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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
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  • Journaux
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quotidien
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Références

Le devoir, 1996-11-19, Collections de BAnQ.

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’• Agenda Page B 7 Culture Page B 8 Économie Page B 2 Sports Page B 4 ?AVENIRS ÉDUCATION Les programmes universitaires Francine S choeb La reîève dans la profession enseignante Vendredi dernier, dans mon école, c’était la fête.Deux jeunes profs, en signant leur troisième contrat annuel, venaient d’acquérir leur permanence.Finie la précarité! Des événements comme celui-là se reproduiront souvent dans les prochaines années au secteur des jeunes puisque, selon les prévisions du ministère de l’Éducation, plus de 36 000 personnes enseignant à temps plein dans les écoles du Québec devront être remplacées d’ici l’an 2004.I n fait, l’opération est déjà amorcée depuis quelques années.Ainsi depuis 1992, les départs I d’enseignantes et d’enseignants à la retraite rendent disponibles annuellement environ 7 % des postes à temps plein.La relève ne manque pas, sauf pour certaines disciplines au secondaire où il y a actuellement pénurie (mathématiques, sciences physiques, langues secondes).En effet, on évaluait en 1994 le bassin de personnel qualifié pour l’enseignement aux jeunes, déjà en poste à temps réduit dans les commissions scolaires, à 17 600 personnes.Mais qui sont-ils, ces jeunes profs?Que pensent-ils de l’éducation, desjeunes et de leurs premières années dans la profession?Etant affectée à une école où plus du tiers du personnel enseignant a moins de cinq ans d’expérience, il m’a été facile de poser ces questions à plusieurs de mes collègues.Bien sûr, il ne s’agit pas d’une enquête scientifique mais il ressort clairement de leurs réponses une grande ressemblance dans la vision des choses et dans l’analyse de leur insertion au sein de la profession.Mentionnons en premier lieu, à mon école comme ailleurs au Québec, la présence d’un nombre accru de femmes chez les jeunes profs du secondaire.Cette situation est à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle.D’une part, elle contribuera à rétablir un certain équilibre au secondaire fies femmes ne représentent actuellement que 43 % du personnel enseignant), mais d’autre part, comme la présence des hommes au primaire ne semble pas avoir tendance à augmenter, elle féminisera de plus en plus la profession enseignante.Le ministère de l’Education prévoit d’ailleurs que la proportion de femmes dans Renseignement, au total dans les commissions scolaires, va s’accroître d’ici 2004, passant de 67 % à 72 %.Si mes collègues ont choisi cette profession, c’est d’abord et avant tout pour travailler auprès des jeunes qui représentent ce qu’il y a de plus important pour eux en éducation.Optimistes, remplis d’idéal, ils espèrent, en communiquant des connaissances, en témoignant de certaines valeurs et en agissant sur les mentalités, pouvoir changer des choses dans la société.Les adolescentes et les adolescents ne les effraient pas.Ils les comprennent, partagent souvent leur quête d’identité et leurs goûts dans le domaine de la musique et de l’habillement.Il n’est pas rare de les voir arriver à l’école le matin avec leur sac à dos et leur baladeur sur les oreilles, comme la plupart des élèves! Ils trouvent cependant les jeunes difficiles à motiver, trop défaitistes face à l’avenir et mal encadrés par la société.Les valeurs à privilégier pour eux sont le respect, le goût du travail bien fait, le plaisir d’apprendre, l’esprit critique et la responsabilité.En cela, ils ne se sentent pas différents de leurs collègues plus expérimentés avec qui, en général, ils ont de bons contacts.Ils trouvent rassurant, pour eux, de constater que les enseignants d’expérience connaissent, même après plusieurs années de pratique, des difficultés semblables aux leurs.D’une école à l’autre fia majorité en a connu plus d’une), ils ont dû s’adapter à des environnements parfois très différents: une école où régnent l’individualisme et le «débrouille-toi tout seul» et une école où l’encadrement est tellement présent qu’il devient un stress négatif.Le modèle de soutien qu’ils auraient aimé connaître à l’entrée dans la profession se nomme «mentorat».Le mentor est une ou un collègue plus expérimenté, volontaire pour s’engager dans une démarche de relation d’aide et qui accepte de suivre une formation spécifique à cette responsabilité.Pour les jeunes profs, le mentorat devrait être généralisé à tous les débutants dans la profession (à temps partiel ou à temps plein, et même aux suppléants).Finalement, lorsqu’ils s’arrêtent pour faire le bilan de leur courte carrière, les jeunes profs se trouvent assez satisfaits d’avoir réussi «à passer à travers», particulièrement dans le cas de ceux qui ont une tâche d’enseignement à degrés et à programmes multiples.Ils savent de mieux en mieux comment assumer leur tâche, peuvent réinvestir à partir de l’expérience acquise et constatent, année après année, une amélioration concrète chez les élèves tant dans les résultats que dans les relations interpersonnelles.Par contre, ce qu’ils déplorent le plus, c’est le manque de temps.Manque de temps pour peaufiner leurs préparations de cours, pour s’approprier les divers outils d’apprentissage, pour avoir un peu d’avance dans la planification du programme.Manque de temps également pour réfléchir sur leur pratique, ce qui les oblige à s’imposer des limites dans leurs actions pédagogiques.L’insertion professionnelle des jeunes enseignants est une responsabilité qui relève des commissions scolaires.Elle exige des conditions particulières de soutien qui ne sont pas encore en place dans la majorité des écoles.Il est urgent d’y voir pour s’assurer de bien accueillir la relève dynamique et talentueuse comme René, Julie, Rosalie et les autres.Francine Schoeb est enseignante à l’école Honoré-Mercier de Montréal.La rationalisation-miracle?On s’entend sur la nécessité d’adapter l’offre de formation aux nouvelles réalités, mais de là à dire quels départements devraient fusionner ou fermer, il y a une marge importante Dans la foulée du rapport des États généraux sur l’éducation, la ministre Pauline Ma-rois a accordé une dernière chance au milieu universitaire de faire le ménage dans les programmes de formation.Mais certains se montrent sceptiques quant aux économies à réaliser dans le cadre d’une rationalisation des programmes universitaires.Sans compter les résistances institutionnelles au changement.LOUIS LAFRANCE Ly avenir le dira, car la Commission multipartite sur la répartition des programmes et sur la rationalisation de l’offre de formation, parrainée par la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ), devrait commencer ses travaux ' à la mi-décembre.Cependant, si ces travaux ne sont pas à la satisfaction de la ministre Marois, elle s’est engagée à recourir «à d’autres voies d’intervention».