Le devoir, 19 octobre 1996, Cahier B
I.E I) K V 0 ! R , I.E S S A M E I) I I !) E T I) I M A N C II E 2 0 0 (' ï 0 B R E I !) !l II ?LE DEVOIR ?La chronique de Lise Bissonnette Page B 3 Musique actuelle Page B 3 Cinéma Page B 4 Théâtre Page B 6 Disques classiques Page B 7 Jazz et blues Page B 8 Vitrine du disque Page B 8 À Québec Page B 9 Télévision Page B 10 Grille télé du week-end Page B11 Agenda culturel Page B 12 ?DANSE Le rouge et le noir Une danse masculine et sensible à l’Agora du 24 octobre au 2 novembre Avec Rumeurs, Sylvain Émard signe une œuvre forte, et presque malgré lui, complète un triptyque amorcé en 1993, avec Terrains vagues.ANDRÉE MARTIN Sylvain Émard est définitivement un poète du corps.Ses spectacles chorégraphiques, à la fois sombres et lumineux, sont toujours un mélange de rêve et de mouvements purs, d’émotions intenses et d’identités plurielles.Avec ses œuvres, il plonge constamment dans les arcanes les plus profondes de l’être humain, et son esthétique possède quelque chose de fin et de brut.Chez ce chorégraphe, les corps se présentent non pas comme une série de lignes, mais plutôt comme un mélange complexe de masses et de muscles qui envahissent l’espace avec une densité excessivement concentrée.Dans Rumeurs, présenté à l’Agora de la danse du 24 qctobre au 2 novembre prochain, Émard pousse plus loin sa recherche esthétique et sensible.Avec le succès remporté lors de la première mondiale au Festival Danse Canada, cette nouvelle création arrive à Montréal précédée d’une réputation digne du travail du chorégraphe et de son équipe.Plusieurs tournées sont déjà prévues pour l’an prochain, notamment aux États-Unis, au Canada, et bien sûr en Europe, terre d’accueil par excellence des chorégraphes québécois.«Le lendemain de la première à Ottawa, nous avions déjà beaucoup de producteurs qui manifestaient un ifitérêt pour la pièce, précise Sylvain Émard.Le plus étonnant, c’est que ceux qui produisent rarement de la danse ont eu un coup de cœur, et ont décidé de s’embarquer dans l’aventure».Si Ottawa a eu droit à la première mondiale, Montréal aura la primeur de la version complète de l’œuvre.Aux quarante-cinq minutes d’origine, demeurées intactes depuis Ottawa, le chorégraphe a ajouté un prologue d’une quinzaine de minutes, où l’ensemble des cinq interprètes est mis à profit.De plus, une résidence d’un mois, à l’Agora de la danse en août dernier, aura permis d’une paid la création de ce prologue dans une situation proche du spectacle, et d’autre part de peaufiner la pièce dans ses moindres détails.Maturité artistique Sylvain Émard demeure l’un des chorégraphes montréalais qui fait de plus en plus parler de lui sur la scène nationale et internationale.La permanence comme le renouvellement de son style, où chaque œuvre nous fait découvrir une nouvelle facette de l’univers esthétique et sensible dans lequel il navigue, n’est pas étrangère à VOIR PAGE B2: DANSE jgÉjjjM|| sfsrm »MM Betty Goodwin, Black Parcel, 1971 Collection Mireille et Bernard Lagacé regard interi PHOTO: RICHARD-MAX TREMBLAY Musée d’art contemporain Jusqu’au 5 janvier, l’exposition du ____________ remet en circulation 189 œuvres modernes ou encore très contemporaines, internationales ou locales, toutes faisant partie de collections privées.L’occasion est inespérée, chapeau! De la privatisation du risque L’Œil du collectionneur et le choix des conservateurs au Musée d’art contemporain de Montréal STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR Des collections privées au musée, pourquoi pas?La chose s’est déjà vue, et mille fois plutôt qu’une.Les collections publiques se sont toujours enrichies par l’intermédiaire de dons et de legs réalisés par des bienfaiteurs, des collectionneurs, des artistes ou des descendants de tout ce beau monde.Des musées complets ont été fondés de cette façon.Un des tout l occasion esc inesperee, cnapeau: collectionneur BERNARD LAMARCHE Les collections prestigieuses attirent généralement un lot appréciable de visiteurs.On a l’impression de partager un tant soit peu la richesse culturelle et économique de ces bonzes argentés.Récemment, on a eu droit aux chefs-d’œuvre de la collection William S.Paley, au Musée des Beaux-Arts de Montréal.En 1994, la collection Barnes présentée à Toronto a mérité un intérêt plus que soutenu.Pour ne nommer que celles-là, on peut apprécier la collection Frick à New York, et à Londres, plus prestigieuse encore, la collection Saatchi.En ce sens, l’idée du Musée d’art contemporain de présenter les œuvres de collections québécoises n’est pas en reste de ces préoccupations aux accents sociologiques non négligeables.Avec ses 189 œuvres, pour 15 collectionneurs, l’exposition est d’une pertinence indéniable.La singularité de l’initiative du Musée provient du fait que ce sont des collections vouées à l’art contemporain qui sont présentées et non pas des collections historiques.On ne peut pourtant traiter ces corpus d’œuvres relativement récentes comme on aborde la collection Barnes, par exemple.C’est pourquoi l’événement comporte des intérêts sociologiques plus immédiats, les discours sur les motivations intérieures de l’esthétique de ces collectionneurs étant souvent à produire.L’heureuse particularité de l’exposition montée par le MACM exige des ajustements majeurs dans le traitement des données, ne serait-ce qu’en regard du relatif anonymat médiatique des collectionneurs en lice.Or, si l’exposition est une réussite — les œuvres présentées sont presque toutes fort appréciables et l’accrochage très approprié — les conservateurs n’ont réussi que partiellement le défi de présenter ce phénomène sous un éclairage tout à fait conséquent avec ses enjeux réels, qui ont plus à voir avec le problème de la diffùsion et de l’exposition des œuvres, qu’avec la «fièvre» du collectionneur, dont on apprend somme toute très peu.VOIR PAGE B2: COLLECTIONNEUR VOIR PAGE B10: PRIVATISATION 1 9 h 3 O 19 9 6 n o v e m b r e a u avec Dan Bigras, Luce Dufault, Rioux, Micheline Scott et plusieurs autres! 855, boul.de la Gappc Gatineau (Québec) http://www.ouiriBfiage.ca/dlents/gatliieati/malson.htm (819) 243-2525 90,7 FM Réservations Producteur : Maison de la culture de Gatineau Diffuseur officiel : CBOF 90.7 FM Rendez- vous .nouvelle chanson Consul kIoomai Dt DtVti.Om.VL NT DE L'OUTAOUAfS LE DEVOIR SüdtS LeDroît l&iH MICHAEL SLOBODIAN m u ~~ I——— H *M4 de Jérôme Labbé mise en scène oAndré Brassard DANSE Une infinité de monde Une scene de Rumeurs.SUITE DE LA PAGE B1 ce succès grandissant.Récipiendaire cette année du prestigieux prix Jean A.Chalmers en chorégraphie, son art est ainsi consacré (au même titre que ses prédécesseurs : Lock, Laurin, Perreault, Chouinard, etc.), et ce autant aux yeux des amateurs, que des professionnels.«C’est touchant et gratifiant d’avoir une certaine reconnaissance du milieu.Le prix J.A.Chalmers est décerné par les pairs, et c’est pour moi un signe d’encouragement particulièrement bienvenu, surtout ces années-ci où le soutient de l’Etat est limité, presque symbolique.Ce prix là est aussi important dans la mesure où il attire l’attention sur ce que tu fais.Je ne peux pas nier, qu’il y a plus de diffuseurs qui ce sont intéressés à mon travail cette année.» Derrière l’aura produit par l’obtention de cette reconnaissance, il y a l’œuvre, Rumeurs.Tout les grands prix du monde ne sauraient véritablement convaincre les spectateurs et les producteurs, sans l’appui de créations solides et, personnelles.En cela, la source d’Emard ne s’est jamais tarie depuis ses débuts au milieu des années 80.Avec cette plus récente création, le chorégraphe met en scène cinq brillants interprètes masculins; Marc Boivin, Blair Neufeld, Luc Ouellette, Sylvain Poirier et Ken Roy.Par là, il réalise une danse d’homme, comme on en voit peu en chorégraphie.«Pour cette pièce, j’ai créé des conditions qui intuitivement, m’interpellaient.J’ai choisi de travailler avec cinq hommes.J’accorde une grande importance au choix des danseurs.Il faut que je sois très stimulé par eux.» En plus de présenter une scénographie d’une beauté saisissante, un univers étrange où l’illusion plane continuellement, l’artiste installe une gestuelle prolifique, comme véhicule sensible et émotif.«Ce que je cherche, c’est l’authenticité du mouvement.Pour Rumeurs, je ne suis pas parti d'une thématique.Je the suis d’abord concentré sur la danse, qui elle, aussi étrange que cela puisse paraître, a fini par imposer son contenu.Avec les danseurs, nous avons eu dès le départ, une approche kinesthésique.» Comme plusieurs chqrégraphes contemporains, Sylvain Emard n’inclut jamais de sens très précis dans ses œuvres.Rumeurs donne à voir et à saisir une infinité de monde; la solitude, la compassion, la mort discrète, la tendresse, les bruits silencieux, etc.En fait, chaque moment peut être interprété de mille et une manières, un peu comme en musique.