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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier D
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1996-10-12, Collections de BAnQ.

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?LE ?Le roman québécois Page D 3 Le feuilleton Page D 5 ?il ft I L Chen Zhen Page D 8 La grille télé du week-end Page D9 Formes Page D 10 I.E I) E VOIE I, E S S A M E I) I E T I) I M A N C II I :j 0 (' T O H 11 E I !) Il (I Le temps du Québec Une vingtaine d'écrivains québécois débarquent en France CHRISTIAN RIOUX CORRESPONDANT DU DEVOIR A PARIS Les Français n’ont pas coutume de dérouler le tapis rouge aux écrivains Québécois.Certes, les auteurs de chez nous ont leur place à Paris.Ils en occupent même une plus grande que leurs collègues belges ou suisses généralement noyés dans le flot littéraire hexagonal.Mais on parle d’eux surtout lorsqu’ils vivent dans la capitale, se dénichent un éditeur parisien, jouent la carte folklorique ou finissent, avec le temps, par faire partie du jet set littéraire.En librairie, il est encore plus facile de dénicher un rayon de livres Slovènes qu’une section d’ouvrages québécois.D’ici deux semaines, on risque pourtant de parler de littérature québécoise jusque dans les coins les plus reculés de France.Dix-huit écrivains du Québec vont sillonner le pays pendant deux semaines et arpenter les librairies, les bibliothèques, les écoles, les cafés littéraires, les universités et même les péniches de la Seine pour parler bien sûr du Québec, mais surtout du monde qu’ils mettent en scène dans leurs livres.Pour peu qu’il fréquente régulièrement une librairie ou une bibliothèque, le lecteur français aura donc de bonnes chances de croiser un écrivain ou au moins une présentation de livres québécois.Peu d’événements médiatiques sont prévus, à part quelques enregistrements sur France Culture.Par contre, les auteurs québécois pourraient avoir droit du 21 au 25 octobre à un kiosque au beau milieu de la place Saint-Germain-des-Prés, à Paris, pour informer les badauds et présenter la littérature québécoise.Au moment d’aller sous presse, la ville de Paris n’avait cependant pas encore donné son autorisation.Cet engouement soudain pour une littérature francophone étrangère est une première.L’événement s’inscrit dans Le Temps des livres, deux semaines pendant lesquelles environ 4000 manifestations sont organisées en France pour faire la promotion du livre sur le thème général de L’imagination.Cela va de l’animation dans les hôpitaux à une ballade sur l’Orient Express pendant laquelle 24 écrivains auront 24h pour écrire un roman de 24 pages.L’événement québécois accapare environ 70 000 dollars sur un budget total de plus d’un million.On pourrait dire que le thème de cette année convient particulièrement bien à la littérature québécoise.Mais, la petite histoire de cette invitation est plus prosaïque.Le projet est né au printemps dernier alors que neuf écrivains canadiens-anglais sillonnaient la France dans le cadre des Belles Étrangères, une manifestation destinée à promouvoir la littérature en langues étrangères.Une première québécoise Pour ménager la chèvre et le chou, le ministre de la Culture Philippe Douste-BIazy décida d’inviter les Québécois à l’automne.Ce faisant, il créait une première puisque Le Temps des livres, né en 1989 à l’initiative du socialiste Jack Lang (qui l’avait baptisé La Fureur de lire), n’avait encore jamais lancé de telles invitations.Au Centre national du livre, on laisse entendre qu’une autre littérature francophone pourrait avoir droit l’an pro VOIR PAGE D2: QUÉBEC % - m l ».47JL £ t, - m w .WW m v 5 ‘ %, wt 1 §1*1 V ' mmm ¦ Æm l ¦ SK ,dàS Deux écrivains, une seule œuvre.François Ricard et Gabrielle Roy étaient unis par une indéfectible amitié.Plus qu’une simple biographie, l’ouvrage né de leur rencontre ajoute à l’œuvre.Ricard a chassé ses démons théoriques et pris modèle sur Gabrielle Roy pour, à son tour, se faire écrivain et construire un récit qui rejoint le grand public sans pour autant sacrifier à la rigueur.PIERRE CAYOUETTE LE DEVOIR Gabrielle Roy suscitait une forme d’attachement très particulier.Peu d’écrivains ont éveillé de tels sentiments.Tant pour l’œuvre que pour la personne, plusieurs lecteurs éprouvaient envers elle une affection particulière, un amour indescriptible, comme si Gabrielle Roy avait été quelqu’un de la famille.Chacun porte son souvenir.Moi, je revois ma mère, enseignante — une «Roy» par surcroît.