Le devoir, 27 novembre 1996, Cahier A
E DEVOIR V o I.X X X V I N " l ! MOX T R K A L , L E M E R.C R E I) N O V E M 15 15 K I !» !» fi 8Xc + I' I* S + T v y / T 0 » O N T (t I $ PERSPECTIVES Toronto la pure ?Toronto la pure?C’est maintenant au tour d’Ali-mentation Couche-Tard d’éprouver des difficultés à percer le marché ontarien par la voie des acquisitions.Couche-Tard multiplie les reports d’échéance depuis trois mois dans sa tentative d’étendre son réseau de dépanneurs à l’échelle canadienne par l’acquisition de Silcorp.Se frappe-t-elle au mur du «tout ce qui n’est pas torontois n’est pas valable?» Assistons-nous à une nouvelle manifestation de l’establishment torontois, jadis si fier, si arrogant?Couche-lard a déposé son offre le 26 août et on lui refrise encore l’accès aux documents financiers.On l’empêche d’effectuer sa vérification diligente.Son offre publique, comportant pourtant une prime de 26,5 %, est rejetée du revers de la main, et ce, malgré l’absence d’une offre concurrente.Silcorp est même prête à se faire hara-kiri, du moins à compromettre sa viabilité à moyen ou long terme, en procédant à l’achat d’une entreprise boiteuse plutôt que de passer entre des mains québécoises.Mais le président de Couche-Tard, Alain Bouchard, nuance: «La résistance qui s’applique n’est pas orientée spécifiquement à l’endroit des Québécois.J’ai perçu un sentiment anti-québécois chez certains, mais dans l’ensemble, je crois qu’une entreprise de Vancouver aurait eu la même réception.Cette résistance m’étonne.Le management [de Silcorp] est très hostile.Je n’étais pas préparé à cela», a-t-il ajouté.En fait, c’est tout ce qui est «non torontois» qui semble rebuter ou qui est snobé par l’establishment torontois, selon la lecture faite par M.Bouchard.Et quand une entreprise «non torontoise» parvient à surmonter cette résistance, elle éprouve alors des problèmes de rationalisation; elle doit à tout prix éviter de ramener le centre de décision à Mont-Gèrcird réal.Alain Bouchard entend même Bèrubé aller plus loin.«Si la transaction ve- nait à se concrétiser, je suis prêt à de-?meurer à Toronto, à résider pendant quelques années là-bas, question de bien maîtriser les différences culturelles et les habitudes des consommateurs.» Couche-Tard n’est évidemment pas la seule à patauger dans cette mer d’incompréhension.Québécor est également passée par là il n’y a pas si longtemps.La manifestation de son intérêt pour la chaîne Toronto Sun a provoqué une véritable levée de boucliers outre-Outaouais.C’est sous les attaques, plus vicieuses les unes que les autres et orchestrées par des chroniqueurs ontariens, que Pierre Péladeau a choisi le retrait stratégique.Il pourra toujours se présenter en sauveur d’emplois et éventuellement ramasser les miettes, les dirigeants des Sun ayant préféré mener une opération à fort endettement — et à haut risque pour une entreprise à faible marge bénéficiaire — plutôt que de passer entre les mains d’un Québécois.Et il y a les cas classiques des années 1970-80.L’aventure de la Caisse de dépôt avec les Laboratoires Connaught, les visées de la même Caisse sur un siège au conseil d’administration du CP, qui avaient semé une véritable panique à Toronto, ou ce choc brutal de Paul Desmarais contre le mur, lui qui osait se lancer à l’assaut du CP, convoitant l’emblème suprême de l’establishment torontois.Si l’establishment anglo-saxon est toujours «tricoté aussi serré», il sera étonnant de voir si Canagex, même avec une nouvelle équipe de gestionnaires basée à Toronto, réussira à convaincre les Torontois de confier la gestion de leur épargne à une filiale du Mouvement Desjardins.Mais doit-on généraliser?Le Groupe Jean Coutu, par exemple, a-t-il eu droit au même accueil?«Nous avons essayé d’acquérir une chaîne de pharmacies ontariennes, ça n’a pas fonctionné.Dans notre cas, c’était tout simplement une question d’argent, l’offre concurrente étant plus élevée», a expliqué le président de cette chaîne de pharmacies, François-Jean Coutu.«7?est certain toutefois qu’on ne peut exploiter là-bas sous la bannière Jean Coutu, ne serait-ce que pour des raisons de prononciation du nom.Pour nous, c’est Maxi Drugs au Canada et Brooks aux Etats-Unis.» «C’est un mur, un mur invisible, une espèce de vitre que l’on ne peut franchir.Ce blocage s’inspire de considérations intangibles.C’est presque viscéral», a souligné pour sa part le gestionnaire de portefeuille québécois d’un important fonds de pension, sous le couvert de l’anonymat.Pour lui, cela va même jusqu’aux promotions au sein de la haute direction des glandes entreprises canadiennes installées dans la Ville reine.Si vous vous appelez Bérubé ou Tremblay, oubliez ça! Vos chances sont très minces.Et cela va même jusqu’à la vente d’obligations émises par le gouvernement québécois.Le coupon du Québec se vend mieux, beaucoup mieux aux Etats-Unis qu’en Ontario.Dans cette province, la moitié des gestionnaires ferment systématiquement les yeux sur les obligations québécoises, même si elles offrent un rendement