«Lorsque j’imagine une œuvre, et que je la regarde ensuite, c’est toujours comme si je me retrouvais en face d’un rêve.Cette qualité onirique est omniprésente datts mon travail artistique.On y retrouve une logique propre au rêve, une sorte de logique illogique, mais qui finit par Sylvain Émard avoir une certaine cohérence.Ce qui m’intéresse, c’est d'avantage de créer une musique du corps, qu’une trame narrative.» Même si ce n’était pas l’intention du chorégraphe, avec le recul des dernières années, Rumeurs semble s’imposer comme la troisième pièce d’un triptyque.On retrouve dans Terrains vagues (1993), Des siècles avec vous (1994), et Rumeurs (1996) les mêmes collaborateurs; la musique de MICHAEL SLOBODIAN Bertrand Chénier, la scénographie de Richard Lacroix, les éclairages de Marc Parent, les costumes et les maquillages d’Angelo Barsetti.De plus, les trois œuvres sont plus masculines que féminines, présentent une esthétique influencée, de près ou de loin, par les toiles de Francis Bacon, de même qu’une certaine présence de la couleur rouge; discrète dans Terrains vagues et Des siècles avec vous, véritable brasier dans Rumeurs.COLLECTIONNEUR Une exposition réussie SUITE DE LA PAGE B1 Le gigantesque appareil médiatique autour de la venue de la collection Barnes à Toronto passait par la personnalité déconcertante du personnage.En allant voir cette exposition, on partageait aussi l’excentricité affichée de sa vie publique.Tout allait en ce sens, pour renforcer le mythe du Docteur Barnes, de ses choix d’accrochage hors du commun pour l’époque — déjà cette donnée mériterait discussion —, de son engagement envers la culture visuelle, etc.La psychologie et la biographie du personnage précédaient et l’emportaient presque sur les œuvres pourtant Importantes de cet événement.Son activité collectionneuse correspondait à sa biographie mouvementée.C’est un peu la carte que jouent ici les conservatrices de l’exposition, Paulette Gagnon et Yolande Racine.L’œil du collectionneur sonne comme «la main du dessinateur», ou pire, comme «l’âme du peintre».L’axe biographique est mis de l’avant, et on laisse croire qu’à travers le parcours des œuvres, on pourrait accéder à l’univers des passions intimes des collectionneurs.A preuve cette phrase, tirée du catalogue de l’exposition: «(Collectionner) c’est avant tout une aventure personnelle, voire autobiographique, dans laquelle est investie une partie de soi qui porte cette trace inaliénable.» Cette passion est bien réelle, on ne saurait le nier, mais comment au juste arrive-t-on à cette identité si fortement inscrite dans les choix des œuvres?Rien ne nous informe à ce sujet.La passion des mécènes Si ce discours «psychologisant» est difficilement défendable pour les œuvres contemporaines (à la limite pour toutes les œuvres), on voit mal comment il peut être viable pour l’art de la collection, sauf si on étudie les pulsions implicites à la manie de collectionner.Tout se passe comme si, à défaut de pouvoir retrouver l’âme des artistes à travers leurs œuvres, on allait découvrir celles de leur collectionneurs.On retombe dans un des vieux pièges de l’histoire de l’art de faire s’équivaloir art et biographie, sauf que l’on déplace sur les collectionneurs cette équation un peu simple.Les œuvres gagneraient-elles les traces de la passion de ces mécènes au moment de l’achat?On en doute et, nuance, dans les salles du musée, ce sont les œuvres et leur regroupement qu’on observe, pas les collectionneurs eux-mêmes.N’allez surtout pas croire que l’exposition n’en vaut pas la peine.Au contraire, cette exposition est très réussie et constitue un événement majeur dans l’actualité culturelle montréalaise.C’est déjà beaucoup, il y a le constat que des acheteurs pour l’art contemporain existent bel et bien, et pas seulement des acheteurs occasionnels.Mais les questions soulevées par cette exposition ne sont pas toujours abordées de front.C’est face à un réel problème d’exposition des œuvres que nous sommes confrontés.Le travail de diffusion de l’art contemporain par le musée pallie, par la réactivation de la visibilité des œuvres, le passage de ces œuvres du domaine public à celui plus hors d’atteinte du privé.Pourtant, cette dimension importante de la diffusion des œuvres est à peine soulevée dans le catalogue.Par ailleurs, si on peut observer statistiquement les préférences des collectionneurs, ou encore certains tics qu’ils peuvent avoir, c’est dans la mesure où nous sommes conviés à une typologie des collectionneurs que cette exposition est importante.Certains y vont pour des œuvres dites historiques, d’autres favorisent un artiste en particulier, il y en a même — contrairement à l’opinion générale — qui achètent majoritairement de l’installation, etc.C’est là qu’on apprécie le travail des deux conservatrices, d’avoir une approche où sont brisés certains lieux communs associés aux collectionneurs.Autrement, les principes d’accrochage retenus par les conservatrices sont très pertinents.On a d’abord privilégié un accrochage par collection.Il y a là une volonté de cerner des spécificités à chaque type de pratique.Mais encore, si l’accrochage apparaît parfois étonnant, c’est qu’on a voulu marquer l’écart qu’il y a entre les standards muséologiques et la disposition domestique des œuvres.Cela laisse entrevoir les contraintes du contexte domestique et les préférences des collectionneurs pour ce qui est de l’accrochage.On n’a pas cherché à reproduire à fond les espaces domestiques, mais SOURCE MAC After Matisse, aquarelle et graphite sur papier, de Sherrie Levine.les coins repos, rares dans les musées en général, prennent les allures d’un chez-soi confortable.On aurait pu construire ne serait-ce qu’un intérieur complet, mais ce penchant fort à propos pour rendre l’échelle domestique tente de rendre compte un peu, en ralentissant efficacement le par- cours des visiteurs, de ce que peut vouloir dire «vivre» avçc une œuvre d’art contemporain.A ce moment seulement, assis dans un fauteuil chaud, où on se retrouve un peu à leur place, on a une infime idée du rapport à leurs œuvres qu’ont les collectionneurs.du 4 au 31 octobre 1996 2 2 Gnill.ïiiino Lord — 3 — o Daniel Forlin 8) •* §¦ Marlin L.ibror,c(iio c Christian Thomas O “ Vincent Bilodeau a trie Cabana Hiigolin Chevrette Frédérique Collin Mario Saint -Amend théâtre d’aujourd'hui E;E Il eau R l»f LA CR IAT ION QU ! B tC OIS I ROSSIGNOL 3900, rue St-Denis, métro Sherbrooke, réservations 282-3900 ’ E Mail; ctheatre.daiijourdhui 18,19,24,25,29,30,31 oct.à 2o h et dimanche 20 oct.à 16 h Au 55 Prince 55, rue Prince, Vieux-Montréal (coin Wellington) Métro Square-Victoria Billetterie: 876-1155 Billets : 22 $ • Étudiants : 15 $ Forfait Joie et Océan acheté avant le 12 octobre : 30 $ Texte et interprétation : Pol Pelletier mise en scène - Joie : Gisèle Sallin et Pol Pelletier mise en scène - Océan : Pol Pelletier Scénographie : Claude Goyette Lumières : Sylvie Morissette Costume de Joie : François laplante Costume d'Oeéan : Mérédith Caron Musique de Joie : Robbi Finkel Conseillère diamaturgique pour Joie : Gisèle Sallin • Conseillères et conseiller à la mise en scène pour Joie : kabeile Villeneuve.Brigitte Heantjens et Jordan Deitcher • Conseiller à la mise en scène pour Océan : Jordan Deitcher • Lumières : Louise Lemieux (Joie : 4 premières versions) Caroline Ross (Joie : 5' version.Océan : version expérimentale) • Chorégraphies de Joie : Danielle Hotte, Paul Bertrand et Pol Pelletier. L li I) E V 0 I R .L E S S A M E I) 1 I !) E T I) I M A N C II E 2 0 0 C T 0 B H E I !) !) (i LE FILM DES INCONNUS BERNARD CAMPAN PASCAL LEGITIMUS DIDIER BOURDON wmw/M Le N°1 du box-office français ¦¦ endez-vous gourmand n vndredi duns le cahier PMsw chaane Le peuple de l’herbe vf Grand Prix Technique- tde la Commission oy Supérieure Technique sji de l'image et du son Àÿ Cannes 96 Un film dî;i J JUILDLrïl J / JVif'J'JE REïlEl JliülJ LES FILMS 13 Fmentait Fabrice LUCHINI Bernard TAPIE Alessandro MARTINES l-atHe LELOÜCH ¦•'.fi Mode d'emploi • • V Piene Al DITI Ophéüe WINTER Ticky HOLGADO Caroline CELLIER.Anouk AIMEE ESCORTE «.d’une beauté troublante.’»* «.Un© mU$iC|Ue Céleste.-le JournaldoMontiéal .; «.un document qui éveille l’inconscient pour nous ramener à l’essentiel des choses» -i*dg # 1 AU BOX OFFICE LE PUBLIC ET LA CRITIQUE SONT UNANIMES maintenant à l'affiche au CINÉMA PARALLÈLE LÀ NUIT DU DELUGE;:"»"""" .UN FILM DE ¦ÜÜWEliMiBla:!;*:»* GENEVIÈVE ROCHETTE • JULIE MCCLEMENS i JACQUES GODIN • 0 VERTIGO t NOUVEL HORAIRE au CINÉMA PARALLÈLE DU 11 AU 24 OCTOBRE À 19H00 SAMEDI ET DIMANCHE 14H30 ET 19H00 DU 25 AU 29 OCTOBRE À 17H30 = fï^n 30 ET 31 0CT0BRE * 17H0° * S |,5" 1" NOVEMBRE À 17H30 «Ht «Un feu roulant de gags drôles et efficaces.» •Hugette Roberge.La Presse -John Griffin, The Gazette J'ai vraiment rigolé.Vraiment très, très marrant!» -René Homier-Roy, C'est bien meilleur le matin, Radio-Canada G nniCXXflYBTBCi] FAMOUS PLAYERS Il FAMOUS PLAYERS LOEWS;1® Il CENTRE LAVAL èJ I CINEPLEX ODEON I BOUCHERVILLE6- LES CINEMAS GUZZO ' CINEMA CAPITOL LANGELIERôx ORUMMONDVILLE CINEMA PINE 1 STE-ADELE ELEGANT ET ATTACHANT.DROIT AU COEUR John Dippong - VANCOUVER INTERNATIONAL FILM FESTIVAL UN FILM DE / A FILM BY DENIS LANGLOIS DISTRIBUTION CINÉMA LIBRE CINEPLEX ODEON VERSION ORIGINALE FRANÇAISE CENTRE-VILLE * ï avec SOUS-TITRES ANOLAIS ?: chef-d’œuvre ?: très bon ?: bon quelconque s-jc.très faible : pur cauchemar SECRETS AND LIES ?Palme d’or de Cannes et prix d’interprétation féminine pour Brenda Ble-thyn, le dernier film du Britannique Mike Leigh égratigne la famille, ses squelettes et ses mensonges.Un scénario puzzle brillant, une interprétation forte et émotive, parfois larmoyante.Un film très bien fait mais pas toujours psychologiquement crédible.À l’Egyptien.Odile Tremblay UN AIR DE FAMILLE ?1/2 Cédric Klapisch adapte à l’écran la pièce d’Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri, sur le thème éternellement percutant de la famille castratrice.On sent un peu la source théâtrale mais la distribution magistrale (surtout Bacri dans la peau du fils mal aimé), des répliques de très haut vol, un humour noir savoureux sauvent entièrement la mise.Au Complexe Desjardins.O.T.HARDCORE LOGO ?1/2 Le dernier film de l’Ontarien Bruce McDonald est un morceau de choix pour les amateurs de musique punk rock.On y recrée la dernière tournée du groupe Hard Core Logo, sur un mode résolument non académique.Road Movie rigolo et féroce, le film apporte un vent de fraîcheur et de modernité au genre.Au cinéma Alexis-Nihon.O.T.CRASH ?1/2 David Cronenberg, à travers un film percutant, qui en a choqué plusieurs, livre une œuvre-choc, audacieuse, déroutante, où le sexe et l’automobile entrent dans une ronde frénétique qui mène à une mutation intérieure.Allégorie de fin de siècle, ce film hors normes secoue, prive le spectateur de repères et ouvre la porte à un univers parallèle fascinant.Au Loews.O.T.LA NUIT DU DÉLUGE ?1/2 Bernar Hébert, cinéaste qui explore souvent le monde de la danse, réalise ici un film remarquable, poétique et intemporel, voyage initiatique sur fond de déluge.La première partie, très scénarisée, montre un Hébert mûr pour la fiction, alors qu’ensuite le rythme s’alanguit qiuand la danse (pourtant magnifique) entre en scène.Une caméra, un sens du décor, un climat lancinant, une vraie griffe.Au Parallèle.O.T.CHACUN CHERCHE SON CHAT ?1/2 Réalisée par Cédric Klapisch, cette douce comédie sur la solitude urbaine raconte la quête de Chloé, à la recherche de son chat perdu et de son bonheur caché dans un quartier en mutation habité par une garnison de personnages superbement écrits.Un scénario riche, Universel et plein d’humour, auquel donnent vie des comédiens professionnels et amateurs, tous excellents.Au Complexe-Desjardins.Martin Bilodeau BEAUMARCHAIS, L’INSOLENT ?1/2 Signé Edouard Molinaro, le portrait d’un homme qui marqua son époque.L’auteur du Barbier de Séville et du Mariage de Figaro fut un homme multiple, défendeur des droits humains, espion à ses heures, coureur de jupons, magouilleur et fort en gueule, qui tâta de la prison, s’opposa au Parlement.Beaumarchais, incarné avec brio par Fabrice Luchini, est encadré par une très forte distribution.La mise en scène dynamique et l’humour omniprésent font de ce film léger mais instructif une comédie historique vraiment chatoyante.Au Desjardins, Boucherville, Dauphin.O.T.CKAC730© Mrfcanuf IM rFAMOUS PLAYERS-Il-FAMOUS PLAYERS-Il-FAMOUS PLAYERS-1 LOEWS;?