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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


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  • Montréal :Le devoir,1910-
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Le devoir, 1996-09-28, Collections de BAnQ.

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I, K I) K V 0 1 II , I.E S S A M K I) I 2 8 E T I) I M A N (' Il E 2 !» S E I* T E M 15 R E I !» !» « A 8 LE DEVOIR LE MONO EN BREF Belgrade-Zagreb: normalisation Belgrade (AFP) — Le Parlement yougoslave a ratifié hier l’accord de reconnaissance mutuelle signé le 23 août entre la République fédérale de Yougoslavie (Serbie et Monténégro) et la Croatie.Le Parlement croate avait ratifié ce document le 20 septembre, onze join's après l’établissement de relations diplomatiques complètes entre les deux pays.Les principaux partis de l'opposition yougoslave, qui boycottent depuis de longs mois les travaux du Parlement de Belgrade, ont reproché au gouvernement de traiter l’accord Belgrade-Zagreb comme «un document confidentiel».Le document n’a en effet jamais été publié à Belgrade, signe d’embarras des autorités devant un texte qui laisse en suspens de nombreuses questions, comme celle de la succession des biens de l’ex-Yougoslavie, le (racé de la frontière entre les deux Etats ou les réparations de guerre réclamées par Zagreb.Réélection en Gambie Banjul (Reuter) — Le colonel Yahiah Jammeh, au pouvoir en Gambie depuis 1994, a remporté l’élection présidentielle avec 55 % des voix, selon les résultats officiels de 45 des 47 circonscriptions du pays.Son principal adversaire, l’avocat Osaino Darboe, obtient 36 % des voix, a précisé la commission électorale.Ce dernier s’est réfugié à l’ambassade du Sénégal avec des membres de sa famille après la fermeture des bureaux de vote et le début du dépouillement Le colonel Jammeh, âgé de 31 ans, défendait les couleurs de l’Alliance patriotique pour la réorientation et la construction (APRC).Son challenger malheureux est vice-président du barreau de Banjul et candidat de l’Union pour la démocratie et l’unité.Le tabac banni des rues et des parcs?Washington (AFP) — Le maire d’une petite communauté voisine de Washington vient de proposer l’interdiction totale de fumer en public, y compris dehors, dernier exemple de la croisade antitabac aux Etats-Unis.«C’est une mesure fondée et juste», a affirmé à F AFP le maire de Friendship Heights, le Dr Alfred Muller, pour qui il faut «éduquer le public» et «décourager» les fumeurs, surtout les jeunes.«Quelque 400 OOO Américains meurent chaque année de maladies liées à la consommation de tabac», selon M.Muller qui propose de punir d’une amende de 100 dollars toute personne fumant sur la voie publique dans son bourg de 5000 habitants.La mesure, pour être adoptée, doit encore être approuvée par plusieurs conseils locaux.Le Mexique, mieux que le Guatemala Guatemala (service espagnol de l’AFP) — Quelque 13 000 réfugiés guatémaltèques qui vivent au Mexique depuis 1980 préféreraient demeurer dans ce pays, selon un représentant des Commissions permanentes des réfugiés.Rubio Mejia dit ne pas éliminer la possibilité que la moitié des 30 000 réfugiés guatémaltèques résidant encore au Mexique, dans les Etats de Campeche, Quintana Roo et Chiapas, demandent la nationalité mexicaine.Les Commissions avancent des arguments prosaïques pour expliquer la préférence des réfugiés qui ont «eau courante, toit et électricité», toutes choses qu’ils ne sont pas assurés d’avoir s’ils retournent au Guatemala Troisième jour de violences israélo-palestiniennes Nétanyahou inflexible Les Etats-Unis refusent de condamner Israël Les États-Unis ont demandé hier aux autres membres du Conseil de sécurité de l’ONU d’éviter une condamnation d’Israël pour les affrontements israélo-palestiniens, au motif que cela n’arrangerait pas la situation.«Ne cherchons pas à condamner, mais plutôt à encourager les deux parties à relancer le processus de paix», a déclaré l’ambassadrice américaine Madeleine Albright.Les affrontements israélo-palestiniens ont maintenant fait 76 morts — 62 Palestiniens et 14 Israéliens — en trois jours.LEE KEATH AGENCE FRANCE-PRESSE Jérusalem — Les affrontements mortels entre Israéliens et Palestiniens ont gagné hierla mosquée al-Aqsa, lieu saint de l’islam à Jérusalem, alors que le gouvernement de Benjamin Nétanyahou excluait toute concession pour résoudre la crise.Les perspectives d’une rencontre entre M.Nétanyahou et le chef de l’Autorité palestinienne Yasser Arqfat s’amenuisaient, le département d’État américain l’estimant lointaine.En début de soirée, de violents heurts se sont produits dans le sud de la bande autpnome de Gaza, à la frontière avec l’Égypte, où un officier de police égyptien a été blessé.Les violences ont atteint le parvis de la mosquée Al-Aqsa Au total, sept Palestiniens et trois militaires israéliens ont été tués hier lors des affrontements, selon des sources médicales et militaires.En outre, deux Palestiniens, blessés jeudi lors d’émeutes, sont décédés hier.Le bilan des tués s’établit désormais à 76 en trois jours de violence: 62 Palestiniens, en majorité