supérieur.L’autre moitié va exiger une forte prime.Ce chauvinisme, ce noyau dur, ce bloc monolithique que formait jadis l’establishment anglo-saxon aurait toutefois évolué.D se serait même effrité au début des années 90.Il se serait ramolli.Il a été invité à faire preuve de plus d’humilité sous l’éclatement de ses bastions, de ses porte-étendards, les Brascan, Olympia & York, Trizec et Royal Trust «Ce à quoi nous assistons aujourd'hui, c’est plutôt à la manifestation de l’ego des gestionnaires et des dirigeants, qui essaient de protéger leur contrôle, leur pouvoir, leur territoire.Nous avons là 80 % de l’explication de la résistance», a résumé Carmand Normand, gestionnaire d’Addenda Capital.,)jjVy jv M É Montréal Ensoleillé avec passages nuageux.Froid.Max:-6 Min:-14 T É 0 Québec Ensoleillé avec passages nuageux.Max:-6 Min:-12 Détails, page B 2 INDEX Agenda .B 6 Idées , A 7 Annonces .B 6 Le monde , A 5 Avis publics.B 5 les sports B 5 .B 3 Montréal A3 Culture .B 8 Mots croisés.B 5 Economie., .B 1 Politique A4 Editorial .A 6 Télévision B 7 ÉCONOMIE Un milliard de profit pour la Banque de Montréal, page B 1 ?POLITIQUE Loi 86: les anglophones attendent la suite, page A 4 LES SPORTS Baseball: les propriétaires retraitent et acceptent Ventente, page B 5 Les syndicats sur le pied de guerre Les six centrales mettent fin aux discussions avec Québec et espèrent obtenir des mandats de débrayage MARIO CLOUTIER DE NOTRE BUREAU DE QUÉBEC Devant un homme qui a déjà dit que «commencer de négocier à genoux, c’est risquer de terminer à plat ventre», les syndicats du secteur public ont décidé de se tenir debout.Simple stratégie de rapport de force ou véritable refus de négocier?Les six centrales représentant les employés de l’Etat ont, du moins, proclamé la fin des discussions avec le gouvernement et leur décision commune de recommander à leurs instances respectives des mandats de débrayage.La présidente de la CEQ, Lorraine Pagé, a été on ne peut plus claire au sujet de la proposition gouvernementale qui vise à recueillir 1,4 milliard de dollars en réduisant la semaine de travail de ses employés en échange d’un congé de cotisation aux régimes de retraite.Les syndicats demandent son retrait pur et simple comme condition essentielle à leur présence à la table de négociation.«Cette proposition est finie, elle est mort-née, a lancé l’hôte de cette réunion intersyndicale qui a duré plus de deux heures.Nous en avons disposé, alors si le gouvernement veut nous parler, c’est d’élaborer une nouvelle proposition.Il ne nous laisse pas d’autre choix que de jouer la ligne dure.» Selon elle, la proposition qui circule depuis deux semaines comporte trois défauts majeurs: une récurrence des économies que le gouvernement veut réaliser, aucun engagement quant à la garantie de sauvegarder tous les emplois dans le secteur pyiblic et aucune perspective réelle du côté des revenus de l'Etat Les modalités de débrayage des employés du secteur VOIR PAGE A 8: SYNDICATS P##*1 ns .l t + Un budget presque inchangé Québec déréglemente Pénergie Ouverture du réseau hydro-québécois aux producteurs privés canadiens et américains Lire aussi en pages A 3 et A 6 ¦ La Ville devrait conserver sa cote A+ ®L’éditorial de Jean-Robert Sansfaçon: Petit train.stagne LOUIS-GILLES FRANCŒUR LE DEVOIR Deux jours après l’adoption à Québec par le congrès du Parti québécpis d’une résolution destinée à protéger les monopoles d’État actuels, Québec annonçait hier son intention de foncer dans la déréglementation énergétique pour ne pas perdre le marché des exportations américaines, qui ont rapporté l’an dernier 390 millions de dollars nets à Hydro-Québec.En contre-partie de cette déréglementation, qui pourrait même prendre de l’ampleur dans les années à venir, le gouvernement Bouchard ouvre le réseau hydro-québécois aux producteurs privés canadiens et américains intéressés à produire ici à des fins d’exportation avec du gaz ou du pétrole ainsi qu’au moyen de petites centrales hydroélectriques.Cette troisième politique énergétique du Québec, annoncée hier dans la Vieille Capitale par le ministre des Ressources naturelles, Guy Chevrette, consolide cette déréglementation en accordant aux producteurs privés un monopole sur la production hydroélectrique et thermique jusqu’à 50 mégawatts.En réalité, le monopole est double çuy chevrette car, en plus de faire passer légalement de 25 à 50 MW le réservoir énergétique exploité en exclusivité par le secteur privé pour obtenir une «véritable concurrence», Québec entend empêcher les services de production hydro-québécois de participer aux nouveaux appels d’offres, qui régiront le choix des projets de petites centrales, comme si on craignait d’ébrécher le mythe de l’efficacité privée.De plus, le marché réservé au secteur privé pour les projets de 50 MW—presque l’équivalent de la centrale de la rivière des Prairies, en face de Montréal — est celui qui est promis à l’essor le plus important au cours des prochaines années, alors que les mégaprojets se feront rares en raison de la