«Certains devront être mis au pied du mur», admet Pierre Reid, président de la CREPUQ.Par exemple, la société québécoise a-t-elle toujours besoin de huit facultés de théologie?Est-il normal, font valoir d’autres membres de la communauté universitaire, «de tenir à bout de bras» les départements de génie minier des universités Laval et McGill et de l’école Polytechnique alors que la ma-.jorité des mines du Québec se trouvent aux portes de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue?Si personne ne conteste la nécessité pour les universités d’instituer des programmes selon les nouvelles réalités — pensons seulement à l’écologie —, plusieurs notent la réticence à fermer ou à fusionner des programmes dont la pertinence est devenue contestable.Malgré les restrictions budgétaires imposées aux universités dès les années 80, en dépit de la réduction de 4,9 % des clientèles étudiantes de 1992-93 à 1995-96, il a fallu attendre l’an dernier pour constater une première baisse du nombre de programmes universitaires, ceux-ci passant de 2741 à 2681.En 1990, pour une population étudiante équivalente à celle de l’an dernier, il y avait une centaine de programmes universitaires en moins, soit 2561.Selon Pierre Reid, il faut se méfier d’une approche strictement comptable et ne pas jeter à la poubelle la saine concurrence entre les universités.Ce n’est pas parce qu’il y a quatre départements de sociologie à Montréal qu’il faut automatiquement en supprimer un ou deux, à moins qu’on ne démontre que, comparativement à la moyenne nationale, il y a trop de professeurs pour le nombre d’étudiants.Mais y a-t-il des économies substantielles à réaliser dans le cadre de la rationalisation des programmes?Oui, répondent en chœur les étudiants.«Nous avons calculé que la fusion de trois programmes d’universités différentes permettait la fermeture d’une vingtaine de postes administratifs», révèle Jé-zabelle Palluy, présidente de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ).«C’est ridicule.C’est toujours la même rengaine», s’impatiente Pierre Reid qui attend toujours de voir sur son bureau une analyse sérieuse des étudiants sur la question.A ses yeux, il faudrait plutôt parler de quelques postes, «h n’y a pas de miracles à faire», argue-t-il.Sécurité d’emploi oblige.Un avis que partage le professeur de psychologie Luc Granger, ancien vice-doyen de la faculté des arts et sciences de l’Université de Montréal.«H n’y a pas de grandes économies à faire à court terme», explique-t-il.Le personnel qui a la permanence sera affecté ailleurs et l’université doit souvent payer l’équivalent de deux ou trois ans de salaire à ceux qui acceptent la mise à la retraite hâtive.Mais il faut le faire, si nous voulons récolter les dividendes dans 10 ou 15 ans.» Toutefois, en région, l’avenir c’est maintenant.Se battant pour la survie de leurs institutions, les universitaires se sentent rpoins concernés par le débat sur la rationalisation.A l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, en deux ans, le nombre d’étudiants est passé de 1348 à 1100 en équivalent La société québécoise a-t-elle toujours besoin de huit facultés de théologie?ARCHIVES LE DEVOIR temps complet.Cette année, l’université doit assumer une coupe de 2,1 millions de dollars sur un montant de 15,8 millions.La marge de manœuvre tangue vers le point zéro.Et puis, l’argument de la fusion de départements a moins de sens en Abitibi puisque l’université voisine se trouve à plus de 650 kilomètres.Au contraire, pour retenir les jeunes dans leur coin de pays, les universités en région planifient l’ouverture de nouveaux programmes.Pour éviter la froide et impitoyable logique à laquelle obéit le couperet gouvernemental, elles commencent à défendre l’idée d’un patrimoine académique de base que chaque institution aurait la mis- sion et les moyens de préserver.«Il faudra être cohérent avec nos choix historiques de développer un réseau universitaire en région», rappelle Pierre No-reau, professeur en sciences sociales à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue.Sauf que pour le moment, le rouleau compresseur occulte les autres discours.Comme il n’y a pas de miracles à attendre de la rationalisation des programmes universitaires, des pans entiers du réseau sont menacés, à moins que les recteurs ne parviennent à trouver d’autre moyens pour satisfaire les exigences du Conseil du trésor.Dans le cas contraire, c’est la sacro-sainte autonomie universitaire qui passera à la guillotine.Le bistouri dans les facultés de médecine Les gens sont en faveur de la rationalisation dans la mesure où ça ne les touche pas», ironise l’ancien vice-doyen de la faculté des arts et sciences de l’Université de Montréal, Luc Granger.Et cela est encore plus vrai en ce qui concerne les prestigieuses écoles de médecine.Or, les quatre institutions qui forment des médecins au Québec, soit les universités de Montréal, McGill, Laval et Sherbrooke, ne pourront éviter le débat sur la rationalisation des programmes de médecine: en six ans, le nombre d’admissions a chuté de 575 à 406, une baisse de 29 %.Et ce n’est pas fini: l’an prochain, on ne prévoit que 375 nouveaux élus.Aux yeux du doyen de la faculté de médecine de l’Université de Montréal, Patrick Vinay, cela ne fait aucun doute: «Il y a une école de médecine en trop, peut-être deux.[.] C’est une question de bon sens, nous recevons 200 étudiants de moins tout en ayant les mêmes infrastructures.» Le doyen de la faculté de médecine de l’Université de Sherbrooke, Michel Baron, s’insurge contre la vision de son collègue montréalais.«En Amérique du Nord, les meilleures facultés de médecine reçoivent environ 100 étudiants», dit-il.Et M.Baron s’inquiète: «Si le dossier devient politique, nous sommes da)ts une mauvaise posture.Il y a moins de votants dans la région de l’Estrie», constate-t-il froidement Une analyse partagée par plusieurs: on voit mal comment on pourrait fermer la seule école de médecine anglophone du Québec logée à l’Université McGill; en conséquence, l’école de mé- decine francophone de l’Université de Montréal devient intouchable.Quant à l’Université Laval, les observateurs font confiance au lobby des dirigeants de cette institution auprès des élus pour préserver le département de médecine de la capitale.Il ne reste donc que.Sherbrooke.Dans ce contexte, la seule voie de survie de cette école de médecine consiste à défendre le statu quo.«Attention, fermer une école de médecine nous fera faire des économies de bouts de chandelles», avertit M.Baron.Sans compter la perte, dans la région de Sherbrooke, d’une partie des 2000 emplois dans le domaine biomédical créés à la suite de la fondation de la faculté de médecine, il y a 29 ans.