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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1996-11-26, Collections de BAnQ.

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LE DEV V (i L .L X X XVII N " 2 7 0 M 0 N T II E A L .L E M A IU) 1 2 (» N 0 V E M 15 15 E I !» !) (i 8 8c T l's + T v y / T o it 0 x t 0 I $ PERSPECTIVES t Elections printanières ?Il semble qu’il ne manque plus qu’un prétexte pour que, au début du printemps prochain, le premier ministre du Québec déclenche des élections générales.Un mandat populaire conférerait à M.Bouchard une nouvelle légitimité, consoliderait son rapport de force avec les syndicats, rapprocherait la date du référendum.Mais le peuple veut-il des élections?uand Lucien Bouchard s’est retiré du Ifr AKfe congrès du PQ, samedi soir, pour «un temps de réflexion», des commentateurs ont cru quelepremier ministre pourrait déclencher des élections générales hâtives afin de confirmer sa légitimité.C’eût été téméraire dans les circonstances.Comment aurait-il pu aller aux urnes sans se réconcilier d’abord avec ses troupes?Maintenant qu’il a subi «le baptême du feu» comme chef du Parti québécois, pour reprendre ses paroles, que le nouveau programme du parti est adopté et qu’il est conforme avec la pensée politique de M.Bouchard, la voie est libre pour des élections, si le premier ministre en ressent le besoin.La tenue d’élections, d’ailleurs, serait l’un des meilleurs moyens pour resserrer les rangs des militants péquistes parce que plus les élections sont hâtives, plus on se rapproche de la date du prochain référendum sur la souveraineté du Québec.A partir du lendemain des élections, le Québec sera en campagne préréférendaire.Quoi de mieux pour faire du PQ un parti plus uni, plus cohérent et plus discipliné.Dans son discours au congrès, dimanche, M.Bouchard a promis à ses troupes que le prochain référendum aurait lieu «avant le troisième millénaire».Comme le troisième millénaire commence le 1er janvier 2001, il ne resterait à M.Bouchard que trois ans et demi pour tenir un référendum si des élections ont lieu le printemps prochain.Confirmé dans ses fonctions par l’électorat, M.Bouchard pourrait aussi raffermir son leadership auprès de ses députés et de ses ministres qui lui seraient désormais redevables de leur réélection.L’occasion serait belle, en outre, de renouveler l’équipe ministérielle.Certains vieux routiers tireraient leur révérence.A deux reprises, depuis le début de l’année, M.Bouchard a menacé d’en appeler au peuple.Chaque fois, il y a renoncé.On dit que c’est le vice-premier ministre Bernard Landry qui est parvenu à réprimer ses tentations.Si cela était vrai, M.Landry ne retient plus M.Bouchard.Durant le week-end, M.Landry a ouvertement parlé d’élections prjntanières à plusieurs journalistes.A ses yeux, il ne reste qu’un obstacle: la population n’en voudrait peut-être pas.Sauf que l’opinion publique évolue.Le ministère des Finances travaille déjà pour que le budget du Québec soit prêt, si cela est possible, fin mars, soit un bon mois et demi avant la date habituelle, pour laisser à M.Bouchard le choix de déclencher des élections aussitôt qu’il le souhaite tout en ayant, si cela est son vœu, un budget à présenter aux électeurs.Il va sans dire que l’obtention d’un mandat légitime de l’électorat serait très utile à M.Bouchard.D’abord, elle lui conférerait l’autorité morale de gouverner que ni le Sommet sur l’économie et l’emploi, ni le congrès de son parti, n’ont pu lui donner, quoi qu’il en dise.Victorieux, M.Bouchard sortirait de la campagne électorale avec un rapport de force beaucoup plus solide face aux syndicats du secteur public.D’ailleurs, depuis quelques semaines, des députés péquistes évoquent ouvertement la possibilité que cet affrontement avec les syndicats serve de prétexte au déclenchement d’élections au printemps prochain.Maintenant que les consensus du Sommet sont dénoncés par les syndicats tandis que le Parti québécois n’appuie que du bout des lèvres la politique budgétaire du gouvernement, que faire sinon des élections pour obtenir la légitimité d’aller plus loin sur le chemin du déficit zéro?S’il se présentait devant le peuple, le gouvernement Bouchard serait probablement réélu.Le dernier sondage Léger & Léger publié par le Journal de Montréal et The Globe and Mail, donne au PQ 47 % des intentions de vote contre 40 aux libéraux.M.Bouchard est de loin le chef le plus populaire avec 44 % d’appui contre 21 % pour Dapiel Johnson et 19% pour Mario Dumont A l’heure actuelle, la moitié des Québécois, 56 % des francophones, sont satisfaits du gouvernement.Si M.Bouchard s’obstine dans la lutte contre le déficit sans avoir obtenu un mandat du peuple, ce taux de satisfaction risquerait de chuter rapidement Ses chances de gagner les prochaines élections risquent de diminuer avec le temps.On objectera que des élections fédérales sont déjà prévues l’an prochain.Mais M.Chrétien serait sans doute content de laisser passer M.Bouchard avant lui.La réélection d’un gouvernement «séparatiste» au Québec ne serait-elle pas pour lui un argument favorable à sa réélection dans le reste du Canada?Quoi de mieux que des élections pour faire du PQ un parti plus uni Michel Ven ne ?MÉTÉO Montréal Québec Nuageux le matin.Quelques flocons.Dégagement Max:-3 Min:-12 par la suite.Max: -2 Min: -8 Détails, page B 8 ¦S 00 I N Agenda.B 8 Annonces.B 8 Avis publics.B 6 Bourse.B 4 Culture.B 10 Economie.B 2 Éditorial.A 8 D E X Idées.A 9 Le monde.B 7 Les sports.B 6 Montréal.A 3 Mots croisés.B 6 Politique.A 6 Télévision.B 9 LES ACTUALITÉS Une caisse de bière pour chaque Somalien abattu, page A 4 ?ÉCONOMIE 30 % de la main-d'œuvre au chômage, page B 5 ÉCONOMIE La SRC ne veut pas de Vidéotron sur les ondes, page B 3 Repenser un vieux quartier mwfmm ‘êÊÊÈÈÉ ¦ ¦; i ai mSSm JACQUES NADEAU, LE DEVOIR Pendant plus de quarante-huit heures plusieurs architectes ont planché sur divers projets immobiliers susceptibles de revitaliser en partie le Faubourg des Récollets.On les voit ici réunis dans une ancienne fonderie.Urgence, Faubourg des Récollets.Afin de revitaliser en partie le Faubourg des Récollets, différents architectes se sont réunis tout au long de la dernière fin de semaine histoire de proposer divers projets.SERGE TRUFFAUT LE DEVOIR Le Faubourg des Récollets, ce sont des bâtiments industriels souvent abandonnés.Ce sont des terrains vagues ou des stationnements.C’est l’enclave la plus décrépite, la plus éventrée, la plus usée du Vieux-Montréal.Il y a donc urgence.Et comme il en est ainsi, une charrette a été organisée.Avant toute chose, il faut peut-être signaler qu’une charrette c’est ceci: regrouper des architectes, des paysagistes, des urbanistes et des graphistes en un endroit