diminution de la demande.La politique dé- VOIR PAGE A 8: ÉNERGIE Le président de Softimage se fait mécène Création d'un nouveau festival et d’un complexe cinématographique Le président de Softimage, Daniel Langlois, vient de mettre sur pied une fondation privée permettant à la fois la création d’un nouveau festival de cinéma voué tant au film d’auteur qu’aux images d’avenir et celle d’un complexe cinématographique et des arts multimédias.ODILE TREMBLAY LE DEVOIR Cap sur le mécénat et le mariage des ressources dans le milieu du cinéma montréalais.S’unissant à Claude Chamberlan, l’ancien directeur du Festival international du nouveau cinéma, et à Bernard Boulad, l’ex-directeur du Festival du court métrage, Daniel Langlois annonçait hier en conférence de presse choc la création d’un nouveau rendez-vous annuel consacré au cinéma, à la vidéo et aux nouvelles images électroniques.Celui-ci portera le nom de Festival international du cinéma et des nouveaux médias de Montréal, et sa première édition se tiendra du 5 au 15 juin prochain, dans l’axe du boulevard Saint-Laurent Il ne s’agit pas d’une fusion des deux rendez-vous (désormais rayés de la scène montréalaise) mais bien de la VOIR PAGE A 8: CINÉMA CHRISTIAN GUAY, LE DEVOIR Le maire Pierre Bourque a présenté hier son troisième budget en pleine tourmente alors qu’il est mis sous enquête pour une présumée opération de financement illégal de son parti, Vision Montréal.M.Bourque s’est d’ailleurs fait discret, se bornant à faire le portrait socioéconomique de la métropole, entouré de son équipe, dont son attachée de presse, Emmanuelle Juillé.Les petits propriétaires devront patienter L administration Bourque choisit de poursuivre laide aux industries et aux commerces KATHLEEN LÉVESQUE LE DEVOIR Malgré les promesses répétées d’un allégement de leur fardeau fiscal, les petits propriétaires montréalais devront se montrer patients, ne bénéficiant en 1997 que d’une baisse symbolique des taxes foncières de 0,1 %.Pour son troisième budget présenté hier, l’administration Bourque a plutôt choisi de poursuivre l’aide aux industries et commerces, qui bénéficieront d’une baisse moyenne de 2,5 % de leur compte de taxes.Pour le maire Pierre Bourque, il s’agit d’un choix stratégique pour rendre Montréal plus concurrentielle et plus attrayante pour les investisseurs.«Montréal perdait ses entreprises.On veut ramener le différentiel à 15% [l’écart entre les taxes montréalaises et celles des banlieues].Si on n’a pas d’entreprises, on n’a pas d’emplois.Et si on n’a pas d’emplois, les Montréalais partent», a soutenu M.Bourque, dont c’était la première sortie officielle depuis que des allégations de financement illégal pèsent contre lui.Des enquêteurs du Directeur général des élections ont d’ailleurs rencontré M.Bourque hier matin pour obtenir des documents.Une deuxième rencontre pour aller au fond des choses est prévue demain.En introduction à son discours budgétaire, M.Bourque a pris le taureau par les cornes et réfuté une fois de plus les présumées accusations.Il a toutefois cessé de banaliser les 205 infractions à la loi électorale auxquelles fait face son parti, Vision Montréal.«Je reconnais, en tant que chef de Vision Montréal, que je porte la responsabilité morale de ces agissements et je l'assume», a-t-il dit avant d’ajouter que «cette loi sur le financement des partis politiques, avec le principe qui la sous-tend, est un outil extraordinaire au soutien de la démocratie».L’attention fut ensuite toute concentrée sur le budget qui, somme toute, est quasi inchangé par rapport à 1996.Les dépenses de la métropole se chiffreront à 1,828 milliard, soit une baisse de 12 millions comparativement à l’année en cours.Coincée dans un carcan financier que ni l’aide partielle de 33 millions provenant du gouvernement du Québec, ni les négociations avec les cols bleus — qui n'aboutissent toujours pas — ne sont venues alléger, la Ville de Mont- VOIR PAGE A 8: BUDGET Hais 778313000665 I, E I) li V 0 I R .I, E M E R C 11 E I) I 2 7 N 0 V E M K H E I !> !» (i ES ACTUALITES Marois créera un cégep régional dans Lanaudière La nouvelle structure comprendrait trois pôles situés à Joliette, LAssomption et Terrebonne Le projet d’un cégep autonome à L’Assomption a peut-être été abandonné, cela ne signifie pas que rien ne bougera, côté collégial, dans Lanaudière.La ministre de L’Education, Pauline Marois, a un tout nouveau plan dans ses cartons.PAUL CAUCHON LE DEVOIR La région de Lanaudière verra la création d’une nouvelle structure collégiale qui regroupera l’actuel cégep de Joliette, la section collégiale de Factuel Collège de L’Assomption et un nouveau campus à Terrebonne.Le Devoir annonçait il y a deux semaines que le projet de nouveau cégep autonome à L’Assomption, prôné par l’ancien premier ministre Jacques Parizeau, avait été définitivement enterré par la ministre de l’Education, Pauline Marois.Mais Mme Marois s’apprête à annoncer dans les prochains jours de nouveaux développements dans Lanaudière, pour répondre aux besoins tant du nord