des civils, et J4 israéliens, tous des militaires.A Jérusalem, les gardes-frontières israéliens ont ouvert le feu sur l’Esplanade des mosquées et tué par balles ü'ois Palestiniens, à l'issue de la grande prière du vendredi à Al-Aqsa, selon un bilan de l’hôpital palestinien Ma-kassed de Jérusalem.Des centaines de policiers antiémeutes ont investi l’Esplanade et tiré avec des balles réelles, des balles en caoutchouc et des gaz lacrymogènes après avoir été lapidés par des jets de pierre, selon des témoins.Plus de 50 Palestiniens ont été blessés et de larges traînées de sang étaient visibles après la bataille sur le sol de l’Esplanade jonché de pierres.Cinq policiers israéliens ont été blessés.Nétanyahou Arafat Les confrontations ont repris également en journée dans plusieurs villes de Cisjordanie.Elles s’étaient calmées dans la bande de Gaza où la police palestinienne est intervenue pour empêcher des manifestants d’approcher des postes israéliens.Toutefois, des heurts se sont produits en début de soirée à Rafah, dans le sud, sur la frontière égyptienne.Au cours de ces affrontements, un colonel israélien a été tué et plus de cinquante Palestiniens ont été blessés.En outre, selon Le Caire, un officier de police égyptien qui passait près du poste-frontière a été blessé et hospitalisé.Les services de sécurité palestiniens avaient affirmé qu’un officier égyptien avait été tué, ce que Le Caire a démenti.La faute de l’autre Le premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou a fait porter à l’Autorité palestinienne présidée par Yasser Arafat l’entière responsabilité des trois jours de violence.«Avant qu’il puisse y avoir le moindre progrès dans le processus de paix, M.Arafat et l’Autorité palestinienne doivent renoncer totalement à la violence.Il n’y aura aucun compromis sur ce point», a affirmé M.Nétanyahou.Le premier ministre israélien a affirmé qu’il ne regrettait aucunement l’ouverture du tunnel lundi près des mosquées de Jérusalem, qui a été le détonateur du conflit.Les autorités israéliennes ont fermé provisoirement le tunnel vendredi et samedi mais ont affirmé qu’il serait rouvert dimanche.Ce discours a suscité des réactions indignées des Palestiniens.«Le gouvernement Nétanyahou applique une politique de brutalité.Le processus de paix n’est plus à l’ordre du jour», a affirmé le dirigeant palestinien de Jérusalem Fayçal Husseini.De son côté, M.Arafat a estimé que les violences à Jérusalem constituaient une «violation de notre accord à maintenir le calme à Jérusalem».Les efforts se poursuivaient pour organiser une rencontre entre M.Nétanyahou et le président palestinien afin d’apaiser la situation.Les deux dirigeants se sont parlés au téléphone, pour la deuxième fois en deux jours.«Nous ne sommes pas parvenus à nous mettre d’accord sur une date, ni sur le lieu d’une éventuelle rencontre, mais les contacts se poursuivent», a affirmé à l’AFP le conseiller du président palestinien Nabil Abou Rou-deina.«La Palestine transformée en champ de guerre» PATRICE CLAUDE LE MONDE aplouse — «Vous faites quoi, là?Zone militaire fermée.Allez, demi-tour, illico.» Derrière ses Ray-Ban, l’officier israéliens de la police des frontières ne plaisante pas.Pistolet-mitrailleur Uzi en bandoulière sur un très seyant gilet pare-balles bleuté, poings sur les hanches et coup de menton agressif, le militaire est visiblement un cinéphile.Version Rambo.Derrière lui, deux chars d’assaut Merkava sont stationnés au milieu et une centaine de soldats casqués et armés jusqu’aux dents.Sombres indices des furieux combats qui ont eu lieu, ici, entre soldats israéliens et policiers palestiniens, deux colonnes de fumée noire s’élèvent au-dessus de la ville.Il est 16 h 30, jeudi, à l’entrée de Na-plouse, et la grande cité arabe autonome, cernée et bouclée, paraît enfin calmée.Le colonel Jibril Ra-joub, chef de la sécurité préventive palestinienne, vient d’y entrer avec ses dix gardes du corps.La mission du cerbère moustachu le moins avenant et le plus craint des Palestiniens — en raison des tortures et brutalités dont son service s’est rendu coupable — eSt la même que celle qui l’avait conduit à Ramallah une heure plus tôt, laissant derrière lui un brasier encore fumant mais éteint Le colonel Rajoub est directement chargé par Yasser Arafat de faire cesser le feu, et de négocier l’évacuation en douceur des 42 Israéliens, soldats et colons juifs religieux, assiégés, depuis des heures, à l’intérieur de Naplouse.Une opération de sauvetage a bien Uiiih L'UOMO Lturope au jroDe au n jkÉascuhn • /VAnocirolli t t « 1,-carré Weslmounl Tét: 846-0260 Mœstrelli • Marzofto • Baumler • Cerruti et plusieurs autres Lundi-Mercredi 1 Oh à 18h Jeudi-Vendredi 1 Oh à 1 % Samedi lOh à 17h été tentée, en début d’après-midi, par des unités spéciales, mais elle a lamentablement échoué.Deux transports de troupes blindés hérissés de soldats et de mitrailleuses ont foncé dans la ville, tirant sur tout ce qui bougeait.Mais les policiers palestiniens ont répliqué, puissamment, et les rafales de leurs kalachnikovs ont fait reculer l’unité spéciale surannée.