«M.Vinay ne devrait pas tenter de résoudre ses problèmes en en créant ailleurs», lance Michel Baron en précisant que son homologue de l’Université de Montréal est aux prises avec les difficultés inhérentes à la baisse radicale des effectifs étudiants en médecine qui, en quelques années, sont passés de 200 à 135.Ainsi, la question de la rémunération des professeurs reste toujours en suspens.Mais Patrick Vinay n’en démord pas.«Ce serait une catastrophe que de garder quatre écoles de médecine.» Les étudiants en médecine ont besoin d’une masse critique de cas cliniques et de l’interaction avec un personnel médical habitué de travailler avec des stagiaires.Toutefois, il insiste: «Ce n’est pas à moi de dire ce qui doit fermer.» L.L.Cahier epéciaL 14 décembre 1996 LE DEVOIR Tombée publicitaire: le vendredi 22 novembre 1996 -20 Anniversaire de la Société québécoise d SOOUIJ information juridique I.E I) E V OIK.I E M A K I) I I !l N O V E M B R H I I) » (i ECONOMIE XXM TSE-300 DOW JONES $ CAN OR W 4 -4,08 +2,13 -1,12 -0,22 -1,40 2912,67 5872,69 6346.91 74,47 379,40 Rénovation des aéroports canadiens Les transporteurs refusent d’acquitter une facture trop salée ALLAN SWIFT -PRESSE CANADIENNE Les représentants des compagnies aériennes et les directeurs des aéroports se sont presque querellés hier quand a été abordée la question du paiement de quelque quatre milliards de rénovations des aéroports du Canada, maintenant que le gouvernement fédéral a décidé de plus acquitter la facture.^affrontement s’est produit au cours de l'assemblée annuelle de l’Association canadienne du transport aérien, dont l’ordre du jour comprenait une étude de la nouvelle politique en matière d’aéroports nationaux par laquelle Ottawa en refile le contrôle aux autorités locales.Les transporteurs, que la situation chez Canadien tracasse au plus haut point, ont soutenu qu’ils étaient trop faibles pour absorber davantage de droits afin de financer les agrandissements auxquels songent les ambitieux directeurs d’aéroports.«Il y a une limite à ce qu’on peut payer», s’est plaint David Robinson, le directeur du département immobilier d’Air Canada.Il a expliqué qu’une famille de cinq personnes effectuant un voyage de Saint-Jean de Terre-Neuve à Vancouver avec des escales à Montréal et Toronto serait tenue de payer 200 $ supplémentaires pour leurs billets si chacun des aéroports ajoutait un droit de 10 $.JVI, Robinson a admis que certains aéroports avaient besoin d’être rénovés, mais «[les autorités aéroportuaires] parlent de Taj Mahal».Sept aéroports se sont engagés à dépenser quatre milliards en rénovations au cours des cinq prochaines années: Montréal, Toronto, Ottawa, Winnipeg, Edmonton, Calgary et Vancouver.Vancouver perçoit déjà un droit de départ de 10 $ et Montréal fera la même chose dès le mois d’avril pour couvrir les coûts découlant de la consolidation des deux aéroports de la ville, Mirabel et Dorval.Les compagnies aériennes demandent qu’Ot-tawa réduise le loyer des terrains que paient les aéroports, au moins pour une période de cinq ans, afin d’aider à couvrir le financement des rénovations.Une autre suggestion vise à permettre aux aéroports canadiens de recueillir des fonds en émettant des obligations non imposables, comme le fopt déjà les aéroports des Etats-Unis.Les transporteurs souhaitent également qu’on leur accorde un siège aux conseils d’administration des aéroports locaux, ce que Transports Canada a refusé parce qu’il ne veut pas que les aéroports deviennent les otages des grandes compagnies aériennes.Scott Clements, le p.-d.g.de l’Autorité aéroportuaire d’Edmonton, a rappelé que les aéroports doivent être neutres.«Nous voulons bien consulter mais nous n’allons pas être contrôlés ou réglementés par les transporteurs aériens», a souligné M.Clements, qui préside aussi un conseil de dix autorités aéroportuaires.Le ministre des Transports David Anderson, qui a pris la parole au cours de l’assemblée, a déclaré qu’Ottawa acceptait de faire preuve de souplesse quand viendrait le moment de négocier les loyers, mais que chaque cas serait étudié séparément.Les compagnies aériennes demandent qu’Ottawa réduise le loyer des terrains que paient les aéroports Les difficultés de Canadien International La «grappe» électrique manque de jus Après des décennies de vaches grasses, les fournisseurs d’Hydro-Québec apprennent douloureusement à se vendre sur les marchés extérieurs Le développement d’Hydro-Québec à partir des années 50, mais surtout après la nationalisation des compagnies privées d’électricité en 1963, a suscité l’émergence d’un important tissu industriel de fournisseurs.De nombreuses compagnies, grandes et petites, ne peuvent trop compter sur cet immense acheteur, qui n’a plus d’immenses projets en chantier.Les marchés étrangers offrent une solution.CLAUDE TURCOTTE LE DEVOIR Ly industrie électrique du Québec, qui a connu au moins 30 ans de vaches grasses, grâce aux importantes commandes d’Hydro-Québec, souffre depuis la cessation des grands projets à la Baie James d’un manque à gagner d’environ 50 % et doit trouver de nouveaux marchés à l’étranger avant de perdre une expertise précieuse et de se laisser dépasser par des concurrents qui se font de plus en plus dynamiques dans d’aptres pays de ce mondé.A part un certain nombre de sociétés de génie-conseil qui ont réussi à maintenir leurs activités et même à progresser depuis plusieurs années à cause de leur pénétration des marchés étrangers, le reste de l’industrie électrique avoue elle-même son incapacité d’exporter, c’est-à-dire de ne pas savoir comment faire pour y arriver.Cet aveu apparaît dans une étude en profondeur menée depuis trois ans par le Centre dç développement technologique de l’École polytechnique.Ce manque de confiance peut sembler paradoxal, puisque l’industrie électrique québécoise a une très forte réputation à travers le monde, selon le professeur Louis A Lefebvre, qui a dirigé cette, étude pour le regroupement GrapÉlec, c’est-à-dire la grappe énergie à laquelle participent une centaine d’entreprises sur les 350 de ce secteur industriel auquel participent des fabricants, des sociétés de génie-conseil et des installateurs.Le 28 novembre prochain, quelque 400 intervenants de cette industrie participeront à un sommet sectoriel avec l’objectif de dégager un certain nombre de consensus, d’abord celui de vouloir s’attaquer sérieusement aux marchés internationaux, puis celui de former des alliances et des maillages; il faut en outre s’entendre sur des ou- tils et des moyens, dont celui du financement de projets considérables.Le débat s’appuiera en fait sur quatre Üièmes: les marchés cibles, le financement, la veille concurrentielle et la vitrine industrielle (l'informatique).Selon M.Lefebvre, le Québec a tout ce qu’il faut pour réussir en ce domaine.Il rappelle que l’industrie électrique du Québec, qui regroupe plus de 330 entreprises (261 dans les activités manufacturières, 46 dans le génie-conseil et les autres dans l'installation) est une industrie mature avec une moyenne d’âge qui varie de 24 à 37 ans.C’est une industrie dont les membres sont habitués de travailler ensemble au Québec et qui totalisent quelque 11 300 emplois, dans le domaine du transport et de la distribution d’énergie.La compétence de base est celle de la gestion, avance-t-on.M.Lefebvre soutient qu’il n’est pas trop tard pour entrer dans la course internationale.