que du sud de la région.Selon les informations recueillies ces derniers jours, la ministre entend créer un cégep régional décentralisé qui comprendrait trois pôles principaux, à Joliette, à L’Assomption et à Terrebonne.Un projet de loi déposé à l’Assemblée nationale créerait un nouveau conseil d’administration qui chapeauterait Factuelle direction du cégep de Joliette et intégrerait des représentants de tout le milieu lanaudois.Ce nouveau conseil aurait aussi à gérer un campus à L’Assomption, formé de la section collégiale du collège privé de L’Assomption.En tait, Québec achèterait du Collège de L’Assomption sa section collégiale pour la rendre publique.Le Collège de l’Assomption s’était montré disposé à «étatiser» sa section collégiale à la condition qu’elle soit au cœur d’un nouveau cégep autonome dans le sud de Lanaudière.Il semble que Québec a convaincu le collège de laisser tomber cette exigence et de céder sa section en l'intégrant dans un grand cégep régional.Le cégep de Joliette compte actuellement 2400 étudiants, et la solution ministérielle pourrait lui faire perdre certains étudiants.Mais à long terme, on croit qu’un grand cégep régional réparti entre quelques campus servirait mieux les intérêts de la région, en conservant dans Lanaudière des étudiants qui vont étudier à Montréal ou à Laval et en pré- parant la place pour les futurs étudiants.On sait que le sud de Lanaudière, particulièrement, vit une situation de grande expansion démographique.A Terrebonne, le campus de ce cégep régional serait lié à Factuel Centre de formation professionnelle de la commission scolaire des Manoirs et serait surtout axé sur la fondation technique.Le ministère de l’Éducation n’a pas encore confirmé ces informations, et il n’a pas été possible de connaître le nom exact de ce nouveau cégep régional.On présume cependant qu’il se nommera cégep de Lanaudière, le cégep de Joliette portant déjà le nom de Joliette-De Lanaudière.La conférence sur le «Congédiement sans cause» L’Institut canadien présente des excuses publiques PRESSE CANADIENNE Ly institut canadien a présenté des r excuses publiques, hier, pour l’émoi causé il y a deux semaines par la publication d’un document promotionnel d’une conférence devant se tenir à Montréal, en janvier, sous le thème «Congédiement sans cause».Les première et dernière pages de ce document semblaient inciter des gestionnaires à se débarrasser de certains employés, dont les femmes enceintes ou les accidentés du travail.«Certaines expressions utilisées dans ce document de promotion ont pu donner à penser qu’il s’agissait d’une session de formation ayant pour objectif d’initier les participants à des procédés illicites ou abusifs de congédiement», a reconnu la présidente de l’Institut canadien, Toby Belman, dans un com- muniqué émis depuis Montréal.«L’impression générale qui pouvait se dégager du feuillet, a-t-elle poursuivi, était d’autant plus vexante que l’Institut canadien y soulignait la caution de la Société québécoise de développement de la main-d’œuvre (SQDM), un organisme voué à la promotion de l’emploi.Ceci a eu pour effet d’ajouter à la fausse impression créée, c’est-à-dire que l’Institut canadien s’était fait accréditer par la SQDM pour préparer une conférence sur les façons de réussir un congédiement au détriment des droits et des intérêts des personnes qui se retrouvent malheureusement dans une telle situation.» L’organisme, le plus important fournisseur de programmes de perfectionnement professionnel au Canada, affirme regretter cette «erreur», «que nous ne commettrons plus», per- çue comme «un manque de compréhension de la réalité socioéconomique actuelle».«En diffusant ces textes, nous avons malencontreusement laissé se dégager l’impression que nous favorisions le recours à des actions illicites en termes de gestion des ressources humaines.Notre objectif était exactement à l’effet contraire», a indiqué Mme Belman.9 Vous désirez apporter une modification à la liste électorale après la période de révision normale?Vous avez un dernier sursis: du 27 novembre au 4 décembre 1996, vous pouvez encore vous inscrire sur la liste électorale, corriger une erreur dans votre inscription ou faire rayer votre nom en vous présentant en personne entre 10 h et 21 h au bureau de votre directeur du scrutin à l'adresse suivante: Bureau principal du directeur du scrutin 750, 16e Avenue, porte 8 Montréal Téléphone: (514) 640-5088 Toute nouvelle inscription sur la liste électorale effectuée lors de la révision spéciale permet de voter uniquement le jour du scrutin.Du 27 novembre au 4 décembre 1996, c'est votre dernière chance de vous inscrire sur la liste électorale afin de voter le 9 décembre 1996.Pour de plus amples renseignements, n'hésitez pas à communiquer avec le personnel du Directeur général des élections du Québec, sept jours par semaine, en composant: 1 800 461-0422 Les personnes sourdes ou malentendantes peuvent composer sans frais: 1 800 537-0644 0À noter que le bureau du directeur du scrutin est accessible aux