Ensuite, les faire plancher sur un projet Plus précisément chaque équipe formée travaille, redessine, un projet.Un site et non un ensemble de sites.Enfin, une charrette signifie, pour les participants, qu’une limite de temps a été fixée.En clair, il faut penser vite et bien.Cela étant il faut maintenant préciser que les frontières du Faubourg des Récollets, c’est la rue de la Commune au sud, la rue William au nord, la rue McGill à l’est, et l’autoroute Bonaventure à l’ouest.Ce quartier réputé pour avoir été le point de chute des premiers acteurs de la révolution industrielle est la propriété, en partie seu- lement, mas une bonne partie, de la Société de développement de Montréal (SDM) au sein de laquelle ont été rassemblées les anciennes para-municipales du type SIMPA C’est elle, cette société municipale, qui a organisé la charrette qui s’est poursuivie de vendredi soir dernier à dimanche inclus.Par l’intermédiaire du Centre d’intervention pour la revitalisation des quartiers (CIRQ), organisme sans but lucratif, cinq bureaux d’architectes présents dans le Vieux-Montréal ont été invités à œuvrer dans le cadre de cette charrette.Bien évidemment, certaines balises avaient été fixées.Et notamment celle-ci: en s’appuyant sur certaines expériences réalisées aux Etats-Unis, il a été décidé de revitaliser le quartier en utilisant l’actif industriel en présence.On remodèle.On restaure sans détruire.Et là où il y a du vide, du terrain vague?Tout doit être fait afin que le tout soit cohérent, homogène.Quoi d’autre?Il n’était pas question, on devrait dire il n’est plus question, d’imposer un plan d’ensemble.Terminé le monolithisme.Autrement dit, ce quartier ne sera pas uniquement résidentiel ou exclusivement commercial.Il sera un peu de tout.Mais.mais tous ces gens ont travaillé à partir du thème suivant: le Faubourg des Récollets comme quartier de la création et des échanges entre les arts et les technologies.Allons-y tout d’abord avec le projet conçu par les architectes Peter Fianu et Wade Eide du bureau Atelier Braq- VOIR PAGE A 10: FAUBOURG L’affrontement est inévitable Réunion tactique des syndicats représentant les 400 000 employés du secteur public MARIO CLOUTIER DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Le gouvernement Bouchard se prépare pour la guerre avec les syndicats du secteur public.On adoptait le 23 octobre dernier un décret «concernant le maintien de services essentiels en cas de grèves dans certains services publics» et on laisse courir des rumeurs d’élection au printemps prochain.Le mandat?Un budget impliquant des compressions records et la réouverture des conventions collectives dans le secteur public.La météo annonce donc des tempêtes dans les «re-né-gociations» du secteur public, mais l’affrontement se limitera-t-il au conflit patronal-syndical ou assistera-t-on à l’effritement d’un front commun déjà sur la défensive?A lOh ce matin, dans les bureaux de la CEQ, les six syndicats — FTQ, CSN, CEQ, FIIQ, SPGQ, SFPQ — représentant les 400 000 employés du secteur public se rencontrent pour faire le point sur la proposition gouvernementale et décider de la possibilité d’une position commune face au gou- Henri Massé vernement Bouchard.L’affrontement est inévitable, mais il risque de créer des divisions plus profondes entre les organisations syndicales.Les divergences risquent de naître entre les syndicats, mais aussi à l’intérieur même des centrales.Lors de la manifestation de samedi, les chefs syndicaux ont donc convenu de se réunir aujourd’hui pour empêcher que le gouvernement n’en profite pour régner en divisant.La présidente de la FIIQ (Fédération des infirmières et des infirmiers du Québec), Jennie Skene, résume bien la -jf situation: «Il faut éviter que les différences ne deviennent des divergences.L’action concertée est le seul moyen défaire bouger le gouvernement, s’il est possible de le faire bouger.Sinon, VOIR PAGE A 10: AFFRONTEMENT Grands Lacs africains DelÔOOO à 1500 soldats ?La communauté internationale devrait parvenir à une entente «dans un jour ou deux» JOCELYN COULON LE DEVOIR a communauté internationale devrait parvenir «dans .-j un jour ou deux» à une entente visant au déploiement c ’une force multinationale pour venir en aide aux réfugiés c ans la région des Grands Lacs africains, a déclaré hier le ministre des Affaires étrangères Lloyd Axworthy.Toutefois, tout indique qu’à peine dix pays participeront à la future force multinationale et que ses effectifs devraient plafonner autour de 1500 soldats au lieu des 10 000 prévus.«Nous espérons pouvoir parvenir à une entente entre les différentes parties de la coalition dam un jour ou deux», a déclaré le ministre à la Chambre des Communes, en réponse à une question d’un député de l’opposition.Évoquant la situation des réfugiés sur le terrain, le ministre a indiqué que «les membres de la coalition doivent VOIR PAGE A 10: FORCE Un groupe d’architectes, de paysagistes, et d’urbanistes entend faire du quartier un lieu d’échanges entre arts et technologies ¦ i'-Ki ü M Lloyd Axworthy La Biennale de Sao Paulo Entre l’histoire et la «dématérialisation» de l’art Pour sa vingt-troisième édition et pour la première fois de son histoire, la Biennale internationale d’art de Sao Paulo accueille, jusqu’au 8 décembre prochain, des «représentations nationales» de soixante-quinze pays.Elle propose, dans Universalis, une confrontation entre les productions artistiques de chacun des continents et expose, dans ses «salles spéciales», dix-sept grands artistes, dont Goya et Picasso.JOSYANE SAVIGNEAU LE MONDE Sao Paulo — En 1953, pour sa deuxième édition, la Biennale internationale d’art de Sao Paulo avait voulu signaler avec éclat son existence en proposant à ses visiteurs une grande exposition Picasso présentant, comme morceau de choix, Guernica, dont ce fut le seul voyage hors du Musée d’art moderne de New York avant son retour en Espagne, en 1981.Quarante-trois ans plus tard, cette manifestation, devenue entre-temps la plus grande du continent américain et l’une des plus importantes du monde après la Biennale de Venise, a voulu «retrouver le prestige de 1953», comme le dit Pedro Paulo de Sena Madureira.le vice-président de la Fondation pour la Biennale, qui se charge de l’organisation matérielle et du financement (12 millions de dollars dont la moitié sur fonds privés).Elle a consacré 4000 de ses 30 000 mètres carrés à un «espace historique» rassemblant dix-sept artistes majeurs, au premier rang desquels Goya et Picasso.Mais aussi Edvard Munch (une quarantaine de tableaux).Louise Bourgeois, Paul Klee.Jean-Michel Basquiat, Wifredo Lam et Andy Warhol «Je sais bien que la mission d’une biennale d’art contemporain n’est pas muséographique, précise Pedro Paulo