«C’est une vraie bataille qui s’est déroulée là», commentera plus tard le général Ouzi Dayan, commandant en chef de la région Centre en Cisjordanie occupée.Arafat a-t-il perdu le contrôle?Certains généraux Israéliens ont affirmé que Yasser Arafat avait partiellement perdu le contrôle de ses 30 000 à 40 000 hommes en armes.Ce n’est pas faux.Mais si l’opération de sauvetage à Naplouse a bien eu lieu, ce fut grâce à lui, par la négociation et à la faveur d’un couvre-feu général sur la ville que le chef de l’OLP a ordonné.Si les fameuses patrouilles conjointes israélo-palestiniennes dans les zones autonomes ont cessé depuis trois jours, la coopération n’a pas pour autant totalement cessé entre les deux parties.Deux heures plus tôt, devant le camp retranché des Israéliens autour d’un site religieux dénommé «la tombe de Youssef» — personnage biblique révéré par l’islam et le judaïsme, mais dont la tombe présumée est contrôlée par Israël à l’intérieur d’une ville autonome de 140 000 habitants arabes —, n’a t’on pas assisté à l’évacuation, par les soins d’un célèbre chef local du Fatah de M.Arafat, de deux soldats israéliens blessés?Est-ce le signe que tout n’est pas perdu pour le processus de paix?Car cette journée de feu et de sang du 26 septembre en Palestine laissera dans les consciences tant d’autres images.Par exemple, ce gamin de 15 ans tombé à Ramallah, sa dérisoire fronde en caoutchouc à la main.Ou ce came- Encore une fois, les armes automatiques face aux dérisoires jets de pierre raman palestinien tué d’une balle dans la poitrine tirée par un franc-tireur embusqué dans les collines et qui, deux secondes avant de sombrer dans le coma, nous assurait: «Ça va, ça va.» Ou encore ce jeune policier palestinien qui avait cru bon de se poster sur le toit d’un immeuble pour être à la hauteur des soldats israéliens qui avançaient dans les collines d’oliviers en tirant sur les jeteurs de pierres, et qui mourut haché menu sous le déluge de mitraille lâchée sans discontinuer, pendant 10 minutes, d’un hélicoptère Cobra.Ou cette jeune fille aux cheveux soigneusement camouflés par le voile blanc islamique et qui ne pouvait pas arrêter de pleurer dans le fracas des détonations.Quelle image retenir et transmettre de l’embrasement en cours?Un nouveau concept: la Mouwajaha Finie l’intifada de papa, le soulèvement de la jeunesse avec ses pierres.Mercredi, un nouveau concept est apparu dans le vocabulaire des médias et des dirigeants palestiniens: c’est la Mouwajaha, «l’affrontement».Chars d’assaut, hélicoptères de guerre, mitrailleuses lourdes.Au deuxième jour des combats, sans précédent depuis la guerre de 1967, qui ont eu lieu, pendant une dizaine d’heures, dans l’ensemble des territoires palestiniens, Tsahal, l’armée israélienne, a sorti les grands moyens.Face aux dérisoires jets de pierres, des milliers de jeunes émeutiers civils et aux armes automatiques légères employées à foison à Gaza, à Naplouse, à Ramallah, à Bethléem et ailleurs par plusieurs centaines de Palestiniens en uniforme, Tsahal a frappé dur.Elle n’a pas utilisé toute sa force, mais elle l’a montrée.Déployés pour la première fois dans les territoires occupés — à Naplouse, à l’entrée de Ramallah et à Gaza — depuis leur conquête militaire par Israël en 1967, les chars d’assaut n’ont pas tiré.Les hélicoptères Cobra, oui.Un peu partout Les combats les plus durs, le plus grand nombre de morts (24) et de blessés (140) ont été relevés dans la bande de Gaza.Même scénario que la veille et le jour même à Ramallah, Naplouse et ailleurs.Des milliers de jeunes munis de pierres se jettent sillies barrages israéliens.Il y a des morts, il y a la foule qui hurle sa rage et son impuissance et puis un, deux, vingt policiers palestiniens laissent éclater la leur et ouvrent le feu.M.Arafat, paraissant suivre plutôt que précéder le mouvement, a ordonné à sa police armée de «protéger le peuple, la nation et les acquis des Palestiniens».Mais, pour autant que l’on sache, cet ordre est tombé tard en fin de matinée, bien après que les tirs de riposte de ses hommes eurent commencé.La perte de confiance A Gaza, outre les barrages militaires, les gamins, puis les hommes en uniforme qui étaient jusqu’alors — tragique et inhumaine exigence des accords d’Oslo — chargés de les protéger, s’en sont pris aux colonies juives.Goush Katif, Netzarim, Kfar Dorom, Nitzanit.Noms qui sonnent aux oreilles palestiniennes comme autant de provocations, îlots de luxe fortifiés où vivent quelques centaines d’ultras — 5000 au total avec les femmes et les enfants — et qui occupent encore, avec les routes et les plages qui leur sont réservées, 40 % d’un territoire grand comme un mouchoir de poche (350 kilomètres carrés).Territoire partiellement autonome et qui, sur les 60 % de sa superficie restante, doit héberger un million d’Arabes, entassés pour moitié dans des camps de réfugiés sans eau potable, sans égout, sans travail et, surtout, sans la liberté de sortir de ce qu’ils appellent «la cage» depuis plus de six mois.Le gouvernement israélien a transformé «la terre de Palestine en champ de guerre», a commenté jeudi Mohamad Sobei, le représentant de l’OLP à la Ligue arabe.Ce qui est sûr, c’est que la politique menée depuis 