personnes handicapées.LE DIRECTEUR GENERAL DES ÉLECTIONS DU QUÉBEC Pierre-F Côté, ru Parce qu'un vote, ça compte Réseau de la santé Participation monstre aux élections LE DEVOIR Une participation monstre a été observée aux élections tenues lundi soir dans les établissements de santé pour remplir les postes destinés aux représentants de la population.Preuve de l’inquiétude suscitée par les coupes énormes assenées au réseau de la santé, plusieurs citoyens ont même dû attendre et faire la file pour pouvoir cocher leur bulletin de vote.Dans la seule région de Montréal, plus de 25 000 personnes se sont présentées aux bureaux de vote des 57 établissements qui ont procédé à des élections.Dans 32 autres établissements, les candidats avaient déjà été élus par acclamation.Dès 619 candidats qui ont brigué les suffrages, 381 ont été élus, soit cinq dans chaque CLSC et quatre dans chacun des hôpitaux, centrés d’hébergement et de soins de longue durée, centres de réadaptation et centres de protection de la jeunesse et de l’enfance.Le vote de lundi soir a fait passer à 38 % la proportion de femmes élués dans l'ensemble des conseils d’administration, et la représentation féminine atteint même 45 % dans les CLSC.Dans chaque CLSC, pas moins de 390 électeurs sont allés voter.Les hôpitaux ont obtenu un score moyen de 478 électeurs, tandis qu’en moyenne 558 électeurs se présentaient dans les centres de soins de longue durée et que 556 faisaient de même dans les centres de réadaptation.Ces élections avaient suscité beaucoup de remous dans la communauté anglophone, Alliance Québec ayant lancé une campagne pour inciter les membres de cette communauté à se porter candidat ou à voter pour des candidats qui défendront l’existence de services bilingues dans les établissements de santé.EN BREF Chrétien signe un contrat controversé avec la Chine Shanghai' (d’après PC) — Le premier ministre Jean Chrétien a consolidé ses liens avec la Chine, hier, au moment de la signature d’un contrat controversé de quatre milliards pour la construction de deux réacteurs nucléaires.Le contrat de construction des réacteurs Candu a été conclu à la suite des démarches en; gagées par la mission commercial^ d'É-quipe Canada en Chine, en 1994.Énergie atomique du Canada espère bien pouvoir obtenir des contrats pour construire deux autres réacteurs en Chine.La société de la Couronne se fait reprocher de vendre des réacteurs Candu à des pays étrangers parce qu’elle serait incapable de soutenir la concurrence sur les marchés occidentaux et ne serait pas en mesure de subir avec succès les évaluations d’impact sur l’environnement Ottawa a d’ailleurs émis un arrêté ministériel spécial pour modifier les règles environnementales qui auraient pu retarder la construction en exigeant au préalable la tenue de longues audiences publiques.Le Sierra Club du Canada compte traîner le gouvernement en cour, sous l’argument que l’entente avec la Chine enfreint la Loi d’évaluation environnementale canadienne.'2 BIOLOGIE APPLIQUEE 1 Ie année (Ontario) manuel de l’élève 477 p„ 30,60 $ Issam Massouh Ce manuel de biologie appliquée est conçu à partir des unités obligatoires du programme-cadre de Sciences, Cycles intermédiaire et supérieur, 1987, 9' partie, qui traite spécifiquement de la biologie appliquée, 11' année, niveau générai.Le manuel vise donc à donner à l’élève des connaissances générales sur la biologie humaine et traite de l’apport alimentaire de même que de la transformation interne des substances et de l’élimination des déchets par le corps.On étudie également les organes sensoriels, la continuité de la vie et les répercussions des activités humaines et de la production de déchets sur l'environnement.GUÉRIN, éditeur Itée 4501, rue Drolet Montréal (Québec) H2T 2G2 Téléphone: (514)842-3481 Télécopieur: (514) 842-4923 Adr.Internet: www.vigie.qc.ca/LIDEC I L !•: I) K V OIK, I.K M K K (' Il B l> I 2 7 X o V B M It K K I II (I (i LE MONTREAL ROGER ROY Horloger bijoutier 935, La Gauchetière Ouest Montréal H3B 2M9 É \ é-f Siège social du CN y y > V tél.: (514) 861-4489 Le budget «jumeau» de 1997 Grisaille dans le paysage financier Une analyste de la CBRS croit que Montréal gardera sa cote A+ «avec perspective négative» Le budget confectionné pour l’exercice financier 1997 de la Ville de Montréal totalisera 1,828 milliard de dollars, soit un montant pratiquement identique à celui de l’an dernier.Bref, le budget de l’an prochain est pratiquement le jumeau du budget antérieur.SERGE TRUFFAUT LE DEVOIR Le budget arrêté pour l’exercice financier 1997 ressemblant à quelques exceptions près au budget de l’exercice antérieur, il est plus que vraisemblable que la cote de crédit de Montréal ne sera pas modifiée au cours des prochaines semaines.Analyste financière de Canadian Bond Rating Services (CBRS), Véronique Petitfils a indiqué, sous toute réserve évidemment, que cette firme habilitée à qualifier le crédit des différents paliers gouvernementaux ^conserverait la note A+ avec perspective négative à Montréal.Ce maintien du A+, et surtout de la perspective négative, serait largement attribuable au fait que les responsables, les concepteurs du budget de Montréal, concentrent leur travail ou leur tir sur le front des dé- penses.Or, agir de la sorte est «une bonne chose lorsqu’il y a une forte croissance économique, ce qui n’est pas le cas actuellement», a souligné Mme Petitfils.Le frein qui pèse depuis maintenant plusieurs années sur l’activité économique de Montréal risque de s’avérer d’autant plus néfaste pour les finances de la Ville que les revenus émanant de l’assiette fiscale — on pense surtout à la taxç foncière — sont appelés à stagner.A cause de quoi?