qu’il regrette d’ailleurs amèrement Tous les matins que le bon Dieu amène, il se rend dans les bureaux qu’on lui a aménagés au ministère de la Culture, boulevard Saint-Laurent à Montréal.Avec la secrétaire qu’on a mise à sa disposition, il planifie sa journée de travail.H s’informe des derniers développements, se renseigne sur les plus récentes rumeurs, écoute les échos du bunker, rédige sa correspondance et répond aux appels téléphoniques de dizaines de personnes.Pendant ce temps, avec l’approche du congrès de novembre, son héritage idéologique continue de guider les délibérations des associations de comtés, de hanter les coulisses du parti et du gouvernement Son petit catéchisme social-démocrate inspire la vigilance des militants péquistes, qui se montrent de plus en plus critiques à l’endroit des virages réacto-conservateurs de Lucien Bouchard.Puis un jour, le temps venu de sonner l’alarme, a retenti l’expression de son indignation.Prenant prétexte des célébrations du 151' anniversaire de vie politique de Louise Harel dans Hochelaga-Maisonneuve, il prévient le gouvernement qu’il faut mettre un terme à la délirante ronde des compressions aux dépens des plus démunis.Dans l’entourage du premier ministre, cette mise en garde a eu l’effet d’un coup de poignard, alors que chez un fort pourcentage de militants péquistes le petit discours du samedi soir a été ressenti comme un vent de fraîcheur, comme un cri d’authenticité.Des députés du Bloc québécois en ont conclu que M.Parizeau brûle du désir de relever un autre défi.Y voyant l’occasion de renforcer le leadership de leur parti, ils ont convenu d’inviter l’ex-chef péquiste à poursuivre la croisade souverainiste à la Chambre des communes.Ils lui en ont causé mais ils se sont fait dire non.Que réserve donc l’avenir à cet jhomme qui a tout sacrifié pour la cause souverainiste?A ce propagandiste de la foi, qui a assumé à lui seul les conséquences de la défaite référendaire?S’il reprend du service, ce sera sûrement pour exercer le pouvoir.Sa mésaventure aura au moins servi à rappeler que la vindicte populaire n’épargne personne et que, sait-on jamais, même Lucien Bouchard pourrait un jour trébucher, tomber au combat Dans une conjoncture politique où les promesses de création d’emplois se transforment en accroissement du taux de chômage, où la récession refuse de faire place à la relance économique, où les grandes réformes ne génèrent qu’insatisfaction, où les ministres jouent de l’escrime et où les militants du parti carburent à la méfiance, personne n’est à l’abri du désaveu.C’est dans cette seule perspective que Jacques Parizeau peut rêver d’une résurrection politique, un rêve qui a de bien maigres chances de se réaliser.Parizeau réalise qu’il a fait un coup de tête et il le regrette amèrement Pierre O’Neill ?MÉTÉO Montréal Québec Ennuagement en Pluie intermittente mi-joumée, suivi Max: 13 Min:6 d’averses en soirée.Max: 14 Min: 7 Détails en B 4 INDEX Agenda B 6 Le monde.A 5 Annonces B 6 Les sports.B 5 Avis publics.B 4 Montréal A3 Culture B 8 Mots croisés B 6 Économie.B 2 Politique.A4 Éditorial .A6 Télévision.B 7 Idées A 7 LE MONDE Vidée d'une démission de Boris Eltsine gagne du terrain, page A 5 POLITIQUE L'Alliance autochtone imite Bertrand, page A 4 CULTURE Une pilule amère pour les radios locales et régionales, page B 7 Québec propose une réduction volontaire du temps de travail JEAN PICHETTE LE DEVOIR Le gouvernement de Lucien Bouchard souhaite faire de la réduction du temps de travail un élément important de sa stratégie de lutte contre le chômage.A cet égard, à un peu plus d’un mois du sommet socio-économique, le bureau du premier ministre a soumis, pour consultations, une série de propositions