® 11 ANGRIGNOH&® |j VERSAILLES SJ® I -FAMOUS PLAYERS- CENTRE LAVALèJ FAMOUS PLAYERS- mvamm&i FAMOUS PLATERS.Sh«rtorook*l CARR, de LESTRIE ?OjxuYjmnnj “CINEPLEX ODEON-1 DAUPHINS — IES CINEMAS GUZZO— LAC0RDAIRE11& LES CINEMAS CHATEAUSUAY CHATEAUGUAYENCORE -, -LES CINEMAS GUZZO- TERREBONNE S -LES CINEMAS OUZZO- STE-THERESES -CINEMA PLAZA- REPENTIGNYs.-CINEMA ST-BASILE- ST-BASILE - -CARREFOUR DU HORD- ST-JEROME “LE CARREFOUR 8- JOLIETTE ST-HYACINTHE -CINEMA CAPITOL- ORUMMONDVILLE -CINEMA DE PARIS- VALLEYFIELD — CINEMA ST-LAURENT- SOREL-TRACY -CINEMA PINE STE*ADELE "BOITE A FILMS- ST-JEAN "CINEMA BIERMAN- SHAWINIGAN -CINEMA IMPERIAL- TROIS-RIVIERES ¦S JOE BOCAN, DENIS BOUCHARD, MARC-ANDRÉ COAUJER, MARTIN I)RAINVILLE, ROY DUPUIS, RÉMY GIRARD.MACHA GRF.NON, RITA lAIONTAINE, JEAN LECLERC, PATRICE I.ÉCUYF.R, CÉDRIC NOËL, FRANCIS REDDY, FRANCINE RUEL, LINDA SORGINI, YVAN BENOIT, EUZABETH CHOUVALIDZÊ.LOUISETTE DUSSAULT, CARMEN FERLAN, LUC GUÉRIN.GREGORY HIADY, LOUISE IAPARÉ, JEAN-MARIE LAPOINTE, PAULINE LAPOINTE.CLAUDE I.ÉVF.HJ.É | Chanson Ihhnt du film -l HOMME IDÉAL- cmrail dt l'album llfMIABILIJ/MOI it MARIE CARMEN disponiblt partout ] Les ambassadeurs du monde clandestin Marie Pérennou et Claude Nuridsany ont installé leur caméra au pays des insectes.Et c’est fabuleux.MARTIN BILODEAU Maintenant à l’affiche! M W* mi «Fi» I 0*.I I-FAMOUS PLAYERS-1 __ Ifil l CENTRE EATON| nom» Il est extrêmement rare de rencontrer deux personnes aussi passionnées par leur travail que Marie Pérennou et Claude Nuridsany.Ces deux biologistes de formation ont très tôt pris leurs distances vis à vis du milieu scientifique, pour privilégier une approche axée sur la diffusion de leurs découvertes auprès du grand public.Après avoir consacré ces 20 dernières années à la publication d’ouvrages photographiques sur le monde des insectes et des plantes, l’organisation d’expositions thématiques, l’écriture d’articles pour de nombreuses publications et la réalisation de quelques courts métrages pour la télévision, Nuridsany et Pérennou se sont orientés vers la production d’un long métrage sur le monde des insectes, avec pour partenaire un producteur audacieux en la personne de Jacques Perrin.Résultat: Microcosmos, qui prenait l’affiche hier à Montréal, auquel ils ont consacré cinq années de leur vie — dont trois ans de tournage — et qui fut accueilli à bras ouverts au dernier festival de Cannes, y récoltant le prix de la commission supérieure technique.Une récompense amplement justifiée, qui ne reconnaît pourtant qu’une partie du talent de ces deux grands artistes dont le travail et la vie conjugale semble être une affaire d’osmose.J’ai eu la chance de les rencontrer lors de leur passage à Montréal, pendant le Festival des films du monde.Le temps d’une vie Microcosmos reconstitue 24 heures dans la vie du peuple de l’herbe que nous foulons sans même nous soucier de ses petits habitants.Une ren- SOURCE CFP Marie Pérennou et Claude Nuridsany dans Microcosmos.contre nez à nez avec la fourmi moissonneuse, la libellule Agirons jouvencelle, la coccinelle à sept points, le scarabée sacré, la chenille de Bucé-phales, enfin toutes ces adorables bestioles que Nuridsany et Pérennou ont croqué sur le vif en Aveyron, où ils ont élu résidence.Microcosmos constitue une éblouissante symphonie narrative qui ne repose pas sur le rebondissement, mais bien plutôt sur la suite chronologique d’une journée, qui nous renvoie à la relativité du temps, 24 heures constituant, pour la majorité des habitants de ce monde clandestin, le temps d’une vie.Microcosmos est un document d’une grande sensualité, de ceux qui endorment la conscience tout en éveillant l’inconscient.«Le film nous ramène à nous-mêmes, à notre place dans ce monde», confie Marie Pérennou: «On voulait faire partager le parfum et les émotions de ce monde en rupture d’échelle avec nous», ajoute-elle.Par conséquent, le film s’inscrit en porte-à-faux du documentaire animalier habituel, dans lequel on classifie les insectes selon une sorte de typologie comportementale, contrecarrant l’émotion qu’on pourrait ressentir pour eux.«C’est le point de vue de Sirius, on les regarde à travers des jumelles», précise Claude Nuridsany: «Nous, c’est leur étrangeté, leur humanité qui nous intéressait», dit-il en poursuivant: «Il fallait que les insectes deviennent de vrais personnages, des acteurs, et non des objets d’étude».Par rupture d’échelle, Nuridsany et Pérennou nous convient à un voyage initiatique qui nous fait perdre toute notion de l’espace et du temps: «On voulait que les spectateurs soient plongés parmi les insectes, qu’ils deviennent insectes parmi les insectes», dit Pérennou.Pour permettre cette identification, le couple a transposé la vision humaine à l’échelle microscopique, avec un axe quasi horizontal, évitant les plans en plongée qui condamnent ce monde à la petitesse, et le nôtre à la démesure.Des personnages Une fois ce processus établi, Nuridsany et Pérennou avaient à cœur de créer des personnages.«Ce n’est pas de l’anthropomorphisme de dire que les insectes possèdent une individualité; pour deux insectes de même espèce, ayant, pour nous, le même aspect physique, on a le sentiment, par paresse intellectuelle sans doute, de croire qu’ils doivent avoir exactement le même comportement.Or, on s’est aperçu, à travers nos études, à quel point ceux-ci ont des différences de caractère très marquées, à travers une façon d’agir a priori similaire.Dès qu’on reconnaît aux insectes le statut d’individu, on leur reconnaît une certaine noblesse, une certaine beauté aussi.» Microcosmos, par la proximité, l’intimité qu’il crée avec l’univers du sol, nous ouvre à sa beauté, à sa noblesse, à son atmosphère unique, à ses couleurs et ses textures chatoyantes.Il évoque également la sensualité du monde de l’enfance, cette connivence entre l’enfant et la nature, qui se dis-soud lorsque les frayeurs prennent le pas sur l’innocence.En tournant Microcosmos, nos deux cinéphiles ont eu une douce pensée pour La Nuit du chasseur— un de leurs films de chevet — dans lequel le réalisateur Charles Laughton révélait le rapport privilégié qu’entretient l’enfant avec le monde animal, en opposition à l’hostilité du monde adulte.Un film dont ils admirent «la maîtrise parfaite entre l’artifice et la vérité poétique», affirme le couple qui admire tout autant les cinémas d’Ozu et de Bresson.Comme eux, des cinéastes du petit détail.Nombreux sont ces petits détails qui font de Microcosmos une œuvre maîtrisée sur le plan de la structure et de la forme.Nuridsany et Pérennou ont opté pour l’environnement sonore plutôt que la narration traditionnelle.Les sons naturels et amplifiés — parfois recréés en chambre sourde pour des raisons de vraisemblance — fusionnent avec à la musique originale de Bruno Coulais, qui privilégie les cordes.Contrairement au documentaire animalier, qui espionne sans bouger, la caméra 35 millimètres de Nuridsany et Pérennou — sur laquelle des lentilles grossissantes, des objectifs macro et des mécanismes artisanaux ont été greffés — compose des mouvements gracieux, à l’image des sujets filmés.Rails, grues, steadycam, tout l’attirail existant a été utilisé pour créer un film formellement transparent.Tout ça pour que la technique ne s’interpose pas entre les spectateurs et les personnages sur l’écran, pour que prenne place ce «véritable spectacle cinématographique qui peut intéresser les gens au même titré qu’un film d’action ou une comédie», dixit Claude Nuridsany.".MERVEILLEUSEMENT DYNAMIQUE et drôle avec une tendresse qui déborde de partout.Donne le goût de la vie!" - Louise Blanchard, LE JOURNAL DE MONTREAL MALOF I LM DISTRIBUTION cnerche Cédric Klapisch G CINEPLEX ODÉON MAISON DU CINÉMA COMPLEXE DESJAROHS * æ SHERBROOKE ".décapant et hilarant.Encore PLUS DRÔLE que LES VISITEURS'." - Paul Villeneuve, LE JOURNAL DE MONTRÉAL "Une COMÉDIE JOUISSIVE, CHALEUREUSE et BORDÉLIQUE.IRRÉSISTIBLEMENT DRÔLE crédible, CRUELLE et TONIQUE." ¦ Georges Privet, VOIR MALOFILM DISTRIBUTION CINÉPLEX OOÉON BERRI K © : LES CINÉMAS QUZZO ! ! LANGELIER * A] CINÉPLEX ODÉON BOUCHERVILLE 6.CINÉPLEX ODÉON LAVAL [Carrefour] \ G CINÉPLEX ODÉON LASALLE (Place) \ MAISON DU CInImA SHERBROOKE CINÉMA 9 GATINEAU y h I FLEUR DC LYS 11 LE CARREFOUR 8 I I TROIS-RIVIERES n j j JOLIETTE I v"' • • ' jgjjrr ?«ON EST ÉMU AUX LARMES!» • Luc Perreault, LA PRESSE ?« UN TOUR DE FORCE D’ACTEURS ET DE RÉALISATEUR!» • Judy Gemel, TORONTO STAR ?1/2 « LA TRAGI-COMÉDIE LA PLUS INSPIRÉE DE L’HEURE; BRILLANT!» • Bill Brownstein, THE GAZETTE « UN MORCEAU DE MAÎTRISE ET UN JEU TRÈS PUISSANT.UNE OEUVRE ACHEVÉE ET SOUVENT BOULEVERSANTE» •Odile Tremblay, LE DEVOIR ?« ON NE PEUT QU’ÊTRE TOUCHÉ PAR LES DRAMES INTÉRIEURS DES PERSONNAGES DE CE FILM CHALEUREUX OÙ TOUS LES ACTEURS OFFRENT DE SUPERBES PERFORMANCES!» • Maurice Graffiti, LE DROIT «UNE RÉVÉLATION: U VIE ORDINAIRE DEVIENT UNE ÉPOPÉE AVEC MIKE LEIGH» • Dimitri Kitadoiii, HOUR ?