—, relisant Ces enfants de ma vie avec respect et admiration, dans les derniers jours de sa vie, s’émerveillant de cette prose sans pareil et de cette remarquable puissance d’évocation.La mort de la romancière, en 1983, n’a pas éteint ce lien affectif.Au contraire, elle l’a ravivé.Sans aucun doute, la publication de cette rigoureuse et généreuse biographie de François Ricard entretiendra la flamme et devrait inciter de nombreux lecteurs à retourner — ou à se tourner — vers l’œuvre de l’auteur de Bonheur d’occasion.«Il y a une vieille théorie qui dit que, quand un écrivain meurt, il entre dans un purgatoire qui peut durer dix, vingt ou même cinquante ans.S’il en sort, il est assuré de l’immortalité.Sinon, il sombre à jamais dans l'oubli.Yves Thériault est dans une sorte de purgatoire, comme ça.Jacques Ferron l’est un peu, tout comme Hubert Aquin.Gabrielle Roy?Jamais.Jamais il n’y a eu de purgatoire pour elle.La publication de La détresse et l’enchantement, après sa mort, explique en partie ce phénomène.Ce livre l’a rendue très présente et a amené les gens à lire ses autres romans.Mais il y a sans doute plus», constate son biographe François Ricard.«On l’a longtemps vue comme une romancière sociale.Aujourd’hui, des féministes la redécouvrent — alors que longtemps elles avaient été très dures envers elle qui célébrait la maternité —.On voit maintenant dans son œuvre les thèmes du métissage, de l’interculturel, de l’immigration, de l’amêricanité, tous des thèmes très actuels.C’est le signe d’un grand écrivain.Son œuvre traverse les époques et peut être vue sous divers angles, répondre à diverses attentes», ajoute-t-il.L’amitié entre Gabrielle Roy et François Ricard remonte à 1973.Cette année-là, le jeune professeur d’université entreprenait sa recherche en vue d’un ouvrage sur la romancière qui allait paraître chez Fides en 1975.Ricard lui a d’abord écrit pour obtenir certains documents.Il s’est rendu chez elle.Ils ont dès lors développé une réelle amitié.Ricard la visitait souvent dans son refuge de Petite-Rivière-Saint-François, lui téléphonait Ils s'écrivaient «J’étais aussi son relais, son antenne avec le monde littéraire.J’étais à la revue Liberté, j’œuvrais dans l’édition.Ses relations avec les journalistes, avec les éditeurs, ça passait pas moi.VOIR PAGE D2: GABRIELLE ROY LIBERTE [TAIT IX MON» La revue QUI DONNE À LIRE LIBERTÉ 227 octobre 1996 120 pages 6$ En vente partout où on aime les livres A1C I.K I) K V (MH.I.K S S A M K DI 12 K T I) I M A N (' Il E I A 0 (' T 0 l< H E I I) !) (I I) 2 QUÉBEC Un impact difficile à évaluer LIVRES - GABRIELLE ROY Entre le bonheur et Vamertume SUITE DE LA PAGE D 1 chain aux mêmes honneurs, sans pouvoir préciser laquelle.En pratique, les Québécois pourraient être les premiers et les derniers invités.Difficile d’évaluer l’impact réel de ce genre de manifestations, dit la commissaire générale de l’événement, Monique Michelin.Tout au plus a-t-on pu mesurer une augmentation des inscriptions dans les bibliothèques à cette occasion et une fréquentation un peu plus forte des librairies lors de raz-de-marée médiatiques.Les libraires se plaignent d’ailleurs que l’on ait étendu Le Temps des livres sur deux semaines plutôt que de le concentrer sur une fin de semaine.Il est donc illusoire de s’attendre à ce que des auteurs pour la plupart introuvables