«La baisse des valeurs dans l’immobilier et la stabilité démographique.» Comme ce fut évidemment le cas lors de l’exercice antérieur, c’est bien évidemment les recettes découlant de la taxe foncière qui constitueront la principale source de revenus, soit près de 900 millions, ou un peu plus de 49 % des recettes.Dans le document communiqué lors de la publication de ce budget, il est précisé: «Par rapport au rôle d’évaluation imposable pour fins de taxation, le secteur résidentiel totalise 62 % des valeurs imposables.Les secteurs commercial et industriel comptent pour 36,2 % des valeurs imposables.Les terrains vagues ne représentent que 1,9 %.» Toutes recettes confondues, 82,6 % proviendront des diverses taxes.Les entreprises commerciales et industrielles fourniront l’équivalent de 41 %; les propriétaires résidentiels fourniront 31,3 %.Les organismes gouvernementaux contribueront pour environ 10 % du total des recettes prévues l’an prochain.Pour l’exercice 1997, la lecture des recettes par fonctions du dollar budgétaire indique que 52 % proviennent de la taxe foncière.Viennent ensuite 12 % de la taxe d’affaires, 10 % à titre de compensations et 8,5 % de la taxe d’eau et services, soit à quelques virgules près les mêmes proportions qu’en 1996.La ventilation des dépenses par dollar budgétaire nous apprend qu’un peu plus de 20 % iront à la sécurité publique, 18 % au transport, 17 % au soutien financier et contributions, 10 % à l’administration publique et 10 % également à l’administration générale, 9 % au soutien matériel et technique, soit là aussi un profil qui dans l’ensemble ressemble passablement au profil de 1996.Cela étant, la lecture des dépenses par fonctions nous apprend qu’une augmentation très marquée de 270 % a été prévue à la santé et au bien-être.Elles passeront ainsi de 1,5 million en 1996 à plus de 5,6 millions en 1997.Cette hausse s’explique par le fait qu’une somme de 3,7 millions a été accordée à la gestion de la sécurité du revenu-Fonds d’entreprises municipales.Du côté des dépenses allouées au poste «soutien matériel et technique», une baisse de 17 % a été commandée pour les fixer ainsi à 170 millions.Malgré la baisse prononcée, une baisse continue, des taux d’intérêt à la faveur du deuxième semestre 1996, on estime que le poste «soutien financier et contributions» diminuera de 4 % seulement lors de l’exercice 1997, à 311 millions.Les frais de financement baisseront de 3 % pour s’établir ainsi à 288 millions.Enquêtes policières Perreault reçoit le rapport Bellemare «Quinze mois de travail pour rien», craignent les policiers municipaux, ceux de la CUM et de la SQ L’heure de la moisson SYLVAIN BLANCHARD LE DEVOIR Le ministre de la Sécurité publique, Robert Perreault, recevra dans quelques heures le rapport Bellemare, censé faire la lumière sur l’encadrement, le contrôle, la sélection et la formation des enquêteurs dans les divers corps policiers du Québec.M.Bellemare, qui, a appris Le Devoir, a envoyé son rapport hier, a refusé d’en commenter le contenu, préférant attendre, «pour des raisons évidentes», que le ministre en ait pris connaissance.Ce rapport fort attendu, commandé par l’ex-ministre de la Sécurité publique, Serge Ménard, est le fruit de 15 mois de travaux auxquels ont participé aussi bien les directions policières que des associations syndicales et divers groupes de citoyens partout au Québec.Au même moment, et dans un geste surprise, les trois syndicats policiers impliqués dans ces travaux (ceux de la CUM, de la SQ et de la Fédération des policiers municipaux) ont annoncé qu’ils se dissociaient du rapport.Une décision qui «vise non pas à dénoncer ses conclusions, selon Yves Prud’Homme, président de la Fraternité des policiers de la CUM, mais à fustiger le ministre de la Sécurité publique, Robert Perreault», pour avoir donné au juge Lawrence Poitras (qui présidera l’enquête publique sur la SQ) «un mandat qui recoupe carrément les travaux du groupe Bellemare».