«LE BONHEUR, C’EST VOIR UN FILM DE 142 MINUTES SANS JAMAIS REGARDER L’HEURE.CE FILM MERVEILLEUX NOUS ENTRAÎNE DANS UN SIDÉRANT VOYAGE DES SENTIMENTS ET ÉMOTIONS!» • Daniel Rioui, LE JOURNAL DE MONTRÉAL «TOUT LE SEPTIÈME ART EST RÉSUMÉ DANS SECRETS ET MENSONGES, UNE COMÉDIE DRAMATIQUE D’UNE PUISSANCE UNIQUE ET REMPLIE DE SOLEIL AVEC DES MORCEAUX DE BRAVOURE D’ACTEURS!» - Richard Corliis, TIME MAGAZINE « UN GRAND FILM CLASSIQUE ET MODERNE TOUS LES COMÉDIENS SONT ÉPOUSTOUFLANTS MAIS LA SCÈNE DES RETROUVAILLES CONSTITUE UN MORCEAU D’ANTHOLOGIE» - Éric Foiuîanty, VOIR wmm § igifil , CANNES 96 Q*#) PALME D'OR - GAGNANT - MEILLEURE ACTRICE PRIX PE LA CRITIQUE INTERNATIONALE LE FILM CANADIEN LE PLUS POPULAIRE 4 LE PRIX TÉLÉFILM CANADA AU MEILLEUR FILM CANADIEN £ -m ,f,»rriT« T a 1 T-vf, /~« T-TT 1 #n T'» T T t t W TrvT* fl» FESTI VAL DES FILMS DU MONDE éhi c'T'ï 8s$s PU j, 1 mm Bp9 .New York Film Festival « UN FESTIN SOMPTUEUX POUR LES YEUX, L’OUÏE, LE COEUR ET L’ESPRIT !i - Toronto International Film Festival Les sms et MENSONGES un film de MIKE LEIGH v.f.de Secrets and Lies C€Y20DCa«sxm«-MLFaf!fUC««air T1*3THYSWtUBSEICAaiTrfVH WfUGlfcK WMJÜHWTS1 VfimiWt .2«TSPMEK»«S- ^ FOI COOK IftimwilE ELCAfiTTH BERRMGT3M tlDfifWSTi LHWJSS ÜIUWCS -ANW:v: WTOilwauwSlûPâlIAiCK «ouiOfiCTIf BllMOEl VFMiWtKd s» 5E0RSE FüO«RDS ffccw %.C3l CKTTY ALLIANCE niOiWC«W;0G> inw0l5FK(FY woKKPKm wurvSWlWFMfclfLJW WrtUvUKUf» Feluettes de Michel Marc Bouchard v.f.de Lilies un film de John Greysc LE DEVOIR wK^iwreceR ¦mncavnDiaiGUu .iBRimwifMBMtw hkshm uepwljgx jkixtj n*r*=as« wuk ¦MBUMlNDUI WM WlUtt rW^«sulFOfeyWiwê’*'É'il»iCBSai«wllKOTY.LapnEaiJEjaiLf a?siaLsillWr,itrt£KaiJ>(i»MÏC/:» cwllD'1 WffiOUWK-«'si>Ha*KeL**l£SfElfnE5 OüLnr latniwia jaGnwreiawuiw-H: «Etc?* «iosawnxwa«an alliance AT GAGNANT Va Xf GRAND PRLX 1996 WORLDFEST y, sf FESTIVAL INTERNATIONAL DE FILMS CHARLESTON SW %, PRLX DD PUBLIC • FESTIVAL DE PALM SPRINGS jS?^ MEILLEUR ACTRICE •FESTIVAL DE FORT LAUDERDALE ^ «Une histoire poignante sculptée comme un bijou: Magnifique!» MIAMI HERALD «Un classique de première grandeur.Extrêmement émouvant et drôle.La distribution splendide fait un boulot superbe!» WBAI RADIO PASSIONS D'AUTOMNE version française de ta»»àf.T jjJ THE Ci R AS S HARP À L'AFFICHE DES LE 25 OCTOBRE CINEPLEX O DE ON BERRI ?A © VERSION FRANÇAISE CINEPLEX ODEON ) f BOUCHERVILLE ?- ¦ VERSION ORIGINALE ANGLAISE ¦ CINEPLEX ODEON LAVAL (Carefiw) ?.CINEPLEX ODEON CCÎÊ-DÊSTÊIGES ?1 : EN VERSION FRANÇAISE VERSION ORIGINALE ANGLAISE G CINEPLEX ODEON COMPLEXE DESJARDIKS * S CINEPLEX ODEON LAVAL (Galeries) ?„ CINEPLEX ODEON EGYPTIEN * © y &.CINEPLEX ODEON COTE-DES-NEIGES ?© * ?CIL r ALLIANCE Une des vedettes de Microcosmos.SOURCE CFP Le bal des insectes MICROCOSMOS Réal: Claude Nuridsany et Marie Perennou.Documentaire.Au Centre Eaton.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR SI il est un univers mal compris, décrié, méprisé, c’est bien celui des insectes, espèce animale la plus nombreuse sur terre pourtant, la plus variée aussi.On comprend Georges Brossard, le bouillant fondateur de notre Insectarium, de détester pardessus tout le mot «bibite», mot d’incompréhension et de peur dont les Québécois coiffent ces êtres fascinants et méconnus.Ce voyage dans le monde des insectes auquel nous convient Claude Nuridsany et Marie Perennou tombe à pic.Trois années de tournage à l’extérieur et dans un environnement naturel reconstitué en studio, douze années de recherche et des prouesses de caméra ont donné naissance à ce bijou.Des films sur les beautés de la nature, on en a vus beaucoup.Celui-ci possède des vertus particulières: la beauté des images et la force de la trame musicale qui les accompagne, l’humour omniprésent, le passage des nuits et des jours si marqué dans un univers où le temps se déroule à une autre vitesse et où la vie s’avère si éphémère.Les insectes nous paraissent ici proches de nous, leur comportement guère très éloigné de celui des hommes.La caméra descend dans cet infiniment petit du haut du ciel, abordant le regard d’extraterrestres abordant une terre inconnue.Des insectes donc, non identifiés avant le générique, sont croqués dans des scènes quotidiennes.Il y aura la danse d’amour des escargots, sensuellement enlacés, les araignées d’eau patinant sur la mare, les coccinelles chassées par les fourmis, la puissance de l’orage qui se déchaîne quand chaque goutte est un poids immense, une masse tombant sur ces bêtes minuscules.Certaines scènes paraissent particulièrement saisissantes, comme celle mettant en scène le scarabée sacré poussant comme Sisyphe une grosse boule de crottin qu’une malencontreuse épine vient transpercer, et qui devra trouver un moyen intelligent de libérer son butin.On découvre le monde aquatique de la rarissime araignée Argyronète qui crée sous l’eau une bulle d’air pour y vivre et emprisonner ses victimes.Et le défilé tête à queue des chenilles, comme un train ondoyant qui circule parmi les herbes.Et le vol gracieux du paon de nuit, aux ailes ocellées comme des yeux de hibou.Microcosmos change l’échelle du regard.Avec les cinéastes, nous voyons le magnifique faisan devenir un immense prédateur aux yeux de braise qui menace et assaille les fourmis.Ailleurs, le Cousin, insignifiant maringouin aux yeux des humains, capté dans sa métamorphose, apparaît comme une magnifique mariée de blanc vêtue.Il faut voir s’affronter aussi des scarabées, tels des chevaliers en armure, toutes cornes dehors en un combat épique.C’est le caractère, l’ingéniosité, l’agressivité, la douceur de ces insectes qui fascinent.Le film d’une beauté visuelle spectaculaire, servi par cette musique de Bruno Coulais qui accentue chaque drame, chaque cocasserie, chaque scène amoureuse, se savoure et n’ennuie jamais.A peine de voix ou de commentaire, mais un bruitage minutieux tissé de bourdonnements, de grésillements; le son apporte une dimension envoûtante à î’ensemble.Une vraie symphonie animale, passionnante et un voyage inoubliable au cœur de ce monde parallèle qui échappe habituellement aux géants humains qui le côtoient et qu’ils découvrent fascinés à travers ce documentaire superbe.Flambé par Phéro BASQUIAT Réalisation et scénario: Julian Schnabel, d’Après le récit de Lech Majewski.Avec Jeffrey Wright, Dennis Hopper, David Bowie, Gary Oldman, Christopher Walken, Willem Dafoe, Michael Wincott, Beneficio des Toro, Claire Forlani.Image: Ron Fortunate.Musique: John Cale.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Au départ, il y a la vie mythique d’un artiste noir maudit, Jean-Michel Basquiat, graffiteur de son état et peintre de rues, découvert, lancé, catapulté au sommet en 1981, couru et courtisé, célèbre à travers le monde, enfant chéri de New York, protégé d’Andy Warhol, mais malheureux et autodestructeur, ravagé par l’héroïne, tué par elle en 1988 à l’âge de 27 ans.Aujourd’hui, cette vie est le point de départ d’un film signé Julia Schnabel, lui-même peintre et sculpteur dont les œuvres furent exposées aux côtés de celles de Basquiat.Schnabel, dont c’est le premier long métrage, a épluché les journaux et les biographies, travaillé six ans pour mieux connaître cet artiste.Le film qu’il livre aujourd’hui est en grande partie biographique avec des plages de fiction, mais collé au personnage réel de Basquiat et à son mal de vivre.Film intéressant au demeurant, mais assez sage, servi par une forte distribution, la notoriété de Schnabel lui ayant permis de recruter une grappe d’acteurs célèbres, parmi lesquels David Bowie, Gary Oldman, Dennis Hopper, Christopher Walken, Willem Dafoe, etc., venus parfois faire une simple apparition à l’écran, mais là tout de même.Leur présence confère un lustre à cette docu-fic-tion.Un des traits de génie du film est d’avoir fait camper Andy Warhol par David Bowie qui agite son modèle de tics, d’hésitations et rend le pape du pop plus vrai que nature.Denis Hopper en agent artistique n’est pas de son côté exploité à son maximum et paraît un peu sous-utilisé, tout comme Christopher Walken en journaliste.On revient donc aux années ombre de Basquiat (incarné avec beaucoup de crédibilité et de demi-teintes par Jeffrey White) sans en expliquer toutes les prémisses.Une mère internée dans un institut psychiatrique, un père absent: les origines de l’artiste sont peu commentées.Le film le prend au vol à 19 ans, encore inconnu, jetant phrases et dessins sur les murs de New York, faisant quelques mauvais coups d’usage et en tombant amoureux d’une gentille serveuse de café.C’est le romantisme noir de Basquiat, hanté par les destins en étoile filante de James Dean et Jimi Hendrix brûlés et dévorés par leur talent ayant flambé leur courte existence sur cet autel, qui est exposé ici, sans pathos, comme un mode de vie, à travers une ascension qui ne le transforme pas en profondeur, mais constitue au fond un simple épisode de sa vie.Pour lui la gloire, pourtant désirée, n’a pas grande importance au fond.—A travers le film revit une époque pas si lointaine mais trépidante, un New York nombril du monde en terme de foisonnement artistique, sous l’ombre blanche d’Andy Warhol.La musique appuie un peu trop l’époque, avec force extraits rock, mais pour le reste, le regard demeure sen- sible sans courtiser excessivement la couleur locale pour suivre plutôt le parcours intérieur de l’artiste.L’œuvre elle-même du talentueux jeune homme, redécouverte ou découverte pour le spectateur, s’impose par sa force brute.L’inévitable intrigue amoureuse apporte une pointe de tendresse à ce destin de peintre maudit, mais une certaine langueur de scénario relâche en fin de parcours l’intérêt du film.On pense au si percutant / Shot Andy Warhol qui abordait cette année le même milieu et savait conserver sa tension de bout en bout Cela dit, une caméra souvent non académique, l’intérêt du personnage et la qualité de son œuvre, la forte distribution, quoique insuffisamment exploitée, en font un film qui vaut le détour, même si l’on sent les hésitations de Julian Schnabel, artiste chevronné certes, mais cinéaste faisant ses premiers pas.On regrette qu’il n’ait pas su jouer à fond la carte de l’audace et qu’il soit demeuré assez sage malgré le potentiel brûlant que le thème véhiculait.SOURCE ALLIANCE VIVAFILM Jeffrey Wright I, E I) !•: V 0 I R , I.!•: S S A M K I) I I II E T I) I M A N C II E 2 0 0 C T 0 B R li I I) I) (i b e T II É A T R E La Duchesse est en ville! André Montmorency veut donner une nouvelle vie au personnage de Tremblay.Et même le traîner jusqu’à New York, pourquoi pas.Après avoir joué tout l’été dans les Laurentides, André Montmorency débarque à Montréal avec sa Duchesse de Langeais revue et améliorée.L’acteur a de plus en plus la conviction qu’il est avant tout un «artiste de variétés».