sur la place de Paris voient soudain la courbe de leurs ventes augmenter radicalement en France.Un relevé fait il y a déjà quelques temps à la FNAC des Halles (une des plus grandes librairies de Paris) par le directeur de la Librairie du Québec à Paris, Robert Beauchamp, n’avait pas permis de découvrir plus de 12 titres québécois.Reste que ce genre d’événements «contribue à ce que les différents acteurs du monde du livre se connaissent davantage, travaillent en commun et prennent l’habitude de collaborer davantage», explique Monique Michelin.Qui sait si une conférence à Dijon ou une lecture publique à Caen ne sera pas le point de départ d’une carrière littéraire fulgurante en France.Quant aux autres qui n’auront pas cette chance, ils pourront toujours trouver dans ce voyage matière à meubler un prochain roman, Les invités Cette chance ou cette décision est maintenant celle donnée aux invités: Yves Beauchemin, Claude Beausoleil, Lise Bissonnette, Marie-Claire Blais, Louis Caron, Jean Charlebois, Jean-Paul Daoust, Denise Desautels, Christine Duchesne, Suzanne Jacob, Marie Laberge, Dany Laferrière, Rachel Leclerc, Madeleine Monette, Pierre Morency, Stanley Péan, Monique Proulx et Yolande Villemaire.La revue de la nouvelle INDIVIDU INSTITUTION Canada 20 $ Canada 25 $ Étranger 25 $ Étranger 30 $ 1 AN/4 NUMEROS (T.T.C.) 2 ANS / 8 NUMEROS (T.T.C.) L'ABSCHCe 3 ANS J12 NUMEROS (T.T.C.) INDIVIDU INSTITUTION Canada 35 $ Canada 45 $ Étranger 45 $ Étranger 55 $ INDIVIDU INSTITUTION Canada 50 $ Canada 70 $ Étranger 70 $ Étranger 80 $ \ Nom Adresse Ville Code postal Tél.Ci-joint: Q Chèque ?Mandat postal ?MasterCard Q Visa No Exp.Signature Date Retourner à : XYZ.La revue de la nouvelle • 1781.rue Saint-Hubert Montréal (Québec).H2L 3ZI°oTél.: 525‘.2l.7fi • Téléc.: 525:75.37 Anna braille CMC shot (Elle a beaucoup ANNA BRAILLE \ ENE SHOT (Elle a beaucoup pleuré) Un essai sur le langage parlé des Québécois LANCTOT - W ÉDITEUR Ffançois Ricard ft/oy r«i /»/» » rapports Ixmunrs-fonwnfs inèrtfrfil* ptrrrvfillc* cm Exprimer son potentiel créateur au-delà des complexes parentaux Salle Pierre-Mercure Centre Pierre-Péladeau 300.boul.deMaiionneuveE*t, Montréal SrueSanguinet/HEJerri-UQAM Billets: 12,50 $ (taxes et redevance en sus) en vente au (514) 987-6919 ou 1-800-361-4595 E S T - S E L L E R S LIBRAIRIE HERMÈS ROMANS QUEBECOIS 1.ANNABELLE, Marie Laberge - éd.Boréal 2.ERRANCES, Sergio Kokis - éd.XYZ 3.LA VIE ENTIÈRE, Pierre Morency - éd.Boréal «r ESSAIS QUÉBÉCOIS 1.L'AMOUR EN GUERRE, Guy Corneau - éd.de l'Homme 2.HISTOIRE POPULAIRE DU QUÉBEC T.3, Jacques Lacoursière - éd.Septentrion 3.AH!., Suzanne Jacob - éd.Boréal «r ROMANS ÉTRANGERS I.LA PLUS QUE VIVE, Christian Bobin - éd.Gallimard 2.TRAILERPARK, Russell Banks - éd.Actes Sud 3.LE MONDE À PEU PRÈS, Jean Rouaud - éd.Minuit 4T ESSAIS ÉTRANGERS 1.LA TRAHISON DES LUMIÈRES, Jean-Claude Guillebaud - éd.Seuil, coll.Points 2.ENTRE MYTHE ET POLITIQUE, Jean-Pierre Vernanl - éd.Seuil 3.LÉO FERRÉ, UNE VIE D'ARTISTE, Robert Belleret - éd.Actes Sud w LIVRE JEUNESSE I.DE LA PETITE TAUPE QUI VOULAIT SAVOIR QUI LUI AVAIT FAIT SUR LA TÊTE, W.Holzwarth/W.Erlbruch - éd.Milan «r LIVRES PRATIQUES 1.CUISINE AMÉRINDIENNE.Françoise Kayler/André Michel - éd.de l'Homme 4T LE COUP DE COEUR 1.UN PAYSAGE DE CENDRES.Elisabeth Gille - éd.Seuil 1120, av.Laurier ouest, Outremont H2V 2L4 274-3669 MfUMOBTaOttCMKW H TANTE TRACAS Ysm chanceté.Une leçon qui vaut autant pour les enfants que pour les parents aux prises avec les caprices de M.et Mme Tracas junior.DRÔLES DE PETITES BÊTES Texte de Joanne Oppenheim illustrations de Ron Broda, Scholastic 1996,30 pages Drôles de petites bêtes est.un drôle de petit livre.Sans être une œuvre de fiction, il n’est pas non plus un véritable ouvrage documentaire.En effet, plutôt que de privilégier une approche scientifique, les auteurs ont choisi de nous faire partager leur fascination pour l’étonnante variété de formes