«Québec s’apprête à dépenser des millions pour des travaux déjà réalisés, dit M.Prud’Homme.Plus: en demandant au juge Poitras de se pencher sur les enquêtes criminelles à la SQ, M.Perreault vient dire aux membres du groupe Bellemare qu’ils ont travaillé pour rien.On ne peut cautionner ça car il s’agit d’un véritable gaspillage.» Interrogé hier à Québec, le ministre Perreault s’est bien défendu «de vouloir jeter aux poubelles» le rapport Bellemare, affirmant au contraire «que ses recommandations seront utiles aussi bien à son gouvernement qu’au juge Poitras chargé de faire la lumière sur les enquêtes criminelles et internes à la Sûreté du Québec».Le mandat de M" Poitras, qui devrait commencer en février, consiste en effet à examiner les pratiques de la Sûreté en matière d’enquêtes criminelles dans les cas de crimes majeurs, incluant la gestion et l’encadrement de ce type d’enquêtes.Il consiste aussi à examiner les pratiques de la SQ en matière d’enquêtes internes, ce qui comprend la conduite de ses membres, la manière dont les enquêteurs sont supervisés et appuyés par leurs supérieurs, de même que la nature des entraves et difficultés pouvant survenir en pareilles circonstances.En entretien au Devoir, Jacques Bellemare reconnaît qu’un aspect important de ses travaux est inclus dans le mandat du juge Poitras.«Mais je refuse de critiquer qui que ce soit.A mon avis, le juge Poitras pourrait fort bien, après lecture de mon rapport, décider de réorienter une partie de son enquête, auquel cas dédoublement il n’y aurait pas.» Les syndicats des policiers, eux, n’en démordent pas et répètent que la portion du mandat confié au juge Poi- tras sur les enquêtes criminelles «constitue une nette duplication des travaux du comité Bellemare», laquelle aura pour effet «de banaliser et de compromettre la mise en application des recommandations de ce comité».Les porte-parole des trois syndicats policiers (Tony Cannavino, SQ, Yves Prud’Homme, CUM, et Michel Martin, Fédération des policiers municipaux) vont même plus loin en soutenant que «le caractère inquisitoire de l’enquête Poitras aura un effet pervers» et que «les policiers qui ont volontairement participé aux travaux du groupe Bellemare rejetteront toute forme de collaboration future».M1' Bellemare avait déjà fait parvenir, en janvier et juin, copie de son rapport préliminaire au ministre de la Sécurité publique.«Voilà entre autres pourquoi, dit Yves Prud’Homme, nous avons demandé [le 19 novembre] à M.Perreault de tenir compte des travaux de M'Bellemare dans la rédaction du mandat confié au juge Poitras.Il a refusé.Un autre bel exemple de l’incohérence du gouvernement.» CHRISTIAN GUAY, LE DEVOIR POUR IA deuxième année consécutive, la banque alimentaire Moisson Montréal a impliqué hier les représentants de son conseil d’administration dans la récolte d’aliments donnés par des entreprises pour la confection de paniers de Noël.L’an dernier, la banque alimentaire a distribué 50 000 paniers et repas de Noël à ses bénéficiaires, ne laissant personne en reste.Velléités de privatisation Bazinet fustige les huissiers BRIAN MYLES LE DEVOIR Le président du Syndicat des cols blancs, Georges Bazinet, a rappelé à l’ordre les 21 huissiers qu’il représente et la Ville de Montréal, hier.M.Bazinet a indiqué que le Syndicat des cols blancs (SCFP-FTQ) est «le seid agent négociateur reconnu» pouvant discuter privatisation et partenariat Le chef percepteur à la Ville, Jacques Provost, affirmait lundi qu’une dizaine de huissiers municipaux se montraient intéressés à créer une entreprise privée ou à s’associer à une entreprise déjà existante advenant la privatisation de leur service.«Ça fait partie des scénarios», avait dit M.Provost «Cette démarche [.] indique le modus operandi de la Ville de Montréal: d’un côté, on promet des consultations et des débats publics dans la plus grande transparence, et de l’autre, on roule à la vapeur, par-dessus la tête des syndicats et dans le plus grand secret, pour mettre tout le monde, y compris la population, devant un fait accompli», déplore M.Bazinet.M.Bazinet rencontrera demain les 21 huissiers membres de son syndicat — «ils vont se faire parler», a-t-il dit H les sommera de mettre fin à toute forme de discussions avec la Ville, s’il y a bel et bien eu discussions.«L’employeur a tout intérêt à semer la zizanie, à diviser pour mieux régner», soutient M.Bazinet dans un plaidoyer en faveur de l’unité.«On va régler ça entre nous», a-t-il ajouté.Le Syndicat des cols blancs avait fait parvenir une mise en demeure à Jacques Provost en juin dernier, lui intimant de mettre fin à toute entente, négociation ou projet entrepris ou à être entrepris relativement aux conditions de travail des huissiers.D craint que la Ville ait continué malgré tout à négocier avec un petit groupe de huissiers ayant des «vues et intérêts personnels».Si c’est le cas, des poursuites pourraient être intentées, a-t-il conclu.i SOREL U KAUFMAN CANADA MB Le «Must» de Blacks pour l'hiver Soyez au chaud et au sec.Prix 109,95 $ -40° C Modèle: Alpine pour femme confort total à -32° C Grandeurs: 5-11 Couleurs: Brun, noir, vert forêt Modèle: Bighorn pour homme confort total à -40° C Grandeurs: 6-16.Couleurs: Brun, vert forêt Blacks INTERNATIONAL 1101, rue Laurier Ouest Outremont (Qc) H2V 2L3 Tel.: (514) 271-1314 3525, ch.Queen-Mary Montréal (Qc) H3V 1H9 Tel.: (514) 739-4451 CONFERENCE-DEBAT Confusion dans l’amour Conférencier invité: MONCEF GUITOUNI Président-directeur-général Centre de psychologie préventive et développement humain • Comment réagissons-nous lorsque nous ne sommes plus satisfaits d’une relation amoureuse?