de Sena Madureira, mais il faut tenir compte du fait que nous sommes un pays pauvre en musées.» «Dans cet espace historique, indique pour sa part Nelson Aguilar, historien d’art et commissaire de la Biennale, j’ai rêvé de provoquer la rencontre de l’histoire et du temps présent; j’espère que les gens vont s’interroger sur ces peintres, sur cet art-là, et s’apercevoir que ce n’est pas une chose du passé.Bien au contraire.» La réussite de cette ambitieuse exposition historique est aussi une manière de démontrer que la Biennale de Sao Paulo est parvenue à maîtriser son organisation et que les surprises qu’ont eues les commissaires de certains pays au cours de précédentes éditions (en 1989, chez les Français, on avait vu un tableau dYves Klein, mal fixé, tomber) sont reléguées au rayon des «mauvais souvenirs» qu’on rappelle en plaisantant Cette année, le 5 octobre, jour de l’inauguration, tout était fin prêt, dans cet immeuble qui, de l’extérieur, apparaît comme un grand parallélépipède assez banal, mais où l’architecte Oscar Niemeyer a imaginé une circulation, VOIR PAGE A 10: BIENNALE 4 778313000658 Ma» FERA BATTRE LE COEUR ?îÿifssa** rm% ««S» -________ LA BMW 740i/iL REHAUSSE SON PRESTIGE PAR DES PERFORMANCES LÉGENDAIRES ET, PENDANT UNE PÉRIODE LIMITÉE, PAR UN LUXE SUPPLÉMENTAIRE.UN TAUX DE FINANCEMENT DE 3,15%.* Puisque vous ne voulez rien sacrifier, vous vous apercevrez que la BMW 740i/iL s'adapte parfaitement à votre style de vie.La Série 7, berline hautes performances d'un luxe raffiné, offre tous les aménagements que vous exigez d'une automobile de cette catégorie : commande de la température à six zones, système sonore numérique pour audiophiles, téléphone à reconnaissance de la parole, et, cela va de soi, ergonomie haut de gamme, avec en plus l'élégance d'un style simple.En tant que BMW, la Série 7 refuse de sacrifier les performances au luxe.C'est une automobile sport pour amateur de conduite, aux réactions et à la précision maximales, qui fera battre votre coeur au rythme de ses 282 chevaux-vapeur impressionnants.Louez à long terme une BMW 740i/iL dès maintenant pour profiter d'un autre avantage : le taux de financement de 3,15 % offert sur le modèle 740iL 1996, si vous louez le véhicule chez un conces-• sionnaire BMW d'ici le 31 décembre 1996.Si vous commandez un modèle 740i/iL 1997 d'ici le 28 février 1997 — pour livraison d'ici le 31 mars 1997 — nous vous offrons le même taux de 3,15 %* Rendez visite à un concessionnaire BMW sous peu.Nous ne voudrions pas vous laisser sacrifier un luxe aussi alléchant.Pour connaître le concessionnaire le plus proche de votre domicile, appelez le 1-800-667-6679 ou faites l’essai de notre site Web à l’adresse http://www.bmw ca *Offre fondée sur un financement de contrat de location à long terme de 36 mois pour tout modèle 740iL 1996 livré à partir'du stock du concessionnaire d'ici le 31 décembre 1996 et de tout modèle 740i/iL 1997 neuf commandé d'ici le 28 février 1997 et livré d'ici le 31 mars.Ce taux n'est offert que par les Services financiers BMW, sur approbation de crédit seulement.Cette offre ne peut être combinée à aucune autre offre.LE PLAISIR DE CONDUIRE."" I.K I) K V OIK, I.K M A It I) I 2 II X O V V.M B It K I !» !» (I A 3 Al ONT HEj\ L Le livre de l'année! FIDES LE DKVOIIÏ Vacances à Kahnawake.Joe Norton confirme une série de projets à caractère touristique, dont un hôtel de 5,5 millions JACQUES NADEAU, LE DEVOIR KilB .¦ ¦ ' J?I '''' ¦ j$p| < Le grand chef du conseil de bande de Kahnawake, Joe Norton, a des idées et des projets.Mais trouvera-t-il l’argent pour les réaliser?en bref La Légion d’honneur à Madame Stewart (PC) — Émue aux larmes, la discrète mais influente mécène montréalaise Madame David M.Stewart a reçu hier soir à Paris les insignes de Chevalier de la Légion d’honneur.La décoration lui a été remise au Palais du Luxembourg par le président du Sénat, René Monory, un vieil ami de Mme Stewart et de son mari, le géant du tabac décédé en 1984.La Légion d’honneur a été remise à la présidente de la Fondation Macdonald-Stewart «en reconnaissance de son action remarquable pour la mise en valeur et la conservation du patrimoine culturel et historique de la France et du Canada».Déjà couverte d’honneurs, Mme Stewart a accepté cette nouvelle distinction avec une émotion si vive qu’elle l’a rendue muette un moment.- «Vous ne rencontrerez personne de plus heureuse et plusfière que moi ce soir, a-; t-elle dit C’est un grand honneur pour moi et mon mari.» Mme Stewart a créé avec son mari la Fondation qui porte son nom.Elle préside aussi les conseils d’administration du Musée Stewart et du Musée des Arts décoratifs de Montréal.En France, Madame Stewart a joué un rôle de premier plan dans l’acquisition et la restauration du Manoir Jacques-Cartier à Saint-Malo et dans la mise en valeur de l’Église de Brouage.Fenêtre sur le Saint-Laurent (Le Devoir) — Un complexe récréo-tourisüque de 215 millions de dollars devrait voir le jour sur les berges du Saint-Laurent, à Longueuil.Il est question d’aménager d’ici quelques années un aquarium, une plage et même une salle de cinéma Imax sur un terrain situé à l’est du Pont Jacques-Cartier, près de la bretelle d’accès de la 132.Dans un premier temps, une passerelle aérienne serait construite entre la station de métro Longueuil et le site choisi.Le secteur privé investira 200 millions dans ce projet.Québec, Ottawa et la Ville de Longueuil y injecteront au total 15 millions.Ententes à Lachine (Le Devoir) — La Ville de Lachine a conclu hier une entente de principe avec quatre de ses cinq groupes d’employés pour le renouvellement des contrats de travail.Ainsi, les cols blancs, les pompiers, les cadres intermédiaires et les cadres supérieurs se sont mis d’accord avec l’administration du maire Guy Dicaire pour signer une convention collective de cinq ans.Seuls les cols bleus ne sont pas parvenus à une entente.La nouvelle convention collective des employés municipaux prévoit une augmentation salariale de 2 % par année, une amélioration des régimes de retraite, une réduction des écarts entre la rémunération des hommes et des femmes à la Ville de Lachine et des aménagements dans les horaires réduisant les heures supplémentaires.La Ville et ses syndiqués ont réussi à s’entendre en utilisant les surplus du Fonds de pension des employés de la Ville, qui se chiffre à 5,3 millions de dollars.Meurtre inexpliqué (Le Devon) — Les policiers refusaient hier de relier le meurtre de Stéphane Benoit, 27 ans, à la guerre que se livrent les motards criminalisés sur le territoire métropolitain.Stéphane Benoit, un proche du groupe de motards criminalisés les Rockers, a été atteint d’un projectile dans les toilettes du bar Sunrise, dans le quartier Saint-Michel, dans la nuit de samedi à dimanche.Il est décédé peu après l’intervention des ambulanciers et des policiers.Il n’y a pour l’instant aucun témoin du meurtre.Stéphane Benoit était un habitué du Sunrise.11 possédait un casier judiciaire et il était connu des policiers, ayant été impliqué dans une affaire de stupéfiants.KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR La Ville de Montréal est victime de l’efficacité de l’entreprise privée.L’administration municipale a dû mettre fin temporairement vendredi dernier aux contrats qu’elle a avec six firmes d’huissiers parce que ces derniers ont généré plus de revenus mais aussi plus de dépenses.Ainsi, aucun automobiliste ayant accumulé de nombreux constats d’infraction n’a à craindre de se voir saisir ses biens ou de voir sa voiture affublée d’un sabot de Denver.Le budget de 1.8 million alloué à cette activité est épuisé.