aux principales organisations patronales et syndicales.L’objectif: diminuer le taux de chômage de 2 % d’ici l’an 2000.On pense que ces mesures pourraient créer 17 600 emplois dès l’an prochain.Le Devoir a appris de différentes sources que le gouvernement québécois a décidé de jouer la carte de l’audace afin d’amener les différents partenaires économiques à s’entendre sur une politique globale de partage du travail.Dans un document en circulation depuis une semaine, et dont Le Devoir a pu reconstituer les différents éléments, il propose la réduction volontaire du temps de travail comme dispositif central d’une politique de partage de l’emploi.Les travaux du comité interministériel sur le partage du travail, du Conseil consultatif du travail et de la main-d’œuvre, et du comité de travail sur l’emploi, présidé par Jean Coutu, n’ont pas réussi, au coure des dernière mois, à atténuer les désaccords profonds entre patrons et syndicats sur la question de la réduction du temps de travail.Lucien Bouchard a donc demandé qu’un ensemble de propositions exploratoires soient préparées et soumises aux principaux partenaires économiques.Le Devoir a appris que dans les entreprises de 50 em- VOIR PAGE A 8: TRAVAIL *mm Un quatuor de Stradivarius JACQUES NADEAU, LE DEVOIR CE SOIR, la Place des arts vibrera à la sonorité riche et délicate d’un quatuor de Stradivarius, propriétés du Dr Herbert Axelrod.Le collectionneur ne permet que quelques fois par année à l’American String Quartet de faire entendre ces précieux instruments, entreposés habituellement au Smithsonian Institution.C’est ce qu’a expliqué hier celui qui dirigera l’ensemble à Montréal, le maestro Charles Dutoit, lors d’une présentation de presse à l’intention des journalistes montréalais tenue presque exclusivement en anglais, M.Dutoit justifiant la chose par la forte présence d’Américains.Sur la photo, l’alto Daniel Avshalo-mov a donné aux journalistes un aperçu des grandes possibilités de l’un des quatre Stradivarius du Dr Axelrod.MONTRÉAL La Ville tend la main aux cols bleus PAGE A 3 L’armée nomme un ombudsman L’officier aura pour tâche de redresser la discipline et de s’attaquer au problème de leadership JOCELYN COULON LE DEVOIR Le commandant en chef de l’armée de terre, le lieutenant général Maurice Baril, annoncera aujourd’hui la nomination d’un inspecteur général — un ombudsman dans la société civile — qui aura pour tâche de redresser la discipline et de s’attaquer au problème de leadership.Selon les informations obtenues par Le Devoir, c’est le brigadier général James Cox qui assumera pour une période d’un an cette nouvelle fonction au sein de l’armée de terre.Indépendant, l’inspecteur détiendra l’autorité nécessaire pour enquêter sur tous les aspects de la vie militaire au sein de l’armée de terre.H aura aussi pour tâche A’«examiner toutes questions qui seront portées à son attention et pourra faire les recommandations appropriées à la chaîne de commandement», dit-on à Ottawa.L’inspecteur pourra entendre directement les doléances des soldats et s’attaquer à un problème jusqu’à ce Maurice Baril qu’il soit résolu à son entière satisfaction.Son mandat sera très étendu et aura des répercussions dans toute l’armée de terre y compris dans les forces de réserve.Selon nos sources, la création de ce poste «est un pas en avant pour restaurer l’éthique du leadership au sein de l’armée de terre».Depuis un an, le chef d’état-major, le général Jean Boyle, réfléchit à la création d’un poste d’inspecteur général pour l’ensemble des Forces armées.Toutefois, devant l’ampleur des scandales qui frappent l’armée de terre — Somalie, Bosnie, affaire Purnelle, etc.