À tel point, lance-t-il, qu’il se voit comme la «nouvelle Poune»! PIERRE CAYOUETTE LE DEVOIR Curieux phénomène que cet André Montmorency.Il est sans doute l’un des rares, parmi les gens de théâtre, à réconcilier le grand public et l’intelligentsia.Tant les petits journaux «z’artistiques» que les plus sérieux quotidiens s’intéressent à son travail, qu’il joue Monsieur Jourdain ou le caricatural Christian La-lancette.Il triomphe au TNM dans Le Bourgeois gentilhomme de Molière, reçoit le prix de la critique (1989) pour son rôle dans Le roi se meurt de Ionesco, tout en continuant de faire le pitre au canal 10.Drôle de zigue, n’est-ce pas?, que cet artiste qui alterne depuis près de 40 ans entre le jeu, la mise en scène, l’écriture et l’enseignement.L’été dernier, quand il a joué la célèbre Duchesse de Langeais de Michel Tremblay au Chanteclerc, André Montmorency a fait un tabac.Le travail de l’acteur et celui du metteur en scène Michel Duchesne — celui qui a puisé dans l’œuvre de Tremblay pour donner plus de corps au personnage — ont été unanimement salués.Des critiques ont imploré Montmorency de donner suite à la chose, c’est-à-dire de reprendre le spectacle à Montréal.Depuis mercredi dernier et jusqu’à demain, l’acteur présente donc sa Duchesse «revue et améliorée» au Monument National, boulevard Saint-Laurent, habitat naturel pour la «Reine des bitches».Mercredi soir, sous le crépitement des flashs, la Duchesse assoiffée de glamour est arrivée dans une interminable limousine blanche avant de prendre possession de la scène.Pour André Montmorency, le défi était de taille.Reprendre le personnage rendu célèbre par Claude Gai comportait des risques.Surtout en été.Toutefois, le public est venu, nombreux.Diversifié, aussi.«Ça rejoignait tout le monde.Je m’attendais à ce qu’au moins quelques personnes se scandalisent.En 1981, au Manoir Richelieu, la pièce avait été interdite.Il y a des passages vulgaires, quand même.Dire qu’à l’époque de la création, j’avais déconseillé à Jean-Louis Millette de jouer la Duchesse parce que ça allait nuire à sa carrière.J’ai même eu, un soir, une religieuse de 78 ans.Un autre soir, nous avons reçu deux autobus de femmes, tout à fait le genre de public qu’on voit au Théâtre des Variétés.Elles ont ri toute la soirée.À la fin, quand le texte tourne au tragique, il y en avait une seule qui continuait à rire.Je l’ai regardée dans les yeux, elle a cessé.Il y avait aussi André Montmorency en Duchesse.ARCHIVES LE DEVOIR des tas de maris, traînés par leurs femmes, qui, dès les premières répliques, se mettaient à rire.» Un artiste de variétés Cet été enchanté au Chanteclerc a amené Montmorency à réfléchir sur lui-même.«J’ai découvert que j’étais avant tout un artiste de variétés.Que ma formation, c’était Ti-Zoune et ces gens-là.Quand j’avais 13 ans, je me tenais au Radio-Cité et au théâtre Amherst et le soir, en rentrant à la maison, j’écrivais des critiques dans mon cahier.Je crois que c’est ça mon univers.Je crois que je suis la nouvelle Poune!», lance-t-il en riant L’adorable Friponneau de notre enfance — le tortionnaire de Paillasson dans La Ribouldingue — a fait un long détour avant d’en arriver là.De 1958 à 1969, il fut «pensionnaire» au théâtre du Rideau Vert, l’enfant chéri d’Yvette Brind’Amour et de Mercedes Palomino.Il a accompagné la troupe à Paris, Leningrad et Moscou.En fait, il a plutôt eu une formation «classique» pour un acteur qui se réclame désormais du vaudeville et du buçlesque.A 57 ans, André Montmorency ne se raconte plus d’histoires.Sa vision du théâtre se précise.«Plus je vieillis, plus je déteste le côté «songé», le message, le côté «on veut cultiver les gens» du théâtre.Pour moi, le théâtre est et doit être une fête.Pour moi, le théâtre, c’est le TNM des débuts, c’est Le Mala- de imaginaire que j’ai vu avec Guy Hoffman.Pour moi, le théâtre, c’est Michel Tremblay, un véritable auteur populaire.» «Je suis tanné de jouer des rôles comme Le Bourgeois gentilhomme pis d’avoir 20 $ de plus que le gars qui a joué un second rôle.J’avais pourtant répété 200 heures.Il y a quelque chose qui ne fonctionne plus.Tu t’investis, tu te défonces.Puis t’arrives à 55 ans, tu vois des gars qui ont étudié avec toi, des médecins par exemple.Ils ont des bateaux, des résidences secondaires.Toi, t'essaies de payer ta maison.Tu barres des reins, tellement tu angoisses.Maintenant, je veux être payé pour le métier que je fais et je veux attirer le plus de gens possible à mes spectacles.Est-ce que c’est vénal?Je pense que non.» Comme d’autres, André Montmorency s’insurge de voir à quel point on retire rapidement les pièces à l’affiche.«Faire du théâtre pour jouer 20 ou 25 représentations, ça n’a pas de sens.Ça prend un minimum de 15 jours de représentations pour savoir quelles nouvelles avenues prendre.Le Bourgeois, on en a fait 137 représentations et on aurait pu en jouer 137 autres tout en continuant de s'améliorer.Je crois que le sens de la fête se perd un peu au théâtre institutionnel», estime-t-il.On aura compris que Montmorency n’a pas envie de quitter la Duchesse.Il veut la promener longtemps et partout.Jusqu’à New York, s’il le faut, une ville à la mesure de sa démesure.«J’ai découvert que j’étais avant tout un artiste de variétés» Omnibus (oiKtpùon et mise en scène Jean Asselin avec Francine Alepin, Jean Asselin, Catherine De Sève, Jacques le Blanc, Denys Lefebvre, Marie Lefebvre sténographie et costumes Yvan Gaudin éclairages André Naud A DIE U 18 h) mardi 22 octobre au 16 novembre 521-4191 billets : 15J ¦rvaiiôns asV»«tul>St«; ,AGiNA'«E Début de Saison à là NCT avec la meilleure production/ Ville de Québec du premier Gala des Masques, iPliéMO’tTkMŒ | -/Mni î de Molière N ^ /mUfmç Mise en scène : Serge Denoncourt Avec y Benoit Gouin, Lorraine Côté, Jacques Leblanc - Bertrand Alain, Jacques Baril, Marlë-Josêe.Bàstien, Jean Bélanger, Luc Bourgeois.Roxanne.Boulianne: Jacques Laroche, Réjean Vallée et Jean-Pierre Ronfard ¦ Concepteurs-.; Michel Gauthier, Denis Denoncourt, Jean Crépéau, Robert Gaux .Une production du Théâtre du Trident Du 2 au 19 octobre les jeudis, vendredis èl samedis, 20 h BILLETS 514 790-1245 .1 800 361-4595 BILLETTERIE 514 253-8974 ?.?% do réduction4 les san icdis___- La Nouvelle Compagnie théâtrale salle Denise-Pelletiei, 4353.Sle-Catherine Est.Montréal (Québec) H1V 1Y2 SX# •5 -1 LA MAISON THEATRE le Rêve dé PINOCCHIO Une production du Théâtre de Sable pour les enfants de 4 à 9 ans Du 16 octobre au 3 novembre 1996 Les samedis et dimanches.Complet à 13 h et 15 h NOUVELLES SUPPLÉMENTAIRES LE 27 0CT.ET LE 3 N0V.À11 H Texte et mise en scène : Gérard Bibeau • Conception visuelle : Josée Campanale • Avec : Martin Genest et Agnès Zacharie Attention! Ce spectacle est présenté à l’Espace La Veillée 1371, rue Ontario Est, Montréal Réservations : 288-7211 nationale LF, DEVOIR WTVR SUR S C È N E À TOI, POUR TOUJOURS, TA MARIE-LOU Après la relecture réussie de Bonjour, là, bonjour en 1987 et à’En pièces détachées en 1994, le metteur en scène René Richard Cyr passe à côté, cette fois, de cet autre «classique» du théâtre de Tremblay, dont la création mémorable remonte à 1971.En faisant «bouger» le microcosme des Marie-Lou, Léopold, Manon et Carmen, pourtant pétrifié aux trois-quarts dans l’impuissance, le metteur en scène perd de vue ce qu’a d’insoutenable cette tragique «cantate cheap».La distribution boiteuse n’aide pas non plus sa cause.Dernière représentation à la Compagnie Jean Duceppe.Gilbert David LE RENARD ASPIRANT Cette petite production sans prétention peut aisément servir d’introduction à l’œuvre de l’auteur dramatique polonais, Slawomir Mrozek.En renard débordant d’aspirations, Marcel Pomerlo a tout de la bête curieuse, ce qui l’avantage.De même, la mise en scène toute en ruptures de tons de Marie-Louise Leblanc offre de quoi dépayser le spectateur.En somme, ce Renard aspirant est aussi inspirant.Au Théâtre intime de la Veillée jusqu’au 27 octobre.Hervé Gaay FRANKIE ET JOHNNY AU CLAIR DE LUNE Deuxième pièce de l’auteur américain, Terence McNally, à être jouée à Montréal, cette comédie sentimentale plaira à ceux qui croient sans réserve à l’amour.Les autres, comme moi, seront déçus par une mise en scène lacunaire où seuls les acteurs comptent.Ils s’ébattent en outre dans un décor crème, copie conforme de la réalité.Dans le rôle de Frankie, Louise Portai est désarmante de vérité et son partenaire, Marcel Lebœuf, se défend en Johnny.À la cinquième salle de la Place des Arts, jusqu’au 16 novembre.H.G.LE CRYPTOGRAMME Cette première mise en scène de Denise Guilbault est proprement éblouissante, bien appuyée qu’elle a été dans tous les domaines.Il faut (jire que Marc Labrèche et surtout Elise Guilbault sont dans une très grande forme.Et à leurs côtés, Louis-Philippe Davignon-Daigneault, à ses débuts lui aussi, s’en tire fort bien.Il s’agit de plus d’un beau texte de David Mamet, dans un registre plus feutré qqe ce que j’avais vu de iui jusqu’ici.A mon avis, le spectacle à voir à Montréal par les temps qui courent.Le Quat’sous c’est petit, dépêchez-vous de réserver en composant le 845-7277.H.G.JUSQU’AU COLORADO L’expression «aller jusqu’au Colorado» est censée vouloir dire dans la pièce de Jérôme Labbé «aller au bout de soi».Une leçon que n’a pas retenue l’équipe qui s’est occupée de produire ce spectacle, à commencer par André Brassard.Sa mise en scène n’aide pas un texte qui en avait pourtant bien besoin.Tout semble avoir été laissé à l’abandon dans cette production, la direction d’acteurs, en particulier.Seul Vincent Bilodeau réussit tout de même à tirer son épingle du jeu, méconnaissable en type répugnant.Au Théâtre d’Au-jourd’hui jusqu’au 30 octobre.H.G.LES COMBUSTIBLES C’est la guerre.Un professeur, son assistant et une étudiante en sont réduits à se demander quels livres brûler pour combattre le froid.C’est en peu de mots ce que raconte cette pièce d’Amélie Nothomb.Mais, même avec un argument qui ne manque pas d’intérêt, ce texte souffre de ne pas avoir été écrit expressément pour le théâtre.De plus, à la mise en scène, René-Richard Cyr en a trop demandé à des dialogues qui, pour être de brillantes conversations de salon, ne font pas nécessairement un matériel malléable pour une distribution.Le décor de Claude Goyette pèse aussi sur ce spectacle.Dans ce contexte, ni Jean Besré ni Jean-François Casa-bonne ni même Céline Bonnier n’arrivent à faire décoller ce show qui tient l’affiche de l’Espace Go jusqu’au 16 novembre.H.G.JOIE Pol Pelletier reprend une fois de plus Joie.Un solo qu’elle a créé en 1992 et qu’elle n’a cessé de jouer un peu partout depuis.Ce spectacle lui a aussi valu le prix du meilleur spectacle de la part de l’Association québécoise des critiques de théâtre cette année-là.Pour le jouer autant qu’elle veut, elle a élu domicile