et de couleurs déployée par le monde des insectes.Brillants, poilus, gracieux ou effrayants, chaque page nous révèle un des aspects fantastiques de cette faune miniature.On pourrait presque classer cet album parmi les livres d’art tellement les reproductions en papier sculpté peint à l’aquarelle sont époustouflantes.Pour être splendide, ce livre n’en est pas pour autant dénué de contenu.Au fil des pages, le texte fournit quelques renseignements sur la vie des petites bêtes, et comme un repentir, à la fin du livre, à même le carton de la couverture, on retrouve le nom des insectes représentés.MINI EST LA MEILLEURE Christine NôsÜinger, Hachette Jeunesse Bibliothèque Mini-Rose, 1996 70 pages Mini a six ans et une tête de plus que ses camarades de classe.Dans Mini est la meilleure, la grande fillette s’est mis en tête de se trouver un talent particulier.Quelque chose qu’elle saurait faire mieux que les autres et qui la démarquerait du groupe.Après quelques essais infructueux, Mini trouve enfin sa vocation lorsqu’elle doit remplacer à pied levé le rôle principal dans le spectacle de l’école.A la fois déterminée et inquiète, Mini saura conquérir le cœur des lectrices débutantes par son dynamisme et son humour.C’est donc avec plaisir qu’elles la retrouveront dans Mini et Max le chat, paru simultanément, dans la même collection.CAÏUS ET LE GLADIATEUR Henry Winterfeld, Livre de Poche Jeunesse Junior, 1996,255 pages Une enquête policière dans la Rome de Tibère, voilà ce que propose ce étonnant roman.Càïus et ses six cama rades sont des disciples de maître Xan thos, un mathématicien de renom qu sert de précepteur aux fils des riche: patriciens romains.Pour le cinquanliè me anniversaire de leur maître, le: élèves décident de lui offrir un esclave Mais ce n’est pas l’idée du siècle D’abord parce que Xanthos refuse 1< présent pour des raisons philoso phiques, ensuite parce que l’esclave acheté à rabais, est recherché pas de: individus louches, dont un ancien gla diateur, borgne et brutal.De mau vaises surprises en périls évités de jus tesse, de déductions logiques en rai sonnements mathématiques, la classt et son maître parviennent à mettre ; jour et à déjouer un complot ourd contre le sénateur Vinirius, le proprt père de Càius.L’Histoire avec un gram «H» et la vie quotidienne en Rome an tique se déploient en arrière-plan san: trop alourdir le déroulement de l’ac tion.Il faut quand même avoir la têt* bien accrochée pour suivre les nom breux rebondissements qui survien nent à plus d’une douzaine de person nages, dispersés aux quatre coins d< Rome.Ce roman traduit en plusieurs langues s adresse aux plus de dix ans.Carole Tremblay I.Y.I) Y.V OIK.I.K S SA M K I) I 12 K T I) I M A X ( Il Y.I A O (' T O II II V.I !l il •; v • -«§! £v%; m ¦ ' ’• !¦ X*‘ -v'; ' •’ > V »., •¦•'¦.-•'• ¦ ¦ _______________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________ ______________________________________: Récemment à Montréal, nombre de galeries de la famille des centres d’artistes autogérés se sont dessiné de nouveaux espaces Au musée comme à la maison?Peut-être pas tout à fait, mais quand même.Lorsque, chez soi, on cherche un pan de mur, une étagère de bibliothèque, la niche ou la surface parfaite pour mettre en valeur une œuvre d’art, une image ou un objet, on peut se prendre la tête à considérer les mille possibilités, sinon à se heurter au manque total d’idées.Bien plus souvent qu’autrement, le dilemme se pose aussi chez ceux qui conçoivent des espaces d’exposition.Car ils sont bel et bien pensés, ces lieux, toujours les mêmes, mais polyvalents, qui toutes les trois semaines ou tous les trois mois reçoivent de nouvelles œuvres à présenter.Et à chaque «arrivage», son univers comme ses besoins.Et s’il en est qui doutent toujours de l’impact de l’espace et de la présentation sur les œuvres d’art, il suffit de choisir une exposition itinérante et de la visiter en des lieux