— le lieutenant général VOIR PAGE A 8: OMBUDSMAN "H L’Inde ne renoncera pas à l’option nucléaire «Dans sa forme actuelle [le traité d’interdiction des essais nucléaires]est une absurdité et une tentative délibérée pour tromper le monde» Le président américain Bill Clinton sera le premier chef d’État à signer aujourd’hui le Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (CTBT) ouvrant ainsi une ère nouvelle dans le désarmement nucléaire.Pourtant, ce traité ne met pas fin à la controverse entourant l’acquisition d’armes nucléaires.Jocelyn Coulon revient des Nations unies où il a rencontré le représentant d’un pays — l’Inde — qui s’oppose au traité.JOCELYN COULON ENVOYÉ SPÉCIAL AUX NATIONS UNIES 3 Le traité d’interdiction complète des qssais nucléaires (CTBp, auquel les Etats membres des Nations Unies vont commencer à adhérer aujourd’hui, est une idée.indienne.Par une ironie de l’histoire, c’est l’ancien premier ministre Jawaharlal Nehru qui avait proposé en 1954 l’interdiction complète des essais nucléaires pour stopper la course aux armes atomiques.Quarante ans plus tard, l’Inde s’oppose maintenant à ce traité.Comment ex- pliquer ce retournement?Le 10 septembre dernier, après plus de deux ans de négociations à Genève au sein de la Conférence sur la désarmement, l’Assemblée générale des Nations unies adoptait, par 158 voix contre trois, le CTBT.«Dans l’intérêt de l’humanité» avait alors dit le délégué australien, les pays membres de l’ONU mettaient ainsi fin à une série de 2048 tests nucléaires depuis 1945.La logique du CTBT est de geler à leur niveau ac- Ludmilla Chiriaeff (1924-1996) La danse perd sa grande dame LOUISE LEDUC LE DEVOIR Ludmilla Chiriaeff n’est plus.La fondatrice des Grands Ballets canadiens, que le milieu de la danse appelait respectueusement «Madame», est décédée dimanche soir, à l’âge de 72 ans, après une longue lutte contre la maladie.Arrivée d’Europe au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale, Mme Chiriaeff s’acharna à libérer la danse de sa réputation sulfureuse pour la faire accepter et aimer des Québécois alors plongés en pleine noirceur.Exigeante, persévérante, courageuse, laborieuse: c’est en ces termes que ses proches collaborateurs ont décrit Mme Chiriaeff, née à Riga de père russe et de mère polonaise.La passion de Mme Chiriaeff pour la danse s’est déclarée dès l’âge de cinq ans.Son père, un poète russe, intime de plusieurs artistes, avait reçu chez lui le chorégraphe Michel Foki-ne.L’illustre chorégraphe avait alors dessiné sur une feuille pour la petite Ludmilla cinq petits bonshommes: un compositeur, un athlète, un critique, un peintre et une danseuse.«Quand tu seras aussi musicienne qu’un compositeur, aussi sensible qu’un poète, aussi forte et souple qu’un athlète, aussi sévère envers toi-même qu’un critique sait l’être Ludmilla Chiriaeff VOIR PAGE A 8: INDE VOIR PAGE A 8: DANSE 778313000658 L E I) E V 0 I R , L E M A R I) 1 2 4 S E 1> T E M B R E I 0 0 (> LES ACTUALITES Un remède de cheval contre l’exclusion Le Conseil de la santé et du bien-être suggère à Québec de réduire la semaine légale de travail à 40 heures et de décourager le recours aux heures supplémentaires Le Québec compte plus d’un million de travailleurs privés d’un travail à temps complet et qui vivent souvent de l’aide sociale ou de l’assurance-chômage.C’est pour favoriser l’embauche de cette main-d’œuvre que le Conseil de la santé et du bien-être recommande de réduire le nombre d’heures de la semaine légale de travail tout en rendant moins intéressant le recours aux heures supplémentaires.NORMAN DELISLE PRESSE CANADIENNE Québec — Le gouvernement devrait fixer la semaine normale de travail à 40 heures et pénaliser ceux qui font trop d’heures supplémentaires.Telle est l’une des