au 55, rue Prince dans le Vieux-Montréal.On y rappelle notamment l’aventure du Théâtre expérimental des femmes.En plus d’une performance d’actrice et de conteuse comme on en a rarement vu sur nos scènes, il s’agit d’une passionnante autobiographie théâtrale, digne d’une artiste qui n’a jamais accepté les compromis.H.G.IA DUCHESSE DE LANGEAIS Cette Duchesse arrive de Sainte-Adèle où elle a passé l’été au Chanteclerc.Pour les ajicionados de Tremblay, précisons cependant qu’il s’agit d’un collage de textes, réalisé par Michel Duchesne, où apparaît l’inoubliable travelo, et non pas du monologue bien connu immortalisé par Claude Gai.Ce n’est pas sans importance puisque cela complique la tâche d’André Montmorency, qui reprend le rôle.Il doit ainsi mener à un crescendo une suite d’anecdotes éparpillées plutôt que de se fier à une montée dramatique implacable.Dans les circonstances, Montmorency s’en sort plutôt bien, maniant la grimace comme pas un et poussant très loin l’impudeur.En reprise au Monument National jusqu’à dimanche.H.G. L E I) E V 0 I R .I, E S S A M E I) I I !) E T I) I M A N (' Il E 2 o 0 e t o 15 n e I !) I) ii EN BREF Première du Chœur de POSM (Le Devoir) — Le premier concert en terre montréalaise du Choeur de chambre de l’Orchestre symphonique çle Montréal sera donné ce lundi, à l’Église du Gesü, avec la Société Pro Musica.Ce tout nouveau chœur professionnel, formé de dix-neuf voix, se consacrera au répertoire choral du XIX1 siècle à nos jours.L’ensemble sera placé sous une double direction: Charles Dutoit se chargera des œuvres écrites pour chœur et ensembles instrumentaux tandis que le Gallois Iwan Edwards (entre autres directeur-fondateur du Chœur F.A.C.E Treble) assumera la direction des œuvres écrites pour chœur a cappella.Ce lundi, Palestrina, Part, Poulenc, Gôrecki, Britten, Ravel etTa-cupsky.Jusqu’ici, le chœur ne s’était produit qu’au Festival international de Lanaudière.Atma a le vent dans les voiles (Le Devoir) — La maison de disques Atma, dirigée par Michel Laverdière (un ancien de la maison Analekta) et Johanne Goyette fait flèche de tout bois.Pas moins d’une dizaine de titres ont été mis ou seront mis en marché ces temps-ci.Les disques L'Aube enchantée (Lise Daoust à la flûte, Marie-Josée Simard, au marimba et au vibraphone), Catherine Todo-rovski (à l’orgue) sont déjà en magasin.Suivront d’ici une semaine Noëls, avec les Boréades de Montréal, Noëls à la flûte (œuvres de Bach, Haendel, Corrette, Tchaikovski, Anderson et Paubon) et Impressions de France (du Debussy, Saint-Saëns, Rabaud, Poulenc, Françaix, joués par le clarinettiste André Moisan et la pianiste Louise-Andrée Baril).En route entre autres, Solo, de la violoniste Julie-Anne Dero-me.Atma existe en fait depuis 1989 mais s’est séparé d’Analekta l’an dernier.Ses disques sont depuis lors distribués par le distributeur indépendant S.R.I.Les enfants à Phonneur (Le Devoir) — Demain, à 14h30, l’Orchestre symphonique de Montréal, sous la direction de Charles Dutoit sera aux petits soins pour les enfants.La jeune violoncelliste virtuose Han Na Chang interprétera The Wand of Youth, suite n°2, opus lb, du Britannique Edward Élgar.Seront aussi joués Ave maria, opus 6, de Max Bruch, le Concerto pour violoncelle en do majeur de Joseph Haydn, Kol Nidrei, opus 47 de Max Bruch et Pierre et le Ijoup, opus 67, de Serge Prokofief, avec pour récitant Benoît Brière.Durant l’entracte, tous les canards, chats, oiseaux et loups mis en scène dans Pierre et le loup seront dans les foyers de la Salle Wilfrid-Pelletier.Le prix des billets est de 21,94 $ pour les adultes, de 9,12 $ pour le premier enfant et de 7,98 $ pour le deuxième enfant.Dans le Grand Nord (Le Devoir) — Le pianiste Jon Kimura Parker s’apprête à réaliser son grand rêve.Il partira en effet cette semaine pour sa tournée dans le Grand-Nord, périple qui débutera dans les villages de Fort Nelson et Fort St-John, dans le nord de la Colombie-Britannique et qui le mènera ensuite dans les Territoires du Nord-Ouest, à Yellowknife puis dans des hameaux d’Arctic Bay et d’Iqaluit, en pleine terre de Baffin.Pendant dix jours, Parker y donnera des récitals, des concerts scolaires et animera des cours de maître.Pour ce faire, Parker apportera un clavier électroacoustique.«L’expédition» de Parker au Grand Nord compte parmi les huit tournées de Piano à six cette année.Comme lui, Angela Cheng, Janina Fialkowska, Marc-André Hamelin, Angela Hewitt et André Laplante ont accepté de consacré quelques semaines de leur temps à la promotion de la mu- ORCHESTRE DE CHAMBRE N I Yuli Turovsky Directeur artistique *1* BANQUE LAURENTIENNE OGILVY n ™ OGILVY SALLE TUDOR angle Somte-Catherme et de la Montagne, 5 étage Matinée à II h et Heurt de pointe à IJ h 45 Le jeudi 24 octobre WOLFGANG A.MOZART Concerto rf 3 pour violon en sol majeur, K.216 Catherine S.*BokJuc.violon Concerto rf 4 pour woton enrima/eur.R.218 Christian Prévost violon Concerto rf 5 po en la majeur.K.219 Sofia Gentile, violon A Billets: 14.00 S B 7 C’est le temps des récoltes - 2 rf H  kvR I S PJ Articles indéfinis , FRANÇOIS TOUSIGNANT Poursuite de la recension des belles nouveautés québécoises du disque, le voyage de cette semaine comporte une parenthèse médiévale et nous entraîne à l’actualité de la musique électro-acoustique.BACH - BERNARD LAGACÉ Jean Sébastien Bach: Toccate et Figue en ré mineur, BWV 565, et autres œuvres de jeunesse.Bernard Lagacé, orgue Beckerath de l’église Immaculée-Conception de Montréal.Analekta fleur de lys FL 2 3091 J’ai un cadeau pour vous.Ou plus exactement, Bernard Lagacé a un cadeau pour vous: «LA» toccate et fugue de Bach.Belle, bien faite, comme si on l’entendait encore et toujours pour la première fois.On est à des lieues des interprétations lourdes et massives à la E.Power Biggs.C’est plus justement une vision de jeune improvisateur fier et suprêmement musicien qu’on entend et réentend.Lagacé fait de cette page archi connue (mais en avez-vous une version dans votre discothèque?) un morceau d’anthologie de qualité.Ne serait-ce que pour cela, le disque vaudrait l’achat.On entend en plus soixante-dix autres minutes de musique du cantor de Leipzig.L’art de l’organiste, qui poursuit son intégrale de la musique pour clavier de Jean Sébastien Bach, nous fait entrer dans l’intimité de son compositeur de prédilection tout doucement.Chaque contrepoint, chaque harmonisation, la moindre petite improvisation provoque chez l’auditeur une émotion profonde et une réponse intelligente de consentement que peu d’interprètes savent faire partager.Assis à sa tribune, Lagacé nous entraîne dans son univers avec tant de conviction et de beauté que le voyage semble trop court Bernard Lagacé a beau se vouloir serviteur du texte, il n’en reste pas moins la très noble impression qu’ici, un artiste nous parle, et que son propos s’élève au-dessus de la mode, des courants, pour rechercher ce qu’il y a d’essentiel dans cette musique.Un parcours un peu exigeant, mais combien gratifiant à suivre.HAYDN- THE GRYPHON TRIO Joseph Haydn: Trios pour piano en do majeur (Hob.XV: 27), en sol mineur (Hob.XV: 19), en sol majeur (Hob.XV: 25) et en la majeur (Hob.XV: 18).Le Trio Gryphon: Annalee Patipatanekoon, violon; Roman Bo-rys, violoncelle; Jamie Parker, piano.Analekta fleur de lys FL 2 3104 Genre d’amateurs par excellence (entendre par cette expression ceux qui aiment faire et écouter de la musique), le trio pour piano prend ses lettres de noblesses avec Haydn.N’y recherchez pas de la grande profondeur, de la virtuosité folle, de la «philosophie musicale».Beethoven et Brahms s’en chargeront.Haydn propose de la musique pour plaire à l’esprit et charmer l’oreille.Il faut donc des interprètes sensibles à cette vue de l'ouïe et réceptifs à l’humour coquin savamment noté dans les partitions.Le trio Gryphon a toutes ses qualités.Tout au long des quatre trios qui composent cet enregistrement, il se fait à la fois racoleur, raffiné, précis et enjoué.Collectivement, ces musiciens ont de telles affinités qu’il est impossible de ne pas succomber au bonheur qu’ils transmettent à faire de la musique.Individuellement, certaines réserves s’imposent d’elles-même.Par exemple, la violoniste Annalee Patipatanekoon connaît certains problèmes techniques que la transparence de l’écriture de Haydn met en évidence.Le violoncelle de Roman Borys est un peu lourd, lui qui pourtant n’a qu’un rôle des plus secondaires.Heureusement, le piano de Jamie Parker lie la sauce; c’est lui qui mène le bal.Alors on s’amuse ferme, et l’expérience musicale est heureuse, sans faire oublier la réussite de l’intégrale du trio Beaux-Arts.MOTETUS MUSIQUE AU TEMPS DE NOTRE-DAME DE PARIS Dominique Visse, Éric Mentzel, Edmund Brownless, Colin Mason, The Clemencic Consort, dir.René Clemencic.Stradivarius Dulcimer STR 33398 Petite parenthèse non québécoise dans sa production, mais qui touche un regain d’intérêt plus que marqué ici pour la période médiévale.Folie, exubérance et inventivité, trois épithètes qui marquent la floraisçn de ce que les historiens appellent l’École de Notre-Dame et que trop souvent on entend avec ennui.René Clemencic et ses larrons ont décidé de montrer la vérité des qualificatifs.On écoute ces lignes musicales comme si on participait à leur première exécution.Faisant fi du sérieux catholique issu de l’esthétique du concile de Trente, Clemencic s’abreuve aux sources encore judaïques et vernaculaires de notre tradition «savante» pour lui insuffler du tonus et débarber un peu tant la lecture des manuscrits que des traditions.Les alléluias ternes de moines résonnent pour la gloire de Dieu en al-léluiant la beauté de la musique.Clochettes d’usages tissent un décors pour ces motets qui nous introduisent à la science d’une polyphonie débordante de trouvailles et qui s’en réjouit Qu’y a-t-il de plus agréable que d’entendre de la musique faite par des musiciens heureux d’en faire?JONTY HARRISON -ARTICLES INDÉFINIS Jonty Harrison: Pair/impair (1978); .et ainsi de suite.