100 jours par M.Nétanyahou a brisé ce qui fut le plus ardu à établir entre Israéliens et Palestiniens: la confiance minimale sans laquelle le processus de paix ne peut être conduit à son terme.line grève générale de 36 heures L’Argentine immobilisée CLÉMENT TRUDEL LE DEVOIR L'Argentine était pratiquement privée de transport, hier, sauf pour le métro de la capitale qui a maintenu les deux tiers de ses services.Les banques sont restées ouvertes, mais elles furent désertées par les clients et les commerces ont dû faire relâche, emboîtant le pas à une grève générale de 36 heures décrétée par la Confédération générale du travail (CGT).11 s’agit de l’affrontement le plus dur auquel ait dù faire face le président Carlos Menem en sept ans de pouvoir.Menem a choisi de minimiser l’événement qui a mené près de 100 000 manifestants, jeudi, aux portes de la Maison rose (le palais présidentiel): «Arrêt de travail touristique», «échec total», et de prévoir une plus grande affluence à la joute de soccer entre River et Boca, demain! Menem a une politique de «flexibilisation» des lois du travail que rejette carrément la CGT.Le Congrès argentin aura à en débattre en octobre.Il a un «bouquet» de mesures fiscales qui doivent frapper durement les Argentins dès lundi prochain, par le biais d’une hausse importante du prix de l’essence (27 %) et du gasoil (66 %) et par l’augmentation du coût du transport (de 10 à 20 %).Le ministre des Finances, Roque Fernandez, avant de se rendre à Washington, jeudi, pour y participer à la réunion du Fonds monétaire international (FMI), a déclaré n’avoir eu qu’un réflexe d’autocritique: «C’est que nous n’ayons pas adopté ces mesures plus tôt.» Il y a trois semaines, lors d’un congrès spécial, la CGT choisissait d’éloigner de la direction un inconditionnel du président Menem, Gerardo Martinez, pour lui substituer Rodolfo Daer, qui promit une lutte sans merci aux politiques néolibérales.Ce changement de cap a signifié le retour au bercail de la CGT des dissidents du MTA (Mouvement des travailleurs argentins) dont un militant, Juan Manuel Palacios, fut désigné secrétaire général adjoint de Daer.Le président Menem a confirmé hier qu’il était bien décidé à démanteler le système de couverture sociale mis en place par Juan Peron en 1945, et qui «freine aujourd’hui le développement de l’Argentine».La CGT aurait perdu près de huit millions d’adhérents en dix ans.La raison de sa radicalisation tient à une volonté de récupérer le malaise social et à la peur de perdre le contrôle d’un système qui représente un chiffre d’affaires de 2,5 milliards de dollars par an.L’Argentine fait face à un déficit budgétaire de 5 milliards de dollars en 1996.Le chômage dépasse les 17 % et le Parlement s’est prononcé avec réticence pour les mesures impopulaires de Menem.Le maire de Buenos Aires, Fernando de la Rua (du Parti radical), a demandé au président un «changement d’attitude politique».Le gouverneur (péroniste) de la province de Buenos Aires, Eduardo Duhalde — on le dit intéressé par la présidence en 1999 — a approuvé avec un important bémol la modernisation «menemiste»: «Le justi-cialisme (nom officiel du mouvement péroniste) ne peut d’aucune façon permettre la précarisation ni l’exploitation des travailleurs».C’était reprendre, en d’autres mots, la mise en garde émise dès mai dernier par l’écrivain Ernesto Sabato devant la détérioration des conditions sociales: «Est-ce cela, la révolution productive?Vouer à la misère les trois quarts des hommes qui ont 40 ans et plus?» Le président de la Banque centrale, Pedro Pou, affirme placidement pour sa part que la grève est «l’expression d'une démocratie en plein fonctionnement et c’est ahisi qu’on la perçoit à l’extérieur».Avec le service espagnol de l’AFP Dr.Robert Prescott &• Associés (Omnipraticiens) Liposuccion (Anesthésie locale) Greffes de cheveux au laser Traitement des rides au laser •Collagène *Varices ‘Obésité IKi2, Sherbrooke Ouest.Montréal jQjjébcc) I loi I 1K4 Tel.: (514) 935-6616 Fax: (514) 933-2104 DENTISTE DENTUROLOGISTE • Service de dentisterie esthétique • Service de chirurgie buccale ET IMPLANTS DENTAIRES (PAR SPÉCIALISTE) • Service de prothèse sur implant Dr Michel Lefort, D.M.D.Dr Pierre Arès, D.M.D.Guylaine Brouillette, D.D.1832 Sherbrooke ouest, Montréal, Qc H3HIE4 Tél.: 939-2600 _ I A 12 I, E |) E V 0 I li , L E S S A M E I) I 2 8 E T I) I M A N C II E 2 I) S E I’ T E M B H E I » !) (i LE DEVOIR ?ACTUALITES «Les Canadiens de partout auraient leur mot à dire» Mauvais temps AP ünê MENACE d’inondations à Phnom Penh, au Cambodge, où la crue des eaux risque défaire déborder le Mékong.En banlieue de la capitale, un résidant construit une digue en empilant des sacs de sable.EN BREF Une forme mortelle d’Ecstasy Ottawa (PC) — Une nouvelle forme potentiellement mortelle d’Ecstasy, une drogue très populaire dans les soirées de style «rave», est en vente dans les rues au Canada, a averti hier le ministère fédéral de la Santé.La GRC a saisi de petites quantités de cette nouvelle forme de drogue à Ottawa et croit qu’elle pourrait être en circulation ailleurs au pays.Plusieurs variantes d’Ecstasy ont été découvertes