différents.Je vous assure que vous serez vite convaincus que la grandeur de la salle, la qualité de la lumière comme son intensité, la hauteur des plafonds, la couleur des cimaises et du plancher, les matériaux de construction utilisés, sans parler de la disposition des œuvres dans l’espace, affectent considérablement la façon dont vous recevez une exposition.Une œuvre d’art est unique, mais elle n’est jamais nulle part.Cela dit, le principe moderniste du cube blanc a eu ses effets.L’espace d’exposition, neutre le plus possible, qui cherche à disparaître derrière l’art qui l’habite, fut longtemps un idéal pour les conservateurs de musées, directeurs de galeries et, surtout, pour les artistes qui, le temps d’une exposition, deviennent rois des lieux.D’ailleurs, aujourd’hui encore, plusieurs se rallient à cette idée.Pour tout dire, dans le cas de galeries ou centres d’exposition qui ne bénéficient ni de la main-d’œuvre ni du budget des grands musées, le caractère plus ou moins neutre de leurs salles, leur dépouillement tout blanc, relève souvent du pragmatisme.la programmation et à la diffusion, était d’avoir un espace qui avait de l’air et de la lumière; on ne voulait pas de chapelle fermée!» Si la formule petite salle-grande salle vaut aussi pour Skol, comme d’ailleurs pour nombre de galeries montréalaises, son espace principal ne répond en rien à l’idéologie du carré sans aspérités.Briser le volume géométrique était aussi au programme du design de ce centre qui privilégie tout particulièrement le travail tentaculaire que sait être l’installation.«On a voulu créer un espace-parcours avec des murs non alignés, explique M.Roy, un lieu où tout ne serait pas d’emblée donné à voir et qui inciterait les visiteurs à s’avancer, à découvrir.» Quant à la Place Ville-Marie, bien droite de l'autre côté de la grande fenêtre de cette lumineuse gale rie, le coordonnateur n’en prend pas ombrage.«J’aime bien la voir, dit-il, elle nous rappelle qu’une galerie existe parmi d’autres choses dans le monde.L’art avec une vue sur la vie, ce n’est pas si bête.» Pour sa part, nichée dans une ancienne manufacture de textile contiguë au boulevard Saint-Laurent, la galerie Clark s’est réellement refait une beauté.Si le lifting est modeste, le cachet, lui, en met plein l’atmosphère.«Le cube blanc, on n’y tenait pas vraiment», dit l’artiste Benoit Bourdeau qui, avec son confrère Arthur Munk, a réalisé les plans du nouvel espace Clark.«Tant qu’à être dans les vestiges d’un édifice industriel, on a choisi de les mettre en valeur, poursuit-il, par exemple de poncer le plancher, mais pas trop; de façon à conserver sa patine, comme les enfoncements créés par les ouvriers qui se promenaient autrefois entre les métiers à tisser.» «Le principe était de rendre l’espace plus fonctionnel, d’en gagner surtout.Et comme le périmètre extérieur de la galerie, on ne pouvait évidemment pas y toucher, il a fallu agrandir par en dedans», explique M.Bourdeau.Ce qui a valu principalement un déplacement de murs et un alignement Récemment à Montréal, nombre de galeries de la famille U SALLE 2 veaux espaces.Ils furent conçus et, dans certains cas, réalisés par les artistes eux-mêmes.Pour les galeries La Centrale et Skol, le besoin est né de leur participation au déménagement collectif d’organismes artistiques au 5‘‘ étage de l’édifice Alexander, rue Sainte-Catherine.Quant à la galerie Clark, ouverte depuis 1989, l’envie de se donner un second souffle, comme de maximiser l’espace — à l’origine un atelier d’artiste —, fut le moteur de sa récente réhabilitation.«En règle générale, explique l’artiste et coordonnatrice à la programmation de La Centrale, Elaine Frigon, qui, par ailleurs, a conçu le nouvel espace de cette galerie, les centres d’artistes sont locataires et, par conséquent, lorsqu’il est question de modifier leurs salles, ils sont limités par les contraintes architecturales de l’édifice qu’ils habitent».Que la modestie des moyens de ces centres rende peu probable leur recours aux services de designers et d’architectes a aussi ses atouts.