(1992); Unsound Objects (1995); Aria (1988); Hot Air (1995).Empreintes DIGITALes collection boîte Opak IMED 9267 Nous voici maintenant à l’autre bout Four piano trios Quatre trios LNAlr.KTA The Gryphon Trio Bach Toccata in D minor and other early works local ta en ré mineur et autres œuvres tic jeunesse volume 1 ANALEKTA Bernard Lagacé organ / orgue du spectre, et cela sans transition aucune.Amateurs de découvertes, vous allez être servis.L’insolite, l’original et le neuf sont ici au rendez-vous avec la plus grande efficacité et l’art dans ce qu’il a de plus attirant et gratifiant Le Britannique Jonty Harrison nous emmène en voyage comme seul sait le faire un électro-acousticien de haute voltige.Murmures de cloches, bulles synthétiques, dialogues des sons de tout genres se répercutant d’un haut-parleur à l’autre, sont les artifices de son langage.C’est le degré un de la séduction, celui qui force la deuxième écoute.Alors, on entre dans un univers qui titille le cerveau, chatouille l’oreille, fascine le cœur et ravit l’auditeur.Naturellement, il ne s’agit pas de musique d’atmosphère; il est question de sonorités mises en forme (et parfois déformées, quel bonheur) dans ce qu’elles ont de plus subtil et ténu.Le compositeur s’intéresse à une texture, à une couleur, la manipule, la fait voyager, lui associe quelques objets sonores qui la mettent en relief, lui font parcourir un itinéraire original et qui révèle un sens à la fois ludique et intelligent.et ainsi de suite.en est un bel exemple; pendant les vingt minutes de cette «suite», aucun moment d’ennui ni même de lassitude.Si vous voulez apprivoiser la musique sur bande, c’est par là qu’il vous faut commencer.Harrison n’agresse pas, il séduit, et le charme britannique est irrésistible, vous le savez bien.L’univers sonore est volontairement restreint Cela permet de se repérer plus facilement et surtout de suivre le processus, ou plus justement, la surprise dans l’évolution des processus.Il ne faut pas confondre cette notion avec celle de procédé.Iœ procédé ennuie par se répétitivité et la prévisibilité même avec laquelle un événement qui se voudrait surprise arrive; le processus, lui, permet d’établir un réseau et de s’en écarter pour créer la véritable surprise, même nuancée et fine, et stimuler l’attention, donc, en musique, l’émotion.Cette petite collection de perles rares arrive comme une bouffée de fraîcheur dans un univers qui parfois semble uniformément morne.C’est qu’au lieu de faire une démonstration savante de son esthétique, le compositeur s’adresse d’abord au côté inquisiteur de l’oreille, l’oreille qui cherche, curieuse.Et qui trouve! C’est cela le plus beau.Petite anecdote cocasse et humoristique: on indique que ce disque est «produit au Québec, made in Canada».Comprenne ce qu’il veut qui le pourra.111 H' il P Jii'nc (ilcnicnctc PALMARÈS ?DISQUES Oampigny i Classique 1.OPÉRA POUR DEUX, DUBEAU/MARION, ANALEKTA 16,”5 2.LES MUST, VOL.4, ARTISTES DIVERS, ANALEKTA_______________4,ys* 3.PROLOGUE POUR UN MARCO POLO, CLAUDE VIVIER, PGS 16,” » 4.LITANY, ARVO PART, BMG __________________________________ 15,” ‘ 5.OFFRANDE MUSICALE, BACH, ENSEMBLE ARION, ANALEKTA 17,'”s I / /' ]/) 0 Jazz Blues ( International 1.MEMOR1A, PETRU GUELFUCCI, MUSICOR 17,9,5 2.VOYAGE, DUPÉRÉ/VELLE, MCA _____ - 16,”s 3.NIGHT TO NIGHT, GEOFFREY ORYEMA, EMI 16,”5 4.BACH TO AFRICA, LAMBARENA, SONY 16,” * 5.HOMMAGE À PIAZZOI.IA, GIDON KREMER, WARNER 15,"'s Pop Francophone K.y 1.LIVE, ABBITTIBBI/DESJARDINS, BMG-15,”‘ 2.QUATRE SAISONS DANS LE DÉSORDRE, DANIEL BÉLANGER, SÉLECT 17,”5 3.DANGER, FRANÇOISE HARDY, EMI -1- 15,”‘ 4.D'EUX, CÉLINE DION, SONY ____________________________16,” ‘ 5.LES ANNÉES PETULA, PETULA CLARK, BMG- 16,'»s - Pop ";f Anglophone 1.NEW BEGINNING, TRACY CHAPMAN, WARNER 16,” ‘ 2.SHERYL CROW, SHERYL CROW, PGS___________!_________17,”* 5.TRAINSPOTTING, TRAME SONORE, EMI ___________l____16,”s 4.NINE OBJECTS OF DESIRE, SUZANNE VEGA, PGS 16,” » 5.TIDAL, FIONA APPLE, SONY-15,”* SUGGESTIONS 4380, rue Saint-Denis 844-2587 Mail Champlain 465-2242 .«TOR TW/J PURE Lara Fabian GAM MUSIC OF BACH'S SONS Les Violons du Roy ALLEGRO CONCERTO POUR BAND0NE0N Astor Piazzolla S.R.I.A LA CHAÎNE CULTURELLE FM DE RÂDIOCANADA * CB F FM 100 7 www.src~mtl.com/radiofm/intro.htm CHARLES DUTOIT et l'OSM en direct de la Place des Arts.Oeuvres de Ravel, Beethoven et Penderecki.Soliste : Ignat Solzhenitsyn, pianiste.Animation : Françoise Davoine et Mario Paquet.RADIO-CONCERT Mercredi à 20 h Le MADELEINE THERIAULT QUARTET, ADAM BROUGHTON et le groupe PANACHE en direct de la Maison de la culture Frontenac à Montréal.Laissez-passer gratuits pour les concerts présentés dans le cadre de la 6'édition de JAZZ SUR LE VIF.EN FOLIE .YOLANDE ROY, JEAN GASCON et JEAN COUTU dans L'Orage produit en 1954.LES PETITS THÉÂTRES D'YVES THÉRIAULT Jeudi à 11 h 30 MADAGASCAR ! Les enfants africains prennent la parole à 1, 2, 3 NOUS IRONS AU BOIS, nouvelle série de Cynthia Dubois dès le lundi 21 octobre.Du lundi au vendredi à 15 h 50 Le matin, rêvez-vous de calme et de douceur?Les plus belles pièces du répertoire classique sont aux PORTES DU MATIN avec CAROLE TRAHAN.un antidote au stress! LES PORTES DU MATIN Du lundi au vendredi à 6 h 07 Animation : Francine Moreau.F Samedi et dimanche à 22 h L E I) E V 0 I It , l E S S A M E I) I I !» E T I) I M A N C II E 2 0 0 C T 0 It It E I !) 8 6 ansons GROOVE THE lMusique de chambre au Centre Pierre-Péladeau Freedman Grieg Beeîhovei Salle Pierre-Mercure Le lundi 21 octobre 1996 * 20 h Centre* I ’ j e r r e - PC* I a de au BILLETS : 987-6919 DESJARDINS IGNAT SOLZHENITSYN BENOIT BRIÈRE HAN NA CHANG Les concerts-vedettes de l’OSM vl/ 300, BOUL.DE MAISONNEUVE EST BAJA SESSIONS Chris Isaak Reprise (Warner) Invariablement, au début et à la fin des rencontres de presse, Chris Isaak nous sort sa guitare acoustique, une splendide Gibson sunburst avec son nom écrit sur la caisse en grosses lettres blanches (comme celles d’El-vis, Buddy Holly et Ricky Nelson), et nous joue quelques chansons.Le batteur Kenney Dale Johnson, toujours là lui aussi, accompagne Isaak, tapotant sur un tambourin ou, faute de Dans le monde de la musique pop, la Suède est aux antipodes de ce qu’elle offre en théâtre ou en cinéma.Les drames existentiels de Bergman ou Strindberg sont loin d’avoir droit de cité chez Abba ou Ace of Base, exemples ultra-commerciaux d’une musique de fête aseptisée et blanche jusqu’aux derniers accords.S’ils n’ont rien des aspects très conventionnels des deux groupes ci-nommés, les amusants Cardigans — grandes vedettes au Japon et dans leur pays natal, vaguement connus chez nos amis de Toronto — ont tout de même leur sens indéniable de la légèreté, de la mélodie et de la facilité apparente.Fondés (c’est plutôt paradoxal) par deux amateurs de heavy metal, le guitariste Peter Svensson et le bassiste Magnus Sveningsson, les Cardigans distillent une musique élégante et diaphane comme la voix de la chanteuse Nina Persson, légèrement jazzée, bordant parfois sur la soul et le disco (sur Lovefool, quasi quétaine mais entraînant à mort), agrémentée de nombreux élans d’orchestres à cordes, et jouant aussi les pique-assiettes chez les Beatles tardifs, ceux d’Eleanor Rigby ou du Sergeant Pepper (avec la baroque et rêvassante Heartbreaker).La facilité, on le répète, n’est qu’apparente chez ce groupe dont le troisième album, First Band on the Moon, offre une forme superbe d’unité dans la diversité.Il n’y a pas beaucoup de groupes qui peuvent se taper avec succès une reprise légèrement reggae de Iron Man, célèbre chanson de.Black Sabbath! Rare aussi d’entendre des accents de hard rock donner un aussi beau coffre à des chansons comme Been It ou Choke, qui seraient autrement bébêtes et enfantines.Même dans ses moments les plus sirupeux (la balade Great Divide) ou les plus sautillants (Never Recover), la musique des Cardigans demeure tout à fait irrésistible.Rémy Charest Billets OSM: 842-9951 Place des Ans: 842-2112 790-1245 Han Na Chang, Brière et le loup liSki Radio-Canada 15» Chaîne culturelle FM Diffuseur officiel D’origine coréenne, Han Na Chang, cette jeune violoncelliste de treize ans, porte tous les espoirs de ceux qui voient en elle l’une des héritières de l’art de Mstislav Rostropovitch.Le concert se termine avec Pierre et le loup récité par Benoit Brière.De plus, une surprise attend les enfants à l’entracte.Elgar The wand of youth, suite no 2 Bruch Ave Maria Haydn Concerto pour violoncelle en do majeur Bruch Kolnidrei Prokofiev Pierre et le loup Charles Dutoit, chef Han Na Chang, violoncelle Benoit Brière, récitant 14 h 30, Salle Wilfrid-Pelletier, Place des Arts Oui, je l’aurai dans la mémoire longtemps.FIRST BAND ON THE MOON The Cardigans Stockholm/Polygram À la croisée des chemins Jeux d'enfants Dimanche 20 octobre 1996 Çsso) Llmpériale tambourin, sur ses cuisses.À chaque fois, c’est fichtrement beau.Aussi beau que sur le disque.La voix incroyablement douce d’Isaak, quelques accords délicatement grattés, des percussions réduites à leur plus simple expression, suffisent à rendre l’essentiel des Wicked Game, Can’t Do A Thing (To Stop Me), Somebody’s Crying.Il manque les arrangements, la guitare twang, l’acoustique étudiée des studios, et pourtant, il ne manque rien du tout.C’est plein.C’est parfait.Je comprend maintenant, en écoutant inlassablement Baja Sessions, le remarquable sixième album de Chris Isaak, pourquoi il nous sérénade ainsi.Par plaisir sans doute, probablement pour que les journalistes se sentent privilégiés (nous le sommes!), mais aussi, et surtout, pour démontrer que ses chansons n’ont besoin de presque rien pour convaincre.Que tout passe dans la mélodie et la voix.Voilà qu’il applique le principe sur disque.L’endroit, il faut le dire, était propice.Partout à travers la Baja California, cette péninsule située en territoire mexicain à l’extrême sud de la Californie, paradis du surf, immortalisée par l’instrumental Baja des Astronauts, il y a des cactus, le désert, l’océan.Enregistrer là n’est pas sans conséquence: la chaleur et la lumière dénudent même la musique.Isaak s’est donc contenté de jouer comme il le fait devant les journalistes, voix devant sur fond d’ambiances mexicaines, épurant quelques titres plus ou moins anciens de son répertoire (Pretty Girls Don’t Cry, Dancin’, Back On Your Side, Two Hearts, Wrong To Love You), révélant un bouquet de caressantes nouveautés (I Wonder, Think Of Tomorrow, Waiting For My Lucky Day), émaillant l’ensemble de reprises aérées et ensoleillées: l’hawaienne Sweet Leilani, la ballade des îles Yellow Bird, des rengaines exotiques de Dean Martin (Return To Me) et Frank Sinatra (South Of The Border), et même, ô félicité, l’incomparable Only The Lonely de Roy Orbison.Chanter