«Tout le marché est en avant, dit-il.Il faut savoir se servir de ce qui a été fait par les autres depuis quelques années, pour éviter leurs erreurs.Et le marché est beaucoup plus grand que ce que nous seront capables défaire.» En fait, la Banque mondiale prévoit que la demande d’électricité nécessitera des investissements de 745 milliards d'ici l’an 2000, principalement dans les pays en voie de développement.La positon de la Banque mondiale Par ailleurs, l’utilisation de l’énergie aura connu une augmentation de 84 à 98 % entre 1990 et 2020, alors que les émissions de dioxyde de carbone vont s’accroître de 73 à 100 %.Le jour n’est pas très loin où la Çhine sera aussi polluante que les États-Unis.Cette évolution risque, selon le professeur Lefebvre, de remettre en question la position de la Banque mondiale sur les grands projets hy- ÉDITEUR OFFICIEL DU QUÉBEC L’évacuateur de crues du barrage LG 2, symbole d’une époque révolue.; ç.«r 1 5S7"r M'üi'ÎSÈ' lL &Æ.mm • -J drauliques, qui deviendraient alors beaucoup moins dommageables à l’écologie qu’un immense trou dans la couche d’ozone.Un tel virage de la Banque mondiale pourrait être extrêmement bénéfique à l’industrie électrique du Québec, dont l’expertise la plus grande porte précisément sur les grands barrages.Par ailleurs, la déréglementation en cours à travers le monde, tout comme la privatisation massive (27 % dans le secteur énergétique) et les besoins de financement comptent parmi les tendances lourdes, qui représentent de bonnes occasions d’affaires pour l’industrie québécoise.Deux études ont été faites par l’équipe d’une trentaine de personnes à Polytechnique.M.Lefebvre mentionne que c’est le travail le plus exhaustif effectué sur l’industrie énergétique dans le monde.On a interrogé 188 experts dans 44 pays, ce qui a permis ensuite de dresser une liste de 115 technologies qui peuvent avoir un impact sensible.Il appert que l’Institut de recherche en électricité du Québec poursuit des travaux reliés aux 25 de technologies considérées les plus importantes.On a aussi interrogé 176 autres experts dans 19 pays sur les aspects commerciaux.Toutefois, même avec un changement de politique à la Banque mondiale, qui est la principale institution financière prêteuse dans le monde, M.Lefebvre ne pense pas que cela entrait.nera une reprise des grands projets à ¦ la Baie James, puisque la demande présente d’énergie ne justifierait pas à court terme une telle décision.En 1989, l’industrie électrique du Québec déclarait un chiffre d’affaires de 1,6 milliard.En 1991, les achats d’Hydro-Québec totalisaient 1,1 milliard et ils avaient diminué à 800 millions en 1993.Cette année, les achats d’Hydro-Québec devraient être également de 800 millions.Dix jours avant le Sopimet annoncé, les gens de GrapÉlec envoient à Hydro-Québec le message suivant: «Pensez plus petit et bougez plus vite.» On avait cru que la création d’Hy-i dro-Québec International allait aider à, l’exportation du savoir-faire québécois, mais on dit maintenant qu’avec un budget de 30 millions Hydro-Québec International n’avait pas les moyens suffisants pour provoquer l’exportation de l’industrie électrique québécoise.Les producteurs privés d’électricité 1 avec un apport d’environ 13 % au Québec ne sont pas en mesure de jouer un ' rôle décisif en cette matière.Le Bloc réclame un débat sur la politique des deux transporteurs LE DEVOIR ET CANADIAN PRESS R evenant à la charge en demandant que la survie de Canadien International soit l’objet d’un débat d’urgence aux Communes, le Bloc québécois a également réitéré hier sa croyance en l’échec d’une formule à deux transporteurs nationaux s’afron-tant sur les marchés internationaux.Les employés de Canadien, constatant la réticence d’Ottawa à présenter une nouvelle aide financière au transporteur en difficulté, ont, pour leur part, entrepris une série de manifestations dans les bureaux des députés fédéraux.A Toronto, les employés de Canadien ont manifesté au bureau d’Alan Rock, ministre de la Justice.Ceux de Vancouver se sont rendus au bureau de Heddy Fry puis à celui de Ted McWhinneys, pour arrêter leur course dans le bureau de Raymond Chan.Des manifestations semblables sont en train de s’organiser dans d’autres villes.«Nous avons montre notre engagement envers cette entreprise à bien des reprises.Les employés et leur famille ont accepté une réduction de salaire de 5 % en 1992, de 5% encore en 1994, puis de 17 % en 1995, sans compter un gel salarial de trois ans», a rappelé Buzz Hargrove, président du syndicat des TCA.On leur demande cette fois des compressions salariales de 10 %, soit de contribuer pour 70 millions des 200 millions par année qu’entend sauver Canadien dans le cadre d’un vaste plan de restructuration.«À l’heure actuelle, Canadien dispose d’un avantage de près de 15 000 $ (par employé) sur son principal concurrent au chapitre du coût de la main-d’oeuvre.Par conséquent, cette catégorie de coûts n’a rien à voir avec le problème», a ajouté M.Hargrove.«Nous demandons au gouvernement, aux banques et à AMR (American Airlines) de s’engager dès maintenant.En vue de dénouer la crise financière actuelle, le gouvernement pourrait réduire les taxes sur le carburant, les banques pourraient faire bénéficier l’entreprise de la faiblesse actuelle des taux d’intérêt et AMR pourrait réduire ses frais de service», a ajouté le représentant syndical.Aux Communes, et si le Reform Party a refusé d’appuyer la demande d’un débat d’urgence pour se contenter d’exiger du gouvernement une réduction des taxes sur le carburant, le Bloc a repris son idée lancée vendredi de tenir un débat d’urgence sur la situation précaire dans laquelle se retrouve Canadien.Le Bloc est également revenu à la charge en proposant un scénario prévoyant la fusion des deux transporteurs nationaux.«Ce serait, là, une façon de sauver le plus d’emplois possibles tout en évitant que des routes internationales rentables ne tombent entre les mains de transporteurs étrangers», a soutenu le leader du Bloc, Gilles Duceppe.