•Ayant plus d’huissiers sur le terrain, ça a coûté plus cher mais on a en- Le conseil de bande de Kahnawake a décidé de faire du tourisme sa planche de salut.Cinq jours après le dépôt du rapport Erasmus-Dussault, qui dénonçait le sort réservé aux autochtones, Joe Norton annonce une série de projets pour la réserve, dont un hôtel de 5,5 millions.Mais il n’a pas un sou.SYLVAIN BLANCHARD LE DEVOIR Le grand chef du Conseil de bande de Kahnawake, Joe Norton, a confirmé hier son intention d’établir sur la réserve «un centre touristique» comprenant un hôtel de luxe d’une centaine de chambres.L’hôtel, auquel seraient greffés un théâtre et un restaurant, sera conçu par l’architecte Douglas Cardinal et calqué sur le concept du Festin des gouverneurs, un restaurant ouvert il y a 23 ans sur l’île Saint-Hélène et qui a la particularité d’offrir des spectacles relatant des tranches d’histoire de ja vie des premiers colons au pays.Évalué à 5,5 millions, cet hôtel fait partie d’un vaste projet «de 25 à 30 millions» visant, sur une période de cinq ans, à transformer jusqu’à un certain point la réserve en site touristique.Outre la construction d’un hôtel et d’un restaurant, on veut rénover plusieurs sites, comme l’église de la réserve et le vieux fort, et créer un village historique et culturel qui rappellera les coutumes des Mohawks.Tout cela pour que Kahnawake devienne, aux yeux des européens et des asiatiques principalement, un site touristique de choix.«Nos études montrent que les touristes allemands et français sont particulièrement intéressés par ce type d’attractions, explique Germain Villeneuve, un consultant en gestion dont les services ont été retenus par le Conseil de bande pour mener à bien ce dossier.Dans une entrevue au Devoir, ce dernier précise que «les Mohawks travaillent depuis des années à ce projet» et que lui-même l’étudie depuis trois ans en compagnie de plusieurs intervenants du milieu touristique, notamment l’Office des Congrès, Tourisme Québec et l’Association touristique de la Montérégie qui y voient un projet «sérieux et très intéressant».«Ce n’est pas un projet lancé en l’air, dit le consultant Villeneuve.D’ailleurs, les contacts avec les grossistes en voyages ont déjà été faits.Et la réporne est extraordinaire: plusieurs de leurs clients sont prêts à faire leurs réservations dès maintenant.» Le début des travaux aura lieu au printemps prochain.L’ouverture, elle, est prévue pour mai 1998.Aucun site n’a encore été retenu, mais, selon quelques membres du conseil de bande «on regarde sérieusement du côté des autoroutes 30 ou 132».PRESSE CANADIENNE De nouvelles méthodes d’intégration au marché du travail expérimentées dans la région de Montréal au cours des quatre dernières années ont suscité l’émergence de 108 projets grâce auxquels 3000 chômeurs de longue durée pnt pu travailler.La ministre d’État de l’Emploi et de la Solidarité, Louise Harel, voit dans ce programme gouvernemental connu sous l’appellation de Fonds d’aide à l’innovation du Grand Montréal (FAIM) caissé plus de revenus», précise le chef percepteur à la Ville, Jacques Provost.Cette nouvelle efficacité découle d’un plan de redressement mis sur pied l’an dernier.A cette époque, le règlement de constats d'infraction pouvait trainer sur une très longue période.Actuellement, les délais pour avertir par écrit les contrevenants de payer leur amende ont été réduits à 30 jours et l’émission des mandats d’emprisonnement se fait plus rapidement De plus, le nombre de sabots de Denver installés au cours de la présente année a sensiblement augmenté comparativement à 1995: il est passé de 9893 (une année complète) à 12 362 (en dix mois).L’arrêt des procédures n’aura toutefois pas d’impact majeur, croit M.Pro- Ottawa et Québec ont déjà été sollicités pour verser une partie du financement.Une nouvelle confirmée au bureau du ministre Guy Chevrette, responsable du développement régional et du dossier autochtone, où l’on s’empresse de préciser que «les discussions n’en sont toutefois qu’au stade préliminaires».Préliminaires ou non, le chef Norton, a rencontré vendredi à Québec le ministre Chevrette pour discuter de la question, réunion qui suivait de quelques semaines à peine un tête-à-tête entre M.Norton et le ministre de la Sécurité publique, Robert Perreault.De source sûre dans la réserve, on affirme que le conseil de bande «ne dispose actuellement d’aucune somme «un message d’espoir pour toutes les personnes exclues du marché du travail».Le ministère de Mme Harel a consacré 4,5 millions à FAIM.Ce programme laissera place en début d’année au Fonds de solidarité doté de 250 millions pour trois ans pour aider les plus démunis de la société, comme il a été décidé lors du dernier sommet économique.«Quand on pense que 4,5 millions ont pennis toute cette expérimentation, c’est intéressant de penser que ça va pouvoir se multiplier», a commenté la ministre.vosL «L’effet ne sera pas significatif.Ça va nous donner un moment de répit avant de reprendre de plus belle», indique-t-il.En effet, le comité exécutif sera saisi mercredi d’une demande de crédits supplémentaires pour poursuivre les activités d’huissiers d’ici la fin de l’année.Par ailleurs, le service des huissiers municipaux, qui compte 21 personnes, risque de prendre un nouveau virage en 1997.Il s’agit de l’une des activités municipales visées par les projets de partenariat-privatisation de l’administration du maire Pierre Bourque.Comme l’explique Jacques Provost, une dizaine d’huissiers se montrent désireux de créer une entrepri- d'argent pour mener à bien son projet» (qu’il coordonne avec le KEDA — Kahnawake economic Development authority).«Mais Ottawa et Québec vont aider», assure Myrtle Bush, membre du conseil de bande, qui reconnaît l’absence de fonds.