recommandations-chocs que le Conseil de la santé et du bien-être formule dans un avis qu’il vient de transmettre au ministre québécois de la Santé, Jean Rochon.L’avis compte 78 pages et sera rendu public aujourd’hui.Mais le Conseil y incite le gouvernement «à rendre moins attrayant le recours aux heures supplémentaires en fixant la durée de la semaine normale de travail à 40 heures», a appris la Presse Canadienne.Il faudrait aussi fixer une durée maximale au-delà de laquelle «une mesure punitive pourrait être appliquée».Cette recommandation est contenue dans le rapport que le Conseil entend formuler contre «l’exclusion sociale», c’est-à-dire contre le fait qu’en 1994, plus de 1 128 OOO per-sonnes au Québec vivaient de l’aide sociale, de prestations d'assurance-chômage ou occupaient un emploi à temps partiel, et étaient en quelque sorte exclues du marché du travail.C’est pour trouver des solutions à l’exclusion sociale que le Conseil, sous la présidence de Norbert Rodrigue, s’est penché sur le problème.Il formule une vingtaine de recommandations.Dans son document, le Conseil estime que des emplois additionnels pourraient être créés en limitant le recours aux heures supplémentaires pour les employés permanents.«Le Conseil ne suggère pas d’éliminer complètement le recours aux heures supplémentaires.Il souhaite plutôt le limiter tout en préservant une marge de manœuvre aux entreprises et aux travailleurs.Plusieurs moyens sont disponibles pour rendre le recours régulier à cette pratique moins attrayant», lit-on dans le rapport.Actuellement, la semaine légale de travail est de 44 heures.On pourrait la réduire à 40 heures, suggère le Conseil.De plus, au-delà d’un certain nombre d’heures, on pourrait soit ap- pliquer une taxe sur les heures supplémentaires, soit éliminer le plafond de certaines contributions de l’employeur.Pour éviter les protestations que de telles mesures pourraient entraîner, le Conseil invite le gouvernement à «faire un jeu de sommes nulles», en réinvestissant dans la création d’emplois les sommes ainsi récupérées.Autre mesure possible: exempter les employeurs de toutes ou d’une partie des taxes sur la masse salariale des nouveaux employés embauchés grâce à l’argent économisé du non paiement d’heures supplémentaires.Mais le Conseil reconnaît que la grogne engendrée par de telles me- sures pourrait être forte du côté des syndicats.«Les syndicats auront probablement un rôle clé à jouer.Il faut s’attendre à ce que ces solutions fassent l’objet de débats importants entre le patronat et les syndicats.» Par ailleurs, le Conseil de la santé et du bien-être estime que plusieurs mesures de partage du travail doivent être imaginées pour diminuer le nombre d’exclus sociaux.Il note que: ¦ l’aménagement du travail doit se faire sur une base volontaire; ¦ les entreprises doivent offrir des formules susceptibles d’intéresser leurs employés; ¦ on doit songer à des congés spéciaux pour fins d’études, et des préretraites progressives.L’art de la fauconnerie doit-il renaître ?Québec réfléchit avec prudence à la question LOUIS-GILLES FRANCOEUR LE DEVOIR Le ministre de l’Environnement et de la Faune, David Cliche, songe à réintroduire la fauconnerie au Québec.C’est ce qu’il a déclaré la semaine dernière au Devoir à l’issue du mini-sommet sur la faune, qui se tenait à Saint-Alexis-des-Monts.Le ministre venait d’assister à une démonstration de fauconnerie, un art plusieurs fois centenaire, si ce n’est davantage.Le fauconnier utilisait un chien d’arrêt pour repérer les oiseaux.Dès l’envol du gibier, le faucon s’élance, le poursuit, l’at- taque et le rapporte au maître.Le faucon pèlerin a statut d’espèce vulnérable au Canada depuis 1992.Au Québec, il est