«La seule solution est d’avoir un transporteur important dominant sur la scène internationale.» En réaction le ministre de l’Industrie, John Manley, a accusé le Bloc de vouloir «pratiquer une politique de régionalisme et ce, dans le seul but de provoquer des réactions dans l”uest, d’anta-goniser l’Ouest».DEVISES ETRANGERES (EN DOLLARS CANADIENS) Afrique du Sud (rand) 0,3017 Allemagne (mark) 0,8940 Australie (dollar) 1,0993 Barbade (dollar) 0,6864 Belgique (franc) 0,04425 Bermudes (dollar) 1,3590 Brésil (real) 1,3402 Caraïbes (dollar) 0,5113 Chine (renminbi) 0,1673 Espagne (peseta) 0,01097 États-Unis (dollar) 1,3428 Europe (ECU) 1,7597 France (franc) 0,2644 Grèce (drachme) 0,005948 Hong-Kong (dollar) 0,1789 Indonésie (rupiah) 0,000600 Italie (lire) 0,000916 Jamaïque (dollar) 0,0425 Japon (yen) 0,01204 Mexique (peso) 0,1863 Pays-Bas (florin) 0,8182 Portugal (escudo) 0,009175 Royaume-Uni (livre) 2,2439 Russie (rouble) 0,000252 Singapour (dollar) 0,9816 Suisse (franc) 1.0832 Taïwan (dollar) 0,0502 Venezuela (bolivar) 0,00294 SOURCE BANQUE DE MONTRÉAL Mowat ferme ses portes a Lachine Le président de l'entreprise attribue ce retrait de course à la concurrence «prédatrice» de Postes Canada LE DEVOIR Incapable de soutenir la concurrence de Postes Canada et de sa filiale, Purolator, l’entreprise de transport W.J.Mowat n’a eu d’autres choix que de vendre ses activités ontariennes et, faute de repreneur, de fermer ses installations montréalaises.Résultats: 125 personnes perdent leur emploi à Lachine.Après des mois de négociations difficiles avec ses créanciers et des acheteurs potentiels, la société W.J.Mowat a été vendue vendredi dernier.Cette vente comprend les installations de l’entreprise en Ontario, l’achalandage de la société et l’usage du nom commercial Mowat Express.Les acquéreurs prennent à leur emploi le personnel travaillant dans ces terminus.«Cette vente ne comprend pas le terminus de Lachine.La société n’ayant pu trouver un acquéreur pour ces installations, c’est avec regret qu’elle a procédé à leur fermeture», a ajouté Mowat.Le président de l’entreprise, John Mowat, a rencontré hier matin tous les employés travaillant au terminus de Lachine pour leur annoncer cette fermeture et la perte de leur emploi.Elle y employait 15 cadres et employés cléricaux, 52 chauffeurs et mécaniciens, 21 employés d’entrepôt et 37 employés à temps partiel.«J’ai pris cette décision malheureusement inévitable à cause de l’impact résultant des pratiques commerciales de Postes Canada et de sa filiale Purolator, a ajouté M.Mowat.Leur politique de prix prédateurs sur le marché du transport des colis a fait disparaître la marge bénéficiaire de l’entreprise.Depuis des mois, nous accusons des pertes de plusieurs centaines de milliers de dollars.Cela ne pouvait plus durer; on risquait de tout perdre.» Fondée en 1953, W.J.Mowat assurait un service de transport et de livraison «just in time» à des entreprises manufacturières, à des distributeurs et commerces de détail dans les secteurs des produits pharmaceutiques et médicaux, des produits de beauté, du vêtement et de l’édition.MasterCard prend le contrôle de Mondex Le patron d’Intel à l’ouverture du COMDEX Le duel de l’an 2000: ordinateur contre télé PRESSE CANADIENNE Londres — Mastercard International est convenue d’acquérir 51 % de Mondex International, qui met actuellement à l’essai une carte à puce d’argent liquide au Canada.L’entente devrait permettre une mise au point plus rapide de cette carte, indiquent les deux entreprises dans un communiqué conjoint.Mastercard va ainsi adopter les technologie et logiciels mis au point par Mondex.«C'est la dernière étape avant la mise en service à l'échelle planétaire.Avec l’appui de Mastercard, rien n’empêchera Mondex d'établir la norme mondiale», affirme Robin O’Kelly, président de Mondex International.Dix-sept banques et compagnies, qui ont créé Mondex en juillet, vont détenir ensemble les autres 49% de la société de services financiers.Les partenaires canadiens sont la Banque Royale et la Banque CIBC, chacune avec une part de 5 %.la mise à l’essai de la carte Mondex a débuté en septembre, a Guelph, en Ontario, avec le concours d’employés de banque et de certains clients.Dans le courant de l’année, l’expérience sera étendue au grand public.En 1998, la Royale et la CIBC devraient à leur tour proposer la carte d’argent liquide ailleurs au Canada, le nouvel outil plastifié de consom- mation contient une puce qui est chargée d’unités monétaires.Puis la valeur de ces unités est versée dans les puces de cartes correspondantes, détenues par des marchands ou d’autres particuliers.Ainsi l’argent électronique transite sans même l’entremise d’une banque.Bell Canada vend déjà des cartes du genre, dont les unités monétaires sont versées dans les téléphones publics à mesure que l’usager fait des appels.A la différence des cartes de crédit et de débit, la carte à puce d’argent liquide pourra servir à de petits achats, comme les journaux et les transports en commun, qui exigent jusqu’ici des espèces sonnantes et trébuchantes.Grâce au réseau Mastercard, les consommateurs canadiens pourront utiliser la carte aux États-Unis, en Extrême-Orient et en Amérique latine bien plus tôt que si les 17 partenaires originaux devaient établir chacun leur réseau.À l’origine, la technologie avait été mise au point par NatWest Group, de Londres, qui l’a vendue en juillet à Mondex International.NatWest demeure un des partenaires de l’entreprise.Au Canada, la Banque de Montréal, la Banque TD et d’autres partenaires font l’essai d’une carte concurrente, baptisée Exact et basée sur des normes belges.AGENCE FRANCE-PRESSE Las Vegas — üi survie de l’industrie informatique passe par la conquête des spectateurs, ce qui place les micro-ordinateurs en concurrence directe avec les télévisions, a estimé hier le p.-d.g.d’Intel, numéro un mondial des semi-conducteurs, Andy Grove.«Nous sommes en concurrence pour (gagner) ces consommateurs, leurs dollars et leur temps de loisir», a affirmé M.Grove lors du discours d’ouverture du salon informatique COMDEX hier à Las Vegas.L’industrie informatique dépend maintenant des consommateurs et si elle ne parvient pas à leur proposer des produits suffisamment attrayants, elle va stagner puis péricliter, a-t-il averti.Les micro-ordinateurs sont le tiers du nombre de téléviseurs dans le monde.Déjà, plus de PC que de postes de télévision sont vendus chaque année.Mais, a souligné M.Grove, la bataille est encore loin d’être gagnée.Il faut pour cela que les fabricants d’ordinateurs et les créateurs de logiciels convainquent «les plus sophistiqués des utilisateurs, les enfants de 10 ans», a lancé M.Grove.EN BREF Sears émet des actions (Le Devoir) — Sears Canada a annoncé hier qu’elle émettait 9,5 millions d’actions ordinaires au prix unitaire de 10,50 $, pour un produit brut de 100 millions.Les actions sont vendues à un syndicat de prise ferme dirigé par CIBC Wood Gundy.Sears a également accordé au syndicat de pri- • se ferme une option pour l’achat d’un ¦ • maximum de 952 381 actions ordinaires supplémentaires pour un produit brut additionnel de 10 millions.:1 : Le produit de l’émission sera utilisé ib pour rembourser la dette et pour fi- T nancer, plus tard, le déploiement des initiatives stratégiques de la société.1 Sears, Roebuck and Co„ de l’Illinois, : possède 61,1 % des actions ordinaires de Sears Canada.Elle demeurera l’ac- '• tionnaire majoritaire avec une partici-pation de 55 % après la clôture de cet- ' : te transaction.Dans leurs jeux sur PC, ceux-ci «exigent une expérience visuelle semblable à la réalité», et non les images plates et peu détaillées qui prévalent aujourd’hui.C’est pour cela que le tournant du siècle sera selon lui celui du visuel, des images en trois dimensions, tout comme le début des années 1990 a été celui de la vidéo.