«On fera appel aux banques, on cherche aussi des investisseurs privés, mais oui Québec et Ottawa devront nécessairement être mis à contribution.» Et les négociations iraient bien: «Les pourparlers avec Ottawa sont plus avancés, admet Mme Bush.Par contre, les garanties sont suffisantes, tant à Québec que du côté fédéral, pour qu’on se permette d’annoncer le projet aujourd’hui.» Philip Jacob, membre du conseil de À titre d’exemple, le programme FAIM a permis à un groupe communautaire de Lasalle de mettre sur pied un service de traiteur, à Lasalle, où travaillent des gens ayant des problèmes de santé mentale.Outre l’aide financière du ministère de l’Emploi et de la Solidarité, pouvant aller jusqu’à 100 000 $, le groupe communautaire reçoit l’appui de l’Hôpital Douglas, des autorités municipales, de la Commission scolaire et du Centre régional de la Santé et des Services sociaux.se privée ou de s’associer à une entreprise déjà existante pour prendre cette responsabilité.«Ça fait partie des scénarios.On pourrait confier à des huissiers municipaux une partie des activités.Une chose est sûre, il ne faut pas que ça coûte plus cher», dit M.Provost Actuellement, les huissiers municipaux ne font que de la signification de procédures ou de l’exécution, soit la perception des sommes dues.Ils ne peuvent toutefois pas procéder à des saisies de biens personnels ou faire des poses de sabots de Denver.«Les employés intéressés [des syndiqués cols blancs] ont des objectifs personnels qui vont à l’encontre de l’idéologie syndicale», souligne M.Provost.bande, évalue à cinq milliards les sommes dépensées annuellement par des touristes au Québec.Une statistique qui témoigne de la vitalité de cette industrie, mais surtout, dit-il, de «notre désir d’en profiter.Après tout, Kahnawake représente une attraction touristique exceptionnelle».Pour attirer des joueurs?«Non, répond Jacob.Je sais que certains membres de notre communauté le craignent, mais je vous l’assure, il n’y aura pas de casino.Ce sera un hôtel.Un hôtel et un restaurant, rien d’autre.» Ce projet de casino n’est toutefois pas mort et enterré.Au contraire.Il fera, comme prévu, l’objet d’un référendum dont la date reste à déterminer.Guérin Littérature LA LUNE NOIRE 96 pages, 8,95 $ Rose-Hélène Tremblay Née en 1949 à Baie-Saint-Paul, elle a vu le monde dans la cour de l’école où elle a appris à lire, et elle a vu une cour d’école dans le monde où elle a appris à écrire.En 1977, elle s’enracine dans une autre baie, celle-là des Chaleurs, où elle fonde en coopération les Inéditions qui publient des livres d'artistes.Elle a participé à de nombreux collectifs et à des revues littéraires.Elle a remporté le prix littéraire des Associés avec son premier roman La Vallée des Épilobes.La Lune Noire est son troisième roman.L’auteure de La Lune Noire a voulu dépeindre la réalité silencieuse de ceux et celles qui souffrent.Une étape dans un processus alchimique de transformation.Voici cinq nouvelles basées sur la vie de personnages réels qui ont vécu en Gaspésie.Elles constituent une forme d’archéologie de la mémoire collective.GUÉRIN, éditeur Itée 4501, rue Drolet Montréal (Québec) H2T 2G2 Téléphone: (514) 842-3481 Télécopieur: (514) 842-4923 Adr Internet: www.vigie.qc.ca/LIDEC Le budget arrive en pleine tourmente KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Le troisième budget de l’administration municipale montréalaise est présenté ce matin sur fond de tourmente.D’une part, le maire Pierre Bourque a été mis sous enquête par le Directeur général des élections et, d’autre part, Québec accordera une aide financière deux fois moins importante que prévu en 1997.Des allégations de financement illégal du parti Vision Montréal pèsent sur le maire Bourque qui n’avait toujours pas rencontré hier les enquêteurs du Directeur général des élections.Ce dernier a précisé la semaine dernière que l’enquête serait faite avec diligence, question de ne pas laisser la métropole dans une incertitude qui risquerait d’être néfaste pour son économie.Cette situation est d’autant plus inhabituelle qu’elle laisse planer un certain doute sur la crédibilité de l’administration du maire Bourque alors que les prévisions budgétaires en sont le pivot Et comme si cette difficulté ne suffisait pas, la Ville de Montréal devra se contenter de 33 millions provenant du gouvernement du Québec plutôt que les 60 millions espérés pour l’année prochaine.La nouvelle est arrivée vendredi dernier et a obligé le vice-président du comité exécutif et responsable du budget, Sammy Forcillo, à passer à son «plan B» dans l’élaboration du budget 1997.Avec 27 millions en moins, le service des finances a fait des «acrobaties comptables» toute la fin de semaine.«Ça a été excessivement essoufflant.J’ai apporté des ajustements mais j’ai voulu respecter nos engagements», a souligné hier M.Forcillo qui a ajouté qu’il aurait «quelques surprises» à annoncer.Chose certaine, selon le Plan d’affaires de la Ville que M.Bourque rendait public en septembre dernier, et qui rappelle certains grandes promesses électorales, le budget devrait subir une baisse.Rappelons que Vision Montréal et son chef avaient promis de réduire de 101 millions les dépenses municipales dès la première année au pouvoir.Deux ans plus tard, l'administration Bourque a transformé la promesse pour l’étendre sur la durée du mandat qui se termine normalement en 1998; le budget devrait alors atteindre 1,78 milliard.L’année 1997 devrait être celle de l’abolition complète de la surtaxe sur les immeubles non résidentiels.Cette élimination devait se faire à l’origine sur deux ans.L’imposition de cette surtaxe, qui découlait du transfert de la facture de transport en commun par Québec, avait sérieusement écorché la précédente administration.En outre, le Plan d’affaires indique que l’an prochain, le budget sera décentralisé dans les régions administratives et qu’une baisse de 5 % du nombre de jours de maladie des employés devrait permettre des économies.CLUB 14021 HOMME VENTE DE CRAVATES Prix régulier £5* SPECIAL 40$ 100% soie Importées d'Italie et griffées Du lundi au vendredi 9h30 à 18 h Samedi de 10 h à 16 h Tous les soirs après 18 h sur rendez-vous seulement 1118, rue Ste-Catherine O.2e étage, Montréal Tél.: (514) 861-3636 L’enveloppe municipale des huissiers est à sec Un répit pour les mauvais payeurs Le programme FAIM Un message d’espoir, selon Harel I, E I) K V I) I II .I.li M A U I) I 2 (I N 0 V E M B R E I 0 0 (i A 4 I, I! S A e T D A L IT E S ?Affaire somalienne Une caisse de bière pour un Somalien tué Un caporal-chef accuse son capitaine JOHN WARD PRESSE CANADIENNE Ottawa — Un capitaine de parachutistes a offert à ses hommes une caisse de bière si l’un d’entre eux abat- tait quelqu’un au cours d'une patrouille de nuit en Somalie, a témoigné hier un soldat.