«Chose sûre, dit Mme Frigon, on ne risque pas une de ces légendaires confrontations avec la visipn d’un architecte.» À La Centrale, dont l’espace alloué aux œuvres comporte une grande salle rectangulaire adjacente à une seconde, plus petite — réservée surtout aux projets art et ordinateur —, le contrôle de la lumièrç fut au premier rang des considérations dans les plans d’Elaine Frigon.«Ces dernières années, plusieurs artistes que nous avons exposés travaillent avec des projections vidéo ou de diapositives et souhaitaient que leurs œuvres n’aient pas de relation avec l’extérieur.Dans l’ancienne galerie, la solution était d’ériger un mur amovible devant les fenêtres.Compte tenu du fait que nous allons continuer à privilégier les productions multimédias, nous avons décidé d’attribuer la totalité de l’espace côté corridor ata expositions et de réserver les fenêtres pour les bureaia.» Chez les voisins de pallier de La Centrale, le son de cloche est tout autre.«Ce qui nous importait le plus, dit Daniel Roy qui fut maître d’œuvre de la nouvelle incarnation de Skol où il est coordonnateur à ^ Corridor Entrée / - Salle médi Salle médiatiquo ,4 m/ 21* f 7,3 m / 24' U " 4,7 m /15'-4“ Accueil Rue Sfe-Catberine SALLE 1 BUREAU de portes.L’espace, effectivement, semble nettement plus vaste, mais il y aussi que l’esprit des lieux a gagné en convivialité.Il faut voir la rangée de fenêtres hautes qui, autrefois obstruée par une cloison qui y était presque toujours, laisse aujourd’hui passer la lumière du jour.Avec une programmation qui ne privilégie aucune discipline en particulier, la galerie Clark mise à la fois sur la polyvalence de ses nouveaux locaux et sur la prévoyance de leurs exposants.«Il me semble que le travail de l’artiste implique aussi sa capacité de produire des œuvres adaptables, qui peuvent être présentées un peu partout», dit Benoit Bourdeau.«Iœs particularités du plan d’une galerie deviennent en quelque sorte des outils de travail pour les artistes», ajoute Arthur Munk, qui raconte qu’il y a quelques années un artiste s’était même servi de leur plafond comme surface d’accrochage.L’ESPACE IDÉAL ?PLAN DE LA GALERIE CLARK Selon Pierre Théberge, directeur du Musée des beaux-arts de Montréal, l’espace d’exposition idéal tient de l’utopie.«Il n’y a jamais d’espace neutre, dit-il.On peut en théorie avoir la plus belle salle au monde, avec les mètres carrés de cimaises qu'il faut, la hauteur des plafonds souhaitée et un lux d’éclairage parfait, puis rater une exposition parce qu'on l’a mal présentée.» Aux dires du directeur, c’est entre autres la capacité de résoudre les contraintes de la rencontre entre les œuvres et la salle qui détermine la réussite d’une exposition.«L’espace, vous savez, c’est quelque chose de très délicat.Dès qu’on pose même une épingle au sol, une salle entière peut être bouleversée.Pour chaque nouvelle exposition, l’aménagement des salles est un exercice sensible qui relève beaucoup de l’intuition.Je ne crois pas qu’il existe de grille normative qui puisse être appliquée à une salle d’exposition.Le travail de présentation des œuvres est difficile et toujours à recommencer; mais c’est peut-être heureux ainsi, autrement on tomberait dans la facilité et, qui sait, dans la paresse.» CENTRE CANADIEN D'ARCHITECTURE, MONTRÉAL: PLAN'DU NIVEAU PUBLIC LE NÉANT N’EXISTE PAS B&B 1455 rue Peel,Les Cours Mont-Royal, Montreal, tel.: (514) 281-6782 fax : (514) 281-5605 LE PHOTO: MICHEL LEGENDRE, © CENTRE CANADIEN D'ARCHITECTURE, MONTRÉAL Installation de l’exposition Cités cle l’archéologie fictive: Œuvres de Peter Eisenman, 1978-1988.ÊTRE D’ABORD, ENSUITE POUVOIR Lorsque les architectes Peter Rose et Phyllis Lambert ont entrepris en 1984 la conception du projet définitif du Centre Canadien d’architecture (CCA), la lumière et les volumes furent en tête de liste de leurs considérations pour le design des salles d’exposition.