«Je suis sûr que nous pouvons le faire», a affirmé M.Grove, rappelant les progrès accomplis dans la vidéo sur PC.En 1992, les micro-ordinateurs n’étaient capables de rendre que des images de piètre qualité, de la taille d’un timbre poste.La technologie a évolué au point que le rendu des images et du son est maintenant proche de celui du film: les premiers produits ayant ces capacités devraient arriver sur le marché au début de l’année prochaine.La technologie des micro-processeurs, dont le COMDEX fête le 25' anniversaire, et celle de l’architecture interne des PC vont permettre de telles réalisations vers 2000, «aussi sûrement qu’une pierre tombe si on la lâche», a estimé un analyste du cabinet d’étude Dataquest, Nathan Brookwood, après le discours de M.Grove.» « 4 D1C I, E I) E V 0 I It .I.E M A RDI I fl N 0 V E M B R E I II 9 (i B 3 ?ECONOMIE* L’un est dominant l’hiver, l’autre, l’été Tours Mont-Royal et Nouvelles Frontières cimentent leur partenariat GÉRARD BÉRIJBÉ DIANE PRÉCOURT LE DEVOIR En réponse à la poussée du Groupe Transat en sol européen, Nouvelles Frontières et Tours Mont-Royal ont cimenté leur partenariat vieux de deux ans maintenant pour consolider leur deuxième rang au Québec.«Transat a, en quelque sorte, indiqué la voie à suivre en se portant acquéreur, au cours des derniers mois, de Look Voyages [deuxième voyagiste français]», a résumé Yvon Michel, président de Tours Mont-Royal.Hier Nouvelles Frontières, le plus important voyagiste français avec ses 2,4 millions de passagers annuels et son chiffre d’affaires de 2 milliards de dollars, et Tours Mont-Royal, le plus vieux grossiste au Canada avec ses 27 années d’existence, ont annoncé la création d’une société commu- ne de gestion qui leur permettra notamment de regrouper des services et le personnel sous un même toit à Montréal, d’ici la fin de l’année ou au début de 1997.Si les deux grossistes s’échangeaient déjà des ressources depuis quelques années déjà, cette entente rend officiel un partenariat faisant de deux voyagistes à vocation saisonnière — Tours Mont-Royal pour les voyages dans le sud l’hiver et Nouvelles Frontières pour l’Europe en été —, une seule entreprise uniformisée dont les fonctions seront plus équilibrées sur toute l’année.La nouvelle entité, aura 135 employés, coiffera un chiffre d’affaires combiné de 130 millions pour le Québec et reposera sur un portefeuille de quelque 220 000 sièges.«La mise en commun des services dans les secteurs des réservations, de l’informatique et d'une centrale d’achats permettra d’éliminer les doublons et de rationaliser les opéra- tions», a dit hier Patrick Bilbeau, président de Nouvelles Frontières.Pour Yvon Michel, il s’agit d’un deuxième pas, d’une «progression de la confiance mutuelle», qui pourrait finalement aboutir à une plus grande intégration.«Ils sont dominants l’été et nous, l’hiver.La complémentarité est parfaite.Transat est deuxième en France et nous, deuxième au Québec.Nous nous retrouvons donc avec deux gros joueurs qui se font concurrence au Québec.» «Nous nous collons à un grand groupe européen.Il ne serait pas illogique de croire que finalement, ou bien Tours Mont-Royal sera partie intégrante de la grosse machine, ou bien Tours Mont-Royal se portera acquéreur des activités canadiennes de Nouvelles Frontières», a renchéri M.Michel.Le bureau de Montréal aura accès à l’ensemble des produits dans l’immense annuaire téléphonique de Nouvelles Frontières, jusqu’aux forfaits de safari au Kenya par exemple.Et les agents de voyages québécois y auront également un accès aussi direct que les conseillers à Marseille ou ailleurs.Nouvelles Frontières, qui est le plus gros fournisseur de clients français vers le Canada, apportera au moins 100 000 sièges, surtout l’été, soit autant que Tours Mont-Royal durant la saison d’hiver.Même si Tours Mont-Royal est l’un des principaux actionnaires du transporteur Air Club International, le grossiste québécois va cependant s’en remettre aux appareils d’Air Transat pour combler ses besoins de sièges cet hiver.C’est qu'Air Club a retiré ses deux avions du Canada pour les exploiter en Inde, le marché entre le Canada et les destinations soleil étant soumis à une forte concurrence et à excédent de capacité.«Air Club sera toutefois de retour pour Nouvelles Frontières, l’été prochain», a souligné Yvon Michel.AUTOMOBILE Le marché des voitures de luxe est prêt à flamber.Les manufactures reprennent le terrain perdu Ottawa (PC) — En septembre, les livraisons des entreprises manufacturières ont augmenté de 0,8 %, reprenant le terrain perdu au mois d’août.Selon un relevé de Statistique Canada, la hausse en septembre s’inscrit dans la tendance observée depuis six mois.En 1995, la courbe des livraisons était resté stagnante, après une croissance marquée en 1994.En valeur, les livraisons ont atteint en septembre les 34,3 milliards.La plus forte hausse sectorielle, 7,3 %, a été celle des marchandises électriques et électroniques tandis que les véhicules automobiles et les produits pétroliers ont eux aussi affiché des augmentations.La période analysée dans ce relevé est antérieure à la grève qui a frappé General Motors, en octobre.Les livraisons de véhicules ont augmenté de 2,3 % en septembre.Le fonds de solidarité investit dans Smart Rain (Le Devoir) — Le Fonds de solidarité des travailleurs du Québec (FTQ) a investi 500 000 $ dans Smart Rain, une entreprise de Saint-Bruno spécialisée dans le développement et la commercialisation de systèmes centralisés de contrôle d’irrigation.Envirocapital, société en commandite créée à l’initiative du Fonds de solidarité, a injecté 350 000 $ additionnels dans l’entreprise.L’investissement du Fonds permettra de finaliser la première version du système et de débuter la commercialisation des produits Smart Rain, en plus de maintenir douze emplois et d’en créer environ dix nouveaux d’ici trois ans.Le système Smart Rain permet, à partir de capteurs enfouis dans le sol, de connaître la teneur en eau et en fertilisant, de lire la température de chacune des zones d'irrigation et d’activer les pompes et les arroseurs automatiquement.Le marché des systèmes d’irrigation se repartit entre les clubs de golf, l’aménagement paysager et l’agriculture.Depuis quelques années, les constructeurs lancent plus de modèles luxueux et coûteux que de voitures