au Canada, mais cette dernière version combine le MDMA et le MDEA, mieux connus dans la rue sous le nom d’Adam et Eve.Cette Ecstasy est de deux à trois fois plus forte que les autres comprimés d’Ecstasy normalement en circulation au pays.Ce nouveau cocktail chimique est notamment responsable de plusieurs décès de «ravers» en Angleterre.Le petit comprimé de forme ronde peut se reconnaître grâce à l’oi-j seau frappé sur un de ses côtés et à l’entaille qui a été faite ; sur l’autre.Cette Ecstasy se vend environ 25 $.LUNDI TUne entrevue ! avec le muséologue Laurier Lacroix Tous connaissent son travail, ou tout au moins l’existence de , ce travail, mais bien peu connaissent son nom.Un exemple?C’est lui, Laurier Lacroix, le professeur de 1UQAM, qui a dirigé en tant que conservateur l’importante rétrospective consacrée à l’œuvre du grand maître Ozias Leduc, présentée l’hiver dernier au Musée des beaux-arts de Montréal et jusqu’à tout récemment au Musée du Québec.«Je me considère moins comme un théoricien que comme un historien et un diffuseur de l’art», affirme-t-il en entrevue à notre joumalis-i te Stéphane Baillargeon.A lire lundi dans Le Devoir.Les 50 ans de Periodica Periodica fête cette année ses 50 ans.Cette entreprise est bien connue des Québécois qui, grâce à elle, ont eu accès à une multitude de magazines et de publications internationales.Aujourd’hui, Periodica est reconnue comme une spécialiste des services documentaires et du multimédia Pour marquer l’événement, les lecteurs trouveront dans la présente édition un cahier à ce sujet Celui-ci porte la date des 21 et 22 septembre car il a été publié à cette date, bien qu’il soit encarté dans notre édition des 28 et 29 septembre.S.V.P.Assurez-vous que ce papier journal soit recyclé.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue de Bleury, 9P étage, Montréal (Québec), H3A3M9.E3 Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.Renseignements et administration: (514) 985-3333.Comment nous joindre?La rédaction Au téléphone (514) 985-3333 Par télécopieur (514) 985-3360 La publicité Au téléphone (514) 985-3399 Par télécopieur (514) 985-3390 Extérieur de Montréal 1-800-3634)305 (sans frais) Avis publics (514) 985-3344 Petites annonces (514) 985-3344 Les abonnements Au téléphone (514) 985-3355 du lundi au vendredi de 8h à 16h30 Par télécopieur Extérieur de Montréal U Denir «t publié du lundi au samedi [ situé au 2050.rue de BJeury.9 étage, Moi (514) 985-3390 1-800463-7559 (sans frais) m Le Devoir Inc.dont le siège social est ntréaL (Québec).H3A 3M9.Il est imprimé QM PARTENARIAT SUITE DE LA PAGE 1 nementales Stéphane Dion et de la ministre de la Citoyenneté et de l’Immigration Lucienne Robillard d’insister sur le refus catégorique du gouvernement fédéral de discuter de partenariat.«Une sécession doit être négociée.C'est toujours pénible, difficile, extrêmement incertain.Les possibilités que ça donne, au bout du compte, le partenariat dont rêvent les leaders indépendantistes sont nulles», a déclaré le ministre des Affaires intergouvemementales Stéphane Dion.Et encore faut-il que le fédéral accepte de discuter.Ses conditions sont claires.Il faudra que la question soit au goût d’Ottawa et que le vote dégage une majorité «décisive».«Nous avons établi clairement [jeudi] que nous devrons respecter une décision majoritaire décisive de la population du Québec une fois qu’elle est exprimée sur une question claire.La question sera: la séparation ou non.Rien entre les deux, pas de partenariat ou quoi que ce soit du genre.La séparation ou non, voilà la question honnête et claire qu’on doit poser», a insisté le ministre Rock.Pour imposer sa question, Ottawa a deux moyens à sa disposition: tenir son propre référendum ou adopter une président Najibullah.Des dizaines de milliers de personnes se pressaient hier à Kaboul pour voir les corps de l’ancien dictateur communiste et de son garde du corps, qui était aussi son frère, pendus en public à un réverbère du centre-ville par les milices talibanes, a constaté un correspondant de l’AFR Les corps ont été pendus sur la place Ariana, noire de monde, près de l’entrée du ministère de la Défense et du Palais présidentiel.Celui de Najibullah était recouvert de sang.Selon des informations non confirmées, il aurait été traîné derrière une jeep.Son garde du corps, Jabseer, avait la bouche remplie de billets de banque afghans.Les talibans les avaient emmenés jeudi soir du bâtiment de l’ONU, situé près de l’ambassade de France, où Najibullah était réfugié depuis son éviction par les moudjahidines en avril 1992.Premières décisions Dans la foulée de cette exécution, les talibans ont immédiatement formé un gouvernement provisoire, dont les premières décisions ont consisté à fermer les écoles de filles, à interdire le travail des femmes dans les bureaux et à rendre obligatoire le port de la barbe pour les hommes.La radio officielle de Kaboul a cité un décret du Haut-Conseil des talibans selon lequel les femmes ne devaient plus se présenter à leurs postes dans les bureaux jusqu’à nouvel ordre.Captée au Pakistan, l’émission demandait également à toutes les femmes de se couvrir le