sur le point d’apparaître dans la liste des espèces menacées.La sous-espèce nordique est véritablement en danger de disparition mais les effectifs actuels de la sous-espèce méridionale, dite anatum, ont été maintenus grâce à des réintroductions.Au dernier inventaire de 1990, les biologistes avaient dénombré 43 couples dans la vallée du Saint-Laurent, dont certains ont été relâchés dans la métropole où ils font notamment la chasse aux pigeons.La quasi-disparition des faucons serait attribuable à plusieurs facteurs, dont la destruction des marais et l’usage de pesticides, qui ont compromis leur reproduction.Leur capture pour de riches chasseurs arabes ou américains aurait aussi contribué à leur déclin.Le ministre Cliche reconnaît que le statut précaire de cette espèce au Québec pourrait forcer son ministère à y penser deux fois avant d’autoriser le retour de la fauconnerie en raison du prix élevé de ces oiseaux — plusieurs milliers de dollars pièce — ce qui incite souvent les braconniers à dépeupler des régions entières par appétit du gain.Comme il est impossible de dif- férencier les oiseaux d’élevage de ceux qu’on y introduit illégalement, un tel marché peut s’avérer néfaste pour l’espèce.Le Québec a pour politique de ne pas favoriser la commercialisation des gibiers sauvages pour ne pas faciliter le «blanchiment» du braconnage.Au tout début de son mandat, le ministre Cliche a d’ailleurs promis publiquement de fermer les fermes de chasse au Cerf de Virginie,pour cette raison et par souci d’éthique.A plusieurs reprises, les agents du MEF ont saisi des «chevreuils» issus du braconnage dans ces fermes où les pseudo-gibiers offerts n’étaient pas nés en captivité.imfm: m PHOTO ARCHIVES LE DEVOIR Des faucons pèlerins appartenant à la sous-espèce méridionale ont été réintroduits dans la vallée du Saint-Laurent, notamment à Montréal où ils font la chasse aux pigeons.NOS SOLUTIONS SAUTENT AUX YEUX ! 4 TJ v MAIS HYDRO-QUÉBEC NE VEUT RIEN ENTENDRE États généraux sur l’éducation Le rapport final est attendu pour le 10 octobre LE DEVOIR Lq publication du rapport final des Etats généraux sur l’éducation est prévue pour le 10 octobre à Québec.C’est ce qui est confirmé par le bureau de la commission des Etats généraux sur l’éducation.tout en souhaitant que cette date puisse être respectée.En effet, les délais d’impression du rapport font en sorte que les commissaires doivent remettre leur texte cette semaine pour qu’il soit diffusé le 10 octobre, mais tout indique que les discussions entre les commissaires demeurent animées.Ce rapport, très attendu, viendra clore une démarche amorcée il y a un an et demi.Les commissaires avaient publié en janvier dernier un premier rapport, «L’exposé de la situation», suivi en juillet d’un guide pour les assises nationales qui proposait au milieu de l’éducation de nouvelles pistes de réflexion.Après la tenue des assises nationales au début septembre ce troisième et dernier rapport doit proposer à la ministre de l’Education des recommandations.I • NOUS SOMMES PRÊTS À COUPER NOS SALAIRES POUR CRÉER DES EMPLOIS 2 • NOUS SOMMES PRÊTS À PIGER DANS NOTRE CAISSE DE RETRAITE POUR AIDER FINANCIÈREMENT HYDRO-QUÉBEC LA TETE DANS LES PROBLÈMES 3 • NOUS SOMMES PRÊTS À RÉDUIRE NOS HEURES SUPPLÉMENTAIRES POUR DONNER LA CHANCE À D’AUTRES DE TRAVAILLER Baisse des salaires, partage du temps de travail et même aide financière à l'entreprise, les syndiquées d'Hydro-Québec ont mis sur la table des propositions innovatrices et respectueuses du contexte économique.Si seulement la direction d'Hydro-Québec pouvait en faire autant.ON S’EMPLOIE À TROUVER DES SOLUTIONS LES SYNDICATS D'HYDRO-QUEBEC
de

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