• Avons-nous tendance à devenir des consommateurs de relations amoureuses?• Sommes-nous encore à la recherche de l’amour idéal?Si vous êtes à la recherche de solutions, si vous désirez partager ce sujet d’actualités, vous êtes invité à participer à cet échange qui se tiendra: Le dimanche 1" décembre à14h30 Lieu: Hôtel Reine-Élizabeth Pour info.: 514-523-5677 Société de recherche en orientation humaine inc.RACELET TENNIS S PERLES .UNE IDÉE des plus CULTIVÉES iwiS 0.50 carat SpT'I'jTT Prix courant 1176 S 1 carat Hjljljli Prix courant 2176 5 Aussi disponible jusqu'à 4 carats.& Le plus grand choix au Québec.Perles des mers du sud et Perles Noires de Tahiti également disponibles.i % % OLITAIRE 0.25 carat 0.50 carat Prix courant 916 5 Prix courant 1576 $ 502- 5 mm 16 po EU Prix courant 298 $ 61/2 - 6 mm 18 po ESI Prix courant 718$ 61/2 - 7 mm 18 po Prix courant 698 5 71/2 - 7 mm 18 po Prix courant 11905 OUCLES D’OREILLES et PENDENTIF A DIAMANTS 1 carat Prix courant 55765 Nos diamants et pierres précieuses sont sélectionnés par le laboratoire Gemmologique du Canada.3 diamants Total 22 points Chaîne incluse.* ’ AffiN Certaines photos sont 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V 0 I li .I- E M E It (; R.E |) | 2 7 NOV E M It K E I !l !» e gouvernement s’engage résolument dans la déréglementation lune i animai d même s’il sait qu’il y a des risques nombreux et importants dans l’opération, y compris le fait que les consommateurs pourraient voir leur facture d’électricité grimper pour de nombreuses raisons, notamment parce qu’on pourrait réduire davantage l’interfinancement dont les consommateurs profiteraient aux dépens des industriels.«L’ouverture désordonnée des marchés pourrait d’autre part affecter la santé financière d’Hydro-Qué-bec, précise la politique, dans la mesure où l’achat d’électricité auprès de producteurs privés ou de fournisseurs de provinces et d’Étals voisins viendrait réduire la demande sur laquelle ont été fondés les investissements de production et de transport de l’entreprise.» Une trop forte déréglementation pourrait par ailleurs mettre fin à l’uniformité de la tarification, à commencer par la dizaine de réseaux municipaux de distribution.La perte de clients importants au Québec, si des producteurs combinent approvisionnement direct et exportations, pourrait aussi toucher la société d’État, aux prises avec des surplus de 3000 MW, tout comme la transformation de son réseau en autoroute énergétique à péage pourrait inciter Terre-Neuve, à y transiter vers les États-Unis l’électricité de nouveaux projets.Cette éventuelle concurrence terre-neuvienne n’énerve pas beaucoup le p.-d.g.d’Hydrp-Québec, André Caillé.A son avis, personne ne voudra financer des projets terre-neuviens destinés au marché volatil du gros en ,plus d’avoir à payer un péage aux États-Unis et au Québec.Enfin, parmi les risques identifiés de cette politique, il y a le risque de transférer l’avantage historique de nos bas prix aux industriels américains et celui «d’accroître au Québec l’utilisation de sources d’approvisionnement énergétique plus dommageables pour l’environnement, en ce qui concerne les gaz à effet de serre ou les précipitations acides, par exemple».Les hauts fonctionnaires des Ressources naturelles confirmaient hier que le Québec risque fort de ne pas atteindre ses objectifs et engagements en matière de réduction des gaz à effet de serre, à moins de mesures additionnelles de contrôle qu’il faudrait adopter dès la prochaine année.Cependant, la nouvelle politique énergétique prévoit que le choix des filières énergétiques utilisées pour la satisfaction des besoins québécois — les exportation échappent à cette logique environnementale — se fera en fonction des principes de la «planification intégrée des ressources» (PIR).En vertu de ce mode de gestion, on ne choisit pas un projet uniquement en fonction de ses coûts directs mais en ajoutant aussi les coûts sociaux, patrimoniaux (perte de territoire ou de ressources aquatiques, pollution, etc.), ainsi que les coûts environnementaux liés à la réalisation.C.ette logique, battue en brèche aux États-Unis par la déréglementation, s’appliquerait mal aux exportateurs québécois, note le document gouvernemental, car elle leur imposerait des normes sociales et environnementales que n’ont pas ou qu’ont de moins en moins à rencontrer leurs concurrents américains.L’importance de la déréglementation énergétique est telle, vue de Québec, que la politique annoncée hier prévoit que la future régie pourra recommander au gouvernement de l’élargir, voire en permettant à la régie elle-même d’abandonner des mandats que lui confie le projet de loi, ce qui réserve donc encore plusieurs surprises.IJà nouvelle politique précise toutefois qu’Hydro-Québec n’est pas en voie de privatisation.A1^A 6527
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