visage du traditionnel hidjab, le voile musulman, dès qu’elles quittaient leur domicile.Les talibans ont publié des décrets similaires dans toutes les zones qui sont tombées sous leur contrôle.L’année dernière, des émeutes avaient éclaté dans la ville occidentale de Herat pour protester contre ces mesures.Aujourd’hui, elles sont la loi du pays.Anciens maquisards afghans ayant repris des études coraniques après le départ des troupes soviétiques, les talibans ont proclamé un «État islamique d’Afghanistan» et disent vouloir faire appliquer strictement tous les préceptes de l’Islam.Offensive éclair La capitale afghane est tombée tôt hier matin, après une offensive éclair, aux mains des milices islamistes des talibans.Les forces loyales au premier ministre Gulbuddin Hek-matyar et au président Burhanuddin Rabbani n’ont opposé qu’une très faible résistance, a constaté le correspondant de l’AFP sur place.L’exécution de l’ancien président afghan a été condamnée par l’ONU qui la considère comme un assassinat Son enlèvement dans les bâtiments de l’ONU constitue une violation de l’immunité garantie par la loi internationale à tous les bâtiments de Ï’ONU dans le monde et son loi établissant, d’une part, les conditions nécessaires à la reconnaissance d’un vote référendaire (question, résultat, règles de participation) et, d’autre part, le cadre et les termes d’une éventuelle négociation.Interrogé à ce sujet, le ministre Rock a refrisé d’écarter un quelconque scénario.Et à en juger par le ton adopté par Allan Rock hier, certains choix paraissent arrêtés.Il parlait en effet comme s’il était convaincu de pouvoir imposer la vision fédérale lors d’un troisième référendum sur la souveraineté.«Il y aura une question claire, une discussion complète de toutes les conséquences, un processus juste et égal et une possibilité pour tous les Canadiens d’avoir quelque chose à dire concernant l’avenir de leur pays.» Pour remplir ce dernier engagement, il songe à permettre aux Canadiens d’intervenir dans la campagne référendaire et, a-t-il laissé entendre, de les consulter directement «Les Canadiens auraient ainsi le droit de s’exprimer pour tenter de persuader la population québécoise de rester», a-t-il dit en parlant de sa conception d’un processus référendaire équitable.Bien qu’il ait évité d’utiliser les mots «référendum panca- exécution sommaire jette un doute sur la volonté des nouveaux maîtres de la capitale de parvenir à la réconciliation et à la justice, a déclaré le chef de la mission spéciale de l’ONU en Afghanistan, Norbert Holl.Le chef des talibans, le mollah Mohamed Omar, a annoncé depuis son fief de Kandahar l’instauration d’un «système islamique complet» et appelé les Afghans fuyant les combats à regagner la capitale, garantissant leur sécurité.L’entré des talibans dans Kaboul a été annoncée par les haut-parleurs des mosquées de la ville.Quelques heures plus tard, un gouvernement intérimaire composé de six membres a été formé.Dirigé par le mollah Mohamed Rabbani, ce conseil comprend Mohamed Hassan, ancien chef de la province de Kandahar, le mollah Abdul Razzaq, en charge des questions militaires, Maulvi Ghyasuddin, un Ouzbèk originaire de la province de Faryab, le mollah Mohamed Fazil, en charge des affaires de sécurité pour les talibans, et le mollah Mohamed Ghaus, en charge des Affaires étrangères.Comme les Khmers rouges Le chef des talibans a demandé aux équipes de démineurs afghans et étrangers de se mettre au travail dès que possible et a appelé les commerçants afghans à approvisionner la capitale, assiégée depuis 11 mois par la milice islamiste.«La ville est calme ce matin.Elle était déjà calme hier soir.Les talibans sont entrés dans la ville calmement, comme les Khmers rouges à Phnom Penh», a indiqué le porte-parole du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Jôrg Stoecklin, après s’être entretenu avec les délégués du CICR sur place.Le CICR avait auparavant déclaré que la bataille de Kaboul avait fait plusieurs centaines de morts et blessés en deux ou trois jours et que les hôpitaux étaient débordés.Aucune scène de pillage n’a été enregistrée, a indiqué de son côté un correspondant de l’AFP sur place.Le chef des talibans a assuré que le nouveau pouvoir à Kaboul garantirait la sécurité des diplomates et des missions diplomatiques étrangères à qui il a demandé de coopérer.Le chargé d’affaires français, Didier Leroy, a quitté Kaboul dans la matinée.Parmi les cinq autres représentations diplomatiques permanentes à Kaboul (Iran, Inde, Indonésie et Turquie), seuls les Iraniens seraient encore présents dans la capitale afghane.Les Turcs ont confirmé depuis Ankara leur départ.A New York où il se trouve dans le cadre de l’Assemblée générale de l’ONU, le ministre adjoint des Affaires étrangères du gouvernement renversé, Abdul Rahim Ghafoorzai, a reconnu que «la milice des talibans contrôle désormais Kaboul».Dans un entretien téléphonique, il a indiqué que «le gouvernement afghan a décidé temporairement de replier son siège au nord» de la capitale.Le président Rabbani et son gouvernement sont maintenant installés près de l’aéroport de Bagram, à une cinquantaine de kilomètres au nord de Kaboul.nadien», il n’a pas nié qu’il l’envisageait «A l’avenir, peu importe la décision [des Québécois], les Canadiens de partout auraient leur mot à dire», a-t-il insisté.