\£ caporal-chef Marco Favasoli a déclaré que le capitaine Michel Rainville a fait cette offre en même temps qu’il donnait des ordres au sujet d’une patrouille spéciale de nuit le 4 mars 1993.M.Rainville était responsable du peloton de reconnaissance au sein du Régiment canadien aéroporté.On lui avait demandé d’augmenter la sécurité autour du camp du génie cette nuit-là.«fl a dit: «S’il arrivait qu’on abatte un Soma-lieti cette mit—je ne me rappelle pas s’il a dit abattre ou tuer—j'achèterai une caisse de bière»», a affirmé M.Favasoli à l’enquê-te sur la Somalie.«Je crois qu ’il essayait ainsi de nous inciter à abattre quelqu’un.» Des membres du peloton ont en fait abattu deux Somaliens cette nuit-là, en tuant un et en blessant un autre.M.Rainville n’a jamais acheté la bière.M.Favasoli a ajouté qu’il avait des doutes au sujet de la fusillade.«On pourrait dire que j’étais assez ennuyé», a-t-il lancé.Il a expliqué que les deux hommes n’étaient pas armés et qu’ils s’enfuyaient La mort était difficile à accepter, a-t-il dit «On a du mal à justifier que quelqu’un meure de cette façon, s’il n’existe rien de concret sur quoi se baser.» Au cours d’une enquête interne menée juste après l’incident, M.Fa-¦vasoli a soumis une déclaration qui disait que la fusillade ' était légitime.Hier, il est revenu sur ses paroles.«Je croyais que je devais fournir en quelque sorte une réponse qui justifiait ce que nous avions fait», a-t-il dit au sujet de ces réponses.«Dire: Devoir est distribué par Messageries Dynamiques, division du Groupe Québécor Inc., 900.boulevard Saint-Martin Ouest.I^val.Envoi de publication — Enregistrement do Dépôt légal: Bibliothèque nationale du Québec.LE DEVOIR ACTUALITES AFFRONTEMENT «Le gouvernement devrait écouter davantage les gens.Il est sourd.» SUITE DE LA PAGE 1 le gouvernement devra assumer les conséquences de decision unilatérales.» À la FTQ, on est également conscient des différences qui existent entre la base, souvent plus radicale, et les dirigeants.Le secrétaire général Henri Massé considère qu’il s’agit là d’une situation tout à fait saine.Des mandats de grève ont déjà été votés majoritairement par certains syndicats de la FTQ et M.Massé dit comprendre ses syndi-qués.«Que la base soit plus radicale, ça ne me défrise pas.J’aime autant ça que l’inverse, au contraire de M.Bouchard qui n’est pas habitué à se faire contester.Dans le mouvement syndical, ce n’est pas la première fois que ça arrive.Ça brasse.Mais on assiste à la même chose dans le privé où des entreprises, qui font des millions de profits, mettent à pied des travailleurs.Ça radicalise le débat, parce que tous les conflits tournent autour de la protection de l'emploi.Le gouvernement devrait écouter davantage les gens.Il est sourd.» La proposition de la CSN sur des mesures fiscales totalisant des revenus éventuels de 2,6 milliards pour le gouvernement a surpris les autres organisations syndicales, mais une position commune est toujours possible, soutient Henri Massé.«Je ne veux pas commenter leur proposition, il y a des choses avec lesquelles nous sommes d’accord, d’autres non.Ils ont droit de présenter leur position et, nous, la nôtre.C’est arrivé souvent dans le passé.Ça ne nous empêche pas après de travailler ensemble à des fronts communs.Mais on finit par s’entendre.» Tous les leaders syndicaux insistent sur une chose, ils n’ont pas de mandat pour négocier de nouvelles conventions collectives et leurs effectifs ne leur en donneront pas.Même si les chefs acceptent de s’asseoir à la table de négociation avec le gouvernement Bouchard, ils prétendent que leurs membres ne suivront pas.Et la grogne dépasserait largement les radicaux de la Fédération des affaires sociales, affiliée à la CSN.«Us infirmières en ont assez, lance Jennie Skene.Mais pas seulement nous dans le secteur de la sqnté: les professionnels et les employés de soutien aussi.A la suite de la rencontre de vendredi avec les actuaires, on nous a confirmé que, même si on acceptait la proposition du gouvernement, il y aurait au moins 10 000 postes abolis.Le gouvernement doit récupérer 15 % de la masse salariale, mais dans les hôpitaux, il faut remplacer les infirmières après 32 heures, ce qui équivaut à des compressions supplémentaires.» Les syndicats reprochent au gouvernement de ne pas jouer franc jeu avec eux.Chaque nouvelle journée apporte, selon eux, des éclaircissements sur une proposition beaucoup moins anodine qu’il n’y paraissait au départ «Il y a une crise de confiance, souligne Henri Massé.Et maintenant, on apprend, sans consultations préalables, qu’après ces mesures de 18 mois, il y a aura encore des emplois supprimés et une baisse des salaires.Le monde n’est pas fou chez nous.» FAUBOURG SUITE DE LA PAGE 1 Leur intervention.La rue McGill se distingue en cet endroit par les présences de bâtiments imposants comme celui, par exemple, où logent les douanes canadiennes.Juste en face de cet édifice, il y a un espace vide.Un espace situé précisément à la périphérie du restaurant 11 était une fois qui d’ailleurs est fermé.Comme l’endroit en impose, comme le lieu est une porte d’entrée importante à tous égards, le duo Eide-Fianu a opté pour l’aéré.«On a voulu traiter l’endroit comme un lieu public.Mais un lieu qui rappelle aussi un chapitre de l’histoire montréalaise.» Lequel?Pendant des décennies, il y avait là une cheminée, une haute cheminée nécessaire à l’aération de l’activité industrielle du coin.De fait, ces architectes proposent une structure métallique souple et ouverte.Pour y faire écho, ils ont pensé à y adjoindre, sur une portion de la rue des Sœurs grises, un bâtiment de trois ou quatre étages qui, aspect éminemment singulier, présenterait une façade ouverte.Leur truc, c’est comme une invitation lancée à l’imagination des passants.Au sud, rue de la Commune, le trio composé de Annie Lebel, Geneviève L’Heureux et Stéphane Pratte de Atelier In Situ, ont confectionné une intervention qui ferait écho aux divers pointes, comme Pointe-à-Callière, qui ponctuent l’évolution de cette rue.Et comme l’endroit choisi est pour ainsi dire la conclusion ouest de la rue de la Commune, comme cet endroit est une pointe où se trouvent actuellement un restaurant ainsi qu’un stationnement, ils ont travaillé de façon à accentuer l’aspect ou la dimension de pointe.Ce faisant, ils proposent la transformation du stationnement en une place semi-publique et l’addition d’un édifice de trois ou quatre étages auquel serait allouée une vocation multiculturelle qui serait en phase avec ce que fait 1’entreprise Behaviour.Propriétaire d’un entrepôt construit derrière le restaurant, cette dernière œuvre dans le domaine des hautes technologies de l’image.Architectes-paysagistes, Carole Laçasse et