«Parce que nous présentons le plus souvent des œuvres sur papier de petite dimension, explique Phyllis Lambert, directeur de l’établissement, il nous a fallu, d’une part, assurer une luminosité restreinte sans se retrouver dans la noirceur, et de l’autre, se pourvoir de suffisamment d’espace pour présenter des expositions d’envergure, sans que les œuvres ne s’y perdent.» Au CCA, la lumière fut.entre autres naturelle et diffuse, avec l’aménagement de puits de lumière qui laissent pénétrer les rayons de manière indirecte.Quant à l’espace lui-même, «nous avons misé sur une suite de © PETER ROSE ARCHITECTE 1989 salles architecturalement définies, explique Mme Lambert, le but était de favoriser la portée d’une présence architecturale et d’éviter la nature quelque peu générique et pauvre en caractère d’un grand espace pouvant se diviser au besoin.D’autant plus que lorsque les salles sont trop grandes, il est difficile de les éclairer adéquatement.» Définis, donc, les espaces du CCA — dont la bien sentie salle octogonale — savent aussi faire fi de leurs propres confins.Présentée en 1994, l’étonnante et volumétrique exposition Cités de l’archéologie fictive: œuvres de Peter Eisenman, 1978-1988, en est une belle preuve.«Le fait d’avoir incorporé un espace vide entre nos murs nous a entre autres permis d’y pratiquer les ouvertures nécessaires pour accueillir l’exposition d’Eisen-man.C’est d’ailleurs là, souligne Mme Lambert, une des particularités du CCA.avoir créé un espace variable à l’intérieur d’un espace proprement architectural.» Programme de stages pour les finissant-es en design 1996-97 IDS Institut de Design Montréal 1037, rue Rachel 3e £{0Qg t Montreal (Québec) Canada H2J 2J5 Téléphone: (514) 596-2436 [ Télécopieur:(514)596-0881 Montréal, le 12 octobre 1996 - Monsieur Bernard Lamarre, président du Conseil et Madame Helen Stavridou.directeur exécutif de I Institut de Design Montréal sont heureux d’annoncer le renouvellement du programme de stages en entreprises pour les finissant-es universitaires des différentes disciplines du design Le principal objectif de ce programme consiste à développer une culture du design dans les entreprises en leur permettant d'entrevoir les avantages importants en termes de valeur r ajoutée et de compétitivité que procure le recours au design.Ce programme favorise également la mise en place de stages de travail rémunérés d une durée de six mois pour les finissantes des différentes disciplines du design (l'Institut offre une contribution salariale de 30% à 40% à l'employeur).L'Institut entend également stimuler la création d'emplois permanents dans le secteur du design et offrir aux finissant es l'opportunité d'acquérir une première expérience de travail.Ce projet a connu pour l'année 1995-96 un succès qui augure bien pour l'avenir alors qu'un grand nombre de finissant-es ont pu bénéficier d'une expérience en milieu industriel.Il est d’ores et déjà possible de conclure, à partir des résultats du programme 1995-96.que la majorité des expériences de stages furent positives et créatrices d'emplois réguliers dans les secteurs ayant accueilli des stagiaires les employeurs intéressés par ce programme sont invités à nous contacter dès maintenant Les fimssant-es en design des trois dernières années (1996,1995 et 1994) doivent nous faire parvenir un exemplaire de leur curriculum vitae, ainsi qu'une lettre de présentation et une lettre de référence du directeur de leur département ou programme (ou deux lettres de professeurs) le plus tOt possible.L’Institut assure la gestion de ce programme en collaboration avec Développement des ressources humaines Canada depuis 1995 le budget réservé au programme pour l’année 1996-97 sera d'environ 170 000$.A1C
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