«Une fois que la population québécoise s’est exprimée par voie de référendum, tous les Canadiens devront pouvoir se prononcer afin de déterminer ce que nous entendons faire par la suite», a-t-il renchéri.Cette relance du plan B ne semble pas faire l’unanimité au sein du conseil des ministres.Ancienne ministre dans le cabinet de Daniel Johnson, Lucienne Robillard n’a pu cacher hier qu’elle ne partageait pas le sens des priorités de MM.Rock et Dion.«La question de la séparation du Québec a deux volets, un juridique, l’autre politique.En ce moment, nous tentons de résoudre la question juridique mais ça ne résout pas le problème politique.Cette question politique doit être résolue afin de convaincre les Québécois de choisir encore le Canada.Selon moi, c’est la chose la plus importante», a-t-elle déclaré.Le leader parlementaire du Bloc, Gilles Duceppe, a soutenu que le fédéral voulait imposer un carcan impossible au Québec pour l’empêcher de faire sa souveraineté.A son avis, il faut prendre au sérieux la possibilité qu’Ottawa tienne un référendum pancanadien et présente une loi pour encadrer le processus de sécession.La défense veut se rendre en Suisse PRESSE CANADIENNE Le juge qui a été saisi de la poursuite intentée par Brian Mulroney contre le gouvernement fédéral a déclaré hier qu’il allait étudier la requête déposée par les avocats de la défense qui désirent tenir une audience en Suisse pour interroger un témoin clé.L’avocat de la défense Claude-Armand Sheppard a soutenu que ce voyage en Suisse s’avérait nécessaire pour recueillir le témoignage de Pascal Gossin, un haut responsable des forces policières suisses qui a reçu une lettre du gouvernement fédéral à propos de l’ancien premier ministre canadien.Les avocats de Brian Mulroney ont répliqué que cette requête était inutile.Ils ont affirmé que M.Gossin pourrait facilement venir témoigner au Canada.Les allégations de pots-de-vin que contenait la lettre envoyée par Kimberley Prost, une avocate du ministère de la Justice, ont poussé M.Mulroney à intenter une poursuite en diffamation.Le procès doit commencer le 6 janvier.Le juge de la Cour supérieure du Québec André Rochon, qui a conduit l’enquête au préalable dans cette affaire, n’a pas précisé à quel moment il allait faire part de sa décision sur ce voyage en Suisse.M1 Sheppard a déclaré que M.Gossin, qui s’occupe de toutes les demandes d’information concernant des causes criminelles en provenance d’Amérique du Nord, pourrait décrire de quelle façon les autorités suisses ont traité la demande d’Ottawa.La lettre, écrite en allemand, alléguait que l’ex-premier ministre avait reçu jusqu’à cinq millions en pots-de-vin en 1988 à la suite de deux ventes d’armes et de l’achat par Air Canada de 34 appareils Airbus, un contrat évalué à 1,8 milliard.M.Mulroney a toujours nié quelque malversation que ce soit, tout comme deux autres personnes nommées en rapport avec cette affaire, l’homme d’affaires germano-canadien Karlheinz Schreiber et le lobbyiste Frank Moores, un ancien premier ministre conservateur de Terre-Neuve.Gérald Tremblay, l’avocat en chef de Brian Mulroney, a indiqué qu’une audience en Suisse ne serait appropriée et qu’il n’y avait aucune preuve que M.Gossin ne voudrait ou ne pourrait pas venir au Canada.«Peu importe ce que Gossin a fait, cela ne change rien au fait qu’il y a eu une fuite», a plaidé M.Tremblay, en référence aux reportages du réseau télévisé CBC, du Financial Post et du magazine allemand Der Spiegel.Il a expliqué en entrevue que quiconque adressant une demande d’information comme Mme Prost l’avait fait se doit d’éviter d’utiliser des expressions diffamatoires parce que de telles lettres sont destinées à être éventuellement rendues publiques.La lettre du ministère de la Justice demandait aux autorités helvétiques de l’aider à obtenir l’accès à des comptes bancaires suisses.STEREOTYPES «Plus on adhère au stéréotype, moins le résultat scolaire est élevé» SUITE DE LA PAGE 1 un long questionnaire à quelque 2200 élèves de la troisième secondaire, des élèves de 14,15 ans provenant de 24 écoles à travers le Québec, pour vérifier leur perception de l’école.Les chercheurs ont également identifié un certain nombre de stéréotypes sexuels, reconnus comme tels dans plusieurs recherches internationales, et les ont soumis aux élèves pour vérifier I leur degré d’adhésion à ces stéréotypes.Plusieurs de ces stéréotypes sont ancrés depuis longtemps dans les mentalités.Par exemple, ajoute-t-il, le fait de considérer que «les filles sont plus intuitives et les garçons plus débrouillards».L’enquête soumettait aux élèves 42 énoncés représentant des stéréotypes masculins et 39 énoncés illustrant des stéréotypes féminins.Selon les résultats obtenus, les énoncés stéréotypés qui s’adressaient aux filles ont suscité leur adhésion dans une proportion de 44 %, et les énoncés qui s’adressaient aux garçons ont suscité l’adhésion de ces derniers dans une proportion de 88%.Les chercheurs ont également pu explorer j une autre réalité: dans 40 % des cas, autant chez les filles que les gars, les stéréotypes sont aussi liés à des idées qui circulent dans le milieu familial.Puis les chercheurs ont comparé les résultats obtenus avec les résultats scolaires de l’année I précédente en français et en mathématiques, divisant leur échantillon en trois sousrgroupes, les I forts, les moyens et les faibles.C’est id que se dégage le Ben entre la réussite scolaire et le stéréotype.