Isabelle Séguin, qui ont créé leur propre bureau, ont opté également pour un mariage espace public-bâtiment multifonctionnel rue Duke qui est en fait la bretelle de sortie de l’autoroute Bonaventure.Dans leur cas, leur coefficient de difficulté consistait à aménager un espace, un volume, très exposé.Tous les automobilistes empruntant l’autoroute aperçoivent actuellement, on est au niveau de la rue Wellington, un stationnement.Le projet Lacasse-Séguin consiste à ériger un immeuble arrondi au sud et susceptible de symboliser ou plutôt d’être la vitrine du quartier.Pour remettre en valeur la rue William, une des rues les plus massacrées du coin, Tina Nuspl, architecte au sein de la firme Boutros-Pratte, a imaginé la construction, sur un terrain voué présentement au stationnement au coin de la rue des Sœurs grises, d’un petit immeuble comprenant notamment un hôtel.Un immeuble dont l’architecture s’inspire des activités industrielles historiques du coin, soit l’entreposage et la fonderie.Enfin, à la frontière nord du quartier Faubourg des Récollets, Josée Bérubé, architecte pour le bureau Cardinal-Hardy, a imaginé l’implantation d’une longue structure transparente.Une structure d’au moins 400 mètres de long qui ferait le lien avec le quartier Sainte-Anne qui commence juste à l’ouest de l’autoroute Bonaventure.Une structure sur laquelle on projetterait des films.Conclusion?A quand une charrette pour organiser le financement des ces projets et une autre pour que ça aille relativement vite.Le Nouveau-Brunswick réduira les impôts après dix ans d’austérité Fredericton (PC) — À la veille d’une nouvelle session parlementaire, le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Frank McKenna, affirme qu’il est maintenant temps pour sa province de récolter les fruits de l’assainissement de ses finances publiques, après dix années d’austérité.«Nous avons suivi un plan au cours des dix dernières années, et ce plan consistait à vivre selon nos moyens de façon à en récolter un jour les dividendes, qui nous permettront de consolider notre économie et nos programmes sociaux», a déclaré M.McKenna, hier, lors d’une conférence de presse portant sur la session qui se mettra en branle aujourd’hui.«Nous arrivons maintenant au point où nous récoltons les fruits de nos efforts.» Il a précisé que les Néo-Brunswickois pouvaient maintenant se permettre une réduction de l’impôt sur le revenu, une stabilisation des dépenses dans le domaine de la santé ainsi que la sécurité d’emploi pour les fonctionnaires qui n’ont pas été victimes du régime minceur des dernières années.Aucune autre province, de l’avis de M.McKenna, n’est aussi avancée que le Nouveau-Brunswick sur la voie de l’assainissement des finances publiques et de l’équilibre budgétaire.«Certaines accusent plusieurs années de retard sur nous, a-t-il dit.Mais toutes se dirigent dans la même direction, ce qui à mon avis est une bonne nouvelle pour le pays.» La prochaine session parlementaire promet d’être l’une des plus importantes de la présente législature.Plusieurs croient que le premier ministre McKenna en est à sa dernière année au pouvoir, et les partis d’opposition fourbissent déjà leurs armes.M.McKenna a plusieurs fois déclaré qu’il quitterait la politique provinciale après dix ans de pouvoir.Or, les libéraux célébreront en 1997 leur 10e anniversaire d’accession au pouvoir sous la gouverne de M.McKenna.Le récent renversement du gouvernement libéral de l’ile-du-Prince-Édouard fait croire aux partis d’opposition qu’un vent de changement pourrait leur être favorable.«Il s’agit d'un gouvernement ébranlé sur le plan de l’éthique», affirme la leader du Nouveau Parti démocratique, Elizabeth Weir, seule représentante de son parti à l’Assemblée législative.«Nous savons que c’est un gouvernement dont la tête [M.McKenna] s’apprête à quitter le corps, un gouvernement qui a pris de très mauvaises décisions.» Les conservateurs du chef Bernard Valcourt constituent l’opposition officielle, avec six députés.«Nous arrivons maintenant au point où nous récoltons les fruits de nos efforts» FORCE SUITE DE LA PAGE 1 maintenant déterminer quelle est la réponse appropriée en fonction de l’information dont nous disposons.Il est important défaire diligence, mais nous ne pouvons pas agir unilatéralement, nous devons le faire en parallèle avec les autres membres de la coalition qui s'occupent de la situation», a dit encore le ministre.En réponse à une question d’un député, M.Axworthy a souligné qu’il partageait sa frustration quant à la lenteur de la réaction de la communauté internationale mais «nous ne pouvons agir tout seuls».«Les réunions de la semaine dernière ont été très importantes pour déterminer les besoins sur le terrain», a dit encore le ministre, reconnaissant toutefois qu’il y avait eu «pas mal de confusion sur le nombre de réfugiés qui étaient rentrés; chez eux» et sur leur situation.À Manille, aux Philippines, le premier ministre Jean Chrétien, qui participait hier au sommet des 18 Etats membres de l’APEC, a déclaré que le déploiement d’une force multinationale était toujours nécessaire mais que le nombre de militaires pouvait être considérablement réduit.M.Chrétien a déclaré que les effectifs de la future force tourneraient autour de 1000 à 1500 soldats.Le premier ministre, qui venait de rencontrer le président Bill Clinton, a souligné que plusieurs pays estimaient que la force multinationale n’avait plus sa raison d’être.Toutefois, «ce que me disent mes ministres, c’est que ce serait souhaitable d’être prêts à intervenir encore».fl y a deux semaines, les militaires estimaient avoir besoin d’au moins 10 000 militaires pour intervenir dans la région des Grands Lacs où 1,2 million de réfugiés étaient entassés dans des camps dans l’est du Zaïre.Toutefois, depuis, quelque 600 000 réfugiés sont retournés au Rwanda et une vive controverse a éclaté sur le nombre de réfugiés qui resteraient au Zaïre.L’ONU a avancé un chiffre de 600 000 alors que des militaires américains ont estimé leur nombre à environ 175 000.Commentant cette controverse, le premier ministre a déclaré «que les chiffres ne sont pas clairs.Certains parlent de 200 000, d’autres de 300 000, même de 400 000, on ne sait pas exactement».Devant celte confusion, il a souligné qu’avant d’autoriser le déploiement d’une force il y avait «encore du travail d’analyse avant que les décisions définitive$ ne soient prises».Évoquant la situation politique et militaire au Zaïre, M.Chrétien a dit craindre que les soldats de la force ne soient entraînés dans le conflit entre l’armée zaïroise et les rebelles qui contrôlent les provinces de Nord et du Sud-Kivu.