familiales et économiques.Ce phénomène colle plus avec la réalité américaine dont l’économie est en bonne santé que celle du Canada où l’ambiance est frileuse à cause des indices économiques vacillants, malgré les taux d’intérêt avantageux.Sur les 140 modèles vendus au Québec près du quart sont des voitures dites de luxe, qui représentent avec les véhicules sportifs utilitaires, les deux pôles d’attraction du marché de cette fin de siècle.L’année 1997 sera sans aucun doute une année chaude pour les voitures coûtant entre 30 000 et 80 000 dollars, pour la simple raison que les constructeurs japonais ont décidé de réduire les prix, afin de ne pas laisser le champ libre aux Européens et aux Américains.Cela explique en grande partie les réductions de prix sur les modèles Cadillac et le lancement de la Catera, destinée à contrer les dernières Lexus ES300 Acura TL et Infiniti 130 équivalentes.D’ici à l’an 2000 GM aura plus de véhicules utilitaires dans sa gamme qu’elle n’en a aujourd’hui et moins de voitures, particulièrement dans le créneau des luxueuses.Contrairement à ce qui se passait il y a vingt-cinq ans, les clients de Cadillac achètent actuellement plus de modèles luxueux dits de bas de gamme dont la firme ne possédait jusqu’à récemment aucun modèle.Dans la classe supérieure, Infiniti a renouvelé sa Q 45 dans un format plus abordable et BMW étrenne sa série 5 inaugurée en 1996.Dans le segment les véhicules luxueux, la concurrence fuse de toutes parts et même du côté des véhicules utilitaires avec l’arrivée des mini fourgonnettes Town et Country, des tout-terrain Infiniti QX4 ou Lexus LX450 qui se substituent facilement à une limousine conventionnelle.Les constructeurs Japonais ont ciblé leur retour dans ce segment particulier qui est beaucoup plus profitable que celui des véhicules économiques sans nécessiter des volumes aussi importants.Ils ont déjà réussi à infliger des pertes aux constructeurs américains, puisque depuis 1986 les ventes de la Cadillac de Ville n’ont cessé de décliner passant de 235 000 unités à cette époque à 107 000 en 1995.Si la démocratisation de la voiture de luxe amorcée par les Japonais avec l’introduction des Nissan Maxima et Toyota Cressida y est pour quelque chose, la mauvaise qualité du produit américain qui n’avait alors d’autre ambition que de surclasser son rival de toujours, Lincoln, n’a pas aidé la cause de ce constructeur.Cadillac et Lincoln offrent le meilleur exemple de deux constructeurs qui ont passé beaucoup plus de temps à se combattre qu’à prendre connaissance des mutations du marché, avec le résultat qu’ils sont aujourd’hui à la remorque de leurs concurrents.De plus, la recherche de volumes de ventes plus importants, les a poussés à établir des situations de surcapacité de production, contraires aux lignes de conduite établies lors du virage pris par les trois grands après les problèmes rencontrés dans les années quatre-vingt.L’arrivée massive de nouveaux modèles que leurs prix et leurs équipements placent en compétition avec les voitures de luxe traditionnelles, oblige à créer une catégorie qui les englobera tous sans distinction de classe, si ce n’est par tranches de prix.Ainsi entre 35 000 et 50 000 dollars on peut trouver une minifourgonnette ou un véhicule sport utilitaire de taille moyenne ou de grand format, face à une berline offrant les mêmes attributs.Le seul salut des constructeurs dont la gamme de modèles est réduite ou ne compte pas de sport-utilitaires ou de minifourgonnettes, en sont réduits à baisser leurs prix pour maintenir une certaine circulation dans leurs salles d’exposition.Ainsi BMW a été le premier à réduire ses tarifs et certains de ses modèles se vendent aujourd’hui au même prix qu’en 1989.Il a été suivi par Audi, Cadillac et Lincoln.Chez Jaguar le nouveau coupé XK8 coûte substantiellement moins que le précédent XJS de même que les XJ6, tandis que les Lexus ont vu leur prix baisser de 8 %.Entre 1995 et l’an 2000, le groupe d’acheteurs ayant 55 ans va encore augmenter alors que celui des 35 ans va diminuer.Entre 1995 et 2005, le segment des véhicules luxueux, qui est beaucoup plus vaste que celui des voitures de luxe, va augmenter d’environ 1 % pour représenter des ventes de 1,4 million de véhicules sur le continent nord-américain.Ce volume, celui des voitures de taille moyenne, telles les BMW de série 5 et les Volvo, est celui qui augmentera le plus, suivi par celui des voitures de sport de haut de gamme et les voitures de luxe compactes.Les gros modèles de luxe traditionnels ainsi que les gros coupés comme les Buick Riviera et les Lincoln Mark VIII perdront le plus de clients et l’augmentation de leurs prix sera moins forte que l’inflation jusqu’à la fin de la décennie.Daniel Hé r aud ?Intrawest a perdu 1,2 million (PC) — Durant le trimestre clos le 30 septembre, la compagnie Intrawest a subi une perte de 1,2 million, comparé à une perte de 2,3 millions à la même période en 1995.Les revenus de ce trimestre se sont établis à 39,4 millions, contre 32,3 millions au même moment en 1995.La division du ski et de la villégiature a réalisé un chiffre de 14,9 millions, en hausse de 30 % en un an.La division a fait ce progrès grâce aux revenus de la station Snowshoe, acquise en Virginie occidentale, et à ceux de l’été à Tremblant, au Québec, et de Stratton, au Vermont, avec les activités d’hébergement et de golf, signale un communiqué de la société de Vancouver.Quant à sa perte nette, Intrawest ajoute que cela «correspond ata prévisions et reflète le caractère saisonnier des revenus du ski et des villégiatures».BA nomme un nouveau directeur pour le Canada (Le Devoir) — British Airways a annoncé la nomination de Malcolm Freeman au poste de directeur général pour le Canada.M.Freeman quittera le siège social de Londres, où il occupait le poste de directeur général du service aux passagers, pour prendre ses nouvelles fonctions à Toronto.