«Assez systématiquement, expfique M.St-Amant, plus on adhère au stéréotype, moins le résultat si :olaire est eleve.» De façon plus raffinée encore, les chercheurs constatent que tant les filles que les garçons qui ont les notes les plus faibles adhèrent le plus aux stéréotypes.Ceux et celles qui ont les notes les plus fortes adhèrent le moins aux stéréotypes.Mais la relation entre le degré d’adhésion et le niveau de réussite scolaire est toujours présent, dans un écart où les filles ont toujours tendance à adhérer moins aux stéréotypes.Jean-Claude St-Amant croit qu’il est tout à fait possible de développer des stratégies de réussite scolaire pour combattre les stéréotypes, stratégies qui pourraient aider les garçons.«On doit libérer les jeunes de certaines images préfabriquées qui les éloig>ient de l’école, dit-il.Certains pensent que l’école devrait mieux s’adapter au comportement différent des garçons et à leur rythme d'apprentissage.Moi, je dis: si les garçons ont tendance, par exemple, à remettre des travaux de classe plus brouillons, moins soignés que les filles, est-ce que l’école doit l’accepter?Est-ce qu’on rendrait service aux garçons en baissant nos exigences par rapport à ce qu'on leur detnandera sur le marché du travail?Je ne le crois pas.» D’autres chercheurs estiment que les filles réussissent mieux à l’école parce qu’elles reproduisent mieux les exigences de l’école (minutie, disdpline, respect des consignes et de l’autorité, etc.).En fait, ces chercheurs laissent entendre que les filles réussissent mieux justement parce qu’elles reproduisent mieux les stéréotypes! L’étude du groupe de l’Université laval va évidemment à l’inverse de cette dernière idée.Et c’est une étude qui sera probablement très discutée.Poussant leur travail un cran plus loin, les chercheurs ont même publié cette semaine un guide d’intervention assorti d’exercices pratiques s’adressant aux jeunes du troisième secondaire, afin de combattre, justement, les modèles de sexe.Un champ de recherche en pleine expansion PAUL CAUCHON LE DEVOIR Visiblement, la recherche sur les différences scolaires entre garçons et filles passionne de nombreux chercheurs, et elle est en pleine expansion.Pierrette Bouchard et Jean-Claude St-Amant procédaient cette semaine au lancement de leur livre dans le cadre d’un colloque sur la recherche féministe dans la francophonie, qui se tenait à Québec.Une autre chercheure de l’Université Laval, Claudette Gagnon, venait présenter dans le cadre du même colloque les premiers résultats d’une thèse de doctorat quelle poursuit en administration scolaire, une enquête qualitative menée auprès de 12 groupes de 5' année du primaire dans deux écoles de Québec.Mme Gagnon s’intéressait particulièrement aux attitudes des filles fortes provenant de milieux défavorisés, pour comprendre leur fonctionnement à l’école.Mme Gagnon constate que les filles aiment d’abord l’école comme lieu d’apprentissage.«Elles aiment apprendre des connaissances, elles aiment apprendre à apprendre, elles font même des travaux scolaires non demandés, alors que les garçons apprécient plutôt l’école pour son aspect ludique: le sport, la récréation, l’éducation physique, l’ordinateur», explique-t-elle au Devoir.Mme Gagnon constate aussi que l’école est un lieu de forte compétition, mais que cette compétition présente des accents particuliers selon le sexe.«Les filles comparent sans cesse leurs notes entre elles, elles sont en compétition entre elles, alors que les garçons vont souvent se contenter de résultats plus faibles.La compétition est plus présente pour les filles dans les classes, mais elle est plus présente pour les garçons dans la cour de récréation.» Autre donnée frappante: «Les filles vont s’associer entre elles selon le calibre scolaire, soutient-elle, et les filles plus faibles vont chercher à s’associer avec des filles qui ont de meilleurs résultats scolaires, alors que les garçons ont tendance à s’associer entre eux par champs d’intérêt, indépendamment des résultats scolaires, des intérêts comme le sport, un hobby, le Nintendo.» Les constatations de Mme Gagnon risquent de décevoir ceux qui rêvent d’un monde égalitaire où les stéréotypes seraient exclus: de façon générale, explique-t-elle, «les garçons qui sont très bons à l’école seront acceptés par leur groupe seulement s’ils réussissent aussi bien en sport, ou s'ils sont capables de défier l'autorité».KABOUL Les femmes sommées de ne pas rentrer au travail SUITE DE LA PAGE 1 L’affaire des Airbus C 12 I.E I) E VOIR, I, E S S A M E I) I 2 8 E T I) I M A N C II E 2 !» S E I’ T E M B li E I !» !»
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