Orbison est l’ultime test de pureté de timbre: Isaak en ressort digne héritier.Avec un peu de chance, c’est celle-là qu’il chantera aux journalistes lors de sa prochaine tournée de promotion.Votre chance à vous, c’est que le soleil de Baja est dorénavant à portée de lecteur compact.Juste à temps pour l’hiver.Tarif étudiant offert SYLVAIN CORMIER LA MÉMOIRE DES BOÎTES À CHANSONS Artistes divers DisQuébec/Canal D (Musicor) pv uand on m’a consulté, parmi W d’autres, pour le choix des titres deTalbum-souvenir de la série La Mémoire des boîtes à chansons, j’étais bien embêté.Presque autant que ceux qui ont conçu la série.Il faut mesurer l’ampleur du pari.Une sacrée paille.Toute l’ère faste des boîtes à chansons québécoises à condenser en une série télé.A peine cinq spectacles devant caméras au Spectrum pour rappeler au souvenir toutes les mailles des filets de pêche, toutes les cordes de nylon pincées, toutes les blanches et noires mariées avec la mer.Cinq belles soirées de mai, au goût remarquablement relevé malgré le contexte télévisuel, à résumer en un double album.Impitoyable réduction.Que choisir?Qui sacrifier?Il y avait eu tant de jolis moments.Tex Lecor rallumant son incendiaire Saint-Scholastique Blues.Raoul Du-guay portant la scène à bout de voix dans Le Chemin et La Bitte à Tibi.Claude Léveillée en splendide forme, aussi bon animateur que chansonnier.Marc Gélinas berçant l’auditoire avec sa tendre Tu te souviendras de moi.Jacques Michel plus qu’impressionnant, ressortant intacte du placard sa voix pure et puissante.Il y avait aussi eu pas mal de couacs et de hics, des tas de guitares mal accordées et des bouts de texte oubliés.Un peu paresseux, Charlebois avait pas mal cafouillé.Isabelle Boulay avait dû reprendre quatre fois le Presse-toi pas prends ton temps de Stéphane Venne avant d’en venir à bout.Fallait-il garder les moments de grâce en dépit des imperfections?Privilégier les chansons les plus célébrées, malgré les méconnues ressuscitées?H y avait des chansons pour remplir cinq disques, et les moyens d’en produire deux.Voilà le résultat.Tout à fait satisfai- sant, même si je ne partage pas tous les choix.De Tex, on a évidemment rouvert Le Frigidaire, son titre de gloire.Le même raisonnement, peu audacieux mais commercialement viable, a prévalu pour les chansons retenues de Louise Forestier (Dans la prison de Londres), Léveillée (Frédéric, avec André Gagnon au piano) , Vigneault (Jack Monoloy), Fer-land (Les Immortelles), Gauthier (Le Grand six-pieds).Moins vendeurs, ce sont pourtant les titres moins attendus qui ravissent: le doux géant Georges Langford qui ramène La Butte, Daniel Guérard qui redevient chanteur le temps de Je ferai un jardin, Jacqueline Lemay qui relance Le Québécois, brillante flèche aux politiciens.Heureuse occurence, une version ratée de Lindbergh a permis l’inclusion de Monument National, une négligée superbe de Charlebois.Rayon interprétations, il y a hommages et dommages: Sylvie Tremblay magnifie Le Ciel se marie avec la mer de Jacques Blanchet, Marie-Claire Séguin soulève L’Alouette en colère de Félix, mais Bruno Pelletier submerge La Manie de Georges Dor, incapable de mesure.D’écoute généralement agréable, de lecture fascinante — les anecdotes rassemblées par la journaliste Marie-Christine Blais dans le livret sont juteuses et pertinentes —, l’album ne semblera déficitaire qu’aux deux mille spectateurs des soirées de mai: pour eux comme pour moi, c’est fatalement trop court, et il y a trop d’absents.Heureusement, la série qui débute ce soir au Canal D en donnera plus long et agrémentera les spectacles d’entrevues et d’archives.Qui dit plus long ne dit pas intégralité: on y perdra les débordements, les enthousiasmes hors-caméra, qui survivront là où il est juste qu’ils survivent: dans la mémoire du public rameuté au Spectrum.L’ultime boîte à chansons, c’est quand même la boîte crânienne.FOUKINIC SERGE TRUFFAUT LE DEVOIR FREEDOM IN THE GROOVE Joshua Redman Warner Brothers Voilà une production proposant 69 minutes et 5 secondes de sons divers.Tant qu’à être dans la communication d’informations factuelles, signalons tout de suite, comme tout de go, que Peter Bernstein, aucun lien avec Leonard, joue de la guitare, que Brian Blade est à la batterie, que Christopher Thomas tient la contrebasse, et que Peter Martin est derrière le piano.Ce Freedom In The Groove c’est la cinquième production que signe un homme encore jeune.C’est surtout une production passionnante.Non pas parce qu’il s’agit d’un chef-d’œuvre mais bien parce qu’elle révèle un musicien à la croisée des chemins.Un musicien qui hésite.Freedom In The Groove est un disque éclaté et non éclectique.Prenez le premier morceau, Hide And Seek.Redman en confectionne l’introduction en manipulant les pistons à la manière d’un David Murray.Puis, guitare et batterie aidant, notre Redman propose un climat faisant écho au funk.Pas au funk cher au Miles Davis de la dernière période, mais bien au fimk «inventé» par Horace Silver et amélioré par Bobby Timmons, Grant Green et autres francs-tireurs de l’écurie Blue Note.One Shining Soul, c’est le deuxième morceau.Là, Joshua Redman a troqué son ténor pour le soprano.Et alors?Cette composition originale révèle un Redman sensible au jazz qui se faisait à Los Angeles dans les années 70.Bref, un jazz insipide.Un jazz d’air climatisé.Un jazz qui se goûte en buvant du Perrier.Streams of Consciousness, c’est beaucoup mieux que Hide And Seek.C’est la pièce no 3.C’est la pièce qui dévoile un Redman ayant longuement médité la leçon des gravités sonores, des bas de gamme, qu’avaient développée les Hank Mobley, Charlie Rouse, George Coleman et autres petits maîtres de la note bleue.When The Sun Comes Down, c’est la ballade blues.La ballade tranquille.C’est une comptine musicale qui se conjugue avec respiration lente sur 7 minutes et 15 secondes.C’est un Redman respirant d’autant plus par le ventre, qu’il détaille énormément en s’appuyant constamment sur le piano «gospelisant» de Peter Martin.On saute la prochaine, Home Fries, pour arriver à l’essentiel, soit Invocation.La plus longue pièce de l’album.Elle s’étale sur plus de dix minutes.Eh.Eh bien, cette Invocation c’est un truc à la Mingus.On vous l’a mentionné, cet album c’est l’album d’un musicien à la croisée des chemins.Toujours est-il que le topo est le suivant: Redman fait une longue intro- duction à l’alto.Une introduction qu’il brosse en rappelant l’usage que Eddie Vinson et Sonny Criss, voire Johnny Hodges, faisaient de l’alto.Et Mingus, direz-vous, que fait-il dans tout cela.Il fait ce qui suit.Le génie du jazz, rappelez-vous, n’avait pas son pareil pour amorcer ses morceaux de la manière la plus volontairement bancale qui soit.Ça partait dans tous les sens.Pendant deux minutes, ça dérouillait à droite, à gauche, en haut en bas, puis tout à coup, l’espace d’une seconde, tout tombait à point.Et alors, notre Mingus n’avait plus qu’à nous promener où bon lui semblât.Redman, son Invocation c’est dans cette mouture qu’il l’a gravée.Pendant près de trois minutes, nos musiciens sont «free» puis bingo! Ça tombe juste.Jamais à plat Ce Freedom In The Groove n’est pas le meilleur album de Joshua Redman.Remarquez que cela est tout à fait secondaire.Car l’intérêt de cet album réside avant tout dans ceci: il annonce un changement majeur dans l’évolution de ce musicien.Autrement dit le prochain sera le tournant En bleu et noir Ce soir et jusqu’au dimanche 27 octobre, le FM de Radio-Canada propose la &' édition de Jazz sur le vif en folie à la Maison de la culture Frontenac.Notez tout de suite que c’est gratuit Notez surtout que ce soir le pianiste François Marcau-relle jouera ses compositions à la tête de son sextet.Il sera suivi à 20h par le trio de Madeleine Thériault.Demain, le sextet de Harold Faustin prendra le relais suivi de Adam Broughton et le groupe Panache.Mais c’est le 24 octobre que Jazz sur le «/produira ce qui devrait être le show de cette série alors que le duo de bassistes Michel Donato-Alain Caron prendront possession de la scène.Ils seront précédés de la formation dirigée par le contrebassiste Frédéric Alarie.Après quoi, les 25,26 et 27 octobre, le producteur de cette série, Daniel Vachon, nous invite à écouter notamment le quintet du Suisse Maurizio Bionda, le quartet du Français Manuel Rocheman, ainsi qu’une formation belge, Aka Moon.?Le couillon qui signe ces lignes vous a induit en erreur la semaine dernière en signalant que Maurice John Vaughan serait au Café Campus mercredi dernier.En fait, c’est mercredi prochain que ce guitariste et chanteur de Chicago se présentera au Campus.On vous l’assure, ce show devrait être le meilleur des shows proposés jusqu’à présent dans le cadre de cette série blues qui se poursuivra jusqu’à la mi-décembre.Maurice John Vaughan est, avec d’autres musiciens évidemment, l’avenir du blues de Chicago.Pour s’en rendre compte, il suffit d’écouter ses albums parus sur étiquette Alligator.Mille et une excuses pour la semaine dernière.«Plus mordant parce que la vie nous mord plus fort» EN VENTE CHEZ TOUS LES DISQUAIRES Concerts Gala Mardi 22 et mercredi 23 octobre 1996 Solzhenitsyn.un talent époustouflant iSSfei Radio-Canada 15» Chaîne culturelle FM Diffuseur officiel Ignat Solzhenitsyn, 23 ans, virtuose exceptionnel, interprète le célèbre concerto pour piano no 3 de Beethoven.Également au programme, la symphonie no 3 de Penderecki qu’on entendra pour la première fois en Amérique du Nord.Ravel Alborada del Gracioso Beethoven Concerto pour piano no 3 Penderecki Symphonie no 3 Charles Dutoit, chef Ignat Solzhenitsyn, piano 20 h 00, Salle Wilfrid-Pelletier, Place des Arts Tarif étudiant offert Comnunditaire : soirée du 22 octobre Commjnditjire : soirée du 23 octobre 8 SunLife Foods d#s prof«ssionnots du Quétec [§Wi I ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTREAL CHART RS Qt JTOrT Mon orchestre les autres .g savoureu* les ««¦ '“fcB/Boniour.SBG a dl,CB rtise de tous, c'eSl '"'•"^Ïoïêâlcesoir.SBC ,eTton>er.Wonue over.Lap,eM •-SSS*—4- Lachance, jgu au réussi, à incarner lait.Le Dev0'r ,es| un boi -sssss—*" ciel de Soil l’Humour.chercheuse la différence.déchaînée verbal.Pénélope 3> o° ->Eü0' I SO'BÉE t 1 OEUVBES0EJ nM 0V3 BILLETS (514)790 1245 1 800 361-4595 SRC Télévision CKAC 730 7Radjo-OvÊetts
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