«Au Canada, une de ses responsabilités consistera à rétablir une structure de direction propre à British Airways à la suite de la récente déclaration par laquelle la compagnie annonçait mettre un terme à son association de gestion commune de deux ans avec USAir», a souligné British Airways.COUP D'ŒIL BOURSIER Tout baigne dans l’huile MICHEL CARIGNAN COLLABORATION SPÉCIALE Lf indice industriel de New York et le TSE 300 de Toronto continuent leur progression dans leur étroit couloir haussier A B de leur tendance non moins haussiè-re mais à plus long terme C D.Ce sont les pétrolières qui dominent encore les hausses parmi les secteurs canadiens mais à quelques exceptions près tous les secteurs demeurent dans des conditions de tendance haussière.Les communications, les services publics et la consommation demeurent en continuité de leur tendance haussière.Les forestières, la gestion, les immobilières, les transports et les industrielles sont stables dans un mouvement horizontal sans repli ou à la fin de ce qui a été une légère correction tout à fait normale.Les minières se déplacent de côté depuis la traversée de leur tendance bais-sière qui a totalisé depuis son point de départ (E) 550 points de hausse.Les aurifères qui ont montré un mouvement similaire aux minières ne peuvent résister à une correction.Elles sont parties du point E comme les minières et ont atteint 1000 points de hausse (F) mais en ont reperdu près de 600 en trois jours (G).L’indice conserverait son statut haussier si une base se formait d’ici peu et repartait par la suite dans un prolongement de cette nouvelle tendance haussière.Dans la majorité des cas, un peu de correction ne serait même pas inquiétant C’est la tendance des derniers mois qui devrait maintenant guider notre conduite.Après autant de gains, on ne devrait plus être sur le qui-vive à la moindre correction.Le marché ne redeviendra baissier qu’au fur et à mesure que les indices inverseront leur tendance à moyen terme (C).Cela devrait vous laisser un peu de temps pour votre magasinage de Noël.5500.00 5250.00 A Mai STuXtt BOURSE DE TORONTO TSE 300 (X-TT TSE) 18 Nov 5872.69 150 Jours PÉTROLIÈRES TOR.(X-OG TSE) 150 Jours 6000.00 -5500.00 COMMUNICATIONS TOR.(X-CM TSE) 150 Jours 10000.00 18 Nov 10084.12 SERVICES PUBLICS TOR.(X-UT TSE) 150 Jours -4250.00 -4000.00 PRODUITS CONSOMMATIONS (X-CP TSE) 150 Jours >9000.00 -8500.00 -8000.00 PAPETIERES TOR.(X-PF TSE) 150 Jours 4500.00 -4250.00 18 Nov 4678 60 IMMOBILIER TOR.(X-RC TSE) 150 Jours -2000.00 / 7 750.00 18 Nov 2059.27 ï PRODUITS INDUSTRIELS TOR.(X-IP TSE) 150 Jours 3750.00 3500.00 18 Nov 3870.58 MINES ET METAUX TOR.(X-MM TSE) 500.00 V, A r -5250.00 -5000.00 >8 Nov 5426.72 AURIFERES TOR.(X-GL TSE) 13000.00 12000.00 1000.00 P A Mai Jun Jui Aoûl Sep Oct Nod 1156875 DECISION-PLUS Séminaire d’information Obtenez à domicile dans votre ordinateur 5 ans de cotes historiques et les communiqués de presse émis par les compagnies inscrites en Bourse.Venez découvrir comment à partir de 15 minutes de travail par jour vous pouvez savoir exactement la direction du marché et des secteurs et ainsi améliorer dramatiquement votre rendement à la Bourse.Mercredi le 20 novembre 740 Notre-Dame Ouest Bureau 1210 19:00h Réservez votre place : (514)392-1366 Volume (000) Ferme Var.($) Var.(%) BOURSE DE MONTRÉAL XXMdndice du marché 12105 2912.67 -4.08 -0.1 XCB:Bancaire 4513 4106.91 -9.31 -0.2 XCOiHydrocarbures 2218 2263.26 +1.18 0.1 XCM:Mines et métaux 3826 3253.56 -24.69 -0.8 XCFiProduits forestiers 1792 2738.52 +25.06 0.9 XCLBien d’Équipement 4025 2750.07 +10.31 0.4 XClhServices publics 3243 2661.91 -3.75 -0.1 BOURSE DE TORONTO TSE 35 14221 311.86 -0.16 -0.1 TSE 100 * 356.26 -0.26 -0.1 TSE 200 * 354.45 +1.71 0.5 TSE 300 49826 5872.69 +2.13 0.0 Institutions financières 8072 5392.98 +4.59 0.1 Mines et métaux 6519 5426.72 -40.61 -0.7 Pétrolières 11278 6365.84 +37.51 0.6 Industrielles 8041 3870.58 +1.52 0.0 Aurifères 3566 11568.75 -118.66 -1.0 Pâtes et papiers 2180 4678.60 +38.68 0.8 Consommation 1541 9167.19 +45.94 0.5 Immobilières 524 2059.27 +6.22 0.3 Transport 2364 6051.56 +44.15 0.7 Pipelines 1383 4824.65 -34.49 -0.7 Services publics 1530 4522.86 +12.92 0.3 Communications 1578 10084.12 -40.55 -0.4 Ventes au détail 578 4689.50 -3.13 -0.1 Sociétés de gestion 666 7588.59 +60.45 0.8 BOURSE DE VANCOUVER Indice général 28140 1161.09 -4.34 -0.4 MARCHÉ AMÉRICAIN 30 Industrielles 31010 6346.91 -1.12 -0.0 20 Transports 7087 2242.63 +21.18 1.0 15 Services publics 2718 233.37 -1.54 -0.7 65 Dow Jones Composé 40816 2004.11 +3.19 0.2 Composite NYSE * 389.90 -0.12 -0.0 Indice AMEX * 663.42 +0.66 0.1 S&P 500 * 731.13 +1.57 0.2 NASDAQ * 1254.57 -7.23 -0.6 LES PLUS ACTIFS DE TORONTO Volume Haut Bas Ferm.Var.Var.Compagnies (000) (S) (S) (S) ($) (%) SHERRITTINTL CP 3273 8.70 8.45 8.60 +0.15 1.8 EDPERGRP IR 2663 88.50 87.50 87.50 +0.50 0.6 EDPER GRP LTD A 2462 7.65 7.55 7.65 +0.10 1.3 PAN EAST PETR CP 2305 6.00 5.70 5.75 +0.10 1.8 WESTREX ENERGY CPI 924 0.34 0.30 0.30 •0.01 -3.2 BRE-X MINERALS 1746 21.20 20.15 20.50 -0.40 -1.9 CDN AIRLINES R WT 1642 0.03 0.02 0.03 - .NOVA CP 1457 12.20 11.85 12.10 +0.15 1.3 ROYAL BANK OF CDA 1449 47.00 46.75 46.90 -0.05 -0.1 STELCO INC A 1290 860 8.35 8.60 +0.20 2.4 LES PLUS ACTIFS DE MONTRÉAL Volume Haut Bas Ferm.Var.Var.Compagnies (000) (S) (S) (S) (S) m NOVA CP 989 12.20 11.95 12.05 +0.15 1.3 TEMBEC INC A 924 10.00 9.50 9.75 -0.20 -2.0 CARA OPERATIONS 554 430 4.30 4.30 .SHERRITT INTL CP 500 8.60 8.50 8.60 +0.15 1.8 VIOR SOC D EXPLOR 456 0.92 0.87 0.91 +0.03 3.4 JORDAN PETR LTD 400 7.50 7.40 7.50 +0.10 1.4 LITHOS CP 370 2.92 2.85 2.85 -0.06 -2.1 AIR CANADA 348 645 6.15 6.40 +0.30 4.9 LOUBEL EXPLO INC 341 040 0.35 0.40 TRANSCDA 320 23.50 23.30 23.30 -0.15 -0.6 t I, E I) K V (MK.I.E M A K I) I I !) N O V E M B It E I !» !» us lequel ils soumissionnent Coût du dossier: 20S Réception des soumissions salle des soumissions de Montréal .Clôture de l’appel d’offres et ouverture des soumissions Montréal, le mercredi II décembre 1996.15 h MUNICIPALE.NO: R96-00548.-BREF D'EXÉCUTION- VILLE D’ANJOU, Partie Demanderesse, -vs- GESTETNER STANLY, Partie défenderesse.Le 3e jour de décembre 1996, à 10h00, au 5647, HUTCHISON, MONTRÉAL, Qc, district de Montréal, seront vendus par autorité de Justice, les biens et effets de: GESTETNER STANLY, saisis en cette cause, consistant en: 1 Sofa 3 places en tissu; 1 lampe sur pied; 1 appareil pour exercice.Et autres.Conditions: ARGENT COMPTANT et/ou CHEQUE VISÉ.Information: MARTIN DUPUIS, huissier du district de Montréal, MACERA & ASSOCIÉS, HUISSIERS, 514-848-0979, FAX: 848-7016.31, rue St-Jacques ouest, rez-de-chaussée, Montréal, Québec.H2Y1K9 AVIS DE DEMANDE DE DISSOLUTION PRENEZ AVIS que la compagnie IKRAM POUR LE COMMERCE ET INVESTISSEMENT INC.demandera à l'Inspecteur général des institutions RAYMOND, CHABOT INC.LOI SUR LA FAILLITE ET L'INSOLVABILITÉ Dans l'affaire de la faillite de : 2559234 CANADA INC., corporation légalement constituée ayant sa principale place d'affaires au 2125, rue Monterey, Laval (Québec) H7L 3T6.Faillie Avis est par les présentes donné qu'une ordonnance de séquestre a été rendue contre 2559234 Canada Inc.le 11 octobre 1996 et que la faillite est rétroactive à la date du dépôt de la requête, soit le 1" octobre 1996.La première assemblée des créanciers sera tenue le 5 décembre 1996 à 11 h 00, au bureau du Séquestre Officiel, 5, Place Ville-Marie, 8e étage, Montréal (Québec).MONTRÉAL, ce 12'jour de novembre 1996.RAYMOND, CHABOT INC.ès qualités de syndic de l'actif de 2559234 Canada Inc.Jean Robftlard, CA, CIP Responsable de l'actif 600, de La Gauchetièrc Ouest Bureau 1900 Montréal (Québec) H3B 4L8 Téléphone: (514)879-1385 Télécopieur: (514)878-2100 LE GROUPE Boudreau Richard —.INC.AVIS PUBLICS HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.1 '! ! > «?lOrdrfU linntljiiiin AIR CANADA @ I ( A1C
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