«La question, c’est qu’on ne veut pas être pris dans le feu de l’action des combats qui ont lieu [.] du côté du Zaïre.» A sa sortie de la Chambre des communes, M.Axworthy n’a pas répondu aux question des journalistes et il est retourné à son bureau pour poursuivre ses consultations sur la constitution d’une force multinationale.Selon la porte-parole du ministre, Catherine Lappe, M.Axwqrthy a eu des conversations avec ses homologues des États-Unis, de Grande-Bretagne, de France, d’Italie, des?Pays-Bas et d’Irlande.A Paris, le ministre des Affaires étrangères, Hervé de Charette, a vivement critiqué l’apathie de la communauté internationale dans la crise des réfugiés.«Je suis choqué, franchement, devant cette espèce d’apathie que l’on dissimule derrière d’interminables discussions», a-t-il dit.«La position de la France, c’est que la force internationale qui a été décidée par la résolution du Conseil de sécurité est plus que jamais nécessaire et urgente», a déclaré le chef de la diplomatie française.M.de Charette a jugé «misérables et sordides les décomptes qui auraient pour objet de se dispenser d’une intervention» en référence aux comptages des réfugiés.A Washington, le secrétaire américain à la Défense, William Perry, a déclaré que des militaires américains sont toujours prépositionnés, en particulier en Ouganda et au Kenya, pour participer à une force multinationale.Recevant au Pentagone son homologue canadien Doug Young, le secrétaire à la Défense a précisé que ces éléments «avancés d’un pont aérien s’élevaient à plusieurs centaines de personnes».De plus, 180 militaires canadiens sont installés à Entebbe, en Ouganda, dans l’attente de participer à la forçe multinationale.A Kigali, le gouvernement rwandais a annoncé hier qu’il refuserait à la force multinationale l’autorisation d’utiliser son territoire.«Nous sommes toujours opposés à la force.Nous pensons qu’elle n’a plus de raison d’être» a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Anastase Gasana.Cette position entre en contradiction avec les déclarations du commandant de la force, le lieutenant général Maurice Baril, qui affirmait, vendredi, que l’homme fort du régime rwandais, Paul Kagame, lui avait donné l’assurance que les troupes de la force pourraient traverser le Rwanda sans y être stationnées.Samedi et dimanche à Stuttgart, en Allemagne, le général Baril et les représentants militaires de 23 pays ont élaboré plusieurs scénarios d’intervention pour venir en aide aux réfugiés dans la région des Grands Dies.L'officier canadien a indiqué que les opérations militaires pourraient partir d’un «niveau le plus élevé avec un quartier général dans la zone, ou bien consister en l’envoi de moyens militaires spécialisés avec un pont aérien».Par ailleurs, les rebelles tutsis banymulenges ont massacré plus de 300 réfugiés hutus originaires du Rwanda et du Burundi au camp de Chimanga, à 40 kilomètres au sud-ouest de Bukavu, ont rapporté hier des Zaïrois.Des habitants du village voisin de Kakinda et un survivant affirment que 40 rebelles avaient rassemblé le 17 novembre dernier 310 réfugiés au camp de Chimanga, leur assurant qu’ils seraient rapatriés.Ils ont ensuite fait exploser une grenade — ou un obus de mortier — et ont abattu ceux qui étaient encore en vie au fusil automatique.Avec l’AFP, PC et Reuter BIENNALE «Mon propos est de casser le stéréotype de la fin de Fart» SUITE DE LA PAGE 1 d’étage en étage, par une rampe en spirale offrant une magnifique appréhension de l’espace.Dans Universalis, «on a voulu rassembler des œuvres de chacun des continents, explique Nelson Aguilar, et si j’ai choisi Jean-Hubert Martin pour sélectionner les artistes d’Afrique et d’Océanie, c'est aussi pour lui rendre un hommage particulier, car Universalis est certainement née de Magiciens de la Terre, qu’il a présentée en 1989 au Centre Pompidou, à Paris, et qui était l’une des premières grandes expositions «anti-ethnocentristes» organisées dans un lieu dédié à l’art contemporain occidental».Avec légèreté Quant au thème de la Biennale, «La dématérialisation de l’art à la fin du millénaire», «on ne peut, bien sûr, l’évoquer sans faire référence au livre de l’Américaine Ijicy Up-pard, La Dématérialisation de l’objet d’art, 1966-1972, précise Nelson Aguilar, mais il est avant tout la suite logique de la précédente Biennale dont j’avais la charge et qui portait sur «la rupture avec le support»».«Mon propos est de casser le stéréotype de la fin de l’art», ajoute-t-il dans son français impeccable, rappelant qu’il fut, en France, l’élève du philosophe Henri Maldiney.Nelson Aguilar est emblématique d’une catégorie d’intellectuels brésiliens attachés à la culture française et déplorant que la France réponde d’ordinaire si peu à leurs attentes.Cet automne aura été une exception bienvenue, car, parallèlement à la Biennale, «Franca 2000» propose de nombreuses manifestations, notamment culturelles, du ballet de Régine Chopinot à l’ensemble II Seminario musicale, de Gérard Lesne, en passant par l’exposition Noir Lumière, de Pierre Soulages, au Musée d’art contemporain de la ville.«Notre biennale veut démontrer que l’art est plus vivant que jamais, insiste Nelson Aguilar.Im dernière Biennale de Venise était un hymne à la mort de l’art.Ici, nous avons voulu faire le contraire.» Sans renoncer à l’humour et «avec légèreté», comme l’a fait remarquer, lors d'un colloque international organisé à l’ouverture de la Biennale, Catherine Millet, la directrice de la revue Art Press, intervenant sur le thème de «la dématérialisation et la légèreté».«Cette biennale traite le thème d’une manière paradoxale.On pouvait s’attendre à trouver ici beaucoup d’œuvres conceptuelles ou virtuelles.En fait, il y a beaucoup de matériaux, et ce jeu avec le paradoxe est la preuve d’une certaine légèreté d’esprit très séduisante.Plus que de dématérialisation, il faut parler d’un allégement de la matière.Ce que je préfère, c’est précisément ce qui allège, par exemple les installations de Braco Dimitrijevic avec des violons suspendus dans les airs.» Les visiteurs ont répondu aux espoirs de Nelson Aguilar, comme à ceux du président de la Fondation pour la Biennale, Edemar Cid Ferreira.Un mois après l’ouverture, ils étaient déjà 200 000 à avoir parcouru le très bel espace du grand pavillon de la Biennale organisé par Paulo Mendes da Rocha, alors que, pour la précédente édition, ils n’avaient été que 180 000 en deux mois.«Notre rêve était d’accueillir 500 OOO visiteurs, conclut Edemar Cid Ferreira.Je ne sais si nous y parviendrons, mais nous préparons déjà la prochaine Biennale et, surtout, celle de l’an 2000, qui marquera le cinquième centenaire de la découverte du Brésil, en présentant une immense exposition historique sur «l'art du XVe siècle à nos jours».
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